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La République Des Livres par Pierre Assouline

Dreyfus, au-delà de l’Affaire

Par François Maillot

amazon-europe-art-gppu3j1q-1biz-amazoneurope-1-se-jpgJe le dis sans fausse pudeur : La vraie vie du capitaine Dreyfus (Tallandier, 216 pages, 18,90€) de Laurent Greilsamer m’a profondément ému. Il ne s’agit pas tant d’apprendre des faits nouveaux sur l’Affaire qui a divisé la France et l’a marquée au fer rouge. Tout a été dit. Mais au fond, derrière l’Affaire, l’homme disparaissait. C’est l’immense mérite de Laurent Greilsamer que d’avoir remis au centre de cette histoire le principal protagoniste, celui que partisans et adversaires, tout à la joute politique et au combat des idées ont oublié, instrumentalisé et traité comme un dommage collatéral.

S’appuyant sur le journal de Dreyfus et sur sa correspondance, ainsi que sur les habituelles sources d’époque, l’auteur permet enfin au lecteur de connaître ce capitaine Dreyfus, qui est bien autre chose qu’un personnage de gravure, qu’un symbole national, mais qui est un homme de chair, d’âme et d’esprit.  Né dans une famille industrielle de Mulhouse, Dreyfus appartient à une famille juive parfaitement francisée qui fuira l’Alsace devenue allemande après la défaite de 1870, même si le fils aîné, au demeurant patriote, demeure sur place pour sauvegarder les affaires familiales. Alfred Dreyfus rentre à l’X et choisit la carrière des armes, classiquement  l’artillerie. Ses notes sont généralement très bonnes, il est encouragé à préparer l’école de guerre à laquelle il est admis. Officier apprécié, jeune marié heureux avec Lucie, homme cultivé et grand lecteur, tout lui sourit, mais il reste d’une remarquable discrétion, signe d’un tempérament réservé.

La relation de son arrestation est hallucinante. Dreyfus ne comprend rien à ce qui lui arrive, mais d’emblée, il est résolu à se battre pour démontrer son innocence. L’engrenage infernal se met en place : la prison de la rue du Cherche-Midi dans laquelle il est coupé de toute relation avec sa famille, le procès avec l’affaire du bordereau, et, alors qu’il croyait être acquitté, la condamnation à la déportation et à la dégradation militaire. Il supporte la scène de la dégradation grâce au soutien inconditionnel de Lucie. A La Rochelle il est à deux doigts d’être lynché par une foule haineuse. Léon Daudet ou Maurice Barrès publient des articles assassins. Il est finalement enfermé aux îles du Salut où il va subir pendant quatre ans  humiliations et tortures psychiques : privation ponctuelle de recevoir et d’écrire, mise aux fers pendant certaines périodes, et le plus kafkaïen, construction d’un mur d’enceinte autour de sa cellule qui lui interdit tout horizon…1519939-457200-jpg_1403930_434x276

On connaît la suite : la campagne des dreyfusards se met en place et  l’évidence de certains faits se précise. La cour de Cassation casse le jugement. Dreyfus revient en France. Sur le bateau, il est aux arrêts de rigueur et personne ne lui parle. A la prison de Rennes, il apprend l’immense mouvement de soutien en sa faveur. Il prend connaissance des pièces du dossier, toujours décidé à faire reconnaître son innocence. A son procès en révision, il reste stoïque en dépit de la kyrielle de faux témoignages. La Cour le condamne à nouveau avec les circonstances atténuantes. Mais Dreyfus reste confiant dans la justice de son pays. Lorsque sa grâce arrive, il a comme premier réflexe de la refuser. Il veut la justice. Son entourage finit par le convaincre. Sa mise en liberté a un gout de fiel. Il continue à se battre pour que son honneur soit rétabli. Il prépare la révision de son procès entouré de sa famille, à Carpentras. Mais son avocat le lâche, lui reprochant d’avoir accepté sa grâce. Péguy, Clemenceau et Blum lui tourneront le dos pour la même raison : il est devenu un simple individu luttant pour ces droits et n’est plus utile à leur combat politique. Il faut attendre le 9 juillet 1906 pour que le jugement soit cassé. Dreyfus peut revêtir son nouvel uniforme de commandant. Mais il refuse d’être décoré dans la cour Morland où il avait été dégradé deux ans plus tôt. Il craint de s’effondrer. L’homme a retrouvé son honneur, mais quelque chose est définitivement mort en lui.

Dreyfus va boire le calice jusqu’à la lie. L’armée mégote sur son avancement de manière mesquine. Pire, alors qu’il assiste au transfert des cendres de Zola au Panthéon, le 5 juin 1908, un fou furieux lui tire dessus et le blesse au bras. Sa défense consistera à nier qu’il ait tiré sur Dreyfus, déclarant avoir tiré sur le dreyfusisme ! Il est acquitté et à l’audience le public jubile en hurlant « Mort aux Juifs ! » et « A bas Dreyfus » ! Et le plus triste, Péguy qui justifie sa prise de distance avec Dreyfus dans les Cahiers de la quinzaine : « Investi victime malgré lui, investi héros malgré lui, investi martyr malgré lui il fut indigne de cette triple investiture ». Dreyfus se tait et se désabonne des Cahiers.

Jusqu’au bout Dreyfus reste fidèle à sa grande passion, la France. Il demande à se battre sur le front en 1914. On lui refuse cet honneur qu’on ne lui accordera qu’en 1917. Il revit à la guerre, supportant facilement les conditions terribles. Il est vrai qu’il a le cuir durci. Sa fin de vie est consacrée à mettre en ordre ses archives, à transmettre sa mémoire à son fils Pierre, aux côtés de Lucie. Il meurt le 12 juillet 1935.

On peut rendre grâce à Laurent Greilsamer d’avoir rendu le plus bel hommage possible à Dreyfus en restituant à l’histoire l’homme qui a été au centre de l’Affaire. Nous ne sommes plus à l’époque de l’histoire marxiste et avons heureusement redécouvert que l’homme fait l’histoire. Mais en l’occurrence on avait oublié que dans le tourbillon politique et intellectuel de l’Affaire, il y avait un homme, victime passive, mais figure centrale. Ce livre est aussi une manière de rappeler que derrière les grands faits politiques, il y a des hommes qui sont touchés, et parfois au plus profond de leur être. Que les luttes politiques soient passionnantes ne peut exonérer l’historien de se pencher sur la destinée des hommes. Peut-être est-ce au fond une question d’éthique ?

FRANCOIS MAILLOT

Un livre que l’on peut trouver notamment à la librairie parisienne La Procure !

 (« François Maillot », « Alfred Dreyfus » photos D.R.)

 

Cette entrée a été publiée dans Histoire, LE COIN DU CRITIQUE SDF.

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commentaires

21 Réponses pour Dreyfus, au-delà de l’Affaire

luc nemeth dit: 5 novembre 2014 à 17 h 45 min

maintenant que ce crétin est retourné à son cabinet je profite de sa généreuse proposition, le 4 novembre 2014 à 11 h 06 min, de dire « en 5 lignes » ce que j’avais à dire. Trois lignes, ici, devraient suffire. J’ai voulu rappeler qu’il existe des réalités -et l’affaire Dreyfus en fait partie- qui, pour des raisons structurelles ou conjoncturelles, sont parfois entourées d’enjeux qui paradoxalement vont en… augmentant, avec le temps.

ueda dit: 4 novembre 2014 à 21 h 30 min

luc dit: 4 novembre 2014 à 12 h 12 min
Allez vous faire voir, ueda – »vous », ou ceux-qui-vous-envoient

Passant, va dire à Sparte la difficulté du dialogue sur réseau…
Me voici relégué à l’île du diable.

Vous allez me retirer mes épaulettes aussi?

luc dit: 4 novembre 2014 à 12 h 12 min

faudrait savoir, ueda : s’agit-il de « ce qui pourra m’aider » (au singulier) ? Ou s’agit-il de « si vous nous donniez une idée » (au pluriel) ?
Allez vous faire voir, ueda -« vous », ou ceux-qui-vous-envoient

ueda dit: 4 novembre 2014 à 11 h 06 min

luc dit: 31 octobre 2014 à 11 h 06 min
ueda c’est pour la forme que je vous réponds -mon propos était sans ambiguité… En plus de ça vous êtes de mauvaise foi

Mais non, c’est tout à fait de bonne foi que je ne comprends pas du tout votre parallèle.

Ce n’est pas votre article mis en ligne mais non accessible sur le net qui pourra m’aider.

Si vous nous donniez une idée de ce que vous voulez dire en 5 lignes, ce serait déjà quelque chose.

luc dit: 3 novembre 2014 à 11 h 11 min

Merville je vous remercie de me rappeler qu’on n’est jamais trop précis : Bredin a été « seulement »… fondateur d’un cabinet d’avocat avec Badinter et associé à celui-ci.
Mais venons-en à son livre, dont je ne conteste pas qu’il puisse être utile mais auquel je reproche de se donner pour plus qu’il n’est avec son titre, « L’Affaire », là où il s’agit (pour l’essentiel) d’une chronologie méticuleuse des péripéties juridiques de l’Affaire ; et en ce sens il aura opportunément rafraîchi des ouvrages comme celui de Reinach, qui commençaient à dater quelque peu. Mais on ne peut réduire l’Affaire à cet aspect et je n’y peux rien si elle fut, comme l’a rappelé Robert L. Hoffman en 1980 : « More Than A Trial ».
Pour le reste on ne saurait reprocher à un avocat d’écrire en avocat mais il y a aussi dans ce livre des propos qui portent la marque de l’idéologie de la « gauche plurielle » alors au pouvoir, et qui à la date de parution en 1983 était plus que jamais : votez-pour-nous, nous-ferons-le-reste.
Et, même si monsieur Bredin n’est pas méchant homme, il y a dans son livre des phrases, qui par la sacralisation de la raison d’Etat dont elles témoignent, pourraient servir à justifier : toutes les « affaires » passées, présentes et à venir.

Merville dit: 2 novembre 2014 à 14 h 22 min

Bred in n’a jamais été ministre de la Jusice de Mitterand.Il n’a d’ailleurs jamais été ministre,contrairement à sa fille Frédérique.

luc dit: 31 octobre 2014 à 11 h 06 min

ueda c’est pour la forme que je vous réponds -mon propos était sans ambiguité… En plus de ça vous êtes de mauvaise foi puisque de votre propre aveu vous ne « connaissez pas le background » (cad. l’historiographie de l’affaire) Mais bon, je vous donne ci-dessous une bonne référence, et ça suffira pour aujourd’hui.

– « La Composante populaire de l’affaire Dreyfus, et ses effets d’oubli ultérieur », in Mapping Memory in Nineteenth-Century French Literature and Culture, Rodopi, Amsterdam – New-York, 2012, pp. 81-95

ueda dit: 31 octobre 2014 à 8 h 26 min

Intéressant background que je ne connais pas.

« je plains l’auteur de cet article s’il ne comprend pas la lointaine continuité qui unit (sans vouloir comparer des phénomènes d’intensité non comparable) : l’antidreyfusisme d’époque, et le présent antimarxisme. »

J’ai bien peur d’être aussi à plaindre que lui.
Cette phrase est loin d’être claire comme le cristal.
Il est vrai que vous dites vous-même que la continuité est lointaine et que l’intensité n’est pas comparable.
Qui ne saisit pas votre point de vue est donc assez pardonnable.

luc dit: 30 octobre 2014 à 10 h 47 min

j’ai localisé la citation, ueda : « Sans l’opinion qui en est le moteur, il n’y a pas d’affaire Dreyfus ».

luc dit: 29 octobre 2014 à 15 h 17 min

le problème (sans guillemets), ueda, est que ce livre a… déjà été écrit, pas plus tard qu’en 2006, par une triomphante nullité nommée Duclert. Il avait pour titre et sous-titre : « Alfred Dreyfus : L’honneur d’un patriote ». Me faut-il, ajouter quelque chose de plus insultant ? Mais, c’est comme pour Zemmour : quoi que l’on puisse en dire, force est de constater qu’il y a un public pour ça. Et, dans le cas de ce Duclert (ou de son présent clone) il y a même : deux, publics.
Il y a d’abord ceux qui avaient aimé la biographie de Dreyfus par Jean-Denis Bredin, dans laquelle tout n’est pas à jeter mais -on ne peut pas demander à un ministre de la Justice de Mitterrand de nous chanter la Ravachole- dans laquelle il y a bien sûr une grande absente et qui est : la mobilisation de l’opinion publique. Car enfin, pas la peine de tourner autour du Pô, comme disait l’-ex Castafiore de l’Elysée, c’est ici le docteur Jean-Louis Lévy, petit-fils aujourd’hui disparu du capitaine, qui a raison lorsque dans sa postface de 1982 aux « Carnets » de Dreyfus il rappelle que : sans l’opinion, il n’y a pas d’affaire Dreyfus (je n’insiste pas sur la différence entre ce qui fait une polémique, une controverse etc., et une : affaire). Bref, Bredin avait raconté à son tour, et un peu mieux que ses devanciers, la belle histoire de la justice qui en France FINIT par triompher. Il fallait maintenant trouver autre chose. Le thème, « les-intellectuels-et-l’Affaire », avait déjà été surabondamment traité à l’occasion du centenaire. Aussi, l’idée vint à Duclert : dans cette affaire on avait oublié de nous parler du personnage central-sic et qui était en réalité… Dreyfus ! Bref, comme disait la chanson : « Ce qui prouve qu’en pro-tes-tant, quand il est encore temps, on peut finir, par obtenir, des mé-nage-ments ». Et il va de soi que ces inepties ont trouvé éditeur avec une facilité déconcertante vu qu’on était en 2006, année des p’tits fours venus commémorer en grande pompe le centenaire de l’arrêt de la Cour de cassation…
Le deuxième public -je serai ici prudent dans le choix des termes, car on s’expose vite à de noirs soupçons- est celui des milieux juifs-institués, sans cesse plus marqués à droite et qui depuis septembre 2000, à la faveur de l’isolement où ils se sont placés avec leur soutien aveugle à Sharon se sont installés dans un état d’esprit où « les juifs sont leurs meilleurs propres défenseurs » ; « ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes » ; etc. etc. En aucune façon je n’accuse Duclert d’avoir été… acheté par ces milieux-là mais disons qu’il leur aura, comme aujourd’hui le très-droitier Greilsamer : servi tout chaud ce qu’ils avaient envie d’entendre.
La vérité, si je devais avoir menti.

ueda dit: 29 octobre 2014 à 12 h 01 min

C’est un brave homme, dont la biographie, écrite par un brave homme, est recensée par un brave homme.

Est-ce que je deviens un brave homme, moi aussi?

C’est bien possible: ce livre, que je ne lirai pas, n’est-il pas légitime et même nécessaire?

luc nemeth dit: 28 octobre 2014 à 11 h 00 min

« il n’y a pas de sujet tabou » ; on se doute bien que Dreyfus était… aussi, un personnage en chair et en os ; et si pour ma part je me suis intéressé à l’affaire Dreyfus sous l’angle historique je conçois qu’il puisse y avoir des gens qui s’intéressent au personnage. Mais l’affirmation ci-dessus, selon laquelle « c’est l’immense mérite de Laurent Greilsamer que d’avoir remis au centre de cette histoire le principal protagoniste, celui que partisans et adversaires, tout à la joute politique et au combat des idées ont oublié, instrumentalisé et traité comme un dommage collatéral » est là seulement pour nous rappeler : que c’est en France, qu’est née la méthode Coué. Car Dreyfus pouvait bien écrire toutes les correspondances et tenir tous les Carnets et journaux qu’il voulait : qu’il serait « encore » à l’île du Diable, s’il n’y avait eu… une affaire Dreyfus, hé oui ! Peut-être n’aurais-je pas même pris la peine de le relever si François Maillot, qui prétend s’exprimer « sans fausse pudeur » (sic) mais ne fait que se livrer à la flagornerie la plus éhontée, n’avait saupoudré une pincée de bêtise droitière pour mettre une certaine catégorie de lecteurs dans sa poche : « Nous ne sommes plus à l’époque de l’histoire marxiste », sic.
Ce en quoi François Maillot, outre qu’il se livre à un besogneux racolage, étale aussi son ignorance. Car enfin l’ouvrage de référence, malgré toutes ses imperfections, reste celui de Joseph Reinach -qui n’était pas un… marxiste, que je sache. Parmi les auteurs anglo-saxons récents, traduits en français et qui font autorité, j’ai souvenir d’avoir conversé avec Michael Burns, lors d’un colloque aux Etats-Unis où j’intervenais en 2003 : il ne m’avait pas non plus fait l’effet d’un… marxiste, même si notre seule préoccupation commune était le-vrai-et-le-faux. A contrario : je n’ai pas l’impression que les auteurs marxistes aient vraiment attaché à l’affaire, l’importance qui fut la sienne. Et pour cause : la principale préoccupation du Parti socialiste -Jaurès inclus-, jusqu’aux élections législatives de juin 1898, est de ne pas perdre une seule voix du côté des électeurs antisémites.
Enfin et surtout je plains l’auteur de cet article s’il ne comprend pas la lointaine continuité qui unit (sans vouloir comparer des phénomènes d’intensité non comparable) : l’antidreyfusisme d’époque, et le présent antimarxisme.

TKT dit: 21 octobre 2014 à 9 h 45 min

Vani, ces clichés sont des photomontages, réalisés par G. Bertrand.
C’est ludique, mais ce ne sont pas des images-témoins.

Court dit: 21 octobre 2014 à 1 h 31 min

L’ouvrage lui_meme est médiocre et n’apprend rien de neuf . Beaucoup de compliments ici dépensés en vain.
Sur les Juifs,C’est plus compliqué, je crois. 1787, c’est l’édit de Tolérance de Louis XVIà l’égard des non-catholiques, 1791, l’édit de la Constituante acceptant les Juifs. Napoléon, c’est le Consistoire sous le nom de Grand Sanhédrin, me semble-t-il.

Curieuses , ces photos à la Vrain-Lucas…

Bien à vous.
MCourt

GBertrand dit: 20 octobre 2014 à 21 h 15 min

Marcel Proust et Alfred Dreyfus en 1906.
A la terrasse du café le Drumont, Emile Zola immortalise la rencontre de Marcel Proust et d’Alfred Dreyfus, enfin réhabilité.
Et une photo (rare) de l’époque ici

la vie dans les bois dit: 20 octobre 2014 à 19 h 20 min

Merci pour la lecture. Il y a un site que je découvre, en même temps, une petite animation de nature à se reconcilier avec l’histoire des hommes qui l’ont changée, laissant ceux qui voudraient la trafiquer, même avec les meilleurs sentiments du monde.
Ethique ? que ce mot est galvaudé mon bon monsieur Maillot.

http://www.dreyfus.culture.fr/fr/le-periple-judiciaire/

TKT dit: 20 octobre 2014 à 17 h 57 min

« Une famille juive parfaitement francisée »
Est-ce une honte d’être germanisé (avant 1918) ?
Francisé, germanisé, bref, les Alsaciens et les Lorrains sont à cheval sur les deux cultures. Plutôt une qualité. Ne pas oublier non plus, que les Juifs étaient là depuis des siècles et que c’est Napoléon qui leur donna une nationalité (le droit d’aller au casse-pipe).
En 1871, l’Allemagne n’existe pas encore comme Nation unifiée, pas sûr que ceux qui partirent vers la France, ne voulaient pas plutôt ne pas devenir les sujets des Hohenzollern et les marionettes de Bismarck.
En 2014 (comme avant 1871), les Allemands sont d’abord Bavarois, Rhénans, Saxons ou Hanséates (pour ne prendre que ces quatre exemples), avant que d’être Allemands.

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