de Pierre Assouline

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La République des livres
Hauts et bas d’un yoguiste en état limite

Hauts et bas d’un yoguiste en état limite

C’est l’histoire d’un écrivain qui avait entrepris d’écrire un petit livre souriant et subtil sur le Yoga et qui, chemin faisant, pris à son propre piège, s’est retrouvé en train d’écrire un grand livre grave et oppressant sur l’enfermement mental. Après tout, malgré de rares échappées, les livres d’Emmanuel Carrère ne parlent que de ça : la folie, l’horreur. Manifestement, il s’est produit comme un glissement progressif non de l’idée, ce qu’un roman n’est pas, mais du désir. Ce que ça raconte, c’est lui. Ce que ça dit d’autre que ce que ça raconte, c’est la difficulté d’être deux en soi.

Aussi clivant qu’il est clivé, le narrateur de Yoga (394 pages, 22 euros, Pol, on peut feuilleter ici le livre) oscille en permanence entre le yin et le yang, la grande loi de l’alternance au cœur de la pensée chinoise, la partie « Méditation » et la partie « Sainte-Anne », tranquillité et intranquillité, sans compter les nombreuses passerelles souterraines entre les deux. Tout le livre pourrait se résumer aux deux titres qu’il ne porte pas mais qu’il a failli porter : « L’expiration » et « Yoga pour bipolaires » – à condition d’entendre le mot « yoga » dans l’acception la plus large que lui-même lui accorde, englobant la méditation, la retraite radicale, la gymnastique chinoise, les arts martiaux… Son livre inclut son commentaire sur son livre non sans humour mais sans pudeur, ses doutes sur sa capacité à l’écrire, à choisir le mode de narration, à la mener à son terme. Il faut le croire quand il dit qu’à l’occasion il ment, imagine, invente, fantasme. Bousculée, la chronologie en est parfois fantaisiste. Ne lui dites pas que son livre le reflète dans son ego dévorant, son narcissisme exaspérant, son instabilité chronique, son tempérament autodestructeur, son penchant pour l’autoaffliction, son impudeur dans l’évocation de ses compagnes (toutes choses déjà à l’oeuvre dans Le Royaume que, pour ma part, j’avais détesté). Non seulement tout cela est vrai mais il devance le reproche en se l’adressant- et tant pis pour ceux qui n’y voient qu’une pose, un truc. Si on veut bien considérer qu’Emmanuel Carrère est un écrivain et rien d’autre, que la cohérence de son œuvre sur la durée plaide pour lui, alors il faut accepter l’idée qu’il n’a jamais été aussi écrivain que dans Yoga. Aussi artiste. Une phrase le gouverne depuis très longtemps, et elle n’est pas d’un écrivain mais d’un musicien, l’un des plus grands pianistes, Glenn Gould :

« La visée de l’art n’est pas la décharge momentanée d’une sécrétion d’adrénaline mais la construction patiente, sur la durée d’une vie entière, d’un état de quiétude et d’émerveillement »

Plein de pensées parasites et de fluctuations de la conscience avec parfois des lumières dans les abysses, le sourire fugace de Martha Agerich interprétant la Polonaise No 6 de Chopin, l’ombre fraternelle de feu son éditeur Paul Otchakovsky-Laurens ou celle de Saul de Tarse dit saint Paul « saint patron des bipolaires » pour ne rien dire de la rencontre de mots inconnus (de moi, en tout cas) tels que « ayurvédique » (qui se dit notamment d’une médecine qui puise ses sources dans le Véda, ensemble de textes sacrés de l’Inde antique) ou encore « tachypsychie » (accélération anormale du rythme de la pensée créant un état de surexcitation).

On a rarement vu de nos jours un écrivain français aussi dégagé, entendez aussi délibérément rétif à engager son nom et sa notoriété au service d’une cause. Même dans Yoga, lorsqu’il consacre des pages au massacre de CharlieHebdo par des terroristes islamistes ou au lâche abandon européen des migrants sur l’île de Léros, il réussit à ne pas juger, critiquer, trancher, dénoncer. Moins politique, tu meurs ! ou plutôt, tu survis à l’aise tout à ton développement personnel, loin de la foule déchainée, protégé par l’enveloppe aérienne de la méditation transcendantale. Il n’y a pas à le lui reprocher, et de quel droit ; on peut juste le constater d’autant que, là encore, il est le premier à le faire.

On éprouve de l’empathie pour le narrateur mais pour autant, elle ne se transforme pas in fine par de la sympathie pour l’auteur confronté à sa page blanche et à son impuissance à écrire, malgré ses gros problèmes avec l’altérité. Trop toxique pour séduire, son livre est de ceux qui embarquent, envoûtent, fascinent avant de rejeter le lecteur épuisé qui sait déjà qu’il y repensera pendant des jours et des nuits. Toutes choses qui font de Yoga le grand roman de la rentrée littéraire.

Plus encore que dans Un roman russe (2007), il y fictionnalise son autobiographie. Réel et fiction s’y mêlent et s’y entremêlent jusqu’à ne plus se distinguer, illustrant ainsi le genre hybride et indéfini auquel Carrère se voue depuis longtemps, et ici de manière très convaincante. A ceux qui s’en offusquent déjà et rompent des lances sur le statut de ce livre, rappelons que de très longue date les écrivains n’ont cessé de nourrir leur intime fiction d’histoire, de réel, de faits, d’évènements réputés objectifs. Et pas seulement chez les romanciers, chez les philosophes aussi, Michel Foucault en particulier qui instrumentalisait les sources dans son Histoire de la folie par exemple.

La question de la sincérité de l’auteur ne se pose pas dès lors qu’une chose apparait évidente : tout est vrai, mais rien n’est exact. En l’écrivant, Emmanuel Carrère considérait son livre comme un roman ; il était même prêt à le préciser sur la couverture (ce qu’il n’a pas fait depuis La Classe de neige en 1995) mais y a finalement renoncé pour ne pas donner l’impression de courir après les prix littéraires. Le fait est que Yoga relève bien de la fiction, quand bien même sa vie, son expérience, son vécu sont la matière même (rien à voir avec la force du pur témoignage dans Le Lambeau de Philippe Lançon) ; non seulement tout y est mis en scène,  mais nombre de détails sont inventés quand ce ne sont des séquences entières, notamment dans les pages sur ses rencontres avec de jeunes migrants échoués dans l’archipel grec, à commencer par le personnage de Federica, l’énergique, excentrique et charismatique universitaire américaine qui anime un étrange atelier d’écriture, une solitaire hantée par la disparition de sa sœur jumelle, obèse et schizophrène ; une partie de ce moment du livre qui se déroule à Léros tient sur les épaules de cette Federica qui sort de l’imagination de l’auteur.

Comme à son habitude, Carrère nous embarque dans son écriture, dans l’atelier de l’écrivain sinon dans sa cuisine ou son lit. Récit romancé d’une crise existentielle plein de sa vie et d’autres que les siennes, conduit par un mouvement incertain, tâtonnant même, qui avance par associations reliées souterrainement par un fil rouge à un axe central, Yoga n’est pas un livre sur le yoga mais ça l’est aussi. Mais, on s’en doute, c’est l’évocation des années d’enfer qui provoque la sidération. Certains lecteurs citent à ce sujet la manière d’Henri Michaux dans Connaissance par les gouffres. Carrère se dit pathétiquement névrosé mais c’est trop peu dire. Près de vingt ans sur le divan, dépressions à répétition et rémissions illusoires (est-on jamais tiré d’affaire ?) qui se concluent par quatre mois à l’unité protégée de l’hôpital Sainte Anne. Diagnostic : « Episode dépressif caractérisé, avec éléments mélancoliques et idées suicidaires dans le cadre d’un trouble bipolaire de type 2 ». Pour y remédier, les médecins auront recours à un traitement aux ECT (électro-convulso-thérapie) car le mot « électrochocs » effraie encore

Devenir un meilleur être humain, accéder à « une plus grande teneur en vérité», c’était son but en vivant l’expérience de cette écriture. Apprenant la mort de son ami Bernard Maris, il ose écrire : « J’ai éprouvé un immense soulagement à apprendre que Bernard était mort dans un attentat et pas quelqu’un de plus proche, pas un de mes enfants ». On comprend, bien sûr ; n’empêche , il faut oser l’écrire ainsi, être sacrément dépourvu de surmoi, le cas de l’auteur de Yoga que rien ne retient, pas même de se dire jaloux de Houellebecq ; on se demande bien pourquoi, les deux ayant « la carte », jouissant d’un public et d’une critique systématiquement à genoux, incarnant l’un et l’autre la littérature française à l’étranger

Par moments, le narrateur, qui ne parvient pas à échapper à lui-même, se prend pour Jack Torrance ; Carrère confesse qu’il l’a accompagné toute sa vie, l’écrivain gardien du grand hôtel déserté pendant la basse saison, interprété par Jack Nicholson dans Shining, le roman de Stephen King dont Stanley Kubrick a tiré le film éponyme. Il se sent glisser vers la folie, impuissant à écrire le livre qu’il doit écrire mais capable lui aussi de noircir des milliers de pages avec une phrase infiniment répétée :

All work and no play makes Jack a dull boy »

(Dans la version italienne, c’est devenu » »Il mattino ha l’oro in bocca » », dans la version allemande «  »Was Du heute kannst besorgen, das verschiebe nicht auf Morgen » », dans la version espagnole «  »No por mucho madrugar amanece más temprano » » et dans la version française… «  »Un ‘Tiens’ vaut mieux que deux ‘Tu l’auras' » ». Ce qui n’a effectivement pas grand rapport avec l’original).

Aujourd’hui, Emmanuel Carrère semble apaisé, provisoirement. Il ne lit presque plus de romans. Que de la poésie. Ce qu’il manque à la seule déflagration littéraire de la rentrée ? un homme qui a été aimé mais qui n’a jamais su aimer en retour ne peut écrire qu’un livre sans amour parce que sa vie en est dépourvue. Après ça, il peut toujours se consoler avec la réflexion de Proust décrétant que les gens appartenant à la famille lamentable et magnifique des nerveux étaient le sel de la terre.

(Jack Nicholson dans « The Shining » de Stanley Kubrick )

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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commentaires

1 252 Réponses pour Hauts et bas d’un yoguiste en état limite

gisèle dit: à

Pour Christiane, JJJ, B. (en vrac)
^B. j’ai apprécié votre remarque,pleine d’esprit !
^^ Christiane, je suis bien moi-même,mais je suis née Gémeau alors que mes pieds traînaient encore en taureau, cela crée des vagues de multiples hauteurs et couleurs…
Pour les « vagues » ( vous y faites allusion, je crois,la trad. de Yourcenar ne me plaît guère, mais il me semble en avoir déjà parlé, donc OUT, de tte façon, ce n’est pas à l’ordre du jour.
^^JJJ, je me noie dans les dates,et le temps. Lorsqu’on lit le blog de manière décalée, on se perd entre les fils de la trame…

Janssen J-J dit: à

@ MC, mais voyhons donc, je visais PC, son anticommunisme primaire anti-grève, anti CGT, anti-tout, et pro-droite toutes… C’est explicitement écrit, on croirait à une rhétorique des années 1970. Moi non plus je n’ai pas l’habitude de vérifier que plus de la moitié de la jeune génération enseignante à l’EN en pince pour le parti national. C’est un fait. Et cela ne m’étonne qu’à peine. Non, ce qui m’étonne, c’est que les quelques vieux profs de cette mouvances usent encore d’une rhétorique identique à celle de leurs jeunes années au GUD. Epicétou. Mais chacun dit et fait comme il veut. Pourquoi s’en émouvoir. Le monde a bien changé, en mieux, très certainement. Je vais vous enlever toute cette racaille, hein !

et alii dit: à

je ne crois pas que la finalité de la RDL soit pédagogique « stricto sensu »,mais la fonction pédagogique est un de ses effets

Pat V dit: à

Mais l’inconvénient inverse ((le résumé, l’exposition de deuxième voire troisième ou quatrième main considérés comme raccourcis commodes, au risque de dérives et de malentendus) me paraît plus grave et plus répandu, ici en particulier.
x, on partage votre point de vue et c’est ce qui a pour résultat de ne lire que des impressions ou des coups de colère critique!
Lassitude de lire tout cela et aucune envie d’engager la conversation ( qui est souvent fermée sur elle-même!).
Lectures, activités sportives très régulières, correspondances nourries, contacts réels réguliers, cela vous occupe la vie, vous savez!
L’article de P. A., à propos du dictionnaire que je ne jetterai pas, nous éclaire définitivement sur les manquent intellectuels, les présupposés qu’il entretient.
Bien à vous.

christiane dit: à

et alii dit: « je ne pense pas que « moisit » soit très bon pour « dull » qui est plutôt être éteint,atone,terne
mais je ne propose rien,Dieu m’en garde »…

Quand même cette phrase tapée à l’infini par un auteur en panne d’imagination, n’est-elle pas comme une alerte… Pour un peu on verrait les feuilles s’enflammer ou les lettres se mélanger.
Mais merci pour votre traduction et le lien.

Belle intervention de JJJ qui n’aime pas que Phil ait employé le mot « greluche ».

Petit Rappel dit: à

Aucun chef d’orchestre ne réussit tout, sauf à faire de la fonction une lecture démiurgique. Il faudrait peut-être se convaincre de cela avant de s’envoyer des références à la figure. Et ne pas méjuger les orchestres en présence, comme celui de Munich qui n’a pas attendu Celibidache pour briller!
Enfin…

et alii dit: à

« C’est pourquoi il faut tirer un ample et révérencieux coup de chapeau à Jean-Michel Salanskis, à l’occasion de la réédition de ses deux livres parus il y a déjà quelques années, l’un consacré à Husserl, l’autre à Heidegger. Pour l’occasion, les Editions Belles Lettres ont fabriqué un petit coffret, augmentant les deux volumes d’un petit fascicule de présentation et de mots-clés. Il s’agit clairement d’une entreprise pédagogique, mais qui ne cède en rien à l’exactitude et au sérieux d’une étude universitaire. Les deux livres se lisent, comme ils ont été écrits, indépendamment l’un de l’autre. Ils mettent d’ailleurs en œuvre une méthode pédagogique à chaque fois différente: pour Husserl, il s’agit de montrer avant tout la cohérence interne de l’œuvre, en mettant notamment en évidence l’unité entre ses écrits logiques et ses écrits proprement phénoménologiques. Salanskis guide son lecteur pas à pas dans cette monumentale et grandiose construction philosophique. »
https://www.letemps.ch/culture/retourner-aux-choses-memes

et alii dit: à

« le texte lui-même »,
c’est ainsi que vous traduisez la question du « retour aux choses mêmes »:
Essai. Retourner «aux choses mêmes»

Les pères de la phénoménologie brillamment éclairés par Jean-Michel Salanskis.

christiane dit: à

Hello, Phil, je vous lis : « Les grimaces de Nicholson ont beaucoup fait pour le succès des indianeries de Shining. Les cinéphiles rompus au Jack N. se payent une tranche quand sa greluche découvre sa prose d’une ligne sur la machine. elle hurle le reste du film. et la femme à Carrère ? »

Il fallait bien faire honneur aux photos choisies par Passou, à la traduction de Clopine et au questionnement de Closer sur la traduction la meilleure du roman D’E.Wharton, relayant les interventions des dames aux chapeaux verts sur le fil précédent !
Je faisais une pause, écoutant la dernière émission de « La compagnies des œuvres » réservée à Alain Fournier par M. Garrigou-lagrange. Aujourd’hui la très fine Sylvie Sauvage (auteur de Imaginaire et lecture chez Alain Fournier. – 2003) qui évoquait Rimbaud et ses lectures d’enfance avec sa sœur dans le grenier familial.
Donc, pour en revenir à E.Carrère et cette évocation de Nicholson sombrant dans la folie, Non, pas de femme hurlante. Il accueille la plaisanterie d’Olivier avec insouciance et précise que sa phrase Je n’écris pas, je fais exercices de dactylographie concerne le classement des fichiers qui enrichiront ce livre. « Faire du bout à bout, comme lorsqu’on monte un film. »
Là, reviennent les paroles qu’il a prononcées hier à La Grande Librairie sur la différence entre l’idée qu’on se fait d’un livre, d’un film avant de le commencer et le résultat final.
« Il s’est passé beaucoup de choses entre mon projet initial et ce que j’ai commencé à monter dans ma chambre d’hôtel à Belle-Île sous couvert d’exercices de dactylographie… » écrit-il.
Quant aux femmes… toutes sous un prénom et un nom différent, un peu de réel et beaucoup de fiction, comme il l’écrit aussi.
Bon, c’est le temps d’aller marcher dans le quartier, à l’ombre avec ce peu de vent bien agréable.

et alii dit: à

Stephen King dont Stanley Kubrick
les initiales (SK)quand ça les tient!

Marc Court dit: à

Merci Christiane, je cherchais le titre du livre des Goncourt.
Bloom, je suis très attristé par la mort de Bernard Cottret d’autant que je viens de lire son dernier livre, La France de l’Edit de Nantes, qui est un plaisir d’érudition, d’équilibre, et de clarté. La dernière phrase dit tout sur le bonhomme, et je partage ce vœu que l’Histoire finisse par l’emporter sur l’Histoire Confessionnelle, n’en déplaise à certains.
JJJ je n’ai pas l’habitude de regarder les cartes des partis pour juger d’un auteur. Triste critique que celle-là.
Bien à vous.
MC

x dit: à

Pat V, « straight from the horse’s mouth ! »
Je préfère toujours aborder les textes eux-mêmes avant leurs commentaires, quels que soient la réputation et le sérieux des auteurs de ces derniers : comment, sinon, apprécier leur pertinence à sa juste valeur ?
Je n’ignore pas le risque d’une régression presque à l’infini : ici « le texte lui-même », celui de J.-L. Chrétien, examine d’autres textes, « primaires », en l’occurrence dans ce tome II ceux de Flaubert et de H. James, textes denses ou touffus, dont l’un au moins existe en deux versions. (Textes qui ne sont pas tombés de nulle part et qui supposent eux-même la connaissance d’autres textes par rapport auxquels ils se situaient etc.) Sans compter les textes secondaires (notamment critiques auxquels il a recours (ne prétendant pas tout tirer de son propre fonds ni partir d’une tabula rasa). Tout cela ne se fait pas en un jour ni en un clic.
Mais l’inconvénient inverse ((le résumé, l’exposition de deuxième voire troisième ou quatrième main considérés comme raccourcis commodes, au risque de dérives et de malentendus) me paraît plus grave et plus répandu, ici en particulier.

Que l’intérêt d’un philosophe* ne soit pas proportionnel à sa célébrité, à sa « médiatisation », bien d’accord avec vous.
Avant de lire votre message, je pensais ajouter un complément au complément de P. Engel, l’essai de Vincent Descombes Le parler de soi. (Lequel pourrait fort bien être utilisé aussi pour illustrer les risques de la connaissance de seconde main, avec l’écart entre la thèse d’Anscombe sur la première personne telle qu’on la représente, telle qu’on l’a lue, telle qu’on la dénonce, et ce en quoi elle consiste.)
Cela dit, cet accord une fois précisé, on peut aussi se poser la question : doit-on répudier (tous les travaux d’)un(e) philosophe sous prétexte qu’on parle maintenant de lui ou d’elle ?
Ou pis encore, qu’il a été recruté/détourné malgré lui, post mortem ?

(Les premiers paragraphes ne vous concernent pas au premier chef, vous l’aurez deviné. Quant au dernier, je ne pense pas que vous ayez jeté votre Dictionnaire européen des philosophies ni L’Effet sophistique.)

* On aurait pu ajouter : « ou d’un romancier contemporain ». Cela pour nuancer un tant soit peu le sentiment d’un déclin aussi terrible que total mentionné par A. Neuhoff.

Janssen J-J dit: à

Je ne comprends pas qu’on soit à ce point fier d’appartenir à l’Éducation Nationale, avec une mentalité fascistoïde pareille… Quelque chose de vieux m’échappe à la Dieppe. Bonjour les dégâts.

Janssen J-J dit: à

@ méfiez vous d’une personne en âge d’EPHAD ;surtout un achkénaze!

… et on va encore nous dire que JMB et moi insistons en général trop lourdement icite en juiveries séniles, après ça !…
Veut faire causer d’elle, pas d’histoire, à défaut de pédagogiser la populace erdélienne.

Patrice Charoulet dit: à

Grève à la médiathèque de Dieppe

Retourné, l’âge venu, dans ma ville natale, je vais l’après-midi lire la presse nationale à la médiathèque municipale d’une ville où le maire est communiste.
Ce jour, je trouve porte close. Un écriteau me précise pourquoi :
mouvement de grève. Je retourne au logis.
Dans l’enseignement, je n’ai jamais fait grève, même pas le grève annuelle, rituelle, pour « réclamer plus de moyens ». Comme j’ai toujours contesté ces motifs -les seuls moyens que j’espérais étaient des craies blanches-j’admettais que dans l’histoire certaines grèves pouvaient se concevoir. Par exemple,presque tous les profs de français,sauf moi, ont toujours adoré faire étudier à leurs élèves de lycée « Germinal », roman de Zola où l’on montre la lutte héroïque de mineurs surexploités par un patronat sanguinaire et sans pitié.

Ce jour, à Dieppe- c’est ma ville- quand des employés municipaux dont l’ employeur est communiste font grève, on lutte contre quelle surexploitation, contre quel odieux patronat , contre quelle mondialisation, contre quel capitalisme financier? On espère quoi ?Une augmentation de salaire ? Pas question : la ville est surendettée et les finances sont au plus bas.
Alors, pourquoi diable faire grève ?
Mais quand des syndicalistes CGT d’une ville communiste ne travaillent pas, leurs journées de grève sont-elles payées quand même ? Dans l’affirmative, ils auraient bien raison de rester chez eux. Qui ne le ferait pas à leur place ?

Janssen J-J dit: à

@ sa greluche ?
vous voulez parler de l’admirable Shelley Duval qui faillit plutôt périr de terreur sous les coups de la hache (tag ?) du furieux fils de Nicole ?…
Ici, on saccage toujours tout, même vous…, dirfile. Vous n’avez jamais frissonné la première fois, ou au vu de de l’échappée du nid de coucou ? C dommage.
Non…, la femme de Carrère, comme sa mère, ont toujours été contentes d’apparaître dans ses romans… Peuvent toujours se dire qu’il invente… Il s’INVENTE la vie comme il se força à s’inventer en disciple de Djizeus… Bon. Pas de quoi vouloir s’goncourtiser le jonc, tel un Houellebecq moyen. Je sais pas, moi… Inutile de battre les oeufs pour l’hamlet de la mère Boulare.

renato dit: à

Imaginez le moment où nous aurons droit aux films conçus autour du Lockdown et où l’on nous parlera de chef-d’œuvre !

et alii dit: à

. Le 16 avril 1995, Cheyenne LA FILLE DE Brando s est suicidée

et alii dit: à

peut-être pour dull « barbe » ou est barbant ?

Phil dit: à

Les grimaces de Nicholson ont beaucoup fait pour le succès des indianeries de Shining. Les cinéphiles rompus au Jack N. se payent une tranche quand sa greluche découvre sa prose d’une ligne sur la machine. elle hurle le reste du film. et la femme à Carrère ?

christiane dit: à

@M.Court
Un commentaire plein de bon sens de J-L.Cabanès extrait d’un numéro thématique : « Les cent ans du premier Goncourt » (Edmond et Jules de Goncourt, « Les Maîtresses de Louis XV et autres portraits de femmes », édition établie et présentée par Robert Kopp, Robert Lafont, collection « Bouquins ». In: Cahiers Edmond et Jules de Goncourt n°10, 2003. Les cent ans du premier prix Goncourt. pp. 309-310.)

https://www.persee.fr/doc/cejdg_1243-8170_2003_num_1_10_1111_t1_0309_0000_1

christiane dit: à

YOGA

christiane dit: à

Clopine dit: « Trop de travail, peu de jeu, et voici que Jack moisit. »
(ce n’est qu’une proposition, hein ! Pas taper ! ) »
________________________________________________________________________________________________
Ah, je n »avais pas vu ce passage éclair de Clopine. Donc, Clopine lisait l »Yoge » d’E.Carrère et avait marqué un temps d’arrêt aux pages 372/373…

« C’est quoi tes exercices de dactylographie ? me demande Olivier, goguenard. All work and no play make Jack a dull boy ?« . Vous vous rappelez ? Le terrifiant mantra de Jack Torrance dans The Shining. Cet écrivain raté qui accepte l’emploi de gardien de l’immense hôtel Overlook, coupé de tout pendant l’hiver, et s’y installe avec sa femme et son petit garçon en espérant que l’isolement et le loisir forcé lui permettront d’achever le roman qu’il traîne sans plus y croire depuis des années. Chaque matin, il se retire dans un des salons de l’hôtel et passe, comme moi dans ma chambre à Belle-Île, plusieurs heures à taper à la machine. Sa femme lui demande s’il avance bien, s’il est content, il répond que oui mais il n’a pas du tout l’air d’être content, ça n’a pas du tout l’air d’avancer bien. Son visage est de plus en plus grimaçant, les sourcils en accent circonflexe de Jack Nicholson s’arquent de plus en plus diaboliquement,[…] Tout cela inquiète tant sa femme qu’elle se glisse, en son absence, dans son monumental bureau et jette un coup d’œil au feuillet engagé dans le chariot de sa machine à écrire. Sur ce feuillet, cette phrase : All work and no play make Jack a dull boy. Phrase difficile à traduire parce qu’il faut respecter à la fois son sens et son rythme de menaçante comptine, le sous-titreur français a proposé Travailler sans jouer à rien rend Jack triste gamin, ce qui n’est pas vraiment convaincant mais je n’ai rien de mieux à proposer.
Ce qui rend terrifiant ce moment du film, ce n’est pas la phrase elle-même mais sa répétition. […] Des centaines, des milliers peut-être de feuillets recouverts par cette phrase répétée à l’infini. ».

Donc, Clopine propose comme traduction : « Trop de travail, peu de jeu, et voici que Jack moisit. »

et alii dit: à

merci,renato

et alii dit: à

There are 8 Sioux Reserves in Canada, 4 in Saskatchewan and 4 in Manitoba. 7 of the 8 reserves are populated by descendants of the Dakota Tribes – Mdewakanton, Wahpekute, Sisseton, and Wahpeton (plus a few Yanktonai). The 8th reserve is populated by descendants of Sitting Bull’s band of Hunkpapa Sioux.

et alii dit: à

je ne fréquente plus les gens qui se posent en pédagogues d’un jour et de toujours et ne conçoivent pas qu’on peut apprendre de tout
j’aime la réserve et je hais les réserves de sioux comme les ruses
bonne journée

christiane dit: à

Janssen J-J dit: à @ jzman et Ch.,.
Avez-vous pu assister de l’île d’Elbe ou à Paris à la projection en sortie nationale du magnifique documentaire de Pierre-Henri Martin, « une nuit au Louvre : Léonard de Vinci » ?…

Non Janssen J-J. Mais j’ai vu les précédents de la série qui ont toujours ce calme, cette solitude, ce temps libre devant les œuvres dans un musée désert. J’aime beaucoup ces émissions.

NB : Jazzi est en vacances, sur un île au soleil, heureux.

christiane dit: à

closer dit à Christiane :
« je n’avais pas lu le commentaire de Solène sous le précédent billet. Il semble que le problème de la comparaison entre les deux traductions de «The Age of Innocence» se présente différemment de celui d’une simple différence d’époque.
L’exemple donné de l’hibernatus est très parlant, sauf que Edith Wharton elle-même a approuvé cette simplification. »

Ce commentaire me renvoie à ma première impression, proche de la vôtre : « Edith Wharton elle-même a approuvé cette simplification ».

Et ce renversement final : « Donc considérons ces deux textes, en anglais et en français, comme deux versions produites par Edith Wharton elle-même ».
oui, n’oublions pas l’auteur !

Enfant, n’étant pas bilingue et ne lisant que les livres écrits en français, je n’avais aucune idée du métier de traducteur.
C’est lorsque que, au collège, quand il a fallu traduire des textes d’une langue à l’autre que j’ai soupçonné quel travail exigeant cela été.
Et c’est avec « Les Vagues » de V.Woolf que j’ai ressenti la difficulté de « choisir » entre la traduction française de Marguerite Yourcenar et celle de Cécile Wajsbrot.

Les phrases de Sarah Fosse (2019) pour « Les Belles lettres » sont en moyenne plus longues que celles de Madeleine Saint-René Taillandier (1921) pour Plon.
Sarah Fosse propose une version exhaustive du roman, sans les coupes opérées dans la traduction précédente, avec l’accord d’Edith Wharton qui considérait son roman comme une version adoucie de son roman précédent : « Chez les heureux du monde », plus brutal et cynique.
Sarah Fosse dans sa traduction réalise ce qu’elle annonce dans son introduction : faire ressurgir ce qui n’était pas adouci et qui avait été ôté par E.Wharton.

J’aime beaucoup votre pirouette : « Moi, je préfère toujours le plus court.
Nota: je propose que la traduction française supervisée par E Wharton soit retraduite en anglais pour que les anglophones y aient accès… »

Je pense, pour la retraduction en anglais à l’autre (celle non supervisée par E.Wharton), soit celle de S.Fosse, puisque celle de Madeleine Saint-René Taillandier, supervisée par E.Wharton, est présentée en regard du texte en anglais dans une édition bilingue.

renato dit: à

« But we are living in a sceptical and, if I may use the phrase, a thought-tormented age and sometimes I fear that this new generation, educated or hyper-educated as it is, will lack those qualities of humanity, of hospitality, of kindly humour which belonged to an older day. »
James Joyce

Janssen J-J dit: à

toute paranoïa bue, voici une réaction pédagogique plutôt délicate à décoder.
Vaut mieux point essayer. Un chat ne manque pas sur l’image, il était d’ailleurs inexistant dans ce film et le roman de Stephen King.
Bàv, txfl en drive.

et alii dit: à

pédagogie:c’est une réserve de rééducation ici sans personnes âgées qui ont la mémoire intacte et trouvé d’autres distractions que les fixettes de ceux qui se prennent pour des génies (de l’acronymie )

Janssen J-J dit: à

@ jzman et Ch.,.
Avez-vous pu assister de l’île d’Elbe ou à Paris à la projection en sortie nationale du magnifique documentaire de Pierre-Henri Martin, « une nuit au Louvre : Léonard de Vinci » ?…
Un petit chef d’œuvre de calme et de pédagogie soignée, pas sans rappeler une scène de Sorentino dans les sous-sols d’un palais vénitien. Les vieilles dames étaient remplacées par deux spécialistes de l’expo LDV, érudits et discrets. On était à leur place devant les tableaux et peintures, dans la petite salle de cinéma déserte de notre contrée où seuls cinq spectateurs masqués avaient également pris place, hier soir. C’était notre première sortie ciné depuis le confinage de mars. Une chance et une joie. Comme un heureux dépaysement.
Bàv,

Janssen J-J dit: à

@ Bonjour MC /// »il faudra voir »///.
J’espère que vous pourrez la réfuter quelque jour, car les autres préoccupations politico-alimentaires de cet auteur goncourable me semblent plutôt incompatibles avec le prétendu sérieux de ses travaux historiques romancés. Cela dit, je peux me tromper. Ce qui me frappe, c’est que le mélange des genres et des statuts est de plus en plus à la mode.
On apprend par ex. que des garagistes seraient des Genettes littéraires en puissance :-)! Formidab’, non ?
Bàv, MC
(17.09_-_11.02)

et alii dit: à

excusez moi, je trouve qu’il manque sur la première image,sur la table un chat
bonne journée

Marc Court dit: à

A de Barthélémy et les Goncourt ont déjà du traiter l’Histoire des Duchesses de Châteauroux, bien amorties par Louis le Bien-Aimé. Mais la thèse de Pascal,qui voit dans la disgrâce de la première l’œuvre du parti Dévot, n’a pas à ma connaissance été jusque ici soutenue. il faudra voir.

Alexia Neuhoff dit: à

à x
C’est peu dire que j’ai goûté les nouvelles de Katherine Mansfield. C’est prendre un train en marche en rase campagne pour un court voyage qui s’interrompt soudainement au milieu de nulle part. Pourtant la vie est pleinement là, à hauteur de quotidien, et toujours surgit un éclair, un déchirement, un petit quelque chose qui permet d’entrevoir au-delà des apparences, une fêlure, la lézarde dans une existence tranquille, ordonnée, lumineuse. La magie de l’écriture de K. Mansfield est de ne jamais poser de loupe là-dessus, de ne livrer aucune clé, de laisser au lecteur la possibilité (le plaisir) d’une interprétation (ou pas).

closer dit: à

Christiane, je n’avais pas lu le commentaire de Solène sous le précédent billet. Il semble que le problème de la comparaison entre les deux traductions de « The Age of Innocence » se présente différemment de celui d’une simple différence d’époque.
L’exemple donné de l’hibernatus est très parlant, sauf que Edith Wharton elle-même a approuvé cette simplification. Pensait-elle que les français sont tellement intelligents que l’on n’a pas besoin de leur mettre les points sur les i ? Ou que finalement, sa version anglaise était un peu lourdingue (ce qui est vrai) et qu’elle a profité de cette traduction pour dégraisser un peu son texte?

On ne le saura jamais.

Donc considérons ces deux textes, en anglais et en français, comme deux versions produites par Edith Wharton elle-même (avec de l’aide pour le français) et que chacun choisisse suivant ses préférences. Moi, je préfère toujours le plus court.

Nota: je propose que la traduction française supervisée par E Wharton soit retraduite en anglais pour que les anglophones y aient accès…

Pat V dit: à

Oui, x, vos remarques, plus qu’appréciables à propos de J.L. Chrétien me donnent envie de le lire très attentivement.
Mais c’est plus les analyses de P. Engel qui me frappent par leur justesse et leur extrême approfondissement.
Voilà un philosophe peu médiatique (contrairement à B. Cassin )mais ô combien essentiel dans sa critique approfondie de la relativité de la vérité.
Je n’ai pas le temps de mettre en lien son article critique fort juste à propos du dictionnaire de Barbarin cassin dans En attendant Nadeau intitulé  » le mythe de l’intraduisible ».
Et cela s’applique à la littérature aussi!
Bon je le mets :
https://www.en-attendant-nadeau.fr/2017/07/18/mythe-intraduisible-cassin/

Marie Sasseur dit: à

N.B. : les noms communs prennent tous une majuscule en allemand.

Jusqu’a preuve du contraire, mon message initial, dont l’objet a été intentionnellement pourri, par deux toquards, n’était pas écrit en schleuh.

Il y a ici une triplette de garagistes, des gonzes, tu leur montres ton véhicule, a peine pour rajouter un peu d’huile, ils commencent par te désosser tout le bastringue, jusqu’au dernier boulon. Bien contents de leur connerie.
Des mecanichiens qui te recrachent leur petit genette illustré dès que l’occasion se présente.

x dit: à

On écrit ceci :

« [Th. Bernhard] n’y dit pas s’il ignore aussi ce que signifie le mot Novelle (habituellement considéré comme un récit de fiction, de longueur variable mais restreint à un seul événement ou une seule situation et comportant un « tournant » inattendu, Wendepunkt.) cet écart revendiqué [par aux conventions du genre est encore plus grand vis-à-vis de la tradition de la Novelle […] »

et celle qui ne sait pas lire vous répond avec son urbanité coutumière :

« Du coup cette triple buse de petitix met une majuscule a nouvelle. »

DIE NOVELLE (N majuscule et pas de « u ») puisque l’on parle d’un auteur germanophone et de son rapport à un genre non seulement abondamment pratiqué là comme ailleurs (la short-story anglo-saxonne dont Alexia Neuhoff nous dira des nouvelles à son retour d’exploration) mais théorisé (notamment par Schlegel et Tieck).
Même si beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et la conception du genre a évolué (s’est assouplie) depuis l’époque où Goethe disait :
„Denn was ist eine Novelle anders als eine sich ereignete unerhörte Begebenheit. »

N.B. : les noms communs prennent tous une majuscule en allemand.

Sant'Angelo Giovanni dit: à

…jeudi 17 septembre 2020 à 9 h 14 min.

…résumons nous,… » abrutir les gens pour les exploitez,!… », inévitable hasard des  » usuriers collectifs « ,…
…nous disons donc, avec ou sans bedaines accrocs aux classiques de la musique,!…

…virtuoses des entourloupettes des littératures,!…écrivains , scribes,!…
…l’humour du rendement privé,!…

Jibé dit: à

« Seul François Busnel croyait que sur ce plateau on parlait de livres alors que s’y jouait une rencontre rare entre trois êtres apprenant à se regarder, à se reconnaître »

je suis d’aoccord, Christiane, Busnel faisait son job et les autres discutaient et se renvoyaient des balles légères et brillantes où il était question de bonheur, de moments de joie, de contemplation, …

christiane dit: à

Jibé dit: « Je viens aussi de voir «la grande librairie», la seule surprise pour moi était la lumineuse Barbara Cassin. Carrère faisait du Carrère, pas du yoga, et parlait toujours assez mal de son livre.
Si je ne suivais pas ici les lecteurs et lectrices de Yoga, je n’en saurais rien.
Quignard…comment dire… faisait du Quignard. »

Je l’ai regardée aussi, cette émission.
Emmanuel Carrère n’était pas préoccupé par son livre, il ne parlait pas de son livre, il parlait de lui dans un show où rien ne manquait, ni le regard pétillant et malicieux, ni les mains très belles avec lesquelles il faisait de l’air ambiant une pâte à sculpter. De drôles de petites oreilles pointues le faisant ressembler à un elfe, ce qu’il était dans cette émission, et ce visage non pas « ridé » mais plissé, traversé de plis mobiles accentuant les expressions d’étonnement, de doute, de joie. Il vibrait à la joie de Barbara Cassin qui lui faisait beaucoup de bien par sa lumineuse présence. Quignard devenu comme une pelote inextricable qui aurait été façonnée par les pattes d’un chat. Rien compris de ce qu’il disait. Il a un très beau front, des yeux un peu plus fatigués.
Seul François Busnel croyait que sur ce plateau on parlait de livres alors que s’y jouait une rencontre rare entre trois êtres apprenant à se regarder, à se reconnaître. Le sourire de Martha Aldrich…

et alii dit: à

JE me demande ce dont les contributeurs trices ont le plus besoin:de parler des autres ou que les autres parlent d’eux?
bonne journée

renato dit: à

Année LvB, Sonate pour violon et piano N 7, Op 30 N 2 :

https://youtu.be/EQVixrP7Sxs

17.9 — 6.31

Un survol necessairement bref :

Composé en 1802, l’année où la surdité de LvB s’est manifestée dans toute sa gravité, les Sonates de l’op. 30 sont presque contemporaines de la Deuxième Symphonie et de la Sonate pour piano op. 31.
La structure du premier mouvement de la Sonate n. 7 suggère une analogie avec d’autres compositions chronologiquement proches — le Quatuor op. 18 n 4 et le Troisième Concerto pour piano et orchestre —.

La Sonate n. 7 contraste étonnement avec à la production précédente : l’énergie sombre et menaçante ; la vigueur dramatique visant à forcer les schémas formels ; l’articulation presque symphonique en quatre mouvements, l’originalité de certaines formules instrumentales — les passages en « staccato martellato* » ; les gammes impétueuses ; le chevauchement de longues lignes mélodiques et de basses orageuses ainsi que certains traits inhabituels : percussifs ou déclamatoires —.

Les innovations les plus significative sont identifiables dans l’Allegro con brio initial et dans le conclusif Finale-Allegro. Certaines innovations structurelles tout à fait singulières sont exposées dans le large souffle de la première moitié : l’élimination de la répétition intégrale de l’exposition ; le lien de la fin de l’exposition au début du développement par un transition visant à prolonger la tension l’exposition et la tension émotionnelle initiale ; la brièveté même du développement et, après la reformulation, la largeur de la Coda, marquée par l’affirmation péremptoire du thème d’ouverture.
L’Adagio cantabile, traversé par une veine élégiaque — « douce, voilée, très noble », dixit Berlioz — se distingue par la variété de l’élaboration, ainsi que dans la Coda l’heureuse combinaison d’une nouvelle phrase avec des fragments du thème principal et ‘des passages rapides par petites échelles.
Dans le Scherzo, apparition des changements d’accents inattendus qui seront typiques de la production beethovénienne ultérieure. Tandis que le Trio se déroule en canon entre le violon et le piano dans le registre grave.
Le Finale est marqué par une tension expressive très dense depuis l’apparition du thème d’introduction dans lequel deux éléments sont identifiés : le premier rythmique et le second mélodique, dans le contexte d’un mouvement qui combine la forme sonate avec le schéma du Rondo. Et tout aussi inhabituel et nouveau le Presto violent et haletant de la Coda.

* martelé

JiCé..... dit: à

Jeudi 17 septembre 2020, 6h22

Jeunes gens de la RdL épouvantés par vos rides profondes, ne brisez pas vos miroirs ! Faites les parvenir à l’Elysée. Là-bas, on en a jamais assez.

Tant le besoin est grand !

Marie Sasseur dit: à

Du coup cette triple buse de petitix met une majuscule a nouvelle.

Encore un toquard qui a fait trop d’études approfondies.

Marie Sasseur dit: à

Une sacrée buse le petitix, doit faire partie de l’ enseignement superieur, ceux qui nous coûtent un pognon de dingue.

gisèle dit: à

@ DHH Christiane : une toute petite suite à Flaubert sur le fil précédent.

x dit: à

Thomas Bernhard met tout le monde d’accord dans son entretien avec J.-L. de Rambures dans Sur les traces de la vérité :
« Je n’ai jamais écrit de roman mais simplement des textes plus ou moins longs, en prose, que je me garderai de qualifier de romans car j’ignore ce que signifie ce mot. »
Il n’y dit pas s’il ignore aussi ce que signifie le mot Novelle (habituellement considéré comme un récit de fiction, de longueur variable mais restreint à un seul événement ou une seule situation et comportant un « tournant » inattendu, Wendepunkt.)
J’ai pour ma part l’impression que cet écart revendiqué aux conventions du genre est encore plus grand vis-à-vis de la tradition de la Novelle, mais je peux me tromper (le risque augmente quand on cherche à se justifier…)

x dit: à

Pat V, dans le ch. X du tome II, La conscience à mi-voix, J.-L. Chrétien écrit ceci à propos de l’ambiguïté du style indirect libre et de l’ironie mentionnée par P. Engel (mais chez Flaubert) :

« Le style indirect libre permet de décrire les pensées du personnage en usant d’un langage plus haut, plus dense, plus beau, que celui qui serait le sien, et même qu’il ne pourrait être. Si le lecteur, à la réflexion, peut considérer que les rêveries d’Emma [Bovary] ne sont qu’un tissu d’images convenues, il demeure que la perfection du style, comme il a été vu, leur confère un charme indéniable, que l’ironie n’est pas seule à y régner. Nous accompagnons le mouvement de sa fascination. Nous ne prenons pas d’emblée la distance d’un jugement, faute de quoi la lecture deviendrait vite monotone. C’est déjà “La transfiguration du banal”, en quoi Arthur Danto voit la caractéristique de l’art moderne. Et cela vaut encore davantage pour les rêveries amoureuses de Frédéric Moreau : le lecteur est pris lui aussi dans l’ubiquité tourbillonnante de Mme Arnoux […] » (130)

Cette première partie consacrée à Flaubert se termine par ces lignes, qui complèteront l’analyse de la démarche de J.l. C. par P. Engel en donnant un échantillon de ses préoccupations et de sa manière :

« Il y a dans Flaubert des signes du destin dont certains se trouvent déjà dans la littérature médiévale (comme le cheval de Charles qui prend peur, et fait un écart, quand il approche de la ferme où habite Emma,, I, 2, p. 70). Mais il en est de plus neufs et de plus singuliers comme dans la cuisine des Rouault :
“Des mouches, sur la table, montaient le long des verres qui avaient servi, et bourdonnaient en se noyant au fond, dans le cidre resté” (I, 3, p. 80). Ne sommes-nous pas, selon Flaubert, de telles mouches, et ce vain bourdonnement n’est-il pas le murmure de la conscience se noyant dans cela même qui l’attire ? Le triomphe de la subjectivité fait ici apparaître son vide, sa vanité, son inéluctable échec, sans qu’il soit besoin de formuler des thèses : c’est une autre forme de l’apparition. » (132)

Il faudrait pouvoir citer tout le passage consacré (dans son analyse de la rhétorique du vague chez Flaubert) à l’omniprésence de la formule « quelque chose de » qui me paraissent d’un vrai critique (plus encore que d’un philosophe dialoguant avec la littérature ou d’un théoricien).

renato dit: à

avait rentrée > avait retrouvé

renato dit: à

« … malgré la mort si proche… » ?!

Je ne savais pas qu’elle avait rentrée dans le chaos ; si ce n’est pas le cas, la dame compte septante-deux ans, elle est encore jeune, je connais des gens entre nonante et nonante-huit qui se portent à merveille. Évidemment, si on est âgés de 20 ans l’horizon de la mort est plus lointain… bien que pour le lendemain il n’y a pas de ceritude.

Janssen J-J dit: à

@a philosophe Babara Cassin, les écrivains Pascal Guignard et Emmanuel Carrère

quant à… pascal Guignard, il quignait apparemment le pain des deux autres, d’après le vieux charoulet…

Les philosophes qui se prennent pour des astronautes, apparemment et inversement, ça court les rues chrétiennes,

Jibé dit: à

@Pat V , merci pour ce très bel, éclairant et si synthétique extrait!

Jibé dit: à

Je viens aussi de voir « la grande librairie », la seule surprise pour moi était la lumineuse Barbara Cassin. Carrère faisait du Carrère, pas du yoga, et parlait toujours assez mal de son livre.
Si je ne suivais pas ici les lecteurs et lectrices de Yoga, je n’en saurais rien.
Quignard…comment dire… faisait du Quignard.
j’avais aimé le Sexe et l’Effroi, malgré les couches de trop d’érudition empilées, la sacralité du sexe dans les cultures anciennes était restituée, et l’effroi consécutif à cette sacralité. cette fois, je n’ai même pas compris de quoi est fait son livre, ces Trois Lettres.
Barbara Cassin a magnifiquement dit le bonheur malgré la mort si proche, le moment « cosmique » qu’on peut vivre comme une éternité alors même que notre temps est compté.

Patrice Charoulet dit: à

L’âge qu’on a et l’âge qu’on fait

J’écoute à la télé une émission où sont invités trois auteurs : la philosophe Babara Cassin, les écrivains Pascal Guignard et Emmanuel Carrère. Le visage d’Emmanuel Carrère me semble si ridé, si ravagé, qu’il me fait peine à voir. Je vais voir son âge sur Wikipédia. Dans la foulée, je vais voir celui des deux autres. La dame, qui me paraissait la plus jeune des trois
est la moins jeune. Celui qui a le visage le plus ridé est l’auteur le plus jeune.
Je ne dirai pas l’âge de la dame : ça ne se fait pas.
Ni le mien. Mais, je suis le plus vieux des quatre. Quant à l’air que j’ai et l’âge que je fais, il faut consulter mes proches ou ma famille. Je pourrais aussi , hélas, consulter un miroir. Mais à partir d’un certain âge, on n’est pas très friand de ces choses-là.

Marie Sasseur dit: à

Je ne sais, ni ne veux savoir, combien d’années Renato a vécu en francophonie, mais visiblement, c’est un échec.

Marie Sasseur dit: à

A force de parler « autour », on en oublie le sujet.

« tout est vrai, mais rien n’est exact. »

Littérairement, on dit : infidèle.

Pourquoi ne pas promouvoir la richesse de la langue française, quand c’est le cas.

Pat V dit: à

Un autre remarquable passage à propos encore du roman comme pensée chez J.L. Chrétien dans le même lien :
« J’admire aussi profondément l’immense culture, l’extraordinaire profondeur d’analyse de ces deux livres, qui témoigne d’une familiarité impressionnante avec Stendhal, Balzac, Hugo, Flaubert, James, Faulkner et quantité d’autres auteurs. C’est l‘un des rares vrais dialogues qu’un philosophe ait mené avec la littérature. Mais je suis en désaccord avec nombre de tes prémisses et thèses principales. La plus frappante est que le roman moderne vise avant tout à décrire une réalité psychologique, celle de l’intériorité de la conscience humaine, et de ce que tu appelles la « cardiognosie », la connaissance du coeur. Tu en étudies toutes les figures, de la psychologie stendhalienne à la psychologie indirecte de Flaubert et de James en passant par Balzac, Woolf et bien d’autres, tous commentés magistralement, à travers des observations toujours éclairantes. Il est vrai que le roman contemporain est d’essence psychologique, qu’il vise à décrire souvent la réalité mentale des personnages, et à travers celle-ci la réalité sociale, souvent conçue de manière individualiste, comme le reflet de la psychologie des individus. Mais décrit-il pour autant l’intériorité et se propose-t-il, comme tu le soutiens, de se mettre à la place de Dieu pour scruter les cœurs ? Cela ne me semble pas évident. Il me semble que si le roman contemporain, décrit une nature, ce n’est pas, et en tout cas pas seulement, une nature intérieure sur laquelle le romancier braquerait sa torche littéraire, mais aussi une nature qui est en grande partie extérieure au sens où il décrit non pas – ou en tous cas pas seulement- des profondeurs du moi , mais aussi des espèces parfaitement accessibles à tous : des caractères, plongés dans une réalité sociale, et des émotions et affects , qui sont parfaitement publics. Je suis en désaccord également avec la lecture très sévère que tu donnes de Stendhal, que tu lis comme une sorte de Paul Bourget avant la lettre, inspiré par la psychologie analytique des Idéologues. Cette lecture n’est pas fausse mais elle laisse totalement de côté un élément essentiel du style de Stendhal, l’ironie qu’il manifeste vis à vis de ses personnages. L’ironie suppose bien sûr qu’on puisse attribuer à autrui, et lui à vous-même s’il doit comprendre votre ironie, des intentions et des sentiments. Mais elle suppose aussi une perspective et des jugements : ceux du personnage, et ceux de l’auteur qui s’immisce dans sa psychologie. L’ironie suppose un jugement moral, un point de vue sur les valeurs et les normes, et en ce sens une distance prise par rapport à la psychologie. Tu donnes une analyse remarquable du rôle du discours indirect libre chez Flaubert et James. Mais la fonction de ce style est d’accentuer l’ironie, et l’un des auteurs qui l’a fait le mieux est Musil, qui est laissé de côté dans ton livre. A mon sens, la lecture qui est proposée de l’évolution du roman dans Conscience et roman part bien trop du postulat qui était celui de la critique « psychologique » de Georges Poulet et Charles Mauron, selon lequel le roman a à charge de scruter les profondeurs du moi. Certes, tu prends acte du fait que nombre de romans contemporains, ceux de Joyce, de Sarraute ou de Beckett consacrent la dissolution du moi, mais là tu leur reproches, comme d’ailleurs à leur prédécesseurs, de manquer la vraie intériorité. La thèse sous-jacente est celle de Malebranche et de la tradition augustinienne : nous ne connaissons pas, et nous ne pouvons pas connaître, notre sentiment intérieur, seul Dieu le peut, et l’idée même d’atteindre les profondeurs du moi est une illusion, en plus du fait d’être haïssable. Mais toute cette lecture présuppose qu’il y a une intériorité, que l’on pourrait connaître mais qu’on ne connait pas, et qui reste à jamais cachée. Pour citer Wittgenstein dans le cours de ses analyses du « langage privé », est-ce même sûr que Dieu pourrait lire dans notre esprit ce que nous voulons dire par nos mots et désignons par nos paroles intérieures ? »
http://lafrancebyzantine.blogspot.com/2019/08/jean-louis-chretien-vu-en-reve.html

renato dit: à

Je me suis déjà expliqué amplement relativement au subjectif, hamlet, pas envie de recommencer parce que cela vous plaît de jouer le gars intelligent qui sait polemiser.

Votre opinion à propos de Mutter ne vaut pas celle de Rostropovich.

À propos de votre capacité d’expliquer un pourquoi que ce soit, permettez-moi d’en douter.

Quant à l’emission sur France culture dont vous parlez, je m’en souviens comme d’un moment comique ebdomadaire — je préférais Le concert égoïste.

In fine, non, tout ne se vaut pas, mais voilà encore un argument qu’il serait inutile de traiter avec vous.

Bonne soirée.

Pat V dit: à

sur le roman.

lire « à propos du roman ».

Pat V dit: à

Un article non hagiographique sur J.L. Chrétien notamment sur sa position/analyse sur le roman.

 » J’ai beaucoup apprécié ton opus en deux volumes Conscience et roman. Je partage ton souci de t’adresser au roman comme pensée, et de le lire en philosophe plutôt qu’en narratologue ou en théoricien de la fiction, c’est-à-dire de le lire comme incorporant une forme de pensée, proposant des thèses implicites qu’on peut rendre explicites. Je partage aussi l’analyse que tu proposes du roman comme étant de nature cognitive, c’est-à-dire véhiculant une connaissance, et non pas comme jeu du récit et du langage. En ce sens, et malgré l’affinité de ton œuvre avec celle de Blanchot, tu romps avec l’idée que Benda ne cesse de dénoncer, celle de la littérature pure, qui ne renvoie qu’à elle-même et à son infini ressassement . »
Ange Scalpel.
La suite de la réponse est ici :
http://lafrancebyzantine.blogspot.com/2019/08/jean-louis-chretien-vu-en-reve.html

D. dit: à

Mort de rire. La recherche extraterrestre, alirs qu’ils sont déjà parti nous par milliers et que tous les gouvernements le savent très bien.

Marie Sasseur dit: à

D’une certaine façon, il est impossible de pleurer la mort d’un tel vivant. 

C’est rien de le dire…

Bloom dit: à

Puisqu’il est question d’hommage, et qu’il me semble que personne n’en a parlé ici, je voulais saluer la mémoire de Bernard Cottret, historien de l’Angleterre et du protestantisme, disparu cet été.
Je lui avais écris pour lui dire que je n’appréciais pas beaucoup la façon ‘cavalière’& idéologique dont il traitait de la conquête cromwellienne/iretonienne de l’Irlande ( Cromwell’s curse, to Hell or Connaught = pas assez d’arbres pour y pendre un homme, ni d’eau pour l’y noyer, ni de terre pour l’y enterrer etc.)
Reste que c’était un historien de qualité, que l’on peut lire avec profit et plaisir, malgré un biais parpaillot un peu chillant. Chacun ses petits défauts, après tout (sur l’Irlande, tout sauf un sujet froid, le travers était plutôt handicapant….).

hamlet dit: à

d’ailleurs les fois (il y a longtemps) où j’ai écouté cette émission sur FM de critique à l’aveugle, s’ils avait une version par Karajan elle ne finissait jamais première, le plus souvent elle était éjectée parmi les premières, justement parce que c’est à l’aveugle.

vedo dit: à

et alii, merci pour Jean-Louis Chrétien dont j’ignorais tout. Cela vient sans doute au bon moment.

Marie Sasseur dit: à

Demain ne ratez pas l’étape du tour de France. Va y avoir du sport.

hamlet dit: à

renato dit: tous des cons sauf vous.
 »

effectivement, mais qu’est-ce que j’y peux ?

et l’histoire du match de foot il faudra me la réexpliquer autrement, cela signifie que tout se vaut ?

vous mettez le Requiem de Brahms par Karajan, je mets celle de Furtwangler en disant que pour moi elle est bien meilleure (et je peux vous expliquer pourquoi) et vous me répondez ce n’est pas du foot ?

bon d’accord : il y a depuis des années une émission sur France musique dans laquelle ils comparent des versions différentes d’une même oeuvre, je vais leur écrire pour leur dire que la musique ce n’est pas du foot.

quand au fait que tel musicien enregistre un disque ou fait un concert avec tel autre musicien pour moi c’est loin d’être un argument ! ce sont le plus souvent des arrangements entre agents, maisons de disque et producteurs.

Jibé dit: à

@Christiane
« Quand hamlet prend la parole, je pense toujours à cette énigme de logique… »
bien vu!
Je dois dire que je pratique le squash, justement, sans être un grand joueur, et c’est troublant de trouver votre métaphore…

et à propos de Yogi:
« Il voyage pour découvrir le monde et c’est à lui qu’il se heurte. Ce livre est un labyrinthe… » en même temps s’il faut le lire dans le désordre pour l’apprécier, c’est une participation à l’acte créatif… Et ça renvoie à Shining… Est-ce convaincant?

Marie Sasseur dit: à

Et Al je lis votre commentaire :

« un élève de SANDRA LAUGIER)la traductrice de Cavell,m’a raconté que sa soeur avait, pour le compte d’un américain ouvert en France-je ne sais plus où- un centre de techniques de « méditation yoga » dont j’ai discuté avec le frère (très branché internet;il « enseignait un peu -et mal ça ne me convenait pas du tout) ce frère s’est laissé séduire par ces pratiques, surtout l’aspect érotique ,et tout ça me parut très « esprit de secte » très intéressé par le lucre »

Comme Michel?
Michel Onfray?

https://www.philomag.com/articles/aux-sources-de-lerotisme-indien

et alii dit: à

Jean-Louis Chrétien qui vient de mourir à 66 ans était un peu, dans le petit milieu des grands de la philosophie (Derrida, Nancy, Marion..), l’ange du fond de la classe. On n’aurait pas su dire de quel bout de la main il écrivait ses livres à peu près tous publiés chez Minuit et Desclée de Brouwer. Des livres de philosophe, de poète, d’écrivain, aux titres purs comme ces pierres de la Grèce antique qu’il connaissait par cœur. L’inoubliable et l’inespéré, Conscience et roman, L’appel et la réponse… Pas une phrase ne s’écoulait sur la page qui ne soit suivie d’une autre, comme l’eau de la rivière succède toujours à la rivière. Il n’écrivait pas ses livres, il les laissait couler, cela dans un esprit de rigueur probe qui impressionnait au sens le plus simple du terme. Un ange qui n’utilisait pas l’ordinateur, marchait dans la rue comme rescapé d’un monastère au cloître tourbillonnant de feuilles, de vieux livres qui sont les vrais trésors. Il aurait pu faire la tournée des universités prestigieuses à travers le monde, il préférait son jardin spirituel, à l’ombre des grands textes. Le souvenir nous revient d’une conférence donnée par lui à l’École Normale de la rue d’Ulm (il y avait été reçu premier) devant une salle comble d’étudiants et de professeurs médusés. Pour une fois, ce qui médusait, ce n’était pas le brio qui sert si souvent de spectacle à l’usage des gogos, mais l’absence absolue de tout numéro. Chrétien possédait les textes comme personne, il s’y fondait intimement comme saint Augustin parle de Dieu « plus intime à lui-même que lui-même », selon une célèbre formule. Penché sur sa feuille, son livre, il était encore la figure de l’ange écolier faisant ses devoirs en tirant la langue. C’était merveilleux de voir cela. Chrétien était un enfant. Les quelques rares photos de lui le prouvent.
Il s’était converti, jeune, au catholicisme et l’on peut être sûr qu’un tel mouvement correspondait chez lui à un voyage profond, un voyage d’humilité et de lumière. Pour autant, comme on s’en doute, il n’était pas homme de tribune, d’envolée militante. Il y avait chez lui du poète et de l’ascète : quelqu’un qui avait renoncé à tout ce qui n’est fruit de la lectio divina, la lecture inspirée de l’Écriture. Sa liberté d’esprit exceptionnelle ne l’empêchait pas de croiser Plotin ou Platon avec les dieux du roman, Hugo, Balzac et Cie. D’une certaine façon, il est impossible de pleurer la mort d’un tel vivant. Mais l’impossibilité de le pleurer rend sa mort d’autant plus bouleversante. Jean-Louis Chrétien était, à lui seul, l’une des belles aventures spirituelles de ce temps.
https://www.lanrf.fr/blog/jean-louis-chretien-lange-qui-pensait-n1000262

Marie Sasseur dit: à

petitix, restez zen . Vous avez fait cppn, directement après la grande section de maternelle, comme les autres qui zonent ici ?

Si j’ai évoqué cette nouvelle de Thomas Bernhard, le neveu de Wittgenstein, c’est uniquement pour dissiper un malentendu, par rapport à ce qui est déclaré obscène par certains, et aussi pour un fuck au  » surmoi » évoqué par Passou.

x dit: à

Pas très important non plus, MS et au surplus la frontière est mouvante entre court roman et longue nouvelle, mais Le Neveu de W serait plutôt un roman, à peu près de la même longueur que Oui et Béton.

une main ... dit: à

le philosophe Jean-Louis Chrétien s’intéresse à l’ambiguïté de la voix nue

Jean-Louis Chrétien est décédé.

Marie Sasseur dit: à

16 septembre 2020, 20h40

Marie Sasseur dit: à

il doir ,
il va devoir, bref, il va le faire.

Marie Sasseur dit: à

Un discours, un discours !

On apprend qu’un haut fonctionnaire, dont le tout récent roman historique figure dans la première liste goncourt a été promu dès aujourd’hui, plume du premier ministre de la macronie. Après avoir été celle de Nicokas S.
Et demain il doir préparer un discours, éloge funèbre, hommage pour un compagnon de la Liberation.
En même temps, vous me direz, quelle importance.

vedo dit: à

A propos du triple concerto de B., Richter a raconté comment la photo de la pochette a été prise.
A propos de ASM, un roman de Philippe Labro (Franz et Clara) s’en inspire peut-être un peu. Il y a dans ce roman une anecdote, vers la fin à Symphonie Hall, qui paraît peu vraisemblable. Et pourtant…

Marie Sasseur dit: à

Thomas BernHard

Marie Sasseur dit: à

@Ça passe ou ça casse ?

Ca dépend.

Tu te souviens de cette petite nouvelle,  » le neveu de Wittgenstein » ? Elle est de Th. Bernard.
Son copain lui demande de faire un discours pour son enterrement.

Une histoire d’amitié particulière.
Et Emmanuel Carrère pour Bernard Maris, c’est un peu ce qui s’est passé.
Ils étaient probablement plus de 200 à l’enterrement, et il a fallu s’y coller au discours… M. Houellebecq, également une autre possibilité, mais dans l’incapacité, car exfiltré et sous protection policière, a cause de quelques journalistes…

Bloom dit: à

solliciter l’avis suffira…

Bloom dit: à

5 points G, c’est au moins ce dont rêve Claire, le sexbot de Frankisstein….
(Notons la disparition de l’adjectif ‘viral’ du langage cybernétique depuis quelques temps).

Visiblement aux abois, la REM (pas confondre avec le fab’ groupe de Michael Stipe) écrit à ses donateurs originaux, avec lesquels elle s’est bien gardée de prendre contact depuis 2017, et dont elle n’a jamais cru bon se solliciter l’avis, tant la toute-puissance anale de ses premières années de destruction de la société la dispensait du concours du bas peuple, la REM donc leur écrit pour leur demander de répondre à un questionnaire sur l’avenir…car leur avis importe grandement, maintenant. Raclage de fonds de tiroir avant la raclée?
Manquent ni de culot, ni de sens de l’indignité politique, quand même!

et alii dit: à

Dans un recueil d’articles regroupés sous le titre La Voix nue. Phénoménologie de la promesse (Éd. de Minuit, 1990), le philosophe Jean-Louis Chrétien s’intéresse à l’ambiguïté de la voix nue : elle semble être une promesse de transparence, mais ne donne en réalité qu’un accès imparfait à l’être de celui qui l’émet. « Seule éclaire la voix nue. De la crypte de la gorge à l’intimité de l’oreille, souffle traversant l’air, c’est toujours un secret qu’elle porte et qui la porte », décrit Chrétien. « La voix seule dit le propre, mais il n’est de voix qu’altérée par ce qui lui donne la parole, irrémédiablement. La nudité de la voix nous exposant corps et âme à l’être, sans retour, frappe depuis toujours et pour toujours d’impossibilité la transparence, l’adéquation, la plénitude, la perfection, la parousie. »

Celle de PJ Harvey, justement non altérée par un travail de production dans les « démos » récemment publiées, sonne ce qui ressemble à un avènement : celui d’une femme qui prend son envol (To Bring You My Love est son premier album solo), affirme toute la puissance de son désir, jouant avec une forme

LETTRE DE PHILOMAG

et alii dit: à

mais pourquoi toujours des pianistes et jamais des jardiniers ou des cordonniers?
BONNE SOIREE

christiane dit: à

Jibé dit: « on le sait bien que la vérité n’étant pas absolue (pas plus que le zéro), le mensonge ne l’est pas non plus, qu’un écrivain ment tout le temps en disant la vérité, que chacun de nous fait pareil en croyant faire autrement.
La question n’est pas celle du mensonge mais celle du talent ».
Belle partie d Squash entre vous et hamlet : frapper la balle, de telle sorte que son adversaire ne puisse pas la reprendre, en défendant la même surface de jeu : la vérité et le mensonge. Et cela entre quatre murs du blog…
Vous me rappelez l’histoire des deux portes et des deux gardiens, l’une mène au Paradis, et l’autre en Enfer. L’un des gardiens est un menteur (il dit toujours le contraire de la vérité), et l’autre, au contraire, ne dit que la vérité. Le voyageur, un mort, ne sait pas quel gardien est devant quelle porte.
Il veut bien sûr savoir où est le Paradis. Pour cela, il peut poser une seule question à un seul gardien. (Cette énigme se retrouve dans le film « Labyrinthe » (1986) de Jim Henson, avec David Bowie et chez les logiciens)

Réponse : Il suffit de demander à n’importe quel gardien: “Si je demandais à l’autre gardien quelle est la porte du paradis, que me répondrait-il ?”
Les deux gardiens montreront alors la porte de l’enfer, l’homme n’aura qu’à prendre l’autre porte.
Quand hamlet prend la parole, je pense toujours à cette énigme de logique…

La re-lecture de « Yoga »… Soit lire les chapitres dans l’ordre habituel ou alors choisir un schéma aléatoire répondant à la construction du livre (puzzle et digressions, un dispositif littéraire assez sophistiqué) suivant les préférences du lecteur. Le scénario s’estompe alors au profit du centrage sur le narrateur qui se cherche à travers des êtres qui lui sont contraires alors qu’il fantasmait un double. Tout bouge dans ce reflet de l’auteur. La fiction s’y change en reportage, le roman en essai, la sagesse zen en absurdité.
Il voyage pour découvrir le monde et c’est à lui qu’il se heurte. Ce livre est un labyrinthe…

renato dit: à

Avec l’honnête intellectuelle qui vous caractérise, hamlet, vous ajoustez les faits sans aucune rigueur. Je n’ai pas réagi à votre post Furtwangler, en d’autre mots me refuse de dire que Furtwangler était un bien meilleur chef que Karajan car je n’ai pas appris à ecouter comme s’il s’agissait d’un match de foot, ce qui semble être votre cas.

Pour remettre un brin d’ordre dans les faits, voilà le post : « Cela dit, on a déjà établi que Rostropovitch, admirateur d’Anne-Sophie Mutter, n’a pas votre niveau de kulture musicale, que probablement il en a aucune — de kulture musicale — ; on peut inclure dans ce lot d’incultes musicaux Oïstrakh et Richter qu’avec Rostropovitch ont accepté d’être dirigés pas ce chef à deux balle dans une interprétation que je suppose vous trouvez nulle à chier :

https://youtu.be/cmpjXrS6ekk

En d’autres mots : tous des cons sauf vous. »

Compris l’ironie ou il vous faut un dessin ?

Janssen J-J dit: à

et l’autre crétin avec sa 5G (singée ?), on voit pas mal dans quel genre de camp il se situe… Comme si on avait encore besoin de smartphones pour ressentir et apprécier la vie.

gisèle dit: à

@ Solène, DHH, Christiane, un post pour vous, sur le fil précédent, à propos de Flaubert et Edith Wharton, ce 16/9 à 18h 20 environ.

Janssen J-J dit: à

vaste programme, Dominique Bourg !

(cf. AOC, Le « monde d’après » tant espéré risque fort d’être semblable, sinon identique, au monde d’avant. Alors que nous menacent diverses catastrophes écologiques et autres effondrements, jamais nous ne nous sommes si peu montré prêt à les anticiper, ni même à leur faire face. En cause : le « progrès » tous azimuts d’un certain crétinisme, tant au plan individuel que collectif. Doit-on définitivement désespérer ou peut-on rêver à une possible décrétinisation ?)

Janssen J-J dit: à

@ /// une pianiste qui était paralysée de peur des souris ///

Elle s’appelait Joséphine, et AB l’a chantée, je vous en rappelle l’anecdote kafkaïenne, D.
—- (vous pouvez au besoin la pimenter de musique avec youtube, je pense). Le niveau monte.——

A l’arrière des berlines
On devine
Des monarques et leurs figurines
Juste une paire de demi-dieux
Livrés à eux
Ils font des p’tits
Il font des envieux
A l’arrière des dauphines
Je suis le roi des scélérats
A qui sourit la vie
Marcher sur l’eau
Éviter les péages
Jamais souffrir
Juste faire hennir
Les chevaux do plaisir
Osez osez Joséphine
Osez osez Joséphine
Plus rien n’s’oppose à la nuit
Rien ne justifie
Usez vos souliers
Usez l’usurier
Soyez ma muse
Et que ne durent que les moments doux
Durent que les moments doux
Et que ne doux
Osez osez Joséphine
Osez osez Joséphine
Plus rien n’s’oppose à la nuit
Rien ne justifie
Osez osez
Osez osez
Osez osez Joséphine
Osez osez Joséphine
Plus rien n’s’oppose à la nuit
Rien ne justifie

Janssen J-J dit: à

@ r, il vaut mieux choisir se lectures soigneusement.
Et c pas papassoul qui va nous aider avec le Carrère, hein…
J’ai à nouveau été censuré à cause que j’avais dit à rôz toute mon estime pour sa remarque de la plus haute éthique bloguesque : « en fait, le penser est admissible, le dire inconvenant, et l’écrire, pornographique »
PA a dû s’en sentir bien humilié et plein de remords, mais il est un fait que cette obscénité de Carrère sur l’assassinat de Bernard M., (réaction d’empathie « littéraire » justifiée même par CT), restera comme l’une des plus grosses bévues de l’histoire de la RDL.
Allons bin voir s’il s’est calmé… Ça passe ou ça casse ?

et alii dit: à

il y avait autrefois un blog de pianiste sur la RDL/VOUS L’avez donc fait partir avec vos folies

hamlet dit: à

inutile de m’insulter je m’en vais…

D. dit: à

Je n’aime pas Mutter. Là-dessus nous sommes, d’accord.

hamlet dit: à

renato, désolé je discute avec D.

la dernière fois que j’ai parlé avec vous, vous avez donné une version jouée par Karajan, j’en ai donné une autre par Furtwangler en disant qu’elle était mille meilleure, et au lieu de me donner votre avis vous m’avez dit que je prenais les autres pour des cons.

dire que Furtwangler était un bien meilleur chef que Karajan (comme une bonne cinquantaine d’autres) c’est prendre les autres pour des cons.

tout ça sur un blog de critique : bonjour l’esprit critique !

du coup désolé mais je préfère discuter avec D.

et alii dit: à

souvent il a même peur des araignées.
des dsouris,hamlet, j’ai connu une pianiste qui était paralysée de peur des souris

D. dit: à

 et tu dis ça parce que tu n’as jamais rencontré des virtuoses, des musiciens et des artistes,

Aucun. Jamais. Sauf une fois, je lui ai dit « môssieur vous faites de la merde, parfaitement : de la merdeuh. » Puis nous nous sommes battus. Inoubliable. Je lui ai mis une raclée !

hamlet dit: à

D. l’artiste on le reconnait parce qu’il a un grain.

j’en ai connu un, il avait remporté un grand concours international, les types lui ont préparé une série de concerts dans le monde, interviews, radio télé etc… au bout de 3 jours il a tout laissé tomber, il les a laissés en plan et il est rentré chez lui donner des cours à des gamins de 8 – 10 ans. Ils étaient super heureux de le revoir, et lui était heureux de les retrouver.

un virtuose est un bon interprète, un musicien exprime t défend son point de vue (ce qui n’a jamais été le cas de Mutter), et l’artiste fait les deux et en plus il a un grain, souvent il a même peur des araignées.

renato dit: à

Voilà que hamlet revient en jacassant !

Cela dit, il serait interessant qu’il nous expose les critères qui lui permettent de lacher un jugement sur le jeu de Mutter. Une analyse serait bievenue — jugement de Celibidache bien à part, naturellement, puisqu’on en connaît la nature.

hamlet dit: à

D. il a un cours de flamenco ? tu sais il fait quoi ? il danse ? il chante ?

je le vois bien danser avec des castagnettes.

hamlet dit: à

D. non pas besoin d’ouvrages de référence ! c’est une évidence, tous les musiciens le savent, après peut-être que chez Nietzsche on retrouve ce genre de truc, dit autrement, de façon moins claire, mais ça revient à peu près au même : le virtuose, le musicien, l’artiste.

ça parait tellement évident. et tu dis ça parce que tu n’as jamais rencontré des virtuoses, des musiciens et des artistes, c’est pour ça que tu fais pas la différence.

prend le cas de Mutter : c’est une virtuose, mais elle n’est pas musicienne, et encore moins une artiste.

D. dit: à

Je crois que le mercredi à 17h il a un cours de Flamenco. J’ai bien dit je crois. Ma mémoire n’est pas infaillible.

hamlet dit: à

sûr qu’ici personne ne s’égare. vous restez tous bien sur les rails.

et voilà ! et après c’est pour ça que pablito il passe son temps à compiler mes perles.

tu crois que je ne suis pas gêné de donner ce boulot à pablito ? tout lire, se taper les copiés collés etc. c’est du boulot !

il est où au fait mon pablito adoré ?

D. dit: à

Excusez hamlet, Jibé. Il dévie d’entrée de jeu.

D. dit: à

De toutes façons je n’aime pas du tout le prénom Kathleen alors elle peut aller se rhabiller.

D. dit: à

hamlet dit: à

D. non, pas du tout, quand tu seras plus grand et que j’aurai un peu de temps je t’expliquerai la différence entre un bon instrumentiste (un virtuose), un bon musicien (un maestro) et un artiste.

Mais non mais d’où sors-tu ces pseudo-canons ?
D’un ouvrage de référence où de ta tête ?

hamlet dit: à

D. bien sûr que je m’égare !!! il faut s’égarer ! c’est le seul moyen de comprendre les choses.

sérieux c’est hyper chiant tous ces gens qui ne s’égarent jamais !

hamlet dit: à

il me semble avoir lu sur ce blog, une personne dire à propos de K. Ferrier qu’elle était un ange parmi les hommes, avec une voix d’ange ?

je suis tout à fait d’accord avec ça !

d’autant plus d’accord qu’il me semble bien que c’est moi qui l’ai écrit.

D. dit: à

Non là franchement tu t’égares, hamlet. Tu ponds un « système » pour essayer de mettre en logique des impressions.
Selon ta classification où est Lang Lang avec ses variations Goldberg ?

Chantal dit: à

bah ce n’est pas Beigbeder qui a pompé son monde avec son Spa auditif sur France Inter avant de se faire virer qui est en mesure de lui chauffer les tempes.

En écoutant Fienkielkraut qui ne cachait pas une certaine curiosité sur le pourquoi de la déprime de Carrère, l’autre a bien dû avouer sans le dire que ses problèmes de couple et son âme slave avaient du mal à cohabiter. Ce que je ne pense pas qu’il se serait permis avec quelqu’un dont il ignorerait tout de la vie privée. M’intéresse plus ce qu’il a fait sur le terrain humanitaire en Grèce. Si ce livre tient la route et qu’il ne sert pas d’ouverture de la chasse aux ragots, on verra.

Et le Camille Pascale se déroulant dans les salons privés des rois de France, pas très compliqué de flairer à qui çà a bien dû plaire comme lecture Héritage et Patrimoine, un livre pour Stéphane Bern.

hamlet dit: à

D. non, pas du tout, quand tu seras plus grand et que j’aurai un peu de temps je t’expliquerai la différence entre un bon instrumentiste (un virtuose), un bon musicien (un maestro) et un artiste.

Brinqueballe dit: à

Poème
la RDL QUAND JE L4AI 2VOQU2E.

Brinqueballe dit: à

un élève de SANDRA LAUGIER)la traductrice de Cavell,m’a raconté que sa soeur avait//
je ne suis la soeur de personne; jeai effectivement connu un élève de sandra LAUGIER, qui a semblé inconnue sur la RDL QUAND JE L4AI 2VOQU2E.

Etalii, ne mélangez pas Sandra Laugier à vos sororales turpitudes langagière!;)

renato dit: à

Lire Yoga ? Non, merci. Ai dit plus haut pourquoi je ne le lirai pas.

Par ailleurs, le temps étant ce qu’il est, il vaut mieux choisir se lectures soigneusement.

Pour ce qui est des prix, à commencer par le plus chic-élégant-côtelettes — Nobel —, ils sont moralement douteux et parfaitement inutiles. Après, si un auteur vend bien ses livres, tant mieux pour lui, pour son éditeur, pour son agent et pour les libraires.

Bien, ça c’est fait : apéritif, maintenant.

D. dit: à

C’est quoi ces niveaux, hamlet ?!
Pour moi même un virtuose n’est pas un artiste. C’est un maître.
Un compositeur, oui c’est un artiste.

hamlet dit: à

cela dit la plupart des auditeurs se satisfont de bons instrumentistes, en plus ils sont faciles à gérer pour faire des disques, et ces disques se vendent bien, vu qu’ils n’apportent rien, et même les orchestres préfèrent les bons instrumentistes aux artistes.

c’est pour cette raison que la plupart des artistes restent d’illustres inconnus : c’est la partie immergée de l’iceberg.

c’est vachement important de garder ça à l’esprit : tout ce qu’on connait n’est que la partie visible de l’iceberg.

hamlet dit: à

question : qu’attend-on de plus chez une violoniste de 50 ans que chez une de 13 ans ?

la réponse est simple, en musique on a 3 niveaux :

1- le bon instrumentiste.

2 – le bon musicien

3 – l’artiste.

à 13 ans elle était déjà une instrumentiste exceptionnelle, et elle n’est jamais passée aux niveaux suivants.

Jibé dit: à

Ah, merci de le dire, D! mais ça venait si immédiatement après mon post…
Pourtant je suis rarement parano, mais bon, un fléchissement…
bien à vous, D

Chaloux dit: à

Mon pronostic pour le Goncourt? Camille Pascal.

(Pas de grande claque aux petites mauvaises odeurs…)

Hurkhurkhurk!

Jibé dit: à

hamlet
c’est un peu limite comme analyse littéraire, sur le mode de « son seul défaut, c’est sa femme ».
Je dois reconnaître que les amateurs de Despentes me hérissent, souvent, et je compatis à votre tendance, mais il faudrait lutter, hamlet, s’ouvrir!

Marie Sasseur dit: à

« J’ai écouté et lu des extraits du livre sur les ondes, je ne suis pas sûre d’être attirée par cette lecture qui semble plaire à certains happy few.  »

Entre ce qui est et ce qui semble, c’est tout un monde.

hamlet dit: à

@closer, réponse pour AS Mutter : 13 ans !!! quand elle a joué avec Karajan la première fois elle avait 13 ans.

c’était une enfant prodige.

son problème c’est qu’il y a des choses qui passent bien quand on a 13 ans et qui ne passent plus quant on en a 30, 40 ou 50.

AS Mutter aurait pu être la plus grande violoniste de sa génération s’il était restée à cet âge de 13 ans toute sa vie.

D. dit: à

Mais je ne pensais pas du tout à vous, Jibé.
Très sincèrement.

D. dit: à

Ah non mais je ne le prends pas comme ça.
Tout va bien.

Jibé dit: à

« Il existe pourtant des zéros absolus »
voili voilà un beau geste d’humeur-humour, D!
Merci!

Jibé dit: à

D
Ne le prenez pas comme ça… je ne risque pas de vous dire, puisque je viens de vous dire que je le disais ailleurs sur des fils dédiés.
Quant à la littérature, il me semble que j’en cause, mal peut-être et même sûrement, mais je ne cause que de ça, un peu de musique, enfin d’art en général, de création.
Ce que j’en dis… ou rien, c’est tout comme, ne vous frappez pas.

hamlet dit: à

j’aurais pu aimer un auteur comme Emmanuel Carrère, le problème c’est les lecteurs qui l’aiment bien, là je me dis non, c’est possible, je ne veux pas leur ressembler, vu que dans la plupart des cas ce sont des imbéciles, du coup je me sens obliger de ne pas aimer cet écrivain, c’est hyper dommage, comme quoi ç tient parfois à peu de chose.

Pour Quiganrd c’est pareil, son plus gros point faible c’est tous ces lecteurs qui l’aiment bien, qui aurait envie de ressembler à un fan de Quignard ?

D. dit: à

Il existe pourtant des zéros absolus.

Chantal dit: à

les centres de yoga s’ouvrent un peu partout, on fait même des sessions open air. pour ma part je pratique la respiration et certaines positions qui permettent de faire travailler de manière concentrée et précise certains muscles qui ont été froissés par de longues stations assises. tout dépend du rapport que l’on a instauré avec son corps, pour ma part ayant pratiqué très jeune la danse, j’ai besoin de bouger mais aussi de répéter par des échauffements et des étirements qui apportent une certaine maîtrise des mouvements avant de pouvoir créer dans la joie et la découverte. je me suis acheté un petit livre l’an dernier H M De Campigny théorie et pratique des Yogas publié chez Astra en Wesak 2483 de l’ère Bouddhique. J’ai bien capté le ton un peu moqueur et persifleur de Beigbeder et dans un autre registre celui de Passou vis à vis du livre. L’exercice littéraire auquel s’est adonné E Carrère pourrait s’apparenter à la découverte derrière les mythes et les symboles de sa propre réalité. Nous prenant à témoin de son hydre personnel à multiples bras, Ego cruel auquel il s’arrache pour se plonger dans un feu purificateur qu’il noie délibérément en sabordant ses maîtres yogis. S’emêchant ainsi de renaître joyeusement.J’ai écouté et lu des extraits du livre sur les ondes, je ne suis pas sûre d’être attirée par cette lecture qui semble plaire à certains happy few. Et tout autant par curiosité j’ai été lire les critiques sur Saturne de Sarah Chiche, une jeune auteure qui m’avait tiltée pour un autre ouvrage sur la psychanalyse érotique.
NB j’ai pu aller voir fin de l’année dernière une expo de photographies de Roger Ballen qui représente d’une manière parfois très crue une douleur, une perte, un isolement. Comme ces chambres de garnis aux fils électriques dénudés dans lequels dorment sur des gravats ou des vieux fauteuils pelés, des êtres rejetés. Ces photos d’Amérique ne sont pas récentes, mais forment un écho à l’appauvrissement de nos rues.

Jibé dit: à

hamlet
on le sait bien que la vérité n’étant pas absolue (pas plus que le zéro), le mensonge ne l’est pas non plus, qu’un écrivain ment tout le temps en disant la vérité, que chacun de nous fait pareil en croyant faire autrement.
La question n’est pas celle du mensonge mais celle du talent.

D. dit: à

Je me tais Monsieur Jibé. Allez-y. Dites-nous
.

D. dit: à

Bénéfice de la 5G ? Pour le particulier plus de débit et de fiabilité. Pas vraiment un besoin.
Dans le monde professionnel les bénéfices seraient immenses. Il y a mille systèmes qui requièrent des liaisons data sans fil à haut débit et fiables. En sécurité, gestion de bâtiment, industrielle, flotte de véhicules, c’est immense et on en a pas inventé le quart à mon avis. Il faut bien reconnaitre que Macron a raison.
Ensuite pour les opérateurs Internet il serait tentant d’arrêter de déployer la fibre chez le particulier et d’utiliser les smartphones comme seuls points d’accès Internet.
Pour finir l’application futuriste et réaliste : le pilotage intégral de véhicules sur autoroute d’abord. Et plus petite route ensuite. Et d’aéronefs ensuite.
Il est très clair que si on rate le coche on va être comme des sacrés cons. Où le rester, c’est selon.

Jibé dit: à

4G… 5G…est-ce bien le lieu d’un tel débat? Même un Amish comme moi, un retourné à la bougie, as they said (et je les laisse dire) s’exprime ailleurs sur ce thème.
Par ex, ici, j’aimerais savoir si ceux et celles d’entre vous qui ont LU vraiment LU Yogi pense que ce livre a sa place au Goncourt (qui en a vu d’autres, c’est sûr).
Merci à DHH d’avoir signalé le post de Solène;

hamlet dit: à

important de préciser un point imprtant dans l’article de passou concernant les 2 propositions suivantes quand il dit :

1- « Il faut le croire quand il dit qu’à l’occasion il ment »

2- « La question de la sincérité de l’auteur ne se pose pas dès lors qu’une chose apparait évidente : tout est vrai, mais rien n’est exact. »

certaines personnes à l’esprit étriqué pourraient penser qu’il y aurait une contradiction entre le fait de dire d’une part qu’il ment, et de l’autre que tout est vrai…

ces mêmes individus au quotient intellectuel proche du zéro absolu en déduire que si tout est vrai alors il ne ment pas, et que s’il ment alors tout n’est pas vrai…

je signale à l’attention de ces personnes de peu de culture que raisonner ainsi est la preuve qu’il ne connaissent rien en matière de critique littéraire, et encore moins en matière de littérature.

l’écrivain, en tout cas les plus grands d’entre eux, comme Emmanuel Carrère, sont des gens tout à fait capables de mentir en disant la vérité ! et à l’inverse de dire la vérité tout en mentant !

il peut aussi arriver, parfois, qu’il disent la vérité sans mentir, ou qu’il mente sans dire la vérité, mais dans ce cas on a à faire à des plus petits écrivains.

et alii dit: à

je crois que j’ai croisé cet informaticien pu après que j’ai lu « la possibilité d’une île »publié en 2005

Sant'Angelo Giovanni dit: à

…mercredi 16 septembre 2020 à 17 h 02 min.

…un nouveau  » dicton « ,…

…une fois,!…la marionnette construite,…
…( tout médias, télé,…),on lui fait dire, tout ce qu’on veut,…

…d’ajouter, suivant le propriétaire de y celle,!…entre histoires d’oracles & boudas, et bibles,…les collaborations, des Christ à Confucius,!…tout est bon, dans les retombées du cochon,!…
…les fidèles mendiants perdus, sans soucis,!…à tout croire,!…
… » à la pêche aux moules, je n’irais pas,… »,…
…Go,!…

et alii dit: à

un élève de SANDRA LAUGIER)la traductrice de Cavell,m’a raconté que sa soeur avait//
je ne suis la soeur de personne; jeai effectivement connu un élève de sandra LAUGIER, qui a semblé inconnue sur la RDL QUAND JE L4AI 2VOQU2E.
quant à son élève branché internet, il s’est vite raccroché à la politique politicienne , toujours par la pratique d’internet;c’était à lépoque où Michel H a sorti un de ses succès puisque nous en avons discuté;le père de cet homme avait un jumeau
avec des histoires de famille (inceste je crois)fort confuses j’ai essayé de retrouver son site;je ne l’ai pas trouvé; i était question de mandalas etc
je suis en mode pause
bonne journée

Chaloux dit: à

Il y a dix ans, quand je passais sur la RDL, lisant les commentaires de nos grands disparus (de Zhou etc.) j’étais souvent épaté. Aujourd’hui, je serais plutôt ehpadé, tant on oscille entre la salle commune de l’hospice pour les deux sexes et autres, et le médicament de confort.

Janssen J-J dit: à

@ txfl //un élève de SANDRA LAUGIER)la traductrice de Cavell,m’a raconté que sa soeur avait//

Confirmez-vous cette nouvelle fanfaronnade mondaine, ma soeur ?

Janssen J-J dit: à

@ En réalité la 5G serait plus écologique que la 4G parce qu’elle permet de mettre en mode veille les antennes non utilisées

Peut-être, mais il subsiste un sérieux vice de raisonnement en cette phrase. Car le premier verbe au conditionnel est basé sur des on-dit non sourc, tandis que le deuxième présent de l’indicatif est issu d’une certitude d’auto-intoxication rationalisée)… Que croire face à pareil énergumène argumenteur ? Macron ou les amish d’église ?

D. dit: à

Le Beamforming aussi appelé filtrage spatial, formation de faisceaux ou formation de voies est une technique de traitement du signal utilisée dans les réseaux d’antennes et de capteurs pour l’émission ou la réception directionnelle de signaux. Ceci est réalisé en combinant les éléments d’un réseau d’antennes à commande de phase de telle façon que dans des directions particulières, les signaux interfèrent de façon constructive tandis que dans d’autres directions les interférences soient destructives. Le beamforming peut être utilisé du côté émetteur ou du côté récepteur pour obtenir une sélectivité spatiale. L’amélioration, comparée à l’émission/réception d’une antenne isotrope (omnidirectionnelle), s’appelle le gain (ou perte) d’émission/réception.

Le beamforming peut s’utiliser avec les ondes radio ou sonores. Il a de nombreuses applications dans les techniques de radar, sonar, sismologie, transmission sans fil, radioastronomie, acoustique, et la biomédecine. Le beamforming adaptatif est utilisé pour détecter et évaluer le signal utile à la sortie d’un réseau de capteurs, au moyen du filtrage spatial optimal (c’est-à-dire de moindres carrés) et de la réjection d’interférence. Pour les techniques d’imagerie acoustique, le beamforming constitue une méthode de traitement du signal élémentaire et très répandue.

D. dit: à

Je mettrais bien quelques commentateurs en veille stratégique, moi. Des fois.

D. dit: à

Mode veille – Consommation énergétique –
Station de base active 100%
Station prête 50%
Station en sommeil 15%
Station « éteinte » 0%

Deux approches reviennent pour définir à quel moment la station de base doit être active ou inactive : une approche aléatoire et une approche stratégique. L’approche aléatoire consiste à donner, indépendamment de chaque station de base, une probabilité de chaque niveau de veille possible. L’approche stratégique consiste à prendre en compte la charge du trafic. L’objectif de la veille stratégique est de maximiser l’utilisation des stations de base pour servir les utilisateurs actifs. Des améliorations sont constatées, d’environ 30% d’efficacité énergétique avec une politique de veille aléatoire, cette étude indique que l’efficacité énergétique instantanée peut encore être améliorée de 15% avec une politique de veille stratégique. Eh ben ouais.

D. dit: à

Je vais faire un autre correctif. Mais franchement vous auriez pu le faire vous-même avant moi, ça montre que vous vous en doutez un peu de tout ça, vous causez vois causez mais vous vous en foutez.
En réalité la 5G serait plus écologique que la 4G parce qu’elle permet de mettre en mode veille les antennes non utilisées. Et toc. Prends-toi ça dans la tronche.

D. dit: à

Je t’en foutrais du makakarika, moi…

D. dit: à

Ah oui, et le mien, alors ?

christiane dit: à

Merci, DHH,
je n’étais pas retournée sur le fil du précédent billet de Passou. Oui, le long commentaire de Solène est passionnant.

D. dit: à

Je vais faire un léger correctif : les fréquences 5G sont plus élevées que celles Wi-Fi de 2,4 GHz. L’expression « de l’ordre de » n’est pas adaptée. J’ai même lu qu’ube expérimentation avait été faite jusqu’à 17 Ghz à Belfort. Je pense que c’est néanmoins atypique car de telles fréquences sont très absorbées par l’air et surtout l’humidité de l’air. Une liaison à 17 Ghz ne peut qu’être très courte (50 mètres), de puissance notable et dans la mesure du possible directive. Mais alors quel débit…mazette !

renato dit: à

Éventuellement, la gym bien à part,

Nāgārjuna, Mūlamadhyamakakārikā — Versets sur la voie du milieu —. Ne connais pas la tr. fr.

Dōgen, Shōbōgenzō, surtout le chapitre 21 : Être temps.
Bonne ed. fr. chez encre marine.

D dit: à

Cette notion de plat d’hiver/ plat d’été est absurde. Elle ne peut de concevoir que vis-à-vis de la disponibilité d’un produit en fonction de la saison. Et là bien souvent on constate qu’en dehors de l’endive et du chou, on trouve tout le reste en été. Les pommes de terre, les carottes, les zonions sont de meilleure qualité en été qu’en hiver et tout autant disponible.
Quant à la ration calorique journalière elle ne diminue que faiblement par temps chaud. Il suffit donc de manger un peu moins.
En d’autres termes vive la cassoulet d’ete !

et alii dit: à

je remarque qu’il ya des centres qui donnent leur programme sur la toile:
Stage yoga & ayurvéda dans le Morbihan
c’est effectivement ce que l’on nomme du « développement personnel » ici ou là

D. dit: à

Déjà essayons de comprendre un tout petit peu la différence de fonctionnement entre 4G et 5G.
Dans les deux cas nous avons une transmission hertzienne numérique cellulaire. La cellule constituant la bulle où la communication fonctionne autour de l’antenne, laquelle n’est pas qu’une antenne puisqu’elle contient un puissant ordinateur d’où sort une fibre internet. Toutes les antennes du monde communiquent entre elles par cette fibre. En gros. En très gros. Avec toute une hiérarchie d’ordinateurs entre elles.

Bref. En 4G une antenne peut gérer des communications avec des appareils dans une bulle de 2 à 3 km de rayon. Tout dépend du terrain, des obstacles, de la metéo. On a choisi des fréquences radio adaptées à cette portée. Et des puissances d’émission qui sont également fonction de cette portée.

En 5G le principe est d’augmenter le nombre de cellules, donc d’antennes, de l’ordre de x 10. Et comme la portée est devenue plus faible (par exemple 2km –> 200 m) on peut se permettre d’augmenter la fréquence radio utilisée, ce qui permet d’augmenter la bande passante donc le débit de donnée. Ce n’est pas écologique parce que la diminution de la puissance d’émission n’est pas compensée par le décuplement des cellules.
S’agissant dès fréquences utilisées on est de l’ordre de celles utilisées en wifi. La wifi jusqu’à présent ne pose pas grand problème sauf à dormir la tête sur sa box ou à moins de 50 cm. Là je parle uniquement en terme d’énergie pure reçue par un volume de tissu biologique. Je ne sais pas du tout ce que les fréquences et leurs harmoniques auraient comme effet sur le fonctionnement de la cellule vivante. Bref avec la 5G nous baignerons dans un brouillard électromagnétique omniprésent sauf en zones montagneuses désertes.
Comme il y aura 10 fois plus d’antennes il y aura aussi 10 fois plus de chances de se trouver très proche dans le lobe d’émission d’une telle antenne.
Bien entendu toutes ces cellules seront reliées par de la fibre et fédérées par toute une hiérarchie informatique qui gèrera en temps réel et parfaitement transparente la connexion d’un utilisateur à telle ou telle cellule en fonction de divers paramètres (puissance nécessaire, débit, saturation, éventuellement niveau de performance souscrit etc…) et d’algorithmes complexes.

La prochaine étape xG est facile à deviner : ce seront les appareils des utilisateurs qui deviendront antennes xG, en plus du maillage fixe déjà implanté. Avec probablement des contrats à plusieurs niveaux : ceux qui accepteront de laisser leur appareil allumé tout le temps payeront moins cher.

et alii dit: à

un élève de SANDRA LAUGIER)la traductrice de Cavell,m’a raconté que sa soeur avait, pour le compte d’un américain ouvert en France-je ne sais plus où- un centre de techniques de « méditation yoga » dont j’ai discuté avec le frère (très branché internet;il « enseignait un peu -et mal ça ne me convenait pas du tout) ce frère s’est laissé séduire par ces pratiques, surtout l’aspect érotique ,et tout ça me parut très « esprit de secte » très intéressé par le lucre; j’ai donc cessé de discuter avec le frère qui vivait avec une femme asiatique embarquée aussi dans l’aventure de l’américain;il faudrait savoir combien de temps ça tient, ces centres; je suis définitivement hostile
à ces désirs de fusion et confusion)

DHH dit: à

@Solene
merci de ce que vous venez d’apporter aux lecteurs de Wharton sous le fil précèdent

christiane dit: à

Petit Rappel dit: « …Merci à Brinqueballe d’apporter un peu d’humour dans tout cela. L’humour a ceci de bon qu’il dégonfle les égos hypertrophiés… »

Brinqueballe dit: « Tous les liens mis en ligne cet après-midi et non titrés sont des photographies de Roger Ballen ( 1950).
Ici, une vidéo qui l’a fait connaître :
https://www.youtube.com/watch?v=8Uee_mcxvrw

Belle découverte !

renato dit: à

« J’ai besoin de chercher des explications… »

La Chine, le nouvel ennemi de gens qui achètent des chaussettes made en Chine parce que plus bon marché. Les zones blanches ? combien coute l’installer de la fibre dans un trou perdu au fond des campagnes ? Les enjeux ? il suffit de chercher. Plutôt qu’écouter les poncifs des écologistes pour opportunité, essayez l’enquête indépendante — avec vos moyens, j’entends.

christiane dit: à

Je lis avec beaucoup d’attention l’échange entre Et Alii et Jibé. J’émets aussi des réserves sur cet engouement des occidentaux pour le Yoga et autres philosophies orientales (bouddhisme zen…), qui peut devenir inquiétant comme l’expose le dernier lien de Et Alii.
J’ai porté beaucoup d’attention à ce livre, « Yoga » (P.O-L.) d’Emmanuel Carrère, parce que Passou a mis en ligne un billet… réservé à ce livre.
je l’avais lu avec souvent un certain agacement. Les 150 premières pages m’avaient mise très mal à l’aise. Ce stage avait vraiment le profil d’une secte, emmurant ses participants dans une série d’interdits les coupant du monde et leur donnant dans leur dénuement que les « leçons » d’une sorte de gourou.
Dans le livre d’E.Carrère, il y a quelques pages qui montrent bien la dérive de cette philosophie. J’en recopie quelques fragments.
(entre les pages 173et 176.)

« Voilà ce que je compte dire, à travers ma bancale expérience. Or j’ai du mal à le dire, au retour de ma retraite Vipassana. Je ne sais plus comment le dire. Je n’en suis plus convaincu. Je ne peux, maintenant, m’empêcher de penser aux ayurvédiques en peignoirs et charlottes du Sri Lanka et aux violents sarcasmes que leur indifférence et leur stupidité inspiraient à Jérôme, le père de la petite fille noyée : « Ça va les gars ? Vous êtes sereins ? Je suis content pour vous ! »
Il serait injuste de faire les mêmes reproches aux adeptes et organisateurs de Vipassana. Cela n’aurait rien changé, cela n’aurait aidé personne d’interrompre la retraite ni même de faire une annonce. N’empêche : même si je n’ai aucun reproche moral à leur faire, j’ai l’impression qu’entre le sang et les larmes répandues à Paris ces jours-là, la cervelle de Bernard sur le linoléum de la pauvre petite salle de rédaction de Charlie, la vie fracassée d’Hélène F. pour ne parler ici que des gens que je connais, et notre conclave de méditants occupés à fréquenter leurs narines et à mastiquer en silence leur boulghour au gomasio, l’une des expériences est simplement plus vraie que l’autre. […]
Quand je me suis ouvert de ces doutes à Hervé, il m’a raconté l’histoire de l’ascète Sangamaji. […]
L’ascète Sangamaji est en méditation sous un arbre. » (il a abandonné femme et enfant, maintenant dans la misère)
« La femme vient lui demander de l’aide. Elle lui montre leur tout petit garçon tout maigre, tout affamé, elle le supplie. […] L’ascète n’a pas un regard vers lui, pas un geste. Il continue à méditer. Écœurée, la femme reprend l’enfant et repart. » […]
Le Bouddha le félicite le disant libre de tous les liens. Il l’appelle même brahmane !

Oui, beaucoup de réserve par rapport à cette philosophie.
Comme dans le lien de Et Alii, je ne retiens de la pratique douce d’une heure hebdomadaire de tai-chi qu' »un yoga bien-être pour des problèmes de dos », une grande détente qui donne une « respiration » à la semaine, une joyeuse rencontre avec les habitués et le parc comme cadre végétal. Mais rien au-delà.
Pour ma recherche spirituelle, je préfère lire et relire les philosophes occidentaux de ma bibliothèque : Jankélévitch, Bachelard, Rosset, Saint Augustin, Bouveresse, Wittgenstein, Deleuze, Derrida, Foucault, Serres, Barthes… et quelques grands écrivains dont Musil, Gombrowicz, Stendhal, Camus, Pavese, Proust, Pessoa… sans parler de la poésie et de l’art.

JiCé..... dit: à

Pourquoi faire toute une affaire de l’inceste ?
Les pratiquants anti-tabous nous rappellent que :
« On fait avec ce qu’on a sous la main » comme disait Pope BORGIA, un spécialiste ….

B dit: à

Ma potée est plutôt sympa mais c’est un plat d’hiver, les hivers vont disparaître emportant avec eux toute une gastronomie! Seuls ceux qui pourri t se transporter dans les régions assez froides y auront accès, cela deviendra un luxe de pouvoir manger dans de bonnes conditions climatiques une choucroute.

B dit: à

De plus la pays abrite encore des déserts, des zones blanches sans réseau 4G. J’ai besoin de chercher des explications, je ne vois pas les enjeux à part un new deal, la Chine nous refile la 5G en échange d’un débouché agro alimentaire?

renato dit: à

Une potée par contre peut se révéler indigeste.

B dit: à

Les allemands ne sont ils pas méfiants à l’égard de la 5G? Espionnage industriel possible et redouté, c’est ce qui court comme rumeur. Il y a la fibre qui dit on offre l’avantage de la vitesse. Quels sont les bénéfices escomptés pour la 5G.

B dit: à

Je tenterais. Comme l’orthographe échappe , à plus tard. Merci SV pour ces info bretonnes. Jolie côte que celle là.

renato dit: à

Je ne comprends pas pourquoi on devrait passer à la 5 G. Visionnement d’un porno en ascenseur bien à part, est-ce que le paysan lambda doit vraiment partir en vacances ? il ne serait plutôt préférable qu’il reste près de son pré un œil sur ses vaches ne fusse que pour la photo qu’un touriste pourrait prendre afin de témoigner de ces vacances ?

B dit: à

Bobin, correcteur.

B dit: à

Bobines en d’autres termes, la beauté parfois nous incendie, la beauté parfois nous égorge. Je tente d’aller droit au but pour les images. Bof, il est peut-être un peu maso pour conférer à la beauté d3s images si violentes. Que la beauté nous arrache une passion, passe encore néanmoins si j’écrivais je tenterai d’y poser des mots merveilleux, aussi léger que le vol du planeur.

et alii dit: à

pub?
Huile Saint Michel pour lampeRéférence : HLAMMI
Huile magique consacrée à Saint Michel à brûler avec des mèches pour lampe (50 ml )
Avant de brûler cette huile, récitez la prière de bénédiction de l’huile indiquée sur le flacon.
La lampe alimentée par cette huile est le symbole de la Foi qui soutient, sauve, guérit, sanctifie les difficultés et les peines.

et alii dit: à

je vois:vous voulez tout savoir sur les amish?
« wiki rappelle:
les représentants de toutes les communautés anabaptistes d’Alsace, dont de nombreux Suisses récemment immigrés, ratifient sous la présidence de Jean-Paul Oser la Convention de foi commune à tous les anabaptistes. Cette confession de foi, dont le texte remonte à 1632, est toujours en vigueur actuellement dans les communautés amish américaines.
occupez vous des lampes à huile

Petit Rappel dit: à

Bien qu’ayant traversé une période guénonienne, Ananda C a laissé un bel opuscule sur le Gothique (le titre m’échappe, mais c’est chez Arche, Milano.
Marre de voir la Musique prise en otage par deux compères à l’humour léger comme un semi-remorque, et un troisième qui calcule ses provocations pour fait enrager les deux autres. Ce qui marche on ne peut mieux!

Merci à Brinqueballe d’apporter un peu d’humour dans tout cela. L’humour a ceci de bon qu’il dégonfle les égos hypertrophiés.

Assez d’accord avec Bloom et x. Je n’ai jamais pu finir l’Histoire du Monde, mais j’ai aimé, sur l’affaire Edjali, « Arthur et Georges ». Curieux qu’en ces temps de massacre d’équidés, elle ne soit pas revenue à la surface…Question de temps, sans doute.
Bien à vous.
MC

et alii dit: à

toujours le vaurien (c’est « utile »)
Il convient de déguster le malheur d’être né, mais sans en abuser. Il est vrai que l’extrême jeunesse vous pousse à l’excès et qu’on en apprend plus sur l’existence à l’asile de fous ou en prison que sur les bancs de Sciences Po. Tout semble inessentiel et ornemental à côté, y compris ce que vous venez de lire. Conclusion de Camus : « Une seule chose est plus tragique que la souffrance et c’est la vie d’un homme heureux. »

et alii dit: à

le billet du vaurien causeur prévient:
Pour moi qui végète seul au cinquième étage sans ascenseur, il ne me reste plus qu’à cultiver ma mélancolie, sentiment admirable et que je conseille à chacun. Avec précaution cependant : la seule jeune fille qui ait passé quelques nuits avec moi pendant le confinement sans aucune précaution est maintenant à l’hôpital psychiatrique.

D. dit: à

Nouilles grecques gratinées au poulpe et à la feta, ce midi.

Soleil vert dit: à

crêpes and co : merci pour les réponses 🙂

et alii dit: à

Les baguettes sont la représentation même de la culture chinoise. La forme des baguettes représente la philosophie chinoise, le ciel est rond et la terre est carrée. Pendant cette conférence l’écrivain chinois SHEN Fuyu -traduit et publié chez Albin Michel- nous a présenté, d’une façon extrêmement vivante, cette culture autour des baguettes chinoises.
https://www.tempsducorps.org/lecrivain-shen-fuyu-parle-des-baguettes-chinoises-9175.html

et alii dit: à

une pub:
Les Temps du Corps est un centre de formation où sont enseignées plusieurs méthodes traditionnelles de Qi Gong et d’arts martiaux chinois. Nous proposons différentes formations sur les thématiques suivantes : Qi Gong et méditation, Wudang Qi Gong, Hui Chun Gong, Médecine Chinoise vivante, Massage énergétique Tuina et Tai Ji Qi Dao.
https://www.tempsducorps.org/

et alii dit: à

un commentaire sur un blog traitant du yoga
(je n’avais pas imaginé cet engouement pour le yoga dans le monde)
Le 16.9 David Dubois a écrit sur un autre peut il voir ce que je vois : Je ne l’explique pas. Mais une réponse pourrait être que la conscience s’identifie à deux corps différents, un peu comme je peux jouer deux
https://shivaisme-cachemire.blogspot.com/2019/08/religion-et-spiritualite.html

et alii dit: à

David Godman alimente ce mouvement en faisant croire que Ramana n’était qu’un corps transmettant une énergie, une sorte d’antenne, et que la proximité physique avec cette antenne est l’essentiel, alors que Ramana disait le contraire. C’est un peu comme ces gens qui prétendent enseigner la « lignée de la Pratyabhijnâ », alors qu’ils enseignent précisément le contraire de cette philosophie. Cela me frappe d’autant plus que Godman est un érudit de Ramana. Mais un érudit parfois plus religieux que spirituel. Il raconte maintes anecdotes autour de Ramana, à la manière d’un guide de Lourdes ou d’Assises. Il ne parle presque jamais du message de Ramana, et de moins en moins souvent, me semble-t-il. La religiosité, la simple foi en les vertus physiques supposées de Ramana et d’Arounâtchala, l’emportent peu à peu, inexorablement, sur la pratique simple conseillée par Ramana. Sous nos yeux, une spiritualité simple et indépendante est en train de devenir une religion comme une autre, avec ses rites, ses lubies et ses petites habitudes. Godman, « l’homme de Dieu », semble se ficher de Dieu, au fond. Il parle de Ramana comme ces érudits qui vous racontent pendant des heures les détails anecdotiques d’un Jean de la Croix, sans jamais mentionner l’essentiel, à savoir son « si tu veux être tout, renonce à tout » et chemine par le Rien.

C’est fascinant : tout ceci, qui se veut une adoration de Ramana, est en réalité une trahison de Ramana. Voilà la religion : les gardiens du Temple qui deviennent des cerbères. Les anges

. Terrible illusion. Force du collectif, des mécanismes de groupe.

II – La fidélité au message

A l’opposé de cette dérive religieuse, il y a les gens comme Michael James. Il est de la même génération de Godman. Il a vécu en même temps que lui à la bibliothèque de l’ashram. Mais pourtant, ils ont des interprétations bien différentes de l’enseignement de Ramana. James a appris le tamoule littéraire. Depuis sa jeunesse, il s’attache à la parole de Ramana, plutôt qu’à son apparence. Et il invite à écouter Ramana, plutôt qu’à contempler béatement ses photos dans l’espoir d’être sauvé. Et de fait, Ramana l’a répété encore et encore : Moi, Ramana, je ne suis pas cette personne que vous voyez ; aucun salut ne viendra de cette créature périssable ;
Pour les citations de Ramana à l’appui de cette interprétation, vous les trouverez en anglais sur le site de Michael James et en français dans mon recueil de traductions qui paraîtra au printemps 2020 chez Almora.

Bien sûr, Ramana était ancré dans ses particularités culturelles. Et cela compte. Mais l’essence est universel. Moi aussi je suis ancré. J’aime ma nature, mes paysages, les petites chapelles et les lumières de la Méditerranée. Mais l’essentiel est la lumière universelle qui éclaire ces singularités, qui les dépasse sans les nier. Ainsi tout est simple, clair et puissant.

David Godman expose clairement sa vision dans cet article, même affirme ne pas être absolument certain de ses conclusions :
https://davidgodman.org/newsite/wordpress/the-power-to-enlighten/
Malgré cela, il a écrit aussi de nombreux articles passionnants. Les deux plus importants, à mon avis, sont ces deux-là, sur le « je suis je » (aham aham sphurattâ) de Ramana :

https://shivaisme-cachemire.blogspot.com/2019/08/religion-et-spiritualite.html

et alii dit: à

Hypocondrie spirituelle et physique
Un blog américain, The Wacko World of Yogi Bhajan, compile également des témoignages d’anciens adeptes du gourou, qui évoquent une pratique obsessionnelle: «Yogi Bhajan signalait sans cesse nos défauts à corriger et continuait à dire comment nous souffririons si nous ne nous protégions pas avec le yoga kundalini et les mantras magiques. Nous sommes devenus des hypocondriaques spirituels et physiques […] Marcher, parler, dormir, conduire, éduquer ses enfants, se soigner et même avoir des relations sexuelles devait être pratiqué d’une certaine manière, sinon nous en subirions les conséquences.»

Lire aussi: La sérénité par l’apnée

Que reste-t-il de cette grande époque? «Un yoga très codifié qui se donne des airs de communauté spirituelle bien plus que tous les autres yogas avant lui, communauté qui veut être reconnue comme telle», constate Marie Kock. C’est un yoga dans lequel «on peut tomber», mais comme on peut tomber dans beaucoup d’autres, souligne Caroline Nizard, chercheuse à l’Institut d’histoire et anthropologie des religions de l’Université de Lausanne, qui s’est immergée cinq ans auprès de nombreux yogis pour sa thèse: «Il existe plusieurs pratiquants, entre ceux qui cherchent un yoga bien-être pour des problèmes de dos ou de stress et ceux qui vont loin dans le changement de vie, en adoptant une alimentation restrictive, une pratique intensive, et en défendant une spiritualité qui existe déjà dans les textes anciens, en dehors de la kundalini. Et cette dimension-là est en plein boom car les adeptes du yoga ont généralement la quarantaine et sont souvent en crise après une maladie, un deuil, un divorce, un burn-out… Ils cherchent à répondre à des questions existentielles et trouvent dans le yoga une forme d’ascèse qui est la même que celle du sport pratiqué à haut niveau ou de la religion pieuse.»

Dans le yoga kundalini, d’ailleurs, comme dans le yoga shivananda, on peut même acquérir un nouveau nom de baptême. Et tellement tourner le dos à son ancienne vie que l’entourage s’inquiète…
https://www.letemps.ch/societe/kundalini-yoga-fascine-autant-quil-inquiete

Jibé dit: à

« On ne peut pas dire non plus que le karman (l’Acte en tant qu’il entraîne inexorablement un fruit) et la mâya (l’Illusion cosmique dans laquelle nous vivons et qui, selon le système védantique, s’oppose ontologiquement à l’Absolu, le brahman) soient les expressions ou les équivalents indiens de l’histoire ou de la temporalité conçues à la manière occidentale, heideggerienne même (FJ I, p. 310 ; Yoga, p. 10). Pour la simple raison que l’histoire n’étant pas une catégorie de la pensée indienne antique, il est superflu et vain de lui chercher des équivalents métaphoriques auxquels on prêterait de surcroît la même finalité métaphysique »
etalii,
je crois que cette conception de l’histoire en occident, qui n’existe ni comme concept ni comme expérience en Inde antique est LE point de césure le plus visible, qui a d’autres expressions, entre « pensée » mythique en général, ici indienne, et pensée moderne occidentale.
Temps circulaire, cyclique / temps linéaire, progressiste

et alii dit: à

lien cité:
Eliade ayant été d’abord et étant resté toute sa vie un indianiste professionnel, on peut considérer que cette partie là est la plus solide.

On ne peut pas dire que le texte de Yogasûtra III. 18 (samskârasâkshâtkaranâtpûrvajâtijñânam) décrive une technique du « retour en arrière » permettant de se « délivrer du Temps », de rejoindre « le Non-Temps, l’éternel présent qui a précédé l’expérience temporelle fondée sur la première existence humaine déchue » (MRM, p. 52-53). Plus prosaïquement, cet aphorisme indique simplement que la pratique du yoga permet aux plus persévérants de « voir » (sâkshât) l’ensemble de leurs activités et « confections » (samskâra) psychiques passées, conscientes ou non, et, par-là, de prendre connaissance (jñâna) de leurs cadres spatio-temporels correspondants, c’est-à-dire de l’ensemble de leurs vies antérieures (pûrvajâti). Il n’y a donc rien dans ce texte qui rappelle ou qui évoque, fût-ce de façon approximative ou prémonitoire, une théorie platonicienne de l’anamnèse et moins encore un mythe de l’homme déchu.
On ne peut pas dire non plus que le karman (l’Acte en tant qu’il entraîne inexorablement un fruit) et la mâya (l’Illusion cosmique dans laquelle nous vivons et qui, selon le système védantique, s’oppose ontologiquement à l’Absolu, le brahman) soient les expressions ou les équivalents indiens de l’histoire ou de la temporalité conçues à la manière occidentale, heideggerienne même (FJ I, p. 310 ; Yoga, p. 10). Pour la simple raison que l’histoire n’étant pas une catégorie de la pensée indienne antique, il est superflu et vain de lui chercher des équivalents métaphoriques auxquels on prêterait de surcroît la même finalité métaphysique.

Marie Sasseur dit: à

Cet attelage à apprendre a maitriser, que E. Carrère rappelle dans son livre, me fait penser à cette image que donne C. Bobin, que j’ai lue un jour, et qui me plaît, beaucoup.

« Il nous faut mener double vie dans nos vies, double sang dans nos cœurs, la joie avec la peine, le rire avec les ombres, deux chevaux dans le même attelage, chacun tirant de son côté, à folle allure. Ainsi allons-nous, cavaliers sur un chemin de neige, cherchant la bonne foulée, cherchant la pensée juste, et la beauté parfois nous brûle, comme une branche basse giflant notre visage, et la beauté parfois nous mord, comme un loup merveilleux sautant à notre gorge. »

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