de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
La forme d’un fleuve change plus vite, hélas, que le cœur d’un mortel

La forme d’un fleuve change plus vite, hélas, que le cœur d’un mortel

Longtemps j’ai cherché mon fleuve et je ne désespère pas de le trouver un jour. La Seine ? La Tamise ? Le Tage ? le Drâa ? encore que le lac Léman… Pour un écrivain, dire le fleuve c’est se raconter. Qu’on le remonte ou qu’on le descende, il y a là quelque chose d’initiatique. On en tous en nous quelque chose de Marlowe naviguant sur le fleuve Congo et s’enfonçant au cœur des ténèbres à la recherche de Kurtz, sauf que nul n’osera jamais s’emparer de ce fleuve-là après Joseph Conrad. C’est la première borne de toute tentative dans ce registre aquatique, la dernière étant naturellement Danube, le chef d’oeuvre de Claudio Magris. Entre les deux, il y a de la place. Serge Airoldi s’y est discrètement glissé à la suite du Jean-Paul Kauffmann de Remonter la Marne qui signe d’ailleurs l’amicale préface. Ce journaliste (dix huit années à Sud-Ouest du temps de Pierre Veilletet) qui s’est fixé à Dax après avoir vécu à  Bordeaux , en a ramené un récit lumineux Adour. Histoire fleuve (350 pages, 22 euros, L’Eveilleur). On s’y laisse emporter et transporter, à la découverte de lieux inconnus ou de livres oubliés, à la rencontre d’autres vies que les nôtres, de souvenirs d’enfance, d’histoires et d’Histoire, sans jamais s’y noyer ni couler mais sans oublier que, tous autant que nous sommes, nous découlons.

6aZs_764lP7_0DHuVTwLNrkUsqwD’abord choisir une direction. Plutôt que de remonter à la source, l’auteur a préféré descendre l’Adour vers l’embouchure, l’océan. Cela lui paraissait mieux favoriser son voyage dans le temps qu’une anabase. Grandeur et illustration du détour, ou la digression mise en pratique par le marcheur même, cet éloge d’une veine d’eau ne pouvait être qu’un récit aléatoire. Partout affluent des souvenirs de lecture, des réminiscences de l’ancien rugbyman d’Auch devenu géopoète par amour pour le long ruban d’eau, sa musique et ses bruits. Peu importe ses exigences et ses caprices, on se doute bien que le fleuve a ses raisons.

Souvent, le pérégrin visite des gens sur les conseils d’autres gens. Patrick Lamaison est des plus authentiques, passionné par les barthes de Saubusse, comme on nomme ces plaines humides qui longent une rivière. De son métier, il collecte le lait dans les fermes au volant d’un camion-citerne. Mais l’Adour semble son activité principale. Il la chérit, la caresse et lui parle. Un homme fait fleuve, c’est possible. La lettre qu’il lui a écrite, et sa volonté que ses cendres soient dispersées sur ses eaux, concluent l’un des plus beaux chapitres du livre. On imagine qu’il voudra entrer dans la mort comme le fleuve se jette à la mer.

On croise autant de morts que de bon vivants, le tarbais Laurent Tailhade, Victor Hugo passé par là, Robert Walser le promeneur qui aurait aimé mais aussi un certain Jean-Pierre Brisset, fait prince des penseurs à l’initiative de Jules Romains en 1913, qui déposa le brevet de la ceinture-caleçon aérifère à double réservoir compensatoire. Il n’y a que dans un tel livre que l’on risque de voir coexister sans hiatus dans un même paragraphe l’ontologie d’une berge et un restaurant qui vend des souvenirs, et l’on ne serait pas surpris de voir évoqué la métaphysique des chemins de halage. Ou dans une même page Pierre Albaladéjo dit « bala » ou encore « Monsieur Drop » inoubliable demi d’ouverture de l’équipe de France, avec le Dante Alighieri de Querelle de l’eau et de la terre et et le propre père de l’auteur coincé à mort dans son magasin ce jour funeste de 1977 où les eaux du Gers perdirent la tête du côté d’Auch, engloutirent les hommes, les bêtes et les choses sur leur passage …

« détruisant,, enfouissant, saccageant et laissant de grandes vides de paroles dans les familles (…) et aujourd’hui encore, trente-six ans ce jour de misère et d’eaux tueuses, il parle de l’événement les yeux dans le vide et sans jamais finir les phrases »

Il se laisse conduire par l’eau chez une dame qui aime la poésie bigourdane ou du côté d’une Paulette à la majorale de Campan, laquelle, en lui révélant « En fait, l’Adour, chacun a la sienne » m’apprend sans prévenir tout ce que ce qu’il/elle a de féminin surtout si on en fait un nom commun (la Dour) et que l’on se souvient que ce fleuve commande. Du côté de Pomarez, village au cœur de la Chalosse qui passe pour être la Mecque de la course landaise, il partage un repas avec des écarteurs en se demandant qui a bien pu ramener la Mecque dans ce coin hors du monde. Ailleurs, il découvre une auberge qui fait aussi mercerie et épicerie et encore et encore, de choses vues en choses lues.

C’est écrit dans l’esprit d’un roadmovie, mais en plus nonchalant. L’allure du fleuve est contagieuse. Je suis là mais je pourrais être ailleurs, car rien n’est agréable comme de se laisser porter par ses pas en terre inconnue, eut-on rendez-vous avec quelqu’un. C’est tout un art que de débarquer dans un village ou une petite ville, d’obéir à l’irrépressible réflexe d’emprunter d’abord la voie centrale, de déambuler entre des fenêtres derrière lesquelles des ombres furtives soulèvent le rideau de voile avant de le rabattre sur l’intrus, d’épier du coin de l’œil des silhouettes simenoniennes toutes à leur lecture sous la lampe, de les ignorer, apprendre à ne pas s’attarder puis de savoir se perdre.

On peut rêver à ce qu’un Julien Gracq aurait fait de sa Loire si le goût lui en avait pris d’aller au-delà de l’évocation (Les Eaux étroites n’est consacré qu’à un affluent, l’Èvre). « La Forme d’un fleuve », qui sait, que Baudelaire n’eut pas désavoué. Mais un fleuve n’a-t-il pas au fondé la forme imaginaire et fantasmée que chacun de ses passionnés lui donne ?  Adour est le genre de livre que l’on referme animé de la rare conviction qu’on le rouvrira un jour. Et puis quoi, un promeneur qui explore les cimetières de la communauté de Bayonne afin de retrouver la trace des séfarades expulsés de l’Espagne et du Portugal au Moyen-Age, qui furent accueillis en nombre à Saint-Esprit et y apportèrent notamment les secrets de la fabrication du chocolat, un tel homme ne saurait être entièrement mauvais…

(Photos D.R.)

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591 Réponses pour La forme d’un fleuve change plus vite, hélas, que le cœur d’un mortel

Paul Edel dit: 14 avril 2018 à 8 h 50 min

Un des meilleurs livres écrits sur la Loire fut publié en 1922 par Maurice Genevoix, « Remi des Rauches; Ce roman raconte la vie de Remi qui ne vit que pour la pêche et aime sa Loire. Extrait: »Une secousse venue des cambres monta vers son poignet; il tira la corde, trop tard il entrevit, comme il courait, un gros poisson basculer sur l’armature du carrelet, et retomber dans l’eau, pesamment.
________________________________________
Qu’était-ce? demanda le père Jude.
Taisez-vous! souffla-t-il. C’était un saumon. Mais taisez-vous, pour l’amour de Dieu!
Il entendait, au fond de la cabane, Barolet qui remuait sur la paille. Avec’ d’infinies précautions, il raccrocha les poids, hala doucement le balancier la poulie grinça; et dans l’instant, la voix de Barolet sortit de l’ombre Encore un manqué, je parie?
Non, dit Rémi. Je rechevrais la toue.
La Loire monte toujours?
Elle monte.
Il avait repris la ficelle des cambres. Tout de suite elle bougea d’une secousse nouvelle; mais cette fois il tira très vite et, quand il se pencha sur le carrelet, il vit qu’un saumon rouge s’y ruait .désespérément. Il saisit Faveigniot, laissa « valer » la bête dans la poche que creusait le courant; de sa main libre, il cherchait à la pousser dans l’épuisette. Ne te presse pas, dit Barolet, derrière lui. Il répondit
Laisse-moi faire je l’ai.
Il s’était relevé, tenant verticalement le manche de l’aveigniot, pour que le poids même du saumon tirât le filet sur son cadre, le fermât hermétiquement.
Fais-le passer, dit encore Barolet.
Il refusa
Je peux bien l’assommer moi-même.
Au bruit des coups de sabot, Baptistin et Laberche sortirent de la cabane.
Bon sang! Quelle bête! dit Baptistin.
Tu trouves ça? dit Laberche.
Le saumon s’allongeait, inerte, sur les planches. Barolet le prit dans ses bras et revint vers la chandelle, pour le peser. Il l’avait suspendu par l’ouïe au crochet d’une balance romaine; il le tenait le plus haut qu’il pouvait, raidissant l’épaule et le torse en arrière; mais la queue du saumon touchait encore le sol, et traînait, large, sur le plancher. Neuf kilos, annonça Barolet.
Bon sang! fit Baptistin. Neuf!
J’ons vu plus gros, dit Laberche. »

Berenice dit: 11 avril 2018 à 14 h 46 min

Jazzi en littérature comme au cinéma le plan rapproché est affaire de goût. Et bien qu on puisse chacun avoir sa propre definition , de la pornographie aussi.

Jazzi dit: 11 avril 2018 à 11 h 17 min

Quand je soulignais l’absence de sexe dans votre texte, renato, c’était par rapport au cinéma de Dario Argento. Non, le sexe n’est pas toujours nécessaire. Mais il faut l’aborder – et ne pas l’ignorer-, à l’égal des autres composantes de la nature humaine. Je pensais plutôt que vous aviez matière à une bonne nouvelle, dans l’esprit de celles de Raymond Carver, qui se sert toujours de ses propres matériaux : son père, sa mère, ses femmes, ses enfants, son métier d’écrivain et d’universitaire, ses petits boulots, ses déménagements successifs, l’alcool, le sport…

renato dit: 11 avril 2018 à 7 h 54 min

Déjà, Clo, je ne suis pas écrivain et étant donné mes septante ans, envers et contre le caractère irrépressible du désir d’infini qui anime les humains, il me semble que m’investir dans l’écriture, même en position de dilettante, ce serait insensé et un brin risible ; cependant, à temps perdu j’écris. J’écris en voyage si le paysage m’ennuie ; au café s’il n’y a personne avec qui échanger quelques opinions et des conjectures sur tout et n’importe quoi (p. ex., cela fait maintenant une semaine que l’on spécule beaucoup sur les possibles résultats des playoff de hockey Lugano-Zurich). Cela dit, je suis plutôt intéressé à une écriture faite d’action et de réaction, je procède donc comme un sarment de vigne, ou une citrouille — on met une graine en terre, mais on ne sait jamais comment se développera, quelle direction prendra la tige (en ambiant lombard on appelle avocats des citrouilles ces avocats qui arrivent à démêler les cas les plus compliqués… aussi que ceux qui savent comment embrouiller les cas le plus simples). Accessoirement, je sais qu’espérer que les citrouilles se transforment en carrosses ce serait vain, mais peu importe, ce sera sarment ou tige selon la connotation que l’on veut bien donner à la chose — un serment, par exemple, on peut le domestiquer, mais aussi laisser qu’il enguirlande lauriers et rosiers des Alpes. D’un autre côté, puisqu’il n’y a pas de savoir sans ignorance, je pratique entre moi et moi-même et avec un certain succès le jeu de l’ignorance de l’ignorance ; dans une certaine mesure, chacun résiste à son intelligence, et pas seulement les demeurés : Einstein refusait l’indéterminisme, pourtant il contribua, involontairement, au développement de la physique indéterministe. Compte tenu du vieillissement de la matière historique, aucun souvenir ne se laisse réduire à l’unité de l’essence, car tous les souvenirs admettent plusieurs représentations non équivalentes : enfant, je n’ai jamais sorti de son emballage le filet à papillons que j’ai reçu en cadeau, parfois je me dis que je devrais donner un sens aux raisons de ce refus, mais puisque j’ai tendance à tergiverser, je mets en pratique le refus de l’approche étiologique du refus, et je me tiens au simple fait et à tous les faits qu’il évoque, ce qui produit quelque chose comme une capricieuse arabesque, « un thème qui ne se développe pas », aurait dit l’un de mes profs.

la vie dans les bois dit: 10 avril 2018 à 10 h 13 min

Musée d histoire naturelle « lieu de mort « :
Next time : « allez zou! Renato et le poivrot au zoo »

Jazzi dit: 10 avril 2018 à 10 h 03 min

« Renato. le début d’un script pour Dario Argento. »

A condition de rajouter un peu de sexe, Phil ! Car pour l’horreur, entre les collections du musée de Milan et l’intimité de l’atelier de Françis Bacon, il y aurait matière.
Oui, il y a tous les bons ingrédients, renato, mais le subtil soufflet promis se transforme en pudding…

Jazzi dit: 10 avril 2018 à 9 h 52 min

« Néanmoins, lorsque j’entends, cela m’arrive parfois, un qui dit ce qui est dans ma tête et que je ne dis pas, je suis bouleversée. Que un sache cela. »

WGG, rose ?!

Clo dit: 10 avril 2018 à 9 h 20 min

Bon sang, Renato, ce serait formidable, ce que vous écrivez, avec juste un peu de discipline, bon sang. En quelques phrases, hop, vous faites surgir un personnage qui tient debout, votre relation avec lui est hyper-intéressante, et le contexte dans lequel l’anecdote se déroule, à savoir ce milieu si délétère de l’art et des marchands d’art, a tout ce qu’il faut pour attirer et aviver la curiosité. Mais un peu de scrupule dans votre rédaction, enfin, ces ellipses trop fréquentes, ces maladresses voulues ou non qui font qu’on doit reprendre la lecture pour comprendre qui est qui, qui parle, etc., et ces digressions qui bottent en touche… Merdum, quoi. J’étais partie avec vous en train, dans un endroit improbable, pour voir une oeuvre en compagnie d’une sorte d’Auguste maladroit. Vous dans le rôle du clown blanc, c’était parfait. La digression émue sur votre père, ok, ça marche encore. Mais vous nous perdez en rase campagne, et j’aurais voulu savoir la suite, moi… Zut alors. C’était à deux doigts, à rien, d’être captivant !!!

Phil dit: 10 avril 2018 à 9 h 11 min

bien aimé votre rendez-vous au musée de Milan, Renato. le début d’un script pour Dario Argento.

renato dit: 10 avril 2018 à 9 h 03 min

Ainsi le bon François se dédie à la littérature plutôt qu’occuper son temps en nettoyant ses étables !

renato dit: 10 avril 2018 à 8 h 43 min

Puisqu’il y est aussi question de Auden :

Rendez-vous au Musée d’histoire naturelle de Milan avec un ancien compagnon de beuverie resurgi à l’improviste d’un passé que je supposais révolu. Je garde de lui un souvenir confus : un moulin à paroles, plutôt farfelu, souvent amarré à un comptoir ; infoutu de nouer convenablement sa cravate ; subjugué par les starlettes, il leur consacrait des quantités inconsidérées d’argent ; pourvu de quelques notions musicales, il commentait les concerts, ce qui ennuyait les autres spectateurs — je me souviens d’un concert de Ravi Shankar gâché par ses babillages.
J’ai tout de même accepté le rendez-vous parce que à un moment de sa vie, « exaspéré par un mode de vie confortable, mais inconsistante et trop conforme aux conventions sociales », il s’était essayé au métier de marchand d’art. Toutefois, après avoir brulé un capital non négligeable — ce qui se comprend, car il évaluait les œuvres sur photo, ne savait pas se tenir à la chronologie ni faire la différence entre les vraies et les fausses sources et les vraies et les fausses anecdotes —, il avait abandonné le marché l’art pour se consacrer au négoce de vins ; et maintenant il semble vouloir se remettre au marché de l’art.
Je suis néanmoins ennuyé parce que je me souviens de son rire bref en casse-noisette, bruit qui m’indispose ; en outre, j’ai déjà dû me taper un voyage en train, auquel il faudra que j’ajoute un voyage en voiture avec ce pipelet qui débite des anecdotes inintéressantes relatives à nos connaissances — au bistrot il état dit Parolaio, si mon souvenir est bon —, et ça pour voir un Bacon disparu depuis une trentaine d’années.
Depuis quelques années déjà, quand on m’appelle pour me proposer une belle affaire, je me dis que désormais aucune œuvre ne mérite que je me déplace, mais un drôle de destin, la force d’une argumentation, une belle histoire me persuadent que mes bonnes intentions sont injustifiées : ce que nous sommes ne change jamais. Cette fois, il s’agissait d’un tableau vendu dans les années 60 par Luca Scacchi Gracco — un ami que j’avais hérité de mon père —. Marchand d’art, Luca partagea longtemps son appartement londonien avec Bacon ; il avait une allure de boxeur et si l’occasion se présentait il se bagarrait volontiers ; il appréhendait le travail de l’artiste en projetant ses cheminements de vie sur le sujet du tableau qu’il regardait. Enfin, il était un type unique en son genre. À la fin des fins, je me suis demandé pourquoi et par quel chemin un tableau peint à Londres et vendu à Milan était arrivé dans une bourgade au fond des campagnes : me voilà donc en voyage.
Pendant le voyage la question s’est posée de savoir pourquoi les gens s’obstinent à me donner rendez-vous au Musée d’histoire naturelle, ce lieu de mort. Arrivé en gare de Milan, je lui ai téléphoné et demandé, il m’a avoué qu’il m’avait donné rendez-vous au Musée d’histoire naturelle parce qu’il habite à cinq pas ; et subite surgit l’envie de lui poser un lapin, car d’un côté il peut bien s’éloigner sans peine de corso Venezia, d’un autre, parce que depuis quelque temps je me ressouviens que c’est dans ce Musée que j’ai rencontré pour la dernière fois mon père, et ce n’est pas le meilleurs de mes souvenirs.
J’étais âgé de dix-huit ans, j’avais finalement mon chez-moi, et mon père qui me croirait incapable de m’administrer, il s’inventait toute sorte de prétextes pour évaluer ma nouvelle vie, ma manière de la conduire. À un moment il s’était persuadé que j’étudiais The Rake’s Progress, il avait cru opportun me parler d’Auden et m’avait donné rendez-vous à la collection de papillons. Mais sur les lieux il avait vite compris que je n’étudiais rien, que je lisais Flatland (« Prenez patience, car le monde est vaste et large ») et Les voyages de Gulliver, et afin de meubler le silence il avait glissé vers l’espace des émotions et de l’irrégularité, peu importe. Il savait que ce lieu me contrarie, que ces corps épinglés me répugnent — l’œuvre des taxidermistes aussi, d’ailleurs, car la vie apparente me gêne.
Lieu de passions radicales où le sens de la mesure semble avoir été abandonné, expression du collectionnisme poussé jusqu’aux conséquences extrêmes, le Musée d’histoire naturelle est un lieu où se représente la fragilité de la vie ainsi que la capacité destructive des humains dans toute son horreur : reliques exposées dans l’intention de conserver une trace de ce qui a été ou sera irrémédiablement détruit. C’est l’un de ces lieux où la raison classique s’est écroulée sous les coups portés à la nature — culture vs nature — ; ils aimeraient élaborer des arrangements sémantiques afin de justifier les faits produits par l’acharnement de quelques déviants contre le vivant non humain — ; la marge donnée aux désaccords et incompréhensions n’est pas grande chose, ils ne peuvent donc que schématiser, et ce ne sera pas par les biais d’une énigme qui ne se révèle que par la question qu’il pose qu’ils pourront déconstruire et reconstruire ce qui réellement est advenu et la grande souffrance engendrée, car ce n’est pas le lieu où l’on cherche l’expression du devenir et de l’instabilité ni qui contribue à créer un regard nouveau ou à reconnaître quoi que ce soit dans le présent — c’est la conscience de la crise qui détermine l’intensité de l’expression, non la crise en soi —, l’emphase et l’élan sous-jacent à l’intensité de l’expression des émotions, des irrégularités, des bizarreries, le bouleversement idéologique de la civilisation sont des phénomènes naturels, étrangers à la dialectique conciliante-conciliée.
Cela pour ce qui me passait par la tête pendant que mon père parlait. Puis il y avait mes automatismes, la stratégie mise en jeu par mon regard afin d’éviter les vitrines où sont présentés les papillons — ailes toutes multicolores séchées —. Il me fallait une voie de fuite. La veille, au café, quelqu’un avait parlé de « linéaire-pictural, surface-profondeur, forme fermée-forme ouverte, multiplicité-unité, clarté absolue-clarté relative ». Il n’y a pas de mode sans public, c’est un phénomène typiquement moderne, ainsi lorsqu’une idée fait mode, elle est parlée à tort et à travers par des parlants non sans quelques difficultés explicatives, ce qu’était, j’en avais fait le constat, le cas du conférencier de bistrot, car son discours sonnait donc sonnait faux parce que quelque chose manquait. Je ne me suis pas donné la peine de repérer le manque, même si l’idée du manque me suggéra de laisser que mon regard fuît par les fenêtres, comme à l’école élémentaire, lorsque je m’ennuyais ; seulement, là où j’étais je ne voyais par les fenêtres que les cimes des arbres et les nuages.
Quelques jours auparavant, sous le charme des ciels de Turner, j’avais troqué avec un ami bibliophile mon Sentimental Journey dans la traduction d’Ugo Foscolo (1813) contre son On the modification of clouds, de Luke Howard (1803), car une frase lue en ouvrant le livre au hasard m’avait surpris : « Le nuage n’est pas un objet ni un état, c’est une transition constante ». Les nuages semblent bouger sans aucun ordre apparent, quelques années après j’ai découvert la métaphore des nuages et des horloges, mais c’est un autre sujet, et il vaut mieux ne pas prendre ce chemin maintenant… bien que… celle des nuages étant une thématique trop aléatoire, il me fallait penser d’autres fenêtres, trouver refuge dans un programme d’images — qu’elles eussent été bien ou mal assorties ce n’était qu’un détail sans importance, mais pas les nuages. Me déprendre donc, et ce fut par la voie du dévouement de Boccioni au style : Visione simultanea alla finestra (1912).
Reconstruire mentalement un tableau est une action conceptuelle et impersonnelle, indépendante de la vie de l’artiste — aucune implication affective —, peu importe s’il y a eu une singularité initiale : pourquoi a-t-il regardé par la fenêtre ? L’a-t-il ouverte ? A-t-il entendu un bruit curieux monter de la rue ? L’a-t-il ouverte pour fumer un cigare ? —. La marge d’action donnée aux divergences — j’aurais fait ça plutôt que ça ; plus ou moins sobre — n’est pas grande chose non plus. Ne reste en mémoire qu’une bribe de ce que Boccioni dit à propos de ses antécédents : « Ils n’eurent point ce cri, ce spasme, cette passion qu’incendient les couleurs, violentent les formes ! Cette passion grâce à laquelle l’œuvre hypnotise, attrape, enveloppe… »
N’étant qu’un jeu la reconstruction finit vite à la poubelle, mais pourquoi ne pas la rappeler ? Les premières données que l’on observe sont des concaténations ingénieuses et rigoureusement formelles de caractère rythmique. L’élaboration n’est jamais surévaluée, car, étant donné l’impossibilité de réaliser l’exigence historique idéale, la vérité en art nous donne un monde qui ne se laisse dessiner que par des formes qui révèlent la désillusion de la réalité par rapport à l’imaginaire. Briser l’image est le contraire de la mesure : l’inertie du monde et la dynamique du chaos à front des « ailes de l’ennemie réalité invisible » (Antonia Pozzi, Don Chisciotte). Mettre ordre dans le monde c’est une ambition qui découle d’un mensonge.
Je n’ai pas besoin du tableau réapparu pour vivre, me suis dit, mieux vaut oublier qu’il y a des sentiers, si je rentre maintenant je m’épargne la tristesse d’avoir à subir le spectacle offert par l’ébriété dionysiaque à jamais fixée que le souvenir du vol des papillons à un instant suggéra. Il me restait du temps avant le train et j’ai flâné quelques heures dans la bouquinerie d’un ami où j’ai trouvé une belle édition de Frankenstein et j’ai eu, en même temps, un formidable fou rire thérapeutique, car, lorsque je l’ai vu sur l’étagère, je me suis souvenu de l’arrivée en gare de Frankenstein junior et la rencontre avec Igor dans le film de Brook. Le voyage n’aura pas été infructueux.

renato dit: 10 avril 2018 à 8 h 30 min

“Deneuve a tué le chien de Marcello ?
C’est une blague ou c’est réel ?”

Je crois, D., qu’il s’agit d’une référence au film de Ferreri La Cagna (1972, en fr. Liza), tiré de Melampo une nouvelle de Flaiano (bien meilleure que le film).

la vie dans les bois dit: 10 avril 2018 à 7 h 58 min

le discours au Collège des Bernardins est en ligne:

https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/Emmanuel-Macron-Bernardins-discours-2018-04-09-1200930420

Ce qui est remarquable c’est quelque part, lorsqu’oubliant ce que doit représenter un Président de la République, macron en arrive à se qui l’interesse: son rôle de chef.

Si l’Eglise n’est pas injonctive, lui ne s’est pas privé de faire valoir ses désirs.

Là où il méconnait le pays qu’il dirige, c’est lorsqu’il enjoint les catholiques à ne pas rester en marge de la république, ie: le show médiatique sur les tréteaux politiciens. Alors que cet engagement qu’il envie, leur liberté surtout, les plus valeureux le prouvent dans un attachement vigilant, et de chaque jour, à la République française et à ce qui la fonde.

L’Eglise par ailleurs attachée à la laïcité, au respect légitime des différences, comme l’a rappelé l’Archevêque de Marseille.

Combien de « divisions » le chef des « marcheurs » ne pourra pas enrôler ni a sa suite, ni à côté, ni contre, mais : libres, il ne s’en « doute » pas.

renato dit: 10 avril 2018 à 7 h 57 min

Je avais cru qu’avec la démocratisation des calculettes on aurait entendu moins de bêtises lorsque les pourcentages entrent dans la dance du parler politique, je me trompais.

rose dit: 10 avril 2018 à 7 h 23 min

Notons pour les éprises d’absolu et les désireux que les enfants mangent à leur faim le mardi que un grand rhéteur si ce n’est pas suivi des faits, cela ne sert à rien.

Aujourd’hui, en entrée un petit morceau de pizza au fromage faite à l’école et servie toute chaude.
Puis un petit sauté de veau aux olives vertes avec des pâtes. On les prévient pour les noyaux. Un kiwi. Une poire.

À quatre heures des cookies, un yaourt.

rose dit: 10 avril 2018 à 7 h 12 min

Bien sûr je ne suis pas du tout d’accord avec tout ce que j’entends mais c’est très intéressant de l’écouter.

Moi aussi Lavande mais à la nuance près de lire à la place d’entendre.

Néanmoins, lorsque j’entends, cela m’arrive parfois, un qui dit ce qui est dans ma tête et que je ne dis pas, je suis bouleversée. Que un sache cela.
Par exemple lorsque Tarkovski dans le Miroir parle du jardin de sa mère et de la violence commise envers lui versus la nature qui n’impose pas de contrainte.
Et là ma mère me téléphone parce que je pleure. Et moi je lui dis mais je suis au cinéma pour voir un cinéaste russe que j’aime beaucoup.

Comme cela se passe la vie alors qu’un t’a publiquement rouée de coups et que tu es bleue.

Bloom dit: 10 avril 2018 à 6 h 02 min

W.H.Auden a passé 7 semaines en Espagne côté Républicain au début de 1937, comme d’autres poètes anglais, Stephen Spender & George Cornford, qui lui y laissa la vie.
Il prit ensuite le chemin des USA où il vécut jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale.

Extrait de « Spain 1937 »:

And the life, if it answers at all, replies from the heart
And the eyes and the lungs, from the shops and squares of the city:
O no, I am not the Mover,
Not today, not to you. To you I’m the
Yes-man, the bar-companion, the easily-duped:
I am whatever you do; I am your vow to be
Good, your humorous story;
I am your business voice; I am your marriage.

What’s your proposal? To build the Just City? I will,
I agree. Or is it the suicide pact, the romantic
Death? Very well, I accept, for
I am your choice, your decision: yes, I am Spain.

(…)
The stars are dead; the animals will not look:
We are left alone with our day, and the time is short and
History to the defeated
May say Alas but cannot help or pardon.

Sant'Angelo Giovanni dit: 10 avril 2018 à 5 h 54 min


…diviser, pour régner,!…

…ferme – là, porte, çà fait,…courant d’air,…
…miction, de la religion, des soumis, dans l’exercice libre, et laïque, de l’état,…

…Vade Retro, Del aporte – Juda – Satana,…
…avec ton paradis des inquisitions, sur  » glaces  » à sucer,…Vanille ou pistaches aux œufs de Pâques,… Ô Cônes à Brillant,!…maquereaux,dans l’état,…

…des discours pour pervers à Richelieu, et sa soumission, à Vatican, des mœurs, carnavalesques,…à photo – nue – opaque, sur papier-couché,…
…Docteur, je jouis, le Christ, en moi,…
…de la perversité, pour vivre mieux, à quatre pattes,!…Ah,!Ah,!…d’enculer,…
…aux quatre saisons écartelées,…
…tient, vlà, du boudin,…en cœur,…etc,…
…du bénitier,…vivre, sur le dos, des citoyens,… ô clock,!…

Delaporte dit: 10 avril 2018 à 2 h 13 min

Le discours de Macron devant les évêques fut long, comme se plaisent à le préciser les médias, mais de bonne augure pour les catholiques. La plus haute autorité de l’Etat a reconnu la puissance d’action charitable et la sagesse de notre religion. Sa définition de la laïcité, sans mépris pour ceux qui sont croyants, m’a semblé fort à propos. Je prévois que cette manifestation aux Bernardins restera une grande date, même si ça fait enrager les cons.

Sant'Angelo Giovanni dit: 10 avril 2018 à 0 h 38 min


…les complots – sociaux, contre les ouvriers – employés,!…c’est comme, le crime – organiser, par les élites, nos judas, du quotidiens,…
…c’est, pas çà, qui manque, les deniers, de Titus, avec  » Judea Capta « ,…
…suivant, les lèche- à ses bottes quotidiens, catho, ou soumis – humilier à carnavals,…etc,….
…Hop – là – dis,etc,..

Widergänger dit: 9 avril 2018 à 23 h 17 min

Les Gaulois formaient des cités-états. Une quantité faramineuse. Pas d’unité nationale à cette époque. Mais le plus drôle, c’est que les uns avaient adopté l’alphabet latin et d’autres l’alphabet grec ! C’est uniquement le hasard si nous écrivons avec l’alphabet latin. Et aussi la faute à César.

n fait ls fondements de notre civilisation se sont mis en place entre -5000 et l’époque grosso modo de César : l’état, la police, les riches contre les pauvres, la noblesse qui remonte à la plus haute antiquité et s’est transmise d’âge en âge jusqu’au XXè siècle avec un remarquable continuité en passant par Rome. La noblesse européenne du moyen-âge est essentiellement d’essence romaine sénatoriale, qui elle-même remonte bien au-delà vers la Mésopotamie, là où tout est né. Sauf l’écriture, née dans le désert du Sinaï d’esclaves sémites dérivés des hiéroglyphes égyptiens.

Widergänger dit: 9 avril 2018 à 23 h 09 min

Les Romains avaient déjà inventé le distributeur automatique de boisson, l’intelligence artificielle de l’époque; mais l’Odyssée mentionne déjà des robots d’Héphaïstos. Ils ont ainsi devancé Cédric Villani de plus de 2000 ans…!

Et les restaus du cœur, la distribution gratuite de blé pour 200 000 Romains tirés au hasard. La différence, il est vrai, c’est que les riches pouvaient aussi le toucher s’ils faisaient partie du tirage au sort. La distribution avait lieu sur une grande place dans le prolongement du Largo Argentino actuel, où César a été assassiné par Brutus, au nom prédestiné de brute.

Lavande dit: 9 avril 2018 à 22 h 39 min

Bien sûr je ne suis pas du tout d’accord avec tout ce que j’entends mais c’est très intéressant de l’écouter.

la vie dans les bois dit: 9 avril 2018 à 22 h 28 min

De rien Lavande.
Cela fait très très longtemps que je n’ai pas écouter un truc aussi stimulant.
D’un impuissant face à une éthique d’absolu.

Nicolas dit: 9 avril 2018 à 22 h 16 min

Un petit Byron en attendant « L’univers est une espèce de livre dont on n’a lu que la première page quand on n’a vu que son pays. J’en ai feuilleté un assez grand nombre, que j’ai trouvées également mauvaises. Cet examen ne m’a point été infructueux. Je haïssais ma patrie. Toutes les impertinences des peuples divers parmi lesquels j’ai vécu m’ont réconcilié avec elle. Quand je n’aurais tiré d’autre bénéfice de mes voyages que celui-là, je n’en regretterais ni les frais ni les fatigues. »

Widergänger dit: 9 avril 2018 à 22 h 06 min

J’ai vu que Le Carré avait traduit Cicéron. Il paraît qu’à eux deux ils ont réalisé dans cette traduction la quadrature du cercle.

la vie dans les bois dit: 9 avril 2018 à 22 h 01 min

djavert, ne t’avais-je pas suggéré de surveiller les nouveaux « convertis »?
l’ennemi est a  » l’intérieur ».

« La policière qui fait partie des six personnes interpellées ce lundi, est major de police des Yvelines et ancienne déléguée départementale du syndicat Alliance, indique une source proche du dossier. Elle avait fait l’objet d’une enquête de l’IGPN en 2016. A l’époque, rien n’avait été retenu contre elle. »
https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/policiers-tues-a-magnanville-en-2016-six-personnes-en-garde-a-vue-1523270286

Widergänger dit: 9 avril 2018 à 22 h 01 min

Bio d W.H. Auden :
https://www.poets.org/poetsorg/poet/w-h-auden

The Shield of Achilles
W. H. Auden, 1907 – 1973

She looked over his shoulder
For vines and olive trees,
Marble well-governed cities
And ships upon untamed seas,
But there on the shining metal
His hands had put instead
An artificial wilderness
And a sky like lead.

A plain without a feature, bare and brown,
No blade of grass, no sign of neighborhood,
Nothing to eat and nowhere to sit down,
Yet, congregated on its blankness, stood
An unintelligible multitude,
A million eyes, a million boots in line,
Without expression, waiting for a sign.

Out of the air a voice without a face
Proved by statistics that some cause was just
In tones as dry and level as the place:
No one was cheered and nothing was discussed;
Column by column in a cloud of dust
They marched away enduring a belief
Whose logic brought them, somewhere else, to grief.

She looked over his shoulder
For ritual pieties,
White flower-garlanded heifers,
Libation and sacrifice,
But there on the shining metal
Where the altar should have been,
She saw by his flickering forge-light
Quite another scene.

Barbed wire enclosed an arbitrary spot
Where bored officials lounged (one cracked a joke)
And sentries sweated for the day was hot:
A crowd of ordinary decent folk
Watched from without and neither moved nor spoke
As three pale figures were led forth and bound
To three posts driven upright in the ground.

The mass and majesty of this world, all
That carries weight and always weighs the same
Lay in the hands of others; they were small
And could not hope for help and no help came:
What their foes like to do was done, their shame
Was all the worst could wish; they lost their pride
And died as men before their bodies died.

She looked over his shoulder
For athletes at their games,
Men and women in a dance
Moving their sweet limbs
Quick, quick, to music,
But there on the shining shield
His hands had set no dancing-floor
But a weed-choked field.

A ragged urchin, aimless and alone,
Loitered about that vacancy; a bird
Flew up to safety from his well-aimed stone:
That girls are raped, that two boys knife a third,
Were axioms to him, who’d never heard
Of any world where promises were kept,
Or one could weep because another wept.

The thin-lipped armorer,
Hephaestos, hobbled away,
Thetis of the shining breasts
Cried out in dismay
At what the god had wrought
To please her son, the strong
Iron-hearted man-slaying Achilles
Who would not live long.

la vie dans les bois dit: 9 avril 2018 à 21 h 57 min

Pour revenir au cas de Sergio
l’a ka installer une télécabine débrayable, et poui c’est tout.

la vie dans les bois dit: 9 avril 2018 à 21 h 43 min

Une intervention absolument exceptionnelle au Collège des Bernardins, ce soir.
A l’invitation des Évêques de France, le locataire de l’ Elysée s’est livré à un véritable exploit de rhéteur.
Il faut saluer la performance, en toute  » humilité ». C’est sincère, car la performance était de très très haut niveau.

Le rhéteur, qui a eu eu le bon ton de reconnaître les Valeurs essentielles des catholiques. De qui « paradoxalement » il attend tout. A qui il demande tout. De quoi se sentir un peu les ch’villes gonflées d’avoir confirmé son baptême vers 10/12 ans …

Son discours émaillé de beaucoup de références philo, un festival !, plus ou moins heureuses, ( Bataille, JL Marion , et l’inévitable P. Ricoeur cité à contre-emploi, par son ancien son stagiaire à la photocopieuse confondant le doute et l’intranquillité) saluons tout de même Pascal, qui lui a réussi son Pari,
Son discours donc, nous fait regretter oh combien ! quand Manu cause des chrétiens d’ Orient, un autre candidat , victime d’un truc absolument monstrueux qui loin de se poser en demandeur de  » dons » à l’Eglise, aurait servi la France plutôt que de se servir des cathos pour un enrôlement politicien,
le demandeur, qui exige, en donneur de leçons, dont il ne maîtrise pas le fond ( comme il s’est ramassé sur les migrants, avouant qu’au nom de la cohésion de l’Etat, il doit tenir compte de la partie la plus haineuse de son électorat, par ces raccompagnements musclés et inhumains au-delà du col enneigé… méconnaissant la Politique d’Aristote pour la ramener à de la basse politique politicienne, comme si l’ Église ne s’était pas affranchie de ces vains calculs, depuis longtemps.

Et puis quoi, il a essayé de nier cette valeur fondamentale: donner sa vie et donner la vie.

Le Rhéteur est attendu à l’école jeudi.
Espérons qu’il ne bafoue pas une des valeurs essentielles de la vie, qui a trait à la bioéthique, mine de rien, avec a question alla con: qui parmi vous a deux papas ou deux mamans ? comme si son statut de grand-père l’y autorisait…

Widergänger dit: 9 avril 2018 à 21 h 36 min

@Nicolas,
Là vous entendrez du W.H. Auden mis en musique par B. Britten dans son War requiem. Le dernier mouvement est sublimissime « Let us sleep now » à vous arracher des larmes pour tous ces malheureux tombés aux champs du déshonneur de l’Europe impérialiste suicidaire (qui est toujours la nôtre plus que jamais).
https://www.youtube.com/watch?v=GHNgfF19CTY

rose dit: 9 avril 2018 à 21 h 20 min

…ement est disons délicat- pour que le lundi soient servies deux saucisses au lieu d’une, et où l’entreprise

le lundi, on pourrait en entrée leur servir un petit gratin d’ épinards frais à la béchamel avec un oeuf mollet et en plat principal, on leur ferait une saucisse de ménage, frites maison.
un bout de camembert, une pomme.
à qutre heures on leur donnerait du chocolat dans du pain, un yaourt et une banane.

closer dit: 9 avril 2018 à 21 h 14 min

Pour revenir au cas de Sergio, il est inadmissible qu’il n’y ait pas un coin avec des sièges et une priorité organisée pour les personnes en difficulté.

closer dit: 9 avril 2018 à 21 h 05 min

Clo (pine?), je ne regrette pas les bureaux de poste d’antan où les postières étaient retranchées derrière un mur de guichets ajourés de grilles parfaitement antipathiques…Il fallait faire une queue à n’en plus finir pour acheter un timbre. Tout n’est pas parfait aujourd’hui, mais il me semble que l’on attend moins et que les employés sont beaucoup plus « aidants » (ils passent dans les files pour demander ce que l’on veut et agissent sur le champ quand c’est possible). Le problème de Sergio est incroyable; il y aurait donc des adresses en France où le courrier ne serait pas distribué?

Quant aux suicides de France Telecom, ce fut une tragédie, mais il ne faut pas en tirer de conclusions générales sur les privatisations, « pas d’amalgame », sinon tout le monde se suiciderait dans le privé! Sans doute une énorme erreur dans l’organisation et la gestion des RH.

Concernant la SNCF, ne croyez pas que je sois un partisan inconditionnel de la privatisation et de la concurrence, loin de là. La SNCF combine des missions de service public, notamment l’aménagement du territoire, et des missions commerciales, là où la demande est forte et solvable. La privatisation n’a pas grand sens puisqu’elle ne pourra concerner que des lignes déjà rentables. Quant à la concurrence, le moins que l’on puisse dire est qu’elle ne réunit pas les conditions d’une concurrence « pure et parfaite » au sens des économistes libéraux. Je suis un peu éloigné de ces questions, mais je pense qu’une réflexion d’économistes non partisans s’impose pour trouver des solutions optimales.

Pour finir, si le service public n’a pas pour vocation de gagner de l’argent, il n’a pas non plus pour vocation d’en perdre. Compte-tenu des besoins dans tous les secteurs et des prélèvements fiscaux énormes déjà subis par les français, chaque centime d’argent public doit être utilisé au mieux.

Berenice dit: 9 avril 2018 à 21 h 02 min

D quel âge aviez vous? Il est mort en 96. Ah oui aussi la Cité des femmes et une journée particulière.

Berenice dit: 9 avril 2018 à 20 h 59 min

Et bien que le grande bouffe doive dater des mêmes cuisines et malgré le suicide collectif reste une œuvre que je qualifierai de géniale.

Berenice dit: 9 avril 2018 à 20 h 56 min

Gisèle le film en question de mon côté employait Charlotte Rampling, oublié le titre, de cette période de drôles de scénarios , naviguant entre différents registres, surréalisme, psychanalytique, l ennui .

D. dit: 9 avril 2018 à 20 h 52 min

passque moi Marcello je lui ai déjà causé dans un café. un gars très sympa. il ne m’a parlé ni de son chien ni de Deneuve. soit-dit en passant.

gisèle dit: 9 avril 2018 à 19 h 50 min

Bérénice 14h28. Dans le cours des années 70 sortirent plusieurs films qui traitaient des rapports entre l’homme et la femme, rapports de force/ rapports sexuels. Certains firent une belle carrière, tel « deep throat », d’autres eurent du succès mais disparurent assez vite, tel « Liza » où C.Deneuve,après avoir tué le chien de Mastroianni, prenait sa place et acceptait de porter le collier du toutou et de se soumettre à son maître.
Le film de Berlanga était beaucoup plus complexe; j’ai souvenir de rapports très difficiles entre Piccoli et sa poupée grandeur nature qui avait des vélléités d’échapper à son emprise, ce qu’il ne supportait pas.Très longs débats dans la presse ..et notre groupe d’amis (e). Je vais tâcher de le revoir sur youtube, mais il n’y a ni la magie du grand écran, ni le plaisir de la découverte, hélas ! Piccoli était magistral et donnait à son personnage et à l’histoire toute sa cohérence.A suivre, si vous le voyez, dites-moi votre réaction. Il n’est pas du tout porno, et il était en VO en fr.

Jazzi dit: 9 avril 2018 à 19 h 43 min

« Je marche comme un âne, avec des béquilles »

C’et nouveau, Sergio, suite à un accident ?

Nicolas dit: 9 avril 2018 à 18 h 59 min

W.H. Aden « considéré comme l’un des plus importants et influents poètes du xxe siècle. » Jamais entendu parlé lol Qu’est ce que vous me conseillez ?

D. dit: 9 avril 2018 à 18 h 57 min

Ce soir je mange des Francfort-frites.
Avec de la mayonnaise.
J’adore ces choses simples, économiques et populaires.
En ce moment j’ai l’âme populaire de toutes façons. Je suis dans une période populaire. Un cycle si vous préférez. Je me verrais bien à la fête de l’Huma tenir un stand merguez. La gitane maïs au bec, écharpe rouge, casquette sur la tête, le sourire taquin derrière la moustache jaunie.
A bas le grand capital. Que vive éternellement la société nationale des chemins de fers et son statut. Et vive l’Internationale !!

Bloom dit: 9 avril 2018 à 18 h 47 min

Les François aiment à parler à l’oreille de l’espèce animale, celui d’Assise aux oiseaux, celui de Rome à ses brebis. Le jour où l’un d’entre eux s’adressera aux chimpanzés, l’Eglise aura enfin compris Darwin et aura fait un grand pas vers l’intelligence.

Delaporte dit: 9 avril 2018 à 18 h 36 min

« Est-il d’ailleurs bien normal qu’un pape se mettre à tutoyer ses brebis dans une encyclique en ligne ? »

Pourquoi pas, si le texte est beau ? Et qu’il vous inspire – si du moins vous prenez la peine de le lire.

Janssen J-J dit: 9 avril 2018 à 18 h 26 min

« La non-violence, si elle n’est pas étouffée par une violence toujours plus implacable, pourrait bel et bien être la seule voie d’une solution à une crise aussi structurelle. Il y aura bientôt 70 ans qu’a été fondé l’Etat d’Israël. Il y aura bientôt 70 ans que la bande de Gaza abrite la plus forte densité de réfugiés du monde ».

Et oui, l’Etat d’Israel a 70 ans. Et comme le dit le brave et sage et talentueux J.-P. Filiu, pas d’autre solution pour le moment à la crise qu’une nouvelle intifada non violente, mais j’ajoute : encore faudrait-il que le peuple éclairé d’Israël se lève contre les durs du Likoud et renversent enfin le gouvernement de bibi Netanyaou. La terreur pratiquée par les « faucons » ne résoudra rien. Et ces 70 années d’occupation illégitime seront rapidement balayées si ça continue ainsi.
http://filiu.blog.lemonde.fr/2018/04/08/gaza-toujours-au-coeur-de-la-palestine/

Janssen J-J dit: 9 avril 2018 à 17 h 45 min

Est-il d’ailleurs bien normal qu’un pape se mettre à tutoyer ses brebis dans une encyclique en ligne ?

Janssen J-J dit: 9 avril 2018 à 17 h 41 min

Certes, mais aujourd’hui les PTT n’existent plus depuis 1990. Elles ont éclaté en deux entités anonymes distinctes, France Télécom (entreprise à capitaux privés) et La Poste (entreprise à capitaux publics). Les fonctionnaires sont contractualisés sous droit privé. Je ne crois pas qu’on puisse encore parler de régie directe, mais il faudrait s’en assurer auprès de Bérénice (janine langlois ?), notre Dominique Seux ou Jean-Marc Sylvestre de la RDL… Parfois, je suis comme un économiste atterré quand je vois ce qu’on lui fait dire pour se moquer d’elle, alors qu’elle a toujours été plutôt de notre bord, càd celui du regretté Bernard Maris.

Sergio dit: 9 avril 2018 à 17 h 32 min

Clo dit: 9 avril 2018 à 15 h 35 min
Sergio, « dégazer leur pacson (de plusieurs jours) tranquillos en plein après-midi après la sieste. »

Désolé. C’est ainsi que cela se passe chez moi. Je marche comme un âne, avec des béquilles, pour aller chercher mon courrier à une heure décente. Deux kilomètres quand même, sans une chaise à la poste pour se reposer. De sacrés salopards !

Sergio dit: 9 avril 2018 à 17 h 11 min

Les PTT ont toujours été et sont toujours une régie d’Etat faut rien compliquer ni les vessies…

Janssen J-J dit: 9 avril 2018 à 16 h 53 min

@ aux usagers anglais qui réclament la..; reprivatisation

la « renationalisation » du réseau ferré plutôt… non ?, … Ce qui n’est pas forcément cohérent avec la volonté de la majorité britannique de sortir de l’union européenne. Apparemment, ce peuple a constaté de lui-même les vertus du rééquilibrage externe et des déséquilibres internes
Je crois surtout qu’en France, les JC sont totalement désemparés par les apories de leurs aveuglements idéologiques au sujet de la privatisation de la dette publique et la rage subséquente de ne plus pouvoir regagner le continent de leur île à la nage.
Nous sommes flanqués d’une classe politique qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Mais heureusement elle va bientôt nous expliquer les choses dans une école maternelle ruralisante sous la houlette du grand jean-pierre pernaud. Et là, on aura enfin tout compris : les grèves paralysantes vont cesser de perler d’elles-mêmes.

Evidence dit: 9 avril 2018 à 16 h 38 min

Comptabilité charcutière : aujourd’hui, 99ième jour de l’année… JC Landouille a écrit le mot c.on ou c.onne 3 à 4 fois par jour… à ce jour, cela fait entre 297 et 396 que cet être supérieur a distribué cette injure… un record, bravo la charcutaille !

Sergio dit: 9 avril 2018 à 16 h 37 min

Berenice dit: 9 avril 2018 à 16 h 01 min
de quel côté vous situez vous?

Je ne suis jamais pour ce qui est à effet rétroactif. Maintenant le reste… Je dirais que c’est de la gestion. Souvent les modalités font plus de mal que le fond. Question d’exécutants, de hauts fonctionnaires…

Berenice dit: 9 avril 2018 à 16 h 01 min

Sergio la boîte pour contester votre âge , pour revendiquer le droit de n être pas encore gâteux? D un article du Monde rapporte le projet de réforme et fit aussi que la droite favorable regrette si on ne touche pas à la retraite des cheminots, de quel côté vous situez vous?

Bloom dit: 9 avril 2018 à 15 h 55 min

Le Monde
La logistique bien rodée de Gérald Campanella, as de la cavale
L’un des derniers parrains marseillais à l’ancienne est jugé mardi 10 avril pour possession d’un dépôt d’armes et association de malfaiteurs.

Jissé, toute ressemblance avec etc.
Si ce n’est toi, etc.
What’s in a name? etc.

JC..... dit: 9 avril 2018 à 15 h 37 min

« Un service public n’est pas là pour faire de l’argent » (cloporte)

Imbécilité sans nom !
Bien gérer une entreprise, c’est mal ? L’équilibre, c’est mal ? La dette c’est mieux ?

Quelle c.nne ! Non mais, …quelle c.nne !!!

Sergio dit: 9 avril 2018 à 15 h 32 min

Clo dit: 9 avril 2018 à 15 h 18 min
quand au facteur que l’on paye pour venir jeter un coup d’oeil à la personne âgée chez elle, c’est à la limite de l’escroquerie dangereuse (car aucune formation en gériatrie, bref, du pipeau façon flûte de pan de grande dimension).

Ce qui permet aux-dits facteurs de venir dégazer leur pacson (de plusieurs jours) tranquillos en plein après-midi après la sieste.

J’ai pris une boîte postale.

Clo dit: 9 avril 2018 à 15 h 27 min

De toute façon c’est du pipeau. Je veux dire ce principe de « libre concurrence » qui sert à l’économie libérale de cache-sexe et de vertu morale. Le code des marchés aura beau être trituré et re-trituré, les économistes auront beau gravement s’entregratuler en contemplant, la larme à l’oeil, la magnifique organisation de l’économie néo-capitaliste, rien n’empêchera les riches toujours plus riches de mettre en coupe réglée la planète. Concurrence ou pas, le capitalisme est mortifère, et le mensonge d’Etat s’applique bien plus là autour que n’importe où ailleurs.

Clo dit: 9 avril 2018 à 15 h 18 min

Closer, avez-vous pensé que l’histoire peut être source d’enseignements ? L’ouverture à la concurrence avec passage d’un statut public à un statut privé, on l’a déjà connu avec france télécom et la Poste. Et il faut être vraiment oublieux de mémoire pour ignorer les vagues de suicides chez les salariés-fonctionnaires avec statut, ou plutôt, ai-je envie de dire « en fin de statut » et autres…Quant au service public, en est-il sorti amélioré ? Franchement ? Dans mon bled, l’agence postale est si souvent fermée, soit « de manière extraordinaire » soit en suivant des horaires précis (mais parfois non renseignés sur internet, wouarf, comme ça tu prends ta bagnole et tu te casses le nez), que l’hypothèse d’un découragement du public est plausible… Les « maisons de service public », partant d’une bonne intention, se révèlent en réalité des emplâtres sur des jambes de bois, car à la première vraie difficulté, l’usager est renvoyé à l’administration d’origine, qui désormais, n’est-ce pas, n’est jamais atteignable en proximité (et je vous passe les répondeurs téléphoniques et les sites internet qui buggent) ; quand au facteur que l’on paye pour venir jeter un coup d’oeil à la personne âgée chez elle, c’est à la limite de l’escroquerie dangereuse (car aucune formation en gériatrie, bref, du pipeau façon flûte de pan de grande dimension).

Vous trouvez que n’importe quelle ouverture à la concurrence mérite le sacrifice des suicidés et de la qualité du service, vous ? Avez-vous écouté le reportage sur Arte, qui donnait la parole aux usagers anglais qui réclament la..; reprivatisation de leurs lignes ferroviaires ?

De toute façon, c’est le principe qui est mauvais. Un service public n’est pas là pour faire de l’argent ou se comporter comme une entreprise capitaliste. Le privé, lui, oui… Allez en parler dans les cantines d’école, où il faut se battre avec les entreprises privées pour que le lundi midi -le repas où l’on pourrait ranger les assiettes directos dans l’armoire, tant elles sont léchées par les gamins, issus de week-end où l’approvisionnement est disons délicat- pour que le lundi soient servies deux saucisses au lieu d’une, et où l’entreprise refuse, au nom de sa rentabilité, alors que vous insistez, eu nom de l’estomac des gamins ? Devinez qui est le plus fort, au pays capitaliste ? et du coup, combien de territoires repassent au public, tentent de se dégager de leurs contrats pour l’eau, pour la cantine, etc. Car encore une fois, le service public, lui, n’a pas pour finalité de dégager des profits, sinon celui, inestimable financièrement, se servir tous et toutes, à égalité et avec toute l’efficience possible. C’est la grandeur des services publics, et quiconque l’oublie peut oublier aussi, ben tiens, les quelques principes (3) qui ornent le fronton de nos mairies, tant qu’on y est.

closer dit: 9 avril 2018 à 14 h 33 min

Bérénice, je pense que personne n’est plus libéral en économie que moi sur ce blog…Je devrais donc en principe être favorable à la réforme de la SNCF…Cependant, la façon dont le gouvernement aborde la question sent tellement l’entourloupe que je ne peux m’empêcher de comprendre les grévistes.

On nous dit: « la suppression du statut ne sera que pour les nouveaux entrants », « les cheminots transférés à des sociétés privés garderont leurs avantages », « le changement de statut juridique de la SNCF n’entraînera pas de privatisation », « les petites lignes ne seront pas supprimées »…Mais alors, autant dire que cette « réforme » ne servira strictement à rien, puisqu’aucune des mesures annoncées ne permettra d’économiser le moindre centime, ni de réduire la dette, ni de faire que le service soit meilleur pour les usagers!

Donc, il y a un « agenda caché » quelque part…

Il vaudrait mieux une négociation honnête qui prendrait le temps qu’elle prendrait (on est plus à 6 ou 12 mois près et le recours aux ordonnances a été un chiffon rouge complètement inutile) et dont l’objectif clairement annoncé serait d’offrir un meilleur service à un moindre coût.

Delaporte dit: 9 avril 2018 à 14 h 31 min

L’exhortation du pape est déjà en ligne sur le site du Saint Siège. Mais je vais la lire sur un support papier. Car la première chose est de se délecter de cette prose théologique, où le pape tutoie son lecteur.

Delaporte dit: 9 avril 2018 à 14 h 30 min

Le pape publie aujourd’hui même un nouveau livre, une exhortation apostolique intitulé Gaudete et exsultate. Cela traite de la sainteté, dont les hommes ont bien besoin. Un document a priori passionnant, qui s’inscrit dans la vraie vie de l’homme moderne – ou plutôt de ce qu’il a perdu, et qu’il voudrait retrouver. C’est dire que Gaudete et exsultate ne s’adresse pas du tout aux « grenouilles de bénitier », mais aux hommes de bonne volonté, qui ne sont pas sur Terre pour gâcher leur vie :

« François signe ici un de ces textes majeurs, nouvelle pierre milliaire sur le profond chemin de transformation d’une Église que, depuis le début de son pontificat, il n’a cessé de vouloir toujours plus sainte et miséricordieuse et donc, plus évangélisatrice. » La Croix

Berenice dit: 9 avril 2018 à 14 h 28 min

Gisèle est ce que l une des questions que posent ce vieux film peut être formulée ainsi après l homme est une femme comme les autres ( ou l inverse) , la femme est elle une poupée gonflable comme les autres? Sûrement y trouvera t on l esprit féministe qui habitait ces années rouges.

Berenice dit: 9 avril 2018 à 14 h 17 min

Gisèle ciné avant gardiste cette histoire me rappelle une scène d un autre film un peu glauque où l un des protagonistes était tenu en laisse, rapport dominant dominé illustré sans évocation autre ou plus scabreuse. C est vous qui faites la pub pour Chanel, surf etc, manequin brésilien?

gisèle dit: 9 avril 2018 à 14 h 08 min

Pour répondre aux préoccupations de Delaporte et JC, ce matin, je leur recommande un film de Luis Berlanga sorti en 1974 : Grandeur Nature (Life Size) Le Héros en est Michel Piccoli, deniste, qui tombe amoureux fou d’une poupée gonflable, grandeur nature, qu’il s’est commandée pour son « usage » personnel. Il a une famille, femme et enfants, des amis, mais il n’est guère satisfait des rapports humains. Tout va bien jusqu’au moment où il découvre que la poupée a d’autres « utilisateurs ». Seule solution: la tuer.Echec. Alors, la noyer; il se jette dans la Seine, se noie;la poupée surnage…
J’avais vu ce film au moins 2 fois; il avait crée bien des polémiques, interdit en Espagne,considéré comme porno ! Film remarquable par l’interprétation de Piccoli, par les questions qu’il pose, en 74; ironie grinçante du grand réalisateur que fut Berlanga. Le film 90 mn se trouve sur you tube.

Berenice dit: 9 avril 2018 à 14 h 07 min

D pour le sérieux, je n’ y prétends pas cependant si les instances représentatives restent efficaces dans les grandés entreprises je dirai qu’ailleurs c est de la mascarade et qu on se fiche du peuple qui a peur pour son SMIC.

Berenice dit: 9 avril 2018 à 14 h 04 min

D je tente de suivre le débat où l on entend tout et son contraire, le Japon, l Angleterre, l Allemagne sont convoqués comme exemples contradictoires, les arguments viennent remettre la dette à sa place et le partage entre région état et direction n est pas simple, d un côté il est dit que non pas de privatisation alors qu ouverture â la concurrence, à cela s ajoute la perspective de fermeture de lignes peu rentables si ouverture au marché et avec quelques emplois en moins, je ne sais quels sont les conventions des compagnies privées, tout ce que je comprends est que l état veut se défaire d’une partie de ses responsabilités pour une entreprise qu il estime trop coûteuse. Je comprends tout à fait que les cheminots protestent après qu on les aient rendu responsables de l endettement et qu ils résistent à ce qui ressemble à un coup de boutoir mais honnêtement ma question est une question, possédez vous des éléments d explication hors la solidarité envers un ensemble de salariés?

D. dit: 9 avril 2018 à 13 h 49 min

Bérénice, vous êtes des fois très langue de bois. A quoi sert ce que vous venez d’écrire ? Sortez davantage des constats tristes et convenus, osez des choses qui bousculent et on vous prendra plus au sérieux parce que à trop faire la sérieuse on ne vous prend plus au sérieux.

Berenice dit: 9 avril 2018 à 13 h 39 min

Closer , ils ne sont pas invités pour négocier, comme on ne peut pas rompre avec une habitude abruptement et que du souhait présidentiel ces organes représentatifs ne devraient comme en Allemagne agir qu au sein des entreprises ce qui ressort de leur participation actuelle tient en quelques mots lorsqu ils sont conviés un par un au ministère : on les écoute et ils écoutent, tous s entendent pour dire si à ce niveau il n existe quasiment ni dialogue ni concertation conduisant à un projet commun. Le problème est que les entreprises françaises n en sont pas au même point qu en Allemagne concernant l organisation d un véritable dialogue. De plus concernant la SNCF les ponts de vue sont pour le moins partagés et les enjeux complexes et divers, les cadres dans leur majorité sont hostiles à la réforme en dépit des avantages salariaux qu ils pourraient escompter, pourquoi selon vous?

JC..... dit: 9 avril 2018 à 13 h 38 min

Toutes nos félicitations à Victor Forban, le défenseur de sa Hongrie chérie !

Que soient remerciés les 10 millions de hongrois pour la leçon de courage qu’ils donnent à l’Europe !

La natalité déclinante ? Ils en font leur affaire…. pas besoin des suppôts extérieurs de Mutti Merkel ! Courage, frères Hongrois !

Paul Edel dit: 9 avril 2018 à 13 h 30 min

Voici à propos de Le Carré à propos de « l heritage des espions » ‘ un avis tres partagé sur Amazon UK, spécialement pour Bloom qui préfère lire en anglais.:-)
« Dynamic return of old characters in this Peter Guillam story. The former spy is called away from his farm in Brittany – North West France. He must attend the new Security Headquarters in London. A modern-day abode of the nation’s spooks. For Guillam, it is far removed from the days of Cambridge Circus. We are taken on a glorious trip down memory lane. Alec Lemus, George Smiley, Jim Prideaux , Bill Haydon, Toby Esterhaze and many more. »

JC..... dit: 9 avril 2018 à 13 h 28 min

Berenice, vous n’ignorez pas que je vous porte une véritable vénération ! Listen….

La notion de corps intermédiaire est une invention de la Pravda. Il y a deux corps et deux seulement qui pèsent : Réussite/Échec, comme dans le cloud Paradis/Enfer. Le Purgatoire c’est pour les indécis !

Les c.ns, pour faire simple…

Berenice dit: 9 avril 2018 à 13 h 17 min

10h15 cela devrait plaire à la République en marche qui est favorable à l effacement des corps intermédiaires dans les processus décisionnels. Sans pour autant leur interdire de se mouvoir à l intérieur du cadre défini par l executif cependant à distance dans le temps et l espace.

Nicolas dit: 9 avril 2018 à 13 h 14 min

Z’ont l’air de pas tellement s’amuser, j’ai comme l’impression qu’il manque Lord Byron à cette liste !

Jazzi dit: 9 avril 2018 à 11 h 06 min

Il semble que la pauvre Ed ait perdu son lien rouge ? Ce qui n’est que justice par rapport aux autres détenteurs de blog…

JC..... dit: 9 avril 2018 à 11 h 06 min

Les Zadistes ?
Des équivalents campagnards des étudiants urbains Mai 68tard à la c.n, qui occupent les Universités sachant bien qu’ils sont hors-champs.
Des Branleurs !

Jazzi dit: 9 avril 2018 à 11 h 02 min

C’est quoi ces zadistes, des squatters de territoires, des extrémistes écolos, des anarchistes, des hippies attardés ?

JC..... dit: 9 avril 2018 à 10 h 57 min

Quittons nous, pour aujourd’hui, sur cette nouvelle étonnante : on a retrouvé par miracle un « Goût de l’Indigène », rare, car non-commis par l’ami JiBé.

On parle d’un manuscrit de Sepulveda…

Jazzi dit: 9 avril 2018 à 10 h 54 min

Ce matin, sur mon balcon, le figuier déploie ses bourgeons en autant de petites langues de chats fraîches, vert tendre, le printemps s’en vient…

JC..... dit: 9 avril 2018 à 10 h 53 min

Certains à l’Institut pensent que la vérité en cours n’est que l’opinion d’un temporel puissant, impérial, au pouvoir le jour même.

D’où l’importance des têtes nucléaires, des submersibles stratégiques, et des porte-aéronefs à la mer, en état de marche.

Le « Andorre, combien de divisions ? » du regretté Stalin reste son meilleur discours.

JC..... dit: 9 avril 2018 à 10 h 41 min

Tant qu’on a pas ouvert le paquet, l’idéologie joue son rôle d’emballement. Sitôt ouvert, l’emballage déchiré, rien ne va plus !

Jean dit: 9 avril 2018 à 10 h 34 min

@ DHH

Je ne pense pas que ce qu’on m’a raconté soit vrai. Je crois qu’à Nuremberg, les accusés (Göring etc.) n’ont pas osé assumer publiquement et jusqu’au bout leur conviction. Pourquoi ? Avaient-ils le sentiment qu’elle était indéfendable ? Ou qu’un mensonge d’Etat n’est défendable que tant qu’on a le pouvoir absolu ? Voyez le Goulag. Après la chute de l’URSS, il ne devait pas manquer de vieux staliniens pour le justifier. Aucun, à ma connaissance, ne s’y est risqué. Le naufrage des idéologies, quand aucun pouvoir temporel ne les soutient plus, a quelque chose de dérisoire et de burlesque.

JC..... dit: 9 avril 2018 à 10 h 31 min

Judith,
A Valladolid anno 1550, les bourreaux ont donné une âme à des sauvages. A Auschwitz anno 1940, ils en ont dépossédé les Juifs. Presque 4 siècles plus tard ….
Bravo, les Nazistes !

DHH dit: 9 avril 2018 à 10 h 24 min

@jean 10 h 02
Nuremberg n’a certes probablement pas oser aller jusqu’à jouer « la controverse de Valladolid ».
N’empêche que c’est cette idée de la sous -humanité des juifs qui a sous-tendu chez les bourreaux le sentiment de légitimité de leur action , tant au niveau des organisateurs autorités compétentes et responsables )(voir mon post d’hier enfin échappé de la modération)qu’au niveau des exécutants (voir Browning : »des hommes ordinaires » tous ayant conscience de se charger du « sale boulot » pour le bien de la vraie humanité, et se fabriquant ainsi par rapport à leurs victimes la distance nécessaire pour être insensibles à leur propre cruauté

JC..... dit: 9 avril 2018 à 10 h 18 min

C’est bizarre, en pleine défécation, j’ai essayé de comparer Bébé Macron à des personnages d’envergure.

Jupiter, Moïse, Jésus-Christ, Caesar, Mohammed, Charlemagne, Henri IV, Louis XIV, Napoléon, Pétain, De Gaulle, Giscard, Lecanuet, Cahuzac, Coluche.

En vain. Pour finir, je trouve que … Albert de Monaco serait le bon !

Jean dit: 9 avril 2018 à 10 h 15 min

Cagnotte ? Je suis prêt à cotiser pour payer le transfert de Philippe le Grand, dit Martinez Groscul, chez Taubira à Cayenne ! (JJ)

Mouézaussi ! Et si on envoyait JJ à Cayenne ?

JC..... dit: 9 avril 2018 à 10 h 11 min

« Cette semaine, j’ai 18 dossiers de candidatures à examiner. » (JJJ)

Ah ! il est rapide, mon Gigi ! 3 dossiers par jour….c’est son maximum !

JC..... dit: 9 avril 2018 à 10 h 06 min

La vie n’est pas un long fleuve tranquille, sauf pour les navigateurs en bidet comme Gigi…

Je souhaite donc la fin de ces anomalies scandaleuses en cours que sont :
– les Zadistes se croyant des rebelles alors que ce sont des paumés, des bons à rien, des nullités infécondes, des déchets…
– Les Grévistes se croyant des servants du service public alors que ce ne sont que des profiteurs du système, des crapules, des bons à rien….

Cagnotte ? Je suis prêt à cotiser pour payer le transfert de Philippe le Grand, dit Martinez Groscul, chez Taubira à Cayenne !

Jazzi dit: 9 avril 2018 à 10 h 01 min

« Cette semaine, j’ai 18 dossiers de candidatures à examiner. »

Pour quel profil de job, JJJ ?

Jean dit: 9 avril 2018 à 10 h 00 min

La recette ? Dénaturer… (JC)

Décidément, j’adore les commentaires de JC, pour leur pertinence, leur humour.

A propos de dénaturation, quelqu’un m’a dit qu’au procès de Nuremberg, les avocats des accusés auraient soutenu que leurs clients ne pouvaient être accusés de crime contre l’humanité, vu que les Juifs n’étaient pas des hommes. Ils auraient exigé que le tribunal ouvre un débat contradictoire sur la question et que les adversaires de leur propre thèse fournissent des preuves. Le tribunal, indigné, aurait refusé d’accéder à leur demande. Je ne sais pas si ce qu’on m’a raconté est vrai, mais si c’était le cas, il y aurait là un point obscur de la jurisprudence de Nuremberg.

Janssen J-J dit: 9 avril 2018 à 9 h 55 min

@0.45 Alexis Léger-Léger
@5.45 Heureusement que personne icitte ne pense que JC soit une chose… Un « p’tit Chose », tout au plus, c déjà pas mal.
Je remarque sur cette chaine, depuis quelques temps, les réels efforts de certains pour essayer de lever des malentendus récurrents, au delà de leurs mouvements d’humeur primaires légitimes. Tout cela va dans le bon sens. Même GS’A évoque des « innovations personnelles légères ». C’est cela : nous progressons, chacun, vers plus de sérénité collective, même le robot rdl se rend compte de ses bévues.

BJ à toussent et aux grévistes
(Pour ma part, j’ai mis 220 euros dans leur cagnotte pour soutenir leur mouvement et revendications légitimes. NB/ samedi dernier, j’ai participé au nettoyage de notre forêt. Hier soir, je me suis reposé avec l’émouvant petit témoignage de Daniel Pennac dédié à son frère aîné Bernard-Bartleby. Cette semaine, j’ai 18 dossiers de candidatures à examiner. Encore une chance de pouvoir m’y atteler, via le télétravail. A bientôt. Bon courage).

renato dit: 9 avril 2018 à 9 h 16 min

Até, fille de Zeus et d’Éris, déesse des Querelles et personnification de l’Erreur, était la divinité des actions impétueuses et des conséquences qu’elles entraînaient. Zeus la bannit de l’Olympe parce qu’elle l’avait amené par ruse à prononcer un serment irréfléchi. Tombée en Phrygie, Até fut condamnée à y rester, c’est pourquoi l’erreur devint l’apanage des humains et cessa de sévir parmi les dieux. On disait qu’elle était à l’origine de l’âpre querelle qui s’était élevée entre Agamemnon et Achille au cours de la guerre de Troie.

https://pin.it/2pzp2m5u2ltduu

Chaloux dit: 9 avril 2018 à 8 h 25 min

Blabla : « il exclut aussi Pétrone »
Où ai-je écrit cela?

Le gnome décati devrait apprendre à lire.

renato dit: 9 avril 2018 à 8 h 08 min

Dionysos nie l’identité et suscite l’apparence, c’est-à-dire : il crée un lien entre la dèsidentification du sujet et l’apparence esthétique (Vattimo, seulement je ne me rappelle plus où il le dit et je cite par approximation), ce qui renvoie à un rapport de force où la substantialité de la matière et de la forme s’est atrophiée, de là les interprétations fausses de sensations réelles. Notre vie intérieure, nous dit Virginia Woolf, ne correspond pas à celle qui est hors de nous et si on l’interroge elle répond en manière diverse par rapport à ce que les autres disent. Enfants, nous jouions avec un brin d’herbe, on le plaçait entre les deux pouces et on l’employait comme anche en donnant au creux des mains le rôle de casse de résonance — il m’arrive de remettre ça, car c’est un jeu absorbant, dionysiaque — l’espace environnant prend une drôle de dimension, surtout s’il y a de grands arbres —, et on ne suspecte pas qu’au but du parcours il y aura la clarinette, le saxophone ; les années passent et lors d’un cours on nous dit qu’un instrumentiste qui ne sait jouer qu’avec une anche 1,5 ou 2 ne peut pas être un honnête homme, qu’on peut le tenir pour négligeable ; de ce fait, lorsque quelqu’un m’a dit que Woody Allen qui joue avec du 2, je me suis payé un fous rire sans pareils. Cela dit, même si c’est vrai qu’on s’amuse beaucoup plus avec une 5 qu’avec une 3, je suis plus tolérant que mon prof et je me dis que chacun joue avec l’anche qu’il arrive à mettre en vibration, cependant en écoutant Coltrane qui jouait avec une 5, je me souviens de Rimbaud : Où, teignant tout à coup les bleuités, délires/Et rythmes lents sous les rutilements du jour.

renato dit: 9 avril 2018 à 8 h 06 min

Delaporte devrait s’occuper des Monsignori pédophiles plutôt que du cuit et recuit affaire Polanski : pour une grenouille de bénitier jeter un coup d’œil aux évènements dont peuvent témoigner les murs des sacristies serait vraiment une action originale ; tandis que les artistes de tout bord sont habituellement tenus pour dégénérés donc cracher contre Polanski c’est le summum de la banalité.

JC..... dit: 9 avril 2018 à 7 h 22 min

AU PAYS DE L’OVALIE
(musique virile, paroles d’Arthur Rambo)

Et les maillots se font drapeaux
Pour la plus belle des mosaïques
Et les chants s’élèvent si haut
Pour des hymnes aux couleurs cantiques

À l’heure du courage et des larmes
Chaque pays lutte et se bat
Pas un seul ne rendra les armes
Mais un seul sera élu roi

Refrain

Et la Terre devient ovale
Et le Monde se veut meilleur
Les stades se font cathédrales
Même foi même ferveur

Et la Terre devient ovale
Chaque jour et chaque nuit
S’allument de nouvelles étoiles
Sur la planète Rugby
Sur la planète Rugby

Bloom dit: 9 avril 2018 à 6 h 57 min

Ce que l’on chantait en déplacement et où il est question de l’Adour

Allez y poussez poussez les avants de Bayonne
Allez y poussez poussez les avants Bayonnais
Bayonne Bayonne sur le Nive et sur l’Adour
Bayonne Bayonne Bayonne de nos amours

C’est à Baba aaaa ,c’est à Baba aaa
C’est à Bayonne qu’on se bidonne
(X2)

Allez y poussez poussez les avants de Bayonne
Allez y poussez poussez les avants Bayonnais
Bayonne Bayonne sur le Nive et sur l’Adour
Bayonne Bayonne Bayonne je t’aimerais toujours

JC..... dit: 9 avril 2018 à 6 h 43 min

La misère financière ou sexuelle est moins terriblement handicapante que la misère intellectuelle, non ?

JC..... dit: 9 avril 2018 à 6 h 26 min

Quand on pense à ce que coûte financièrement une concubine, siliconée partiellement, le prix de 13.000 euros est vraiment raisonnable !

(… pour un service… euh….quasi identique ?)

Delaporte dit: 9 avril 2018 à 5 h 53 min

GQ propose ainsi le modèle suivant :

« Realbotix, la partenaire particulière
Entre la voix de Her (2013) et la poupée gonflable haut de gamme, la RealDoll, avec sa tête motorisée et son intelligence artificielle, est presque trop réelle. La marque promet des sensations meilleures qu’avec une vraie partenaire…
Taille : env. 1,50 m.
Couleur : chair.
Signes distinctifs : le corps de silicone reste passif (pour le moment). En précommande.
Prix : env. 13.000 €. »

Delaporte dit: 9 avril 2018 à 5 h 50 min

La question du « viol » ou du « sexual harassement » ne se posera pas, sauf si vous détériorez la machine. Le robot a le droit juridique, du moins au Japon, et bientôt en France, de conserver son intégrité physique. Une manipulation « criminelle » du robot, en dehors de la normale, pourrait entraîner des poursuites judiciaires contre vous. Le robot devient quasi un être humain…

JC..... dit: 9 avril 2018 à 5 h 49 min

Toute Lucette de RdL trouvera bientôt en magasin son robot Ferdine ! Deux versions disponibles : avec ou sans Pamphlets ….

Delaporte dit: 9 avril 2018 à 5 h 46 min

« Delaporte de la Chambrette rêve d’un robot japonais en projet : la LOVE DOLL agrégée de littérature…. »

Ce n’est pas pour moi, mais si vous creusez, vous trouverez pour vous des robots qui ont des traits féminins et avec lesquels vous pourrez avoir une relation sexuelle. Le robot est programmé pour ça. Il y a même des robots « hommes » pour les femmes esseulées et les nymphomanes. On n’arrête pas le progrès.

JC..... dit: 9 avril 2018 à 5 h 36 min

Delaporte de la Chambrette rêve d’un robot japonais en projet : la LOVE DOLL agrégée de littérature….

JC..... dit: 9 avril 2018 à 5 h 34 min

Il y a, vivant replié dans tout homme, sa partie animale honnête qui sommeille attendant son tour.

Lorsque le moment est propice, souhaitée, le nazi déclare qu’un juif est une chose, l’islamiste que le kuffar est une chose, le colon qu’un nègre est une chose, la ménagère qu’un agneau est une chose, le bolo standard qu’un nid de fourmis est une chose que l’on peut détruire sans problème….

Tuer, éliminer, ce qui n’est qu’une chose est bien pratique : cf Robespierre, Hitler, Stalin, Mao Zedong, Pol Pot, et autres tyrans fascistes qui retirent le droit de vivre à d’autres animaux plus faibles devenus des riens.

La recette ? Dénaturer…

JC..... dit: 9 avril 2018 à 5 h 15 min

Tant que des con(ne)s donneront du fric à des cheminots grévistes qui s’organisent une cagnotte pour nuire au Service Public des Transports en toute impunité, le nombre de fadas en liberté ira croissant dans le pays !….

Delaporte dit: 9 avril 2018 à 2 h 01 min

Exemple de robot bientôt commercialisable :

« Walker, la marche des robots
Ubtech va commercialiser l’an prochain le premier robot marcheur. Walker est un valet capable de surveiller la maison, de grimper et descendre les escaliers, de jouer au foot et même de danser gracieusement !
Taille : 1,20 m, 37 kg.
Couleur : blanc.
Signes distinctifs : ­vidéosurveillance, intégration des mails…
Prix : non communiqué. » (Source GQ)

Delaporte dit: 9 avril 2018 à 1 h 43 min

Les Japonais seraient d’accord pour cohabiter avec des robots. Au Japon, la dénatalité est un mal endémique avec le manque de main-d’oeuvre. D’où une solution radicale, qui pose toute une chaîne de problèmes éthiques liés à l’intelligence artificielle et au robot :

« Les Japonais souhaitent-ils cohabiter avec des robots ? Il semble bien que oui. La première motivation réside dans le manque de main-d’œuvre attendu, lié au déclin démographique. Le pays perdra 40 % de sa population active d’ici à 2065 ! Dans les métiers désertés par les jeunes travailleurs, comme celui de l’aide à la personne, l’introduction de robots est promue ouvertement par le gouvernement, sans qu’il rencontre d’opposition majeure. Car le Japon est très réticent à accueillir des immigrés non qualifiés, perçus généralement comme une menace pour la sécurité publique. » La Croix

et alii dit: 9 avril 2018 à 0 h 45 min

Anabase
Informations générales
Titre
Anabase
Auteur
Saint-John Perse
Langue
français
Publication
La Nouvelle Revue française
Date
1924
Type
vers libre
modifier – modifier le code – modifier WikidataDocumentation du modèle

Anabase est un recueil de poèmes de Saint-John Perse publié en janvier 1924 dans La Nouvelle Revue française1. C’est en même temps le premier long poème du poète et le premier que le diplomate Alexis Leger signera du pseudonyme qui le rendra célèbre : Saint-John Perse.

Ed dit: 9 avril 2018 à 0 h 04 min

On est tous le cheminot de quelqu’un. Ne nous montons pas les uns contre les autres car pendant ce temps-là, le puissants jubilent.

Sant'Angelo Giovanni dit: 9 avril 2018 à 0 h 00 min


…en, ces temps troubles,…

…ce qui compte, c’est savoir, se débrouiller, en cuisine,…
…et, il y a, de tout,…mieux, qu’au restaurant,…de quoi se lécher, les babines,…
…ne pas négliger, ses légères innovations personnelles, à qui s’est, faire compter, son temps,…
…je n’en dirait pas plus,…
…on ne compte, que pour soit-même, et, on ne vit, qu’une fois,…à deux mains,!…

D. dit: 8 avril 2018 à 23 h 41 min

Et puis les cheminots ont tout simplement droit à un statut spécial du fait de la pénibilité de leur travail due notamment aux horaires et plannings. Point barre.
Il n’y a rien d’injuste là-dedans; Ils demeurent pour la plupart des gens modestes, même en fin de carrière. Avec le pavillon à finir de payer et les études des enfants. Des gens qui comptent et qui comptent. Contrairement à beaucoup d’autres qui nous gouvernent et qui ne savent plus le prix des choses tellement leurs émoluments considérables les dispensent de s’y attarder.

D. dit: 8 avril 2018 à 23 h 35 min

Bravo Clopine !
Je ne suis pas allé jusqu’à donner mais je soutiens entièrement ce mouvement et pourtant je viens d’en faire les frais, j’ai dû changer certains plans faute de train.
les gens qui ne comprennent pas maintenant vont comprendre dans les prochaines années. Comme d’habitude. Ils risquent de voir de leurs yeux la démolition en bonne et due forme d’un fleuron français, un de plus.

Widergänger dit: 8 avril 2018 à 22 h 54 min

On peut même faire la liste des écrivains qui n’en sont pas à ses yeux :

Aragon, Beckett, Duras, Roth… Et si on remonte dans le passé, il exclut aussi Pétrone. Avc lui l’histoire littéraire srait vit écrite… d’aucuns pensent que le chaloux est un neuneu. En fait non, il en veut au monde entier d’exister sans lui…

Widergänger dit: 8 avril 2018 à 22 h 50 min

chaloux, franchement quel intérêt ? On pourrait croire qu’il fait exprès de dire des inepties. Mais en fait non, il ne le fait jamais exprès. Chez lui tout coule de source…

Widergänger dit: 8 avril 2018 à 22 h 47 min

Jean est un de nos grands comiques. Il se met en fureur pour pas grand chose et réduit tout à rien…

Chaloux dit: 8 avril 2018 à 22 h 44 min

Roth, quel intérêt?

(Closer, n’oubliez pas de passer le vieux buffet de Paimpopol au xylophène).

Jean dit: 8 avril 2018 à 22 h 40 min

« Dans se pamphlets, ils disparaissent au profit de l’hypocrisie meurtrière de leur réduction à une collectivité abstraite, c’est-à-dire une collectivité qui n’existe pas ».

Pour mettre les points sur les i à Janssen J-J que je prie de vouloir bien excuser un légitime accès de fureur, la réduction des individus à une collectivité abstraite en décalage radical avec la réalité de chair et de sang des êtres censés la composer est la technique préférée de tous les totalitarismes, de tous les révolutionnaires rêvant de changer radicalement la société, pour se débarrasser des gêneurs, des contradicteurs, des opposants ; ce fut la technique d’un Robespierre, ce fut celle d’un Lénine puis d’un Staline, ce fut celle d’un Hitler, ce fut celle d’un Pol Pot, c’est celle des fanatiques islamistes. Juifs, ennemis du peuple, ennemis d’Allah, tous dans le même sac ! Le peuple ou Allah reconnaîtra les siens. Pour moi, le Céline des pamphlets est un acteur de ce réductionnisme meurtrier. Le Céline des romans ne l’est aucunement. Il faut l’admettre : cet homme fut double. Comme nous le sommes tous ?

Jean dit: 8 avril 2018 à 22 h 28 min

Mais tout le monde dit que c’est génial, son meilleur livre peut-être. (Closer)

Et si c’était vous, Closer, qui aviez raison. Rien de pire que la meute où tout le monde aboie dans le même registre. Ne sommes-nous pas dressés, depuis les bancs de l’école, à considérer que c’est la majorité qui finit toujours par avoir raison, aussi bien dans les jugements sur la littérature ou l’art qu’en politique où nous faisons semblant de ne pas voir que 50% des votes, dans les diverses élections de notre « démocratie » sont le fait de gens que leur inculture et leur ignorance des réalités disqualifie.

Jean dit: 8 avril 2018 à 22 h 20 min

La photo qui coiffe le titre du billet me déconcerte : il est possible que cette belle rivière finisse par atteindre la mer, mais, vraiment, ici, elle n’a rien d’un fleuve.

Jean dit: 8 avril 2018 à 22 h 17 min

Janssen J-J dit: 8 avril 2018 à 16 h 12 min
@ Et il continue… « Dans se pamphlets, ils disparaissent au profit de l’hypocrisie meurtrière de leur réduction à une collectivité abstraite, c’est-à-dire une collectivité qui n’existe pas ».

Et donc…, ILS n’ont jamais été exterminés dans la réalité, car Céline n’a fait qu’imaginer un génocide qui ne serait jamais advenu ailleurs que dans ses fantasmes.

Pauvre type. Quand on ne comprend rien à rien, on s’abstient de commenter. La barbe, à la fin, avec cette quintessence d’abruti.

closer dit: 8 avril 2018 à 21 h 12 min

Lu « The Perfect Spy » en VO…Un mélange de moments géniaux et d’ennui profond. Mais vraiment trop d’ennui pour que j’ai envie d’en lire d’autres…Vague souvenir d’un  » green filing cabinet », à peu près la seule chose qui surnage de 624 pages en anglais (vous imaginez en français…). Mais tout le monde dit que c’est génial, son meilleur livre peut-être.

« Philip Roth remarked that it was “the best English novel since the war.”

C’est donc moi qui ai tord. Que faire contre Philip Roth, sinon s’écraser…

Delaporte dit: 8 avril 2018 à 20 h 37 min

Le commentaire de Paul Edel sur le Carré ne donne pas très envie d’y aller voir. C’est ce dont il fallait se douter, à lire les articles ambigus, manquant de conviction, dans la presse (y compris Neuhoff, qui lui non plus n’a pas osé en dire du mal, ou tout l’ennui qu’il y a trouvé et qui passait par capillarité dans ce qu’il a écrit). Merci Paul Edel de me confirmer dans mon appréhension négative sur le néanmoins grand le Carré, qui finit sa carrière de romancier comme il a fini celle d’espion, c’est-à-dire sur un fiasco.

zerbinette dit: 8 avril 2018 à 20 h 30 min

« L’Espion qui venait du froid occupe la 3e place au classement des cent meilleurs romans policiers de tous les temps établi en 1990 par la Crime Writers’ Association. »
A lire en premier (le meilleur des Le Carré, mais je n’ai pas encore lu le dernier)

hamlet dit: 8 avril 2018 à 20 h 27 min

Paul Edel dit: 8 avril 2018 à 17 h 49 min

formidable !

« On y ressent une fatigue du monde actuel. livre brillant et sec, nourri de gens disparus, de fantômes tendres , c’est comme des photos Kodak de vacances sur le lac d’Annecy laissées dans un tiroir d’un meuble qui va être vendu aux enchères.. »

on sait où va être vendu le meuble ? si c’est à Annecy ça peut m’intéresser, j’en cherche un pour mettre dans la cuisine.

Jazzi dit: 8 avril 2018 à 20 h 22 min

Je pourrais tenter l’expérience, Paul, je n’ai jamais rien lu de Le Carré…
Y aurait-il une page d’anthologie sur le printemps dans ses oeuvres ?

et alii dit: 8 avril 2018 à 19 h 57 min

Tout l’art de Paulo Rocha consiste à inscrire ses personnages dans le paysage, à rendre son drame aussi naturel et inévitable que le cours du fleuve.

zerbinette dit: 8 avril 2018 à 19 h 46 min

PE : « c’est comme des photos Kodak de vacances sur le lac d’Annecy laissées dans un tiroir d’un meuble qui va être vendu aux enchères.. Cependant la, question reste entière : quelqu’un qui n’aurait jamais lu et aimé les premiers Le Carré, qu’y comprendrait-il ? que verrait-il ? Des éléments disparates et tortueux d’une histoire trop puzzle ? Serait-il ému ? Là je n’en sais rien. »

Très intelligent et intéressant comme question. Je vais l’acheter pour mes enfants et je verrai quel est leur ressenti avant de le lire moi-même.

Chaloux dit: 8 avril 2018 à 19 h 43 min

– Un roi qu’on menace n’a de choix qu’entre le trône et l’échafaud…
– Votre Majesté oublie la chaise de poste!

(Talleyrand à Charles X).

Janssen J-J dit: 8 avril 2018 à 18 h 04 min

17.49 Argh ! je ne vous lis pas, paul edel, car je viens de l’embaucher à l’instant, hein, puis l’ai délaissé pour les chapitres 16 à 22 de l’histoire de S.
Ad’honc à plus tard, mais je note vote heure !

Paul Edel dit: 8 avril 2018 à 17 h 49 min

Quel livre étrange, dérangeant, biaisé, à double fond, ce dernier roman de Le Carré. « L’héritage des espions » . c’est quelque chose de murmurant, le testament d’une mémoire blessée et comme engourdie par sa blessure même. Le Carré se penche sur son passé. Il est comme Dumas et ses mousquetaires écrivant « Vingt ans après », mais lui c’est » 5O ans plus tard ». Le Carré revient visiter cet espace fantomatique qui rassemble les personnages de «L ‘espion qui venait du froid »(1963 ,Le Carré a 32 ans) . Je ne vais pas en parler en détail, d’abord, parce que Pierre Assouline le fera peut-être, et puis ce roman, sous couvert de plongée dans les archives est une sobre confidence d’un homme qui ne se reconnait plus dans le monde actuel du Renseignement. Son héros, le vieux Petrer Guillam, est mis en position d’accusé par des jeunes gens propres et bien cravatés qui posent sans cesse des questions vicieuses sur un ton condescendant.
La moitié du livre juxtapose des archives anciennes, comme jaunies et couvertes de poussière mais avec des épisodes parfois ironiques et parfois du flou ; et c’est presque modianesque.,Il y a des pages magnifiques et des pages laborieuses.C’est tout à fait excellent dans la deuxième moitié car l’auteur une ligne parfaite de mélancolie. Tout est résumé par un juriste qui demande au héros : » ça doit vous rappeler des souvenirs ». oui. Plongée par paliers dans la cruauté, la manipulation, la confusion, la déraison, cUn passé qui « boit » celoui qui parle comme le buvard, boit l’encre’ . Et le héros est lui-même en train de s’effacer en parlant. quelque chose s’engloutit dans le silence des maisons disparues, des silhouettes anciennes, des scènes pâlies. La paix des cimetières n’est pas loin. Revenu pour un bref mometn dsans sa Bretagne, le héros Guillam va se cacher et se reprendre dans une crique au bord de la mer. Un parfait moment du livre. Une génération d’enfants devenus adultes vient demander de terribles comptes au vieux sur un ton menacant. Des pelletées de cendres sont remuées.
Saint Le Carré nous rouvre sa vieille Bible et en tombe ses figurines de curieux saints, avec Control, Smiley, Mundt, ,Jim Prideaux, les « Joe ». Ajoutez les lumières sodium d’un Berlin -Est aux façades vides. La peur, une nuit d’amour dans un hôtel de Prague, ce sont des moments d’autant plus forts que le romancier leur donne un tremblé d’effacement, une espèce de sentiment de mystère des rencontres et des existences. C’est riche d’allusions de sous-entendus, sarcastiques. On y ressent une fatigue du monde actuel. livre brillant et sec, nourri de gens disparus, de fantômes tendres , c’est comme des photos Kodak de vacances sur le lac d’Annecy laissées dans un tiroir d’un meuble qui va être vendu aux enchères.. Cependant la, question reste entière : quelqu’un qui n’aurait jamais lu et aimé les premiers Le Carré, qu’y comprendrait-il ? que verrait-il ? Des éléments disparates et tortueux d’une histoire trop puzzle ? Serait-il ému ? Là je n’en sais rien.

la vie dans les bois dit: 8 avril 2018 à 17 h 41 min

C’est une bonne nouvelle. C ‘ est vrai que le premier culte de France faisait un peu parent pauvre en France . Si cette invitation des Évêques peut être une résurrection d’une prise de conscience de certaines valeurs, au plus haut sommet de l etat pourquoi pas ?
Mais vu les actes qui ne correspondent pas aux discours il y a peu à attendre de cette visite de politesse.

DHH dit: 8 avril 2018 à 17 h 20 min

Encore un coup du modérateur aux réactions pavloviennes devant certains mots.
Mon post resté en panne était une réflexion lexicographique sur un mot -celui qui a fait tilt sans doute dans la machinerie du modérateur- désignant l’entreprise génocidaire allemande.

Sergio dit: 8 avril 2018 à 17 h 15 min

Le Pain c’est bien. Ca va recommencer demain matin. On s’ennuie pas. Ca va nous regaver. Reflux ? Utinam ! Oncle Wolf aussi était en reflux lorsqu’il a décroché la timbale de chancelier.

Faut pas s’endormir, old boys…

DHH dit: 8 avril 2018 à 16 h 45 min

Pourquoi SHOAH ?
Je pense que le mot Shoah , comme tant d’emprunts etrangers entrés dans la langue française est desormais percu par les locuteurs français comme déconnecté de sa langue d’origine et du sens qu’il y avait
Il est apparu en français dans le sillage du film de Lanzmann et il s’y est rapidemant implanté car la langue avait besoin d’un neologisme pour designer dans sa specificité hors normes l’extermination des juifs par les nazis .
Il fallait en effet pour ce moment de l’histoire un terme, neuf, jamais appliqué à des événements antérieurs du même ordre, pour l’en distinguer , pour rendre compte du caractère unique, sui generis, de ce génocide particulier , hors normes par rapport à tout ce qui jusque là pouvait se dire « genocide » ou « extermination » . Car ce qu’il y a en effet d’inouï dans la Shoah au-delà du projet d’extermination en lui-même ,c’est sa mise en œuvre à grande échelle, sous une forme industrielle par un état europeen développé et de vieille civilisation ,qui a mis au service de cette entreprise démoniaque une logistique impeccable ,servie par une administration organisée et performante.
Cela c’est unique, et cela méritait un nom particulier

la vie dans les bois dit: 8 avril 2018 à 16 h 39 min

J ai bien compris que les 3/4 qui avaient voté le pen au premier tour de la présidentielle ont vote macron au second tour.
« C est ce qui pouvait arriver de mieux à la France ». On va marquer cela d une pierre blanche.

la vie dans les bois dit: 8 avril 2018 à 16 h 19 min

Et donc ?
rien, djavert.
C’est juste que tu devrais plutôt surveiller les nouveaux « convertis ».

Jean dit: 8 avril 2018 à 16 h 16 min

Ce qu’il faut lui reprocher, c’est, après ce travail, de ne pas réaliser que c’est à des hommes vivants qu’il s’en prend. Qu’il ne connaît pas. (Sergio)

Restituer son individualité vivante et singulière à chaque victime, voire à chaque ennemi, en tout cas à chaque être humain, c’est le seul moyen d’échapper à l’indifférence meurtrière, hein Janssen J-J . Tâche immense, au-dessus de nos forces ?

A propos des victimes soviétiques, innombrables, de la bataille de Koursk, il paraît que Staline a dit : la mort d’un homme, cela relève du tragique ; celle d’un million d’hommes, de la statistique. » Avouons, que la statistique, c’est bien confortable. Pour certains.

Jazzi dit: 8 avril 2018 à 16 h 14 min

« Mais il m’ arrive d’aller à la messe. »

Pour te confesser ensuite de tous tes péchés, LVDLB ?

Janssen J-J dit: 8 avril 2018 à 16 h 12 min

@ Et il continue… « Dans se pamphlets, ils disparaissent au profit de l’hypocrisie meurtrière de leur réduction à une collectivité abstraite, c’est-à-dire une collectivité qui n’existe pas ».

Et donc…, ILS n’ont jamais été exterminés dans la réalité, car Céline n’a fait qu’imaginer un génocide qui ne serait jamais advenu ailleurs que dans ses fantasmes.

la vie dans les bois dit: 8 avril 2018 à 16 h 09 min

C’est pas grave djavert. De toute façon ni je vote marine, ni je suis chti.
Mais il m’ arrive d’aller à la messe.

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