de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Et vous, qu’auriez-vous fait ?

Et vous, qu’auriez-vous fait ?

Alexis Ragougneau ? En d’autres temps, l’éditrice Françoise Verny aurait gueulé : « Pas un nom d’écrivain, ça coco ! Trouves-moi autre chose qui sonne mieux ! Littéraire, quoi ! ». D’Alexandre Ragougneau, j’avoue n’avoir lu à ce jour aucun des polars, ni vu aucune des pièces, puisqu’il mène une double activité de romancier et de dramaturge. Aussi, quand son Niels (354 pages, 20 euros, Viviane Hamy) est arrivé sur ma table, j’étais loin de me douter qu’il se révèlerait à l’examen comme l’un des tout meilleurs romans de la rentrée. Rien de moins. Enfin un roman qui se lit comme un roman.

Le Niels du titre, de son nom Niels Rasmussen, est un danois, projectionniste à Copenhague au lendemain d’une guerre qu’il a vécu en activiste dans la Résistance. Avant 1940, il vivait à Paris et écrivait des pièces de théâtre avec Jean-François Canonnier, un ami metteur en scène. Or, par la lecture du Parisien libéré, Niels apprend que celui-ci, emprisonné à Fresnes, va être déféré devant les tribunaux de l’épuration à Paris pour collaboration avec l’ennemi. Aussitôt, il regagne la France afin de le retrouver pour lui apporter son aide car rien dans ce qu’il a connu de lui ne coïncide avec l’habit qu’on veut lui faire porter. Ce faisant, il découvre la face cachée de cet homme qui lui fut si proche, dans toute sa médiocrité, sa bassesse, sa veulerie, jusqu’à l’innommable…

De quoi en rabattre sur sa conception de l’héroïsme. Dans la quatrième de couverture, l’éditeur pose la question qui lui paraît fondamentale à l’issue des réflexions qui ne manqueront pas de naître à la lecture du livre :

« Et vous, qu’auriez-vous fait ? »

Classique, encore que la formulation fasse penser au titre des livres de Marc Lévy. Mais la question est toujours aussi biaisée. Car si j’avais eu 25 ans à la Libération, et que je m’étais trouvé face à un semblable dilemme, je ne serais pas moi mais un autre avec une toute autre histoire que la mienne aujourd’hui. Aurais-je mouillé ma chemise pour sauver un ami qui fut un immonde salaud ?

L’écriture de Niels est d’une efficacité qui ne perd rien en sensibilité. L’atmosphère de l’après-guerre est restituée avec le son juste. En un sens, c’est un modèle. La narration est parfaitement menée, maitrisée, composée avec un art consommé du dialogue (la patte du dramaturge peut-être), le sens du coup de théâtre et de la progression dans l’action, un vrai travail de détail dans le portrait des personnages secondaires (le colonel FFI Santimaria), une connaissance approfondie des milieux du théâtre ce qui nous vaut une fine mise en abîme avec des actes et des scènes en incrustation (seule petite erreur : les fondateurs du Cartel n’était pas trois -Jouvet, Baty, Dullin- mais quatre, Pitoeff a été oublié). Piques et pointes atteignent leur cible. Ainsi le rappel de cette brève dans le Canard enchainé de 1945 :

« Louis Jouvet, qui avait passé toute la guerre à faire tourner sa troupe en Amérique latine, débarque à Marseille, sa valise à la main, après quatre ans d’absence. Il tombe sur une jeune femme en bonnet phrygien, le visage tuméfié de bleus et de cocards. Quelles nouvelles ? demande Jouvet. Et Marianne de répondre : Le petit chat est mort…robert le vigan procès épuration amis

Il est vrai que le tourné de Jouvet avait été assez ambigüe, du moins jusqu’en 1943. Ragougneau s’est de toute évidence nourri de nombreuses lectures, mémoires et biographies, trop jeune (1973) pour avoir vécu l’après-guerre, ni même connu dans leur grand âge les personnages qui l’ont inspiré. Il a parfaitement digéré et décanté sa vision de l’époque. Les quelques pages relatives à l’attente devant le Lutetia sont d’une impressionnante justesse. Le risque de ce genre d’exercice, c’est de verser dans le roman-à-clef, ce que celui-ci n’est en aucun cas. Le lecteur n’y pensera même pas à l’exception d’un carré de passionnés de l’histoire littéraire des années 30 et de l’histoire politique des années 40. Comme j’en suis, et doublement, je n’ai pu m’empêcher de laisser des noms et des photos se superposer à ceux du livre et de me laisser envahir par les sources cryptées : Birault, le patron de théâtre, m’a fait penser à Anet Badel, le propriétaire du Vieux-Colombier ; le théâtre de l’Olivier au théâtre du Vieux-Colombier ; Madeleine, la chroniqueuse judiciaire à Madeleine Jacob ; l’avocat Me Bianchi à Me Isorni etc A quelques reprises, lorsqu’il emprunte ses propres phrases à Jean Paulhan par exemple, il le signale dans une note en bas de page. Curieusement, une fois, il s’en garde (à moins que ce ne soit un oubli) s’agissant de Jean-Paul Sartre qui est de toute évidence, son portrait en témoigne, l’auteur de cette douzaine de lignes tirées de La République du silence (9 septembre 1944 in Situations, III) et ici théâtralisées :

« Jamais nous n’avons été plus libres que sous l’Occupation etc »

La plus importante de ces clés qui n’en sont pas sauf pour les obsédés de la période, c’est encore l’autre personnage principal, le fameux dramaturge Jean-François Canonnier, l’ami, le frère de coeur en faveur il se démène. Il est exilé en Suisse où il s’est reconverti dans la critique gastronomique, seule spécialité journalistique qui ne requiert pas de carte de presse, comme George Prade, l’ancien administrateur des Nouveaux temps et de Paris-Soir sous la botte, qui en sus travaillera pour les champagnes Mumm. Mais l’antihéros de Niels s’avèrera aussi avoir été un vil délateur, à l’image de Robert-Julien Courtine qui signera plus tard pendant longtemps Le Reynière sa chronique gastronomique dans Le Monde grâce à la complaisance d’Hubert Beuve-Méry qui n’ignorait pas que le même avait signé de son propre nom ses appels au meurtre dans le torchon Au Pilori.

De le savoir n’enlève rien à ce roman en tous points remarquable. Disons même : irréprochable. Et il n’est pas impossible que pour certains lecteurs, cela ajoute à leur plaisir de lecture. J’allais oublier : il y a eu à la même époque un précédent à cette histoire d’amitié contrariée (on ne se refait pas, décidément) lorsque le résistant Joseph Kessel, combattant de la France libre et co-auteur des paroles françaises du Chant des partisans, a quitté précipitamment Londres pour Paris fin 1944 afin de porter secours à son ami d’avant-guerre Georges Suarez, responsable du quotidien Aujourd’hui financé par l’ambassade d’Allemagne, accusé d’intelligences avec l’ennemi. Sauf que malgré le talent de Kessel, et son plaidoyer vibrant au procès en faveur de l’ami fourvoyé avec qui il avait écrit trois livres dans les années 20, celui-ci fut fusillé.

(« Louis Jouvet en tournée en Amérique latine pendant la guerre » photo D.R. ; « Les amis de Robert Le Vigan à son procès, Fernand Ledoux, Jean-Louis Barrault etc » photo D.R.)

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commentaires

860 Réponses pour Et vous, qu’auriez-vous fait ?

rose dit: 8 septembre 2017 à 11 h 00 min

j’entends bien que la paralysie progressive ce doit être atroce.
sûr qu’il faudrait mourir dans son lit, en dormant.

rose dit: 8 septembre 2017 à 10 h 59 min

ralentir la mort ; bien sûr que l’on soigne quand même ! et que l’on atténue la douleur aussi.
mais la mort, c le moment le plus important de la vie, le passage aussi. D. nous l’a dit pas de crémation et on laisse faire comment cela doit se passer.

Elle gueule qu’elle ne veut pas mourir cette fille et elle a bien le droit. Ce n’est pas une question de loterie. « J’ai tiré le mauvais numéro » : cela ne se passe pas comme ça.

D. dit: 8 septembre 2017 à 10 h 53 min

Bérénice, je vais vous avouer quelque chose. A un moment l’idée que vous pourriez être Delaporte m’a traversé l’esprit. Une sorte de création destinée à mieux m’étudier encore en me renvoyant une image déformée de moi-même.
Pardonnez ma paranoïa. Regardez où elle me conduit. Sniff..

Laura Delair dit: 8 septembre 2017 à 10 h 50 min

Portrait : prenez une andouille qui, sur son île, s’emmerde comme un rat mort et décide de commenter un blog littéraire pour diffuser sa haine constante ; il a trouvé cette solution pour tromper sa solitude et le mépris de tous ceux qui le connaissent : JC…..

JC..... dit: 8 septembre 2017 à 10 h 49 min

Cher dédé,
Dolfie P’tit Mustach, quel aquarelliste fat, a marque son époque lui aussi « de son influence »….
So what ?

JC..... dit: 8 septembre 2017 à 10 h 48 min

« Qu’il repose en paix avec Yves Saint-Laurent auprès de Dieu. » (dédé)

Dieu, autant que je sache, a horreur des sodomites médiatisés ! Je leur souhaite de brûler en Enfer aux flammes du luciférien tourment, à ces deux crapulets de YSL et sa frivole bergère…

« Le Napalm », comme disait notre sud américain, « le Napalm pour les sodomites inconnus ou célèbres ! »

JC..... dit: 8 septembre 2017 à 10 h 32 min

Enfin, Béré, Dédé,

ce type de berger avec son troupeau de chèvres folles, était l’incarnation même de tout ce que la morale réprouve ….

Vous me décevez …uhuhu !

bérénice dit: 8 septembre 2017 à 10 h 26 min

JC, du couple mythique, YSL était le plus connu. J’avais vu PB réagir à la sortie du film où Pierre Niney incarnait le rôle, il était favorablement impressionné. Je ne me suis jamais penchée sur cette personnalité. Juste une annonce .

D. dit: 8 septembre 2017 à 10 h 26 min

Pierre Bergé, un homme sensible et intelligent qui a marqué son époque de son influence.
Qu’il repose en paix avec Yves Saint-Laurent auprès de Dieu.

JC..... dit: 8 septembre 2017 à 10 h 25 min

Juppé vient de se rendre compte que le toboggan, offert par ses jeunes adjoints à Bordeaux, était savonné….

Type tellement intelligent, cérébralement, qu’il a toujours vécu sans cœur.

D. dit: 8 septembre 2017 à 10 h 20 min

1 Rois 19, 9a, 11-13a

Là, il entra dans une caverne et y passa la nuit. La parole du Seigneur lui fut adressée : « Sors dans la montagne et tiens-toi devant le Seigneur, car il va passer. » A l’approche du Seigneur, il y eut un ouragan, si fort et si violent qu’il fendait les montagnes et brisait les rochers, mais le Seigneur n’était pas dans l’ouragan; et après l’ouragan, il y eut un tremblement de terre, mais le Seigneur n’était pas dans le tremblement de terre; et après ce tremblement de terre, un feu, mais le Seigneur n’était pas dans ce feu; et après ce feu, le murmure d’une brise légère. Aussitôt qu’il l’entendit, Élie se couvrit le visage avec son manteau, il sortit et se tint à l’entrée de la caverne. Alors il entendit une voix qui disait : « Que fais-tu là, Élie? »

JC..... dit: 8 septembre 2017 à 10 h 17 min

D’ailleurs, on peut adhérer aux statistiques suivantes de l’IBP* concernant la Résistance, et les résistants, durant WWII en France :

– héros matures : 0,5%
– jeunes violents : 45,5%
– suicidaires : 90,7 %
– crétins finis : 189,9%

*IBP : Institut Bartabacs de Porquerolles

D. dit: 8 septembre 2017 à 10 h 15 min

bérénice dit: 8 septembre 2017 à 8 h 43 min
D, vous paraissiez avoir une idée précise de qui s’habille en Delaporte, si vous pouviez donner quelques indices qui m’aident à le situer sans nuire à son anonymat. Merci .

Non, Bérénice, réellement. Ça ne m’interesse pas plus que ça. Je constate juste que Delaporte est quelqu’un d’érudit, humain, objectif, très tolérant et patient, non dénué d’un certain sens de l’humour, il a ses petits travers (Hamon etc…) mais qui n’en à pas ?
J’ai du respect pour Delaporte même si je le chambre regulièremens.

bérénice dit: 8 septembre 2017 à 10 h 14 min

D, avant ces tristes événements, on a je crois noté l’augmentation de la survenue des cyclones dans le golfe du Mexique ( depuis 10/15ans mais les concernés n’étaient que ces affreux mexicains), là on constate une montée en puissance de la force des vents, rien que du produit naturel et jamais vu. Dieu tout puissant déchaînerait sa colère?.

Lavande dit: 8 septembre 2017 à 10 h 11 min

Bérénice 10h02: oui, il a échappé au tétanos. La gangrène l’a emporté en une dizaine de jours. Un chanceux en quelque sorte.

JC..... dit: 8 septembre 2017 à 10 h 10 min

Débilitant ?

Avec les mathématiques, nous parlons de « produits stupéfiants » ! Comme le pastis, la vodka, l’ouzo, ou la politique …

Plus haut tu grimpes en solitude, plus tu dois t’accrocher car sinon la chute sera létale, et ta famille peinée !

C’est pour ça que l’opium, l’absinthe, la vérole, la guerre, étaient d’excellents moyens d’en finir propre/salement.

D. dit: 8 septembre 2017 à 10 h 07 min

la Terre sera-t-elle peu à peu submergée?
D a sûrement la réponse

La Terre est aussi complexe qu’un corps humain et sa capacité de lutte et de régénération lui est semblable.
Ces submersions sont réel les et nécessaires, comme le sont la douleur, l’inflammation, la fièvre, le coma.

bérénice dit: 8 septembre 2017 à 10 h 02 min

Il a échappé au tétanos , mais oui il ne faut pas négliger les entrées infectieuses, actuellement nous sommes confrontés à de nouveaux problèmes, résistance aux antibiotiques et course des labos pour toujours en produire qui soient adaptés, on redoute ne plus pouvoir les découvrir.

Lavande dit: 8 septembre 2017 à 10 h 00 min

Pour ceux qui se font des illusions, un extrait du blog de Daniel Bougnoux:
« Comme m’a répondu la femme médecin chargée d’organiser au sortir des soins palliatifs l’Hospitalisation à domicile (HAD), avertie que nous détenions une certaine substance, « si vous y recourez et que votre femme décède dans les prochains jours de sa sortie, je considérerai sa mort comme suspecte et j’ordonnerai une autopsie. – Pourquoi, puisque nous sommes tous d’accord pour cette solution ? – Cet accord ne vaut rien, un de vos proches pourra toujours se retourner contre l’hopital qui n’aura pas empêché la mort de votre femme et j’en serai responsable ! – Dans ces conditions, nous renonçons aux services de l’HAD et j’organiserai moi-même les soins de ma femme à domicile… ».

Ce que j’ai fait. »

bérénice dit: 8 septembre 2017 à 9 h 58 min

, mathématiques

j’ignorais que ce fût débilitant jusqu’à conduire à une mort prématurée, Cédric Villani ne devrait pas faire de vieux os chargé comme il est, de plus, d’un mandat de député qui l’expose à toutes sortes de mots d’ordre et aux germes qui circulent dans cette grande boîte de petri.

Lavande dit: 8 septembre 2017 à 9 h 57 min

Oui Bérénice, un cousin qui s’est coupé en travaillant dans les champs et qui est mort d’une gangrène. Je dois préciser que c’est il y a très longtemps (j’étais enfant … c’est dire!) et qu’il avait été particulièrement inconséquent dans son refus de se soigner.

JC..... dit: 8 septembre 2017 à 9 h 57 min

On voit bien que le poète est un vrai con, comme tous les poètes : un âne n’est JAMAIS indécent ! Regardez le dans les yeux, bandes de jaloux….

JC..... dit: 8 septembre 2017 à 9 h 54 min

Eduqué chez les Jésuites dans le respect absolu, mais interprétable, des volontés de Dieu (un SDF céleste, échappant à l’immatriculation sociale) il est pourtant net que la condition humaine, sa grandeur, induit la maitrise de sa vie et de sa mort pour le brin de gazon que nous sommes.

J’ai donc pris la décision en 1932 de mettre fin à mes jours de la façon la plus noble qui soit : vérole, sida, alcoolisme, mathématiques …

Hélas ! je suis robustement construit !
Mais patient…

DHH dit: 8 septembre 2017 à 9 h 50 min

@berenice
avec moi le système de nettoyage a eté beaucoup plus drastique :j’ai posté trois fois hier sans apparaître avec des propos ternes et mesurés comprenant une citation d’un auteur classique .comment fonctionne le logiciel du censeur?

christiane dit: 8 septembre 2017 à 9 h 49 min

Lavande – 9h30
Lvdb – 9h 03
Oui, je vous rejoins dans ces opinions exprimées clairement pour les êtres évoqués et leur volonté de choisir quand partir et pour quelles raisons, dans les circonstances de leur maladie incurable.
Rose – 8h57 : non, je ne peux accepter votre raisonnement (lire la réponse de Lavande à 9h28.)

Lavande dit: 8 septembre 2017 à 9 h 44 min

« Je ne vois pas en vertu de quelle prérogative on s’autoriserait à accélérer ou à ralentir. »
Quand vous mettez du désinfectant sur une plaie, vous évitez une infection grave suivie d’une gangrène qui vous conduit rapidement à la mort (je connais un cas).
Donc vous vous permettez de RALENTIR un processus naturel.

Lavande dit: 8 septembre 2017 à 9 h 36 min

Rose 9h31: vous avez absolument le droit d’avoir les opinions que vous voulez tant qu’elles n’empiètent pas sur la liberté du voisin.
Laissez chacun décider pour lui-même, ce qui n’est pas le cas avec la loi actuelle.

rose dit: 8 septembre 2017 à 9 h 35 min

un âne indécent, c’est bien ce que je dis : lorca bande comme un âne et dali n’en a rien à fiche.
Jazzi = 0 ; rose = 1

bérénice dit: 8 septembre 2017 à 9 h 34 min

Je ne vois pas en vertu de quelle prérogative on s’autoriserait à accélérer ou à ralentir.

Rose, en partant de ce point de vue, on ne soigne plus, la maladie signant un hypothétique arrêt de mort pourquoi chercher à ralentir voire stopper son évolution, qu’avez-vous ce matin? Un café?

Lavande dit: 8 septembre 2017 à 9 h 33 min

Rose 8h58 : le problème d’Anne Bert n’est pas la douleur, c’est la PARALYSIE complète. L’anéantissement progressif total, lent et inéluctable.

bérénice dit: 8 septembre 2017 à 9 h 30 min

Peut-être ne sais-je pas lire néanmoins dans « ce tout ce que je pouvais espérer… » me semble poindre une déception ou une attente qu’aucune réponse existante n’a satisfait.

Lavande dit: 8 septembre 2017 à 9 h 28 min

Rose 8h57: attendez d’être confrontée à la situation, on en reparlera. On verra si vous balancez toujours comme ça des pseudo vérités à deux balles.

bérénice dit: 8 septembre 2017 à 9 h 22 min

Je n’ai pas lu le témoignage d’Ann Berl, je réagissais à ceci:
« … il fallait être « suffisamment » agonisante – au point de refuser d’être nourrie artificiellement – pour espérer que le personnel hospitalier accepte de me sédater. Et encore, il n’y avait rien de certain. Tout ce que je pouvais donc espérer, c’était d’être plongée dans une sédation irréversible jusqu’à ma mort, où je serais réveiller régulièrement. » (Obs)

bérénice dit: 8 septembre 2017 à 9 h 19 min

après la souffrance est + ou – grande, c’est vrai.

Rose, comme on n’accouche plus nécessairement dans la douleur, on meurt aussi de façon différente, c’est parfois compliqué et beaucoup plus long qu’on l’imaginerait, inutilement long.

renato dit: 8 septembre 2017 à 9 h 14 min

« La désobéissance de Thoreau ce n’est pas je m’éloigne de chez maman ? »

Faudrait prendre le temps d’une petite recherche avant de jeter une opinion sur le trottoir de la RdL.

bob dit: 8 septembre 2017 à 9 h 11 min

Rose
« à Perpignan. »

un peu loin de cette (petite) mer !

la Terre sera-t-elle peu à peu submergée?
D a sûrement la réponse

la vie dans les bois dit: 8 septembre 2017 à 9 h 06 min

Le sujet est gênant, c’est sûr.
Autant dauber sur Thoreau, après tout il n’est plus là pour protester.

Bonne journée, encore une.

la vie dans les bois dit: 8 septembre 2017 à 9 h 03 min

Le témoignage personnel d’Anne Bert est très fort. Il met en évidence le caractère unique d’une personne, ici confrontée à la perspective d’une fin de vie sous assistance, prématurément inéluctable. Ce témoignage ne m’apparait pas comme une demande de prise en charge d’une détresse. La « publicité » du débat sur ce sujet, ne me parait pallier que les moyens. Le reste, c’est en son âme et, finalement, conscience.

Par ailleurs, je ne sais pas si j’ai lu, qu’actuellement, on vivrait de plus en plus vieux, c’est à dire repoussant l’âge moyen de l’espérance de vie, max à 120 ans ? mais de moins en moins longtemps en bonne santé.

rose dit: 8 septembre 2017 à 9 h 02 min

Vivre au soleil tout le temps c’est un risque que tu prends.
Irma aurait pu démarrer à la Guadeloupe. Non. Elle a démarré plus loin.
Y’aura de prochains ouragans.
Sinon, y en aura à Perpignan.
C’est quelque chose de sûr.

rose dit: 8 septembre 2017 à 8 h 58 min

ds mon entourage, il y a morphine. Et accompagnement ; le mieux restant la famille, pas les soignants.

après la souffrance est + ou – grande, c’est vrai.

rose dit: 8 septembre 2017 à 8 h 57 min

Mourir c mourir.
Je ne vois pas en vertu de quelle prérogative on s’autoriserait à accélérer ou à ralentir.

JC..... dit: 8 septembre 2017 à 8 h 56 min

« l’andouille de JC toujours aussi avariée » (Laura Manquepadair)

Faux ! L’andouille de JC répond aux critères énoncés par la Commission Européenne, et vient de remporter en 2017 l’Andouil Nobel Prize ! L’essayer, c’est l’adopter …

bérénice dit: 8 septembre 2017 à 8 h 56 min

21h59 cynique ou léger? Les zones sont totalement ravagées, les compagnies d’assurances vont réagir en indexant les cotisations des cotisants à la hausse . Dix morts ont été retrouvés pour les Antilles françaises, bilan provisoire, bilan matériel à chiffrer .

christiane dit: 8 septembre 2017 à 8 h 47 min

Merci, Lavande (7 h 22) pour l’interview d’Anne Bert dans le Nouvel Obs mené par Louise Auvitu.
Quel ENFER pour cette femme tellement délicate envers ses proches et les médecins qu’elle ne veut entrainer dans l’illégalité… mais quelle insuffisance de la loi française.

bérénice dit: 8 septembre 2017 à 8 h 43 min

D, vous paraissiez avoir une idée précise de qui s’habille en Delaporte, si vous pouviez donner quelques indices qui m’aident à le situer sans nuire à son anonymat. Merci .

bérénice dit: 8 septembre 2017 à 8 h 35 min

Le blog est équipé d’un service de nettoyage, j’avais posté 3 des chansons que je préfère dans le répertoire de Barbara qui ont disparu ainsi qu’un tableau comparatif des salaires moyens et moyenne du coût du travail dans différent états européens provenant du mag philosophique de façon à montrer que la France n’est pas parmi les états européens celui où le coût du travail culmine à une hauteur insupportable et redevable de tous les maux qui atteignent l’économie nationale.

bérénice dit: 8 septembre 2017 à 8 h 25 min

https://www.jeanne-garnier.org/pole-recherche/

C’est la première qui a été ouverte en France, sans dire que la demande de cette écrivaine atteinte d’une horrible maladie est illégitime ou excèderait ses besoins d’en finir, si les soins palliatifs étaient correctement menés avec des moyens tant humains que matériels en adéquation avec la grande souffrance physique et morale des patients en stade terminal les demandes d’euthanasie baisseraient de façon significative. Le fait est qu’on est souvent loin de ce compte et que les fins de vie ne sont pas humainement et parfois médicalement prises en charge de façon à réduire la détresse des malades qui y sont confrontés. Cependant on peut déplorer qu’aucun dispositif légal ne permette d’accéder à ce type de demande quand elle provient d’un individu en possession des moyens à choisir.

JC..... dit: 8 septembre 2017 à 8 h 19 min

Kate Millett décédée, que restera t il de ses délires féministes de bipolaire politisée ?

Rien. Freud peut dormir tranquille…

Concluons sobrement : le féminisme doit impérativement être défendu par les hommes ! Pas par les grosses gouines américaines !

rose dit: 8 septembre 2017 à 7 h 45 min

il voyage énormément le pdr. on devrait/pourrait dresser un listing c impressionnnant.
à part mitterand qui était particulièrement gratiné, d’autres pdr ont ils autant voyagé que lui, aux frais de la princesse ?
peut-être ira-t’il en belgique lui aussi ?

Delaporte dit: 8 septembre 2017 à 1 h 15 min

Témoignage impressionnant d’Anne Bert qui dénonce l’abandon des cas limites en France, du fait d’une loi qui est incomplète et ne prend pas suffisamment en compte la détresse des patients :

« Au printemps dernier, je me suis rendue dans un centre de soins palliatifs pour me renseigner. Puisque j’allais mourir, je voulais savoir comment ça allait se passer en France. La loi Leonetti pouvait-elle m’aider ? La directrice de l’établissement m’a fourni une réponse très claire : il fallait être « suffisamment » agonisante – au point de refuser d’être nourrie artificiellement – pour espérer que le personnel hospitalier accepte de me sédater. Et encore, il n’y avait rien de certain. Tout ce que je pouvais donc espérer, c’était d’être plongée dans une sédation irréversible jusqu’à ma mort, où je serais réveiller régulièrement. » (Obs)

Jean Langoncet dit: 7 septembre 2017 à 22 h 59 min

bérénice dit: 7 septembre 2017 à 22 h 38 min
Les dividendes de l’action Danone ont doublé en une dizaine d’années, trés bon placement.

Doubler la mise en dix ans, c’est monnaie courante pour les bons pères de famille qui ont un peu de patrimoine.
La Danette a d’autres vertus que le rendement courant du groupe qui n’a peut-être pas vocation à thésauriser ses bénéfices
https://www.youtube.com/watch?v=O1CUkzsCGW4

bérénice dit: 7 septembre 2017 à 22 h 35 min

Quant à moi je n’ai pas reçu d’info concernant la marque préférée de stylo du président, pour le moment il ne les vole pas contrairement à d’autres qui ne s’en cachaient qu’à peine comme si ce n’était pas un délit, qui vole un stylo vole un lingot.

la vie dans les bois dit: 7 septembre 2017 à 21 h 59 min

Alors si vous me demandez pourquoi 60% des bâtiments se sont effondrés à Sint Maarten, je vous répondrais spécialement: Je ne sais pas.

la vie dans les bois dit: 7 septembre 2017 à 21 h 51 min

Que d’eau, que d’eau.

« Un petit séjour à Évian tout frais payé avec une nuit dans l’un des hôtels du très chic Royal resort. C’est ce qu’attend en début de semaine prochaine les quatre députés de La République en marche (LREM), invités par le groupe Danone à participer à l’inauguration de sa nouvelle usine d’embouteillage de l’eau minérale d’Evian. »

mais demain, c’est d’abord leur chef, chantre de la « moralisation », qui vient prendre les eaux.

la vie dans les bois dit: 7 septembre 2017 à 21 h 04 min

C’est intéressant, Et Al. cette conférence à Paris 1 Sorbonne.
Je viens de mettre un lien un lien qui illustre que les IA n’ont vraiment pas besoin de visage…
Mais ça rigole pas.

christiane dit: 7 septembre 2017 à 20 h 57 min

Paul Edel – 17h24
Vous écrivez : « Il traverse les paysages de Manet ou de Picasso ou de Watteau comme (?) on débarque sur une ile charmante avec des amis . »
Exact.
Dans Liberté du XVIIIème (Gallimard) – un régal -, Philippe Sollers nous fait entrer dans la création des peintres, musiciens, écrivains et héros de romans de ce siècle et c’est passionnant : Casanova, Voltaire, Marivaux, Saint-Simon, Haydn… Je retiens pour ces fragments : les toiles de Fragonard.
« Ces putti qui soulèvent l’espace règnent sur toutes les équivoques, les abandons, les étirements, les bâillements, les soupirs. Elles, elles se laissent aller, elles tombent, le sommeil est un alibi, les roses, les blancs, les gris sont la mélodie de cette demi-veille prélassée, mobile. Écarter un drap, une chemise, vaut pour désigner les mains et les pieds sur le même plan, ouvrir, repousser, courir, s’enlever de soi pour mieux revenir à soi. Le dessin se caresse, la couleur s’aime. La fausse dormeuse a-t-elle fini ? Va-telle commencer (…) Fragonard n’est pas assez naïf pour croire que les grands élans féminins se portent sur un homme… »
et l’intro sur Saint-Simon :
« Saint-Simon est une passion : si on la contracte, elle n’en finit pas de grandir. on entend murmurer, ici et là, que l’édition en « Pléiade » serait surchargée de commentaires et de notes. Quel aveu de paresse, d’aphasie, d’ignorance, de désarroi ! L’océan Saint-Simon, c’est vrai, pourrait suffire à des années de promenades et d’études (…) Voici donc le tome huit, et dernier, des Mémoires, aussi passionnant que les autres… »
Ce livre est un vrai bonheur de lecture, flamboyant.

Janssen J-J dit: 7 septembre 2017 à 20 h 51 min

et l’autre qui me traitait de moustique tigre ! Les cauchemars s’arrêtent au moment où le dormeur panique le plus, en général, mais où les dégâts réels peuvent être amortis à temps.

rose dit: 7 septembre 2017 à 20 h 44 min

Dites-moi ce dont vous rêvez…

ils en auraient pour leur argent au monde, le tigre qui a sauté sur mon chat ; je l’ai récupéré l’arrière train en sang, mon chat. On a sauvé le chien parce que je me suis réveillée.

rose dit: 7 septembre 2017 à 20 h 39 min

bcp de choses à dire mais trop. vais me coucher. Lis la correspondance de Mermoz avec sa mère.
salut à tous

arrêtez de paniquer ; y’a pas de quoi.
Mon chat va bien. On a eu chaud lui et moi.

la vie dans les bois dit: 7 septembre 2017 à 20 h 38 min

Prix Nobel de littérature, par nationalités
1er: France, 15 lauréats
2ème: USA, 12 lauréats.
wiki

Petit Rappel dit: 7 septembre 2017 à 20 h 35 min

Oui Diogène, par rapport à Djamel Eddine Bencheikh, Tahar Ben Jalloun est ici l’Eugène Manuel laique et obligatoire de la poésie scolaire de ce temps. Notez qu’il y a pire: Maurice Bouchor, par exemple, pour rester sur les fins de siècle…

rose dit: 7 septembre 2017 à 20 h 33 min

« sous couvert d’alignement du régime des retraites du privé sur celui du public (pourquoi pas le contraire d’ailleurs ?) »

concernant le fin du régime spéciaux des cheminots. Mec aurait su que répondre.
J’ai consulté par hasard mes relevés de compte à treize ans d’intervalles : 2004/2017.
Différence de salaire d’un prof certifié 300 euros soit moins de 30 euros par an d’augmentation de salaire.

Voilà la réponse à pourquoi pas le contraire d’ailleurs.

Parce que les régimes spéciaux de retraite correspondent à des salaires ridiculement bas, eu égard aux responsabilités portées.
Ce qui peut aussi expliquer – mais c’est laid, pourquoi les gens mal payés sont si peu concernés.

proposition de macron : 5 euros de moins pour chaque propriétaire bailleur : trois mois de maquillage de macron correspondent à 5200 propriétaires bailleurs qui ne baisseront pas leur loyer de cinq euros par mois..
Nous sommes dans une comptabilité d’apothicaire.

Janssen J-J dit: 7 septembre 2017 à 19 h 54 min

Je ne conseillerais à personne de la rdl d’avoir dans son entourage un-e proche souffrant d’une démence à corps de Lewy, c’est à peu près incurable et très difficile à gérer au quotidien. Heureusement, il y a les livres, on peut lui faire de la lecture à haute voix même à l’EHPAD, si la personne y séjourne sans espoir d’en sortir. C’est apaisant et instructif pour l’accompagnateur-trice qui lit des passages et des fragments. On se dit que ça peut entrer dans quelque neurone, provoquer une heureuse association de souvenirs, qui sait ? Même Philippe Sollers est alors bon à prendre en ce cas là.
https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mence_%C3%A0_corps_de_Lewy
De toutes façons, la littérature est toujours utile à plein de points de vue signifiants, sauf qu’ici, je trouve qu’elle ne sert trop souvent qu’à se rengorger ou s’estomaquer les sangs signifiés.
Enfin, moi je dis ça en passant pour changer de sujet tout en y restant, et faire montrer à quiconque mon infinie compassion boursouflée pour les personnes atteintes de maladies neurodégénératives.

BS à toussent, et ma gratitude à Marie-Hélène L. (rien à voir avec Lola Lafon). Je l’embrasse très fortement. Elle raconte fort bien ce que sont « nos vies ».

bouguereau dit: 7 septembre 2017 à 19 h 36 min

sinon il va s’attaquer à Jacques-Pierre Amette, déjà bien attaqué au burin précédemment !

c’est pas pour lcouler en bronze..du carrare!

bouguereau dit: 7 septembre 2017 à 19 h 27 min

Deux visages peuvent se ressembler,
Ils ne seront jamais tout à fait les mêmes

tu sais dédé..j’ai connu 2 jumeaux..des espèces de diabes incroyabes..ils se passaient leurs gonzesses..le plus banal..le reste tu ne le croirais pas

bouguereau dit: 7 septembre 2017 à 19 h 22 min

Il y a ici des hommes venus du peuple le plus prolétaire

les prolétaires ça se gougnote et ça s’encule..nécessité fait loi

la vie dans les bois dit: 7 septembre 2017 à 19 h 21 min

@Quand on lit Sollers,
lu par Paul Edel.

‘tain, z’ont de ces  » lumières » dans le Paris germano pratin des lettres. On dirait splendeur et misères des courtisanes, une telle courtoisie devant une vieille reine mère, qui branle de la couronne.
Cela frise le conflit d’intérêt, voire un délit de trafic d’influence. A moins que ce ne soit du marché noir.

________________________

@Barbara a choisi de faire rêver en français ces jeunes Allemands en 64.
à Göttingen.

Bien loin de la françallemagne,
Des générations plus tard, Barbara continuera de faire rêver des jeunes filles, sur les rives de lacs qui ont une limpidité incomparable.
https://www.youtube.com/watch?v=nCGPwo28XPo

bouguereau dit: 7 septembre 2017 à 19 h 17 min

zoller me fait penser a zouzou..y calçonne beaucoup avec son étui pénien..bon en même temps c’est pas le pire..y’est beaucoup mieux que jean d’o..il sait écrire une page ce qui est pas mal..mais voilà ça se débraille..la vérité c’est qu’il a copié sur choron dlaporte..un choron des riches c’est pas terribe dlaporte

JC..... dit: 7 septembre 2017 à 19 h 12 min

« lesquels ne viennent pas d’une famille friquée, …/…enfin ils ne sont pas légion. Ici, idem. » (Bérénice)

Il y a ici des hommes venus du peuple le plus prolétaire : ma grand mère était danseuse nue au 122, ma mère faisait le trottoir à Vesoul, mon paternel sautait les veuves héritières de capitalistes morts d’ennui.

J’ai pris la relève…

JC..... dit: 7 septembre 2017 à 19 h 07 min

« Pour le reste, sa mort me fera plaisir, comme celle d’un bon quart de l’humanité »(Diogène, sadique de tonnelet)

…. ça fait du monde, un quart de l’humanité ! Je suis de tout cœur avec toi, dont le plan criminel est enivrant…. Enfoncés, les amateurs : Mao Zedong, Stalin, Hitler, Pol Pot, Mahomet, Torquemada, Ben Hur… Des amateurs, des débutants !

bérénice dit: 7 septembre 2017 à 19 h 04 min

Closer, parmi tous ces gens en vue, lesquels ne viennent pas d’une famille « friquée », il y a Adam, Anne-Lise, Jauffret, enfin ils ne sont pas légion. Ici , idem.

Diogène dit: 7 septembre 2017 à 19 h 02 min

En voilà de la poésie citoyenne, de la poésie solide, républicaine, droite dans ses bottes. Villepin doit se pâmer en lisant ça.

D. dit: 7 septembre 2017 à 18 h 59 min

JAZZI dit: 7 septembre 2017 à 16 h 57 min

Si tu travailles à la comptabilité, D., n’oublie pas mon petit chèque, début novembre !

….oyoyoye…le niveau de Jazzi…

Non je travaille pas là bas.
Non je ne suis pas écrivain.
Alors qu’y fais-je ?

D. dit: 7 septembre 2017 à 18 h 57 min

Pierre Assouline, un de mes neveux qui est en CM1 dans une école catholique apprend la belle poésie « Chaque visage est un enfant » écrite par votre ami Tahar Ben Jelloun ! Je lui ai fait réciter ce soir.

Chaque visage est un miracle

Un enfant noir, à la peau noir, aux yeux noirs,
Aux cheveux crépus ou frisés, est un enfant.
Un enfant blanc, à la peau rose,
Aux yeux bleus ou verts,
Aux cheveux blonds ou raides, est un enfant.
L’un et l’autre, le noir et le blanc,
Ont le même sourire quand une main leur caresse le visage.
Quand on les regarde avec amour et leur parle avec tendresse.
Ils verseront les mêmes larmes si on les contrarie, si on leur fait du mal.
Il n’existe pas deux visages absolument identiques.
Chaque visage est un miracle, parce qu’il est unique.
Deux visages peuvent se ressembler,
Ils ne seront jamais tout à fait les mêmes.
Vivre ensemble est une aventure où l’amour,
L’amitié est une belle rencontre avec ce qui n’est pas moi,
Avec ce qui est toujours différent de moi et qui m’enrichit.

closer dit: 7 septembre 2017 à 18 h 44 min

« P Sollers aurait-il plus besoin d’être vu que de gagner de l’argent, depuis tout ce temps il devrait être à l’abri du besoin. »

Il vient d’une famille friquée de la bourgeoisie bordelaise, Bérénice.

Nicolas dit: 7 septembre 2017 à 18 h 43 min

Béré, comme si vous pouviez avoir un avis sur quelq’un que vous n’avez pas lu, n’importe quoi ! Quant à la gauche je vais attendre le retour de Belkacem.

Diogène dit: 7 septembre 2017 à 18 h 32 min

Au moins Sollers n’a-t-il pas commis (?) de roman sur la seconde guerre mondiale. Trop intelligent pour ne pas voir la vanité de l’exercice. Un bon point pour lui. Pour le reste, sa mort me fera plaisir, comme celle d’un bon quart de l’humanité.

Delaporte dit: 7 septembre 2017 à 18 h 26 min

« Voici un aperçu de son style, qui donnera une idée au lecteur. »

C’est haché, télégraphique. Du non-style pour se f… du monde, oui.

bérénice dit: 7 septembre 2017 à 18 h 18 min

P Sollers aime aussi beaucoup JS Bach dont il qualifie les partitions de mathématiques savantes, qui ne l’aimerait pas d’ailleurs à moins que je sois sa nièce , dans ce cas je ferai comme cette espagnole; j’attendrai patiemment sa disparition pour contester le testament .

bérénice dit: 7 septembre 2017 à 18 h 14 min

L’eau devient mercurielle.

j’aurai pu écrire cette phrase, enfin une seule isolée dans l’acqua alta ne suffit pas à faire un roman de plus je ne suis jamais allée à Venise, c’est handicapant si tant est que je fus capable d’aligner trois phrases de valeur..

bérénice dit: 7 septembre 2017 à 18 h 05 min

Neveu de Rameau, vite dit, le neveu s’était fait exclure de la maison qui accueillait en raison de son ironie et souffrait beaucoup de sa filiation brillante alors que P Sollers à mon avis est un passeur qui a souvent bâti à partir de l’oeuvre des autres tout en dissertant aimablement.

Janssen J-J dit: 7 septembre 2017 à 18 h 00 min

Désolé, le 2e paragraphe du message précédent s’adressait à bob plutôt qu’à PE.
Mes excuses au prix Goncourt.

JAZZI dit: 7 septembre 2017 à 17 h 55 min

Tu oublies un peu le côté cureton de Sollers, Popaul.
Voici un aperçu de son style, qui donnera une idée au lecteur.

VINGT-QUATRE HEURES DE MA VIE A VENISE (le titre est de moi)

6 heures, réveil, petit déjeuner à 7 heures. Tout de suite à la plume, sur le papier velouté. Descente à 7 h 30, messe aux Gesuiti (« mistero della fede »), un bout de messe seulement, à peine sept ou huit personnes, les deux anges d’or devant l’autel. Retour sur le ponton désert à cette heure, achat des journaux, vérification que l’argent et le pouvoir tiennent solidairement le pouvoir, journaux vite abandonnés, supplément culturels périmés, remontée dans la chambre.
Il est 8 h 30. Bain ou douche, et travail, ou plus exactement jeu, jusqu’à 13 heures.
Le bois des volets chauffe peu à peu. Quatre heures dans les phrases, ce n’est pas mal. Mais le vieux Casanova, en Bohême, écrivait, dit-il, douze à treize heures par jour. Il s’ennuyait à mourir, alors que moi, ici, je m’amuse. J’arriverai à huit ou neuf heures, pas plus.
La ville, à partir de 10 heures, monte en puissance. Bateaux, barges, canots, paquebots, je sens tout à travers les lettres que je trace. Venise m’aide, il fait beau, tout miroite en miroir. J’écoute la lumière du dehors, la prends, la détourne et la mets dans l’encre. De temps en temps, coup d’œil par la fenêtre sur les long-courriers (voir Bateaux).
Cloches vers midi, grappes et tourbillons de cloches, comme nulle part ailleurs. La Sérénissime fait savoir à l’air et au monde qu’elle contrôle le son et l’eau. Folie des cloches, arrogance joyeuse, difficile de croire que quelqu’un est déjà mort par ici (les morts sont en exil, sur une île spéciale).
Descente un peu après 13 heures, traversée de la place San Agnese, kiosque de l’Académie pour acheter les journaux français périmés vingt minutes après, passage du pont vers San Trovaso, traversée de l’église, sorte de grange confortable à rideaux tranquilles (Tintoret). L’organiste joue quelque chose de Frescobaldi ou de Bach. La messe est finie depuis longtemps, il y a eu des baptêmes et des mariages (jamais d’enterrements). Voici l’arrière du consulat français et ses arbres et la merveilleuse terrasse fleurie du palais Giustinani-Recanati, avec sa vierge d’angle protégée par un dais.
Encore un pont, ruelle très étroite, les Zattere de nouveau, petit restaurant près de la gare maritime, risotto (excellent) eau, café. Retour par le quai ensoleillé, encore un café sur le ponton avec un livre (Le Gai Savoir de Nietzsche, par exemple). Puis remontée et sommeil.
La chambre enregistre tout.
Reprise à 16 heures. Vers 17 heures, le maximum de rendement est atteint. La main court sur le papier, les mots glissent, je suis dans la partition, les thèmes et les scènes se pénètrent, s’exposent. C’est du stylo, mais aussi du pinceau, du clavier. De nouveau les cloches. A 19 h 30, whisky (toujours dans la chambre). Si je sors un peu plus tôt, morceau de messe aux Gesuiti (j’arrive à l’élévation, « mistero della fede »). Puis dîner léger, friture de poisson, chianti, observation de la foule au soleil couchant rouge, ouvriers, mères et enfants, renouvellement des vivants. L’eau devient mercurielle. Café, cigare. De nouveau, le tour par la Salute et la Douane, arrêt sur la place San Agnese, les volets des maisons se ferment, deux chiens, trois garçons énervés attardés avec leur ballon, deux ou trois appels, silence. Le clocher sonne ses dix coups. Les acacias deviennent noirs. Remontée dans la chambre, encore une heure ou deux dans l’encre, cela va faire neuf heures d’improvisation, fatigue. La journée se boucle sur elle-même, apparition et disparition du soleil, image de l’hostie au-dessus du ciboire, consécration et élévation, mystère de la foi et du verbe, plongée de l’autre côté du temps. Allongé, avant de dormir, rayon lumineux au plafond, quelques conversations étouffées sur le quai, et, tirant sur la corde, clapotis incessant de l’eau. Plongée dans les rêves, insomnie vers 3 heures du matin, plongée à nouveau. Et puis 6 heures, dépôt du sommeil, soleil.
(« Dictionnaire amoureux de Venise », Plon, 2004)

Janssen J-J dit: 7 septembre 2017 à 17 h 52 min

@ sa guerre du gout est à mon gout…

Et ma foi, il a apparememnt trouvé un bon avocat. J’apprécie l’effort, bien qu’il renforce paradoxalement mopn préjugé le plus muffle. Il en faut toujours un ovocat, (comme dirait Me Leclerc accablant Omar Radad pour le compte de sa cliente ensanglantée), même si, en effet, la formule reste énigmatique…
Que demande le peuple, au juste, à Gaston Sollers ?

Un triumvirat avec deux femmes en plus !… (Souffrez, cher PE, que nous ne cherchions pas à les désigner à votre place, nous commettrions alors la pire des erreurs, mais surtout ne vous gênez pas, maintenant que vous nous avez mis la coupe aux lèvres… vos deux élues seront flattées, quant aux autres, la jalousie intra-genrée étant ce qu’elle est, assumez, si vous voyez ce que jveux dire, enfin trèfl…).

Delaporte dit: 7 septembre 2017 à 17 h 49 min

« Delaporte c’est notre Mistinguette. »

Jacuzzi, j’essaie simplement de donner des indications utiles aux éventuels lecteurs, mais je vois que notre cher Paul Edel est incorrigible. En tout cas, je l’aurai prévenu !

Delaporte dit: 7 septembre 2017 à 17 h 46 min

Le témoignage émouvant de l’écrivain Anne Bert, qui n’a pas le droit de mourir en France. En effet, la loi française n’autorise pas l’accompagnement des malades jusqu’à la mort volontaire, notamment dans ce cas de la maladie de Charcot qui frappe Anne Bert, qui devra aller vivre ses derniers jours en Belgique. Il y a quelque chose d’inhumain dans cet état de fait, auquel la loi devrait évidemment remédier :

« J’ai simplement fait une mauvaise pioche ». Anne Bert, 59 ans, pose un regard implacable sur sa situation. L’écrivaine, atteinte de la maladie de Charcot, qui paralyse progressivement tous ses membres, a raconté sa volonté de rejoindre prochainement la Belgique pour mettre fin à ses jours lorsqu’elle l’aura décidé. Sa parole, qu’elle délivre également dans un livre, Le Tout dernier été, à paraître le 4 octobre prochain (Ed. Fayard), est aussi émouvante que rare. (L’Express)

JAZZI dit: 7 septembre 2017 à 17 h 42 min

N’hésite pas à rajouter des noms dans la liste, Popaul, sinon il va s’attaquer à Jacques-Pierre Amette, déjà bien attaqué au burin précédemment !

JAZZI dit: 7 septembre 2017 à 17 h 38 min

« oui, c’est notre Neveu de Rameau. »

Faut-il le prendre comme un compliment ou comme une vacherie, Paul Edel ?
Superbe plaidoyer littéraire, un bémol cependant pour Thomas Mann : l’accusé est libéré !

Delaporte c’est notre Mistinguette. A chaque fin de commentaire, il devrait déclarer : « L’ai-je bien descendu ! »
Il faudrait lui donner de nouveaux nonos à ronger. Il semble redoubler d’appétit ?
Quid de :
Frédéric Beigbeder, de Yan Moix, Christine Angot…

bob dit: 7 septembre 2017 à 17 h 38 min

« un fameux triumvirat quand même que si on l’avait pas, on serait mal en train. »
Vous oubliez le duo irresistible des étonnantes jeunettes très cultivées et passionnantes

Paul Edel dit: 7 septembre 2017 à 17 h 24 min

Quand on lit Sollers, (Studio ,Une vie ie divine, Le cœur absolu, Folies françaises,La fete à Venise..Trésor d’amour,…mes titres préférés) on garde une impression d’un tourbillon agréable de mots, condensation gaie , légèreté, esquive, nouveauté des mots, plette intime des conbfidences, coups de g.. contre les lourds, les tristes, les laborieux.. percutant sur le Milieu littéraire qu’il connait bien de son bureau Gallimard..,il fixe photographiquement ses amours, ses proches, ses promenades, ses vacances :veVise ou Rome avec D. Rolin,il meuble aussi avec sa lecture allégée des journaux.. les phrases en bleu Floride courent sur le papier, réflexions sautillantes, intelligence cabriolant, capricante, fusées, sauts, confessions minute, bonds , lecture enlevée de Nietzsche à Pascal, de Hegel à Homère, de Stendhal à la correspondance de Mallarmé…confidences dire-vrai, dire faux, inusable de curiosité et d’allegresse.., il parle soudain de sa soeur, et c’est bien! Saillies mordantes mais pas méchantes sur ceux qui le détestent.., bouffées de réflexions rigolotes, rêves de la nuit précédente, il n’est pas un Sollers mais dix ou vingt, comme dans un jeu de cartes, roi, dame, valet, as de trefle. Il traverse les paysages de Manet ou de Picasso ou de Watteau cpmùr on débarque sur une ile charmante avec des amis . Il est mouvement, métamorphoses, empiètement,bifircations, broutilles, écume de ses jours,pensées du milieu de la nit :son style ne le lache pas, mêle dans la salle de bain.. il mélange le premier et second degré, ce qui déconcerte, , ou passe d’une enfance à Bordeaux à celle de Chateaubriand.. il fanfaronne sur les désatres du temps, cette fissure béante qu’il enjambe sans trop de souci.., bien sûr il se contredit, mais il ne s’enlise jamais, ses humeurs sont sa couleur locale du moment. bien sûr il bavarde en marchant, devise sans précaution , mais déchiffre si bien un passage de la Bible ou un vieux bout de papier de Stendhal.. Sa dépense vitale me plait. une espèce d’émotion vous prend par surprise au bas d’une page.. avec deux lignes et un gros silenceIl s’éloigne d’une maussaderie râleuse bien française. Le Gai savoir littéraire se retrouve entre ses pages. vives, mordantes, paragraphes bien sertis, notes qui ont leur musique et leur caracole. sa guerre du gout est à mon gout.. de Joyce à Rimbaud. ; domage qu’il n’ait jamais ouvert Thomas Mann…., notes rapides sur le train du monde, nos folie. notes plus discrètes sur son âge, quelques désillusions, des amis disparus, comme Barthes..mais si fugitivement que ça ne casse rien de son tempo espiègle..oui, c’est notre Neveu de Rameau.

Delaporte dit: 7 septembre 2017 à 17 h 07 min

Mais ce qui est sans doute le plus révoltant, c’est quand Sollers parle des femmes. Quelle bassesse, alors ! Tout son côté immonde ressurgit alors, sa vulgarité de petit marquis, son égoïsme puant. Si cela vous intéresse, cf. « Femmes », un roman fait d’immondices misogynes, avec d’ailleurs un côté qui lorgne sur l’extrême droite populiste la plus dégoûtante. Tel est le vrai Sollers, un pauvre type.

JAZZI dit: 7 septembre 2017 à 17 h 04 min

Mélenchon de gauche, bérénice !

Comme Jean-Vincent Placé ?

« Le sénateur de l’Essonne et ancien secrétaire d’Etat Jean-Vincent Placé a été victime d’une agression dans la nuit de samedi 2 à dimanche 3 septembre, révèle Le Parisien ce mardi 5 septembre, information qu’il a par la suite confirmé à l’AFP. Il aurait reçu plusieurs coups lors du vol de ses effets personnels dont sa montre à 7000 euros. »

Delaporte dit: 7 septembre 2017 à 17 h 02 min

Sollers s’est attaqué sans vergogne à tous les grands génies de l’humanité, qui lui servent de brosse à reluire. Il a bien sûr consacreé un livre à Casanova, par exemple, qui n’était fait que d’extraits des Mémoires compilés sans adresse. On prétend (par exemple Paul Edel) que Sollers est un grand critique, mais pas du tout ! Il ne suffit pas de recopier ce qu’on a lu pour en être un ! Pareil pour les romans, où Sollers recopie les grands auteurs. C’est nul, et cela gruge le lecteur. Heureusement, Sollers n’a plus de lecteurs depuis bien longtemps.

JAZZI dit: 7 septembre 2017 à 16 h 54 min

« Qu’est-ce qui vous fait penser cela ?! »

Parce que tu rencontres, de façon récurrente, toujours des gens, en sortant ou en entrant chez Gallimard, rue Gaston… ! A moins que tu ne te prennes pour Passou ?

Janssen J-J dit: 7 septembre 2017 à 16 h 53 min

@16.18 Ce que racontait « mystérieux Mozart » ?… Autant qu’il m’en souvienne, des notules primesautières sur fond de fantasmes de Sollers sur les rapports de WAM avec la franc-maçonnerie de son temps, une somme de bouts d’info extrapolées et invérifiables, où il importait surtout à Solarium de se mettre en scène dans les taxis parisiens ou dans les jupes de cécilia Bartoli, etc… Brèfle, du grand n’importe quoi pour s’étourdir molto vivace, dans le parfum ensué à la violette de son propre génie cruciforme.
D., si vous voulez en savoir plus, allez donc voir Justine Novacasa (maison neuve ?), et sa recension énamourée pour cet essai pitoyabl’, quand icelle essayait d’obtenir l’aide de PS pour entrer dans la grande loge féminine, d’un accès difficile à l’époque. (Elle en avait assez ras le bol de l’austère revue Etudes qui voulut bien lui donner sa chance une dernière fois).
https://www.cairn.info/revue-etudes-2002-1-page-85.htm
Brèfle, toujours les mêmes histoires d’ascenseurs en échaffaudages littéraires, comme dirait le très clairvoyant et profond GS’A.
Non, cette aimable plaisanterie de Sollers n’arrivait point à l’astragale de la « sociologie d’un génie » du regretté Norbert Elias, si on veut bien citer un Allemand non spécialisé plutôt qu’une française ultra spécialisée. Ce bouquin, on voulut bien me le racheter qu’au bas prix de 2,20 €s, tellement j’avais labouré les pages de pointes Bic vengeureuses et ragesques, si je m’souviens bien, etc, go… Brrr… Sollers, non décidément, ne me parlez pas de ce gars-là !
(NB / Pardon si j’ai été trop long, D., mais j’en avions gros sur la patate avec Sollers-Mozart, fallait xasorte par Delaporte !)

Janssen J-J dit: 7 septembre 2017 à 16 h 28 min

Toujours silence radio côté Sergio… Nous sommes de + en + inquiets avec Ch. Il avait posté sur « sa première fugue » début juillet, et depuis… p’u rien : on va finir par penser que c’était sa « dernière » qu’il avait voulu dire. Soyez charitable : si quelqu’un sait quelque chose avec un indice ou une trace tangible de sa nouvelle fugue, qu’il le dise, avant qu’on passe à l’alerte Amber.
(Pour gwg, inutile de l’actionner, c’est bien trop tard, et on n’a pas vraiment la pitié du chagrin… ce type bipolaire incrusté délirant n’était vraiment pas sympa, des générations d’élèves ont beaucoup souffert de son caractère avant que l’EN fasse quelque chose pour les protéger).

Janssen J-J dit: 7 septembre 2017 à 16 h 13 min

Je n’ai jamais compris pourquoi josyane savigneau avait des années durant encensé ce pauvre Ph. Sollers en criant au génie, dans le journal du Monde du jeudi soir. Depuis qu’il a été émasculé dans la 7e fonction du langage, j’observe que cette idôle détronée n’a plus guère de défenseurs, même Michel Onfray émet des réserves.Or, celzéceux qui ont participé à sa sacralisation ici-même à la rdl, me semblent faire profil bas, se cacher pour n’avoir plus à prendre sa défense. Je veux bien m’y porter candidat, mais voilà…, je n’ai jamais lu la moindre ligne de cet homme vu mes préjugés à l’égard de la grande prêtresse du quotidien du soir et de son acolyte Pierre Lepape, sauf un essai sur mozart… Il me fit tellement honte, que le surlendemain de cette lecture traumatique, j’ai définitivement renoncé à ma carrière d’avocat. Et j’ai dû relire quatre fois Brigitte Massin pour me laver de ce pêché de curiosité mal placée… c la vie qu’est souvent comme ça, mal rangée des voitures en bois. Je n’oublie pas de faire et dire quelque chose à la rdl sur la catastrophe des cyclones récurrents aux Antilles liés à la présence de gerald trump à la maison blanche apparemment. Mais j’en relativise l’impact par rapport à la Vendée du blog. (vendée globe – on ne rit pas-… n’allez pas chercher d’essence, D et B., elle trop chère en ce moment).

Bonjour à toussent, et notamment à Paul Edel, Marc Court et ? Bloom, un fameux triumvirat quand même que si on l’avait pas, on serait mal en train.

Phil dit: 7 septembre 2017 à 15 h 06 min

merci roro. En 1964, la plupart des étudiants venus écouter Barbara avaient des parents nazis, qui pour certains se trouvaient dans le public. C’est cette histoire qu’il fallait filmer, les jeunes cinéastes allemands sortis du manifeste d’Oberhausen en 1962 (« la fin du cinéma de papa ») l’ont fait, en tête Alexander Kluge (toujours en vie). Barbara aurait pu jouer dans « Abschied von Gestern » , adieu pour l’hier, histoire d’une fille juive rescapée qui décide de voler à l’étalage dans la brd naissante. Probablement un film qui fit partie du cursus normalien de Balibar, maintenant installée à mi-temps à Berlin; suis moins sûr pour Amalric.
Barbara a choisi de faire rêver en français ces jeunes Allemands en 64.

Delaporte dit: 7 septembre 2017 à 14 h 47 min

Quand Sollers émargeait dans des torchons de la presse comme Le Point ou le JDD, même là, ça n’a pas duré longtemps. Ils ont réussi à le foutre dehors. Il n’y a que chez Gallimard qu’ils s’obstinent à le garder, on ne sait trop pourquoi. Il a même sa revue, L’Infini, toute à sa gloire, qui lui tresse chaque trimestre les lauriers que le reste du monde se refuse à lui prodiguer. L’Infini nous rappelle cette presse de propagande sous Pétain, ou encore sous Mao. Une catastrophe intellectuelle !

bérénice dit: 7 septembre 2017 à 14 h 45 min

Delaporte, la question qui me vient est la suivante. P Sollers aurait-il plus besoin d’être vu que de gagner de l’argent, depuis tout ce temps il devrait être à l’abri du besoin. Beaucoup de ceux qui ont été mis en lumière ou ont été exposés ont du mal à laisser la place, à abandonner les spots, l’ombre ne les tente pas.

bérénice dit: 7 septembre 2017 à 14 h 41 min

Je n’ai pas pu m’empêcher de penser qu’il irait loin.

j’imagine sans peine que sa destination n’étant pas la vôtre car indéterminée vous ne l’auriez sous aucun prétexte suivi.

Delaporte dit: 7 septembre 2017 à 14 h 39 min

« D., serais-tu un célèbre auteur Gallimard ? Sollers peut-être ! »

Jacuzzi, Sollers est plus ou moins « célèbre », car cela fait un demi-siècle qu’on voit sa tronche infernale pérorer à la TV. Mais il n’a bien sûr plus de lecteurs. Quand il faut débourser 20 €, les gens y réfléchissent à deux fois avant d’acheter les élucubrations d’un sombre crétin. Sollers survit car Gallimard le paie comme s’il était une de ses danseuses. C’est une sorte de caprice absurde, vain, débilitant, alors qu’il aurait été très facile d’y mettre fin en refusant de le payer à se prendre pour l’écrivain qu’il n’est pas et qu’il n’a jamais été.

bérénice dit: 7 septembre 2017 à 14 h 34 min

Béré ché pas mais Mélanchon franchement c’est pas crédible

Nicolas, je n’adhère pas à toutes ses idées, de toutes manières quel espace l’économie de marché mondialisée laisse-t-elle à un programme qui pourrait être de gauche ?

Delaporte dit: 7 septembre 2017 à 14 h 32 min

Je crois que pour les vivants, la Pléiade ne devrait pas tant se presser, sous peine de commettre de grosses erreurs (comme d’Ormesson). Cela dévalue la collection, qui bientôt ne va plus faire figure de référence. Sollers en Pléiade, ce serait le coup de grâce (heureusement que ce n’est pas prévu par Gallimard), mais même Le Clézio ou Modiano, ce serait malvenu, selon moi.

bérénice dit: 7 septembre 2017 à 14 h 28 min

Jazzi, c’est à se demander si D est souverainiste parce qu’il a croisé Wauquiez ou l’inverse!
Pour la Catalogne , D, j’ai lu le lien donné par Passou, la division ne me dit rien qui vaille , s’ensuivent souvent une multiplication de motifs de conflits et je trouve qu’il y a mieux à faire actuellement qu’éclater des Etats de longue date pour satisfaire une poignée de mafieux et affaiblir un pays au nom de quoi exactement, une mentalité de terroir récupérée à bon compte? Cocorico, cacaricounous avé l’accent? .

JAZZI dit: 7 septembre 2017 à 14 h 26 min

« Huysmans. Des tas d’autres aussi, qui sont le patrimoine de l’humanité »

Certes, Delaporte, mais on parlait des vivants potentiels pour la Pléiade. Pour moi, Modiano plutôt que Le Clezio et les deux avant d’Ormesson !

Delaporte dit: 7 septembre 2017 à 14 h 05 min

« Comme Delaporte, je n’aime pas Bataille et lui préfère de très loin Blanchot. »

Non, j’aime évidemment beaucoup Bataille aussi.

Nicolas dit: 7 septembre 2017 à 14 h 05 min

Béré ché pas mais Mélanchon franchement c’est pas crédible. N’importe quelle personne de gauche normalement constituée sait quoi vaguement penser de Maduro, cette petite polémique franco français ne m’intéresse pas, y’a que des gauchistes d’un côté pour porter ce discours et un grand vide à combler de l’autre qu’on occupe comme on peut. Sans intérêt sauf à rigoler bêtement, c’est déjà ça !

D. dit: 7 septembre 2017 à 13 h 59 min

J’ai croisé Wauquiez une fois, en sortant de Gallimard, rue Gaston. J’ai cru qu’il allait me demander un autographe mais non, il a passé son chemin. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser qu’il irait loin.

Delaporte dit: 7 septembre 2017 à 13 h 58 min

Par exemple, il faudrait mettre Maurice Blanchot en Pléiade. Bataille a eu la sienne, pour les romans. Blanchot, cela s’impose. Il reste tant de choses à découvrir dans ses oeuvres.

D. dit: 7 septembre 2017 à 13 h 52 min

Je serais pas opposé à l’indépendance catalane. Tout ce qui peut affaiblir cette fichue Europe communautaire est à prendre.

Delaporte dit: 7 septembre 2017 à 13 h 51 min

« Hier, c’était la fête à Sollers. Qui aujourd’hui, Delaporte ? »

Je ne vois pas non plus Modiano en Pléiade, même si j’aime beaucoup « Rue des Boutiques Obscures ». Il y a des priorités avant lui. Houellebecq dans son roman « Soumission » prônait Huysmans. Des tas d’autres aussi, qui sont le patrimoine de l’humanité, avant Modiano, et surtout avant le très négligeable et insupportable Sollers.

D. dit: 7 septembre 2017 à 13 h 31 min

Buchet-Chastel fera pas le poids contre Le Seuil.

Bien sûr que si ! On voit que vous ni connaissez pas grand chose.

bérénice dit: 7 septembre 2017 à 13 h 18 min

Nicolas,Mr Mélanchon qui s’obstine à soutenir de sa sympathie le régime de Maduro a tout de même fait le meilleur score à gauche aux présidentielles, vous voyez qui d’autre pour prendre la place avec un discours crédible et cohérent? Quels sont les leaders des différents groupes parlementaires ? qui sont minoritaires de toutes façons et pour lesquels aucune alliance n’est envisageable ou possible pour former une véritable force d’opposition , on voit mal Mr Woerth par exemple aller s’allier au PC pour s’opposer à la politique du gouvernement présent.

bérénice dit: 7 septembre 2017 à 13 h 13 min

Bel homme de plus qui pour faire passer sa pilule extrémiste invite une amie à Mr Juppé histoire de rassurer sur ses nouvelles prises de position – électoralistes? J’ai du mal à croire qu’avec un parcours comme le sien il puisse croire à tout ce qu’il prêche.

bérénice dit: 7 septembre 2017 à 12 h 46 min

AaaaaaaaaaaaaaaaaH! fallait préciser, nous ne sommes pas tous imaginatifs et vos néologismes nous coûtent le prix de l’essence!

bérénice dit: 7 septembre 2017 à 12 h 44 min

10h57 cette réflexion est née d’une expérience en date d’hier, alors que je tentais de poser un harnais à ma chatte, Sophie, qui n’a jamais été tenue en laisse et se mit à sauter comme un cabri une patte entravée dans le collier et à cracher comme un lama alors que je voulais lui retirer l’ustensile, voyez l’écart entre la sauvagerie d’un chat inoffensif qui porte un nom et la force d’un ouragan qu’on vient tout juste de baptiser.

Janssen J-J dit: 7 septembre 2017 à 12 h 39 min

NON ! s’péculoser est la contracture de spéculer en mangeant des spéculos. Un peu d’imagination, que diab’…

Janssen J-J dit: 7 septembre 2017 à 12 h 36 min

Kaouther Adami Nos richesses Seuil
Patrick Deville Taba Taba Seuil
François-Henri Désérable Un certain M. Pickielny Gallimard
Brigitte Giraud Un loup pour l’homme Flammarion
Olivier Guez La disparition de Joseph Mengele Grasset
Yannick Haenel Tiens ferme ta couronne Gallimard
Philippe Jaenada La Serpe Julliard
Marie-Hélène Lafon Nos vies Buchet-Chastel
Véronique Olmi Bakhita Albin Michel
Alexis Ragougneau Niels V. Hamy
Yves Ravey Trois jours chez ma tante Minuit
Monica Sabolo Summer JC Lattès
Frédéric Verger Les Rêveuses Gallimard
Eric Vuillard L’Ordre du jour Actes Sud
Alice Zeniter L’Art de perdre Flammarion
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En dehors de Ragougneau, Sabolo, Hanenl et Vuillard (dont aucun des CR de Passoul ne m’ont convaincu, et que par conséquent je n’ai pas lus), voici ce qui, pour moi parmi le restant devrait occuper le haut du panier AU FINAL : M-H. LAFON et P. DEVILLE, non parce que leurs 2 bouquins en lice seraient meilleurs que d’autres, mais parce que ces 2 écrivains réguliers occupent une vraie place dans le paysage. Il faut donc les goncouriser cette année, l’un ou l’autre. Je préfèrerais que ce soit MH Lafon, mais Buchet-Chastel fera pas le poids contre Le Seuil.
Bon, c’était un avis comme un autre en passant, un pari avec moi-même qui mange pas grand pain, un jeu des plus futiles. Je sais par ailleurs qu’il y a un cyclone qui aurait fait moins de dégâts qu’à La Faute sur mer, et qu’un coréen du nord aux cheveux blondassens interpelle la problématique de dédée, c la vie qué comme ça, le prix goncourt, ça gourre les c…

Janssen J-J dit: 7 septembre 2017 à 11 h 19 min

simplet-te, le-la nain(e) formateur-se part au boulot.

tarzoune y va vers d’otes lianes..

Son silence m’inquiète, le boug !

mais c comme la vie de la rentrée sco, le turbin de la formation littéraire pour adultes pour celzéceux des boursoufles pas encore en retraite, hein, pas d’quoi s’péculosser.

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