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La République Des Livres par Pierre Assouline
Cravate noire pour Malek Chebel

Cravate noire pour Malek Chebel

C’était à la fin de l’été, il y a une dizaine d’années. En croisant Malek Chebel sur un plateau de télévision, un détail m’avait frappé non dans son discours mais dans son apparence : il portait une cravate noire. Le port de la cravate est déjà rare de nos jours en dehors des fonctionnaires, des cadres et des banquiers, mais ce noir de jais paraissait si ostentatoire qu’il en était troublant. Le croisant à nouveau peu après pour un débat, je remarquai qu’il était habillé différemment mais portait toujours sa cravate noire. Je n’eus même pas le temps de m’enquérir de la disparition d’un de ses proches qu’il anticipa en livrant de son propre chef l’explication au public, et en me la précisant quelque minutes plus tard dans le studio de campagne du photographe Brice Toul que j’avais réquisitionné afin de réaliser cette image de l’anthropologue à la cravate noire :

    «  »Il faut la voir comme le cri de ralliement de mon nouveau combat. Je la mettrais désormais chaque fois que je prendrais la parole dans un débat, un colloque, une émission. Je veux dénoncer une pratique indigne de l’Islam et des musulmans : l’esclavage. Je veux prendre le deuil de tous ceux qui sont mis en servitude. Ca prendra des années mais qu’importe. Ma cravate sera un baromètre : elle s’éclaircira au fur et à mesure que leur affranchissement progressera. L’esclavage est un phénomène mondial. Je parle de ce que je connais voilà pourquoi je me focalise sur les pays musulmans, pas seulement dans l’histoire mais de nos jours. On a tellement insisté sur les traites négrières des occidentaux en Afrique qu’on en a «  »oublié » », comme si les anciens colonisés ne pouvaient pas en être capables, que les Arabes eux-mêmes l’ont pratiqué et le pratiquent encore. Tous les pays arabo-musulmans ont édicté des lois d’abolition mais combien les respectent ? »

Le genre de vérité établie car parfaitement documentée mais difficile à soutenir publiquement sans prendre de coups à l’instar de l’historien Olivier Pétré-Grenouilleau, mais plus encore lorsqu’on appartient à la umma, avec le courage d’un Boualem Sansal, d’un Kamel Daoud ou d’un Malek Chebel. Celui-ci vient de disparaître à 63 ans des suites d’un cancer. Anthropologue des religions et psychanalyste algérien, spécialiste de l’érotisme, de la sensualité et de la sexualité dans la culture musulmane, auteur d’une œuvre prolifique, érudite et critique, comprenant également une traduction du Coran et une biographie du prophète, dont l’importance n’est guère contestée si ce n’est dans les milieux radicaux de l’islam français, il s’était établi en France depuis les années 80. Un esprit libre qui payait cher son indépendance absolue mais ne l’aurait sacrifiée pour rien au monde.

Il faut opérer une séparation étanche entre le pouvoir temporel et le pouvoir intemporel, renvoyer la religion et les religieux dans leurs mosquées, et réévaluer le rôle politique et ses prérogatives”, écrivait-il

Chaque fois que nous avons eu l’occasion ici ou là de nous lancer dans une conversation à bâtons rompus sur les questions qui lui tenaient à cœur, ce représentant parmi les plus dignes de l’islam des Lumières s’employait à y introduire de la complexité avec une grande finesse d’analyse, loin des schématismes en cours dans les camps antagonistes. Attentif aux mutations et aux turbulences de l’islam, il exhortait les musulmans de France à s’exprimer collectivement, et les musulmans à se « désaliéner » des mots d’ordre des plus idéologues de leurs prédicateurs. Il disait militer pour « un islam intégré au sein de la République, un islam qui ne soit pas soumis à l' »origine », mais au « projet »”. La dernière fois que nous nous sommes parlé, il y a un an environ, les attentats islamistes en France l’avaient rendu amer, désenchanté, déprimé, à moins que ce ne fut qu’une apparence, avant que la révolte ne l’anime encore. Et comme je le pressais d’aller exprimer sa colère dans les medias, il m’avait dit :

« Moi, ca ne me choque pas qu’on demande aux intellectuels musulmans de condamner le terrorisme islamiste. Mais j’en ai assez qu’on demande toujours aux mêmes, les gens connus comme moi et qui sont de ma génération. Les médias cherchent des gens crédibles mais ne prennent pas de risques. Or il y en a d’autres dans les universités françaises, on devrait leur céder la place, peu connus, beaucoup plus jeunes, qu’il faut aller chercher, faire parler et surtout écouter. Désormais, c’est leur voix qui compte. »

Comme un passage de témoin dans lequel se manifestait toute la générosité d’un homme d’une rare qualité, déterminé à réduire le fossé de malentendus entre l’Orient et l’Occident au-delà des grands principes un peu vains du « vivre-ensemble ». C’est peu dire qu’après la récente disparition d’Abdelwahab Meddeb, celle de Malek Chebel nous prive de deux passeurs plus que jamais indispensables à un débat d’idées qui n’est pas près de s’épuiser.

(Photo Passou)

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commentaires

842 Réponses pour Cravate noire pour Malek Chebel

rose dit: 17 novembre 2016 à 18 h 30 min

mettre l’oral en avant

Je ne vois Paul Edel ni racoler ni rameuter qui quiconque.

Je lis son blog moins régulièrement que celui ci mais c’est toujours une merveille d’intelligence de finesse et de connaissance sensible de la littérature.

De plus, récemment, ai franchement apprécié la prise de position de Paul Edel en faveur du journalisme d’investigation et d’un code d’honneur à la Albert Londres contre les BNP qui se croient tout permis.

rose dit: 17 novembre 2016 à 18 h 14 min

La vie dans les bois

Merci de votre rappel rafraîchissant. Me penche tjrs avec vif intérêt sur le choix fait par les lycéens.

La procédure de la plaidoirie est moyen vivant de mettre l’oral en avance ; comme les concours d’éloquence.

Merci à vous.

bérénice dit: 17 novembre 2016 à 16 h 12 min

mes pantoufles
sont en or,
en velours,
en soie des Indes.
Mes pantoufles
sont des fées
qui m’attendent
sans bouger.

Quand je rentre
de l’école
avec une
cabriole
je les enfile
à mes pieds.

Mes pantoufles
sont en or,
en velours,
en soie des Indes.
Mes pantoufles
sont des fées
qui chauffent
mes petits pieds.

Anne-Marie Chapouton.

LVDLB, c’est une comptine pas une chanson, pas tout mélanger.

Paul Edel dit: 17 novembre 2016 à 16 h 05 min

Je n ai jamais cherché à rameuter les commentateurs de la rdl qui est grand forum avec pubs et centaines de commentaires et mon salon privé avec vue sur un jardinet stendhalien .simplement j ai de grosses difficultés car je ne peux que pianoter sur un minuscule écran de portable.
Ce que je post de mon ordinateur n atteint plus le prestigieux bloc pardon blog à passou.
.

bérénice dit: 17 novembre 2016 à 16 h 03 min

» la justice demande à « chanson douce » de faire partie d’un groupe de hard rock et de chanter une comptine pendant trois mois »

La sentence du comité d’éthique des lycéens? Je ne crois pas qu’avec son mari banquier et l’éducation bourgeoise dont l’auteure a été bénéficiaire, elle ressente le désir de répondre à l’appel. On ne la voit guère dans un groupe heavy metal pour une transposition musicale des crimes qu’elle a su adapter au goût du jour. Elle n’en fait pas l’apologie et loin d’un Truman Capote on peut néanmoins rapprocher le procédé, nombre de romanciers s’inspirent de ces drames pour écrire, Liberati, plus récemment .

la vie dans les bois dit: 17 novembre 2016 à 15 h 46 min

Sentence d’un amusant procès fait par une classe de lyceens de Valenciennes au roman de la nounou d’enfer, selon un code de procédure pénal tout à fait éthique (besoin d’un rappel de définition?) :

 » la justice demande à « chanson douce » de faire partie d’un groupe de hard rock et de chanter une comptine pendant trois mois »

Enjoy

Clopine définitivement un Cas à Part dit: 17 novembre 2016 à 15 h 42 min

Pierre Assouline, votre petit soupçon perfide à l’égard de Paul (: « à moins que vous ne vouliez ramener du monde sur votre blog »…) n’est pas très gentil, et à mon avis il ne correspond pas à la réalité (par contre, un Paul Edel aussi pataud en informatique qu’en clavier azerty, ça, oui.)

Bon, il est vrai que c’est parfois drôle d’être méchant… Hélas, moi je n’y arrive guère. A être drôle, veux-je dire, et ce n’est pas l’état du monde qui m’aide en ce moment, ni même votre blog – cette sorte d’île intemporelle où une bande de vieux gamins repassent et ressassent des questions à peu près littéraires…)

Janssen J-J dit: 17 novembre 2016 à 15 h 26 min

@15.08 C’est surtout que quand ils ont du pouvoir de labelliser les autres, ils ont pas toujours le courage suffisant. Prenez le goncourt des lycéens décerné à gaël faye par ex. J’imagine que passoul s’en félicite, et moi aussi, car j’ai adoré ce 1er roman, bien que je ne sois plus lycéen. Mais pourquoi le goncourt adulte ne lui aurait-il pas été donné ? Le jury pivotal en aurait-il été déshonoré après le prix de la fnac l’ayant alors pris de court, de sorte que slimani (2e roman) se serait imposée d’emblée ? On voit bien que tout ça tient pas la route une seule seconde. Faye aura 100 fois plus de lecteurs que Slimani, je peux le garantir. Vous me direz… et alors ? Et ben moi aussi, pourquoi je jouerais pas aux turfistes du PMU ? Déjà que j’ai un perroqué-de-flobère qui ne fait souvent gagner aux tirages de la loterie nationale, savez.

bérénice dit: 17 novembre 2016 à 15 h 24 min

Vous allez goûter le Beaujolais nouveau ?

Je n’ai jamais festoyé à cette occasion, j’imagine que vous non plus car vous êtes connaisseuse et amatrice d’excellents vins. Mais c’est une occasion de retrouver des amis , je me souviens qu’au temps de mes vingt ans il faisait déjà un froid humide et pénétrant qui donnait une raison supplémentaire pour s’entasser dans les bars.

la vie dans les bois dit: 17 novembre 2016 à 15 h 22 min

je ne sais plus qui à indiqué que benêt triste , pointait aux aa, assoc’ genre de ses amis alcooliques ?

bérénice dit: 17 novembre 2016 à 15 h 16 min

LVDLB, si l’opus est de vous signé, ce titre le portera à ravir, votre success story s’en trouvera propulsée derechef, illico presto. Vous pourrez siéger au centre de tous ces germanopratins . Je ne devine à qui vous pensiez en tout cas à moins de tomber dans le déni vous ne pourrez pas rayer de votre journal intime certains faits d’arme qui n’appartiennent qu’à vous et sont le fruit d’une volonté à l’ouvrage.

la vie dans les bois dit: 17 novembre 2016 à 15 h 04 min

Je ne sais pas quel titre vous recherchiez, Phil.
Perso, j’ai une idée de remplacement, pour tel ou tel livre, prisé dans les salons in paris : »longtemps j’ai persiflé de bonne heure »
Vous allez goûter le Beaujolais nouveau ?

bérénice dit: 17 novembre 2016 à 15 h 01 min

Oui daphnéée LVDLB même internaute, j’ai lu l’entrefilet à propos de Sylvain Tesson que je lirai pour la seconde lecture avec plaisir. Vu un photo de lui récente qui montre aussi qu’il va mieux, contente pour lui après cet accident.

Janssen J-J dit: 17 novembre 2016 à 15 h 00 min

@12.45, bon, j’ai été vous voir finalement, et comme apparemment vous m’avez adressé le billet du jour, je vous remercie d’avoir pris cette peine, trop d’honneur. Mais je ne suis hélas pas plus convaincu que ça par votre torrent de références assez cuistres qui ne reflètent à mes yeux que des arguments d’autorité subjectifs (puisés chez des spécialistes ayant glosé toute leur vie durant sur un ou deux auteurs), comme si cela prouvait quoi que ce soit. Vous ne prouvez strictement rien, dans la mesure où on ne voit toujours pas apparaître clairement la pertinence de vos critères de discrimination entre vos « vrais auteurs » et ceux qui ne « seraient pas dignes » de ces labellisations. De toute façon, ce qui compte à mes yeux, ce n’est pas de chercher à justifier une norme censée défendre le statut de la prescience du critique littéraire avisé, si c’est pour en arriver à la conclusion que c’est le Temps qui en décidera (au sujet d’un Houellebecq par ex.). Il reviendra toujours aux éventuels socio-historiens des mentalités de montrer le leurre rétrospectif du partage entre « bons » et « mauvais » romanciers en fonction de la curiosité quantifiable de leurs lectorats respectifs à un moment t ou dans une séquence de temps idoine. Prenez Ch. Charle par ex. (Seuil, 2016, t. 1, p. 74-77) qui nous explique clairement les raisons pour lesquelles Walter Scott, Mme de Genlis et Eugène Sue figurèrent au panthéon de la bourgeoisie française lisante du premier XIXe s., alors qu’on nous fatigue les nerfs aujourd’hui avec les toujours les mêmes surclassés Chateaubriand, Lamartine, Lamenais, Hugo, Balzac, Sand, Musset, Vigny, Michelet… A cette époque, seuls ont réussi à surnager les Gautier et les Hugo, car ils surent s’adapter à la veine des goûts des lectorats « dominants », c’est-à-dire au plus grand nombre possible plutôt qu’à une élite restreinte (encore que chez eux, la capacité d’atteindre les deux catégories ne fut pas incompatible, car non seulement ils avaient du talent, mais aussi et surtout, l’instinct de la séduction populaire)… Or, il me semble que ça n’a pas tellement évolué aujourd’hui, sauf à ce qu’avec la massification générale, les cyniques aient augmenté à proportion. Les critiques ‘littéraires’ ou ‘pas littéraires’ n’ont pas grande influence là-dedans, ne vous en déplaise. Il y a bien des plombes qu’ils ne sont plus des référents de quoi que ce soit, en dépit de leur grande et indéniable culture surétalagée. Voilà ce que je pense…, et ça ne vaut pas grand chose en soi, nous sommes bien d’accord.

Jibé dit: 17 novembre 2016 à 14 h 58 min

Drôle de personne que LVDLB, bérénice, elle me fait songer à Daaphnée ?
Elle s’intéresse à beaucoup de choses et ses liens sont sont souvent intéressants, tel celui ce matin sur Sylvain Tesson…

la vie dans les bois dit: 17 novembre 2016 à 14 h 57 min

Je ne sais pas si la video bdsm postée par bas rosis et qui avait tant choqué, est toujours dans un fil de commentaires rdl ?

Jibé dit: 17 novembre 2016 à 14 h 51 min

C’est-à-dire, Mohawk, que Passou ne saurait tolérer une trop forte homophobie, voyez-vous, mais on peut joyeusement se faire traiter chez lui de tafiole, tarlouze, tantouze ou encore d’enculé de pédé. Là, c’est pas encore trop…
Fut un temps où on préconisait ici même le recours au napalm pour exterminer les gays.
Où commence donc le trop chez Passou ?
On aimerait voir quelques exemples de commentaires qui en aurait trop fait et qu’il aurait coupé !

bérénice dit: 17 novembre 2016 à 14 h 50 min

11h31 Pablo, vous savez c’est une femme libérée , cela ne l’en prive pas moins de l’usage de neurones et le genre du vocable qu’on appartienne à l’un des trois sexes déclarés est masculin. LVDLB se sert donc de ses neurones, ce n’est pas une amibe tout de même, elle n’enregistrait pas tant de succès. Les hommes je crois aiment à profiter de ses charmes de tigresse et la dompter tout en découvrant ou en flattant sa culture non négligeable dont on peut aussi s’interroger sur sa métabolisation, mais c’est quelqu’un d’intelligent ce qui n’exclut pas des défauts, un ego peut-être comme l’univers en expansion que sa modestie légendaire, son honnêteté et son humilité peinent à contenir sans oublier certaines volontés qu’elle habille de mille feuillets pour mieux dissimuler ses intentions qui ne sont malheureusement pas toujours des meilleures, loin s’en faut; j’irai même jusqu’à envisager que mieux elle peut cause du tort ( pour résumer) et plus grand sera son agrément à fréquenter ses congénères. Vous employiez le terme  » baiser » et bien pour conclure je risquerai qu’elle aime aussi à l’employer au sens figuré .

Mohawk dit: 17 novembre 2016 à 14 h 35 min

ce qui est trop raciste, insultant, diffamatoire et scatologique.

Insultant et scatologique supportent l’adverbe de degré. Diffamatoire, à voir…
Mais peut-on être ‘trop’ raciste? Un propos est raciste ou ne l’est pas. Le mot porte en lui-même son « trop ».

Sant'Angelo Giovanni dit: 17 novembre 2016 à 14 h 28 min


…un vol au vent,!…
…on n’en fera pas des pareils dans ce style sobre, avant longtemps, tout critères confondus,!…
…Non, je stop aujourd’hui, c’est trop facile à l’Optimum à Pareto,!…

…Oui, je sais les retenues sur salaires explosent en Belgique,  » Dix fois plus que l’année passée « ,…C.Q.F.D….

…la géométrie plane » billets à l’emporte-pièces  » dans l’espace du chiffre au calumet de la paix-social,!…Ah,!Ah,!…

…c’est plus tordent que prévus,!…etc,!…

Delaporte dit: 17 novembre 2016 à 14 h 07 min

Paul Edel, vous devriez remplir la case « site web » quand vous postez un commentaire, car il est très difficile d’aboutir sur votre blog, tellement il est discret sur la toile.

Janssen J-J dit: 17 novembre 2016 à 13 h 59 min

@13.24 PA, merci de répondre à ma place à 12.45. Ça tombe d’autant plus opportunément à pic que je ne sais pas comment chercher le blog où il y aurait eu une réponse, vu que je ne vais nulle part me disperser ailleurs. Donc, la désertion d’un « copain » (?)… risque pas ! Vous êtes mon seul copain, passou :-) et j’en rajoute pour attester que votre algo censure pas trop, ni vous derrière lui, même quand on vous titille un peu pour le fun, mais jamais méchamment, on est bien d’accord, hein ?

Jibé dit: 17 novembre 2016 à 13 h 58 min

la sardine, c’est nous, Phil !!!
Je guète l’email camusien, vous ne savez pas jusqu’où je suis capable d’aller pour arriver à mes fins !

Phil dit: 17 novembre 2016 à 13 h 40 min

le filet à passou chasse le requin, Baroz, pas la sardine.
faudrait voir si les extraits du journal de camus passe l’émail.

Jibé dit: 17 novembre 2016 à 13 h 31 min

« c’est moi qui passe dans les rangs, qui élimine ce qui est trop raciste, insultant, diffamatoire et scatologique. »

ça doit être gratiné, Passou, quand on voit ce qui passe à travers les mailles du filet : à ne pas jeter mais archiver dans l’enfer de la RDL !

Passou dit: 17 novembre 2016 à 13 h 24 min

Mais non, Paul Edel, pas de censure, le modérateur ne vous « coupe » rien du tout, c’est juste vous qui n’êtes pas doué en informatique. D’abord c’est l’algorithme et non le modérateur. De plus il ne coupe pas mais met en file d’attente. Ensuite c’est moi qui passe dans les rangs, qui élimine ce qui est trop raciste, insultant, diffamatoire et scatologique. La plupart passent intacts, évidemment, et tous les vôtres toujours.Maintenant que vous vouliez ramener des copains chez vous…

la vie dans les bois dit: 17 novembre 2016 à 13 h 00 min

Les lycéens ont préféré l’enseignement d’un jeune qui a des trucs à raconter, pour leur prix Goncourt. Bravo!

Bloom dit: 17 novembre 2016 à 13 h 00 min

Tremble la terre qu’y a-t-il à faire
Restes d’hier qui chargent le futur
Erreur de croire éteinte la flamme
Intime fumée maintenant la veille
Zèle qui mène les peuples au péril
Eux se voient sur la voie qui sauve
Tanger, 1er janvier 2013
Abdelwahab Meddeb

Sant'Angelo Giovanni dit: 17 novembre 2016 à 12 h 51 min


…l’imagination, çà ne s’invente pas,!…
…tu l’a,!…ou pas,…
…ou avec les chiottes sont disponibles,!…

…bon trépas,!…à nos leurres aux abois,!…
…Ah,!Ah,!…etc,!…

Paul Edel dit: 17 novembre 2016 à 12 h 45 min

Janssen je vous reponds sur mon blog car ici le modérateur coupe mes interventions si elles dépassent 5 ou 6 lignes .

Sant'Angelo Giovanni dit: 17 novembre 2016 à 12 h 37 min


…et, pendant ce temps là,!…

…des centaines de milliers de grand Turcs, ou beaucoup plus, emprisonnés, en buvant du Champagne  » forcé « ,…

…s’entraînent a leurs nouveau rôles, dans les cages aux folles, des sérénissimes grands Pachas,!…pour les exercices de style des Islams, les uns plus grands que les autres,!…
…tout ces oiseaux en cage,!…en longues vagues d’écritures en barrages,!…
…la modernité dans les lacs d’amour muselés,!…çà baigne, le cirque du dressage des lions,!…
…niveaux cultures  » Pacha  » Mix , chicorée ou café soluble,!…

…un bon jus de fruit me suffis,!…of course,!…
…tout ces rebelles trahis, par Zorro Turc, du ranch en trampoline,!…
…encore un tour,(,…pour Tintin, chez les Turcs,!…et que ça saute,!…
…l’opinion publique du chèque franc-tireur,!…
…Ah,!Ah,!…Dieu, vous le rendra au centuple,!…h âtez – moi,!…ces Gigolos des pouvoirs usurpés,!…
…t’a la croix et le turc dans le cul,!…
…c’est que çà fait  » Bosphore démocratique « ,!…le Trump avant leurre,!…etc,!…Ollé,!…

… suivant, tout ces  » scénarios ridicules pour faire nouveauté à tourisme  »

…le bon Pacha – thé, mix,!…Pub à part, nos gugusses aux champagnes,!…Vive la Révolution, toujours les mêmes tettes d’andouilles aux pouvoirs,!…
…et c’est que çà se prend au sérieux,!…
…tous plus meilleurs les uns que les autres,!…
…la politic fiction,!…penser correct,!…en diable,!…et la salubrité d’esprit,!…des W.C,!…etc,!…
…des pommes, des poires, et des bananes landers,!…pour un cinquième mandat, plus c’est con, et meilleur c’est,!…la démocratie de nos dictatures molles,!…
…à se frayez du chemin,!…
…etc,!…t’a leurre,!…

Phil dit: 17 novembre 2016 à 12 h 26 min

exact, Baroz. Il a d’ailleurs arrêté sa lecture quand le Grand remplacement a déboulé..
Pensez à Oliviera, centenaire obsédé sessuel, archétype du Portugais conquérant « génésique »

Pablo75 dit: 17 novembre 2016 à 12 h 23 min

« L’autre jour le cojoné number 75 et son minet chaloupe avaient menacé ici le non moins considerable poltergeist d’une mise aux fers. Ils n’hésitent devant rien les ivrognes entre eux. » (La mort dans les bois)

Mon dieu, mais quel humour ravageur !!

Si tu veux faire carrière comme humoriste de blog, je te le déconseille. Tu ferais mieux d’aller « tocar los cojones » à tout le monde ailleurs.

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