de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
De bienveillants voyageurs français en Italie fasciste

De bienveillants voyageurs français en Italie fasciste

On connaît bien les voyages des écrivains, des intellectuels, des journalistes et des artistes français en Allemagne nazie. On connaît tout aussi bien des ceux des écrivains, des intellectuels , des journalistes et des artistes français en Union soviétique stalinienne. Les regrettés François Dufay et Fred Kupferman, notamment, leur ont consacré des essais très éclairants, qu’ils fussent agents de propagande, collabos ou idiots utiles. Mais leurs séjours en Italie fasciste ? On les connaît moins. Etrangement, ils ont moins séduit les chercheurs hors du champ strictement littéraire. Rien ou presque de politique. La matière n’est pourtant pas moins spectaculaire.

Aussi le livre de Christophe Poupault A l’ombre des faisceaux. Les voyages français dans l’Italie des chemises noires 1922-1943 (922 pages, 40 euros, Ecole française de Rome) est-il le bienvenu. On s’en doute, il s’agit de l’édition d’une thèse de doctorat soutenue en 2011 devant un jury franco-italien. Dans sa préface, l’historien Emilio Gentile, spécialiste du fascisme, relève qu’il a fallu attendre une date récente pour que paraisse un travail de fond sur les audiences accordées par le Duce à ses visiteurs étrangers, et encore ne concernait-il que les Allemands. Le livre de Christophe Poupault est donc une première, même s’il se cantonne aux Français, car il va bien au-delà des seules audiences et qu’il élargit même son enquête aux possessions italiennes en Afrique et en mer Egée.

Quels journalistes dès 1922 ? Henri Béraud, Marcel Ray, Jules Sauerwein,, Henri Jeanson,, Andrée Viollis, Edouard Helsey, henry Bordeaux, Clément Vautel, Jean et Jérôme Tharaud, Roger Vailland, Stéphane Lauzanne, François Mauriac, Bertrand de Jouvenel, Claude Jeantet, Jean Fayard,  Raymond Recouly, Jacques de Lacretelle, Pierre Gaxotte, , Robert Brasillach, Lucien Rebatet, René Benjamin, Géo London, Pierre Scize, Philippe Barrès, Jean Oberlé pour ne citer que les plumes les plus connues, certaines étant également celles d’écrivains. Pour quels journaux ? De grands quotidiens pour l’essentiel : Le Petit Parisien, Le Journal, le Petit Journal, le Matin, Paris-Soir, mais aussi quelques hebdomadaires d’influence tels que Candide, Je suis partout, Gringoire… Autant dire qu’à gauche, on ne se précipite pas spontanément de l’autre côté de cette frontière, même pour des conférences bien rémunérées.

mussoTous ces articles sont examinés à la loupe. S’agissant de grands reporters en mission, une relative neutralité prévaut ; mais pour nombre d’autres, la mission est nettement plus idéologique : il s’agit de chercher en Italie un modèle, un exemple, de nature à édifier les lecteurs français. Une incontestable solidarité latine motivait ces visiteurs. Ils ne cessaient de l’afficher, même après que l’Italie eut déclaré la guerre à la France. En se rendant en Italie, ils avaient le sentiment bien ancré de mettre leurs pas dans ceux du président De Brosses, de Chateaubriand, de Stendhal et de Barrès. C’est notamment le cas des écrivains-voyageurs qui partent, souvent invités par une organisation culturelle officieuse du régime, avec l’intention de ramener un roman ou un récit dont l’Italie sera la toile de fond, qu’il s’agisse d’Henry Bordeaux, de Claude Farrère, de Pierre Mac Orlan, de Paul Hazard, de Louis Gillet, de Louis Bertrand, de Ferdinand Bac ou de Valery Larbaud. Cette fraternité latine court tout le long de cette recherche nourrie aux sources les plus diverses et les plus originales ; elle irrigue chacune des trois parties, qu’il s’agisse des conditions du voyage, de la découverte de la Nouvelle Italie ou de la mise à l’épreuve de cette empathie historique en regard des contraintes internationales. Le nord, Rome et Naples sont les lieux les plus visités (malgré l’activisme de l’Alliance française de Gênes pour faire venir de Paris de prestigieux conférenciers), ainsi que, outre-mer, la Tripolitaine. Conférences, expositions, tournées théâtrales, tout est bon pour les faire venir, regarder, écouter, participer et, éventuellement, communier avec l’événement.

L’un des chapitres les plus intéressants concerne les réseaux littéraires paradiplomatiques et la médiation informelle des hommes de lettres. Là encore, la fibre latine est réveillée par les services de propagande du Duce afin de les encourager à visiter le pays. Dans les rangs de l’Académie française, absolu de l’institution littéraire française, on ne se fait pas prier. On y est d’emblée très sensible à l’idée de sensibiliser les Français sur le devenir de « cette chère Italie » qui serait, en retour, modifiée par l’attention qu’on lui porte (selon le géographe Loïc Rognant, la période fasciste est pour l’Italie le moment du passage entre un tourisme d’élite et un tourisme de masse). D’anciens pensionnaires de la Villa Médicis ou de l’Ecole française de Rome dans leurs jeunes années, non plus.

Ils se veulent au-dessus de la politique et prônent l’empathie, sinon l’entente, dans le dos des chancelleries ; pour la plupart, le fascisme apparaît comme un moindre mal dès lors qu’un remède est nécessaire à la décadence européenne et à la démocratie parlementaire. Ils viennent se renseigner sur « une expérience de laboratoire » tentée par un peuple ami. Le moindre prétexte est saisi par le Comité France-Italie pour activer ses réseaux, telle la célébration en 1930-1931 du bimillénaire de la naissance de Virgile, poète de la latinité. Il n’est question que de rapprochement, d’entente, d’amitié au nom d’une communauté de civilisation.

Rien n’est avancé dans cette enquête très fouillée sans que ne soient citées d’impeccables sources d’archives. On trouve même en annexe la liste complète des Français reçus en audience au Palais de Venise par un Duce fort accessible pour un dictateur, du premier, le Comte de Paris le 6 janvier 1930 à 11h15 (et le surlendemain le Maréchal Pétain), au dernier, le 22 février 1940 à 12h30, Anton Francesco Filippini, irrédentiste corse naturalisé italien !

Ceux qui ne regardaient l’Italie jusqu’alors que d’un point de vue d’antiquaire furent frappés par sa capacité à se projeter vers l’avenir, sinon vers le futur. D’autres ne cachaient pas leur admiration devant les réalisations sociales et urbaines du régime, sans pour autant fermer les yeux sur l’abandon du sud de la péninsule, ou sur la névrose architecturale du régime qui lui avait fait massacrer certains quartiers de Rome (André Suarès y revient dans la réédition de son grand livre Le Voyage du Condottière en 1932).

Mêmes les plus critiques convenaient que le pays ne correspondaient pas tout à fait ce que la presse et la littérature antifascistes leur en disaient en France, entre octobre 1922 (Marche sur Rome) et juillet 1943 (déposition de Mussolini). Mais contrairement à ce qui allait se passer avec les voyages en Allemagne et en Union soviétique, la plupart de ces « voyageurs » ne cherchaient pas à importer ce modèle mussolinien en France, ils ne quémandaient pas d’adoubement.mussolini

Les pérégrins en sont généralement revenus « bienveillants » pour le régime, selon Christophe Poupault qui relève l’absence de l’équivalent du Retour d’URSS d’André Gide. A croire que l’assèchement des marais pontins avait également asséché leur esprit critique, et que la vision des autostrades et le vécu délicieux des trains-qui-arrivent-à-l’heure faisaient oublier « le reste » qui constitue en principe l’essence du fascisme italien : nationalisme, populisme, haine de la démocratie, négation de l’individu, primat du collectif, toute-puissance du parti unique, censure de la presse, répression de toute opposition… Tous ne le dissimulent pas ; certains le dénoncent, mais ils sont minoritaires. Une dictature ? « C’est plus compliqué que cela… ». Au moins s’accordent-ils pour la plupart sur le fait que le fascisme est un phénomène typiquement et purement italien, sous-entendu : et qui doit le rester.

Tous disaient avoir fait le voyage d’Italie par amour du pays, fameux « musée à ciel ouvert, paradis des artistes » et étape majeure du « Grand Tour », afin de mieux comprendre les nouvelles orientations de l’Italie vivante, régénération d’une Italie figée dans sa muséification morbide, telle une réalité en mouvement toute à sa frénésie de changements. Le culte du chef et l’omniprésence du parti unique ne leur avaient pas échappé. Mais ce qu’ils regrettaient le plus, au fond, c’était de constater que l’apologie de l’ordre et du travail, le bellicisme et la militarisation de la société, avaient transformé l’Italien nonchalant et amateur de farniente en individu discipliné et organisé. Les appels à la guerre  étaient bien perçus comme une menace pour la France. Mais au-delà, le plus triste pour nombre d’écrivains, d’artistes, d’intellectuels, de poètes français retour de leur expédition au pays des Chemises noires, était de convenir, tout de même, que le fascisme avait fait perdre le sourire, l’insouciance et leur joie de vivre aux Italiens.

(« Palais de la civilisation italienne dans le quartier de l’Eur, Rome » photo D.R. ; « Marche sur Rome », 1922, photo D.R. ; « Mussolini » photo D.R.)

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commentaires

851 Réponses pour De bienveillants voyageurs français en Italie fasciste

François Delpla dit: 31 mars 2015 à 13 h 28 min

il confirme !

L’historien qui parle, à propos de Hitler, d’une folie individuelle dont l’axe est une forme inédite d’antisémitisme… se voit même traité d’antisémite.

C’est là faire le nécessaire pour se décrédibiliser… en complément d’une valse des pseudos trahie par un oubli de changer d’e-mail.

précision dit: 31 mars 2015 à 12 h 48 min

rose ne vous en faites pas, pour delpla : le nécessaire a été fait, sur le site http//:www.lesinfluences.fr, dans la discussion « François Delpla parle à François Delpla »…

Court dit: 31 mars 2015 à 2 h 44 min

Pour élargir un peu,relu ceci dans Hans Trakl à propos de l’archéologue Guiseppe Tucci:
« Il fut loin d’etre le seul à etre impressionné par Mussolini. Songeons pâr exemple à TS Eliott, Ezra Pound, George Bernard Shaw, W Butler Yeats , ou meme Winston Churchill, et, quelque temps plus tard, Mahatma Gandhi. Voir à ce sujet Krishna Dutta , Andrew Robinson, « Rabindranath Tagore: the Myriad Minded Man » (New York, Saint Martin Press, 1995) p 266 sq.)
A noter que Tucci, peut etre le plus grand Tibetologue du XXème siècle n’était pas spécialement un minus habens…
M.Court

Attila dit: 31 mars 2015 à 0 h 30 min

« S’il y a bien une pensée qui résiste à la déconstruction et par là à la barbarie, c’est bien le Judaïsme »

Tout çà, à propos d’Andreas Lubitz, pour en arriver là !
C’est ce que l’on appelle une idée fixe, ML ?

ça restera aussi longtemps que l'hôte le voudra dit: 30 mars 2015 à 23 h 30 min

ce qui est clair avec vous, rose, c’est que rayon chiale à retardement vous vous rêvez championne

à chacun les pleureuses qu’il n’aime pas…

Giovanni Sant'Angelo dit: 30 mars 2015 à 22 h 43 min


…s’en donner du change en faire valoir, aux autres,!…
…un réflexe gagnant,!…
…comme en disait la digue,!…mieux en rester chaude, en amont,…que plus froide en aval,!…
…la digue, Oui,!…en restauration,!…de haute lignée,…
…bien, à propos,!…gardons des écoles différentes d’avec ses maîtres non pas distraite, mais de communier envers les âges,!…

…au moins, pour parvenir,…une main au livre, et l’autre au feux du charbon standard,!…
…bien, sur, vous êtes supporter,!…déjà les yeux bandés en baldaquin,!…du Nôtre,!…
…la bonne, pour les céans,…le châteaux des plaisirs pour y perdre sa place aux menus plaisirs,…encore, des asperges,!…

…dire pour rien,…aujourd’hui,…les filles seraient plus heureuses, dans des espèces de couvent,!…ou chacun y peut trouver une filiation à engendrer avec un bon concours des circonstances,!…et non pas être livrer pour les dettes opportunes de vos protecteurs,!…
…vous n’aimez pas les femmes,!…Non,…déjà celles des familles-perdues express par l’état,!…
…élevées aux cieux sans ailes, ni fortunes, que toujours soumises aux ordres salés des causes à effets,!…normal,!…
…quels liens,!…etc,!….remplir sa case,!…etc,!…

la vie dans les bois dit: 30 mars 2015 à 22 h 09 min

« Jean-Pierre Gaillard est un escroc de talent. Début novembre, cet homme de 43 ans était présenté comme le nouveau directeur de l’aéroport international de Limoges. Son CV était flatteur: ancien pilote de chasse dans la Marine nationale, ingénieur de l’Ecole nationale d’aviation civile (ENAC), il dirigeait jusqu’alors une filiale de la société Entrepose Contracting (Groupe Vinci). Lors de son arrivée à Limoges, il avait décrit ses actions de militaire durant les deux guerres du Golfe, en ex-Yougoslavie et au Liban, lors d’une interview accordée à la presse locale. »
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/02/09/01016-20120209ARTFIG00413-un-escroc-devenu-directeur-d-aeroport-avec-un-faux-cv.php

la vie dans les bois dit: 30 mars 2015 à 21 h 59 min

Un voyage en Sardaigne ?

« Arborea a été fondé en 1928, en plein milieu de l’étang de Sassu qui venait d’être asséché. D’abord dénommé Villaggio Mussolini, il fut rebaptisé Mussolinia di Sardegna en 1930 avant de prendre son nom actuel en 1944, suite à la chute du régime fasciste. Aujourd’hui peuplé de colons originaires pour la plupart de la Vénétie, ce village situé au beau milieu des champs a conservé une structure régulière, caractéristiques des villes de la période fasciste, avec des édifices empreints d’un certain éclectisme : ses avenues bordées d’arbres et ses maisons à deux étages en Art nouveau ou néogothique sont donc immergées dans la verdure. Les édifices publics (l’école, un hôtel et la mairie) donnent sur la place Ausiliatrice, accueillant également l’église paroissiale construite elle en style tyrolien »
http://www.sardegnaturismo.it/fr/punto-di-interesse/arborea-0

Personnellement, je vous conseille plutôt le sud. Sant’Antioco ou San Pietro.

rose dit: 30 mars 2015 à 21 h 30 min

Avec vous, je n’ai nulle bienveillance, autant vous le dire.
Que du chiqué, sachez-le.
Du flan.
Du pipeau.

rose dit: 30 mars 2015 à 21 h 29 min

Dopée c’est vrai : soupe de légumes maison, crevettes grises sur pain complet beurré. Le muscat est resté au frigo. Quelques copains le partageront avec moi, la bouteille entamée hier un quart consommé, à deux.

Merci de votre prévenance.
Maintenant si vous préférez qu’il parte comme …la liste est longue,puis ensuite le pleurer comme vous faites couramment. C’est votre accommodement avec votre réalité.

décadence du sport dit: 30 mars 2015 à 20 h 44 min

rose n’est pas sport, elle se dope pour commenter -comme d’autres…- on n’arrête pas le progrès !

Le triomphe de la mentalité gros tas adoubé par internet dit: 30 mars 2015 à 20 h 31 min

(Sur combien elle aura passé celle-là, ce sera difficile de le savoir…)

Comique de situation dit: 30 mars 2015 à 20 h 29 min

Eh ben mon colon, dévoiler en enfumant c’est pour faire journaliste ? C’est vrai que carte de presse veut si souvent se la jouer carte d’assurance sans maladie… Et pourtant !

rose dit: 30 mars 2015 à 20 h 25 min

Le plus magnifique c’est toi l’hôpital qui te fout de la charité.
Juste je te demande de foutre la paix à Delpla.
Cela te.choque à ce point là que l’on dévoile tes manigances ?
Petites et basses.

rose dit: 30 mars 2015 à 20 h 22 min

Quant au reste, petit consensus mou de qui au fait ? Même pas la peine d’y répondre. C’est 30 ans que l’on vient de se taper de discours de mer de. de.ce.type.Chez moi on est heureux et en Lozère on est bienheureux.
Et re-m….au petit correcteur automatique pour tous les mots déformés in situ in fine etc. Retourne à l’école qui t’a.viré fort heureusement : tu t’en es jamais remis. Nous oui. Parfois, je me.pose la question : si j’avais eu ce môme-là, tyrannique, autocentré dans ma.classe ? Et bien je l’aurais dit que tu étais complètement azimuté.

Tu m’as vue ? Tant mieux. Moi aussi je vous ai vus tous les deux. Eh bien ce n’est pas la gloire mais longue vie à vous. Et toi fous la paix à François Delpla. C’est la moindre des choses.

C'est cela, oui... dit: 30 mars 2015 à 20 h 19 min

Dis, la grosse lourde qui ne peut rester fermée, t’as pas assez gagné ? Il te faut encore de la mauvaise graisse ?

rose dit: 30 mars 2015 à 20 h 14 min

C’est marrant quand je lis « le.riche qui porte son raffinement en.bouche » c’est une.scène.explicitement sexuelle que je vois et publique donc pornographique.
Étonnant non ?

l'autre pour the same dit: 30 mars 2015 à 20 h 12 min

sur le suicide du co-pilote
je suppose que si des psys avaient eu des certitudes sur sa pathologie, et le traitement approprié, ils l’auraient confié sur internet : ce n’est pas une raison pour se déchaîner sur ce tte affaire inquiétante

rose dit: 30 mars 2015 à 20 h 10 min

Le low cost pardon.
oui sur les miroirs détournés sur internet d’accord.
à la une près que je me regardekn si tu dans le miroir le matin et le soir. Jamais dans la journée c’est.vrai et.i fine je m’aime bien pck je ne pirate jamais personne ni copie/colle ni harassante quiconque. Et que je ne recherche pas qu’ici ou ailleurs on me renvoie une image de moi.
A mon père je disais « je suis estimée » ; je parlais de mes chefs alors que je n’ai pas un caractère facile : je suis entière passionnée farouche et j’aime que l’on me prête allégeance et que l’on me déroule le tapis rouge.

Mon père m’a répondu « l’important c’est ce.que tu penses toi de toi-même. »
Là mon combat est rude pack j’aime me battre et que mon pacifisme est d’opérette. Mais comme particularité je ne fais jamais iech personne. Jamais. Pck-comme dans Timbuktu- je considère que mon djihad je le fais sur moi-meme et en aucun cas sur autrui. Ainsi que l’a dit le.grand mufti.

Et emm…francois Delpla, pirater son ordinateur c’est tout simplement dégueulasse : je ne suis pas.complice. c’est dit c’est écrit.

leçon de clarté chez les nique ta lope dit: 30 mars 2015 à 20 h 10 min

les chochottes passant sous silence le nombrilisme de groupe et les dérives identitaires version gros ploucs, je vous dis… vous savez quoi !

bérénice dit: 30 mars 2015 à 20 h 05 min

19h42 externes si vous préférez et comme nous ne sommes pas tous reclus ou nombrilistes nous trouvons à en éprouver du dérangement minimum ( le riche qui portant son raffinement en bouche se voit assailli par la pensée du pauvre qui crève à une encablure) jusqu’au désespoir que des spécialistes en santé mentale qualifierait de maladie dépressive qui majore le sentiment d’impuissance et d’échec et engendre une tristesse un affaiblissement du désir de vivre.

B comme BERLIN dit: 30 mars 2015 à 20 h 03 min

19h01 :

« Mythe du suicide collectif

Certains lemmings se noient en traversant les rivières ou les lacs ; ici le cadavre d’un de ces animaux, en Norvège.

Contrairement à la croyance populaire et à la légende urbaine, les lemmings ne se suicident pas en masse lors des migrations. Il est vrai cependant que des lemmings tombent des falaises ou dans des étangs simplement à cause de bousculades dues à leur grand nombre.

Les préjugés à propos des lemmings sont vieux de plusieurs siècles. Dans les années 1530, le géographe Zeigler de Strasbourg émit la théorie que ces créatures tombaient du ciel pendant les tempêtes de neige (idée que l’on retrouve dans le folklore des eskimos Inupiat/Yupik du Détroit de Norton), et mouraient avec le retour du printemps. Cette théorie a été battue en brèche par le naturaliste Ole Worm qui, s’il admettait qu’il pouvait pleuvoir des lemmings, estimait qu’ils étaient plutôt enlevés par les vents qu’apparus par génération spontanée. Worm fut le premier à publier des planches anatomiques de lemming, montrant qu’ils n’étaient pas différents des autres rongeurs, et les travaux de Linné ont établi l’origine naturelle de cet animal.

Les lemmings sont victimes d’un préjugé populaire selon lequel ils pratiquent un suicide de masse lors de leurs migrations. Le nombre d’animaux qui trouvent la mort au cours de ces déplacements n’est à la vérité pas un suicide de masse, mais le résultat de leur migration. Poussées par le besoin, certaines espèces de lemmings peuvent migrer par grandes vagues lorsque la pression démographique est devenue excessive. Les lemmings peuvent nager et traverser les cours d’eau à la recherche d’un nouvel habitat. Dans ces cas-là, certains trouvent la mort si l’effort nécessaire excède leur condition physique. C’est cela, ainsi que les fluctuations inexpliquées de la population des lemmings de Norvège, qui est à l’origine de la méprise commune. »

Nicolas Flemming n’y est pour rien !
Quant à la pierre philosophale,…
Flanelle vous attends.

rose dit: 30 mars 2015 à 19 h 59 min

A mon sens, il ne s’agit pas aujourd’hui d’accabler.
Ni les parents la famille la/les petites amie (s). Ni le peuple fier et noble comme il se.doitqui n’est responsable.en rien de l’acte de un de ses membres ni la/les compagnie(s)aérienne(s) ni le low-coast.
Je prends/considère cet événement tragique comme une mise en garde -suite de Utoya et de nombre d’événements de ce genre dans les écoles/universités américaines, une alerte.
Ceci contre la dérive de notre société occidentale qui s’auto-détruit par manque d’intérêt réel porté à l’autre et aussi par je.m’en foutisme déclaré sur des choses minimisée à outrance.

Ce que.vous.dites W. sur le système qui s’écroule cela fait.trente.ans.qu’on le.voit venir.et que.nombre.d’individus s’en sont mis plein les poches et pas seulement les patrons du CAC 40 et bernard Tapie. Eux sont les sommets de l’iceberg. Les autres, dessous sont silencieux et agissent. Thesaurisent.

Cordialement.
Sauf aux pirates pour lesquels je n’éprouve pas une once de . cordialité : que cela.soit le.dit.

rose dit: 30 mars 2015 à 19 h 44 min

>Merci Widerganger de votre analyse concernant le copilote atteint par le mal du début du siècle un narcissisme décadent ; nous sommes passés de mourir pour des idées, une cause à défendre, à mourir pck ma vue baisse en entrainant un max d’innocents.

Mais je n’entraînerai pour ma part pas les parents dans ce marasme qui concerne seul l’individu en question. Chacun est responsable soi même et de ses propres choix.

Je ne connais rien en maladie mentale quoique j’en côtoie un journellement qui travaille comme vous et moi. Et pirate la vie d’autrui. Alors que le code déontologique auquel il est soumis le lui interdit. Delpla semble être sa nouvelle proie. Il lui faut du sang frais régulièrement. Pervers comme -le soi disant grand- Polanski.
A ce point là, je ne crois pas ce copilote atteint de désespoir mais d’une extrême mésestime de soi alliée à une parfaite/complète indifférence aux autres.
Et ces deux traits, pathologiques semblé bien correspondre à notre damné bloggeur.
Qui, lui, ne tuerait pas une mouche.

Qui s’il ne fait iech personne ne survit pas. Le pauvre.

M OU MME dit: 30 mars 2015 à 19 h 19 min

Admirable image ! D’un côté d’une cloison, ô combien symbolique, la sérénité lucide et souriante du sage voyant approcher, selon les mots du poète, « finem aerumnarum », de l’autre, l’inepte agitation de la foule des non-initiés. O pectora caeca ! Une telle scène devrait figurer un jour dans tous les manuels de philosophie; ellef erait victorieusement concurrence a

bérénice dit: 30 mars 2015 à 19 h 01 min

il existe en outre des facteurs environnementaux au désespoir, politiques, idéologiques, on peut globalement désespérer de l’Humanité sans être directement atteint par ce qu’elle peut charrier comme scories ou autres agents faisant violence à la dignité, l’intégrité physique des êtres, certains se sont suicidé au moment de la montée du nazisme ne le supportant pas, beaucoup d’éléments de nature variée peuvent user l’espoir inhérent à chacune de nos vies. Il faudrait savoir rester insensible aux évènements pour ne pas désespérer ou ne penser qu’à son petit pré carré ou je ne sais quoi qui m’est étranger.

bérénice dit: 30 mars 2015 à 18 h 40 min

spécialiste en désespoir ? Le désespoir n’a de toutes manières nullement besoin d’être séduit, il faut s’attacher à ses causes, trouver une étiologie, faire l’anamnèse jusqu’à remonter muni de cordes et piolets le pic sensible de la biographie, désolée je ne suis pas psychologue.

on force à une modération choisie... dit: 30 mars 2015 à 18 h 15 min

Et sinon bérénice, vous vous trouvez vraiment séduisante dans votre blouse de spécialiste en désespoir ?

bérénice dit: 30 mars 2015 à 18 h 14 min

18h01 cela ne s’arrange pas chez vous côté fantasme, mon pauvre ami vous feriez mieux de renoncer silencieusement plutôt que vous compromettre ainsi comiquement d’une façon très hardeuse.

bérénice dit: 30 mars 2015 à 18 h 09 min

15h59 non, mais je voulais juste dire qu’un condamné fortuné laisserait sa fortune pour une santé retrouvée. D’ailleurs les grands hôpitaux accueillent de riches étrangers qui choisissent l’excellence française.

M OU MME dit: 30 mars 2015 à 18 h 01 min

Pendant qu’ayant atteint l’orgasme, j’introduisais mon membre dans le conduit de Josette, dans la rue toutes les voitures avançaient en marche arrière.

M OU MME dit: 30 mars 2015 à 17 h 56 min

On comprend qu’il ait voulu arrêter ça et que, par un geste de charité sublime, il ait voulu l’épargner à 149 de ses semblables

Ah, « si certam finem esse viderent aerumnarum homines « … Mais ni la lucidité ni la sagesse du sage ne sont, à l’évidence, la chose du monde la mieux partagée. C’est ce que signifient les cris d’horreur enregistrés par la boîte noire.

M OU MME dit: 30 mars 2015 à 17 h 47 min

Quel bonheur d’être avant le commencement ! (Widergänger)

De l’inconvénient d’être né, dans un Univers voué à l’expansion, donc à l’entropie. Arriver à moi-même, dans cet univers, c’est avancer à chaque instant vers l’état futur de moi-même le plus probable, c’est-à-dire vers une entropie sans cesse croissante. Andreas Lubitz a vécu ça, comme tout un chacun : désordres psychiques en aggravation, décollement de la rétine et perte définitive de la vue éminemment probable. On comprend qu’il ait voulu arrêter ça et que, par un geste de charité sublime, il ait voulu l’épargner à 149 de ses semblables. Certes, on peut penser que, à condition que la densité de matière dans l’Univers le permette, nous soyons appelés à revivre notre vie à l’envers, ce qui, de toute façon n’ira pas sans problèmes, mais c’est pas demain la veille et, de toute façon, il n’y a rien de sûr à ce sujet.

Widergänger dit: 30 mars 2015 à 16 h 47 min

« Quel bonheur d’être avant le commencement ! Rien ne peut
nous arriver parce que nous ne pouvons pas nous arriver à
nous-mêmes. »
(Unica Zürn, L’Homme-Jasmin)

Professeur Bourget dit: 30 mars 2015 à 16 h 18 min

JC crache sur Popaul mais essaie désespérément de commenter, hélas….., quelle fourberie/perfidie

JC..... dit: 30 mars 2015 à 15 h 48 min

Rameau, soyez raisonnable !

Les illustrations chez Popaul elles tiennent pas la route une seconde : c’est gnougnou, bisounours et compagnie…

Vous devriez soigner votre romantisme froid… cela peut dégénérer en raviolite beyléenne aigue . Grave…

M OU MME dit: 30 mars 2015 à 15 h 48 min

Lu sur « Wikipedia », à l’article « Pierre Assouline », l’information suivante : « Pierre Assouline a récemment accompli son coming-out. Il a en effet révélé, dans les colonnes de « Voici », sa liaison avec Jean d’Ormesson. ».

Relu l’article cinq minutes après : l’info a disparu. Si elle s’avérait fausse, cela prouverait le sérieux des contrôles de Wikipedia.

Rameau dit: 30 mars 2015 à 15 h 43 min

15h24 La maladie? Personne pour attarder son regard sur la douceur des tableaux proposés pour 38 ans d’incubation chez Paul Edel, la concurrence peut-être déloyale mais le billet vient comme un baume après l’affreuse lecture de tant de commentaires barbares en RdL.

JC..... dit: 30 mars 2015 à 15 h 40 min

Eole nous gâte : 40 nœuds de vent, mistral force 7 Beaufort, les chats trop maigres ne peuvent plus rentrer chez eux, on retrouve des grands-mères sèches dans les haubans des 50 pieds, là-haut, à 8 mètres du pont en teck…

Il fait chaud. Mais venteux. Comme disent les matrones nourries aux pâtes fraîches : « C’est pas un temps à mettre un cocu dehors ! »

D’ailleurs, il n’y a personne dehors…. prudence…. on aperçoit par quelques fenêtres des femmes pieuses priant pour leur salut conjugal, parfois écorné.

Tiens ! Si j’allais faire un tour, dehors ?

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