de Pierre Assouline

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La République des livres
Le problème avec ceux qui ont un problème avec Peter Handke

Le problème avec ceux qui ont un problème avec Peter Handke

C’était à craindre et ça n’a pas manqué : sitôt l’annonce du prix Nobel de littérature 2019 décerné jeudi dernier à l’Autrichien Peter Handke (1942), des voix se sont faites entendre pour dénoncer la décision et ses motifs. Les académiciens suédois émergeaient à peine d’une série de scandales (Bob Dylan statufié en poète majeur, l’affaire Arnault, les démissions et la crise interne qui s’en suivirent) qui avaient considérablement affaibli leur institution : non pas « l’Académie Nobel », qui n’existe pas, mais le comité Nobel de l’Académie suédoise, lequel fait plancher toute l’année son comité d’experts qui lance ses filets un peu partout dans le monde littéraire planétaire pour établir sa sélection.

Cette année, pas de vagues, promis. Il fallait être consensuel. Ils l’ont été en choisissant la Polonaise Olga Tokarczuk pour le prix 2018 à retardement et l’Autrichien le plus célèbre de Chaville (Hauts-de-Seine) en la personne de Peter Handke. Ils devaient bien se souvenir que celui-ci, malgré son statut mérité de classique moderne, n’était pas seulement une personnalité clivante : il trainait une casserole mais ils n’imaginaient pas qu’elle pouvait encore faire tant de bruit longtemps après, jusqu’à couvrir la seule chose qui devrait importer en l’espèce : son œuvre, l’une des rares depuis les années 70 à être constante dans sa richesse, sa diversité, sa singularité et sa fidélité à … son auteur et non à l’air du temps, aux modes, aux pressions de l’époque.

Or le Pen America, puissante organisation internationale de défense des écrivains et de la liberté d’expression (puissante, du moins aux Etats-Unis) vient d’exprimer ses « profonds regrets » à la suite de cette annonce. Elle s’est dite « abasourdie », Peter Handke ayant selon elle usé de sa notoriété pour « saper la vérité historique » et offrir un soutien public aux « auteurs du génocide », autrement dit l’ancien président serbe Slobodan Milosevic et l’ancien leader des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic. Aux Etats-Unis toujours, Carolyn Kellogg, la critique du Chicago Tribune citée dans The Literary Saloon, a décrété pour les mêmes raisons que n’ayant jamais lu Handke, elle n’allait certainement pas s’y mettre. Dans The InterceptPeter Maass a été plus loin encore en associant Peter Handke aux criminels de guerre qu’il a défendus et en traitant les académiciens suédois d’esthètes irresponsables qui, par leur vote, ont signé l’arrêt de mort du prix Nobel de littérature.

La violence de ces condamnations ne peut que conforter ceux-ci dans leur volonté d’indépendance, indispensable après les événements qui ont ébranlé l’institution. Elle est un excellent révélateur de ce qui nous sépare de ces pauvres intellectuels américains pris entre deux morales également détestables : le trumpisme qui fait les dégâts que l’on sait dans l’Amérique profonde et le politiquement correct qui en fait tout autant sur les consciences notamment dans les milieux universitaires côte est et côte ouest. Deux injonctions morales aussi détestables, à cent lieues de toute éthique mais au plus près d’une moraline des plus archaïques, à laquelle les Européens ne sauraient trop résister dès lors que se manifestent ses symptômes les plus visibles : raciser (quel mot atroce !), genrer (idem), exclure au nom du communautarisme, se conformer à une doxa d’autant plus tyrannique qu’elle a l’opinion pour elle etc. Toutes choses qui font le lit d’un séparatisme rampant intolérable en République.

 

Personnellement, je ne fais mienne aucune des idées de Peter Handke relatives à l’ex-Yougoslavie. Et alors ? En quoi son plaidoyer permanent pour le non-interventionnisme des Etats dans les affaires d’autres Etats dans le monde, et ses prises de position serbophiles, qui ont au moins le courage de la franchise et de la cohérence sur la durée, portent-elles jugement sur ses grands romans (L’angoisse du gardien de but au moment du penalty, ou son discret chef d’oeuvre sur sa mère Le Malheur indifférent…), ses grandes pièces (La chevauchée sur le lac de Constance), ses traductions (Bove, Char, Ponge, Modiano, Green), ses contes (Mon Année dans la baie de personne), ses récits de voyage, ses poèmes, ses essais ? En rien. Par quelque côté qu’on prenne la chose, pour lui comme pour Céline, Pound, Hamsun et d’autres réprouvés de la société, ca ne change rien. Juger l’oeuvre d’un écrivain, la censurer au besoin (ce que le droit canonique définit comme la suspense, ou à une mise au ban), en fonction d’un jugement moral porté sur l’attitude politique ou sociale de son créateur, est non seulement absurde, réducteur, désolant mais dangereux.  Il y a dans ces appels publics au lynchage dans les réseaux sociaux comme un arrière-goût de chasse à l’homme qui rappelle les pires époques. On peut tuer un écrivain pour moins que ça comme on vient de le faire aux Etats-Unis avec des acteurs (Kevin Spacey), des réalisateurs (Woody Allen, Roman Polanski), des chanteurs (Plàcido Domingo)… Les écrivains, ce serait plutôt avec des fausses rumeurs ou des accusations fondées de pédophilie, d’antisémitisme ou de négationnisme qu’on peut les mettre au ban de la société et pour un bon moment. Or en liquidant l’auteur on liquide l’oeuvre. Avec les critères de moralité exigées aujourd’hui par les censeurs, Gide aurait été écrasé au lendemain de Corydon (1924) et Tony Duvert après Quand mourut Jonathan (1978) pour ne citer qu’eux. C’est un miracle qu’il se trouve encore des éditeurs courageux (Léo Scheer, Pierre-Guillaume de Roux, Fata Morgana) pour publier les textes de Richard Millet.

Lors de la guerre civile qui a abouti à l’éclatement de la Yougoslavie, Peter Handke n’a pas caché ses sentiments pro-serbe. Dès 1999, n’ayant jamais eu son drapeau dans sa poche, Handke (père inconnu, autrichien par les paysans qui l’ont élevé, slovène par sa mère) dénonçait les bombardements de l’OTAN sur la République serbe. Sa présence à l’enterrement de Milosevic fut remarquée et fortement médiatisée, d’autant qu’ « on » prétendit qu’il avait touché de sa main le cercueil du défunt afin d’y déposer une rose et de dire sa fierté à brandir alors un drapeau serbe.

En France, cela provoqua un dommage collatéral qui fit beaucoup de bruit en 2006. Un bref article duNouvel Observateur : il y était dit que par sa présence à ces funérailles et par sa « position révisionniste » , Peter Handke aurait pu « approuver le massacre de Srebrenica et d’autres crimes dits de purification ethnique ». Il fit condamner le journal pour dénonciation calomnieuse mais le mal était fait. L’article mit le feu aux poudres.

Le phénomène désormais inévitable de l’emballement embraya aussitôte. Après avoir consulté son conseil d’administration, et bien qu’une partie de ses membres y fut hostile, l’administrateur général de la Comédie-Française Marcel Bozonnet créa une vive polémique en supprimant de la programmation du Vieux-Colombier Voyage au pays sonore ou l’art de la question (1989, traduite en français en 1993) de Peter Handke, qui devait y être jouée du 17 janvier au 24 février 2007 dans une mise en scène de Bruno Bayen. L’administrateur du Français, droit dans ses bottes, refusait d’offrir une « visibilité publique » au dramaturge au motif que, même s’il ne s’agit pas d’une oeuvre de propagande, le théâtre est une tribune dont « l’effet est plus large que la seule représentation ». Pourquoi l’avoir alors programmé ?! Le discours de Handke sur le tombe de Milosevic s’inscrivait parfaitement dans la logique de son engagement tel qu’il l’a manifesté depuis des années à travers livres et articles. Pour Bozonnet, la pièce n’était pas en cause mais la présence de Handke aux obsèques de l’ancien dictateur était un « outrage aux victimes »; or il ne peut se résoudre à distinguer l’homme de l’oeuvre. Reconnaissons qu’il y a là un vrai débat, que la polémique mit en lumière sans l’approfondir, hélas car elle dépasse le cas Handke.

S’il avait pris la peine de vérifier, Marcel Bozonnet aurait appris que, si Handke avait bien prononcé un discours aux obsèques de Milosevic moitié en allemand moitié en serbo-croate, il a démenti formellement les gestes et attitudes qu’on lui a prêtés. De quoi s’agit-il alors ? Rien moins que la censure d’une oeuvre exercée en fonction du comportement de son auteur. Le même esprit était à l’œuvre tout récemment lors de la récente censure des Suppliantes pour crime de blackface même si ce n’est pas à Eschyle mais au metteur en scène qu’en voulaient les purs militants de la bienpensance.

Handke se dit « dégoûté »par toute cette polémique, assura qu’il n’avait jamais eu de « position négationniste« à propos du massacre de Srebenica, qu’il n’était pas « pour » les Serbes mais « avec »les Serbes, que Milosevic ne pouvait être qualifié de « dictateur » puisqu’il a été élu (euh, cela m’en rappelle un autre vers 1933…) et enfin qu’il ne se sentait ni un coupable ni un héros mais plutôt dans la peau du « troisième homme ».Ce qui ne fit qu’augmenter l’énigme Handke. Car s’il fait bien allusion au film de Carol Reed et au disparu omniprésent du rôle-titre, non au personnage du mystérieux infirmier Harbin mais au fantomatique trafiquant Harry Lime, il faudra peut-être réexaminer sa position sur la guerre des Balkans à la lumière de la légendaire réplique murmurée par Orson Wellesdans la cabine de la grande roue :

 « En Italie, pendant les trente ans de règne des Borgia, il y a eu la guerre, la terreur, des crimes, du sang versé, mais cela a donné Michel-Ange, Léonard de Vinci et la Renaissance. En Suisse, il y a eu l’amour fraternel et cinq cents ans de démocratie et de paix… Et qu’est-ce que ça a donné ? La pendule à coucou… »

A moins que, comme nous le suggère Olivier Le Lay, l’un des traducteurs de Handke, Le troisième homme ne soit autre que « der Dritte », le tiers ou le témoin, ni au sens de l’accusation, ni au sens de la défense. Cela consiste à exercer son regard sans neutralité :

« Toute son oeuvre atteste de cette ascèse là »

Peu de temps après, Peter Handke vit l’ensemble de son oeuvre couronnée par la ville de Düsseldorf d’une des plus prestigieuses récompenses littéraires allemandes : le prix Heinrich Heine. Les livres de ce classique moderne, qui finira bien par être pléiades de son vivant qui sait, répondaient à leurs critères puisqu’ils sont, selon eux, » situés dans l’esprit des droits fondamentaux de l’être humain pour lesquels Heine s’était engagé… (et que leur auteur) promeut le progrès social et politique, sert la compréhension entre les peuples ou élargit la connaissance des affinités entre tous les hommes ». En principe, la ville de Düsseldorf qui dote ce prix (c’est la ville natale de Heine) ratifie toujours la décision de son jury composé d’éminents représentants du monde culturel. Or son conseil municipal fit un coup d’éclat en s’y refusant. Comme s’il tenait le jury pour un rassemblement d’enfants immatures même pas fichus de débusquer la bête immonde derrière le binoclard. Pour ne pas cautionner l’engagement politique dePeter Handke, il sanctionna donc le romancier, le dramaturge et le poète en lui. Pétitions, contre-pétitions etc : Handke était à nouveau mais outre-Rhin cette fois, l’homme par qui le scandale arrive. Las, peu après, il annonçait qu’il renonçait à son prix.

Handke est l’écrivain de l’errance, de l’incommunicabilité entre les êtres, de l’enfance sacrée, du quotidien transcendé et des infimes détails que l’on ne sait plus voir (…) Sa prose a le rythme d’une promenade à pied. On avance, on regarde, on s’arrête, on repart. Un flux et reflux (…) C’est l’Homme de Giacometti. Il a un humour ravageur. Il vit chaque jour comme si c’était le dernier.

Lisez plus avant ce que dit de lui le critique Bernard Morlino, l’un des rares qui le lise et le fréquente depuis des années. C’est d’une profonde justesse. Dans son recueil J’habite une tour d’ivoire (traduit de l’allemand par Dominique Petit, Titres/Bourgois), on  trouvera in fine la reproduction d’un article fin et sensible qui donne l’une des clés de la psychologie de Peter Handke. Il s’agit d’un texte de 1991 dans lequel son principal traducteur Georges-Arthur Goldschmidt explique l’absence de dialogues et de conversation dans l’oeuvre de l’écrivain par son absolue solitude envisagée comme méthode et effort de concentration. Solitude, peur, malaise et marche à pied, autant d’étapes pour aboutir à un vide fécond et créateur. Mais d’une solitude ontologique propice au dévoilement, au perpétuel examen de soi. Il y a quelque chose de mystique dans son hypersensibilité (très bien analysée ici par Paul Edel). Là est le vrai Handke, tout en étrangeté, ellipses, ironie et retrait du monde, le seul qui importe car y cohabitent sa face lumineuse et sa face sombre.

(« Dans la baie de personne » photo Pieter Hugo ; « Peter Handke » photo François More)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Littérature étrangères.

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commentaires

1 338 Réponses pour Le problème avec ceux qui ont un problème avec Peter Handke

et alii dit: à

expo d’ un expert en langues:
John Ronald Reuel Tolkien est né au début de l’année 1892 en Afrique Australe, pays qu’il quittera à l’âge de trois ans pour retourner en Angleterre avec sa mère. Il passa sa jeunesse à Birmingham et très tôt, il présenta un goût marqué pour la lecture et pour les langues. Il commença à rédiger des textes et des poèmes dès l’âge de sept ans et il se mit aussi à inventer un langage secret pour pouvoir discuter avec ses cousins, sans se faire comprendre des adultes. Il garda cette passion tout au long de sa vie. « Inventer des langues c’est comme composer des morceaux de musique » se plaisait-il à dire.
Du 22 octobre 2019 au 16 février 2020, la Bibliothèque François Mitterrand accueille l’exposition Tolkien, voyage en terre du milieu. Retour sur l’auteur qui a créé pour ses ouvrages des dizaines de langues différentes.
https://www.sciencesetavenir.fr/decouvrir/expositions/tolkien-le-seigneur-des-langages_137226#xtor=EPR-1-%5BSEAActu17h%5D-20191021

et alii dit: à

@renato:un artiste de Johannesbourg dont parlait B.Cassin :
r. After initially dismissing the toothpicks as “stupid and worthless,” experimenting with them a couple years later changed how Soal perceived the material. “I was immediately amazed by how they transcend their appearance as hard and sharp objects to appearing soft and luscious when arranged in mass,” he says. “I then began to question the fact that I dismissed them upon first encounter, and the work led me to interrogate notions of value and perceptions through the works.”
https://www.thisiscolossal.com/2019/10/toothpick-sculptures-by-chris-soal/?mc_cid=f9909b6fdb&mc_eid=7e7dd5581d

renato dit: à

Ce soir, pour changer, Tennessee Lemonade.

Petit Rappel dit: à

(17h 50) Un nouveau Delaporte?
« Ce journal odieux, qui, chaque matin mange du prêtre et s’applique à détruire les saintes Doctrines »(!)
A ceci près qu’il ne s’agit pas du Point, mais du Siècle, qu’on est en 1870 et pas un plus de cent ans après, et que c’est Eugène Jacquot, dit de Mirecourt, homme de lettres raté reconverti dans la production massive de très opportunistes monographies, celle-ci sur cette vieille Ganache de Comte de Chambord, en 1870,qui tient la plume… Un ancêtre spirituel, probablement…

MC dit: à

17h 54!

Petit Rappel dit: à

Ferdousi…
Breton aimait beaucoup son avatar hugolien, dans la Legende des Siècles:

« Autrefois, j’ai connu Ferdousi dans Mysore.
il semblait avoir pris une flamme à l’Aurore
Pour s’en faire une aigrette et se la mettre au front.
Il ressemblait aux rois que n’atteint nul affront,
Portait le turban rouge, ou le rubis éclate,
Et traversait la ville habillé d’écarlate.

Je le revis après dix ans, vêtu de noir.
Et je lui dis: « Ô toi qu’on venait jadis voir Comme un homme de pourpre errer devant nos portes,
Toi le Seigneur vermeil, d’où viens donc que tu portes
Cet habit noir qui semble avec de l’ombre teint?
C’est me répondit-il que je me suis éteint. »

Par delà ce kitsch maitrisé,, se souvenir de la confidence faite au très sérieux et peu manipulable Paul Stapffer: « J’ai été Eschyle, Homère, Isaïe, plus deux ou trois rois de Grèce dont j’ai oublié les noms ». Pourquoi pas Ferdousi?! Hugo vit avec les morts…
MC

Dubruel dit: à

‘un prof qui trolle de blog en blog’.
‘donneur de leçons pour bimbos’.

Ha ? Habillé pour l’hiver pour pas cher.Comprends pas trop à quoi ça s’adresse, enfin pas grave.
gardez votre mépris des profs, votre haine de la pédagogie et de la pensée, Marie sasseur.Vous êtes une vraaaaie terreur! La performeuse du lien copié-collé, la belle affaire. Faut masser le doigt à souris à l’arnica à la fin de la journée.la comprenette,elle, au repos; ‘lol’, tel qu’écrit par l’adorable Marie,lycéenne qui trôNe sur les simples mortels de la RDL.elle sort casquée de la cuisse de Jupiter et oublie de relever la visière.

Pat V dit: à

closer dit: à

La question de l’existence de Dieu n’est pas une question théologique, Pat V.

Elle l’est devenue closer, justement ( et là je vous donne raison pour l’avant) car en devenant un dieu des philosophes, le divin a perdu certaines de ses qualités fondamentales, celles qui en font un objet de crainte et de vénération. La théologie naturelle et la métaphysique, en acclimatant Dieu à la philosophie, l’ont rendu abstrait et théorique. IL est devenu un objet de la raison, mais tend à disparaître comme objet d’amour.
J.L. Marion se retrouverait entre deux feux, celui de la théologisation de la philosophie phénoménologique qu’à bien mis en lumière Dominique Janicaud (cf. aussi l’entretien J.L. mArion avec Janicaud in Heidegger en France tome **, Hachette littérature page 210 à 227.)et celui de Maxence Caron qui voit chez Marion un athéisme!

T. le 21 10 2019 à 16 h38.

Marie Sasseur dit: à

du bruel découvre le réseau social, il s’amuse comme un débutant. Un vil donneur de leçons pour bimbos du XVIeme. Encore un.

Marie Sasseur dit: à

du bruel, c’est un prof , comme un autre, qui trolle de blog en blog.

Delaporte dit: à

« delaporte, ce délire sur edel& la mouette. flippant.Le comique répétitif marche avant de s’user. »

Je suis content de vous avoir impressionné. Je suis en effet allé au coeur des choses, en évoquant cette mouette mazoutée sur une vague perdue, et cette même vague polluée s’abattant sur la plage de sable putride comme une ,merde atterrissant sur l’asphalte dégueulasse. PaulEdel à l’affût, à qui rien n’échappe ! Alors « flippant », oui. Extrêmement flippant !

Dubruel dit: à

@Mme Saseur.
‘nouveau sur la RDL et déjà des mauvaises habitudes de vieux’.

43 ans, un an de pratique et mes dents.Cessez de m’apostropher à tort et à travers. ‘du Bruel’ par ci, du bruel par là.Cette manie, alors qu’on ne s’adresse pas à vous… Vous vous en prenez à tout le monde. copie/colle de liens, induction perso limitée au mode agressif. Vous faites ça toute la journée.Quittez l’écran. Aérez -vous, allez chercher les enfants à l’école. Sortez le chien.(pas la même chose, faut- il préciser).votre ‘dico des intraduisibles’ viendra tout seul. Serviteur;

delaporte, ce délire sur edel& la mouette. flippant.Le comique répétitif marche avant de s’user.

Janssen J-J dit: à

Vous trouverez au moins un glossaire en ce sens chez Hampaté Bâ, semble-t-il me souvenir, dans… ‘Vie et enseignement de Tierno Bokar’. Hélas, rien de ce genre au musée Jacques Chirac, sauf erreur.
Serviteur,

Janssen J-J dit: à

Vous aimez jouer les rôles de Cassandre, D. Mais il n’y a pas de raison, votre Dieu d’amour sauvera tout le monde de la catastrophe finale. Pourquoi, tel le mondain moyen, vous « en faire » et soucier ainsi ? Non, non, sentez-vous plus à l’aise pour le sort des autres. Vous verrez, plaignez les non croyants et priez pour eux, comme eux-mêmes vous plaignent un brin tous les jours…
(J’espère qu’Il aura de vous quelque souci). (et surtout, ne mangez pas trop de pâtes et de frites à l’ail, ça fait très mauvais genre au paradis et vaut mise en quarantaine purgative)…

Marie Sasseur dit: à

En bambara, pas de barbara.

Marie Sasseur dit: à

@Je ne doute pas de votre bonne volonté constructive sur la RDL

A ce sujet je cherche un dico philo des intraduisibles en bambara.

Janssen J-J dit: à

oui, aperçu pas perçu…

Janssen J-J dit: à

@ MS //
Au sujet de cet ouvrage important de B. Cassin, L’Effet sophistique, Paris, Gallimard, 1995 [Une interprétation contemporaine très riche, sous diverses influences (Heidegger, tournant linguistique…)]
pourriez-vous nous donner un pareçu cursif de vos propres notes de lecture non sociologiques de cet important ouvrage, en essayant néanmoins d’aller plus loin que la parenthèse sus-mentionnée.
Personnellement, j’aimerais pouvoir les comparer avec celles que j’avais prises lors de ma lecture de 1995, à la parution, à une époque où je me souviens n’avoir pas été du tout d’accord avec son essai très aventureux de mise en perspective des Sophistes en contexte de second heideggerianisme (alors dominant en France) et encore moins dans celui du mal nommé « linguistic turn ».
Merci par avance. Je ne doute pas de votre bonne volonté constructive sur la RDL, dont il est clair que, -avec quelques autres influenceuses-, vous rehaussez considérablement le niveau d’exigence intellectuelle chez la plupart des postiers de ce blog.

Delaporte dit: à

« Nietzsche ne se prononce pas sur l’existence ou la non existence de Dieu. Il dit que Dieu appartient à une phase dépassée de l’histoire humaine. Que par conséquent, il est « mort » pour nous. »

Nietzsche a surtout eu des rapports ambigus avec le Christ, qu’il appelait le Crucifié et auquel il a consacré un livre entier. A la fin, je crois même qu’il se prenait pour le Christ. J’ai toujours trouvé Nietzsche très instructif. J’en recommande la lecture assidue, lecture qui ne pourra que nous ouvrir un nouvel horizon – sur Dieu, sur la religion, le sens de la vie.

Marie Sasseur dit: à

En attendant, les postiers de la poste savent tout sur les sophistes , ayant bénéficié de la formation professionnelle du docteur es lettres Cassin, et pas les erdeliens.

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Sophiste

closer dit: à

La question de l’existence de Dieu n’est pas une question théologique, Pat V. La théologie suppose la question résolue positivement, sinon elle-même n’existerait pas. Cela n’a pas empêché des théologiens de se fourvoyer dans ce problème (« preuve ontologique » par exemple). Tout le monde peut se tromper…Savoir si le statut d’existant est approprié pour parler de Dieu est une autre question, qui relève du contenu que l’on donne à l’idée de Dieu. Je la crois métaphysique dans la mesure où elle est détachée de toute religion et court dans toute l’histoire de la philosophie.

Nietzsche ne se prononce pas sur l’existence ou la non existence de Dieu. Il dit que Dieu appartient à une phase dépassée de l’histoire humaine. Que par conséquent, il est « mort » pour nous.

D. dit: à

Il est très inquiétant de constater que les occidentaux sont devenus capables d’idolatrie sur des peintures mais continuent de se détourner de leur créateur : Dieu.
Cela finira forcément mal car à chaque fois que les hommes ont joué à ça, ça a considérablement mal fini pour eux.

D. dit: à

Leonard devint sciant, plutôt.

Leo Bloom dit: à

Content pour vous que vous ne soyez pas ce passionnant gars mort !
Dubruel

Merci. Simple pseudo-Bloom, comparé à feu Harold, je suis parfaitement inintéressant. Par contre (comme le déconseille l’Académie), je suis encore bien vivant. Alive and kicking and living in the sticks.
Plus sérieusement, si Harlod Bloom était shakespearien et américaniste, il n’était pas du tout joycien. Un créneau que j’ai pris, si je puis dire, les autres étant plutôt encombrés. C’est comme si le Joyce d’après le Portrait avait tendance à décourager le lecteur. Perso, je le trouve fort stimulant. J’y retourne immédiatement, d’ailleurs.
BàV

closer dit: à

« Œil-de-guerre », disait MàC.

Marie Sasseur dit: à

Le dico des trous dans la langue, des »intraduisibles »

« Au total, dans le dictionnaire, 1 500 mots employés couramment en philosophie, pris dans leurs réseaux terminologiques, ont ainsi été explorés dans leur polysémie et mis en correspondance de langue à langue. Il a fallu plus de quinze ans pour arriver à ce résultat, et la participation de 150 collègues philosophes et traducteurs, polyglottes évidemment. »

Avec l’ordi quantique, ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots etc. ça va aller beaucoup plus vite et ça couterait moins cher en colloques, mondanités,et petites bouffes entre sociologues.
On n’a plus les moyens de sponsoriser tout ça.

christiane dit: à

@et alii
« philosophie et peinture… »
@JJJ
Le réel… « L’idiotie exprime la réalité du réel : «Telle est bien la réalité, et l’ensemble des événements qui la composent : simple, particulière, unique — idiotès —, “idiote”» (p. 36)
@Renato : »« Ne cherchez pas le réel ailleurs qu’ici et maintenant, car il est ici et maintenant, seulement ici et maintenant » (p.96)
@Rose
pour son regard kaléidoscopique…

1 – Daniel Arasse :
« Le miroir montre toujours ce que nous ne voyons pas dans ce que nous voyons. Les peintres en ont parfaitement conscience et l’ont parfois utilisé. Nous avons évoqué Les Ménines de Velazquez et le problème du miroir de ce tableau, qui est « idéel » et non réel. Comme l’évoquait Michel Foucault, il ne reflète pas ce qu’il devrait. On y voit le roi et la reine, qu’on ne devrait pas voir, et on n’y voit pas ce qu’on devrait y voir, puisqu’il ne reflète que le roi et la reine. Le miroir devient un objet fascinant, où l’envers travaille ce qui se voit, c’est-à-dire que ce qui ne se voit pas travaille ce qui se voit dans la peinture. »
D.Arasse Le rien est l’objet du désir (24) Histoires de peintures (Gallimard)

2 – Jean-François Lyotard :
« Faire voir qu’il y a quelque chose que l’on peut concevoir et que l’on ne peut pas voir ni faire voir : voilà l’enjeu de la peinture moderne. Mais comment faire voir qu’il y a quelque chose qui ne peut pas être vu ? Kant lui-même indique la direction à suivre en nommant l’Informe, l’absence de forme […] l’Abstraction vide qu’éprouve l’imagination à la recherche d’une présentation de l’infini, sa présence négative.
J-F. lyotard _ Lettre à Thomas E. Carroll – Milan, le 15 mai 1982 (Correspondance 1982-1985)- Galilée

3 – Darian Leader :
« Avec Bacon, par exemple, la représentation impossible d’un cri non identifiable désintègre les coordonnées de l’espace visuel, avant de passer dans les coups de pinceau eux-mêmes. Et si le regard est profondément séparé du champ de l’image, il doit être représenté par un autre registre – comme le son. Un espace dépend donc d’un autre espace, lui-même impossible, et on peut aussi considérer l’histoire de l’art comme l’histoire des efforts successifs pour faire cohabiter un espace avec l’autre. »
Darian Leader Ce que l’art nous empêche de voir (Payot)

4 – Parménide : «ce qui existe existe, ce qui n’existe pas n’existe pas».

5 – Wittgenstein : «Ce qu’on ne peut dire, il faut le taire»

6 – Clement Rosset Impressions fugitives : « Ces doubles-ci, qu’on pourrait appeler doubles de proximité ou doubles mineurs, comme il y a des ordres mineurs, ne sont pas des prolongements fantomatiques du réel, mais des compléments nécessaires qui sont ses attributs obligés (pourvu qu’il y ait, naturellement, une source de lumière pour engendrer l’ombre, un miroir pour refléter, une falaise quelconque pour produire l’effet d’écho). S’ils viennent à manquer, l’objet perd sa réalité et devient lui-même fantomatique. » (p. 379)

Le réel est en péril si ce « double » vient à manquer. Pour percevoir la réalité du réel et pour la penser, il faut une approche biaisée du plein et du vide…

et alii dit: à

wismann,que j’ai entendu et que j’aime beaucoup(« penser entre les langues »)

Marie Sasseur dit: à

Pas là depuis longtemps du bruel?, mais déjà toutes les habitudes des vieux qui n’ont rien compris au film.

Selon les médias autrichiens, Peter Handke dit désormais ne plus jamais vouloir répondre aux médias qui selon lui ne s’intéressent nullement à sa littérature, malgré son prix Nobel. Même si les positions publiques de l’écrivain diffèrent fortement de la teneur de ses écrits, Peter Handke est considéré par certains comme un admirateur de Slobodan Milosevic et un «négationniste» des crimes commis durant les guerres dans l’ex-Yougoslavie.

En recevant le prestigieux Grand Prix du livre allemand lundi, l’auteur d’origine bosnienne Sasa Stanisic, qui a fui les conflits à l’âge de quatorze ans et habite aujourd’hui à Hambourg, a rappelé avoir eu «la chance d’échapper à ce que Peter Handke ne décrit pas dans ses textes». «Le fait que je sois autorisé à être présent aujourd’hui devant vous est dû à une réalité que cette personne n’a pas encore appréhendée», a déclaré M. Stanisic
Figaro

et alii dit: à

à propos de « luxation », je n’ai pas cherché le lien de google books alors qu’il y a un texte de Derrida, au moins un;mais je trouve un article qui a retenu la leçon
. La déconstruction poursuit son travail de « luxation » de l’oreille philosophique, insérant les philosophèmes dans la matrice langagière, les livrant ainsi au hasard du cheminement textuel et les confrontant à l’aporie. La philosophie n’a alors d’autre choix que d’abandonner ses prétentions transcendantales. La marche de la « différance » instaure une inexorable distance qui prive le sujet de tout

Dubruel dit: à

n’étant pas parmi ceux de la RDL depuis l’origine, bizarre de voir réapparaître la signature de ‘Bloom’ dans le fil, APRES qu’Assouline a relayé la mort du prodigious literary critic harold Bloom en colonne de droite. Content pour vous que vous ne soyez pas ce passionnant gars mort ! très beau billet de Dinitia Smith.

Barbara Cassin. Des conversations majeures à réécouter avec Heinz Wismann. Lui a joué en France un rôle décisif de transmission et de reconstruction de traditions à l’époque oubliées, les présocratiques, l’idéalisme allemand (Cassirer, Benjamin) avec pour ressort de sa démarche une analyse des mécanismes par lesquels une tradition se sédimente tout en innovant. La conception des rapports entre les langues en est le terrain de prédilection.

L’épée lumineuse? de la belle Mme Cassin, pour plaire à Anne-lise Roux, pourfendeuse au sabre laser du ‘Joker’ Tod Phillips (hissé par Frédéric Martel au rang de ‘chef d’oeuvre’, déboulonné par le Masque, mon choix après vision vite fait) !
La vignette Coppola, inédite . exquise.

et alii dit: à

contes pour petites filles

Clopine dit: à

Une expo au Louvre, des émissions radios et télés, des magazines hors-séries, des dizaines de vidéos sur you tube, des milliers de commentaires, des millions de visiteurs. Et Léonard devint scie.

et alii dit: à

ainsi se définit pour les lecteurs B.Cassin
B. C. – Je faisais remarquer qu’il n’était pas indifférent que ce soit une femme, d’origine juive et complètement païenne, baptisée catholique, qui travaille là-dessus ! On a eu quelques réunions avec des amis qui pourraient y participer, cette démarche pourrait faire partie du projet européen que nous voudrions mettre en place.

Entretien transcrit avec la collaboration d’Émeline Durand

et alii dit: à

philosophie, et peinture:quand on voit et la catastrophe:
C’est particulièrement clair en peinture : évidemment, tout dépend peut-être des premiers gestes, des premières couleurs que l’on place sur la toile, mais il y a un moment où quelque chose qu’on n’attendait pas du tout apparaît et se voit. Ce moment-là, on peut le suivre. C’est vrai pour moi dans tout : dans la vie, dans la manière d’écrire, de penser, de parler, de peindre. Quelque chose apparaît qu’on n’attendait pas, et à partir de là, on suit. Mais il y a un moment où, quand on suit trop, quand on croit qu’on suit vraiment, on esquinte tout. Il y a donc un suivi très ténu à opérer de ce qu’on n’attendait pas.

F. D.-B. – Et qu’il faut arrêter avant la catastrophe ?

B. C. – C’est peut-être simplement parce que je manque de génie. Si j’étais vraiment peintre, comme l’étaient ma mère et mon père, j’accepterais que ce qui apparaît là se catastrophe, s’abîme, et j’en referais, et je travaillerais cela précisément. Je ne suis pas peintre, donc ce n’est pas comme ça que je procède : quand quelque chose apparaît, je le chouchoute, et j’arrête, avant que ça ne s’abîme. Je suis peut-être philosophe car ce qui apparaît, en philosophie, je veux bien l’abîmer.
https://journals.openedition.org/genesis/1294

Marie Sasseur dit: à

pseudobloom ? des années à vivre sur le dos du mammouth, pour avoir le privilège d’onomastiquer en blog, lol.

Marie Sasseur dit: à

Mais l’attaché cuculturel, lui, préfère la danseuse de l’akademie. Barbara, avec un C comme, qui est à la philo, ce que pseudobloom est à la trouduction, en frankreich.

Bloom dit: à

@Phil
les goitreuses des alpages

Les ravages de la polenta, dear Phil (Paul hanta bien des gorges profondes comme des vallées alpines…)

@Jean Langoncet
traduction de GAG?

– Non, gag traduit.

Heidegger ou l’onomastique plastique:
– Aïe, teux guerres (très mauvais)
– Bire encore: Heïl, teux guerres. Gross Malher pour les autres, gross Ponheur pour Martin… MerZi Jean Sol, merZi mon Tieu, ma pensée, heureuse komme fous en Vranze.

et alii dit: à

langues, langages, logos selon B.Cassin ,
Gorgias, qui vient après Parménide, fait remarquer que l’être, c’est le poème de Parménide qui le fait être. Il n’existe pas sans le logos de Parménide. Donc l’être est un effet de dire. C’est ainsi que je caractérisais la logologie sophistique, qui s’oppose à l’ontologie (le dire de l’être). À partir du moment où l’on prend conscience que l’être est un effet de dire, on comprend que la langue est une performance, que chaque langue est une performance différente. Nous voilà dans Humboldt, dans le romantisme allemand, dans Schleiermacher, et dans la possibilité de la pluralité des langues – même si on en a une plus maternelle que les autres. Même si l’on
https://journals.openedition.org/genesis/1294

Marie Sasseur dit: à

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René Cassin, l’inconnu du Panthéon

Antoine Prost dans mensuel 455
daté janvier 2019 – 996 mots 

Le 10 décembre 1948, l’Assemblée générale des Nations unies adopte la Déclaration universelle des droits de l’homme. René Cassin en est l’un des principaux auteurs.

Pour comprendre l’engagement de René Cassin en faveur des droits universels, il faut revenir à son expérience de 14-18. Il a 26 ans quand la guerre éclate, ses études brillantes lui promettent le succès à l’agrégation de droit. La guerre ne brisera pas sa route toute tracée, mais va l’infléchir de façon décisive. Gravement blessé en octobre 1914, il devra porter toute sa vie un bandage abdominal. Il milite dès 1916 dans les premières associations de mutilés. Il est convaincu que la guerre reviendra si l’on n’impose pas des droits universels supérieurs aux intérêts nationaux au nom desquels des soldats ont été trop légèrement envoyés à la mort. D’une manière générale, avec la guerre et les traités de paix, la souveraineté des États n’est plus considérée comme un absolu. Le souhait d’un ordre international émerge bien avant les « quatorze points » de Wilson.

Devenu président de l’Union fédérale, la plus grosse association d’anciens combattants de l’entre-deux-guerres, Cassin est désigné en 1924 par le gouvernement radical d’Édouard Herriot pour siéger à la SDN comme représentant des anciens combattants. Cette expérience, qui dure jusqu’en 1938, étend son ouverture sur le monde. Il était déjà un bon connaisseur du droit civil suisse et allemand ; à la SDN, il noue des contacts avec des juristes internationaux et des politiques. Il milite pour le rapprochement franco-allemand. Il est représentatif de toute une élite française qui, contrairement à l’idée reçue d’une France repliée sur elle-même, est tournée vers l’étranger.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, René Cassin fait partie des premiers à rejoindre de Gaulle à Londres. Il arrive dans la capitale britannique le 26 juin 1940 et le rencontre dès le 29. Ce dernier a besoin de personnalités reconnues et de juristes : il faut négocier avec Churchill le statut de la France Libre, alors que le Général n’a reçu aucun mandat électif et que le gouvernement légal est resté en France. « Vous tombez à pic ! » lui déclare-t-il. Cassin a un atout supplémentaire : il tire de sa notoriété une certaine légitimité. Même s’il ne parle pas anglais, il connaît des juristes, politiques et professeurs prestigieux en Grande-Bretagne et notamment le chef du Foreign Office, Eden.

Adaptée à l’unanimité

Il intègre les structures de la France Libre et devient en 1943 à Alger le président du Comité juridique, chargé d’examiner les textes que produit le gouvernement provisoire et de rétablir la légalité républicaine. Lui-même juif, il veille à ce que les Juifs soient réintégrés dans leurs droits après Vichy. Il participe à la rédaction d’une Déclaration des droits de l’homme, conçue comme préambule de la future Constitution française. Il s’appuie sur les grands textes existants, la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen de 1789 en premier lieu. Mais l’URSS et les communistes pèsent beaucoup ; il s’agit désormais de tenir compte des nouvelles préoccupations sociales (celles du rapport Beveridge de 1942 en Angleterre qui est à l’origine du Welfare State). Ainsi que des droits des minorités. Ce sont des réflexions nées de 14-18 qui aboutissent.

A la Libération, René Cassin participe à la création de l’Unesco, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, dont l’Acte constitutif est ratifié le 4 novembre 1946. Entre-temps, il est devenu le représentant de la France à la Commission des droits de l’homme (CDH) de l’ONU, commission qui doit dresser une liste des droits que les signataires de la charte de l’ONU se sont engagés à défendre. Elle est présidée par la veuve du président Roosevelt, Eleanor, grande figure de la défense des droits de l’homme.

Il y tient une place privilégiée du fait, notamment, de son entente avec Eleanor Roosevelt, mais aussi avec Humphrey, avocat canadien, secrétaire de la CDH. Du fait surtout de son sens du compromis. Il sait très bien identifier les points auxquels tiennent les uns et les autres, et sur quoi ils sont prêts à faire des concessions. Ses grandes qualités de juriste et son discernement lui permettent de trouver les formulations justes. Il fera appeler la Déclaration « universelle » et non « internationale » pour marquer qu’elle ne concerne pas seulement les États, mais aussi les individus et les groupes.

Cassin va tout faire pour que le texte soit adopté à l’unanimité, conscient que sans cela le projet serait discrédité. C’est là son grand apport stratégique. Il fait écarter des engagements concrets que trop d’États auraient refusé de signer. Il mise sur la force morale d’affirmations de principe. Cet objectif est déjà ambitieux, car le contexte change en 1947 : la guerre froide s’installe ; le Quai d’Orsay est moins coopératif qu’auparavant au vu des événements d’Algérie et de Madagascar. L’ONU est une organisation internationale et non transnationale, les États y gardent leur souveraineté. L’URSS et les démocraties populaires tout comme les États coloniaux n’accepteraient pas une Déclaration contraignante comme l’envisageaient les Britanniques. Il faut néanmoins aménager la mise en oeuvre des principes qu’affirme la Déclaration : elle prévoit l’élaboration et la signature de pactes dans ce but. C’est un succès puisque la Déclaration universelle des droits de l’homme est le dernier texte adopté à l’unanimité par l’ONU, malgré quelques abstentions, dont celle de l’URSS.

C’est René Cassin qui a annoncé l’adhésion de la France à la Déclaration universelle le 10 décembre 1948, devant l’Assemblée générale de l’ONU réunie au palais de Chaillot.

« Notre déclaration se présente comme la plus vigoureuse, la plus nécessaire des protestations de l’humanité contre les atrocités et les oppressions dont tant de millions d’êtres humains ont été victimes à travers les siècles et plus particulièrement pendant et entre les deux dernières guerres mondiales. »

René Cassin obtiendra le prix Nobel de la paix vingt ans plus tard, en 1968, et il sera panthéonisé en 1987. Président de l’Alliance israélite universelle de 1943 à 1976, René Cassin est toujours célèbre en Israël. En France, sa postérité est largement associée au monde juridique et au Conseil d’État, où il reste une référence. Mais c’est bien le père de la Déclaration de 1948 qu’on redécouvre aujourd’hui.

https://www.lhistoire.fr/ren%C3%A9-cassin-linconnu-du-panth%C3%A9on

Marie Sasseur dit: à

Bof ça va bien phil, vos insultes à pas cher, tellement votre rengaine est pathétique. Allez vous faire masser la matière grise ,qui part en compote, par quelqu’un d’autre, plus à votre niveau : le caniveau. Sans moi.

et alii dit: à

en écho à ceux qui ,s’acharnent sur la judéité de B.Cassin

« Le philosophe Jean-François Lyotard m’a dit un jour que je m’intéressais aux Grecs pour ne pas avoir à m’intéresser aux juifs, dit-elle. Ça m’a beaucoup choquée à l’époque, mais il n’avait peut-être pas tort. » Son père, Pierre, avait, dit-elle, une admiration immense pour René Cassin. « Vers la fin de sa vie, il accentuait même leur ressemblance en se taillant la barbe comme lui. » Admiration partagée : Pierre est seul à être qualifié de « très intelligent » dans une note sur la famille Cassin rédigée par René à la fin de sa vie.
le point

Phil dit: à

Comme les goitreuses des alpages, dear Sasseur, il vous reste parfois une prescience animale.

Marie Sasseur dit: à

Il est 9h50, le 21/10.

Marie Sasseur dit: à

Et ce n’est pas « pour une fois », mais les borborygmes d’un vieux con comme phil, je ne supporte plus, non plus.

Phil dit: à

Pour une fois Sasseur ne raconte pas que des conneries. Gracq en visite dans la cabane de Jünger a pris d’autres volées de bois vert académique. Ces derniers temps les vents de France ont la girouette variable, à prendre Zemmour pour le simoun.

Marie Sasseur dit: à

La vieille dame à l’épée a pratiqué le microcrédit. Une farce dont on aimerait bien avoir le bilan.

Marie Sasseur dit: à

Heidegger, Marion et Cassin, le tiercé gagnant. La vieille dame aime les chevaux…

« Plus tard, je suis allée à la fête de ses 80 ans en Suisse et j’ai déjeuné chez lui, à Fribourg avec sa femme Elfried, face à leur piscine d’eau froide où ils nageaient le matin. Je crois toujours que Heidegger est un très grand philosophe en même temps qu’un nazi ordinaire: la philosophie doit se débrouiller avec ça.» Barbara C.

https://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20140919.OBS9704/barbara-cassin-nous-savions-tous-que-heidegger-avait-ete-nazi.html

Heureusement, l’histoire retiendra le nom de Cassin, grâce à René.

renato dit: à

Comment ça « cette vieille dame honorable » ? elle est né en 47 : on était vieux à 72 ans dans les années 50 !

rose dit: à

Je suis à la.page 57. Lorsqu’il jouait au foot, ce type, il avait un but dans la vie. Maintenant. il erre comme une âme en peine, et moi avec lui.
Ce n’est pas mon style.
Get up.
Stand up.

rose dit: à

Bien qu’ayant tout loupé quant à l’élection de Barbara Cassin à l’Académie Française, n’ai pas douté une seconde de cette vieille dame honorable (l’Académie Française).
Comme toute vieille dame qui se respecte et que nous respectons de même, elle possède une éternelle jeunesse.
Entendre Dominique Bona parler de Romain Gary, ce doit être quelque chose…

Néanmoins, la petite jeune femme qui a réalisé le beau reportage sur Joseph Kessel n’a pas été voir à Clara en Argentine, son lieu de naissance. L’ancienne gare, abandonnée, est transformée en musée de l’émigration et dedans, un livre de Joseph Kessel, un. La prochaine fois, j’emmènerai tous mes doubles, pour enrichir monleur fond.
Un jour, lorsqu’il sera revenu en tête de gondole et que les gens éblouis découvriront ce reporter de guerre/ voyageur/ polyglotte -il parle russe-inlassable découvreur de l’âme humaine, ce jour, je serai obligée d’aller me réfugier dans les Cévennes, de réinvestir une grotte près d’un ruisseau pour échapper aux hordes de journalistes qui auraient voulu m’interviewer.
Je le porte au chaud dans mon coeur, mais Joseph n’est pas mon amoureux. Non.

rose dit: à

6h33

à deux domaines, ka cuisine et les voyages (mais il y a aussi la mode etc.), considérez

Pardon Delaporte, oubli malencontreux.
Déteste les points parce que finaux. Là, pourtant , il s’impose : etc.

Préfèrerai ne pas être privée de dessert. Mon correcteur automatique -assagi- écrit torturée en lieu et place de privée. Étrange, non ?

rose dit: à

Suis dans L’angoisse du gardien de but au moment du pénalty, de Pete4 Handke.
In vient d’étrangler une jeune fille, qui lui a ouvert son lit.
Maintenant, il erre.
Dans le décor, cabines téléphoniques. Supprimées depuis environ 30 ans. Ce livre est ancien.

Pense un peu à la Modification de Butor, cette manière de décrire froidement paysages et individus hors de toute émotion.
Ai commencé Pessoa aussi, Le livre de l’Intranquillité. Il parle de sa vie comme DHH. Hier soir, ai recherché le passage sans le retrouver. Je vais persévérer.
Gary, lui, dans Le sens de ma vie, dit qu’ il n’a pas conduit sa vie, qu’il a été conduit. Que sa vie l’a mené où elle a voulu, et que lui s’est laissé faire. Grosso modo, il dit  » je n’ai rien décidé ».
Gary parle russe couramment. Je le porte au chaud dans mon coeur, mais, il n’est pas mon amoureux.
Je n’ai p1s d’amoureux.
C’est un choix.

rose dit: à

6h16
Ai rèvé mon père, puis ma mère.
Rève très alambiqué dont je ne le souviens pas. Mais bienveillant. Antérieur à la période du réveil donc lointain.
Alexandre (Grothendieck) comment faire ?
C’est la quatrième fois que je rêve mon père :
2 novembre 2018
22 janvier 2019
4 octobre 2019
21 octobre 2019

Ce n’était pas un rêve de guerre ni de lutte.

Delaporte dit: à

Si vous lisez correctement Marion, et il le mérite, vous constaterez qu’il est bien un philosophe. Evidemment, sa pensée peut nourrir celle des croyants et des théologiens. C’est une pensée très souple, très riche ; preuve en a été encore donnée jeudi à l’Académie. Son discours de réception à la sublime Barbara a été magnifique d’intelligence et de perspicacité. L’Académie a bien de la chance de relever sans cesse le niveau, malgré quelques scories, parfois. Je ne crois pas que l’élection de Patrick Grainville ait apporté quoi que ce soit. C’est un romancier qui tire à la ligne, vraiment médiocre. Mais l’Académie est variée. Dominique Bona va nous parler de Romain Gary, et des valeurs humanistes propres à un petit clan qui est très actif chez les Immortels. Jamais les Verts n’ont été aussi réputés, malgré Finkielkraut, malgré VGE : que font-ils là ? C’est une drôle d’assemblée, qui ressemble à la société. Le pire est le pire, et le meilleur est meilleur que le meilleur. Le bon est magnifique, et Barbara SUBLIME !!!

rose dit: à

Chez moi, dans ma famille, c’est un truc qui se mange pas le nerf sciatique.
Mais bon, à chacun ses traditions.

‐—————
J’ai une petite question à vous poser, par curiosité :
lorsqu’un bloggeur est ce qu’on appelle aujourd’hui un influenceur, je pense particulièrement à deux domaines, ka cuisine et les voyages (mais il y a aussi la mode etc), considérez-vous que l’ on appelle cela un métier ?

Merci par avance de votre réponse.
rose

et alii dit: à

33 C’est pourquoi les enfants d’Israël ne mangent point aujourd’hui encore le nerf sciatique, qui tient à la cavité de la cuisse; parce que Jacob fut touché à la cavité de la cuisse, sur le nerf sciatique.
http://sefarim.fr/Pentateuque_Gen%E8se_32_29.aspx

rose dit: à

René Char capitaine Alexandre

Jean Langoncet dit: à

@« Mais une fois que Zarathoustra fut seul, il se dit en son cœur : “Serait-ce possible ! Ce vieux saint dans sa forêt n’a pas encore entendu dire que ‘Dieu est mort’ !” »

Une traduction de GAG ?

Bloom dit: à

Il se demandait si l’existence pouvait être un attribut de Dieu. Extraordinairement profond.

Il semblerait que Nietzsche ait déjà répondu, par l’intermédiaire de Zarthoustra:
« Mais une fois que Zarathoustra fut seul, il se dit en son cœur : “Serait-ce possible ! Ce vieux saint dans sa forêt n’a pas encore entendu dire que ‘Dieu est mort’ !” »
On eut aussi aller voir du côté du Glauben und Wissen, de Hegel.

Jean Langoncet dit: à

Du redoutable capitaine Alexandre

Tes dix-huit ans réfractaires à l’amitié, à la malveillance, à la sottise des poètes de Paris ainsi qu’au ronronnement d’abeille stérile de ta famille ardennaise un peu folle, tu as bien fait de les éparpiller aux vents du large, de les jeter sous le couteau de leur précoce guillotine. Tu as eu raison d’abandonner le boulevard des paresseux, les estaminets des pisse-lyres, pour l’enfer des bêtes, pour le commerce des rusés et le bonjour des simples.

Cet élan absurde du corps et de l’âme, ce boulet de canon qui atteint sa cible en la faisant éclater, oui, c’est bien là la vie d’un homme! On ne peut pas, au sortir de l’enfance, indéfiniment étrangler son prochain. Si les volcans changent peu de place, leur lave parcourt le grand vide du monde et lui apporte des vertus qui chantent dans ses plaies.

Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud! Nous sommes quelques-uns à croire sans preuve le bonheur possible avec toi.

Pat V dit: à

« Je me souviens de l’une de ses réflexions sur l’existence de Dieu. Il se demandait si l’existence pouvait être un attribut de Dieu. Extraordinairement profond. Posez-vous la question, prenez une feuille de papier. Vous avez quatre heures. »

Là, on est dans la théologie,( Marion ne se cache pas d’ être catholique) sûrement pas dans la philosophie ni dans la métaphysique!
Cela concerne les croyants…

Jean Langoncet dit: à

De Le Marteau sans maître aux maîtresses marteau, itinéraire d’Hölderlin façon lecture rapide

Tu es pressé d’écrire,
Comme si tu étais en retard sur la vie.
S’il en est ainsi fais cortège à tes sources.
Hâte-toi.
Hâte-toi de transmettre (…)

Char(tigre)

Jean Langoncet dit: à

@ Je me souviens de l’une de ses réflexions sur l’existence de Dieu. Il se demandait si l’existence pouvait être un attribut de Dieu

Les dieux, Dieu, jalousent les hommes ; Hölderlin a de bons côtés quand il s’agit de poster sur blog.

Jazzi dit: à

« ce que l’on jalouse aux Juifs est de vivre avec ce « trou » »

C’est valable aussi pour la sodomie, et alii ?

rose dit: à

Oh et alii, merci ; je ne le savais pas, je l’appelle toujours Jacob c’est pourquoi je ne comprenais pas votre écrit.

Genèse 32:24-32 Louis Segond (LSG)

24 Jacob demeura seul. Alors un homme lutta avec lui jusqu’au lever de l’aurore.
25 Voyant qu’il ne pouvait le vaincre, cet homme le frappa à l’emboîture de la hanche; et l’emboîture de la hanche de Jacob se démit pendant qu’il luttait avec lui.
26 Il dit: Laisse-moi aller, car l’aurore se lève. Et Jacob répondit: Je ne te laisserai point aller, que tu ne m’aies béni.
27 Il lui dit: Quel est ton nom? Et il répondit: Jacob.
28 Il dit encore: ton nom ne sera plus Jacob, mais tu seras appelé Israël; car tu as lutté avec Dieu et avec des hommes, et tu as été vainqueur.
29 Jacob l’interrogea, en disant: Fais-moi je te prie, connaître ton nom. Il répondit: Pourquoi demandes-tu mon nom? Et il le bénit là.
30 Jacob appela ce lieu du nom de Peniel: car, dit-il, j’ai vu Dieu face à face, et mon âme a été sauvée.
31 Le soleil se levait, lorsqu’il passa Peniel. Jacob boitait de la hanche.
32 C’est pourquoi jusqu’à ce jour, les enfants d’Israël ne mangent point le tendon qui est à l’emboîture de la hanche; car Dieu frappa Jacob à l’emboîture de la hanche, au tendon.

c’est quoi ce bout de viande, comment est-ce qu’il s’appelle ?

closer dit: à

Marion je l’ai écouté deux fois, dont l’une à l’ENS. Lu un livre d’entretiens. Impressionnant. Je me souviens de l’une de ses réflexions sur l’existence de Dieu. Il se demandait si l’existence pouvait être un attribut de Dieu. Extraordinairement profond. Posez-vous la question, prenez une feuille de papier. Vous avez quatre heures.

et alii dit: à

rose relisez :— Genèse 32, 24-32

rose dit: à

suite au combat avec l’ange,
mais on( ne) l’appelle (qu’)après israel!

je ne comprends pas cette phrase : qu’est ce que cela veut dire ?

Un héros juif boiteux. Il ne naît pas boiteux : il le devient. C’est sensiblement différent, non ?

nota bene : je ne fais jamais l’âne et je n’attends strictement rien.

rose dit: à

le coturier de la veste de B.Cassin était Patou.

Ben oui, c’est quelque chose.
En tout cas, c’est pas rien.

et alii dit: à

rose vous faites l’âne pour avoir quoi au juste ?

rose dit: à

« La passion de surprise et d’émerveillement qui produit [une coquille que relève Laurent Mannoni. Il fallait lire “provient” et non “produit”, sans quoi la phrase n’a pas de sens] des miracles. » Hume

Je ne vois pas pourquoi il y aurait coquille entre produit et provient.
La passion de surprise et d’émerveillement produit des miracles.

Des miracles provient alors une grande paix intérieure.

Franchement, les mecs, sur un oeuf, il n’y a pas de poil.
Non.

et alii dit: à

le coturier de la veste de B.Cassin était Patou (le monde)

rose dit: à

super fûté.

qu’est ce que cela veut dire mais on l’appelle après Israël ?

rose dit: à

Les Juifs sont « Pas-Tout »

super fêté. Il manque l’arrivée du christ.
pas tout. Pas tout.

et alii dit: à

suite au combat avec l’ange,
mais on( ne) l’appelle (qu’)après israel!

rose dit: à

luxée, précisément

rose dit: à

les héros juifs sont boiteux (Jacob),

Jacob devient boiteux suite au combat avec l’ange, durant lequel sa hanche est abimée. Pas avant.

Bloom dit: à

Barbara Cassin a brillamment orchestré un débat passionnant avec les philosophes indiens Divvya Diwedi et Shaj Mohan à l’institut français de Delhi, en janvier 2017.
Une philosophe et philologue de tout premier ordre, porteuse d’une vaste réflexion sur les langues et leur rapport au sujet et aux sociétés.
https://www.bonjour-india.in/barbara-cassin/

et alii dit: à

c’est dans circonfession que J.Derrida écrit qu’il a été circoncis

et alii dit: à

ce n’est pas le moins intéressant du corrigé argumenté sur le texte de Hume soumis au bac par des profs que le commentaire d’un lecteur:
contresens dans le texte
Bonjour, vous n’avez pas remarqué qu’il y a dans le texte du bac une énorme coquille qui en rend la fin incompréhensible : il faut lire « la passion de surprise et d’émerveillement qui provient des miracles » et non « qui produit des miracles » … comment une passion pourrait-elle produire un miracle ?
Bref, le texte est incompréhensible, et votre corrigé ne le relève même pas.

Pat V dit: à

Et c’est tout l’effet que ça vous a fait ?

DLP, cinquante ans après et en rester à Heidegger/Derrida/Marion, égrenez votre chapelet!

et alii dit: à

Mais, plaide Delphine Horvilleur dans un ultime retournement, tandis que partout, des « nous » communautaires sont saisis par la « tentation du Tout » (y compris dans le monde juif), la force de la particularité juive sera toujours de ne pas vouloir être sûre de ce que c’est qu’être juif !

et alii dit: à

La haine du Juif s’accroche à la permanence de plusieurs thèmes. Retenons-en un, qui tient à cœur à la première rabbin femme de France : la misogynie. Que ce soit par la métaphore de l’ulcère (le trou) ou celle de la coupure (la circoncision), par lesquelles il est décrit, le Juif représente le féminin qui angoisse la virilité des hommes. Jacob, le doux, l’imberbe, est préféré à Esaü, le fort, le poilu, pour conduire le peuple d’Israël ; les héros juifs sont boiteux (Jacob), aveugles (Isaac), bègues (Moïse), stériles (Abraham), face aux fantasmes de puissance. Faisant le lien avec des références modernes comme l’angoisse de la castration chez Freud ou les Études sur la personnalité autoritaire d’Adorno, Delphine Horvilleur peint l’identité juive comme construite sur une faille. Les Juifs sont « Pas-Tout », ose-t-elle, en reprenant l’expression de Lacan à propos des femmes. Et, jouant des paradoxes qu’elle adore, elle referme la boucle : le « quelque chose en plus » que l’on jalouse aux Juifs est de vivre avec ce « trou » (les philosophes l’ont parfois appelé « le négatif »), au cœur de la condition humaine.

Delaporte dit: à

« une note d’antisémitisme:si vous sentez cela , c’est quevous l’y mettez, c’est la vôtre! »

Argumentation débile ! Vous ne répondez pas, cela vous gêne, sinon en renvoyant la question à l’expéditeur. Les internautes jugeront, et ce ne sera pas en votre faveur, la folle du blog !!!

et alii dit: à

voilà une citation sur le connu et l’inconnu:
Dans un premier temps, l’auteur énonce la « règle par où nous nous conduisons communément en nos raisonnements », c’est-à-dire la manière dont nous menons nos raisonnements d’une manière générale. Cette règle est, selon Hume basée sur l’expérience : nous avons tendance à rabattre l’inconnu sur le connu, à chercher à reconnaître dans ce qui peut paraître nouveau ou inédit quelque chose qui ressemble à ce dont nous avons déjà fait l’expérience. « Mais »
Explication d’un texte de Hume extrait de l’“Enquête sur l’entendement humain”
https://www.philomag.com/bac-philo/copies-de-reves/explication-dun-texte-de-hume-extrait-de-lenquete-sur-lentendement-humain

et alii dit: à

vous n’avez donc jamais entendu parler de ceux qui « rabattent l’inconnu sur le connu »?

et alii dit: à

une note d’antisémitisme:si vous sentez cela , c’est quevous l’y mettez, c’est la vôtre!

et alii dit: à

Je sens une note d’antisémitisme dans cette petite vacherie contre Barbara.
mal vu!ce n’est pas une vacherie:je ne comprends pas les gens qui se croient partout chez eux avec loe droit du « propriétaire » (de la langue de l’autre , la vie de l’autre)je me souviens d’un homme qui disait « viens chez moi » à son petit fils pour dire viens dans mes bras
qu’est-ce que ça veut dire « chez soi »

Delaporte dit: à

« je ne comprends pas les gens qui comme le dit B.Cassin se « sentent chez eux partout » je sais bien qu’on dit « faites comme chez vous »
justement! »

Je sens une note d’antisémitisme dans cette petite vacherie contre Barbara.

Delaporte dit: à

« J’ai été son élève dans ses toutes premières années universitaires à la Sorbonne, notamment en histoire de la philosophie, Delaporte…;) »

Et c’est tout l’effet que ça vous a fait ? Mais c’est lamentable ! Vous avez eu une chance précieuse, et vous n’en avez même pas profité ! Zéro pour la question.

Janssen J-J dit: à

Evidemment que j’ai triché jzm, c’est tellement fastoche avec gougueule. Mais merci de nous avoir remémoré cet extrait, jzm. J’avais lu ça à 17 ans, et conclu que je n’aurais jamais rien à voir avec son milieu de petit bourgeois, ni avec le terroriste intellectuel de son temps… L’histoire de son oeil crevé par la pincette expliquant sa laideur me l’avait pourtant rendu un brin sympathique, faut dire qu’à l’époque, j’avais encore des restes de charité chrétienne et de pitié dangereuse. Et puis l’existence précède l’essence, ça ne voulait vraiment rien dire pour moi, à cette époque. Camus seul parlait à ma sensibilité de pauvre… « Tu seras écrivain, mon fils », disait le St Esprit au petit jean-paul… Il lui donna pas forcément un bon conseil, ce jour là !…

et alii dit: à

je ne comprends pas les gens qui comme le dit B.Cassin se « sentent chez eux partout » je sais bien qu’on dit « faites comme chez vous »
justement!

Jazzi dit: à

19 h 48
Yes, JJJ… (sans triche ?)
Sartre aurait pu finir moine s’il ne s’était pas converti au judaïsme !

et alii dit: à

excuses Handke

et alii dit: à

un commentaire de Hanke sur lui-même dans un entretien(philomag)
Mais je me sens ridicule à mon tour, de présenter La Femme gauchère en ces termes : car j’explique.

OZYMANDIAS dit: à

Alain Finkielkraut est vieux et malade. Fatigué.
Ses livres sont jeunes et sains. Fortifiants.
Il pense contre son temps comme un prophėte qui pense contre son peuple.
Après avoir cherché, vainement, toute sa vie, à posséder un coeur intelligent comme Salomon, il se retrouve à la fin, mesquinement, à se chamailler avec la racaille des mal-pensants comme Jérémie.

Janssen J-J dit: à

Jean-Sol Partre, peut-être, jzmn ?
in les MOTS (Mémoires d’Uutre Tombe Sartreux)

Janssen J-J dit: à

BARBARIN Cassin ??? (3 fois)

@Non, c’est exactement ce que j’ai voulu dire. On ne dira jamais assez qu’elle est sublime !

Ah bon, monseigneur de Lyon, vous persistez et signez !?… C’est grave, Dr ?

Bloom dit: à

ach, John LancHester…

Bloom dit: à

The world is sleepwalking towards a fresh economic and financial crisis that will have devastating consequences for the democratic market system, according to the former Bank of England governor Mervyn King.
The Guardian – 20/10/19

C’est aussi ce qui se murmure dans les formations des professionnels de la banque.
A part Capital/Chers voisins de John Lancester et le premier chapitre de Sunset Park de Paul Auster, je ne vois pas de bonne littérature ayant pour toile de fond la dernière crise financière mondiale…

et alii dit: à

tout en essayant d’écrire son premier livre. Et règle aussi quelques comptes, expliquant notamment que « Mille Morceaux » était bien un roman au départ, mais que l’éditeur a eu l’idée de le présenter comme un livre de souvenirs. « On m’a demandé si ça m’allait de le présenter comme une autobio. Je m’en battais les couilles, je vo

et alii dit: à

Une poignée d’intrigants formés à l’école du vice des partis politiques ont transformé Place publique en organe classique où règnent les luttes intestines et où les courtisans réussissent plus que les combattants. Les fondateurs n’étaient pas suffisamment soudés et alignés humainement et éthiquement pour empêcher des comportements aussi éloignés de notre promesse initiale. Avant même de choisir d’aller aux Européennes, il y a eu une grande vague de démissions car notre promesse était de transformer les politiques publiques autant que la pratique politique. Or à mon sens, nous avons trahi notre promesse initiale. J’ai choisi de laisser la politique à ceux qui sont taillés pour. Le moment est venu de m’exprimer car je dois une explication à ceux qui m’ont fait confiance, qui nous ont aidés à financer Place publique, à construire ses propositions programmatiques, qui nous ont rejoints, à toutes les personnes remarquables que j’ai rencontrées et qui ont, pour la plupart mais pas toutes, quitté le mouvement.
nouvian obs

Jazzi dit: à

En parcourant ma bibliothèque, voilà sur quoi je suis tombé :

« J’avais des conciliabules avec le Saint-Esprit : « Tu écriras » me disait-il. Et moi je me tordais les mains : « Qu’ai-je donc, Seigneur, pour que vous m’ayez choisi ? – Rien de particulier. – Alors, pourquoi moi ? – Sans raison. – Ai-je au moins quelques facilités de plume ? – Aucune. Crois-tu que les grandes oeuvres naissent des plumes faciles ? – Seigneur, puisque je suis si nul, comment pourrais-je faire un livre ? – En t’appliquant. – N’importe qui peut donc écrire ? – N’importe qui, mais c’est toi que j’ai choisi. » »

Mais de qui est-ce ?

Jazzi dit: à

« les livres attendent dans nos bibliothèques d’être lus et relus et commentés après la mort de leur auteur ; cette étrange fraternité des grands solitaires se joue des siècles et de la géographie de l’espace et du temps »

Il n’est pas nécessaire de commenter, on peut se contenter de citer !
En feuilletant ma bibliothèque voilà sur quoi je suis tombé.
Mais de qui est-ce ?

« J’avais des conciliabules avec le Saint-Esprit : « Tu écriras » me disait-il. Et moi je me tordais les mains : « Qu’ai-je donc, Seigneur, pour que vous m’ayez choisi ? – Rien de particulier. – Alors, pourquoi moi ? – Sans raison. – Ai-je au moins quelques facilités de plume ? – Aucune. Crois-tu que les grandes oeuvres naissent des plumes faciles ? – Seigneur, puisque je suis si nul, comment pourrais-je faire un livre ? – En t’appliquant. – N’importe qui peut donc écrire ? – N’importe qui, mais c’est toi que j’ai choisi. » »

Pat V dit: à

On dirait que Marion vous a échappé ?

Il portait déjà son fameux nœud-papillon, Delaporte…

Pat V dit: à

On dirait que Marion vous a échappé ?

J’ai été son élève dans ses toutes premières années universitaires à la Sorbonne, notamment en histoire de la philosophie, Delaporte…;)

Delaporte dit: à

« Pourriez-vous nous dire, selon votre avis Delaporte, en quoi, par quel travail philosophique spécifique, J.L. Marion est un » grand philosophe »? »

Je pourrais le dire, en effet, mais pas ici. Je pourrais en faire ma propre démonstration, avec tout ce que je sais et ai lu de lui. On dirait que Marion vous a échappé ? Renseignez-vous, lisez-le. Ses livres sont dans le commerce, dont par exemple son livre culte, qui vien d’être réédité, sur l’amour et la charité. Et tout le reste. C’est un auteur incoutournable dans le monde de la philosophie, mais qui peut intéresser aussi les béotiens qui s’aventures sur les rivages philosophiques comme la mouette de notre cher PaulEdel. Allez, zou ! je sors !

Delaporte dit: à

« Deux fois la même erreur, assurément c’est plus qu’un lapsus calami, DLP !… »

Non, c’est exactement ce que j’ai voulu dire. On ne dira jamais assez qu’elle est sublime ! Pour cette fois, l’Académie s’est montrée sous son meilleur jour, un jour sublime grâce à la sublime Barbara, et au non moins génial Marion. JJJ, je note que si c’est tout ce que vous avez à en dire, c’est assez pauvre comme commentaire. Vous êtes une NULLITE !

Pat V dit: à

 » Oui, j’ai vraiment apprécié ce texte de Marion. C’est un très grand philosophe, il faut le dire. »

Pourriez-vous nous dire, selon votre avis Delaporte, en quoi, par quel travail philosophique spécifique, J.L. Marion est un  » grand philosophe »?
Qu’est-ce qu’  » être grand  » en philosophie?
D’avance merci!

et alii dit: à

sur H.Bloom
His writing, especially toward the end of his life, became increasingly personal, shadowed by mortality yet at the same time joyous, funny, and heartening. He is a good writer to turn to when you are depressed: try How to Read and Why, Shakespeare, Jesus and Yahweh, The American Religion, or The Book of J, Bloom’s first widely popular book.

“Harold means splitter of skulls in Danish,” he told me once, ruefully. But his Hebrew name was Zvi Hirsch, and over time he came more and more to insist that the Jews were a crucial hidden source for our ideas about authority, poetic creation, and selfhood. To the end of his life he meditated on the rich connection between the Hebrew Bible and Freud.

I remember from years ago a typical phone message from Harold: “Mikidge Pickidge, fortunate swain, I miss you, call me. Much love from old Bloom…I pinch your claws” (this, from S.J. Perelman, was one of his favorite phrases). This time, instead of calling back, I will pick up one of his books. There he is still, on the page, exhorting and wisecracking, head over heels in his reading, infectious as ever.
https://www.tabletmag.com/jewish-arts-and-culture/292628/harold-bloom?utm_source=tabletmagazinelist&utm_campaign=3a42b4dc01-EMAIL_CAMPAIGN_2019_10_17_04_58&utm_medium=email&utm_term=0_c308bf8edb-3a42b4dc01-207086749

Janssen J-J dit: à

Deux fois la même erreur, assurément c’est plus qu’un lapsus calami, DLP !… un gros aveu de l’inconscient qui parle au Vatican, monseigneur…

des discours académiques de Barbarin Cassin, la sublime,

la réception sous la Coupole de la sublime Barbarin Cassin,

😉

Janssen J-J dit: à

Patrick Deville rend un sacré hommage aux lecteurs et critiques, passeurs et traducteurs par amitié (Seuil, 2019). Citant Walter Benjamin pour qui « il existe un rendez-vous tacite entre les générations passées et la nôtre : nous avons été attendus sur la terre » Dreville ajoute : « les livres attendent dans nos bibliothèques d’être lus et relus et commentés après la mort de leur auteur ; cette étrange fraternité des grands solitaires se joue des siècles et de la géographie de l’espace et du temps ».
Au Bistrot des Amis de la rue du Cherche-midi ou chez la RDL de Passou, il y a un peu de cela, oui, aussi. Des internautes qui le pensent et le montrent, en dépit de leurs brusques empoignades. Pour l’un d’entre eux, Dreville observe comment le terme de « pékin » dans l’un de ses romans (Peste et choléra) a été traduit via R. Ferrucci par « pechinese », comme une variété de clébard. ///Prima che i cinesi, convinti che tutto sia loro consentito, si pemrmettanon di dare nomi cinesi alle lora città, e perfino alla lora capitale, qualunque pechinese poteva ritrovarsivi senza aprire l’atlante. E dunque a Guangzhou che sbarca Yersin »///. On se demande.

et alii dit: à

Dieu veillent sur eux !
NT/renversement ou multiplication ?
Bonne soirée

Delaporte dit: à

Cette année, on est gâté. Le Nobel à Peter Handke, d’abord ; et quelque temps plus tard, la réception sous la Coupole de la sublime Barbarin Cassin, accueilli par un discours extraordinaire de Marion, le philosophe français le plus énigmatique de son époque, le plus croyant aussi. Handke, Cassin, Marion : des esprits qui respectent la religion, qui en sont proches. Dieu veillent sur eux !

Delaporte dit: à

Les séances sont filmées, habituellement. La vidéo va être disponible sur le site de l’Académi dans quelques semaines. Ce sera très amusant de voir comment ça s’est passé, et s’il y avait beaucoup de monde, et qui il y avait. Les orateurs disent leur discours avec leurs tripes, car c’est un grand moment pour eux. Et d’un lieu universel, que la planète regarde. Le succès de l’Académie n’est plus à redire, et lorsque c’est deux pointures comme Cassin et Marion qui s’expriment, c’est le summum. C’est rare. On vient d’assister à cette rareté, pour la plus grande gloire de Dieu.

Delaporte dit: à

Hélas, même sur ce blog personne ne va nous parler des discours académiques de Barbarin Cassin, la sublime, la magnifique !!! ni de celui de Marion, le philosophe prudent et néanmoins catholique. Une pensée fut à l’honneur, ce jeudi, dans laquelle je me retrouve enfin. Pour la première fois, j’ai l’impression d’être représenté. Pour la première fois depuis longtemps, la métaphysique chrétienne est à l’honneur, et donne sa pleine intensité. Ce n’est pas rien. Tous les esprits mesquins qui me critiquent sur ce blog peuvent aller se rhabiller et se la mettre sous le bras : c’est l’extase et le triomphe de Delaporte !

et alii dit: à

le cerveau artiste est un livre du neurophysiologiste indien ramachandran

Delaporte dit: à

Marion nous parle du « logos ». Un logos extensible, qui crève la métaphysique, et rend possible non seulement un Dieu, mais un Messie : un Christ. Une magnifique leçon, qui au-delà de la langue grecque (que Barbarin Cassin aime tant) nous fait buter sur l’hébreu, langue de la révélation divine. Oui, j’ai vraiment apprécié ce texte de Marion. C’est un très grand philosophe, il faut le dire. Autre chose que Finkie et autres Bruckner !!!

et alii dit: à

Le délire d’illusion des sosies de Capgras (parfois appelé illusion des sosies ou délire d’illusion des sosies ou encore syndrome de Capgras) est un trouble psychiatrique dans lequel le patient, tout en étant parfaitement capable d’identifier la physionomie des visages, affirme envers et contre tout que les personnes de son entourage ont été remplacées par des sosies qui leur ressemblent parfaitement.
c’est bien connu: »le cerveau artiste » en traite

et alii dit: à

le réel et son double en politique
Hier soir lors de la cérémonie des Hommes de l’année GQ, Mounir Mahjoubi (secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé du Numérique) a été désigné homme digital de l’année. Le hasard a voulu que son portrait craché, Jonathan Cohen était aussi de la partie puisque l’acteur recevait lui l’award de l’homme le plus drôle de l’année. Une rencontre au sommet donc qui a fait la joie des photographes.Hier soir lors de la cérémonie des Hommes de l’année GQ, Mounir Mahjoubi (secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé du Numérique) a été désigné homme digital de l’année. Le hasard a voulu que son portrait craché, Jonathan Cohen était aussi de la partie puisque l’acteur recevait lui l’award de l’homme le plus drôle de l’année. Une rencontre au sommet donc qui a fait la joie des photographes
https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/mounir_mahjoubi_rencontre_son_sosie_jonathan_cohen_a_la_soiree_gq_409140

Delaporte dit: à

« Les fourmis argentées du Sahara viennent de décrocher le titre de fourmis les plus rapides du monde avec des pointes à 0,855 m/s selon une étude publiée jeudi. Leur secret est un jeu de pattes étonnant. »

J’ai lu la réponse de Marion, qui est un fort beau texte philosophique, dans lequel il parle de la philosophie grecque très savamment. Cela a dû rebuter l’auditoire, avant tout mondain, habitué des cocktails plutôt que des séminaires de Derrida. Un type que je connais y allait, un mondain pur sucre, il me disait que pour cette installation, l’Académie a eu du mal à trouver des invités. Elle a sorti ses listings pour lancer le maximum d’invitation, de manière à remplir les rangs, et à faire en sorte que cela n’ait pas l’air trop vide. Une philosophe, cela n’attire pas forcément. Un romancier, beaucoup plus. L’Académie est passée à côté de la catastrophe, mais l’élan mondain a gagné : la séance s’est tenue, et elle a été de toute beauté, un peu comme PaulEdel se promenant au bord du rivage, près de Saint-Malo, à l’affût d’une mouette gazoutée flottant lamentablement sur une vague polluée, et de la même vague glauque et puante s’écrasant sur le sable pourri de la plage comme une grosse merde atterrissant sur l’asphalte en décomposition.

renato dit: à

Si tout va mal, après 259 ans d’activité, le Caffè Greco fermera. Il faudra voir qui est prêt à payer un loyer au prix du marché pour via Condotti, donc pas les 16 000 € mois, plus TVA, auxquels l’ancien exploitant était habitué, mais un chiffre autour de 180. 000 €. Enfin, fout change.

Delaporte dit: à

Dans son discours, Barbara Cassin se dédouane par rapport à Heudegger :

« De mon côté, lisant et écoutant Heidegger, et sachant, ce que
l’on cachait à peine, qu’il était nazi – Arendt mettait cela sur le compte
de la « déformation professionnelle » des philosophes –, écoutant
Heidegger donc, j’avais moi aussi du mal à croire à l’histoire qu’on me
racontait. Cette grande philosophie classique, l’histoire de l’Être dont
on retrace l’origine et les époques, est-ce là toute la philosophie ? Ne
peut-on être autrement présocratique ? Gorgias ou Protagoras, est-ce
seulement comme Parménide en moins bien, un jeu caricatural et
outrancier ? Rien d’autre ?
Bien sûr que non ! »

renato dit: à

« Nous partirons le 31 octobre. Nous avons les moyens et la capacité de le faire », a dit Michael Gove, le ministre britannique chargé de préparer un Brexit sans accord ; mais, ce qui en dit long sur la qualité morale de ces gens, dans une lettre non signée par Boris Johnson, l’un des trois textes adressés hier soir au président du Conseil européen, il est demandé à Bruxelles d’accorder au Royaume-Uni une prolongation du Brexit jusqu’au 31 janvier 2020 à 23 heures.

renato dit: à

« nyctalope », une chouette, par exemple.

Janssen J-J dit: à

nyctalope = qui voit dans la nuit.
Ce n’est pas une injure. Ne suis pas M-S, dieu Mangarde. 9-2, 9-3 : tout ça, ce sont des chiffres, mais l’année 1988 compte. Les vierges sages et les vierges folles sont une belle fable biblique à revisiter. Bises.

Delaporte dit: à

L’autre jour à la librairie, j’ai feuilleté le livre de Finkielkraut, et ça m’a tout de suite révulsé. Je suis allergique au penseur. Je n’écoute jamais son émission, en général, car cela me demanderait un trop grand effort, ce serait une torture, à vrai dire. En réalité, c’est un non-penseur laborieux, qui a adopté un discours d’extrême droite, qu’il vomit avec diplomatie et componction. C’est un petit nazillon de salon mondain, qui jongle avec les arguments, un « argumentiste », spécialiste d’une rhétorique primaire, pure et dure. Mais le pire, avec Finkie, c’est l’ennui qu’il distille, et ça, c’est impardonnable.

Patrice Charoulet dit: à

FINKIELKRAUT

Vous vous demandez si Finkielkraut. Et vous répondez , au moment de conclure, à la question.
J’ai écouté toutes les émissions « Répliques » qu’il anime sur France Culture depuis sa création.
C’est dire si je le connais. Non seulement je le connais, mais je l’admire, et, je l’aime. J’aime aussi Elisabeth Lévy, Eric Zemmour, Gilles-William Goldnadel, Robert Redeker, Pascal Bruckner, et quelques dizaines de philosophes, profs de khâgnes ou de fac, sans grande notoriété médiatique.
Sans oublier quelques penseurs qui ne sont plus de ce monde, connus ou moins connus.
J’aime Finkielkraut, parce qu’il pense (ce n’est pas si répandu) et qu’il s’ exprime avec sincérité, avec courage. C’est un homme qui lit des livres et qui les cite. Il a la particularité de venir dans ses entre-tiens avec trois ou quatre livres. Il m’a l’air en mauvaise santé, et très fatigué. Il devrait se ménager .
Mais non, il faut qu’il se batte.
Il fut mao spontex, dit-il, en 68 : il revient de loin, ou de bas ! Il dit qu’on est stupide quand on est jeune. Je ne le contredirai pas. Il a beaucoup progressé, car il a beaucoup lu, beaucoup vu, et beaucoup pensé. Et quand on a fait ce parcours-là, on ne peut évidemment pas être encore maoiste, communiste, socialiste ou lepéniste.
Le mot « droite » le gêne. D’où votre texte. Ce mot ne vous gêne pas, et il ne me gêne pas. Même si chacun peut y mettre ce qu’il veut. Car il y trente-six nuances de droite.

*Commentaire d’un texte de Philippe Bilger publié sur son blog (excellent)

rose dit: à

Christiane

Oui.
Je pensais aussi au repenti, superposé par autre chose.

rose dit: à

Nyctalope à 6h30 du matin. Alors Jjj c’est Marie sasseur ? Toujours au jus à bon escient : je vivais dans le 9-3 il y a 31 ans, d.
À côté de la plaque, le vieux p.

—–
—-En pleine forme.
—–
Clopine
Ce n’est pas pck il a connu votre premier amoureux qu’il accepte de « donner »sa musique ?

renato dit: à

Dōgen : « Si tu ne trouves pas la verite a l’endroit ou tu es, ou esperes-tu la trouver? »

christiane dit: à

Rose,
Ces œuvres d’art se débordaient et se déportaient par rapport à elles-mêmes vers une réalité cachée qui en était le sens et la raison.
L’art transforme notre conscience du réel reliant le visible à l’invisible, témoignant d’une mémoire.
Ceux qui ont détruit ces bouddhas (intégristes religieux ou politiques) voulaient effacer une mémoire, une spiritualité par la peur, le vandalisme, l’asservissement.

Janssen J-J dit: à

les défoncées nyctalopes qui font marcher la baraque durant que les autres dorment… A de la chance Passoul, avec toutes ces veilleuses, des vierges sages dans leur folie…
Qui dit mieux ? le jour se lève un peu gris, mais le billet va changer aujourd’hui. Dans le 9-2 il y a 31 ans, c’était pas la joie, non. Ça swinguait pas. Bises.

et alii dit: à

je m’étais inventé pour « une histoire »,un peuple:les algaçants:mon peuple bien sur , voilà mon identité

et alii dit: à

les algues, j’adore;c’est peut-être une algie mais ce n’est ni un fantasme, ni un symptome

renato dit: à

Notices relatives à la peinture à l’huile in Vitruve, Pline l’Ancien, Galien.

rose dit: à

Commencé L’angoisse de penalty du gardien de but.
Aimer le rose autant que le bleu.

rose dit: à

Époque passionnante.
Le Monde a eu l’excellente idée d’ullustrer son aeticle avec Houellebecq vu de dos.
121 femmes fois 5 à plat dos par terre pour visualiser les féminicides commis depuis janvier 2019.
Les hommes, quand vos femmes vous frappent, faites pareil : un jeune mec l’oeil au beurre noir croisé dans les bois aux champignons, il y a deux jours, le coffre et le panier plein.
Que lui est-il arrivé ?
Trump et sa société du pestacle.
Bojo qui ne fait pas ce qu’il veut : eh non, enfant capricieux.
Erdogan comme Kim Jon I, je menace mais je me rétracte. Je veux obtenir quelque chose.
L’autre, liquéfié par la menace.
Le monde en évolution, le monde en révolution.

rose dit: à

Pas les campagnes vierges, quoique.
Les filles.
Béré, youhou.

rose dit: à

Christiane

Et pourtant, derrière les boudhas, découverte exceptionnelle :
https://www.lejournaldesarts.fr/les-premieres-peintures-seraient-en-afghanistan-90659

Cela n’enlève rien au cauchemar vécu de la destruction.

Bérénice
Cela fait 40 ans que les Greta disposent de cours d’alphabétisation envers les mamans parfois analphabètes : ne sachant ni lire ni écrire.
Elles sint achetées à leur père dans des campagnes reculées et vierges.
Oû vivez-vous ?
En Azerbaïdjian ?

Bonne journée, me reste plus denla moitié à décroûter.
Et, on ne fera pas un emplâtre sur une jambe de bois(ai pas pu m’empêcher ; je l’ai dit au plâtrier, haja,hihi,hoho,uhuh. Incorrigible, je suis.).

rose dit: à

Cette terre ne t’appartient pas!» Ce sont des comportements navrants, pitoyables, humiliants – même si cette confrontation ouverte est née des répressions. Les intellectuels afghans du premier rang se doivent de surmonter ces réactions, de sortir la poésie de cette guerre ethnique, afin de créer une entente cordiale. En aucun cas, l’éthique et la raison ne peuvent supporter que l’on puisse se moquer d’un peuple, le ridiculiser. Voilà pourquoi, moi, je milite pour un Etat démocratique et laïque de type fédéral. C’est la seule alternative pour notre pays. 

Dites, vous avez le moral!

D’abord, une large partie de la population afghane n’aspire qu’à ça, mais on ne lui demande pas son avis. Ensuite, je repense au livre qui était sur mon bureau, le jour où les taliban ont brûlé la bibliothèque: c’était le Shâh-Nâmé, de Firdusi. Au-delà de notre histoire, c’est lui qui a ressuscité, qui a sauvé des ténèbres la poésie d’expression persane. Il incarne le modèle de la résistance littéraire. «Prête l’oreille au poète», écrivait Firdusi. «Dans ce passage en ce monde, ne faites jamais le mal. Au lieu de laisser de grands palais et de grandes richesses derrière vous, laissez un souvenir de justice, de pensée juste et de bonne conduite, qui jamais ne tombera en poussière. »

Christiane

Magnifique déclaration !
Mais pourtant…
(Je cherche)

et alii dit: à

Le septième homme
Par : John Berger, Jean Mohr

Réédition de l’ouvrage publié en 1976 par la Librairie François Maspero, augmentée d’une préface rédigée en 2007.

Un livre d’images et de textes sur les travailleurs immigrés en Europe.

« Quand Jean Mohr et moi-même travaillions à ce livre, Le septième homme, notre objectif premier était de montrer comment l’économie des nations riches d’Europe s’était mise, au cours des années soixante, à dépendre du travail de plusieurs nations plus pauvres. L’objet du livre, tel que nous le concevions, était avant tout politique. Nous espérions lancer un débat et encourager, entre autres choses, la solidarité internationale de la classe ouvrière.

Nous ne nous attendions pas à ce qui s’est passé après la publication du livre. La presse l’a presque complètement ignoré. Certains critiques ont dénoncé son manque de substance : il ne s’agissait, selon eux, que d’un pamphlet oscillant entre la sociologie, l’économie, le reportage, la philosophie et d’obscures tentatives poétiques, bref de quelque chose de vraiment pas sérieux.

Au Sud, la réaction a été tout autre. Le livre a été progressivement traduit en turc, en grec, en arabe, en portugais, en espagnol et en punjabi.

rose dit: à

D’un côté la force s’impose, de l’autre la douceur s’insinue.
—‐—————-
D’un côté la douceur s’impose, de l’autre la force s’insinue.

La première vaincra.

rose dit: à

vedo dit: à

3J, ma remarque sur le quatrième homme de Shackelton

Ben oui vedo, hein…
Sur le plafond la terre.
Sur les nuages aussi.
Léget, léger, le quatrième.

rose dit: à

7h34
report de la date, sortie sans accord, type Brexit sec, sans beurre ni, peut-être, argent du beurre.

Bloom

Sans le fils de la crémière ?
Ben, mède alo’s.

rose dit: à

Moi je n’ai jamais payé pour valser. Et jamais été payée.
Un autre temps.
Maintenant, je chantier.
Moi je n’ai jamais payé pour baiser. Et jamais été payée.
Un autre temps.
Maintenant, je, chantier, en chantant.

rose dit: à

Moi je n’ai jamais payé pour vaiset. Et jamais été payée.
Un autre temps.
Maintenant, je chantier.

rose dit: à

M-S
J’ai fait la fête dans le neuf deux.
Moi j’ai décroûté un plafond de plâtre : ma future piaule. 3m sur3.
À l’ancienne, le plâtre jeté sur des planchettes de bois serrées, serrées, brutes. Brisées à la main et clouées sur des planches transversales.
Grosse surprise : 10 à 20 cm de terre sur les planchettes et sous le toit. La terre dans le ciel sur le plafond.
Cela m’a redonné le moral, sursum corda, rose.
Le 9-2 c’est il y a 31 ans pour moi.

rose dit: à

Maintenant, sous l’impulsion d’un puritanisme archaïque, nous sommes en trains de perdre.

Oui. Beaucoup.
Un de mes potes me racontait avant hier qu’ il fallait payer 200 euros pour baiser et partir, aujourd’hui ! Sinon, elles ne couchent pas.p

rose dit: à

Bérénice
Merci pour le prieuré de Grandmont..
Différencier pornographie et érotisme : la laideur versus la beauté.

rose dit: à

6h57
Il y a deux jours, une femme, déguisée de pied en cap, devant la Poste : me demande si La Poste va ouvrir cet aprem. Lui répond à 14h. Elle souriante. Moi pas.
Sidérée.
On va rencontrer des gens déguisés tous les jours maintenant, hors Caramentran ?

Pense à M. éclairée, lettrée.
Appréhende qu’elle s’y mette : je ne pourrai le supporter.

rose dit: à

Chez mon psy, à l’attente, grande étagère de livres.
Servez-vous.
En haut, cinq bouquins de Joseph Kessel reliés en rouge.
Je les ai regardés, sidérée.

rose dit: à

6h44
————————–
Joseph Kessel.
Reportage, précisions :
Maurice Druon est le fils de Lazare, son frère, qui s’est suicidé à 21 ans, d’une balle dans le coeur.
Pourquoi ?
Michèle sa dernière épouse, irlandaise et alcoolique. Irlandaise, je ne savais pas. Lui était alcoolique mais, force de la nature, comme les serbes, il tenait l’alcool. Elle pas. Les femmes ont parfois tort de suivre les hommes aveuglément. Il dit, elle dit – la réalisatrice, d’où vient son nomadisme ? Au bout de quatre mois chez lui, il faut qu’il parte.
De parents russes, lorsque sa mère le porte il traverse l’Atlantique, naît à Clara en Argentine, au nord de Buenos Aires, entre deux grands fleuves, repart en Russie, s’installe en France, à 20 ans part en Sibérie, revient par la Chine, a déjà fait le tour du monde.
Les gènes ou le virus ?
Cela ne le lachera plus.

——————–
Bonjour
6h50

Delaporte dit: à

Quand Hallier est mort, les gens des services spéciaux français ont fait le ménage dans ses différents coffres-forts, faisant disparaître des dossiers compromettant. On a quelquefois attribué son décès à une exécution. Rares sont ceux qui l’ont regretté, à part Karl Zéro, cet autre con insignifiant. Ils étaient devenus amis, c’était le grand amour. De Karl Zéro, on ne parle plus guère, non plus. La poisse est contagieuse.

Delaporte dit: à

Hallier terroriste, notice Wikipédia :

« En 1982, l’écrivain est soupçonné d’avoir simulé son propre enlèvement (le 25 avril), revendiqué par de mystérieuses « Brigades révolutionnaires françaises », et par la suite commandité un attentat contre l’appartement de Régis Debray, détruit par une explosion le 21 juillet. Les sources de ces faits rapportés sont nombreuses : récemment l’auteur de sa biographie François Bousquet a confirmé le fait, ainsi que Gilles Ménage. En 1975, il aurait déjà commandité un mini-attentat chez Françoise Mallet-Joris, juré Goncourt, afin de protester contre les magouilles des prix littéraires : la seule conséquence de ce geste fut un feu de paillasson. »

Hallier faisait peur aux autres écrivains, qui le considéraient comme étant capable de tout. Les cons, ça ose tout, c’est à ça qu’on les reconnaît, comme disait Audiard.

Delaporte dit: à

Edern Hallier vu par Dominique Rolin :

« Jean-Edern Hallier, je l’avais rencontré avant, du temps de Bernard. Il s’était illustré en posant son œil de verre sur la table ! Je l’ai détesté à ce moment-là. Il était fou, avec un fond d’intelligence : l’Emmerdeur par excellence. Il avait ses alliés, il pouvait être odieux, et même malfaisant. Je ne voulais pas m’approcher de lui, car il était collant et tout en lui sentait la mauvaise odeur du doute, de la tristesse et de l’échec. »

Delaporte dit: à

L’Idiot international révisionniste, antisémite… en tout cas organe de presse malsain politiquement, auquel ont collaboré des tas d’écrivains qui, aujourd’hui, tentent de le dissimuler – et pour cause. Il faudrait en faire la liste et les envoyer aux champs, faire la révolution culturelle. Ou bien, au goulag. Des débiles comme Sollers ou Matzneff en étaient. Patrick Besson aussi. Et tant d’autres que la morale n’étouffait pas. Edern Hallier était une des pires ordures de l’époque. En 81, il a cru que c’était gagné et que Mitterrand allait le nommer ministre de la culture. Or, pas du tout. Mitterrand ne voulait pas d’un fou furieux dans son gouvernement. Vert de rage, Hallier a essayé de faire chanter le président, mais dans ce combat douteux, c’est lui, Hallier, qui a eu le dessous. Heureusement. Hallier attirait l’échec et la déconfiture. Plus personne ne lit ses livres dégueulasses. Il est désormais oublié. A Saint-Germain-des-Prés, on a fait place nette.

Delaporte dit: à

L’interview de Daeninckx n’a rien de spécial. C’est le Daeninckx que l’on connaît, soi-disant de gauche, mais une extrême gauche style Front populaire, donc assez misérabiliste. Rien à voir avec la magnifique, la sublime Ulrike Meinhof, ni avec le pape François. Daeninckx c’est une caricature de Robespierre qui habiterait en banlieue. Il n’est pas tendre pour les confrères parisiens de Saint-Germain-des-Prés. Il dénonce le révisionnisme de certains :

« C’était en 1996 dans le Goût de la vérité (Verdier) où je retraçais le parcours d’un intellectuel qui en était venu à banaliser la Shoah. Dans les années 90, on a été une poignée à essayer d’alerter sur ces écrivains qui s’engagent pour le pire. Toute la bande de l’Idiot international, que dirigeait Jean-Edern Hallier, a joué un rôle majeur dans la promotion de ces gens-là. Dans Nazis dans le métro, publié en 1996, l’Idiot international est un sujet central, je l’avais rebaptisé Fureur continentale ! Quand on pense qu’un type comme Edouard Limonov, que la BBC a montré en train de s’amuser à tirer sur Sarajevo au côté de Karadzic, revenait tranquillement boire des coups avec la petite société littéraire de Saint-Germain-des-Prés le week-end, ça me rend dingue ! C’est pour ça que je me suis toujours tenu à l’écart de cette société-là. Et pour ça aussi que j’ai toujours préféré vivre en banlieue. C’est de la périphérie qu’on voit mieux le centre. »

Janssen J-J dit: à

@ J’ai fait la teuf toute la journée dans le neuf-deux .
voulez dire que vous avez fait le fête toute la journée dans les hauts de seine ? Vois pas le rapport… Surtout que le darkweb donne plein d’infos sur l’expo du Greco, on peut donc toujours faire croire qu’on l’a vue quand même.
Moi j’ai vu « Portrait d’une femme en feu », un film qui frise la perfection. Je peux développer le cas échéant, mais là ça m’embêtre, car je dois aller à la soupe de morphée. Juste pour dire que la petite domestique a eu raison de se révolter contre le geste d’Orphée, la scène la plus réussie entre mille. J’ai toujours pensé comme elle : en aucun cas, Euridyce aurait demandé à Orphée de la regarder malgré l’interdit, voyhons donc ! ça c’est vraiment pas féministe que de le soutenir, hein. Je me suis bien demandé si le féminisme était compatible avec la poésie. On s’est un peu engueulés avec Elle à ce sujet, à la sortie, d’ailleurs. Les féminicides n’étaient pas à l’horizon de ce film.

et alii dit: à

Moi aussi,
me too?

Janssen J-J dit: à

me souviens qu’au lycée, la prof de philo s’était servi d’Alexandrian pour différencier l’érotisme de la pornographie dans l’amour à enseigner aux enfants ou aux ados que nous étions : l’acte sexuel émanant de deux personnes qui s’aiment versus de deux personnes qui n’ont aucun sentiment l’une pour l’autre.
J’ignore si cela pourrait encore répondre de façon non bégueule à la question posée.

Jean Langoncet dit: à

(le cheminots de Sud Rail sont tous bac + 5 mais c’était pas une raison pour leur confier la programmation des correcteurs d’orthographe pour smartphone)

D. dit: à

Bonsoir Jean_Langoncet, comment que ça va-t-y ?

Jean Langoncet dit: à

doit > doivent

Jean Langoncet dit: à

@C’est 20 de plus qu’ici, trois fois plus peuplé que la France

Inouï. C’est identique à ce qui se passe ici, pays vingt-cinq fois plus peuplé que la France. L’état civil et ses modalités de comptage doit laisser à désirer quelque part, Claudoi

D. dit: à

Les années 30 c’est dans un peu plus de dix ans.

Delaporte dit: à

« Et les pigeons leur chient dessus » R. Queneau

La grande poésie de Raymond Queneau rejoint mon modeste essai, ma tentative d’évocation de notre cher Popaul en train d’errer sur le rivage de Saint-Malo, lorsqu’il essaie d’apercevoir une mouette mazoutée portée par une triste vague de couleur noire, et cette même vague s’écrasant définitivement sur le sable puant de la plage abandonnée comme une merde sur l’asphalte glauque. Moi aussi, je peux en écrire, des poèmes !

Bérénice dit: à

Et alii, ne suis pas plus puritaine que ça cependant loin de la statuaire gracieuse il y a des tableaux choquant pour les enfants . A une de ces grandes foires où on trouve tout et n’importe quoi, la seule que j’ai visitée, des horreurs pornographiques , pas érotiques je n’en aurais rien pensé de mal. Vous qui savez tout comment définiriez vous ce qui sépare les deux univers?

et alii dit: à

@renato
les poètes sanctionnent les puritains
LE PETIT PEUPLE DES STATUES.

Le petit peuple des statues

Au Jardin des Tuileries

Est un petit peuple de nudistes

Ces messieurs et ces dames

Se mettent volontiers à poil

Bien qu’il y ait là des enfants

Et des touristes à l’âme pure

Et les pigeons leur chient dessus

Sur le petit peuple des statues.

Raymond Queneau.

Janssen J-J dit: à

@lii – > oui, il a bien retenu son Bergson, et ça fonctionne toujours aussi bien…

Bérénice dit: à

Pablo, savez vous si à cote , à deux pas, dans les environs du grand palais il existe un autre espace d’expo ? A propos du Greco un nana tenta dans la file d’attente d’une programmation musicale de me faire croire que le petit musée local n’accueillait qu’une seule oeuvre du peintre car l’affiche annonçait le Greco, un peintre , une peinture, je ne m’y suis pas rendue. Mais si vous revenez dans le coin et si vous n’avez pas pris le temps de vous y arrêter, au dessus du cimetière marin à Sète. En ce moment c’est Lodeve , dans le secteur, qui suscitera l’intérêt du promeneur. Ensor, Magritte, Alechinski. De plus non loin une tres belle abbaye perdue dans le paysage vaut que l’on s’y attarde, de tres beaux animaux paissent paisiblement loin de tout bruit et nul besoin de cimaises pour captiver le regard.

Bérénice dit: à

Chaloux dans ses meulieres ne repond pas. Inquiétant, Chaloux, encore à l’agonie ? Pablo, je me souviens qu’un soir ou un jour à la faveur d’un désordre type attentat , il me confiait avoir peur de rentrer , il devait prendre l’avion et la seule chose qui me vint à l’esprit fut de m’interroger, avait il pensé à nous coucher sur son testament.

Pablo75 dit: à

19 octobre 2019 à 20 h 49 min

@ Chaloux

« Pour moi, Gide, qui est un homme historiquement important, ne vaut rien comme écrivain (avec une exception pour Paludes)… »

Tu oublies son Journal, ses essais et sa correspondance (formes pour moi toujours plus intéressants que les romans). Il y a 2-3 ans j’avais acheté pour 1 euro aux Puces un vieux livre d’articles et essais de lui, et en lisant quelques uns j’avais été surpris par la profondeur de ses réflexions et par la perfection de son style. Il ne m’avait jamais donné autant l’impression d’intelligence – un peu comme Valéry dans ses essais et ses Cahiers (il faut dire que cela faisait très longtemps que je ne lisais pas Gide). Je me suis dit qu’il fallait que je cherche et lisse d’autres essais de lui.

Quant à Martin du Gard, son Journal est l’un des rares journaux français que je n’ai pas lu. Il y a au moins 20 ans je l’avais sorti d’une bibliothèque municipale et commencé à le lire mais je l’avais laissé très vite, je ne sais plus pourquoi. Entre temps j’ai trouvé chez Boulinier à 4 € le premier des trois volumes de la dernière édition de Gallimard, que j’ai mis sur la table des livres à lire bientôt, mais qui y a été « enseveli » par d’autres et attend depuis au moins 3-4 ans.

À propos de journaux intimes, je suis en train de finir le premier volume (le seul publié aujourd’hui – des deux qu’il y aura) du Journal, très intéressant, de l’écrivain péruvien (qui a vécu très longtemps à Paris) Julio Ramón Ribeyro, un livre qui a un titre qui résume bien sa vie: « La tentation del fracaso [de l’échec] ».

https://fr.wikipedia.org/wiki/Julio_Ram%C3%B3n_Ribeyro

Marie Sasseur dit: à

@Sinon, je signale à la RDL qu’il va y avoir du Greco au Grand Palais en ses parages. J’attends le CR impatiemment.

Trop tard . J’ai fait la teuf toute la journée dans le neuf-deux , et là, je vais aller dîner.

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