de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
L’usage de la beauté du monde

L’usage de la beauté du monde

La récente disparition d’Yves Bonnefoy ne m’a pas seulement ramené du côté de ses livres mais de ses amis. Parmi eux, Jean Starobinski avec qui il avait composé Goya, Baudelaire et la poésie (107 pages), publié avec un soin extrême (couverture des plus subtiles dans la discrétion, et typographie assortie) par un petit éditeur suisse à l’enseigne vénitienne (La Dogana). A les suivre dans leur échange loin de toute cuistrerie médiatique mais si près de ce que Bonnefoy appelle « l’Arrière-pays », on se laisse convaincre que, ce qui importe à la poésie comme à la peinture, c’est « un acquiescement à la terre, à l’instant, à la couleur des choses » dans le fol espoir de conjoindre un rêve de beauté et une exigence de vérité. La définition, qui est de Starobinski, est d’une stupéfiante justesse. Les deux amis digressent pour notre plus grand bonheur, dans l’ardent désir de « s’établir dans l’unité« , mais n’oublient jamais Goya en qui Bonnefoy voit le seul créateur qui ait perçu en son temps, dans l’angoisse, que l’Occident devait s’éveiller de son rêve. La seule issue au pessimisme absolu, engendré par la mise à nu du fond bestial de l’humanité, serait la compassion absolue.

Après avoir relu leur échange, j’ai eu hâte de m’immerger dans l’épais recueil honorant le génie critique de Jean Starobinski (Genève, 1920), que celui-ci se soit exercé sur la littérature, la peinture ou la musique. Ce n’est donc pas le spécialiste du siècle des Lumières auquel il a consacré des livres décisifs (il a bouleversé notre lecture de Rousseau dans La Transparence et l’obstacle qui déchiffrait son œuvre à la lumière d’un monde intérieur de la séparation et du rejet), ni le psychiatre si aigu dans son exploration de la mélancolie, que nous sommes appelés à retrouver là. Edité par Martin Rueff et intitulé La Beauté du monde (1344 pages, 30 euros, Quarto/Gallimard), le volume réunit une centaine d’études qui constitue l’œuvre d’une vie, du moins dans son aspect critique et fragmentaire.pmfr75starobinskimanuel-braun

Rien de marginal dans ce travail. Ni à-côté, ni fond de tiroir, ni journalisme. Malgré leur dimension réduite, il s’agit bien d’essais, mûris comme tels après avoir été commandés par la circonstance. De quoi donner ses lettres de noblesse au genre de l’article de revue. De quoi refléter une esthétique, un art poétique, une sensation du monde. De plus, conformément au principe de cette collection, le livre comporte également une cinquantaine de documents qui retracent en détail la biographie méconnue de l’auteur, ses cours, ses conférences, ses bibliothèques, ses voyages, exercice rare mais plus passionnant qu’on ne le croit s’agissant d’une carrière essentiellement universitaire. L’ensemble est d’une richesse étourdissante. On y voit comment un grand lecteur et spectateur ne se contente pas de lire, d’écouter ou de regarder durant soixante ans mais « s’entretient » véritablement, au sens où l’entendait Hölderlin (« l’entretien que nous sommes… ») avec un créateur dès lors qu’il se place face à sa création, tendu vers un acquiescement permanent à la beauté du monde au sens où l’entendait Marsile Ficin :

« …cette grâce elle-même de la vertu, de la figure ou de la voix qui appelle et attire l’âme vers elle ».

Tout ce qu’il écrit se veut porté par une exigence de raison. Ses goûts, tropismes, dilections sont dès lors relégués au second plan, abandonnés à l’inconscient sans pour autant renier la sensibilité. Tout pour ce qu’il appelait « la relation critique » faite d’un difficile équilibre entre l’empathie et la mise à distance. Son idéal de critique mêle la rigueur méthodologique à la disponibilité de la réflexion. Ainsi entrait-il dans les œuvres curieux d’en démonter le sens et la forme : animé d’abord d’une sympathie spontanée, puis d’une volonté de les soumettre aux canons de l’analyse technique avant in fine de livrer son interprétation au trébuchet de la raison.

Le psychiatre surgit à nouveau sous la plume du critique dans « Une Mélancolie moderne : portrait du docteur Gachet, par Van Gogh ». On sait que l’un soignait l’autre. Starobinski a creusé cette mine qu’est la correspondance du peintre. Il s’est penché sur les années que l’étudiant avait passé à la Salpêtrière pour y acquérir un vrai savoir empirique sur la pathologie mentale. Puis il s’est souvenu que pour sa thèse de médecine à Montpellier, le jeune Gachet avait choisi d’écrire une Etude sur la mélancolie. Après quoi Starobinski a comparé ces symptômes aux portraits de Gachet par Van Gogh (inclinaison de la tête, bouche pincée…) pour y retrouver ceux que le médecin attribuait justement à l’individu mélancolique. Entouré d’objets qui rappellent les emblèmes de la vanité, Gachet dans sa solitude se dévoile comme un individu angoissé par la perte de ses forces vitales. Et Jean Starobinski de conclure sur une perspective infinie qui pourrait à elle seule nourrir tant de réflexions, vertu généreuse des fins ouvertes :

« Ce médecin en proie à l’anxiété est le témoin de l’anxiété du peintre : que devenir, si celui dont on attend le secours a lui-même besoin de secours ? « 

la-beaute-du-monde-la-litterature-et-les-arts,M343892Quand d’autres critiques universitaires se défient du poème, Jean Starobinski lui a fait confiance pour tresser les fils de sa réflexion. Ce recueil a ceci de vertigineux qu’il nous permet d’assister à l’effervescence d’une puissante intelligence des œuvres lorsqu’elle est irriguée par une culture humaniste des plus vastes. De la pensée en action maitrisée par une écriture d’une rigueur exemplaire. On peut y picorer, le lire par sauts et gambades ou, comme il enjoignait de le faire avec les Fleurs du mal, le lire en continu afin d’en mieux percevoir la profonde unité et la cohérence d’une pensée. Il décrypte, apporte des réponses, esquisse des solutions, dévoile les ruses du masque, dénonce les impostures, mais sans jamais oublier que la littérature et les arts s’épanouissent dans la sphère de l’inachevable et que toute signification demeure en suspens.

« Comprendre, c’est transformer le monde.

Cela nous pousse à ouvrir des pistes, tenter des rapprochements, oser des analogies. De quoi éveiller notre perception des différences. Un tel parcours dans les œuvres, avec l’ouverture de cet esprit-là et l’acuité de ce regard-là, les deux convaincus qu’une recherche ne peut commencer que lorsqu’on se sent en compagnie, est de ceux qui nous permettent de nous expliquer ce qui nous arrive mieux que nous ne serions le faire. Car obsédé de clarté et de rationalité, le grand critique, tout à son art du contraste et du ricochet, est de ceux pour qui le lecteur est « la cible que s’invente la flèche ».

Son livre savant, si complexe et si nuancé, a toutes les qualités plus une : c’est aussi le livre d’un écrivain. Du type de ceux qui écrivent pour leurs amis en les imaginant innombrables. Il est impossible d’accorder fût-ce quelques lignes à chacun des auteurs et artistes auxquels il a consacré des pages et des pages d’analyse, de Ronsard à Pierre Jean Jouve, en passant par Lautréamont, Valéry, Breton, Kafka, Celan, Guardi, Michaux, Mozart, Monteverdi, Mahler, et bien évidemment Baudelaire qui n’a jamais cessé d’être son compagnon de route. Mais une fois qu’on l’a reçue, qu’elle soit poème, sonate ou dessin, que peut-on bien faire de la beauté d’une oeuvre d’art ?

En 1913, Aron Starobinski, père de Jean, émigra jeune et seul à Genève car l’université de Varsovie n’autorisait pas le Juif en lui à s’inscrire à la faculté de médecine. Dans le train, il fit connaissance d’un voyageur : « Où allez-vous, jeune homme ?- A Genève ? – Quoi ! Genève ! Refugium omnium virorum perditorum ! (le refuge de tous les hommes perdus). Louons cette ville où naquirent Nicolas Bouvier et Jean Starobinski, deux hommes perdus qui nous permettent aujourd’hui de mieux nous trouver. Et rêvons à ce temps où l’on pouvait entendre parler latin dans le train… Au fond, pour avancer dans la vie, on pourrait parfois se contenter de deux livres : L’Usage du monde de Nicolas Bouvier, indispensable bréviaire d’un maître à déambuler, et ce Quarto de Jean Starobinski, qui offre à sa manière un usage de la beauté du monde. Si je n’avais que deux livres à emporter en vacances, ce serait ceux-là.

P.S. Son père mourra en 1965 sans avoir jamais réussi à obtenir la citoyenneté helvétique. Devenu une figure de la médecine et de la culture à Genève, on trouve en 1942 la signature du docteur Aron Starobinski, un homme qui n’était pas sans qualités, au bas de l’acte de décès d’un certain Robert Musil…

(« Francisco de Goya, La maja desnuda, 1795-1800, 98 x 191 cm, museo del Prado, Madrid ; Portraits de Jean Starobinski par Manuel Braun et Jean-François Robert)

Cette entrée a été publiée dans Essais.

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722 Réponses pour L’usage de la beauté du monde

la vie dans les bois dit: 17 août 2016 à 20 h 49 min

À propos des tableaux de la maja de Goya, sur ce fil de commentaires a été mise en lien une photo d’Elliott Erwitt montrant un museum watching au musée du Prado.
Voilà une autre photo d’Elliott Erwitt, une parmi de nombreuses d’une Mostra argentique, unique. Un moment de la beauté du monde.
Si le lien passe, Bridgehampton, New York, 1990, le peintre et son modèle
http://pro.magnumphotos.com/C.aspx?VP3=CMS3&VF=SearchDetailPopupPage&VBID=&PN=1&IID=2K7O3RTN5QG

la fille à la voilette dit: 9 août 2016 à 1 h 05 min

Pour Christiane, plus facile à lire que Starobinski, que Dumézil, le livre de C.D. Friedrich, publié chez José Corti: « en contemplant une collection de peinture….. » (traduit)

JC..... dit: 8 août 2016 à 17 h 48 min

Si les corps partent en morceaux, elle va se retrouver avec la main de Léonard dans la sienne … détachée par la décomposition !

Ah ! ces pouets pouets, quels fadas… !

Delaporte dit: 8 août 2016 à 17 h 32 min

Derniers mots d’adieu de Leonard Cohen à sa muse :

Eh bien Marianne, voici venu le temps où nous sommes vraiment si vieux que nos corps partent en morceaux, et je crois que je vais te suivre très bientôt. Sache que je suis si près derrière toi qu’en tendant ta main, tu peux toucher la mienne.

bérénice dit: 8 août 2016 à 16 h 06 min

Crepitus, admettez bouguereau que depuis Caillus et Gugus nous n’avions pas trouvé quelqu’un d’aussi amusant, non?

christiane dit: 8 août 2016 à 16 h 06 min

En lisant vos commentaires…
Jean – 11h47
Parfois dans un dessin (ici étonnant, même sans l’animation) et comme souvent chez Eischer, on met en balance des impressions contraires (ou contradictoires. Qui pourrait m’expliquer la différence entre les deux ?), pas seulement visuelles. La richesse de ce livre de J.Starobinski est également dû au temps traversé par et entre toutes ces réflexions. Je suis cette modification dans les expos de peinture dites rétrospectives (Hopper, Van Velde, Kandinsky, Matisse, Picasso et tant d’autres) ça bouge, ça mue et ça suit une ligne de pensée, une recherche.
Ici, aussi, dans cet espace commentaires. Il n’est de jour sans batailles de pensées, sans controverse, sans avis divergents. C’est une rude école.
Quant à Starobinski, plus que d’attendre une vérité, j’attends de trouver de quel point de vue il regarde le monde des arts et de la littérature. Quel homme est-il ?
Comme P.Valéry, D.Arasse, W.Benjamin, G.Bachelard, G.Deleuze, R.Huyghe, A. Malraux, J.Teboul qui m’ont, au long des années, ouvert bien des pistes de réflexion.
« Petit rappel » me donne une autre piste, nouvelle : Paris IV…

Lavande -13h12
Mais oui. Ces transparences dévoilent juste ce qu’il faut pour l’imagination.
Pour les mains se dessinant l’une l’autre, d’Eischer, outre la prouesse technique et l’originalité du dessin il m’oriente vers ce qui se combat en nous, la naissance des choix impossibles, nos deux visages de Janus…

Lucien Bergeret -14 h 11
L’article que je citais arrivait aux mêmes conclusions que vous et ce n’est pas là l’important mais plutôt cette impression que quelque chose ne va pas dans ce portrait.

la fille à la voilette – 12 h 51
Lavande l’a fait ! dans une belle qualité de reproduction. Ce nu deviné est bien plus agréable à regarder que le nu tristounet posé sur ce fauteuil sombre.

Joie de vous lire. Envie de bouger.

bérénice dit: 8 août 2016 à 16 h 04 min

extrait de l’éloge journalistique: Matsuev fait chavirer La Roque d’Antéron.

« Entièrement dédiée à Serge Rachmaninov, la seconde partie s’ouvre avec trois Etudes-tableaux torrentielles qui font chavirer le public. Denis Matsuev ne prend pas le temps de savourer son succès. Il se lève, reboutonne sa veste, salue, s’éclipse brièvement en coulisses et se replonge dans le clavier avant même que les applaudissements aient cessé. Deux Préludes de Rachmaninov : l’âme slave dans toute sa splendeur. Matsuev ne laisse pas l’auditoire reprendre son souffle. »

bouguereau dit: 8 août 2016 à 15 h 39 min

Je ne m’ennuie jamais

c’est le distillat le plus claire de l’espression huhumaine..jle répète haprés de tas de gens trés bien..ct’un blog littéraire ici dèçe bordel..dla tnue hun peu

bouguereau dit: 8 août 2016 à 15 h 36 min

(mais vous, je ne vous vois pas du tout répondre à cette expression-là !)

et les gonzesses qui svachardent en sfaizant des mamours..

bouguereau dit: 8 août 2016 à 15 h 31 min

Belphégor je l’ai jamais vu

rgarde la belle illu de béré.. » Rachi ayant expliqué par ailleurs qu’on déféquait devant lui2 , certains érudits l’ont identifié avec Crepitus, dieu des flatulences » ..

Clopine définitivement un Cas à Part dit: 8 août 2016 à 15 h 11 min

DHH, je vais aller vérifier, car je n’ai rien fait disparaître du tout ! (mystère de l’informatique ?)

J’ai lu votre commentaire, témoignage du « dégoût » que certains jeunes kamikaze japonais semblaient éprouver pour leur « mission »… Ce dégoût me semble avoir été une lueur d’espoir dans les ténèbres que furent cette époque – qui je l’espère ne préfigure pas la nôtre…

Votre témoignage, ici même, sur la « paresse » de votre vieillesse ne m’a guère convaincue, par contre : car votre vitalité vient de votre énergie (d’après bibi, bien sûr) : et vous ne vous en rendez peut-être pas compte, mais c’est elle qui vous permet de suivre votre voie, sans culpabiliser. Et si cette dernière ne passe pas par les rébarbatifs cours du Louvre, c’est bien entendu elle qui a raison.

Vous êtes, vous ne vous en rendez peut-être pas compte non plus, quelqu’un qui aime « le temps qui lui reste à vivre ». Vous trouvez sans doute cela « naturel ». Ca ne l’est pas. Il faut une grande force, au contraire, pour être capable de regarder la clepsydre ou le sablier, et savoir vouloir savourer jusqu’à la dernière goutte, le dernier grain.

J’ai une « personne âgée » (mais vous, je ne vous vois pas du tout répondre à cette expression-là !) dans mon entourage immédiat, qui est exactement l’inverse de vous : un désastre – et je me sens bien plus proche de vous que de ces femmes si nombreuses qui se servent de leur âge comme paravent des frustrations accumulées le long de la vie, et qui veulent retenir l’eau, retenir le grain, non parce qu’elles en « voudraient encore », mais parce qu’elles sont rongées par les frustrations qu’elles se sont à elles-même infligées, et qui les ont à tout jamais empêchées d’en connaître les goûts : des victimes d’elles-mêmes… Alors que vous êtes le contraire d’une victime, puisque vous savez, vous, goûter l’instant qui passe, et même nous le faire généreusement partager.

Et ceci dit, j’envie vraiment ceux qui goûtent à votre cuisine, DHH, même si, je l’avoue humblement, je ne connais ni l’olive, ni l’épice, ni la céréale… (ni n’arrive vraiment malgré plusieurs essais, à les apprécier à leur juste valeur !)

Sergio dit: 8 août 2016 à 14 h 44 min

_________________________________________________bérénice dit: 8 août 2016 à 13 h 37 min
Et je ne saisis pas l’appel d’offre

Si : le « Y a une nuance bon Dieu » provient d’une bande dessinée d’Autheman et Rousseau, Condor, qui ne veut pas retourner le Monde mais assez plaisante. Naturellement la réponse ne se fait pas attendre :

– S’il se met à avoir le sens des nuances…

Belphégor je l’ai jamais vu, pas question d’avoir la télé c’était le grand Satan, donc c’est mon meilleur ami qui me racontait chaque épisode aux récrés ; mais il est pas devenu littérateur, il est devenu professeur d’anglais… (hagrégé je crois passeque lui c’était une bête !)

Petit rappel dit: 8 août 2016 à 14 h 13 min

dhh de mauvaises langues lucides disaient qu’à l’Ecole du Louvre on développait surtout sa mémoire mais qu’à Paris IV histoire de l’Art on apprenait à penser…Ce n’est pas faux.

bérénice dit: 8 août 2016 à 14 h 11 min

DHH certains supposent que dans un souci de discrétion il a peint la tête d’une autre femme sur le corps de la duchesse? d’Alba.

DHH dit: 8 août 2016 à 14 h 06 min

Sur a la nudité en tête du billet
la position l’orientation et la tenue du sein droit sont hautement invraisemblables.
Deux explications: soit Goya a peint ce qu’il voulait, dans un souci de composition du tableau et au mépris de la réalité , sans respecter tout à fait la pose du modèle ,soit cette Maja était déjà une beauté siliconée

bérénice dit: 8 août 2016 à 14 h 02 min

En comparant avec les mains de Rodin dont j’ai une reproduction

Et puis là, cela n’étonne pas de vous, je n’ai jamais aimé Rodin bien que je frise l’anathème et le sacrilège et ce pour des raisons très personnelles.

DHH dit: 8 août 2016 à 13 h 57 min

@clopine
pourquoi votre billet sur les kamikazea-t-il disparu de votre blog?autocesure a posteriori?dommage j’aurais aimé connaître votre reaction à ce que je disais des japonais

bérénice dit: 8 août 2016 à 13 h 37 min

Et je ne saisis pas l’appel d’offre à Sergio qui il est vrai joue à l’homme invisible pour concurrencer Belphégor sans doute qui inspira tant de nos frayeurs d’enfants pour ceux qui eurent la chance de l’être à l’époque où ce feuilleton fut diffusé. Je me souviens m’être cachée sous la table à cette occasion, terrorisée.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Belph%C3%A9gor_(divinit%C3%A9)

bérénice dit: 8 août 2016 à 13 h 24 min

je préfère les activités au coup par coup.

On vous comprend, l’un après l’autre, ou deux à deux.

Lavande dit: 8 août 2016 à 13 h 21 min

(suite)
En comparant avec les mains de Rodin dont j’ai une reproduction:
http://www.quirao.com/fr/p/musee/moulages_reproductions/28664/reproduction-de-sculptures-musee-rodin-etude-pour-le-secret.htm

Sinon DHH je suis un peu comme vous. Je ne m’ennuie jamais et je suis très douée pour ne rien faire. Je n’aime pas les contraintes régulières et j’ai aussi abandonné un cours d’Espagnol que je suivais depuis plusieurs années car je préfère les activités au coup par coup.

bérénice dit: 8 août 2016 à 13 h 21 min

Pourquoi celui-ci, hein? alors qu’il en a exécuté d’autres autrement plus attachants, choquants ou esthétiques, là la peau est d’une couleur cireuse, blafarde, le canapé est affreux et la pose n’arrange rien dans son offrande sur napperon blanc, la tête posée ainsi sur le corps rappelle celle des chiens qui dodelinaient du chef et qui dans les années 60 faisaient fureur auprès de l’automobiliste en mal de personnalisation de véhicule. .

Lavande dit: 8 août 2016 à 13 h 16 min

Christiane puisque vous parler d’Escher, il y a un dessin de lui que j’aime énormément: ce sont les mains se dessinant l’une l’autre.
Je le montrais toujours à mes étudiants pour démarrer un cours sur la chiralité (!).
http://www.galerie-creation.com/m-c-escher-mains-dessinant-l-122118.htm
En comparant avec les mains de Rodin dont j’ai une reproduction:
http://www.quirao.com/fr/p/musee/moulages_reproductions/28664/reproduction-de-sculptures-musee-rodin-etude-pour-le-secret.htm

Sinon DHH je suis un peu comme vous. Je ne m’ennuie jamais et je suis très douée pour ne rien faire. Je n’aime pas les contraintes régulières et j’ai aussi abandonné un cours d’Espagnol que je suivais depuis plusieurs années car je préfère les activités au coup par coup.

bérénice dit: 8 août 2016 à 13 h 15 min

de Match et d’ELLE

DHH je fais tout comme vous bien u’infiniment moins cultivée et ainsi j’ai pu ne pas oublier le massacre de Nice en contemplant envieuse le mari de Brigitte et sa chemise si fraîche que l’envie m’est venue qu’il l’ôte et non pas pour le voir torse nu mais pour la sentir, la respirer, j’adore l’odeur du linge propre. Aucun rapport avec le Prado, de toutes façons ce tableau est moche.

bérénice dit: 8 août 2016 à 13 h 09 min

« christiane partage la biscotte avec attali ». Phil on a les amitiés qu’on mérite, espèce de jaloux frustré!

la fille à la voilette dit: 8 août 2016 à 12 h 51 min

Christiane 11h19. Vous avez de ces idées, que Passou aille chercher la vestida pour..Tant qu’à faire,qu’il poste le lien du film qui montre Goya en train de rhabiller la dame et puis de la déshabiller,ce sera épatant et tout le mystère sera résolu ..peut-être même Victor pourrait-il l’interroger en faisant tourner les tables,ce serait le hit de la journée et du blog,success story ..

Widergänger dit: 8 août 2016 à 12 h 48 min

qui la Maja pouvait bien être. Pouvait-il s’être agi de la duchesse d’Albe ? (christiane)
_________________
Non, c’est moi Alba, telle que m’a transformée Jibé avec son regard de Méduse…

Charlotte Bergeret dit: 8 août 2016 à 12 h 35 min

« je me suis installée dans ma vraie nature, ce personnage que dans ma jeunesse j’avais voulu chasser de mon avenir sous les coups de boutoirs de madame de Beauvoir . » (DHH)

Pour ma part, j’avais décidé dans les années 50 sans avoir encore lu Simone de Beauvoir de ne jamais accepter la condition de « ménagère » longtemps avant de lire le Deuxième Sexe; je n’ai donc eu à souffrir d’aucun « coup de boutoir » et m’étonne toujours de votre point de vue (ce n’est pas la première fois que vous en parlez ici)
Devenue septuagénaire, je ne trouve toujours aucun plaisir aux tâches traditionnellement réservées aux femmes; je les abandonne volontiers à mon mari et à mon fils qui, d’ailleurs, adore prendre possession de la cuisine quand il vient nous voir…
Simone de Beauvoir ne m’a pas botté le train mais a conforté mes convictions…

Jibé dit: 8 août 2016 à 12 h 00 min

Le Canon des Gobelin, le premier café parisien où j’ai eu mes habitudes en arrivant à Paris, DHH ! J’habitais alors une piaule de la rue de la Reine-Blanche, mise à ma disposition par l’un de mes cousins, réalisateur à la télé. Mais le soleil et le mer ne vous manquent-ils pas ?

guillaume dit: 8 août 2016 à 11 h 58 min

« visage lourd empustulé de rouges bubons, aux membres courts, à l’haleine de latrines »
auto- portrait amélioré de pq l’ampoulé

DHH
Savez-vous si Simone était au courant de cette surprenante emprise négative (non libératrice) qu’elle a pu avoir et ce qu’elle en disait ?

Jean dit: 8 août 2016 à 11 h 47 min

@Christiane

Merci pour le beau cadeau.
Il y a plus d’une affinité entre cette animation d’Escher et l’analyse d’un passage de « La Recherche » par Starobinski dans « la Littérature et la beauté du monde » (article de 1992). Nous vivons dans le relatif et toute quête d’une vérité absolue dans quelque cadre que ce soit (littéraire, artistique, scientifique, religieux) est vouée à l’échec. Toute recherche de la vérité est une mise en abyme de vérités partielles qui se tiennent par la barbichette, d’abord parce que la quête humaine de vérité s’inscrit dans une perspective temporelle — ce que montre très bien la série des articles de Starobinski ici réunis . Je me dis qu’un excellent remède contre la violence des fanatismes de l’heure serait de faire lire Starobinski à ces jeunes fascinés.

JC..... dit: 8 août 2016 à 11 h 37 min

Avant de vous quitter définitivement, une dernière remarque concernant cette crapule de keupu : le vilain balourd est à l’humour et à la beauté du monde ce que Nabilla est à la pensée présocratique …

JC..... dit: 8 août 2016 à 11 h 27 min

Judith, nous partageons au moins une qualité temporelle capitale, vous et moi. Tout comme vous, je ne m’ennuie jamais : il y a toujours quelqu’un que l’on peut faire souffrir, en cherchant un peu … comment pourrait on s’ennuyer ?!

DHH dit: 8 août 2016 à 11 h 21 min

@JB
Une réponse personnelle et donc très partielle à la question que vous posez à 8 h45

En fait comme le dirait( presque) Mallarmé la vieillesse enfin en moi-même m’a changée, et je me suis installée dans ma vraie nature, ce personnage que dans ma jeunesse j’avais voulu chasser de mon avenir sous les coups de boutoirs de madame de Beauvoir .
Je peux desormais , sans manquer à l’idée que je me fais de moi-même , lire en butinant de manière désordonnée ,et je ne résiste pas , chez le coiffeur, à me delecter de Match et d’ELLE ;j’ai aussi l’habitude de passer tous les matins une heure au canon de gobelins où je retrouve une vieille copine pour une communion phatique ,bien sterile diraient certains , qui relève à la fois du café du commerce et des anciens combattants ;je m’abandonne aussi presque quotidiennement aux délices créatifs de la cuisine pour ces petit plats « qui retiennent à la maison les maris qui se debinent » ;je n’ai aucune reticence à me sentir dans mon rôle en me mettant à la disposition des miens,toutes génerations confondues , à fonctionner pour eux comme la variable d’ajustement qui leur permet de faire face aux contraintes de leur vie active ; bref la vie ordinaire des ménagères de plus de 70 ans, et surtout si elles sont marquées par leurs racines méditerranéennes .
Et tout cela suffit pour que je ne m’ennuie jamais

christiane dit: 8 août 2016 à 11 h 19 min

John Berger – décembre 1996 – « Monde diplomatique » :
« La voici d’abord étendue sur le divan, costumée en Maja, d’où son nom. Puis, dans la même pose et sur le même divan, elle est nue.
On a pendu ces toiles aux cimaises du Prado, à Madrid, pour la première fois au début du XXe siècle : depuis, certains n’ont eu de cesse qu’ils n’aient découvert qui la Maja pouvait bien être. Pouvait-il s’être agi de la duchesse d’Albe ? On a donc exhumé son corps et mesuré son squelette dans l’espoir d’apporter la preuve qu’elle n’avait pas servi de modèle à Goya !

Cette question peut aujourd’hui nous sembler oiseuse et relever des commérages futiles de la cour d’Espagne. Il n’empêche qu’à regarder ces deux toiles on s’aperçoit que leur coexistence implique un mystère qui fascine, mais que la question a été mal posée. Il ne s’agit pas de savoir qui a servi de modèle. On ne le saura jamais et, quand bien même on le découvrirait, on n’en serait guère plus avancé. La question est de savoir pourquoi Goya a peint ces deux tableaux. Chercher la réponse à cette question, c’est tenter de faire quelques pas de plus dans notre connaissance de ce peintre.L’explication qui me paraît la bonne, c’est que nul n’a posé pour la version nue. Goya a construit la seconde toile en s’inspirant de la première. Ayant sous les yeux la version vêtue de la Maja, il l’a imaginée dévêtue et a peint ce qu’il imaginait. Voyons les preuves de ce que j’avance.

Il y a d’abord l’étrange identité des deux poses (si l’on néglige la jambe droite). Cette identité ne peut être que le fruit d’une idée venue à l’esprit du peintre : « Maintenant je vais imaginer qu’il n’y a pas de vêtements. » Des séances de pose réelles et à différents moments auraient immanquablement produit des variations plus considérables.
Il y a encore – et c’est plus important – la façon dont le nu a été dessiné, la manière dont les formes du corps de la femme ont été visualisées. Voyez ses seins, si arrondis, haut placés et pointant chacun dans une direction opposée. Les seins d’un corps étendu ne sauraient jamais prendre tout à fait cette forme… »

Cet article me parait vraiment intéressant. Si Passou pouvait nous ajouter une reproduction de la Maja vêtue, ce serait épatant !

JC..... dit: 8 août 2016 à 11 h 15 min

Mensonge ! Bougboug est un djinn pailleté d’or, astucieux comme un colibri doctorant, un cerveau à nul autre pareil … Toi, maudit keupu, tu n’es qu’un sinistre golem pétri dans du lisier normand desséché, au visage lourd empustulé de rouges bubons, aux membres courts, à l’haleine de latrines moyen-orientales … !

Lucien Bergeret dit: 8 août 2016 à 10 h 45 min

Sur le site du Musée du Prado, on peut lire :
 » También en el siglo XIX se fue abriendo paso, junto a la leyenda de los amores de Goya con la duquesa de Alba, de que la modelo era retrato de esta última, aunque Pedro de Madrazo pareció identificarla, también sin fundamento, con Pepita Tudó, quien era la amante de Godoy en los años en que La maja desnuda fue pintada. La suposición, muy extendida, de que Goya había modificado la cabeza para esconder los verdaderos rasgos de la modelo ha quedado descartada con la reciente radiografía, que muestra el cuerpo pintado de una vez y sin alteraciones apreciables en esa zona. »

Ma prof d’espagnol(années 50) se trompait donc…

Je maintiens que les seins ne sauraient être dits « menus ».

christiane dit: 8 août 2016 à 9 h 46 min

9h15…
« Ainsi se constitue le couple d’opposition qui domine l’organisation des spectacles sous la République et pendant tout le Haut-Empire tant à Rome que dans les villes municipales : d’une part les «jeux», les jeux publics, au théâtre ou dans le Cirque, qui sont organisés par l’État, présidés par un magistrat, et qui reviennent chaque année, conformément au calendrier cultuel, et de l’autre les gladiateurs, spectacle laïc et privé qui est donné irrégulièrement quand un évergète, en son nom propre, en prend l’initiative. Devenu une évergésie pure et simple, le munus ne se couvre même plus d’un prétexte funéraire : d’autres prétextes sont aussi bons pour faire ce « cadeau » au peuple : à Pompéi, des combats seront donnés en l’honneur de la maison impériale ou pour la dédicace de quelque édifice public. » (Paul Veyne, Le pain et le cirque, Seuil, 1976)

Les gladiateurs ? (monde politique…)

bouguereau dit: 8 août 2016 à 9 h 42 min

la divine comédie au petit déjeuner…

à charleroi c’est saucisson à l’ail camembert et café noir hin phil

bouguereau dit: 8 août 2016 à 9 h 40 min

c’est de la fiction tout de même !

dis toudsuite que tuture n’encule pas tatave et que le père noel n’existe pas

Jean dit: 8 août 2016 à 9 h 37 min

Je lis avec beaucoup d’intérêt et de plaisir le contenu du Quarto/Starobinski. J’y découvre ou redécouvre beaucoup de choses. J’apprends et me divertis. Toutefois, même s’agissant d’un critique universitaire aussi éminent que Starobinski, la part d’approximation et de subjectivité de ses approches me paraît rester grande. Ainsi, même si ce vénérable nonagénaire mérite tout notre respect, lisons ses articles armés d’un esprit critique vigilant; ils sont une invite permanente à une réflexion personnelle ; c’est sans doute leur plus précieuse vertu.
Dans l’article « La littérature et la beauté du monde », après avoir cité un délicieux passage de « La Recherche », Starobinski commente : « Proust n’a pas à l’égard de son personnage adolescent (et c’est lui-même) la même indulgence que […] « . Mais c’est faux (et c’est tout de même une approximation très regrettable) : le narrateur de « la Recherche » N’EST PAS l’auteur, même s’il lui ressemble beaucoup. Il me semble évident qu’on doit faire d’emblée une telle distinction, sous peine de confusions et d’approximations regrettables. Même si « La Recherche » s’apparente à de l’auto-fiction, c’est de la fiction tout de même !

Phil dit: 8 août 2016 à 9 h 37 min

la divine comédie au petit déjeuner…mazette, christiane partage la biscotte avec attali (et Widergänger pas descendu de son baldaquin)

christiane dit: 8 août 2016 à 9 h 32 min

@Clopine définitivement un Cas à Part dit: 8 août 2016 à 9 h 15 min
Alors là… cette pauvre maja, après avoir été poisson serait poupée à tiroirs de Hans Bellmer.
« … Il place à l’intérieur de son ventre un système mécanique comprenant des cases où sont placés différents objets. Le spectateur était donc invité à les observer au travers du nombril et à les échanger en appuyant sur le sein. Rêve amoral ? Désir refoulé ? Rien n’est moins sur que Bellmer nous surprend en nous obligeant à rentrer dans l’intimité corporelle et morale d’une femme, présentée ici comme simple objet. »(Art Session – Le Surréalisme et l’Objet)
Vous êtes rigolote !

bouguereau dit: 8 août 2016 à 9 h 32 min

la ligne (la linea negra)

point bonne clopine..des poils..ha hon voit qu’l’espagne t’es un continent hinconnu..phil garde tout pour lui

christiane dit: 8 août 2016 à 9 h 26 min

@DHH
« …piège de la glissade confortable vers une non utilisation passive et indolore du temps libéré ? Vraie raison ou alibi à ma paresse a redevenir élève et a apprendre mes leçons : J’ai considéré que ce qu’on m’apprenait ne correspondait pas à mon attente ; je n’ai pas été motivée par ces cours encyclopédiques et chronologiques sur l’art, qui sont la matière de la première année, et qui font défiler des œuvres en passant de la préhistoire à l’égyptien pharaonique puis à l’assyrien à l’art grec et le gallo-romain… »
Tout est dit dans votre première phrase…
Pour quelles raisons obscures votre pensée matinale m’a-t-elle fait relire les derniers vers du « Paradis » de La Divine Comédie ? (éd. bilingue Flammarion traduite par J. Risset)
« …Tel est le géomètre attaché tout entier
à mesurer le cercle, et qui ne peut trouver
en pensant, le principe qui manque,
tel j’étais moi-même à cette vue nouvelle :
je voulais voir comment se joint
l’image au cercle, comment elle s’y noue ;
mais pour ce vol mon aile était trop faible :
sinon qu’alors mon esprit fut frappé
par un éclair qui vint à son désir… »
Le guide que je cherche serait passeur d’une œuvre à l’autre, sans craindre de suivre un fil particulier (la couleur – la touche – la lumière – le corps…). En attendant de l’avoir trouvé j’improvise au gré de mes tentations un chemin irrationnel. Pourquoi, par exemple ce raccourci entre les vierges en bois du Moyen-âge et les lutteurs de P.Magnier, si ce n’est le geste du sculpteur, sa vision du corps, son combat avec la matière, la lumière ; si ce n’est un sens du sacré, très différent dans les deux cas. Et puis cette beauté qui nous aimante. J’ai hâte de recevoir la Quarto La beauté du monde – la littérature et les arts regroupant les essais de Jean Starobinski. Les mots sont un bon guide pour voir.

bouguereau dit: 8 août 2016 à 9 h 25 min

« la glissade confortable vers une non utilisation passive et indolore du temps libéré », DHH ? Vous ?

faut trouver sur quelle autorité s’appuyer baroz

bouguereau dit: 8 août 2016 à 9 h 24 min

la pyramide du Louvre est capable de résister à une chute de neige ? Leon Ming Peï l’a prévu

dis donc dédé c’est pas la cabane en paille du pti cochon

bouguereau dit: 8 août 2016 à 9 h 20 min

sous la pyramide éventrée

bientôt tu nous diras qu’une ruine de prisu haprés un attentat est plus belle qu’un surmal et con parthénon flambant neuf phil..

Phil dit: 8 août 2016 à 9 h 15 min

dhh, c’est le pain et les jeux de Veyne, avec la conscience du temps libre.
Beau témoignagne au parfum de fin d’époque, la prochaine génération fera l’ecole dans le Louvre, sous la pyramide éventrée manière Allemagne année zéro.

bouguereau dit: 8 août 2016 à 9 h 08 min

Donc ce que je vous ai livré ici est purement personnel et ne doit peser en rien dans votre decision de ceder ou pas à une éventuelle tentation du Louvre

tu t’abstiens pas de si t’étais allé à l’école tu t’autorizrai..sapré drh..la kulture..la tentation du pouvoir

bouguereau dit: 8 août 2016 à 9 h 06 min

on l’a appris à l’école de la république, c’est donc que c’est vrai… non ?

ben mon colomb..

bouguereau dit: 8 août 2016 à 9 h 05 min

le lundi matin t’as dces hululment d’ame en peine de marchand désespéré de ne rien avoir à vende baroz..c’est archiflippant

JC..... dit: 8 août 2016 à 9 h 00 min

PLUS CRAN QUE LE CRAN, TU MEURS !

« Le Cran rappelle qu’il est faux de dire que Christophe Colomb «a découvert l’Amérique» en 1492. Lorsque le navigateur est arrivé aux Bahamas, «l’Amérique était déjà peuplée depuis des millénaires par quantité de peuples très nombreux», rappelle le Cran. » (Libé)

Contentons nous de rigoler un bon coup avec cette dernière facétie de l’impayable CRAN qui, pédalant dans la semoule anticolonialiste à propos des JO sur FR2, nous distrait souverainement une fois de plus !…

Le racisme anti-Colomb ne passera pas !

Le Génois a découvert l’Amérique : on l’a appris à l’école de la république, c’est donc que c’est vrai… non ? Et ne me parlez pas des Vikings …

Jibé dit: 8 août 2016 à 8 h 45 min

Qui nous contera les délices de « la glissade confortable vers une non utilisation passive et indolore du temps libéré », DHH ? Vous ?

DHH dit: 8 août 2016 à 8 h 39 min

@christiane
L’école du louvre
Fraîche retraîtée il y a qiuelques annéees j’ai connu cette ivresse de voir tous les possibles culturels s’ouvrir à moi dans les tranches de temps immenses qui devenaient libres .Dans le tas des tentations il y avait l’ecole du Louvre .
J’ai sagement passé l’examen d’entrée aux cotés de gens qui avaient entre 40 et cinquante ans de moins que moi ;j’ai été admise, ce qui m’a remplie de fierté ;puis après quelques cours j’ai abandonné
;Paresse de ma part ?tentation fatale du cocon ? piège de la glissade confortable vers une non utilisation passive et indolore du temps liberé ?Vraie raison ou alibi à ma paresse a redevenir éleve et a apprendre mes leçons : J’ai consideré que ce qu’on m’apprenait ne correspondait pas à mon attente ;je n’ai pas été motivée par ces cours encyclopédiques et chronologiques sur l’art, qui sont la matiere de la premiere année ,et qui font défiler des œuvres en passant de la préhistoire à l’égyptien pharaonique puis à l’assyrien à l’art grec et le gallo-romain
Je suis peut-être passée à coté d’un vrai et riche savoir que j’aurais pû acquerir ;d’autres y auront sans doute trouvé une base pour une vraie compétence en matiere de connaissance et de reflexion sur l’art .Donc ce que je vous ai livré ici est purement personnel et ne doit peser en rien dans votre decision de ceder ou pas à une éventuelle tentation du Louvre

Jibé dit: 8 août 2016 à 8 h 24 min

La beauté du monde est inépuisable, Bloom.
Mais le monde, oui, si l’on en croit Albert Cohen, dans le billet voisin, qui affirme qu’ « Il n’y aura pas de 3ème millénaire » !
Optimiste comme un Juif, ça n’existe pas ?

renato dit: 8 août 2016 à 8 h 14 min

« This pseudo-modern world, so frightening and seemingly uncontrollable, inevitably feeds a desire to return to the infantile playing with toys which also characterises the pseudo-modern cultural world. Here, the typical emotional state, radically superseding the hyper-consciousness of irony, is the trance – the state of being swallowed up by your activity. In place of the neurosis of modernism and the narcissism of postmodernism, pseudo-modernism takes the world away, by creating a new weightless nowhere of silent autism. You click, you punch the keys, you are ‘involved’, engulfed, deciding. You are the text, there is no-one else, no ‘author’; there is nowhere else, no other time or place. You are free: you are the text: the text is superseded. »
Alan Kirby

Bloom dit: 8 août 2016 à 4 h 27 min

Tentative d’épuisement d’un titre passoulinien:

L’usage de la beauté du monde
L’usage du monde de la beauté
La beauté de l’usage du monde
La beauté du monde de l’usage
Le monde de l’usage de la beauté
Le monde de la beauté de l’usage.

bérénice dit: 7 août 2016 à 23 h 09 min

Et puis là: La haine des prolétaires envers les nantis va t-elle se déplacer? vous tombez dans l’a-priori, vous le faites exprès, quelles sont vos motifs véritables?

christiane dit: 7 août 2016 à 22 h 56 min

@bérénice dit: 7 août 2016 à 22 h 38 min
Merci. (pour l’école publique, j’ai déjà donné !!!)
Reste L’Ecole du Louvre. Il parait que les cours d’histoire de l’art sont passionnants.

bérénice dit: 7 août 2016 à 22 h 38 min

Christiane, faites l’école s’il n’y a pas de limite d’âge en critère de sélection, vous devriez avec ce beau dossier passer l’épreuve d’entrée sans trop de problèmes.

christiane dit: 7 août 2016 à 22 h 32 min

@la fille à la voilette dit: 7 août 2016 à 21 h 02 min

Alors, ça, c’est génial ! MERCI. Je me désolais de ne plus avoir la carte des enseignants en « activité »… Je vais chercher sur internet le formulaires des amis du Louvre.

bérénice dit: 7 août 2016 à 22 h 32 min

Bihoreau les religions imposent des règles, de toutes l’Islam est la plus contraignante,alors poussée à l’islamisme , envie de vomir. De plus l’Eglise chrétienne a opéré des évolutions pour s’adapter au temps et aux fidèles, l’islam ressemble à ce monolithe qui lui sert de symbole, immobile, sombre, c’est aux hommes à s’adapter à son inflexibilité avec ce cortège de soumissions provenant d’un autre âge. Asservir pour régner ou au minimum comme en Iran, imposer le silence, infliger mort et châtiments.

Sergio dit: 7 août 2016 à 22 h 14 min

Phil dit: 7 août 2016 à 21 h 25 min
comblez vos fossés

Houi mais où est-ce qu’on prend la terre, pour les combler ?

D. dit: 7 août 2016 à 21 h 53 min

Savez-vous, Christiane, que la pyramide du Louvre est capable de résister à une chute de neige ? Leon Ming Peï l’a prévu.

bérénice dit: 7 août 2016 à 21 h 43 min

« somme modique » provient directement du bréviaire de maudit Chaloux qui encourage le public à visiter toutes les galeries des assyriens aux primitifs( sont-ils toujours exposés dans cette petite salle, souvenir d’un chien fabriqué qu’avec des clous).
Bref une belle bande de radins.

D. dit: 7 août 2016 à 21 h 42 min

Je suis un habitué du Marly comme du Nemours, DHH. Peut-être nous y croisons-nous sans le savoir.
Aussi je vous propose d’y arborer un signe de reconnaissance : une casquette « Circuit Paul Ricard » ou tout autre chose; soyez force de proposition.

bérénice dit: 7 août 2016 à 21 h 39 min

La fille a la voilette, les amis du Louvre ont- ils le resto gratis ?

Andouillette frites à volonté avec en dessert un sorbet au piment pour déglacer l’estomac, Phil, j’ai goûté, le tout continue de créer un équilibre gastronomique qui s’accommode des quatre saisons.

Bihoreau, duc de Bellerente dit: 7 août 2016 à 21 h 20 min

Si je prends beaucoup, mais alors vraiment beaucoup de recul, je tente de comprendre le très profond malaise qui afflige les jeunes mâles musulmans et surtout peut-être ce qui les amène à agresser en hurlant «Allah Akbar». Sexualité hyper-refoulée? Indigence généralisée? Faudra t-il s’habituer à ces agressions, qui ne peuvent qu’augmenter la suspicion face aux maghrébins, surtout les jeunes hommes? La haine des prolétaires envers les nantis va t-elle se déplacer? La vue de cette plantureuse créature en fera saliver plus d’un dans les cités. Si au moins ce qui leur tient lieu de religion les autorisait à s’astiquer le poireau plutôt que de violer les mécréantes…

la fille à la voilette dit: 7 août 2016 à 21 h 02 min

Christiane 20h15. Info: le Louvre est gratuit jusqu’à 18 ans (carte d’identité,de lycéen) jusqu’à 25 ans(justificatif,carte d’étudiant)
Avec une carte des « amis du louvre » ( somme modique)
on peut s’y « promener » en toute liberté,tous les jours si l’on veut,y compris aux expos à l’intérieur du Musée.Il y a même des cartes famille, père,mère, et toute la descendance.

Phil dit: 7 août 2016 à 20 h 56 min

Balladur est en pleine forme. Croisé l’autre jour a Versailles dans l’exposition sur l’enterrement de Louis. – vous avez vu l’expo , Christiane ? – donc, Balladur a collé le conservateur devant le portrait d’une duchesse. L’exercice était magistral. il méritait bien de rester au Louvre, plutôt que de faire place aux chinois.

christiane dit: 7 août 2016 à 20 h 15 min

@DHH dit: 7 août 2016 à 14 h 50 min
J’ai encore tant d’œuvres à découvrir dans cette aile Richelieu. Au 2e étage : les Rembrandt, Les Rubens et les deux Caspar David Friedrich.
C’est une bonne décision d’avoir déménagé le ministère des Finances à Bercy (même si Mr. Balladur aurait bien voulu rester !) Leo Ming Pei et Michel Macary ont fait un travail extraordinaire, creusant et ré-architecturant ces parkings : pierre, marbre blond et béton rosi des escaliers, ùurs et terrasses sont en harmonie. J’ai aimé l’imposant escalator qui descend entre les immenses œil-de-bœuf avec vue sur les cours intérieures ou extérieures.
Un seul défaut si on étale les visites : le prix d’entrée !!!

Waxen Wind dit: 7 août 2016 à 20 h 12 min

Widergänger dit: 7 août 2016 à 17 h 33 min
Stellæ vento stegne refulgebant.

Un peu qu’elles scintillent sous la toile cirée …

Dark Star
words by Robert Hunter; music by Garcia, Kreutzmann, Lesh, McKernan, and Weir
Copyright Ice Nine Publishing; used by permission.
Dark star crashes
pouring its light
into ashes
Reason tatters
the forces tear loose
from the axis
Searchlight casting
for faults in the
clouds of delusion
shall we go,
you and I
While we can?
Through
the transitive nightfall
of diamonds
Mirror shatters
in formless reflections
of matter
Glass hand dissolving
to ice petal flowers
revolving
Lady in velvet
recedes
in the nights of goodbye
Shall we go,
you and I
While we can?
Through
the transitive nightfall
of diamonds
spinning a set the stars through which the tattered tales of axis roll about the waxen wind of never set to motion in the unbecoming round about the reason hardly matters nor the wise through which the stars were set in spin

bérénice dit: 7 août 2016 à 19 h 49 min

WGG des entreprises européennes équipent les terroristes de réseaux satellitaires internet ( je répète), l’argent n’a pas d’odeur mais c’est malodorant quand même de ce côté du business. On comprend qu’il ne cite pas les sources, pour les griller par exemple en satisfaisant les attentes du lectorat curieux qui en veut plus? il faudrait être fou.

bérénice dit: 7 août 2016 à 19 h 44 min

désespoir contenu

Clopine je ne connais pas assez Balzac, loin s’en faut me souffle-t-on, pour enchérir cependant ne sommes-nous pas tous des flacons renfermant de savoureux cocktails dont les ingrédients varient selon notre lieu de naissance, milieu, expériences de la vie qui peuvent déplacer le curseur du fini à l’infini, de l’ordinaire insipide à l’inimaginable que ce dernier embrasse le bonheur ou le malheur.

Widergänger dit: 7 août 2016 à 19 h 40 min

L’hebdomadaire Der Spiegel révèle que les auteurs des deux attentats perpétrés en juillet en Allemagne et revendiqués par Daesh ont été conseillés par des représentants du groupe terroriste basés en Arabie saoudite qui ont coordonné les attaques.

Selon l’édition de Der Spiegel devant paraître le 6 août, les deux terroristes qui ont perpétré les attaques en Allemagne auraient mené des conversations par le biais de messageries avec différentes personnes, dont les numéros sont répertoriés en Arabie saoudite. L’hebdomadaire a cependant refusé de citer ses sources.

bérénice dit: 7 août 2016 à 19 h 32 min

ils le font tout seuls ils se ramifient ils ont des tentacules

Sergio, tant que ce n’est testamentaire ou testiculaire nous pouvons nous estimer heureux d’échapper à l’horreur absolue.

Clopine, définitivement un cas à part... dit: 7 août 2016 à 18 h 40 min

Jean, vraiment, il y a parfois de ces coïncidences… Je pensais justement à ce que vous venez de dire, mais « à l’inverse », en quelque sorte.

Tâchons d’être compréhensible : je relis Balzac, non les illusions perdues mais plutôt le cycle des vies de province (forcément, dirons ceux qui me connaissent un peu…) et justement : il y a des souffrances « contenues » dans ces vies de province qui font contrepoint aux grands désespoirs tels que celui de Lucien de Rubempré, ou ceux de Louise de Chaulieu.

Balzac arrive donc, à mon sens, à brosser aussi bien les cheveux dressés sur la têtepar l’effroi (amoureux ou autre) (comme la Méduse du Caravage ou l’autoportrait de Courbet…) qu’à lisser les désespoirs contenus, étouffés, entrevus, comme dans la coiffure trop sage d’une Eugénie Grandet..

A part ça, je raffole d’un morceau qui a, à mon sens, des « relents satiens », finesse, ironie et désespoir contenu, justement. « Filigrane », par le quatuor Debussy and co. Connaissez-vous ça ?

bouguereau dit: 7 août 2016 à 17 h 13 min

Enfin, Delaporte, « un marqueur de vérité » cela ne veut strictement rien dire …

mais si jean s’en va défoncant la porte ouverte vers le plaisir et marron a le rythme cardiaque qui bat dans le thorax..ça se tient bien..c’est un marqueur

Jean dit: 7 août 2016 à 16 h 49 min

En littérature, sans la fameuse petite musique chère à Céline, le livre est vite refermé.

Je pense à un épisode d’ « Illusions perdues » qui m’a toujours bouleversé. Il y a des années que je l’ai lu pour la première fois, et rien que d’y penser, j’en frissonne comme au premier jour. C’est le récit du désespoir de Lucien à la mort de Coralie. On me dira que l’émotion du lecteur n’est si puissante que parce que Balzac touche à ce moment un tragique humain universel, que nous portons tous en nous. Mais Lucien n’est pas un personnage réel. C’est un personnage de fiction, dont le fonctionnement est régi par des lois passablement différentes de celles qui valent dans la réalité. L’épisode dont je parle ne produit tout son effet que parce qu’il est l’aboutissement de tout un processus fictionnel qui est un travail d’art. Et en plus, il y a toute la puissance, toute la maîtrise de l’écriture de Balzac. Musique …

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