de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Ici l’ombre : en faire l’éloge ou la louange ?

Ici l’ombre : en faire l’éloge ou la louange ?

Il y a une dizaine d’années, le Seuil avait publié un pénétrant essai de Max Milner sous le beau titre L’Envers du visible. Avec une vivifiante liberté intellectuelle qui convoquait tous les arts au service d’une curiosité sans borne, le critique y faisait rendre l’âme à un thème que l’on croirait infini : ce que l’on voit de l’ombre. Jamais rien lu d’aussi clair sur l’ombre dans l’art. Autrement dit sur la part d’ombre de l’invisible. Sa promenade érudite nous emmenait revisiter aussi bien le mythe de la caverne que le Diderot de la Lettre sur les aveugles, les enténébrés du Caravage, les règlement des comptes du siècle des Lumières avec l’ombre, l’ambiguïté du syntagme « clair-obscur », les Caprices et peintures noires de Goya… Et naturellement, « le » Tanizaki, classique parmi les classiques.

Jusqu’à présent, on pouvait trouver son Eloge de l’ombre (陰翳礼讃In’ei raison) soit aux Publications orientalistes de France, soit dans la Pléiade de ses Œuvres, soit dans un mince volume chez Verdier, et dans les trois cas dans la même traduction de René Sieffert. Une nouvelle traduction, oeuvre de Ryoko Sekiguchi (à qui l’on doit une magnifique méditation sur l’énigme à l’oeuvre dans la voix) et de Patrick Honnoré, paraît dans quelques jours sous le titre Louange de l’ombre (106 pages, 13 euros, Editions Philippe Picquier). Changer le titre d’un texte célèbre nous trouble et nous dérange dans nos habitudes. On se demande soudain l’on ne s’était pas trompé dans son interprétation, si on a été bien inspiré de placer notre confiance dans la version qui faisait autorité depuis des années, on est pris d’un doute ou s’il s’agit simplement de la volonté du traducteur d’imprimer sa marque.

Ce fut le cas récemment avec les traductions de Frédéric Boyer (Les Aveux en lieu et place des Confessions de saint Augustin) et avec la traduction du Romancero gitano de Garcia Lorca, improprement rendu en Romancero gitan alors que le premier mot de ce titre ne veut rien dire en français, jusqu’à ce que la traductrice Line Amsellem lui rende justice avec Complaintes gitanes (Allia, 2013). S’agissant de Junichiro Tanizaki (1886-1965), le parti pris du titre est déjà provocateur; car si « éloge » et « louange » sont considérés comme des synonymes (et les nouveaux traducteurs parlent bien d’ « éloge » dans le cours du texte à propos de la couleur d’une pâte de fruit par Sôseki), il y a bien une nuance entre les deux: l’éloge est une célébration alors que dans la louange, il y a une volonté de flatter, de flagorner, de corrompre. Mais appliqué à l’ombre…

On dit que sur le tournage de Tous les matins du monde, Alain Corneau demanda à tous ses acteurs de lire cet essai pour s’imprégner de son esthétique. De Tanizaki, on retrouve le non conformisme, le goût de la provocation et du paradoxe, la volupté à jouer sur l’équivoque. Ce texte, qui est l’un de ses chefs d’œuvre a été dénoncé à sa parution en 1933 comme le reflet d’un esthétisme décadent, en raison de son indécence revendiquée, avant d’être loué haut et fort par de grands noms de la littérature japonaise. On peut le lire comme un recueil de réflexions sur la conception japonaise du beau, et une observation sans pareil de la nature humaine à rebours de la morale ambiante, encore que d’autres de ses livres, notamment La Clef ou La Confession impudique choquèrent bien davantage et suscitèrent l’ire de la censure en raison d’un érotisme hâtivement assimilé à de la pornographie et de la perversité. cartier

Eloge de l’ombre a le ton et l’allure d’une longue nouvelle, davantage que ceux d’un essai comme on le présente parfois, sur les déboires d’un amateur d’architecture soucieux d’installer l’électricité, l’eau et le gaz dans une maison de pur style japonais. On s’en doute, une querelle des Anciens et des Modernes, de l’Orient et de l’Occident, se profile derrière cette parabole dont on pourrait faire le point de départ d’une méditation sur le choc des civilisations. Il n’est guère question de l’ère Meiji (l’ère de la lumière, justement) ni de la Révolution industrielle, mais leurs effets se font bien sentir dans l’attitude de l’auteur. Sauf que Tanizaki y met un tel humour, une ironie si grinçante, qu’il jette le trouble dès les premières pages en proposant d’explorer moins le pavillon de thé que les lieux d’aisance (lire ici l’extrait). C’est là que ça se passe ; c’est donc là d’abord qu’il entend faire l’apologie d’une certaine qualité de pénombre, aussi indispensable que la propreté et le silence ; il en appert que nulle part ailleurs mieux qu’ici s’exprime le raffinement d’un peuple et d’une nation –ce qui n’était pas fait pour leur plaire.

« Lieux d’aisance » est l’expression, choisie par le traducteur René Sieffert aux dépens de « toilettes », « cabinets » et autres, car elle est aussi délicate que ce que l’auteur en fait. Or dans la nouvelle traduction, c’est bien de « toilettes » qu’il s’agit. L’air de rien, cela dit tout de l’intention du tandem de traducteurs. Car, ainsi que l’explique Ryoko Sekiguchi, leur but est aussi de démythifier ce que le regard occidental a voulu faire de ce chef d’œuvre : le prétendu reflet des fondements de l’esthétique japonaise sous l’angle du clair-obscur. Comme si ce phénomène lui était propre et qu’il était inné. Ce qui n’est certes pas faux, mais incomplet et trop essentialiste. Elle observe qu’à notre époque, cette esthétique de l’ombre subsiste davantage en Occident qu’au Japon et que les réflexions de Tanizaki valent aussi bien pour notre appréhension de la lumière que pour la leur.

Dans son « Eloge/Louange de l’ombre », l’écrivain ne s’en tient pas là et explore tout ce que son pays s’apprêtait à perdre (nous sommes dans les années 30) en se laissant séduire (déjà !) par le vertige de la consommation à l’occidentale. Cela va jusqu’au cinéma, au phonographe, à la radio, non dans le principe même de leur invention, mais dans le fait qu’ils aient été d’abord conçus pour complaire à des mentalités venues d’ailleurs, dans la plus totale négation des valeurs japonaises (jeux d’ombres, valeurs des contrastes, discrétion de l’art oratoire, goût de l’ellipse, art de la pause). Même le haut-parleur, qui aplatit les sons des instruments, lui est un fléau. Pour ne rien dire du papier dont l’usage est jugé par lui purement utilitaire d’un point de vue occidental, quand la texture du papier de Chine ou du Japon fait sentir « une sorte de tiédeur qui nous met le cœur à l’aise ».

cartier-bresson-5Il est encore plus précis s’agissant de la nécessité de la patine en toutes choses, « ce lustre qui est la crasse des mains », souillure qui est en fait un ingrédient du beau. Car c’est bien de cela qu’il s’agit tout au long de cette description tranquille et terrible à la fois, qui envoûte sans crier gare, pour nous faire découvrir tout ce que l’ombre recèle. Tanizaki loue haut et fort « nos ancêtres » pour avoir eu le génie de faire tenir un monde dans un univers d’ombre en lui conférant une qualité esthétique qu’il juge infiniment supérieure à toute fresque. Il tient que les Orientaux savent, eux, créer de la beauté en faisant naître des ombres dans des endroits insignifiants. Tout ne serait donc que dessin d’ombres et jeu de clair-obscur, y compris dans le nô et le kabuki dont il compare la beauté avec ou sans fard sous différents éclairages ? Il n’y a pas que les décors : à ses yeux, même les costumes, transition entre l’ombre et le visage, doivent leur splendeur à l’accommodement de la lumière.

On le croit lorsqu’il avoue n’avoir retenu de sa mère que le visage, les mains et les pieds, à l’exclusion du corps. On en ressort convaincu que la beauté de toute pièce d’habitation japonaise ne se joue que sur le degré d’opacité de l’ombre. Il n’est pas de plus bel ornement, d’objet plus fin, ni de meuble plus attachant que cette clarté ténue cramponnée à la surface d’un mur. On comprend alors la réputation de réactionnaire nostalgique qu’il s’est attirée avec ce texte lorsqu’il suggère que le goût des villageois est bien plus et bien mieux développé que celui des citadins ; mais il sera beaucoup pardonné à celui qui nous offre en passant, en une page bien sentie, la recette des sushi aux feuilles de kaki (on en oubliera même les quelques lignes sur Einstein, et d’autres sur la couleur de la peau des Occidentaux, qui suscitent encore un faux-débat sur le «  »racisme » » de l’auteur). Cet admirable livre est si personnel, subjectif, poétique, arbitraire qu’il paraît vain dès lors de chercher à le démentir en lui opposant d’érudits traités d’histoire de l’art sur le culte de l’ombre et du clair-obscur dans la peinture occidentale depuis des siècles.

Tanizaki écrit quelque part que lorsqu’on en sera à placer des agents de la circulation  aux carrefours de Kyôto, ce sera la fin de tout car la pure atmosphère des rues japonaises en sera dévastée. Il est mort à temps en 1965 pour assister non à la fin du monde mais à la fin du sien. Qu’on ne s’y trompe pas : l’écrivain reconnaissait les avancées de la civilisation de la technique, et il avait parfaitement senti que son pays s’engagerait dans cette voie, mais il craignait que cela entraînât une occidentalisation qui nieraient ses valeurs ancestrales. Il croyait que la littérature offrait un moyen de limiter la casse. Ou plus exactement de « compenser les dégâts » en plongeant dans l’ombre tout le superflu de notre quotidien. Il faudrait offrir ce livre si éclairant à tout propriétaire de ces maudites lampes à halogène qui écrasent sans distinction les nuances d’une maison, tuent les détails, les couleurs, les lignes, l’harmonie et la vie qui s’y épanouissent.

Alors, Eloge de l’ombre ou Louange de l’ombre ? Laquelle des deux traductions ? Jugez-en par les deux fins :

« Pour moi, j’aimerais tenter de faire revivre, dans le domaine de la littérature au moins, cet univers d’ombre que nous sommes en train de dissiper. J’aimerais élargir l’auvent de cet édifice qui a nom « littérature », en obscurcir les murs, plonger dans l’ombre ce qui est trop visible et en dépouiller l’intérieur de tout ornement superflu. Je ne prétends pas qu’il faille en faire autant de toutes les maisons. Mais il serait bon, je crois, qu’il en reste ne fût-ce qu’une seule, de ce genre. Et pour voir ce que cela peut donner, eh bien, je m’en vais éteindre ma lampe électrique »(traduit du japonais par René Sieffert, 1977)

Je voudrais retenir de la voix, ne serait-ce qu’à l’intérieur du territoire de la littérature, ce monde du clair-obscur qui est en train de s’effacer. Je voudrais allonger l’avant-toit du sanctuaire qu’est la littérature, assombrir ses murs, plonger dans le noir ce qui est trop visible, en éliminer les décorations intérieures inutiles. Je ne demande pas que toutes les rues deviennent ainsi, mais ne pourrait-on garder ne serait-ce qu’une maison sur ce modèle ? De quoi cela aura-t-il l’air ? Eh bien éteignez donc un peu la lumière, pour voir (traduit du japonais par Ryoko Sekiguchi et Patrick Honnoré,, 2017)

Italo Calvino définissait le classique comme une œuvre qui n’a jamais fini de dire ce qu’elle a à dire. Mais s’agissant d’une traduction, c’est doublement vrai car, en sus de son caractère inépuisable, la relecture d’un classique dans une nouvelle version donne vraiment le sentiment de découvrir un autre livre, bien différent de celui que l’on croyait connaître et aimer.

(« A Kyoto, 1965, Photos Henri Cartier-Bresson)

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commentaires

1 183 Réponses pour Ici l’ombre : en faire l’éloge ou la louange ?

D. dit: 29 décembre 2016 à 21 h 52 min

gontrand dit: 29 décembre 2016 à 21 h 21 min

rose, pourquoi citez-vous Catherine Poulain tout à coup?

Je viens de me poser EXACTEMENT la même question, Gontrand.

rose dit: 29 décembre 2016 à 21 h 49 min

Chaloux
c’était à la.fin des Misérables ; n’ai pas noté où. En ai deux et pas le troisième. Il écrivait, en somme, ce qui faisait.valoir le.coup de.devenir vieux. Trois éléments. Je ne renonce pas.

Chez Catherine Poulain, avais cherché vers la fin et c’était très tôt dans le livre.

rose dit: 29 décembre 2016 à 21 h 46 min

Les filles sont des filles et les garçons des garçons.

Pourtant, aujourd’hui, ai été outrée : achetant, par la puissance du hasard, le jour de l’anniversaire de l’inventeur de l’imperméable, un, style K-way, il y avait trois couleurs : noir sinistre, bleu et rose. Me suis demandée dans quelle époque nous vivions, in fine.

Et donc, supputé-je, aux garçons l’intelligence et aux filles la séduction ? Si c’était, nous n’en finirions pas d’être rétrogrades.

Bref, pour moi DHH, vous êtes une femme. Sans hésitation. Et, avec toute la plénitude du terme.

Chaloux dit: 29 décembre 2016 à 21 h 41 min

« L’âme en vivant s’altère; et, quoique en toute chose
La fin soit transparente et laisse voir la cause,
On vieillit sous le vice et l’erreur abattu;
À force de marcher l’homme erre, l’esprit doute.
Tous laissent quelque chose aux buissons de la route,
Les troupeaux leur toison, et l’homme sa vertu!  »

Hugo, Les Feuilles d’Automne.

rose dit: 29 décembre 2016 à 21 h 40 min

>DHH
Henri Michaux peu de temps avant de mourir disait à une éditrice Marchand Ducel, lors de la publication de Fille de la.montagne, qu’elle, l’éditrice, resterait éternellement une jeune fille.
Lors de notre promenade et café dans Paris, entre le Jardin du Luxembourg et le quartier Saint Sulpice, c’est l’impression que j’ai eue de vous. Non seulement vous êtes extrêmement féminine, sans artifice, ni quoi que ce soit d’ostentatoire, mais en plus vous dégagez cette sensation d’éternelle jeunesse. Liée à votre vivacité, à votre intelligence précise et à l’intérêt que vous vouez à autrui.

Vous comparer à un garçon, pourquoi ? je ne sais.

rose dit: 29 décembre 2016 à 21 h 31 min

>DHH
de Guillaume Gallienne ai vu Les garçons et Guillaume, à table. Fable autobiographique sur l’amour filial (comme celui arraché à sa mère dont.vos aviez parlé, mais là c’est traité d’un ton badin).

rose dit: 29 décembre 2016 à 21 h 27 min

Parce que je devais donner cette réponse à quelqu’un et aussi Victor Hugo sur la vieillesse. Ai pas eu le temps de chercher Hugo. Je l’avais promis.

rose dit: 29 décembre 2016 à 21 h 25 min

Christiâne

Admirais votre constance, admire désormais votre héroïsme.

Ne peux, pour ma part, me glisser entre les deux, au risque de prendre des coups.

Attends les pauses, il n’y en a pas : reste en dehors du ring.

Quant au temps, je fiction comme vous et laisse le temps au temps. Histoire de maturation.
ce qui m’emballe, moi, ce sont les chevaux et les baleines. Les deux.

gontrand dit: 29 décembre 2016 à 21 h 20 min

« Le livre de Paulette Chôné, L’atelier des Nuits. Presses Universitaires de Nancy. Non, mais vous attisez ma curiosité. De quoi s’agit-il ? »

Je sens que Christiane va encore s’emballer…Déjà pour Court…Il n’y a que pour moi qu’elle ne s’emballe jamais…C’est trop injuste!

rose dit: 29 décembre 2016 à 21 h 19 min

Catherine Poulain
I Le grand marin
page 127 « Dans les yeux des hommes, ce même émerveillement toujours quand ils croisent la reine des mers. « 

Chaloux dit: 29 décembre 2016 à 20 h 41 min

« j’ai effectivement passé des mois à traduire je ne sais plus combien de poèmles de Li Qingchao.  »

Une seule solution, mets tout de suite sur la table.

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 20 h 25 min

Tes post, mon pauvre chaloux, ils descendent tout seuls tellement ils sont bêtes, haineux et insignifiants. Tu te descends tout seul, dans tous les ens du terme, et depuis le premier jour. Tu fais pas le poids.

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 20 h 24 min

Ce cinglé ne supporte pas plus que je sache l’allemand, que je traduise l’allemand, que j’ai appris le russe pour traduire les lettres de mon grand-père et du père de ma grand-mère, que j’ai appris le yiddish pour pouvoir traduire les lettres de cousins émigrés à New York. C’est un cinglé, jaloux, haineux, hyperhaineux. Mais je ne peux rien pour lui. Je peux seulement lui recommander de consulter au plus vite un psychiatre.

christiane dit: 29 décembre 2016 à 20 h 23 min

@L’ombelle des talus

Réponse de P.Dossal (visible sur son blog « l’atelier du polygraphe »

Philippe Auteur de l’article29 décembre 2016 à 18 h 31 min
 » Non, le patrimoine de l’imprimerie nationale n’est pas perdu, il a trouvé refuge dans une nouvelle structure L’Atelier du livre d’art et de l’Estampe qui dépend du Ministère de la culture. Il semble que cet atelier soit installé près de Douai et abrite “poinçons et caractères, vignettes, gravures sur bois et en taille-douce, fers à dorer, au total près de 700 000 pièces – l’éventail des métiers d’art qui composent l’histoire de l’imprimerie et de ses techniques.” Mais cet Atelier serait également un lieu vivant où travaillent une douzaine d’artisans spécialisés : “Dans ce droit fil, l’atelier du Livre d’art et de l’Estampe continue à réaliser de splendides ouvrages à tirage limité avec des artistes de grand renom et répond à toutes les sollicitations des éditeurs, des artistes, des galeristes, des bibliophiles ou des collectionneurs, d’institutions publiques ou d’entreprises privées.” Le complément de ces informations se trouve sur le site : http://www.garamond.culture.fr/fr/page/l_imprimerie_nationaleatelier_du_livre_d_art_et_de_l_estampe
Tout cela mériterait évidemment d’être vérifié et confirmé. Si un visiteur de passage connait cet atelier, tout complément d’information est évidemment bienvenu. Je vais, pour ma part, essayer d’enquêter un peu plus avant. »

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 20 h 15 min

C’est quand même de ma faute si Pedro75 est incapable d’admettre que j’ai effectivement passé des mois à traduire je ne sais plus combien de poèmles de Li Qingchao. Ce crétin ne supporte pas que je puisse avoir appris le chinois… Faut qu’il aille se faire soigner à sainte-Anne, c’est tout.

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 20 h 12 min

35 espions russes fichus à la porte des États-Unis. Obama fait le vide avant de partir. La guerre froide va devenir chaude.

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 20 h 11 min

Je doute fort que n’importe quel peintre soit à même de créer un tableau sublime, comme vous le prétendez. Vous êtes parfois d’un parti pris qui frise la bêtise. C’est dommage parce que vous dites parfois des trucs intéressants.

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 20 h 07 min

« Des pages vengeresses et prémonitoires d’Ellul » (MC)
________
Permettez-moi simplement de hausser les épaules ! Vous ne croyez pas qu’il y avait autant de croûtes académiques au XIXè siècle qu’aujourd’hui dans l’art abstrait ?

Allons, il faut raison garder. Et n’abaissez pas Ellul à ce qu’il n’est pas.

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 20 h 04 min

Si chaloux pouvait lui aussi cesser d’aboyer, il nous soulagerait d’autant. Surtout pour nous sortir de tels commentaires stupides.

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 20 h 02 min

Le débat sur la ressemblance avec l’existant est lettre morte quand il est transcendé par le génie. (MC)
_______
Mais de quel débat vous parlez, Marc ? Qui débat encore à ce propos, à part un imbécile comme Pedro75 qui ne connaît rien à l’art ? Qui ? C’est un débat qui n’a plus cours.

La peinture ne vise pas à représenter le réel mais à en donner une image, ce qui n’est pas du tout la même chose. Personne n’apprécie plus un tableau figuratif en fonction de la réalité qu’il est censé représenter sauf les imbéciles, et les braves gens peu instruits et qui ne connaissent rien à l’art. Avec vous, on a toujours le désagréable sentiment d’être pris dans des débats ringards et qui n’apportent rien à une meilleure compréhension des choses.

Chaloux dit: 29 décembre 2016 à 19 h 56 min

Blabla : « un ignorant comme Chaloux bien incapable de pondre un article à destination des professeurs »

« J’ai tenté cette année une méthode originale avec des élèves de cinquième faibles dans l’ensemble : aborder les problèmes fondamentaux de grammaire (…) ».

Les élèves étaient faibles? Pas grave, étant donné le niveau du prof chargé des cours de grammaire…

 » Nous n’avons pas osé dès lors invité son auteur. »

Tout le reste, il ose…

Pablo75 dit: 29 décembre 2016 à 19 h 49 min

@ Blabla Widergänger

« Il doit en faire des cauchemars la nuit, c’est pas possible autrement, une telle haine… »

J’ai la haine de la bêtise et du mensonge. Arrête de mentir et de dire des con.neries monstrueuses et tu verras qu’on pourra dialoguer
normalement, avec plaisir même, comme je le fais avec d’autres ici. Et sache que j’aime beaucoup apprendre et parler avec les gens qui savent plus que moi sur un thème qui m’intéresse.

Mais les menteurs et les mythomanes me donnent envie de vomir. Et quand je tombe sur un, il excite mon admiration pour les grands pamphlétaires en général et pour Bloy en particulier (d’ailleurs, j’ai envie de le relire pour renouveler mon stock d’insultes).

Pour te montrer que la haine est un sentiment que je ne connais pas (en plus mes croyances me l’interdissent) je vais te dire plus: tout ce qu’on te reproche ici ce n’est pas de ta faute. Eh oui. Tu es un pur Sagittaire (à mon avis avec l’Ascendant et plein de planètes en Sagittaire) et c’est un signe qui donne beaucoup de fous tout à fait dans ton genre. J’ai un frère Sagittaire Asc. Sagittaire à qui tu ressembles beaucoup. Même façon de délirer, même naïveté en disant des énormités, même masochisme suicidaire, même folie dans les idées, même démesure dans le comportement. Et la même absence d’espoir d’amélioration (avec l’âge même les choses s’aggravent).

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 19 h 48 min

montre qu’abstraits et figuratifs se concilient très bien et se rejoignent quand la figuration atteint au symbole. (MC)
_________
Mais justement c’est là où vous vous trompez. D’abord, il ne faut pas réduire la peinture figurative au symbolique et encore moins au Symbolisme. Vous ne le faites pas mais ce que vous dites aurait tendance à le laisser croire… Ensuite, l’art moderne est précisément très éloigné du symbolique. Paul Kallos ou Bram van Velde n’ont rien de symbolique. La peinture abstraite est la tentative et la tentation qui remonte à loin dans la peinture de parier sur une peinture qui se satisfait des ingrédients de la peinture sans lui surajouter quelque symbole que ce soit, quelque sens que ce soit. C’est la grande peinture abstraite. Et quand on voit toutes les croûtes abstraites que les galeries peuvent exposer, force est de constater que réaliser une telle ambition n’est pas donné au premier peintre venu. C’est bien la réussite qui fait la valeur et la grandeur de peintres comme Kallos, Bram van Velde, et tant d’autres grands noms de la peinture moderne. Ellul n’est pas parole d’évangile que je sache. Au reste il faudrait savoir de quels peintres il parlait.

Chaloux dit: 29 décembre 2016 à 19 h 37 min

« je n’avais pas alors l’expérience que j’ai acquis depuis »;

Prenez des leçons de français avec Blabla. Il en restera certainement quelque chose.

Mais quoi?

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 19 h 33 min

Mais, MC, enfin, il n’y a aucune raison valable de réduire les héritiers de Marcel Duchamp à je ne sais quel académisme. Moi aussi je fréquente les galeries de la Rue de Seine et d’ailleurs, je vois bien ce qui se peint aujourd’hui. Il est loisible aujourd’hui comme hier de faire la différence entre un peintre intéressant et un tâcheron. C’était la même chose dans mon enfance rue de Seine, je n’avais pas alors l’expérience que j’ai acquis depuis. Mais il était déjà clair à mes yeux d’enfant qu’il y avait une nette différence entre les toiles de Poliakoff et ce que je pouvais voir dans les galeries ailleurs. Aujourd’hui aussi, il y a de grands peintres ; certains sont exposés dans des galeries comme hier Poliakoff. Et comme hier au XIXè siècle. Rien n’a changé. Est-ce que vous connaissez par exemple Paul Kallos, MC ? Je n’aime pas tout ce qu’il fait (il est mort en 2001) mais certaines toiles de lui sont extraordinaires. L’une d’elles qui a été exposée un temps à la galerie du Minotaure était à de toute beauté. Une toile abstraite avec des tâches jaunes, la joie à l’état pur. Et pourtant ce peintre avait connu l’horreur d’Auschwitz comme juif hongrois. Mais cette toile c’est l’extase absolue.

Chaloux dit: 29 décembre 2016 à 19 h 26 min

« Les images nocturnes émeuvent encore vivement notre sensibilité. Mais devinons-nous la riche trame de préoccupations et de notions qui les rendit autrefois très actuelles, faisant d’elles une véritable « nourriture psychique » ? Et pourquoi l’art européen, au tournant de 1600, approfondit-il de façon si remarquable les terreurs et les séductions de la nuit, nuit maléfique, nuit inspirée, nuit lumineuse ? Du Maître du Roi René à Novalis, que de réévaluations du sombre, que d éloges des ténèbres! »

Dans l’atelier des nuits sont réunis le peintre, le penseur et le poète. Leur rêverie active apprivoise l’obscur ; leur expérience et leur savoir font parler le plus humble des accessoires d éclairage, lampe, chandelle ou torche. Trois « veilles » studieuses font resplendir les fragments de discours oubliés, entrecroisent textes et images afin de recomposer un trésor de significations tantôt rares, tantôt familières.  »

Paulette Choné est une grande spécialiste de Georges de La Tour.

christiane dit: 29 décembre 2016 à 19 h 22 min

@Chaloux dit: 29 décembre 2016 à 18 h 55 min

Le livre de Paulette Chôné, L’atelier des Nuits. Presses Universitaires de Nancy. Non, mais vous attisez ma curiosité. De quoi s’agit-il ?

Pat V dit: 29 décembre 2016 à 19 h 21 min

L’ art moderne, pour Wgg, à ce que l’ on a pu lire sur ce blog s’ arrête à Bram Van Velde, c’ est-à-dire aux années soixante. Et depuis cinquante ans, plus rien?

etudiant sérieux dit: 29 décembre 2016 à 19 h 21 min

18 h 22 min j’ai henvoyé un mail a obama de pas me les envoyer..ni à dédé

c’est plus prudent (faudra passer le mot à donald)

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 19 h 20 min

Là, il aboie fort. Il va finir par réveiller toute la maisonnée… Il doit en faire des cauchemars la nuit, c’est pas possible autrement, une telle haine… Mes ancêtres en ont vu d’autres, mais il me donne une ptite idée de ce qu’ils ont pu vivre dans leurs stetele. Ils avaient su, fuyant leur Pologne natale, que leur petit fils connaîtrait même virtuellement l’analogue, ils ne l’auraient pas cru.

christiane dit: 29 décembre 2016 à 19 h 19 min

@Pablo75 dit: 29 décembre 2016 à 18 h 57 min
C’est adressé à Gontrand mais je savoure (sauf la vacherie en fin de commentaire).

Nicolas dit: 29 décembre 2016 à 19 h 19 min

C’est dommage Billy n’autorise pas que l’on s’exprime en Chinois, je le parle couramment je vous aurais fait une démonstration.

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 19 h 17 min

Si, les autres existent qui savent se comporter en êtres civilisés, pas en sauvages qui passent leur temps à m’aboyer dessus comme des chiens. Faut pas confondre.

Pablo75 dit: 29 décembre 2016 à 19 h 17 min

Quand Blabla Widergänger ouvre sa grosse « Boîte à con.neries dont la taille décourage toute réponse », cela donne un déluge à peine vraisemblable de sottises gigantesques:

– « les films de Kurosawa qui ont tous quelque chose d’atroce, d’horrible, de nazi. »
– « une poétesse chinoise du XIè siècle, la célèbre Li Qingchao, que j’ai en partie traduite, parce que je n’étais pas satisfait de la traduction parue chez Gallimard »
– « la poésie chinoise est intraduisible. »
– « Des écrivains qui ne publient pas, ça n’existe pas. »
– « Ce qu’on écrit n’a de sens que pour autrui […]. Jamais pour soi. »
– « Écrire c’est forcément pour autrui, jamais pour soi »
– « C’est en publiant qu’on écrit. » (sic)
– « Saint-Simon, c’est […] un aristocrate qui se pique d’écrire, ce n’est pas un écrivain à ses yeux. »
– « En effet christiane ! Vous avez déjà une pratique communicative propre à la mécanique quantique. » (dit sérieusement, comme un éloge)
– « le Très-Haut m’a accordé sa grâce depuis longtemps. C’est un fait acquis » (qu’est-ce que ça serait s’il l’avait pas fait !!)

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 19 h 16 min

Je vois que Pedro75 est à nouveau sorti de sa niche pour aboyer. Il n’y a pourtant aucun voleur qui fouine près de la Rdl… Le pauvre fou !

Chaloux dit: 29 décembre 2016 à 19 h 14 min

Il faut croire qu’un « rare plaisir intellectuel » peut se trouver dans la plus stupide ignorance. mais ce n’est certainement pas avec ce bagage qu’on le provoque chez chez les autres. Blabla vit dans un monde où autrui n’existe pas, ce qui simplifie évidemment son approche de ce que peut être « un rare plaisir », intellectuel ou non.

Pablo75 dit: 29 décembre 2016 à 19 h 09 min

La méthode du mythomane Blabla Widergänger est le mensonge systématique. Exemple:

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 16 h 58 min
« je me suis amusé à traduire PRESQUE TOUS LES POÈMES de Li Qingchao »

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 18 h 25 min
-« une poétesse chinoise du XIè siècle, la célèbre Li Qingchao, que j’ai EN PARTIE traduite »

La réalité c’est qu’il a choisi un poème dans un livre, il a changé (peut-être) quelques mots et il a expliqué (peut-être) à ses élèves et raconté dans une revue les commentaires du traducteur du poème en question, en les faisant passer pour des commentaires personnels.

Et tout ça sans savoir un seul mot de chinois, bien sûr.

Chaloux dit: 29 décembre 2016 à 19 h 03 min

Merci Pablo, cette énormité m’avait échappé. Avec Blabla, ce n’est jamais fini, c’est l’éternité de la c… humaine. Une somme.

Petit Rappel dit: 29 décembre 2016 à 19 h 02 min

Tout dépend quel Art Moderne, W.
Pas celui de la postérité mal digérée de Marcel Duchamp, devenue académique . Un « Prix Marcel Duchamp »… Tout un symbole. Et les œuvres qu’il récompense!
Pas non plus celui ou le néant inorganique d’une œuvre sans construction ni génie est contrebalancé par un texte mode d’emploi. (il y en a beaucoup.)
Des pages vengeresses et prémonitoires d’Ellul, là dessus, dans l’Empire du Non-Sens.

Je ne prétends pas que l’Art figuratif moderne échappe à ces périls. Au demeurant, la vanité de ces étiquettes doit etre dépassée. Mon humble collection toute moderne, sans maitres reconnus en France, montre qu’abstraits et figuratifs se concilient très bien et se rejoignent quand la figuration atteint au symbole.Plus profondément, et bien plus génialement, Le débat sur la ressemblance avec l’existant est lettre morte quand il est transcendé par le génie. Une bonne illustration serait La Baie de Nice, par Bonard, au Musée d’Albi.

Mais… Il faut bien que le spectateur ait quelque chose à contempler. Harmonie ou dissonance , Fromentin période Romaine ou encres parfois hugoliennes de Goerg (exécrable peintre!) ou Christoforou, genèses recrées de Nakagami, angoissantes visions vides mais habitées de Stefan Hoenerloh ou de Triegel. J’en oublie.Il va de soi que ce choix est subjectif et qu’on peut en admettre d’autres.

Maintenant, je crois qu’on a compris pas mal de choses à la peinture si on a intégré ceci:
-Il est possible à un peintre médiocre de peindre un tableau sublime.
-Il est possible qu’un peintre de génie fasse un raté mémorable (Aucun des noms cités, meme Zao Wou Ki, n’en est exempt)
-Pour le reste, abstrait, figuratif, ou « abfig », le problème est le meme. il faut à l’oeuvre une conmposition,, une cohérence, reposat-elle sur l’harmonie des tons ou au contraire, une concordia discors, un accord des contraires, quelq qu’ils soient.
Cela fait-il de nous des juges infaillibles? Non. la longue théorie des critiques et esthètes naufragés, symétrique de celle des littéraires, le dit assez.
Mes jugements sont ceux d ‘un modeste collectionneur qui n’a jamais conçu le texte sans le contexte, mais qui ne se voit pas vivre sans ses livres ni ses tableaux, lesquels sont disons à l’opposé d’un certain nihilisme artistique contemporain, façon postérité de Malévitch et du Carré blanc sur fond blanc mal comprise ou industriellement exploitée…
Bien à vous.
MC

Pablo75 dit: 29 décembre 2016 à 19 h 00 min

« Le haïku […] il faut le lire en japonais pour y trouver goût. Dire autrement qu’on aime les haïkaï, c’est simplement dire qu’on n’a aucune
sensibilité littéraire ou qu’on n’aime que la platitude. Si on veut se donner un genre… »
(Blabla Widergänger)

Rappelons à tout le monde que notre ami polyglotte ne parle et ne lit que le français. Et que le japonais et le chinois il les connaît comme moi le volapuk.

C’est dire le folie du mec.

Pablo75 dit: 29 décembre 2016 à 18 h 57 min

@ gontrand

« le Japon et sa culture me font horreur » [Blabla Widergänger]

« Dame Murasaki, Yoshikawa, Soseki, Tanizaki, Kawabata, Inoué, Okusai, Hiroshigue, Mizoguchi, Ozu…et tant d’autres. »

Et Le Dit du Genji, Basho, Kamo No Chômei, Busson, Urabe Kenko (le Montaigne japonais, auteur de cette merveille qu’est « Les Heures oisives »), Issa, Sei Shônagon et ses merveilleuses « Notes de chevet », etc, etc, etc…

Et l’art japonais, et l’art du thé, et le Zen, ce sommet de la spiritualité humaine.

D’ailleurs, existe une culture plus raffinée que la japonaise? Je ne le crois pas.

Normal qu’une brute épaisse aussi mal dégrossi que Blabla Widergänger la déteste. Quand je le lis il me rappelle les ploucs dégueul.asses qui dessinait Reiser:

https://www.landrucimetieres.fr/spip/IMG/bmp/reiser1.bmp

Chaloux dit: 29 décembre 2016 à 18 h 55 min

 » Mais voilà que je m’emballe encore ! »

Christiane, vous êtes un cas désespéré d’emballement.

En vous lisant, et suite à l’un de vos précédents emballements, je voulais vous demander si vous connaissiez le livre de Paulette Chôné, L’atelier des Nuits. Presses Universitaires de Nancy.

christiane dit: 29 décembre 2016 à 18 h 54 min

@Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 18 h 42
Promis, juré, croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer !
(dicton familial)

Nicolas dit: 29 décembre 2016 à 18 h 51 min

M’enfin Wgg, vous pouvez parler 250 langues ca ni changera rien tout le monde voit bien que vous êtes complètement c n, vous ne pouvez pas rejeter la faute sur moi! M’enfin ne pas aimer des poèmes que l’on n n’a jamais lu!!! C’est niveau cm2, comme un gosse qui n’aime pas les épinards qu’il n’a jamais goûté!!!!

christiane dit: 29 décembre 2016 à 18 h 51 min

@Chaloux dit: 29 décembre 2016 à 18 h 19 min
La tapisserie de Bayeux brodée au fil de laine sur ce si long panneau en lin ! Mes petits élèves, lors d’un voyage scolaire, l’avaient regardée comme une bande dessinée. La Bataille d’Hastings,les cavaliers, la longue succession de bateaux chargés d’hommes de troupes ! Quel beau souvenir… Mais voilà que je m’emballe encore !

Chaloux dit: 29 décembre 2016 à 18 h 49 min

« quand je me suis mis à apprendre le chinois »

Blabla commence le chinois et s’aperçoit immédiatement qu’une poétesse du XIe siècle est « mal traduite ». Derechef, alors qu’il ignore le chinois (puisqu’il le commence), il entreprend de la traduire et c’est un rare « rare plaisir intellectuel ».

Comme si quelqu’un me disait : alors que je viens de commencer le piano, je m’aperçois que le Clavier Bien Tempéré et les Études de Chopin sont très mal joués. j’entreprends donc de les jouer mieux que ceux qui ont trente ans de travail derrière eux, et c’est un « rare plaisir intellectuel ».

Qu’il y ait autant de gens pour lire ça sans broncher, et qu’ils en soient « emballés », et qu’ils en redemandent, cela me stupéfie.

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 18 h 44 min

Dire que L’Information littéraire serait une feuille de chou est bien digne d’un ignorant comme chaloux bien incapable de pondre un article à destination des professeurs et patronné qui plus est par le professeur Abramovici, éminent spécialiste de la littérature du XVIIIè siècle. Pauvre chaloux, tu t’enfonces.

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 18 h 42 min

Oui, c’est Li Qingchao. Mais elle est chinoise. Ne dites plus jamais qu’elle est Japonaise, c’est trop diabolique… Oui, dans ce poème, elle se coiffe les cheveux devant son miroir et esquisse la description d’un paysage avec les reflets de la lune. C’est magnifique en chinois mais en français c’est un peu plat aussi.

Chaloux dit: 29 décembre 2016 à 18 h 40 min

« Déjà que tu connais pas même le français ».

Relis ton immonde article dans la feuille de choux pédagogique.

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 18 h 39 min

Il n’y a pourtant rien de plus volatiles que les opinions politiques en ce moment.

Clément Rosset dirait que cela va de soi, puisque croire, en politique comme ailleurs, c’est en fait croire à rien.

christiane dit: 29 décembre 2016 à 18 h 38 min

@Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 18 h 25 min

« Je vous ai sans doute plutôt parlé d’une poétesse chinoise du XIè siècle, la célèbre Li Qingchao, que j’ai en partie traduite… »
Mais oui, maintenant que je lis son nom, cela me revient. Vous aviez mis en ligne un poème triste où il était question du reflet de la lune sur un lac et d’un amour perdu, me semble-t-il….

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 18 h 34 min

C’est pas de la mythomanie, mais un travail passionnant qui m’a occupé quelques bons mois. Tu peux pas connaître ce rare plaisir intellectuel. Déjà que tu connais pas même le français, mon pauvre chaloux.

garamont et garamond dit: 29 décembre 2016 à 18 h 34 min

@christiane, la fille à la voilette 28 décembre 2016 à 16 h 50 min,
DHH 15h52.
Non, le patrimoine de l’imprimerie nationale n’est pas perdu, il a, semble-t-il, trouvé refuge dans une nouvelle structure L’Atelier du livre d’art et de l’Estampe qui dépend du Ministère de la culture. Il semble que cet atelier soit installé près de Douai et abrite « poinçons et caractères, vignettes, gravures sur bois et en taille-douce, fers à dorer, au total près de 700 000 pièces – l’éventail des métiers d’art qui composent l’histoire de l’imprimerie et de ses techniques. » Mais cet Atelier serait également un lieu vivant où travaillent une douzaine d’artisans spécialisés : « Dans ce droit fil, l’atelier du Livre d’art et de l’Estampe continue à réaliser de splendides ouvrages à tirage limité avec des artistes de grand renom et répond à toutes les sollicitations des éditeurs, des artistes, des galeristes, des bibliophiles ou des collectionneurs, d’institutions publiques ou d’entreprises privées. » Le complément de ces informations se trouve sur le site : http://www.garamond.culture.fr/fr/page/l_imprimerie_nationaleatelier_du_livre_d_art_et_de_l_estampe
Tout cela mériterait évidemment d’être vérifié et confirmé. Si un visiteur de passage connait cet atelier, tout complément d’information est évidemment bienvenu.

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 18 h 25 min

Je ne vois pas, christiane. Mais vous m’étonnez, je ne vois pas de quelle poétesse japonaise il pourrait s’agir.

Je vous ai sans doute plutôt parlé d’une poétesse chinoise du XIè siècle, la célèbre Li Qingchao, que j’ai en partie traduite, parce que je n’étais pas satisfait de la traduction parue chez Gallimard quand je me suis mis à apprendre le chinois et à lire en chinois la grande Li Qingchao.

bouguereau dit: 29 décembre 2016 à 18 h 22 min

tu lui files les codes nucléaires et il les joue au premier tiercé

moi aussi dracul..haussi j’ai henvoyé un mail a obama de pas me les envoyer..ni à dédé

Chaloux dit: 29 décembre 2016 à 18 h 19 min

Christiane, je suis emballé par le livre de Xavier Barral I Altet, En Souvenir du Roi Guillaume, La Broderie de Bayeux (Cerf Patrimoine).

christiane dit: 29 décembre 2016 à 18 h 19 min

@Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 18 h 12 min
Il y a quelques années, ici, vous aviez évoqué un ouvrage de poésie japonaise très rare, d’une poétesse du XVIé siècle, je crois. Vous en souvenez-vous ? Est-il toujours dans votre bibliothèque. Elle est morte très jeune…

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 18 h 18 min

Et vous, cher Chaloux, à part W., qu’est-ce qui vous emballe ? (christiane)
________
Excellente réplique, christiane ! Je la retiens dans mon anthologie des bons mots de la Rdl.

bouguereau dit: 29 décembre 2016 à 18 h 18 min

« Si le rabbinat ne me déclare pas juif, c’est qu’il est de mauvaise foi »

en même temps c’est le seul coté sympathique de dracul..mais voilà..tu lui files les codes nucléaires et il les joue au premier tiercé

Pat V dit: 29 décembre 2016 à 18 h 17 min

.ils ont toujours été « inventé  » B.

Et alors?
Ils existaient d’ ailleurs avant ( Dubuffet )et cela n’ empêche pas de coller l’ étiquette à de médiocres imitateurs…

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 18 h 17 min

Votre édition est d’ailleurs une réédition. Elle est en fait plus ancienne. Ça doit bien faire vingt ans ou plus que j’ai lu cette anthologie. Je crois que je l’ai achetée un peu après la publication de Mono no aware par J. Roubaud.

christiane dit: 29 décembre 2016 à 18 h 15 min

@Chaloux dit: 29 décembre 2016 à 18 h 03 min
Ah, Olivier Rolin. Oui, une grande faim de ses livres. Les deux « Circus »(Seuil) regroupant ses romans et divers articles et entretiens, sont un régal. Quant à ce petit Verdier à couverture Jaune que l’on m’a offert pour… Noël,joliment emballé, c’est un cadeau inespéré.
Et vous, cher Chaloux, à part W., qu’est-ce qui vous emballe ?

bouguereau dit: 29 décembre 2016 à 18 h 15 min

J’aime pas

si c’était yavé et nétaniaou ? toudsuite tu crirais a geubèle pis tout..ça finit a coup de drone..tu comprends dracul..les rodindrons t’as ldroit

Chaloux dit: 29 décembre 2016 à 18 h 14 min

Blabla :

« T’es un amateur et tu seras toujours un amateur. »

Blabla :

« Mais le Très-Haut m’a accordé sa grâce depuis longtemps. C’est un fait acquis que tous les MC du monde sont bien incapables de comprendre. »

Blabla.

Pat V dit: 29 décembre 2016 à 18 h 12 min

« Comment peut-on ne pas voir ce que l’art moderne, devenu classique, a de grand ? » Wgg.

Là, c’ est quand même de la pensée étalée au rouleau compresseur, non?

Chaloux dit: 29 décembre 2016 à 18 h 12 min

Pat V dit: 29 décembre 2016 à 18 h 02 min

Hugo : « Je suis une force qui va ».

Quel que soit le contexte, quel que soit l’artiste, qu’il s’exhibe ou se cache, qu’il lutte ou non contre son temps, qu’il innove consciemment ou qu’il soit réactionnaire, quelle que soit l’œuvre qu’il est contraint de produire, cette force existe ou n’existe pas.

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 18 h 11 min

Mais le Très-Haut m’a accordé sa grâce depuis longtemps. C’est un fait acquis que tous les MC du monde sont bien incapables de comprendre.

bouguereau dit: 29 décembre 2016 à 18 h 11 min

Les artistes » bruts » en sont un bon exemple

trés mauvais..ils ont toujours été « inventé »..le circuit comme tu l’appelles fort opportunément a le bonheur d’être à l’image de celui du plombier..

christiane dit: 29 décembre 2016 à 18 h 10 min

Pour W.
ces haïkus
« Dans ce soir obscur
la couverture du calendrier
qui touche à sa fin »
Buson
Mais aussi, du même Buson
« Le vieux calendrier
me remplit de gratitude
comme un soutra »
Roger Munier les a traduits de l’anglais à partir des quatre volumes de R. H. Blyth consacrés au haïku.
Encore un travail de traduction et de retour dans le passé. (XVIIe et XVIIIe siècles dans l’école de Teikoku, de Teimon puis dans celle de Danrin.
Buson (1715-1783)
Cette anthologie de « Haïkus »est parue chez Fayard, en 2008, dans la collection « Points Poésie ».

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 18 h 10 min

J’aime pas les haïkaï en français. C’est tout ce que je peux dire. Mais apparemment c’est déjà trop difficile à comprendre pour le petit Nicolas… Alors en japonais… On a affaire à de braves çons ici.

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 18 h 08 min

chaloux se console de sa médiocrité en se comparant à Flaubert maintenant. Il maîtrise à peine la place du pronom devant un verbe suivi d’un infinitif et il voudrait nous faire croire qu’il parle quelque langue étrangère… Tu nous la fait pas, mon pauvre chaloux. On voit de suite que t’es une buse dès que tu dis quelque chose de sérieux touchant la littérature ou la langue française. T’es un amateur et tu seras toujours un amateur.

Nicolas dit: 29 décembre 2016 à 18 h 04 min

Je vais conclure, donc pour apprécier le haïku il faut le lire en japonais et vous ne parlez pas japonais mais vous n’aimez pas les haïku. Vous vous mettez dans des postures dont vous seul avez le secret.

Chaloux dit: 29 décembre 2016 à 18 h 03 min

Christiane, elle est sympa mais tout l’emballe sans le moindre discernement. Elle est emballée de naissance, comme un cadeau de Noël.

Pat V dit: 29 décembre 2016 à 18 h 02 min

Chaloux dit: 29 décembre 2016 à 17 h 49 min

Tout à fait vrai.
On observe le même phénomène en ce qui concerne les artistes.
Être conscient de participer ou de s’ opposer au « circuit » des idées et de l’ écriture de son époque n’ est en rien décisif pour la qualité d’ une œuvre. Les artistes  » bruts  » en sont un bon exemple.

gontrand dit: 29 décembre 2016 à 18 h 01 min

« J’aime laisser le temps au temps »

Epargnez nous cette platitude répétée à satiété, Christiane. C’est généralement l’alibi de la procrastination à l’infini…

bouguereau dit: 29 décembre 2016 à 17 h 58 min

J’ai souvent repensé à cette lettre.

..depuis que l’on peut écrire sans nécessité de carrière..qu’il te reste de la force de travail..du loisir..du temps de retraite..ceux qui sprennet pour flaubert à 50 ballets sont légion..flaubert a su souvent faire des minaudrie sur un trésor qu’il havait amassé

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 17 h 58 min

Avec MC de toute façon, c’est toujours pareil. Toujours la même haine pour l’art moderne (très proche en cela de cet imbécile de Pedro75).

Comment peut-on ne pas voir ce que l’art moderne, devenu classique, a de grand ? Je dois dire que ça me dépasse, un esprit aussi borné. C’est dommage parce que MC est loin d’être idiot comme ce pauvre Pedro75, il peut être intéressant même quand il est dans son domaine de prédilection. Mais dès qu’on parle de ce qui s’est fait en art à partir de 1890, c’est fini, plus personne. C’est affligeant.

Chaloux dit: 29 décembre 2016 à 17 h 56 min

« qui ne maîtrise aucune langue étrangère en plus ! C’est bien le comble de la vanité »

Ou plutôt qui ne s’en vante pas. La vantardise à la Blabla doit-elle devenir une norme?

gontrand dit: 29 décembre 2016 à 17 h 55 min

« le Japon et sa culture me font horreur »

Dame Murasaki, Yoshikawa, Soseki, Tanizaki, Kawabata, Inoué, Okusai, Hiroshigue, Mizoguchi, Ozu…et tant d’autres.

Sans commentaires.

Chaloux dit: 29 décembre 2016 à 17 h 54 min

« La publication n’est qu’un accident dans une vie d’écrivain ».

Jorge Luis Borgès.

Dans le même ton, il existe une lettre de Flaubert dans laquelle il se demande si la solution ne serait pas de ne rien publier jusqu’à cinquante ans, de tout publier en une fois, et de ne jamais y revenir. J’ai souvent repensé à cette lettre.

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 17 h 53 min

En effet christiane ! Vous avez déjà une pratique communicative propre à la mécanique quantique. Vous êtes en avance sur votre temps. Parfait ! Génial !

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 17 h 51 min

Simple rétablissement de la vérité face à sa dénégation par un trouduc qui se pique d’écrire et qui ne maîtrise aucune langue étrangère en plus ! C’est bien le comble de la vanité, ça, et de l’imbécilité !

christiane dit: 29 décembre 2016 à 17 h 51 min

@Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 17 h 36 min
C’est tellement vrai !
« J’aime laisser le temps au temps ». Les choses remontent du passé quand nous sommes mûrs pour les accueillir. Des dialogues ici ou chez Paul Edel peuvent se continuer dans de grands espaces temps. Une question posée un jour, une remarque, une pensée font leur travail, germent.
Ainsi avec JJJ.
Ainsi votre dialogue avec M.Court sur l’art, il y a quelques jours chez P.E. Passionnant. Je laisse ce que vous avez dit alors, prendre souche.

Chaloux dit: 29 décembre 2016 à 17 h 49 min

Blabla, peut importe ce que saint-Simon pense de lui-même, ce n’est pas le propos. La question est de savoir si le fait de ne pas publier a été de nature à l’empêcher de devenir un des premiers prosateurs de langue française. La réponse est évidemment : non. Donc, quelle que soit l’image que l’écrivain a de lui-même (écrivain ou pas), le fait qu’il soit en mesure ou non de produire une œuvre qui traverse les siècles n’a rien à voir avec le fait qu’il l’ait publiée ou non.

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 17 h 49 min

En français, le haïku n’a rien d’ondoyant. C’est plat, c’est tout. Il faut le lire en japonais pour y trouver goût. Dire autrement qu’on aime les haïkaï, c’est simplement dire qu’on n’a aucune sensibilité littéraire ou qu’on n’aime que la platitude. Si on veut se donner un genre…

bouguereau dit: 29 décembre 2016 à 17 h 48 min

C’est bien plus profond que ça

ou pas dracul..en ces matières et en pratique on fait plus ou moins ce qui nous est necessaire..ce n’est pas étrange que ce sois peu ou prou comme son voisin..ça peut et ça doit rassurer..le reste, tout le reste est dans la livraison

Nicolas dit: 29 décembre 2016 à 17 h 44 min

Ce n’est pas très clair, si la traduction française du haiku est trop plate c’est que le haiku est ondoyant. Ca vous donne le mal de mer ou quoi?

bouguereau dit: 29 décembre 2016 à 17 h 44 min

tu n’aurais jamais fait une bonne executive chez AREVA !

ramper vers la salle de comité d’administration..6 ou 7 neurones?

Chaloux dit: 29 décembre 2016 à 17 h 42 min

Blabla : « Mes traductions n’ont rien de douteux. (…)toutes remarquables. »

« Trop vaniteux.»

une œuvre en puzzle?

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 17 h 42 min

Mais Pessoa a publié de son vivant. Saint-Simon, c’est autre chose. C’est un aristocrate qui se pique d’écrire, ce n’est pas un écrivain à ses yeux. Même si c’est aujourd’hui sans doute le plus grand écrivain français. Faut pas tout confondre, mon brave chaloux.

C’est en publiant qu’on écrit. Le moteur de l’écriture c’est la publication à quelques exceptions près qui ne font que confirmer la règle. Écrire c’est forcément pour autrui, jamais pour soi, quand bien même écrire serait une question de vie et de mort. Et je dirais surtout dans ce cas ! Mais ça n’a rien à voir encore une fois avec l’aspect purement social du statut d’écrivain. C’est bien plus profond que ça. C’est que nous ne sommes jamais seul, même métaphysiquement. Nous appartenons à une grande conscience collective qui fait de nous ce que nous sommes. Et être écrivain justement c’est être en relation intime avec cette conscience collective sans laquelle nous ne sommes rien.

bouguereau dit: 29 décembre 2016 à 17 h 41 min

Là, je ne réponds rien

mon larbin autosodomisé par ses contreperformatifs..si au moins tu savais garder ces plaisirs là secret..mais non..c’est déjà trop fort pour toi

Chaloux dit: 29 décembre 2016 à 17 h 36 min

Blabla, tu racontes n’importe quoi.

Et Tallemant? et Saint-Simon? Et le Journal de Léautaud qui serait peut-être perdu si Marie Dormoy ne s’en était occupée, et Pessoa, et Cavafy qui ne faisait circuler que des feuilles volantes? etc.

Et que serait-il advenu de La Recherche si Proust n’avait pas eu ses moyens financiers?

Et qui te prouve que Rimbaud a cessé d’écrire?

En relisant la préface d’Alain Lanavère aux Carnets de José Cabanis (Sables), je suis tombé sur ce paragraphe. Cabanis purgeant ses archives:
« Ne songeant pas à brûler ces papiers, il errait, me disait-il, dans les rues de Toulouse et les jetaient furtivement dans les bouches d’égout, imitant peut-être plus ou moins consciemment ses chers (alors) Montherlant et (toujours) Green qui, eux aussi, jetaient, à les en croire, des manuscrits à la Seine ».
P. 11.

bouguereau dit: 29 décembre 2016 à 17 h 31 min

j’ai l’impression d’entendre des cailloux qui roulent dans une bétonnière

henfin dracul les premiers kurosawa hont inspiré serdgio léone..en partciulier leur coté anar..et puis faire un distinguo entre la culture japonaise et la chinoise c’est plus ou moins du brexit a jéruzalème..obama aime pas ça

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 17 h 25 min

Mes traductions n’ont rien de douteux. Il n’y a qu’à aller les lire sur mon blog, Bachmann, Döblin, Mandelstam, toutes remarquables.

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 17 h 24 min

C’est simplement que vous avez les oreilles bouchées, Nicalas. Et c’est l’impression qu’il n’y a pas que les oreilles qui le sont chez vous…

Chaloux dit: 29 décembre 2016 à 17 h 24 min

Blabla : « Jamais je ne pourrais apprendre le japonais. »

On respire. Pas de traduction douteuse à craindre de côté-là.

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 17 h 23 min

Des écrivains qui ne publient pas, ça n’existe pas. Mais ça n’a aucun rapport avec le statut social d’écrivain. Sans la publication d’Une saison en enfer, Rimbaud n’aurait sans doute jamais pu écrire les Illuminations. Ce qu’on écrit n’a de sens que pour autrui, comme on dirait avec le langage de Hegel/Sartre. Jamais pour soi. Ecrire, c’est comme mettre au monde des enfants, on se place dans une lignée, un lignage, une histoire de la littérature, une époque, un style, etc. Toutes choses qui sont extérieures à soi et qui travaillent forcément ce qu’on écrit si l’on est un écrivain au sens plein du terme. Qu’on soit reconnu ensuite ou pas n’est pas le problème, on le sera forcément si ce qu’on écrit participe littérairement du monde où on vit.

Nicolas dit: 29 décembre 2016 à 17 h 22 min

Ce qu’en dit Bonnefoy est somptueux, Wgg vous quand vous vous exprimez j’ai l’impression d’entendre des cailloux qui roulent dans une bétonnière. Vous avez mal aux dents?

Chaloux dit: 29 décembre 2016 à 17 h 22 min

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 17 h 11 min
« Oui, je pense aussi bouguereau, en effet ! Trop vaniteux. »

Là, je ne réponds rien : dialogue d’experts!

christiane dit: 29 décembre 2016 à 17 h 22 min

@C.P.
Eh oui, CP, magnifique lecture de Veracruz d’Olivier Rolin, à l’Odéon ce samedi 12 novembre à 20h. Enfin retransmise sur France Culture :
http://www.theatre-odeon.eu/fr/2016-2017/evenements/veracruz-d-olivier-rolin
A.Marcon,F.Marthouret, P.Morier-Genoud et A.Wilms enchassent la partition de Chloé, toute en vengeance impitoyable.
J’avais lu ce roman brûlant, dévastant, horrible et je l’avais aimé dans sa poisse et ses excréments.
Cette lecture encadrée par les apartés du narrateur, s’éteignent sur ce couperet « Ce que nous appelons le monde n’existe que comme une fable. Il m’a fallu longtemps… Et ainsi la paix est revenue.(…)
Non, ce n’est pas vrai. Trop facile.
(…)Il n’y aura jamais de paix. Ne croyez pas un mot de ce que j’ai écrit.
Laissez-moi, maintenant. »
Avant, j’avais lu ce roman paru chez Verdier en novembre 2015.
Maintenant, j’ai leurs voix qui me collent à la peau.
Grand temps de théâtre où tout se joue dans notre imaginaire.

Chaloux dit: 29 décembre 2016 à 17 h 15 min

Blabla, les exemples ne manquent pourtant pas d’écrivains, de poètes, qui ne se sont pas beaucoup préoccupés de publication. Ce n’est qu’une question de choix.

JC..... dit: 29 décembre 2016 à 17 h 13 min

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 17 h 09 min

Exact ! Bien vu, Wiwi …
L’un ne va pas sans l’autre. Le Japon c’est Porquerolles en bridé, la Chine c’est l’Egypte ou la Grèce éternelle : rien de commun.

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 17 h 10 min

À part L’éloge de l’ombre, qui est tout le contraire à la fois du haïku et des films de Kurosawa qui ont tous quelque chose d’atroce, d’horrible, de nazi.

bouguereau dit: 29 décembre 2016 à 17 h 10 min

L’acte de publication est essentiel au travail d’un écrivain, quel qu’il soit, bon ou mauvais

c’est la statue de mauvais écrivain que mon larbhin veut pas havoir enfoncé profond dans l’cul dracul

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 17 h 09 min

Nicolas dit: 29 décembre 2016 à 16 h 20 min
« La musique du haïku est le contraire d’une musique guerrière…(Jaccottet)
_______
Oui, mais justement. Le haïku n’est que le pendant de la mentalité guerrière du Japonais. L’un ne va pas sans l’autre.

Autant j’aime la Chine, la culture chinoise, la poésie chinoise, l’esprit de la Chine s’il existe, autant le Japon et sa culture me font horreur. Jamais je ne pourrais apprendre le japonais.

gontrand dit: 29 décembre 2016 à 17 h 06 min

« Je me suis remis à l’espagnol il y a 4 ans environ »

Avec quelle méthode?

Sans méthode, Pablo. Un petite remise à niveau des conjugaisons et puis écouter, parler avec des hispanophones de bon niveau (voire de langue maternelle) et lire.

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 17 h 02 min

L’acte de la publication n’a pas grand’chose à voir avec le statut d’écrivain !

L’acte de publication est essentiel au travail d’un écrivain, quel qu’il soit, bon ou mauvais.

bouguereau dit: 29 décembre 2016 à 17 h 00 min

Alors seulement, la cible atteinte n’est plus une cible, mais une ouverture où la flèche se sera engouffrée

mino j’ai fait beaucoup d’arc le mercredi..j’étais du club robinoude..hon a eu un maite jap de la voie de l’arc..’fermez les yeux..’faut que vous soyez et l’arc et la flèche et la cible’..c’est pas croyabe comme ce genre de vanne cause à un mome..hon en a pété des néons..c’est ça le haiku qu’il disait

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 16 h 59 min

Bien d’accord avec JC ! Je l’ai dit dès le début de son premier mandat qu’il allait nous f.outre une merbe du diable au Proche-Orient. Je ne m’étais pas trompé.

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 16 h 58 min

Traduit en français les haïku ne valent rien ; c’est simplement de la platitude savante, sans intérêt. Le haïku c’est vraiment intraduisible. Et infaisable en français.

D’ailleurs la poésie chinoise est intraduisible aussi parce qu’il n’y a pas qu’une lecture discursive, mais aussi une lecture entre les clés et une lecture verticale d’un vers à l’autre parfois, tout un ensemble de connotations impossibles à rendre en français. On peut traduire, puisque je me suis amusé à traduire presque tous les poèmes de Li Qingchao, François Cheng s’est amusé aussi à en traduire quelques-uns. Mais à chaque fois, on est loin du compte forcément.

JC..... dit: 29 décembre 2016 à 16 h 57 min

Chez Obama, comme chez Jimmy Carter, le nombre de membres est correct… c’est le nombre de neurones qui pose problème.

bouguereau dit: 29 décembre 2016 à 16 h 52 min

Top ten du dialogue de sourd paradoxal

t’es du lot fusionnel..on dirait la bête de l’apocalispe qui rampe vers jéruzalème..à ptite patte de teckel..obama il aime pas ça

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 16 h 50 min

Le prétendu haïku de Bonnefoy n’est certainement pas un haïku. C’est un diptyque très français, qui n’a rien de japonais.

Le seul à avoir écrit des haïku japonais (parce qu’il parle japonais, et russe aussi), c’est Jacques Roubaud dans son recueil Mono no aware. Mais c’est pas très réussi. Comme je l’ai déjà dit, la langue française se prête très mal au haïku pour mille raisons qui tiennent essentiellement au fait que le japonais comme le chinois fonctionne par monosyllabe et pas le français.

Sergio dit: 29 décembre 2016 à 16 h 48 min

Houi mais il y a des éventaux de combat. L’amiral l’agite, et c’est parti pour la baston ; c’est des éventaux marins, ou navaux, comme on veut…

A Tsushima ils devaient en avoir plusieurs, ou halor les agiter fortement, vu qu’il est rien resté de la flotte soviétique pas même un radeau… Enfin si, quand même, le Потемкин, forcément ! Peut-être que s’ils l’avaient emmené ils auraient gagné…

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 16 h 47 min

Pablo75 dit: 29 décembre 2016 à 16 h 10 min
Tu seras le seul maître à bord, tu les publieras au rythme que tu voudras et tu pourras les retirer de la vente quand tu voudras pour les réviser ou en modifier le contenu.

Chaloux dit: 29 décembre 2016 à 16 h 16 min
Oui, c’est ce que je vais faire, Pablo. Je me fous de publier.
________________
C’est digne d’une anthologie de la Rdl ! Top ten du dialogue de sourd paradoxal… Ne pas confondre avec paranormal…

bouguereau dit: 29 décembre 2016 à 16 h 46 min

t’as des probloc de prostate pédro..t’es sur la voie à dracul ton maitre qu’à bien la litterature a lestomac vide

JC..... dit: 29 décembre 2016 à 16 h 23 min

Je conseille au Petit Nicolas qui a le feu au Haïku de se munir du livre de chevet édité par Philippe Picquier « Haïku érotiques » traduits par Jean Cholley, 1996.

Afin de déclencher la salive de l’étudiant sérieux , un haïku tiré du YANAGI NO HASUE / 21, page 115 de cet ouvrage indispensable aux bonnes mœurs libérées :

« Le vit allongé
vers la chambre de la bonne
il rampe à cinq pattes »

Nicolas dit: 29 décembre 2016 à 16 h 20 min

« La musique du haïku est le contraire d’une musique guerrière…pas de trompettes, à peine un bruit d’éventail, plié, déplié, quelques syllabes extraordinairement libres et légères…réunir « deux choses de notre monde mortel, menacé, données à nos sens mortels, défaillants : le bruit d’une rame et la brume; des arbres et des jeux de dés; l’ombre et le chant d’un oiseau; de la rosée et des armes…tout semble ici extraordinairement tranquille et merveilleusement naturel. Ni rêves, ni regrets. Le contraire même de « N’importe où hors de ce monde ». On est dans ce monde-ci: mais ce monde-ci est une maison ouverte, dont un souffle à peine perceptible fait légèrement battre les portes, flotter les rideaux de bambous….On ne prétend à rien, on n’explique rien non plus. La conscience de n’être jamais qu’un voyageur vous lave les yeux.
La « parole du haïku reste toujours simple et naturelle ou du moins le paraît. Ce qui a fait croire à certains que c’était facile. Mais ce n’est pas du tout facile (comme ont l’air de le croire ceux qui fabriquent aujourd’hui du haïku en série.) Il faut viser d’autant plus juste que sont peu nombreux les éléments du poème, en peser le poids sur des balances d’autant plus plus sensibles qu’ils sont légers. Alors seulement, la cible atteinte n’est plus une cible, mais une ouverture où la flèche se sera engouffrée ; alors seulement , le coup d’éventail imperceptible aura produit une onde capable de se propager à l’infini. » Jaccottet

Jibé dit: 29 décembre 2016 à 16 h 19 min

« tu les aimes sec sportifs ou un peu grassouilles envloppés »

Les deux peuvent avoir du charme, à l’oeil, et du goût, en bouche…

Chaloux dit: 29 décembre 2016 à 16 h 16 min

Oui, c’est ce que je vais faire, Pablo. Je me fous de publier. Enfant, j’ai été très malade, et donc cloîtré, très souvent dans une maison assez isolée, avec mon arrière grand-mère qui ne s’intéressait pas beaucoup à moi. Or j’ai mené dans cette maison une vie passionnante. Quelque chose en moi a dû conclure de cette expérience qu’il y a l’utile et l’inutile. Je me suis simplement borné à ce que je jugeais utile.

Pablo75 dit: 29 décembre 2016 à 16 h 10 min

Tu seras le seul maître à bord, tu les publieras au rythme que tu voudras et tu pourras les retirer de la vente quand tu voudras pour les réviser ou en modifier le contenu.

Pablo75 dit: 29 décembre 2016 à 16 h 08 min

[J’ai un message banal qui ne passe pas. Je vais le découper en plusieurs morceaux pour savoir lequel ne passe pas]

@ Chaloux

Tu peux auto-éditer tes livres en format électronique (c’est gratuit)

Chaloux dit: 29 décembre 2016 à 16 h 07 min

MC, le thème de la misanthropie littéraire est en soi-même très intéressant.

« – « Ah tout doux, laissez-moi de grâce respirer. ».

C’est exactement ça. Faire de l’écriture un lieu dépourvu de toute pression extérieure, notamment historique, dans lequel on ne serait que le contemporain de soi-même.

Widergänger dit: 29 décembre 2016 à 16 h 05 min

J’ai déjà une cousine juive qui vit en Israël et est même devenue depuis peu israélienne, dont la mère s’appelait de mon nom. C’est déjà un point positif qui serait pris en compte par le rabbinat. En plus un père juif et deux membres de ma famille dont le nom est gravé sur le Mur des Noms au Mémorial de la Shoah, dont celui de ma grand-mère qui porte mon nom. Si avec tout ça le rabbinat ne m’avoue pas juif, c’est qu’il est de mauvaise foi… Mais tout ça, moi, je m’en fiche. Ce qui compte, c’est ce que j’en décide dans mon for intérieur, qui ne regarde personne. Et surtout pas un misérable crétin de Pedro75 qui n’a même pas le courage d’afficher son nom. Non, mais pour qui se prend-il ce trouduculte ?

JC..... dit: 29 décembre 2016 à 16 h 04 min

« piano piano ma lontano, comme en amour ! »
hon est pas des lapins, baroz..

Je m’inscris en faux contre la légèreté de cette affirmation !
Côté lapine, on est des lapins…. C’est la quantité qui compte, pensez productivité, fillonisez la nuit venue, bande de faignasses !

Dieu le veut !

Petit Rappel dit: 29 décembre 2016 à 15 h 57 min

 » -Si la France pouvait connaitre votre esprit

-Si ce siècle rendait justice aux bons esprits.
-En carosse doré vous iriez par les rues.

-On verrait le public vous dresser des statues… »

– « Ah tout doux,laissez-moi de grace respirer.

-Donnez-nous s’il vous plait, le loisir d’admirer »…

Chaloux dit: 29 décembre 2016 à 15 h 55 min

boumou, la pauvre cloche, essaie de s’introduire dans la conversation, sans y parvenir. On joue à saute boumou, ou plutôt à saute bouses molles…

Pablo75 dit: 29 décembre 2016 à 15 h 52 min

@ Blabla Widergänger

« Si c’était aussi simple… »

Tu peux te convertir aussi. Mais toi tu n’arriveras jamais. Tu es trop c.on.

bouguereau dit: 29 décembre 2016 à 15 h 49 min

A défaut de cinq à sept, le boug ?

ça speut..tu les aimes sec sportifs ou un peu grassouilles envloppés baroz ?

bouguereau dit: 29 décembre 2016 à 15 h 48 min

Ta mère n’étant pas juive, tu n’es pas juif. Point à la ligne.

pédro y cause comme un vétérinaire..c’est un style

Pablo75 dit: 29 décembre 2016 à 15 h 44 min

@ Blabla Widergänger

« Quand tu seras confronté avec un vrai fantôme, ce sera une autre affaire. »

Ton vrai fantôme c’est de n’être pas juif.

« c’est pas un misérable crétin de Pedro75 qui va dire qui est juif et qui ne l’est pas. »

Non, c’est le « misérable crétin » de Blabla Widergänger qui l’a avoué ici lui-même. Ta mère n’étant pas juive, tu n’es pas juif. Point à la ligne.

bouguereau dit: 29 décembre 2016 à 15 h 43 min

le fait de dire qu’on l’éprouve dans son ventre

baroz voulait dire qu’on pouvait aussi l’avoir au cul..t’as raison dracul faut ête précis sinon y peut y havoir des flottement de jacquette qui sont pas du a la diette

Chaloux dit: 29 décembre 2016 à 15 h 41 min

Je ne veux pas d’éditeur, Pablo, l’écriture est une occupation privée, pour l’instant. Je mettrai certainement quelques manuscrits sur une plateforme quelconque, d’ici à quelques mois. Mais c’est un énorme travail de reprendre, corriger etc. et il fallait d’abord que je me débarrasse d’un tas d’obligations chronophages, ce qui est maintenant fait. Le truc, c’est que j’aime me sentir absolument seul dans ce travail, m’y installer comme dans un pays, ce qui explique en grande partie ma réserve. C’est mon royaume.

bouguereau dit: 29 décembre 2016 à 15 h 40 min

Ton texte c’est simplement de la littérature

..déjà l’compliment lui fait racrapoter sa dmiburne a mon chaloux comme quand il allait à la piscine le mercredi..club les marsouins

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