de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
En suivant Georges Limbour, visiteur de tableaux

En suivant Georges Limbour, visiteur de tableaux

Jamais je n’ai lâché mes fantômes, ceux de ma famille de papier, les héros de mes biographies. On croit parfois qu’un écrivain s’en déprend dès lors que son livre atteint le lecteur qui se les approprie. En réalité, ils nous poursuivent ; si nous cessons d’enquêter, nous continuons à chercher, la curiosité toujours en éveil. Un réflexe le dit mieux que tout, lequel consiste à se précipiter sur l’index des noms cités lorsqu’un nouveau livre nous parvient qui pourrait évoquer cet univers dans lequel nous avions baigné durant quelques années de recherche. Qu’il s’agisse d’Hergé ou d’Albert Londres, de Moïse de Camondo ou de Jean Jardin, de Paul Durand-Ruel ou de Georges Simenon, d’Henri Cartier-Bresson ou de Gaston Gallimard, leur présence est intacte, aussi vivante qu’au premier jour de notre rencontre. Alors, l’index, trois lignes, une note, une piste, un espoir qui sait. Car il ne faut jamais désespérer : il n’y a pas de biographie définitive, même de Jules César.028

En découvrant  les écrits sur la peinture de Georges Limbour recueillis sous le titre Spectateur des arts (1328 pages, 42 euros, Le Bruit du temps, éditions), je suis allé directement à la fin vérifier que Daniel-Henry Kahnweiler y était bien mentionné. Le marchand historique des cubistes l’était, dans une quinzaine de pages différentes. C’est même lui qui ferme le bal, l’auteur lui rendant visite dans sa villégiature de week-end en 1969 dans « une maison où l’on rencontre des tableaux ». Je m’y suis donc engouffré en toute confiance, heureux de remettre mes pas dans les leurs, la galeriste et le critique. Quel voyage inoubliable quand le guide se double d’un poète ! Car Limbour possédait cette double qualité, plus rare qu’on ne le croit. Notre connaissance de l’art s’enrichit toujours autrement lorsqu’un poète et romancier nous fait accéder à sa part d’invisible, ce non-vu qui a partie liée avec le non-dit. On croirait que la dénomination d’ « écrivain d’art » a été inventée pour lui tant le souci de l’écriture est sous-jacent dans chacun de ses compte-rendus.

Les écrits en question, tous consacrés à la peinture ou la sculpture, ont paru de 1924 à 1969 dans des revues telles que Action, France-Observateur, Les Lettres nouvelles, les Temps modernes, Derrière le miroir, entre autres, parfois sous patronyme, parfois sous pseudonyme, ou en guise de préface à des catalogues. Ses papiers relèvent plus souvent de la chronique que de la critique, ce qui n’est pas plus mal. Limbour rendait visite aux artistes et aux œuvres en piéton de Paris et alentour, en se laissant guider par son instinct, sa curiosité et ses amitiés. Un flâneur des deux rives, se laissant mener par ses pas de Salons en galeries, sûr de ne jamais de s’y perdre car son chemin était vers ce qu’il ne connaissait pas. Ces textes composent en creux les Mémoires d’un regard. On peut les lire comme un panorama subjectif et chaleureux de la peinture de ce temps en France. Ou les voir sur un fil tendu entre les deux extrêmes de l’amitié admirative qui le lia tant à André Masson et Jean Dubuffet. Il a commencé à humer la peinture dans l’atelier que le premier occupait rue Blomet, du temps de leur jeunesse dans le sillage des surréalistes, puis a affiné son goût dans la fréquentation des cubistes, avant de l’enrichir par le commerce permanent avec le dernier. Comme le relève dans sa préface Françoise Nicol, coéditrice du recueil avec Martine Colin-Picon, cet ensemble dessine « un horizon de la peinture » qui tranche avec les histoires officielles.

029On s’y frotte à une sensibilité en mouvement, une esthétique en construction. On l’observe s’épanouir d’une époque à l’autre dans le foisonnement des œuvres découvertes avec un regard intact, toujours prêt à s’émerveiller ; la table des matières témoigne déjà de la variété. Il sait les théories, les mouvements, les écoles et même les clans ; mais il fait en sorte d’oublier ce qu’il a appris, à l’exception toutefois de la technique inhérente au métier de peintre ; les lignes consacrées aux Otages de Fautrier, préparant sa galette après avoir vidé quelques tubes de blanc au milieu de la toile, travaillé des reliefs au couteau et recouvert le tout de poudroiement de pastel, sont éclairantes à cet égard. Manière de rappeler qu’avant d’être un éblouissement, l’art, c’est d’abord du travail, lequel doit bien entendu disparaître à l’arrivée. Plus d’échafaudage, plus d’effort, plus rien que la trace et le geste. C’est affaire de tons et de lignes, même si l’on sait bien que nombre de visiteurs d’une exposition seront toujours en quête d’identification, à la recherche du sujet, de l’histoire, sinon de l’anecdote. Avec le recul, on mesure combien ses intuitions étaient justes. Il est vrai qu’elles devaient également beaucoup à son imprégnation sans pareille des ateliers, lieux qu’il a toujours fréquentés, dont il a toujours su tirer le meilleur – et les pages de la visite de Braque en son bric-à-brac de Varengeville est des plus fortes. Pour un critique, c’est un art de savoir arpenter les lieux où l’art se fait et se montre.

Voyageur solitaire du Paris artistique, toujours disponible pour un bavardage au gré des égarements, il frotte son regard à celui des écrivains qu’il côtoie dans les différents cercles où il évolue, Antonin Artaud, Georges Bataille, Jean Paulhan. Mais c’est sous l’influence d’un marchand, Kahnweiler pour ne pas le nommer, qu’il défend les cubistes dans la durée, et comme lui voue aux gémonies tous ceux qui verseraient dans la décoration, l’ornementation. De grandes signatures reviennent souvent sous sa plume, on s’en doute, de Picasso à Gris en passant par Bonnard, Vuillard, Miro, Braque… Mais cela n’exclut pas des détours attentifs et bienveillants vers des artistes de moindre envergure, Amédée de la Patellière, Fernand Weil ou Eugène de Kermadec (l’index des noms témoigne de cette diversité)

En mettant ses pas dans ceux de Georges Limbour, le lecteur en vient à se demander avec lui si les quais du port du Havre n’ont pas été refaits après les bombardements de la dernière guerre afin que les bateaux peints par Marquet puissent y accoster. Si l’école de Barbizon n’est pas avant tout une histoire d’eau douce. Si la peinture géographique des paysagistes ne serait pas appelée à remplacer les affreuses affiches trônant dans les gares. Si les mâts-drapeaux du boulevard Saint-Germain ne sont pas la flottille publicitaire de ceux qu’il appelle « les marchands de peinture ».021

Si on l’a dit plus chroniqueur que critique, c’est qu’il n’était pas l’homme des commentaires savants. Il possédait bien l’art de discourir sur l’art, mais s’en méfiait tant il avait eu à subir ce milieu encombré de raseurs et de phraseurs. Sans y voir pour autant des poèmes en prose, on peut lire sa littérature sur l’art tel qu’il s’exposait en son temps comme un prolongement des choses vues par Diderot et Baudelaire. Comme eux, il plaçait son émotion au centre de sa réflexion, avant de la laisser être corrigée par la règle et l’analyse. C’est un visiteur de tableaux. Son ami Michel Leiris disait qu’il était touché par une sorte de grâce dans la mesure où il n’était pas seulement poète dans ses écrits mais aussi « dans la texture même de sa vie ».

Georges Limbour n’a jamais rien écrit sur Jean Rustin, grand artiste discret. Un peintre et un dessinateur qui portait vraiment un monde en lui. Un Bartleby avec des parentés du côté de Bacon et Rebeyrolle. Ses dessins : des carcasses d’humains qui ne nous lâchent pas des yeux. Malaisé de se tenir sans vertige face à une telle souffrance. Intenable de prime abord. Soit on prend la fuite avec force dénégation, soit on abdique avec faible sidération. Ses pensionnaires hors d’âge sont ses innocents. Ils ne prient pas : ils nous prient. Leur prière nous invite à passer la ligne. On imagine l’asile alors que ces murs sont ceux de notre forteresse intérieure. Rarement un créateur aura porté à un tel paroxysme son sentiment de l’incarcération. Ce ne sont pas des malades mentaux. Juste des hommes et des femmes qui paraissent un peu plus malades mentaux que nous. On parlera peut-être de pitié, de provocation, de pornographie. Tant de compassion se dégage de cette violence qu’elle traduit plus de religieux que d’obscène.

Qu’importe ce qui lui permet de traduire son absolu, mais une simple prise électrique fichée dans le mur change tout ; elle permet à un lieu de devenir une pièce et signale que des humains l’habitent : la prise donne prise. Pommes de Cézanne, flacons de Morandi, corps de Rustin. Mais ses corps sont comme défaits de leur carcan. Ne lui demandez pas d’explications, il n’en a pas. Ce qu’il fait, il n’en a très exactement aucune idée car ça se passe en dehors du monde des idées. Rien n’est dérisoire comme de vouloir dire ou écrire ce qu’on s’est P1000850acharné à peindre ou à dessiner. A lui les seules préoccupations d’ordre plastique, aux autres les soucis du commentaire, à chacun ses affres. Mais il serait vain de l’associer à tel ou tel de ses prestigieux confrères et contemporains : les corps nus qui fascinent tant Rustin sont un héritage des martyrs qui font cortège à l’art sacré depuis des siècles. Qu’on fasse l’effort d’aller au-delà de ce que la folie peut avoir de monstrueux et du choc provoqué par l’étalage d’organes, et l’on découvrira une tendresse, une émotion et une sensibilité d’un autre temps car d’un autre monde.

Il faut des Rustin pour nous faire soupçonner enfin qu’une grâce puisse habiter cette humanité disgraciée. Qui dira jamais la charge et l’intensité d’un personnage nu dans un coin ? L’anormal, c’est toujours l’autre. L’indécence n’est pas toujours là où la société la dénonce. Depuis, il peint et il dessine ça : ce cri, cet effroi, cette douleur, cette souffrance, cette misère. La solitude qui les réunit tous. Il flotte sur ces visages tordus un souvenir de ténèbres surgi des replis de l’âme. Ils ont vu ce qui nous demeure invisible. De retour, ils racontent. Jean Rustin peint ces personnages dans un gris à lui, mélange de bleu outre-mer, de terre de Sienne brûlée et de blanc. La couleur de son outre-monde s’est imposée comme la lumière de ses tableaux.

Ce sont des concentrés de mélancolie. Ils n’ont rien fait pour mériter cet enfermement. C’est juste qu’on entend crier les tableaux. Tout en eux exprime la folie mais c’est nous qui sommes les aliénés. Georges Limbour, critique d’art et poète, aurait su trouver les mots pour dire la grandeur de Jean Rustin qui vient de nous quitter à l’âge de 84 ans. Quant à moi, je n’ai su trouver que les mots de l’ami. Demeure l’œuvre à jamais.

(« Georges Limbour à Bry-sur-Marne, 1948 » photo recadrée de Geneviève Picon) ; « Dans l’atelier de Jean Rustin » photos Passou)

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393 Réponses pour En suivant Georges Limbour, visiteur de tableaux

JC..... dit: 2 janvier 2014 à 10 h 39 min

Euh Gala… ne vous mêlez pas de nos rêves, poing levé d’indignation pour les uns, bras d’honneur amusé pour les autres… please !

sandgirl dit: 2 janvier 2014 à 10 h 25 min

GALA….. dit: 2 janvier 2014 à 10 h 06 min
JC & Sandgirl… quel beau couple !
La Belle et la Bête ?
Castor et Paulette ?

Où est passée la noce?

Ya pas d’géant
qui est assez grand
pour les rêveurs…

…mais moi je rêve les poings levés 😀

sandgirl dit: 2 janvier 2014 à 9 h 05 min

JC….. dit: 2 janvier 2014 à 8 h 32 min
En vérité, je vous le dis : JC est grand !

Nenon, nenon, tonton gît, s’est aplatventri. En ver, ite missa est, au plancher!

sandgirl dit: 2 janvier 2014 à 7 h 35 min

JC….. dit: 2 janvier 2014 à 6 h 35 min
Mais enfin sandgirl ! Vous vous doutez que les naïades qui m’entourent (!) ont encore moins de jugement que moi … du menu fretin !

Je n’ai jamais d’affection, de preuve d’intérêt, de séduction, de tentative de dialogue, de la part de hauts esprits comme le votre qui ont bien des choses importantes à fournir au monde, hurkhurk !!!

V’voyez, JC?!? N’avez guère besoin de moi pour faire la démonstration de votre formidable jugement : me considérer parmi les hauts esprits, pardi!

Un médecin dans la salle?!? C’est pour JC; il est très mâle en poings. Et souffre d’idées de grandeur, ayant perdu tout sens de mesure. Je crains l’irréversible pour son cas.

JC..... dit: 2 janvier 2014 à 6 h 35 min

Mais enfin sandgirl ! Vous vous doutez que les naïades qui m’entourent (!) ont encore moins de jugement que moi … du menu fretin !

Je n’ai jamais d’affection, de preuve d’intérêt, de séduction, de tentative de dialogue, de la part de hauts esprits comme le votre qui ont bien des choses importantes à fournir au monde, hurkhurk !!!

sandgirl dit: 1 janvier 2014 à 18 h 52 min

Non mais, JC, dire de Béré qu’elle cache peut-être son jeu pour faire oublier le vôtre, et croire que je ne m’en apercevrai pas… Me méfierais des naïades autour de vous, mon vieux; elles viendront aisément à bout de la capacité de jugement qu’il vous reste si vous ne prenez gare.

JC..... dit: 1 janvier 2014 à 16 h 50 min

sandgirl dit: 1 janvier 2014 à 8 h 50 min
Bérénice et JC: mes vœux de bonheur pour vos noces, mais ce sera sans moi, et mon cœur en saigne….

Vous m’auriez dit « Peut-être », sandgirl, tout eût été possible ! Ce qui me navre c’est qu’il semble que Béré cache son jeu…

sandgirl dit: 1 janvier 2014 à 8 h 50 min

Bérénice et JC: mes vœux de bonheur pour vos noces, mais ce sera sans moi, et mon cœur en saigne….

JC..... dit: 1 janvier 2014 à 7 h 15 min

« vous ne savez pas voir, vous les cernez mal, votre vue est trouble. »

Bien sûr, bien sûr … le coup du mépris ! On nous l’a déjà fait et personne n’y croit. Tellement subjectif ….

bérénice dit: 1 janvier 2014 à 5 h 44 min

« Oui, Rustin révèle la pauvre et piètre qualité des regards que la plupart posent sur ses personnages. Un peu comme certains dessins de Giacometti et certaines sculptures. Comme s’ils assénaient aux regardeurs, dans une tremblante délicatesse visant à protéger ceux qu’ils exposent, un constat: vous ne savez pas voir, vous les cernez mal, votre vue est trouble. »
une tremblante délicatesse visant à protéger ceux qu’ils exposent… C’est surtout sensible dans les bronzes cependant quoiqu’à n’y pas connaitre grand-chose et bien que nombre d’artistes vraisemblablement ne fassent pas oeuvre de commande et par là, ne pensent pas simultanément en créant, concevant, réalisant, à la réception de leurs œuvres, j’avancerai qu’à cette époque ils se fichaient pas mal d’éditer un mode d’emploi destiné à la compréhension si tant est qu’elle puisse se révéler unique et monolithique mais l’absence de cette préoccupation qu’on pourrait croire indifférence ne se confondait pas à un diagnostic d’ophtalmologiste(genre DMLA, cataracte, astigmatisme, myopie…) que nous pourrions lire comme mépris voilé; le sujet, Sandy girl, servant d’encrier à votre respiration du soir, ne devrait pour autant pas vous permettre de prêter à ces artistes que vous citez, des intentions, des propos qui ne s’inscrivirent sur aucun support.

Marcel dit: 1 janvier 2014 à 3 h 38 min

Jacques Barozzi dit: 31 décembre 2013 à 13 h 52 min

Merci, Jacques, d’avoir relevé l’anachronisme. Je le corrige dans mon original.

chantal dit: 31 décembre 2013 à 14 h 40 min

Arrêtez, Chantal, vous allez me faire rougir.
En tout cas, bravo pour votre texte.

Marcel dit: 1 janvier 2014 à 0 h 50 min

Damien dit: 31 décembre 2013 à 19 h 09 min
Et quand je dis non, c’est non ! Merde, quoi, non mais sans blague !

Il ne faut pas vous mettre en pétard pour si peu, Damien.

sandgirl dit: 31 décembre 2013 à 23 h 43 min

Passou fait son Georges dit: 30 décembre 2013 à 11 h 59 min
Il faut des Rustin pour nous faire soupçonner enfin qu’une grâce puisse habiter cette humanité disgraciée. Qui dira jamais la charge et l’intensité d’un personnage nu dans un coin ? L’anormal, c’est toujours l’autre. L’indécence n’est pas toujours là où la société la dénonce. Depuis, il peint et il dessine ça : ce cri, cet effroi, cette douleur, cette souffrance, cette misère. La solitude qui les réunit tous. Il flotte sur ces visages tordus un souvenir de ténèbres surgi des replis de l’âme. Ils ont vu ce qui nous demeure invisible. De retour, ils racontent.

Oui, Rustin révèle la pauvre et piètre qualité des regards que la plupart posent sur ses personnages. Un peu comme certains dessins de Giacometti et certaines sculptures. Comme s’ils assénaient aux regardeurs, dans une tremblante délicatesse visant à protéger ceux qu’ils exposent, un constat: vous ne savez pas voir, vous les cernez mal, votre vue est trouble.

l' art et métrique ( et pas mes tripes!) dit: 31 décembre 2013 à 22 h 32 min

Mais que vient faire ici Vialatte de nota, même si son texte est admirable?
Ça grince dans le violon, au-secours l’ art cithare, des explication pour retrouver la bonne note!

John Brown dit: 31 décembre 2013 à 22 h 06 min

Les personnages de Rustin sont donc hors-système et en même temps, ils sont dedans. (mézigue)

La peinture est une interface. Toujours. Mais parfois de façon plus saisissante et dérangeante, comme c’est le cas chez Rustin. Comme toute interface (enfin, j’imagine) elle est poreuse. A vrai dire, je pense plutôt que c’est ma conscience (comme toute conscience) qui est poreuse. Une vraie éponge. Quel désastre. Moi qui me suis toujours rêvé imperméable.

Giovanni Sant'Angelo dit: 31 décembre 2013 à 20 h 39 min


…bref, il y a la rigueur de la pensée dans l’évolution et les croissances nulles,…
…là,…il me semble,…un tripoteur d’un style très floue,…avec un côté obscur de la force,…

…c’est le cas,…de peindre par son excellence aux arts représentés,…
…ou une configuration, une série de carnets de voyages,…Non plus!,…
…donc, un peintre du dimanche,…qui peint le même tableau du matin au soir,…avec une légère connotation aux nains de jardin ressuscités,…bon,…on attend de voir Blanche-neige à poils du cul,…
…un candidat-dessinateur mis à l’index de Walt-Disney,…
…Blanche-neige lubrique des arts d’avortés!,…avec ses nains de plaisirs dans sa mine à foutre de l’huile à ses couleurs,…
…un autre blog!,…des huiles du sida & d’Alzheymer clonées de brebis aux héritages,…
…des chevaliers du Temple tout crachés,…
…trop c’est trop!,…etc,..

Sergio dit: 31 décembre 2013 à 19 h 25 min

John Brown dit: 31 décembre 2013 à 19 h 11 min

Tous autant que nous sommes, nous sommes pris dans un système de différences anatomiques et comportementales qui nous permettent de nous situer les uns par rapport aux autres.

Quand cela sera fini là on pourra vraiment avancer on sera des hommes nouveaux !

de nota dit: 31 décembre 2013 à 19 h 16 min

Alexandre Vialatte et l’exposition « Comparaisons »,c’était en 1964…
Et bon réveillon les copains! et ne mettez pas tous vos voeux dans le même panier!

« Je reviens,sans compétence(je ne suis pas critique d’art)sur le salon Comparaisons,qui résume,paraît-il,dix ans de peinture française,et,encore plus de dix ans de peinture,dix ans de théories picturales.Il fourmille de productions que les peintres appellent,à tout hasard,des oeuvres,mais que le profane distingue très mal des marchandises du marché aux puces.Elles vont du vélo suspendu à l’envers jusqu’au rond de cabinets enrichi d’une chasse d’eau qui donne,au lieu de liquide,un coup de pied au derrière du monsieur qui s’assied sur le rond.Ce coup de pied est administré par le moyen d’une botte vernie.Mais c’est une parodie des « audacieux »d’avant-garde.Le malhuer c’est que l’on distingue à peine les parodies des chef-d’oeuvres pensés.Ni même les objets exposés de l’ameublement général.
A ceci près que,sous les oeuvres,il y a une étiquette avec un numéro.Mais qui dira si on ne s’est pas trompé?Car le trou de l’ascenseur lui même est numéroté comme une toile.Est-ce un chef-d’oeuvre qu’il faut saluer?Ou le répartiteur d’étiquettes s’est-il trompé dans la distribution?
On ne sait plus si la porte d’entrée fait partie du décor ou des oeuvres exposées.Ni le monument lui-même,ni les visiteurs.Car il en est de très expressif,de très beaux,de très inimitables.Ou si quelconques qu’ils en deviennent typiques;ce sont de très beaux portraits d’anonymes.Qui empêcherait un artiste,un cerveau,un penseur,de numéroter les visiteurs mouvants,de les prendre à son compte et de les considérer comme des objets qu’il expose au public:Visiteurs de l’exposition?Au même titre qu’un chiffon gras,une pompe à incendie ou une brosse à chaussures.Le visiteur est après tout un produit de la nature comme ces racines ou ces cailloux que les sculpteurs exposent tels quels.Ils choisissent leur racine?Ils trient dans les cailloux?Ils interviennent?Mais qui empêcherait de choisir soi-même son visiteur?
De prendre le plus beau,le plus barbu,le plus lourd de métaphysique?Un comptable sérieux,un père de douze enfants.Ou son propre fils.Ou sa fille aînée.Quelle oeuvre serait plus signée?
On devrait exposer ses enfants.Les plus gras,bien sûr,les plus roses,les plus dodus.Sur du velours vert.Dans le vestibule.Entre les cornes des chamois qui servent de porte_manteau et le calendrier des postes qui représentent un bébé à cheval sur un ânon.En Corse,sous un marronnier.
La peinture a tout essayé.
On a peint sur une toile,sur trois toiles l’une au-dessus de l’autre(le même sujet)
On a peint avec tout:les mains,la bouche,les pieds,le gorille,la queue de l’âne,la foufre et le mouvement de la terre;le pistolet,l’arquebuse,la lance,la torpille et le balai de paille.Comme instruments.
Et,comme matières,avec la coquille d’oeuf,le gravois,le bitume;la crotte de chèvre et le pipi de chien;l’anthracite,le mâchefer,le yaourt,le cantal,le brie,le fromage blanc,le fromage fait;le papier de Paris-Soir roulé en boules compactes,trempé dans l’eau de javel et coupé au couteau.
Ona peint à vélo,à cheval et en avion.
On a peint avec rien,sans pinceau et sans toile,en se contentant de vendre à prix d’or l’ampoule qui éclairait le coin du mur où il fallait se figurer la peinture.
Après tant d’exploits étonnants qu’importe au visiteur de 1964 que l’artiste ait peint avec un tournevis plutôt qu’avec une clef anglaise?
Que le tiroir de la commode qui est sur la toile s’ouvre vraiment?et qu’on y découvre un rat cuit plutôt qu’un bouton de culotte?ou que le faux bois en trompe l’oeil exposé par conviction philosophique vaille presque celui d’un artisan spécialisé?
Je crois qu’on prête au public des exigences mesquines auxquelles il n’a jamais songé.
Malheureusement,moins la peinture est prise au sérieux par le peintre,plus il se prend lui-même au sérieux.Moins on sait la grammaire et plus on philosophe.Le peintre veut être un penseur.J’ai vu une exposition de jeunes génies où le programme prenait toute la place.Ils étaient contre la morale.
« Naturellement »ajoutaient-ils.C’était le premier point de ce programme.Ils y tenaient férocement.Mais qui leur fait obstacle?et qui ce détail interesse-t-il?Surtout en fait de peinture abstraite!J’ai essayé de trouver leurs losanges immoraux et leurs circonférences coupables.Il ne m’en est pas venu de frisson d’art.Et leurs melons!D’abord,qu’est-ce qu’un melon immoral?
C’est celui qui nourrira Hitler,Neron,Landru?
Le melon moral étant réservé à Pasteur,à Jeanne d’Arc,à saint Vincent de Paul?Mais comment savoir à l’avance qui un melon veut nourrir;Il ne le dit à personne,et rien ne ressemble plus qu’un melon dévergondé à un melon plein de chretiennes vertus.On voit par là qu’il est difficile en peinture de remplacer le talent par le vice;surtout dans la représentation abstraite du hareng saur.Pourquoi,dès lors,vouloir tellement être immoral,avoir le droit d’être immoral?(…)
Le plus moral des peintres est mon ami Dereux.Il apporte dans la peinture de vrais soucis de mère de famille.Il a inventé le tableau en épluchures de pomme de terre,ce qui est une façon de ne rien laisser perdre dans le budget d’un ménage sérieux;Il recueille donc les épluchures,il les fait sécher,il les colle,il les organise en tableaux.Ces bouquets d’épluchures parlent à l’imagination,au coeur,à l’âme,parfois à l’estomac.Petit à petit,il n’ plus pu éplucher tout seul tant de pommes de terre.Il fait travailler d’abord la famille,puis les visiteurs.La cuisine en est plus vite faite et les tableaux en sont plus abondants.Il a acquiq à ce jeu une grande expérience du caractère des gens selon leurs épluchures:le prodigue les fait énormes,le paresseux aussi;l’avare toutes minces;l’artiste vrai,d’un seul tenant;l’amoureux est distrait,son épluchure s’en ressent.Mais Dereux va beaucoup plus loin dans la caractérologie,et dans la science d’utiliser les épluchures.Il en a fait tout un traité qui a paru en trois livraisons dans le mercure de france,qui est mensuel.Aussi a-t-on pu tous les mois,pendant trois mois,consolider ou enrichir son expérience de l’épluchure de pomme de terre.
J’ajouterai pour être complet,que cet article a été injuste pour le salon Comparaisons;que je m’en aperçois,en relisant le catalogue,qu’il s’y trouve des oeuvres remarquables,de grands peintres,et assez nombreux:disons Waroquier,par exemple,ou les « naifs qui sont charmants.Mais pourquoi,dans ces conditions,n’en garde-t-on le souvenir que d’une exposition de tuyaux de poele?La vision morne et incohérente d’un fourneau en piéces détachées?Il a noyé la qualité dans le magma gris.Et il a offensé le talent.
J’en conclus que ma partialité est d’une légitime injustice.
Et c’est ainsi qu’Allah est grand. »

bouguereau dit: 31 décembre 2013 à 19 h 14 min

nous sommes pris dans un système de différences anatomiques

tu m’a lair issu d’un groupe social toi aussi jean marron..

John Brown dit: 31 décembre 2013 à 19 h 11 min

Je ne me reconnais aucune affinité, aucune ressemblance avec les êtres représentés dans les tableaux de Jean Rustin. Je ne fais pas partie de la même espèce qu’eux. Ce sont des monstres. Je pense que, s’ils existaient, il faudrait les éliminer, les gazer, pour le bien de l’espèce humaine, pour la stabilité de sa définition.
L’art de ce Rustin est scandaleux, dérangeant, subversif. Ses étranges et dégoûtants personnages nous font face, nous regardent de façon insistante, s’exhibent devant nous dans leur affreuse nudité comme s’ils attendaient de nous que nous les reconnaissions comme nos frères et soeurs.  » Hypocrites spectateurs, nos semblables, nos frères », semblent-ils nous dire, tous ces affreux du miroir.
Tous autant que nous sommes, nous sommes pris dans un système de différences anatomiques et comportementales qui nous permettent de nous situer les uns par rapport aux autres. Comme tout système, celui-là est enfermé dans des limites et régulé par des normes. Par exemple, quand on est très, très laid, on ne se met pas à poil en public. On ne se masturbe pas en public. Tout le monde sait ça. Les personnages de Rustin ne semblent pas le savoir. Quelque part,ils sont dans l’animalité, avec leur regard canin.
Les personnages de Rustin sont donc hors-système et en même temps, ils sont dedans. Résultat : ils le déstabilisent, ils le menacent en tant que système. On ne sait plus qui est qui.
Les mort-vivants sont parmi nous.

Damien dit: 31 décembre 2013 à 19 h 07 min

Précisez votre pensée, Sergio. Et appliquez-vous, je vous prie. Faites un effort, que diable, vous êtes complètement incohérent. Le soufflant ami du jeu de cartes, ça ne veut rien dire. Il y a sans doute là une allusion à une certaine pratique violente du poker, vu les fréquentations lamentables que je vous imagine (un biker !), mais c’est hors contexte. Alors je dis non.

bérénice dit: 31 décembre 2013 à 18 h 34 min

D n’y accordez pas d’importance, je connais ce u. pour l’avoir décortiqué du moins ces écrits en ramification de sa psyché fantaisiste, c’est un lunatique qui invente au gré de son inspiration parfois distendue.

D. dit: 31 décembre 2013 à 18 h 31 min

u. dit: 31 décembre 2013 à 12 h 02 min
Ce matin, Dédé, tu as cru bon de troller deux fois.

Qu’est-ce que c’est encore que cette histoire ?

bérénice dit: 31 décembre 2013 à 18 h 28 min

Sans vouloir ajouter à l’épreuve de sa famille endeuillée depuis sa brutale disparition en 1970, je dirais que ça n’aurait pas été de refus mais il est mort quand bien même nous nous étendons en large et en travers de ses écrits pour mémoire et honorer son souvenir.

r. s. dit: 31 décembre 2013 à 18 h 24 min

terminer l’année avec Limbour, je dis non. qu’en pensez-vous, bérénice ? je pose la question, attention, je ne fais que poser la question. Mais répondez-moi, répondez-moi, bérénice, répondez-moi. je répète : terminer l’année avec Limbour, qu’en pensez-vous, béré ?

bérénice dit: 31 décembre 2013 à 18 h 15 min

Abdelkader, le pays s’est modernisé et suivant ce progrès du à tous, nous bénéficions, pour le savoir tout de tous, des RG d’une part, de l’autre, du système performant d’écoutes téléphoniques et surveillance électronique dont nous avons découvert il y a peu, qu’en partie, il échappait à la décision souveraine de nos dirigeants. A cela ajoutez les systèmes de vidéo-surveillance et vous faites sauter le poste du garde-champêtre légendaire.

Abdelkader dit: 31 décembre 2013 à 18 h 09 min

Z’avez plus de garde-champêtres en France? Ça serait dommage…il était un membre important de la communauté et savait ce que tout le monde faisait…je me souviens que pour ma première carte d’identité , il me fallait la signature du garde-champête pour certifier que j’étais vraiment moi…il portait un fusil de chasse aussi…

Sergio dit: 31 décembre 2013 à 17 h 58 min

Abdelkader dit: 31 décembre 2013 à 17 h 38 min
garde-champête?

Le mieux c’était le crieur avec son tambour… « Avis à la population », en Auvergne, « avis » tout court dans la région parisienne… Et alors à Paname le garde-champêtre c’était le quarteron de gardiens de square…

court. dit: 31 décembre 2013 à 17 h 53 min

« Oui, Perspicace Madame Verdurien »
C’est beau, l’accord de deux grands esprits.
Pour souligner cette communion intellectuelle qui nous transporte sur les cimes de la pensée occidentale,On pourrait aussi suggérer une fusion symbolique des pseudonymes . Pour le meilleur et pour le pire, on assisterait au mariage de Mr Meuhrien et Pouah, et de Madame Verdusure. Ce qui ne serait que justice.
MCourt
PS
La Comtesse de Castiglione « chantrée » par Michel Fau est, je l’ai dit ailleurs, une des rares faute de gout du spectacle. Hahn a écrit le role pour soprano.Le « comme dans Ciboulette » résulte donc d’une méconnaissance certaine de l’ouvrage. Mais comment s’en étonner?

caramb'art dit: 31 décembre 2013 à 17 h 50 min

 » Le spectateur, il s’explique avec l’oeuvre, ouvre un dialogue et enquête parmi les différents matériaux mis à disposition, les éléments de réponse qui enrichiront son regard jamais rassasié de perceptions plastiques s’inscrivent dans un mouvement dialectique,(…)
Les dessins:motifs de Lascaux, ça colle!
La tapisserie de Bayeux, ça colle!
Les fresques romanes, itou!
etc…etc…

Répétez tous en chœur!

bérénice dit: 31 décembre 2013 à 17 h 44 min

« Le spectateur selon Uecker n’est pas une vierge déflorée, il s’explique avec l’oeuvre, ouvre un dialogue et enquête parmi les différents matériaux mis à disposition, les éléments de réponse qui enrichiront son regard jamais rassasié de perceptions plastiques s’inscrivent dans un mouvement dialectique, des liens symboliques tissés à même sa découverte au moyen d’une lucidité en constant déséquilibre, malmenée, inquiétée par ses formes et surfaces lisses, vides d’indications autres qu’injonction à coder-décoder-encoder les géométries inventées, disposées, inspirées en un parcours adroitement elliptique. »

Abdelkader dit: 31 décembre 2013 à 17 h 38 min

Je vois que tu as corrigé ton nom dans mon post…t’aimes pas qu’on t’appelle garde-champête? Pourquoi donc? Ça fait bucolique, bonne franquette et maréchal nous voilà …tu trouves pas? Sinon, mon opinion honnête est que tu n’as pas eu beaucoup d’amour quand t’étais un mouflon…c’est pas grave, c’est la faute a ta maman, ton papa, le facteur qu’était sarrasin, le bon Dieu et que sais-je encore…sinon, ta vision du monde ne te permettra jamais d’apprécier les gestes de bonté spontanés et gratuits que se font encore les gens entre-eux, souvent sans se connaître…Perso, j’prefere ça que d’être rabougris, amer et frustré à la fin d’une vie passée à cracher ta haine à la gueule de ceux qui ne sont pas comme toi…c.-à-d. Le reste du Monde…tu me ferais même pitié, mais faut pas exagérer hein …Perso, je te pisserais pas dessus si ta culotte était en feu… Bounne anni bounne santé…je te souhaite longue vie, c’est la pire des choses quand ont est comme toi…

art ibo ( comme une friandise !) dit: 31 décembre 2013 à 17 h 37 min

«le tableau commence là où les mots s’arrêtent».

D’ abord Bérénice épargnez-nous cette répétition d’ un texte déjà mis en ligne par Chantal, c’ est pesant pour ne pas dire plus.
Vous êtes comme une institutrice un peu bêtasse qui nous le pointe, ce texte, comme au tableau noir!
Et que de lieux communs, d’ expressions passe partout dans ce texte.

JC..... dit: 31 décembre 2013 à 17 h 34 min

L’œuvre de Gunther Uecker devient la manifestation d’un temps et d’un espace, une expérience à vivre.(Diable ! Diable ! la manif spatiotemporelle !…) Elle invite le spectateur à laisser errer ses pensées dans les différentes strates de l’œuvre : matérielle, symbolique, philosophique et spirituelle. » (Tudieu ! la belle phrase ! Génial le coup des strates … !)

Horreur ! ça recommence …

bérénice dit: 31 décembre 2013 à 17 h 24 min

Uecker ne se pose pas comme guide spirituel, nous ne l’aurions pas invité, rejouant l’erreur des tentes des tentations et du dictateur qu’il fallut renvoyer quelques rafales plus tard et enfin éliminer, laissant le spectateur errer au milieu des ruines et des mémoires.

bérénice dit: 31 décembre 2013 à 17 h 20 min

« Au lendemain du chaos de la guerre et du vacillement de l’idée-même d’humanité, ces composants immatériels nous révèlent un rapport sensible et objectif au monde. Günther Uecker vit et travaille à Düsseldorf, en Allemagne. Avec Otto Piene et Heinz Macke, ils fondent le groupe ZERO et font table rase du passé; c’est le point de départ nécessaire pour de nouvelles recherches artistiques. «ZERO est silence, ZERO est commencement, ZERO est rond, ZERO tourne…».

La carrière de Günther Uecker s’amorce avec ses œuvres martelées de clous, caractéristiques de son rapport à la matière. Il marque, inscrit, trace et structure la matière comme on structure une pensée avec le langage. Le clou est envisagé à la fois dans ses qualités fonctionnelles d’outil et dans ses qualités esthétiques et symboliques. Le clou fixe, assemble, réunit, transperce éventuellement la chair, ou agit comme un élément qui pointe et guide le regard.

Les clous, le bois, la pierre, la ficelle, les cendres, le latex, la toile, l’encre ou le sable, constituent les bases matérielles d’une écriture sensible considérant que «le tableau commence là où les mots s’arrêtent». La quête de l’intensité du geste est aussi essentielle dans le travail de Günther Uecker. Par la répétition mécanique, l’ordonnancement et la concentration, l’artiste recherche une profondeur méditative, qui s’acquiert dans la pleine conscience du corps et la semi-conscience de l’esprit.

En effet, dans Sandmühle (Moulin à sable), œuvre réalisée en 1970, Günther Uecker matérialise une surface circulaire de sable dans laquelle des cercles concentriques sont tracés par un geste mécanique. Le spectateur est ainsi placé dans un cycle infini. L’œuvre devient la manifestation d’un temps et d’un espace, une expérience à vivre. Elle invite le spectateur à laisser errer ses pensées dans les différentes strates de l’œuvre: matérielle, symbolique, philosophique et spirituelle. »

Carnet mondain dit: 31 décembre 2013 à 17 h 00 min

Nous nous faisons le porte-parole de messieurs bouguereau et u. pour vous souhaiter à tous une bonne année avec des sodomisations en pagaïe — et, si possible, à sec*.

*la dernière partie de la phrase est une précision apportée par u., grand connaisseur.

abdel dit: 31 décembre 2013 à 17 h 00 min

Si mon humour est vaseux, le tiens est non-existant ou alors tu le caches tres bien…bonne annee bonne sante…anus horrribilis…

JC..... dit: 31 décembre 2013 à 16 h 28 min

Ce blog passoulinien, dont le prestige tend à rejoindre celui du gouvernement indigène, a pour moi, par ses effets inattendus, de fortes connotations pharmacologiques :

– vomitives, causées par le travail repoussant de Gunther Uecker. Merci Chantal…
– laxatives, par celui, éprouvant et foirant, de feu Rustin

court. dit: 31 décembre 2013 à 15 h 42 min

« Court n’aime pas Marcel »
Dites,u, que je n’aime pas ce sonnet là. Ce sera plus exact.Les triolets sont souvent honorables.
Le cas Verdurien me rappelle un passage du livret de De Flers et Cailhavet.Il suffit de transposer.
-« Vous avez, Madame, une charmante voix de corps de Garde! »
-« J’aurais bien aimé vous faire un compliment sur la votre, Madame,(1) mais on ne l’entend pas! »

(1) Et notamment chez Paul Edel!)
Très bonne année!
MCourt

L' art si tard dit: 31 décembre 2013 à 15 h 39 min

Bérénice vous ne comprenez rien à la peinture avec votre premier degré string à la ficelle!
Slip, seconde peau, prenez des lunettes!

L' art si tard dit: 31 décembre 2013 à 15 h 28 min

 » reste les slips  »
Des journées entières, connaissez-vous l’ art de l’ enveloppe, des enveloppes?
Quelle est la dernière peau?
Travaillez un peu sur ce concept!
( Les langes sont aux anges!)

L' art si tard dit: 31 décembre 2013 à 15 h 23 min

Ce sont les légumes, même frais cueillis, des journées entières, qui en font les frais, moi je vous le dis!

bérénice dit: 31 décembre 2013 à 15 h 20 min

Chantal vous avez indéniablement un don pour le suspens, écrirez-vous une suite pour dire s’ils prirent peur, fuite ou plus simplement l’eau car leur lave-linge agonisait à grand renfort de pompe défectueuse?

L' art si tard dit: 31 décembre 2013 à 15 h 18 min

Les légumes, les légumes, des journées entières.
Ces êtres malmenés…
Chantal nous en dit beaucoup plus que tout bouquin de psychopathologie clinique.
Merci Chantal!

Docteur Gynécole dit: 31 décembre 2013 à 15 h 12 min

 » Les légumes un peu malmenés »
Formidable expression qui résume toute la force expressive de votre nouvelle, Chantal!
Voilà comment on nous « dit » en toute subtilité la scène primitive…Le frère et la sœur ont « vus », mimés, joués l’ acte des parents et qui porte le phallus?
Tout cela est très malmené, en effet. Sans queue ni tête, qui tète?
Et on en revient à Rustin et ses autoroutes de jambes ouvertes.
Même notre Ministre de la Culture a décrit cela!
Et Louise Bourgeois et son gros phallus sous le bras?
Vous avez fait très fort, Chantal, bravo!

des journées entières dans les arbres dit: 31 décembre 2013 à 15 h 05 min

« l’art si tard », je commence à mieux voir le tableau.
Et il n’est pas joli, joli.
Encore une OPA des sbires du bon docteur viennois sur l’inconscient ? ( pour une fois qu’Onfray est bon, autant le dire !)

sexualité, culpabilité, honte, passion christique et tout le saint-frusquin ?

J’imagine que cet ouvrage ne vous est pas inconnu .

Honte et culpabilité dans la clinique du handicap
Par Albert Ciccone,Simone KORFF-SAUSSE,Sylvain Missonnier

des journées entières dans les arbres dit: 31 décembre 2013 à 14 h 45 min

Docteur « l’art si tard », quel plaisir !
Vous n’allez pas me pourrir mon réveillon, au moins ?
Je vous signale, au préalable, que c’est traditionnellement au Chili, que le passage de l’an se fait au cimetière.

Vous me parlez chronos, je vous cause peinture à l’ultime frontière de la vie.
J’ai mal illustré ce coma ?
Alors voilà:
http://www.wajdimouawad.fr/sites/default/files/SEULS_notes.pdf

Georges était timide ?

chantal dit: 31 décembre 2013 à 14 h 40 min

Difficile de faire mieux que Jean Calbrix en hommage à Rustin mais contribution à la coloration festive :

Début d’enquête sur une pathologie

Pendant que ses parents se rendaient pour acheter quelques légumes au « Centra » petite épicerie tenue par une dame rousse et forte, qui écrasait son mari d’objurgations impétueuses, le petit Jean et sa puînée s’attelèrent à la construction d’une cabane de planches, et clouaient.

« Va livrer » pérorait devant ses fromages et ses boîtes à oeufs, Madame Duhaillon, ci-devant crémière, ce que le malheureux filant doux s’empressait muettement d’exécuter.

Les parents heureux d’une escapade buissonnière trottinaient un filet à la main en direction de la forêt de Soignes, peut-être avec l’intention de fabriquer un troisième rejeton.

Pendant ce temps la confection de la cabane tournait au carnage, le petit rustin armé d’un pied de biche sautait comme un diable pour faire tomber les baies de sureau et les aplatir à pleines paumes sur le torse pubère de la soeur qui clouait toujours.

C’est alors qu’advint le drame qui allait marque à jamais notre coloriste en herbe, un filet de sang se mit à couler le long de la cuisse de la fillette.

Elle poussa un cri. Rustin recula interloqué, les baies sur la chair, les clous dans la bouche, hurla à la vue du fin filet de sang. Elle rabattit sa jupe en expectorant les clous.

Comme une pomme sur un gazon en pente elle roula en boule dans l’escalier de pierre et se fracassa plus bas dans les groseilliers à maquereaux qui lacérèrent son visage, et ses doigts.

Plus tard, les parents encore roses de leur après-midi de galipettes, le filet de légumes un peu malmené, croisèrent l’époux livreur le visage fermé, cramponné au volant de sa camionnette primeurs.

Sur la porte un simple billet : La police vous attend.

L' art si tard dit: 31 décembre 2013 à 14 h 39 min

D’ailleurs, en parlant de Dubuffet ( période Corps de Dames à propos de laquelle G. Limbour a écrit à plusieurs reprises)et de Rustin, je crois que l’ on peut parler d’un DEUS EX VAGINA de la peinture !

L' art si tard dit: 31 décembre 2013 à 14 h 23 min

Je vous lis avec amusement des journées entières.
Vos rapports  » Pitau machin » sont arbitraires et pas très cohérents chronologiquement avec l’ œuvre de Jean Dubuffet.
De même que le lien de Chantal dans lequel toutes les périodes picturales de J. Dubuffet sont allègrement mélangées.
Quand au froid entretenu avec Limbour puis réconciliation la veille de la mort de ce dernier ( cf. Libé que j’ ai sous les yeux, aussi)il faut savoir que Dubuffet n’ était pas commode en ce qui concerne les timides à sa façon de considérer l’ art et ses pratiques.
Il se fâcha aussi avec H.Damish pour ensuite lui laisser écrire une préface et réunir et présenter ses Prospectus et tous écrits suivants publiés chez Gallimard en 1967.

bérénice dit: 31 décembre 2013 à 14 h 17 min

Bouguereau il nous est demandé d’être inventif, pas passéiste en dépit d’une tendance à la prolifération des vide-grenier en centre ville.

bouguereau dit: 31 décembre 2013 à 14 h 12 min

Rustin, c’est « L’Origine du monde »

un peu de respect pour les vrais socialistes jean marron..laisse ces blasphèmes a jicé

bérénice dit: 31 décembre 2013 à 14 h 10 min

Après si vous voulez des idées de happening(dépassé également) qui ne coûteront que 1500 euros aux participants, j’ai, contacter le site [email protected]

bouguereau dit: 31 décembre 2013 à 14 h 08 min

bon certes impossible de breveter l’intention

cheuloux aussi a essayé de breveter..mais vla..c’est fait d’puis au moins 20 piges..il comptait la dsus pour sa front page

bouguereau dit: 31 décembre 2013 à 14 h 05 min

le street art demande trop d’autorisations municipales, sauf si tu crapahutes de nuit avec une lampe torche ..

sauf..du rap a la cheuloux avec harnais et tutu..
baroz au moins pignole avec une lampe frontale à carbur a daddy dzetchair

bérénice dit: 31 décembre 2013 à 14 h 05 min

« si on met des tubes de peinture au lave-linge… »
Vous pouvez tout aussi bien vous en servir en micro-lavement avec une canule adaptée pour un ready-made amusant quoique malodorant, bon certes impossible de breveter l’intention, pas de rapport, c’est lacanien.

bérénice dit: 31 décembre 2013 à 13 h 52 min

bérénice
sans blague! (d’où la nécessité de donner raison aux adolpj=hes de porquerolels et leurs petits u. !! pff!
je ne donne raison à personne, à ce point de mon itinéraire il ne m’est pas demandé d’avis, je réponds simplement à JC qu’en dépit de son encéphale, il peut arriver que l’homme démontre sa supériorité tout en logeant dans la plus stricte indignité et connerie(mot générique), ce en quoi il apparaît alors pire que les animaux, ces derniers ne disposant pas de cette formidable capacité d’adaptation(ils disparaissent),et prédation qui vire destruction, propre à l’Homme. Il existe évidemment des zones historiques géographiques sociales où des hommes n’accèdent pas au même statut que leurs congénères et sont traités de la même manière que des animaux menés à l’abattoir ou soumis aux lois des chasses protégées ou autorisées.

Jacques Barozzi dit: 31 décembre 2013 à 13 h 52 min

« Dans ta quatorzième année, il y eut ce jour à marquer d’une pierre noire. Tes parents avaient décidé de repeindre les pièces de la maison. Ce soir-là, ils étaient sortis faire des emplettes au supermarché »

A remplacer supermarché par Prisunic ou épicerie.

Jacques Barozzi dit: 31 décembre 2013 à 13 h 48 min

Marcel, pour la suite de ta biographie du défunt peintre, évite les anachronismes. Lorsque Jean Rustin a eu 14 ans, nous étions en 1942.
A cette date, les supermarchés à proprement parler n’existaient pas encore en France :

« En France, en 1931, s’ouvre rue Caumartin à Paris, le premier Prisunic, ancêtre du supermarché : Le concept est celui d’un commerce populaire vendant des produits de grande série à des prix bas. Le 6 juillet 1948, Goulet-Turpin ouvre un magasin self-service en France, rue André Messager à Paris, dans le quartier de Montmartre.
En 1949 , Edouard Leclerc transforme son épicerie en magasin discount à Landerneau (Finistère). Le magasin pratique la vente en gros avec l’objectif avoué de faire chuter les prix non sur une poignée d’articles mais sur l’ensemble de l’assortiment : L’alimentation et le bazar sont vendus avec des rabais de 20 à 35 % »

chantal dit: 31 décembre 2013 à 13 h 33 min

si on mets les tubes de peintures au lave-linge, ce serait déjà un premier pas vers le « ménage-art », le ready-made c’est dépassé et le street art demande trop d’autorisations municipales, sauf si tu crapahutes de nuit avec une lampe torche ..
je me demande tjours pourquoi on doit fêter le « réveillon », une tradition qui mêle le type qui ronfle dans ses pantoufles aux zombis

bouguereau dit: 31 décembre 2013 à 13 h 18 min

d’ Öpus cul’s

et clopine qui ne note pas.. »j’entendais les volet claquer tandis que je me crevais les yeux sur un opuscul à la chandelle..un tsunami ayant noyé la centrale nucléaire de la hague et mon sèche linge à la cave plein de mes petites culotte avait « défunté » comme aurait dit un mien ami trés connecté »

bouguereau dit: 31 décembre 2013 à 13 h 13 min

C’est un propos d’une grande sévérité.
Parlons-en à la buvette!

sans nous gaga n’srait pas un anglosaxon plein de stout tiède et d’humour vaseux..et toi zouzou sans nous tu srais qu’un garennois de bezon..bref c’est nous qui vous faisons roi..un peu de gratitude !

bouguereau dit: 31 décembre 2013 à 13 h 08 min

c’est avec regret que je te vois descendre chaque jour l’escalier de l’esprit

cheuloux, l’esprit..et son truc en plume

John Brown dit: 31 décembre 2013 à 13 h 08 min

Tais-toi, Chaloux, embryon de sous-intellectuel, tu oses t’ériger en arbitre des joutes savantes, ô toi, pas le vingtième du quart d’un de ces authentique savantasses qui hantent le blog de l’autre trou du cul de Popaul, et tu prétends la ramener, laisse moi rire, ah je ris, Ah ! (mézigue)

Et pendant que j’éructe, Josette fait la cuisine, met la table, donne à bouffer au chat, je me demande parfois si j’ai tout mon bon sens.

des journées entières dans les arbres dit: 31 décembre 2013 à 13 h 05 min

très drôle, Chantal; je n’ai toujours pas récupéré mes exemplaires, pris dans ma bibli, de « les 1001 tableaux qu’il faut avoir vus dans sa vie » et « l’art pris aux mots »
😉

John Brown dit: 31 décembre 2013 à 13 h 03 min

John Brown, c’est avec regret que je te vois descendre chaque jour l’escalier de l’esprit, te précipiter dans l’ombre et le néant pour plaire aux quelques coglioni de service. (Chaloux)

Tais-toi, Chaloux, embryon de sous-intellectuel, tu oses t’ériger en arbitre des joutes savantes, ô toi, pas le vingtième du quart d’un de ces authentique savantasses qui hantent le blog de l’autre trou du cul de Popaul, et tu prétends la ramener, laisse moi rire, ah je ris, Ah !

Chaloux dit: 31 décembre 2013 à 12 h 56 min

John Brown, c’est avec regret que je te vois descendre chaque jour l’escalier de l’esprit, te précipiter dans l’ombre et le néant pour plaire aux quelques coglioni de service.

chantal dit: 31 décembre 2013 à 12 h 49 min

des journées les dubuffet sont bien corrélés avec l’idée colorée de tracer à l’instinct, bien vu le rapport entre le couple de Dubuffet et Seuls que vous proposez ensuite en lien.
j’ai aimé parcourir la table des matières en lien au-dessus, les propositions de titres de chroniques sont intéressantes, vous semblez avoir un complément en main que je n’ai pas.

j’avais noté les jeux de cartes et un que je lirais avec amusement : Un spectateur maussade devant cent chefs-d’œuvres ..

Madame Verdurien dit: 31 décembre 2013 à 12 h 31 min

Chaloupé, si tu connaissais toutes mes référence, t’en serai sur le cul que tu dois avoir petit, comme ton maître à dépenser

Chaloux dit: 31 décembre 2013 à 12 h 27 min

Madame Verdurien dit: 31 décembre 2013 à 12 h « pédant et boursouflé  »

Cette perception naît de votre absence de références en matière de lectures savantes.

Giovanni Sant'Angelo dit: 31 décembre 2013 à 12 h 26 min


…Marcel à 11 h 18 mn,…c’est excellent,…
…un talent d’écrivain,…bien plus qu’un simple blog à commentaires,…
…un haut niveau du fondu-enchaîné,…un Rubens d’Arte,…un Charlemagne du pousse-pousse dans les orties,…
…des fenêtres et l’air de source, seraient le bienvenu,…
…sans mélanger les pinceaux,…les Dardanelles du vécu profond,…l’extase,…des math’s à tonneaux,…etc,…
…deux fois rien,…& deux trois fuites d’érables en fûts,…pour le jardin de nos nains en gambades!,…
…etc,…

Chaloux dit: 31 décembre 2013 à 12 h 25 min

Il est vrai que ce qu’explique M. Court est beaucoup plus intéressant, pensé et utile que ce que raconte l’autre.
Quelle lectrice vous faites, Mme Verdurien !

des journées entières dans les arbres dit: 31 décembre 2013 à 12 h 20 min

« les emmerdements font partie du cours de la vie, et j’ajouterais que Jean- Philippe Toussaint, n’a eu aucun prix tout en faisant le buzz au départ, et .. vient de perdre son père Yvon Toussaint, journaliste, ancien patron du Soir. »

Jean Ph. Toussaint a fait bien plus qu’un buzz.
Il a écrit un roman remarquable. Et c’est tout; et c’est sans commentaire, pour qui ne l’a pas lu.
Pour quoi tout mélanger…
Parce que cette nécrologie de fin d’année ne finit pas de résonner ?
Parce que la brayonne en gros sabots ne pourra jamais percevoir la grâce de Marie ?.

Tenez, puisque le docteur « l’art si tard » a disparu corps et bien avec ses camées, je voulais vous faire part d’un rapprochement qui m’est venu.

Il s’agit de l’un des derniers tableaux de Jean Dubuffet (dont je ne connaisais aucunement l’oeuvre) intitulé :
Mire G, Kowloon (1983)
et cette mise en scène ( dont je faisais part )
http://paulpitaud.fr/2011/02/seuls/

Madame Verdurien dit: 31 décembre 2013 à 12 h 18 min

amigos, voyez chez Popaul dans les commentaires à propos de Balzac, la différence entre deux styles, celui clair et net de Puck, l’autre pédant et boursouflé de Court… révélateur

u. dit: 31 décembre 2013 à 12 h 02 min

Ouaouh, que de déclarations d’amour!
C’est l’esprit de l’an nouveau, qui va dissiper les miasmes de l’année qui finit.

Ce matin, Dédé, tu as cru bon de troller deux fois.
10h58 et 53.
Encore un effort pour faire aussi con que moi, tu y es presque!

« non mais quel faux cul cet honorable petit tas de fumier de zouzou.. » (bouguereau)
C’est un propos d’une grande sévérité.
Parlons-en à la buvette!

Chaloux dit: 31 décembre 2013 à 12 h 02 min

u. dit: 31 décembre 2013 à 10 h 58 min

« Et moi, personne ne m’aime.

Bouh. »

Archi-faux.

Bonne fin d’année à tous

JC..... dit: 31 décembre 2013 à 11 h 41 min

Si je tenais le salaud qui m’a fait parvenir la liste, imagée, des notabilités disparues de 2013 … en regrettant que je n’en fasse pas partie !

ramses neuf dit: 31 décembre 2013 à 11 h 36 min

JC….. dit: 31 décembre 2013 à 11 h 29 min
On peut être faux-cul sans être un « petit tas de fumier »

C’est exact, mais zou est un tas de fumier (dans le bon sens du terme, évidemment)

JC..... dit: 31 décembre 2013 à 11 h 29 min

On peut être faux-cul sans être un « petit tas de fumier », monstrueux centaure ! En réalité, tu es jaloux de cette subtilité asiate qui toujours te sera étrangère, étrange Bougboug !

bouguereau dit: 31 décembre 2013 à 11 h 20 min

Sachez que je déteste qu’on vous fasse, de manière artificielle (parce que vous semblez être ici le seul, c’est étrange) jouer le rôle de « l’Arabe », du « Musulman » etc. de service, comme moi le Nippon ou le Chinetoque

non mais quel faux cul cet honorable petit tas de fumier de zouzou..

Marcel dit: 31 décembre 2013 à 11 h 18 min

Sur la jeunesse de Jean Rustin :

Salut l’artiste

Petit, on peut le dire, tu en fis voir à tes parents, et de toutes les couleurs. Déjà à ta naissance, expulsé d’un ventre chaud où tu te la coulais douce, tu apparus, rouge, et tu viras au bleu, puis du bleu au violet. Tes poumons refusaient la vie. La sage-femme, prise de panique, te frappait dans le dos sous les regards affolés de ton père, blanc comme linge, et de ta pauvre mère sortant des vapes, verte de peur. Quand ton cri rauque de bête sauvage traquée jaillit de ta bouche distendue, faisant vibrer à l’infini ta petite langue noircie, combien leur soulagement fut grand.
Plus tard, tu te mis à refuser la nourriture. A dire vrai, refuser n’est pas le mot. Devant ton assiette, tu regardais tes mains diaphanes et tu les plongeais subitement dans la purée de légumes. Quand tu les y ressortais, tu lorgnais, fasciné, leur transformation étrange en gants de carotène ou de chlorophylle. Il fallait te ligoter et t’enfourner de force ta ration quotidienne, mais tu bloquais ta glotte et recrachais chaque cuillerée en des gerbes multicolores allant peindre ton bavoir, ta chaise, la table et les vêtements de tes parents.
Ton anorexie te rendait fragile ; il te fallait beaucoup de soins. Ta chambre était un beau modèle d’asepsie. On l’avait ripolinée en blanc, sans aucune fantaisie où eût pu se nicher le plus petit microbe. Un jour, on t’y avait laissé seul, assis sur ton pot. En te levant, tu te retournas et découvris avec extase ta matière fécale. Quand ta mère entra pour constater de visu que la fonction éducative faisait les progrès souhaités, elle tomba à la renverse. Tu avais barbouillé les murs, la commode et le lit de cette belle couleur brune qui t’avait fasciné. Des spirales ocres, des volutes fauves et des bouquets d’un beige profond égayaient le décor blafard de tes nuits. La fessée qui s’ensuivit te fit brutalement découvrir l’incompréhension des foules normalisées face aux chefs-d’oeuvre futuristes.
Ta période stercoraire passa mais pas ta rage barbouillatoire. A l’école, tes résultats furent lamentables. Tu passais ton temps à contempler les foultitudes de taches d’encre violette constellant ton pupitre, à t’émerveiller de ce soleil s’éclatant en fines gouttelettes irisées dans les toiles d’araignée au coin de la fenêtre, à reproduire sur tes cahiers les couleurs de ton émerveillement, masquant ainsi tes calculs fantaisistes et tes conjugaisons aléatoires. Ton pauvre vieux maître, à la recherche de tes traces d’intelligence, passaient en aveugle au travers du sublime pour découvrir derrière de quoi s’arracher les trois poils qui lui restaient sur le caillou. Tes notes lamentables te privaient d’argent de poche à chaque bulletin scolaire, t’obligeant à voler pour avoir en permanence de quoi assouvir ce que tes parents appelaient ton vice : les crayons de couleur, les pastels, le papier Canson, les fusains, l’aquarelle et la gouache. Le papetier du quartier fermait les yeux sur tes chapardages car pour lui tu étais un bon petit et, surtout, un fidèle client.
Chaque fois que ta mère venait nettoyer ta chambre, elle pénétrait comme une tornade traînant à sa suite des bouffées d’eau de javel et des vapeurs d’ammoniaque, et toutes tes oeuvres que tu laissais traîner épars sur le sol finissaient dans un grand feu dans lequel les flammes dévoraient ton âme, la régurgitant en un petit tas de cendre de la couleur de ton désespoir. Bah ! tu apprenais que les détenteurs de l’autorité pratiquaient encore la suprême humiliation des autodafés.
Dans ta quatorzième année, il y eut ce jour à marquer d’une pierre noire. Tes parents avaient décidé de repeindre les pièces de la maison. Ce soir-là, ils étaient sortis faire des emplettes au supermarché, laissant les pots de peinture et les pinceaux à ta portée. La bonne aubaine ! Te retroussant les manches, tu te lanças dans de savants mélanges, puis tu t’attelas à une grande fresque sauvage allant de l’entrée jusqu’à ta chambre en passant par celle de tes parents, la salle et la cuisine. Ce fut magnifique ! Le jaune canari se le disputait au rouge écrevisse laissant loin derrière les harmonies à la Van Gogh, Gauguin et autres Matisse. Le clou fut cette neige rose pleuvant des plafonds, balayant les murs, semblant craquer sous tes pas tant l’illusion était grande, et allant se fondre dans une large spirale alternant le bleu de Prusse et le vert Véronèse, elle-même aspirée par un noeud de cyclone, nuit et lumière, pas plus gros qu’une pièce de cent sous, juste au-dessus de ton lit. Avais-tu voulu célébrer à la fois la genèse et le chaos ? A moins que ce ne fût plus prosaïquement que l’avenir de l’humanité absorbé par un siphon de lavabo. En tout état de cause, ta vision transcendantale de la vie laissait pantois. C’était l’art sublimé, l’art absolu, l’art tout court. Quand tes parents, chargés de sacs en plastique bourrés de boîtes de cassoulet et de bocaux de cornichons furent de retour, ils en restèrent muets comme seules les grandes douleurs savent le faire. Ton père n’avait jamais levé la main sur toi, mais cette fois, quand, transfiguré, tu vins à lui, te méprenant sur son silence que tu croyais d’admiration, il te cassa un balai sur le dos.
On te colla en pension, dans un de ces sinistres établissements pour enfants difficiles. Là, on sut briser proprement ta jeune vocation. Tu y appris ce qu’était le gris, non le gris perle des matins de printemps, le gris ardoise des vieux clochers, le gris souris des souris grises, le gris argent de la chevelure de tes aïeuls, mais la grisaille du réclusif, de l’étouffatoire, de la désespérance. Dans ces bâtiments sans âme, tes yeux se heurtaient sans cesse à des murs ternes et sales, à des plafonds pisseux, à des sols de cours bitumées pour tes récréations discréatives.
Tu t’introvertis et tu renouas avec la scatologie. Tu passais des heures entières dans les cabinets, perfectionnant les ébauches virgulatoires de tes commensaux, et quand on te surprenait, tes succédanés de pinceaux enduits de tes ersatz de peinture, on te faisait dissoudre tes oeuvres dans l’hypochlorite de sodium et on t’enfermait dans une geôle pour bien te montrer que la liberté d’expression a des limites s’arrêtant bien avant le bord des fosses d’aisance.
Récidiviste, on eut recours à la psychiatrie. Emmailloté dans une camisole, bourré de neuroleptiques, tu faillis en perdre la raison, ta raison d’être, ta déraison. Mais tu fermais les yeux pour ne plus voir ce monde de nains, et tu entrevoyais sur tes paupières closes mille étoiles scintillant au fond de tes ténèbres, mille étoiles illuminant ta vie intérieure, mille étoiles reflétant ta folie créatrice.

Virent, bon an mal an, tes vingt et un ans et ta majorité avec. Libre enfin de tes actes, tu dus travailler dur pour assurer ta pitance et assouvir ton envie dévorante de marier les couleurs. Tu devins terrassier et peintre du dimanche… (à su(rv)ivre)

chantal dit: 31 décembre 2013 à 11 h 13 min

Bah moi Clopine je deviens philosophe, je ne sais si c’est vous qui avez un ordi magique, mais ce n’est qu’une modeste photo, pas une vidéo.

N’en demandons pas trop à Pierre Assouline, il n’est membre que d’un prix littéraire certes fort couru, et l’a chroniqué. + le Sigmarigen.

Mes oreilles ont chauffé dans le temps au contact de membres éminents dont j’estime l’oeuvre et le savoir, ils ne sont pas si effrayants, ( les jeunes confrères sont bien plus prompts à décocher des flèches ) mais c’est un peu chacun son tour, une béchamel, je suis désormais très philosophe, çà aide, la tempête ce n’est pas la première fois qu’elle sévit, les emmerdements font partie du cours de la vie, et j’ajouterais que Jean- Philippe Toussaint, n’a eu aucun prix tout en faisant le buzz au départ, et .. vient de perdre son père Yvon Toussaint, journaliste, ancien patron du Soir. Vous en déduirez ce que vous voudrez, mais parfois, il ne fait pas bon d’être trop connu du milieu, on sert de lamelle autocollante pour le début de la chasse aux mouches.

JC..... dit: 31 décembre 2013 à 11 h 06 min

« Et moi, personne ne m’aime. »

Camarade u.
il ne faut pas dire des trucs pareils, car l’homme, et sa femelle, étant naturellement bons, les drôlesses séduisantes croisant à portée de main, merveilles équipées d’ogives nucléaires et de coussinets admirablement placés, ces diablesses vont s’exprimer en hurlant : « Camarade U. ! on vous aime ! Noël ! Noël ! »

u. dit: 31 décembre 2013 à 10 h 58 min

Court n’aime pas Marcel.

Chaloux n’aime pas bouguereau.

Daaphnée n’aime pas Clopine.

TKT n’aime pas D.

Abdelkader n’aime pas JC.

Et moi, personne ne m’aime.

Bouh.

Vivement l’an prochain.

Bonne année à tous.

u. dit: 31 décembre 2013 à 10 h 53 min

Vu « le système Ribadier » hier soir à la téloche (comme disaient les collégiens d’autrefois).

Mise en scène poussive, effets « boulevard » à rallonge. Pas terrible, monsieur Assouline.

Ugh.

Marcel dit: 31 décembre 2013 à 10 h 48 min

bouguereau dit: 31 décembre 2013 à 10 h 41 min
Ou prendre un amant ?

les volets qui claquent c’est entêtant

Non, ce ne sont que les gonds (comme dirait l’ami Fritz). Clopine, elle a les gonds qui claquent.. curieux hein ?

( tap tap tap, le gond du volet joue de la semelle)

Marcel dit: 31 décembre 2013 à 10 h 45 min

JC….. dit: 31 décembre 2013 à 10 h 35 min
@Marcel,
Besogner ses cousines, ou ses nièces, n’est ce point suivre l’exemple de l’admirable Voltaire, du sémillant Fourier en son Monde Amoureux ?… Corneciboule : prenons la relève de ces géants !

Sûr, JCtounet, Court va encore gonfler du jabot. Déjà qu’il se prend pour naboléon…

bouguereau dit: 31 décembre 2013 à 10 h 36 min

Allons ! la « société » n’existe guère que par-ci par-là dans de minuscules enclaves

des cellules jicé..des cellules !

JC..... dit: 31 décembre 2013 à 10 h 35 min

@Marcel,
Besogner ses cousines, ou ses nièces, n’est ce point suivre l’exemple de l’admirable Voltaire, du sémillant Fourier en son Monde Amoureux ?… Corneciboule : prenons la relève de ces géants !

Marcel dit: 31 décembre 2013 à 10 h 26 min

court. dit: 30 décembre 2013 à 17 h 04 min

Sonnet à la gloire de monsieur Court, un mec si docte :

Le village est blotti dans le creux des collines,
Titanesques corps bleus de monstres abattus.
Un troupeau de forêts broute leurs flancs pentus
Protégeant les maisons du danger des ravines.

La nuit s’installe avec des reflets violines.
Face aux fenêtres d’or, des ifs noirs et tortus
Narguent le fin clocher de leurs faîtes pointus.
Dans une étable, Court, besogne ses cousines.

Sait-il ce qui se passe au-dessus des toits clairs ?
Ou n’est-ce de Vincent que visions d’éclairs,
Un ciel faramineux dans les yeux d’un myope ?

Les astres et la lune embrasent les néants,
La voix lactée explose en spires et galope
Dans un charivari de cachalots géants.

Jacques Barozzi dit: 31 décembre 2013 à 10 h 24 min

Savez-vous que « Ciboulette », de Reynaldo Hahn, sur un livret de Robert de Flers et Francis de Croisset, avait pour cadre Aubervilliers, qui était alors le potager nourricier de Paris capitale ?

Clopine Trouillefou dit: 31 décembre 2013 à 10 h 21 min

Chantal, un tour de passe-passe que votre vidéo, là ! J’ai entendu dire que dans le milieu littéraire parisien, c’était plutôt à un tour de passe-passe-moi le platn qu’on assistait souvent, m’enfin.

Par chez nous, courtes journées d’accalmie, puis une tempête sourde qui rôde et s’attaque aux fenêtres : tap tap tap, le gond du volet joue de la semelle. Mon refuge habituel, la lecture, se révèle incofortable cette nuit. J’ai attrapé, un peu au hasard, un livre de Djian « ça, c’est un baiser ». C’est un livre écrit en 2002, et qui est déjà si complètement « démodé », oui, il n’y a pas d’autre terme parce qu’il joue sur les tics de l’époque, et puis c’est écrit soit par un homme pressé, soit par un type qui n’en a plus rien à fiche, que ça m’a foutu un coup de cafard monstre. Sans rire, c’est ça, une écriture à succès ? La grâce de 37,2 est loin, dites donc, , et moi je me demande ce que je vais bien trouver à lire en 2014.

Oh, je présume que Patrick Boucheron continuera ses travaux (mais ce n’est pas tout-à-fait, exactement, de la littérature ; c’est d’un amoureux historien, avant tout); Que Pascal Quignard sortira discrètement un nouveau petit opuscule, qu’on ouvrira humblement et sur lequel on froncera les yeux. Que Chevillard sera toujours au poste (sur la radio ?) et que notre hôte, insatiable et infatigable arpenteur, trouvera bien un nouveau monstre candide, comme il les aime, à biographier (je n’ose espérer une biographie de femme ; et pourtant, De Beauvoir par Assouline, ce que ça serait intéressant pardine !). Oui, il y aura sans doute tout cela, plus le nouveau Nothomb, l’énième Houellebecq, les Darrieusseq ou Angot, le perdreau de l’année et la redécouverte (ce dernier mois, Violette Leduc par exemple).

Il y aura tout cela, et puis des enthousiasmes pour des livres épais, érudits, obscurs et un tantinet spiritualisants, comme notre hôte les aime, lui qui emprunte les sombres sentiers où les tableaux de Rustin sont accrochés aux branches.

Je ne pourrai même pas me raccrocher aux livres conseillés par les jurys d’étudiants ou de lectrices de « Elle ». De la saga sociale sur un sujet donné, aux amourettes plus ou moins vicelardes de catégories sexuelles minoritaires, tous me font de plus en plus baîller. Et la féminité façon « Elle », franchement, je n’ai jamais pu.

Me restera quoi ? Hein ? Les classiques, comme d’hab’, simplement transposés sur tablette pour rompre le charme du papier poussiéreux ? Mes anges à moi, Jean et Virginia, plus quelques autres ? Aller de nouveau retrouver Marcel, en écartant tous ceux, de plus en plus nombreux, qui se pressent devant sa vitrine, comme les marins dans le quartier rouge d’Amsterdam ?

Est-ce que cela se sent, la mélancolie, dans un monde littéraire où même une question comme « le meilleur livre de l’année », sur un blog reconnu hanté par des littéraires, n’a amené qu’une poignée de réponses, même pas surprenantes ?

Et comment remplir la nuit de mots assez forts pour couvrir le tap tap tap triste et furieux du gond du volet, écho des tristes jours trop gris et trop courts, où le vent vous gifle, la pluie vous transperce, le froid vous saisit et où vous ne pensez plus qu’une seule chose : que la chair est triste, hélas, et que vous avez, ahahah, lu tous les livres ?

JC..... dit: 31 décembre 2013 à 10 h 14 min

Mesures et Poids dit: 31 décembre 2013 à 9 h 38 min
« ce soir le petit Court aura la trique »

Nous sommes nombreux, ici, tels des lycéens buvant les paroles du platonicien Passou, à ne pas « avoir la trique » comme un vulgaire peseur juré…

Il nous arrive, comme au Sieur Court, d’éprouver assez souvent une violente érection intellectuelle à la lecture, à l’audition, de pièces de qualité élitiste dignes de notre goût sûr.

La trique, c’est pour le bas peuple. Pas pour nous, les Elus…

ras le bol dit: 31 décembre 2013 à 9 h 54 min

bérénice
sans blague! (d’où la nécessité de donner raison aux adolpj=hes de porquerolels et leurs petits u. !! pff!

Giovanni Sant'Angelo dit: 31 décembre 2013 à 9 h 51 min


…l’art du machiavélisme secret barbare!,…Papa je fais caca sur toile !,…
…pour Sotte-Byzz & Chrystis-Champêtre à déplumés!,…
…tout ce qu’il me faut-voir à l’heure actuelle des Bourgeoisies des biens-pensants,…
…Oyez,…Oyez!,…collaborer, l’inquisiteur est au coin de la rue,…donnez des louanges Dieux vous les rendra,…etc,…

…envoyez les carpes!,…chauffe la marmite aux huiles,…des pizza’s à la chair tendre,…encore chaudes et cette sauce au fromage aux câpres,…médite-terre-année moi l’an nouveau,…2014,…avec un haut-médoc du Pape & saint’esprit,…ou est tu!,…

…aide-toi!,…et Dieu t’aidera mon fils,…
…etc,…

JC..... dit: 31 décembre 2013 à 9 h 43 min

John Brown dit: 31 décembre 2013 à 9 h 15 min
John Brown dit: 31 décembre 2013 à 9 h 13 min

Il es .on ! Il est .on !
(choisir la lettre qui convient le mieux : b, c, e, i )

Mesures et Poids dit: 31 décembre 2013 à 9 h 38 min

ce soir le petit Court aura la trique : à la télévision « Ciboulette » qu’il qualifie de chef-d’œuvre alors que c’est une des opérettes les plus nunuches… vous jugerez par vous-mêmes, on en reparle

John Brown dit: 31 décembre 2013 à 9 h 15 min

La seule chose qui me plaise chez les Anglais c’est leur humour, leur musique, leurs avions et leurs bagnoles.
Tout le reste est à jeter : gastronomie, architecture, littérature, cinéma, peinture, sculpture etc.. (D.)

Il est timbré ! Il est timbré !

John Brown dit: 31 décembre 2013 à 9 h 13 min

Allons ! la « société » n’existe guère que par-ci par-là dans de minuscules enclaves au milieu de la fureur, de même que la bonté n’existe que chez quelques saints, quelques fous, quelques artistes, isolés de leurs congénères. (JC)

Il est toqué ! Il est toqué !

des journées entières dans les arbres dit: 31 décembre 2013 à 8 h 39 min

« En découvrant les écrits sur la peinture de Georges Limbour recueillis sous le titre Spectateur des arts (1328 pages, 42 euros, Le Bruit du temps, éditions), je suis allé directement à la fin vérifier que Daniel-Henry Kahnweiler y était bien mentionné. »

J’ai fait exactement l’inverse.
J’ai pris le D.-H. K. de référence, et je vous confirme que Limbour n’a pas été oublié dans l’index.

« J’étais ivre l’autre nuit d’un vin venu d’Europe et qui avait fait le voyage sur un bateau lent et secoué par la tempête. Ce vin qui avait des souvenirs marins et l’humeur impétueuse des flots, avait communiqué pour toujours à son essence spirituelle un caractère sauvage et tumultueux. La mer donne à ses amis un goût ardent de la liberté : ce vin avait un goût de corsaire ; en des temps meilleurs il se fût fait pirate, aurait mérité d’être pendu à une vergue dans le port de Londres, non loin de quelque celèbre capitaine. Je ne dirai rien de moi : ce vin merveilleux m’habitait.

Ainsi gréé, puissant comme un dieu, je partis au hasard des rues du Caire. »

robert dit: 31 décembre 2013 à 7 h 55 min

bérénice faire le jeu des nazes, qui se complaisent à rabaisser « l’homme » au niveau des brutes épaisses binaires,primaires, pfff

robert dit: 31 décembre 2013 à 7 h 45 min

abdel, mettre au courant des liens plus que serrés entre un pseudo humoriste ravagé et le maître à penser du raciste de pq, ça gène u. toujours prêt à défendre le raciste et (réflexe classique chez les fhaine) se poser en victime

bérénice dit: 31 décembre 2013 à 6 h 43 min

Depuis que nous gardons souvenir des actes passés, tout démontre l’incroyable malignité de l’homme, son incroyable impuissance à être autre chose qu’une bête, incapable de tirer profit de son extraordinaire capacité cérébrale …  »
Comme vous êtes injuste et peu clairvoyant. Si l’homme était plus qu’une bête il prendrait soins de sa production et s’il ne tirait pas profit, il serait le père d’un système économique qui autoriserait l’égalité de traitement du texte selon qu’il naisse au nord au sud à l’est de l’Eden ou à l’ouest.

JC..... dit: 31 décembre 2013 à 6 h 07 min

Abdelkader dit: 30 décembre 2013 à 21 h 30 min
« le garde-champêtre* pense que l’homme est foncièrement mauvais et que la société n’existe pas (dixit sa marraine la Thatcher)…je pense que l’homme est foncièrement bon et la société sert à maintenir cette bonté »

Mon cher Abdel, c’est ce que j’adore chez toi : ton sens de l’humour ! La société servant à maintenir la bonté de l’homme !!! Quelle merveille … J’avoue avoir ri comme rarement.

Depuis que nous gardons souvenir des actes passés, tout démontre l’incroyable malignité de l’homme, son incroyable impuissance à être autre chose qu’une bête, incapable de tirer profit de son extraordinaire capacité cérébrale … !!!

Plante tes pieds au sol, tourne lentement sur toi-même, ouvre grands tes yeux et regarde le plus loin possible toutes les nations, tous les peuples : où vois-tu que l’homme est bon ? La tyrannie règne dans toute l’Afrique, épouvantable continent perdu, l’Europe fut un monstre il y a moins d’un siècle, déchirée, folle, et démontre qu’elle est parfaitement stupide chaque jour présent, l’Asie ne déroge pas à la loi humaine égoïste, jouisseuse, et cruelle, le Nouveau monde qui se croit nouveau reprend, en les améliorant, les vieux démons fourbes des autres nations !! Et tu me parles de l’homme bon ?! Et tu me parles de la société chargé de « maintenir cette bonté » !!!

Allons ! la « société » n’existe guère que par-ci par-là dans de minuscules enclaves au milieu de la fureur, de même que la bonté n’existe que chez quelques saints, quelques fous, quelques artistes, isolés de leurs congénères.

Et je ne parle pas de la folie religieuse ou politique qui témoigne de cette bonté inhérente à l’homme …

La société n’existe que pour permettre à l’homme de continuer à être mauvais sans être condamné pour ses crimes, devenus « sociétalement acceptables » !!!

Passe une bonne année 2014 !

*j’ai été viré de mon job : je n’arrosais que les mauvaises herbes, hurkhurk !

Marcel dit: 31 décembre 2013 à 2 h 02 min

Chaloux dit: 30 décembre 2013 à 20 h 07 min
Tant de peintres meurent sans que leur côte en soit affectée ni en mal ni en bien.

Il est vrai que Eve a la cote d’Adam.

Labour dit: 31 décembre 2013 à 1 h 06 min

Franchement la dinde, ce n’est pas terrible du tout. Quelle idée tenir à manger un met aussi peu raffiné au cours d’un repas de fête. C’est une attitude très anglaise, au fond.

It’s the best way we could think of in order to marshal turkey after the setback of the Dardanelles Campaign.

D. dit: 31 décembre 2013 à 0 h 04 min

La seule chose qui me plaise chez les Anglais c’est leur humour, leur musique, leurs avions et leurs bagnoles.
Tout le reste est à jeter : gastronomie, architecture, littérature, cinéma, peinture, sculpture etc..

Abdelkader dit: 31 décembre 2013 à 0 h 01 min

bérénice dit: 30 décembre 2013 à 23 h 20 min
Une tranche de dinde! pauvre bestiole! Savez-vous comment on les fait passer de vie à trépas?
Je ne sais pas madame, je n’en mange jamais…est-ce que leur trépas est plus ou moins cruel que celui des oies élevées pour le foie gras?

Sergio dit: 31 décembre 2013 à 0 h 01 min

D. dit: 30 décembre 2013 à 23 h 45 min
les Anglais

Il faudrait bien qu’ils se mettent à rouler à droite. Mais on peut parfaitement y arriver très progressivement, avec des phases de transition, par exemple les numéros pairs à droite les impairs à gauche… Ensuite on change on fait l’inverse !

Abdelkader dit: 30 décembre 2013 à 23 h 57 min

Oui c’est étrange, n’est-il pas, que je sois le seul ici…je me souviens de Gilgamesh qui a eu son adresse de bureau publiée ici-même et se faisait insulter à tours de bras…et c’est justement cette hostilité, virulente parfois, qui m’a fait penser : fuck you all! Je sais ce que je sais et bientôt vous le saurez aussi…sinon, je n’ai pas de raison spéciale pour venir ici…je m’aperçois que je m’éloigne de plus en plus de la littérature française car elle ne me parle plus, ou si peu…mes copains d’Oran sont encore branchés sur le dernier Goncourt ou Renaudot, moi pas…ceci dit, je suis content de pouvoir encore parler français …oui, pour une fois, vous avez raison: Wenger est un Gentleman…je le soupçonne d’être devenu plus anglais que français…raison de plus qu’il reste ici…

Sergio dit: 30 décembre 2013 à 23 h 55 min

bérénice dit: 30 décembre 2013 à 23 h 20 min
comment on les fait passer de vie à trépas?

Hexolite 500 g ça doit y aller… Mais après y a plus de tranches, hein, faut être réaliste quand même…

D. dit: 30 décembre 2013 à 23 h 53 min

Un jour un de mes voisins a invité d’autres voisins dont, las, moi-même, à un petit goûter de Noël. Il avait trouvé judicieux de proposer un gâteau de Noël acheté dans un magasin parisien qui vendait des trucs anglais et dont je ne me souviens pas du nom par ailleurs.
Ce truc-là était une horreur : écœurant, bourratif et largement surdosé en cannelle. L’antithèse du raffinement gastronomique.
Et pourtant ce brave type, marié à une Anglaise, semblait tout content de sa trouvaille.

D. dit: 30 décembre 2013 à 23 h 45 min

Notez au passage que je n’ai rien contre les Anglais. Simplement je ne suis encore jamais allé en Angleterre et à priori je n’irai jamais au vu de ce que j’en vois à la télévision et de ce qu’on m’en raconte. Si un jour je mets les pieds en Angleterre, ce sera pour un enterrement ou un mariage auquel je n’aurai pas pu échapper, par convenance, parce que je suis respectueux des convenances.

D. dit: 30 décembre 2013 à 23 h 42 min

Franchement la dinde, ce n’est pas terrible du tout. Quelle idée tenir à manger un met aussi peu raffiné au cours d’un repas de fête. C’est une attitude très anglaise, au fond.

u. dit: 30 décembre 2013 à 23 h 29 min

« ca vous va comme ça ou voulez une tranche de dinde avec? »

Ça me va pour ce soir, Abdelkader.

On verra ensuite, pour aller plus loin, et pour s’affronter, sans concession.

Sachez que je déteste qu’on vous fasse, de manière artificielle (parce que vous semblez être ici le seul, c’est étrange) jouer le rôle de « l’Arabe », du « Musulman » etc. de service, comme moi le Nippon ou le Chinetoque.

Votre affection pour la grande tradition libérale anglaise me plaît bien.

Sinon, avouez que Arsenal v West Ham, c’était pas donné, à la mi-temps.

(Wenger?
Un gentleman.
Ou l’idée que je m’en fais).

Abdelkader dit: 30 décembre 2013 à 23 h 14 min

A l’évidence vous n’êtes pas bête (vous écrivez l’arabe et c’est impressionnant ) même si votre connaissance de l’histoire de l’Islam à quelques lacunes…si vous permettez, donc…Bilal était noir et le premier imam de l’Islam, nommé par Mohammed lui-même …il fut esclave avant sa conversion mais Bilal n’est pas , per se, un nom de serviteur…ceci étant, je ne sais absolument rien de Ribbery ni Éric, ni Anelka ou leurs motivations (ni cette histoires de quenelle) et me demande si votre curiosité aurait été si aiguisée par ces messieurs, s’ils s’étaient convertis , comme vous-même, au bouddhisme…peut-être que oui peut-être que non…vous disiez ici-même que le langage raciste (quand il s’adresse aux blacks ou aux arabes, étaient une futilité, ou une connerie semblable…par contre, quand il est directement ou indirectement adressé aux juifs, vous en faites un fromage…maintenant, je n’ai pas l’indignation sélective et si la quenelle en question est un geste quasi-nazi, ben il devrait traité pareil c.-à-d. interdit ..ca vous va comme ça ou voulez une tranche de dinde avec?

bérénice dit: 30 décembre 2013 à 23 h 07 min

Sans lunette et si le ciel se charge, Orion sera inaccessible. D je sors mon épée je l’aiguise je la porte demain chez l’artisan, contre qui quoi faut-il que je vous défende? Une langue de vipère?

u. dit: 30 décembre 2013 à 23 h 07 min

Dédé?

Je meurs de sommeil, mais suis déçu par votre intervention.

Combien de temps dure une déception?
Hélas, parfois cinq secondes, parfois quarante, et c’est beaucoup, quarante.

À l’année prochaine mes amis.

Signé:
L’ami d’tout l’monde.

(On en reparle à la buvette?
Je suis pour une majorité d’idées.
Concordia bonorum, Tullius c’est pratiquement moi.
Catilina, je suis contre.
Et toi?).

bérénice dit: 30 décembre 2013 à 23 h 04 min

Pour D, bien qu’il dispose de cette ressource mais parce que la présentation en est bien meilleure.
u. merci de votre sollicitude néanmoins des plumes en mauvais placement m’interdisent de déposer un présent dans votre escarcelle. Je serai absente demain aussi, retrouvons nous bien plus tard sous l’arbre afin de détourner le cours notre ennui.

Mme Michu dit: 30 décembre 2013 à 22 h 59 min

On peut toujours trouver mieux ou pire ailleurs, je n’ai pas souvenir d’un temps où je ne le savais pas. Pas l’habitude de certains foins. Pas forcément envie. C’est tout.

John Brown dit: 30 décembre 2013 à 22 h 51 min

(Brown est déjà prêt à bondir. Mais il va attendre.
Selon le billet, il se positionnera à gauche ou à droite (u.)

Entre le chat concentré sur le moineau et l’acteur prêt à entrer en scène, savoir attendre est la qualité première de l’intervenaute passoulinien. Et Il s’agira de choisir en effet entre Cour et Jardin, mais au tout dernier moment, puisque le spectacle est improvisé.

La cause freudienne dit: 30 décembre 2013 à 22 h 46 min

Georges Limbour n’a jamais rien écrit sur Jean Rustin, grand artiste discret.

C’est une image transitionnelle, une façon de parler, ou observation matérielle ?

u. dit: 30 décembre 2013 à 22 h 33 min

Bon, demain je ne serai pas là.

Mais parmi mes multiples dieux (entendre: esprits modestes, appelés à s’éteindre, eux aussi –même Shiva, le magnifique destructeur, que nous saluons aussi, nous autres bouddhistes!), je lèverai mon verre à Edgar Faure.

Quelqu’un ici m’a accordé ce totem, et je l’accepte.

Je lis avec autant d’attention Abdelkader que mon camarade JC.
Chez Chaloux comme chez Bouguereau (un étrange alter ego?, mais non), je respecte le lettré.
Les autres? Pareil.
Je lis Christiane ou Judith ou Clopine avec (presque) autant d’intérêt que ma chère Daaphnée, à laquelle me lie un destin (et dont j’accepte les doux reproches).

C’est devenu épouvantable, en 2013, de parler comme ça.
La plèbe a tôt fait de vous cataloguer comme un sans-couilles.
(Vivement 2014!)

Bon, de vous à moi, je me mets à la place de notre ami P. Assouline.
Il va se sentir demain, à la veille de l’année nouvelle, obligé d’y aller de son message (il a raison).

Lequel?

(Brown est déjà prêt à bondir. Mais il va attendre.
Selon le billet, il se positionnera à gauche ou à droite, pas vrai Johnny?
— Pardon pour cette familiarité, c’est JC ou JB qui parle comme ça).

Buona sera, renato e tutti quanti.

Om.

u. dit: 30 décembre 2013 à 21 h 52 min

« Il me semble que même un gamin de 12 ans devrait savoir la différence entre les deux… »

Mais non, c’est pour ça que le droit existe, et heureusement pour vous comme pour moi.

Sur ces histoires de queue (de quenelle), il me semble que vous en dites trop ou pas assez.

Pourquoi ces « convertos » improbables acceptent-ils le nom de Bilal, nom de serviteur?
(J’en ai connu deux, dont l’un me servait mes gin-tonic, mais ce n’est pas important)
J’espère que ce n’est pas parce que Nicolas s’est dit: « Vous avez raison, je suis nègre ».

Lui, et Eric, et Frank et les autres sont en effet esclaves.
Pas de problème.
Esclave du sexe, le l’image et surtout du fric… Je connais plus d’un chrétien…
Mais pourquoi diable oindre ces vices ordinaires d’une sorte de parfum religieux?
Je me fais de Allah une idée plus haute, mais c’est probablement moi qui suis naïf.

Puisqu’on en est au look.
Crane rasé et barbe de noire de prédicateur (connaissez-vous le sens du mot دَعْوة?)…
I beg to differ.
Répugnance esthétique.

Frank aussi a accepté de se faire appeler Bilal.
Le pois chiche qu’il a dans le citron a-t-il fait son office de grelot?
Ou pas?

Sinon, j’aime bien Arsène, moi aussi.

bérénice dit: 30 décembre 2013 à 21 h 52 min

ça ressemble à une serre d’oiseau de proie sur une aumônière, que contient-elle? des germes de soja transgéniques, des larves nourricières? En tout cas beau travail de manucure, un peu trash gothique, un signe d’appartenance à une secte néo-ethnique?

Abdelkader dit: 30 décembre 2013 à 21 h 30 min

robert dit: 30 décembre 2013 à 12 h 24 min
JC et Abdel sont plus près que jamais l’un de l’autre
Euh…jamais de la vie ,madame! Ceci étant, on peut arriver a la même conclusion à partir de points de départ complètement et fondamentalement opposés…le garde-champête pense que l’homme est foncièrement mauvais et que la société n’existe pas (dixit sa marraine la Thatcher)…je pense que l’homme est foncièrement bon et la société sert à maintenir cette bonté…sinon je suis pour permettre tout, tant que ça fait pas peur aux chevaux….ici s’arrête la minute nécessaire du docteur Abdel…je sors dîner…

Abdelkader dit: 30 décembre 2013 à 21 h 11 min

‘…Alors vous avez sûrement été choqué quand, excédés par les appels au meurtre lancés par des prédicateurs, les Brits ont fini par virer ces derniers…’

L’appel au meurtre ou l’incitation à la haine sont des délits punis par la loi…aucun problème avec…par contre le délit d’opinion, oui beaucoup de problèmes avec ça…je suis avec JS mill la-dessus… Il me semble que même un gamin de 12 ans devrait savoir la différence entre les deux…

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