de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Heidegger contre les notaires du passé

Heidegger contre les notaires du passé

Voilà un billet qui ne risque pas d’atteindre le fameux « point Godwin » au centième commentaire car il y sera dès le premier, et pour cause ! Le point Godwin ? Juste un constat établi au début des années 1990 sur le réseau Usenet par l’avocat américain Mike Godwin (1956), lequel, restons simple, préfère parler de « loi de Godwin ». Il tient en ceci : plus une discussion en ligne dure, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Hitler se rapproche de 1. Il désigne donc le cap d’un échange d’arguments dans lequel l’une des parties invoque une référence à la seconde guerre mondiale, à l’Allemagne nazie, à la solution finale, ce qui a pour effet de clore le débat. Ainsi le point Godwin marquerait un point de non-retour au-delà duquel la conversation devient pourrie…

Il y a un peu plus de cinq ans, un important Dictionnaire Martin Heidegger paraissait en France qui nous invitait à « penser à neuf »avec le philosophe. Un travail remarquable mais conçu avant la divulgation de ses fameux Cahiers noirs. En France, à l’évocation de son seul nom, chaque camp fourbit ses armes. Les pro et les anti y sont encore plus virulents que les chapelles freudo-lacaniennes. D’un côté, ceux qui estiment que la recherche critique sur l’œuvre de Heidegger jusque dans ses rapports avec le nazisme doit tout s’autoriser (Victor Farias, Emmanuel Faye,  Georges-Arthur Goldschmidt, François Rastier, Stéphane Domeracki…). De l’autre, tout autant d’intellectuels, de philosophes, de germanistes et de traducteurs qui ne supportent pas qu’on établisse un lien entre l’attitude politique et professionnelle du penseur et sa pensée même, celle-ci étant considérée comme le pilier de la philosophie au XXème siècle (François Fédier, Pascal David, Stéphane Zagdanski …). Ces derniers estiment qu’il a commis « une erreur d’appréciation » sur la nature du régime instauré en Allemagne fin janvier 1933, qu’il ne s’est jamais rallié s à son idéologie et l’a même combattue, acceptant d’être recteur de l’université de Fribourg en mai 1933 comme d’être inscrit, sous certaines conditions, au NSDAP à l’égal d’ « une simple formalité administrative » et nullement comme l’acte militant d’une adhésion..

Il n’en est pas moins impossible de faire comme si sa face noire ne le défigurait pas d’une certaine manière. Si le penseur en question était mineur ou de second ordre, on le passerait par profits et pertes, dans une colonne comptable de l’histoire des idées déjà pleine d’imposteurs à plume et d’intellectuels fourvoyés. Mais Martin Heidegger (1889-1976) est le plus grand philosophe du XXème siècle, le maître à penser de générations de philosophes occidentaux. On n’a donc pas fini de se demander : que faire du « nazisme » de Heidegger et, partant, de la pensée de Heidegger ?

La fascination, l’influence, l’empire même exercés par lui sur la pensée française, de même que l’admiration de nombre de nos écrivains pour l’œuvre d’Ernst Jünger, demeurent un mystère inentamé depuis la fin de la guerre, surtout aux yeux des Allemands, lesquels sont loin de partager cette ferveur. Aussi la récente publication par Gallimard des deux premiers volumes des fameux Cahiers noirs (comme la couleur de leur reliure in Réflexions II-VI, 544 pages, 45 euros) rédigés entre 1931 et le milieu des années 70 par le penseur était-elle très attendue ; et ce d’autant plus qu’elle était précédée par sa légende noire et le scandale de sa révélation lors de sa parution en allemand dès 2014.

En principe, ces notes rédigées sur sa table de chevet pendant ses nuits d’insomnies, remises au Deutsches Literaturarchiv de Marbach vers le milieu des années 70, n’auraient pas dû paraître avant la date prévue de la fin de l’édition intégrale de son œuvre (une centaine de volumes) à Francfort par la maison Klostermann ; le philosophe avait expressément stipulé que nul n’avait même le droit de les consulter avant ; mais ses ayants droit en ont décidé autrement en estimant que cela ne porterait pas préjudice à l’œuvre. Un pari risqué. Il s’agit de recueils de plusieurs de ses 34 carnets de travail de l’époque qui court de l’automne 1931 à fin août 1939. Cela couvre donc notamment la période critique pendant laquelle il fut recteur de l’université de Fribourgen- Brisgau (21 avril 1933-28 avril 1934).

Ce que ça n’est pas ? Des aphorismes délivrant des leçons de vie, des notes en vue de l’élaboration d’un système, un testament philosophique. Ce que ça veut être ? Des réflexions, un chemin, des tentatives pour parvenir simplement à nommer, un journal de pensée, une tentative pour arriver à simplement nommer. Leur lecture n’en est pas moins fascinante car elle permet d’entrer dans l’atelier du créateur, dans une pensée en train de s’élaborer, non après coup avec toutes les réécritures que cela suppose mais en son temps (et quel temps !) au saut du lit.Image-1

On s’en doute, Heidegger s’y tient en surplomb des évènements, ce qui ne l’empêche pas, il s’en faut, d’exprimer ses convictions en faveur d’un national-socialisme spirituel en ce qu’il est gouverné par une métapolitique. Ou de reprocher au judaïsme de faire profit de tout, de n’avoir pas d’ancrage, d’être habile « à calculer, à jouer des coudes et à faire des entourloupes » et autres stéréotypes habituels, sujet qui n’occupe d’ailleurs que peu de place. Il est bien plus intéressant dans ce qu’il dit de l’Histoire, qui est, avec philosophie le mot-clé qui compte le plus d’occurrences dans l’index établi par lui-même. Il ne cesse de naviguer entre « vraie histoire » et « histoire vraie », dans les deux cas l’opposé de la « blafarde traque d’événements absorbés en eux-mêmes ». Heidegger reproche à la connaissance historisante, faite selon lui d’anecdotes, de légendaire, de propagande, de stériliser les Allemands, de les rendre superficiels :

 « C’est toute une tâche : que dans la vraie histoire — non pas simplement au passé — de nouveaux soleils soient amenés à briller. »

Méditant sur la fin de l’Histoire, prenant acte qu’elle va à sa ruine, il en dénonce le caractère histrionique dès lors qu’y règnent le spectacle et le vacarme ; il se désole de penser que ce n’est qu’à ce prix, en satisfaisant ce critère-là, qu’elle restera digne de « mémoire » historialement » – historial s’entendant comme une histoire de l’être. Nul doute à ses yeux qu’en s’obsédant de l’évolution, en s’en tenant à analyser la suite des événements en un décompte historique focalisé sur la continuité entre l’antérieur et l’ultérieur, éclairés par l’accumulation de connaissances sur des faits avérés (et par lui méprisés), les historiens s’avèrent incapables de prendre la mesure de « la grandeur historiale » et passent à côté de l’essentiel : la dimension métaphysique de l’Histoire qui est son essence même.

« Les historiens pensent la plupart du temps anhistorialement — à supposer même qu’ils pensent (…) Et pourquoi l’histoire vraie demeure-t‑elle lettre morte pour l’historien ? Parce qu’il n’est pas un créateur, mais seulement un notaire du passé ».

C’est peu dire que sa conception s’oppose au fameux « Comment ça s’est vraiment passé » que l’historien allemand Leopold von Ranke (1795‑1886) définissait justement comme l’objet de l’histoire. Phénomène rare, la traduction même de ces Cahiers noirs sera contestée car elle est l’œuvre de François Fédier, qui déplore que la lecture de Heidegger souffre d’une « attitude soupçonneuse », et de Pascal David, qui renvoie dos à dos le Heidegger antisémite et ses critiques contemporains accusés d’instrumentaliser ses réflexions douteuses. Tous deux également auteurs, l’un d’un avant-propos, l’autre d’un avertissement, exceptionnellement engagés pour des traducteurs. Leurs textes en liminaire visent clairement à dédouaner Heidegger de griefs nés de « falsifications » et de« contrevérités » s’agissant du soutien du philosophe au régime et à l’idéologie nazie. Ces Cahiers noirs sont d’une richesse et d’une densité incontestables. Toute la question est de savoir si leurs aspects les plus critiquables sont une clé pour la lecture de ces carnets de travail et si cela invalide la pensée de Heidegger sur l’histoire de l’être.

(Photos et illustration D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Philosophie.

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commentaires

1 612 Réponses pour Heidegger contre les notaires du passé

Nicolas dit: 11 février 2019 à 23 h 56 min

Y’en a qui croient encore en la phénoménologie ? lol Au mieux c’est de la grosse branlette intellectuelle pour s’occuper la vie, au pire ça remplace la religion. C’est toujours ça de pris.

christiane dit: 11 février 2019 à 23 h 16 min

Ah, ça alors c’est inouï.
Sarah Kofman Rue Ordener rue Labat. Le seul livre que j’ai dans ma bibliothèque que je ne pourrai jamais lire ! Il est très beau. Tout petit et mince. (Sellerio editore Palermo). Une couverture cartonnée vert d’eau sur laquelle est collée un très joli portrait de jeune garçon blond peint par Moïse Kisling, (un ami de Modigliani), en 1937. Toile qui est gardée au Petit Palais à Genève. M.Kisling fuyant les persécutions antisémites nazies, partit se réfugier à Lisbonne, puis à New York durant la Seconde Guerre mondiale.
Arletty a posé pour lui, comme Kiki de Montparnasse.
https://www.sergiobelluz.com/quand-arletty-se-souvient-du-grand-peintre-jean-moise-kisling-1891-1953-1
Mais ce livre est écrit en italien ! Il m’est arrivé un jour par la poste. Cadeau d’un expéditeur inconnu. J’aurais pu acheter sa version française mais je préfère garder son mystère.
A la fin du livre, une note est imprimée : « Questo volume è stato stampato nel mese di dicembre del 2000 su carta Grifo Vergata delle Cartiere Miliani di Fabriano. La sovracoperta è realizzata in carta Roma fabbricata a mano e appositamente allestita dalle Cartiere Miliani di Fabriano per la collana « Il divano ».

Stampa Officine Grafiche Riunite, Palermo

Legatura : LE.I.MA.s.r.l.,Palermo

Je suis très heureuse que vous l’évoquiez.

x dit: 11 février 2019 à 22 h 27 min

Marie Sasseur à 18 h 50 min
à propos de l’évidement du mythe, j’avais précisé « dès Hygin » : Martin le Maudit n’y est pour rien.

et alii dit: 11 février 2019 à 22 h 09 min

J’ai achevé ma réponse aux reproches qui m’étaient fait par DHH -et d’autres-sur les liens à11 février 2019 à 21 h 20 min;c’est la règle du « jeu » que les échanges soient lisibles par tous, et que certains y prennent part s’autoprescrivant qualifiant comme interlocuteurs ,généralement pour parler d’eux-mêmes (bien plus que du billet );j’ai plutôt observé comment ça fonctionnait sans faire d’efforts ou de concessions pour qu’on m’intègre(il y a de très intéressantes expérieces de psychologues sur le « fonctionement en groupe » et je n’envisage pas d »en faire ,mais plutôt de me retirer ,même si je n’aliène pas ma liberté de penser;donc pour ce soir,bonsoir

Bėrėnice dit: 11 février 2019 à 21 h 31 min

Et alii, si c’est à mon humble personne que vous adressez ce madame sachez que je n’ai jamais cédé à un mariage avec ou sans contrat. Et puis c’est un peu comme dans la vie est un long fleuve tranquille, j’ajouterai pour rire la replique de la bonne à sa patronne ,cette bourgeoise en perdition: mais madame, puisque je vous dis que je n’ai pas couché. Ou quelque chose du style. Cela écrit, j’ai cv confié un de mes prénoms à passou parce qu’il incriminait l’anonymat mais je n’en autorise pas l’usage!

Jean Langoncet dit: 11 février 2019 à 21 h 31 min

Cela étant et la droit de vote n’étant par nature pas monnayable, la voix d’un sdf a autant d’influence que celle de BA.
Les droits de chacun constituent un patrimoine, peut-être le plus précieux, trop souvent ignoré ou minimisé

DHH dit: 11 février 2019 à 21 h 28 min

Sur les amours d’Hannah Arendt et MH Catherine Clement a commis il y a quelques années un livre ridicule, digne de la collection Harlequin .il m’avait inspiré une critique indignée

et alii dit: 11 février 2019 à 21 h 20 min

Madame, sous un fil, je mets gééralement des textes en écho au billet qui à mes yeux fait autorité;j’ai cru comprendre que l’autobiographie était une des orientations de ce blog dont je regrette qu’il n’affiche pas explicitement ses « règles » ,ce qu’il préconise (sources, liens, etc)
j’ai prêté attention aux pratiques des commentateurs, ce à quoi, ils écrivaient s’intéresser personnellement(vous avez dit « le langage »)ou faire métier (lavande,c’est le costume de spectacle, clopine,les abeilles,le cinéma, l’écriture, christiane,l’aquarelle)du moins m’a-t-il semblé;
comme je n’attends rien de particulier des commentateurs, et que je ne partage pas leur tempérament inquisitorial quant aux commentateurs,je me restreins à cet écho au billet, et par liens de préférence.

Jean Langoncet dit: 11 février 2019 à 21 h 15 min

Cela dit, la tva est sans aucun doute le plus injuste des impôts ; un ticket d’entrée au cirque est imposé à 20%, qu’il concerne un SDF ou Bernard Arnault

Bėrėnice dit: 11 février 2019 à 21 h 07 min

S’asseoir Anne, vous vous sentez vous aussi investie d’une mission indispensable , fou ce que Heidegger génère comme vocations.

Bėrėnice dit: 11 février 2019 à 21 h 04 min

Est il judicieux de tenter de savoir pour qui pourquoi cette exposition bénéfique et échange, pour qui lustrez vous vos plumes et alignez tous ces joyaux? Pour nous? Je vous reconnais une belle générosité .

et alii dit: 11 février 2019 à 21 h 03 min

KOFMAN
https://www.babelio.com/livres/Kofman-Rue-Ordener-rue-Labat/222532
Ce texte autobiographique évoque son enfance juive sous l’Occupation, la déportation de son père. Elle évoque aussi, avec beaucoup d’émotion, la déchirure que représente la séparation d’avec sa mère. Elle évoque aussi la douleur du détachement progressif; et son abandon de ses racines juives. Son besoin de protection qui se recentre sur sa mère
adoptive, le refuge que représente l’école et les livres. C’est ce conflit entre deux mères, l’une naturelle et l’autre d’adoption, qui marque son enfance et son adolescence. En filigrane, et sans qu’elle l’évoque jamais directement, elle parle de la déconstruction des fondements du soi. Elle se suicide peu après, le 15 octobre 1994, le jour du cent cinquantième anniversaire de naissance de Nietzsche.
La pensée et l’écriture sont ici intimement liées, l’une ne peut se faire sans l’autre.

Marie Sasseur dit: 11 février 2019 à 20 h 57 min

Il y a des sujets qui meritent plus d’engagement. On peut dire un engagement « exceptionnel » Mais ceux qui squattent ce blog pour bavasser, ne s’en rendent pas compte.
So,bonsoir, et demerdez- vous sans moi, sylvie.

(Pour ceux qui ont vu le film « intime conviction », une autre affaire, ce soir
« L’homme qu’on aimait trop »)

Bėrėnice dit: 11 février 2019 à 20 h 51 min

Y verraient. C’est votre mépris et acharnement à vous mesurer en les rayant d’un trait à de grands théoriciens, chercheurs. Intellectuels qui m’ennuie.Ok , Martin c’est de la daube, c’était un gourou, Si cela vous apporte un plaisir supplémentaire et l’impression de les supplanter, parfait.

Bėrėnice dit: 11 février 2019 à 20 h 46 min

Sasseur vous rivalisez de foisonnement avec etalii.rassurez vous, il ne me viendrait pas à l’esprit de mettre en cause vos connaissances et vos competences. Et alii n’est pas loin d’occuper un emploi à temps plein, je conviens d’y voir que ce pseudo s’est fixé une mission d’utilité publique mais je crois que les psy qui sont appelés à la rescousse y verrait au minimum une addiction peut être megalomaniaque , quoi qu’il en soit ce n’est pas normal.

DHH dit: 11 février 2019 à 20 h 43 min

@et alii
Pas étonnant que je ne sache rien de Sarah Kofman; et je n’en ai pas honte
Car la présentation que vous mettez en lien de son œuvre, les commentaires que vous proposez autour de la notion chez elle de métaphore dans votre dernier post, montrent que,comme, pour l’œuvre de Heidegger ,la lire et la comprendre supposent un bagage universitaire que je n’ai pas;de sorte que je n’ai jamais eu ce type de lecture absconse pour moi

hamlet dit: 11 février 2019 à 20 h 36 min

Je me souviens une fois, je roulais sur une sombre autoroute déserte, vitres ouvertes, un vent frais dans mes cheveux, l’odeur fragrance ardente du chanvre indien qui ondoyait dans l’air, au loin, j’aperçois une lueur resplendissante. Ma tête s’alourdissait, et ma vue se troublait, je devais faire une halte pour me reposer. Je l’ai trouvée là, adossée dans l’embrasure de la porte. J’ai entendu pas loin de là la cloche de la Mission et je pensais au fond de moi : « Ici c’est le paradis ou l’enfer ». Elle alluma alors une chandelle et elle me guida, je perçus des voix au fond du couloir, il me semblait qu’elles me disaient : « bienvenue dans ce lieu, quel sublime endroit, il y a tellement de chambres dans cet hôtel vous trouverez bien une chambre qui vous conviendra ! Même une chambre à l’année ! Cette gonzesse aimait le pouvoir et l’argent, elle roulait en Mercedes Benz, beaucoup de jolis garçons lui tournent autour, tous des « amis » à elle disait-elle, regardez comme ils dansent dans la cour, de la sueur dans un doux été. Il est vrai que certains dansent pour se remémorer, d’autres pour oublier…
Alors j’ai appelé le maître d’hôtel : « S’il vous plaît apportez moi du vin », il me répond, « Personne ne nous en a demandé depuis 1969″. Et ces voix qui continuent à appeler de très loin, qui vous réveillent en plein milieu de la nuit juste pour les entendre dire « Bienvenue dans ce sublime lieu ! Mazette quel sublime endroit ! on y mène une telle belle vie dans ce sublime endroit… » Quelle charmante surprise, il faut préparer votre alibi, des miroirs au plafond, du champagne rosée au frais.
Elle dit « Nous ne sommes que les prisonniers de notre propre gré ». Ils se réunirent alors dans les chambres de maître pour festoyer, ils poignardèrent une bête avec leurs couteaux affutés, mais ils ne pouvaient la tuer. Je me souviens que j’ai essayé de m’enfuir, chercher une issue qui me ramènerait d’où je venais… « Calme-toi » m’a dit le veilleur, « nous sommes là pour te servir » ensuite il a ajouté : « Tu peux régler la note quand tu veux, mais tu ne pourras jamais partir d’ici. »

« Tu peux régler la note quand tu veux, mais tu ne pourras jamais partir d’ici. »

Jean Langoncet dit: 11 février 2019 à 20 h 28 min

@Bérénice tu sais il y a cette femme, nous la connaissons tous, qui est certaine que tout ce qui brille est or, elle est capable d’acheter un escalier menant au paradis.

Anecdote. Jerry Garcia rechercher un musicien pour accompagner une tournée du Dead quand s’est présenté ce chérubin qui arborait dans sa chambre à coucher un méga poster de Led Zeppe ; une de ces situations mortelles (le restant de votre commentaire est sûrement passionnant, sorry)

hamlet dit: 11 février 2019 à 20 h 21 min

Bérénice tu sais il y a cette femme, nous la connaissons tous, qui est certaine que tout ce qui brille est or, elle est capable d’acheter un escalier menant au paradis. Si les boutiques sont fermées, un mot lui suffira pour avoir ce pourquoi elle est venue chercher, même un escalier menant au paradis ! Elle voit bien un signe sur le mur, mais elle veut en être certaine, parce que nous savons que les mots ont parfois un double sens. Et là, sur un arbre à côté du ruisseau, il y a un oiseau qui chante. Parfois toutes nos croyances sont mises en doute, en tout cas ça sème le doute en moi. J’ai toujours une sensation lorsque je regarde vers l’ouest, et que mon esprit a grand besoin de partir dans des songes, crois-moi j’en ai vu des ronds de fumée à travers les arbre. Et les voix de ceux qui laissent faire sans bouger, oui tout ça sème le doute en moi, ça sème réllement le doute en moi Et on chuchote que bientôt, si nous chantons tous la même mélodie, un flutiste nous mènera à la raison, alors un nouveau jour viendra pour ceux qui sont toujours là, un jour où les forêts retentiront de joie, alors si ce jour-là tu sens du remue-ménage dans la haie de ton jardin, ne t’affole pas, c’est simplement le nettoyage de printemps pour la Reine de Bal : Oui, il y a deux voies que tu peux prendre, mais même au bout du compte il est toujours temps de changer ta route, et tout ces histoires ça sème le doute en moi. Alors ta tête bourdonne et ça ne partira pas, au cas où tu ne le sais pas, écoute le flutiste ! il t’invite à le rejoindre. Chère madame à qui rien ne se refuse, peux-tu entendre le souffle du vent ? et le sais-tu ? ton escalier qui t’emmène vers les cieux s’étend sur le vent murmurant. Alors que nous dévalons la route, nos ombres plus grandes que nos âmes. Il y a encore cette femme qui marche que nous connaissons tous, elle brille d’une lumière blanche et veut montrer comment chaque chose se change en or Et si tu écoutes attentivement finalement l’air viendra à toi, lorsque tous ne font qu’un et qu’un fait tous, dur d’être un roc et ne pas rouler, et l’autre elle achète un escalier menant au paradis….

Marie Sasseur dit: 11 février 2019 à 20 h 15 min

Ce n’est pas se gâcher que de montrer les choses. Un minimum de culture philo et scientifique, de curiosité ! vient à bout des choses qu ‘on  » ne peut pas nommer »
Ce qui me gacherait vraiment, c’est de céder à un sentiment de pitié éprouvée vis à vis de ceux qui contribuent à tuer l’intelligence. J’essaie de résister. Et c’est fun.

rose dit: 11 février 2019 à 20 h 04 min

http://larepubliquedeslivres.com/heidegger-contre-les-notaires-du-passe-2/comment-page-2/#comment-927192

Janssen J-J

article passionnant, merci ; hormis le fait que s’appeler Nancy et vivre à Strasbourg est d’une incongruité certaine, une remarque sur le chiasme sexuel : il reconnaît, même si tard, qu’il s’est bien trompé sur ce sujet. Moins en philosophie, ce qui est une chance. Quoique, avec du recul, ce me semble que réussir sa vie privée doit être plus bénéfique que réussir sa vie professionnelle.

rose dit: 11 février 2019 à 19 h 59 min

Claudio Bahia dit: 11 février 2019 à 19 h 19 min
salut à tous,

>Claudio

lorsque c’est la misère ainsi -je pense à vous- les solutions sont.
Et diverses.
Se tapir, gémir, attendre, renoncer, laisser faire.
Toujours, l’arc en ci-el reviendra, je vous en assure.
En attendant, nos pensées affectueuses se tournent vers vous, touché.

Bėrėnice dit: 11 février 2019 à 19 h 58 min

Je crois que tous ont compris que vous n’adheriez pas à Heidegger et vous avez fourni moult liens qui permettent d’avoir une idée plus precise de sa philo pour ceux qui comme moi sont moins d’amateurs en cette matière.

et alii dit: 11 février 2019 à 19 h 56 min

Sarah Kofman

Nietzsche et la métaphore
EXTRAIT

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PRÉSENTATION

« Étrangeté de l’écriture nietzschéenne qui distingue le texte de Nietzsche de tout autre. Philosophie nietzschéenne, insituable, hors catégorie, impossible à classer. Ni science, ni poésie, mêlant dans son écriture tous les “genres”, biffant toutes les oppositions d’un grand éclat de rire, elle force à une attention particulière à son “style”, à ses “styles” : elle utilise des procédés inouïs et subversifs.
Parmi eux, un usage privilégié, peu commun en philosophie, des métaphores. Privilège de la métaphore sur le concept mais afin de généraliser la notion de métaphore et de montrer, en définitive, que le concept, considéré par toute la tradition métaphysique comme l’opposé de la métaphore, n’est lui-même qu’un condensé de métaphores “oubliées”. Oubli originaire, corrélat nécessaire de l’activité métaphorique instinctive, mais aussi secondaire, voulu par les forces alliées du logos, morale, religion et société. »
Sarah Kofman

Nietzsche et la métaphore
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« Étrangeté de l’écriture nietzschéenne qui distingue le texte de Nietzsche de tout autre. Philosophie nietzschéenne, insituable, hors catégorie, impossible à classer. Ni science, ni poésie, mêlant dans son écriture tous les “genres”, biffant toutes les oppositions d’un grand éclat de rire, elle force à une attention particulière à son “style”, à ses “styles” : elle utilise des procédés inouïs et subversifs.
Parmi eux, un usage privilégié, peu commun en philosophie, des métaphores. Privilège de la métaphore sur le concept mais afin de généraliser la notion de métaphore et de montrer, en définitive, que le concept, considéré par toute la tradition métaphysique comme l’opposé de la métaphore, n’est lui-même qu’un condensé de métaphores “oubliées”. Oubli originaire, corrélat nécessaire de l’activité métaphorique instinctive, mais aussi secondaire, voulu par les forces alliées du logos, morale, religion et société. »
Sarah Kofman

Nietzsche et la métaphore
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« Étrangeté de l’écriture nietzschéenne qui distingue le texte de Nietzsche de tout autre. Philosophie nietzschéenne, insituable, hors catégorie, impossible à classer. Ni science, ni poésie, mêlant dans son écriture tous les “genres”, biffant toutes les oppositions d’un grand éclat de rire, elle force à une attention particulière à son “style”, à ses “styles” : elle utilise des procédés inouïs et subversifs.
Parmi eux, un usage privilégié, peu commun en philosophie, des métaphores. Privilège de la métaphore sur le concept mais afin de généraliser la notion de métaphore et de montrer, en définitive, que le concept, considéré par toute la tradition métaphysique comme l’opposé de la métaphore, n’est lui-même qu’un condensé de métaphores “oubliées”. Oubli originaire, corrélat nécessaire de l’activité métaphorique instinctive, mais aussi secondaire, voulu par les forces alliées du logos, morale, religion et société. »
ées”. Oubli originaire, corrélat nécessaire de l’activité métaphorique instinctive, mais aussi secondaire, voulu par les forces alliées du logos, morale, religion et société.

Marie Sasseur dit: 11 février 2019 à 19 h 54 min

Déjà comme Martini Heidegger a pourri Aristote, voilà preuve en est faite, qu’il a massacré la mythologie grecque.

Bėrėnice dit: 11 février 2019 à 19 h 53 min

S’asseoir, ne vous cachez pas en devenant mauvaise. Pour débattre d’Heidegger une attitude plus depassionnee serait la bienvenue. Je n’ai pas idée de la pensée de cet homme bani par les uns avec argumentation sérieuse, objet d’etudes pour d’autres qui s qd réhabiliter l’homme éclairé sa pensée , ce ne sont pas les moindres, pour finir porté au pinacle par quelques uns sans aucune reserve.

Marie Sasseur dit: 11 février 2019 à 19 h 49 min

Dans la mythologie grecque, Perséphone (en grec ancien Περσεφόνη / Persephónê, chez Homère et Pamphos d’Athènes Περσεφόνεια / Persephóneia) est une des principales divinités chthoniennes, fille de Zeus et de Déméter et aussi épouse d’Hadès. Elle est d’abord connue sous le simple nom de Coré (Κόρη / Kórê, « la jeune fille »[1]), ou encore « la fille », par opposition à Déméter, « la mère » (ἡ Μήτηρ / hê Mếtêr). Déesse du monde souterrain (les Enfers), elle est également associée au retour de la végétation lors du printemps dans la mesure où chaque année, elle revient six mois sur Terre puis six mois dans le royaume souterrain avec Hadès, notamment dans les mystères d’Éleusis. Elle est assimilée à Proserpine (en latinProserpina) dans la mythologie romaine.
Wiki

et alii dit: 11 février 2019 à 19 h 40 min

qui est cette sarah Kofman
Voyez pour commencer avant de récriminer ce qu’ily a sur google wikipedia;que vous n’en ayez jamais entendu parler n’est pas insignifiant:vousêtes si sure d’être la lumière de judaIsme faite femme !et sur ce blog n’en parlons pas!voyez wikipedia , sa bibliographie; et assez d’ordres madame;vous me prenez pour votre domestique non merci!

Ed dit: 11 février 2019 à 19 h 40 min

19:19
C’est tout de même plus intéressant que Heil-degger. Qui en a entendu parler ? Pas moi en tout cas. Et c’est terrible. Merci d’y remédier un peu.

Janssen J-J dit: 11 février 2019 à 19 h 34 min

@ je ne suis pas à la hauteur,

Je n’arriverai jamais à comprendre, Claudio, ce complexe d’infériorité collectif, face à la fumisterie de ce pseudo philosophe de bas étage, quand il n’arrivera JAMAIS à se hisser lui-même à la cheville de quiconque de normalement constitué.

Pourquoi faudrait-il avoir quelque chose à dire de plus à ce sujet, quand il urgerait au contraire de faire disparaître toutes les traces de ses élucubrations dans un autodafé du type de celui qu’il applaudit lui-même en 1933…

Vous souhaite bon courage pour affronter tous les malheurs brésiliens. Franchement, face à cela, pourquoi vous excuser de n’avoir rien à dire sur le sujet ???
Vos nouvelles de là-bas nous importent autrement plus, savez-vous. Je crois que les mauvaises qeu vous donnez sont contrebalancées par de très bonnes, mais pour l’instant, vous ne les voyez pas encore, ou n’osez vous en réjouir. Où en est la construction de la bibli ? voilà ce qui me tracasse, par ex.

Marie Sasseur dit: 11 février 2019 à 19 h 26 min

x, pendant que offusqué se tricote des chaussettes comme Frau Heidegger le faisait pour son grand fou de forestier j’ai une info.
Faut speaker engish, Cura, Koure, etait Persephone.

Souci etait une femme !

Claudio Bahia dit: 11 février 2019 à 19 h 19 min

salut à tous,
je ne fais que passer pour vous dire que le Brésil, depuis un mois, va de drames en catastrophes, même la Procureure de la République l’a dit. Après les probables 350 morts engloutis dans les boues d’une multinationale minière pour cause d’un barrage qui a cédé, après les 13 délinquants (parmi lesquels plusieurs meurtriers quand même) « neutralisés avant-hier par la PM dans une favela de Rio, après les 10 jeunes de 14-15 ans, tous apprentis-footballeurs prometteurs morts dans l’incendie de leur dortoir au centre sportif du Flamengo, voici qu’aujourd’hui est mort dans un accident d’hélicoptère notre plus grand et plus aimé journaliste de radio et TV, Ricardo Boechat. Presque tous les matins je l’écoutais nous lire son espèce d’éditorial, où il laissait cours à son immense capacité d’indignation contre les indignes et puissants de notre pays, et tout cela avec une force et une élégance de parole que je n’ai jamais rencontré dans aucun des nombreux pays qu’il m’a été donné de visiter. Ricardo, 66 ans, marié, père de 6 enfants était aimé de tout le pays, et nous sommes une fois de plus en deuil. Et tous nous nous demandons: et qui, maintenant pour le remplacer?? car cet homme était indispensable, nécessaire.
Alors voilà, c’est tout, et je vous retrouverai au prochain billet, car là, avec Heidegger, vraiment, je ne suis pas à la hauteur, j’ai de la peine à vous suivre et je ne peut rien apporter.

renato dit: 11 février 2019 à 19 h 01 min

Moi, je me tricote des chaussettes, Madame, les gilet couleur unie sans la contrainte des manches c’est vous — bien que je suspecte que vos exploits ne vont pas plus loin que le tricotage d’une écharpe.

Marie Sasseur dit: 11 février 2019 à 18 h 50 min

Merci x, je vais voir si je retrouve l’original de cette fable, tronquée par Heidegger. Mais pour ne pas offusquer celui qui se tricote des gilets sans manche, et qui a son « Etre et temps » à portée de main, je mettrai un lien.

renato dit: 11 février 2019 à 18 h 40 min

« … ne devrait pas s’en offusquer. »

Cela peut ne pas plaire, mais je m’en offusque plus pour le manque de bonnes manières de l’intervenant que pour le fait que la citation-faire-valoir ne soit qu’une catastrophe.

x dit: 11 février 2019 à 18 h 31 min

17h 38
D’après Hans Blumenberg dans le livre du même nom (Le Souci traverse le fleuve), il lui manque quelque chose d’essentiel à cette fable (dès Hygin, avant même d’être surchargée par MH), ce qui l’empêche de fonctionner : l’élément découpé au cœur de la fable serait précisément celui qui « pourrait expliquer comment on en est venu à cette création » (le façonnage du limon argileux).
Telle qu’elle est racontée ou raccourcie, on se demande bien pourquoi on mentionne la traversée: le Souci « pourrait tout aussi bien, pour buter dans la glaise, marcher le long du fleuve ».
Il s’agit d’un mythe gnostique dont on a ôté l’élément caractéristique : le reflet.

Le personnage féminin, Cura (cela vaut aussi pour l’allemand, DIE Sorge), « traverse le fleuve pour pouvoir s’y refléter » : « c’est le plaisir de se voir, et même un brin de coquetterie, qui la conduit à faire apparaître quelque chose qui lui ressemble ».
« Son reflet apparu à la surface du fleuve, et simultanément projeté sur la masse de glaise sur son fond, contiendrait sans qu’il soit besoin d’explication supplémentaire quelque chose comme le mode d’emploi du désir de création. »
Blumenberg rappelle qu’il y avait déjà eu un modeleur de glaise: Prométhée, qui n’avait pas eu besoin de modèle, mais, protagoniste de 2ème ordre, Cura/Souci/ Sorge si : « cette histoire n’a certainement pas été racontée sans arrière-pensée amoindrissante pour l’origine de l’être humain. »

renato dit: 11 février 2019 à 18 h 23 min

« Le tout n’est donc point constitué de parties. Sans quoi il serait une somme, vu qu’il serait la totalité des parties », et ainsi de suite.

Marie Sasseur dit: 11 février 2019 à 18 h 09 min

C’est vrai quoi. Qui aurait pu soupçonner Heidegger de dauber une fable, pour étayer son souci de raconter des conneries sans aucun sens, plus grosses que lui.

Marie Sasseur dit: 11 février 2019 à 18 h 06 min

C’est pas grave de ne pas avoir reconnu le gourou dans le texte, avec ses affabulations. Faut pas avoir honte de vous.

DHH dit: 11 février 2019 à 17 h 59 min

et alii 15 h 45
je vous comprends de moins en moins
soyez plus explicite
qui est cette sarah Kofman dont pour ma part je n’ai jamais entendu parler et que j’aurais eu le tort de ne pas évoquer?
en quoi consiste mon exercice de la médecine qui serait effectivement scandaleux s’il était averé?

renato dit: 11 février 2019 à 17 h 59 min

Ah, la vanité de cette pauvrette qui apparaît ici sous le pseudo et alii ! Étant donné que farine de son sac nada qu’elle apprenne au moins à mettre en page décemment un post.

christiane dit: 11 février 2019 à 17 h 54 min

@Janssen J-J dit: 11 février 2019 à 16 h 35 min

Diagonal dit: 16 novembre 2014 à 12 h 20 min

« Quelqu’un a fait justement remarquer que la cible de ce billet de la RDL étant un lectorat philosémite et plutôt âgé, le point G était nécessairement souvent atteint sous ses diverses plumes… Cette remarque est non seulement astucieuse s’agissant de l’increvable tactique de fidélisation RDL, mais sociologiquement bien vue.
S’agissant du poncif qui aurait la vie molle selon lequel l’histoire ne serait écrite que par les vainqueurs, en effet ce type de pléonasme s’en est trouvé actualisé chez Edgar Morin (Autocritique, 1964) : l’histoire est une putain qui s’offre toujours au soudard vainqueur, et avec le temps, le soudard devient prince régnant, bienfaiteur de l’humanité. C’est toujours là une vérité d’un temps pour les laudateurs de Staline ou d’Hitler. Et puis, ça leur passe et ils passent, heureusement, il suffit de deux générations, ce qui n’est pas très long au regard du temps historique…
Comprendre où et comment situer le mal et le bien par Fr. de Smet interposé qui donnerait une boussole pour les déboussolés (toujours d’après la RDL), sans entrer dans le registre de la psychanalyse de bazar (i.e. l’histoire de la meute) comme le propose VDLB ?… Oui, il suffit de faire l’effort de resociologiser la genèse de l’apparition de l’Etat occidental, et d’en confronter la téléologie aux « forces » qui se sont opposées à son apparition ou mieux… s’en sont détournées ou lui sont restées indifférentes, bref… des « forces » qui ne furent jamais incarnées dans des ‘meutes’ fanatisées, subjuguées ni en perte de contrôle ou d’aliénation d’elles-mêmes (cf. Sahlins, Clastre, etc.). Ces « forces », que l’on voit poindre aujourd’hui, collectives et individuelles, indifférentes aux points G, rassemblées et orientées sur de tout petits projets décroissants d’avenir qu’elles mènent à bien, à bas bruit, sans le secours de la RDL. »

Marie Sasseur dit: 11 février 2019 à 17 h 45 min

Ah zut, j’avais pas précisé.
Le texte mal mis en page à 16h57, est une partie des chapitres 41 et 42 de Etre et temps, avec annotation bas de page.

Marie Sasseur dit: 11 février 2019 à 17 h 38 min

Si la mise en forme de « Etre et temps » gene la lecture, c’est que la transposition d’un format informatique en un autre, laisse à désirer.

Si celui qui dit avoir lu « Etre et temps », et connaît son Heidegger « a portée-de-main » sur le bout des doigts, celui-là, ne devrait pas s’en offusquer.
Elle est bien cette fable du « Souci », non?
Pour que vos enfants dorment bien le soir, rien de tel qu’une petite fable revisitee par Heidegger.

et alii dit: 11 février 2019 à 17 h 32 min

La « connerie » se serait substituée, avec la sécularisation, à la « folie » (Magazine littéraire N°456). On y aurait perdu en passant d’Erasme à Heidegger.

et alii dit: 11 février 2019 à 17 h 31 min

mediapart
Psychologie de la connerie
20 NOV. 2018 PAR PATRICK CAHEZ BLOG : L’EUROPE SOCIALE DES DROITS DE L’HOMME
Frédéric Pagès finit sa chronique de présentation du livre en écrivant que  » Lacan avertissait son public : « la psychanalyse est un remède contre l’ignorance, elle est sans effet sur la connerie ». Quel dommage ! Les électeurs continueront d’élire des génies bardés de diplômes qui n’ont aucune intelligence des situations. On ne vise personne
au fait, il ya la rencontre Lacan,MH

Janssen J-J dit: 11 février 2019 à 17 h 27 min

@ nous avons entrepris

Vous êtes sur tous les fronts renversés, dites donc, à moinss que vous ne soyez convertis à l’écriture inclusive. Ce qui m’étonnerait, vu le panel…

et alii dit: 11 février 2019 à 17 h 23 min

En France, nous avons entrepris un prudent travail de débroussaillage dans une Psychologie de la connerie (éd. Sciences Humaines) réunissant les contributions d’une trentaine de cher- cheurs internationaux dont D. Kahneman, Antonio Damasio, Alison Gopnik ou Howard Gardner.

Janssen J-J dit: 11 février 2019 à 17 h 23 min

@ il n’y a pas une, je dis bien une, référence que je ne connaisse …

… et donc vous n’êtes pas plus avancé qu’avant le PG, aparemment ? Mais peut-être vous resterait-il à lire le contenu après avoir étoffé la liste des références sur votre cahier de chaque jour jour ?… A moins que cette tâche herculéenne se soit sulfite à elle-même ?
Entre nous, c’est bien la peine que d’aucun.e.s se dékarcassent icite à nous faire sentir le contenu des prétendues nouveautés heidegeriennes extraites du darkweb !

et alii dit: 11 février 2019 à 17 h 22 min

0 METTRE SUR LA PILE
. Ainsi Harry Frankfurt (professeur de philosophie à Princeton), Aaron James (professeur de philosophie à Irvine), Robert Sutton (professeur de psychologie et management à Stanford) ont-ils publié respectivement L’Art de dire des conneries, La Théorie des connards, Objectif zéro sale con. Les psychologues Daniel Kahneman et Robert Thaler ont obtenu un prix Nobel d’économie chacun pour leurs travaux sur notre illogisme et notre irresponsabilité ordinaires,

Janssen J-J dit: 11 février 2019 à 17 h 16 min

les aumonieries, les ô mômeries, ne parlez donc pas des sujets qui fâchent, voyhons donc…, la commission Sauvé travaille.
Si on les a quittées, c’est qu’on a beaucoup souffert des BD qu’on dû s’y coltiner, seuls les livres de maths et de physique antique nous procuraient quelque consolation. Mais vous, vous préfériez vous torcher avec le Dasein, m’étonne pas !

et alii dit: 11 février 2019 à 17 h 10 min

pour un peu, vous feriez croire, vous les videurs,que vous lisez des livres de maths modernes, de physique nucléaire quantique depuis que vous avez quitté le lycée et son aumonerie avec des BD

renato dit: 11 février 2019 à 17 h 10 min

Ce qui m’impressionne dans la manière de certains de vomir les références c’est le désordre de la mise en page et la banalité : il n’y a pas une, je dis bien une, référence que je ne connaisse. Enfin, si occuper un espace virtuel, c’est à dire de l’énergie, en fouillant dans les sacs de farine d’autrui peut donner un sens à leurs vies…

Marie Sasseur dit: 11 février 2019 à 17 h 05 min

Jean-Luc Nancy, de memoire avait fait de sa maladie in objet ontico- christique.
Ça y est, je cause l’heidegger.
Wikipedia indique qu’il a vecu dans un chiasme sexuel. Ça doit ressembler à une partouze ontologique.

Delaporte dit: 11 février 2019 à 16 h 58 min

Un philosophe comme Jean-Luc Nancy est un esprit d’une grande obscurité. Ses livres sont illisibles à l’envi. On dirait qu’il le fait exprès, comme s’il ne désirait n’avoir qu’un interlocuteur, lui-même. Et encore ! J’avais essayé de lire son essai sur la religion chrétienne, je ne me souviens plus du titre. Il dissimilait des choses simplistes sous un sabir inutilement hermétique. Tout résidait dans la forme, inaccessible, et rien dans le fond. Et ça se croit philosophe ! C’est vraiment aberrant.

Janssen J-J dit: 11 février 2019 à 16 h 58 min

en effet, il y a come un besoin d’éternel retour au présent qui aurait réussi à capturer tout ce qui aurait été délaissé dans un premier temps, pour pouvoir avancer. Ce PG est un fantasme nietzschéen, comme cette idée d’un « avant » du big bang (ce non sens logique). Non, je ne pense pas qu’on puisse trouver ici quelque chose d’intéressant et de nouveau sur MH. Il n’y a surtout aucune honte à dire que sa pensée serait trop difficile, comme l’avoue, quasi dépiteuse, une mère à son fils qui la bluffe, comme il n’y en aurait aucune à affirmer que ce philosophe était incapable de résumer lui-même de manière cohérente la texture de ses propres étrons. Personne n’a, ce me semble, démontré le caractère incontournable d’Heidegger dans la philosophie occidentale, ni a fortiori orientale. Quant aux plus grandes décuvertes scientifiques de ce siècle à partir d’Einstein et sq., je ne crois pas qu’elles aient jamais dû quoi que ce soit à cet homme. Dans ces conditions, tirons la chasse avec et alii de la rdl. Faisons preuve de progressisme pour une fois, au lieu de nous vautrer, partout et toujours, dans les remugles de l’obscurantisme nazi. Partir du PG, comme passoul, mais ne jamais y revenir, contrairement à lui, ch.!

Marie Sasseur dit: 11 février 2019 à 16 h 57 min

Fumez, c’est de la bonne.

« L’expression « souci » désigne un phénomène ontologico-existential fondamental, qui
néanmoins n’est pas simple en sa structure. La totalité ontologiquement élémentaire de la
structure du souci ne peut pas plus être reconduite à un « élément originaire » ontique que l’être, à coup sûr, ne peut être « expliqué » à partir de l’étant. Finalement, il nous apparaîtra que l’idée de l’être en général est tout aussi peu « simple » que l’être du Dasein. La détermination du souci comme être-en-avant-de-soi-dans-l’être-déjà-dans… – comme être￾auprès… montre nettement que ce phénomène est lui aussi en soi structurellement articulé. Or n’est-ce pas là l’indice phénoménal que la question ontologique doit être poussée encore plus loin pour dégager un phénomène encore plus originaire, qui porte ontologiquement l’unité et la totalité de la multiplicité structurelle du souci ? Mais avant que la recherche poursuive cette question, il est besoin d’une appropriation rétrospective et plus aiguë de ce qui a été jusqu’ici interprété, du point de vue de la question fondamental-ontologique du sens de l’être en
général. Toutefois, nous devons auparavant montrer que ce qui en cette interprétation est ontologiquement « nouveau » est ontiquement tout à fait ancien. Bien loin de le plier à uneidée imaginaire, l’explication de l’être du Dasein porte pour nous existentialement au conceptce qui a déjà été ouvert ontico-existentiellement. »
(…)

« L’auto-explicitation du Dasein comme souci qu’on va lire est déposée dans une vieille fable:
Cura cum fluvium transiret, videt cretosum lutum
sustulitque cogitabunda atque coepit fingere.
Dum deliberat quid iam fecisset, Jovis intervertit.
Rogat eum Cura ut det illi spiritum, et facile impetrat.
Cui cum vellet Cura nomen ex sese ipsa imponere,
Jovis prohibuit suumque nomen ei dandum esse dictitat.
Dum Cura et Jovis disceptant, Tellus surrexit simul
suumque nomen esse volt cui corpus praebuerit suum.
Sumpserunt Saturnum judicem, is sic aecus judicat :
« Tu Jovis quia spiritum dedisti, in morte spiritum,
tuque Tellus, quia dedisti corpus, corpus recipito,
Cura enim quia prima finxit, teneat quamdiu vixerit,
Sed quae nunc de nomine eius vobis controversia est,
homo vocetur, quia videtur esse factus ex humo. »
Un jour que le « Souci » traversait un fleuve, il aperçut un limon argileux songeur,
il en prit un morceau et se mit à le façonner. Tandis qu’il réfléchissait à ce qu’ilavait créé, Jupiter survient. Le « Souci » lui demande de prêter un esprit au
morceau d’argile façonné: il y consent volontiers. Mais lorsque le « Souci »
voulut imposer à la créature son propre nom, Jupiter le lui interdit, exigeant que
son nom à lui lui fût donné. Tandis qu’ils disputaient de ce nom, la Terre (Tellus)
surgit à son tour, désirant que l’image reçût son propre nom, puisqu’elle lui avait
prêté une parcelle de son corps. Les querelleurs prirent Saturne pour arbitre, qui
leur signifia cette décision apparemment équitable : « Toi, Jupiter, qui lui as
donné l’esprit, tu dois à sa mort recevoir son esprit; toi, Terre, qui lui as offert le
corps, tu dois recevoir son corps. Mais comme c’est le « Souci » qui a le premier
formé cet être, alors, tant qu’il vit, que le « Souci » le possède. Comme cependant il
y a litige sur son nom, qu’il se nomme homo, puisqu’il est fait d’humus (de terre) »

« C’est en consultant l’essai de K. BURDACH, « Faust und die Sorge » [« Faust et le souci »], dans Deutsche Viertel-jahrschrift fur Litteraturwissenschaft und Geistesgeschichte, 1, 1923, p. 1 sq. que l’auteur a rencontré ce
témoignage préontologique en faveur de l’interprétation ontologico-existentiale du Dasein comme souci.
Burdach montre que Goethe a reçu de Herder cette fable sur la cura — qui est transmise comme 220ème fable d’Hygin — et l’a exploitée dans la seconde partie de son Faust : v. notamment les vers 40 sq. — Le texte ci￾dessus est cité d’après F. BÜCHELER, dans Rheinisches Museum, 41, 1886, p. 5, et traduit d’après BURDACH, op.cit., p. 41 sq »

Janssen J-J dit: 11 février 2019 à 16 h 43 min

cette abjection de la réponsr de l’un vis à vis de l’autre qui se demande à qui elle croit parler. M’avait semblé… à d’anciennes apostrophes resucées du temps jadis d’gwg-ma. Car enfin, tous les ostracisés de la rdl finissent par revenir quelque jour ou l’autre. Le pouvoir d’attraction de ce blog…!, J’ai failli moi-même en être accablé. Croyez qu’il n’y a pas de plate méchanceté, par d’horreur, pas de contes absurdes qu’on ne fasse adopter…, etc.

christiane dit: 11 février 2019 à 16 h 41 min

Les premières lignes de ce billet m’ont laissée interrogative : « le fameux «point Godwin» […]désigne donc le cap d’un échange d’arguments dans lequel l’une des parties invoque une référence à la seconde guerre mondiale, à l’Allemagne nazie, à la solution finale, ce qui a pour effet de clore le débat. Ainsi le point Godwin marquerait un point de non-retour au-delà duquel la conversation devient pourrie… » (plus que la suite qui parle d’un philosophe, M.Heidegger, que je n’ai jamais lu (trop difficile) mais dont j’ai beaucoup entendu parler soit à propos d’Hannah Arendt, soit à propos des « Cahiers noirs » ou ici, sur ce fil dans ces savants commentaires ou, par le lien du billet, à ceux de 2014 – en particulier ceux de F.Delpa et de LVDB sur la première page.)
J’interroge donc cette pensée de P.Assouline qui m’intéresse.
Elle a un rapport avec l’origine de ce qui est en train de revenir. La répétition c’est un retour de ce qui a déjà commencé à travers le temps. Le commencement et le recommencement… L’éloignement de l’origine, la recherche du début, le retour et l’absence prévisible de fin. Une inquiétude tellement inscrite dans la mémoire qu’elle fait naître comme un devoir la répétition dont il est question ici.
C’est très près et c’est très loin de soi. Ici, nous découvrons que nous ne sommes pas contemporains de ce qui a été. C’est comme un creux dans notre existence. Existence de faits à la fois réels, horribles, et impossibles à re-vivre sauf par la pensée.
Qu’est-ce qui est possible, alors, si ce n’est ce repli de la pensée sur elle-même. Quelque chose s’est achevé. Quelque chose d’autre s’approchait. Entre les deux, les dieux s’étaient détournés et effacés. Et leur absence interrogeait les nouveaux visages de l’homme. Le mal… Invisibilité aussi, de ceux qui ont vu, ont vécu, ont presque tous disparu liée à ceux qui veulent ou savoir ou ne pas oublier. Peut-on échapper à cette force enfouie qui déborde indéfiniment et revient nous hanter jusqu’à la répétition, comme une ombre ineffaçable ? Comment cette répétition fait signe ?

Janssen J-J dit: 11 février 2019 à 16 h 35 min

@ « On sort un livre par besoin. Une fois que j’ai fait mon besoin, je tire la chasse. Je ne veux plus le voir »

Peu importe ce qu’en fait le déféquant. L’essentiel est qu’il sache bien qu’une armada d’amateurs, de rabatteurs et de gouteurs sera toujours là pour en humer le parfum, en évaluer le prix à son juste poids, en transformer la substance en pépites sonnantes et trébuchiantes.
La chasse d’eau, c’est toujours les autres qui décident de la tirer.
Avant même que de naître, par exemple, j’avais comme décidé de tirer sur la chiasse heidegerienne sans avoir même essayé de la sentir. Ce qui m’a toujours donné une incroyable légereté dans la vie, et permis d’observer de loin, avec amusement, la constellation des constipés qui n’arriveront jamais à la tirer. Je ne les plains pas (c/° Colombine de l’Etre et de l’Etron).

et alii dit: 11 février 2019 à 16 h 11 min

. En soulignant qu’en lisant Platon à contre-courant par l’intermédiaire de Nietzsche et Heidegger, Sarah Kofman y déchiffre ce qu’on pourrait définir comme le geste philosophique par excellence, à savoir celui qui déniche des apories et qui, en même temps, cherche à les lever. Certes, la tentation théorique de maîtriser ces difficultés est grande, et cette tentation nous la voyons à l’œuvre dans toutes les formes qu’a pris la philosophie en Occident : le logos, le savoir, la théorie.http://blogs.law.columbia.edu/nietzsche1313/mara-montanaro-la-philosophie-comme-aporie/

et alii dit: 11 février 2019 à 16 h 05 min

Philippe Lacoue-Labarthe
Jean-Luc Nancy (dir.)

Les Fins de l’homme
À partir du travail de Jacques Derrida
Colloque de Cerisy-la-Salleextrait du sommaire
Philippe Lacoue-Labarthe et Jean-Luc Nancy, « Ouverture » – Luc Ferry et Alain Renault, « La question de l’éthique après Heidegger » – Mikkel Borch-Jacobsen, « Les commencements de l’homme » – Barabara Johnson, « Le dernier homme » – Sarah Kofman, « ça cloche » – Sylviane Agacinski, « Le tout premier écart » – Rodolphe Gasché, « Du trait non adéquat : la notion de rapport chez Heidegger » –

et alii dit: 11 février 2019 à 15 h 54 min

sur ronell
le commentaire dense d’un long passage, reproduit textuellement, extrait du §41 de Être et Temps, « L’être du Dasein comme souci », dans lequel le philosophe allemand tente de séparer le niveau du « souci » du niveau plus superficiel où se manifestent « la volonté et l’envie ou le penchant et l’appétit ». La conséquence de taille de ce commentaire est qu’il se pourrait bien que la drogue ait un fondement ontologique. Ceci est vérifié dans ce qui est la partie majeure du livre, une lecture nouvelle de Madame Bovary (1856).

et alii dit: 11 février 2019 à 15 h 51 min

d’un entretien avec Sarah Kofmann
Très dernièrement, j’ai écrit un texte que vous ne connaissez
pas peut-être encore (…) qui s’appelle «Nietzsche et l’obscurité d’Heraclite», qui a paru dans une revue suisse, Furor
n° 15, et dans lequel je fais exactement ce type de travail à
propos de l’obscurité d’Heraclite. Je montre comment toute la
tradition philosophique — Platon, Aristote, Hegel toujours,
Nietzsche aussi et Heidegger — s’était réapproprié cette
notion d’obscurité d’Heraclite

et alii dit: 11 février 2019 à 15 h 45 min

à DHH
je ne me souviens pas, madame que lorsque le billet invitait à parler de mères et de mère juive, ou lorsqu’il était question de suicide de femmes, vous ayez songé à évoquer Sarah Kofman laquelle a payé tribut à l’autobiographie et aux femmes; je ne crois pas parler pour vous comme d’autres ici qui prétendet légiférer eire de qui se fait, se dit sur la RDL et même en votre nom
portez vous bien, madame et ne m’invectivez plus sur la manière de mettre un lien;vous faites de l’exercice illégal de la médecine avec vos lampe et recettes cet comment nommer;si je vous trouve un nouveau surnom, je ne vous le dirai pas;gardez vos anes!

Ed dit: 11 février 2019 à 15 h 41 min

Après vérification, l’album « Shadow people » des Liminanas est bel et bien sorti en 2018. Il ne s’est soldé par aucune nomination aux Victoires de la musique. Tout est dit. Pour gagner, il faut porter des doudounes et avoir l’air branchouilles. Pourtant Shaka Ponk a remporté la Victoire du meilleur groupe live il y a quelques années. On ne peut donc dire que le comité crache sur le rock. Alors pourquoi pas de Liminanas alors qu’il s’agit du meilleur groupe francais du moment et que leur dernier album est objectivement une tuerie ???

Delaporte dit: 11 février 2019 à 15 h 32 min

Un mode opératoire déjà bien rôdé, et d’une simplicité inouïe. Et sans violence :

« Un convoyeur de fonds, âgé de 28 ans, a disparu avec un fourgon rempli d’argent. Alors que deux collègues pénétraient dans l’agence, il était resté au volant. A leur retour, le fourgon et le chauffeur avaient disparu. Le véhicule a été retrouvé à 500 mètres, quelques rues plus loin sans le convoyeur, les portes ouvertes et sans l’argent. 60 sacs remplis de billets de banque manquaient à l’appel. »

renato dit: 11 février 2019 à 15 h 12 min

« Seulement si nous errons vraiment — si nous nous perdons, nous pouvons trouver la « vérité ». » MH, Überlegungen II, octobre 1931.

Ce qui semble un projet de vie : « Je vais me tromper pour voir l’effet que ça fait ».

vedo dit: 11 février 2019 à 14 h 57 min

Le point de vue de H. ou des philosophes , ou des littéraires…, sur les sciences? Je ne nie pas l’intérêt de cette réflexion mais, quand même, quand on est plongé dans une activité scientifique, qu’on en « fait », c’est une façon différente de voir les choses, et pour celui ou celle qui est dedans, tellement plus excitante que d’en parler du dehors–Oppenheimer qui voulais retourner à faire de la physique vers la fin de sa vie et qui ne le pouvait plus–On peut lire la biographie de Newton par Richard Westfall, une des meilleures bio que j’ai pu lire.

A propos du fond païen de H., de celui de l’autre H. et de l’antisémitisme plus particulièrement en Allemagne avec le rôle de la Réforme, on peut lire les pages fortes d’Alain Besançon.

Marie Sasseur dit: 11 février 2019 à 14 h 49 min

Au prochain article sur Heidegger, la mise en vente chez Gallimard des cahiers renois suivants, on devrait maintenant etre vraiment au top.
S’en foutre royalement. On a tout compris.

Ed dit: 11 février 2019 à 14 h 29 min

On ferait mieux de se mettre aux Liminanas au lieu d’écouter des chanteuses de salle de bain qui font du Carla Bruni sur quatre touches.

Marie Sasseur dit: 11 février 2019 à 14 h 25 min

« A la suite de la publication des Cahiers Noirs un colloque prévu depuis longtemps autour du thème « l’Impensé juif de Heidegger » a été rebaptisé « Heidegger et l’antisémitisme ».
Le colloque avait été organisé par un groupe d’universitaires, Joseph Cohen, Raphael Zagury-Orly, Gérard Bensoussan et Hadrien Laroche et réunissait une brochette impressionnante de philosophes dont Jacques-Alain Milner, Peter Stoterdijk, Peter Trawny, Alain Finkielkraut, Yves-Charles Zarka, Blandine Kriegel et Francois Fédier.L’évènement était parrainé par la revue « La Règle du Jeu », dirigée
par Bernard Henri Levy (BHL). Emmanuel Faye avait refusé d’y participer en raison de la présence de François Fédier auquel il reprochait d’avoir pendant des années essayé d’étouffer toute critique de Heidegger et d’avoir voulu empêcher la publication de son livre. Les interventions de la plupart des nombreux philosophes juifs montraient leur désarroi face à l’antisémitisme désormais irréfutable de Heidegger qui remettait en question leur propre engagement philosophique »

Bėrėnice dit: 11 février 2019 à 14 h 23 min

En revanche Houellebecq, le dernier jusqu’à l’écoeurement. D’un autre côté, il faut satisfaire la foule sentimentale.

Jorge Rodriguez dit: 11 février 2019 à 14 h 19 min

Drôle de billet, certes, où l’auteur semble avoir trouvé, dès le départ, non seulement son point Godwin, mais surtout son point G (et celui de Heidegger et des heideggerisants) qu’il caresse avec délectation (on le comprend) au fil de ses phrases … Voilà, entre ses trop nombreuses perles, que l’on peut avoir été inscrit au NSDAP « sous certaines conditions » (à l’insu de son plein gré, dirait Virenque), ou avoir été défiguré par sa face noire « d’une certaine manière » (¡Olé!), avant de nous avertir que ces Cahiers Noirs ce sont des notes écrites pendant les « nuits d’insomnie » du philosophe. J’arrête là. Rappeler tout simplement à propos de Heidegger et des heideggerisants de tout poil, affichés ou masqués, cette belle réplique du film des Marx Brothers: « Si l’on vous trouve,vous êtes perdu. -Comment voulez-vous que je sois perdu, si l’on me trouve ».

Ed dit: 11 février 2019 à 14 h 17 min

Et je n’ai pas lu Heidegger depuis plus de 10 ans, alors contrairement aux autres, je ne vais pas faire semblant d’y comprendre quoi que ce soit. D’autant plus que Le maître et Marguerite me prennent certaines soirées.

Ed dit: 11 février 2019 à 14 h 15 min

Par exemple Angele. Tout le monde l’encense dans la francophonie, mais sa musique est tellement nulle qu’aurait jamais été signée par une maison de disque en Grande-Bretagne. Au royaume des sourds, la musique médiocre est reine. Mais ce qui m’ennuie profondément, c’est cette musique qu’on entend partout depuis 10 ans. De la mauvaise électro bricolée sur des touches ou avec le logiciel loop dans une chambre d’ado. Et ca cartonne. Plus la peine de chercher de belles mélodies et des riffs puissants, des touches font l’affaire. Rock and roll is dead.

renato dit: 11 février 2019 à 14 h 08 min

Ils tricotent et ils tricotent mais ils n’arrivent à produire qu’une écharpe. Personne ne prétend qu’ils tricotent un pull jacquard, faut être intelligents et savoir conter pour y arriver, mas au moins un gilet de couleur unie ils devraient le réussir — puisque il n’y a pas l’obstacle des manches !

Marie Sasseur dit: 11 février 2019 à 14 h 01 min

Ah ben oui, heidegger a si peu parlé de cul, de bites et de chattes, je comprends le désarroi du cinéphile…

Marie Sasseur dit: 11 février 2019 à 13 h 53 min

« Le désarroi des admirateurs juifs de Heidegger »

« Cela fait un certain temps que la réputation du philosophe allemand Martin Heidegger a souffert des révélations sur son passé nazi. Interdit d’enseignement en Allemagne entre 1945 et 1951, il a été réhabilité en France, où il continue, plus que partout ailleurs dans le monde, d’être considéré comme
un des plus grands sinon le plus grand philosophe du XXème siècle. De Sartre a Badiou, en passant par Foucault et tout particulièrement Derrida et ses épigones, l’influence de Heidegger est omniprésente et
massive.

Elle est considérée comme fondatrice dans la philosophie française depuis 1945 y compris
chez Levinas, qui reconnait sa dette par rapport à l’auteur de « l’Etre et le Temps » même s’il la regrette
.
(…)
Pourtant, le déni des intellectuels français avait été ébranlé à plusieurs reprises depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Dès 1945 apparaissent dans les Temps Modernes des articles de Karl Lőwith, de Hans Jonas, de Herbert Marcuse et de Hannah Arendt, tous des élèves juifs de Heidegger qui exposaient le nazisme de leur ancien maitre sur la base de leur expérience personnelle. La deuxième
étape se situe vers la fin des années 1980 avec la publication du livre de Victor Farias, un autre élève d’Heidegger, « Heidegger et le Nazisme » qui a déclenché ce que le philosophe américain Richard Wolin a appelé les guerres heideggériennes franco-françaises (the French Heideggerian Wars). Victor Farias, a montré l’importance de l’engagement nazi de Heidegger notamment dans son discours du Rectorat – Heidegger ayant été le recteur nazi de l’université de Fribourg entre 1933 et 1934) – ainsi que
son application de la politique nazie de mise au pas (Gleichschaltung) qui signifiait l’expulsion des professeurs juifs de l’université. La troisième étape a été la publication en 2004 du livre d’Emmanuel
Faye « Heidegger, l’introduction du nazisme dans la philosophie », où l’auteur montre l’importance des idées nazies dans les cours de Heidegger des années 1933-1935, seulement publiés au début des années 2000. Le dernier épisode dans ces guerres franco-françaises a suivi la publication, en 2014 en Allemagne des « Cahiers Noirs », du nom de la couverture en moleskine des manuscrits écrits entre 1933 et 1947, dans lequel les passages antisémites sont explicites.

(…)
La puissance de l’attraction pour Heidegger et sa séduction, résident dans sa capacité à entrelacer des thèmes existentiels,politiques , métaphysiques et quasi-religieux, donnant l’impression d’une profondeur spirituelle originelle et pourtant concrète, une mystique de l’Etre, qui pourrait se passer, parce que prétendument au-delà des références juives et chrétiennes. et en même temps de la pensée
rationnelle et scientifique assimilée à une forme de réflexion inférieure, un « oubli de l’Etre ». Comme le soulignait Hans Jonas, Heidegger reprend des thèmes chrétiens dans un cadre fondamentalement païen. S’adressant en 1964 a des théologiens chrétiens qui pensaient trouver chez Heidegger une
manière de renouveler le message christique Hans Jonas disait «Mes amis théologiens, mes amis chrétiens, ne voyez pas à qui vous avez affaire? Ne sentez-vous pas , si vous ne voyez pas le caractèreprofondément païen de la pensée de Heidegger, non pas en dépit du fait mais parce qu’elle parle aussi
de l’appel, de la révélation et même du berger Hans Jonas a montré la similitude entre la pensée de Heidegger et celle de la Gnose, une hérésie du christianisme datant du IVème-Vème siècle, violemment antisémite. »
(…)

Aristote, la science de l’être en tant qu’être-. L’individu devient un Dasein, un être-là, la relation avec autrui devient un Mitsein, nous vivrions dans le monde des « étants » mais nous n’avons pas accès a
l’Etre, nous l’aurions même oublie depuis Platon et Aristote. Toute l’histoire de la pensée occidentale jusqu’à Heidegger devient un oubli de l’Etre. La tache de la pensée est de retrouver le sens de l’Etre etc…. »
(…)

Répondant d’avance aux objections des Heideggériens qui pourraient, a juste titre, objecter que sa connaissance de l’oeuvre de Heidegger est superficielle, Peter van Inwagen, un des grands métaphysiciens contemporains, répond que la philosophie de l’Etre de Heidegger est tellement confuse et d’une manière si transparente(sotransparently confused), qu’il n’est point nécessaire d’avoir lu toute son œuvre pour pouvoir avoir une opinion.
27 En France même, la
présence des philosophes se réclamant d’une tradition analytique, bien que minoritaire, est désormais solidement établie. Comme leurs collègues anglo-saxons, ils sont très critiques par rapport aux textes de
Heidegger.
Ainsi, Claudine Tiercelin, qui détient actuellement la chaire de philosophie au Collège de France a-t-elle pu écrire : « Il parait difficile de ne pas être frappé par le brouillard qui finit par envelopper l’être Heideggérien… Toutes les réponses de Heidegger sont des métaphores ».

Enfin, une explication pragmatique de la place centrale de Heidegger dans la philosophie allemande de la première moitié du XXème siècle est que la plupart des philosophes allemands et autrichiens, dont
une grande partie étaient juifs ont fui l’Allemagne avec l’avènement du nazisme. Successeur de Hermann Cohen, Ernst Cassirer le philosophe néo-kantien le plus important en Allemagne dans les années 1920, a trouvé refuge aux Etats Unis tout comme les membres de l’école de Vienne qui ont contribué à développer la philosophie analytique (et des sciences) moderne, de ceux de l’école de
Frankfort qui sont à l’origine de la philosophie dite critique, ainsi comme on a pu le voir, que les élèves juifs de Heidegger-lui-même. Le fait est qu’il est difficile de trouver une philosophe qui ait fui l’Allemagne ou l’Autriche et qui soit reste Heideggérien.

Comme beaucoup d’étudiants Français d’après mai 1968 j’ai été gavé de Heidegger et de Nietzsche.
Quelle ne fut pas ma surprise dans un voyage d’études à l’université de Tübingen avec le département de philosophie de l’université de Strasbourg de découvrir que dans ce lieu historique de la philosophie allemande, il n’y avait aucun cours sur Nietzsche ni sur Heidegger. Pressés par nos questions, les
professeurs allemands ont fini par nous répondre ; « ils nous ont mené trop loin !! » (Sie haben uns zu weit gebracht). On ne pouvait être plus clair ! Cet épisode et d’autres, ou il m’est apparu très vite que
mes professeurs heideggériens étaient délibérément ignorants de toutes les recherches en philosophie analytique qu’ils méprisaient, alors qu’elles sont centrales pour comprendre la notion d’Etre dont ils
font la pierre angulaire de la pensée philosophique, m’ont depuis longtemps éloigné de Heidegger et des Heideggériens. Pourtant demeure chez moi la fascination pour la fascination, notamment chez les philosophes juifs français, sans laquelle je n’aurai jamais pu écrire cet article. Au début des années 1950 à la suite de la publication par Heidegger de son Introduction à la Métaphysique qui parlait de la « la
vérité et la grandeur interne » du National-Socialisme, le philosophe allemand Jürgen Habermas écrivait un article retentissant intitulé : « Penser avec Heidegger contre Heidegger ».
Il est temps depuis longtemps de sortir de la fascination et d’apprendre à penser sans Heidegger. »

Pierre Lazar
Texte publie en Sept 2015 dans Montevideo31 , révisé

DHH dit: 11 février 2019 à 13 h 42 min

@ et alii 13 h 21
vous écrivez  » DHH:a qui vous adressez vous en croyant parler à et alii? »
vous me posez une question dont je ne comprends pas le sens.
il etait clair pourtant que le post qui l’a suscitée concernait le sujet d’un de vos post émis quelques minutes plus tôt, et que je citais des œuvres que je connaissais, liées à ce theme .
Ou alors dois je comprendre votre interrogation comme l’expression de la dérision d’un grand esprit, fort de son savoir et de sa culture, qui feint l’étonnement en face de l’outrecuidance d’une inculte qui croit avoir quelque chose à apprendre au personnage éminent caché sous ce pseudo

Bėrėnice dit: 11 février 2019 à 13 h 41 min

Derrida, pour finir concluera qu’il n’est pardonnable que l’impardonnable , bref il faut y consentir, apprendre, s’y rompre et tendre l’autre joue.

Bėrėnice dit: 11 février 2019 à 13 h 38 min

É Levinas avait besoin d’un morceau consistant qui occuperait une partie de son oeuvre, les autres trop faciles. Il fallait un paradoxe monstrueux qui conduirait à penser la pensée qui parfois conduit l’homme vers les ténèbres.

et alii dit: 11 février 2019 à 13 h 36 min

La philosophe standardiste raccorde alors ce texte de Heidegger, de manière surprenante, au chapitre sur « La solitude essentielle » de L’Espace littéraire dans lequel Blanchot développe une réflexion dense sur l’expérience de la « fascination », en prenant notamment comme exemple l’enfant fasciné par le regard de sa mère. Cette connexion avec la fascination blanchotienne permet de mettre en question la « scène décontaminée de l’appel » (p. 35) élaborée par Heidegger. La connexion n’est plus interne à une même pensée mais connecte des pensées hétérogènes l’une à l’autre.

Pour faire obstacle à cette fascination d’un appel qu’on ne peut refuser, la philosophe déclenche une autre connexion hétérogène avec une note de La Carte postale (1980) où Derrida relate une farce qu’on lui aurait jouée : au moment où il dactylographiait, en vue de sa publication prochaine, un passage de ce livre où il critiquait Heidegger, il reçoit un appel téléphonique des États-Unis en PCV. La standardiste (là encore, ce pourrait être une figure à laquelle Avital Ronell s’identifierait volontiers) lui précise qu’il s’agit d’un certain « Martini » ou d’une certaine « Martine Heidegger ». Après un temps de confusion, Derrida refuse l’appel et informe la standardiste qu’il s’agit sûrement d’une « blague ». Mais, il s’est senti obligé d’écrire cette note, comme s’il devait malgré tout payer, fût-ce par un moyen détourné, cet appel. Derrière cette anecdote plaisante, Avital Ronell montre la compréhension profonde de la question du paiement de l’appel, de la possibilité de refuser de le prendre, d’y répondre, voire d’en répondre, sous-tendue par le geste de Derrida et qui manque cruellement aux réflexions heideggeriennes.
http://agenda.ipc.univ-paris-diderot.fr/spip.php?article86

et alii dit: 11 février 2019 à 13 h 34 min

RONELL L4APPEL ET LA TECHNIQUE Heidegger
Avital Ronell s’intéresse à la seule mention du téléphone que l’on peut trouver dans l’ensemble considérable de l’œuvre du philosophe allemand : une interview, publiée de manière posthume, accordée au Spiegel dans laquelle il fait remonter son engagement nazi à un appel téléphonique des Sections d’Assaut reçu lorsqu’il était recteur. Le fait que cette mention du téléphone soit la seule, qu’elle se trouve liée à une question si décisive et qu’elle ait l’aura d’une parole posthume conduit à relire toute l’œuvre par ce biais-là. Une « tache aveugle technologique de Heidegger en ce qui concerne le téléphone » (p. 29) est repérée, non parce qu’Heidegger penseur de la technique aurait évoqué beaucoup d’objets sauf le téléphone (on ne peut lui reprocher de ne pas avoir pensé à tout), mais parce que nombre de ses réflexions (notamment le début de « Qu’est-ce qu’une chose ? ») rendent parfaitement compte du phénomène téléphonique en général – à l’exception de celui-là. Avital Ronell avance dans la détermination de cette absence en remarquant que le thème de « l’appel » est fondamental dans Être et Temps, où est développé « l’appel de la conscience » comme modalité existentiale du Dasein, ouvrant sur le questionnement de ce qu’est « l’être-appelé ». C’est là que la standardiste opère une connexion décisive : en faisant remonter son engagement nazi à un appel téléphonique, Heidegger n’en fait-il pas sans doute inconsciemment un événement aussi déterminant que l’appel destinal de l’être l’était pour le Dasein ? L’appel téléphonique, technologique, ne permet-il pas de réinterroger l’appel ontologique ? La conception qu’Heidegger se fait de la technique comme dévoiement du rapport authentique à l’être n’a-t-elle pas été le pivot de son engagement nazi ?

et alii dit: 11 février 2019 à 13 h 25 min

même article yerushalmi Derrida
→ non seulement il leur parle, mais il s’adresse à eux d’une voix spectrale, celle du patriarche Jakob.

et alii dit: 11 février 2019 à 13 h 21 min

Jacques Derrida généralise la posture de Yosef Hayim Yerushalmi dans son livre Le Moïse de Freud, Judaïsme terminable et interminable. Après avoir examiné et analysé les documents à la manière du philologue ou du scientifique [qu’il était], Yerushalmi décide de s’adresser directement à Freud – ou plus exactement à son spectre – dans un Monologue où il ne se positionne plus comme expert, mais en son propre nom, avec tout ce que cela implique de fidélités partagées ou non avec Freud.
@DHH a qui vous adressez vous croyant vous adresser à et alii?

et alii dit: 11 février 2019 à 13 h 14 min

Ronell stupidity la bêtise (il s’agit de la dummheit de Heidegger
Pour qui pense bête / Stupidity d’Avital Ronell. Traduit de
l’anglais par Céline Surprenant, traduit et révisé par
Christophe Jacquet, Stock, 254 p.

DHH dit: 11 février 2019 à 13 h 07 min

@ et alii
sur le rapport de juifs au temps et à l’histoire ,theme sur lequel porte l’article que vous citez , voir aussi non seulement l’incontournable Zakhorde Yerushalmi mais aussi les deux tomes de la Clepsydre de Sylvie-Anne Goldberg

et alii dit: 11 février 2019 à 13 h 06 min

Derrida, connu comme le « déconstructeur » et Heidegger
Martin Heidegger
[Derrida, Heidegger]

Martin Heidegger

1. Une ambivalence sans complaisance.

On peut soutenir les deux positions : soit Derrida est et est resté jusqu’au bout un heideggerien, voire même le principal représentant de l’heideggerianisme français; soit au contraire on peut interpréter son évolution comme une distanciation de plus en plus nette à l’égard de Heidegger, jusqu’à aboutir à une pensée de l’autre qui la contredit radicalement. Il ne citerait Heidegger qu’à cause de son extrêmisme, pour critiquer la pensée de la présence; il ne s’en servirait que pour penser contre lui, contre son ordre ou ses ordres, du côté de son contre-exemple et de sa contre-partie. Il est étonnant que ces deux positions restent toutes deux défendables, alors que Derrida a consacré des centaines de pages à Heidegger et l’a mentionné très souvent. Il a toujours refusé de le réduire à son seul nazisme ou à son seul antisémitisme, mais il n’a jamais fait preuve de complaisance à son égard. Dans plus d’un texte (par exemple dans Donner la mort, p41), il met en relation sa pensée avec le déchaînement inouï de la violence nazie.

En repérant le privilège qu’Heidegger accorde à certains mots (dont Kampf (combat), Volk (peuple)), en signalant sa résistance à l’inconscient, son écriture normée, réglée par un vouloir-dire intentionnel absolu, Derrida prend ses distances de manière nette, tranchée, radicale; mais cela ne l’empêche jamais de le lire, de partir de ses textes et de ses analyses pour déconstruire, à sa suite, la métaphysique de la présence.

2. Des concepts sur lesquels prendre appui.

On ne peut nier l’influence heideggerienne sur l’élaboration de plusieurs concepts, dont la déconstruction, l’auto-affection, la dissémination. Pour accéder à la pensée de la différance, il faut passer par la question de l’être telle que posée par Heidegger [et lui seul, précise Derrida]. Cela vaut pour le retrait de l’être – et plus généralement pour le retrait ou re-trait, un mot français mis en avant par Derrida, non sans un certain forçage, pour prolonger l’ouverture heideggerienne du chemin (Weg), la radicaliser, la transformer en un voyage inouï, en envoi (Geschick) sans dérivation ni retour. Quand Heidegger choisit, pour sa neutralité, le mot das Dasein, il en écarte la différence sexuelle en tant que dyade, mais pas en tant que déploiement de la différence (que pourrait connoter le mot Geschlecht). C’est ce qui permet à Derrida de prendre appui sur la dispersion du Dasein, sur sa jetée disséminale, pour analyser la différence sexuelle et la dispersion de la chair.

3. Déconstruire l’Être.

Il y a de l’Être, dit Heidegger, en s’interrogeant sur ce qui lui est propre. Derrida part de cette question, mais son horizon n’est pas le propre (ou l’authentique), c’est la dépropriation ou déconstruction de l’être. Ainsi peut-il prendre un point de départ heideggerien pour analyser, par exemple, l’auto-affection de la voix, le parergon, le double, la hantise en peinture, la raison, etc… Mais il affirme que son concept de différance est « plus originel » que la différence ontico-ontologique

et alii dit: 11 février 2019 à 12 h 59 min

L ‘HOMME HABITE EN POETE
plus prêt à l’accepter. Plus purement aussi il livre
ce qu’il dit au jugement de l’attention toujours
plus assidue à l’écouter, plus grande enfin est la
distance entre ce qu’il dit et la simple assertion,
dont on discute seulement pour savoir si elle est
exacte ou inexacte. ·
.. .l’homme habite en poète ..•
dit le poète. Nous entendrons plus la
parole de Holderlin si nous la replaçons dans le
poème où elle a été prise. Nous n’écouterons tout
d’abord que les deux vers dont, avec des ciseaux
cruels, nous avons détaché la parole. Ce sont les
vers suivants :
Plein de mérites, mais en poète,
L’homme habite sur cette terre.

renato dit: 11 février 2019 à 12 h 38 min

Enfin ! au collège tout le monde a appris, je suppose, comment on organise une chaîne étymologique et quel est l’usage qu’on peut en faire.

rose dit: 11 février 2019 à 12 h 33 min

DHH merci
je cherchais comment rejeter le philosophe et vous me donnez l’ouverture de ne pas le faire. Je vous en suis reconnaissante 😊

Marie Sasseur dit: 11 février 2019 à 12 h 32 min

Allez, une dernière pour rigoler avec les jargonnants de la sémantique du hoch- deutsch.

« Dans ce qui suit nous essayons de penser touchant « l’habiter » et le « bâtir ». Une telle pensée concernant le bâtir n’a pas la prétention de découvrir des idées de constructions, encore moins de prescrire des règles à la construction. Cet essai de pensée ne présente aucunement le bâtir du point de vue de l’architecture et de la technique, mais il le poursuit pour le ramener au domaine auquel appartient tout ce qui est. Nous demandons : 1° Qu’est-ce que l’habitation ? 2° Comment le bâtir fait-il partie de l’habitation ? » L’analyse se fonde sur une écoute étymologique de la langue allemande. En remontant à buan, mot du vieux-haut allemand pour dire bâtir, l’auteur replace notamment la signification de l’habitation (Nachbar < Nachgebauer) dans l’horizon d’une pensée de l’Etre (parenté entre buan et bin). L’homme bâtit parce qu’il habite (wohnen), et non l’inverse, et il habite parce que "habiter est la manière dont les mortels sont sur terre". L’analyse de l’habitation s’affine grâce aux concepts d’espace (Raum) et de lieu (Ort) d’aménagement (einrichten) et de disposition (verstatten), de production (hervorbringen) et de protection (hüten), et grâce à l’image du pont, par laquelle Heidegger souhaite faire comprendre les rapports du lieu à l’espace, et de l’homme au lieu. "Bâtir est, dans son être, faire habiter. Réaliser l’être du bâtir, c’est édifier des lieux par l’assemblement de leurs espaces. C’est seulement quand nous pouvons habiter que nous pouvons bâtir." En opposant la demeure paysanne de la Forêt-Noire, "qu’un "habiter" paysan bâtissait encore il y a deux cents ans", à l’habitation de son époque, l’auteur conclut que la crise du logement qui sévit dans l’après-guerre n’est pas une crise du bâtiment, comme il est dit communément, mais une crise du sens originaire du bâtir, qui renvoie à l’habitation, comme un moyen à sa fin."

jazzi dit: 11 février 2019 à 12 h 30 min

« Tomi Ungerer : « On sort un livre par besoin. Une fois que j’ai fait mon besoin, je tire la chasse. Je ne veux plus le voir »

Un auteur à lire avec des gants ?

renato dit: 11 février 2019 à 12 h 22 min

Ah, les philosophes ! ils tricotent en papotant comme des vieilles béguines et ils voudraient être pris au sérieux ; quel drôle de temps !

Marie Sasseur dit: 11 février 2019 à 12 h 18 min

La caution de cet immense penseur nous enjoint de dissocier l’homme et l’œuvre., quelle que soit le rejet que le personnage nous inspire .

Appliqué à ceux a qui la philo de Levinas s’adresse, ie: visages pâles ou jambon-beurre, cette apologie du théoricien de l’etre allemand, est tout a fait recevable…

DHH dit: 11 février 2019 à 11 h 54 min

Mon point de de vue, simpliste, mais se voulant de bon sens sur le cas Heidegger :
Son système de pensée passe certes au-dessus de ma tête , mais le fait que son apport à la philosophie soit fondamental me semble une évidence, ne serait-ce que si on en juge par la richesse foisonnante de sa postérité intellectuelle . Or ses convictions et son engagement nazis et donc son adhésion sans réserve aux valeurs centrales d’une idéologies justement décriée sont aussi une évidence .
Doit on pour autant considerer que la posture du militant doit délégitimer par son indignité tout intérêt et tout respect pour la pensée du philosophe ? La réponse s’incarne dans le personnage de Levinas .
Voila un homme qui vit de manière intense son appartenance à un groupe humain auquel l’ideologie à laquelle adhère MH dénie l’appartenance à l’humanité , qui a eu à souffrir dans sa vie et celle de ses proches de la mise en œuvre criminelle de cette idéologie, ,et qui est pourtant une figure de la philosophie heideggériennes dont il est à la fois le découvreur et l’introducteur en France et l’un des plus notoires connaisseurs et continuateurs .
La caution de cet immense penseur nous enjoint de dissocier l’homme et l’œuvre., quelle que soit le rejet que le personnage nous inspire .

Janssen J-J dit: 11 février 2019 à 11 h 19 min

r., merci pour votre réponse, sincèrement. Retrouver le sommeil, oui, il n’y a que ça. Belle journée à vous.

rose dit: 11 février 2019 à 11 h 18 min

bérénice

Manosque, alentours, dans les collines.
Vous offre, là, gîte et couvert.
À Vienne, non, pas les moyens.
Cachez vos tapis Bérénice et n’ouvrez pas aux huissiers, sautez le mur.
Tant pis

rose dit: 11 février 2019 à 11 h 15 min

Janssen J J

lentement, hein mais ça va.
cela passe par le ménage, le feu dans la cheminée, une purée de potimarron et quiche lorraine, le sommeil retrouvé.
merci de l’intérêt que vous me portez, sincère.

Janssen J-J dit: 11 février 2019 à 11 h 12 min

Je parlais de Jean Rolin, ne pas faire diversion si vous n’avez rien à en dire. il n’a jamais arboré de pull marine. Z’êtes un brin agaçante. Restez dans le défouloir Heidegger, vous y excelliez, nonobstant.

@ r., très heureux que vous retrouviez vos marques, petit à petit, n’empêche.

Janssen J-J dit: 11 février 2019 à 10 h 47 min

Bouh… mais Tesson n’est qu’une mésange fracassée sur la vitre… Là n’était pas vraiment le sujet, mon frère.

Marie Sasseur dit: 11 février 2019 à 10 h 44 min

de fabrique de Rolin, cet incongru sur la terre. Il nous invite avec douceur, confiance et bienveillance à le suivre dans ses périples, attitude aux antipodes des croisières narcissiques et moralisatrices d’un Sylvain Besson.

Se servir de Rolin, pour amoindrir S. Tesson, ça sert à rien.

Clopine dit: 11 février 2019 à 10 h 41 min

Tiens, j’ai pensé à Ed (et à Chaloux…) en regardant « Pauline asservie » de Charline Bourgeois-Taquet. Une sorte de bonbon acidulé un brin pervers, rohmérien en diable, (mais avec des jeunes bien plus dessalés qu’il y a quarante ans) et… Je dois l’avouer… Une héroïne si tête à claques que ce n’est pas gentil d’évoquer qui que ce soit à son sujet… J’ai soupiré un peu (ça soupire beaucoup aussi dans le film) « tout ce féminisme pour en arriver là », j’ai rigolé un bon coup et me suis demandé ce qu’une fille de trente ans pourrait ressentir en voyant ça. L’impression qu’on lui tend un miroir, ou la brûlure d’une gifle ? Allez savoir. Ed, vous avez jusqu’à ce soir pour le regarder sur le site de Télérama – ça devrait vous intéresser, pour sûr…

Janssen J-J dit: 11 février 2019 à 10 h 35 min

Sais pas dans quel genre ranger cette littérature, mais je l’aime beaucoup. Rien à voir avec le sujet du jour qui me barbe, autant parler d’un petit plaisir personnel, dégusté ce week-end sous des nuages tempétueux

Je veux parler de Crac, de Jean Rolin (POL).

Voilà que notre sympathique globetrotter nous embarque cette fois-ci sur les pas du jeune Lawrence d’Arabie lors de sa visite d’avant-guerre aux châteaux-forts chrétiens du Proche-Orient, quand il préparait une thèse d’archéologie à Oxford. Une sympathique amitié lie Rolin à Lawrence, à cause de baignades sur une même plage de Dinard qu’ils auraeint pris à 50 ans d’intervalle. Bardé de plans et de perplexités sur la correspondance de Lawrence à sa mère, Rolin, en 2017, s’efforce de retrouver les traces des 37 châteaux-forts de Lawrence, occasion de poétiques déambulations au Liban, en Syrie et Jordanie. Toujours sensible aux déchets de plastique, aux chiens errants des zones interlopes, aux espions qui mentent, aux archéologues désolés…, il n’hésite jamais à prendre des chemins de traverse dans les lieux dévastés par la guerre et le terrorisme, et de vérifier comment vaquent les arabes et chrétiens d’aujourd’hui. Et reste toujours attentif à dépeindre ce que pensent et ressentent les guides et les interprètes du petit peuple qui le mènent où « bon lui semble ». Rolin s’attarde au château de Beaufort, une belle occasion pour lui de nous replonger dans le beau roman de l’israélien Ron Leshem, et bien sûr au Crac des Chevaliers. Les errances de Rolin pénètrent insidieusement notre conscience syrienne tant éprouvée par le joug d’Haffez jusqu’à Damas, plus encore que du pays martyrisé de Bachar. Elles font ressortir ce qu’avait eu d’étrange un périple analogue au sien en 1998, jusqu’à l’hôtel Baron d’Alep, un pied droit bandé par ce médecin chrétien amoureux de la France qui nous sauva la mise gratuitement… Il faut dire que nous ne parvenions pas non plus à toujours suivre les chemins touristiques trop bien balisés. L’ouverture à l’étrangeté d’une portion de monde à la fois exotique et familier, voilà la marque de fabrique de Rolin, cet incongru sur la terre. Il nous invite avec douceur, confiance et bienveillance à le suivre dans ses périples, attitude aux antipodes des croisières narcissiques et moralisatrices d’un Sylvain Besson.
Et cela fait toujours un bien fou.

Marie Sasseur dit: 11 février 2019 à 10 h 28 min

Et MH s’est vu en ordonnateur du grantou scientifique.

Le concept de science chez Heidegger
avant le “tournant” des années trente
Françoise Dastur

Bonne journée Et Al.

et alii dit: 11 février 2019 à 10 h 15 min

. Or la négation est, selon la doctrine régnante et jamais contestée de la « logique », un acte spécifique de l’entendement. Comment, dès lors, pouvons-nous prétendre, dans la question portant sur le rien et même dans celle de savoir s’il peut être questionné, congédier l’entendement ? Pourtant, ce que nous présupposons là est-il si assuré ? Le ne-pas, l’être-nié et ainsi la négation représentent-ils la détermination plus haute sous laquelle le rien, comme une espèce particulière de ce qui est nié, vient se ranger ? N’y a-t-il le rien que parce qu’il y a le ne-pas, c’est-à-dire la négation ? Ou est-ce l’inverse ? N’y a-t-il la négation et le ne-pas que parce qu’il y a le rien ? C’est ce qui n’est pas décidé, n’est pas même encore érigé expressément en question. Nous affirmons : le rien est plus originel que le ne-pas et la négation.

Si cette thèse est fondée, alors la possibilité de la négation comme acte de l’entendement, et par-là l’entendement lui-même, dépendent en quelque façon du rien. Comment l’entendement pourrait-il donc prétendre décider de celui-ci ? L’apparent contresens des question et réponse concernant le rien ne repose-t-il finalement que sur un entêtement aveugle de l’entendement pris de vertige ?MH

Bėrėnice dit: 11 février 2019 à 10 h 09 min

Ed au fil du temps parvient à dessiner un profil de petite bourgeoise frustrée autogérée un peu obtuse et obsédée mais très sûre d’elle. Il n’y a que les imbeciles qui ne se trompent pas.

et alii dit: 11 février 2019 à 10 h 07 min

Le rien, fondement de l’étant ]

Or il est remarquable qu’en la manière justement dont l’homme scientifique s’assure de ce qui lui est le plus propre, il parle d’un autre. Ne doit être soumis à recherche que l’étant et autrement — rien ; l’étant seul et outre lui — rien ; l’étant sans plus et au-delà — rien. Qu’en est-il de ce rien ? Est-ce un hasard que tout naturellement nous parlions de la sorte ? N’est-ce là qu’une façon de parler — et rien d’autre ? Et pourquoi nous soucier de ce rien ? Si le rien est justement repoussé par la science et relégué comme le nul. Seulement, quand nous reléguons ainsi le rien, ne le concédons-nous pas justement ? Mais pouvons-nous parler de concéder, quand nous ne concédons rien ? Peut-être ce va-et-vient du propos est-il déjà le fait d’une vide querelle de mots. C’est bien le moment pour la science d’affirmer de nouveau, à l’encontre, son sérieux et la sobriété de sa démarche, à savoir qu’elle a uniquement affaire à l’étant. Le rien, que peut-il être d’autre, pour la science, qu’un monstre et une chimère ? Si la science a raison, ce seul point demeure solide : la science ne veut rien savoir du rien. C’est là, finalement, la conception scientifiquement rigoureuse du rien. Nous savons le rien en tant que, de lui, le rien, nous ne voulons rien savoir.
MH

Bėrėnice dit: 11 février 2019 à 10 h 03 min

Rose, c’est sympa cependant j’ai bien peur que les huissiers s’emparent de mes tapis avant juin si aucun Changement n’intervient pour modifier ma trajectoire. Vous résidez à Manosque, Je ne connais absolument pas ce coin et serai heureuse de le découvrir en compagnie.

et alii dit: 11 février 2019 à 10 h 00 min

D’où nous tirons l’indication que l’interrogation métaphysique doit être formulée dans son ensemble et à partir de la situation essentielle de l’être-là questionnant. Nous questionnons pour nous, ici et maintenant. Notre être-là — dans la communauté des chercheurs, maîtres et étudiants — est déterminée par la science. Qu’en advient-il d’essentiel de nous-mêmes, au fond de l’être-là, dans la mesure où la science est devenue notre passion ?

Les domaines respectifs des sciences sont nettement séparés les uns des autres. La manière dont chacun d’eux traite son objet est fondamentalement distincte. Cet éclatement en disciplines multiples ne doit plus aujourd’hui sa cohésion qu’à l’organisation technique en universités et facultés ; elle ne garde une signification que par la convergence pratique des buts poursuivis par les spécialistes. En revanche, l’enracinement des sciences dans leur fondement essentiel est bien mort.

Et pourtant, dans toutes les sciences quand nous suivons en chacune sa visée la plus propre, nous nous rapportons à l’étant lui-même. Du seul point de vue des sciences, aucun domaine n’a préséance sur l’autre, ni la nature sur l’histoire, ni inversement. MH

Ed dit: 11 février 2019 à 9 h 59 min

Puisque c’est Kaffeklatsch ici, y a-t-il eu des commentaires sur les Victoires de la musique ? Sujet hautement plus intéressant que ces énièmes Actes des GJ.

rose dit: 11 février 2019 à 9 h 44 min

bérénice
d’accord : pas au printemps, plus tard, avant l’été (juin ?).
Je n’organise pas tout : moi trois jours, vous deux jours, on se met d’accord (je prends la valse et le chocolat, vous deux choses et la dernière, on verra ensemble, j’ai peur qu’il faille prévoir, ce qui annonce bien des guichets fermés, las, on voit et entend tout, mais de l’extérieur) : la totale sujétion à autrui est la pire chose qui puisse exister.
Au printemps, venez me voir, deux jours, on verra si nous pouvons voyager ensemble. Sinon, c’est pas grave, j’irai seule. Et vous aussi.

Proposition : on y va en bagnole, d’ici là j’aurai changé les pneus. On conduit moitié/moitié, c’est loin.https://www.viamichelin.fr/web/Itineraires?departure=04100%20Manosque%2C%20Alpes-de-Haute-Provence%2C%20France&departureTid=city-102112-fra&arrival=1810%20Vienne%2C%20Wien%2C%20Autriche&arrivalTid=city-3911-fra&index=0&vehicle=0&type=0&distance=km&currency=EUR&highway=false&toll=false&vignette=false&orc=false&crossing=true&caravan=false&shouldUseTraffic=false&withBreaks=false&break_frequency=7200&coffee_duration=1200&lunch_duration=3600&diner_duration=3600&night_duration=32400&car=hatchback&fuel=petrol&fuelCost=1.36&allowance=0&corridor=&departureDate=&arrivalDate=&fuelConsumption=

rose dit: 11 février 2019 à 9 h 43 min

rose dit: Votre commentaire est en attente de modération.
11 février 2019 à 9 h 43 min
pie-grièche (shrike) sur son arbre mort, beau point d’observation. merci renato,
—–
« Herzog un personnage capable des plus folles aspirations »
ah… pour maurice aussi ; démystifier le culte du héros, alors que, pas besoin d’un cercle, une inconditionnelle suffit.
https://www.lepoint.fr/culture/les-mysteres-de-l-histoire-maurice-herzog-et-louis-lachenal-ont-ils-vraiment-atteint-le-sommet-de-l-annapurna-30-08-2012-1500776_3.php

——
suis en pleine forme, en train de retrouver, pianissimo, mon sommeil ; capable d’y voir clair et de garder la distance, & qui vivra verra : les autres, que pouic.

rose dit: 11 février 2019 à 9 h 43 min

pie-grièche (shrike) sur son arbre mort, beau point d’observation. merci renato,
—–
« Herzog un personnage capable des plus folles aspirations »
ah… pour maurice aussi ; démystifier le culte du héros, alors que, pas besoin d’un cercle, une inconditionnelle suffit.
https://www.lepoint.fr/culture/les-mysteres-de-l-histoire-maurice-herzog-et-louis-lachenal-ont-ils-vraiment-atteint-le-sommet-de-l-annapurna-30-08-2012-1500776_3.php

——
suis en pleine forme, en train de retrouver, pianissimo, mon sommeil ; capable d’y voir clair et de garder la distance, & qui vivra verra : les autres, que pouic.

——–

bérénice
d’accord : pas au printemps, plus tard, avant l’été (juin ?).
Je n’organise pas tout : moi trois jours, vous deux jours, on se met d’accord (je prends la valse et le chocolat, vous deux choses et la dernière, on verra ensemble, j’ai peur qu’il faille prévoir, ce qui annonce bien des guichets fermés, las, on voit et entend tout, mais de l’extérieur) : la totale sujétion à autrui est la pire chose qui puisse exister.
Au printemps, venez me voir, deux jours, on verra si nous pouvons voyager ensemble. Sinon, c’est pas grave, j’irai seule. Et vous aussi.

Proposition : on y va en bagnole, d’ici là j’aurai changé les pneus. On conduit moitié/moitié, c’est loin.https://www.viamichelin.fr/web/Itineraires?departure=04100%20Manosque%2C%20Alpes-de-Haute-Provence%2C%20France&departureTid=city-102112-fra&arrival=1810%20Vienne%2C%20Wien%2C%20Autriche&arrivalTid=city-3911-fra&index=0&vehicle=0&type=0&distance=km&currency=EUR&highway=false&toll=false&vignette=false&orc=false&crossing=true&caravan=false&shouldUseTraffic=false&withBreaks=false&break_frequency=7200&coffee_duration=1200&lunch_duration=3600&diner_duration=3600&night_duration=32400&car=hatchback&fuel=petrol&fuelCost=1.36&allowance=0&corridor=&departureDate=&arrivalDate=&fuelConsumption=

Bėrėnice dit: 11 février 2019 à 9 h 31 min

Je sais qu’il y a eut dix morts faute d’organisation mais il y a eu quatre doigts arrachés samedi matin devant l’assemblée pour continuer d’alourdir un bilan alarmant.

Bėrėnice dit: 11 février 2019 à 9 h 28 min

Pourquoi est ce qu’il va falloir après ces brillantes interventions continuer de se farcir Martin heil Hitler? Comme si les tenants des titres contemporins ne suffisaient en plus de nous interroger à nous déprimer.

Bėrėnice dit: 11 février 2019 à 9 h 25 min

Chantal, c’est mieux que du Woody. De plus cela n’a pas pris une ride malgré l’innovation.technologique que nous connaissons et s’agissant des hommes. Lu Herzog et la planète de Mr Sammler, finesse et humour++++++

G S'A dit: 11 février 2019 à 9 h 12 min


…des philosophes; ou de simples  » collabos « , politiques et sociaux de leurs époques,!…
… » machiavélisme  » de base, of course,!…
…etc,!…
…avec, toutes les références que vous voulez,!…simples collabos,!…

Marie Sasseur dit: 11 février 2019 à 9 h 06 min

Et moi j’en suis à la critique de Husserl à propos de « Etre et temps » de son « assistant », lequel, faisant preuve de lâcheté, il manquait ce caractère pour lui arranger le portrait, a toujours refusé la confrontation.

Chantal dit: 11 février 2019 à 8 h 45 min

je ne l’ai pas sous la main Marie Sasseur, pour le moment « je veux, je veux, je veux » … je suis dans le faiseur de pluie.

Dans Herzog,son cinquième roman, Saul Bellow réalise de manière brillante la synthèse des sentiments contradictoires qui l’agitent. Publié en 1964, Herzog vaudra à son auteur son deuxième National Book Award et restera comme un chef-d’oeuvre inégalé. Bardé de diplômes, couvert d’honneurs et de distinctions mais cocu, le professeur Herzog passe son temps à écrire des lettres ­ qu’il n’enverra jamais ­ à tous les grands de ce monde morts ou vivants : son analyste, Hegel, Heidegger, Eisenhower, Nietzsche, Martin Luther King et quelques autres. En quête d’une impossible « synthèse de quatre sous », Herzog refuse les leçons de chacun de ces maîtres par les « non » tonitruants qu’il oppose dans chacune de ses missives aux idées reçues qui forment le fond de notre croyance et de notre culture. Alliant la verve enthousiaste des Aventures d’Augie March à la vision pessimiste de ses premiers récits, Bellow crée avec Moses Herzog un personnage capable des plus folles aspirations mais assez fort pour accepter les contingences que la vie lui impose. Avec lui, le héros passe de l’amertume et de l’aigreur à une folie jubilatoire digne d’un Don Quichotte.

Bellow a réussi à ébranler les certitudes d’une société qui nage dans l’opulence des années 1960 et invente avec Moses Herzog le prototype de l’intellectuel juif, urbain, névrosé mais plein d’ironie autodestructrice qui sera popularisé dans les films de Woody Allen.

Chantal dit: 11 février 2019 à 8 h 38 min

Dans son roman Hertzog, Saul Bellow, son personnage sous l’emprise d’une fièvre délirante écrit à Martin Heidegger, Spinoza, Nietzsche, etc …

renato dit: 11 février 2019 à 7 h 55 min

L’homme Heidegger, grand tricoteur parmi les tricoteurs, serait un bon sujet d’étude pour un anthropologue qui s’intéresse au primat de la bêtise dans une société où le poids des contraintes de l’intelligence se fait assez peu sentir.

Marie Sasseur dit: 11 février 2019 à 7 h 47 min

Les cahiers réceptionnés chez Gallimard:
« Ce que ça n’est pas ? Des aphorismes délivrant des leçons de vie, des notes en vue de l’élaboration d’un système, un testament philosophique. Ce que ça veut être ? Des réflexions, un chemin, des tentatives pour parvenir simplement à nommer, un journal de pensée, une tentative pour arriver à simplement nommer. »

On dirait qu’il y en a qui n’ont toujours pas lu « Etre et temos », ou le reich de mille ans.
Et qu’ils s’attendaient une explication de texte du gourou himself, qui gere ses publications d’outre-tombe.

Il faut sauver le soldat Rastier.
Lien déjà donné.

« Les Cahiers « de travail » alors ? Un reliquaire sacré des brouillons et autres chutes ou copeaux tombés du ciseau du Maître – de repentirs, guère, semble-t-il –, généreusement offert à l’adoration des fidèles. »

rose dit: 11 février 2019 à 6 h 31 min

il faut le croire. Un gourou te causes ouzbek sous-titré en finnois, en glissant deux ou trois énormités, et ça passe.

Lorsque tu as besoin d’un gourou.
Sinon, même en finno-ougrien, plus accessible, cela ne passe pas.
Foi de rose.

et alii dit: 11 février 2019 à 2 h 27 min

Ce que révèlent les « Cahiers noirs » de François Rastier – À partir des premiers Cahiers noirs, cet ouvrage est le premier à montrer comment l’antisémitisme exterminateur de Heidegger éclaire sa réception actuelle et son succès international.
http://skildy.blog.lemonde.fr/2018/09/22/parution-de-heidegger-messie-antisemite-ce-que-revelent-les-cahiers-noirs-de-francois-rastier-a-partir-des-premiers-cahiers-noirs-cet-ouvrage-est-le-premier-a-montrer-comment-lantisemiti/

et alii dit: 11 février 2019 à 2 h 24 min

En septembre 2000 Jacques Derrida répondait ainsi à une question que lui posait Antoine Spire sur Heidegger :

Si vous le permettez, je ne répondrai pas à la question sur la politique de Heidegger ou sur son Discours de rectorat. Non pas pour me dérober mais les choses sont trop complexes pour le temps et la place dont nous disposons. Ce que je pouvais avoir à dire à ce sujet, je l’ai abondamment publié, au moins dans De l’esprit et dans de nombreux entretiens. La question de la « biographie » ne me gêne en rien. Je suis de ceux, peu nombreux, qui l’ont constamment rappelé : il faut bien (et il faut bien le faire) remettre en scène la biographie des philosophes et l’engagement signé, en particulier l’engagement politique, de leur nom propre, qu’il s’agisse de Heidegger ou, aussi bien, de Hegel, de Freud, ou de Nietzsche, de Sartre ou de Blanchot, etc.
Vous faites allusion à une « exclusion » du « patrimoine monothéistique biblique« . Oui et non. Les références bibliques ou théologiques sont nombreuses et confirment à chaque instant ce que nous savons de la profonde culture théologique (catholique et protestante, je dirais surtout luthérienne) de Heidegger. Mais il est vrai que ce qu’on appellerait le patrimoine hébraïque, on l’a souvent noté (Ricœur, Zarader) paraît, disons, passé sous silence, un lourd silence. D’où la tentation d’inscrire ce silence dans toute une configuration où il n’y aurait pas seulement le Discours de rectorat et un certain motif de la terre dont vous parlez, mais tant d’autres indices aussi (par exemple le dédain à l’égard de tout philosophe juif, le « mauvais traitement », selon moi, infligé à Spinoza, dont j’ai essayé de montrer ailleurs qu’il aurait compliqué certains schémas heideggériens au sujet de l’époque de la représentation, du cogito et du principe de raison). Cette configuration ne m’échappe pas mais sans vouloir innocenter Heidegger (ce dont il n’a jamais été question pour moi et je crois même que Heidegger n’a pas échappé au plus banal des antisémitismes de son temps et de son milieu – « nous étions tous un peu antisémites à l’époque« , dit un jour, je crois, Gadamer).
Je crois encore qu’il faut être attentif à la complexité des faits et de la nature des textes. Il n’y a pas de texte philosophique antisémite de Heidegger (comme on pourrait en trouver, lus d’une certaine façon, chez Kant, Hegel ou Marx), et si les énoncés sur la technique sont marqués de fortes connotations réactionnaires ou anti-progressistes, Heidegger est l’un des penseurs de la modernité qui ont pris le plus au sérieux, de façon profondément méditante, les enjeux de la technique moderne et la vigilance éthico-politique qu’elle nous impose.

.

Ce serait en soi un sujet de recherche que d’étudier ce qu’il en est du rapport de Derrida à Heidegger. A première vue, mais ce n’est qu’une première vue, Derrida nous semble avoir alterné des critiques de Heidegger qui voient avec acuité des « adhérences profondes » du texte heideggerien avec la « réalité et la possibilité de tous les nazismes » et des critiques plus allusives, peut-être davantage destinées à un public plus large que celui des lecteurs attentifs de De l’esprit par exemple.
voici le lien de ce site connu:
http://skildy.blog.lemonde.fr/2008/06/25/heidegger-un-point-faible-de-derrida/
d’autres pages que chacun trouvera sur les cahiers
noirshttp://skildy.blog.lemonde.fr/2018/10/11/le-national-socialisme-peut-fort-bien-assumer-des-positions-determinees-et-ainsi-contribuer-a-etablir-une-nouvelle-position-a-legard-de-lestre-seyn-affirme-heidegger-dans-les-cahiers-noirs/
http://skildy.blog.lemonde.fr/2018/10/11/le-national-socialisme-peut-fort-bien-assumer-des-positions-determinees-et-ainsi-contribuer-a-etablir-une-nouvelle-position-a-legard-de-lestre-seyn-affirme-heidegger-dans-les-cahiers-noirs/http://skildy.blog.lemonde.fr/2018/10/11/le-national-socialisme-peut-fort-bien-assumer-des-

http://skildy.blog.lemonde.fr/2018/09/22/parution-de-heidegger-messie-antisemite-ce-que-revelent-les-cahiers-noirs-de-francois-rastier-a-partir-des-premiers-cahiers-noirs-cet-ouvrage-est-le-premier-a-montrer-comment-lantisemiti/

renato dit: 11 février 2019 à 0 h 38 min

« Qu’est-ce qui distingue les deux % restants qui ne peuvent pas se couper du reste ? »

Rien qu’un soupir, parfois.

Ed dit: 11 février 2019 à 0 h 34 min

Saviez-vous que mon article le plus consulté est « L’amie prodigieuse » sur Tomtomlatomate et « J’ai fait le Vietnam » sur Rockandvolk ? Rien d’étonnant. Un immense best-seller dans un cas et le principal loisir des Occidentaux dans l’autre.

Marie Sasseur dit: 11 février 2019 à 0 h 23 min

« Tous deux également auteurs, l’un d’un avant-propos, l’autre d’un avertissement, exceptionnellement engagés pour des traducteurs.  »

Ça fait penser au jargon du politiquement correct qui veut te refiler un contrat d’assurance foireux, où tu n’es assuré de rien, pour finir. Ou à ceux qui ont fait ecole de commerce. Te refilent la daube « exceptionnellement » emballée.

Delaporte dit: 11 février 2019 à 0 h 20 min

« Mon analyse d’Hiroshima mon Amour était très profonde. »

Vous êtes sûre ? Comment le savez-vous ? Parce que ce n’est même pas une « analyse », voyez-vous.

Ed dit: 10 février 2019 à 23 h 46 min

23:19
C’est très juste -en plus d’être touchant – ce que vois écrivez Clopine. Je n’aimerais pas que ma Chattoune se mette à penser.

l'ombelle des talus dit: 10 février 2019 à 23 h 34 min

Jean Langoncet dit: 10 février 2019 à 0 h 51 min
@Drôle de conception de la philosophie
Mais un sens certain du sacré (holy fuck was it?)
https://youtu.be/ur5fGSBsfq8?t=156

Avec le Brexit, il n’est pas incongru de se demander si marquer contre son camp est devenu une spécialité britannique (il n’est que de regarder les tenants d’un « frexit » pour avoir mal au cul)

Clopine dit: 10 février 2019 à 23 h 19 min

J’ai du mal à croire en votre bienveillance, Hamlet, mais bon : donc, il devient de plus en plus vraisemblable que le Clopinou fera son métier de penser.

Avec toute la rigueur et l’application possibles, à savoir que la pensée commence évidemment par le doute, l’apprentissage, et la curiosité.

On peut en conclure que je l’envie un peu.

Mais je tremble aussi. D’abord parce qu’il y a forcément un peu d’ascétisme dans ces métiers-là, où seul l’effort paie. Ensuite parce que penser est dangereux.

A commencer par la haine que cela suscite, chez tous ceux qui ont intérêt, justement, à ce qu’on ne pense pas.

Et là, je vais avoir un peu plus de mal à protéger mon gamin que lorsque, petit, je lui mettais son cache-nez quand il faisait froid.

Bėrėnice dit: 10 février 2019 à 23 h 06 min

Sasseur, je pensais plus au travail des traducteurs et à leur engagement pour dédouaner Heidegger de tous soupçons . Relu dernier paragraphe billet. Après je ne suis pas suffisamment cultivée pour dire qu’il est possible de lire Heidegger en faisant abstraction du contexte historique et surtout en le désincarcerant de ce contexte comme le fit Levinas ( d’après ce que j’en ai perçu) qui comprit sa pensée mais detachee au sens propre et figuré. Lecture anhistorique.

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