de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
La forme d’un fleuve change plus vite, hélas, que le cœur d’un mortel

La forme d’un fleuve change plus vite, hélas, que le cœur d’un mortel

Longtemps j’ai cherché mon fleuve et je ne désespère pas de le trouver un jour. La Seine ? La Tamise ? Le Tage ? le Drâa ? encore que le lac Léman… Pour un écrivain, dire le fleuve c’est se raconter. Qu’on le remonte ou qu’on le descende, il y a là quelque chose d’initiatique. On en tous en nous quelque chose de Marlowe naviguant sur le fleuve Congo et s’enfonçant au cœur des ténèbres à la recherche de Kurtz, sauf que nul n’osera jamais s’emparer de ce fleuve-là après Joseph Conrad. C’est la première borne de toute tentative dans ce registre aquatique, la dernière étant naturellement Danube, le chef d’oeuvre de Claudio Magris. Entre les deux, il y a de la place. Serge Airoldi s’y est discrètement glissé à la suite du Jean-Paul Kauffmann de Remonter la Marne qui signe d’ailleurs l’amicale préface. Ce journaliste (dix huit années à Sud-Ouest du temps de Pierre Veilletet) qui s’est fixé à Dax après avoir vécu à  Bordeaux , en a ramené un récit lumineux Adour. Histoire fleuve (350 pages, 22 euros, L’Eveilleur). On s’y laisse emporter et transporter, à la découverte de lieux inconnus ou de livres oubliés, à la rencontre d’autres vies que les nôtres, de souvenirs d’enfance, d’histoires et d’Histoire, sans jamais s’y noyer ni couler mais sans oublier que, tous autant que nous sommes, nous découlons.

6aZs_764lP7_0DHuVTwLNrkUsqwD’abord choisir une direction. Plutôt que de remonter à la source, l’auteur a préféré descendre l’Adour vers l’embouchure, l’océan. Cela lui paraissait mieux favoriser son voyage dans le temps qu’une anabase. Grandeur et illustration du détour, ou la digression mise en pratique par le marcheur même, cet éloge d’une veine d’eau ne pouvait être qu’un récit aléatoire. Partout affluent des souvenirs de lecture, des réminiscences de l’ancien rugbyman d’Auch devenu géopoète par amour pour le long ruban d’eau, sa musique et ses bruits. Peu importe ses exigences et ses caprices, on se doute bien que le fleuve a ses raisons.

Souvent, le pérégrin visite des gens sur les conseils d’autres gens. Patrick Lamaison est des plus authentiques, passionné par les barthes de Saubusse, comme on nomme ces plaines humides qui longent une rivière. De son métier, il collecte le lait dans les fermes au volant d’un camion-citerne. Mais l’Adour semble son activité principale. Il la chérit, la caresse et lui parle. Un homme fait fleuve, c’est possible. La lettre qu’il lui a écrite, et sa volonté que ses cendres soient dispersées sur ses eaux, concluent l’un des plus beaux chapitres du livre. On imagine qu’il voudra entrer dans la mort comme le fleuve se jette à la mer.

On croise autant de morts que de bon vivants, le tarbais Laurent Tailhade, Victor Hugo passé par là, Robert Walser le promeneur qui aurait aimé mais aussi un certain Jean-Pierre Brisset, fait prince des penseurs à l’initiative de Jules Romains en 1913, qui déposa le brevet de la ceinture-caleçon aérifère à double réservoir compensatoire. Il n’y a que dans un tel livre que l’on risque de voir coexister sans hiatus dans un même paragraphe l’ontologie d’une berge et un restaurant qui vend des souvenirs, et l’on ne serait pas surpris de voir évoqué la métaphysique des chemins de halage. Ou dans une même page Pierre Albaladéjo dit « bala » ou encore « Monsieur Drop » inoubliable demi d’ouverture de l’équipe de France, avec le Dante Alighieri de Querelle de l’eau et de la terre et et le propre père de l’auteur coincé à mort dans son magasin ce jour funeste de 1977 où les eaux du Gers perdirent la tête du côté d’Auch, engloutirent les hommes, les bêtes et les choses sur leur passage …

« détruisant,, enfouissant, saccageant et laissant de grandes vides de paroles dans les familles (…) et aujourd’hui encore, trente-six ans ce jour de misère et d’eaux tueuses, il parle de l’événement les yeux dans le vide et sans jamais finir les phrases »

Il se laisse conduire par l’eau chez une dame qui aime la poésie bigourdane ou du côté d’une Paulette à la majorale de Campan, laquelle, en lui révélant « En fait, l’Adour, chacun a la sienne » m’apprend sans prévenir tout ce que ce qu’il/elle a de féminin surtout si on en fait un nom commun (la Dour) et que l’on se souvient que ce fleuve commande. Du côté de Pomarez, village au cœur de la Chalosse qui passe pour être la Mecque de la course landaise, il partage un repas avec des écarteurs en se demandant qui a bien pu ramener la Mecque dans ce coin hors du monde. Ailleurs, il découvre une auberge qui fait aussi mercerie et épicerie et encore et encore, de choses vues en choses lues.

C’est écrit dans l’esprit d’un roadmovie, mais en plus nonchalant. L’allure du fleuve est contagieuse. Je suis là mais je pourrais être ailleurs, car rien n’est agréable comme de se laisser porter par ses pas en terre inconnue, eut-on rendez-vous avec quelqu’un. C’est tout un art que de débarquer dans un village ou une petite ville, d’obéir à l’irrépressible réflexe d’emprunter d’abord la voie centrale, de déambuler entre des fenêtres derrière lesquelles des ombres furtives soulèvent le rideau de voile avant de le rabattre sur l’intrus, d’épier du coin de l’œil des silhouettes simenoniennes toutes à leur lecture sous la lampe, de les ignorer, apprendre à ne pas s’attarder puis de savoir se perdre.

On peut rêver à ce qu’un Julien Gracq aurait fait de sa Loire si le goût lui en avait pris d’aller au-delà de l’évocation (Les Eaux étroites n’est consacré qu’à un affluent, l’Èvre). « La Forme d’un fleuve », qui sait, que Baudelaire n’eut pas désavoué. Mais un fleuve n’a-t-il pas au fondé la forme imaginaire et fantasmée que chacun de ses passionnés lui donne ?  Adour est le genre de livre que l’on referme animé de la rare conviction qu’on le rouvrira un jour. Et puis quoi, un promeneur qui explore les cimetières de la communauté de Bayonne afin de retrouver la trace des séfarades expulsés de l’Espagne et du Portugal au Moyen-Age, qui furent accueillis en nombre à Saint-Esprit et y apportèrent notamment les secrets de la fabrication du chocolat, un tel homme ne saurait être entièrement mauvais…

(Photos D.R.)

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commentaires

591 Réponses pour La forme d’un fleuve change plus vite, hélas, que le cœur d’un mortel

la vie dans les bois dit: 8 avril 2018 à 16 h 07 min

Des lois vychistes. ‘Reusement que le maquereau de serdgio n est plus la pour lui « passer une branlee »

Janssen J-J dit: 8 avril 2018 à 16 h 06 min

@ En matière d’histoire des Juifs, surtout relativement récente, je confesse ma profonde ignorance…

Oui, parce qu’en histoire ancienne, l’s’y connait un peu mieux, dame ! Quoi qu’il fasse et quoiqu’il dise, il suinte par tous les bouts, ce marron-là, l’s’enfonce toujours plus dans son ignominie en croyant s’en désembourber. L’s’aperçoit même pas de sa veulerie.
Mais qui voudrait de de ton amour et où as-tu pris ça, franchement, mon ami baluzeau ? Tu fais même honte à JC à pq, et à tous les gens de Plemeur-Baudou, c dire ! Vas plutôt te j’ter dans la Rance, t’y trouveras p’têt des poissons-chats presque pas avariés.

Jean dit: 8 avril 2018 à 16 h 06 min

Ce qu’il faut lui reprocher, c’est, après ce travail, de ne pas réaliser que c’est à des hommes vivants qu’il s’en prend. Qu’il ne connaît pas. (Sergio)

Oui. L’arme destructrice de tous les fanatismes, de tous les totalitarismes, c’est exactement cela. Faire disparaître la réalité charnelle vivante au profit d’une abstraction collective. Juif / Ennemi du Peuple / Hérétique, etc. C’est là que se situe l’étrange divorce entre le romancier et l’auteur des pamphlets. Dans les romans de Céline, il n’y a que des individus. Dans se pamphlets, ils disparaissent au profit de l’hypocrisie meurtrière de leur réduction à une collectivité abstraite, c’est-à-dire une collectivité qui n’existe pas.

la vie dans les bois dit: 8 avril 2018 à 16 h 04 min

Tiens donc, les doriphores, toujours en sous oeuvre , essaient de trouver des circonstances atténuantes à la collaboration antisémite de « Ferdine » pendant la guerre. Z’ont oublie ses assiduités, on dit clubbing? pour dénoncer des médecins en « vertu » des lois vychistes.

Sergio dit: 8 avril 2018 à 16 h 00 min

S’il avait réfléchi à tout cela, il aurait peut-être abandonné ces pamphlets. Ou une transformation qui revienne à un abandon.

Sergio dit: 8 avril 2018 à 15 h 52 min

Jean dit: 8 avril 2018 à 15 h 38 min
Qu’on cesse donc de m’accuser d’un antisémitisme dont je ne sais même pas ce que c’est
au juste. Je me fous des antisémites autant que des sémites.

C’est absolument excellent, ton truc. Mais ne t’en prends pas aux gus nommément. Pour cette si terrible ambiguïté des Pamphlets, je crois que j’ai fini par entrevoir ce qui cloche.

En deux mots, pour schématiser. Il est parfaitement normal d’être frappadingue en écrivant. Pourquoi ? Parce que c’est ce qui est recherché. Pourquoi ? Parce que sans folie il n’y a pas de littérature.

Ce qu’il faut reprocher à Ferdine, ce n’est pas cela, bien au contraire. Même une fois qu’il est assis à gratter un Pamphlet. Ce qu’il faut lui reprocher, c’est, après ce travail, de ne pas réaliser que c’est à des hommes vivants qu’il s’en prend. Qu’il ne connaît pas.

Ce qu’il faut lui reprocher, c’est qu’il ait pu se dire, en pleine journée : demain je casse du Juif. Sans réaliser que c’est non seulement honteux, mais sans objet.

Ce qu’il faut lui reprocher, c’est de guetter la facile clientèle des lecteurs fafs, lors même qu’encouragés par ses massacres à la plume, ceux-ci poursuivent en massacrant tout court.

Aussi simple que cela…

la vie dans les bois dit: 8 avril 2018 à 15 h 51 min

Purée j espère que c était clair. Jean marron allez en paix, je ne vais pas vous regretter.

la vie dans les bois dit: 8 avril 2018 à 15 h 49 min

Jean marron, après vous le déluge. Soit.
Mais epargnez-nous vous votre agonie revendicative . On revendique aussi le droit de penser que vous n êtes pas vraiment un sujet .

Jean dit: 8 avril 2018 à 15 h 43 min

@ Janssen J-J et quelques autres

L’indifférence, c’est ça qui vous reste en travers de la gorge, hein , mes petits amis ? Mais pourquoi voudriez-vous qu’un s’intéresse à vous, qu’on vous aime, hein ? Au nom de quoi ? Je veux qu’on m’aime, ouin, ouin, quelle puérilité grotesque, quelle indécence, quelle outrecuidance.

Sant'Angelo Giovanni dit: 8 avril 2018 à 15 h 42 min


…quand, on pense, à tout les enfants  » avortés « , çà, nous en fait, de la  » Shoah « , pour améliorer sa chienne de vie,…
…submergée, par l’immigration arabe, en contre-partis,…soumise de façade,…
…et des conversions collabos,!…
…le patron à toujours raison, surtout, s’il est juif,…et grand maître de l’ordre des templiers,…
…le compte, de tout les avoirs, juifs, à ce jour,…
…que reste t’il, aux autres, pour s’épanouir,…mystères et boules de gommes, les levrettes aux châteaux d’Ô,…Ah,!Ah,!…
…etc,…l’avortement,…

Jean dit: 8 avril 2018 à 15 h 38 min

Je finis par me demander si ce Janssen J-J ne serait pas Juif. En ce cas je comprendrais qu’il se sente concerné par ce qui concerne les Juifs, ces affaires de Shoah, d’antisémitisme etc. Soit. Mais pourquoi quelqu’un qui n’est pas Juif, n’a aucun contact avec des Juifs, devrait-il se sentir concerné par ce qui concerne les Juifs, les intéresse, les émeut ? Au nom de quoi au juste ? J’aimerais que Janssen J-J m’explique ça. Je suis indifférent aux Juifs, à leur histoire, à leurs problèmes, à leur existence, comme je suis indifférent à bien d’autres groupes ethniques, religieux, culturels (etc.) sur la Terre. Ni plus ni moins. Qu’on cesse donc de m’accuser d’un antisémitisme dont je ne sais même pas ce que c’est
au juste. Je me fous des antisémites autant que des sémites.

Sergio dit: 8 avril 2018 à 15 h 33 min

Jean dit: 8 avril 2018 à 15 h 23 min
Parlez-moi des rivières

Il y a un gus qui a fait un billet là-dessus. Yes ! Mais alors où…

Sergio dit: 8 avril 2018 à 15 h 30 min

Jazzi dit: 8 avril 2018 à 14 h 56 min
D’autant plus que les Invalides sont dues à Louis XIV

Oui. Au bord du Danube.

la vie dans les bois dit: 8 avril 2018 à 15 h 28 min

@13h08
Je ne sais pas si dans l’chnord les électeurs de la marine vont à la messe. Comme elle a les mêmes électeurs que la Mélenche, beaucoup sont plutôt dans une optique « soumission ». Des bouffeurs de saucisson (connais mal la cochonaille du nord) qui vont aux bals du fn, et qui se convertissent à daech sont plus nombreux que tu ne le penses.

Jean dit: 8 avril 2018 à 15 h 23 min

Janssen J-J dit: 8 avril 2018 à 11 h 07 min Janssen

J-J se propose pour parfaire mon éducation, apparemment sur la question des Juifs et de leur histoire. Mais j’ai déjà dit ici que je n’étais pas Juif, que je n’avais pas de Juifs ni dans ma parentèle ni parmi mes amis, et que donc, rien de ce qui concerne les Juifs ne me concerne ni ne m’intéresse. En matière d’histoire des Juifs, surtout relativement récente, je confesse ma profonde ignorance, mais en quoi en savoir davantage me serait-il utile ? J’avoue que je m’en tamponne avec un tibia de langouste, comme on dit du côté de Douarnenez. Pour moi, le mot « Shoah », c’est de l’hébreu, au propre et au figuré. Je constate que, sur ce blog, certaines personnes ont le nez là-dessus quasiment en permanence, mais moi, j’ai vraiment d’autres chats à fouetter ; je m’intéresse à plein de choses, tiens, les rivières, par exemple, c’est passionnant. Parlez-moi des rivières, épargnez-moi votre Shoah, dont je n’ai que faire.

Sant'Angelo Giovanni dit: 8 avril 2018 à 15 h 09 min


…on, ne peut, toutefois, faire,…un amalgame,…des crises actuelles bancaires,…
…dans le seul but, de ne reconstruire, qu’Israël, au bord, du gouffre des communautés  » arabes « , de complaisances économiques,
…et faire se  » stagné « , les individualités économiques en Europe,…

…pour le seul prétextes de Shoah, quelconque,…bien mérités, comme leçons de juives, de comportements économiques hors- normes, et sans collaborations, des autres ethnies et cultures, comme une véritable  » sectes « , sans limites,…
…il faut assumer, le rejet, de nationalismes, pour Israël, aussi,…état fabriqué de toute pièces, dans la Palestine, d’après 40-45,…
…satanismes des profits, quand tu nous tient, aller, vous expliquez,  » le crédit, coûte, aussi, de l’argent ‘,…
…coûte de trop, aux dépend,des confiances aux institutions complices,…
…quand, le crédit, ne se suffit, plus, de manger, son crédit,…
…la nature juive, en  » Ouroboros « , mon amour, flétrit,…d’économies rancunières,…
…banco-jeux-en Bourse,…vivre sur les autres débiles,…d’acteurs persuadeurs,…
…mare, etc,…

la vie dans les bois dit: 8 avril 2018 à 15 h 07 min

D’toute façon le boursouflle , oetit fonctionaire, est un bon client pour la rue Lauriston. Je l’ai toujours pensé. Et bas rosis aussi, dans son « genre.

Jean dit: 8 avril 2018 à 15 h 06 min

QUIZ –

Q – Quel point commun y a-t-il entre les Juifs et les Converses ?

R – On en trouve plus facilement en 39 qu’en 45.

la vie dans les bois dit: 8 avril 2018 à 15 h 03 min

Finalement il n’ en faut pas beaucoup pour démasquer un imposteur comme ce petit fonctionnaire. Mais on a vu pire, hélas…

la vie dans les bois dit: 8 avril 2018 à 14 h 46 min

Que le boursouflle,un imposteur de première bourre et bouuré de première , fonctionnaire de l’état français, militant de l’extrême droite israelienne ne pense pas un instant m’instruire de quoi que ce soit sur le sujet. Il y a eu une vie avant internet et ses fakes.

Widergänger dit: 8 avril 2018 à 14 h 45 min

L’armée israélienne, Tsahal, rend les honneurs sur le site de Masada régulièrement.

C’est comme si on allait se moquer des Invalides sous prétexte qu’on juge la politique de Napoléon ambiguë.

Widergänger dit: 8 avril 2018 à 14 h 38 min

Et la vipère des bois, elle est mieux désignée si je dis qu’on va l’offrir en holocauste au dieu de la bêtise universelle ?

la vie dans les bois dit: 8 avril 2018 à 14 h 33 min

Je pense que le terme holocauste nazi est plus adapté pour désigner la destruction des Juifs d’Europe.

la vie dans les bois dit: 8 avril 2018 à 14 h 30 min

Choupinet, lui, a abandonné assez vite les jésuites pour le théâtre. Mais il en a gardé une certaine idée mercantile.

Widergänger dit: 8 avril 2018 à 14 h 27 min

Il est clair, émouvant, rend compte de toute la portée du drame. (Sergio)
_________
Mais les Juifs n’ont pas le droit de nommer ce drame par un mot hébreu…! On voit tout de suite les limites de la tolérance de Sergio !

Widergänger dit: 8 avril 2018 à 14 h 25 min

Le livre récemment publié par Joël Cornette, qui dirige la collection chez Belin, sur Rome, Rome, cité universelle, par Patrice Faure, Nicolas Tran et Catherine Virlouvet, chez Belin réécrit à nouveau frais l’histoire antique de la ville impériale romaine.

Mais cela ne va pas sans dérapage typique de notre époque. La page 241 du chapitre 4 est à cet égard parlante. Et j’ai décidé de la faire parler… Elle montre une photo légendée de la forteresse de Masada en Israël. La légende est titré : « Masada, de l’histoire au mythe ». Suit une longue notule qui explique la révolte des Sicaires juifs contre l’occupation romaine et leur suicide collectif sous la direction de Ben Yaïr, présenté par Flavius Josèphe dans La guerre des Juifs à la fois comme un brigands et comme un saint par le discours reconstitué magnifique qu’il met dans sa bouche au moment de la mort des quelques mille rebelles qui s’étaient réfugiés avec femmes et enfants en haut de la forteresse. À la fin de cette notule qui se veut neutre et l’expression du savoir scientifique académique d’aujourd’hui, donc en principe neutre, on peut lire néanmoins ceci : « Ce récit tragique a fortement contribué à la célébrité du site et à l’intégration ambiguë de Masada dans le récit national israélien. Longtemps présenté comme comme un acte exemplaire du courage du peuple juif, le suicide des défenseurs de la place forte est aussi apparu aux yeux de certains comme un geste extrême, censé incarner la politique jusqu’au-boutiste parfois reprochée à l’État d’Israël. » On ne voit ce que ce genre de considérations sur l’actuelle politique israélienne vient faire dans un ouvrage savant sur l’histoire de Rome.

Il semble que Carcopino ait fait des enfants dans le dos à Pétain…!

À la fin du 1er siècle de l’ère courante, mentionnée par Mme Mireille Hadas-Lebel dans son ouvrage Rome, la Judée et les Juifs, Picard, 2009, p. 129, on peut lire cette plainte émouvante des Juifs de l’époque, qui dépassent de loin les seuls Sicaires de Masada :

« Heureux celui qui n’est point né
ou naquit pour mourir aussitôt
Mais malheur à nous les vivants
qui avons vu les douleurs de Sion
et le sort de Jérusalem. »

(II, Baruch, 10, 6-5)

Le surnom de Babylone est donné dans les deux apocalypses juives (II Baruch et IV Esdras) ainsi que dans l’apocalypse de Jean. Rome a souillé Jérusalem mais ça n’émeut nullement M. Patrice Faure, professeur d’histoire romaine à l’université Jean Moulin Lyon III, qui s’en prend aux vilains Israéliens qui font que l’embêter.

Inutile de préciser que ces deux éminents savants ont eu droit à un courriel de protestation ainsi que les éditions Belin. C’st par là aussi qu commence l’antisémitisme !

On peut entendre ici le directeur de la collection, Joël Cornette, développer l’idée que la France est une invention. Apparemment, à ses yeux, ce droit qua la France de s’inventer son histoire, est contesté à Israël, rabaissé à n’avoir qu’un réciti national « ambigu » et dénigré par les savants français, qui, de ce point de vue, ne valent pas mieux que la racaille gauchiste propalestinienne de merde qui infecte notre pays.
https://www.youtube.com/watch?v=h2AAwhbEvT0

la vie dans les bois dit: 8 avril 2018 à 14 h 12 min

Ceux qui confondent les adorateurs de maréchal la voilà, et du borgne son grand-pere renvoye chez sa mere par le curé,
allongés dans la nef de st Nicolas du chardonnet avec Marcel L. de la FSPX ne sont pas cathos.C’ est pourtant simple à comprendre.

Sant'Angelo Giovanni dit: 8 avril 2018 à 14 h 05 min


…quels que soit, la religion, des opprimés, en tout sens, et persuadeurs de partis-pris,…

…tous, à vivre à nos dépend,…
…la régulation, se retrouver, à vivre pour soit-même, s’il en reste, de courtoises mentalités , à nos états d’esprits libres, de tout droits,…
…vivre, pour soit, même sans familles en complémentarités,…
…vous exister, à vivre pour vous, et pour aucune nation populiste barbare du profit,…
…à vous soumettre a des sacrifices, de guerres, pour les plaisirs de commerces expérimentaux,…Voilà,…
…des oppresseurs, à se faire mettre,…à la légion étrangère,…Ah,!Ah,!…
…tout confis, sucré, salé,…Go,!…O.K.!
…etc,…

Sergio dit: 8 avril 2018 à 13 h 54 min

Jean dit: 8 avril 2018 à 10 h 58 min
C’est qui, « Shoah » ?

Oui. Le terme d' »extermination » est très bien. Il ne fait pas son péteux de « celui qui sait un mot d’hébreu ». Il est clair, émouvant, rend compte de toute la portée du drame.

la vie dans les bois dit: 8 avril 2018 à 13 h 48 min

T’as raison amlette. Moi aussi ces silhouettes simenonniennes ça m’ a fait tiqué. Tu sens le vieux notaire de province qui vient faire l’inventaire des biens à recenser avant la crue. En plus il tombe sur une allumée qui qui cause de la doure.

Nicolas dit: 8 avril 2018 à 13 h 08 min

« Mais ce chiffre global de 38 % en faveur de la candidate d’extrême droite masque en réalité de grandes différences de comportement électoral entre les pratiquants réguliers, qui vont à la messe au moins une fois par mois, et les pratiquants occasionnels. Chez les premiers, seuls 29 % ont voté pour Marine Le Pen au second tour et 71 % pour Emmanuel Macron. Chez les seconds, ils étaient 46 % pour la candidate frontiste et 54 % pour celui d’En Marche ! Même si c’est dans un contexte de hausse généralisée du vote extrême, une plus grande pratique demeure associée, chez les catholiques, à une moindre propension à voter pour le FN. »
Comme ça on comprend mieux

Nicolas dit: 8 avril 2018 à 12 h 59 min

Le vote FN des pratiquants réguliers est resté en 2017 largement inférieur à la moyenne nationale. Sa montée est cependant réelle mais très récente, liée à la montée de l’islamisme. Du temps du père Le Pen le vote catho en sa faveur était très faible comparé à l’ensemble de la population. Millet n’a pas tord, plus on monte vers le noyau dur des cathos, pratiquants réguliers, prêtres, hiérarchie, moins la droite, a fortiori extrême, trouve de sympathie. L’analyse de Henri Tincq est surtout valable pour les « catholiques culturels » non pratiquants et le plus souvent non croyants.
Closer
Stupéfiant !

Nicolas dit: 8 avril 2018 à 12 h 57 min

« 38 % des électeurs se disant catholiques pratiquants (ils représentent entre 10 % et 15 % du corps électoral) ont voté pour Marine Le Pen (FN) au second tour de la présidentielle, contre 62 % pour le candidat d’En Marche !, Emmanuel Macron. C’est quatre points de plus que le résultat obtenu par la candidate du FN dans l’ensemble de la population (33,9 %). C’est aussi plus de deux fois plus que la part de pratiquants ayant voté pour Jean-Marie Le Pen en 2002 (17%). »
http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/05/09/les-catholiques-pratiquants-ont-vote-le-pen-a-38_5124530_4854003.html
Le suspense fut bref

Nicolas dit: 8 avril 2018 à 12 h 52 min

Bon je voudrais pas vous contre dire mais les votes catho n’ont rien à voir avec ce qui est dit icit. « le premier tour de la présidentielle confirme l’ancrage à droite des catholiques. Si l’on additionne les votes déclarés pour les trois principaux candidats de droite et d’extrême droite, François Fillon, Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan, on totalise 54 % des voix de ceux qui revendiquent cette appartenance. Un pourcentage nettement supérieur à celui de 30 % qu’ils réalisent chez les « sans religion ».

Comme pour toutes les études électorales, c’est la ventilation au sein du groupe général des catholiques qui retient l’attention. Les écarts sont frappants. Chez les pratiquants réguliers, on obtient un score de 67 %, contre 55 % pour les pratiquants occasionnels et 42 % pour les non pratiquants. » On notera que  »
Marine Le Pen, qui avait en 2012 réalisé 15 %, ne profite guère des déboires de François Fillon, ne progressant que d’un point. « La pratique religieuse continue d’être un frein au vote d’extrême droite, observe Jean-Daniel Lévy, directeur du département Opinion chez Harris Interactive. Avec le temps, la digue s’est un peu affaiblie mais elle tient toujours. »

De ce point de vue, il sera intéressant de voir l’effet des appels de certains responsables de la droite catholique à voter pour Marine Le Pen au second tour. »
https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Presidentielle-lancrage-droite-catholiques-pratiquants-confirme-2017-04-24-1200842060
Suspense…

hamlet dit: 8 avril 2018 à 12 h 35 min

c’est comme les « silhouettes simenoniennes », parce que ces silhouettes simenoniennes on en trouve aussi chez Conan Doyle, et là c’est limite du favoritisme de faire passer les silhouette de Simenon derrière celles de Conan Doyle, à tel point que je serais Conan Doyle j’y prendrais assez mal qu’on passe ainsi sous silence mes silhouettes, d’autant qu’on peut toujours se demander si Simenon n’a pas piqué ses silhouettes à Conan Doyle, je veux dire c’est tout à fait possible d’un point de vue chronologique, et là le mieux est de parler de silhouettes conandoyliennes qu’on retrouve presque à l’identique chez Simenon, parce que là encore moi j’ai l’habitude de lire les critiques ici écrites, mais le type qui sait pas, mais qui sait que l’auteur de la critique a comme par hasard écrit des bouquins sur Simenon mais aucun sur Conan Doyle, vlan ! on se retrouve avec les mêmes soupçons qu’avec les cimetières séfarades, et quand on sait aujourd’hui, la vitesse à laquelle se construisent les théories un peu branques je pense qu’il faut être hyper méfiants de ne pas laisser sur le bord de la route Conan Doyle en essaynt de passer sous silence ses silhouettes, c’est limite une question éthique et come chacun sait il n’y a qu’un pas de l’éthique à la politique et là il faut être hyper méfiant sur ce qu’on écrit, surtout avec tous les problèmes géopolitiques il faut pas se mettre à dos les anglais.

hamlet dit: 8 avril 2018 à 12 h 26 min

je dis pas ça pour moi, parce que j’ai l’habitude de lire les critiques, mais le type qui n’est pas au courant, vlan ! ça met le soupçon sur l’ensemble, non ?

hamlet dit: 8 avril 2018 à 12 h 25 min

surtout quand ça tombe à la fin, dans la dernière phrase, parce que du coup cela remet en question tout ce qui précède.

sérieux, quitte à écrire ce genre de phrase il vaut mieux la mettre au début.

hamlet dit: 8 avril 2018 à 12 h 23 min

« Et puis quoi, un promeneur qui explore les cimetières de la communauté de Bayonne afin de retrouver la trace des séfarades expulsés… un tel homme ne saurait être entièrement mauvais… »

ça c’est ce qu’on appelle un critère de jugement influencé par des aprioris identitaires, ce qui d’un point de vue déontologique représente une attitude quelque peu problématique au regard de facteurs dits d’objectivité qui sont, je le rappelle, le socle de tout esprit critique, cela dit, au point où nous en sommes quant à la critique littéraire, nous n’en sommes plus tellement à ça près.

hamlet dit: 8 avril 2018 à 12 h 16 min

« des silhouettes simenoniennes »

le fait de voir du Simenon partout est une pathologie qui porte un nom, mais je sais plus lequel.

hamlet dit: 8 avril 2018 à 12 h 11 min

je sais pas pourquoi, mais j’aurais pas écrit « road movie » en un seul mot « roadmovie », comme « nonchalant » je l’aurais en trois : « non chat lent », pour justement exprimer le fait que cela ne concerne pas les chats qui vont vite : un « road movie non chat lent ».

il manque aussi le mascaret ! parce qu’on suit l’Adour il arrive parfois de tomber sur un surfeur !

le plus souvent un surfeur basquais ! (à ne pas confondre avec le poulet parce qu’il est très rare d’en trouver sur un surf.

sinon, comme article c’est bien.

JC..... dit: 8 avril 2018 à 11 h 59 min

Il est clair que les Docteurs Evgueni Leg Delikatessen viennent de coopter un dernier génie des bichons maltais de la culture occidentale : JJJ le Gigi !

Quel régal, cette république des livres, si vivante comparativement aux autres tentatives !

Evidence dit: 8 avril 2018 à 11 h 42 min

Quand il est à court d’argument, JC Landouille se débine comme dab’…avec une invective récurrente, comme dab’ aussi… parti à l’HP de Porquerolles

Janssen J-J dit: 8 avril 2018 à 11 h 37 min

@encore des tâches entachées !…

pourquoi l’JC est-il toujours le premier sur les lieux d’aisance pour prendre la défense de jean, le réel de son double ? Il aime pas les fiotes et il lui lèche le Q, y’a un malaise ou quoi ?

JC..... dit: 8 avril 2018 à 11 h 27 min

Quittons nous sur ce constat positivement christian extended !

La paix sur Terre aux hommes de bonne volonté implique le retirement de ceux de mauvaise volonté qui l’ont bien mérité !

Retrait pour des tâches à la hauteur de leurs ambitions nulles …

JC..... dit: 8 avril 2018 à 11 h 20 min

« En revanche, vous venez d’administrer la preuve de ce que vous êtes, i.e une véritable ordure : je persiste et je signe. Cher ami. » (JJJ)

Il s’y connait, le cher ami ! Il en vient …. Quelle fiotte !

JC..... dit: 8 avril 2018 à 11 h 15 min

Docteurs ELD,

Pouvez vous me dire pour quelles raisons ce magnifique bichon maltais nommé Gigi, n’a pas réussi des examens d’aliéniste, pourtant assez faciles à obtenir ?

Bien à vous !

Evidence dit: 8 avril 2018 à 11 h 13 min

Jean à 10 heures 54 : vous développez là toutes les théories et arguments du parfait antisémite, ne lésinez plus, avouez !

Janssen J-J dit: 8 avril 2018 à 11 h 13 min

comme le remarquait à juste titre quelqu’un, la force de l’idéologie négationniste tient en ce qu’elle oblige son contempteur à se justifier. Vous ne croyez tout de même pas que nous allons tomber dans ce vulgaire panneau, pauv’simplet. En revanche, vous venez d’administrer la preuve de ce que vous êtes, i.e une véritable ordure : je persiste et je signe. Cher ami.

JC..... dit: 8 avril 2018 à 11 h 12 min

Docteurs Evidence, Legrand, Delair ! J’ai confiance dans votre savoir.

Je pensais que ma misanthropie entraînait, de facto, un antisémitisme modéré et un négationnisme policé de la shoah dont certains m’ont dit que c’était un bobard trouble monté par des puissances étrangères….

Bref, soyons factuel : avez vous un onguent contre l’antisémitisme négationniste, pommade dont les effets secondaires ne seraient pas « le goût du martyre » en camion, camionnette, semi-remorque, ou scooter ?….

Bien à vous, les aliénistes aliénés !

Janssen J-J dit: 8 avril 2018 à 11 h 07 min

@10.58 En revanche, vous allez beaucoup sur le rdl où l’on apprend pourtant bien plus de choses qu’ailleurs, grâce à GWG notamment. Car, depuis le temps que ce blog est indirectement dédié au sujet de la Shoah, -son point Goodwin, y a même prétendu le Maitre des Lieux, – Shoah ou Holocauste, ou extermination systématique des Juifs sous la période du 3e Reich, votre cécité et surdité paraissent pour le moins surprenantes, cher ami.
Vous apprenez quoi là, au juste ? Savez-vous qu’il existe encore des témoins pour attester de l’existence du 3e Reich ? Voulez-vous des références pour vous cultiver à ce sujet ? Nous pouvons vous aider, Passoul et moi, à parfaire votre éducation, vous savez. Chacun peut avoir ses lacunes, c’est bien humain, et toujours réparab’.

Jean dit: 8 avril 2018 à 10 h 58 min

@ Janssen-J-J

Pour avoir participé au négationnisme en matière de Shoah, encore eût-il fallu que je susse ce que c’est que Shoah. C’est qui, « Shoah » ? Une vedette de la télé ? du cinéma ? Je ne regarde pas la télé ni ne vais au cinéma.

Jean dit: 8 avril 2018 à 10 h 54 min

@Evidence

Puisque vous ne semblez pas capable de me fournir une définition du « sémite » qui tienne la route, j’en conclus provisoirement que le sémite n’existe pas. Il s’ensuit que l’ « antisémite » et l’ « antisémitisme » n’existent qu’à titre d’êtres et de positions chimériques. Perso, je n’ai pas de temps à perdre avec les chimères.

Jazzi dit: 8 avril 2018 à 10 h 50 min

rose, dans son recueil de textes regroupés dans « Provence », Giono évoque l’arrivée du printemps en Haute-Provence le 24 avril 1964. Patience, il arrive !

« De jour en jour, d’heure en heure, le bruit des feuillages se fait plus épais. Enfin, un beau matin, je m’aperçois que la forêt de chênes taillis est recouverte uniformément d’une écume couleur d’absinthe. J’ai encore raté l’arrivée des feuilles nouvelles. Elles sont là, déjà dentelées. Alors, en une semaine, les dés sont jetés : les orages s’éloignent, les vents se calment, le ciel se découvre, le soleil s’installe, les joies cherchent lentement ceux qui sont destinés à jouir d’elles, et les trouvent. Le printemps est arrivé. »

Janssen J-J dit: 8 avril 2018 à 10 h 40 min

@ 9.56, ses propos toujours franchement rigolos, voire hilarants

Elle n’en avait pas conscience… Or, vous avez raison… Mais ils me manquent, voyez. A votre différence, je ne me fais pas à sa désertion. Sans elle, la rdl est orpheline et devenue bien fadasse. Je l’ai suppliée d’y revenir, mais elle ne veut point, pour l’instant. Préfère bouder en son boudoir. Je reconnais qu’il est encore un peu trop tôt, quand la blessure d’amour propre est à ce point profonde. Mais je suis confiant, tout le monde en guérit peu ou prou.

Jean dit: 8 avril 2018 à 10 h 36 min

Evidence dit: 8 avril 2018 à 10 h 05 min
Jean : antisémite, c’est quoi… réponse : antisémite c’est qui ? VOUS !

Elle est bonne, celle-là ! Pour être antisémite, encore faudrait-il que je sache ce que c’est qu’un sémite. Comment pourrais-je savoir ce que c’est qu’un antisémite puisque je ne sais même pas ce que c’est qu’un sémite ? J’en conclus que, puisque le sémite n’existe probablement pas, l’antisémite et l’antisémitisme n’existent probablement pas non plus. Les vrais problèmes sont suffisamment nombreux comme cela, on ne va pas nous compliquer davantage la vie avec des chimères.

et alii dit: 8 avril 2018 à 10 h 21 min

L’Aigos Potamos (Αἰγὸς Ποταμοί, rivière de la chèvre en grec ancien : on trouve aussi les formes Aegos ou Ægos pour le premier terme et Potamoi pour le second, avec donc plusieurs combinaisons possibles), actuel Indjé-limen ou Galata, est un petit cours d’eau situé en Chersonèse de Thrace (Gallipoli), Turquie. Aigos Potamos était aussi une cité antique située à son embouchure, où la rivière se jetait dans l’Hellespont (Dardanelles), à quelques kilomètres au nord de la cité antique de Sestos.

Le lieu est célèbre pour la bataille qui se déroula près de l’embouchure en -405 entre Sparte et Athènes. La flotte athénienne y fut alors détruite par les Spartiates commandés par Lysandre, ce qui mit un terme à la guerre du Péloponnèse.

rose dit: 8 avril 2018 à 10 h 18 min

comme hippo le cheval potamos du fleuve.
L’hippopotamos.
???

ne trouvant pas le dit en voici d’autres, compagnons pacifiques, eux.

Evidence dit: 8 avril 2018 à 9 h 56 min

JJJ, la désertion de votre amie christiane ! elle a préféré se retirer car ne supportant pas les remarques désobligeantes à ses propos toujours franchement rigolos, voire hilarants… bon vent !

Jean dit: 8 avril 2018 à 9 h 55 min

Evidence dit: 8 avril 2018 à 9 h 18 min
JC, vous avez écrit : « Nahon, crevé »… vous tapez sans arrêt sur Klarsfeld… vous admirez les pamphlets de Céline… pouvez-vous nous assurer sur l’honneur que vous n’êtes pas antisémite, jurez-le !

« Antisémite » : c’est quoi ?

renato dit: 8 avril 2018 à 9 h 54 min

Il ne faut pas trop lui en vouloir, c’est le gars qui n’arrive même pas à faire bon réac.

William Legrand dit: 8 avril 2018 à 9 h 45 min

les docteurs ont raison : JC, grand corps malade, cas désespéré, bientôt le ter-minus !

Janssen J-J dit: 8 avril 2018 à 9 h 36 min

Ce matin, une tourterelle turque est venue s’appuyer sur la rambarde pour me dire de cesser de regarder l’écran et d’enregistrer les tristes nouvelles de la désertion de notre amie Ch. de la rdl. La visite de cette tourte était d’autant plus étonnante que j’étais en pensée place Taksim et à Karakoï avec Mevlut, le petit vendeur ambulant de boza, resté fidèle à son épouse malgré son récent veuvage et les injonctions de sa smala à se remarier d’urgence avec Samiha pour ne pas rester seul. Or, vous savez que de donc ôté, devenue également jeune veuve depuis l’assassinat de Ferhat, cette perspective était entrée dans le champ du possible à défaut du probable. La mort tragique de Ferhat, mal élucidée, est en lien avec une sombre histoire de recouvrement de dettes d’électricité depuis la privatisation qui engendra une dérive mafieuse inédite de fraude et de corruption)? Rappelons qu’il avait aidé Mevlut, le petit paysan illettré à lui écrire naguère des lettres d’amour enflammées. Samiha était la sœur benjamine de Rahiya, pour les yeux de laquelle le destin de Mevlut bifurqua à jamais, de sorte que « cette chose étrange demeura en lui » (tout comme la tristesse de la ville), sans qu’il jamais vraiment voulu l’admettre.
Notre petite ville de banlieue parisienne n’est pas triste, mais elle est depuis quelques années envahie par des perruches vertes à collier qui en sillonnent les ciels, criaillant et chassant les moineaux et tourterelles turques désemparées par leur présence agressive. Ces perruches vinrent d’Asie par effraction et se sont mises à rapidement coloniser nos villes, prouvant de la sorte leur remarquable faculté d’adaptation. Tant qu’on ne saura pas très bien si le phénomène s’est répandu en Normandie, on peut néanmoins se demander s’il ne préfigure pas comme une heureuse métaphore des heureuses tendancielles affectant notre monde réchauffé.
Et tout se passe comme si la nouvelle de l’erreur de datation historique de l’éruption du Vésuve en 79 venait confirmer ce diagnostic.
Vous empoigne une belle journée à toussent, et notamment Ed et Laura Delair, nouvelle génération de relève chaude.

JC..... dit: 8 avril 2018 à 9 h 29 min

Docteur Evidence, bonjour !

En qualité de misanthrope décidé, je me dois de détester tout le monde ! Donc je déteste les Juifs, les Musulmans, les Sikhs, les Bouddhistes, les Hindous, les Protestants, les Evangélistes, les Américains, les Anglais, les Teutons, les Monégasques, les Hétéros, les Fiottes et les Gouines.

Vous avez d’autres solutions pour être un misanthrope dynamique et sincère ?

JC..... dit: 8 avril 2018 à 9 h 25 min

Docteur Delair, bonjour !

Une ONG, « Balance_toi_fissa » me déconseille de jeter mon grand corps d’andouille (accompagné de mes chères andouillettes, concubines adorées) dans une grande poêle à frire brûlante car suicide garanti certes mais de trop grandes douleurs à prévoir.

En qualité d’aliéniste aliéné, que me conseillez vous ? D’avance, merci pour vos conseils !

et alii dit: 8 avril 2018 à 9 h 24 min

délivre moi
Libera Me est une prière traditionnelle catholique de la messe de Requiem voir les requiems (verdi, fauré )

la vie dans les bois dit: 8 avril 2018 à 9 h 23 min

Pensée d’un p’tit déjeuner à Bahia, Brasil.

Cette recette du chocolat, ramenée du Portugal…
Neuf personnes sur dix aiment le chocolat, la dixième ment.

Une histoire de cabosse.
Jorge Amado, Cacao, extrait du goût de .

« Jaque ! Jaque ! Les gamins grimpaient aux arbres comme des singes. Le fruit tombait – boum – et eux se jetaient dessus. En peu de temps, il ne restait plus que l’écorce et les déchets, que les porcs dévoraient gloutonnement.
Les pieds écartés semblaient des pieds d’adultes, le ventre était énorme, gonflé par les jaques et la terre qu’ils mangeaient. Le visage jaune, d’une pâleur terreuse, accusait l’héritage de maladies terribles. Pauvres enfants blafards, qui couraient au milieu de l’or des cacaoyers, en haillons, les yeux éteints, à demi idiots. La plupart d’entre eux travaillaient à la mise en tas dès l’age de cinq ans. Ils restaient ainsi, petits et rachitiques, jusqu’à dix ou douze ans. Puis soudain apparaissaient des hommes trapus et bronzés. Ils cessaient de manger de la terre, mais continuaient à manger des jaques.  »
https://www.biblioblog.fr/post/2009/05/23/Cacao-Jorge-Amado

Evidence dit: 8 avril 2018 à 9 h 18 min

JC, vous avez écrit : « Nahon, crevé »… vous tapez sans arrêt sur Klarsfeld… vous admirez les pamphlets de Céline… pouvez-vous nous assurer sur l’honneur que vous n’êtes pas antisémite, jurez-le !

ribouldingue dit: 8 avril 2018 à 9 h 16 min

« Cet après-midi, l’Héritage des espions n’était toujours pas en rayon. Quand pourra-t-on le feuilleter, et éventuellement l’acheter – après avoir vérifié que dépenser ces 22 euros pour ce le Carré n’était pas du gâchis ? »

Tu t’en fo.us Delaporte de claquer 22 euros puisque tu te les feras rembourser par ton libraire!

Laura Delair dit: 8 avril 2018 à 8 h 46 min

JC le grand malade se lève tôt pour écrire de telles sonneries : caractéristique d’un de ses troubles du comportement

renato dit: 8 avril 2018 à 8 h 42 min

On voit bien Dieu avec barbe et quelques autres attributs d’un pouvoir fantasmé chatouiller le volcan qui, prit par un fous rire épique n’a pas pu contrôler son sphincter.

JC..... dit: 8 avril 2018 à 8 h 30 min

Je suis, sur Pompei, de l’avis du Chanoine Delaporte.

La justice divine s’est abattue à juste titre sur cette cité de luxure, de stupre, de débauche, de vice, d’érotisme, de lubricité, ce foyer de perversions diverses, cette nasse étrange et mal famée.

Bien fait pour eux ! Lunel sait à quoi s’en tenir : les volcans d’Auvergne sont au service du Tout-Puissant.

renato dit: 8 avril 2018 à 8 h 20 min

“…l’éruption du Vésuve à Pompéi en 79…”

Ce n’est pas une nouveauté. Sans chercher loin, voir une monnaie commémorative pour la 15e acclamation de Tito (8.9.79) retrouvée sur le site archéologique.
Cela dit, on appelle ça éruption plinienne ; et outre Pompei, elle détruisit Ercolano, Stabia e Oplontis.

JC..... dit: 8 avril 2018 à 8 h 14 min

Confusion lamentable de notre ami Delaporte !

Chaque femme criait tout autre chose que ce que croit entendre notre sacristain pudibond. Les yeux brillants de désir cinématographique en grande dimension, chacune hurlait :

« POLANSKI, DÉLIVRE MOI ! »

Delaporte dit: 8 avril 2018 à 7 h 52 min

La foule bigarrée et affolée des femmes, des femelles féministes, comme dans Germinal de Zola, criant : « Polanski, livre-toi ! »

JC..... dit: 8 avril 2018 à 7 h 50 min

ERREUR JUDICIAIRE

Polanski est innocent de ce soi-disant crime dont l’accuse Delaporte de Prison, notre préfet aux Moeurs !

Lequel d’entre nous n’a pas passé des minutes délicieuses près du lycée, accroché au grillage de la cour de récréation à observer, mentule en feu, les nubiles redoublantes si troublantes…

J’ai des clichés montrant Delaporte en Rut jouer à papa/maman avec une jeune fille pubère aux charmes tout à fait convenables, sous le regard attendri de la mère maquerelle d’icelle, enchantée par le vivre-ensemble de sa fifille avec un personnage si sympathique !

Delaporte dit: 8 avril 2018 à 7 h 49 min

D’un côté, le martyre d’un saint (Lula), qui frise avec l’héroïsme le plus mythique, de l’autre, la cavale polanskienne, qui sombre dans le sordide et la dénégation nihiliste…

Delaporte dit: 8 avril 2018 à 7 h 43 min

« Je suis à votre disposition ! »

Voilà les mots qu’on attend que Polanski prononce aussi en direction de la justice des hommes.

Delaporte dit: 8 avril 2018 à 7 h 41 min

Ce matin, Polanski ne doit pas dormir d’un sommeil réparateur, mais plutôt avoir des sueurs froides en regardant ce qui pourrait lui arriver, en un mouvement de foule subit.

Delaporte dit: 8 avril 2018 à 7 h 38 min

On imagine un jour l’arrestation en direct de Polanski, dans à peu près les mêmes termes, et son transfert en cellule hyper-protégée pour accueillir le vieil homme, le vieux bandit :

« Essoufflé et ému, le vieil homme a alors confirmé sa reddition. « Je ne me cache pas. Je n’ai pas peur (…), a-t-il dit. La tête haute, je dirai au représentant de la police : “je suis à votre disposition.” » Le Monde

JC..... dit: 8 avril 2018 à 7 h 37 min

L’Arabie Saoudite est bourrée d’Humanistes. On peut continuer à leur vendre des armes : ils ne s’en serviront pas !

JC..... dit: 8 avril 2018 à 7 h 35 min

« Nous sommes désormais nombreux à aspirer à cette justice mondiale. » (Delaporte de l’Aspirateur…)

Delaporte dit: 8 avril 2018 à 7 h 32 min

Un jour peut-être, Polanski sera de même complètement cerné par la réalité de son crime. Il n’y aura plus d’échappatoire possible… sinon la cellule, la geôle américaine. Nous sommes désormais nombreux à aspirer à cette justice mondiale. La cavale polanskienne a assez duré !

la vie dans les bois dit: 8 avril 2018 à 7 h 29 min

le petit capo, en tweet, et ses relayeurs, vont-ils updater ?

« Quand bien même le gouvernement a opposé une fin de non-recevoir aux demandes de plusieurs ONG qui font campagne pour la suspension des ventes d’armes à l’Arabie saoudite, en raison de son rôle dans le conflit du Yémen. Alors que Amnesty International, Human Rights Watch et Handicap International étudient les recours juridiques possibles en invoquant une violation du Traité sur le commerce des armes, le gouvernement répète sans faiblir que le système de contrôle des ventes d’armes français respecte nos engagements internationaux. Un groupe de 20 députés de la majorité (LREM) vient toutefois de déposer une proposition de résolution pour créer une commission d’enquête parlementaire sur les ventes d’armes françaises aux acteurs du conflit au Yémen. « Les informations communiquées ne permettent pas d’exercer notre mission de contrôle », souligne Sébastien Nadot (LREM, Haute Garonne). »
En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/industrie-services/air-defense/0301530223687-la-campagne-contre-les-ventes-darmes-a-larabie-saoudite-sintensifie-2167250.php#ql2J7PCELCDktpSC.99

Delaporte dit: 8 avril 2018 à 7 h 29 min

N’empêche qu’en voyant cela, Polanski doit écarquiller les yeux :

« Une cellule d’à peine 15 mètres carrés avec toilettes et douche privatives attend Lula au siège de la Police fédérale de Curitiba, avant un transfèrement. Elle a été spécialement prévue en raison du statut d’ex-chef d’Etat de Lula, « à l’écart des autres prisonniers, sans aucun risque pour son intégrité morale ou physique », a expliqué le juge Moro. » Europe1

la vie dans les bois dit: 8 avril 2018 à 6 h 41 min

le petit capo ( un journaleux ?) en tweet est à l’image de celui qui le fait marcher.
Il choisit son ennemi. Entre nazes ils se comprennent.

Comme choupinet choisit son public pour s’expliquer de l’amateurisme et de l’incompétence qui gouvernent la France, et du chaos créé:
un JT avec JP Pernault à 13H, pour ceux de la génération Birgitt, des retraités qui attendent les feux de l’amour.

Pendant ce temps-là Philippe le Prime, se régale de ses lapsus, en ouvrant de grandes contestations, inutile qu’il se force à un petit rire gêné, pour une fois qu’il était sincère…
Il ira jusqu’au bout. Tant qu’à faire, autant qu’il y aille en TGV.

JC..... dit: 8 avril 2018 à 6 h 15 min

Il n’y a que Delaporte des Rêves pour rapprocher Lula de Polanski …. Ce que le mauvais whisky peut faire comme dégâts juste sous le plafond !

JC..... dit: 8 avril 2018 à 6 h 08 min

Se moquant de la taille de Philippe le Grand dit Martinez, crapule cégétiste, il rappelle opportunément la réflexion de Rabelais :
« Les petits hommes ont la bouche trop près du cul, lorsqu’ils parlent, ça sent la merbe ! »

JC..... dit: 8 avril 2018 à 6 h 04 min

Le Petit Caporal, référence au tyran impérial français, sale petit Corse intenable, prend le monde pour ce qu’il est : une farce dont il faut se jouer !

Ses détournements sont moins lourds que la réalité de la France Insoumise conduite par son petit général friqué, tricard socialiste étriqué….

Bloom dit: 8 avril 2018 à 5 h 49 min

C’est surtout par leurs couleurs que les fleuves m’ont marqué: rouge latérite du Mississippi, gris perle de l’Indus au confluent de la rivière Kaboul, bleu roi, le brun bouillonnant du Danube à Ratisbonne, noir luisant de la Liffey à Dublin, vert c.l de bouteille de la Lagan à Belfast.
Le Gange n’a pas sans couleur identifiable, sinon à Benarès/Varanasi où les cendres des corps fraîchement incinérés lui donne un aspect tourbeux et tourmenté. A Jinan, le fleuve jaune a la couleur des celles d’un hépatique.
Le Jourdain n’est qu’un mince filet d’eau, décevant, sans intérêt autre que géopolitico-symbolique.

Widergänger dit: 8 avril 2018 à 5 h 38 min

Delaporte, lui, n’est pas au-dessus de la bêtise universelle, qui se porte très bien…!

Bloom dit: 8 avril 2018 à 5 h 23 min

Heart of Darkness commence sur la Tamise d’où Marlowe va évoquer sa remontée du Congo et sa rencontre avec Kurz: un conte de deux fleuves, celui du colonisateur et celui des colonisés.
3e phrase du roman: « The sea-reach of the Thames stretched before us like the beginning of an interminable waterway ».

Delaporte dit: 8 avril 2018 à 2 h 24 min

« Je ne suis pas au-dessus des lois », a dit l’ancien président à ses partisans, réunis au siège du syndicat des métallurgistes, le berceau de sa carrière politique. Le Monde

Lula s’est rendu à la police, malgré la foule de ses sympathisants qui voulaient le garder. En France, Polanski, qui n’a plus de sympathisants, devrait en prendre de la graine… Un exemple moral inédit.

Delaporte dit: 8 avril 2018 à 2 h 19 min

Des derniers moments de liberté chaotiques, romanesques, pour celui qui reste le grand favori à la prochaine élection présidentielle :

Lula avait quitté plus tôt dans la journée les locaux du syndicat pour assister à une messe à la mémoire de son épouse, morte il y a un an et qui aurait eu 68 ans. Il est apparu en T-shirt et jean sur la plateforme d’un camion près du prêtre qui célébrait l’office catholique, devant des milliers de sympathisants remontés à bloc. Le septuagénaire est apparu le poing levé, toujours apparemment combatif mais aussi visiblement très ému à la mention du nom de sa femme. Une foule de sympathisants de gauche criait «Lula, ne te livre pas!». Figaro

Delaporte dit: 8 avril 2018 à 2 h 12 min

Lula s’est rendu aux autorités de son pays. Il va être temporairement transféré dans une prison, où il commencera à purger sa peine de douze années, courageusement, et tout en se proclamant victime d’une erreur judiciaire. Ce n’est pas comme d’autres, qui sont coupables, et qui restent en France alors que la justice américaine les réclame… Deux philosophies de la vie et de la justice.

Delaporte dit: 8 avril 2018 à 1 h 55 min

Cet après-midi, l’Héritage des espions n’était toujours pas en rayon. Quand pourra-t-on le feuilleter, et éventuellement l’acheter – après avoir vérifié que dépenser ces 22 euros pour ce le Carré n’était pas du gâchis ? J’aurais bien aimé feuilleter d’autres livres, annoncés dans nos suppléments littéraires de la semaine, mais c’est comme si aucune parution n’était encore arrivée, à cause de je ne sais quel retard. C’est frustrant, mais peut-être que tous ces livres ne valent finalement pas le coup.

rose dit: 8 avril 2018 à 1 h 35 min

grand teffort d’honnêteté :

>>>widergänger, soleil vert, chaloux

je suis venue avec vous, c’est vrai, ai embarqué dans la navette et j’ai réembarqué direct retour sur terre, illico presto, rapidos, prestos, et dare dare.

https://goo.gl/images/Sz3Z9X

Très désolée mais pas question, il n’y a pas de jardin.
La terre et ferme de surcroît.

Sant'Angelo Giovanni dit: 7 avril 2018 à 23 h 53 min


…ce qui est formidable,…c’est que j’ai gagné,…

…j’ai bouclé, la ceinture, de mes parachèvements nombrilistes, déjà, et, aussi,!…
…Victoire totale, sur tout,…

…et, les Bourses,…mais, ont s’en fout, des investisseurs,…c’est leurs politiques  » libres « ,…
…être & toujours,d’aplomb,…la maîtrise des évènements, l’intranquillité dominée, enfin,…etc,…
…la vie, ne fait, que commencer,…
…vive tout à toutes heures,…Ah,!Ah,!…
…envoyez,…au soldat  » Ryan « ,…

Widergänger dit: 7 avril 2018 à 22 h 54 min

Je vous informe que l’éruption du Vésuve à Pompéi en 79 a été reportée du 24 août au 24 octobre.

Truompeu dit: 7 avril 2018 à 20 h 54 min

le ROBOT de la
Modération
doit avoir une
DIODE de trop

car il ne circuite
que dans un seul sens

alors Bon WEND

Truompeu dit: 7 avril 2018 à 20 h 49 min

« lES VALEURS EVANGélIQUES sont de Gauche »…

c’est absolument vrai…
« les pauvres sont les préférés du seigneur »…

et l’église est « la grande métisseuse »(Ferdin)

—-
Cependant que veut dire « droite » et « gauche » en ce domaine ? la confusion autour de Macron indique le problème et une tarée sur ce Blog comme la grenouille du bois de boulogne le prouve sans cesse EN TRAVELOS entre sa haine non feinte pour les immigrés ou les bobos gauchistes, et dans ses espérances pour Wauquiez, son amour pour Klarsfeld, sa gratitude à Chirac qui aurait sauvé « l’hon,eur de la France’ (oui, l’honneur du cul des vaches…PUISQU’il a assurément contribué en cela à commencer de ruiner la SNCF qui a perdu tous ses contrats aux Usa…)

Ainsi lE VOTE Sarko il y a qqls années a bien montré ce qu’il en était PUISQUE loin du karcher il a déclenché la LYbie et la submersion… Car répétons les pires choses ENTRE 1970 et 1980 (fruits véritables de MAI68 et du Gaullisme) : Lois Pleven « antiracizztes », regroupement familial et avortement comme nouvelles mamelles de la fRANCE furent des inventions mortifères de la « DROITE » au pouvoir (et alors que Giscard avait été un OAS !)… SUITE à quoi la Gauche pique-assiette put jouer…
Pareillement, Qui a financé en privé (outre les subventions publiques) SOS Raclure de J Dray, H Désir Kouchner.. et bien BHL le disait récemment : c’est Fr. Pinault l’ami de Chirac « il avait tj la main à la poche pour nous », et ce mécène est de « droite » évidemment

Certes présentement à Tolbiac les choses paraissent claires : d’un côté ceci de l’autre cela… d’un côté les Nationalistes intégriste et de l’autre les déconnards qui bloquent les cours pour les sans papiers. mAis tout se dilue par la suite…
pAR EXEMPLE l’histoire dit que le FN pur et dur prônait jadis l’ultra libéralisme de Thatcher et même la monnaie unique européenne… Or c’est cette politique qui a conduit à faire de Londres ce que cette ville devient un peu plus chaque jour, avec des chorales musulmanes dans St Paul cahntant sous les yeux de la famille royale fan d’Obaanne, et révulsée par Trump

bREF : la confusion est totale !

et le « virage » prétendu de l’électoral catho n’est jamais que la marche assurée d’un être avec une jambe plus coUrte que l’autre, en cercle vers son point de départ… Car comment imagine t on que Juppé, Fillon auraient changé (ou changeront…) quoi que soit à l’immigration tant ils sont liés à la façon de Merkel à l’Européanisme.
On nous dit : jADIS UNE MINorité catho pour le Père le Pen, et de plus en plus pour la tante ou la nièce Marionnette !? Mais le jour où ce sera la « majorité », les deux « perfides » seront « de gauche »… Elles sont déjà pour l’avortement, pour l’immigration, pour l’Europe de Bruxelles (ou du moins ne savent pas dire autre chose)… et ne rêvent que d’aller au dîner du Criff, ou de se rendre en Israel (le père de la Marionette ayant été un des espions de cet état ; et celle ci a bien dit qu’en 2007 ELLE AVAIT MORALEMENT VOTé sARKO (alors que son Gd Père se présentait !), qu’elle avait des « choses à dire » à Wauquiez, que le « Raczzme » c’était pas son truc etc… on dit qu’elle aurait même eu une liaison avec le proxénète de la pute Zahia, ce qu’elle n’a jamais démenti)

Alors que faire ?
La situation est-elle désespérante ??
désespérée ???

Mais Absolument !

Chaloux dit: 7 avril 2018 à 20 h 44 min

Blabla, occupe-toi plutôt de tes manuscrits rancis… Mais n’oublie pas les gants en caoutchouc…

Widergänger dit: 7 avril 2018 à 20 h 37 min

N’oublions pas Jacques Roubaud qui a repris les vers de Baudelaire pour en faire le titre d’un recueil à lui.

Chaloux dit: 7 avril 2018 à 20 h 37 min

« Manque juste les grelots »

Si tu avais eu les mêmes, Blabla, sûr que tu aurais eu une vie plus heureuse…

Hurkhurkhurk!

la vie dans les bois dit: 7 avril 2018 à 20 h 20 min

@19h48, du fromage ?
« 19h31 : Si vous êtes un peu perdu dans le flot des informations qui circulent sur l’attaque de Münster, nous avons compilé les éléments avérés et ceux qui demeurent flous dans un article. »

Widergänger dit: 7 avril 2018 à 20 h 19 min

Un miles gloriosus avc le cul à l’air, ça devrait nous assurer un bonne tranche de rire. Manque juste les grelots mais le chaloux les porte entre les cuisses depuis la naissance…

la vie dans les bois dit: 7 avril 2018 à 20 h 12 min

J’ai relu le billet et puis j’ai lu F. Bon sur ce même livre de Serge Airoldi,  » Adour, Histoire fleuve », comme on dit roman-fleuve,
qui termine son très bon papier par « exportons l’Adour. »

L’auteur journaliste diversifié écrivain poète, est certainement un bon vivant, nourri de toutes ses lectures, qui permet cette  » exportation ».

Ce tourbillon de références peut rebuter par une gymnastique d’érudition littéraire, et je ne suis pas fondamentalement fan de ces juxtapositions évoquées dans le billet, comme un « hiatus ».

J’ai été sensible à ce passage du billet car il renvoie à une géologie de la catastrophe naturelle… qui ne l’est pas , qui ne l’est plus, tellement au fond, naturelle.

« On croise autant de morts que de bon vivants (…)avec le Dante Alighieri de Querelle de l’eau et de la terre et et le propre père de l’auteur coincé à mort dans son magasin ce jour funeste de 1977 où les eaux du Gers perdirent la tête du côté d’Auch, engloutirent les hommes, les bêtes et les choses sur leur passage …
« détruisant,, enfouissant, saccageant et laissant de grandes vides de paroles dans les familles (…)
et aujourd’hui encore, trente-six ans ce jour de misère et d’eaux tueuses, il parle de l’événement les yeux dans le vide et sans jamais finir les phrases » »

Le reste, non dit, se passe de mots, pour ceux, enfin, pour beaucoup.

Cette crue de juillet 1977 en Gascogne, voir ce document (*) est restée dans les mémoires par son ampleur, et riche d’enseignements, , avec un contexte géographique qui a isolé plusieurs vallées, mais aussi par ce qui est de l’alerte, on pourrait dire avec humour: par le téléphone arabe, mais on n’en était pas loin.

Alors, pour « Passou » toujours dans son beau Drâa, dans ce siècle avait plus de 2ans, lol, j’ai trouvé ce document.
il relate comment étaient perçues les crues du Drâa.
Pas de DDE pour regarder l’eau monter et donner les niveaux par téléphone, non, c’est beaucoup plus, enfin beaucoup moins, c’est vous qui voyez:

« Quand une crue était annoncée c’était un événement tout au long de la vallée, d’Agdz à Tagounit. Toute la vie des palmeraies était suspendue à la crue du Drâa comme l’Egypte à la crue du Nil, avec cette différence que la crue du Drâa était irrégulière et imprévisible. Au printemps, en automne, en hiver, nul ne pouvait la prévoir. Parfois il pouvait y avoir plusieurs crues dans l’année mais certaines années la crue atteignait péniblement Zagora et c’était alors la famine pour le restant des douars dont les jardins et les cultures se mourraient. Un exode se produisait alors vers les grandes villes du Nord.
A la suite de pluies plus ou moins fortes ou de la fonte des neiges sur l’Atlas on pouvait annoncer une crue plus ou moins importante. Dans les différentes annexes des A.I., on était suspendu au téléphone.
– la crue a dépassé Agdz !
– elle a atteint les Ouled Yahia !
– elle arrive à Zagora !
– elle est maintenant à Tamgrout !
– à grand renforts de cris et de burnous on la signale à Dadda Atta !
– la voici aux têtes de séguia en amont du Ktaoua !
Avec un peu de chance les palmeraies plus au Sud vont en profiter.
Telle une armée victorieuse défilant dans une ville libérée, la crue s’avançait dans les palmeraies au milieu des cris et des taghorit (1).
En tête, pour remplacer les tambours, des rouleaux de vagues déferlaient en grondant, charriant des branches, des rochers, des épaves, des cadavres d’animaux et parfois d’êtres humains. A la puissance de cette “fanfare” on évaluait l’ampleur de la crue.
Les chefs d’annexes participaient à la fièvre générale en courant d’un groupe à l’autre. Les Draoua volubiles, les Aït Atta à l’air important, y allaient tous de leurs pronostics. Si la crue arrive sans bruit elle ne dépassera pas le Ktaoua ! Si, au contraire, elle avance avec un grondement de tonnerre elle atteindra le Mhamid pour se répandre dans les bour (2). Peut-être même ira-t-elle inonder les zones d’épandage de l’Iriki et des zbar…
Dans toute la vallée ce sera aussi une période de chikaya sans fin, et, tout de suite, de violentes contestations au sujet de la répartition de l’eau… »
http://www.ouarzazate-1928-1956.fr/le-territoire/la-vallee-du-draa/150-loued-draa-et-ses-affluents.html

(*)Lambert Roger, Vigneau Jean-Pierre. Les inondations catastrophiques de juillet 1977 en Gascogne. Étude géographique d’une
situation. Problèmes de prévision et de prévention. In: Annales de Géographie, t. 90, n°497, 1981. pp. 1-54
site: persee.fr

Chaloux dit: 7 avril 2018 à 20 h 04 min

Gaffe, Blabla, que le Chaloux ne vienne un de ces jours faire un peu rougir ton vieux cul de gnome décati.

D. dit: 7 avril 2018 à 19 h 48 min

Le terroriste de Munster serait un allemand !
Ouf, on respire. Et dérangé, en plus. Merci ! Merci ! Notre bonheur pourrait être à l’apogée si son statut pouvait encore passer de « dérangé » à extrémiste catholique d’extrême droite. Qui sait ?
Euh…on pourrait juste connaitre son nom, comme ça en passant. Il doit bien en avoir un pourtant.

D. dit: 7 avril 2018 à 19 h 43 min

Millet n’a jamais appelé au meurtre.
citez-moi un seul passage, une seule phrase où Millet appelle au meurtre ?

Delaporte dit: 7 avril 2018 à 19 h 27 min

Un pape « libéral », cela signifie un pape qui vire à gauche, contrairement à ses ouailles en France qui, elles, virent à droite, et même à l’extrême droite. Politiquement, il y a une décomposition générale des valeurs évangéliques, qui ne sont plus prises au sérieux que par quelques-uns, que l’on taxe d’être de gauche. Mais, depuis Vatican II et la théologie de la libération, n’est-ce pas le courant qui s’est formé et qui avait commencé à sauver la mise ? Tel est le problème, devant des fidèles qui s’aveuglent de jour en jour.

closer dit: 7 avril 2018 à 19 h 25 min

Voici ce qu’il a écrit la semaine dernière dans « Le Point » : Henri Tincq : « Une partie de l’Église se droitise, voire s’extrême droitise »

Le vote FN des pratiquants réguliers est resté en 2017 largement inférieur à la moyenne nationale. Sa montée est cependant réelle mais très récente, liée à la montée de l’islamisme. Du temps du père Le Pen le vote catho en sa faveur était très faible comparé à l’ensemble de la population. Millet n’a pas tord, plus on monte vers le noyau dur des cathos, pratiquants réguliers, prêtres, hiérarchie, moins la droite, a fortiori extrême, trouve de sympathie. L’analyse de Henri Tincq est surtout valable pour les « catholiques culturels » non pratiquants et le plus souvent non croyants.

Delaporte dit: 7 avril 2018 à 19 h 21 min

L’interview d’Henri Tincq est plutôt intéressant et fait un bilan plutôt composite du catholicisme actuel, avec un pape « libéral » qui, espérons-le, ne sera pas qu’un feu de paille. Si les catholiques de France virent de plus en plus à droite, c’est qu’il y a un malentendu avec les principes mêmes de l’Evangile. Le pape a beau remettre tant qu’il peut les pendules à l’heure, rien n’y fait. Et Tincq peut légitimement se lamenter en disant à ce propos :

« Où sont les grandes voix épiscopales, les intellectuels catholiques de renom qui, autrefois, donnaient le ton dans les médias ou sur la scène politique, pour dénoncer ces dérives, cette contrefaçon des valeurs évangéliques ? »

Jean Langoncet dit: 7 avril 2018 à 19 h 18 min

@de l’[les]avoir expliqué[s] d’une façon éminemment dérangeante ?

Les arguments et motifs développés par Millet pour expliquer les meurtres de Breivik « d’une façon éminemment dérangeante » ne pourraient-ils pas s’appliquer aux « djihadistes » meurtriers ? Cela vous dérangerait-il qu’on les confonde et les condamne ?

Jean Langoncet dit: 7 avril 2018 à 18 h 54 min

Les traditionalistes et les catholiques de gauche … Le débat public n’a pas connu pareil enjeu spirituel depuis Vatican II

Paul Edel dit: 7 avril 2018 à 18 h 44 min

D. A propos de la chronique de Richard Millet;elle est intéressante mais Millet se trompe sur un point. Les catholiques français ne sont pas en majorité de Gauche, c’est faux. Il y a quelques rares évêques, en France (notamment celui de Rennes) qui s’affichent plutôt et avec d’infinies précautions, et la démarche soyeuse, à Gauche, ils sont minoritaires. Les catholiques sont en grande majorité de Droite et souvent d’extrême Droite, ce n’est pas moi qui le dit mais Henri Tincq, qui fut plus de 15 ans le journaliste du « Monde » spécialiste des questions religieuses, et vaticaniste . Voici ce qu’il a écrit la semaine dernière dans « Le Point » : Henri Tincq : « Une partie de l’Église se droitise, voire s’extrême droitise »
Entretien. Dans « La Grande Peur des catholiques de France » (Grasset) »Le point » précise: le journaliste s’inquiète d’une dérive identitaire et réactionnaire au sein des fidèles.Tout l’entretien est précis, convaincant.

D. dit: 7 avril 2018 à 18 h 41 min

Certains médias que je ne nommerai pas par charité disent qu’il ne faut pas s’emballer car il peut encore s’agir d’un « accident ». Ce après que de façon certaine le terroriste se soit tiré une balle dans la tête.
Eh bien moi à leur place j’envisagerais une reconversion dans la vente de roudoudous.

D. dit: 7 avril 2018 à 18 h 30 min

S’agit-il d’un éloge ?
Richard Millet a-t-il encouragé au meurtre ? L’a-t-il excusé ?
Ne lui reproche-t-on pas simplement de l’avoir expliqué d’une façon éminemment dérangeante ?

Jean Langoncet dit: 7 avril 2018 à 18 h 21 min

D. dit: 7 avril 2018 à 18 h 05 min
Remarquable billet de Richard Millet, l’un des rares écrivains resté lucide sur l’état du monde et du phare moral et spirituel qu’aurait dû rester l’Occident.

Richard Millet, Richard Millet, Richard Millet … C’est pas le mec qui a fait l’éloge de Breivik ?
https://fr.wikipedia.org/wiki/Anders_Behring_Breivik

D. dit: 7 avril 2018 à 17 h 50 min

Un d;ji*ha^diste en libre circulation vient de faire plusieurs morts en Allemagne.
Quelque chose à dire, Madame Merkel ?
A défaut de faire ? Votre politique inepte et laxiste expose les allemands, qu’il est de votre devoir de protéger, à une mort atroce.

Sergio dit: 7 avril 2018 à 16 h 19 min

zerbinette dit: 7 avril 2018 à 16 h 06 min

Ainsi c’est à tort qu’on écrit « scenarii » comme les italiens et non scenarioS.

Yes. Sûr et certain. Sans ambiguïté. Croix de fer… Euh non…

zerbinette dit: 7 avril 2018 à 16 h 15 min

wgg : lapsus calami* : vous avez écrit assez de sottises pour aujourd’hui

* restons dans le latin puisque vous aimez

Jean dit: 7 avril 2018 à 16 h 13 min

Vous ne pouvez pas avoir raison puisque vous avez tort…! (WGG)

En somme, Zerbinette serait du genre Pierrot :  » Je te dis toujou la même chose passe que c’est toujou la même chose et si c’était pas toujou la même chose je te dirais pas toujou la même chose ! ». A moins que ce soit WGG …

zerbinette dit: 7 avril 2018 à 16 h 06 min

Comme je suis gentille, je vous évite de chercher :
DHH dit: 6 avril 2018 à 10 h 12 min
@WGG
Zerbinette a raison
le principe en français pour les mots étrangers c’est de ne pas retenir la marque du pluriel de la langue d’origine
Ainsi c’est à tort qu’on écrit « scenarii » comme les italiens et non scenarioS.

Widergänger dit: 7 avril 2018 à 16 h 04 min

Les odeurs de la Rome antique, ça ne devait pas être à renifler ! Les foulons étaient quand même repoussés en périphérie… L’hiver encore, mais avec la grosse chaleur l’été…

Widergänger dit: 7 avril 2018 à 15 h 59 min

Notre zerbibi a du mal avec son latin…! Elle est comme ces élèves qui mettent six mois à savoir leurs déclinaisons.

Allez, on répète après le grammaticus (post grammaticum) :

auditorium, auditorium, auditorii, auditorio, audotorio;
auditoria, auditoria, auditoriorum, audotoriis, auditoriis.

Jean dit: 7 avril 2018 à 15 h 56 min

Je me demande comment on peut être sensible à la « poésie » d’un fleuve. Car enfin, loin encore de son embouchure, son cours n’est plus qu’un égout à ciel ouvert, réunion des détritus et des étrons apportés par les affluents. Le comble de l’horreur est atteint dans l’estuaire, où la cacafouina continentale se mêle à toute la merdre apportée par la mer. Le comble de l’ignominie est sans doute atteint par la Seine, à cause de la lenteur de son cours, qui laisse aux riverains tout le loisir de renifler les relents de tinette qui constituent l’esentiel de sa pouillésie. En nos temps d’urbanisation galopante, la poésie d’un cours d’eau n’est perceptible qu’au-dessus de 1500 m.

D. dit: 7 avril 2018 à 15 h 56 min

Carrément décadent. il n’est pas surprenant que cette civilisation se soit effondrée pour laisser la place à l’ère chrétienne.

Widergänger dit: 7 avril 2018 à 15 h 54 min

Dans le tablinum d la maison de Jucundus était peint sur le mur une représentation qui a fait des petits : les bustes d’un homme et d’une femme nue dont l’homme lui caresse le sein. L’érotisme jouait un rôle de prmier plan dans les représentations à Pompéi. Les nuits devaient être bruyantes… surtout qu les cloisons laissaient passer tous les bruits…

D. dit: 7 avril 2018 à 15 h 54 min

Qu’est-ce qu’i ya qu’est possédé au sol et qu’est pas agressif ? C’est quoi ces salades, encore ?

D. dit: 7 avril 2018 à 15 h 51 min

J’observe en tout cas qu’hier à 13h 17, cotre commentaire est resté sans réponse. il doit bien y avoir une raison à cela. Mais je ne veux rien insinuer, je ne fais que suggérer.

Widergänger dit: 7 avril 2018 à 15 h 48 min

Non, il habitait Via di Stabia tout près du carrefour avec la Via di Nola où se dressent les thermes centraux. Un peu excentré du forum de Pompéi. Pour un ancien esclave, sa demeure était somptueuse. Pas vulgaire du tout. Celle de Trimalcion a le clinquant du nouveau riche mais elle est assez fréquente sous la forme décrite. Pour celles de Pompéi, le chin n’est pas peint sur un mur du vstibulum mais représenté par une mosaïque au sol. Celle du banquier Cæcilius Jucundus (Joconde) en possède un au sol également mais non agressif. On peut voir le buste de ce banquier avc son sexe. Ce buste était visible de tous dans l’atrium mais ce n’était pas un signe de vulgarité ; c’était tout au contraire un sign de prestige et de protection. Manifestement ils n’avaient pas la même notion que nous de la pudeur et de l’intimité. Les maisons d’ailleurs étaient ouvertes à tous, ses « clients » pouvaient y entrer n’importe quand. L’intimité est une notion assez récente qui ne remonte pas avant la fin du 17ème siècle, avec la naissance des valeurs bourgeoises. La noblesse de connaît pas vraiment ce que nous appelons l’intimité, ni la pudeur. Mais ce sont encore des débats chez ls historiens.

zerbinette dit: 7 avril 2018 à 15 h 48 min

D.onc vous êtes un rêveur incapable de prendre une D.écision ! Je vous abandonne à votre triste sort.

D. dit: 7 avril 2018 à 15 h 41 min

Je vais vous le dire très franchement et sans détour, zerbiente, vous intervenez ici très souvent et depuis très longtemps et vos interventions ne nous mènent nulle part.

zerbinette dit: 7 avril 2018 à 15 h 23 min

Le banquier Cæcilius Jucundus, c’est pas celui qui habitait près des « auditoria » ??? :-)

zerbinette dit: 7 avril 2018 à 15 h 16 min

C’est Marlow sur le fleuve Congo.
Et MarlowE le détective privé de Chandler, celui du Grand sommeil (en hommage à Christopher Marlowe, le copain de Shakespeare).

Paul Edel dit: 7 avril 2018 à 15 h 16 min

Sergio,non, nous ne sommes pas tous,du côté de Marlowe je suis plutôt du coté du rio Tepalcatepec, aux cotés de Le Clézio, à manger des gaufrettes et à boire du cidre breton brut dans une bouteille thermos.

Jazzi dit: 7 avril 2018 à 15 h 10 min

« On peut voir aussi une restitution en 3D de la maison du banquier Cæcilius Jucundus à Pompéi. C’est assez fascinant. »

Si l’on en croit Suétone, celle de Trimalchion semble, dès l’entrée, plus vulgaire, dans le goût nouveau riche, WGG ! C’est Encolpe, accompagné de son ami Ascylte et de leur petit Giton, qui raconte :

« Nous autres, nous emboîtons le pas, tellement étonnés que nous n’avons déjà plus faim, et nous arrivons à la porte avec Agamemnon. Sur le chambranle était une affiche où l’on lisait : TOUT ESCLAVE QUI SORTIRA SANS ORDRE DU MAÎTRE RECEVRA CENT COUPS. Dans l’entrée même se tenait un concierge, vêtu de vert, la tunique retenue par une ceinture cerise, et qui écossait des pois dans un plat d’argent. Au-dessus de la porte était suspendue une cage d’or, dans laquelle une pie tachetée disait bonjour aux personnes qui entraient.
Pendant que, tout ébahi, je regardais tout cela, je faillis tomber à la renverse et me briser les jambes. À gauche en entrant, non loin de la loge du concierge, était peint sur le mur un chien énorme, enchaîné, et, au-dessus, était écrit en lettre majuscules : GARE AU CHIEN. Mes camarades s’esclaffèrent. Quant à moi, reprenant mes esprits, je continuai à examiner le mur. Il y avait une peinture représentant un marché aux esclaves, avec les écriteaux, et l’on voyait Trimalchion lui-même, les cheveux longs, un caducée à la main, entrant à Rome, sous la conduite de Minerve. Ensuite, on voyait comment il avait appris à compter, puis comment il était devenu trésorier : tout avait été représenté avec soin par le peintre, qui avait ajouté des inscriptions. À l’extrémité du portique, Mercure soulevait Trimalchion par le menton et l’enlevait jusqu’en haut d’une estrade élevée. Il y avait là la Fortune, pourvue d’une corne d’abondance, et trois Parques filant des quenouilles garnies d’or. »
(« Le Satiricon », traduction de Pierre Grimal, bibliothèque de la pléiade)

Widergänger dit: 7 avril 2018 à 15 h 02 min

L’initiale du psaume « Dixit insipiens in corde suo non est Deus » (« L’insensé dit en son cœur Dieu n’est pas ») est souvent décorée d’un insensé à demi-nu, le crâne rasé ou tonsuré, tenant une massue et portant un objet rond à sa bouche (un pain ou un fromage ?). Ses paroles sont blasphématoires et s’opposent au chant du psaume.
https://www.google.fr/search?client=safari&rls=en&dcr=0&biw=1860&bih=973&tbm=isch&sa=1&ei=aL7IWpixMseaU9SZtIAE&q=le+fou+dans+l%27iconographie&oq=le+fou+dans+l%27iconographie&gs_l=psy-ab.3…313799.325318.0.328077.26.21.0.0.0.0.0.0..0.0….0…1c.1.64.psy-ab..26.0.0….0.nuxznxBrArg#imgdii=W1X4VSK01KRUEM:&imgrc=CvcFrM70FQrVpM:

Widergänger dit: 7 avril 2018 à 14 h 45 min

Le fou au Moyen-Âge, ce n’était pas clui qui avait perdu la raison, mais « l’insensé », et l’insensé par excellence c’était le Christ. Il incarne le mal. Dans les tableaux il apparaît toujours en montrant ses fesses (un peu comm chaloux sur ce blog) pour signifier que l’image est une expression du mal et de la folie du monde (la charrette de foin, de J. Bosch par exemple). Le fou sert aussi à représenter la mort (cf. La représentation de la mort à la Renaissance, par Claude Blum, Champion, et bien sûr le livre de M. Foucauld, La Folie à l’âge classique). C’est en effet à l’âge classique qu’on a commencé à enfermer les fous ; depuis on les a laissés libres dans la nature, notamment sur ce blog où il y a en a de toutes espèces qui fourmillent…

Widergänger dit: 7 avril 2018 à 14 h 08 min

La Seine et le thème de l’eau jouent un rôle central dans deux romans en particulier, L’Education sentimentale, de Flaubert, et Aurélien d’Aragon. C’est ce qui leur donne leur allure flottante aussi bien au physique qu’au moral, avec le paysage décrit du point de vue du voyageur sur l’eau chez Flaubert, sorte de nouvelle nef des fous, ce qui était très original, et permet d’adopter la perception flottante des personnages à l’identité tout aussi flottante. Le premier chapitre indique la poétique du roman. Le lien entre les deux romans est étroit.

Sergio dit: 7 avril 2018 à 13 h 59 min

« On en tous en nous quelque chose de Marlowe naviguant sur le fleuve Congo et s’enfonçant au cœur des ténèbres »

Et d’African Queen, nom de d’là ! Un petit cinquante mètres papillon dans le gin flottant… Slurp !

la vie dans les bois dit: 7 avril 2018 à 13 h 46 min

Merci pour l’homme Océan.

On a oublié quelqu’un ?
« Je descends du car. Je vais au bastingage. Je regarde le fleuve. Ma mère me dit quelquefois que jamais, de ma vie entière, je ne reverrai des fleuves aussi beaux que ceux là, aussi grands, aussi sauvages, le Mékong et ses bras qui descendent vers les océans, ces territoires d’eau qui vont aller disparaître dans les cavités des océans. Dans la platitude à perte de vue, ces fleuves, ils vont vite, ils versent comme si la terre penchait. »

_____________________________________

« Longtemps j’ai cherché mon fleuve et je ne désespère pas de le trouver un jour. »

Voilà  » Passou » dans un beau Drâa, risque pas de trouver Figuig s’il ne prend pas la vallée des roses.

J’en avais rapporté de l’eau…
Excellente pour soigner les yeux…

http://www.gite-maroc.com/siroua/Vallee_des_roses.html

Widergänger dit: 7 avril 2018 à 13 h 42 min

Une conférence de E. Teyssier, le grand spécialiste mondial de la gladiature romaine et grecque, qui nous raconte dans cette conférence passionnante toute l’histoire de la gladiature romaine qui ne correspond pas exactement à ce que nous croyons. C’était en fait l’équivalent du foot aujourd’hui et un moyen de conquérir fortune et gloire pour les pauvres.
https://www.youtube.com/watch?v=xIIfZ0GBwho&list=PL8Pdu-rCrd3pECty8F0w4Ohd2l9bFlNgG

Widergänger dit: 7 avril 2018 à 13 h 32 min

Ludovic Janvier c’st sans doute celui qui a été écrit une biographie de S. Beckett.

L’empereur Auguste a séjourné longuement en Espagne à Tarragone, qui était une ville importante à l’époque déjà. On en voit quelques restes aujourd’hui encore.

On peut voir aussi une restitution en 3D de la maison du banquier Cæcilius Jucundus à Pompéi. C’est assez fascinant.
https://www.youtube.com/watch?v=yf5r8U6J9jM

Clopine Trouillefou dit: 7 avril 2018 à 12 h 44 min

Bon sang, le poète haïtien est un homonyme d’un enfant de 6 ans assassiné… Ce nom devient d’un coup sombre, si sombre…

Clopine Trouillefou dit: 7 avril 2018 à 12 h 31 min

Ludovic Janvier (on subodore un pseudo ?), je ne connais pas.

Mais l’eau, oui. Les rivières… et la pluie. D’abord, on ne peut être brayonne sans un rapport spécial à l’eau. L’eau douce, évidemment. Rien de salé dans le rapport au monde, entre Dieppe et Beauvais. C’est pourquoi les larmes font mieux d’être rares, par ici : elles n’y seraient pas comprises.

(m’en vais googueuler un peu autour de ce Janvier, tiens.)

Janssen J-J dit: 7 avril 2018 à 12 h 25 min

(Petit rappel de Baudelaire à la rdl et à la ville de Nantes de Julien Poirier -). Très curieusement, le célèbre vers sur le « forme d’une ville » est également cité en exergue de la 7e partie du roman d’Orhan Pamuk sur le petit peuple d’Istanbul, « Cette chose étrange en soi », (Fr, 2018, p. 635). Très inspirants télescopages…

____________
Le cygne
A Victor Hugo.
I
Andromaque, je pense à vous ! Ce petit fleuve,
Pauvre et triste miroir où jadis resplendit
L’immense majesté de vos douleurs de veuve,
Ce Simoïs menteur qui par vos pleurs grandit,
A fécondé soudain ma mémoire fertile,
Comme je traversais le nouveau Carrousel.
Le vieux Paris n’est plus (la forme d’une ville
Change plus vite, hélas ! que le coeur d’un mortel) ;
Je ne vois qu’en esprit, tout ce camp de baraques,
Ces tas de chapiteaux ébauchés et de fûts,
Les herbes, les gros blocs verdis par l’eau des flaques,
Et, brillant aux carreaux, le bric-à-brac confus.
Là s’étalait jadis une ménagerie ;
Là je vis, un matin, à l’heure où sous les cieux
Froids et clairs le travail s’éveille, où la voirie
Pousse un sombre ouragan dans l’air silencieux,
Un cygne qui s’était évadé de sa cage,
Et, de ses pieds palmés frottant le pavé sec,
Sur le sol raboteux traînait son blanc plumage.
Près d’un ruisseau sans eau la bête ouvrant le bec
Baignait nerveusement ses ailes dans la poudre,
Et disait, le coeur plein de son beau lac natal :
 » Eau, quand donc pleuvras-tu ? quand tonneras-tu, foudre ?  »
Je vois ce malheureux, mythe étrange et fatal,
Vers le ciel quelquefois, comme l’homme d’Ovide,
Vers le ciel ironique et cruellement bleu,
Sur son cou convulsif tendant sa tête avide,
Comme s’il adressait des reproches à Dieu !

II
Paris change ! mais rien dans ma mélancolie
N’a bougé ! palais neufs, échafaudages, blocs,
Vieux faubourgs, tout pour moi devient allégorie,
Et mes chers souvenirs sont plus lourds que des rocs.
Aussi devant ce Louvre une image m’opprime :
Je pense à mon grand cygne, avec ses gestes fous,
Comme les exilés, ridicule et sublime,
Et rongé d’un, désir sans trêve ! et puis à vous,
Andromaque, des bras d’un grand époux tombée,
Vil bétail, sous la main du superbe Pyrrhus,
Auprès d’un tombeau vide en extase courbée ;
Veuve d’Hector, hélas ! et femme d’Hélénus !
Je pense à la négresse, amaigrie et phtisique,
Piétinant dans la boue, et cherchant, l’oeil hagard,
Les cocotiers absents de la superbe Afrique
Derrière la muraille immense du brouillard ;
A quiconque a perdu ce qui ne se retrouve
Jamais, jamais ! à ceux qui s’abreuvent de pleurs
Et tètent la douleur comme une bonne louve !
Aux maigres orphelins séchant comme des fleurs !
Ainsi dans la forêt où mon esprit s’exile
Un vieux Souvenir sonne à plein souffle du cor !
Je pense aux matelots oubliés dans une île,
Aux captifs, aux vaincus !… à bien d’autres encor !
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JC..... dit: 7 avril 2018 à 11 h 43 min

Le kayak est une activité de plouc cambrousard : parlons aviron !

A demain, mes petits choux….

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