de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Le souci des forêts de Richard Powers

Le souci des forêts de Richard Powers

Parfois, on aimerait entrer dans un livre mais on n’y arrive pas. On ne sait pas par quel bout le prendre. Ce serait tellement plus simple de commencer par le début et de terminer par la fin. Seulement voilà, tous ne s’y prêtent pas naturellement, certains sont rétifs à cette convention, allez savoir pourquoi. Pourtant, ce livre qui résiste appelle secrètement le lecteur. Alors celui-ci essaie autre chose, y replonge à sauts et à gambades, finit par comprendre qu’il se croit exclu de cette lecture parce qu’il s’imagine être totalement étranger à son univers, ne s’en tient pas là, va au-delà, vainc son préjugé et se laisse enfin emporter vers ces rivages inconnus, dans cette terre, ce pays, ce continent qui ne sont pas les siens car il en ignore le langage. Il en sort plein de gratitude. Mon cas, je l’avoue, après avoir lu les centaines de pages de L’Arbre-monde (The Overstory, traduit de l’anglais/Etats-Unis par Serge Chauvin, 530 pages, 22 euros, cherche-midi)

Lorsqu’on s’accroche ainsi au nouveau roman d’un auteur, c’est aussi que l’on est encore dans la séduction de ses précédents. Mon cas avec Richard Powers (Evanston, Illinois, 1957)  depuis le tout premier paru en français grâce à ses éditeurs Claro & Hofmarcher dans « Lot 49 », l’une des meilleures collections de littérature étrangère en France. Trois fermiers s’en vont au bal (2004) racontait l’histoire d’un jeune journaliste américain qui changeait de vie après avoir été bouleversé par une photo d’August Sander découverte dans une rétrospective à Detroit; stupéfait par sa propre ressemblance avec l’un de ces personnages endimanchés saisis par l’objectif le 1er mai 1914 juste avant que le monde bascule, il plaquait tout pour enquêter sur leur destin, entre la mitteleuropa du monde d’avant et l’Amérique des émigrants à qui tout paraît possible.

Ce fascinant roman picaresque annonçait une œuvre prometteuse ce que la suite des événements ne démentit pas avec Le Temps où nous chantions (2006), Le Dilemme du prisonnier (2013) et d’autres romans encore jusqu’au douzième paru il y a peu. Tous témoignent de la profonde originalité de l’auteur tant sur le plan formel que dans les mondes abordés. Il n’y a que lui pour écrire de pareils livres, avec une telle liberté d’invention. Il a l’habitude de construire son récit autour d’un thème musical, mais on oublie tout cela tant c’est minutieusement agencé Son écriture métaphorique a ceci de particulier qu’elle est toujours très précise sans jamais céder un pouce de son ambition poétique ou de sa fascination pour l’irrationnel.

Des grandes étendues de pins blancs de l’Est aux trouées de chênes du Middle West, des forêts de bouleaux noirs de l’Ohio aux canopées de forêts luxuriantes, sans oublier les arborescences échappées de la théorie des graphes, il retrace cette fois le destin et les parcours de neuf personnages en huit chapitres et autant de nouvelles – il y a un couple parmi eux, totalement étranger au désarroi des forêts jusqu’au jour où… Un artiste au bord de la dépression, un fils d’immigrants indiens devenu un grand vidéaste, un ancien combattant, une garde-forestière sourde …Il est dans tous et dans chacun d’eux, ce qui correspond à ce qu’il appelle « ma schizophrénie d’écrivain ». Pour la plupart, et c’est la grande force du roman, ils n’avaient aucun intérêt pour l’avenir des arbres.  Roman-choral, c’est peu de le dire, il est agencé en quatre parties : «Racines, « Tronc », « Cime », Graines » pour dire l’histoire d’une prise de conscience. Ou comment j’ai commencé à me sentir concerné et comment j’ai fini par comprendre qu’un arbre était un être vivant.

Peu de dates dans cette histoire. Juste un rappel de l’Histoire, mais central, par le rôle fondateur tenu pour la plupart des personnages du roman, il n’y a pas si longtemps en 1990, par le « Redwood summer » : sous ce nom, des manifestations d’activistes de la défense de l’environnement trois mois durant dans le nord de la Californie sont passées dans les annales de l’écologie politique ; il s’agissait de défendre les plus anciennes forêts primaires (98% d’entre elles ont disparu aux Etats-Unis) et en particulier le Sequoia sempervirens contre les grandes compagnies du bois dans le cadre des Timber Wars qui ont eu lieu dans la dernière décennie de l’autre siècle.

« De fait, Dougie a la conviction croissante que le plus grand défaut de l’espèce humaine, c’est sa tendance dévorante à prendre le consensus pour la vérité. La première et majeure influence sur ce qu’un quidam pense ou pas, c’est ce que proclament les quidams environnants sur les ondes publiques. Mettez ensemble trois personnes, et elles décrèteront que la loi de la gravité est maléfique et devrait être abrogée, sous prétexte que l’un de leurs oncles est tombé du toit après s’être bourré la gueule ».

C’est du passé entièrement raconté au présent. On ne se demande pas si l’auteur/narrateur habite dans la nature tant il est évident que la nature l’habite. Comme dans La Chambre aux échos (2008), au fur et à mesure que l’on pénètre dans la complexité de cette histoire, on a l’impression de s’enfoncer dans des sables mouvants au sein d’un monde qui nous était familier mais qui nous paraît bizarrement étranger, ce qui est le but recherché. Avec Powers, la nature parle, la forêt est éloquente, les arbres communiquent entre eux. Et pourtant, malgré les apparences, on n’est pas chez des zozos allumés ou des écolos babas mais bien parmi des hommes et des femmes dont le destin a été modifié par la révélation de ce que les arbres avaient à leur dire.

On dira qu’il a trop lu Thoreau sauf qu’on ne lira jamais assez Thoreau. On en fera un lointain épigone de Giono et ce serait tant mieux, d’autant que, comme le rappelle Gérard de Cortanze dans son anthologie Le Goût des arbres (126 pages, 8,20 euros, Mercure de France) qui parait ces jours-ci, on peut se demander si un hêtre n’est pas le personnage principal d‘Un roi sans divertissement. De toute façon, L’Arbre-monde se nourrit bien plus de l’observation des individus et de l’imprégnation de la nature sur leur mode de vie que des livres. C’est à peine si des personnages les citent au passage, ici La Perle une nouvelle de Steinbeck, là une citation du Livre de Job (dans la version de Lemaistre de Sacy, merci au traducteur). Powers nous raconte leur histoire pleine d’histoires, étant entendu que tout ceci ne peut se dérouler que dans le hors-champ des photos, en conservant une dimension poétique, sinon onirique, à l’enquête.

Il serait dommage car réducteur d’en faire le grand roman de la cause environnementale même s’il la sert comme peu d’essais militants y parviennent ; le pire malentendu serait d’en faire un roman écolo (comme nous en prévient l’anthropologue Bruno Latour). Le fait est qu’il ne développe pas une vision du monde mais une sensation du monde, ce qui a un effet plus durable sur les consciences, les sensibilités, les imaginaires et les affects qu’un manifeste théorique, militant ou explicitement politique ; car c’est bien à un changement émotionnel qu’il appelle afin que les humains considèrent enfin les arbres comme d’autres créatures actives qu’eux, ce qui est loin d’être le cas malgré la puissance des anciens mythes :« Nous ne sommes pas seuls au monde ! » Avis à ceux qui le taxeraient d’animiste ou de panthéiste : Powers le prendrait comme un compliment, malgré cela pourrait supposer de pensée magique, car il a voulu rendre un hommage à cette croyance et cette doctrine philosophique. Jusqu’à nous émouvoir lorsqu’il verse dans une mystique du séquoia de l’Est et du châtaignier de Nouvelle-Angleterre.

“S’il y a une dimension politique dans mon roman, c’est celle-là : il y a du sens en dehors de nous, humains. Et nous devons changer notre façon de l’appréhender”

J’ignore si, comme l’assurent les Inrocks « Powers sublime l’écofiction » dans cette riche fresque qui s’écoule sur un siècleExiste-t-elle seulement au risque de lancer une école littéraire de plus (le pire n’est jamais sûr) ? Ce qui est certain, c’est que Richard Powers ne ressemble qu’à lui-même. Son roman a la vertu de sortir le débat de sa dimension binaire : d’un côté les pragmatiques, de l’autre les naïfs. A le lire, il apparaît que la naïveté relèverait du bon sens. Pas question pour autant de retourner en arrière ou de renoncer aux technologies. Il plaide plutôt pour mettre les outils de la modernité au service de la nature afin de déchiffrer et comprendre le langage des végétaux. Ce n’est pas gagné, malgré le prix Pultizer de la fiction 2019 qui a couronné L’Arbre-monde, même vu de là où il vit désormais, en bordure d’un parc national dans les Great Smoky Mountains des Appalaches, dernières poches de forêts primaires dans le Tennessee. Vraiment pas gagné dans un pays dont le président estime que le meilleur moyen d’éviter et de freiner les incendies en Californie serait d’abattre les arbres…

Ce n’est pas si courant de nos jours, un romancier qui a conservé intacte sa capacité d’émerveillement face au spectacle du monde et qui sait la transmettre. Lorsqu’il marche dans les plaines occidentales de l’Iowa, avec pour seule boussole l’arbre-sentinelle, comme disent les fermiers en évoquant celui que les familles utilisent comme repère lors de leurs promenades du dimanche, il ne peut s’empêcher d’envisager le paysage comme une école d’art primitif. Quand il enseignait à l’université de Stanford, au cœur de la Silicon valley, il se promenait un jour juste au-dessus, du côté des Santa Cruz Mountains recouverts de forêts de Sequoia qui avaient été abbatus pour construire San Francisco. La vision d’un d’eux, de dix mètres de diamètre et de cent mètres de hauteur, âgé de 2000 ans, lui a fait penser :

« L’avenir est en contrebas »

De là est née cette histoire (ainsi qu’il l’a confié à François Busnel dans un bel entretien) entre les arbres et les humains que lui, jusqu’alors ignorant de ce monde et indifférent à son sort, s’est mis à creuser parce qu’il ne l’avait jamais entendue raconter. Et pour la première fois prendre les arbres au sérieux. Un mystère demeure toutefois : non pas que les éditeurs et le traducteur Serge Chauvin aient pris le parti de traduire le titre original par L’Arbre-monde, belle trouvaille, mais comment pourrait-on bien rendre autrement en français The Overstory…

(« Dans la forêt de la Great smoky mountains » ; « Le séquoia géant General Sherman dans le parc national de Sequoia (Californie) » ; « forêt national Redwood » photos D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Littérature étrangères.

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1 296 Réponses pour Le souci des forêts de Richard Powers

G. P. dit: 23 mai 2019 à 8 h 41 min

Commentaire tardif.
Vous relisez-vous, Monsieur Assouline ? Je m’étonne qu’un écrivain reconnu, membre de l’Académie Goncourt par surcroît, laisse traîner autant de coquilles — fautes, oublis, incorrections — dans des textes pourtant assez courts dont la qualité n’est cependant pas en cause.

rose dit: 20 mai 2019 à 20 h 52 min

Nous avions auteure, et puis aussi autrice, qui continuent de se crêper le chignon. Sur le site du Monde, le 16 mai, on pouvait lire : « Nous avons demandé l’aide d’Aline Daillère, juriste et auteurice de L’ordre et la force… » Bordeldedieu, ça se corse.

j.drillon@orange.fr
(Tous les vendr

Ai ri.
Au bordeldedieu ça se corse.

Marie Sasseur dit: 20 mai 2019 à 14 h 21 min

Un souci, bien documenté.

Référence

Climatic controls of decomposition drive the global biogeography of forest-tree symbioses

Lire aussi

Communiqué de Stanford

Commentaire dans Science

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Une cartographie mondiale des symbioses microbiennes des arbres révèle leur rôle clé dans la régulation du climat

15/05/2019 – Communiqué de presse

Une cartographie mondiale des symbioses microbiennes des arbres vient d’être publiée en Une de Nature le 16 mai par l’Initiative pour la biodiversité des forêts mondiales (Global Forest Biodiversity Initiative – GFBI). Le Cirad, membre du comité de pilotage du GFBI, a contribué à la coordination de la collecte de données pour les forêts tropicales et à leur analyse. Les chercheurs ont montré que si les émissions de carbone se poursuivent d’ici 2070, 10 % des champignons ectomycorhiziens des arbres disparaîtront. Cela entraînerait, tel un effet boule de neige, des émissions encore plus importantes de carbone dans l’atmosphère.

28 000 espèces, et au total 31 millions d’arbres – de forêts, savanes, zones humides – de 70 pays de tous les continents (sauf Antarctique) ont fait l’objet d’une collecte et d’une modélisation pour produire une cartographie mondiale des relations symbiotiques entre les arbres et leurs microorganismes.

Les plus de deux cents chercheurs de l’Initiative mondiale pour la diversité biologique des forêts (GFBI), impliqués dans ce travail publié le 16 mai dans Nature , se sont concentrés sur les trois types de symbioses les plus courantes, c’est-à-dire celles avec :

les endomycorhizes à arbuscules [1]les ectomycorhizes [2]les bactéries fixatrices d’azote.

Chacune de ces symbioses englobe des milliers d’espèces de champignons ou de bactéries qui forment des partenariats uniques avec différentes espèces d’arbres.

« Une symbiose est une relation intime, durable et profitable à deux organismes vivants appartenant à deux espèces différentes » , explique Bruno Hérault, un des auteurs principaux et spécialiste des forêts tropicales au Cirad. « Nos travaux confirment l’hypothèse émise il y a 30 ans par Sir David Read, pionnier de la recherche sur les symbioses, selon laquelle les endomycorhizes à arbuscules sont très présentes dans les forêts tropicales et les ectomycorhizes dans les climats plus froids » .

L’abondance de ces deux types de symbioses mycorhiziennes est donc très liée aux variables climatiques de température et d’humidité qui affectent par ailleurs les taux de décomposition de la matière organique dans les sols. « La litière des arbres à ectomycorhizes se décompose lentement du fait de la présence de composés secondaires inhibant la dégradation de la matière organique. Cela contribue à séquestrer du carbone dans le sol » , révèle Brian Steidinger, premier auteur de l’étude, chercheur à l’université de Stanford. « Or nous avons constaté que 60 % de tous les arbres de la planète sont à ectomycorhizes ! ». Ces symbioses ectomycorhiziennes joue donc un rôle clé pour réguler le climat.

D. dit: 20 mai 2019 à 9 h 10 min

Delaporte dit: 20 mai 2019 à 1 h 51 min

Je crains, Delaporte, que vois soyiez à côté de la plaque sur les deux tableaux (qui justement n’en sont pas).

Marie Sasseur dit: 20 mai 2019 à 8 h 32 min

@des journées entières dans les arbres

Ce texte, polyphonique, polysémique, de Duras on peut le lire comme un roman d’éco-logie.

La vieille dame (délicieusement indigne) a renoncé a toute ambition matérielle ( elle a travaillé pour trois générations- de colons- ), et parmi ses six enfants, choisit de revenir mourir auprès de celui qui n’en a aucun goût, et vit chichement en dandy flambeur avec une jeune « putain ». L’un des six qu’elle  » a mis en réserve pour les mauvais jours »; des journées entières,il était dans les arbres.

Delaporte, aucune femme digne de ce nom, ne devrait apprécier le cinéma de T. Mallick, du pur produit mormon. De celui qui fait actuellement régresser la condition des femmes dans les vieux états US.
(Si vous appliquez la leçon de l' »affaire » V. Lambert, qui est extraordinaire d’enseignement sur les frontières de la vie humaine, vous avez certainement laissé vos  » directives » à quelqu’un…)
bonne journée

Chaloux dit: 20 mai 2019 à 7 h 58 min

Rose, je suppose que l’allusion à Vuillard est un conseil de lecture. Je vous en remercie mais lire ce cuistre qui semble croire que ses bouquins sont de force à affronter ceux de Paxton, non. Cela me rappellerait par trop l’habitude de cet infime et infâme critique qui croit pouvoir toiser les morts, même les plus grands, sous le prétexte fallacieux et combien illusoire, qu’il se compte au nombre des vivants.

Petit rappel dit: 20 mai 2019 à 7 h 40 min

comment Michelet aurait-il pu avoir le Goncourt fonde quelque vingt, ou trente ans après sa mort? N importe quoi… quant a la comparaison avec Gary, elle est a pleurer…

Petit Rappel dit: 20 mai 2019 à 3 h 46 min

je ne vois pas en quoi situer historiquement le texte de Michelet est une argutie. Je n ai pris position ni pour ni contre. J observe que le travail a ete fait et bien fait par Quicherat, c est tout< et que c est Michelet qui l a choisi. j aurais pu ajouter : dans un context de rivalite avec l allemagne qui< successivement< s interesse a la maison de Domremy au point de vouloir la restaurer< et envisage avec Gorres de publier les documents johanniques.
Et s il n est pas de ma paroisse, je ne vois pas en quoi un homme capable de faire redescendre dans le reel une brochette de specialistes s etripant sur Bouvines par cette simple question : A-t-on conserve les comptes de l armee du Roi? serait un imposteur.
mais il faut en passer par la : seul Delaporte plait a Delaporte, et Delaporte pretend penser pour nous…
( desole, clavier sans accents)
MC

Delaporte dit: 20 mai 2019 à 1 h 58 min

Gary doit beaucoup à Michelet. Il a repris sa méthode, infaillible. Ils faisaient tous deux le même métier, sauf que Michelet n’a jamais eu le Goncourt. Désormais, ils sont en Pléiade, pour la plus grande gloire de la vraie littérature – et c’est cela qui me semble important. Jeanne d’Arc ou pas Jeanne d’Arc. Et Breton n’était pas loin de la vérité…

Delaporte dit: 20 mai 2019 à 1 h 53 min

« Nanmého, qu’est ce qui vous prend ? »

C’est un hommage à Gary, ce merveilleux conteur sous différentes fausses identités d’une réalité jamais acquise, toujours perdue.

Delaporte dit: 20 mai 2019 à 1 h 51 min

La Jeanne d’Arc légendaire, que narre Michelet, n’a évidemment jamais existé ainsi. C’est une mythologie de la chrétienté, de la nation française, pleine de symbolisme et de chaleur pour racoler le chaland en mal de racines. Les historiens-journalistes sont de grands spécialistes de ces falsifications hideuses, qui nient la réalité telle qu’elle fut, pour oeuvrer à des intérêts sous-jacents absolument immoraux et débilitants. Vous croyez par exemple, que pour prendre l’époque moderne, Kennedy était l’amant de Marilyn ? Même les Américains savent que c’est de la daube. Il n’y a qu’en France qu’on croit à cette histoire qui fait pleurer Margot dans les chaumières.

rose dit: 20 mai 2019 à 1 h 48 min

enjôleur, une sorte de Romain Gary des événements qui se sont passés. 

Nanmého, qu’est ce qui vous prend ?

Delaporte dit: 20 mai 2019 à 1 h 37 min

Michelet n’est pas un escroc, uniquement parce que le lecteur en a pour son argent et en tire du plaisir. Un peu comme Duby, ce parfait mythomane ! Le Moyen Age, quelle belle source d’invention, quand on y pense !!!

Delaporte dit: 20 mai 2019 à 1 h 35 min

Michelet n’est à mon avis nullement un historien, au sens moderne et objectif du terme. C’est un enjôleur, une sorte de Romain Gary des événements qui se sont passés. Il réinvente à l’envi, sans vergogne, pour faire joli. Et il a bien raison !

Delaporte dit: 20 mai 2019 à 1 h 35 min

Michelet n’est à mon avis nullement un historien, au sens moderne et objectif du terme. C’est un enjôleur, une sorte de Romain Gary des événements qui se sont passés. Il réinvente à l’envi, sans vergogne, pour faire joli. Et il a bien raison !

Delaporte dit: 20 mai 2019 à 1 h 33 min

J’ai lu Michelet ici ou là, mais pas assez pour porter un jugement définitif, non sur l’historien (dépassé), mais sur l’écrivain. Je lisais récemment sa version de la mort de Charlotte Corday. C’est spectaculaire, titanesque, émouvant, hollywoodien. J’ai aimé. Mais on se demande : quel rapport avec l’histoire ? avec ce qui s’est vraiment passé ? Et tout est comme ça. Les hommes aiment les contes de fées !

Delaporte dit: 20 mai 2019 à 1 h 29 min

Petit Rappel, je vous recommande l’article sur Jeanne d’Arc dans la nouvelle histoire de la France de Boucheron. Vous ne seriez pas déçu – ou plutôt si. Cela vous ferait sans doute réévaluer votre jugement péremptoire et vos arguties sur Michelet, rapporteur vain d’une mythologie dépassée.

Petit Rappel dit: 20 mai 2019 à 1 h 10 min

Michelet a ecrit LES pages sur Jeanne d Arc a un moment d extreme tension des rapports franco-anglais, et c est un romantique. Mais il a le merite de choisir le chartiste Quicherat qui publiera de maniere tres rigoureuse a peu pres tous les documents relatifs a Jeanne. un massif inegale. Ceci compense cela.
MCourt

Delaporte dit: 20 mai 2019 à 0 h 57 min

La Croix a aimé également le film de Dumont sur Jeanne d’Arc. J’en ai regardé la bande annonce, qui m’a paru appétissante. J’irai sans doute le voir, même si je ne crois pas que Jeanne ait réellement existé, du moins telle que les historiens (comme Michelet) l’ont décrite. Je ne suis pas non plus de l’avis d’André Breton qui l’avait traitée de putain. Il allait trop loin, malgré mon admiration pour Breton, et Aragon.

Delaporte dit: 20 mai 2019 à 0 h 54 min

Le film de Malick n’a pas plu à ces enfoirés de Libération. Par contre, La Croix ne boude pas son plaisir, et parle même d’une éventuelle nouvelle Palme d’or pour le réalisateur. Appréciable :

« Un sommet de spiritualité
Chemin de croix et Passion d’un homme déchiré entre la tentation de céder pour protéger les siens et la constance de sa conviction, Une vie cachée est un film stupéfiant de beauté, d’intériorité, irrigué par la virtuosité méditative de la mise en scène, le mouvement symphonique du montage, le jeu au diapason des acteurs, ébloui par la lumière de l’espérance et de l’amour. » La Croix

rose dit: 20 mai 2019 à 0 h 41 min

Oui. C un rang des vous.
——
Dslée, fatiguée.
—–
Vu b. Hassani et c. Ouest. C bcp pour moi.
—–
Arb/ ô riz/ culture

Bonsoir

closer dit: 19 mai 2019 à 22 h 11 min

100% d’accord avec Delaporte et D entre 16h36 et 19h05…Appeler « arrêt des soins » le fait de laisser mourir de faim et de soif un être humain, en l’aidant un peu avec des analgésiques puissants parce que, au fond, on ne sait absolument rien de ce qu’il ressent vraiment, c’est immonde.

Jean Langoncet dit: 19 mai 2019 à 22 h 04 min

@Malick
D’abord un prénom et une descente à mort en 1986 puis un nom et un long métrage de 1973 : La Balade sauvage (on en cause sur la RdC)

Delaporte dit: 19 mai 2019 à 22 h 04 min

A l’église aujourd’hui, pour montrer que le fait important, je signale que le prêtre a annoncé deux fois qu’une soirée de prière allait avoir lieu demain soir pour Vincent Lambert. Mais cela dépasse largement la religion catholique. C’est un sujet UNIVERSEL sur l’humain, sur l’homme et sa persistance sur la planète. Quand on aura assassiné Vincent Lambert, on pourra faire de même avec n’importe qui. Tu seras peut-être le prochain sur la liste, toi qui me lis !!!

Delaporte dit: 19 mai 2019 à 21 h 59 min

Terrence Malick ne va pas apparaître devant les médias putrides. Il se tient à l’écart des microbes. Comme il a raison. Où doit-il être ? peut-être à Paris près du Café de Flore. Peut-être en Amérique. Qui le dira ?

Jean Langoncet dit: 19 mai 2019 à 21 h 58 min

Quand et accessoirement où (les questions de domination territoriale déterminent souvent l’aspect spirituel des choses)

Jean Langoncet dit: 19 mai 2019 à 21 h 51 min

@adage biblique
On l’imagine sans peine encore un peu séveux malgré le défaut de circuits imprimés en la matière. Quand commence la vie et quand s’arrête-t-elle, et alli ?

et alii dit: 19 mai 2019 à 21 h 41 min

un vieil adage biblique
adage? vieil ?ce n’est pas un commentaire digne de la Bible ni d’un homme, ni d’une femme

Jean Langoncet dit: 19 mai 2019 à 21 h 36 min

@(l’homme est un animal)

Œil pour œil et dent pour dent est pourtant un vieil adage biblique qui sépare l’homme de la femme

Bérénice dit: 19 mai 2019 à 21 h 04 min

Et alii, je ne sais plus si c’est vous ou une autre mais nous avons eu l’occasion de lire une histoire ressemblante il y a peu de temps, l’animal de compagnie d’une petite fille renversé par une voiture, c’est vous aussi? Si ce n’était vous ce serait de Sasseur.

Bérénice dit: 19 mai 2019 à 20 h 57 min

Je n’ai pas vu ce film, Jean Langoncet. Longue agonie ou maintien dans un état végétatif . V L manifeste tout de même quelques signes de vie cérébrale, que choisirait il après dix ans s’il pouvait s’exprimer, c’est un cas mais il n’est pas le seul à survivre ainsi. On m’avait répondu à la question de leur fin qu’ils pouvaient mourir d’une infection ou autres complications liées à leur état.

et alii dit: 19 mai 2019 à 20 h 57 min

cruauté, animaux:question de la corrida!
je suis contre
Beauté ou cruauté, courage ou lâcheté, art ou boucherie, la tauromachie ne laisse personne indifférent. En marge de la polémique, le philosophe Francis Wolff, auteur de “Philosophie de la corrida”, et André Viard, ancien matador et éditeur de Terres taurines, illustrent ce qui fait, pour eux, la grandeur de la corrida, ses valeurs et sa magie.
https://www.philomag.com/lepoque/dialogues/francis-wolff-andre-viard-noces-de-sang-4332

et alii dit: 19 mai 2019 à 20 h 54 min

Ceci dit, une personne cruelle avec les animaux est rarement amie du genre humain.
tout à fait juste;j’ai connu une femme très cruelle avec les animaux, elle les maltraitait (un chien de son mari, un épagneul très doux de caractère quelle harcelait de coups ,pied objets jetés sur ses flancs, et même avec son chien qu’elle laissa mourir dans des douleurs terribles,d éfoncé par une voiture en interdisant qu’on le mène chez le véto,la cruauté la faisait rire, et elle était pire avec les humains, même les enfants;j’ai refusé de l’assister dans ses derniers jours et sa nièce aussi qui n’alla pas à son enterrement;il parait qu’on s’étonnait de l’absence de cette nièce:pas moi

Jean Langoncet dit: 19 mai 2019 à 20 h 45 min

@on ne sait pas s’ils souffrent sauf s’ils pleurent
Johnny got his gun, on respire

Bérénice dit: 19 mai 2019 à 20 h 37 min

D, à propos de Vincent Lambert, un portrait de lui est paru dans la presse la semaine passée. Ce genre de patient est maintenu en vie, nursing, alimentation hydratation par sonde. Il y en a des centaines placés dans des services conçus pour les accueillir. Un CHR n’est peut être pas le bon endroit , d’ailleurs en dehors d’une brève experience auprès de certains , jeunes, je ne sais pas s’il existe des services spécialisés pour eux. Ils peuvent vivre longtemps , on ne sait pas s’ils souffrent sauf s’ils pleurent, privés qu’ils sont du moyen de communiquer. La souffrance est un des arguments que portait un médecin que j’ai lu et qui donnait son point de vue. Souffrance physique et psychique , nous n’en savons rien .

Bérénice dit: 19 mai 2019 à 20 h 27 min

20h10 je suis fan et je me hante d’avoir croisé son regard à moins de quatre mètres, il préfère aux bourgeois les pauvres. Sans plaisanter, je ne l’écoute pas car je ne dispose d’aucun CD et le concert remonte à loi loin loin, presque trente ans, il était plutôt séduisant en plus d’être ce percussionniste que vous connaissez.

Alan B. dit: 19 mai 2019 à 20 h 13 min

Gary disait qu’on commençait par tuer des bêtes et qu’on finissait par des êtres humains.

Il arrive qu’on fasse l’inverse ou même les deux simultanément. Ceci dit, une personne cruelle avec les animaux est rarement amie du genre humain.

Soleil vert dit: 19 mai 2019 à 20 h 10 min

Trilok Gurtu !!!!!

De retour d’Inde (1996), je m’étais confectionné un diaporama et « Rajasthan » extrait d’ African fantasy avait accompagné mes photos du Taj Mahal. L’extase …

Jean Langoncet dit: 19 mai 2019 à 19 h 12 min

Pas connaissance de cette affaire mais on peut critiquer ceux qui s’en emparent et s’en servent de prétexte pour diffuser leur « conception » de l’humanité – voir à peu près tous les sites d’extrême droite avec la même propagande lénifiante – la vie de cette personne, qui s’en soucie moins que ces péteux ?

D. dit: 19 mai 2019 à 19 h 05 min

Vincent Lambert doit vivre. Il est un être humain en vie, n’est pas dans un état végétatif, fait preuve de conscience en suivant du regard les personnes. Personne n’a droit de mort sur lui.
Il s’agirait d’un assassinat.

D. dit: 19 mai 2019 à 19 h 00 min

Delaporte, je précise qu’il y a une grande lâcheté dans cette pseudo-décision : celle de ne pas donner la mort de façon rapide en injectant un produit mais de laisser mourir en ne soignant pas. La raison inavouée est qu’aucun personnel soignant n’accepterait de procéder à cette injection qui ressemblerait à tout point à une exécution. Donc laisser mourir de faim et de soif.
C’est absolument immonde et très symptomatique de l’état lamentable de la pensée dans notre société.

Delaporte dit: 19 mai 2019 à 16 h 40 min

Gary disait qu’on commençait par tuer des bêtes et qu’on finissait par des êtres humains. Avec la bonne conscience qui va avec. On brûle les étapes, apparemment, et c’est une régression humaine horrible.

Delaporte dit: 19 mai 2019 à 16 h 38 min

J’ai déjà assisté à l’euthanasie d’un chie, et cela m’avait choqué. Alors que dire de l’euthanasie d’un être humain ? On se croirait revenu sous tonton Adolf !

Delaporte dit: 19 mai 2019 à 16 h 36 min

Tout le monde devrait être outré devant la décision des médecins de faire mourir de faim et de soif Vincent Lambert. C’est un vivant (un « encore vivant ») qu’on va achever, zigouiller sans lui avoir demander son avis. On ne sait même pas s’il va souffrir ou non, les médecins vont lui administrer par précaution des drogues calmantes hyper-radicales, qui le feront mourir encore plus vite. Une véritable euthanasie, avec tout ce que cela comporte de violent et de criminel. Un meurtre qui n’est même pas légal, selon beaucoup : il aurait fallu attendre la décision de l’ONU. Un être humain, fût-il médecin, siégeât-il au Conseil d’Etat, a-t-il le droit de décider de la mort d’un homme, un vivant parmi nous ?

« Les médecins en charge de Vincent Lambert ont annoncé l’arrêt des soins à partir de ce lundi. Une décision – validée par la justice après un marathon judiciaire de près de 10 ans – mais combattue par ses parents, qui en appellent au président de la République. Ils vont déposer lundi un nouveau recours. Un rassemblement est prévu ce dimanche devant le CHU de Reims. »

et alii dit: 19 mai 2019 à 15 h 32 min

leonard:
http://ekladata.com/QX0rTklOCuUqerVa7WOrD_6VU8o.gif
Léonard avait découvert une loi que l’on relierait aujourd’hui à la géométrie fractale de la nature selon les mots de Benoît Mandelbrot. Mathématiquement, cette loi dit que lorsqu’une branche se divise une première fois en plusieurs autres branches, le carré du diamètre de cette branche est égal à la somme des carrés des diamètres des branches secondaires. La même loi reste valable pour chacune des branches secondaires. Au final, c’est le carré du diamètre du tronc d’un arbre qui doit être égal à la somme des carrés des diamètres de ses branches terminales.
bonne journée

et alii dit: 19 mai 2019 à 14 h 54 min

dans la bible, il y a tamar Tamar (hébreu : תָּמָר « palmier-dattier » ;
j’avais entendu ou lu une explication du récit biblique par la sexualité du dattier internet dit
« . La sexualité du dattier était connue des Assyriens et des Chaldéens qui savaient détruire les quelques pieds mâles d’une oasis afin d’affamer leur ennemi. » mais je ne saurais vous l’expliquer;
j’incline à accorder une certaine plausibilité à l’interprétation de ce récit fameux à tous égards

et alii dit: 19 mai 2019 à 14 h 02 min

Le tronc du dragonnier, quand il est entaillé, saigne une sève rouge foncé, semblable d’après les anciens au sang d’un dragon. Cette sève était utilisée en alchimie et pour les embaumements.

et alii dit: 19 mai 2019 à 14 h 00 min

et dans le jardin des délices de bosch,À gauche d’Adam se dresse un arbre exotique que les recherches ont identifié de par la forme caractéristique de son tronc comme un dragonnier des Canaries13. Les chercheurs en histoire de l’art l’associent à l’arbre de vie14.

christiane dit: 19 mai 2019 à 13 h 20 min

Renato – 12h22
« Certains mots devraient être dits. »
Photographie en noir et blanc, épreuve à la gélatine argentique de Duane Michals. (20,2 x 25,3 cm)vers 1970. De courtes phrases manuscrites directement écrites* sur les clichés encadrent la photo. Ici, elle reprend magistralement l’esprit ou les détails de plusieurs toiles et eaux-fortes d’Edward Hopper : la fenêtre ouverte et le voilage flottant au vent de « Night Windows » (1928) mais aussi tous ces couples qui semblent n’avoir rien à se dire. Ici, deux femmes se tournent le dos et semblent s’enfermer dans le silence, l’isolement et la solitude. Une relation brisée ? L’intimité possible est suggérée par le lit mais il n’est pas défait. l’évènement n’est pas décrit ou raconté, il est perçu comme à la dérobée… et éclairé par les mots de la photographe :
« Les choses étaient devenues impossibles entre elles et rien ne pouvait être réparé. Certains mots devraient être dits et quoique chacune s’était dit ces mots une centaine de fois, elles ne les avaient jamais prononcés à haute voix. Alors elles ont commencé à espérer que quelqu’un dirait ces mots à leur place.
Peut-être une lettre arrivera-t-elle ou un télégramme sera apporté qui dira ce qu’il faudra. Maintenant elles passaient leur journée à attendre. Qu’est-ce qu’elles pouvaient faire d’autre ? »
Merci, Renato, pour cette trouvaille.

D. dit: 19 mai 2019 à 13 h 17 min

Certains se permettent de réclamer la création d’une nationalité européenne.
Ces personnes devront être prévenues qu’en cas de passage au pouvoir de souverainiste, ils auront à faire le choix de leur nationalité mais ne pourront en aucun cas conserver les deux.
A bon entendeur, salut.

et alii dit: 19 mai 2019 à 11 h 41 min

christiane, je ne milite pas contre internet!et j’y choisis des articles que chacun peut-ou non lire-pour ne pas se considérer l’unique dépositaire de toute vérité et déconsidérer les autres à proportion de ses préjugés

et alii dit: 19 mai 2019 à 11 h 28 min

eh oui les lettres
rachi dit
Le deuxième commentaire de Rachi sur la question du masculin et du féminin [16]
[16]
Rachi sur Genèse I, 28. est moins séduisant et nous renvoie apparemment aux vieux poncifs de l’infériorité des femmes. Commentant l’expression : soumettez-la ! dans le verset 28, notre exégète remarque que le mot est écrit sans vav et explique :

15

« Le mot vekhivchouhah – dominez-la – est écrit sans vav [et peut donc se lire vekhivchah – domine-la] pour nous enseigner que le masculin – zakhar – domine le féminin – nequeva – afin que ce dernier ne soit pas “quelqu’un qui sort”. C’est aussi pour nous enseigner que c’est à l’homme, qui d’habitude – ou naturellement – domine, qu’est donné l’ordre de se multiplier et non à la femme. »

et alii dit: 19 mai 2019 à 11 h 25 min

et que dit Rachi(ce que l’on doit toujours demander ,et pourquoi pas sur la RDL?
Si Rachi, comme il le fait parfois, introduit son commentaire par un midrach, c’est donc que ce dernier éclaire « le vrai sens du texte » : pour le maître de Troyes, la création de l’homme et de la femme se fait en deux temps distincts ; dans un premier temps, l’humanité apparaît sous une forme bisexuée, l’être humain est une créature à deux visages – le midrach que reprend notre exégète parle d’un être « androgyne [7]
[7]
Genèse Rabba, 8, 1. » – et ce n’est que dans un deuxième temps que cet androgyne primitif est coupé en deux êtres sexuellement distincts. On pourrait également dire, en reprenant autrement le propos de Rachi, que le premier récit rend compte, sur le mode de la généralité, de l’apparition d’une humanité caractérisée par son « double visage », sa double dimension masculine et féminine. C’est d’ailleurs ce que dit explicitement le maître de Troyes dans son commentaire
https://www.cairn.info/revue-pardes-2007-2-page-17.htm

Bérénice dit: 19 mai 2019 à 11 h 21 min

Rose, un coup du correcteur ?. Bien sûr, cap, c’est la façon d’écrire à laquelle j’avais pensé, je ne sais trop pourquoi cela a fini en vêtement.

et alii dit: 19 mai 2019 à 10 h 55 min

pour l’eros juif, un classiquesur lequel il y a un article
eros juif biale
Retour au fascicule Biale (David). Eros juif [compte-rendu]
sem-linkAzria Régine
.

et alii dit: 19 mai 2019 à 10 h 52 min

le jardin du noyer gikatila
Joseph Gikatila publie, à vingt-six ans, Le jardin du noyer (Ginat Egoz), un ouvrage cosmologique et métaphysique fondé sur une analyse du système linguistique d’Aboulafia. L’ouvrage inspirera à Spinoza la fameuse formule : Deus sive natura (« Dieu, c’est-à-dire la nature »), selon Moshé Idel2.

et alii dit: 19 mai 2019 à 10 h 49 min

je vous signale un livre(république des LIVRES)dont on n’a jamais parlé et qui vaut bien les psychiatres américains vantés sur la RDL ,livre sur lequel il y a un article dont voici le lien
https://www.persee.fr/doc/assr_0335-5985_1999_num_108_1_1097_t1_0048_0000_3
l’autre titre classique de la littérature kabbalistique le jardin du_ noyer
Joseph ben Abraham Gikatila est un kabbaliste juif, né à Medinaceli, Castille-et-León, Espagne, en 1248, mort à Penafiel, Portugal, en 1325. Il a enseigné longtemps à l’école kabbalistique de Ségovie,
https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_ben_Abraham_Gikatila

et alii dit: 19 mai 2019 à 10 h 36 min

la question des textes,de la torah comme de F.Héritier ou de tout autre récit de création de l’homme,n’est pas ce que chacun de nous lecteur,lectrice, aime, la discrétion, la futilité,la littérature ou la philosophie;Derrida,puisqu’il a été cité,ne manquait jamais de dire que Levi Strauss n’aimait pas la philosophie, et je me souviens d’un professeur (d anthropologie dogmatique puisqu’ainsi il qualifia son enseignement,lui-même )qui était fin latiniste et grammairien, de par sa formation qui rappelait souvent cette « création à son image » et soulignait une autre interprétation appuyée sur la grammaire française et insoutenable en latin – comme en hébreu, quoi qu’il ressorte des ordis comme on le conseillait ici!)ceci étant rappelé ? IL Y A d’autres arbres dans la Bible;mais bien sur la connaissance! sur internet surtout!
bonne journée

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