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La République Des Livres par Pierre Assouline
J.M. Besnier : « La technologie ne doit pas se couper des sources du langage »

J.M. Besnier : « La technologie ne doit pas se couper des sources du langage »

Jean-Michel Besnier, philosophe, responsable d’un pôle de recherche sur les problèmes de santé connectée et d’humain augmenté à Paris-Sorbonne, est de ces chercheurs qui, en France, travaillent sur les conséquences du transhumanisme, du posthumanisme, de l’intelligence artificielle et de la robotisation sur la société. Il est notamment l’auteur de Demain les posthumains : Le futur a-t-il encore besoin de nous ? (Fayard/Pluriel, 2012), L’Homme simplifié : Le syndrome de la touche étoile (Fayard,  avec Francis Brunelle et Florence Gazeau de Un cerveau très prometteur : Conversation autour des neurosciences (Le Pommier, 

La République des livres : Curieux comme les robots se présentent presque tous sous une apparence androïde ou humanoïde… Comment expliquez-vous cela ?

Jean-Michel Besnier : Cette obstination à leur donner une forme humaine est pour moi une source d’interrogation. J’ai longtemps pensé que cela ne correspondait pas à une nécessité fonctionnelle. Une lessiveuse à roulettes ferait tout aussi bien l’affaire. On dit que c’est pour susciter l’empathie, ce qui ne pas de soi par exemple pour les robots utilisés en archéologie sous-marine. Parfois, on donne également une explication néo-darwinienne selon laquelle la forme humaine, autrement dit notre conformation physique correspond aux exigences de l’environnement. De ce point de vue là, le robot participerait de cette exigence et serait plus fonctionnel s’il est muni d’une tête, d’un tronc, de bras et de jambes.

C’est pourtant le cas depuis l’invention du mythe du Golem, non depuis sa apparition dans un psaume de l’Ancien testament mais depuis sa création dans le ghetto de Prague au XVIème siècle…

Certainement mais il y avait là une propension animiste : on était sinon dans une mentalité primitive, du moins dans quelque chose d’archaïque ; il y avait une projection. On peut penser que depuis, la chose ayant été largement décantée, la prévalence aurait été donnée à des impératifs pragmatiques. Ce n’est pas le cas. Même les roboticiens les plus raisonnables, ceux qui disent vouloir rendre des services, faire des outils et prendre leurs distances avec un imaginaire jugé plutôt parasitaire qu’autre chose, même ceux-là font des robots à forme humaine. Même quand ils fabriquent un robot aspirateur, ils ne lui donneront peut-être pas une forme humaine mais celle d’un animal domestique, quelque chose sur quoi mobiliser nos neurones-miroir à l’origine de nos comportements d’empathie. Comme si on avait besoin de ça ! Il y a là comme une persistance de l’animisme.

Le comité d’éthique a-t-il son mot à dire sur les problèmes soulevés par l’intelligence artificielle ?

Le comité les a déjà croisés à maints égards. Lorsqu’il aborde les problèmes entrainés par le décryptage et l’édition du génome, cela mobilise nécessairement l’intelligence artificielle. De toute façon, les questions de technologies d’imagerie, cérébrales ou médicales, relèvent déjà de l’intelligence artificielle. Cela dit, je n’ai pas lu d’avis du comité consultatif national d’éthique présidé par Jean-Claude Ameisen qui aurait exprimé une prise de position explicite sur la question. C’est totalement dans leur champ de compétences si l’on en juge par tout ce qu’ils ont déjà fait à propos des neurosciences.IMG_3870

Ceux qui fabriquent des automates réfléchissent-ils à la perspective de leur donner des dilemmes d’ordre moral ?

La direction générale des armements (DGA) se pose la question de l’éthique des robots. En 2010 déjà, j’y avais été auditionné sur la question et je m’étais rendu compte qu’ils allaient déjà très loin dans le domaine, mais avec des hypothèses de travail extrêmement naïves et déconcertantes pour un philosophe. Car ceux qui envisagent l’interface du robot en des termes moraux pensent la morale en termes de discrimination entre le bien et le mal, l’ami et l’ennemi, le favorable et le défavorable. On est là en plein dans le binaire imposé par le numérique. Faire un robot moral revient à faire un robot qui sait scanner l’uniforme de l’ennemi. Les roboticiens parlent de conscience. Ils peuvent la donner à leur robot à condition de s’attacher à une définition minimale de la conscience, à savoir : est conscient le dispositif ou l’organisme capable de distinguer entre soi et non-soi. Cela permet d’avoir une situation de retrait par rapport à une situation. C’est assez primaire. Mais quand les sciences cognitives se sont emparées de la conscience, elles avaient déjà opéré une déflation sémantique du concept, loin du cartésianisme, ce qui leur a permis de doter animaux et végétaux d’une conscience. Les roboticiens ont donc conçu des robots dotés d’heuristiques réflexives, c’est à dire de dispositifs de rétroaction qui réaménagent leur combinatoires interne en fonction du dispositif extérieur. Le robot aspirateur se cognera trois fois au pied d’une table jusqu’à ce qu’un calcul lui permette de l’éviter. Ainsi, on se donne à bon compte la possibilité d’appeler cela de la conscience puisqu’on a affaire à un système qui s’adapte. Avec la psychologie comportamentaliste, qui a fini par définir l’être humain comme une boite noire qui émet des output et reçoit des input, on aboutit à une éviction de la vie intérieure, laquelle ne pouvait qu’aboutir à ce minimalisme conceptuel.

 En quoi la notion de plasticité cérébrale, de plus en plus souvent évoquée, est-elle lourde d’équivoque ?

Parce qu’elle accrédite l’idée que l’humain est indéfiniment malléable. Ce qui est potentiellement dangereux. L’homme n’est pas de la terre glaise que l’on peut sculpter indéfiniment. Les neurobiologistes savent bien que c’est faux, ils connaissent les limites de cette plasticité. Je lui préfère la notion rousseauiste de perfectibilité, qui me paraît plus réaliste et raisonnable. On ne peut pas augmenter l’humain indéfiniment et le plier à tous les formats. Pour autant, je ne suis pas essentialiste ; je ne crois plus dans la conception fixiste de l’humain, pour autant l’autre biais me paraît assez pernicieux.

Puisqu’on parle d’augmentation de l’humain, problématique au cœur du transhumanisme, comment définissez-vous celui-ci ? Philosophie ? Idéologie ? secte ?…

Plutôt un mouvement d’opinion dans lequel se reconnaissent des gens qui considèrent que, aujourd’hui, ce sont les sciences et les technologies qui doivent pouvoir réaliser les aspirations de l’humanité. Encore faut-il définir ce que veut celle-ci. Le transhumanisme va du plus soft, dans sa version française, au plus hard, dans sa version américaine. Les Français de ce courant sont là-dessus assez baba cool et new age ; ils disent en gros que les sciences et les techniques devraient se démocratiser et permettre la réalisation des idéaux égalitaires et l’augmentation de la longévité ; ils ont encore la candeur de s’imaginer qu’en se multipliant, l’offre technologique va diminuer le prix des produits. Les Américains, eux, n’ont pas cet idéalisme : ils sont même parfaitement cyniques ; ils croient à une rupture beaucoup plus radicale préparée aujourd’hui par les sciences et les technologies et annoncée pour 2045 ; ils l’appellent de leurs vœux car ils estiment que l’humanité a provoqué suffisamment de dégâts et qu’elle a donc fait son temps ; leur radicalité se manifeste par leur conviction que la rupture se traduira par l’émergence d’une nouvelle espèce ; c’est pour cela que le posthumain est dans leur lexique courant ; et comme on ignore tous ce que ce sera, c’est englobé dans le concept de « singularité ». Autrement l’inédit, l’imprévisible, l’imprédictible. Il y a là une composante quasi religieuse : on est dans l’attente. Mais les conditions de cette émergence se préparent tout en sachant qu’on ne sait rien de ce qui va émerger ! Ce n’est pas une secte car il n’y a pas de complot mais il y a un gourou (Raymond Kurzweil) et le sentiment d’appartenir à une certaine élite. L’université de la Singularité, dans la Silicon Valley, réunit les visionnaires du monde entier…

Mais ce ne sont pas de simples allumés quand on sait les forces financières qui sont derrière : Google, Microsoft, la Nasa, lesquels sont aussi en pointe dans la recherche sur l’intelligence artificielle…

Parfaitement. Il y a là des puissances d’argent redoutables. Ce qui m’impressionne le plus, c’est que ces gens sont pour l’innovation à tout crin, ils multiplient les start-up et investissent dans les biotechnologies ; or quelle est la logique intrinsèque qui conduirait de la gestion du cyberespace aux recherches sur le vieillissement. Seulement voilà, il leur faut impérativement prendre pied dans tous les champs de l’innovation, mus par une irrépressible pulsion d’hégémonie. On est passés d’une logique lamarckienne à une logique darwinienne : avant, du temps de « l’épopée de l’obscur » comme on disait, on considérait que la science et la technique servaient le progrès et permettaient une meilleure adaptation ; désormais, on est dans l’idée de multiplier objets et dispositifs, et attendre que s’opère une sélection par le marché à l’issue de laquelle certaines innovations survivront, d’autres pas. Face à ce cynisme, on ne peut plus moraliser. Ainsi on est passé d’une médecine qui soigne à une médecine qui répare.

La différence est si profonde ?

Et comment ! Elle engage une conception mécaniste du vivant et invalide complètement la conception traditionnellement vitaliste du vivant. On s’est donc installé dans l’idée qu’il peut en être de l’humain comme de la machine. On répare ! A mes yeux, ce qui est capital, c’est que l’on s’est engagé résolument dans une démarche désymbolisatrice. Lorsqu’il s’agissait encore de soigner, on était dans le langage, le culturel. Quand le médecin examinait un patient, il lui parlait et l’écoutait, persuadé qu’il ne souffrait pas que d’une panne mais que son mal avait aussi un environnement symbolique. Cette dimension disparaît dès lors que l’on ne considère plus l’organisme que comme une mécanique dont il faut entretenir et changer les pièces. Les médecins s’en plaignent mais s’y résignent et conviennent que le dialogue avec le patient ne soit plus essentiel.

harry campbellMais c’est toute la société qui a évolué ainsi…

Certainement et dans les hôpitaux, cela se traduit par l’obligation de ne pas rester plus de dix minutes avec un patient. L’entretien, tenu pour un bavardage, est considéré comme superflu. Il faut désormais être spécialiste en traitement du signal pour gérer l’imagerie médicale et pour traiter les datas résultant des capteurs et des implants. Là comme ailleurs, les ingénieurs vont prendre le pas.

A propos, comment traduisez-vous le maître-mot des colloques transhumanistes enhancement : « améliorer » ou « augmenter » ?

Ils n’ont qu’un seul mot pour les deux, qu’ils accentuent pour pencher du côté du quantitatif ou du côté du mélioratif. J’ai toujours soutenu qu’en français, on pouvait admettre les deux, mais il faut bien constater qu’« augmenter » l’a emporté. Et l’usage prévaut bien qu’il y ait un choix stratégique et idéologique dans l’utilisation qu’on fait de ce concept.

Mais quand des transhumanistes vous disent que, puisque vous portez des lunettes, vous êtes déjà augmenté, vous répondez quoi ?

Je réponds que c’est une idiotie. Ma vue est tout au plus réparée, remédiée, comme l’aurait pu être mon ouï par un sonotone, ou ma hanche. Je serais augmenté quand on aura introduit dans mon génome des gènes de la chauve-souris pour son audition ou des gènes du requin pour sa sensibilité aux ondes électriques. La limite, c’est la transgression de ce qui est donné nativement aux humains. Le prétexte à l’augmentation tient dans le déficit et dans le handicap. Quand on remédie à un handicap, on est tenté par l’idée de booster. Voyez l’athlète Oscar Pistorius amputé des jambes et équipé de prothèses en fibre de carbone. En 2008, le comité olympique lui avait interdit de concourir avec les valides parce qu’on avait peur qu’il les humilie ; derrière cela, il y avait l’idée que les Jeux n’étaient pas destinés à fabriquer des dieux mais à témoigner de l’excellence de l’humain ; or avec la candidature du sud-africain, le format valorisé depuis l’aube de la Grèce était transgressé.

 Curieusement, la Renaissance est le modèle des transhumanistes…

Ce n’est pas Condorcet ni la Révolution française, ni l’annonce d’un progrès indéfini des sciences et des techniques, c’est la Renaissance comme ouverture de tous les possibles. Ils en conservé surtout la dimension de rupture avec le Moyen-Age et la mondialisation.

Tout de même, comment ne pas voir les germes d’un totalitarisme dans le projet de créer une nouvelle espèce ?

Il y a effectivement un totalitarisme soft dans l’ambition de créer quelque chose qui va bien plus loin qu’un homme nouveau. Mais je place cela en droite ligne avec le futurisme de Marinetti. La lecture de son manifeste est sidérante : la prémonition de l’homme d’acier, c’est l’homme qui en a fini avec la passivité du corps, de la nature, de la femme ; comme il ne veut plus subir, il agit mais grâce à l’acier. On est en plein mythe de la réactivité ; la réflexion, considérée comme une temporisation, est congédiée.

Mais n’y a-t-il pas un soubassement religieux dans cet esprit ?

Quand on lit attentivement les travaux du philosophe suédois Nick Bostrom, qui a créé la première association transhumaniste mondiale, on découvre des incursions du côté de la gnose des premiers siècles de la chrétienté. Il reprend l’idée selon laquelle Dieu, assailli par les forces du Mal qui l’ont obligé à saboter son travail, n’a pas pu aller jusqu’au bout de sa création, il a laissé des choses en chantier, d’où le fait que nous soyons inachevés, mortels etc Les transhumanistes veulent aujourd’hui en finir avec la conscience ; ils considèrent qu’elle a été un avantage sélectif à une période donnée de l’histoire de l’espèce, mais qu’elle est devenue un frein. Ainsi l’humanité serait menacée de disparition si l’intelligence n’est pas remplacée par l’instinct.

On n’a pas l’impression que votre cœur balance entre le cyborg et l’homme bionique, la machine métal et la reproduction du génome biologique. Alors, la peste et le choléra ?

Non, car je ne suis pas manichéen. Mais j’aime la chair ! Je place mes espoirs dans la biologie si elle permet de traiter des maladies génétiques. Mais je reste circonspect car, dès qu’il y a technologie, il y a risque de démesure. Ce qui m’inquiète le plus, c’est la disparition du symbolique. Si on laisse faire la technologie et qu’elle se coupe des sources du langage, l’hégémonie sera plus radicale ; rien ne m’inquiète comme de voir la technologie condamner le langage comme source de toutes les misères, et les technophiles substituer un univers de signaux à un univers de signes.

(Illustrations de Istock et Harry Campbell, photo Passou)

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commentaires

1 114 Réponses pour J.M. Besnier : « La technologie ne doit pas se couper des sources du langage »

gontrand dit: 17 juillet 2016 à 22 h 07 min

Bloom, dans n’importe quelle province un peu active économiquement ou touristiquement (sauf peut-être dans des coins vraiment reculés et quasi déserts du type Lozère, Creuse, etc), vous verrez des « représentants de la diversité », y compris dans des petites villes de quelques milliers d’habitants. La vue de familles ultra-marines visitant la France profonde ne surprendrait personne…pour la bonne raison qu’il y en a sur place de façon permanente un peu partout.

Vous retardez vraiment ou, plus vraisemblablement, vous n’y mettez vous-même jamais les pieds…Il est clair à vous lire que la France provinciale ne vous intéresse pas.

la vie dans les bois dit: 17 juillet 2016 à 20 h 23 min

cricri, je dois vous laisser. No time any more to feed your névrose.

A demain, ou les jours prochains.

la vie en cause dit: 17 juillet 2016 à 20 h 16 min

@Sergio
le chef il yaka promener son culte, un iphone suffit et en prime de risque les bravi des experts en rézossossios

j’espère qu’ils ont pas des fidèles comme part ici, genre je chante en parlant comme le curé à la messe

Bloom dit: 17 juillet 2016 à 20 h 08 min

La fille de son père et tata de sa nièce-nous-voilà aurait donc réellement de beaux jours devant elle…Diantre.
Dire que je me suis trouvé face à face avec cette frêle forme noire surmontée de blond filasse dans un sous-bois de la Somme le jour de la commémoration du centenaire du premier jour de l’Horreur: j’aurais pu faire l’histoire en la rossant à coups de riflard. Au lieu de cela, marmoréen, je n’ai cillé devant le saurien regard qui se demandait si j’étais ennemi ou ami.  » Un Anglais,sans doute », dut-elle se dire, tant ma distinction costumée & cravatée tranchait avec sa mine ordinaire & vulgaire. Les deux âmes damnées au crâne rasé qui veillaient sur son corps ne l’ont rattrapée qu’après, sortis tout droit d’un roman de Saint Loup ou de Sven Hassel…
La Somme, c’est bien l’Horreur…

christiane dit: 17 juillet 2016 à 19 h 56 min

@la vie dans les bois dit: 17 juillet 2016 à 19 h 23 min
La folie ? Vous en connaissez un rayon qui vous rend malfaisante. C’est une honte une femme comme vous. Beurk…
Allez, fin de l’intermède. Sortez toutes vos insanités.

la vie dans les bois dit: 17 juillet 2016 à 19 h 23 min

mais cricri, pourquoi lire serait un péché ?
criminel, en plus ?

Vous êtes une vieille folle, et je n’y suis pour rien. Vous ne faites plus l’objet d’un entrefilet dans des journaux, vous n’allez quand même pas le regretter.

Satta a passé une partie de sa vie dans un sanatorium. Loin de la Sardaigne. Mais paul edel ne l’a pas précisé.

Sergio dit: 17 juillet 2016 à 19 h 19 min

la vie dans les bois dit: 17 juillet 2016 à 18 h 55 min
« Y a jamais de lézard ! »

jamais en langage informatique pour informatichiens

Justement, on peut mettre pas mal… pourvu que ce soit documenté, qu’on s’y retrouve ; j’avais des gars qui m’avaient mis, en ada :

if IL_FAIT_NUIT then…

IL_FAIT_NUIT étant bien sûr toute une procédure regroupant différentes valeurs (sinon il suffisait de connaître l’heure) ;

ou encore :

then NO_PROBLEMO !

christiane dit: 17 juillet 2016 à 19 h 14 min

@la vie dans les bois dit: 17 juillet 2016 à 19 h 02 min
Mais que faites-vous ici, à distiller la haine, les injures à vous glisser dans la peau d’une meurtrière ou à être cette meurtrière ?
Vous ne servez à rien. Vous êtes un être pervers et inutile. Allez draguez ailleurs si toutefois quelqu’un est intéressé par votre profil sordide et votre inculture. lisez donc le livre de Satta. Vous comprendrez peut-être la citation….

la vie dans les bois dit: 17 juillet 2016 à 19 h 02 min

cricri s’essaie à l’insulte infortique avce plein d epetits points de suspension que t’as l’impression de t’envoler.

Ah mais non, pas du tout. Il se trouve que je connais un peu bien la Sardaigne. Mais pas comme un prof romain qui en fait un cimetière.

Et puis quoi, le sanglier à la broche, et le mirto c’est quand même quelque chose…

Va donc, vielle carne, voir ailleurs si j’y étais.

christiane dit: 17 juillet 2016 à 18 h 55 min

la vie dans les bois dit: 17 juillet 2016 à 18 h 27 : « et le bénitier sarde sert de pataugeoires aux grenouill »
Quelle c… !

Sergio dit: 17 juillet 2016 à 18 h 50 min

la vie dans les bois dit: 17 juillet 2016 à 18 h 10 min
droit de réserve

Tiens cela me fait penser que c’est un refuge bien soigneusement tapi au fond du fameux devoir de réserve… Y a jamais de lézard !

Sergio dit: 17 juillet 2016 à 18 h 46 min

JC….. dit: 17 juillet 2016 à 18 h 05 min
« L’immense majorité de ces jeunes feront d’excellents citoyens du monde » (Bloom)

J’adore Bloom ! Un excellent idiot utile …

Il y a quelque chose qui se tient, là-dedans : c’est que les jeunes de tous ces bastringues terroristes, ceux qui naissent maintenant, ou qui ont quatre cinq ans, ils finiront dans dix ans par se demander à quoi tout cela rime…

Parce qu’il n’y a pas d’irrédentisme dans cette affaire, plutôt quelque chose qui s’enfle d’autant plus démesurément que c’est pour rien.

la vie dans les bois dit: 17 juillet 2016 à 18 h 25 min

zut on est reparti au cimetière avec Barozzi et son cortège funèbre de vieilles pleureuses, à la suite de Satta.

Jibé dit: 17 juillet 2016 à 18 h 23 min

Les billets d’Angot from Avignon sont toujours hilarants. J’avais sélectionné celui de l’année dernière pour l’ouvrage en lien ci-dessous. Mais comme elle n’a pas donné son accord pour publication, il a dû être retiré par l’éditeur. Le voilà pour vous en exclusivité !

« Le jour de mon arrivée, tout de suite, dans la cour de mon hôtel, comme chaque année, il y avait déjà toute une petite société. C’était l’heure du déjeuner. J’en connaissais certains.
– Bonjour, tu es là ? Tu es arrivée quand ?
– J’arrive, je n’ai même pas encore ouvert ma valise…
Ils avaient déjà vu trois ou quatre spectacles, et me demandaient ce que j’avais l’intention d’aller voir. Voilà, ça commençait comme ça. Ça commence toujours comme ça.
Puis ils m’invitaient à m’asseoir à leur table. J’ai dit :
– J’ai vu vingt minutes du Roi Lear hier à la télé, je ne crois pas que je vais y aller…
– Tu devrais !
Celle qui venait de parler m’a regardée fixement, le visage presque grave, elle a fait peser un petit silence, quelques secondes. Puis a redit :
– Tu devrais.
Elle finissait de déjeuner avec des amis, ils en étaient au café, elle a posé sa tasse :
– Oui, tu devrais.
Elle s’est tue de nouveau. Nous étions en terrasse. Elle était au centre de l’attention, le visage concentré, serré, elle a redit devant mon air interloqué :
– Tu devrais.
Sur le ton de la remontrance.
J’ai pensé qu’elle disait ça parce que les spectacles il faut les voir, ne pas parler sans savoir. Le ton était sec, le regard fixe, les lèvres tremblaient presque.
– Je devrais ? Pourquoi je devrais ?
– Tu devrais. Oui. Pour voir l’agression qui est faite à l’idée même de théâtre. Pour voir comment on désespère ceux qui pensent que le théâtre a encore quelque chose à nous apporter. Pour voir l’attaque faite à la langue. L’attaque faite à la pensée. L’attaque faite à la langue de Shakespeare. L’attaque faite à l’idée même de communauté.
– À ce point-là ?
– Oui. À ce point-là.
Une de ses amies a confirmé :
– Ah mais tu peux pas savoir.
L’autre a ajouté :
– De toute façon, il y a un problème avec le théâtre dans la Cour cette année. Et c’est ce que Brigitte Salino a dit dans Le Monde.
– D’ailleurs, même hier soir, Isabelle Huppert a fait une lecture de Sade dans la Cour, c’était pas possible.
– Ah bon ? Mais pourquoi ?
– D’abord, le montage des textes. C’était n’importe quoi. C’était un montage complètement idiot fait par Raphaël Enthoven, ridicule, et Isabelle Huppert a beau être une très grande actrice elle était perdue là-dedans. Ce montage était d’une bêtise… elle n’avait rien pour se raccrocher.
– À part ça, vous avez vu quelque chose de bien ?
– Richard III.
– Ah oui, Richard III. C’est magnifique. C’est exceptionnel, les gens applaudissent debout pendant vingt minutes.
– Ostermeier c’est toujours bon, là c’est vraiment formidable, vraiment. C’est très fort.
– Moi ce soir je suis censée aller voir le Strindberg, c’est comment ? Vous l’avez vu ?
– Oui oui on l’a vu. Il y a une très bonne actrice, Nathalie Richard. C’est tout.
Celle qui avait dit « tu devrais » s’est levée :
– Bon j’y vais, j’ai rendez-vous chez le coiffeur, vous passez me chercher ? C’est sur votre chemin, pour aller chez Yvon Lambert…
Chaque année, à la Collection Lambert, il y a une grande exposition qui dure tout l’été. C’était une exposition Patrice Chéreau, sur les trois étages. D’ailleurs, à la table voisine, Richard Pedduzzi était en train de prendre un verre avec des amis.
Je suis remontée dans ma chambre, j’ai défait ma valise, je me suis douchée, il faisait une chaleur intense, pas de vent, et, je suis partie pour l’exposition.
Beaucoup de manuscrits dans des vitrines. (…)
Dans la salle suivante, j’ai aperçu le dos d’un ami dans un petit groupe, je ne l’avais pas vu depuis un an. Je lui ai touché le bras, il a tourné la tête, et a dit les épaules raides :
– Tu me donnes deux secondes ?
– Bien sûr.
Et il s’est de nouveau retourné.
J’ai continué. À l’étage, il y avait un dessin de Picasso, une espèce d’homme, à tête de buffle. C’était un homme, mais à tête de buffle, il était comme ça cet homme, c’était lui. Et, même s’il n’existait pas, même s’il n’avait pas une tête de buffle, il exprimait quelque chose de vrai, avec une espèce de cri, la tête levée.
Une amie venait à ma rencontre :
– Tu es là depuis quand ?
– Je viens d’arriver, et toi ?
– Oh moi, je suis là depuis le début. Je repars demain. Mais je vais revenir, il paraît qu’il faut voir Antoine et Cléopâtre, d’un metteur en scène portugais, Rodrigues, ou quelque chose comme ça. Et toi tu es venue voir quoi ?
– Ce soir le Strindberg. Et demain, en principe, Le Roi Lear. Tu l’as vu ? Tu penses qu’il faut que j’aille le voir, on me dit que c’est pas bien ?
– C’est insupportable. Mais vas-y, pour te rendre compte.
– J’ai pas envie de m’ennuyer.
– Tu t’ennuies pas. C’est à un tel degré, tu es tellement étonnée que ce soit à un tel degré, et de voir ce que tu vois. Il y a une espèce de trou au centre de la scène, à la fin tu as envie qu’ils tombent tous dedans et qu’on en finisse. Le premier jour, j’ai vu Lupa, donc pour moi, dès le premier jour, c’était extraordinaire. Le lendemain j’ai vu Ostermeier, Richard III, c’est génial. Ça, il faut absolument que tu le voies.
– J’y vais demain…
(in « La Règle du jeu », n°57)
http://www.mercuredefrance.fr/livre-Le_goût_de_l_été-9782715243750-1-1-0-1.html

christiane dit: 17 juillet 2016 à 18 h 21 min

« … et nous étions heureux car nous ne nous connaissions pas. Pour se connaitre, il faut dérouler sa vie jusqu’au bout, jusqu’au moment où on descend dans la fosse. Même alors, il importe qu’il y ait quelqu’un pour vous relever, vous ressusciter, vous raconter à vous-même et aux autres, comme dans un jugement dernier… ».
Pour eux… la deuxième partie sera encore plus brève que dans ce livre testamentaire de Salvatore Satta, elle n’aura pu être…

bouguereau dit: 17 juillet 2016 à 18 h 12 min

Non mais l’angelus c’est le mot-code pour l’apéro ?

le mec dans sa cabine climatisée il hentend pas..faut le phoner..s’il a du réseau attation..sinon tu bois tout seul

la vie dans les bois dit: 17 juillet 2016 à 18 h 10 min

« C’est dangereux pareil, hein… »

ouaip Sergio, ce n’est pas la peine que les hollandiens fassent des hashtags de com’ pour qui ?
quand de toute façon, les colos ne sont plus  » accessibles » ( droit de réserve, hein, comme vous dites)

bouguereau dit: 17 juillet 2016 à 18 h 07 min

perdidios..
non dracul..et jvais tdire lacculturation hempeche pas du tout d’agir au nom de..j’ai pas dexempe sous la main..je réfléchis..ça va vnir

JC..... dit: 17 juillet 2016 à 18 h 05 min

« L’immense majorité de ces jeunes feront d’excellents citoyens du monde » (Bloom)

J’adore Bloom ! Un excellent idiot utile …

bouguereau dit: 17 juillet 2016 à 18 h 01 min

C’est le combat entre la tradition et la modernité. C’était le cas dans le régime hitlérien : d’un côté une régression sans nom vers la terre, ses symboles, sa religion quasiment et la modernité industrielle et capitaliste inavouée

relie toi..et relie le post de serdgio..et dmande toi si t’es pas plétement prisonnier dcliché qu’avait même pus droit dcité du temps de mc cormick

Widergänger dit: 17 juillet 2016 à 17 h 57 min

Un type dans une usine qui va fourrer dans des liquides ou de la nourriture en conserve des saloperies. Je le vois arriver ce sale truc.

bouguereau dit: 17 juillet 2016 à 17 h 56 min

Le prochain attentat, ce sera par un empoisonnement collectif

c’était une vieille accusation faite aux lépreux du temps dla france profonde dracul..think outof dze box dirait dracul

bouguereau dit: 17 juillet 2016 à 17 h 54 min

mollo Phil, l’angelus, c’est tout à l’heure.

en étiologie hon appelle ça un déclenchment à blanc

Widergänger dit: 17 juillet 2016 à 17 h 53 min

Phil dit: 17 juillet 2016 à 17 h 45 min
J’espère quand même qu’on n’en arrivera pas jusque là ! Mais c’est une éventualité malheureusement. Il y a déjà eu une décapitation l’année dernière.

Le prochain attentat, ce sera par un empoisonnement collectif.

Widergänger dit: 17 juillet 2016 à 17 h 48 min

C’est le combat entre la tradition et la modernité. C’était le cas dans le régime hitlérien : d’un côté une régression sans nom vers la terre, ses symboles, sa religion quasiment et la modernité industrielle et capitaliste inavouée. Comme l’EI, qui d’un côté veut le retour au grand califat du Moyen-Âge et de l’autre a une technique de communication très moderne qui a su intégrer toutes les techniques les plus modernes. C’est la lutte sanglante entre la tradition et la modernité. Et nous qui sommes au milieu, impuissants. C’est ça qui est terrible.

Phil dit: 17 juillet 2016 à 17 h 45 min

Il faudra bien un jour repomper les milliards encaissés par zuckerberg dans son fessbouc et rééduquer la jeunesse connifiée. ne pas compter sur les Todd Attali, va y avoir du désaccord. Les cloches de France sonneront sur les champs déserts et l’ange de Reims sourira aux décapitations.

bouguereau dit: 17 juillet 2016 à 17 h 45 min

mais enfin souvent maintenant un paysan c’est un gus juché en stéréo comme un amiral sur la passerelle d’une moissebatte de quarante-trois mètres de long…

c’est lui lcitoyen du monde..et pas qu’un peu..dailleurs il en a l’regard kabloom..c’est ça qui fait peur aux enfants

bouguereau dit: 17 juillet 2016 à 17 h 42 min

Ça ne l’a jamais empêché de fréquenter la France profonde

c’est cquon méprise cordialment mais dont hon veut pas ête loin..et qu’on veut jurer craché qu’on connait comme sa poche..trouée dracul trouée..ya rien..rien au fond..surtout quand qu’on l’insulte dailleurs

Widergänger dit: 17 juillet 2016 à 17 h 42 min

Delaporte dit: 17 juillet 2016 à 17 h 35 min
Oui, là je serais plutôt d’accord avec vous. Mais le goût du terroir dépasse largement le cadre d’un parti politique. Il n’y a qu’à regarder les émissions sur les terroirs à la télé (cuisines, dock sur nos belles provinces etc.). Les maghrébins ne regardent même pas ce genre d’émission bien sûr. Ça ne les intéresse pas du tout, ce que je peux comprendre aussi. Mais pour la formation d’un citoyen, c’est un problème.

bouguereau dit: 17 juillet 2016 à 17 h 40 min

Si, les petits gaulois ils comprennent très bien

nan dracul..nan..te donne cette vague illusion pasqu’il ne fronce pas les sourcils..tiens hun peu comme pour les juifs..hont est tellement sur qu’ils ont ça dans lsang..mais c’est des konneries qui rassurent..faudrait sdemander pourquoi on a bzoin dse rassurer à prende ces exempes là..c’est ça que tod te dirait

Widergänger dit: 17 juillet 2016 à 17 h 39 min

Delaporte dit: 17 juillet 2016 à 17 h 30 min
Non. Pourquoi ? Parce que les Français de Paris ont dans leur grande majorité des racines en province, comme c’était le cas du côté de ma mère. Mais mon père, juif né à Paris de parents russes, n’avait évidemment aucune racines en province. Ça ne l’a jamais empêché de fréquenter la France profonde de la campagne même dans sa jeunesse avec ses parents. C’est pas le cas de ces nouvelles générations d’immigrés. C’est un problème.

Sergio dit: 17 juillet 2016 à 17 h 36 min

Houi enfin peut-être pas partout surtout dans mon bled en Auvergne où le blanc est pas déneigé, mais enfin souvent maintenant un paysan c’est un gus juché en stéréo comme un amiral sur la passerelle d’une moissebatte de quarante-trois mètres de long…

bouguereau dit: 17 juillet 2016 à 17 h 35 min

L’immense majorité de ces jeunes feront d’excellents citoyens du monde

des bons consommateurs qui sauront lire le mode d’emploi dleur portabe chinois hen anglais

Delaporte dit: 17 juillet 2016 à 17 h 35 min

Actuellement, le plus grand parti politique de France est le FN. Son idéologie est fondée sur la nostalgie des valeurs traditionnelles du terroir. Le Français, presque en majorité, vote pour ce fantasme culturel, pensant qu’il va résoudre tous ses problèmes de vie.

Widergänger dit: 17 juillet 2016 à 17 h 34 min

Si, les petits gaulois ils comprennent très bien les allusions des textes de Maupassant au monde de la campagne. Même les petits juifs ! C’est bien ça la grande différence avec les maghrébins !

Widergänger dit: 17 juillet 2016 à 17 h 32 min

Oui, mais que de province on ne veuille pas aller dans le 9.3, je trouve ça tout à fait normal ! Moi-même je n’y avais jamais mis les pieds avant d’y être muté comme prof ! Et franchement ça n’a jamais manqué à ma culture… Mais si on y apprend aussi la France profonde mais c’est pas la même !

bouguereau dit: 17 juillet 2016 à 17 h 31 min

Aujourd’hui, vivre à la campagne est une sorte de privilège, dont pas mal de Français ont la nostalgie

ça c’tun ote cliché « prégnant » comme hon dit hen ville ossi dracul

bouguereau dit: 17 juillet 2016 à 17 h 30 min

ils sont incapables de comprendre dès lors les enjeux textuels d’une page de Maupassant

les ptis gaulois non pus mon dracul..ça te monte pas au cerveau pasquil thembrouillent..c’est un obstacle hépistémologique qu’on dit hen ville

Delaporte dit: 17 juillet 2016 à 17 h 30 min

Mais il arrive aussi la même chose pour les Français de souche qui vivent en ville et oublient ce qu’est le vrai monde rural, qui tend d’ailleurs à disparaître complètement. Il y a de moins en moins de paysans, de moins en moins de gens qui vivent à la campagne. Aujourd’hui, vivre à la campagne est une sorte de privilège, dont pas mal de Français ont la nostalgie.

Sergio dit: 17 juillet 2016 à 17 h 30 min

Se faire jeter d’un rade oui ça c’est pas bon… Faut pitonner le comptoir s’encorder ! Tant pis au-dessus du vide… No surrender !

Widergänger dit: 17 juillet 2016 à 17 h 24 min

Alors je me mets à la place de ces personnes qui vivent dans une marginalité urbaine et mentale nécessaire à leur survie (Boolm)
_________
Faut quand pas déc.onner, Bloom ! On n’en est pas là en France ! Les immigrés au lieu de prendre l’avion pour retourner au Maghreb ou ailleurs, peuvent très bien prendre le train sans risquer de se faire agresser par les braves gens de nos provinces ! La France n’est pas un pays de sauvages, que je sache ! Mais ils ne le font pas. Leurs seules connaissances de la province se résument dans les visites organisées parfois par les collèges ou les lycées : visite à la cathédrale de Chartres, à Provins, à Fontainebleau, etc. Mais ils n’ont jamais vu un village français de leur vie. Jamais ! Ils ne savent pas ce qu’est un paysan, ils n’ont jamais eu de leur vie une conversation avec un brave type de la campagne. C’est dingue quand même !

bouguereau dit: 17 juillet 2016 à 17 h 23 min

« Vivre ensemble » est devenu aussi ridicule, insensé, stupide, que « Arbeit macht frei »

chtar conno..t’es marli

bouguereau dit: 17 juillet 2016 à 17 h 21 min

on a parfois droit à des regards peu amènes dans nos belles campagnes dépeuplées

..à l’église fermé le dimanche matin ?..où exactement kabloom..et quant à la somme..faut être franc..hon fait même des gros noeil au pti gars du village d’a coté..c’t’un genre qu’il se donne..comme dans l’16ème

Widergänger dit: 17 juillet 2016 à 17 h 18 min

Pas forcément en effet, Bloom. Mais ce n’est pas une question d’être accueillant ou pas. La question est que les immigrés ne fréquentent pas la France profonde. Ils ne sont pas intégrés dans le pays où ils ont pourtant choisis de vivre.

C’était bien différents chez les immigrés russes ou polonais (juifs et catholiques pour les mineurs polonais du nord). Ces nouvelles générations d’immigrés ne connaissent rien au pays où ils vivent, ils sont incapables de comprendre dès lors les enjeux textuels d’une page de Maupassant ou de n’importe quel autre auteur du même genre alors qu’ils veulent passer le bac et réussir. C’est ça le problème. C’est pas le problème que la province ne veut pas voir d’immigré sri lanquais dans leurs bourgades ! Au reste, ils n’ont qu’à y aller pour voir !

bouguereau dit: 17 juillet 2016 à 17 h 16 min

Intéressant témoignage de Widergg de 16.17. éducation, sinon rééducation

il compare havec sa jeunesse a lui..qui n’était pas celle non plus de ceux de la génération dhavant dailleurs..que non

bouguereau dit: 17 juillet 2016 à 17 h 11 min

Et tu ne te sens pas un peu Français, Charles ? Quand on maltraite ta mère, tu ne la défends pas ?

un bon lawyer ça coute des ronds..hon voit bien qu’cest pas la tienne

Phil dit: 17 juillet 2016 à 17 h 10 min

Intéressant témoignage de Widergg de 16.17. éducation, sinon rééducation. Angot a bien dit, le baroquisme viscontien suffit aux damnés, la version de ceux qui n’ont rien vécu ne vaut pas un clou.

bouguereau dit: 17 juillet 2016 à 17 h 07 min

ML, les campagnes françaises sont-elles accueillantes aux Arabes & autres Sri Lankais? Permettez-moi d’en douter.

henfin quoi kabloom..petit tu t’es fait chter dans les orties pendant tes vancances en vendée..faut savoir houblier

bouguereau dit: 17 juillet 2016 à 17 h 05 min

Par exemple ils ne vont quasiment jamais en vacances dans les provinces françaises comme les braves petits Français

les ptis français non pus banane de dracul..depuis quand tas pas henlevé ta casquette de baiseball dracul..ça hempèche le reboot

Bloom dit: 17 juillet 2016 à 17 h 04 min

ML, les campagnes françaises sont-elles accueillantes aux Arabes & autres Sri Lankais? Permettez-moi d’en douter. Avec mon nom pas vraiment d’ici, ma femme de Chine pop & mes enfants eurasiens, on a parfois droit à des regards peu amènes dans nos belles campagnes dépeuplées. Alors je me mets à la place de ces personnes qui vivent dans une marginalité urbaine et mentale nécessaire à leur survie, tout simplement: ont-ils vraiment envie de se faire jeter d’un rade de la Somme ou de Normandie?
Quand j’étais gamin, les 3/4 de mes copains de CM2 n’avaient jamais vu la mer avant le voyage à Trouville organisé par l’école: c’était encore la Seine et Oise. Trouville, c’était encore plus l’étranger qu’ Enghien ou Montmorency,…
Et je ne parle pas du nombre de provinciaux & de Parisiens qui n’ont jamais risqué un doigt de pied dans le 9-3, sinon au Stade de France (bordé de très chouettes résidences sur le canal côté virage nord, d’ailleurs).
En revanche, ces gosses, s’ils ne connaissent mal ou pas les somptueux paysages de la France, ils ont voyagé avec leurs profs en Angleterre, en Espagne, en Allemagne, voire en Italie…Ils auront tout le temps de les découvrir, les paysages français.
On pourrait ironiser sur le fait que le djihad permet à certains de connaitre ce qui reste de la Syrie & de l’Irak. Mais il s’agit là d’une infime minorité, parfois issus de la campagne (Lunel est bien un bled paumé, non? ).
L’immense majorité de ces jeunes feront d’excellents citoyens du monde.
Réalisme de la compréhension, optimisme de la volonté, pour quasi paraphraser Gramsci.

bouguereau dit: 17 juillet 2016 à 17 h 02 min

la sécurité des gens ne peut pas totalement être assurée dans notre pays

..suffit de bien mater havec qui tu montes dans l’métro dracul..c’est henfantin

bouguereau dit: 17 juillet 2016 à 16 h 59 min

A quand la reconnaissance par l’ONU du génie d’Adolf Hitler ?

un dégénéré qu’a une seule burne et qui mange que des demis wurst ne peut être un exempe pour la jeunesse

Widergänger dit: 17 juillet 2016 à 16 h 59 min

Il ne faut pas se faire d’illusion, la sécurité des gens ne peut pas totalement être assurée dans notre pays pas plus d’ailleurs que dans les autres pays d’Europe. Même en Israël, où la sécurité est mille fois plus efficace qu’ici, le terrorisme produit des malheurs.

Il ne peut pas y avoir un gendarme derrière chaque personne suspectée de terrorisme, ce serait trop simple. La guerre, qui ne fait que commencer, prend de telles formes — des formes inédites — que les répliques sont forcément mal adaptées. Plus profondément ce n’est plus une question de réplique adaptée ou pas, c’est une question plus politique. Il faut aller voir aux racines du terrorisme. Et les racines, c’est, entre autres, le développement des conflits entre sunnites et chiites, et le combat pour la domination du Moyen-Orient. C’est le choc des civilisations. Huntington a de plus en plus raison. Ce sont des façons de vivre et de concevoir la vie, la société, le rapport à l’autre, le rapport au pouvoir et à la religion et le religieux qui ne peuvent pas se tolérer les unes les autres, qui sont incompatibles.

Je regardais sur ARTE un reportage émouvant sur les parents des djihadistes partis faire le djihad en Syrie contre Bachar El Assad. Ils étaient tous majeurs quand ils sont partis. Or, les parents, sachant qu’ils s’apprêtaient à partir, sont, pour certains d’entre eux, aller au commissariat de police demander à l’Etat de les arrêter pour les empêcher de partir. Or, l’Etat considère à juste titre qu’une fois majeurs les parents n’ont plus aucun droit sur eux, et ces parents-là s’étonnaient que l’Etat ne fasse rien pour empêcher leurs fils de partir ! Un imam, un brave type sans conteste, tient à ces parents un discours totalement inacceptable, leur disant que les enfants appartiennent à leurs parents ! C’est un discours suicidaire, totalement en contradiction avec les lois de la République. Un discours lénifiant pour apaiser la douleur des parents dont les fils sont morts en Syrie. Ce fossé entre les désirs des parents et la loi est un vrai problème. En plus, l’Etat, de son côté, convoque le fils devant le tribunal à comparaître pour appartenance à une entreprise terroriste alors que lesdit fils est porté disparu (et en réalité mort), mais n’admet pas juridiquement qu’ils soient morts. Les parents, dans ces conditions, ne peuvent même pas faire leur deuil. Donc, de chaque côté, du côté des parents qui abusent de leur autorité parentale, comme du côté de l’Etat qui s’en tient à une interprétation très stricte de la loi, on est dans l’impasse. La cause de ces impasses, c’est deux mondes qui ne fonctionnent pas avec le même logiciel et qui dès lors ne peuvent pas se comprendre. Ce qu’on voit là pour une situation individuelle se retrouve amplifiée entre les Etats, entre les civilisations. C’est pourquoi je suis très pessimiste sur l’avenir qui ne peut que tourner au cauchemar pour tout le monde.

bouguereau dit: 17 juillet 2016 à 16 h 58 min

j’aborde la question de mes liens avec autrui avec la plus grande froideur, et en considération de mes seuls intérêts

les plus malins n’y arrivent pas jean marron..et souvent d’un point de vu politique c’est à ça qu’on résume le patriotisme havec le plus de rendement

la vie dans les bois dit: 17 juillet 2016 à 16 h 51 min

« Et il se peut qu’au moment même où je pense leur vie, du fait même que j’écris leur vie, ils me voient sous l’aspect d’un dieu dérisoire, qui les rallie tous et les rassemble au jour du jugement, afin de les libérer à jamais de leur mémoire. »

éclat de rire en lisant l’extrait donné par Attila à 16h05, d’un professeur de Rome né à Nuoro.
C’est le syndrome  » Pierre Jourde »: je reviens au pays.
En plus dans la province de Nuoro, il y plein de sangliers. Ils les mangent avec les doigts, une fois rôtis à la broche. C’est un Astérix du coin de Nuoro, qui m’a montré comment il faisait, l’autre jour. 😉

Delaporte dit: 17 juillet 2016 à 16 h 48 min

On ne peut malheureusement pas lire directement la grosse « colère » de Christine Angot. Un morceau de littérature, sans doute. Il nous faudra pour cela acheter le JDD, ce que je n’ai pas fait depuis très longtemps.

bérénice dit: 17 juillet 2016 à 16 h 28 min

Tiens donc, la bestialité monstrueuse de la magnagna à 12h44 s’exp(l)ose, (bis repetita placent ) LDVB

Toujours la même technique sans que je vous soupçonne pour autant de bestialité, vous projetez sur autrui vos propres fonctionnements ( j’allais écrire travers mais cela aurait pu conduire à une carte de chinois)

BàV et excellente tranquillité. Retenez la nuit, il fera si chaud.

Widergänger dit: 17 juillet 2016 à 16 h 17 min

Jibé, les maghrébins qui vivent en France et qui sont même Français de naissance sont relativement peu insérés dans la société française. Par exemple ils ne vont quasiment jamais en vacances dans les provinces françaises comme les braves petits Français. Ils vivent à Paris et ne connaissent que Paris (et encore, plutôt leur banlieue que Paris !) et vont en vacances au bled ou dans leur pays d’origine. J’ai donné cette années des cours à plusieurs d’entre eux et à des Sri Lanquais, et c’est leur façon de vivre. Ils ne connaissent rien de la vie de province, de la campagne française. Ils ne savent pas ce que c’est qu’un village français avec son église et sa mairie, ses paysans, ses champs, ses travailleurs des zones industrielles. Ils ne connaissent rien des mœurs des Français de souche comme dit l’autre. Et on buttait sans arrêt sur des détails dans les textes qu’on étudiait (Maupassant et autres) qui montraient leur abyssale et inquiétante ignorance. Et à la maison, ils sont souvent enfermés dans leur dialecte arabe ou leur langue d’origine même si leur bilinguisme peut avoir du bon par ailleurs, et, s’ils sont dans une famille pratiquante, dans la religion musulmane qui encadre leur éducation intime même si eux mêmes ne la pratiquent pas forcément. J’ai ainsi un jour commencé un cours tandis que le père commençait sa prière derrière un rideau. Ça ne m’a pas choqué mais j’ai trouvé ça très révélateur de tout un monde qui les sépare de la réalité de notre pays alors même qu’ils vont au lycée et, comme Sri Lankais, peuvent aussi y apprendre le chinois (stratégie scolaire plus de réussite pour être dans une bonne filière que désir effectif de s’ouvrir au monde de la Chine). Donc, quand on me dit que les nouvelles générations d’immigrés sont plus insérées qu’on ne pensent (discours par exemple de Todd), je suis quand même sur la réserve. Et je demande à voir ce qu’ils deviendront dans quelques années, tous ces braves immigrés.

Sergio dit: 17 juillet 2016 à 16 h 14 min

Charles dit: 17 juillet 2016 à 15 h 36 min
A quand la reconnaissance par l’ONU du génie d’Adolf Hitler ?

On peut, on doit être en mesure de rassembler un nombre significatif de ses aquarelles…

Mais il se voulait aussi architecte et, à ce titre, refondre le centre historique de Linz ; et le directeur des beaux-arts de Vienne, celui-là même qui le refusait pour la seconde (et dernière)fois, au vu de ce projet trouvait que sa voie était plutôt l’architecture que la peinture.

bérénice dit: 17 juillet 2016 à 16 h 13 min

Tiens donc, la bestialité monstrueuse de la magnagna à 12h44 s’exp(l)ose, enfin?

il était question de la vôtre et je me reportais à Jean de LA fontaine qui il y a peu nous passionna avec ses fables, son bestiaire et de qui faisant un pas de côté je trouvai une analyse de la fable que vous donnâtes en pâture, son point de vue est singulier:
http://pierre.campion2.free.fr/lafontaineexpress17.html

Jibé dit: 17 juillet 2016 à 16 h 08 min

Daaphnée a disparu au moment où La vie dans les bois est apparue, DHH. Pas moins teigne l’une que l’autre ! Il n’y a qu’à les ignorer…

Delaporte dit: 17 juillet 2016 à 16 h 08 min

« A quand la reconnaissance par l’ONU du génie d’Adolf Hitler ? »

Ce génie a été reconnu par tous : le génie du mal.

Charles dit: 17 juillet 2016 à 16 h 06 min

Jibé dit: 17 juillet 2016 à 15 h 55 min

Pas d’accord Charles sur ton accueil du poème de Victor Hugo

Le patriotisme est un sentiment qui m’est absolument étranger. Quant au nationalisme, n’en parlons pas. Quels qu’ils soient, j’aborde la question de mes liens avec autrui avec la plus grande froideur, et en considération de mes seuls intérêts.

Jibé dit: 17 juillet 2016 à 16 h 05 min

Un extrait du roman de Salvatore Satta, recommandé par Paul Edel. La scène se passe dans le cimetière, condensé de la vie du village natal du narrateur.

« C’est ici le lieu. Voici les deux angelots de marbre, penchés tristement l’un vers l’autre et pleurant à jamais les morts orgueilleux de la famille Mannu ; voici la dalle mortuaire de Boelle Zicheri, le pharmacien qui, par la haine qu’il portait à tous les siens, avait laissé tout son bien à l’hôpital ; voici la tombe de Don Gaetano Pilleri, prolongeant sa propre haine à l’égard du clergé par l’absence de toute croix ; voici les premières sépultures des familles pastorales, avec les sobriquets mués en patronymes et les fiers portraits dans leurs costumes sur des plaques ovales en émail ; voici la stèle brisée d’un jeune homme (on y lit : « tu pleures et moi, je dors au loin, dans ce sol sacré ») qui angoissait mes nuits ; voici encore l’enclos en fer, modeste, où demeure captif Maître Manca, notre prof’, désormais dans l’impossibilité de redevenir Pedduzza (ou Petit Caillou) et de retourner à la taverne où, un soir, il avait glissé sous la table, foudroyé par le dernier verre de vin de sa vie…
Je pourrais d’ici, dans un rayon de cent mètres, marquer les limites de ces murs antiques et humides : il suffit de suivre tout ce que le temps a noirci, défait, oublié, tout ce qui est mort pour la deuxième fois. Au-delà de ces pauvres tombeaux, un autre bout de terre s’étend, court et infini, avec quelques vestiges de croix de traviole, des crucifix renversés, comme s’ils avaient achevé leur fonction. Je me demande s’il est encore le moindre espoir dans ces sépultures où les morts restent esseulés, sous ce sol où les ossements d’innombrables générations s’entassent et se confondent, devenus eux-mêmes sol. Dans ce coin ultime du monde, par tous ignoré sauf par moi, je sens bien que la paix des morts n’existe pas, qu’ils sont libérés de tous problèmes un seul excepté : le fait d’avoir été en vie. Les nécropoles étrusques sont habitées par la rumination des bœufs, les tombeaux les plus vastes transformés en bergeries : on pose sur les petits lits de pierre les marmites et les faisselles, humbles accessoires de la vie pastorale. Personne ne se souvient plus que ce sont là des tombeaux, pas même le touriste frivole qui gravit le sentier creusé dans le rocher et se risque dans l’obscurité profonde, où sa voix retentit. Pourtant ils sont bien là : depuis deux ou trois mille ans, car la vie ne peut pas vaincre la mort, pas plus que la mort ne peut vaincre la vie. La résurrection de la chair commence le jour même où l’on meurt : ce n’est point un espoir, ce n’est point une promesse, ce n’est point une condamnation. Pietro Catte, l’homme qui s’était pendu à un arbre la nuit de Noël dans le champ de Biscollai, se figurait qu’il allait pouvoir mourir : et maintenant il est là lui aussi (les curés l’ont fait passer pour dément, afin de le pouvoir enterrer dans ce sol sacré), avec Don Pasqualino et Fileddu, avec Don Sebastiano et Oncle Poddanzu, avec Chanoine Fele et Maître Ferdinando, avec les paysans de Seuna et les bergers de San Pietro, avec les prêtres, les voleurs, les saints, les oisifs du Corso* : tout un enchevêtrement inextricable, ici, sous cette terre.
Ainsi que dans une de ces processions extravagantes du Paradis de Dante, les hommes de ma gent défilent, dans des théories interminables, mais sans les candélabres. Ils s’adressent tous à moi, ils cherchent à déposer entre mes mains le fardeau de leur vie, l’histoire sans histoire de l’existence qui a été la leur. Des mots de prière ou d’ire sifflent dans le vent parmi les buissons de thym. Une couronne de fer se balance sur une croix défaite. Et il se peut qu’au moment même où je pense leur vie, du fait même que j’écris leur vie, ils me voient sous l’aspect d’un dieu dérisoire, qui les rallie tous et les rassemble au jour du jugement, afin de les libérer à jamais de leur mémoire. »
(« Le jour du jugement », traduit de l’italien par Nino Frank, Editions Gallimard, 1981)

*Le cimetière reproduit la hiérarchie sociale des trois quartiers de la ville : le quartier pauvre de Seuna, reconnaissable par ses maisons basses abritant exclusivement les agriculteurs ; San Pietro, plus prospère, où résident principalement les bergers, le plus souvent adeptes de l’abigéat (le vol de bestiaux, une tradition propre à cette caste sarde semble-t-il !) et enfin le quartier aristocratique et bourgeois du Corso.

Widergänger dit: 17 juillet 2016 à 16 h 01 min

Le putsch raté en Turquie est inquiétant pour une autre raison. Le gouvernement turc se sert des terroristes djihadistes de l’EI pour lutter contre les Kurdes en les laissant agir sur son territoire non seulement en toute impunité mais avec l’aide des services secrets turcs, du moins les laissait jusqu’au moment où des groupes salafistes turcs se sont mis à poser des bombes aussi en Turquie ainsi que les salafistes de l’EI. Il n’empêche que la Turquie est une vraie passoire pour les terroristes. Le renforcement de l’autoritarisme et de l’arbitraire anticonstitutionnel qui bafoue les traités européens signés par la Turquie du président turc en protégeant les terroristes est le risque de toutes les dérives du régime. Les mises en garde des différentes chancelleries en Europe contre le président en sont un signe alarmant. On assiste à une décomposition progressive du droit international en Europe et à ce qui ressemble au début d’une fin d’empire qui pourtant n’a pas encore pris sa forme définitive.

Jibé dit: 17 juillet 2016 à 15 h 55 min

Pas d’accord Charles sur ton accueil du poème de Victor Hugo dont Berguenzinc a cité la conclusion hier soir. N’est-il pas plus que jamais d’actualité ? Et moins sanglant que « La Marseillaise », ne faudrait-il pas l’étudier en classe. A condition d’expliquer aux jeunes élèves dans quel contexte il a été écrit en 1872. Suite à l’invasion prussienne de 1870 et à la Commune de Paris. Le recueil « L’année terrible » est composé de 17 poèmes dont « A la France ». Précisons aussi que ce chant nationaliste, qui égratigne au passage nos partenaires européens, à été écrit par un chaud partisan de la création des futurs Etats-Unis d’Europe :

À la France

Personne pour toi. Tous sont d’accord. Celui-ci,
Nommé Gladstone, dit à tes bourreaux : merci !
Cet autre, nommé Grant, te conspue, et cet autre,
Nommé Bancroft, t’outrage ; ici c’est un apôtre,
Là c’est un soldat, là c’est un juge, un tribun,
Un prêtre, l’un du Nord, l’autre du Sud ; pas un
Que ton sang, à grands flots versé, ne satisfasse ;
Pas un qui sur ta croix ne te crache à la face.
Hélas ! qu’as-tu donc fait aux nations ? Tu vins
Vers celles qui pleuraient, avec ces mots divins :
Joie et Paix ! – Tu criais : – Espérance ! Allégresse !
Sois puissante, Amérique, et toi sois libre, ô Grèce !
L’Italie était grande ; elle doit l’être encor.
Je le veux ! – Tu donnas à celle-ci ton or ;
A celle-là ton sang, à toutes la lumière.
Tu défendis le droit des hommes, coutumière
De tous les dévouements et de tous les devoirs.
Comme le boeuf revient repu des abreuvoirs,
Les hommes sont rentrés pas à pas à l’étable,
Rassasiés de toi, grande soeur redoutable,
De toi qui protégeas, de toi qui combattis.
Ah ! se montrer ingrats, c’est se prouver petits.
N’importe ! pas un d’eux ne te connaît. Leur foule
T’a huée, à cette heure où ta grandeur s’écroule,
Riant de chaque coup de marteau qui tombait
Sur toi, nue et sanglante et clouée au gibet.
Leur pitié plaint tes fils que la fortune amère
Condamne à la rougeur de t’avouer pour mère.
Tu ne peux pas mourir, c’est le regret qu’on a.
Tu penches dans la nuit ton front qui rayonna ;
L’aigle de l’ombre est là qui te mange le foie ;
C’est à qui reniera la vaincue ; et la joie
Des rois pillards, pareils aux bandits des Adrets,
Charme l’Europe et plaît au monde… – Ah ! je voudrais,
Je voudrais n’être pas Français pour pouvoir dire
Que je te choisis, France, et que, dans ton martyre,
Je te proclame, toi que ronge le vautour,
Ma patrie et ma gloire et mon unique amour !

DHH dit: 17 juillet 2016 à 15 h 54 min

bérénice dit: 16 juillet 2016 à 22 h 41 min
DHH, De Nota, Chaloux, lavande, D, sont ils absorbés et résorbés par des préparatifs de vacances estivales, sont-ils tous à Avignon ou partis au Diable Vauvert?

Depuis que Rose nous a révèle que sous des pseudos différents la même personne, qu’elle a nommée, jouait sur la RDL à s’installer dans diverses postures fabriquées, pour susciter de la part d’autres intervenantes des réactions rageuses aux propos prêtés à ces personnages de composition, j’ai éprouvé une certaine réticence à intervenir , mise mal à l’aise par le sentiment désagréable d’avoir été manipulée.
Comme d’autres ici sans doute, j’ai eu conscience d’avoir servi de tête de turc à cette personne avec mes réponses de bonne foi , naïvement sincères et spontanées, à des propos qui ,loin d’être l’expression d’une pensée et d’un personnalité authentique, n’étaient que banderilles artificielles, destinées à susciter de la part des gogos visés les réactions rageuses ou défensives attendues, et ce dans un but de satisfaction perverse pour leur auteure ,ravie de voir que sa cible « marchait » .
Ce petit jeu amuse-t-il Pierre Assouline qui le laisse prospérer a travers sa tolérance des pseudos multiples ?

Charles dit: 17 juillet 2016 à 15 h 41 min

>berguenzinc merci pour Hugo très d’actualité ! (rose)

D’actualité, le patriotisme niais du totor ? laissez-moi rire. Depuis quand un pays où la sécurité des gens n’est pas assurée mérite-t-il la moindre considération ? Merde in France, comme chantait Dutronc. Les activistes de l’E.I. rigolent : la France est le ventre mou de l’Europe.

Charles dit: 17 juillet 2016 à 15 h 36 min

Le Corbusier : l’Unesco reconnaît enfin le génie d’un fasciste pur sucre. Merci pour les jeunes générations. A quand la reconnaissance par l’ONU du génie d’Adolf Hitler ?

rose dit: 17 juillet 2016 à 15 h 22 min

>Clopine
Dslée
Tendue. Hyper tendue. Ai pas vu l’ironie. Pas du tout.
>berguenzinc merci pour Hugo très d’actualité ! : ds livre III chapitre X Les Misérables, il compare longuement émeute et insurrection. Incroyablement instructif pour les événements tragiques vécus ces jours – ci.

Sergio dit: 17 juillet 2016 à 14 h 38 min

la vie en cause dit: 17 juillet 2016 à 13 h 06 min
une levée de boucliers dans le salon de coiffure.

Houi mais si le plafond est bas et que le chef veut quand même grimper sur son bouclier ?

Sergio dit: 17 juillet 2016 à 14 h 36 min

« Ainsi l’humanité serait menacée de disparition si l’intelligence n’est pas remplacée par l’instinct. »

Cela se fait nécessairement, ce remplacement, chaque seconde. L’intelligence étudie l’inconnu, comme la DGSE ou l’Intelligence service, pour le rendre connu.

Ce connu est ensuite traité identiquement à répétition, donc peu à peu par le subconscient ; c’est le début de l’intégration à l’instinct.

Ce qui fait que quand je tope le clebs immonde de la voisine c’est pas par intelligence mais par instinct ! Et il survit comme celui du vieux Salamano c’est ça que je comprends pas…

la vie en cause dit: 17 juillet 2016 à 13 h 06 min

L’évocation de la Propaganda Abteilung semble avoir provoqué une levée de boucliers dans le salon de coiffure.

Dommage…

Bloom dit: 17 juillet 2016 à 13 h 02 min

Dix-sept oeuvres architecturales de Le Corbusier, dont dix réalisées en France, enfin inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco.

« C’est peut-être la présence du site de Chandigarh, en Inde, qui a fait la différence cette année. « La candidature de 2016 s’est largement appuyée sur les précédents échecs, avait indiqué Benoît Cornu, président de l’Association des sites Le Corbusier qui porte la candidature aux côtés de la Fondation Le Corbusier et du ministère de la culture. Icomos avait jugé la série trop pléthorique et éclectique, et surtout, déploré l’absence du site de Chandigarh en Inde, qui révélait la dimension urbanistique de l’œuvre. » Le Monde.


Voilà qui rend justice à la vision du Pandit Nehru qui voulait insuffler une dose de modernisme à un pays encore plongé dans les ténèbres de la religion. Ténèbres auxquels il retourne volontairement aujourd’hui sous la férule d’une sorte d’Erdogan version shivaïte. On est loin de Chandigarh (Je peine toujours à comprendre pourquoi le roman « The Alchemy of Desire » de Tarun J Tejpal a été traduit sous le titre « Loin de Chandigarh », mais zenfin…)

bérénice dit: 17 juillet 2016 à 12 h 44 min

Quand l’intelligence est comparée à un instinct animal.

Si seulement on pouvait vous transformer en grenouille, vous rivaliseriez avec le bœuf pour le plaisir de vous éclater en tout bien tout honneur.

bérénice dit: 17 juillet 2016 à 12 h 34 min

Et j’ajoute que le 11h05 proposait une variation des attributs qu’elles pourraient m’allouer car à force de répétitions l’on pourrait convenir à son manque d’imagination et en conclure à sa simplicité d’esprit ce que dont à l’évidence elle ne souffre , pour mémoire ses nombreuses allocutions fournies et fort intéressantes. Mais quoique je doute qu’elle soit des braves elle n’aime pas que l’on suive une autre route qu’elle. Il ne s’agit en aucun cas d’un détournement de qualités , je les revendique haut et clair pour qu’elle en fasse bon usage ainsi ne se verra-t-elle pas dans l’obligation de projeter sur autrui pour ternir ses propres caractéristiques.

bérénice dit: 17 juillet 2016 à 12 h 23 min

Où on va, là, …. où on va !!!

Jusqu’à la preuve de votre bienveillance et votre mansuétude. Un test, tout au plus.

JC..... dit: 17 juillet 2016 à 12 h 18 min

« Il m’arrive aussi comme dans cette scène célèbre des valseuses de humer mes petites culottes, elles sentent bons !!! »

Où on va, là, …. où on va !!!

Paul Edel dit: 17 juillet 2016 à 12 h 17 min

WGG, lisez « le jour du jugement » du sarde Salvatore Satta, un prof de droit à l’université de rome qui, en mourant, a laissé dans un tiroir de son bureau cette merveille:la vie d’un village sarde(là où il était né), à Nuoro. publié en 1979. merveille des merveilles.à mettre à coté du « guepard » de Lampedusa.

la vie dans les bois dit: 17 juillet 2016 à 12 h 09 min

toujours plus compliqué, le langage informatique de la chatbot; la magnagna requiert à 11h41 une  » compréhension » bienveillante devant son écran.
Quand l’intelligence est comparée à un instinct animal. C’est pour JM Besnier ce genre de trouduculterie.

bérénice dit: 17 juillet 2016 à 11 h 41 min

ps: 11h29 destiné à LDVB, mais vous l’aurez compris rusée comme la renarde que vous êtes. ( Dommage pour le renard)

la vie dans les bois dit: 17 juillet 2016 à 11 h 40 min

Tiens revoilà des nouvelles de Christine A.
Cela fait rudement plaisir… cette dénonciation de la fascination pour la violence.

bérénice dit: 17 juillet 2016 à 11 h 38 min

Que la modération n’intervienne est en soi une caution, après chacun ici n’engage que ses écrits. Je vous laisse le dernier mot car je dois aller cuisiner. Et j’ajoute que je ne comprends pas tout du magma qui se propage sur les pentes du Vésuve.

la vie dans les bois dit: 17 juillet 2016 à 11 h 30 min

comprends plus, la magnagna demande à Pierre Assouline de fait appel à un outsider, pour cautionner ses écrits sur son blog.
ça devient un peu compliqué.

bérénice dit: 17 juillet 2016 à 11 h 29 min

ses oeuvres psychopathologiques

Mirez-vous dans l’un de vos miroirs et voyez comme une perverse-narcissique réussit tout de même à paraître presque jolie sans lunettes.

bérénice dit: 17 juillet 2016 à 11 h 26 min

S’il faut passer en revue toutes créatures de Dieu, je renonce , appelez-moi comme il vous conviendra cependant si vous rencontrez Marc mandez auprès de lui confirmation, son sens olfactif est assez sensible et nous communiquons également sur le registre des parfums naturels ou de synthèse.

BàV.

William Legrand dit: 17 juillet 2016 à 11 h 22 min

Madame Vernigia confirme : « Hitler, le pote au JC, a bien épargne son p’tit deux pièces-cuisine lors de la dernière guerre au Camp à Nella près du yachtclub que ce sagouin connait bien… depuis il n’arrête pas de chanter ses louanges et de redresser son p’tit bras droit faute de pouvoir redresser autre chose, les gens rigolent, les enfants hurlent JC Adolf, Jc Adolf, JC Aaaaadolf

bérénice dit: 17 juillet 2016 à 11 h 21 min

C’est un peu faux si faux comme tant d’adjectifs accepte de se voir minoré, quelques ouvrages ont été l’objet d’une critique positive et ont éveillé vocation à les lire aussi mal installé qu’on puisse l’être dans un tente sans pliable de secours.

la vie dans les bois dit: 17 juillet 2016 à 11 h 20 min

eh bien voilà, la morue maniatis à 11h12- comment ?-, dans ses oeuvres psychopathologiques qui s’adresse à Pierre Assouline. Il sera bien le seul à en faire cas.

la vie dans les bois dit: 17 juillet 2016 à 11 h 14 min

Dire qu’ici, sur la rdl, tous les efforts ont été faits pour vous faire acheter « mon camping », réédité, annoté, pas annoté et en toutes les langues, porte apparemment ses « fruits ».

Mais c’était prédit,enfin, c’était une intention, clairement exprimée. Et ça marche !

bérénice dit: 17 juillet 2016 à 11 h 12 min

beuurkk. LDVB.

Sans vouloir paraître trop triviale, vous n’y avez pas mis le doigt. Moi si, de l’eau de mer à peine parfumée. Il m’arrive aussi comme dans cette scène célèbre des valseuses de humer mes petites culottes, elles sentent bons!!! hummm! je ne vous les prêterais pas.

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