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La République Des Livres par Pierre Assouline
Goncourt : Pierre Lemaitre l’emporte in extremis sur Frédéric Verger

Goncourt : Pierre Lemaitre l’emporte in extremis sur Frédéric Verger

Au revoir là-haut de Pierre Lemaître l’a donc emporté in extremis au 12ème tour de scrutin par six voix contre quatre à Arden de Frédéric Verger. La discussion fut vive, âpre, argumentée jusqu’au bout car les quatre finalistes (les deux autres étant Karine Tuil pour L’Invention de nos vies et Jean-Philippe Toussaint pour Nue) sont de bons romanciers auteurs de bons romans représentant chacun des tendances différentes de la production littéraire de cette année. Finalement, juste avant que la présidente de l’Académie Goncourt ne fasse jouer son privilège de la double voix, un juré acquis de longue date à Arden de Frédéric Verger, se souvenant de l’enseignement du sociologue Max Weber, a fait la part de l’éthique de conviction et de l’éthique de responsabilité, et a fait pencher la balance pour Au revoir là-haut. Ce roman picaresque avait pour lui d’être impeccable, bien ficelé, entendez « malin » dans la bouche de ceux qui s’en méfient, puissant, P1050847prenant etc (j’ai déjà écrit ce que j’en pensais ici-même). Arden est un premier roman virtuose, d’une écriture brillante, burlesque, aux effets inattendus (« l’intrusion du Dictateur de Chaplin dans la Montagne magique de Thomas Mann » comme l’a bien noté en substance la critique Marianne Payot) ; mais il a contre lui d’être piégé par son côtébaroque et foisonnant, où l’on est grisé par l’humour et la beauté de l’écriture, mais où l’on se perd aussi, sans chapitres, jalonné d’incises qui en brisent le rythme (je m’en suis expliqué ici). L’un, déjà plébiscité par les lecteurs et largement soutenu par les libraires, est déjà un succès grâce au bouche-à-oreille ; l’autre décolle beaucoup plus difficilement à cause de ce même buzz, seule véritable clé de l’avenir d’un livre à court terme. Franz-Olivier Giesbert, président du jury Renaudot qui siégeait juste à côté de la salle à manger des Goncourt chez Drouant, a poussé un ouf de soulagement en venant annoncer aux Dix le choix de ses jurés : « C’est Naissance de Yann Moix, mais si vous aviez choisi Arden de Verger, les libraires auraient vécu une Bérézina et, déjà qu’ils sont mal, ils ne nous l’auraient jamais pardonné ! ». Il est vrai qu’élire un bon millier de pages d’un vertigineux OLNI (objet littéraire non identifié), le seul de la rentrée, c’est aussi gonflé, risqué, audacieux que de l’écrire. Il semble que, de tous les jurés du Renaudot, Jérôme Garcin soit le seul à l’avoir lu en entier. Ainsi va la vie littéraire. L’heureux lauréat du Goncourt attendait les résultats du scrutin avec sa femme au « Rousseau » rue du Cherche-Midi (VIème arrondissement), son petit « restaurant de Pavloff » où ils se sont connus. On n’est pas plus romantique. Pendant ce temps, dès la nouvelle connue, Albin Michel faisait tirer 200 000 exemplaires supplémentaires s’ajoutant aux 100 000 déjà en circulation, sans parler de la vingtaine de traductions déjà engagées, ce qui est un peu moins romantique. Ainsi va la vie littéraire. L’année prochaine, même heure, même endroit.

(« Pierre Lemaître face à la meute des reporters puis face au portrait d’Edmond de Goncourt, aujourd’hui chez Drouant » photos Passou) 

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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commentaires

395 Réponses pour Goncourt : Pierre Lemaitre l’emporte in extremis sur Frédéric Verger

des journées entières dans les arbres dit: 7 novembre 2013 à 8 h 17 min

bérénice dit: 6 novembre 2013 à 23 h 12 min

ce n’est peut-être pas celle de tout le monde, cela se conçoit, mais je retiens cette bonne nouvelle :
Richard Ford, prix Fémina étranger pour « Canada ».

JC..... dit: 7 novembre 2013 à 6 h 19 min

« ce projet, bloomien d’alpha a omega, a reçu le calicot officiel du centenaire. Il se dit qu’il compterait parmi les plus originaux. »

Ventresaingris ! On est prié de ne pas rire de cette impudence … et pourtant ce n’est pas l’envie qui manque !

Bloom dit: 7 novembre 2013 à 2 h 38 min

Pour Bérénice, qui n’était pas loin, et Baroz, qui s’est éloigné, la réponse à ma question qui a déclenché l’enthousiasme des foules (3 réponses…sniff!) est:
UNDIVIDED INDIA
vocable qui permet:

1. d’éviter de citer le Pakistan, et donc de reconnaître sa légitimité
2. de mettre la responsabilité de la Partition sur le dos des partisans du Pakistan ET des Brits, car il n’est pas question de British India.

On pourrait commencer un cours sur l’histoire récente du sous continent par cette anecdote.

Cette mention figure sur le passeport d’un intellectuel indien, formé en Sorbonne par Alfred Grosser, que j’invite, avec d’autres pointures internationales françaises, irlandaises, américaines, allemandes et indiennes, à participer à un colloque international dans le cadre du Centenaire de la PMG. Ce projet sera évoqué aujourd’hui à 16h par Hollande lors de son annonce du programme du centenaire.

Le trouduc qui mettait culturel entre guillemets sur un autre fil peut ravaler ses crachats et s’auto-empoisonner: ce projet, bloomien d’alpha a omega, a reçu le calicot officiel du centenaire. Il se dit qu’il compterait parmi les plus originaux.
Je serais loin d’ici quand paraitront les actes du colloque, mais j’y ferai allusion.

Giovanni Sant'Angelo dit: 7 novembre 2013 à 0 h 14 min


…bérénice,…nos frêles embarcations de vivants en sursis,…
…l’esprit se révolte déjà,…contre la condition de l’état du corps,…
…de la métaphysique de circonstance,…etc,…

bérénice dit: 6 novembre 2013 à 23 h 19 min

vu le dernier film des frères Cohen, qualité indéniable de reconstruction, années 60, photographies parfaites, belles américaines, personnages hyperboliques, du paumé à l’épave, nostalgie attristante et mélancolie des destins ordinaires et broyés, looser à gogo.

bérénice dit: 6 novembre 2013 à 23 h 12 min

des journées quelle utilité à lire l’intégralité de votre longue proposition, y découvrirait-on une incidence,une conjonction, une prise directe sur notre actualité et pour faire plus court puisque vous semblez témoigner d’un sens de la synthèse disposeriez-vous de la disponibilité à en extraire l’essence précieuse à propulser notre conscience dans une lumière peut-être nécessaire à nous alimenter afin de continuer de pouvoir nous déplacer dans cet espace tendu vers l’avant de nos frêles embarcations de vivants en sursis.

bérénice dit: 6 novembre 2013 à 22 h 44 min

@Me Michu : pour des givrés, des vrais, se rendre à la morgue, ils y laissent leur trace mais tous ne s’y déposent pas en offrande mortuaire, on imagine d’autres circuits non officialisés comme autant de vaisseaux collatéraux qui transportent leurs desseins dans un silence capitonné .

Jacques Barozzi dit: 6 novembre 2013 à 22 h 38 min

« Ce qui compte c’est l’histoire, le passé ressuscité, pas le passé trafiqué ou rafistolé »

Comme dans la Recherche du temps perdu, Titre-Livre ?
Le passé trafiqué ou rafistolé, chez Marcel, c’est le fruit de l’imagination, pas de l’histoire strictement ponctuelle et pas encore de l’autofiction…

D. dit: 6 novembre 2013 à 22 h 02 min

Je suis d’accord avec vous, renato.
Avoir choisi le protestantisme au lieu du catholicisme est proprement dément.

renato dit: 6 novembre 2013 à 20 h 49 min

« … je me suis converti au protestantisme, depuis maintenant presque deux ans. »

Vous n’allez quand même pas m’empêcher de fumer mon cigare du soir !

des journées entières dans les arbres dit: 6 novembre 2013 à 20 h 45 min

« il n’était pas un pauvre lecteur soumis à la domination de ceux qu’il torture car tout est affaire d’identité et d’errance, de rapport de pouvoir et de séduction. »

Hamlet, c’est qu’à l’école Tchenichev,- un cercle de poètes ? -ils n’étaient pas tendres – mais avec raison ?- :

« Vladimir Nabokov avait vingt ans lorsqu’il s’est trouvé en exil. Il écrivait des vers depuis dix ans environ. À l’âge de seize ans, il avait eu « le malheur » de publier son premier recueil de poésie que ses maîtres et camarades du célèbre lycée Ténichev (Teniševskoe učilišče) à Saint-Pétersbourg soumirent à des moqueries sans pitié. »

http://russie-europe.ens-lyon.fr/article.php3?id_article=64

(je dois un merci à quelqu’un, ici, pour cette lecture,mais je ne sais plus à qui)

Dostoïevski, lui, était un visionnaire, on peut dire; c’est pas pareil.

hamlet dit: 6 novembre 2013 à 20 h 44 min

renato, chacun prend plaisir comme bon lui semble?
sans doute, je me suis converti au protestantisme, depuis maintenant presque deux ans.

hamlet dit: 6 novembre 2013 à 20 h 42 min

l’art est affaire de placement, les oeuvres sont des investissements, des valeurs patrimoniales, des « actifs », la seule beauté d’une oeuvre d’art réside dans la possiblité de la revendre le double du prix qu’on l’a payée.
la littérature n’échappe pas à cette logique où les institutions sont les pricipaux actionnaires.

renato dit: 6 novembre 2013 à 20 h 25 min

hamlet, vous ne prenez pas de plaisir en torturant Musil et Wittgenstein ? C’est votre affaire, mais, musilienement (c’est bon musilienement), vous devriez comprendre et accepter que chacun prend son plaisir comme bon lui semble.

Mme Michu dit: 6 novembre 2013 à 20 h 21 min

Rajouter des couches afin de prétendre à la profondeur à part faire grand frileux, je sais pas moi, le code hays de maman n’y suffit-il donc pas ? Pauvres mad men croulant sous le joug de la loi des séries, savent vraiment plus ce que c’est d’être givré. Pour de vrai.

hamlet dit: 6 novembre 2013 à 20 h 18 min

renato c’est vrai, vous avez raison, je les torture, sauf que cette conduite n’est pas condamnable, je suis de ceux qui contrairement à Nabokov ne tirent aucun plaisir, bien au contraire, Nabokov tirait une jouissance de ses actes de torture, je n’en tire que du tourment, Nabokov procède d’une érotique de la domination littéraire, il n’était pas un pauvre lecteur soumis à la domination de ceux qu’il torture car tout est affaire d’identité et d’errance, de rapport de pouvoir et de séduction.

hamlet dit: 6 novembre 2013 à 20 h 07 min

Bérénice, ce n’est pas sans raison, sauf que que vous confondez le possible et le probable, vous devriez dire : il y a pas mal de temps m’est venue cette phrase, le probable rend la vie improbable…. ajouter que l’improbable la rendrait prbalbe et pour le moment l’improbable tend à rendre la vie de beaucoup improbable.

renato dit: 6 novembre 2013 à 19 h 42 min

« Nous vivons dans un monde de l’indifférence : Nabokov torture Dosto ? où est le problème ? laissons-le se livrer à ses tortures barbares. »

Enfin, hamlet ! vous torturez bien Musil et Wittgenstein, et personne ne dit rien, donc…

Sergio dit: 6 novembre 2013 à 19 h 38 min

hamlet dit: 6 novembre 2013 à 19 h 16 min
les charges de Nabokov contre Dostoïevski, sur ses platitudes

On est bien tenu en haleine dans les Карамазов, ce qu’il y a, ce sont de longues parties documentaires sur les praxis sciences-religion, mais par exemple Hugo ou Stendhal s’étendent également pas mal sur Waterloo.

kicking dit: 6 novembre 2013 à 19 h 23 min

vraiment marrant le JC, dommage que berlu et poutine aient fait leur coming-out de geignards.. mais bref, pour qui n’a pas de la merde dans les yeux la « fierté » du camp des démagos a toujours été assez transparente.. depuis lontemps..

hamlet dit: 6 novembre 2013 à 19 h 16 min

u. vous avez lu les charges de Nabokov contre Dostoïevski, sur ses platitudes : ‘la prostituée et le criminel unis autour de la flamme et des écritures saintes’? plus que ses platitudes Nabokov lui reprochait d’être un philistin, à savoir un type incapable de voir plus loin que le bout de son nez, incapable d’aller au delà de ses propres idées et ses propres valeurs : un philistin.
Flaubert aussi était-il sans doute un philistin : celui qui Bovary connait tout de la petite bourgeoisie normande, celui qui lit Quichotte connait tout de la folie des hommes mais ne sait rien de l’espagne de l’époque.
Ces critiques de Nabokov sont insupportables, on aurait envie de lui coller son poing dans la figure.
Je n’ai jamais compris pourquoi personne ne s’est jamais révolté contre ses attaques de Nabokov.
On trouve dans ce monde des tas gens prêts à prendre la défense de ‘importe qui et n’importe quoi, mais pas un n’aura eu le courage de prendre la défense de Dostoïevski !!!
Nous vivons dans un monde de l’indifférence : Nabokov torture Dosto ? où est le problème ? laissons-le se livrer à ses tortures barbares.
Je crois que nous avons perdu notre ame dès l’instant où nous avons laissé Nabokov se livrer à son petit jeu débile.
Tout ce qui peut être dit après est voué à être dit trop tard.

bérénice dit: 6 novembre 2013 à 19 h 06 min

hamlet sans raison il y a pas mal de temps m’est venue cette phrase, le possible rend la vie impossible. Peut-on ajouter que l’impossible la rendrait possible et pour le moment l’impossible tend à rendre la vie de beaucoup impossible, passage en mode survie alors que

bérénice dit: 6 novembre 2013 à 19 h 02 min

ne pas savoir de quoi demain sera fait, c’est trop simple?… permettant de générer une erreur de parcours… erreur pourrait-il être remplacé par anomalie ou irrégularité?

Sergio dit: 6 novembre 2013 à 18 h 59 min

John Brown dit: 6 novembre 2013 à 18 h 50 min
Seigneur, redonne nous un ennemi commun ! Sinon, on va se déchirer entre nous… (JC)
Le meilleur ennemi de l’homme, c’est son voisin de palier.

Faut faire attention, au lance-roquettes, à se ménager un dégagement derrière, sinon la flamme revient…

hamlet dit: 6 novembre 2013 à 18 h 58 min

u. le moment est peut être mal choisi pour en parler, mais à l’occasion…. si vous êtes partant, bien sûr.

hamlet dit: 6 novembre 2013 à 18 h 55 min

u. désolé d’avoir interrompu la discussion, une affaire urgente à finir.
il me semble que sur ce problème du rapport entre réel, probable et possible il existe un lien possible (ou probable) entre Musil et Wittgenstein sur la question de l’expérience de pensée comme moyen de répondre à la question : ‘comment entrevoir le possible?’, ou qu’est-ce que le possible ? le probable est identifiable puisqu’il y est une composante statistique du réel, par contre le possible n’est pas identifiable, ou identi-fiable, fiabilité d’une identité d’un « identique à », vous me suivez ? le possible non seulement n’est un ‘identique’ mais il n’est identique à rien, comment percevoir cette non identifiabilité sinon par l’expérience de pensée, ou plutôt pour le dire avec le voabulaire de LW : une expérimentation de pensée permettant de générer une erreur de parcours, un artefact, le possible est artéfact du réel, les deux partageaient une connaissance de Mach et son positisme logique, le possible en tant que non identique possède toutefois sa propre identité, sauf qu’elle est une identité non identifiable.

John Brown dit: 6 novembre 2013 à 18 h 50 min

Seigneur, redonne nous un ennemi commun ! Sinon, on va se déchirer entre nous… (JC)

On n’a que foutre d’un ennemi commun. La guerre de tous contre tous, y a pas mieux. Le meilleur ennemi de l’homme, c’est son voisin de palier. C’est 14/18 tous les jours. Suffit de se lâcher pour que ça saigne. La chienlit hollandique nous y mène tout droit, ça va péter grave aux quatre coins de l’hexagone, sans oublier le centre. Seule peut nous en préserver la venue d’un tyran impitoyable, qui n’hésitera pas à lâcher ses chiens sur les agités. Je ne veux voir qu’une tête, et si quelqu’un bouge dans les rangs, je l’étripe séance tenante. C’est la seule façon réaliste de pérenniser la paix et l’ordre publics. La démocratie est une foutaise, une invention de songe-creux. totalement adaptée, au demeurant, à un pays comme la France, historiquement vouée à l’anarchie et à la chienlit. De Gaulle l’avait bien compris. Seul programme éducatif utile à l’intention de ces enfoirés de lycéens qui persistent à nous faire chier avec leur Leonarda : leur faire apprendre par coeur « Léviathan », de Hobbes, sous la menace des mitrailleuses.

Sergio dit: 6 novembre 2013 à 18 h 20 min

bérénice dit: 6 novembre 2013 à 17 h 58 min
cocktails pas Molotov

Il faut du sucre candi dans un entourage papier à mi-hauteur de la boutanche : ben pour trouver du sucre candi aujourd’hui !

bouguereau dit: 6 novembre 2013 à 18 h 19 min

les jours de pluie elle n’hésitait pas à se servir de son parapluie

sapré baroz et ses parapluies bulgares comme dirait phil

bouguereau dit: 6 novembre 2013 à 18 h 14 min

système Gatling… Ca, c’est du meuble !

mais oui jicé tu sras l’premier plombé..la prochaine guerre civile sra humanitaire ou ne sra pas

bérénice dit: 6 novembre 2013 à 17 h 58 min

une réponse franche traduite dans la langue du pays que nous occupons, occupons-nous le pays pour que le pays s’occupe de nous, Jc sympathisant sans carte parce qu’une carte ça attache entache bref ça la fiche mal dans les cocktails pas Molotov

En direct du Pendjab dit: 6 novembre 2013 à 17 h 56 min

Leo (Bloom) Pold dit: 6 novembre 2013 à 12 h 31 min
Savez-vous quel pays de naissance figure sur le passpeport indien d’une personne née en 1945 à Lahore?

La réponse est : लाहौर

bérénice dit: 6 novembre 2013 à 17 h 49 min

@bloom siyousoon? siyoulater? Siyoueverymorning? Siyouonafternoon? to see you not to see yee you that’s a real question… where were they exactly

veinard dit: 6 novembre 2013 à 17 h 13 min

quelle chance tu as le bougre d’avoir une amie comme cette Christiane, sacré veinard, vous ne devez pas vous ennuyer

Titre-Livre dit: 6 novembre 2013 à 17 h 06 min

« Les hommes sans mémoire
Vivent au jour le jour » :
Même amnésique, on peut se construire une mémoire, s’en inventer une, s’en vanter d’une, s’éventer de la mémoire des autres.
La mémoire n’a aucune importance ni aucune légitimité si ce n’est pour se donner une légitimité (cf. l’ascendance divine de César ou de l’empereur du Japon).
Ce qui compte c’est l’histoire, le passé ressuscité, pas le passé trafiqué ou rafistolé

Sergio dit: 6 novembre 2013 à 17 h 05 min

michel dit: 6 novembre 2013 à 16 h 50 min
les PISTOLETS à bouchon (un coup) et les revolvers à amorces (à répétition).

Faudrait voir ce que cela donne en système Gatling… Ca, c’est du meuble !

JC..... dit: 6 novembre 2013 à 17 h 00 min

Echec sur toute la ligne du rêve universaliste français ! On éteint doucettement des Lumières qui n’éclairent plus rien…

Le noir se sent nègre
L’arabe se sent islamiste
Les converties se cachent dans des sacs poubelle
Le breton se sent autonomiste, ravageur
Le socialiste reste incompétent, entre soi
Le franc-maçon se plante grave, dans son réseau
Le rom continue ses pratiques, tranquille, pas inquiété
Le jeune diplômé se tire, à l’étranger, pour vivre
La guerre civile arrive, peinarde, sans se presser, bien maquillée….

Bref, triomphe du communautarisme sur toute la ligne, échec complet du vivre ensemble universaliste, refus du changement, et la taxe comme toute solution réformiste !

Finalement, c’était super les guerres périodiques avec nos frères germains : on savait ce que voulait dire « être français ». Seigneur, redonne nous un ennemi commun ! Sinon, on va se déchirer entre nous…

Bonne nuit les petits !

Sergio dit: 6 novembre 2013 à 16 h 47 min

Jacques Barozzi dit: 6 novembre 2013 à 12 h 30 min
les jours de pluie elle n’hésitait pas à se servir de son parapluie pour en flanquer des coups sur la tête de ceux qui l’emmerdaient !

Evidemment ! L’offensive du seize avril (Nivelle) a foiré à cause de la météo il y avait des gouttes mais on n’y voyait goutte le barrage roulant tombait en Chine… Dans ces cas-là faut pas attaquer faut rester au chaud ! Mais c’est Briand qui a insisté, hein ! Electoralisme républicain… Ah le rat !

Sergio dit: 6 novembre 2013 à 16 h 17 min

bouguereau dit: 6 novembre 2013 à 15 h 30 min
Alors, rien n’est perdu…
tout se transforme..depuis il a pris du poil aux pattes..

C’est strongly recommended lorsqu’il y a par exemple des icebergs qui évoluent gracieusement tout autour…

Jacques Barozzi dit: 6 novembre 2013 à 14 h 46 min

Je ne puis oublier
En moi grossissent les histoires
Rien ne s’efface,
Christiane,
Non ce n’est pas un sourire forcé,
L’enfant de la photo
Rit vraiment à la vie !

christiane dit: 6 novembre 2013 à 14 h 12 min

Et vous, Jacques,
aimez-vous vous souvenir ? Tous ces livres pour dépoussiérer une mémoire d’après la guerre ou sur des terres où on ne reviendra plus. Toutes ces photos (de classe) pour évoquer par un sourire – exigé – les doux (?) paradis insouciants (?) de l’enfance. Toutes ces amours qui interrogent le garçon que vous avez été…
Et vos livres (souris papivore !) qui ouvrent les portes du passé et vos balades dans Paris sur la trace de ceux qui y ont vécu.
Je crois que vous parlez, ici, beaucoup pour ne pas dire, pour vous taire. Que vous marchez beaucoup, ici ou ailleurs pour que la route dise quelque chose d’oublié…
Amitiés.

Jacques Barozzi dit: 6 novembre 2013 à 13 h 13 min

Mais pourtant qui a dit ?

Les hommes sans mémoire
Vivent au jour le jour
Je reste pour les voir
Assis sur l’autre rive
Ce qui a été ne sera plus jamais
C’est du moins ce qu’ils disent… et d’ajouter :
« Inutile dès lors de se rappeler
Que diable il faut bien vivre ! »
Les hommes sans mémoire
Ont effacé les traces
Qui font se retourner
Les hommes du passé
Et moi je reste en face
Essayant de comprendre
D’où est-ce qu’ils venaient ?
Où est-ce qu’ils allaient ?
Incapable que je suis d’oublier
Je cours après les ombres
M’informe des enfances
Mets à jour des secrets
Les hommes sans mémoire
Vivent au jour le jour
Tandis que je jette des ponts
Pour l’éternité !
Est-il vain de se souvenir ?
Qu’importe !
Je ne puis oublier
En moi grossissent les histoires
Rien ne s’efface
Aussi je prévois les destins
Et je suis seul face
A tout ce qui vient

Leo (Bloom) Pold dit: 6 novembre 2013 à 13 h 12 min

Non, Baroz (vous imaginez 300 000 citoyens britanniques supplémentaires)?
Bien plus « sioux », très indien, vous verrez…

Leo (Bloom) Pold dit: 6 novembre 2013 à 12 h 31 min

Savez-vous quel pays de naissance figure sur le passpeport indien d’une personne née en 1945 à Lahore?

Jacques Barozzi dit: 6 novembre 2013 à 12 h 30 min

A l’époque, le lycée Carnot de Cannes était exclusivement réservé aux garçons, mais étant le seul établissement de la ville où l’on enseignait le Russe, les filles qui avaient choisi cette matière en seconde langue pouvaient y poursuivre leur scolarité.
Seule fille perdue au milieu d’une horde de puceaux en chaleur, elle savait se faire respecter : je me souviens que les jours de pluie elle n’hésitait pas à se servir de son parapluie pour en flanquer des coups sur la tête de ceux qui l’emmerdaient !

vani dit: 6 novembre 2013 à 12 h 21 min

La vie en blanc dit: 6 novembre 2013 à 12 h 11 min
Un lycée mixte en 1966 ? Comment est-ce possible ?

Depuis des années.
Il faut savoir choisir ses sujets d’études.

renato dit: 6 novembre 2013 à 10 h 53 min

Vous vous trompez, JC, ce qui fait que vous n’êtes peut-être pas un singe mais simplement un lémure de la nuit…
Bon, A+

JC..... dit: 6 novembre 2013 à 10 h 52 min

Fuyez, Renato, fuyez ! je regrette mon geste …

Je vous ai dénoncé pour propos racistes au CC, commissariat central, de Colmar, à la SS, section socialiste, de Colmar.

Fuyez ! et pardonnez moi, vous m’avez poussé à bout certes, mais vous ne méritez pas la prison ! Bien avoue.

renato dit: 6 novembre 2013 à 10 h 50 min

Faites moi comprendre… JC… vous pouvez traiter de singe qui bon vous semble, mais on est racistes si on vous retourne le compliment… n’importe quoi… enfin, je comprends, un régime bananes ne doit être ce qu’il y a de mieux pour la santé mentale… faudrait varier un chouia : quelque pomme, des poires, du raisin de temps à autre…

renato dit: 6 novembre 2013 à 10 h 45 min

Quoi, moi raciste ? mais je ne fais que vous resservir votre plat de merde… quoi vous n’aimez pas ?

Quant à ‘ultralibérale’, vous vous faites des illusions… d’un autre côté, le mot est tellement mal employé…

JC..... dit: 6 novembre 2013 à 10 h 44 min

Bravo, Renato !
Singe/signe… c’est joliment trouvé.

Un blog littéraire, ils disaient… il faut un concours d’entrée, c’est clair !

renato dit: 6 novembre 2013 à 10 h 40 min

« Quel honneur, camarade JC, d’avoir dans ton sillage plein de petits trolls bien sympathiques. »

Vous vous égarez u. Le chef de la phalange des trolls, ici, c’est le singe qui signe JC.

JC..... dit: 6 novembre 2013 à 10 h 40 min

Renato,
Vous ne seriez pas un peu raciste avec vos bananes ? Racisme anti-blanc et ultralibéral ! Je vous plains, mon brave ami …

renato dit: 6 novembre 2013 à 10 h 37 min

« Je ne vois pas le rapport : vous vous sentez bien, à Colmar ? »

Moi, je me sens très bien ? et vous, sur votre arbre ça va ? vous avez assez de bananes pour la journée ?

JC..... dit: 6 novembre 2013 à 10 h 29 min

Camarade U.
Le lien Cantona est d’autant plus agréable à voir et entendre, qu’il débutait par une pub alimentaire, tout à fait délectable, vantant les mérites de « La Fondue aux trois Fromages » de Président…. Sans commentaire.

Pendant ce temps là, on ne parle pas littérature… Navrant !

u. dit: 6 novembre 2013 à 10 h 23 min

Quel honneur, camarade JC, d’avoir dans ton sillage plein de petits trolls bien sympathiques.

Tu peux leur dire ce que déclarait Eric Cantona aux journalistes (restés médusés):

« When the seagulls follow the trawler, it’s because they think sardines will be thrown into the sea. Thank you very much. »

http://www.youtube.com/watch?v=SFM-9liNmrM

renato dit: 6 novembre 2013 à 10 h 15 min

« Pourquoi moi ?! »

Parce que :
1. Pendant ce temps, on oublie l’affaire Goncourt.
2. Pendant ce temps là, on ne parle pas du pensum de Moix.

C’est assez explicite ou vous voulez que je vous fasse un dessin ?

le crémier à jc dit: 6 novembre 2013 à 10 h 12 min

nous ne chauffons pas la maison, nous déjeunons dehors au soleil, les portes sont grandes ouvertes toute la journée. La nuit, on dort tout nu.

tout le monde sait que vous vivez dans les arbres

renato dit: 6 novembre 2013 à 9 h 57 min

« Pendant ce temps là, on ne parle pas du pensum de Moix. »

Vous n’avez qu’à le lire… puis vous nous en parlez…

JC..... dit: 6 novembre 2013 à 9 h 35 min

A PARIS ! A PARIS…!
Luttons ! Luttons, mes frères et mes sœurs ! Avec les Bonnets Rouges bretons, contre les Benêts Roses élyséens ! Tous ensemble ! Tous ensemble ! Pouet ! Pouet !…

Pendant ce temps là, on ne parle pas du pensum de Moix.

JC..... dit: 6 novembre 2013 à 9 h 17 min

C’est délicieusement sympathique de trainer ses trolls comme des casseroles crevées, cela fait jeune marié en voyage de noces…!

Pendant ce temps, on oublie l’affaire Goncourt.

JC..... dit: 6 novembre 2013 à 8 h 48 min

BRETAGNE
«Il n’y a pas de droits qui naissent de la violence», plaide Benoît Hamon.

Eh, Mickey !? …et la Révolution française, tu es contre, alors ?

bernard dit: 6 novembre 2013 à 7 h 41 min

Jacques 23 h 24 min
Ce n’était pas l’oeuvre d’un troll mais bien de celle pour qui tous rêvent de se battre en duel?!

JC
toi être très fin et totalement exempt d’idéologie raciste entre autres

JC..... dit: 6 novembre 2013 à 6 h 15 min

Ce n’est pas la raison qui est l’ennemie de l’imagination, bien au contraire ! Mais l’illusion de pouvoir s’en passer au nom de systèmes idéologiques, politiques ou religieux, clos, déraisonnables et illusoires !

D. dit: 6 novembre 2013 à 0 h 15 min

il manque un « lieu »,
une « maison »,
quelque chose de concret et tangible,
une sorte de refuge ,

La présence eucharistique, Daaphnée. Seriez-vous en train d’en ressentir le manque ? Vous avez une chance inouïe.

Jacques Barozzi dit: 5 novembre 2013 à 23 h 24 min

« Daaphnée, j’ai l’impression que vous faites de nouvelles expériences… »

Probablement psychédéliques ?
A moins que ce ne soit déjà le retour d’âge, qui transforme les Célimène en Arsinoé !

Giovanni Sant'Angelo dit: 5 novembre 2013 à 23 h 10 min


…Daaphnée à 22 h 12 mn,…Oui,…un refuge,…une trace,…le faire au chaud,…les pieds au sec,…

…châteaux et églises et monastères,…pour le peuple chéris,…
…attention à savoir donner par la main et le couvert et le bonnet,…de ne se faire cracher par ces beaux diables du profit,…
…la bourse ou la vie,…toujours aux alliances à déstabiliser les consensus sur lesquels nous sommes aussi tous assis,…

…à courir après un chat haut perché,…
…lui y retourne toujours sur ses pattes,…
…si en plus il travaille avec un parachute ouvert,…çà nous fera de beaux draps,…

…encore un débarquement,…des vocations,…la fronde,…un art réaliste des libertés au quotidien,…déjà l’indépendance vis à vis des états mondialistes,…ces Stroumpfs au Cyclope – Gargamel,…
…aux  » Hu ! lys  » des diversion de nos bourses du dégrossissage,…etc,…

Sergio dit: 5 novembre 2013 à 23 h 04 min

D. dit: 5 novembre 2013 à 21 h 06 min
Moi je sais pas faire de la moto, j’ai jamais réussi à passer les vitesses

Et sur les Harley de la guerre, encore utilisées dans mainte démonstration, acrobatique ou non, il faut se cogner en plus, en permanence, le réglage de l’avance à l’allumage, dont la manette est au guidon. C’est faisable, parce qu’en réalité nul besoin de la titiller en permanence, mais au début on se demande comment l’on va bien pouvoir s’en sortir…

pardaillan dit: 5 novembre 2013 à 22 h 55 min

Quand en face tous leur ont craché les dédains,
Nuls et la barbe à mots bas priant le tonnerre,
ces héros excédés de malaises badins
Vont ridiculement se pendre au réverbère.

:-) (Stéphie)

Camion rouge dit: 5 novembre 2013 à 22 h 48 min

« mon U. chéri,
je n’ai pas manqué d’âtre réceptive »
Dafnoz

Elle se brûle d’amour, elle se consume, elle n’est que charbons ardents.
Que la Porte Champerret toute entière se dévoue pour éteindre ce feu.

Chaloux dit: 5 novembre 2013 à 22 h 35 min

Il y a le Panthéon, Daaphnée.
A la question « que voudriez-vous être », il me semble que c’est Michel Butor (dixit Viallatte) qui avait répondu : « Mieux logé ».
(J’ai croisé Michel Butor, cette année. Jamais vu quelqu’un d’aussi beau).
Bonne soirée à vous,

Daaphnée dit: 5 novembre 2013 à 22 h 33 min

[(U., si vous saviez combien j’ai été nourrie depuis ma plus tendre enfance aux rapports de pouvoir, vous n’oseriez même pas ces distinguos (H/F) auxquels vous vous réduisez, vous .)]

Daaphnée dit: 5 novembre 2013 à 22 h 12 min

Vous savez quoi, Chaloux ?
Dimanche dernier, je suis allée à l’église à l’heure de la messe … !
Si si , restez assis!
La dernière fois que j’y étais allée c’était pour les obsèques de .. peu croyant mais plein de spiritualité et, surtout, baptisé ..
Et, la fois précédente, pour celles de mon père, encore moins croyant mais né dans une génération et un milieu très très baptisé pour être, surtout, très très librement laîque ..
Bref.

Voulez-vous que je vous dise ?
Il m’est venu à l’idée que les lieux de spiritualité (il n’y a pas que ceux des catholiques mais j’ai quand même, bien que non-croyante, une affection particulière pour ceux-là .. Je ne les connais que trop bien) bref, il m’est venu à l’idée qu’il manque un « lieu »,
une « maison »,
quelque chose de concret et tangible,
une sorte de refuge,
de temple protecteur pour les penseurs libres ..

A détrôner les idoles, nous avons oublié qu’il valait mieux le faire au chaud, les pieds au sec ..

des journées entières dans les arbres dit: 5 novembre 2013 à 22 h 04 min

Cette histoire de poils de chats me fait penser que n’a pas été évoquée l’histoire de la barbe.
Comment relier cette revendication des femmes à barbe, dignes filles de Momone, qui se sont illustrées dans l’actualité goncouresque, à l’histoire ?
En les relookant.
http://www.dinosoria.com/femme-barbe.html

D. dit: 5 novembre 2013 à 22 h 04 min

Si tu veux Bérénice, je t’emmène faire un tour.
Si tu supportes le 40 à l’heure en côte, bien sûr (certaines sont impressionnées et demandent à descendre).

Giovanni Sant'Angelo dit: 5 novembre 2013 à 21 h 58 min


…il y a d’autres charmes fous,…

…reprendre ses cours de comptabilité,…et ses cours d’anglais,…

…et question de jouer son bilan en épouvantail,…nieuws,…Thierry la Fronde,…un prix Cons-courts de haute-lice à de Gaule,…etc,…
…vraiment,…envie de rien,…of course,…etc,…

Daaphnée dit: 5 novembre 2013 à 21 h 53 min

XXXXXXXXXXXX
Et je vais ajouter une chose, Chaloux,
je crois qu’à l’heure où les grandes religions se sont octroyé le monopole de la « spirtualité, il est grand temps de secouer le cocotier – bon, l’expression est quelque peu prosaïque et excessive .. mais passons, foin de la trivialité .. –
et, pour les penseurs LIBRES/libres penseurs, de se bouger, vraiment .
(Hé oui, Mon U. chéri, ne vous contentez pas de faire le joli coeur. Les autres , non plus.

Horreur et dentelles mitées !
C’est foutu !
Cuit .

kicking dit: 5 novembre 2013 à 21 h 50 min

c’est l’illusion qui est devenue l’ennemie de l’imagination

pour se la jouer celle qui a tout d’une grande

kicking dit: 5 novembre 2013 à 21 h 49 min

le profil du mâle dominateur qui se la joue danseur de salon

me risquerait presque à signaler que l’inverse.. non, rien..

Chaloux dit: 5 novembre 2013 à 21 h 47 min

Daaphnée, je crois plutôt que c’est l’illusion qui est devenue l’ennemie de l’imagination.
Bien aimablement (!) itou.

Daaphnée dit: 5 novembre 2013 à 21 h 30 min

Vous savez quoi, Chaloux , ( déso;lée pour le « chel .. paasons, du,Boug’ )
Bref.

Vous avez quoi ?
Nous sommes dans une époque où la raison est l’ennemie de l’imagination et c’est une bien triste époque.
Fort heureusement, ma raison ne se laissant pas si facilement soumettre; mon imagination, encore mois … Il me reste quelque espoir ..

Bien aimablement à vous,

poil de chat dit: 5 novembre 2013 à 21 h 23 min

« Pour tracer les lignes en or ou en couleur, d’une finesse extrême, on emploie des pinceaux spécialement préparés, à un seul poil. Ces pinceaux sont faits de jeunes poils, provenant de la nuque d’un chat de trois mois. Plusieurs de ces poils sont réunis ensemble de façon à laisser le poil le plus long vers le bout et attaché du coté opposé par un fil de soie. Ces poils réunis sont passés ensuite dans le creux d’une plume de colombe. La plume de poule n’étant pas droite, comme celle-ci, ne convient pas à tracer et peindre sans déviation. Le pinceau ainsi préparé est passé ensuite sur une tige en bois et est prêt à servir. Si le poil de bout n’est pas assez net et aigu, on l’approche légèrement d’une tête d’allumette à peine éteinte pour bruler les aspérités et faire disparaitre ainsi les irrégularités. »

Voici exposé la constitution du fameux pinceau, qui se lancera dans la réalisation ?

On notera l’astuce de l’allumette éteinte pour fignoler.

Celal Esad Aresen in Les arts décoratifs turcs, Istambul 1952 cvité dans Astrolabica 5, IMA, 1989 et repris de Ph. DUTARTE Les instruments de l’astronomie ancienne de l’antiquité à la Renaissance Vuibert 2006 ISBN 2 7117 7164 4

Chaloux dit: 5 novembre 2013 à 21 h 22 min

Daaphnée, vous n’êtes pas la seule en ce moment.

« Aucun homme ne devrait être mur avant quarante ans ».
Celui qui trouve le nom de l’auteur ne gagne rien.

(« Cheloux », c’est pour le gros frisé.)

Daaphnée dit: 5 novembre 2013 à 21 h 14 min

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX
]]]]]]]]]]](((((((( {{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{‘ Cheloux, Le Boug’ et U.,
il y a une chose que je viens de comprendre à l’instant: il y a un charme tout à fait délicieux, si « conscient », à se laisser bercer par les illusions.

Je sens qu’aujourd’hui, j’ai grandi.
Oui. )))))))]
XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX X

D. dit: 5 novembre 2013 à 21 h 06 min

Moi je sais pas faire de la moto, j’ai jamais réussi à passer les vitesses. Je préfère m’en tenir à mon 103 SP Super qui fonctionne avec un mélange à 4 % d’huile que je prépare moi-même.

Daaphnée dit: 5 novembre 2013 à 21 h 00 min

moins t’en fais, plus gros mâle

Mon Bouboug’ chéri,
La yam-cheveux-aux-vents, comment ne pas succomber ?
Quand on est si faible, par nature allez-vous me dire?
Et même !

Giovanni Sant'Angelo dit: 5 novembre 2013 à 21 h 00 min


…n’y allons pas par quatre chemins,…quoi encore,…qu’est ce que j’m’ennuie,…
…merci,…
…enfin, complet,..mon Mayflower,…

…ces parfums de Versailles,…exit,…la mondialisation exit,…l’hôtel Druant à se tenir coït,…des Goncourt sur paille 14-18…par vaux et parchemins ,…etc,…
…un autre vaudeville à Sissi – la -collaboration des connivences,…pure Ô de Vichy,…putain de Tibère,…etc,…

Daaphnée dit: 5 novembre 2013 à 20 h 28 min

XXX[(mon U. chéri,
je n’ai pas manqué d’âtre réceptive aux motivations bassement flatteusees que vous avez soulignées, qui ont animé ce pauvre jury des Goncourt …
Pour autant,
à l’heure où vous avez cru opportun de me faire remarquer mon absence totale (Hé oui! Je l’avoue, sans réserve aucune) de compassion à l’égard des .. qui grenouillent sur ce web ..), voudriez-vous – je répéte, les carottes sont cuites, il faudra s’y faire, les carottes sont duites – voudriez-vous donc, disai-je, nous remettre en mémoire ce qui vous donne, encore (!) tant de persévérance pour avoir encore, ici, l’ombre de l’élan d’une réaction authentique et crédible ?

(oui .. bon, le Boug’ possède apparemment le profil du mâle dominateur qui se la joue danseur de salon, je vous l’accorde ..
Sergio, en plus subtile, se garde de se compromettre vraiment …
Bloom bénéficie des générosités d’une hotesse de l’air ..
Renato, de toute mon affection,
JC, de toute ma bonté excessive ..
Dédé, de ma meilleure fantaisie ..
etc, etc ..
Les bécasses ? Non et non , rien du tout. N’y revenez plus, je vous abandonnerais sans regrat aucun. )

Bref.
votre analyse de discours? Pas mal.
c’est tout ?

de nota dit: 5 novembre 2013 à 20 h 21 min

Éditeurs, par pitié, halte au feu ! Arrêtez de publier des livres sur Albert Camus ! On n’en peut plus de la commémorationnite…

Passou ne veut pas sauver le libraire.Que ferait le libraire privé de commémoration?Voyons les dernières en dates: Diderot commémoré?et pan un attali à fourguer,Proust commémoré?et vlan un…double enthoven dans le panier de la ménagère qui ne fait pas ces 50 ans,Camus commémoré?une pleiade pour l’anniversaire de papa,et enfin 14!Et sous tous les sapins de France un livre sur la der des der!la commémoration c’est la providence du libraire.

Un contre un dit: 5 novembre 2013 à 20 h 20 min

« La citation truquée de Chevillard sur le bouquin du pauvre Jardin est un symptôme parmi beaucoup d’autres. »
Chaloux

Alors là mon p’tit u. il te crache à la gueule ton copain Chaloux (enfin que tu crois)
C’est la dafnoz qui jubile, ses deux prétendants qui se tapent la bourre (!),
elle adore.

Chaloux dit: 5 novembre 2013 à 19 h 58 min

Comment faire son salut dans un monde où tout est soumis à l’extrême violence du marketing, qui est une des formes les plus achevées et les plus perverses de violence politique (« Nous vous connaissons », « nous savons tout de vous », c’est la Guépéou ), un stalinisme consenti qui dévalorise, salit et tue la moindre parcelle de réalité? La citation truquée de Chevillard sur le bouquin du pauvre Jardin est un symptôme parmi beaucoup d’autres.

bouguereau dit: 5 novembre 2013 à 19 h 42 min

J’arrête, je sens que j’ai manqué ma vocation

ça commençait a fouetter le vécu..tu devrais poursuivre en écrivant un roman « ce que je fais de mes invendu » par jean marron..une bombe

bouguereau dit: 5 novembre 2013 à 19 h 39 min

mettent des chaussettes pour aller dormir dans leur frigidaire

et ben jicé il dort dans l’four cul nu pour économiser l’gaz

xlew.m dit: 5 novembre 2013 à 19 h 19 min

On peut encore essayer de vendre l' »Ardennes » de Verger comme un prequel du Lemaître, faire accroire que c’est une histoire qui se passe pendant l’été 14, que l’action se situe dans les forêts profondes du nord-est belgo-français. Sont vraiment pas fufutes les libraires français qui, dit-on, mettent des chaussettes pour aller dormir dans leur frigidaire (ouh les frileux ! ; comme les vampires, ils vivent l’ennui et se reposent le genre au frais dans des frigos, en attendant le petit jour et sa promesse de retours à rencartonner, direction l’éditeur-envoyeur.) Pour l’instant c’est Echenoz avec son « 14 » qui se lisse les moustaches, c’était malin d’anticiper la paresse de certains libraires qui ne manqueront pas de renvoyer à son livre lorsque le Lemaître se verra épuisé d’être resté aussi longtemps affalé sur les étals. « 14, 14, 14 vous-dis-je, vous reprendrez bien un peu de 14, ça titre bon, un millésime de première, et c’est un libraire qui vous le dit madame… » J’ai toujours eu énormément d’admiration pour les libraires, il faut qu’ils savent tout, du rayon cuisine chinoise, en passant par le Droit romain, la littérature étrangère, cette faculté de gaie-connaissance, cette facilité à faire montre d’un savoir encyclopédique, m’a toujours frappé comme deux sous de frites chez eux.

nelly dit: 5 novembre 2013 à 19 h 16 min

Éditeurs, par pitié, halte au feu ! Arrêtez de publier des livres sur Albert Camus ! On n’en peut plus de la commémorationnite…

ça compense pour le reste du temps, où il copieusement ignoré

bérénice dit: 5 novembre 2013 à 18 h 02 min

Vous ne semblez jamais sortir d’entre deux pages ou est-ce que vous cachez vos paysages, la potée un commerce de distances rapprochées.

John Brown dit: 5 novembre 2013 à 17 h 59 min

Une bonne paire de chaussettes me force à vous imaginer avec un bon bonnet de nuit un livre à la main de l’autre une spatule pour touiller la bonne potée qui mijote, c’est tout vous… John?( Bérénice)

Vous êtes voyante extra-lucide, ou quoi ?

bérénice dit: 5 novembre 2013 à 17 h 52 min

Une bonne paire de chaussettes me force à vous imaginer avec un bon bonnet de nuit un livre à la main de l’autre une spatule pour touiller la bonne potée qui mijote, c’est tout vous… John?

John Brown dit: 5 novembre 2013 à 17 h 52 min

alors que pour vendre et conseiller des livres, il faut tout de même avoir lu (Bérénice)

Si un seul membre du jury Renaudot a fait l’effort de lire le roman primé, vous pensez bien que les libraires le vendront sans même l’avoir lu. D’ailleurs il est des livres (nombreux) qu’il vaut mieux vendre les yeux fermés. Si j’étais libraire, c’est ce que je dirais à mes clients : « Yann Moix ? prenez-le, je vous le conseille les yeux fermés. Lemaître ? Chef d’oeuvre. Y a pas de souci. Prix Congourd, voyez la couverture. Référence, le Congourd. Du lourd. D’ailleurs, Tassoupline est dans le jury. — Tassoupline ? — Ben oui, Tassoupline, l’auteur de « Vits de Zob », le porno du siècle. Alors, je vous mets les deux ? Avec un marque-pages, gratuit, c’est la maison qui l’offre.  » J’arrête, je sens que j’ai manqué ma vocation.

Rappel utile..... dit: 5 novembre 2013 à 17 h 49 min

Monsieur Brown,
Non ! Un livre est plus utile qu’une paire de chaussettes. Il vaut mieux avoir l’esprit froid, clair et limpide grâce à Musso que les petons échauffés, suants, rouges et puants à cause de Damart.

John Brown dit: 5 novembre 2013 à 17 h 42 min

Rappel utile….. dit: 5 novembre 2013 à 17 h 34 min
Monsieur Brown,
Un commerçant qui commerce sans profit, un libraire qui vend à perte, c’est aussi idiot qu’un marin sans couteau, une femme sans c.n !

Jamais dit le contraire. Je constate seulement que la plupart des libraires gèrent leur entreprise d’une façon qui ne diffère en rien de celle d’un marchand de chaussettes, d’aspirateurs ou de ce qu’on voudra. Il s’agit seulement d’une activité moins utile à la collectivité, car une bonne paire de chaussettes est infiniment plus utile que n’importe quel livre. D’ailleurs, je regrette que, sur ce blog, il soit si rarement question de chaussettes.

bérénice dit: 5 novembre 2013 à 17 h 40 min

John pour vendre des chaussettes il suffit d’aimer les chaussettes pas nécessaire de toutes les essayer on peut aussi aimer les chaussettes sans chercher à en vendre alors que pour vendre et conseiller des livres, il faut tout de même avoir lu lire encore, dans tous les cas il vaut mieux être un bon gestionnaire.

C.P. dit: 5 novembre 2013 à 17 h 38 min

Plein accord avec vous, John.

Au demeurant, je répète que je ne comprends toujours pas bien les arguments avancés. L’étiquette « Goncourt » -hé ! : assortie des bons conseils des libraires… – aurait fait monter les ventes de « Arden », non ?

Rappel utile..... dit: 5 novembre 2013 à 17 h 34 min

Monsieur Brown,
Un commerçant qui commerce sans profit, un libraire qui vend à perte, c’est aussi idiot qu’un marin sans couteau, une femme sans c.n !

John Brown dit: 5 novembre 2013 à 17 h 22 min

si vous aviez choisi Arden de Verger, les libraires auraient vécu une Bérézina et, déjà qu’ils sont mal, ils ne nous l’auraient jamais pardonné !

Le jury a donc couronné un ouvrage qui cartonnait déjà chez les libraires. On veut croire que Franz-Olivier Giesbert se trompe car sinon, ça en dit long 1/ sur l’ardeur des libraires à promouvoir la production contemporaine dans sa diversité 2/ sur ce qu’ils attendent des prix littéraires 3/ sur leur manière d’assurer un bilan financier positif en fin d’année 4/ sur leurs relations avec leurs lecteurs. On n’arrête pas de nous bassiner avec les éminentes vertus des libraires qui n’arrêteraient pas de se sacrifier pour la cause des livres. Il en existe sûrement des comme ça, mais dans leur grande majorité, ce sont avant tout des commerçants qui vendraient aussi bien des chaussettes que des livres, pourvu que ça rapporte.

John Brown dit: 5 novembre 2013 à 17 h 10 min

Il semble que, de tous les jurés du Renaudot, Jérôme Garcin soit le seul à l’avoir lu en entier

On est content de l’apprendre. Voilà au moins un prix qu’on prendra au sérieux.

Phil dit: 5 novembre 2013 à 16 h 47 min

faut mettre Delon à la tête du réseau culturel. y’a plein de miss estrangères qui n’attendent que ça. un biznes modèle couillu.

Un voisin, écoeuré, de JC..... dit: 5 novembre 2013 à 16 h 43 min

Il a accroché un écriteau à sa porte ouverte, ce démon qui dort tout nu : « Vous pouvez vous payer le patron, mais ça va vous coûter cher »

C’est un type sans morale, sans religion : y va jamais à la messe, y a que l’argent qui l’intéresse, y pose des questions sans arrêt, y rode à scooter autour des femmes, y vote blanc ! Une horreur sociale…

bouguereau dit: 5 novembre 2013 à 16 h 41 min

Qu’on se rassure: au train où vont les choses, le réseau culturel français à l’étranger aura disparu avant les librairies

et le tien kabloom de modèle ? et sans chutney de mangue stp..on te voit venir

Phil dit: 5 novembre 2013 à 16 h 38 min

Cadres noirs, un avant-goût du roman national, indeed. Mais ici le fils de famille renie, le prolétaire mène la danse et bien sûr la religion trinque. Un livre que les libraires d’antan auraient conseillé du bout des lèvres.

bouguereau dit: 5 novembre 2013 à 16 h 37 min

vulgaire péripatéticien(ne)s

..et voilà..tu vois que tu les déméprises comme on disait dans mon patelin..et tu crois que dormir tout nu porte ouverte ça te rachète ? ha je ne te félicite pas jicé

bouguereau dit: 5 novembre 2013 à 16 h 34 min

ce qui compte c’est la classe aristocratique diplômée*

..d’état jicé..d’état..on peut pas chasser ton naturel gaucho

bouguereau dit: 5 novembre 2013 à 16 h 31 min

je dis qu’il vaut mieux sauver les nouveaux et vrais écrivains qui émergent

et c’est quoi ton biznèce modèle polo

Valeria Elena von Bank und Rotweiler..... dit: 5 novembre 2013 à 16 h 06 min

Tout craque. On s’agite autour de lui. Imperturbable, il ne bouge pas d’un pouce ! Quel homme !

Immobile, le teint cireux, la pose statique, le regard stoïque … vais-je accepter l’offre intéressante de Madame Tussauds et le faire parvenir en l’état au Musée de Cire bien connu ?

Titre-Livre dit: 5 novembre 2013 à 16 h 05 min

on se demande toujours combien de livres par jour, par semaine, par mois, un membre de jury littéraire doit ingurgiter avant de s’estimer rassasié.

Madame Verdurien dit: 5 novembre 2013 à 15 h 48 min

d’accord, Paul Edel, dit comme cela c’est bien, c’est mieux, votre premier commentaire était un peu confus

C.P. dit: 5 novembre 2013 à 15 h 41 min

Je lis bien tard ce billet, et ne comprends pas grand-chose à « l’éthique de responsabilité » avancée… Les libraires n’auraient-ils pas équilibré leurs ventes, avec le prix à Frédéric Verger ? Mais je me trompe peut-être.

Je croyais que Toussaint (Sylvie Germain étant éliminée de la dernière sélection) emporterait le morceau, au titre du long mérite, comme cela était arrivé pour Marguerite Duras. Bien, cela n’a pas tant d’importance.

J’avais lu avec plaisir deux romans « policiers » de Pierre Lemaître : « Cadres noirs » et « Alex ». Comme beaucoup ici, j’ai lu des extraits de « Au revoir là haut », écrits dans une manière alerte, quoi ! Son « style » me fait songer un peu à celui de Gabriel Chevallier, qui n’a pas écrit que « Clochemerle ».

Paul Edel dit: 5 novembre 2013 à 15 h 35 min

je ne suis pas aigre,mais alors pas du tout, je dis qu’il vaut mieux sauver les nouveaux et vrais écrivains qui émergent que je ne sais quel reflexe boutiquier et courir au secours de la victoire comptable…

Phil dit: 5 novembre 2013 à 15 h 35 min

des habituées, plus toutes jeunes mais qui lisent pour dix.
oui bloom, il y a vingt ans d’accortes vieilles filles grimpaient sur les échelles pour vous descendre la reliure convoitée. Aujourd’hui les jeunes gens aimables ont remplacé les vieilles filles. history on ze move.

JC..... dit: 5 novembre 2013 à 15 h 32 min

On s’en fout des classes moyennes ! ce qui compte c’est la classe aristocratique diplômée*

*je n’ai toujours pas compris pourquoi Passou n’a pas mis en place un Concours d’Entrée à la RDL ?! ça éviterait bien des dérives, suivez mon regard…

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