de Pierre Assouline

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La République des livres
Christian Bobin n’est pas un ravi de la crèche

Christian Bobin n’est pas un ravi de la crèche

Ce n’est pas une fatalité mais il y a de cela : dès lors que la spiritualité s’immisce, discrètement ou en prenant ses aises, voire carrément en majesté, dans l’œuvre d’un écrivain, il passe pour un cul-béni, une grenouille de bénitier. Rien n’exaspérait Graham Greene comme d’être taxé « grand écrivain catholique » – et ce n’était pas à cause de « grand »… On peut être écrivain et catholique sans être pour autant « écrivain catholique », non plus qu’ « écrivain juif » s’agissant de Saul Bellow ou de Philip Roth. L’influence de Georges Bernanos et François Mauriac en a pâti, encore que dans son cas, cela s’aggravait d’une double étiquette la seconde (« grand écrivain régionaliste ») n’ayant rien à envier à la première. Rien n’est plus réducteur quelle que soit la foi. D’autant qu’avec « les cathos », l’ironie glisse vite vers le label qui tue : « ravi de la crèche ». Selon les saisons, les livres de Sylvie Germain, Lydie Dattas, Denis Tillinac, Eugène Green, Charles Le Quintrec en ont souffert. Cette réputation les enferme ; Et Christian Bobin plus encore.

On ne lui pardonnait pas le grand succès du Très-bas, (Gallimard, 1993), magnifique évocation de saint François d’Assise, d’autant qu’à cette occasion il fut couronné du Grand prix catholique de littérature. On devine qu’il prend cela avec le sourire, dans le calme et la sérénité, et que son œuvre à venir n’en sera pas bousculée. Quand on a déjà publié une quarantaine de livres sans jamais se soucier de l’air du temps, on continue sans se laisser impressionner. Dernier en date : l’homme-joie (179 pages, 17 euros, L’Iconoclaste). Un ravissement qui n’arrangera pas son cas, lui qui tient le Christ pour le plus grand des poètes et les gens de Wall street pour des esclaves milliardaires. Sans renoncer à son goût du fragment, Bobin y assemble quinze récits relevant de différents genres (vision, portrait, lettre, rencontre), ne se refusant jamais la métaphore et l’allégorie. C’est un livre d’images sans illustration. Ne cherchez pas le sujet : la vie, la mort, entre temps la résistance à la mélancolie, voilà. Car rien n’est optimiste comme cette promenade lumineuse. Il est vrai que l’auteur est de ces personnes qui s’endorment chaque soir en pensant que le plus beau est à venir. Ne vous y trompez pas : il n’est pas dans le religieux mais dans le spirituel. Ailleurs, dans une conversation épistolaire comme il les aime, il a ainsi défini ce qui les distingue : « Le spirituel c’est un homme qui marche sur les eaux, sans même y penser. Le religieux, c’est le même homme à qui on a coulé les deux pieds dans le béton ». Cela aurait pu tout aussi bien figurer dans l’homme-joie (sans majuscule à l’article). Il y dit notre absence au monde quand la disparition d’un être aimé nous enfonce un poing de marbre dans la poitrine. Il divague sur l’infraction du bleu dans un couteau de lumière. On y pénètre dans des maisons silencieuses, des jardins ensoleillés sans violence où repose un linge frais amoureusement plié. Les pages consacrées à l’archaïsme de Pierre Soulages, son outre-noir miraculeux, et celles sur la place du silence dans Bach d’après Glenn Gould, ou sur Oïstrakh et Menuhin en « anges couillus » et « employés du ciel », sont empreintes d’une vraie grâce. Il sourd de ces pages une douceur d’autant plus touchante qu’elle est rare sous la plume de nos contemporains. De la prose poétique qui donne souvent l’impression qu’un mot y rencontre un autre pour la première fois. L’espace d’une lecture, il nous aura fait vivre dans un temps sans aiguille.

Christian Bobin n’explique rien mais éclaire tout. Lui, ravi de la crèche ? « On m’accuse d’être mièvre » reconnaît-il avant de se défendre en citant le maître Dôgen : « L’univers entier est fait des sentiments et des émotions des fleurs ». N’empêche qu’il est dans le ravissement permanent comme nul n’ose plus l’être. Lorsqu’il a plus d’un émerveillement dans la journée, il convient que c’est trop, tout de même. Contrairement à tant d’autres, il ne s’appuie pas en permanence sur les Grands-Ecrivains comme sur des béquilles. S’ils passent par là, c’est l’air de rien, par inadvertance, avant de filer aussitôt. Dôgen, on a vu. Ici le Corneille de Suréna, là le Pascal des Pensées, plus loin le Conrad de Typhon, et même la Vita Nuova de Dante. Des textes à peine effleurés. Pas pour épater la galerie, juste pour rendre à qui on a pris. Sa manière à lui d’aider la vie, dans toute la banalité du quotidien, à se soulever au-dessus d’elle-même. Il faut se laisser embarquer pour croire avec lui que « la beauté a puissance de résurrection ». Sinon on reste à quai et on rate un moment rare. Autant refermer le livre et passer à autre chose puisque de toute façon, un jour ou l’autre, on finira en miettes, tous. Mais si on décide de le suivre, par exemple dans le jardin de la cathédrale de Maguelone, alors on se persuade avec lui que « par temps clair on voit jusqu’à Dieu ». Quand l’humain s’éloigne du monde à bas bruit, cet écrivain écrit pour l’y retenir.

En plus, c’est édité et fabriqué avec une vraie délicatesse d’artisan : toucher du papier, grâce de la typographie, originalité de la mise en page. Même la bande entourant le livre, sur laquelle se détache subliminalement la graphie de « Je vous donne là tout ce que je possède » sur un marron recherché, cette bande est satinée…

(Photos AMAURY DA CUNHA)

 

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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commentaires

558 Réponses pour Christian Bobin n’est pas un ravi de la crèche

Miquel dit: à

 » Le bruit purifiant de l’eau » Claude Simon.
Ah, la révérence aux « grand-écrivain »!
C’est vraiment pas mieux que  » son rire détache un grand morceau de ciel froid »

JC dit: à

Je trouve que vos affirmations sont malpolies et déplacées, que vous ne répondez pas aux questions qui vous dérangent, et que votre art de noyer le poisson est encore trop apparent, monsieur le sage-autoproclamé … Soit ! n’en parlons plus.

le sage sur son glacier dit: à

Ne protestez pas comme ça JC, vous parliez de merde et certains blogueurs vous ont mis le nez dans votre caca…
Pour ma part, je vous trouve maximaliste dans votre jugement vis à vis de Christian Bobin qui n’est pas un écrivain parfait, loin de là! Mais est-il le seul?

le sage sur son glacier dit: à

Ne protestez pas comme ça JC, vous parliez de merde et certains blogueurs vous ont mis le nez dans votre caca…
Pour ma part, je vous trouve maximaliste dans votre jugement vis à vis de Christian Bobin qui n’est pas un écrivain parfait, loin de là! Mais est-il le seul?

le sage sur son glacier dit: à

Extrait de Claude Simon, L’ herbe éditions de Minuit 1983 page 152.

le sage sur son glacier dit: à

@Ueda
J’ai retrouvé la petite fille de Christian Bobin, devenue grande chez Claude Simon dans l’herbe :

» …et la voix lui parvenant de la salle de bains par la porte ouverte, mêlée au bruit purifiant de l’eau, disant : «… parce que je voudrais n’avoir jamais lu un livre, jamais touché un livre de ma vie, ne même pas savoir qu’il existe quelque chose qui s’appelle des livres, et même, si possible, ne même pas savoir, c’est-à-dire avoir appris, c’est-à-dire m’être laissé apprendre, avoir été assez idiot pour croire ceux qui m’ont appris que des caractères alignés sur du papier blanc pouvaient signifier quelque chose d’autre que des caractères sur du papier blanc, c’est-à-dire très exactement rien, sinon une dis­traction, un passe-temps, et surtout un sujet d’orgueil pour des types comme lui. Très bien, c’est son affaire. Tout ce que je lui demande, c’est de me foutre la paix. Ce n’est pas grand-chose, non ? »

le sage sur son glacier dit: à

@Ueda
J’ai retrouvé la petite fille de Christian Bobin, devenue grande chez Claude Simon dans l’herbe :

 » …et la voix lui parvenant de la salle de bains par la porte ouverte, mêlée au bruit purifiant de l’eau, disant : «… parce que je voudrais n’avoir jamais lu un livre, jamais touché un livre de ma vie, ne même pas savoir qu’il existe quelque chose qui s’appelle des livres, et même, si possible, ne même pas savoir, c’est-à-dire avoir appris, c’est-à-dire m’être laissé apprendre, avoir été assez idiot pour croire ceux qui m’ont appris que des caractères alignés sur du papier blanc pouvaient signifier quelque chose d’autre que des caractères sur du papier blanc, c’est-à-dire très exactement rien, sinon une dis­traction, un passe-temps, et surtout un sujet d’orgueil pour des types comme lui. Très bien, c’est son affaire. Tout ce que je lui demande, c’est de me foutre la paix. Ce n’est pas grand-chose, non ? »

JC dit: à

On peut ne pas aimer l’écriture de Bobin, tout de même ! et dire franchement que c’est de la merde, non ?! Que vient faire toute autre considération ?

JC dit: à

« Un comble de voir le très libéral JC se comporter comme ceux qu’il dénonce. »

Que veut dire cette remarque injustifiée et injustifiable ? Je déteste cette écriture là… pourtant simple et indépendant de toute autre raison !

Félix Popotin dit: à

Bobin, de la littérature pour chaisière en mâle de pâmoison, du nougat faisandé pour nonne en déshérence, du salmigondis pour soubrette extasiée, du RIEN

renato dit: à

« Obstinato de Des Forets, ou L’Herbe de Cl. Simon. »

Là vous parlez d’écrivains avec un sens du rythme et une perception de l’arrière cour de la parole. Et jamais une parole en l’air tant pour faire du coloriage.

le sage sur son glacier dit: à

@ueda,
Vous avez vu juste!
Christian Bobin s’est expliqué lors d’une conférence qu’il était en équilibre sur un fil avec sa façon d’écrire. Qu’il était dans le risque permanent et quelquefois, il a chuté, c’est certain.
Je suis assez contre les exécutions sommaires, c’est ce qui m’a fait réagir en mettant ces quelques textes de Bobin en ligne.
Un comble de voir le très libéral JC se comporter comme ceux qu’il dénonce.
Voilà tout!

le sage sur son glacier dit: à

@ueda,
Vous avez vu juste!
Christian Bobin s’est expliqué lors d’une conférence qu’il était en équilibre sur un fil avec sa façon d’écrire. Qu’il était dans le risque permanent et quelquefois, il a chuté, c’est certain.
Je suis assez contre les exécutions sommaires, c’est ce qui m’a fait réagir en mettant ces quelques textes de Bobin en ligne.
Un comble de voir le très libéral JC se comporter comme ceux qu’il dénonce.
Voilà tout!

ueda dit: à

@ le sage sur son glacier dit: 18 décembre 2012 à 14 h 13 min

Je comprends qu’on puisse s’attacher à ça.

Transformons le paragraphe en allant à chaque fois à la ligne, pour en faire une manière de poème.

Je la regarde,
au bord de l’écriture
Tout ce qu’il lui faudra apprendre,
toute la pierre noire
de l’intelligence du monde,
la somme étouffante des pensées,
des écrits et des meurtres,
la longue histoire
de l’ignorance incurable du monde,

Il y a une manière de grâce, ça ressemble un peu à du Paul Eluard (naguère très populaire).
On marche sur les eaux, c’est sûr.
On sent que ce type d’écriture (et de lecture) peut s’étendre de manière pratiquement indéfinie.
Beaucoup de poèmes, beaucoup de livres.

Il y a malgré tout une sorte de suavité, un risque peut-être calculé pris avec la fadeur ou la fadaise, qui est aussi sans doute le prix d’une décision en faveur de l’innocence, d’une recherche de l’innocence.
Le Creusot m’intéressera plus que la petite fille, dessinant tous les matins du monde…

Je lis peu de textes littéraires, mais pour mettre en contraste ce que je garde sous la main, dans le genre de la Très longue phrase (et pour me faire comprendre), je mentionnerai par exemple Obstinato de Des Forets, ou L’Herbe de Cl. Simon.

Buona giornata!

deubel iou dit: à

JC le fûté, ce petit fait divers n’a absolument rien à voir avec la société du pays où il a eu lieu, c’est le geste d’un déséquilibré de naissance, personne n’y eut rien, toute comparaison avec une dictature à qui les grandes démocraties vendent des armes pour animer le commerce, il faut bien vivre, serait de très mauvais goût.

Fait, le ciel est tombé avec 3 jours d'avance dit: à

14H49

Wwwwwwwwwwaaaaaaoooooooooouuuuuuuuuuuhhhhh !

Je sais enfin ce qu’est une analyse littéraire.

Vadiou, comme dirait qui vous savez, c’est beau

renato dit: à

Ah ! l’incongruité perturbatrice ! Dites plutôt que vous faites une farce avec un peu de soudaineté et de rire des enfants et tutti quanti, et avec cette farce vous remplissez un contenant sans épaisseur. Les gens appellent ça le « poétique » comme on dit de certains originaux qu’ils ont de la fantaisie, mais gardons les pieds parterre… C’est, d’ailleurs, en gardant les pieds parterre que les grands poètes ont fait la grande poèsie.

Pas d'accord! dit: à

Puéril, Monsieur renato, puéril, s’il vous plaît!

L'enfant aux cheveux gris dit: à

Mon rire puérile ne manque certainement pas de finesse d’autant plus qu’il est sans tristesse.

une lectrice dit: à

Vous faites preuve d’une colossale finesse renato!
Il se détache ce rire par sa vigueur, sa soudaineté ( ce rire des enfants)son absence d’à propos du calme froid du lieu, il en découpe des linéaments sensibles que notre auteur compare au ciel même d’où il se détache en toute incongruité perturbatrice.

Que le ciel reste où il est dit: à

et ses larmes un petit bout de nuage mauve (spéciale dédicace)

renato dit: à

« Son rire détache un grand morceau de ciel froid »

Il détache un grand morceau de ciel froid, et il en fait quoi, des sandwiches ciel beurre ?

Réfléchissez, c’est matériellement impossible. Un gars qui pond un truc comme ça ne peut pas avoir vraiment lu Dante qui est très physique et tient en compte la réalité comme peux de poètes l’ont fait après lui. Lisez Mandelstam qui l’a très bien compris (Essai sur Dante, la Dogana), puis vous me dites.

Paille, poutre et oeil du voisin dit: à

Mais ma chère lectrice, pouvez-vous nous dire en quoi ce petit extrait est si merveilleux.
Une petite analyse littéraire me semble indispensable

JC dit: à

Mais j’en suis totalement incapable ! je ne suis qu’un modeste pseudo qui donne son ressenti, sans manière : il ne manque pas d’universitaires de qualité ici pour vous servir…
Analyse littéraire ?! grand dieux… !

une lectrice dit: à

Et pas un commentaire à la vespasienne!

une lectrice dit: à

Oh, jc, expliquez-nous pourquoi! Une analyse littéraire, une étude comparative entre le style Delly et celui de Bobin nous intéresse au plus haut point!

JC dit: à

André, quand vous comprendrez que comparer la « tragédie » des faits divers, courants dans toute société, à la « tragédie » de régimes totalitaires criminels … il sera peut être trop tard. Dépechez vous ! il n’est jamais difficile de réfléchir posément.

une lectrice dit: à

 » Son rire détache un grand morceau de ciel froid ». Ça, c’est magnifique!

TKT dit: à

Ce qui est contre-nature, d.bile, c’est d’etre vierge immacule

andré dit: à

fondamentales, regressives en Egypte, Iran, Tunisie, Lybie, Syrie …etc,etc… »

petit fait divers isolé, bien sûr! Quel humour (subtil) il a ce JC, même contrarié!

JC dit: à

Ce dernier extrait fourni par le sage du glacier est une pure pépite de bisounurserie. On peut écrire « ça » et trouver un éditeur ? Miracle…

andré dit: à

« Ne pas confondre « faits divers » aux USA ou ailleurs et « tragédies » sociétales, fondamentales, regressives en Egypte, Iran, Tunisie, Lybie, Syrie …etc,etc… »

petit fait divers isolé, bien sûr
Quel humour (subtil) il a ce JC, même contrarié!

barak dit: à

JC 14 h 08 min

sans blague

le sage sur son glacier dit: à

@Christiane,
@ Ueda
 » La première neige. Elle touche à peine le sol. Elle effleure les joues des passants puis s’en­vole, dansante, en nuée, en lumière, en légers désirs. Dans le jardin, l’enfant court après les derniers flocons. Son rire détache un grand morceau de ciel froid. Puis elle rentre dans la maison et demande ce que demandent tous les enfants : l’infini, tout et rien, les mille et une nuits des fous rires, des secrets et des images. Et surtout pas de sommeil, de repas. Surtout pas de ces choses empoisonnées comme une trêve, comme un devoir.
J’abandonne ici cette feuille à demi-noircie. Les mots peuvent attendre, les mots pour dire ce qui manque. Ils sont depuis toujours là, ils sont partout, dans les humeurs du vent sur les feuilles d’un marronnier, dans les plis d’une robe de coton, au fond du coffre à jouets, sous les poupées et les chiffons, ils sont partout les mots de cette lettre, écrits bien avant le temps proprement dit de l’écriture. Les mots ni Dieu ni la consommation des siècles ne pèsent rien devant l’impatience de l’enfant, devant sa mira­culeuse aptitude à vivre dans le premier matin du monde, dans la dépense insensée des lumières et de soi, devant la splendeur de cette perte, de cette abondance. Il y a là quelque chose de plus fort que l’écriture. Comme une mort dissoute, reniée, à chaque seconde bannie. La mort lente des besoins et des sagesses. On peut vivre ainsi, sans compter, dans la compagnie d’un arbre, dans la brillance d’un flocon de neige, dans la négligence du lendemain, on apprend cela, dans le jeu, dans l’enfance, dans la discrète blessure de l’éternel. Cette chose en regard de laquelle l’écriture est un moindre bien, un désespoir mêlé, déchu. L’enfant, je la vois, c’est elle et puis c’est l’enfance. Elle a cinq ans. Elle est au bord de l’écriture. D’ici un an, elle saura lire, écrire. Elle entrera dans le temps irréversible des raisons, des justifications. Elle devra apprendre tous les noms de pays, de végétaux, de rois, d’insectes, de montagnes, les kilogrammes, les quintaux, les milliards de tout et de n’importe quoi, elle devra passer par toute l’histoire qui la précède et qui n’est rien, des grandes plaines parcourues par des bêtes suffoquant sous leur propre poids, jusqu’aux déserts illuminés des usines, jusqu’aux dernières morales en cours. Je la regarde, la petite fille penchée sur un brin de lumière. Sur un papier
d’emballage, elle dessine une maison, un chemin. Appliquée, dans la légère souffrance de l’oubli de mourir, elle dessine. Je la regarde, au bord de l’écriture. Tout ce qu’il lui faudra apprendre, toute la pierre noire de l’intelligence du monde, la somme étouffante des pensées, des écrits et des meurtres, la longue histoire de l’ignorance incurable du monde, tout cela est devant elle, sans poids, sans forme, sans guère plus de consis­tance que l’ombre pâle sur le papier, peu à peu recouverte de couleur vive. Je la regarde, celle qui dessine. C’est une enfant, n’importe quel enfant, et c’est bien elle, elle seule. Elle s’appelle Hélène, ce qui veut dire « éclat du soleil ». C’est une de ces filles que vous appeliez dans vos cahiers de folie, dans vos cahiers de misère. Comme vos filles inventées, elle joue, au bord de l’écriture, au sommet des falaises éternelles, elle danse, elle tombe et se relève en riant. Soustraite au monde, retirée d’elle-même comme de tout, elle joue, elle écoute le chant des langues dans la caverne battante du cœur. C’est une folle, c’est une sorcière, c’est la première venue, c’est un très grand écrivain de cinq ans, au bord de l’écriture. Comme vous, elle dit le vrai, elle dit l’impossible. Comme vous, sans phrase, elle dit : Avec moi, c’est l’absolu ou rien.

Christian Bobin Le colporteur Fata Morgana 1990.

fab dit: à

« ce charabia rose bonbon  »
rose socialo,quoi

« Des types ou des filles qui en ont dans la boite à palpiter »
JC est pas une lavette

JC dit: à

André, comparer les deux, c’est risqué !
Ne pas confondre « faits divers » aux USA ou ailleurs et « tragédies » sociétales, fondamentales, regressives en Egypte, Iran, Tunisie, Lybie, Syrie …etc,etc…

ueda dit: à

Je vous envie d’habiter des climats cléments, JC, parce que là où je suis il fait vraiment froid.

JC dit: à

Tiens, comme c’est curieux, ueda, je n’aurais pas pensé aux poils des bras…plutôt aux écailles d’un saurien, genre Céline et d’autres : des types à bouffer de l’antilope, du zébu, au point d’eau africain. Des types ou des filles qui en ont dans la boite à palpiter.

andré dit: à

il était sûrement aussi « subtil » dans sa jeunesse, ça n’est pas une question d’âge, et là il doit être très contrarié de ne pas pouvoir claironner que la tragédie de newtown a eu lieu dans un pays come l’égypte ou l’iran

christiane dit: à

Oh, JC, vous me décevez…

andré dit: à

« il le fait exprès »

ça alors ! et dire qu’on ne s’en était pas aperçu

scoot dit: à

« Il se croit le Phénix des hôtes de ce blog. »

il s’ennuie probablement -la vie de gardien de phare de pork’enroll lui pèse, c’est la saison creuse, pas de touristes à balader sur son scooter – encore la faute des socialos-

le sage sur son glacier dit: à

@Christiane
Avez-vous lu le colporteur de Christian Bobin?

ueda dit: à

Notre ami JC préfère les auteurs qui ont du poil sur les bras, christiane.
Ou les auteures qui peuvent signer leur photo plutôt que leurs livre, hein.

N’ayant jamais lu une ligne de Bobin, j’ai regardé les extraits avec intérêt.
Il y a quelque chose qui me touche dans cette histoire française (Le Creusot, etc.), et la manière simple de la dire.

J’attendrai qu’un livre me soit prêté.

rené dit: à

@Vous êtes bien cruels envers ce pauvre JC

C’est vrai, et problématique. JC est un être humain

JC dit: à

Mais si, Christiane.
Je pense très simplement ce que j’écris sur Bobin, jugé un peu vite sur deux extraits, je l’admet, mais qu’est ce qui m’en empêche ? De la merde, parfumée, ce charabia rose bonbon !
Vraiment rien, à la lecture, ne devrait le priver d’une place de choix dans la collection Harlequin, si elle existe toujours !
Désolé de vous décevoir ….BàV

le sage sur son glacier dit: à

Et du papier-cul odeur de rose pour JC, du papier!
( Comme du balai!)

christiane dit: à

Ce commentaire ne peut pas être de JC…

JC dit: à

Pour vous faire plaisir, Christiane : de la littérature de merde, … parfumée.

Les boussoles ne sont pas toujours utiles dit: à

« Pour retrouver le passage »

Je pense qu’il est préférable de nous murer tout ça

christiane dit: à

Pour retrouver le passage qui plonge Christian Bobin dans cette méditation, on peut trouver sur le site « Gallica . bnf » – et gratuitement….- « La Vita Nuova – La vie nouvelle » de Dante Alighjeri, dans l’édition de 1898 traduite et commentée par Max. Durand Fardel (Paris Bibliothèque Charpentier).

Ne jamais laisser les bons commentaires dans les cintres dit: à

Pépère dit: 18 décembre 2012 à 12 h 29 min

je fouille dans mes souvenirs et je me dis : 28 ans, 28 ans… il me semble qu’à 28 ans j’étais moins con qu’Ozymandias

et dit bien

Ne pas laisser les bons commentaires dans les cintres dit: à

Pépère dit: 18 décembre 2012 à 12 h 29 min

je fouille dans mes souvenirs et je me dis : 28 ans, 28 ans… il me semble qu’à 28 ans j’étais moins con qu’Ozymandias

christiane dit: à

Il ne cherche pas le ravissement , JC, juste se souvenir… dans cet autre livre « L’homme-joie » évoqué par P.Assouline, quelques pages étonnantes Vita Nova :
« J’ai lu plus de livres qu’un alcoolique boit de bouteilles. je ne peux m’éloigner d’eux plus d’un jour. Leurs lenteurs ont des manières de guérisseur. j’ai passé des étés dans leurs chapelles fraîches, taillées dans la falaise crayeuse d’un beau silence.(…). J’ouvre La vie nouvelle au hasard…
Dante descend aux enfers comme on descend à la cave chercher une bonne bouteille. Je l’accompagne, traverse à ses côtés un lieu où les tombes brûlent.J’entends des appels au fond du jardin.(…) et je comprends qu’il s’agit de chasseurs rappelant leurs chiens égarés. l’un deux(…) poil ras, gueule éteinte, déprimé comme un diable captif d’un bas-relief roman, faisait tinter à son cou un collier de grelots (…) Les yeux blanchis de toute espérance, il n’était qu’une machine à tuer(…), remontait des enfers de Dante par la faille d’un de ses chants. Les chasseurs ont cessé de l’appeler. (…) Dante découvre ces gens qui ont passé leur vie en ne faisant ni bien, ni mal. Ceux-là « qui ne furent que pour eux-mêmes(…). Je ferme le livre, reviens au monde où s’agitent les mêmes pauvres diables que dans le poème.

abraxistas dit: à

ayant fait une tentative pour revenir au billet en suivnt le défilé des commentzires par dent de lion et pissenlit, mais ussi dit au passage que ce dernier titre de Bobin me laissait encore plus perplexe que « le très bas » ,
je vous salue sans faux regret de votre inverveine habituelle
j’écouterai quand même Ravi Shankar qui n’est pas un joueur d’ocarina .

Pépère dit: à

je fouille dans mes souvenirs et je me dis : 28 ans, 28 ans… il me semble qu’à 28 ans j’étais moins con qu’Ozymandias.

l'Asie flétille, la Flance loupille dit: à

/Un petit cornichon bien craquant /

Melci de pleselver notle dignité, Monsieur Balozzi

Bonne Langue dit: à

Je parle du canular de D., évidemment. JC n’est pas un canular. Il dit ce qu’il pense. Il attend qu’on entre dans son jeu et tu tombes dans le panneau à chaque fois, Ozy. JC est plus subtil que tu ne crois. Toi, ce qui te manque, c’est justement la subtilité.

OZYMANDIAS dit: à

La provocation ne sied pas au vieux JC. Le sait-il ce pauvre bougre ?

OZYMANDIAS dit: à

Le 27 décembre prochain sera l’anniversaire de mes 28 ans. 28 ans est mon âge physique.
Mon âge mental est la somme de mes vies antérieures, de ma vie réelle d’aujourd’hui, de mes douleurs et de mes bonheurs.
Je fais mienne la belle pensée de Rabindranath Tagore : » Chaque instant, je me sens enfant, jeune et vieux à la fois ».
Sur ce, je vous dis bonjour les vieux !

Bonne Langue dit: à

Tu as tort, petit Ozy. JC pratique à la fois l’autodérision et l’humour. Ce qui l’amuse, c’est la provoc. Tu peux ne pas apprécier, mais c’est une forme d’humour. Il sait très bien qu’il énerve tout le monde avec ses chroniques Rottweiler et ses professions de foi néolibérales, mais il le fait exprès. Pour susciter des réactions comme les tiennes, qui le font rire.
Un peu comme D. Son canular est éventé depuis longtemps, mais il continue. Et il continuera aussi longtemps que des commentateurs lui répondront au premier degré.

OZYMANDIAS dit: à

J’ai remarqué aussi que notre vieux JC n’arrêtait pas de faire dans le « cirage de pompes », de « lèche-botter » le Passou.
Un peu de dignité, JC, ta vie est derrière toi et la tombe devant mon pauvre vieux.

Cette a dit dit: à

Ozy,
je me permets de te rappeler un certain Georges B.
« le temps ne fait rien à l’affaire…….. »

Tu es jeune peut-être et encore pour quelques temps (encore plus peut-être)
Mais tu l’es, oh oui, tu l’es

OZYMANDIAS dit: à

Le dinosaure paléontologisé de la Rdl qui n’est autre que notre JC local ne devrait pas avoir honte de son âge ô combien avancé et le cacher derrière le miroir anonyme de ce blog.
Au vieux mulet JC, frein doré… Et dentier fossilisé !

Défendons JC dit: à

Quand JC nous évite son ultra-libéralisme tatchero-reaganien il ne dit pas que des âneries, et là ma chère passante il me semble même très convaincant.
SVP, passez sans me voir.

OZYMANDIAS dit: à

Web erratum :

(… roulez jeunesse…).

OZYMANDIAS dit: à

JC n’a aucun sens de l’humour, encore moins le sens de l’auto-dérision. Il se croit le Phénix des hôtes de ce blog. Il suffit de balancer quelques blagues lourdes sur sa personne et le voilà qui fait feu de tout bois !
Pauvre et vieux JC. Jouez enfance, roulez jeunhesse et crevez vieillesse !

Bonne Langue dit: à

Vous êtes bien cruels envers ce pauvre JC.

l'homme du désastre dit: à

Bravo la vie passante! Et le voilà le JC mouché dedans…

JC dit: à

Et oui !
Toi, tu passes, sans t’arrêter…

Jacques Barozzi dit: à

Un petit cornichon bien craquant et juteux vaut certes mieux qu’un gros concombre spongieux, le boug !
Bobin, c’est un néo petit chose ?
(Le célèbre music-hall de la rue de la gaîté doit son nom à un fameux clown italien du 19e siècle ; Bobino)

La vie passante dit: à

Et toi JC son essuie-tout!…

abraxistas dit: à

ayant fait une tentative pour revenir au billet en suivnt le défilé des commentaires par dent de lion et pissenlit, mais ussi dit au passage que ce dernier titre de Bobin me laissait encore plus perplexe que « le très bas » ,
je vous salue sans faux regret de votre inverveine habituelle
j’écouterai quand même Ravi Shankar qui n’est pas un joueur d’ocarina .

JC dit: à

La littérature par Bobin, c’est de la merde !
(juste pour voir si ça reste. Tester sans faiblir les limites…)

Henri dit: à

Marcher sur l’eau, ce n’est rien, plonger dans le vin, ça oui, c’est autre chose…

JC dit: à

Sérieusement ! La jeune femme qui n’en finit pas de tourner depuis deux jours dans le baptistère de Saint Bobin en créant force remous circulaires … Quand Passou lui redonne-t-il sa liberté ?

renato dit: à

« … pour mon gout… »

Justement, pour ton goût, si tu n’as pas essayé tu ne peux pas juger. Mais bon, on sait que t’es un « homme de goût »…

D. dit: à

Je n’aurais jamais cru que renato deviendrait mon ennemi. Belzébuth est à l’œuvre, c’est certain. Je sais reconnaître la main du démon et je ne me trompe jamais.

D. dit: à

bouguereau a raison. Il ne faut jamais marier un grand vin avec un produit vinaigré. Je commence à mieux comprendre les affres que doit vivre renato au quotidien. Il perd le goût des choses. C’est un signe.

abraxistas dit: à

car, pour en revenir au titre du billet , il y aussi dans ce « ravi de la crèche », une intention d’humour , qu’il n’y a pas, dans le mot un seul, « juif », ce dernier étant comme pissenlit dont le premier se donnerait pour « dent de lion ».Ce qui aggrave la question .
mais j’avoue que le dernier titre, « homme-joie », qui appraîtra peut-être avec le temps comme un bon titre avec son clin d’oeil
philosphico -poétique, espérons pas noétique , ne me séduit pas du tout.
ce qi ne justifie certainement pas les sarcasmes de « ravi ».
Après tout, Ravi peut être un prénom . mais la fille de Ravi Shankar s’appelle , je crois nora jones (orthographe que je ne peux vérifier problème de connexion dirait-on

D. dit: à

ACP dit: 18 décembre 2012 à 10 h 48 min
Tous les superbes commentaires de la nuit écrits par D. se sont envolés.

Je crois que Pierre Assouline a eu peur. Il a eu raison de tout effacer, finalement, j’aurais dû être plus prudent. Certaines vérités profondes ne peuvent être révélées sur un blog accessible à tous.
Je pense que c’est renato qui a demandé la suppression de mes commentaires. Il est terrifié.

bouguereau dit: à

Pas un particularisme du tout

évidemment qu’on en trouve aussi a oostende et kassel, pas beaucoup plus loin..biroute de renato..et pas de bon blanc avec un corniche, le vinaigre ! un gros plant ou un gros vin de cote..plutot une bière pour mon gout

bouguereau dit: à

Si Raymond préfère les concombres, il existe des sites culinaires pour cela

un gros cornichon cru (pas ramassé) est meilleur qu’un concombre..ça se trouve encore sur quelques marchés en saison..ils vendent ça la peau du cul comparé au concombre mais y’a pas photo

y'a pas photo! dit: à

Si Raymond préfère les concombres, il existe des sites culinaires pour cela…
Mais Raymond est peut-être un corps-nichons…

renato dit: à

« l’un de nos dernièrs particularisme qui ne soit pas galvaudé »

Pas un particularisme du tout, avec une viande séchée (Grisons ou Valais) si le cornichon est petit c’est mieux (un bon blanc, et un bout d’appenzell pour finir)…

LE COLPORTEUR dit: à

 » Aiguise tes refus sur la lame d’un silence. Ne dis rien de tes absences. Parler, pourquoi parler?
Échange de mots est commerce de pierres.Ce qui,pour venir aux lèvres, demande si peu de temps et de songes ne peut être rien de bon.

Répands l’encre et le plomb sur ta langue : si tu pars, que ce soit lèvres closes, dan l’éclair prolongé d’une rêverie. »
Christian Bobin Le colporteur Fata Morgana éditeur 1990.

bouguereau dit: à

les cornichons à la russe, c’est bon aussi, les vraies, les fermentées, pas les gros pickle vinaigre-sucré..cornichon a la russe, et tranche de lard fermenté en tonneau(sergio doit connaitre le nom..je sais plus) et une bouteille de vodka par tête..ma mère..ça me rappelle les tentes de copine..elles étaient bien fumées aussi

Raymond dit: à

Et à la place nous avons des copier/coller insipides de Bobin.
A désespérer

ACP dit: à

Tous les superbes commentaires de la nuit écrits par D. se sont envolés.
Ce ne peut-être un robot (9 heures après) donc une volonté humaine.
Petite, toute petite, la volonté.
Wordpressieuse ou assoulienne ?
Prions avec Bobin pour la première hypothèse

renato dit: à

Hé ! merdre, ce machin !

Donc, je disais : Et les petits oignons, nada ?

Dans l'arêne dit: à

Vous dites corps Michon?
Vous n’êtes qu’on .on à la poursuite de son ombre!

renato dit: à

Et les petits oignons, nada ?

bouguereau dit: à

Ce que vous en faites est contre-nature. Prenez garde. Dieu vous voit.

dis tout de suite que c’est un salingue..dieu n’est pas a ton image dédé

Moi dit: à

(Replacé pour ne pas rester dans les cintres)

Moi dit: 18 décembre 2012 à 10 h 40 min

Tu es rendu à combien de départs définitifs, D. comme Ducon ?

Une lectrice dit: à

Et dire qu’ils se trouvent des lecteurs à s’extasier sur du Michon…
Ce p

bouguereau dit: à

avec leur tranche de vie les français l’aiment petit et croquant baroz..un casse tête agroalimentaire..l’un de nos dernièrs particularisme qui ne soit pas galvaudé

Moi dit: à

Tu es rendu à combien de départs définitifs, D. comme Ducon ?

JC dit: à

Sujet du jour : cornichon
Commentaires : plutôt concombre

JC dit: à

Cet extrait ne donne pas envie d’être « embobiné » ! Il ne surgit aucun ravissement dans cet éloge du quotidien, mou et sans saveur : on dirait du Flamby.

Des lions, le respect à Blandine dit: à

christiane dit: 18 décembre 2012 à 10 h 04 min

En 2005 paraissait au Mercure de France Prisonnier au berceau de C.Bobin. Dans la collection « Traits et portraits » dirigée par Colette Fellous. (Des illustrations rares allant de Dürer à de très anciennes photos chères à l’auteur). Ce livre autobiographique contient la clé de tous les autres. Il ne manque pas d’humour…
« J’ai grandi dans une ville où, pendant deux siècles, pour gagner son pain, il fallait aller le chercher dans la gueule rougeoyante des hauts-fourneaux. L’usine recouvrait tout. Même les moineaux étaient aux couleurs des Schneider. Un empire aussi puissant est équivalent à un désert (…). Cette ville réputée pour la brutalité et le vacarme de son industrie fut pour moi aussi paisible qu’un monastère dont, pendant mes vingt premières années, je n’ai habité qu’une toute petite partie – une chambre et une cour grise que les hortensias éclairaient sourdement de leurs vapeurs bleues.(…)
La maison natale de mon père avait traversé le siècle sans que sa fureur y entre. Deux sœurs de mon père y vivaient, refusant toute intrusion du monde moderne. Tous volets clos, elles goûtaient à la maigre retraite que leur allouait l’usine.(…) Les casseroles étaient du début du siècle et les assiettes ébréchées, sorties d’un placard noirci par la fumée(…).
Par la lecture je m’éloignais du Creusot et de toute terre connue.(…)
Pendant trente ans je suis resté assis à la table parentale. Mes amis, un à un, s’en allaient du Creusot(…).
Mon tout premier livre fut imprimé dans un atelier à l’intérieur de l’hôpital psychiatrique de la Chartreuse, à Dijon. Ma grand-mère y avait séjourné, mais alors je l’ignorais. J’offris mon livre aux deux sœurs de mon père. L’une ne lisait que des romans policiers, l’autre ne lisait rien. (…) mon livre fut aussitôt rangé dans une armoire, dans la pièce qui n’était éclairée que par le rougeoiement du battant de cuivre de l’horloge, là où personne n’allait jamais. »

Jacques Barozzi dit: à

Le sujet du jour c’est cornichon ou concombre ?

Un lion qui n'est pas mort le soir dit: à

Un lion qui n’est pas mort le soir dit: 18 décembre 2012 à 10 h 26 min

» La sainteté m’a longtemps intéressé jusqu’à ce que je trouve mieux qu’elle : la vie de chaque jour, la simple vie sans prestige, fatiguée et ravau­dée par endroits, comme un drap de coton un peu lourd qui a beaucoup servi, avec des initiales bro­dées de rouge. Pas si loin des usines du Creusot (à une heure ou deux en voiture) le curé d’Ars ex­pose à l’adoration des pèlerins son corps desséché de petit garçon maigrelet. On peut visiter aussi sa maison, découvrir le sol de terre battue de sa cui­sine, sa chambre avec ses livres d’écolier angélique redoublant toutes ses classes. Mon grand-père pa­ternel était manœuvre à l’usine. Il a travaillé cha­que jour de sa vie, bien après sa retraite qui n’était pas suffisante, puis il s’est couché et il est mort. Il avait le même visage de cire, creusé sous les yeux, que le curé d’Ars, mais personne n’a exposé son corps dans une châsse ni mis sous vitrine la cafe­tière qui chauffait sur son poêle. La vie quoti­dienne ne laisse guère de reliques et n’a que peu de fidèles. Sa grâce est de n’avoir affaire qu’à l’im­périeuse nécessité : quand les choses se tiennent devant nous avec la même force que la mort, elles délivrent une grande lumière : l’eau dans le verre brille comme un diamant, le pain sur la table a l’éclat d’un nuage doré par le soleil couchant. De tels incendies prennent mieux dans les villes où le travail puis le chômage ont imposé leurs stigma­tes. Plus la vie est simple – jusqu’à en être rude -et plus elle préserve sa beauté, comme une bles­sure dont les bords seraient francs. »
Christian Bobin
Un prisonnier au berceau folio Gallimard.

Un loin qui n'est pas mort le soir dit: à

Merci Christian Bobin, merci encore de votre si riche simplicité.

Blandine dit: à

« on veut l’anagramme de « ravi de la crèche »
j’ai déjà un bout : caviar ! »

On parlera donc du caviar de la dèche!…C’est cela même l’Éloge du rien de Bobin.

JC dit: à

Contre-nature ? Foutre !….

D. dit: à

Mon avertissement à renato a été censuré. Il ne saura donc jamais. Je vais prier pour son âme.

christiane dit: à

En 2005 paraissait au Mercure de France Prisonnier au berceau de C.Bobin. Dans la collection « Traits et portraits » dirigée par Colette Fellous. (Des illustrations rares allant de Dürer à de très anciennes photos chères à l’auteur). Ce livre autobiographique contient la clé de tous les autres. Il ne manque pas d’humour…
« J’ai grandi dans une ville où, pendant deux siècles, pour gagner son pain, il fallait aller le chercher dans la gueule rougeoyante des hauts-fourneaux. L’usine recouvrait tout. Même les moineaux étaient aux couleurs des Schneider. Un empire aussi puissant est équivalent à un désert (…). Cette ville réputée pour la brutalité et le vacarme de son industrie fut pour moi aussi paisible qu’un monastère dont, pendant mes vingt premières années, je n’ai habité qu’une toute petite partie – une chambre et une cour grise que les hortensias éclairaient sourdement de leurs vapeurs bleues.(…)
La maison natale de mon père avait traversé le siècle sans que sa fureur y entre. Deux sœurs de mon père y vivaient, refusant toute intrusion du monde moderne. Tous volets clos, elles goûtaient à la maigre retraite que leur allouait l’usine.(…) Les casseroles étaient du début du siècle et les assiettes ébréchées, sorties d’un placard noirci par la fumée(…).
Par la lecture je m’éloignais du Creusot et de toute terre connue.(…)
Pendant trente ans je suis resté assis à la table parentale. Mes amis, un à un, s’en allaient du Creusot(…).
Mon tout premier livre fut imprimé dans un atelier à l’intérieur de l’hôpital psychiatrique de la Chartreuse, à Dijon. Ma grand-mère y avait séjourné, mais alors je l’ignorais. J’offris mon livre aux deux sœurs de mon père. L’une ne lisait que des romans policiers, l’autre ne lisait rien. (…) mon livre fut aussitôt rangé dans une armoire, dans la pièce qui n’était éclairée que par le rougeoiement du battant de cuivre de l’horloge, là où personne n’allait jamais. »

D. dit: à

Daaphnée, vous m’effrayez. Les concombres sont destinés à être mangés. Ce que vous en faites est contre-nature. Prenez garde. Dieu vous voit.

D. dit: à

Daaphnée, les concombres sont destinés à être mangés. Ce que vous en faites est contre-nature. Prenez garde. Dieu vous voit.

Un nuage de lait dit: à

JC est un TEA PARTY à lui seul.
A dieux près, peut-être

benoix sixtine dit: à

Sacré JC quel farceur! quel penseur! mais où va-t-il chercher tout ça?! merci JC de nous éveiller l’esprit de si bon matin – le monde libre ne vous remerciera jamais assez

JC dit: à

Pour changer de sujet, en restant dans le billet passoulinien sur la spiritualité et le ravissement.
Question :
« Que devient l’expression libre de la spiritualité dans une théocratie dure. Par exemple, dans la future Egypte islamique ? »

manager de jc dit: à

Plus drôle que jamais et toujours aussi bien informé

JC dit: à

Aujourd’hui, le gouvernement s’en charge !

rem dit: à

une fois n’est pas coutume, jc nous épargne ses « blagues » aujourd’hui. merci ozy

JC dit: à

Ozzy,
tes blagues de potache ont le charme désuet, la saveur amère, triste, des internats que tu as fréquenté. Tu sais bien, là où les parents oublient leur gosse des années pour vivre mieux, loin de ces petits salopiots…. On t’a salement abîmé, hein ?!

Et tu bois trop ! tu le sais et tu ne fais rien pour arrêter ! Ce n’est pas comme cela que tu vivras heureux. Ce n’est pas en picolant comme tu le fais que tu feras gonfler ta modeste spiritualité : écoute Barbara, elle est de bon conseil, et lis Bobin des Rois ! Tout de suite ! D’urgence !

Je vais prier pour ton salut, salaud !

Bihoreau de Bellerente dit: à

La spiritualité, c’est comme la musique: ceux qui n’y entendent rien ne manquent rien, ceux qui y trouvent tout n’ont plus à chercher quoi que ce soit.

abraxistas dit: à

le revoilà; intermittences

abraxistas dit: à

quelqu’un a-t-il vu qui a pris le coeur ?
il n’a pas pu couler à pic !un coeur ravi en plein fil? celui qui l’a pris, comment on va l’appeler?

D. dit: à

A 3h 21, il j’ai mis en évidence que tout chose vivante est composée de l’élément chimique Carbone, dont l’atome contient :
6 neutrons, 6 protons, 6 électrons.

abraxistas dit: à

i y a quand même une certain hypocrisie à ne pas rappeler que « le très haut » de Blanchot date de 1948, et qu’en 93(46 ans après) , date du « Très bas » -que je n’ai pas lu le nom de Blanchot n’était pas confidentiel dans l’espace philosophico-littéraire .je romps ce consensus à le taire, ou ce non-dit du groupe pour le quitter .

SF dit: à

« On ne lui pardonnait pas le grand succès du Très-Bas » Ah bon, c’est qui ce « on »? Formule à l’emporte-pièce décevante.

Ceci dit, Bobin a un style qui séduit ou ennuie; et je saute la page Bobin du Monde des Religions que je lis pourtant religieusement.

John Brown dit: à

Je m’étonne qu’un amateur de café tel qu’Assouline se montre si indulgent pour Bobin. La production bobinesque n’est-elle pas à la bonne littérature ce qu’un bol de chicorée est à un expresso pur arabica ?

Giovanni Sant'Angelo dit: à


…bla-bla-bla-
…bla-bla-bla,…j’en est rien à cirer,…des philologues sophistes à la manque de cette taille,…comme des petits oiseaux à gaver dans leurs nids,…Non,…travailler pour des  » coucous  » à rien foutre des nouveaux fils à papa,…
…Non,…vous n’avez pas compris que vous êtes dans la merde,…autant y rester,…heureux comme des Ulysse,…c’est trop con,…et je ne construit rien avec vous,…j’ai assez donner pour rien,…pour la majorité silencieuse,…Ouste je m’en vais,…définitif de ses commentaires cupides,…
…etc,…mes improvisations d’esprits sont déjà de tailles pour repartir sans demander des gages,…

abraxistas dit: à

Cette image , avec le coeur, est très impressionnante , P.Assouline .je ne me sens pas du tout de m’immiscer dans les développements de ce fil, pas même discrètement. je ne le fuis pas , mais je préfère travailler que de déranger vos bateleurs.
D devrait être au moins tranquille : puisque je n’ai jamais imaginé d’usurper son initiale et lui ravir ses fans

Mais qui croire ? dit: à

Donc Daaphnée est le concombre masqué.
Ben ça alors !
Sachant que le dit concombre est l’animal favori de MàC nous pouvons en déduire que Daaphnée est MàC.
Ben ça alors !
Des années de lutte interne simulée entre la vaine germanopratine et l’immense pantinois.
Ben ça alors !
La vie nous réserve bien des surprises.
Manquerait plus que dexter voit des soucoupes !

abraxistas dit: à

Comme les dogmes sont du côté du « religieux » alors que Bobin est du côté du « spirituel », la césure est assez franche .
autant que je sache , il y a même (eu) des médicaments avec « dogm » sortis par de labos qui regardent aux mots qui marchent….. sur les médecins

abraxistas dit: à

ce fut le grand défouloir des spécialistes en usurpation et n’importe quoi,usurpations que je n’ai pas suivies en temps réel. pas de temps à ça . je regrette que nul ne s’intéresse au coeur blanc comme le drap. »comme un linge disait-on » mais les draps ont un peu lâché les fantômes pour nous revenir depuis quelques années .: ils ignoraient que les fantômes les suivraient au son , quand on les tire pour les défroisser en les faisant claquer , comme des drapeaux;
Bonsoir quand même

abraxistas dit: à

il n’y a que quelques linutes que j’ai vu le coeur et c’est un peu dommage que cette annonce n’apparaisse pas dans un temps qui coïncide avec celuide la vision.
le coeur c’est aussi des battements, un son intérieur en soi et dans la voix, l’écriture : à preuve les recherches menées sur les parois dans les grottes (igor Reznikoff)

abraxistas dit: à

sur le visage est le coeur :
il est blanc comme notre peur

abraxistas dit: à

on veut l’anagramme de « ravi de la crèche »
j’ai déjà un bout : caviar !

Daaphnée dit: à

c’est connu, Renato, le pharaon était caché derrière les rideaux … (du Boug’ ouskilmonte). )

OZYMANDIAS dit: à

La citation chinetoque du soir :

« Ku lang’ ! Celui qui mange beaucoup de riz, Ku lang’ ! Il rit beaucoup, Ku lang’ ! »

Le petit timmonier au carnet rouge !

Daaphnée dit: à

(la loyauté et la fidélité »

probablement parceque ce sont des qualités que j’apprécie …. (ne me dites pas que je vous ferais grimper aux murs … non, non ..)

renato dit: à

Attention à la malédiction du pharaon Daaphnée

Daaphnée dit: à

Ôzizi, vous êtes jaloux. Cela se sent.

renato dit: à

C’est grâce à son excellente mobilité que le mur gagne.

abraxistas dit: à

l’anagramme du soir nous permetra de garder un calme oulipien au verger

Daaphnée dit: à

Innocent, je vous sens taquin …

(JC, ne vous laissez pas impressionner, il n’y a pas que la compét. en voile!
L’océan, une vie n’y suffit pas. Lâchez la méditerranée ! A mon avis, Bobin doit se contenter d’eau plate.)
Tiens, mon fils (20 ans) était en Hollande ce week-end, comte rendu: on sent la mer et Vermeer ! Comment ne pas être d’accord et ravi (pas de la crêche) ?)

OZYMANDIAS dit: à

La troisième blague du soir :

JC est tellement maigre qu’on pourrait le faxer.

bouguereau dit: à

C’est le mur qui a gagné !

..a que c’est toujours l’amûûûr le plus fort ozy

OZYMANDIAS dit: à

La deuxième blague du soir :

JC est tellement laid que chaque fois qu’il rentre dans une banque on coupe les caméras de surveillance !

bouguereau dit: à

Savez-vous que je vous trouve extrêmement prévisible ?

a que tu confonds avec la loyauté et la fidélité

OZYMANDIAS dit: à

La blague du soir :

JC a joué une partie de tennis contre un mur.
C’est le mur qui a gagné !

bouguereau dit: à

Bougboug a la joie triste.

c’est que en plus d’avoir quelquechose de tennessee, j’ai l’ame slave

OZYMANDIAS dit: à

La blague lourde du soir :

JC a joué une partie de tennis contre un mur.
C’est le mur qui a gagné !

OZYMANDIAS dit: à

Quel âge a JC ?
On attend toujours le résultat de la datation au carbone 14 !

JC dit: à

Pas en compétition internationale, Daaphnée !
Là, ça va très vite : il y a du monde….

OZYMANDIAS dit: à

L’anagramme du soir :

ALBERT EINSTEIN = RIEN N’EST ETABLI.

A demain si Gérard le Belge le veut bien.

W dit: à

etes vous certaine de faire usage de la langue française pour faire éclore votre logique aussi curieuse que captivante,un délire assez long pour relever quel défi précisément?je consacre du temps à tenter de puiser de votre vendange une substance résiduelle et comme fatalement fortement surchauffé votre contenu s’évapore ,une poésie?dans quel registre vous classer?au rayon des eaux et forets ?en pluie acide?

Innocent dit: à

Le concombre masqué dit: 17 décembre 2012 à 19 h 06 min
(JC, c’est parce que nous avons un intérêt en commun, peut-être le seul mais pas des moindre, vous aimez la glisse sur l’eau .. moi, également)

Répondre
Daaphnée dit: 17 décembre 2012 à 19 h 06 min
(JC, c’est parce que nous avons un intérêt en commun, peut-être le seul mais pas des moindre, vous aimez la glisse sur l’eau .. moi, également)

Ah, ces cases préremplies, c’est traître. Eh bien, mettez-le si vous voulez, votre cornichon, Daaphnée. C’est votre jules que vous appelez comme ça ?

L'Œil dit: à

Le concombre masqué était donc Daaphnée…

Daaphnée dit: à

il n’y a pas d’âge, mais c’est autrement … comme pour d’autres choses ..

Daaphnée dit: à

il n’y a pas d’âge, mais c’est autrement … comme pour d’

JC dit: à

J’ai encore dans tout le corps le souvenir de ce que la glisse et le vent peuvent apporter comme sensation au plus au degré…

Malheureusement, vers 35 ans…

Daaphnée dit: à

de toutes les façons, je me disais qu’il fallait faire qqc pour que le monde de certitudes de certains, vacille …
.

renato dit: à

Je pensais au liquide amniotique, et demandais si l’intérieur est vraiment carrelé. En d’autres mots, je demandais si quelqu’un se souvient de son séjour ‘‘in utero’’… enfin, c’était du sarcasme…

Daaphnée dit: à

(JC, c’est parce que nous avons un intérêt en commun, peut-être le seul mais pas des moindre, vous aimez la glisse sur l’eau .. moi, également)

Le concombre masqué dit: à

(JC, c’est parce que nous avons un intérêt en commun, peut-être le seul mais pas des moindre, vous aimez la glisse sur l’eau .. moi, également)

JC dit: à

Bougboug a la joie triste.

Le concombre masqué dit: à

Dis, tu veux que je te le mette mon gros cornichon?

JC dit: à

Pas grave, Doophnée !
(votre marche sur l’eau m’amuse…)

Daaphnée dit: à

(le Boug’, la vie avec un cornichon …. Savez-vous que je vous trouve extrêmement prévisible ?)

Daaphnée dit: à

Mince ! BObin. Le pauvre, quel nom !

Daaphnée dit: à

amniotique ?
je parlerais d’osmose, plutôt. Bon, mais c’est parce que vu à la FIAC le travail d’un photographe auquel cette photographie me fait penser.
Bref.

Baubin, un petit côté niaiseux les chaussettes remontées jusqu’aux genoux, non ? MAIS,
j’aime assez la distinction qu’il opère entre le spirituel et le religieux ….
C’est vrai.
Maintenant qu’il le dit, je me rends compte que cela fait un certain temps, au moins depuis l’âge de raison, que je marche sur l’eau ..

(renato, depuis art nouveau, une piscine non-carrelée c’est nul. )

Daaphnée dit: à

amniotique ?
je parlerais d’osmose, plutôt. Bon, mais c’est parce que vu à la FIAC le travail d’un photographe auquel cette photographie me fait penser.
Bref.

Baubin, un petit côté niaiseux les chaussettes remontées jusqu’aux genoux, non ? MAIS,
j’aime assez la distinction qu’il opère entre le spirituel et le religieux ….
C’est vrai.
Maintenant qu’il le dit, je me rends compte que cela fait un certain temps, au moins depuis l’âge de raison, que je marche sur l’eau ..

abraxistas dit: à

v’l’a que j’oublie l’s de est : pas de risque que j’ l’oublie à « sans  » ni à « sens ».
j’ai multiplié les apostrophes!ça aère du temps pour penser

margaxistas dit: à

« plat » mais si vous voulez « plZt » et une insulte pour un écrivain : plus ou moins que « mièvre »? (Sarraute glosa un certain « lait plat »

renato dit: à

Est-ce que l’intérieur est vraiment carrelé ?

JC dit: à

Oui, margaritas ! Amniotique ta mère…

Giovanni Sant'Angelo dit: à


…je retourne jouer à mon  » Stronghold collection « ,…Just for Gamers,…
…etc,…merci,…de la religion du portefeuille,…

margaxistas dit: à

un blog littéraire, oui, on cause d’adjectifs, et je me demznde s’il ne convient pas de dire que la première photo est une photo amniotique.

renato dit: à

@ Le rouge est mis

J’ai cherché de porter l’attention du gérant sur le fait qu’il y a un interdit injustifié sur mon blog. C’est-à-dire que si je mets mon adresse en lien le post ne passe pas, je voulais voir si avec une autre adresse ça passait. Maintenant je suis rassuré : quelqu’un a cafouillé.

question dit: à

mais est-ce à margaxistas qu’il a dit banane ?

délateur dit: à

Oui, bouguereau a bien dit banane. C’est dégoûtant mais il l’a dit. Normal, c’est un gros dégoûtant lui-même, je le connais.

margaxistas dit: à

un blog littéraire , oui, on cause d’adjectifs, et je me demande s’i ne convient pas de dire que la première photo est une photo amniotique.

margaxistas dit: à

oui Solange, sinon , ça fait tout raplaplat.
et je trouve qu’il n’ya pas de quoi faire un plat de Bobin, sauf si vous voulez vraiment faire du plat aux marieurs patentés de ce blog : et heureusement, ce n’est pas moi !

banane dit: à

banane ? t’as dit banane ? tu sais déjà où tu peux te la mettre, donc je te laisse faire.
c’est un scandale de lire des choses pareilles dans un superblog littéraire.

bouguereau dit: à

xiter c’est pas mal..je note

Le rouge est mis dit: à

si tout le monde met la page d’accueil de twitter en url pour être en rouge on s’en sortira jamais.

bouguereau dit: à

Problème de clavier typique de HR

je xite philippe banane..bodler qu’il dit

JC dit: à

Condamné par la justice de son pays, un Ministre est conforté/réconforté par le Premier Ministre en exercice, volant au secours d’un citoyen, jugé, n’ayant pas respecté la présomption d’innocence…

Exemple de ce qui se fait de mieux !

Solange dit: à

Superblog littéraire ou non, on NE râple PAS l’époisses au lait cru, enfin, arrêtez ! Dans quel monde vivez-vous ?

bouguereau dit: à

Une tranche de vie …

avec un cornichon

margaxistas dit: à

tiens, on ne parle plus de punaises ni de sacrisite: encore à cause d’un crochet X

Raymond Schneider dit: à

J’ai lu avec profit cet article et les commentaires y afférents. Il me semble cependant qu’un point-clé n’a pas été abordé, et celui du devenir-homme dans l’espace pointilleux du non encore advenu sous l’angle de divin. Et là permettez-moi d’être en désaccord avec plusieurs avis émis ici.
Premièrement, il est faux de dire que alpha égale oméga, mais je ne développerai pas.
Deuxièmement, on ne tire pas son épingle du jeu en niant d’emblée la question évoquée par ce livre, qui est l’immanence implicite. C’est important de le souligner, me semble-t-il.
Troisièmement, pour râper l’époisses au lait cru, il faut d’abord la laisser sécher en attendant qu’elle durcisse. Mais attention, c’est une opération délicate.

JC dit: à

On cause sur un superblog littéraire, n’est-il pas ?

JC dit: à

C’est vrai… et c’est important.

renato dit: à

Chez les protestants c’est purement formel : ne t’hasardes pas à sortir des rails. En tout cas les dogmes sont hors discussion : eux ils ont ces dogmes-là, ailleurs ils en ont d’autres. Cela dit, San François a compris qu’il pouvait agir critiquèrent de manière indirecte et il a réussi.

Luc dit: à

Si tu veux être critique… ne te maries pas à la moindre religion !

Ça c’est évident, c’était sous-entendu. Mais renato vous ferait remarquer que l’impératif ne prend pas d’s à la deuxième personne du singulier.

margaxistas dit: à

ce qui est certain, c’est que le S à « ne te maries pas n’est pas un « problème de clavier » !

Loup des steppes dit: à

« l’époisses au lait cru, bouguereau, comme dit renato. »

renato dit qu’il ne faut pas râper l’époisses. Voilà ce qu’il dit, renato et si, d’un côté, je ne peux pas vraiment lui donner tort sur ce point, d’un autre côté je pense que chacun fait ce qu’il veut.

JC dit: à

Si tu veux être critique… ne te maries pas à la moindre religion !

Pamier percé dit: à

Problème de clavier typique de HR. Et si bouguereau était renfield ? Ils ont beaucoup de points commun, au fond. Et quand je dis au fond, c’est au fond.

Pamier percé dit: à

beaudlaire

Toutes les lettres y sont, mais dans le désordre. Faut arrêter l’époisses au lait cru, bouguereau, comme dit renato.

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