de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Jean Rouaud, confession d’un enfant des stèles

Jean Rouaud, confession d’un enfant des stèles

Mais non, il ne s’agit pas d’un texte de circonstance publié à point pour la commémoration de 1914. Rien à voir. Après Comment gagner sa vie honnêtement et Une façon de chanter, il s’agit du troisième volet du cycle « La vie poétique », autobiographie littéraire de Jean Rouaud avec Un peu la guerre (253 pages, 18 euros, Grasset). Pas son genre pourtant. D’ailleurs, il l’avoue d’entrée : à force de s’éviter, il n’a guère le goût de parler de lui. N’aime pas encombrer. Ce que Jacques Perret appelait « le racontage de mézigue ». Seulement voilà : pour raconter son « chemin d’écriture », puisque c’est bien cela qui trône au coeur du projet, il fallait en passer par là. Mon corps à corps avec la syntaxe, mes batailles avec le style, mes escarmouches avec le lexique. Etant entendu qu’un tel chemin est nécessairement ponctué de zones d’ombre, nul autre que lui ne pouvait en dresser un relevé quasi topographique en tenue d’arpenteur.

 « Quand tout a été inventorié de l’espace, le temps devient le nouveau blanc à cartographier »

Né en 1952 mais hanté par les deux guerres. Leur trait d’union ? Les mots qui vont pour l’une comme pour l’autre. « L’herbe était rouge de sang ». On peut retrouver cela de Flavius Josèphe au Vassili Grossman de Vie et destin, son livre de chevet désormais. Des œuvres balisent la route, nécessairement, de La relation de voyage de Cabeza de Vaca à Asphalt jungle de John Huston. Ses détestations aussi. Tout ce qui touche au fantastique par exemple. De quoi lui faire rejeter La Métamorphose de Kafka à l’égal de n’importe quel Poltergeist ! A moi, ô mânes de Gregor Samsa…

Deux hautes figures dominent son retable intime. Celles de Breton et de Chateaubriand. Seulement Rouaud, on se demande parfois si c’est lui qui suit ses Nadja dans les rues de Paris, ou si c’est elles qui le suivent tant il semble aller d’un pas décalé. De Breton, il veut oublier l’inquisiteur pour ne retenir que le message d’amour, de liberté et de poésie. Pas sûr qu’il arrive à convaincre.

Sa mémoire exagère peut-être un peu la « censure » des années 70, cette chape de plomb officieuse qui permettait au Parti de tyranniser jusqu’aux esprits les moins communistes. Viktor Kravtchenko, Arthur Koestler et Arthur London était certes voués aux gémonies, mais on pouvait quand même les lire. A condition de le vouloir. Et s’il est vrai que le best-seller très « guerre froide » du premier J’ai choisi la liberté (1947) ne s’est plus trouvé par la suite que chez les bouquinistes, il fut réédité dès 1980 à grand bruit aux éditions Olivier Orban. De même sa mémoire vagabonde, parfois assez impressionniste, lui fait mettre dans la bouche de Robert Brasillach l’injonction à l’Occupant de ne pas oublier de rafler « les enfants » alors qu’il s’agissait des « petits », ce qui est pire encore.rouaud (2)

Il y a de beaux morceaux, plus longs et plus chaleureux. Rouaud s’y affirme d’une grande finesse dans l’analyse critique des livres. Ainsi décortique-t-il pour notre édification La semaine sainte d’Aragon avant de résumer d’un trait ce qu’il tient pour un roman-fantôme : « Des hommes à cheval sous la pluie » plutôt qu’à la manière d’un roman historique racontant la fuite vers le Nord de Louis XVIII après le retour de Napoléon débarqué à Golfe Juan, le narrateur mettant ses pas dans ceux de Géricault. L’admiration pour un tel livre n’allait pas de soi après 68. On entendait alors de drôles de choses dans les amphithéâtres. Que la langue, glaive de la classe dominante, était fasciste. Que le roman était digne d’être empaillé aux fons de présentation au Musée des Arts et traditions populaires. Comment en était-on arrivé là ? La question n’a cessé de la tarauder depuis. Au fond, avec le recul, ça l’arrangeait bien que fut dressé ainsi cet acte de décès au moment où il entreprenait ses études. Ca lui évitait d’affronter ses démons. Mais ce fut plus fort et, sitôt passé le pont, ses fantômes vinrent à sa rencontre dans l’exceptionnel Les Champs d’honneur (Prix Goncourt, 1990) et Des Hommes illustres pour commencer. A la veille du grand saut, au moment de se lancer dans cet immense chantier, il savait ce qu’il voulait :

 « Ressusciter le roman pour ressusciter mes morts. Quia respexit humiliatatem ancillae suae, chante le Magnificat de Bach. Parce qu’il s’est retourné sur la plus humble de ses servantes. Se retourner sur l’humble monde mon enfance pour affronter le visage de Gorgone de la mort. Je n’en avais alors tout simplement pas les moyens, pas la force. »

Le chapitre consacré à la réception du manuscrit des Champs d’honneur par le regretté Jérôme Lindon, jamais nommément cité mais transparent derrière la haute figure du patron des éditions de Minuit, est formidable. On y voit son premier lecteur, grand bourgeois supposé héraut de la modernité littéraire en sa qualité d’agent No1 de la nébuleuse dite du « nouveau roman », reprocher au primoromancier, ci-devant kiosquier rue de Flandre (Paris, XXème) de s’être abrité derrière ses morts. D’avoir effacé le narrateur en lui. Imagine-t-on les Confessions sans Jean-Jacques ? Allons, Rouaud, qui parle dans ce texte d’inspiration évidemment autobiographique ? Pas de jeux de mots, pas d’effets de style, pas de jugements moralisateurs. Il faut une vraie histoire, avec de vrais personnages, mais pas plus de cinq, sinon on s’y perd, compris ?

L’auteur en herbe résiste pied à pied, défend son territoire, son histoire de tranchées et de gaz de combat comme il l’a « vécue » à travers la geste réinventée des siens. Les Rouaud, les Brégeau, les Boucheron, les Sauvage. Ils les a rêvés avant de les réinventer sabotiers, bûcherons et charbonniers. Mais comme il est du genre à tout envoyer promener, il s’arrête juste à temps, quand Lindon emploie le mot de trop : « Le moins qu’on puisse dire, c’est que vous n’êtes pas modeste ». Un silence suivi d’une correction peu fraternelle, implacable : « Pas modeste : humble ». Et l’éditeur de demeurer sans voix.

Cet échange est l’occasion d’un magnifique portrait en creux de l’éditeur et de son premier cercle, Sam Beckett s’effaçant derrière saint Beckett, des œuvres sanctuarisées. De tout autre sauf de cet éditeur Jean Rouaud aurait craint un reproche sur l’absence de narrateur. Or celui-ci était bien là derrière l’auteur, mais en qualité de témoin, pas de cameraman. « Pourquoi avait-il besoin d’un narrateur alors que j’y étais poétiquement à chaque ligne ? » se demande celui qui a si bien faire lever la glaise face à ceux qui méprisaient tout ce qui relevait de la réalité. Seul un autoproclamé « ancien combattant mort pour la France » comme Jean Rouaud pouvait oser considérer la syntaxe à l’égal d’une gueule cassée, une invalide de guerre, une grande blessée.

Finalement, ce qui a réconcilié Rouaud et Lindon par-delà leurs différends esthétiques, c’est encore et toujours la conscience de la guerre, cet infracassable noyau de nuit. Minuit est né dans et de la Résistance. Le jeune Lindon, venu après, a repris le flambeau mais il a fait de l’édition comme on fait la guerre – et pendant les événements d’Algérie, ce n’était pas une vue de l’esprit.

 Un peu la guerre est bien ciselé, et sa note, juste de bout en bout. La musique intérieure de Rouaud, son horloge intime, est une phrase si digressive, détaillée, chaloupée qu’elle en devient serpentine et nous enveloppe l’air de rien. Pour défendre son idée du roman, il lui fallut lui aussi faire la guerre, juste un peu. Jusqu’à passer par les contraintes d’un genre qui ne lui plaisait pas, qui n’était pas le sien. N’empêche, quel bonheur de lire une telle confession d’un enfant des stèles.

Ce qu’il manque à cette éducation littéraire ? L’évocation du rôle central des revues. On a l’impression que le jeune Rouaud ne les a pas lues alors qu’elles ont toujours eu la vocation d’être un laboratoire. Le kiosquier a dû se rattraper bien plus tard. Nul doute qu’aujourd’hui il ferait son miel de la dernière livraison de Théodore Balmoral (No 72/73, hiver 2013/2014, 190 pages, 20 euros), revue de littérature qui paraît par les soins, c’est bien le cas de le dire tant elle est soignée en toutes choses, de Thierry Bouchard. Dédiée à la mémoire de Michel Chaillou récemment disparu, elle est notamment riche d’un hommage bienvenu à Jean Follain, dont l’œuvre est ici chaleureusement relue par Jacques Réda, et d’une contribution lumineuse de Jean Roudaut sur l’esprit des notes. Qu’elles soient autogloses (rappels d’autorité dans les marges) ou hétérogloses (variantes and co), elles font leurs petites importantes.

(« Dans les tranchées de 14-18 » photo D.R. ; « Jean Rouaud cerné par les siens » photo Passou)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Littérature de langue française.

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commentaires

1 057 Réponses pour Jean Rouaud, confession d’un enfant des stèles

les potspar anneaux répondent par histoires de bio dit: 21 février 2014 à 20 h 58 min

et l’autre Lazarus, le médecin :
« http://www.liberation.fr/societe/2013/01/03/soigner-la-prison_871483

les potspar anneaux répondent par histoires de bio dit: 21 février 2014 à 18 h 16 min

essais réunis par michel Izard et Pierre Smith,-cen’est donc pas une revue mais un livre un article de jean Pouillon de « remarques sur le verbe croire qui s’amorce par des considérations de syntaxe ,( construction ) et dont l’une des questions est « cet ordre est-il universel »)
je me souviens qu’un professeur invité avait repris cette question également à partir de la syntaxe , sans citer cet article
sur jean pouillon
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/hom_0439-4216_1997_num_37_143_370289

les potspar anneaux répondent par histoires de bio dit: 20 février 2014 à 17 h 32 min

penser/rêver N° 25 :
L’intime et son spectacle
printemps 2014
Placer la souris sur les mots suivis d’un astérisque
pour accéder aux notes
L’adjectif possessif – « L’intime et son spectacle » – le fait entendre d’emblée : l’intime ne va pas sans l’idée qu’il recèle l’objet ou la matière d’un spectacle qui lui est propre. Un pas de plus, et la question du spectacle entre dans sa composition ou même dans sa structure. En tout cas, c’est en tension avec l’extérieur, la surface, ce qui s’offre au regard et s’affiche que l’intime semble se constituer. N’aurait-il jamais de consistance en lui-même ? On a pourtant le sentiment inverse : le cabinet de l’analyste ( le rêve, le symptôme, le transfert, dévoilés, contiennent une métapsychologie de l’intime ), l’atelier du peintre, le récit de l’écrivain – qui est toujours plus ou moins récit de soi – et son écriture donnent à l’intime une vie et une pensée qui semblent indifférentes à toute vie publique.

les potspar anneaux répondent par histoires de bio dit: 20 février 2014 à 16 h 51 min

copié de wiki pour faire très vite

En linguistique, on appelle vocatif le cas grammatical exprimant l’interpellation directe d’une personne (ou d’une chose) au moyen d’un appellatif (nom propre ou terme d’adresse). Dans les langues à déclinaison, cet appellatif prend la marque du vocatif.

les potspar anneaux répondent par histoires de bio dit: 20 février 2014 à 16 h 38 min

Sorte de vœu pieux, Marcel Bleustein – Blanchet a voulu en créant en 1960 la Fondation de la Vocation, remercier « le ciel » d’être revenu sain et sauf de la guerre et d’avoir pu reconstruire l’agence Publicis. Très jeune, il avait obtenu de son père l’autorisation d’interrompre une longue lignée de marchands de meubles pour donner à la publicité qui s’appelait alors la réclame, ses lettres de noblesse. « Tu veux vendre des courants d’air ? Va mon fils, va, je ne t’en empêcherai pas car plus tard tu pourrais me le reprocher. »A son tour il a voulu donner leur chance à des jeunes animés par une vocation. Il a parlé de son idée à ses clients et amis qui l’ont accompagné en offrant chacun une bourse. Dix sept lauréats composaient la première promotion.
http://www.fondationvocation.org/lhistoire-de-la-fondation.html

les potspar anneaux répondent par histoires de bio dit: 19 février 2014 à 20 h 21 min

d’ailleurs, à propos de médecine et de guerre, et de présence juive, je pense qu’il faut citer la page de véronique chemla « les médecins milit

les potspar anneaux répondent par histoires de bio dit: 19 février 2014 à 20 h 01 min

pour des raisons, disons, littéraires. Les pèlerins sont censés s’y presser le roman en main.
disons et disons le vite!

Desmedt dit: 19 février 2014 à 19 h 46 min

Erratum : dans mon post précédent, il fallait lire entre « Edouard Louis et Eddy Bellegueule, j’opte plutôt pour… Eddy LOUISS »

Plus compréhensible comme ça.

Désolé, U, non, aucune crainte de me faire traiter de curé. Avec la vie que je mène il faudrait vraiment y mettre du sien pour voir ça comme ça. Quand je parle d’hygiène: pas pour faire le marlou, ni dénier mon bon cœur, mais je place AVANT mon exigence de lecture.

Peu m’importe que le petit Bellegueule ait à cœur de se libérer. Seule la qualité du résultat compte! Tout ce qui m’intéresse, ici. Trop de petites autofictions solipsistes encombrent les librairies. Fussent-elles « coup de poing ». Et c’est toujours au détriment de trucs plus fins, déliés, d’accès moins facilité. Plutôt ça le problème !

C.D.

les potspar anneaux répondent par histoires de bio dit: 19 février 2014 à 18 h 58 min

http:/ /www.nonfiction.fr/article-6927-trois_questions_a___gerald_bronner.htm

les potspar anneaux répondent par histoires de bio dit: 19 février 2014 à 17 h 44 min

quel est le mot le plus fréquent dans les billets de p?Assouline?
il me semble que c’est se demander (on se demande)

les potspar anneaux répondent par histoires de bio dit: 19 février 2014 à 17 h 26 min

quand on recherche sur la toile une histoire de la revue critique,un problème de dates! (46 et 66)

les potspar anneaux répondent par histoires de bio dit: 19 février 2014 à 16 h 56 min

vous avez dit « noble » et qu’ils aient de cette manière donné de nombreux arguments aux promoteurs de la managérialisation des recrutements qui aujourd’hui les guette, il convient toutefois de conserver la partie la plus noble de l’idée de cooptation : celle de choix des meilleurs, reconnus par leurs pairs. On ne voit pas que des managers-bureaucrates, fussent-ils professeurs et chercheurs d’origine, puissent correctement répondre à une telle exigence.

Mais, aujourd’hui, cette part noble de la cooptation a entièrement sombré, même si elle est toujours brandie par des personnes qui ont profité au maximum de sa disparition pour faire des carrières
http://rhuthmos.eu/spip.php?article833

les potspar anneaux répondent par histoires de bio dit: 19 février 2014 à 15 h 40 min

en oici un : à vos recherches!
Roman Ossipovitch Jakobson (en russe : Роман Осипович Якобсон ; 23 octobre 1896 à Moscou – 18 juillet 1982 à Boston) est un penseur russe qui devint l’un des linguistes les plus influents du xxe siècle en posant les premières pierres du développement de l’analyse structurelle du langage, de la poésie et de l’art.

les potspar anneaux répondent par histoires de bio dit: 19 février 2014 à 15 h 05 min

Les Tableaux d’une exposition (1874) — orchestrée par Maurice Ravel en 1922.
j’en profite pour faire remarquer que de 1874 à 1922 il y a 48 ans et de 1870 à 1918 aussi
ah les horloges !

les potspar anneaux répondent par histoires de bio dit: 19 février 2014 à 14 h 57 min

le seul modeste que je connaisse un peu c’est
Modeste Petrovitch Moussorgski (en russe : Модeст Петрович Мусоргский), né le 9 marsjul./ 21 mars 1839grég. à Karevo et mort le 16 marsjul./ 28 mars 1881grég. à Saint-Pétersbourg, est un compositeur russe. Il est d’abord célèbre par son opéra Boris Godounov, et par la suite pour piano Les Tableaux d’une exposition (1874) — orchestrée par Maurice Ravel en 1922.
des romans il y en a pas mal quand même

u. dit: 19 février 2014 à 12 h 08 min

« Cela ne m’empêche pas de lire, de m’être promis de participer à la défense de gens qui n’ont pas eu initialement ma chance!
Pas parce que j’ai bon cœur. Pure hygiène ! »

Allons, allons, C.D.
Qu’est-ce c’est que cette rationalisation ex-post, ce besoin de justifier l’altruisme par l’égoïsme, ce paquetage obligatoire par le cynisme?
Peur de se faire traiter de curé?
Y en a d’bons, y en a d’bons!

Remarquez que l’hygiène, ça joue dans tous les sens.
L’évasion de Bellegueule, c’était aussi par hygiène.
Mais quel besoin d’envelopper ce réflexe de survie bien compréhensible dans la mauvaise conscience bourdieusienne?

(Il est 12:00 et j’expose ma tête à la guillotine.
Buona giornata!)

u. dit: 19 février 2014 à 11 h 57 min

Hépèpépe

Je vois qu’on dépasse les 1000 commentaires, signe infaillible que le tranchoir d’un nouveau billet va s’abattre.
À partir de maintenant, attention avant de passer la tête.

u. dit: 19 février 2014 à 11 h 49 min

« Que demande le peuple : ils ont du pain et des jeux. » (JC)

Ça reste trop juxtaposé.

Un bref moment, notre peuple a su aller plus loin.
Il a mis dans l’arène le boulanger, la boulangère et le petit mitron et il a baissé le pouce.

renato dit: 19 février 2014 à 11 h 08 min

Voilà, les Jeux comme vitrine du savoir faire d’un Pays ce n’est pas gagné : Monsieur Avalanche est Suisse (de Zermatt), le directeur de piste est Suisse aussi, le sel pour geler les pistes vient de Suisse… et on s’arrête là… puis ces gens veulent faire de la politique internationale… et, ce qui est tragique, on les prend au sérieux, même… comme si caresser un tigre c’était une preuve de culture politique…

JC..... dit: 19 février 2014 à 11 h 06 min

Putin réussit ses JO, il dirige l’immensité russe comme tout bon tsar russe doit le faire et les athlètes sont contents !

Que demande le peuple : ils ont du pain et des jeux.
(et j’attends encore quels sont les régimes politiques non « despotiques » qui organisèrent de bons JO, y compris les américains NASophiles)

u. dit: 19 février 2014 à 10 h 51 min

Les régimes despotiques pensent pouvoir utiliser les JO au profit de leur propagande.
En terme d’image, pas sûr qu’ils réussissent.

Sotchi est une démonstration de force, mais aussi la scène où le ridicule, la brutalité et la mégalomanie de Poutine peuvent être peu à peu montrés au monde entier.
Pareil pour Pékin 2008: les jeux auront plutôt accentué la méfiance anti-chinoise.

En désaccord avec cet article sur un point: Gérard est bien là où il est.
http://www.lemonde.fr/sport/article/2014/02/18/les-caprices-de-poutine-par-alexandre-minkine_4368452_3242.html

renato dit: 19 février 2014 à 10 h 48 min

Je doute, JC, je doute… Vous, plutôt, ça vous arrive de douter ? Bon, il est évident qu’avec un sens de l’humour si développé il serait ardu pour vous de ne pas douter de vous même…

JC..... dit: 19 février 2014 à 10 h 17 min

Renato, je lis attentivement depuis tout petit, c’est une bonne habitude… et je vous remercie pour vos informations, vos conseils, qui me sont si précieux pour conduire ma pensée. Et puisque nous en sommes aux conseils qu’on donne aux enfants, voici le mien : doutez de vous un peu plus ! Nettement plus !!! Bien à Vous…

renato dit: 19 février 2014 à 10 h 12 min

Je n’ai pas dit que vous ne savez pas lire. Je vous ai demandé de lire plus attentivement… ce n’est évidemment pas de l’humour coupé grossièrement dans le lard, il demande donc un brin d’attention et quelques infos et sur les Jeux et sur l’Ukraine… prenez-les donc, ces infos, puis on en parle.

JC..... dit: 19 février 2014 à 9 h 13 min

Les athlètes à SOCHI font du sport, ils n’ont pas à se préoccuper des changements politiques à KIEV …. !

renato dit: 19 février 2014 à 8 h 53 min

Et le revoilà avec ses contre-vérités… pas envie de documenter quoi que ce soit, aujourd’hui… Mais vous avouerez que cette consigne d’un manuel pour les confesseur du XVIIe siècle où il est dit que les “sodomites” ne sont pas en péché au moment de “l’acte” ils désirent fortement concevoir un enfant… selon la logique, donc, l’homo vit dans le péché mais il ne tombe pas dans le péché si à un moment il désire fortement… etc., etc. Faut avouer que c’est baroque… une perle baroque…

Bien, maintenant -1 et il neige: même le froid n’est plus ce qu’il était… c’est vrai que selon Pynchon l’avenir non plus n’est plus ce qu’il était… Ce qui est bien c’est que tout le monde petit-déjeune dans la bonne humeur… c’est vrai qu’une chose dans l’autre c’est à se demander où les gens ont la tête… non bouguereau, pas là, plus bas…

Hier au soir, Kiev, c’était l’enfer de Bosch vu à la télé … entre temps les “athlètes” faisaient leur spectacle sur des pistes refroidies avec du sel “Swiss Made” (envoyé par avion depuis Basel – cout de l’opération 50K€), c’est à se demander où ils ont la tête… non, rien… enfin… il y aura de quoi rire avec le ballon… il y a de bon que je ne prends pas mes vacances d’été sous le coup de cette menace…

Bon, reste la question était de savoir où ils ont la tête: il organisent les jeux d’hiver à un tir de pierre de la mer et le réchauffement n’est plus une opinion… c’est vrai qu’il paraît que nous allons vers une petite glaciation car même le soleil n’est plus ce qu’il était, mais maintenant les choses sont ce qu’elles sont, et prévoir le sel pour geler les pistes ce n’était pas un effort à se jeter par la fenêtre suite à la douleur provoqué par la compression de la matière grise qu’un tel effort aurait occasionnée… entre-temps, les kiéviens nous jouent une version réactualisée de l’enfer du bon Hieronymus, et nos satrapes ont encore le courage de s’indigner pour un largement mérité « Fuck UE ».

Desmedt dit: 19 février 2014 à 8 h 09 min

… et quant à « en finir avec Eddy Belleguele », oui, j’aime autant en terminer avec ce style d’autofiction à la Angot – et sûrement pas par prolophobie!

Plutôt pour m’éviter la gonflette de Ceccaty, conjointement exercée avec le Seuil, son éditeur, sur le gentil petit étudiant monté (!) en grade en ayant intégré l’ENS, pondant son opus à la truelle bien fait pour choquer le bourgeois – et vendre! Alors que la réalité est ailleurs et reste à dépeindre.

D’autres vies (que les leurs?) m’intéressent. Dans les Edouard Louis, les Eddy Bellegueule, les yeux fermés je préfère Eddy Louis!

Ou Rouaud, le cas échéant.

C.D.

Desmedt dit: 19 février 2014 à 8 h 06 min

@Des Journées entières dans les arbres: évidemment que j’ai lu Carrère. Tous ses bouquins ou presque. Autrement je n’en parlerais pas. Certains bons, d’autres faibles, pour ne pas dire plus – et quelle différence? Carrère, comme Beigbeiger et tous leurs petits copains, sont intouchables.

Quel est le problème? Vous-même avez bénéficié des largesses de sa mère et n’osez pas le dire? Vous me demandez si je l’ai lu. Et vous, avez-vous eu vent du livre de Garcia épinglant l’Institut auquel je fais allusion?

Les bobos je sais ce que c’est. Je suis moi-même un fils de grands bourgeois bien protégé, chouchouté, avec duplex de rêve donnant sur un parc en plein cœur de Bruxelles. Mon joli petit poste en vue, jamais je ne l’aurais obtenu sans la bienveillance maternalo-paternelle étendue sur moi depuis ma naissance. Et alors? Cela ne m’empêche pas de lire, de m’être promis de participer à la défense de gens qui n’ont pas eu initialement ma chance!

Pas parce que j’ai bon cœur. Pure hygiène ! Cela m’évite l’usure, de m’ennuyer toujours avec les mêmes. En France on dirait que non contents de vous tirer des Cahuzac, vous n’avez de cesse ensuite de lui baiser les pieds. Remarquez que la Belgique n’a aucune leçon à donner. Déjà qu’on est content que vous nous ayez débarrassés de la patate chaude Nothomb!

Faut pas trop en demander d’un coup.

C.D.

JC..... dit: 19 février 2014 à 6 h 25 min

boudegras dit: 18 février 2014 à 18 h 49 min
Civitas, les potes à JC et bouguereau, veut faire interdire le film « Tomboy » projeté demain soir sur Arte… bientôt l’inquisition ?

Grasdebou (qu’est ce que ça doit être couché…!),
Pas question d’interdire cette bleuette : le 1er amendement américain et les slogans 68tard frenchies, s’y opposent.
(L’Inquisition n’était qu’un organe chargé de sauver les âmes perdues : elle aurait eu un sacré boulot chez Passou…)

Marcel dit: 19 février 2014 à 1 h 19 min

Chaloux dit: 18 février 2014 à 22 h 18 min

Le titre du livre est « Mon cadavre s’enroue en Rouen ». Donc il y a deux fois Rouen. Il a été vendu à près de 6000 exemplaires.

Chaloux dit: 18 février 2014 à 22 h 27 min

Je crois que le bouquin de toi qui s’est perdu c’était « Mon cadavre s’enroue à Rouen ». Je vais en chercher un autre exemplaire, pour te complaire.

Chaloux dit: 18 février 2014 à 22 h 19 min

D. dit: 18 février 2014 à 21 h 55 min
 » renato fait ce qu’il peut pour le remplacer, mais aujourd’hui ses propos étaient archi-confus. De la compote. »

Avec des noyaux.

Chaloux dit: 18 février 2014 à 22 h 18 min

Mon Marceloupinet Calbrixounais, je ne faisais guère allusion à ta barbe, que cependant tu pourrais tailler de temps en temps et qui doit fort incommoder les dames, mais à cette façade, si fortement burinée par d’épuisants apéritifs, si résolument colorée par des vins rouges ou cuits, si brutalement lézardée par de coruscants mais dangereux digestifs, et, ça et là, comme soufflée par d’exténuants pâtés,- bien que je veuille croire que le vent de mer ait sa part dans ce superbe et désordonné portrait de roi viking.

@D. Que voulez-vous, c’est en haine de la brutalité que je réagis brutalement.

Je retourne au Comte d’Haussonville qui n’est pas mauvais historien, mais que d’imparfaits…

D. dit: 18 février 2014 à 21 h 44 min

Je trouve que vous n’êtes pas très chrétien, Chaloux, parce que Bouguereau ne mérite pas ce que vous lui faites subir.
D’une part je sais que c’est un être beaucoup plus sensible qu’on peut l’imaginer, d’autre part il a fait de gros efforts ces derniers mois. Par exemple il n’a pas employé le mot « gode-ceinture » depuis des semaines.
L’aviez-vous seulement remarqué ?

Bardamu dit: 18 février 2014 à 20 h 05 min

Les femmes adorent
-aussi-
les « gueules cassées ».

J’ai vu qql part que sur les qqls dizaines
après 14/18, pas une de ces « G.C. » ne devait
quitter l’Hosto sans son infirmière…
Je ne voudrai surtout pas plaisanter sur Gad à Monaco; mais il n’en reste pas moins que beaucoup d’autres préfèrent les ministres quelque soit leur gueule; oui peu importe pourvu qu’ils bossent sans cesse.

Marcel dit: 18 février 2014 à 19 h 56 min

Eh, oh, Chaloupinet, mon très bon, je ne te permets pas d’insulter ma barbe. Je te signale que c’est toi qui a parlé de choses et d’autres en disant :

« j’aime aller au fond des choses. » (16 h 54)

Cet étalage public est particulièrement indécent.

Mme Michu dit: 18 février 2014 à 19 h 39 min

finie la belle époque du diagnostique par le biais du dialogue…

Le bonnet à électrodes ça c’était marrant, tu pouvais recycler la pâte conductrice comme gel…

Longtemps qu'il y est dit: 18 février 2014 à 19 h 29 min

bouguereau dit: 18 février 2014 à 18 h 38 min

.mais où qu’on va !? dans l’fossé

Chut!Il ne le sait pas.

u. dit: 18 février 2014 à 19 h 03 min

« pour certains la RDL c’est toute leur vie, un refuge pour vieux chiens malades »

On est guidé par des aveugles et des gueules cassées.
Ça ne nous empêche pas de remuer faiblement de la queue.

Bardamu dit: 18 février 2014 à 18 h 58 min

Mrs Renato et Cie MERCI pour le « lien », où
avais-je mis ma tête (!?)

C’est vrai qu’elle semble bien « extrémiste » en tous ses genres (peut-être une James Bond’girl chargée de démasquer…). Tant pis, trop tard.

Myself qui parlait de Ferdiii… à tort et à travers, sans rien connaître, juste pour le blablablaaaa^.. JE vais me mettre à le lire ! vite, vite.
Et puis Barbusse, Jünger etc. Histoire de mieux faire semblant… Ah oui et puis le Toscan, déconnons pas.
Je suis même près à cracher sur Louis F. Destouches… si elle me le demande gentiment, avec la Barilla, mijotée par ses soins.

C’est qu’il faux que j’aille voir ça de plus près:
« J’aime ô pâle beauté…/
Tes yeux quoique très noirs,
M’inspirent des pensers,
Qui ne sont pas du tout funèbres.
Tes yeux… languissement,… »

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