de Pierre Assouline

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La République des livres
Des écrivains de SF au secours de l’armée

Des écrivains de SF au secours de l’armée

Les écrivains ont tort de se faire du mouron pour leur avenir dans une société désormais régentée par l’ordre moral, les ligues de vertu, la censure, la chasse à l’homme, l’emballement médiatique… L’armée est là et elle les veut ! Il ne s’agit pas de les former à la guerre civile des mœurs et des idées, ni de les préparer à une insurrection qui vient. Les militaires reconnaissent enfin que la littérature peut leur rendre un grand service en ces temps aux contours flous où ils manquent de visibilité à moyen et long terme. Un certain type de littérature en tout cas : la science-fiction. Un genre longtemps méprisé sinon ignoré par la critique.

L’armée américaine ne s’y est pas trompée qui a déjà par le passé sollicité l’imagination créatrice de ces écrivains du troisième type. Sans même remonter à la fin des années 50, quand le grand Isaac Asimov rédigeait des notes sur le futur bouclier anti-missile à la demande de l’US Army, quelques uns de ses épigones ont été conviés au lendemain des attentats du 11 septembre à combler les lacunes dans l’imagination des personnels du Pentagone en participant à des séances de brainstorming. La France s’y met donc à son tour.

L’annonce du recrutement, telle que parue dans le Bulletin officiel des marchés publics, est gouvernée par un art poétique inédit dans les milieux littéraires, y compris ceux de la SF :

« Conception et restitution de scénarios de disruption  opérationnelle, technologique ou organisationnelle au profit de l’innovation de défense ».

En interne, cela se résume en deux mots : « Red Team ». Plus qu’un nom de code : un mode d’action. Celle d’une cellule d’experts réunis pour leur compétence, leur critique objective, rigoureuse, l’originalité et la fraicheur de leur regard extérieur. Leurs identités seront dévoilées mais pas leurs écrits. Pas question d’en faire des livres. Ces scénarios disruptifs et prospectifs seront classifiés.

L’Etat-major des armées attend des romanciers sélectionnés avant d’être réunis en un command de choc, qu’ils l’aident à prévoir les situations d’adversité, à anticiper les conflits futurs en les imaginant et à l’éclairer sur les menaces qui pèsent sur la France. On sait que la science-fiction commence à la fin du mois mais que son champ de vision est infini. Le ministère a raisonnablement choisi de s’en tenir à l’horizon 2030-2060. La date-limite aux dépôts des candidatures est fixée au 15 février prochain à 15 heures. Cette dernière information fait rêver. On n’imagine pas qu’un contrat d’édition ait jamais été aussi précis.

L’Agence de l’innovation de défense avait repéré les auteurs potentiels du côté de Nantes lors des dernières Utopiales, ce fameux festival de SF qui est devenu la Mecque des prospectivistes branchés sur l’imaginaire. L’un des rares salons du livre où, à la buvette, l’on entend parler  d’intelligence artificielle, de cyberdéfense, de spatial militaire, d’armes à énergie dirigée, d’hypervélocité, de cryptographie, de capteurs quantiques et autres gravimètres à atomes froids. Aux Utopiales, des représentants du ministère de la Défense avaient déjà testé les auteurs en leur proposant d’imaginer à quoi ressemblerait un drone de surface naval en 2080. Quelle ne fut pas leur surprise en voyant apparaître alors un serpent de mer s’éparpillant en drones autonomes avant de se fondre dans la population marine, concept auquel les têtes pensantes de l’Armée n’avaient jamais pensé.

Lorsqu’elle sera constituée, la cellule ne sera pas engagée à plein temps mais devra rédiger régulièrement des notes qui serviront à la réflexion sur les technologies futures. A charge pour eux de dépasser les murs de l’imaginaire, de se droniser pour éclairer le monde d’une lumière zénithale et de faire bouger les lignes dans le champ des certitudes ; c’est d’ailleurs l’objet même de la SF si l’on en croit l’un de ses plus éminents représentants Pierre Bordage, auteur des Guerriers du silence. Dans le rapport du lieutenant-colonel Caplain sur «Penser son ennemi. Modélisation de l’adversaire dans les forces armées » , les rares écrivains cités ne sont pas trop SF : Sun Tsu, Platon, Carl Schmitt, Clausewitz… Il y en a tout de même un. Rien moins que le pape de la spécialité. Une phrase extraite de Fondation (2000) d’Isaac Asimov (un livre expédié dans l’espace par Elon Musk) sert de chute au rapport :

« Pour réussir, il ne suffit pas de prévoir ».

Il faut aussi tenir compte que le serpent se mord la queue puisque au XXIème siècle, le terrorisme s’inspire de la fiction dans sa capacité à surenchérir. Un objectif : imaginer au-delà. Prévoir l’imprévisible, s’attendre à l’inattendu, les romanciers savent faire ; mais comment y parvenir en tenant compte du contexte géopolitique à venir dont on ne sait rien ? Un romancier, contrairement à un expert militaire, peut négocier avec toutes les contraintes mais à une condition : rester crédible. Les bons auteurs effectuent des recherches et se servent des rapports scientifiques les plus avancés ; ils se projettent dans le futur à partir de leurs conclusions, donnant libre cours à leur imagination ; mais la base, le point de départ, eux, sont bien réels.

On croit anticiper alors que notre quotidien est déjà formaté par la domination des nouvelles technologies. La guerre entre soldats de chair et de sang et des griffes humanoïdes ou robots tueurs, imaginée par Philip K. Dick en 1953 , c’est aujourd’hui. L’action de la nouvelle se déroulait en Normandie…

On ne voit pas encore qu’elles forces spéciales de l’édition sauront modéliser l’imaginaire d’un écrivain. Sauf à l’avoir assisté d’une intelligence artificielle. N’empêche… On ne peut s’empêcher  de rêver à ce qu’un Alain Damasio donnerait s’il intégrait un pareil commando d’écriture en y propulsant ses furtifs, ces êtres de chair et de sons, ces invisibles vivants dans les angles morts

La science-fiction, genre de tous les possibles, a la particularité de donner le vertige au lecteur. De lui faire faire un pas de côté par rapport au réel. L’initiative est donc bien venue car elle bousculera l’Armée, institution assez lourde. Gageons que l’on croisera des armements à la sophistication inimaginable. Mais il ne faudrait pas se concentrer exclusivement sur l’innovation technologique. Ou réinventer le sous-marin du capitaine Nemo. Ni s’interdire de penser que les nouveaux contours de certains conflits à venir (armées privées ou irrégulières, guerres civiles, contre-insurrection etc) exigeront de recourir à des méthodes déjà éprouvées autrefois. Il faudra alors adjoindre à la Red Team une Dream Team constituée des meilleurs auteurs de romans historiques. Imaginez, imaginez, et même si la guerre est une chose trop sérieuse pour être confiée aux romanciers, il en restera bien quelque chose.

(« Drones » vu par Falco ; « Robots-tueurs » D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Actualité, Littérature de langue française.

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commentaires

1 355 Réponses pour Des écrivains de SF au secours de l’armée

rose dit: à

Dauphin. l’idée d’une croisade est incompatible avec la lucidité de l’héroine, qui lui fait dire: « Je ne durerai pas plus qu’un an ».
Bien à vous.

Oui.
Comme la cane.
La cane de Jeanne.
Etc.
Un an c bref.

Petit Rappel dit: à

« Elle voulait le voir mort ».
Mais elle ne l’a pas tuée.

On note au contraire lors je crois de la Prise des Tournelles le choc que constitue sa rencontre avec la vraie guerre. Blessée, elle est tout de meme obligée de s’absenter quelques dizaines de minutes du champ de bataille. Alors que tout dépend d’elle.

Les juges du Procès de condamnation pointent l’exécution effective, sans doute accompagnées de négociation, d’un autre bourguignon. La réponse de Jeanne, ‘ »il s’agissait de sauver l’homme de « L’Ours » est intéressante. Elle agit pour sauver à Paris un ^membre de son réseau parisien à l’Hotel de l’Ours. La négociation échoue, les lois de la Guerre sont appliquées.

Je ne vois pas d’où sort cette histoire de Croisade, sauf peut-être d’un texte tardif et romanesque issu d’Espagne qui nous présente sans vergogne sa vie et ses aventures après 1429.

La mission de Jeanne se borne,si l’on ose dire, à rétablir le Dauphin. l’idée d’une croisade est incompatible avec la lucidité de l’héroine, qui lui fait dire: « Je ne durerai pas plus qu’un an ».
Bien à vous.
MC

Jazzi dit: à

Jeanne d’Arc, bonne chrétienne, était passablement raciste. Du seul Bourguignon de Domrémy, enclave Armagnac, elle disait qu’elle voulait le voir mort.
Sans parler des Anglais !
Elle rêvait de prendre la tête d’une croisade pour délivrer Jérusalem…

Jazzi dit: à

« *Je commente ainsi les propos d’un commentateur à pseudo du blog de Philippe Bilger. »

Et comment a-t-il reçu le compliment ?

Patrice Charoulet dit: à

CATHOLICISME ET RACISME *

L’un de nos confrères de ce blog nous livre son auto-portrait. Il se situe politiquement. Il serait « populiste et nationaliste ». C’est son droit. Barrès était nationaliste. Notre confrère a-t-il lu Barrès ?Il est populiste, à l’en croire. Sait-il bien de quoi il retourne. Pour s’instruire, qu’il écoute la vidéo de Chantal Delsol. Après, il pourra nous dire s’il est ou non populiste Il n’est pas de religion musulmane. C’est son droit. Et donc il n’a aucune raison d’aimer une religion qu’il n’aime pas et à laquelle il ne croit pas. Il est, clame-t-il, hétérosexuel. C’est assez répandu.On va le croire sur parole.Encore que nous n’ayons aucune preuve de son hétérosexualité . Il nous donne une information qu’il croit importante : sa peau est de couleur blanche. Il en semble fier.
A-t-il raison de l’être ? Cela dépend de la quantité de mélanine qui s’y trouve. Peut-on être fier d’une quantité de mélanine ? Je m’interroge.
Le portrait devient, me semble-t-il, assez problématique quand il nous dit qu’il est « raciste catho ».
Raciste, le mot est assez clair. Beaucoup de racistes ont des propos et/ou des comportements qui signent la racisme, même s’ils croient en être quittes en affirmant que le mot n’a aucun sens ou qu’ils ne son pas racistes. Il nous dit, lui, qu’il est raciste. On va le croire. Là où s’illusionne, c’est quand il croit être catholique. A-t-il lu trois lignes du Nouveau Testament dans sa vie ? Aime-t-il ses ennemis ? Rend-il le bien pour le mal ? Applique-t-il les préceptes de Jésus?Tout ce qu’il écrit sur ce blog prouve qu’il n’est pas catholique.

*Je commente ainsi les propos d’un commentateur à pseudo du blog de Philippe Bilger.

rose dit: à

et alii dit: à

C’est un véritable bouleversement du monde de la physique. Une équipe de chercheurs est parvenue à filmer deux atomes en train de se lier, puis de se séparer. Des images inédites qui sont désormais accessibles à tous.
https://dailygeekshow.com/iaison-separation-atomes/?utm_source=newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=Newsletter_Journaliere_2020-01-31

Je les ai vus et alii, avec émerveillement, mais, marquée par une conversation récente mélant vieilles peaux et termes surannés, je les ai vus -mama mia- se séparer dans le mitan du lit, là où la rivière est profonde.
Et j’ai vu, mais peut-être ai-je mal vu, un des deux disparaître du champ de notre vision.

Patrice Charoulet dit: à

PATRONYMES (suite)*

Je réponds à l’anonyme qui analyse la proposition de Damien Abad, président du groupe LR à l’Assemblée nationale, de « lever l’anonymat sur les réseaux sociaux ». J’avais dit souscrire à sa proposition.
L’anonyme a beau jeu de supposer un internaute signant Jean Martin. Sur ce blog Claude Luçon,
Marc Ghinsberg, Philippe Dubois,Michel Deluré, Mmes Semtob, Catherine Jacob, Antoine Marquet,Xavier Nebout, Mary Preud’homme, Robert Marchenoir, Julien Weinzaepflen…j’en oublie, sont très francs. Certains d’entre eux fournissent même, sur demande, à qui le souhaite, de plus amples informations (profession, ville, mail, téléphone).
Parmi les habitués écrivant sous un nom supposé, plusieurs peuvent aussi donner ces précisions sur demande, et sont capables, au besoin, de véritables échanges épistolaires et/ou téléphoniques.
On me permettra , de plus, de distinguer entre les pseudos. Sur ce blog, certains ont eu l’heureuse idée de prendre un pseudo qui permet à coup sûr de les reconnaître : Aliocha, sbriglia, Savonarole, genau, caroff, par exemple, ne sont pas confondables. Je les lis toujours. Je ne lis jamais ceux qui signent Pierre, Paul, Jacques, Robert…Il ne faut pas se moquer du monde ! A quand X, Y, Z ?
Autre chose. Vers 1995, dans les pages « Opinions » du Figaro, Max Clos refusait de publier une lettre d’une personne qui ne lui fournissait pas son prénom, son nom (cela pouvait être : Jean Martin), mais aussi son adresse exacte et son téléphone. Dans le journal, tout n’apparaissait pas. Pour votre serviteur, on ne lisait, après ma prose, que ceci : Patrice Charoulet,76200 Dieppe. Le doute pour lui n’était pas permis. Et pour le lecteur du Figaro non plus.
Ce système me semble infiniment préférable à la prolifération des Tarzan, Zorro , Kevin du 93,…
Certains blogs , par exemple celui de Pierre Assouline, très fréquenté, parfois mille commentaires ou plus pour un seul texte du blogueur, sont entièrement peuplés de pseudonymes , sauf deux ou trois, dont moi. Ce n’est pas un agrément. On est en plein capharnaüm. Allez voir. Bon courage !
Ici, en tout cas, j’ai la satisfaction de converser avec des gens à patronymes, et des gens à pseudonymes bien identifiables, que je connais et que je ne confonds pas. Les fantômes, très peu pour moi !

*Publié sur le blog de Philippe Bilger, en réponse à un ananonyme défendant les anonymes

Soleil vert dit: à

> Christiane :merci quelle culture !

> et alii : très intéressant ce lien. Plusieurs obstacles ont brisé l’élan cinématographique français de SF : le financement, la création d’une filière industrielle, le savoir-faire. J’aime bien ce passage sur Métal Hurlant. Moebius, Druillet ont inspiré les réalisateurs anglo-saxons.

Il y a un domaine de l’image ou SF et fantastique ont été représenté : il s’agit de la télévision.
Voir l’ouvrage « Merveilleux, Fantastique et Science fiction à la télévision française » de Jacques Baudou. Je me souviens de « La Brigade des maléfices » comme d’un précurseur des « X files » et d’une série terrifiante « Noires sont les galaxies »

et alii dit: à

encore les brits
Grayson Perry: The Pre-Therapy Years continues at the Holburne Museum (Great Pulteney Street, Bath, England) through May 25. Grayson Perry: The Pre-Therapy Years (2020) by Chris Stephens, Catrin Jones, and Andrew Wilson is published by Thames and Hudson.
The Perfectly Imperfect Grayson Perry
Grayson Perry, the celebrated potter, is indefatigable on the subject of himself.
https://hyperallergic.com/539646/grayson-perry-the-pre-therapy-years-at-the-holburne-museum/?utm_medium=email&utm_campaign=WE020220&utm_content=WE020220+CID_78e2fe7e322922cf9304f7a4dcf16732&utm_source=HyperallergicNewsletter&utm_term=The%20Perfectly%20Imperfect%20Grayson%20Perry

et alii dit: à

pour soleil vert
Que s’est-il passé en France entre le cinéma et la science-fiction ? Comment expliquer que le pays qui a vu naître le septième art et qui a pour ainsi dire créé la science-fiction, avec Jules Verne et le merveilleux scientifique de la fin du XIXème siècle, l’un ayant d’ailleurs servi de source à l’autre, à travers les films de Georges Méliès ? Comment expliquer que cette veine prolifique se soit tarie, au point que la production cinématographique française de SF est pour ainsi dire quasiment au point mort, alors que l’imaginaire science-fictionnel est l’un des principaux moteurs des superproductions populaires, largement porté par un marché américain dopé aux blockbusters de SF. C’est ce mystère que nous allons tâcher de résoudre aujourd’hui depuis le Festival du film fantastique de Gérardmer.
https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-emission-du-vendredi-31-janvier-2020

et alii dit: à

Judith Epstein Schlanger est née en 1936 à Paris. Elle est philosophe et écrivain.
Les concepts scientifiques : invention et pouvoir avec Isabelle Stengers. – Paris : la Découverte : Unesco ; Strasbourg : Conseil de l’Europe, 1989. – (ISBN 2-7071-1809-5) (la Découverte). – (ISBN 92-871-1652-0) (Conseil de l’Europe). – (ISBN 92-3-202607-4) (Unesco). – (Collection Textes à l’appui. Anthropologie des sciences et des techniques). Réédité Paris : Gallimard, 1991. – (Collection Folio Essais ; 161). – (ISBN 2-07-032624-1).

christiane dit: à

Soleil vert,
cette « parenthèse SF », Cocteau la fait précéder de cette description hallucinante de la chambre de Proust (P.75) du même livre La difficulté d’être:
« Chez Marcel Proust, boulevard Haussmann, […]La guérite de liège derrière le lit de cuivre, la table couverte de fioles, d’un théâtrophone (appareil permettant d’écouter certains théâtres), d’une pile de cahiers de classe et, comme sur les autres meubles, d’une fourrure de poussière qu’on n’époussetait pas, le lustre enveloppé de lustrine, la table d’ébène où s’entassent dans l’ombre, les photographies de cocottes, de duchesses, de ducs et de valets de pied de grande maison, la cheminée à glace morte, des housses, et cette poussière et cette odeur de poudre antiasthmatique, odeur de sépulcre, toute cette chambre de Jules Verne était un Nautilus encombré d’appareils de précision pour calculer nos chiffres, nos nombres, nos mesures, et où il devenait fatal de voir apparaître le capitaine Nemo en personne : Marcel Proust, mince, exsangue, avec la barbe de Carnot mort.
Cette barbe noire d’un kalife, Proust la mettait et l’enlevait aussi vite que ces fantaisistes qui, en province, imitent les hommes d’état et les chefs d’orchestre. Nous le connûmes barbu, nous le vîmes imberbe, tel que Jacques-Emile Blanche le représente, une orchidée ) la boutonnière et la figure comme un œuf. »
Ces pages délirantes (73 à 78) sont dans ce petit livre de Cocteau, « écrit alors que la maladie l’a surpris pendant le tournage de La Belle et la Bête et qu’il s’est réfugié chez les Vilmorin, à Morzine. Il se souvient de Fontenelle, presque centenaire, sur son lit de mort. Le médecin lui demanda : « Que sentez-vous ? ». Fontenelle répondit : « Je sens une difficulté d’être. » […]
Il faut « déchef-d’œuvrer » les livres, déboulonner les statues. »
(extraits de la présentation de Linda Lê)

Marie Sasseur dit: à

Où vont nos sous.

Le mercredi 29 janvier 2020 avait lieu la restitution d’une étude de marché, réalisée par Starburst pour l’Agence de l’innovation de défense (AID) : « Quantique, pour quoi faire? »

Focalisée sur 3 domaines d’application : Capteurs, Communication et cryptographie, Calcul et simulation, cette étude de marché s’adresse à un public large et fait le point sur les acteurs (laboratoires, start-up, grands groupes) impliqués dans les différents domaines.

 

Visualiser la présentation de cette étude de marché :

https://www.defense.gouv.fr/aid/actualites/restitution-de-l-etude-quantique

Soleil vert dit: à

MERCI POUR CETTE PARENTHESE SF

christiane dit: à

Janssen J-J,
Ouf ! Merci l’ami !

Janssen J-J dit: à

Je ne me fais jamais bien comprendre…
Le anrrateur n’est asbolument pss pédophile, c’est le chef de la sûreté qui en fiat un complice, car luji, il l’est appparemmet. Et cet keuf ne peut pas comprendre la charité gratuite d’un aristo pour qui le fric n’était pas un souci, s’il pouvait acheter le moyen d’apaiser sa douleur auprès d’une enfant.
(in tome IV de la Pléaide, 6e volume de la Recherche du temps perdu : Albertine disparue).
Rein à voir avec Valjean et Javert… Et pourtant on y pense un brin, lors de cette page de Proust, insignifiante parmi les milliesr de réminiscences…

Oui, rôz, ce sont les armatures tenant les vitraux qui sont une horreur. Mais vous avez raison, il n’y avait sans doute pas d’autre moyens de les remettre en valeur après la guerre, ils avaient été sauvés et cela valait le coup. Vu de l’extérieur cet édifice est une horreur, mais de l’intérieur, il nous reste que l’éblouissement des vitraux, une splendeur, du coup vous oubliez tout le reste.

Merci Ch. et Rose pour m’avoir fait préciser… Bon courage, r. !

NB / Ch. quand dans un message, on veut donner deux liens, le robot refuse. Alors on recopie le message sauvegardé ; et là, ça passe. Une demi heure plus tard vous voyez apparaître le 1er message accepté… Désolé pour les doublons, c’est le robot qui fait des siennes..

Bonne nuit ! (elle n’est pas encore rentrée, donc je m’attarde un brin, en vous imaginant – Samuel ne m’inspire pas trop, du moins le nouveau billet).

et alii dit: à

une sorcière modeste qui parle aussi d’écriture et des mots;il y a une chanson d’anne sylvestre avec »la guerre » et Jeanne d’arc;
Profession philosophe (53/74)
Isabelle Stengers, de la science à la sorcellerie
https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie/profession-philosophe-5374-isabelle-stengers-de-la-science-a-la-sorcellerie?actId=ebwp0YMB8s0XXev-swTWi6FWgZQt9biALyr5FYI13OpVgbqTOoeKQh7JKoFLC2fE&actCampaignType=CAMPAIGN_MAIL&actSource=565220#xtor=EPR-2-%5BLaLettre31012020%5D

christiane dit: à

JJJ, ça marche mal et quand on renvoie le commentaire on a des doublons qui s’affichent…

rose dit: à

Janssen J-J dit: à

@ L’église a beaucoup de mal à reconnaître ses torts. Cf Barbarin comme il s’obstine.

Proust pas lu. Si ce que vous écrivez est dans le tome que vous lisez, honte à lui.
Sur Barbarin, je peux réondre.
Il est prélat, en position de pouvoir, représente l’Église, sous l’autorité du pape.
Si ces hommes, sous l’effet d’un courage éclatant et d’efforts forcenés sont venus lui parlet -même s’ils avaient dès lors acquis la majorité leur permettant de porter plainte eux-mêmes, lui avait à stopper immédiatement les agissements du père Preynat et à informet la hiérarchie.

Comme cela il y aura évolution dans l’Église et jamais sous la loi de l’omerta.

Cordialement Janssen JJ

christiane dit: à

@Janssen J-J,
Oui, j’imagine le pire…
Le passage que je n’ai pas copié dans la citation […] :
« De ces randonnées d’où il rentrait à l’aube en croisant sa pelisse, blême, les yeux cernés de bistre, un litre d’eau d’Evian dépassant de sa poche, sa frange noire sur le front, une de ses bottines à boutons déboutonnée, son chapeau melon à la main, pareil au spectre de Sacher Masoch. Proust rapportait chiffres et calculs qui lui permissent de bâtir une cathédrale dans sa chambre et d’y faire pousser des églantines.
Le fiacre d’Albaret prenait surtout un aspect très funeste dans la journée. Les sorties de jour de Proust avaient lieu une ou deux fois l’an. Nous en fîmes une ensemble. c’était pour aller voir les Gustave Moreau chez Mme Ayen et ensuite au Louvre, le Saint Sébastien de Mantegna et Le Bain turc d’Ingres. »
J’avais apprécié quand Clopine avait parlé de la solidité de l’œuvre. Comme j’avais aimé votre lecture que vous relatiez avec beaucoup d’humour.
Quant à sa vie privée, il semblait plutôt attiré par les hommes, non ? ce qui n’est pas condamnable. Les enfants ? je ne crois pas. Un geste inconsidéré et déplacé de charité ? Quant au commissaire…

rose dit: à

On fait grand cas des vitraux réaffectés dans cette horrible église, sise sur le bûcher de Jeanne, en face, reconstruite après la guerre. Ils jurent un brin. M’enfin, c comme ça…
https://www.youtube.com/watch?v=Gn3FcjrfKBc
Bonsoir à tous

Janssen JJ

Ce ne sont pas les vitraux qui jurent – quel travail énorme et superbe ! Mais les murs autour. Quelle chance aussi qu’ils aient été sauvegardés.
Merci Janssen JJ pour cette découverte.

et alii dit: à

prix crafoord sur le monde:
L’histoire raconte que les deux experts chargés de relire l’article l’éreintent et le rejettent mais que l’éditeur de la revue, l’Indo-Américain Subrahmanyan Chandrasekhar (futur Nobel de physique en 1983), passe outre et le publie. Dès l’année suivante, les sondes soviétiques Luna mesurent la force du vent solaire et confirment la prédiction de Parker.

Chantal dit: à

Non, je ne suis pas obligée, rose, et j’ai renvoyé un mail poli mais glacial.

Bonne soirée

Janssen J-J dit: à

@ L’église a beaucoup de mal à reconnaître ses torts. Cf Barbarin comme il s’obstine. Alors que mea culpa et hop, tu redanses.

Très singulière votre citation de Cocteau, Ch., j’allais justement vous parler de Proust… Car cet aprèm, je suis tombé sur ce passage, où pour se consoler du départ d’Albertine, le narrateur avait offert 5000 francs à une petite fille ramassée dans la rue pour la/se consoler chez lui… Et puis, ennuyé, il l’avait renvoyée chez elle… Vous souvenez-vous de cette anecdote ? Oui ? Bon, et bien, figurez-vous qu’il y eut un drôle e rebondissement à cette affaire : les parents offusqués portèrent plainte contre le narrateur, arguant « qu’ils ne mangeaient pas de ce pain là »… et le marcel, honteux, s’en tira tant bien que mal, car bien entendu, personne ne crut à son innocence, tant la vérité est souvent plus compliquée que la réalité, quand on est pété de thunes… Et c’est là où je veux en venir avec l’allusion à Mgr B. Car figurez-vous qu’après avoir subi « un savon extrêmement violent » (dixit-il) du chef de la Sûreté, voilà ce qu’on apprend, p. 37, t. 6 (j’ouvre mes guillemets, Jean Coc, Ch., CT et rôz, ouvrez bien vos esgourdes) :  »
Mais dès qu’ils furent partis, le chef de la Sûreté qui aimait les petites filles changea de ton et me réprimandant comme un compère : une autre fois, il faut être plus adroit. Dame, on ne fait pas des levages aussi brusquement que ça, ou ça rate. D’ailleurs, vous trouverez partout des petites filles mieux que celle-là et pour bien moins cher. La somme était follement exagérée » (je ferme mes guillemets)….
Et voilà, personne ne trouve rien à dire aux cocktails de Proust, tout le monde trouve normal que les keufs d’aujourd’hui s’en prennent au père Matzn.eff ou au bas et haut clergé, à Fillon ou Cahuzac, Debray ou autres Gilles de Rais, etc., grands lecteurs de bonnes pratiques littératures 🙂
Décidément, le monde tourne pas rond depuis qu’on retrouve le temps perdu, hein (facétieux 🙂

NB/ C’est quoi, c’te poussée d’adrénalines sur Jeanne d’Arc, jzmn, un nouveau goût de ?… Déjà remis de la paresse ?… Bigre. Quel homme ! Mais non, moi je vais pas vous empêcher de vous citer trop longtemps… Non point, vous savez très adroitement orienter vos followers, une fois la SF épuisée… Bravo ! Récemment, j’ai dîné avec mes amis Jean et Christine à La rive Droite, place du vieux marché, 1 rue de la Pie. J’en ai gardé un très bon souvenir, c’était le 8 décembre 2016, j’en ai gardé un bon souvenir et pas eu d’avoir eu à faire la vaisselle en repartant. Je n’avais pas revu ces amis depuis trente ans… Depuis, ils ont eu mal de pb avec la crise de Lubrizol, passée dans leur jardin de Mt St Aignan. Jean et Chritsine F., je vous embrasse, si vous passez par la RDL !
On fait grand cas des vitraux réaffectés dans cette horrible église, sise sur le bûcher de Jeanne, en face, reconstruite après la guerre. Ils jurent un brin. M’enfin, c comme ça…
https://www.youtube.com/watch?v=Gn3FcjrfKBc
Bonsoir à tous.tes,

Janssen J-J dit: à

@ L’église a beaucoup de mal à reconnaître ses torts. Cf Barbarin comme il s’obstine. Alors que mea culpa et hop, tu redanses.

Très singulière votre citation de Cocteau, Ch., j’allais justement vous parler de Proust… Car cet aprèm, je suis tombé sur ce passage, où pour se consoler du départ d’Albertine, le narrateur avait offert 5000 francs à une petite fille ramassée dans la rue pour la/se consoler chez lui… Et puis, ennuyé, il l’avait renvoyée chez elle… Vous souvenez-vous de cette anecdote ? Oui ? Bon, et bien, figurez-vous qu’il y eut un drôle e rebondissement à cette affaire : les parents offusqués portèrent plainte contre le narrateur, arguant « qu’ils ne mangeaient pas de ce pain là »… et le marcel, honteux, s’en tira tant bien que mal, car bien entendu, personne ne crut à son innocence, tant la vérité est souvent plus compliquée que la réalité, quand on est pété de thunes… Et c’est là où je veux en venir avec l’allusion à Mgr B. Car figurez-vous qu’après avoir subi « un savon extrêmement violent » (dixit-il) du chef de la Sûreté, voilà ce qu’on apprend, p. 37, t. 6 (j’ouvre mes guillements, Jean Coc, Ch., CT et rôz, ouvrez bien vos esgourdes) :  »
Mais dès qu’ils furent partis, le chef de la Sûreté qui aimait les petites filles changea de ton et me réprimandant comme un compère : une autre fois, il faut être plus adroit. Dame, on ne fait pas des levages aussi brusquement que ça, ou ça rate. D’ailleurs, vous trouverez partout des petites filles mieux que celle-là et pour bien moins cher. La somme était follement exagérée » (je ferme mes guillemets)….
Et voilà, personne ne trouve rien à dire aux cocktails de Proust, tout le monde trouve normal que les keufs d’aujourd’hui s’en prennent au père Matzneff ou au bas et haut clergé, à Fillon ou Cahuzac, Debray ou autres Gilles de Rais, etc…, grands lecteurs de bonnes pratiques littératures 🙂
Décidément, le monde tourne pas rond depuis qu’on retrouve le temps perdu, hein (facétieux 🙂

NB/ C’est quoi, c’te poussée d’adrénalines sur Jeanne d’Arc, jzmn, un nouveau goût de ?… Déjà remis de la paresse ?… Bigre. Quel homme ! Mais non, moi je vais pas vous empêcher de vous citer trop longtemps… Non point, vous savez très adroitement orienter vos followers, une fois la SF épuisée… Bravo ! Récemment, j’ai dîné avec mes amis Jean et Christine à La rive Droite, place du vieux marché, 1 rue de la Pie. J’en ai gardé un très bon souvenir, c’était le 8 décembre 2016, j’en ai gardé un bon souvenir et pas eu d’avoir eu à faire la vaisselle en repartant. Je n’avais pas revu ces amis depuis trente ans… Depuis, ils ont eu mal de pb avec la crise de Lubrizol, passée dans leur jardin de Mt St Aignan. Jean et Chritsine F., je vous embrasse, si vous passez par la RDL !
https://www.linternaute.com/restaurant/restaurant/96565/le-rive-droite.shtml
On fait grand cas des vitraux réaffectés dans cette horrible église, sise sur le bûcher de Jeanne d’Arc, en face, reconstruite après la guerre. Ils jurent un brin. M’enfin…
https://www.youtube.com/watch?v=Gn3FcjrfKBc
Bonsoir à tous.tes,

Chaloux dit: à

On a les élégances qu’on peut. Par exemple, je ne trouve pas très élégant de la part de DHH de comparer la Fouilletrou à Colette. Pas très élégant pour Colette qui est un grand écrivain et ne mérite pas un tel voisinage.

et alii dit: à

pour compléter mes remarques avec mon souvenir de WGG, j’avais un jour rapporté un commentaire d’un historien dans un journal et WGG de me dire « je suis preneur » en demandant la référence;je ne connaissais pas cette formule d’internet -sur quoi j’étais encore sans réflexion personnelle; »je suis preneur »:mais que voulait-il dire?
aujourd’hui, je n’ai plus cette naïveté sur les « conversations »;coiffez vous au bol ou défrisez-vous ,célèbres ou wonder people,c’est votre affaire

rose dit: à

Chantal

Vous n’êtes pas obligée d’y aller quand même ?

rose dit: à

Je décolère lentement
Chantal
Bravo pour avoir dit non.

B dit: à

Google Brooks met à disposition quelques pages du procès d’après G Bataille. Un détraqué dangereux, la vache! Il a combattu deux fois au côté de Jeanne et était apprécié pour sa violence guerrière, après cela les enfants. Avant tout ça un grand père pervers , fou à lier et bien évidemment corrupteur initialisant le logiciel

et alii dit: à

marre des fixettes qui forment le ton et le fond de la RDL
bonsoir

Jazzi dit: à

« certains jours marre d’être une fille. »

Pense à Jeanne d’Arc et vas-y en armure, Chantal !

Chantal dit: à

non rose, le mont piété prête et si vous voulez récupérer l’objet vous avez quelques mois pour récupérer la somme. Ici c’est à l’arrache, il faut évaluer si le vendeur est un pauvre diable, le tartiner et le payer moins que rien. Et la commission 1% pour un travail de rat, à leur seul profit.

je décolère lentement.

Jazzi dit: à

1 février 2020 à 19 h 31 min
« Cuban network » d’Olivier Assayas, avec Penélope Cruz, Édgar Ramírez et Gael García Bernal.
Je craignais le pire et j’ai finalement pas mal aimé.
Tout en me posant bien des questions.
Qu’allait donc bien pouvoir donner ce film politique, de la part d’un cinéaste spécialisé dans le cinéma d’auteur à caractère psychologique ?
Certes, il y a bien eu sa série sur Carlos, mais il s’agissait ici d’un film international essentiellement en langue espagnole, tourné en toute partie entre Cuba et Miami.
Rien de français.
Assayas s’en sort plutôt bien.
Mi polar, mi film d’espionnage, son « Cuban network » est bien rythmé et les profils superbement campés (Édgar Ramírez est craquant à point et rien de sa superbe plastique ne nous est caché !).
Là-dessus s’enchainent les situations.
Un film d’action, là où Assayas nous avait habitué à plus de méditative lenteur.
On s’attendait dans les années 90, époque où se situe l’histoire, à ce que le régime castriste s’écroule aussitôt !
Et les forces d’opposition, réfugiées à Miami, étaient fin prêt sur les starters.
Prêtes à revenir établir à Cuba un régime démocratique.
Or, il n’en fut rien, jusqu’à aujourd’hui encore…
Beaucoup alors émigrèrent vers Miami, au péril de leur vie.
Parmi eux, des espions envoyés par Cuba pour infiltrer les réseaux d’opposants à Castro et connaitre leur projets.
Dans le film, les principaux représentants d’opposition nous sont présentés comme des terroristes, vivant à l’américaine, et ayant des accointances avec les narco-trafiquants, tel le colombien Escobar.
Les bons seraient plutôt du côté de Castro ?
Le film joue sur l’incertitude où nous sommes toujours de savoir à quel clan appartiennent nos principaux personnages. Entre ceux qui considèrent que tous les Cubains sont des frères et ceux qui considèrent que tous les Cubains sont des camarades.
Même chez les couples unis et amoureusement passionnés, tel celui que forme Penélope Cruz et Édgar Ramírez, personne ne sait exactement qui est l’autre.
Un traite ou un héros ?
Ainsi que cela est mentionné sur l’affiche du film.
De ce point de vue-là, le contrat est respecté.
Pour l’aspect politique, on peut se montrer plus réservé…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19585431&cfilm=255348.html

Chantal dit: à

Je me méfie, ils m’ont donné rdv en Hollande, je dois aller tt seule dans une propriété près de Rotterdam avec juste « ma bonne humeur », je trouve çà extrêmement louche, surtout après 18 H, …

certains jours marre d’être une fille.

rose dit: à

Un mont de piété Chantal ?

Clopine dit: à

Bah, Chaloux, vous ne pouvez pas comprendre. « Elégance » ne fait pas partie de votre vocabulaire. Pas plus que « morale », d’ailleurs.

Chaloux dit: à

Des mains pour faire la vaisselle? Mais il y a les miennes, bien souvent, et je lave même les cruches.

rose dit: à

Hey folks, y a Beckett, nouveau billet.
Let »s go on

Chantal dit: à

non jazzi, quand même pas, mais arnaquer des pauvres gens qui viennent vendre leur viel or. Je ne pourrais vraiment pas. Et tt seule dans un comptoir bourré de caméras. Filmée tt la journée. Si je me fais braquer ou suivre, couic.

Clopine dit: à

La différence entre une grande dame, comme DHH tenez, et un Chaloux, réside sans doute, à origine sociale et revenus équivalents, que JAMAIS la première ne reprochera l’ignorance de celui ou celle qui n’a pas eu la chance de pouvoir acquérir le savoir, d’une part, ni n’aura l’indécence de se réjouir qu’il existe des mains qui sont payées à faire la vaisselle. Mais bien sûr, pour pouvoir apprécier la différence, il faut avoir le sentiment de l’élégance morale. Ce qui fait précisément défaut à Chaloux, est-il besoin de le préciser ?

Jazzi dit: à

« jamais je vais supporter de faire çà »

Quoi, Chantal ?
Pas un travail en vitrine !

D. dit: à

Edwige-Jeanne la Tomate récidive : caca-prout.

B dit: à

Chaloux, ne vous forcez pas, je ne présente aucun intérêt, j’ai enregistré. Elle portait plusieurs culottes, une défense? Avait elle un mauvais souvenir flottant à la surface de sa mémoire en naufrage. Elle est morte , nous ne pourrons résoudre cette énigme.

Chantal dit: à

pas tout lu sur l’annonce du cuisinier, me suis trompée scusi rose.

Chantal dit: à

c’est très mal payé rose, cuisinier de la reine d’Angleterre, salaire autour de 2000 euros sans être logé et Dieu sait si Londres est coûteux, sans compter les heures supplémentaires…

moi ce sont des hollandais qui m’ont proposé ququch, mais ce sont des escrocs, deux jours que je me remets d’une intervieuw hyper indiscrète, j’ai des hauts de coeur, jamais je vais supporter de faire çà, j’ai pas répliqué pour ne pas me griller. je cherche autre chose.

Chantal dit: à

Elle a été utilisée à toutes les sauces, et sa béatification sur base de miracles cousus de fil blanc.

A propos de Maurras

https://journals.openedition.org/lisa/519

Vais profiter de mon weekend quand même.

rose dit: à

La Royal Household d’Angleterre a posté une annonce sur son site officiel. La reine Elizabeth II est à la recherche d’un sous-chef spécialiste de la cuisine française pour rejoindre la brigade du palais de Buckingham.

Le Royaume-Uni fait ses adieux à l’Union Européenne. Si les questions de voyages et d’échanges étudiants restent à élucider, un chef français pourrait traverser la Manche et établir ses quartiers à Londres. À en croire l’une des dernières offres postées par la Royal Household sur son site officiel, la reine Elizabeth cherche à recruter un sous-chef spécialiste de la cuisine française « classique ». Les candidats sont tenus de posséder une expérience significative en tant que Chef, ainsi que des connaissances accrues sur l’industrie alimentaire.

Le sous-chef dirigera la brigade de cuisine de Buckingham. Il se verra confier la gestion des menus de cocktails, galas et réceptions qui se tiendront au palais. En plus de concocter les quatre repas quotidiens de la reine Elizabeth, il pourra être amené à voyager pour administrer les cuisines d’autres membres de la famille royale. Parmi les critères de compétences: l’excellence. La table de sa majesté attend du sous-chef qu’il délivre des plats de qualité supérieure tous les jours. Aucun critère de nationalité n’a été évoqué. Les toques françaises ont toutes leurs chances. Qui de mieux qu’un cuisinier français pour faire voyager la cuisine française outre-Manche?

Le montant de la paie n’a pas été dévoilé dans l’annonce. Contrairement aux nombreux avantages. Le candidat retenu pourra bénéficier d’un logement et de repas offerts, moyennant un ajustement sur son salaire. Autrement il sera subventionné à hauteur de 15% par les services royaux et nourri pendant ses heures de travail. Le travail est à temps-plein, 5 jours sur 7, du lundi au dimanche. L’annonce garantit un environnement de travail épanouissant, où le sous-chef pourra accroître ses compétences techniques et culinaires.

je vais postuler ; en cuisine, j’ai quelque talent. Et puis diriger une batterie, cela me tente. Dominer les anglais, qui sont fortiches, aussi.

christiane dit: à

Changement de livre : Cocteau La difficulté d’être – Livre de Poche. (Confessions, anecdotes, réflexions sur la vie, les livres.
Un livre qu’on peut lire dans le désordre, tranquillement.
Soudain, il parle de Proust et là, surprise, je pense à un échange entre Clopine et JJJ. Apparemment, elle est sur la même longueur d’onde que Cocteau.
« N’attendez pas que je suive Proust dans ses randonnées nocturnes et que je vous les raconte. Sachez qu’elles avaient lieu dans une voiture de louage d’Albaret, mari de Céleste, véritable fiacre de nuit de Fantômas. […]
Revenons aux mesures. je m’attarde à dessiner Proust, parce qu’il illustre bien ma thèse. Et son écriture, à quoi ressemble-t-elle sur les feuilles d’écolier que tous les membres de la Nouvelle Revue Française consolidaient, collaient, tâchaient de déchiffrer, rue Madame ? A des chiffres, comme le mot déchiffrer l’indique.
A force d’additionner, de multiplier, de diviser dans le temps et dans l’espace, Proust termine son œuvre par la plus simple des preuves par neuf. Il retrouve les chiffres de l’opération par où son œuvre débute. Et c’est en quoi il m’attache.
Car ses intrigues ont perdu des charmes, ses Verdurin du comique, Charlus du tragique, ses duchesses le prestige de Mmes de Maufrigneuse et d’Espars. Mais la bâtisse de ses mesures demeure intacte. Elles s’enchevêtrent, exemptes d’anecdotes. Elles deviennent l’œuvre. Elles sont un échafaudage où s’efface le monument.
Swann, Odette, Gilberte, Albertine, Oriane, Vinteuil, Elstir, Françoise, Mme de Villeparisis, Charlus, la reine de Naples, les Verdurin,, Cottard, Morel, Rachel, Saint-Loup, la Berma, que me veulent ces fantoches ? Je touche la carcasse qui les accointe, les joints de leurs rencontres, la haute dentelle de leurs trajets. Plus m’y frappe l’enchevêtrement des organes que celui des sentiments, l’entrelacs des veines que la chair. J’ai l’œil d’un charpentier sur l’échafaud du roi. Les planches m’intéressent davantage que le supplice. » (P.78)

christiane dit: à

Ah oui, Rose, c’est bien possible… mais la quatrain et Jeanne d’Arc c’est vous !

Changement de livre : Cocteau La difficulté d’être – Livre de Poche. (Confessions, anecdotes, réflexions sur la vie, les livres.
Un livre qu’on peut lire dans le désordre, tranquillement.
Soudain, il parle de Proust et là, surprise, je pense à un échange entre Clopine et JJJ. Apparemment, elle est sur la même longueur d’onde que Cocteau.
« N’attendez pas que je suive Proust dans ses randonnées nocturnes et que je vous les raconte. Sachez qu’elles avaient lieu dans une voiture de louage d’Albaret, mari de Céleste, véritable fiacre de nuit de Fantômas. […]
Revenons aux mesures. je m’attarde à dessiner Proust, parce qu’il illustre bien ma thèse. Et son écriture, à quoi ressemble-t-elle sur les feuilles d’écolier que tous les membres de la Nouvelle Revue Française consolidaient, collaient, tâchaient de déchiffrer, rue Madame ? A des chiffres, comme le mot déchiffrer l’indique.
A force d’additionner, de multiplier, de diviser dans le temps et dans l’espace, Proust termine son œuvre par la plus simple des preuves par neuf. Il retrouve les chiffres de l’opération par où son œuvre débute. Et c’est en quoi il m’attache.
Car ses intrigues ont perdu des charmes, ses Verdurin du comique, Charlus du tragique, ses duchesses le prestige de Mmes de Maufrigneuse et d’Espars. Mais la bâtisse de ses mesures demeure intacte. Elles s’enchevêtrent, exemptes d’anecdotes. Elles deviennent l’œuvre. Elles sont un échafaudage où s’efface le monument.
Swann, Odette, Gilberte, Albertine, Oriane, Vinteuil, Elstir, Françoise, Mme de Villeparisis, Charlus, la reine de Naples, les Verdurin,, Cottard, Morel, Rachel, Saint-Loup, la Berma, que me veulent ces fantoches ? Je touche la carcasse qui les accointe, les joints de leurs rencontres, la haute dentelle de leurs trajets. Plus m’y frappe l’enchevêtrement des organes que celui des sentiments, l’entrelacs des veines que la chair. J’ai l’œil d’un charpentier sur l’échafaud du roi. Les planches m’intéressent davantage que le supplice. » (P.78)

Jazzi dit: à

Oui, Chaloux, mais Durtal se documente à seule fin d’écrire sa biographie de Gilles de Rais. Et là, c’est pas coton. Tout s’enclenche à la mort de Jeanne dont Gilles a vu comment elle avait été trahie et abandonnée. Seul reste en piste chez lui l’ange du mal. Lui aussi finira au bûcher, mais c’est en quelque sorte l’envers de Jeanne. L’autre visage de Janus. Rien n’est aussi simple et la voie est mince entre le saint et le suppôt de Satan…

Chaloux dit: à

J’aime les souvenirs de Beurk, surtout son allusion à cette vieille dame et ses quatre culottes dissuasives.

Chantal dit: à

Jeanne d’après les sources de Guillemin était petite 1 m 60 grand max, les cheveux noirs coupés au dessus des oreilles pour que le casque tienne, costaude et plutôt bourrue si pas colérique.
Examinée sur sa moralité et sa conduite ( elle était bien vierge ) elle s’était auto proclamée cheffe de guerre et enfilait son armure devant ses soldats deux proches compagnons ont témoigné de la joliesse de sa poitrine.

Pour revenir au billet : http://www.mjb-jmb.org/superheroes-never-die/

rose dit: à

A propos de sainte Jeanne, rose. Condamnée à mort par l’église universelle, elle n’a été béatifiée qu’en avril 1909, puis canonisée le 16 mai 1920. Cinq siècle plus tard !

L’église a beaucoup de mal à reconnaître ses torts. Cf Barbarin comme il s’obstine. Alors que mea culpa et hop, tu redanses.

Dslée

rose dit: à

A propos de sainte Jeanne, rose. Condamnée à mort par l’église universelle, elle n’a été béatifiée qu’en avril 1909, puis canonisée le 16 mai 1920. Cinq siècle plus tard !

L’église a beaucoup de lal à reconnaîtrexses torts. Cf Barvarin colle il s’obstine. Alorsxque lea culoa et hop, tu redanses.

Christiane
C vous qui aviez parlé de François Cheng avec Jansen Jj et jazzi avec sa Jeanne depuis qq. mois.j’veux bien une petite place, mais au chaud.

Chaloux dit: à

N’aie pas peur, Jazzi, on ne tue personne : l’enfant de chœur a 70 ans et est très avide de curés!

Jazzi dit: à

Oui, j’avais bien compris, Chaloux. Mais comme on a eu droit à l’historique lors d’un diner dans la tour de Saint-Sulpice, je fais un peu traîner ma lecture. Je redoute le pire…

C’est après avoir lu ce livre, que l’abbé Mugnier a envoyé illico Huysmans à la trappe, et qu’il s’est converti.

Jazzi dit: à

En fait, et alii, Jeanne d’Arc voulait ensuite prendre la tête d’une nouvelle croisade pour aller libérer Jérusalemm…

Chaloux dit: à

Jazzi, je te parle de la messe à laquelle Durtal va assister.

C’est un grand privilège que Dieu a conféré à la Plongeoclopine de faire ma vaisselle.
Louons le Seigneur!

christiane dit: à

Jazzi dit: « Il me semble que dans les films et romans de science-fiction il y a pas mal d’héroïnes, type superwoman, qui viennent au secours de la planète. Des descendantes imaginaires de Jeanne ? »

Jazzi dit: à

Merci, Christiane, j’ai lu ton compte-rendu final du livre d’hamlet.
J’ai été un peu accaparé par la défense et illustration de Jeanne…

Jazzi dit: à

Oui mais d’après Vanessa Springora, Cioran c’est un peu l’évêque Cauchon !

christiane dit: à

Clopine dit: « Je trouve que Chaloux baisse »

Moi, par contre j’aime bien le nouveau Chaloux avec ses livres, ses souvenirs.

Patrice Charoulet dit: à

CIORAN

« Dans cinquante ans, Notre-Dame sera une mosquée. » (1987)

« On n’habite pas un pays, on habite une langue. »

Sur sa porte, il hésitait entre plusieurs avertissements : « Toute visite est une agression »,
« J’en veux à qui veut me voir. », « Tout visage me dérange. », « Fou dangereux ».

C’était un fils de pope.

Jazzi dit: à

Près de cinq siècleS plus tard…

Jazzi dit: à

Jeanne aussi a été utilisée, B. Après Orléans et Reims, son temps était compté et elle l’a très bien compris.

A propos de sainte Jeanne, rose. Condamnée à mort par l’église universelle, elle n’a été béatifiée qu’en avril 1909, puis canonisée le 16 mai 1920. Cinq siècle plus tard !

Jazzi dit: à

« Jacques, tu vas adorer la messe noire… »

Dans « Là-bas » de Huysmans elle nous est donnée avec tous les détails. Sans nous épargner sur le sacrifice des enfants. Non, on ne peut pas dire que j’adore…

B dit: à

Cette adolescente est utilisée comme symbole d’une action, d’une mobilisation, ce Nobel serait aussi à visée thérapeutique. Un placebo.

B dit: à

Jazzi, il est nécessaire de produire du therapeutique . Les français sont les plus gros consommateurs en Europe de films en salle, c’est payant et d’anxiolytiques remboursés.

Chaloux dit: à

XXIXIXIXIXIXIXIXIXIXIXIXIXIXIXIXIXIXIXIXIXIXIXIXIXI

Jacques, tu vas adorer la messe noire… Tournier a écrit parait-il, plus ou moins d’après un dramaturge, Georg Kaiser. Connais point. C’est le dictionnaire encyclopédique Jeanne d’Arc qui l’affirme (DDB).

Chaloux dit: à

Jacques, tu vas adorer la messe noire… Tournier a écrit parait-il, plus ou moins d’après un dramaturge, Georg Kaiser. Connais point. C’estle dictionnaire encyclopédique Jeanne d’Arc qui l’affirme (DDB).

Jazzi dit: à

« Greta Thunberg proposée pour le Nobel de la paix par des députés suédois »

Est-elle vierge ? Elle aussi entend des voix !

Jazzi dit: à

Il me semble que dans les films et romans de science-fiction il y a pas mal d’héroïnes, type superwoman, qui viennent au secours de la planète. Des descendantes imaginaires de Jeanne ?

Jazzi dit: à

« Elle n’était pas invaginée »

Il parait qu’elle n’a jamais eu ses anglaises, B. !

B dit: à

Le contexte historique aurait converti sa paranoïa en élan patriotique tandis que les hallucinations lui dictaient sa conduite. Une schizophrénie pas trop cognée chez une femme intelligente et éduquée est une hypothèse. Esprit logique , rationnel, elle ne devait pas être trop atteinte si elle l’était.

B dit: à

Clopine, j’ai connu une vieille dame qui portait toujours 3 ou 4 culottes, c’est un peu plus dissuasif qu’un string bien que le string ne fut pas encore inventé au moyen age . Mais à bien y penser, je crois que les violeurs ne voient qu’une épaisseur à faire descendre, vous porteriez dix culottes que ça ne servirait en rien à vous protéger. Au pire ils vous tabassent et profitent de l’étourdissement pour vous arracher vos vêtements quand ils ne vous menacent pas d’une arme. Les hormones, la frustration, la pulsion , le désir d’humiliation , de domination, le sadisme,tout un mystère.

et alii dit: à

WIKI EN A1NGLAIS/ SUR LES HALLUCINATIONS
Joan of Arc’s religious visions have remained an ongoing topic of interest. She identified Saint Margaret, Saint Catherine, and Saint Michael as the sources of her revelations, although there is some ambiguity as to which of several identically named saints she intended.

Analysis of her visions is problematic since the main source of information on this topic is the condemnation trial transcript in which she defied customary courtroom procedure about a witness oath and specifically refused to answer every question about her visions. She complained that a standard witness oath would conflict with an oath she had previously sworn to maintain confidentiality about meetings with her king. It remains unknown to what extent the surviving record may represent the fabrications of corrupt court officials or her own possible fabrications to protect state secrets.[114] Some historians sidestep speculation about the visions by asserting that her belief in her calling is more relevant than questions about the visions’ ultimate origin.[115]

A number of more recent scholars attempted to explain her visions in psychiatric or neurological terms. Potential diagnoses have included epilepsy, migraine, tuberculosis, and schizophrenia.[116] None of the putative diagnoses have gained consensus support, and many scholars have argued that she didn’t display any of the objective symptoms that can accompany the mental illnesses which have been suggested, such as schizophrenia. Dr. Philip Mackowiak dismissed the possibility of schizophrenia and several other disorders (Temporal Lobe Epilepsy and ergot poisoning) in a chapter on Joan of Arc in his book Post-Mortem in 2007.[117]

Dr. John Hughes rejected the idea that Joan of Arc suffered from epilepsy in an article in the academic journal Epilepsy & Behavior.[118]

Two experts who analysed the hypothesis of temporal lobe tuberculoma in the medical journal Neuropsychobiology expressed their misgivings about this claim in the following statement:

It is difficult to draw final conclusions, but it would seem unlikely that widespread tuberculosis, a serious disease, was present in this « patient » whose life-style and activities would surely have been impossible had such a serious disease been present.[119]
https://en.wikipedia.org/wiki/Joan_of_Arc

Clopine dit: à

pauvre Jeanne. Porter un habit d’homme n’était pas admis non plus. Et elle a dû expliquer que, si elle voulait conserver son habit d’homme, c’était pour éviter le viol, rendu trop facile par les jupes pour que ses gardiens-bourreaux n’y succombent pas.

B dit: à

Elle n’était pas invaginée, peut être était elle une ambiguïté sexuelle. L’a t on examinée sérieusement, quels écrits attestent de tout ceci ?

B dit: à

Ils avaient donc déjà des spéculum en métal un peu comme les ceintures de chasteté de l’époque, quelle galère! Finalement elle ne doit d’avoir conservé sa vertu qu’à ce dispositif de sécurité .

B dit: à

Chaloux, vous surpasser Jean Yann dans Que le bête meure, mais est ce bien une composition ou un trait naturel déplaisant ? Méfiez vous quand même si vous tenez à vivre encore un peu.

Jazzi dit: à

Vous préférez Joan qu’on baise, et alii !
C’est votre affaire…

et alii dit: à

je préfère JOAN comme BAEZ

Jazzi dit: à

Il ne s’agit pas de croire, Ed.
La virginité de Jeanne a été constamment constatée.
C’était un vrai problème pour ses juges, qui devaient la condamner pour sorcellerie, sachant qu’alors on pensait que Satan n’avait aucune emprise sur les vierges.
Ils ont dû s’arranger sans cela…

et alii dit: à

LE DAUPHIN:ad usum delphini

Jazzi dit: à

J’y suis allé aussi dans ce self de la place du marché à Rouen. Je n’en avais pas non plus gardé un bon souvenir de la cuisine normande !

Ed dit: à

Je ne crois pas qu’elle l’a gardé intact justement.

et alii dit: à

En 1431, la transcription latine des actes du procès de condamnation de Jeanne d’Arc mentionne que la Pucelle avait tonsis capellis in rotundum ad modum mangonum, autrement dit les cheveux « rasés en rond comme un coquet, un jeune à la mode. Le mot mangone ne désigne pas un page comme on le traduit d’habitude, mais un personnage qui améliore une apparence pour la présenter à son avantage (« relooker », si j’ose dire) », observe l’historienne6.
Coupe également surnommée « coupe à la Jeanne d’Arc », elle se développe dans les années 1950. Sa caractéristique la plus notable est la frange7.

Dans le domaine de la mode, la coupe au bol est associée au coiffeur Vidal Sassoon qui en a créé une version artistique dans les années 1960 pour la styliste Mary Quant8. Elle est ainsi l’une des nombreuses variantes du « Bob » de ce coiffeur, ou coupe au carré9. Rapidement adoptée par des célébrités britanniques, elle devient aussi à cette époque la coupe de Danièle Gilbert et Mireille Mathieu8. Aux États-Unis, la coupe au bol est popularisée par le jeune acteur Adam Rich, qui joue dans la série Huit, ça suffit ! de 1977 à 1981. Durant cette période, des milliers de parents américains adoptent cette coupe pour leur fils10.
SUR WIKI

Jazzi dit: à

J’aurais voulu vous y voir, et alii. Quand Jeanne quitte Domrémy et Vaucouleurs pour se rendre auprès du dauphin à Chinon, il lui faut traverser la France occupée et en proie aux brigands en tous genre. Qui plus est, à cheval. D’où l’habit et la coiffure masculine. Ficelée dans ses brailles d’homme, elle était aussi moins vulnérable. Comme le dit ironiquement Voltaire, entourées ensuite de chefs d’armes habitués à violer et voler les populations, l’un de ses plus beaux exploits fut de garder intact son pucelage…

Clopine dit: à

« l’enclume de Beaubec » non plus, ça n’est pas parlant, pas terrible…

De tout ce qui m’a été décernée ici, finalement, assez peu de choses me conviennent. Il y a bien évidemment eu : « l’agitée du bocage », ça c’était très bien. « la Vieille Glaiseuse » aussi, ça c’est du titre, coco.

Mais le reste, bof bof bof. Pourrait faire mieux. Surtout quand ça se répète, aucune inventivité !

Jazzi dit: à

Gilles de Rais, c’est le côté sombre de Jeanne, Chaloux. Je lis avec un peu d’effroi, après le « Gilles et Jeanne » de Tournier et le « Un amour de Jeanne » de Michel Ragon (pas très sérieux et pas retenu), « Là-bas » de Huysmans. Occultisme et satanisme à tous les étages !

et alii dit: à

le prénom Jeanne a été très donné (ne pas oublier
Jeanne d’Albret!) en est-il de même aujourd’hui?

Ed dit: à

Dans la chambre de mes grand-parents est accroché un portrait de la lorraine en armure. Jeanne est d’ailleurs mon deuxième prénom, en hommage à mes deux grand-mères. Difficile de renier mes origines avec ça ! Alors oui, tout le monde a essayé de se l’approprier au cinéma comme le dit très justement jazzi (dans la mode aussi soit dit en passant), mais je ne crois pas avoir déjà vu un film sur elle. En tant que féministe aux ancêtres meusiens, elle me fascine, de là à voir des films débiles sur sa life…

PS : j’ai la chiasse aujourd’hui, donc lecture de Zola au pieu avec mes chattounes.

et alii dit: à

les cuisines, par contre, dedieu !
on n’a pas lu mieux sur les « mac’do » !

et alii dit: à

Bonbonne artisanale du XVe siècle et objet déco incontournable des années 1970, la dame-jeanne revient depuis quelques temps dans nos intérieurs.

et alii dit: à

comme on disait:
Ces cheveux raccourcis taillés en rond, on leur a donné un nom qui les féminise un peu : ce sont les « cheveux à la Jeanne d’Arc ». C’est vivement dit, mais il faudrait un peu savoir comment et pourquoi Jeanne d’Arc a porté les cheveux courts, quelles causes l’ont amenée à adopter cette coiffure. Les cheveux de Jeanne d’Arc ne sont pas les cheveux « à la Jeanne d’Arc ». Du reste, ce port des cheveux courts

Chaloux dit: à

Dire que l’enclume de Beaubec a peut-être fait ma vaisselle… Hurkhurkhurk!

renato dit: à

« Normal, vous en êtes totalement dépourvu… »

Vous en avez peut-être à revendre ?

Clopine dit: à

Bon, merci pour le lien Jazzi, c’est grosso modo ce que j’avais retenu en 81 !

Je trouve que Chaloux baisse. « Horrible monstre », ça fait un peu cours de récré…

Le self en question, où je ne cuisinais pas mais où je faisais la plonge, nuance, était effectivement à un premier étage. Et si la salle semblait propre, avec une moquette bleue foncée si je me souviens bien, les cuisines, par contre, dedieu ! : frites tombées des paillasses et restant collées dans une graisse orangée qui s’accumulait le long des plinthes, rats dans les placards, balais dont les poils étaient si vieux, si dévorés, qu’ils rajoutaient à la crasse plus qu’ils n’en enlevaient, les rares fois où ils étaient employés. Le pire était les deux grands frigos « pour le personnel ». Les caoutchoucs des portes n’avaient jamais été nettoyés : les rainures étaient noires de crasse et de moisi. Les cuisiniers étaient bougons, sous-payés, et s’en foutaient visiblement. Quand la plonge n’arrivait pas à tenir le rythme (les arrêts maladie étaient journaliers… On se retrouvait à deux pour faire le boulot de quatre),le chef dépêchait un arpète qui venait fureter dans nos gamelles en attente d’être lavées (la priorité était donnée aux services de table, pour que les clients ne se rendent compte de rien), et il embarquait « la moins pire ». !!! J’en étais abasourdie, mais évidemment, à la première remarque, c’était la porte.

Chaloux dit: à

Cher Henri Guillemin, Jeanne…

https://www.youtube.com/watch?v=mXjKK9TGeZI

Jacques, j’ai lu récemment que le fameux « Jeanne au secours » de JM Le Pen est une citation de Gilles de Rais. L’as-tu mis dans ton livre? Il y faut forcément un avant-Jeanne et un après-Jeanne.

(DHH ne nous a toujours pas dit les petits noms de ses poulets rôtis de compagnie!)

et alii dit: à

et il y a des lycées jeanne d’arc

Chaloux dit: à

Dites à l’enclume de Beaubec que c’était il y a 22 ans, et qu’elle était certainement déjà employée d’état-civil. J’ai habité rue du Moulinet puis plus tard dans une autre rue, près du donjon, dont le nom m’échappe. Le self dont je parle était en premier étage. Très années 70 mais propre. L’établissement où l’horrible monstre trempait ses mains sales dans la soupe devait recevoir du monde dans son genre, c’est à dire pas dans le mien.

Jazzi dit: à

Non, Chaloux, je n’ai pas lu « Jeanne dite d’Arc » d’Henri Guillemin. Mais j’ai encore quelques travaux de finition à faire. Si tu le recommandes, j’y songerai. Le gros de mon travail s’est déroulé pendant les grèves de transport en commun. Je n’ai pas pu sillonner comme à mon habitude toute la ville. Mais j’ai pu cependant me procurer l’essentiel de la bibliographie la concernant dans les bibliothèques et médiathèques municipales les moins éloignées de mon domicile. Véritable pèlerinage à pied. Certains livres ne sont plus disponibles, j’ai du mal aussi à me procurer le livre que Charles Maurras lui a consacré…

Clopine dit: à

Ah non, Chaloux ; l’idée que vous avez pu habiter Rouen… Franchement ! Mais une idée m’amuse : c’est que, parmi les mille et un boulots que j’ai effectués pour gagner ma vie, il y a eu la plonge dans un abominable self qui jouxtait la place du Vieux Marché, et qui était bien le restaurant le plus cracra de toute la ville. J’espère bien que vous y avez mangé : tout là-bas était répugnant, donc à votre image, en fait.

Clopine dit: à

Jazzi, tu dis « je n’ai pas retenu ». Cela signifie-t-il que tu l’as lu ? Et si oui, qu’on peut donc l’obtenir quelque part ?

Parce que je n’ai jamais relu ce discours entendu par hasard en 1981 (j’avais 25 ans), je ne l’ai jamais oublié mais je n’ai jamais pu non plus le relire… Si tu sais où l’on peut l’obtenir ? Je pourrais vérifier mes souvenirs, et comprendre pourquoi j’ avais été si remuée (alors même qu’à l’époque, je devais vendre le Monde Libertaire pour la fédération anarchiste, donc mon émotion badintérienne m’avait surprise moi-même !)

Chaloux dit: à

Quand j’habitais Rouen, je me souviens qu’on allait parfois déjeuner dans un self en premier étage, pas très éloigné de la place où Jeanne a été brûlée. Abominable nourriture, mais on y allait quand même à cause de l’atmosphère très années 70 qui me faisait penser à Chabrol pour qui j’ai un culte.

Chantal dit: à

oui rose c’est douloureux son chemin à Delphine, notre ancienne reine ne voulait pas que son mari avoue, royaume déjà si fragile, passant sous silence la question royale après guerre. Invoquer Jeanne ce serait à la manière de Bernanos, trouver un chemin pour dire, puisque ni A ni B .
Je n’ai pas préscience de l’année qui vient, juste un constat, maintenant que le bateau coule, on fait monter les femmes à la barre.

Chaloux dit: à

Jazzi, est-ce que tu as lu le Jeanne dite d’Arc d’Henri Guillemin? Il s’est trompé sur quelques points factuels (le paiement de la note d’auberge par le roi, par exemple qui était de tradition) après quoi l’admirable Régine Pernoud, prise de la danse de Saint Guy, a répondu dans Jeanne Parmi les Cauchon.

Pas de quoi s’émouvoir à ce point, le livre de Guillemin est superbe.

Clopine dit: à

Là, on voit l’emplacement probable où Jeanne fut brûlée :

ww.stephanecompoint.com/41,,,14211,fr_FR.html

et l’intégration de l’église dans la place.

Jazzi dit: à

Je n’ai pas retenu le discours de Badinter, Clopine. Je lui ai préféré celui qu’est venu prononcer André Malraux Le 31 mai 1964, à la demande du maire de la ville. Discours qu’il avait prononcé à Orléans, « Au nom du Gouvernement français », trois ans plus tôt. Une merveille, aussi beau que celui à Jean Moulin !

christiane dit: à

Avez-vous conscience, Rose, que c’est vous qui avez lancé cette discussion sur Jeanne d’Arc à propos de ce quatrain, récité puis sondé par François Xheng dans La Grande Librairie ? J’ai trouvé ce moment remarquable sur un site que je ne fréquente pas mais qui proposait la vidéo. Cela a dû vous rappeler certain document sur la construction de l’abbaye cistercienne du Thoronet. C’était à propos du livre de F. Pouillon, Les Pierres sauvages.)
Puis vous êtes revenue discrètement à François Cheng mais personne ne vous a répondu car l’échange s’était enfiévré sur l’apparence de Jeanne d’Arc (très intéressant lien iconographique de Chantal).
Vous disiez à Soleil vert : « […] François Cheng et sa si belle manière de vieillir. Il parle de se réduire. »
Dans son livre regroupant Cinq méditations sur la mort (Albin Michel) il écrit :

« Ne laisse en ce lieu, passant
Ni les trésors de ton corps
Ni les dons de ton esprit
Mais quelques traces de pas » (p.168)

Et dans un autre livre Œil ouvert et cœur battant(Desclée de Brouwer), il évoque la façon dont Rilke parlait de Cézanne page 47 :
« Rilke a dit que le vieux peintre s’était campé devant la Sainte-Victoire, la contemplant humblement, fidèlement, comme un chien. Oui, ce grand artiste, qui dans sa jeunesse s’était montré si farouche et impétueux, se fait maintenant serviable, dans une posture d’accueil et de donation. Il sait que plus il se fait vide, plus il est à même de se laisser habiter par une immense chose qui le dépasse, par cette force géologique qui, depuis le coeur du feu originel, effectue son irrésistible montée, et qui, de strate en strate, gagne l’air libre de l’espace sans limites, à la rencontre de la lumière, se cristallisant en ce superbe bloc granitique à mille facettes. Grâce à ses facettes, la lumière scintille de toute sa magnificence, aube et soir, printemps et automne, en des métamorphoses sans fin. l’homme ébloui se transforme alors en célébrant. Il n’ignore pas qu’à force de dévisager la lumière et ses splendides effets, il court le risque d’être aveuglé, ou brûlé.
Effectivement, parmi les compagnons de lutte de Cézanne, un Van Gogh sera brûlé ; un Monet, bien qu’ayant eu une vie plus heureuse, sera frappé de cécité. Telle est leur grandeur qui revêt une forme de sainteté. »

Marcher dans les contre-allées à la lumière d’un livre, d’un auteur et en parler paisiblment…

Giovanni Sant'Angelo dit: à

…samedi 1 février 2020 à 14 h 24 min,…

…observations, personnelles,!…

…le rôle, quels rôles, pour Jeanne d’Arc!…

…misères et l’embarras du choix,…

…( parenthèses au moyen-âge ) et équations royales à plusieurs inconnus, et c’est tout,!

…et après,!…qu’allons nous faire de Jeanne d’Arc, après coup,! de cette France Céleste et ses dogmes religieux,!…

…puisque, la guerre de cent-ans, est le litige, entre héritages et combines de la famille des oncles et neveux  » capétiens « ; et l’union de la dernière fille d’avec le roi d’Angleterre, héritages  » Planta genet « .

…rien à voir avec, la France  » divine « , puisque tout ce trame, pour les nouveaux propriétaires en lutte pour cette parcelle de territoire soumise à la mentalité du moyen-âge,!…et servile à l’église,!…

…rien à voir de  » saints ou saintes « , dans ses histoires  » algébriques « simples,!…

…management avant la lettre, et le  » bûcher « ; un service efficace ,pour l’héritage du trône, par l’un ou l’autre des belligérants victorieux,…

…Jeanne d’Arc, niveau le Max la Menace et ses feuilletons, pour distraire les populaces,!…
…etc,!…Go,!…
…Azincourt et les félonies styles  » Shoah « , à la limite  » barbares miliaires « ,…
…des atrocités et combines des propriétaires en héritage,!…
…vivement la découverte de l’Amérique officielle,…
…y vider, le trop plein, sans guerre,!…

closer dit: à

Clopine, je suis loin d’être le père le plus siffleur du blog!

rose dit: à

À moi sainte rita, à jazzi Jeanne, à d’autres saint antoine de padoue d’autre encore françois assis à assise, entourés d’oiseaux, nous voilà bien lotis.

Jazzi dit: à

Je connais bien la place du marché de Rouen, Clopine. Mais là, par un grand jour de doute, je suis allé demander à Jeanne, dans l’église de la gare, dite église Jeanne d’Arc (13e arr.) de me venir en aide. Depuis ça va mieux…

rose dit: à

ici dévoilement enfin avoué de la fille cachée d’Albert 2.

Chantal

rose dit: à

Chantal

elle a 50 ans ; j’y pensais ce matin. Elle est hagarde mais vaillante. Le père n’a pas eu le choix. C’est sans doute mieux que déterrer un cadavre.

Jazzi dit: à

« la fin du moyen age ne fut pas je crois l’époque la plus difficile pour les femmes. »

Vous plaisantez, B. Jeanne apparait en pleine guerre de cent ans. Le pays était à feu et à sang, sous occupation anglaise et en guerre civile entre les Bourguignons et les Armagnacs…

Clopine dit: à

closer, c’est sans doute aussi par paresse que j’ai écouté « la conversation scientifique », sur la même chaîne de radio, et avec le même invité.

Votre persiflage, oui, est fatigant. Mais heureusement pour mes neurones, il ne dépasse pas la fréquence de la malveillance.

Clopine dit: à

B, justement, le fond du discours de Badinter reprenait l’idée, entre autres, qu’il ne fallait pas laisser Jeanne aux mains du R Haine. C’était même cela qui m’avait étonnée, puis convaincue, dans les propos de Badinter : l’utilisation d’une figure « patrimoniale », « identitaire », comme celle de Jeanne, mise au service d’autre chose que du nationalisme exacerbé ou de la religiosité relevant d’une bigoterie supersitieuse. Soit les deux catégories où je rangeais Jeanne, avant d’écouter Badinter…

Jazzi, la culpabilité, je n’en sais rien, mais peut-être est-ce le remords qui a conduit la Ville, dans les années 80, à recomposer la place du Vieux Marché où mourut Jeanne. ON y a bâti une église « moderne » (j’aurais préféré une salle de concert, of course, soupir)qui a la particularité d’être remarquablement intégrée à la place, et entre la splendide toiture d’ardoises grises de l’église et les façades de pans de bois tout autour, même le plus obtus des passants ne peut s’empêcher de remarquer une harmonie inattendue et pleine de charme.

La charpente de l’église est construite de telle sorte qu’on dirait, au choix, les écailles d’un énorme dragon ou un navire dans la tempêtes. Pour de vrai, je crois que l’architecte voulait représenter les flammes du bûcher de Jeanne… En tout cas, ce mouvement vigoureux du bâtiment tout entier, qui aurait pu être parfaitement insupportable, est devenu naturel à cause, à mon sens hein, des ardoises grises, qui viennent atténuer la violence et qui font l’harmonie avec le reste de la place.

Quand on pense qu’à Rouen, pendant ces mêmes années, on avait construit, jouxtant la cathédrale, un « palais des congrès » parfaitement hideux, déséquilibré, qui a vieilli si mal que c’en était pitié, et on a dû attendre jusque ces toutes dernières années pour me fiche cette merde prétentieuse à bas, alors que sur la place, l’église si tendue et élégante, si « à sa place » et si fine, était construite, on se dit que, décidément, il y a de tout, du meilleur comme du pire, chez les architectes contemporains.

Je crois que tu devrais venir faire un tour à Rouen, Jazzi, pour t’aider à concevoir ton nouveau goût. Le seul monument où l’on est vraiment vraiment sûrs que Jeanne ait mis le pied est le donjon près de la gare. Mais la place du Vieux Marché, celle de la Pucelle, sont si puissamment imprégnées de la présence et du martyr de Jeanne, que c’en est forcément une inspiration. D’autant que tu pourras compléter par le vitrail de Saint Jean l’Hospitalier, dans la cathédrale, qui inspira Flaubert, par les scupltures du portail ouest, dont parle abondamment Proust, et par le cimetière monumental où reposent Maupassant et Marcel Duchamp ! Sans compter les cathédrales de Monet au musée des Beaux-Arts…

Jazzi dit: à

« Jeanne a été « récupérée » par toutes les nuances politiques au cours de l’histoire. »

Ne pas oublier Jeanne féministe, closer.
Inquiet, mon directeur de collection m’a demandé si je parlais du Front national. Je lui ai dit que je concluais mon introduction en disant que Jeanne était irrécupérable.
Parfait, m’a-t-il répondu…

B dit: à

Closer, je suis totalement ignorante de sa destinée. Je n’ai jamais pu voir un seul de ces films tant ils m’ont paru austères, terribles. Je devrais m’y intéressée, elle n’a choisi son époque pour être une figure de proue bien que la fin du moyen age ne fut pas je crois l’époque la plus difficile pour les femmes. C’est une figure atypique, exceptionnelle.

https://www.persee.fr/doc/medi_0751-2708_2000_num_19_38_1481

Jazzi dit: à

La récupération patriotique de Jeanne nationaliste commence avec Maurras et l’Action française…
Après la perte en 1870 de l’Alsace et de la Lorraine !

closer dit: à

Clopine, vous avez eu raison de couper « Répliques » au bout de 45 secondes.

L’écouter vous aurait obligé à réfléchir, c’est fatigant.

Jazzi dit: à

Oui, closer, et mon introduction commence par ces lignes :

« En chacun d’entre-nous, le goût du rationnel ne le dispute-t-il pas au goût du merveilleux ?
Bien avant d’ouvrir leurs livres d’Histoire, les enfants de France, de Navarre ou d’ailleurs connaissent déjà l’histoire de Jeanne d’Arc .
Grâce à elle, ils savent qu’il était une fois… non plus un prince qui épousa une bergère, mais une bergère qui fit d’un prince un roi ! »

closer dit: à

Je vois votre dernier commentaire, Bérénice, et j’ajoute que Jeanne a été « récupérée » par toutes les nuances politiques au cours de l’histoire. Aujourd’hui (plutôt hier d’ailleurs sous JMLP) par le RN; à d’autres moments par la gauche républicaine. Impossible de l’annexer Jeanne d’Arc!

B dit: à

Badinter ne s’est justement pas produit là par hasard.

Jazzi dit: à

rose, outre la géographique (villes, pays…) et les thèmes (la marche, l’amour, l’amitié…), la collection des goûts de… s’est ouvertes aux personnages historiques. Louis XIV, Marie-Antoinette et Napoléon sont récemment parus.
https://www.mercuredefrance.fr/Actualites/Actu-Gouts-de

closer dit: à

Bérénice, je ne comprends pas votre réserve sur Jeanne d’Arc. C’est un personnage féminin exceptionnel, j’ai envie d’écrire « que le monde entier nous envie » (!), à en juger par les innombrables créations qu’elle a inspirées sur la planète entière. Tous les écoliers et collégiens, notamment les filles venant de cultures plus patriarcales que la moyenne, devraient se voir enseigner son incroyable histoire. Evidemment, c’est tellement beau que des pseudo historiens aigris ont voulu « détruire la légende »…Tu parles! Aucun personnage du 15ième siècle n’est aussi bien connu que Jeanne. A quelques détails près bien sûr, l’essentiel est bien établi par des sources fiables.

B dit: à

Jazzi, nous ne pouvons pas nous charger de culpabilité à propos de la réaction d’ancêtres qui nous sont comme étrangers. Quel chauvinisme dans cette réponse, qu’en disaient les vénitiens d’alors?

christiane dit: à

Voilà, Jazzi,
livre Antimatière terminé.
Dans le deuxième temps de ma lecture, après la mi-temps occasionnée par mes activités autres que la lecture hier après-midi, je n’ai plus trouvé trace des commentaires du blog dans le roman – ou presque – mais un retour à la vie de Samuel, une élucidation de ce désir effréné qu’il avait de prendre connaissance de tant de critiques littéraires plutôt que de lire les livres d’où elles émanaient.
il ressemble de plus en plus à ce personnage de L’HSQ de Musil : « un homme sans convictions évoluant dans un monde où s’accumulent des convictions de toutes sortes. » (dont ces échanges plus ou moins rudes extraits du blog).
On plonge donc, un très long temps, intimement, dans la vie de Samuel, dans la façon dont il se comporte avec ses amis, son amie.
Le roman-essai devient un roman.
L’ensemble (les deux temps de ma lecture) ressemble au ruban de Möbius.
Je ne sais plus du tout qui est Maurice Desborels, (peut-être un inconnu…)
sauf
à réfléchir à la définition de l’antimatière : « l’antimatière représente l’équivalent de toute la matière visible. Chaque particule présente dans l’univers possède son antiparticule, les deux naissent au même moment, chacune est en tout point identique à son double, mais dotée d’une force exactement contraire. Si les deux se rencontrent, elles se neutralisent, annihilant leurs forces respectives. »
(J’ai toujours aimé les histoires de traversée des miroirs à commencer par celles de Cocteau.)
L’auteur reprend cette explication pour l’appliquer à nos contradictions, celles de son personnage (Samuel parlant de Samuel) et pour éclairer son roman dont la fin est très… proustienne.
Je passe le témoin au prochain lecteur et je serais avide d’avoir ses impressions.

Jazzi dit: à

Est-ce que Rouen conserve une certaine culpabilité de la mort de Jeanne, décrétée hérétique et relapse, Clopine. Elle est montée au bûcher sous les insultes et les crachats de la foule, Anglais et Français confondus…
Tandis qu’Orléans l’a toujours soutenue et fêtée (8 mai) !

B dit: à

Jazzi, le fait est que l’image est utilisée par le RN , principalement. Quant à l’unité, nous l’avons du point de vue territoriale. Les divisions sont sociales deviennent communautaires, la stat donne cinq pour cent d’ultra chez les français musulmans, ils sont six millions. Cela devrait pouvoir être contenu. Les hindouistes, bouddhistes, protestants font moins parler d’eux, les catho s’en prennent aux libertés acquises pour et par les femmes, il y a aussi les antisémites mais je m’aventure sur un terrain religieux et non uniquement lié à la condition humaine dans un XXI ème siècle mondialisé aux prises avec deux segments diamétralement opposés , le compas va être bientôt à l’angle 0: appauvrissement et enrichissement rejaillissent sur l’état de paix sociale ou de paix civile tout court bien au delà des frontières où la misère sévit.

rose dit: à

Jazzi

Des goûts de, vous passez aux personnages historiques ?

Clopine dit: à

Oui, mais c’est ça qui est chouette, Jazzi. Les mélanges… A ce propos, je te recommande VRAIMENT , si jamais tu peux mettre la main desssus, le discours de Robert BADINTER à Rouen, place de la Pucelle, pour les fêtes Jeanne d’Arc juste après 1981. (je ne sais plus si c’était en 81 ou 82, juste après la victoire de Mitterrand quoi.) J’ai assisté presque par hasard à ce discours, qui revenait sur la figure de Jeanne et parlait aussi de l’abolition de la peine de mort, des extrêmismes (à l’époque, dans la famille F Haine, c’était le père la carte maîtresse…). Un plaidoyer, une leçon d’histoire, un cours de civisme, un discours exemplaire de Badinter. J’avais été vraiment émue. Et convaincue.

Chantal dit: à

j’imagine bien que pas facile

lu dans le temps à propos de la double bâtardise, la substution, et des incohérences de l’église à réviser les effets manipulatoires de la mystique en politique.

ici dévoilement enfin avoué de la fille cachée d’Albert 2.

Jazzi dit: à

« Feras-tu des pas de côté dans ton goût de Jeanne ?

Le principal, et qui m’a demandé beaucoup d’effort, c’est qu’ici, outre l’anthologie, le lecteur aura droit à une « biographie par éclats », comme dirait Passou, Clopine.
Le plus difficile, et c’est pratiquement impossible, même pour les plus rigoureux historiens contemporains, ne parlons pas de Michelet, c’est de faire la part entre la vérité historique et la légende. Chez Jeanne, les deux sont étroitement imbriqués…
Le pas de côté ici a des allures de pas de funambule !

Clopine dit: à

Et encore un détail (ça va finir par être troublant !) : dans le film les Fugitifs, la petite Jeanne avec sa jupe de scout doit revêtir… Un habit de garçon…

Clopine dit: à

Non, je reviens, pour signaler que, comme par hasard, la petite fille des Fugitifs s’appelle… Jeanne…

https://youtu.be/jHcPYXulxmo

(décidément, les Jeannes sont vouées aux larmes. Celles qu’elles retiennent forcément, même quand on « pendule » Pierre, et celles qu’elles font couler.)

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