de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline

Christian Bobin n’est pas un ravi de la crèche

Ce n’est pas une fatalité mais il y a de cela : dès lors que la spiritualité s’immisce, discrètement ou en prenant ses aises, voire carrément en majesté, dans l’œuvre d’un écrivain, il passe pour un cul-béni, une grenouille de bénitier. Rien n’exaspérait Graham Greene comme d’être taxé « grand écrivain catholique » – et ce n’était pas à cause de « grand »… On peut être écrivain et catholique sans être pour autant « écrivain catholique », non plus qu’ « écrivain juif » s’agissant de Saul Bellow ou de Philip Roth. L’influence de Georges Bernanos et François Mauriac en a pâti, encore que dans son cas, cela s’aggravait d’une double étiquette la seconde (« grand écrivain régionaliste ») n’ayant rien à envier à la première. Rien n’est plus réducteur quelle que soit la foi. D’autant qu’avec « les cathos », l’ironie glisse vite vers le label qui tue : « ravi de la crèche ». Selon les saisons, les livres de Sylvie Germain, Lydie Dattas, Denis Tillinac, Eugène Green, Charles Le Quintrec en ont souffert. Cette réputation les enferme ; Et Christian Bobin plus encore.

On ne lui pardonnait pas le grand succès du Très-bas, (Gallimard, 1993), magnifique évocation de saint François d’Assise, d’autant qu’à cette occasion il fut couronné du Grand prix catholique de littérature. On devine qu’il prend cela avec le sourire, dans le calme et la sérénité, et que son œuvre à venir n’en sera pas bousculée. Quand on a déjà publié une quarantaine de livres sans jamais se soucier de l’air du temps, on continue sans se laisser impressionner. Dernier en date : l’homme-joie (179 pages, 17 euros, L’Iconoclaste). Un ravissement qui n’arrangera pas son cas, lui qui tient le Christ pour le plus grand des poètes et les gens de Wall street pour des esclaves milliardaires. Sans renoncer à son goût du fragment, Bobin y assemble quinze récits relevant de différents genres (vision, portrait, lettre, rencontre), ne se refusant jamais la métaphore et l’allégorie. C’est un livre d’images sans illustration. Ne cherchez pas le sujet : la vie, la mort, entre temps la résistance à la mélancolie, voilà. Car rien n’est optimiste comme cette promenade lumineuse. Il est vrai que l’auteur est de ces personnes qui s’endorment chaque soir en pensant que le plus beau est à venir. Ne vous y trompez pas : il n’est pas dans le religieux mais dans le spirituel. Ailleurs, dans une conversation épistolaire comme il les aime, il a ainsi défini ce qui les distingue : « Le spirituel c’est un homme qui marche sur les eaux, sans même y penser. Le religieux, c’est le même homme à qui on a coulé les deux pieds dans le béton ». Cela aurait pu tout aussi bien figurer dans l’homme-joie (sans majuscule à l’article). Il y dit notre absence au monde quand la disparition d’un être aimé nous enfonce un poing de marbre dans la poitrine. Il divague sur l’infraction du bleu dans un couteau de lumière. On y pénètre dans des maisons silencieuses, des jardins ensoleillés sans violence où repose un linge frais amoureusement plié. Les pages consacrées à l’archaïsme de Pierre Soulages, son outre-noir miraculeux, et celles sur la place du silence dans Bach d’après Glenn Gould, ou sur Oïstrakh et Menuhin en « anges couillus » et « employés du ciel », sont empreintes d’une vraie grâce. Il sourd de ces pages une douceur d’autant plus touchante qu’elle est rare sous la plume de nos contemporains. De la prose poétique qui donne souvent l’impression qu’un mot y rencontre un autre pour la première fois. L’espace d’une lecture, il nous aura fait vivre dans un temps sans aiguille.

Christian Bobin n’explique rien mais éclaire tout. Lui, ravi de la crèche ? « On m’accuse d’être mièvre » reconnaît-il avant de se défendre en citant le maître Dôgen : « L’univers entier est fait des sentiments et des émotions des fleurs ». N’empêche qu’il est dans le ravissement permanent comme nul n’ose plus l’être. Lorsqu’il a plus d’un émerveillement dans la journée, il convient que c’est trop, tout de même. Contrairement à tant d’autres, il ne s’appuie pas en permanence sur les Grands-Ecrivains comme sur des béquilles. S’ils passent par là, c’est l’air de rien, par inadvertance, avant de filer aussitôt. Dôgen, on a vu. Ici le Corneille de Suréna, là le Pascal des Pensées, plus loin le Conrad de Typhon, et même la Vita Nuova de Dante. Des textes à peine effleurés. Pas pour épater la galerie, juste pour rendre à qui on a pris. Sa manière à lui d’aider la vie, dans toute la banalité du quotidien, à se soulever au-dessus d’elle-même. Il faut se laisser embarquer pour croire avec lui que « la beauté a puissance de résurrection ». Sinon on reste à quai et on rate un moment rare. Autant refermer le livre et passer à autre chose puisque de toute façon, un jour ou l’autre, on finira en miettes, tous. Mais si on décide de le suivre, par exemple dans le jardin de la cathédrale de Maguelone, alors on se persuade avec lui que « par temps clair on voit jusqu’à Dieu ». Quand l’humain s’éloigne du monde à bas bruit, cet écrivain écrit pour l’y retenir.

En plus, c’est édité et fabriqué avec une vraie délicatesse d’artisan : toucher du papier, grâce de la typographie, originalité de la mise en page. Même la bande entourant le livre, sur laquelle se détache subliminalement la graphie de « Je vous donne là tout ce que je possède » sur un marron recherché, cette bande est satinée…

(Photos AMAURY DA CUNHA)

 

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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commentaires

558 Réponses pour Christian Bobin n’est pas un ravi de la crèche

JC dit: 19 décembre 2012 à 20 h 42 min

Que Dieu soit avec toi, D. dans ces moments difficiles ! Que le démon t’épargne, toi qui n’est pas socialiste… ! Que la paix littéraire soit avec toi ! Et que l’Amour t’épargne les souffrances qu’Il engendre chez les Vertueux ! Va ! Soit en paix …
(à part ça…ça va ?)

artabraxista dit: 19 décembre 2012 à 20 h 38 min

ayant lu un article d’un bloggueur né chinois en Chine et qui , à la force de son désir et d’ETUDE ? Y COMPRIS DE L HEBREU s’est converti au judaïsme en donnant ses raisons et a émigré, je le signale parce qu’il a étudié mot à mot entre les langues, et ne confond pas religion et spiritualité . l’article commence sur le motif « religion » et se termine ainsi
Quant à moi, je suis heureux d’avoir découvert que la véritable « richesse » du judaïsme se trouve dans son éthique et sa spiritualité.
 »
Mon nom de famille chinois est Chai, qui signifie « bois ». Il est étonnant que ce même mot soit le mot hébreu emblématique de la « vie ». J’ai choisi un nouveau prénom juif, Aaron,
Source Aish
http://www.aish.fr/sp/oe/De-Chinois-a-Juif–Mon-odyssee.html
je suppose , eu égard au reste du texte, que aish et la manière dont il translittère ce qui se traduit par « l’homme » et que je tranlittèrerais haish

D. dit: 19 décembre 2012 à 17 h 39 min

Cher collègue de blog, ce n’est pas moi, c’est Belzébuth ! Jamais je n’aurais commis cette ignominie. Que mon maître vénérable, monsieur Pierre Assouline, pardonne cette méprise.
Ah, le Malin est petit, il se glisse partout ! Dans les détails et dans mes commentaires, et toi tu as l’oeil pour ce genre de bravitude. Merci JC, que la paix soit avec toi et que ton scooter te soit rendu !

JC dit: 19 décembre 2012 à 17 h 15 min

D, ressaisis-toi ! Traiter notre cher taulier de Passourdine est un blasphème passible d’une sanction divine !
(et Ivan le terrible ressemble effectivement à Iéshoua : Nicolas Tcherkassov est mon sosie russe dans Alexander Nevsky !)

les concepts comment? dit: 19 décembre 2012 à 15 h 45 min

Le premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, a même déclaré: «Il ne faut plus qu’on reste dans les concepts éculés.»

JC dit: 19 décembre 2012 à 14 h 11 min

« Le peuple croate, dit Pavelitch à Malaparte, veut être gouverné avec bonté ». Tandis qu’il parlait, poursuit Malaparte, j’observai un panier d’osier, posé sur le bureau, à la droite du Poglavnik. Le couvercle était soulevé, on voyait que le panier était plein de fruits de mer.
Ante Pavelitch souleva le couvercle du panier, et me montrant les fruits de mer, cette masse d’huîtres gluante et gélatineuse, il me dit, avec un sourire, son bon sourire las, « C’est un cadeau de mes fidèles Oustachis, ce sont vingt kilos d’yeux humains ».

Jacques Barozzi dit: 19 décembre 2012 à 13 h 58 min

« Dédé est probablement un baiseur très érudit, membre… »

en forme de concombre spongieux, mollasson et coudé, probablement, petit cornichon craquant !

ueda dit: 19 décembre 2012 à 13 h 18 min

« Un escroc qui se faisait passer pour chirurgien ! Et qui a tenu plusieurs semaines en salle, opérant dans un hôpital public … »

C’est pas ce toubib, JC, à qui l’équipe du bloc opératoire avait accordé, à l’unanimité, les oreilles et la queue, tellement qu’il était bon?

ueda dit: 19 décembre 2012 à 13 h 04 min

Dédé est probablement un baiseur très érudit, membre de l’Union rationaliste.

C’est un soir de folie qu’avec un verre dans le nez, il a déclaré à ces copains médusés: « Assez d’intelligence de savoir, de masturbation de cadavres. S’il faut un enfançon chez les vieux, un niais chez les doctes, un bedeau chez les clercs, je serai celui-là! ».

Son itinéraire sur la RdL, c’est le récit d’une impressionnante fidélité à ce coup de Dé initial.
Lorsqu’il s’arrache à des bras parfumés, lorsqu’il lève son front austère de ses exigeantes lectures pour venir pianoter et faire entendre son agréable son de clochette, c’est avec une forme de stoïcisme.
Il entre beaucoup d’orgueil dans cette obstination, une certaine souffrance aussi.

Respect, Dédé.

JC dit: 19 décembre 2012 à 13 h 01 min

Il m’a « embobiné », D. le fourbe mielleux ! Toutes mes économies ! 5000 euros !

Il y a des types très fort, côté escroquerie, et pas seulement des politiques. Dans une ville dont je tairai le nom, j’ai connu un escroc qui se faisait passer pour chirurgien ! Et qui a tenu plusieurs semaines en salle, opérant dans un hôpital public …

christiane dit: 19 décembre 2012 à 12 h 08 min

Il est vrai que la première photo est insolite… Pourquoi P.Assouline l’a-t-il choisie ? Quel rapport avec C.Bobin ? Mystère… Un fantasme de crime ? Non, l’eau eut été rouge… mais c’est vrai qu’on pense à un enfoncement dans l’eau, pas à une nage. Apnée ? Cette écume blanche qui l’entoure et le bleu froid des mosaïques des bassins des piscines : insolite. Les deux sont du même photographe dont le site mis en lien est intéressant. Que cherche-t-il à capturer cet Amaury Dacunha ? Tout est étrange ici et surtout les commentaires ! On s’y noie !Et pendant ce temps, Bobin écrit et s’éclate dans ses émerveillements et des grincheux, souris !

renato dit: 19 décembre 2012 à 12 h 02 min

Hé ! merdre JC ! vous, un scientifique ! enfin, un gars parle mathématique et il vous lèche 5000€ ?

Et l’autre con ! vous pouviez en tirer minimum 200000 d’€. Vous l’aviez où la tête ?

christiane dit: 19 décembre 2012 à 11 h 59 min

Je n’avais pas vu le radiateur et rien ne dit que la chambre est petite. Juste un lit, un soupirail, une absence. Une lumière accentuant ce vide, cette absence de superflu. A quoi peut-on penser , là ? Qu’est-ce qu’on a laissé derrière ?
Jacques vous êtes un plaisantin. Vous me faites sourire !

JC dit: 19 décembre 2012 à 11 h 49 min

Attendez ! j’espère que ce n’est pas un escroc, le D. : il m’a pris 5000 euros d’avance pour me téléporter de Porquerolles sur Sirius, avant le 21….

uforb dit: 19 décembre 2012 à 11 h 44 min

@ la vache orange

Ils sont deux. Ils postent parfois en même temps. L’allusion à la rue Daru n’est pas gratuite et me fait penser à quelqu’un, mais je peux me tromper.

JC dit: 19 décembre 2012 à 11 h 40 min

Arnaud Montebourge,
D. ambassadeur extraordinaire de Puissances Extraterrestres Supérieures Inavouables (PESI)… utilise une « couverture » laborieuse terrestre pour donner le change. Aucun rapport avec l’état du pays…

La vache orange dit: 19 décembre 2012 à 11 h 37 min

@ Arnaud Montebourin :

Parce que vous avez vraiment cru que D. était comptable chez un marchand de bonbons et qu’il s’amusait à piétiner le manteau d’une stagiaire ?
D. est un écrivain, connu sous un autre nom, qui travaille chez lui et se défoule parfois en postant des fadaises à la RdL.

Arnaud Montebourin dit: 19 décembre 2012 à 11 h 29 min

D. est la preuve que notre pays n’est heureusement pas tombé dans la culture du chiffre et de l’évaluation.
On peut branler devant son écran toute une matinée et malgré tout toucher sa paye.

JC dit: 19 décembre 2012 à 11 h 29 min

OK ! Belzébuth a pris les commandes … mais va-t-on pouvoir fabriquer autant de pauvres et les livrer en temps et en heures ?

abraxistas dit: 19 décembre 2012 à 11 h 27 min

un grand morceau de ciel froid
ce ‘est pas une raison pour mettre des dégelées de paroles gelées(et de parlottes) en gelée sur la RdL.
je ne me souviens pas d’zvoir entendu dire une seule fois « ravi de la crèche », bien que j’admets avoir entendu dire « grenouille » -ce sont des français n’est-ce pas ?-et « philosophe digne de ce ce nom », mais je ne suis pas un erdélien digne de ces plombs , ni de vos plombs, ni de ceux de P.Assouline :
dis-moi de quoi tu es ravi, je te dirai sans nom

un frère humain dit: 19 décembre 2012 à 11 h 23 min

Si tous les beaux messages de D. sont effacés, ce sera la preuve qu’il a dit vrai : Belzébuth a pris le contrôle.
C’est probablement le sens de la seconde photo.

JC dit: 19 décembre 2012 à 11 h 14 min

Si je tenais le salaud qui a coupé l’âme de Dexter en petits dés … comment réassembler toutes ces personnes alitées ?

JC dit: 19 décembre 2012 à 10 h 51 min

La naïade n’a pas de culotte de bain, effectivement ! Attaquée au ciseau étanche par un maitre nageur sadique nommé Anastase, son string git au fond, découpé cartésiennement en petits rectangles réguliers, ….mignons comme tout.

OZYMANDIAS dit: 19 décembre 2012 à 10 h 46 min

Tantôt Dédé la sardine se prend pour le treizième apôtre, tantôt pour le cinquième cavalier de l’Apocalypse !!!
Les petites sardines du Seigneur sont frites !

W dit: 19 décembre 2012 à 10 h 44 min

pourquoi ne voir les sges que sur le toit du monde? là où l’eau en principe ne devrait pas dégeler avant 2050?Ce ne sont pas des Alpinistes au sens physique du terme ,leur vision flotte à l’horizontal

Jacques Barozzi dit: 19 décembre 2012 à 10 h 44 min

En tout cas, on peut dire que l’ermite qui occupe la cellule de la photo 2 n’aime pas le froid : une couette et un immense radiateur pour une si petite chambre !

un frère humain dit: 19 décembre 2012 à 10 h 37 min

La seconde photo contient la preuve que la première est bien la représentation d’un meurtre, christiane. Elle montre le lit de la défunte. Les indices sont nombreux.
Je vous en donne un au hasard : avez-vous remarqué que la noyée portait un soutien-gorge mais pas de slip ? Je pense que oui, si vous avez le sens de l’observation. Ensuite, regardez mieux la seconde photo. Alors ?

bouguereau dit: 19 décembre 2012 à 10 h 34 min

ça se précise dédé est un bougre qui cherche son consolament..philippe va t’envoyer arnaud dédé..ça va pas trainer

robert dit: 19 décembre 2012 à 10 h 33 min

@Baroz en effet! Le calendrier maya « parle » de la fin d’un cycle, pas de la fin du monde mais tous les prétextes sont bons ..

christiane dit: 19 décembre 2012 à 10 h 31 min

J’ai regardé et écouté les deux documents que vous nous offrez en lien. Comme pour les livres, juste parfois un peu trop de mots… mais aussi parfois un éblouissement. Quel drôle d’albatros sur le pont du navire. Oui, il est né pour les grandes déchirures de ciel bleu…

W dit: 19 décembre 2012 à 10 h 28 min

décryptez-vous en partant de la gauche vers la droite ,l’inverse ou de haut en bas ou encore de bas en haut puis prendre l’itinéraire de délestage?

Daru dit: 19 décembre 2012 à 10 h 25 min

Non, Jacques, Pierre Assouline ne peut pas être la personnification du diable pour une raison simple : Pierre Assouline est immatériel, il n’existe pas. Je l’ai croisé un jour dans la rue et l’évidence s’est imposée à moi : c’est une image de synthèse, très sophistiquée, mais complètement immatérielle.

Z dit: 19 décembre 2012 à 10 h 19 min

croyez vous que cela ne soit pas mal?il faut de notre séjour extraire un enfer pour mériter le paradis jamais encore révélé aux vivants!Alors alors?

un frère humain dit: 19 décembre 2012 à 10 h 19 min

Cette photo n’est pas ratée du tout, W. Il s’agit d’un meurtre. Pour tout comprendre, il suffit de déchiffrer le message en morse composé par les motifs du carrelage.

Jacques Barozzi dit: 19 décembre 2012 à 10 h 17 min

Vous voulez dire que Passouline est le diable personnifié, D. ?

Vous êtes son attaché de presse ou Bobin en personne, Le sage sur son glacier ?

Z dit: 19 décembre 2012 à 10 h 16 min

un commentaire à la vespasienne c’est dans le style pisshautihier?Renseignez moi de toute urgence ,je vous prie Madame…

renato dit: 19 décembre 2012 à 10 h 14 min

Ah ! ce machin quel micmac !

Se deve essere spiegato non merita d’essere letto, Le sage sur son glacier…

D’autre part, j’ai déjà donné, même si ma part à sa fortune est tout à fait irrilevante (trois livres lus).

renato dit: 19 décembre 2012 à 10 h 12 min

Se deve essere spiegato non merita d’essere letto, Le sage sur son glacier…

D’autre part, j’ai déjà donné, même si ma part à sa fortune est tout à fait irrilevante (trois livres lus).

Daru dit: 19 décembre 2012 à 10 h 12 min

Et je le prouve.
Je vous l’avais annoncé : quand j’ai découvert que j’avais des ancêtres russes, j’ai décidé de signer parfois Daru. Eh bien, tous mes posts, absolument tous, signés Daru ont disparu. C’est la preuve manifeste que ce mot déchaîne les foudres du démon. Mais je n’ai pas peur. Je continuerai à le dire : Daru ! Daru ! Daru !

D'Arlatan Dimitri dit: 19 décembre 2012 à 10 h 06 min

Notre Dame la Sainte Vierge elle-même est entrée dans lutte contre Belzébuth. C’est un combat acharné, qui m’est apparu en songe. Mais n’ayez crainte, le Bien triomphera.

W dit: 19 décembre 2012 à 10 h 06 min

Dimitri! D’où venez-vous? laissez donc tout ceci qui sent le roussi!vous fumez des épaules et du dos! tenez,prenez ma sortie de bain

W dit: 19 décembre 2012 à 10 h 01 min

B A n’a pas non plus bénéficié des subventions mais des critiques de la presse uniquement,silence aux ministères.Surement Depardieu est il plus voyant et bruyant pour devoir entendre que « c’est minable » comme un retour sur une scène pour ajuster son jeu,dans ce cas va s’imposer pour rester objectif le devoir de dresser une liste complète de tous ceux qui ont ou vont prendre ce genre de décision.

Cracovie dit: 19 décembre 2012 à 9 h 31 min

C’est un singulier,un seul vous manque et tout est dépeuplé en absolute beginner,ça ne se peut plus,c’est dépassé .

W dit: 19 décembre 2012 à 9 h 16 min

à votre avis pourquoi cette photo ratée où il est tout juste possible de discerner le genre du sujet en identifiant le port d’un haut de maillot de bain ,ça pourrait etre un homme,les mains ne sont pas particulièrement féminines,l’ambiguité du tout ouvre les vannes du commentaire!en résumé et quoiqu’en mouvement de groupe peu le défendent ,vous diriez quoi,indispensable?Dommage de passer à coté ?

W dit: 19 décembre 2012 à 8 h 55 min

encore un mot qui divague ,arbitraire sonne comme injuste qu’il soit favorable ou non à ceux qui en bénéficient d’une des décisions assujeties à son règne alors qu’arbitrer avec les moyens adéquats et actuels impliquerait de déméler afin de dépasser l’effet d’optique qui trompe.Tout de meme Ravi de la crèche ,c’est presque une insulte, non? Blanche neige et les sept nains avec un nuage de débilité en déco ou alors gentil péjoratif,neu neu gaga ?

JC dit: 19 décembre 2012 à 8 h 18 min

…et cette naïade qui tourne toujours là-haut dans le sens des aiguilles d’une montre , et qui boit la tasse, sous le regard décaféiné et distant de passou …. Quelle vie !

JC dit: 19 décembre 2012 à 7 h 05 min

Il est inadmissible que mes posts n’aient pas été censurés pendant cette Nuit des Longs Ciseaux, comme l’ont été ceux des estimables D. ou renato ! Scandaleux !

Pourquoi m’avoir laissé au bord de la route du crime de censure ? Voulez vous dire par là qu’ils n’étaient pas porteur de ce mauvais esprit irraisonné que j’étais persuadé d’y avoir mis ? qu’ils sont innocents ? sans importances ? sans nuisances ni danger ? Après tous ces efforts de provocations, jour après jour ?! Accablé, je suis !

Voilà une journée qui commence de façon bien pénible ! Naturellement, je ne peux donc que condamner de la manière la plus ferme l’action irresponsable du etc., etc., etc.

renato dit: 19 décembre 2012 à 6 h 54 min

Voilà, à la faveur de la nuit les post du pauvre D. sont tombé dans l’oubli. Ils n’étaient vraiment pas à se rouler parterre, cependant il y avait une certaine vis comica vaguement guénonnienne qui pouvait donner un instant de bonheur. Bon, se porter à la hauteur du grand métaphysicien français n’est pas facile, mais le cocktail concocté par notre D. ne défigurerait pas à côté des plus solides arguments sur l’existence de Dieu. C’est vrai qu’il ne s’agit pas d’un club de plus joyeux (il suffit de se rappeler de deux de plus lourds dingues représentants, Aristote et Platon), mais avec sa légèreté notre D. mettait les bases pour un renouvellement de cette activité si délicate de l’homo piger.

Je ne peux donc que condamner de la manière la plus ferme l’action irresponsable du etc., etc., etc.

renato dit: 19 décembre 2012 à 0 h 57 min

Cela m’est absolument indiffèrent ⎯ d’ailleurs, parfois des post que j’ai mis en ligne disparaissent aussi, mais je ne m’en soucie point ?

renato dit: 19 décembre 2012 à 0 h 09 min

« Credo che sia un errore del padreterno. »

Caro Alfieri, il padreterno crea mostri ma non commette errori, se l’a voluto qui ha un suo disegno, e niente è più inutile che attendere al suo decifraggio.

abraxistas dit: 18 décembre 2012 à 22 h 46 min

@christiane mère -grand
une autre comme ça, et vous vous attirerez les élèves de…. seconde ? ou peut-être de première, et encore: la veille de la dissert ou de la visite du grand oncle proviseur .

de nota dit: 18 décembre 2012 à 22 h 17 min

Christian Bobin ? Non, juste un enchanteur de vie qui, tel un hybride de Philippe Delerm et de Françoise Héritier, rend hommage aux anges de la création.

c’est une dame qui écrit da

abraxistas dit: 18 décembre 2012 à 22 h 17 min

effectivement christiane, cette façon de dire et parler « désir » est vraiment très … très …très française et même post post post ****.encore une étiquette double ? !

christiane dit: 18 décembre 2012 à 21 h 49 min

Alors de livre en livre, un fragment de celui-ci pour mieux vous répondre, cher Yéti. Il s’agit du dernier livre de Bernard Noël : « Le Livre de l’oubli » (P.O.L) :
« L’oubli commence par l’oubli de Dieu. le monde étant alors libéré de la présence qui le clôt, notre pensée peut se découvrir relative et s’orienter vers l’interminable.
(…)
Entre l’oublieur et l’oublié, l’oubli circule comme le désir dans l’amour ; mais le désir est l’instant, et l’oubli le temps. »

A BAS LA LOI DU SILENCE! dit: 18 décembre 2012 à 21 h 09 min

Aussi j’apprécie les vacheries claquantes de… certaine… car elle parle aussi passionnément du théâtre.

des noms! des noms!

christiane dit: 18 décembre 2012 à 20 h 53 min

Je tente une réponse qui devrait se trouver sous votre commentaire…
Je n’ai pas lu « L’homme du désastre », aussi ne pouvais-je saisir le pourquoi de ce beau pseudo.
Admiration… ce mot me vient quand une écriture me donne un vif plaisir. Étonnée qu’on puisse faire sourdre cela du langage.
« Restreindre son lectorat »… je rage de sentir son écriture utilisée à des fins religieuses (prosélytisme ?). Et c’est parfois le cas pour d’autres auteurs cités par P.Assouline dans son billet. Le spirituel devient un peu indigeste quand il fait d’une recherche, d’une intuition une certitude. J’aime rester sur le seuil de ces choses-là… Le chemin qui s’ouvre me parait être personnel et secret. (sauf à lire de grands mystiques qui se reconnaissent comme tels.) Bobin est pour moi sur le seuil, dans un univers plus poétique que religieux. Mais bien sûr aucun désir d’une « écriture consensuelle, d’accordailles, putassière comme certains de nos écrivains modernes franchouillards ».
Heureuse de vous avoir lu et toujours sur la défensive quand on veut m’entraîner là où je ne veux pas aller. J’ai mis des années à me libérer d’une éducation religieuse (catéchisme et tutti quanti) hors de la laïque qui m’a formée. Depuis je vois le monde à ma façon… Une esquisse des choses d’en-haut me suffit, un frémissement, un tremblement et retour ici, là où ça se passe notre vie, avec les autres, avec ce mélange de beauté et de laideur, de spirituel et de charnel, de prosaïsme, de drôlerie, de méchanceté gourmande et de bonté.( Aussi j’apprécie les vacheries claquantes de… certaine… car elle parle aussi passionnément du théâtre.) Bon, c’est l’heure des nourritures terrestres ! bonne soirée et encore merci, cher Yéti !

Salon de thé dit: 18 décembre 2012 à 20 h 46 min

Lipton est un fonctionnaire débonnaire qui doit avoir l’habitude de boire un thé industriel assez fadasse. Qu’il conchie littérairement Céline, cela va de soi, qu’il ne condamne pas Bobin au nom de la laïcité nationale bien comprise, c’est une faute professionnelle.
Prof de mes deux, quoi.

abraxistas dit: 18 décembre 2012 à 20 h 31 min

des artistes ont déjà représenté des arbres avec leurs racines dans le ciel . J’ai travaillé sur une variante de l’un d’eux en colonne, avec l’heure indiquée par le sens de la pointe du pied au sol d’un atlante ,,l’hoemme joie ! ce qui me semble l’un des secrets non trouvés par des interprètes qui ont dû échanger des termes aussi peu glorieux que ces « ravis » pour se traiter..d’ânes . pas sur le papier,bien sûr !

le sage sur son glacier dit: 18 décembre 2012 à 20 h 24 min

christiane dit: 18 décembre 2012 à 18 h 44 min

Donc il y a « un sage sur son glacier »…

Oui christiane, ce titre est un emprunt à Christian Bobin, celui du chapitre III de L’ homme du désastre, publié en 1986 chez Fata Morgana.
Je suis assez d’accord avec votre admiration/exaspération bien que personnellement je n’admire pas Christian Bobin, plutôt le plaisir de lire et de relire certains de ses livres à l’occasion de ce message.
Pourquoi regretter qu’il « restreigne son lectorat » comme vous l’écrivez. Voulez-vous une écriture consensuelle, d’accordailles, putassière comme certains de nos écrivains modernes franchouillards?
Il affirme des convictions qui sont aussi un des moteurs de son écriture et alors?
Bien à vous.

abraxistas dit: 18 décembre 2012 à 20 h 04 min

exactement mnémosyne , plus sur ce blog ! d’ailleurs le journaliste, lui, a les coordonnées du blog, depuis longtemps, et il est aussi bilingue que son épouse , française, et son fils.ça devrait vous suffire !

Lipton dit: 18 décembre 2012 à 19 h 50 min

Christian Bobin écrit de très jolies rédactions. Je vous trouve injustes. Je lui aurais mis 14/20 si je l’avais eu dans ma classe. Céline n’aurait eu que 2/20 pour le papier et l’encre!

Jacques Barozzi dit: 18 décembre 2012 à 19 h 48 min

Descente des cintres : « Les extraits que j’ai lu ici de Bobin, que je ne connaissais pas, comme ueda-petit-cornichon , m’ont assez convaincus aussi. Plutôt bien ! Est-ce qu’il y a un peu de cul chez cet auteur ? »
Jacky équilibriste sur la piste de la RDL

Lipton dit: 18 décembre 2012 à 19 h 48 min

Christian Bobin écrit de très jolies rédactions. Je vous trouve injustes. Je lui aurais mis 14/20 si je l’avais eu dans ma classe. Céline n’aurait eu que 2/20 pour le papier et l’encre!

Jacques Barozzi dit: 18 décembre 2012 à 19 h 47 min

Descente des cintres : « Les extraits que j’ai lu ici de Bobin, que je ne connaissais pas, comme ueda-petit-cornichon , m’ont assez convaincus aussi. Plutôt bien ! Est-ce qu’il y a un peu de cul chez cet auteur ? »
Jacky équilibriste sur la piste de la RDL

Jacques Barozzi dit: 18 décembre 2012 à 19 h 43 min

Les extraits que j’ai lu ici de Bobin, que je ne connaissais pas, comme ueda-petit-cornichon , m’ont assez convaincus aussi. Plutôt bien ! Est-ce qu’il y a un peu de cul chez cet auteur ?

abraxistas dit: 18 décembre 2012 à 19 h 28 min

I dont understand .je ne comprends pas très bien, sauf que je gêne.
je viens de voir un petit film d’une manif à Philadelphie, dimanche soir, à propos du massacre. le journaliste y avait emmené son fils de 10 ans .
si P.Assouline le veut je peux , si je sais le faire(?), lui envoyer(?)(si mail à « savoir plus », je ne sais pas : il n’a rien d’exceptionnel , ce film, sauf pour moi)

Lou Ravi dit: 18 décembre 2012 à 19 h 18 min

Chasse au Depardieu,
Euthanasie active,
Mariage pour tous,
Carte scolaire rigide,

Le changement en profondeur, c’est maintenant !

Joséphine dit: 18 décembre 2012 à 19 h 08 min

Comme je me marre à voir cette levée de boucliers dans un pays où la fraude fiscale est un sport national. Toujours le même esprit revanchard quand il s’agit de plus fortunés que soi. Encore une fois je ne pense pas que la stigmatisation des élites puisse tenir lieu de politique fiscale voire de politique tout court. En outre je suis loin d’être sûre que Depardieu doive sa fortune au spectacle subventionné. Je pense que celui ci profite plus à ceux qui n’ont ni sa notoriété ni son succès.

Alfieri dit: 18 décembre 2012 à 18 h 57 min

Mi disturba abraxistas, è vero. Credo che sia un errore del padreterno. Non mi ritengo per niente indispensabile, ma immaginare la RdL senza di me: che farete da soli?

abraxistas dit: 18 décembre 2012 à 18 h 51 min

le projet de ses jeux
j’avais déjà quitté cette scène , d’où mon inattention et mon refus de me laisser embarquer dans ces discusions .

Alfieri dit: 18 décembre 2012 à 18 h 48 min

Io dico e credo, che il libro è e deve essere la quintessenza del suo scrittore e che se non è tale, egli sarà cattivo, debole, volgare, di poca vita e di effetto nessuno.

abraxistas dit: 18 décembre 2012 à 18 h 47 min

en disant intention d’humour,je n’ai pas dit que « ravi de la crèche » était une trouvaille tant soit peu réussie ni son point d’application bien trouvé .
Mais qu’il y avait une question qui implique ce qui s’entend aussi bien par humour que par poésie .
Et ce n’est pas parce que je ne trouverais pas , « moi » de grâce -encore un mot un seul, et qui n’est ni « beau », ni « sublime » à tela anges ou tels personnages, que je contesterais en raillant qu’is n’en ont pas , ou que P.Assouline en trouve, lui, au texte pensé dans une vision plus « large »qui est la sienne . quoi qu’il en soit la question d’identification et d’étiquette qui turlupine
ce blog au point d’en faire le rpojet de ses jeus n’est pas mon obseions : donc, je ne m’en sens pas protagoniste.

christiane dit: 18 décembre 2012 à 18 h 44 min

Donc il y a « un sage sur son glacier »… drôle d’endroit pour méditer ! risque de refroidissement ou d’être pris pour le yéti !
Mais j’apprécie dans le passage cité ce regard tendre et inquiet sur l’enfant au bord de l’écriture. Ceci étant dit, pas certaine que les enfants d’écrivains aillent vers l’écriture avec facilité… Trop d’attente tue l’éclosion… (et le commentaire / Michon de 15:33 est compréhensible !)
Quant à Christian Bobin dont j’ai lu quelques livres, je tangue entre deux sensations : l’admiration et l’exaspération. Quand il reste dans une grande simplicité poétique ou réaliste j’aime beaucoup le lire. Quand il insiste un peu trop -à mon goût – sur sa spiritualité dévorante, je ressens une gêne. Il prend le risque d’écrire son ivresse de Dieu sans retenue quitte à réduire son lectorat… (j’ai lu avec plaisir les nouvelles de « La Part manquante », « Le Très-bas » et quelques autres… Et justement dans les deux livres cités (« Prisonnier au berceau » et « l’homme-joie » il sait aller ailleurs et c’est très intéressant. Ces deux anges « couillus » (Menuhin et Oïstrakh) sont irrésistibles. C’est effectivement un écrivain qui ne laisse pas indifférent.
Mais porter le jugement de JC sur ses livres me paraît impossible.

Bigeard ? Vous avez dit Bigeard ? Comme c'est Bigeard ! dit: 18 décembre 2012 à 18 h 39 min

« Christian Bobin n’est pas un ravi de la crèche »

Le ravi de la crèche ira, lui, se recueillir à Alger, place Maurice Audin, devant une plaque commémorative à la gloire de ce traître à la Nation.

abraxistas dit: 18 décembre 2012 à 18 h 09 min

sauf erreur , le titre annonce avec détermination l’objet sur lequel porte la contestztion de P.Assouline , et c’est un aspect de diagnostic identitaire qui n’est peut-être pas le propre du champ professionnel littéraire . Et lui-même , P.Assouline, justifie sa remarque il n’est pas requis des commentateurs d’imaginer un hymne à la joie faite homme

renato dit: 18 décembre 2012 à 18 h 06 min

« … les deux pieds dans le béton » ce n’est pas si tragique, par contre la sable que vous aves dans le crâne pose problème…

renato dit: 18 décembre 2012 à 18 h 03 min

Et puis, une lectrice : analyse d’une jobardise poétique.

Gadda lit l’Ode au Piémont de Carducci. Or, là où il s’agit de l’Alfieri on lit : « Il vint ce grand, comme le grand oiseau ⎯ d’où il eut le nom, et à l’humble pays ⎯ le survolant, fauve, agité ⎯ Italie, Italie ⎯ il criait aux désuet oreilles » (traduit de mémoire).

Et Gadda dit que dans ce passage se pose un problème que le poète devait se poser : Comment volait l’Alfieri ? Et les gens en bas auraient été enthousiastes de le voir voler sur leurs têtes ? Parce que, il se dit, ce n’est pas très rassurant, déjà il pourrait laisser tomber quelque chose sur la tête : une pierre, une bombe. Puis il se souvient d’une glace gâchée par un pigeon en vol, lorsqu’il était enfant. Enfin, il lui semble que faire voler les gens c’est dangereux, et en plus ça donne des situations grotesques ou grotesque-jobardes. Bon, il continue comme ça jusqu’à se demander comment il est habillé le poète volant…

Or, sans arriver à l’humour gaddien, c’est comme ça qu’on commençait à analyser un texte au lycée, c’est-à-dire : voir si tout fonctionne comme il faut. La finesse vient après.

Patatras dit: 18 décembre 2012 à 17 h 48 min

Renato a les deux pieds dans le béton!!!
Et Socrate le péripatéticien!
Mais ils avaient des sandales( socrate et dante),eux!

Patatras dit: 18 décembre 2012 à 17 h 46 min

Renato a les deux pieds dans le béton!!!
Et Socrate le péripatéticien!
Mais ils avaient des sandales ( socrate et dante), eux!

Deneb dit: 18 décembre 2012 à 17 h 41 min

Je pense que les pieds ont une grande importance en poésie latine. J’étais très fort en scansion, quand j’étais jeune.

Deneb dit: 18 décembre 2012 à 17 h 39 min

Phil dit: 18 décembre 2012 à 16 h 43 min
seule bonne nouvelle, pas vu dédé

Voilà bien de la méchanceté gratuite. Mais je vous pardonne, par charité chrétienne. De toute façon, la nouvelle ère approche.

renato dit: 18 décembre 2012 à 17 h 12 min

« Vous voulez dire qu’il pense « avec ses pieds »? »

L’importance des pieds dans notre évolution n’est jamais considérée à sa juste valeur ⎯ comme celle des fesses, d’ailleurs. Mais laissons tomber ces « réalités banales ». Dante a composé toute la Comédie en marchant, donc les pieds y sont pour quelque chose.

blagapar dit: 18 décembre 2012 à 16 h 58 min

Blague à part, c’est vachement bien, Christian Bobin. On remarque d’ailleurs que tous ceux qui l’attaquent ici avouent implicitement ne l’avoir jamais lu (« cet extrait ne me donne pas envie… », etc.). Et ceux qui l’ont lu trouvent que c’est très bien.

renato dit: 18 décembre 2012 à 16 h 53 min

Vous avez raison, j’ai traduit l’expression italienne, pardon, lisez « avoir les pieds sur terre ». En d’autres mots ne pas rêver qu’on marche sur l’eau…

Richard Belette dit: 18 décembre 2012 à 16 h 47 min

@Madame Lucette
renato qui parle d’image de coloriage, pense, lui, comme ses chaussettes!
Et ses pieds sur le parterre!
Même pas avec ses chaussettes…

Les grandes citations dit: 18 décembre 2012 à 16 h 47 min

abraxistas dit: 18 décembre 2012 à 11 h 14 min
car, pour en revenir au titre du billet , il y aussi dans ce « ravi de la crèche », une intention d’humour , qu’il n’y a pas, dans le mot un seul, « juif », ce dernier étant comme pissenlit dont le premier se donnerait pour « dent de lion ».Ce qui aggrave la question .

renato dit: 18 décembre 2012 à 16 h 44 min

« Le bruit purifiant de l’eau »

Il est où le problème ? le bruit nous dit que c’est d’eau vive qu’il s’agit. Vous pouvez bien faire un raisonnement tout seul, n’est-ce pas ?

Phil dit: 18 décembre 2012 à 16 h 43 min

y’a ici comme un essoufflement polémique..
comme dit la charcutière, bobin n’est peut-être pas le bon cheval
ou alors, la faute à l’ascenceur pourri qui balance les commentaires à la cave. seule bonne nouvelle, pas vu dédé lasardine en passant les étages; qui offre encore des books à Noël ? pas les vieux, y sont déprimés, pas les bibliophiles, y sont radins. sous le sapin, des mangas de fesses de

Clancier dit: 18 décembre 2012 à 16 h 40 min

renato n’a pas tort. J’écris souvent les pieds en l’air et je dois reconnaître que le résultat n’est pas terrible.

Madame Lucette dit: 18 décembre 2012 à 16 h 37 min

@Richard Belette

D’abord, renato a raison, c’est un principe.
Ensuite, il est vrai que le seul poète que j’aie connu capable d’écrire en faisant les pieds au mur n’était pas un grand poète.

Richard Belette dit: 18 décembre 2012 à 16 h 32 min

Hé, le Sage, JC veux sûrement lire votre réponse à propos de cette magnifique phrase :

« C’est, d’ailleurs, en gardant les pieds parterre que les grands poètes ont fait la grande poèsie. » renato 18 décembre 2012 à 15 h 00 min

J. O. dit: 18 décembre 2012 à 16 h 31 min

« bobin lit de trois à six livres par jour »

Quand vous ouvrez un livre et que suivez ce qui écrit dedans, vous lisez, non ?
Vous le reposez et, après avoir vaqué à diverses occupations, vous en ouvrez un autre et vous faites de même. Vous lisez. Un deuxième livre.
Répétez l’opération six fois.
Vous avez donc six livres en cours de lecture.
Voilà ce que signifie lire six livres par jour.

Richard Belette dit: 18 décembre 2012 à 16 h 30 min

Hé, le Sage, JC veux sûrement lire votre réponse à propos de cette magnifique phrase :

« C’est, d’ailleurs, en gardant les pieds parterre que les grands poètes ont fait la grande poèsie. » renato 18 décembre 2012 à 15 h 00 min

indignez-vous! dit: 18 décembre 2012 à 16 h 23 min

J’ai lu plus de livres qu’un alcoolique boit de bouteilles

bobin lit de trois à six livres par jour
il nous embobibine pas le christian?

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