de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Magda Szabo porte ouverte

Magda Szabo porte ouverte

Vous connaissez Emerence Szeredas dite simplement Emerence ? De toute façon, si vous l’aviez connue, vous ne l’auriez jamais oubliée. Un peu comme la Félicité d’Un Cœur simple que le génie de Flaubert a rendu inoubliable. Pourquoi une telle analogie alors que tout oppose ces deux personnages ? En raison du rapport entre le maître et l’esclave, le dominant et le dominé, la maîtresse de maison et son employée. Et parce qu’avec des moyens très différents, la romancière Magda Szabo (1917-2007), haute figure des lettres hongroises, en a fait quelqu’un dans son magnifique roman La Porte (Az Ajto, traduit du hongrois par Chantal Philippe, Le Livre de Poche, 344 pages, 7,90 euros), paru dans sa langue originale en 1987, révélé en France en France en 2003 par l’éditrice Viviane Hamy, couronné la même année par le prix Femina et élu bien plus tard Meilleur livre de l’année 2015 par le New York Times. Quelqu’un, vraiment, que cette Emerence qui s’avance déjà si singulièrement par son prénom d’un autre monde et d’un autre temps.

En apparence généreuse, dévouée, d’une grande noblesse d’âme. Jamais mariée, parfois voilée comme les vieilles catholiques, fumant cigarette sur cigarette, mais guère aimable, fuyant tout contact physique, hyperactive à toute heure, souvent surprise à balayer le trottoir même de nuit, pas bavarde, jalouse de sa solitude, ne souffrant pas de son isolement, toujours au courant de tout vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sait à peine lire et écrire, jamais couchée à peine assise quelques heures quand la ville dort, fière de pouvoir renseigner quiconque sur le temps qu’il ferait, hostile à l’Eglise autant qu’à Dieu et à tous les personnages bibliques à l’exception de Joseph (la moindre des choses pour une fille de charpentier), ne s’exprime que par des déclarations négatives, hait le pouvoir sous toutes ses formes, dénuée de la moindre compassion et de tout esprit de solidarité, d’une humeur imprévisible, méprise tout autre travail que manuel, une vive intelligence qui se serait entièrement réfugiée dans la méchanceté et la perversité, pleine de bon sens, dotée d’une remarquable logique, se dit volontiers anti-intellectuelle et manifeste une indifférence considérable et inaltérable à la politique, au destin de la Hongrie, à ses compatriotes, au genre humain. Horthy, Hitler, Rakosi, Charles IV, c’est du pareil au même (par moments, elle rappelle JC de Porquerolles, ceci glissé à l’attention exclusive des commentateurs du blog). Ne comptent au fond à ses yeux que ses neuf chats. Sa devise :kert

« Il y a ceux qui balaient et ceux qui font balayer les autres »

Et pourtant, son voisinage peut bien la considérer comme un fléau nécessaire, Emerence est souveraine. Elle gouverne. On se passionne d’emblée pour cette personnalité a priori aussi détestable que le narrateur des Carnets du sous-sol de Dostoïevski (« je suis un homme malade, je suis un homme méchant… »), à ceci près qu’ici, c’est celle qui, quotidiennement, l’observe, la subit, l’exècre et finit par l’aimer et nous la faire aimer, autant que l’on a aimé la Félicité d’Un coeur simple, qui la raconte. Tout ce qu’on découvre d’Emerence, on l’apprend par la bouche et le regard de d’une des co-propriétaires de cet immeuble d’un quartier protestant de Budapest où la paysanne est gardienne, cuisinière et bonne à tout faire. L’une, forte tête, est l’humilité faite femme ; l’autre, une vraie tête, est l’orgueil fait femme. La première ne fait d’analogue qu’avec le monde animal ou végétal ; la seconde esquisse des rapprochements avec Rett Butler dans Autant en emporte le vent ou avec le sixième chant de l’Eneide.

Rien de commun entre la domestique et sa patronne, et pourtant elles ne se quittent pas durant vingt années, encore que les cinq premières, la vieille garde ses distances jusqu’au jour où celui qu’elle appelle « le Maitre », le mari de sa maitresse, tomba malade et exigea une surveillance accrue. Cette intellectuelle, une romancière ou essayiste, on ne sait trop, qui parcourt le pays et parfois l’étranger invitée à des conférences, des salons du livre, des émissions, est pourtant la seule de l’immeuble qu’Emerence tolère, à qui elle parle, auprès de qui elle finit par abandonner quelques uns de ses secrets, l’évocation de son premier et seul amour entre autres, foin de la lutte des classes quand le besoin impérieux de s’abandonner se fait sentir. Et surtout la seule à qui elle finit par permettre de franchir sa propre porte, celle qui donne accès à sa Cité interdite, et lui révéler, à l’issue d’une terrible confession, qu’elle consacre toutes ses économies à construire un tombeau, et lui montrer enfin tout ce qu’elle avait en elle de lumineux sous sa face la plus sombre.

Un jour, la rue semble déserte, vide toute souffle de vie. C’est que la vieille paysanne urbaine Emerence s’est barricadée chez elle. Tout le quartier accourt, tente de la raisonner ; les forces de l’ordre agiront à cous de hache pour forcer « la porte » et la trouver dans ses déjections et la viande pourrie, incapable de se mouvoir, mais furieuse de voir sa dignité bafouée lorsqu’on l’hospitalise de force. Sauvée par la narratrice, elle lui reproche de l’avoir trahie car elle a forcé son destin et la soustraite à sa volonté de se laisser mourir plutôt que de survivre dans un état de dégradation avancée.

Peu de dialogues directs, presque tout est dévoilé par le biais du monologue intérieur. La beauté de ce roman âpre et doux, émouvant mais dénué du moindre pathos, d’une grande délicatesse quoique oscillant sans cesse entre l’horreur et le plaisir, la haine et la colère, le dégoût et la frustration, tient à la découverte de l’attachement réciproque que se voue ces deux êtres, à la finesse avec laquelle est décrit leur lien dépendance, le tempérament autoritaire de l’employée quasi illettrée lui permettant d’exercer son ascendant sur son employeur si lettrée allant jusqu’à prendre possession de son appartement en le redécorant. Deux femmes de caractère manifestant une obstination remarquable dans laquelle on retrouve celle de Magda Szabo, laquelle fit partie de ces écrivains dissidents qui refusèrent de publier et même de mettre au monde des enfants dans la Hongrie communiste de l’après-guerre, jusqu’à la fin des années 50.

(photos André Kertész)

Cette entrée a été publiée dans Littérature étrangères.

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commentaires

364 Réponses pour Magda Szabo porte ouverte

rose dit: 23 février 2017 à 3 h 15 min

Superbe papier.
Merci Passou.
Ceci malgré
Rhett Buttler (ai cru défaillir)
Et que se vouent ces deux êtres.

Pourtant qui se ressemble.. non ?

Forcer la fenêtre à coups de hache pour se laisser mourir de faim six ans et quatre mois après ? Pourquoi faire ?

Sinon merci à Lazarillo Maniatis Jibé et vous christiane pour votre présence effective pour Màc. Y était de tout coeur.

Nicolas dit: 21 février 2017 à 10 h 51 min

Phédon LXIV « Je n’arrive pas, mes amis, à persuader à Criton que je suis le Socrate qui s’entretient en ce moment avec vous et qui ordonne chacun de ses arguments. Il s’imagine que je suis celui qu’il verra mort tout à l’heure, et il demande comment il devra m’ensevelir. Tout ce long discours que j’ai fait tout à l’heure pour prouver que, quand j’aurai bu le poison, je ne resterai plus près de vous, mais que je m’en irai vers les félicités des bienheureux, il le regarde, je crois, comme un parlage destiné à vous consoler et à me consoler moi-même. Soyez donc mes cautions auprès de Criton, ajouta-t-il ; donnez-lui la garantie contraire à celle qu’il a donnée à mes juges. Il s’est porté garant que je resterais ; vous, au contraire, garantissez-lui que je ne resterai pas, quand je serai mort, mais que je m’en irai d’ici, afin qu’il prenne les choses plus doucement et qu’en voyant brûler ou enterrer mon corps, il ne s’afflige pas pour moi, comme si je souffrais des maux effroyables, et qu’il n’aille pas dire à mes funérailles qu’il expose, qu’il emporte ou qu’il enterre Socrate. Sache bien en effet, excellent Criton, lui dit-il, qu’un langage impropre n’est pas seulement défectueux en soi, mais qu’il fait encore du mal aux âmes. Aie donc confiance et dis que c’est mon corps que tu ensevelis, et ensevelis-le comme il te plaira et de la manière qui te paraîtra la plus conforme à l’usage. » Et puis il conclut en engueulant ses potes  » « Que faites-vous là, s’écria-t-il, étranges amis ? Si j’ai renvoyé les femmes, c’était surtout pour éviter ces lamentations déplacées ; car j’ai toujours entendu dire qu’il fallait mourir sur des paroles de bon augure. Soyez donc calmes et fermes. » En entendant ces reproches, nous rougîmes et nous retînmes de pleurer. » http://remacle.org/bloodwolf/philosophes/platon/phedonfr.htm

la vie dans les bois dit: 21 février 2017 à 9 h 46 min

Noblesse ou pas, le death mask sur cette photo d’A. Kertesz en illustration du billet est bien celui de Modigliani, et pas un autre.
Carnaval c’est next week.

christiane dit: 21 février 2017 à 8 h 45 min

http://www.photo.rmn.fr/archive/48-000538-01-2C6NU00XGCD2.html
Oui, ces deux masques mortuaires ont la même noblesse.

D,
Oui, D,étonnant ! Vous rendez-vous compte qu’elle a traversé trois siècles. Cette coupole peinte sur une toile marouflée posée sur une coque de plâtre a été démontée en 1846 lors de la destruction du pavillon du Palais Bourbon, découpée en treize tranches (comme un melon), (les papiers marouflés roulés comme des tapis) , et mise en caisses. A l’ouverture des caisses elle était très abimée. Magnifiquement restaurée, on peut l’admirer au Musée du Louvre, 1er étage du pavillon Marengo, dans les nouvelles salles consacrées aux objets d’art et de décoration de Louis XIV à Marie-Antoinette. On a des artisans et techniciens extraordinaires.

JiBé dit: 21 février 2017 à 8 h 34 min

La plus grande librairie française est américaine : Amazon, chiffre d’affaires énorme. 4000 employés en France plus la création de 1500 emplois en CDI. Mais à quel prix ? A peine plus que le revenu universel proposé par Hamon ! Pourquoi travailler quand on est jeune et sans qualifications ?

JiBé dit: 21 février 2017 à 8 h 03 min

Tu peux, étudiant sérieux, un cadeau pour toi ! Qui dit mieux !

« Présidentielle : le revenu universel proposé par Hamon chiffré à 350 milliards d’euros »

Sant'Angelo Giovanni dit: 21 février 2017 à 0 h 55 min


…point de vue actuel, avant les élections,!…

…une situation embardée à la  » Roumanie « ; à devoir reconquiérir ses libertés républicaine au détriment de ses religieuses en déconfitures,!…

…l!Allemagne en souverainiste religieuse aux abois,…à la Frédéric II Hauhenstaufen inversé,!…of course,!…

…autres gens, autres dépouillements politiques, de la graine roublarde,…aux rêves d’en-pires aussi,!…
…le nationalisme, un prétexte pour son capitalisme Ô dieux,!…etc,…
…chacun(e),…à ses saloperies,!…au petit coin central, les lobbyings en cœurs,…
…etc,..
…etc,!…aussi,!…

la vie dans les bois dit: 21 février 2017 à 0 h 51 min

Photo 1, trouvé cette légende:
André Kertész, Moise Kisling’s Studio with his Friend Modigliani’s Death Mask, 1933

En repensant à un autre photographe célèbre d’origine hongroise, Robert Capa, la photo dont j’ai un souvenir récent, est celle de sa mère, prise par Elliott Erwitt.

D. dit: 20 février 2017 à 23 h 40 min

Écoutez, Christiane, les gens qui sortent des auditoriums, il y en a des tonnes tous les jours un peu partout. Si chacun d’entre eux venaient ici le raconter on en sortirait plus.
Je vous le dis gentiment parce que je vous aime bien.

Janssen J-J dit: 20 février 2017 à 21 h 14 min

ah, les faits et l’idéologie ça fait mal aux quenottes des fois, quand c’est trop rugueux pour ces vraies gens qui s’broutent la paillasse au fil de fer, brrr

christiane dit: 20 février 2017 à 20 h 41 min

M.Court,
bien pensé à vous. Je sors de l’auditorium du Louvre. La conférence de Marie-Catherine Sahut était passionnante. Voir dans quel état était la Coupole du peintre Antoine Callet et de l’architecte Bellissard, quand elle a été récupérée après la guerre dans les caisses où Göring l’avait remisée ! Quel beau travail de reconstruction, de restauration avant qu’elle ne soit installée au Louvre.
Du prince de Condé (Palais Bourbon), en passant par son abandon en 1789, puis rachetée par Gôring en 1941 et récupérée en 1948 grâce à Rose Valland, mais dans quel état ! Elle resplendit maintenant au premier étage dans les salles du XVIIIe s.
Les motifs sont étonnamment sensuels et légers, dans des tons pastels.
Un petit avant-goût :
http://drouart28.over-blog.com/2014/09/la-coupole-de-callet.html

D. dit: 20 février 2017 à 20 h 40 min

Mais par rapport à cette s.lop..ie de Fi..on qui veut interdire à tout le monde de partir avant 64 voyez la différence de vue.
Quant à Macron je sais pas ce qu’il veut faire, avec lui on ne sait rien sur rien, c’est sa stratégie, c’est pourquoi il a tant de monde derrière lui. La continuité d’Hollande, ce sera ça Macron, mais en plus djeune. Tout ceux qui n’ont pas encore compris feraient bien de se dépêcher de comprendre.

D. dit: 20 février 2017 à 20 h 33 min

Oui, j’avais déjà abordé ce sujet.
C’est une véritable avancée sociale mais je crains qu’il y ait une subtilité. Elle est pour 160 trimestres sans tenir compte de l’âge, ce qui est un poil différent. Pour partir il faudra donc avoir travaillé au minimum 40 ans sans interruption (ou 39 ans + 1 année de service militaire). Donc 60-40 = 20. Vous partez à 60 ans Si vous avez fait votre service à 20 ans et commencé à travailler à 21. Sinon il vous faudra racheter vos trimestres manquants correspondant aux années d’études universitaires (12 maxi), et en fin de carrière ceux-ci sont très chers, ce qui est normal.

JiBé dit: 20 février 2017 à 20 h 09 min

Mélanchon propose un programme d’investissements de 100 milliards, appuyé par un économiste appelé Généreux !

la vie dans les bois dit: 20 février 2017 à 20 h 00 min

un peu bâclé, tout cela, en fin de journée.
Vous remettrez bien à la première personne de mon singulier, bas rosis. Je ne vous confonds pas.

la vie dans les bois dit: 20 février 2017 à 19 h 52 min

@ « or donc ce mehdi meklat n’était autre que le JC….. de pq »

non, mais du même tonneau. Mais il n’est pas le seul.

Fais comme pascale clark, djavert et essaie de leur faire croire que ton copain, c’est une histoire de « jeune » délinquant de la toile.

Relis ton copain et cricri, qui se paient de courbettes, dans leur tout à l’égo sur le dos de la bête, leur gourou; l’une au cimetière et l’autre au bar d’en face.
Ignoble.

Janssen J-J dit: 20 février 2017 à 19 h 44 min

or donc ce mehdi meklat n’était autre que le JC….. de pq, barré d’ici fissa depuis qu’il a senti qu’il allait être éventé par marcelin deschamps. Tout s’esssplique enfin à la lgl de la rdl, merci pour les links !

la vie dans les bois dit: 20 février 2017 à 19 h 31 min

(photos André Kertész)

Sur la photo 1, j’aurais bien pris un livre.
Peut-être une bonne pioche.

« Albert marchon faillit être connu. En 1925, il rate le Goncourt (1) avec son roman « Le bachelier sans vergogne » (chez Grasset) dont Jean-Louis Vaudoyer dans le Gaulois, écrit: Pour signaler un écrivain nouveau. le plus simple est peut-être de chercher à trouver sa lignée. En lisant « Le Bachelier sans vergogne », j’ai songé tour à tour au Grand Meaulnes d’Alain-Fournier, au Jean-des-Figues de Paul Arène, au Fantasio de Musset, à Heine (…) à Nerval flânant dans le Valois, à Sterne courtisant sa jolie gantière.
(…)
Pendant la guerre, comme la plupart des fonctionnaires, il reste à son poste au Ministère de l’Intérieur, et est affecté à Vichy au service de la censure. A la libération, il est inquiété un moment puis relâché. Il n’y avait rien à reprocher à ce rêveur qui ne rêvait que de solitude. En octobre 1942, il écrivait: Il n’est guère d’instant où je ne me voie, paisible et laborieux ermite, dans la petite maison proche la croix de mission qui s’élève à l’entrée du Laus, quand on arrive par le col de l’Ange. C’est là que, tout enfant, j’aperçus un jour, derrière la fenêtre, une dame écrivant « Les Célestes parfums » et tout aussitôt je formai ce rêve que je vous ai dit. Pourriez-vous savoir si quelqu’un habite actuellement cette maison et à qui elle appartient ? Au moins existe-t-elle encore ?  »
https://www.actualitte.com/article/livres/les-ensables-vercors-d-albert-marchon-1897-1970-reedition-par-les-editions-la-thebaide/67417

bouguereau dit: 20 février 2017 à 19 h 22 min

et hillary va revenir avec son dentier tout neuf pour croquer l’imepichmente et avaler le noyau

franchment qu’elle crève hun peu..la voir déconfite c’est le bon coté de donald..non ça sra monica..là daccord..du peps..du sourire sans copeaux

bouguereau dit: 20 février 2017 à 19 h 19 min

On aimerait que nos politiques, toutes tendances confondues, en prennent de la graine

qui t’a fait prince qui t’a fait roi..comme hon connait ses saints hélecteurs hon les honore..

bouguereau dit: 20 février 2017 à 19 h 15 min

doit être mauvais au monopoly

donald il est bon..j’ai pensé a lui et a ‘de battre mon coeur’ quand que j’ai lu qu’il havait acheté un immeube et harcelé les occupants..poubelle..coupure..enquête de moralité..les rats surement haussi..sapré donald..il frait bien la suite a dracul

Jean dit: 20 février 2017 à 18 h 58 min

Nicolas dit: 20 février 2017 à 18 h 12 min
Ché plus qui c’est Scrptilia mais enfin son intro du dernier papier de blog est un peu légère… D’ailleurs, puisqu’on en est là, autant dire que j’entrave pas bien ce que blablate Camus

J’ai emprunté cette citation à un article du « Monde » ; il n’y était pas question de Marine Le Pen.
La citation est inexacte. Camus a écrit :  » Mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur de ce monde « . On trouve la même idée chez Brice Parain, à qui Camus, dans le même texte, rend hommage. En réalité, elle est déjà chez Platon, qui la prête à Socrate.
Camus se fixe l’objectif de « s’efforcer au langage clair pour ne pas épaissir le mensonge universel ».
On aimerait que nos politiques, toutes tendances confondues, en prennent de la graine.

la vie dans les bois dit: 20 février 2017 à 18 h 49 min

C’est une drlôle de mésaventure qui est arrivée – F. -Ultrabright-Busnel, la semaine dernière dans sa grande Librairie.

Il est tombé sur un  » personnage fictif » de blog.
Tombant des nues, il reconnaît qu’il ne l’aurait pas invité s »il avait su.
Toute ressemblance , etc. n’est pas fortuite.

Mais les « soutiens » sont tout aussi surprenants.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/02/19/01016-20170219ARTFIG00157-d-anciens-tweets-injurieux-d-un-chroniqueur-du-bondy-blog-provoquent-un-tolle.php

Delaporte dit: 20 février 2017 à 17 h 26 min

Trump entend des voix et a des visions : il a cru qu’il y avait eu un nouvel attentat en Suède. Il est bon pour un examen psychiatrique, et sans doute la procédure d’empeachment.

bouguereau dit: 20 février 2017 à 16 h 44 min

le jour où on vous demandera sans détour de partir, vous le prendrez comment ? Il faut savoir prendre les devants

fion y s’en fout lui

Sergio dit: 20 février 2017 à 16 h 39 min

bouguereau dit: 20 février 2017 à 16 h 35 min
mais la fonte ça casse

Justement maintenant havec la fonte ductile y a un marché gigantesque… Et halor fabrication vrounzaise !

bouguereau dit: 20 février 2017 à 16 h 35 min

le membre plus il est hindéfini plus on l’sent bien dirait bonne clopine..mais la fonte ça casse c’est lourd..on s’approche..mais c’est froid et on s’éloigne dirait bonne clopine

D. dit: 20 février 2017 à 16 h 04 min

Il vaudrait peut-être mieux que vous quittez aussi ce blog, Sergio. Y avez-vous seulement déjà réfléchi ?
Moi je ne pousse présonne dehors, mais enfin le jour où on vous demandera sans détour de partir, vous le prendrez comment ? Il faut savoir prendre les devants.

Phil dit: 20 février 2017 à 16 h 02 min

on coule pas hencore les teubs dans l’platre baroz

Le voituriste Gabriel Voisin exposait son membre sur sa cheminée (Il est vrai en fonte, pas en plâtre). impossible de savoir qui a hérité de l’objet.

Sergio dit: 20 février 2017 à 15 h 56 min

Phil dit: 20 février 2017 à 12 h 11 min
Le prestigieux blog à passou traverse un trou d’air

Le mieux c’est de distribuer les sacs mais faut faire gaffe des fois i crèvent…

D. dit: 20 février 2017 à 15 h 54 min

Je n’aime pas qu’on se moque de Trump. Jusqu’à présent je le trouve meilleur qu’Obama qui donnait l’impression de tout maîtriser mais qui se faisait marcher sur les pieds. Trump c’est le contraire, il donne l’impression qu’il est balourd alors qu’il maitrise tout.

bouguereau dit: 20 février 2017 à 15 h 43 min

C’est le masque mortuaire de Modigliani, sur l’étagère de la photo d’illustration ?

on coule pas hencore les teubs dans l’platre baroz

Sergio dit: 20 février 2017 à 15 h 27 min

Vipère, vipère… Houi mais lubrique !

Faut pas le perdre, le Nord; que ça soye en orthodromie ou en loxodromie…

zerbinette dit: 20 février 2017 à 14 h 02 min

Pour D. de 23 h 30

….ce qui m’autorise à faire ici la promotion de telles séquences audiovisuelles ?

Juste essayer de vous dérider…

Phil dit: 20 février 2017 à 13 h 13 min

La Prusse en février n’est pas favorable aux tenues calçonnées, dear Baroz. toques et cuir fassbinder pour tout le monde. jusqu’en 77, année où Cannes a exigé pour dommages de guerre que l’été lui soit réservé, la cuisse internationale s’exposait.

JiBé dit: 20 février 2017 à 13 h 12 min

« Si quelqu’un peut intercérer en ma faveur ? »

Intercédons ! Je connais un jeune serveur à l’Elysée, il pourrait en glisser un mot à l’oreille du président, D., mais au nom de qui ?

D. dit: 20 février 2017 à 13 h 03 min

Oui je sais je suis rabat-joie, on me l’a toujours dit.
Sinon je vous annonce qu’on voudrait me proposer pour les Arts et Lettres sans que j’aie rien demandé. C’est embarassant. Je préférerais la médaille aéronautique ET le mérite maritime pour le cabillaud et le merlan. Si quelqu’un peut intercérer en ma faveur ? Jibé peut-être?

D. dit: 20 février 2017 à 12 h 53 min

Clopine, autant vous le dire directement mais ce que vous éprouvez n’est pas de la plénitude, la chose au final n’étant qu’à moitié de vous.
Il s’agit en l’occurrence d’une simple demietude qui est tout de même plus qu’une quartitude.

bouguereau dit: 20 février 2017 à 12 h 51 min

dans le cas d’hier, par un dessin à main levée, si beau qu’il va être décliné en affiches, flyers, etc.

c’est certain qu’une belle bite..bien enlevée..ça peut occuper l’esprit bonne clopine..et si cette idée peut te divertir de ne penser qu’a toi bonne clopine..

Clopine dit: 20 février 2017 à 12 h 37 min

Faudrait savoir ! Suis-je « inénarrable », comme l’affirme pesamment M. Court, ou ressemblé-je à Emerence, personnage de roman donc, comme le pense sournoisement, sans oser le dire ouvertement, Christiane ?

Il faudrait accorder les violons de la malveillance, là…

A part ça et puisque la nature a horreur du vide, comblons l’espace redélien déserté par une anecdote réconfortante de début de semaine : j’ai vécu hier un des moments les plus plaisants qui soit – hors les « illuminations » au sens Maccullersien – un de ces moments rares qui vous font toucher du doigt le ciel de la création (mais non, mais non, je ne parle pas la Sixtine voyons !)

A savoir émettre une idée et la voir reprise par d’autres et concrétisée (dans le cas d’hier, par un dessin à main levée, si beau qu’il va être décliné en affiches, flyers, etc.).

C’est un sentiment de plénitude qui vous envahit à ce moment-là, et c’est toujours trop rare à mon goût.

Mais cependant : cela m’arrive donc à moi aussi !

Sant'Angelo Giovanni dit: 20 février 2017 à 12 h 31 min

…la modération, à s »en mordre les doigts,!…

…c’est pas moi,!…les Rapetou,!…tirez votre plan,…

…les détails du chiche à se perdre,…Ah,!Ah,!…à d’autres loisirs,…

Phil dit: 20 février 2017 à 12 h 11 min

Le prestigieux blog à passou traverse un trou d’air, ces choses arrivent parfois dans les avions des meilleures compagnies. Même Paul Edel a décidé de faire du cinéma en fermant son guichet distingué.
Le timing de la notule n’était pas mauvais, Berlin a donné hier son or à un film hongrois.

Petit Rappel dit: 20 février 2017 à 11 h 41 min

« Les formules bifide, crotale, etc sont à moi et elle me copie »
( l’inénarrable CT)
A la Maintenon, Louis XIV demandait « qu’en pense votre Solidité? »
Je suppose que l’on doit dire à Beaubec: « Qu’en pense votre bifidité? »

D. dit: 20 février 2017 à 11 h 33 min

Je plaisante.
Il y aurait bien une toute autre raison beaucoup plus terre à terre : la modération aussi absurde qu’aléatoire des commentaires. Certains commentateurs passent parfois 24 h avec deux commentaires anodins mis en voie de garage pendant que d’autres peuvent étaler à longueur de journée des grossièretés ou des propos insultants.
Cela créée ressentiment et lassitude.
Ne croyez pas que je n’en sois pas moi-même victime. Ce matin, ça passe étrangement bien, rien ne me garantit que ce sera parexil dans une heure.
C’est assez grave dans le fond parce que la notoriété de ce blog s’est faite en partie sur ses commentaires.

Lavande dit: 20 février 2017 à 11 h 17 min

Qu’est-ce qu’il se passe sur la RDL ? Départs annoncés de Wgg, JC, D. (ça c’était une fake news à la Trump). On ne lit plus non plus Rose et Bérénice, Chaloux et Pablo.
Electrochoc suite à la disparition de Màc, comme le pense Clopine?

bouguereau dit: 20 février 2017 à 10 h 10 min

pitié pour les bande-mous qui ergotent en se croyant Céline ou Marchais!

mais bon dieu montre les nous byo..qu’on les défère à la gaston..dans les bacroumes des hautorités musclés..qu’ils goutent à la matraque

Bihoreau, duc de Bellerente dit: 20 février 2017 à 8 h 57 min

Il me sera permis, je l’espère, de souligner le 90e anniversaire de naissance de mon cousin Hubert de Givenchy. Son immense talent a montré ce que la France sait faire, si tant est qu’Elle ne laisse pas les râleurs l’accabler, voire la décourager. Haut les coeurs! Que les chaumières se mobilisent et accourent pour aider la Patrie! Et pitié pour les bande-mous qui ergotent en se croyant Céline ou Marchais!

D. dit: 19 février 2017 à 23 h 30 min

Zerbinette, puis-je vous demander ce qui vous autorise à faire ici la promotion de telles séquences audiovisuelles ? En une ou deux phrases, dans un souci de concision.

bouguereau dit: 19 février 2017 à 19 h 34 min

pour les gros ça coûte un bras comme dirait Boug…

tocville a dit ‘havant hon taxait les fenêtres en démocratie hon taxera le gode ceinture’

bouguereau dit: 19 février 2017 à 19 h 29 min

un de ces publicistes saugrenus que la France médiatique, dans son inconséquence irrémédiable, aime tellement mettre en vedette

..bon c’est phinit..la mode au fume ciagrette à la choron c’est passé..tout le monde y vapote aujourdhui

bouguereau dit: 19 février 2017 à 19 h 26 min

Vous connaissez la France ? Vous connaissez Donald Trump ?

louchebème cette vidéo..elle a du ête monté par des traficants belge d’epo pour passeur de chiens polonais pas vactiné

bouguereau dit: 19 février 2017 à 19 h 24 min

Le concept de « France moisie » est justement une imposture de plus de Sollers

pas faux..compactage havec liant hantisémite..double bind morale..et haujourdhui c’est nétaniaou qui va vers breibart..marrant..sapré delaporte des chiottes

Sergio dit: 19 février 2017 à 17 h 56 min

C’est vrai que s’il y a un moisi qui se pointe avec une gatling pour i faire ravaler ses bons mots ça va y faire pareil que ça serait un gus avec huit tonnes de Mauboussin dans l’haccoutrement…

Delaporte dit: 19 février 2017 à 17 h 21 min

Le roman où, entre autres, Sollers se fait logiquement castré, est celui de Laurent Binet, intitulé « La septième fonction du langage ».

Delaporte dit: 19 février 2017 à 17 h 00 min

Le fait que Hollande reprenne, dans son discours de « bons mots », ce concept de « France moisie » pour lui-même, est d’ailleurs caractéristique de l’épouvantable dégénérescence politique qui affecte la France en général, et les socialistes en particulier aujourd’hui. Hollande ne s’est d’ailleurs permis cette infamie envers le peuple que parce que, dans quelques jours, il ne sera plus président du tout, ni plus rien.

Delaporte dit: 19 février 2017 à 16 h 45 min

« Ce Delaporte sent un peu le moisi, comme dirait Sollers »

Le concept de « France moisie » est justement une imposture de plus de Sollers. C’était la manière pour les bobos d’exclure sans ménagement la France qui souffre, en la reléguant sur les frontières où elle n’embêterait plus personne, au lieu de régler le problème politique. Le chantage moral était le suivant : fermez votre gueule, vous avez tort de vous révolter pendant que nous, nous profitons de votre malheur. Une pensée indigne, même d’un publiciste. Par la suite, Sollers s’est logiquement fait agressé (castré) dans un roman dont j’ai oublié l’auteur.

Delaporte dit: 19 février 2017 à 16 h 33 min

Un faiseur comme ce Sollers devrait reverser tous ses droits d’auteurs (qui sont, paraît-il fort réduits) à tous ceux qu’il a recopiés, pillés, plagiés, et qui ont souffert, eux, pour écrire des choses personnelles.

Delaporte dit: 19 février 2017 à 16 h 28 min

« Quant à Sollers, bon courtisan. Il devrait rendre à T. Bernhard, ce qu’il lui a emprunté sans vergogne. »

Toutes les « productions » de Sollers sont basées sur l’emprunt et la citation. Il a toujours pensé par procuration, en ouvrant les guillemets, jamais par lui-même. Ce n’est pas un « voleur de feu », mais un plat voleur d’idées et de formules.

Delaporte dit: 19 février 2017 à 16 h 24 min

Hollande a dit à Sollers : « maintenant ce sont des humoristes qui ont pris votre place ». Je ne sais pas si c’est vraiment un compliment. Cela signifie plutôt que la prétendue « légèreté », le prétendu « esprit » de Sollers ne sont depuis toujours que des impostures faites pour rire, et que Sollers ne fut en définitive qu’un affreux petit plaisantin, un de ces publicistes saugrenus que la France médiatique, dans son inconséquence irrémédiable, aime tellement mettre en vedette.

Sergio dit: 19 février 2017 à 16 h 22 min

zerbinette dit: 19 février 2017 à 16 h 06 min
Vous connaissez la France ?

C’est qu’il y a un problème Ruquier est vrounzé !

Sergio dit: 19 février 2017 à 15 h 50 min

JiBé dit: 19 février 2017 à 12 h 08 min
un gOde cEInture en or.

C’est pas démokratik pour les gros ça coûte un bras comme dirait Boug…

JiBé dit: 19 février 2017 à 12 h 08 min

« bouguereau dit: 19 février 2017 à 11 h 38 min »

Ce qui peut se traduire aujourd’hui par :

Le Boug, fumiste réussi,
Dans un sonnet que je déplore,
Veut que les lettres O, E, I
Forment un gOde cEInture en or.
En vain le décadent pérore,
Il faut sans « mais », ni « car », ni « si »
Un style obscur comme la mort :
Les vieux Erdéliens sont ainsi

la vie dans les bois dit: 19 février 2017 à 12 h 04 min

une bonne blagounette en tweet:

« Le président, adepte du mot d’esprit, a emprunté à son hôte cette formule : « Celui qui ne sait pas rire n’est pas pris au sérieux. » »

tu penses bien si on va se rappeler longtemps des p’tites blagues macabres du président « normal ». Et inculte. Quant à Sollers, bon courtisan. Il devrait rendre à T. Bernhard, ce qu’il lui a emprunté sans vergogne.

bouguereau dit: 19 février 2017 à 11 h 38 min

Rimbaud, fumiste réussi,
Dans un sonnet que je déplore,
Veut que les lettres O, E, I
Forment le drapeau tricolore.
En vain le décadent pérore,
Il faut sans « mais », ni « car », ni « si »
Un style clair comme l’aurore :
Les vieux Parnassiens sont ainsi

christiane dit: 19 février 2017 à 11 h 24 min

Ah, Nicolas, autant pour moi ! c’était « étudiant sérieux » qui avait fait cette remarque et non vous. mille excuses !

JiBé dit: 19 février 2017 à 11 h 15 min

Au XXIe siècle, les dîners des Vilains Bonhommes, qui réunissaient les Parnassiens, dont les plus radicaux écrivirent dans « l’album zutique » n’ont-ils pas été remplacés par les derniers erdéliens regroupés autour du commentarium de Passou, néo François de Coppée ou de Théodore de Banville, leurs chefs de file à l’époque ?

« Des Vilains Bonhommes d’antan, qui, eux aussi, avaient tenu un semblable album, disparu lors des incendies de la Commune, seuls les plus radicaux d’entre eux, ceux, en particulier, qui avaient soutenu l’insurrection, se retrouvent au Cercle zutique. Outre Verlaine et Rimbaud, il y a là Ernest Cabaner, le doyen, âgé de trente-huit ans, le caricaturiste André Gill, le sculpteur Jean Keck, Léon Valade, Camille Pelletan, les trois frères Cros, le caricaturiste Forain, Henri Mercier, Charles de Sivry, Raoul Ponchon, Paul Bourget, Germain Nouveau ou encore Jean Richepin.
Le ton de l’Album zutique est franchement à la déconnade. Rimbaud y versifie même des « Conneries » commençant par « Casquette/De moire/Quéquette/D’ivoire… » On s’y moque de soi ou des autres poètes, notamment les Parnassiens auxquels on emprunte leur signature, tel François Coppée, le bouc émissaire tout désigné de cette bande de fêtards. L’album compte cent deux pièces en vers, dues à une vingtaine de zutistes, dont douze de Paul Verlaine et vingt-deux d’Arthur Rimbaud, auxquels il faut rajouter « Le sonnet du trou du cul », co-écrit par les deux amants. Parodiant un recueil d’Albert Mérat, intitulé « l’Idole », où sont énumérées sous forme de sonnets toutes les parties du corps féminin : le front, les yeux, les fesses…, Verlaine en signe les deux premiers quatrains : « Obscur et froncé comme un œillet violet/Il respire, humblement tapi parmi la mousse/Humide encor d’amour qui suit la pente douce/Des fesses blanches jusqu’au bord de son ourlet/ Des filaments pareils à des larmes de lait/Ont pleuré, sous l’auteur cruel qui les repousse/A travers de petits caillots de marne rousse/Pour s’en aller où la pente les appelait» et Rimbaud les deux derniers tercets : « Ma bouche s’accouple souvent à sa ventouse/Mon âme, du coït matériel jalouse/En fit son larmier fauve et son nid de sanglots/C’est l’olive pâmée et la flûte câline/C’est le tube où descend la céleste praline/ Chanaan féminin dans les moiteurs éclos. »
Ce poème, qui sera repris plus tard par Verlaine dans « Hombres », ainsi que d’autres pièces de l’Album zutique, était alors suivi de deux calembours de la main de ce dernier : « La pédérastie est un cas/Est un cas bandable. » et « La propreté c’est le viol. » Le premier signé de P. de Molière et le second de Proudhon.
Les textes parodiques, carrément obscènes ou gentiment potaches, illustrés de dessins caricaturaux, parsèment cette anthologie collective, où Verlaine et Rimbaud expérimentent, durant les dernières semaines de 1871, leur nouvelle voie/voix poétique. A bien des égards, ce « foutoir zutique » n’est-il pas aussi un laboratoire de recherche ? »

D. dit: 19 février 2017 à 10 h 06 min

Question :

Macron est-il :

– plus bête qu’on le croyait ?
– inculte en Histoire de la France ?

Réponse : les deux mon Général.

renato dit: 19 février 2017 à 8 h 33 min

Règles — contraintes, dernier.

Le XXIe siècle ne s’étant pas encore émancipé, c’est l’énergie du XXe qui articule les événements collectifs et individuels, il n’y a donc pas eu de changements de la perception chez l’individu contemporain. On saura toutefois obvier aux manques et aux excès du réel car l’on ne peut changer l’acuité du regard intérieur ni le plaisir de la rêverie, et que c’est toujours la dialectique entre forme et matières qui préside au travail ; que une différence reste entre les choses comme elles sont et les choses comme l’on veut les montrer ; que la critique se définit par une constellation de discours.

Printemps anticipé ? Matin, séquence : le genêt montre ses premieres fleurs ; d’une fenêtre ouverte il pleut un exercice de Czerny joué avec rigide exactitude sur un piano qui n’a pas rencontré un accordeur depuis un bon bout de temps ; un tramway s’arrête ; le buraliste ouvre sa boutique ; quelques voitures ; peuples et élites en rupture, partout — tout est possible maintenant, le meilleur et le pire.

D. dit: 19 février 2017 à 0 h 53 min

Delaporte dit: 18 février 2017 à 15 h 44 min

Un candidat comme Macron a compris qu’il fallait tout baser sur le moment de la candidature, et surtout rester dans le flou le plus grand pour ne faire peur à personne. Après, quand il sera président, il restera enfermé dans son palais à couler des jours heureux et oisifs. Chirac avait opté pour cette méthode minimale, avec succès.

Fine analyse, Delaporte. Seule erreur : il ne sera pas président.

D. dit: 19 février 2017 à 0 h 51 min

Qu’est-ce que c’est encore que cette histoire de steak caché, Sergio ? Moi le steak je le mange, je le cache pas.

Sergio dit: 18 février 2017 à 23 h 03 min

Lavande dit: 18 février 2017 à 17 h 20 min
Est-ce que je perds beaucoup?

Pour Boug, oui : c’est très dense, très riche, mais souvent caché comme le steak, faut regarder partout soulever comme pour les jupes des filles ; pour mézigue non, je mets ce qui reste !

Lavande dit: 18 février 2017 à 20 h 46 min

Budapest, avec les rives du Danube, le quartier du château de Buda et l’avenue Andrássy est classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Phil dit: 18 février 2017 à 20 h 00 min

étudiant sérieux, pour mériter sa réputation céruléenne, le Danube straussien aurait dû glisser entre le stadtpark et le burggarten, éviter de se perdre en marécages dans cette île moustiquée pour barbecue turcs à trois stations de métro. Heureusement quelques brassées plus bas, Lobau rappelle l’épopée napoléonienne. Pleine majesté retrouvée à Budapest où Sissi Erzsebet l’enjambe.

christiane dit: 18 février 2017 à 19 h 59 min

Nicolas, Nicolas,
Voulez-vous que je mette les points sur les i comme Musset ? C’était un écho à votre post. J’ai trouvé cette page de l’Obs intéressante hors référence au discours de Macron.

la vie dans les bois dit: 18 février 2017 à 19 h 26 min

krypte, mais krypte mieux, djavert. Sinon imagine le bastringue, cricri va venir dire un kaddish pour te saluer au cimetière. Préviens tes proches.

Sergio dit: 18 février 2017 à 18 h 04 min

Lavande dit: 18 février 2017 à 17 h 20 min
écrivaient en français

C’est passeque c’est un ouvroir ! On fait des essais… Après on mettra sur pied une syntaxe, des erreurs grammaticales… Euh non… Des esseptions, enfin un Shrapnelle complet comme dirait Passou…

etudiant sérieux dit: 18 février 2017 à 17 h 55 min

17 h 20 min
dans mon souvenir, boudegras apparaissait uniquement pour saquer la tronche du pq
devait se manifester sous un autre pseudo sinon

etudiant sérieux dit: 18 février 2017 à 17 h 53 min

Phil
Oui au centre c’est un bras mort
La périphérie est un bien grand mot très exagéré: deux ou trois stations de métro
Et il est bleu (blanc sous la neige, gris anthracite quand elle commence à se disloquer et disparaitre, bleu la plupart du temps il fait beau à Vienne

Lavande dit: 18 février 2017 à 17 h 20 min

Si Bouguereau et Sergio écrivaient en français ce serait tellement moins fatigant. J’ai essayé Reverso mais ça ne marche pas. La plupart du temps je passe leurs commentaires. Est-ce que je perds beaucoup?
Je vois que JJJ se met lui aussi au style « sms génétiquement modifié ». Misère de misère!

Laura Delair dit: 18 février 2017 à 17 h 20 min

Boudegras a disparu en même temps que JC ; et si c’était la même personne , son double ? le personnage est (était) assez pervers pour semer le trouble, non ?

Janssen J-J dit: 18 février 2017 à 17 h 04 min

@16.42 – Non, chr…, c’est boug’ qui m’y a fait penser, il est vrai qu’avec lui, -pas d’effets de manches et discrétion culturelle garantie derrière les hoquets-, faut pouvoir décrypter… on s’aperçoit qu’il connait un pax d’écrivains intéressants. J’ai simplement rebondi sur son message de 12.15, il faisait allusion à un autre grand roman de hrabal. J’ignore si on en a jamais parlé ici de cet autre grand tchèque, si c’est pas le cas, c’est bien dommage, en effet.
____________
bouguereau dit: 18 février 2017 à 12 h 15 min
Quand le prix du billet d’avion équivaut à trois bières, l’opéra ne se remplit pas 9 ou 10 havant l’opéra c’est pour faire chyer tes voisines phil..à prague bohumil rabal il aurait ptête préféré servir une belle flamande à banc d’bois que la reine d’angleterre

christiane dit: 18 février 2017 à 16 h 47 min

@Nicolas dit: 18 février 2017 à 15 h 29 min
Seule, dans ce lien, l’Histoire évoquée m’a paru intéressante. Le guignol’s band de ces présidentielles c’est… effectivement, comme l’écrit si justement Delaporte, un préambule qui n’engage à rien dans ce défilé d’illusionnistes.

christiane dit: 18 février 2017 à 16 h 42 min

@Janssen J-J – à 16 h 14 min
Superbe, votre lien où G.Pressnitzer évoque Bohumil Hrabal. Superbe aussi, votre lien entre cet écrivain et Kafka (j’ajouterais bien Kundera). Et tellement épatante, votre référence à cette « Trop bruyante solitude ». Hanta… chargé de détruire des livres interdits dans cette usine de recyclage et sa révolte.
Je crois bien que c’est la première fois que quelqu’un évoque Hrabal.

Sergio dit: 18 février 2017 à 16 h 18 min

bouguereau dit: 18 février 2017 à 15 h 26 min
le silence c’est relatif

Les Brits pratiquent, ou pratiquaient, des interrogatoires après séjour au silence ; c’est pas de la torture à proprement parler, mais cela va loin quand même… Toutes manières le client est obligé de causer, rien que pour rompre le silence !

bouguereau dit: 18 février 2017 à 15 h 51 min

mon coeur est empli de tes petits mots

..y’a pire..moi quelquefois j’entends des pubs ou de la musique militaire..le répète pas

Sant'Angelo Giovanni dit: 18 février 2017 à 15 h 51 min


…bouguereau,!…15 h 43 min,…tu comprend vite et bien,…
…à vol d’oiseau,!…etc,…

bouguereau dit: 18 février 2017 à 15 h 49 min

delaporte dans l’silence il hentend son fion..la souffrance du jeune vertère a coté c’est dla roupie d’sansonnet

Delaporte dit: 18 février 2017 à 15 h 44 min

Un candidat comme Macron a compris qu’il fallait tout baser sur le moment de la candidature, et surtout rester dans le flou le plus grand pour ne faire peur à personne. Après, quand il sera président, il restera enfermé dans son palais à couler des jours heureux et oisifs. Chirac avait opté pour cette méthode minimale, avec succès.

bouguereau dit: 18 février 2017 à 15 h 38 min

la trouver dans ses déjections et la viande pourrie, incapable de se mouvoir, mais furieuse de voir sa dignité bafouée

..moi je sais bine d’ou ça vient cette méchanceté..il a pas gobé le reinhart de jicé lassouline..ça l’a miné morfondu et mis à fermenter..et voilà les bulles qui crèvent

Sant'Angelo Giovanni dit: 18 février 2017 à 15 h 37 min


…à nos contorsionnistes des pouvoirs,!…

…les mêmes idées, en vases clos, à leurs eaux régales, à leurs affaires dans les cristaux,…

…points de lèche- culs à en attendre,!…pour quelque somités rompus à cette adresse,…

…un vieux livre,!…

…Fascisme et Corporatisme par Jef Rens,…
…( publication de la centrale d’éducation ouvrière )

…de ce que disait Max Adler, la démocratie que nous ne possédons pas encore,…

…restaurer sa bibliothèque, et ses trouvaille,!…

…donc, et hélas,…la démocratie des mafias et corporations en Europe,!…

…corporatisme italien, ou d’Allemagne hitlérienne, du Portugal, l’organisation en Autriche,!…

…des écoles et institutions pour des soumis aux corporatisme des états, tous des fascistes,!…piliers du capitalisme,!…
…avec juifs et royautés à industriels, tout des bla-bla s pour sectes lobbyings,!…pour vous rester écraser et drogués de connivences pour rats, en sports et jeux pour bananiers à fils à papa, ambassadeurs cognitifs à ses traîtrises spéculatives, pour l’union au partages entre bananiers d’Europe,!…

…dans les marges, aux cols blancs,!…

…autres sectes en Hongrie, la mafia de l’étiquette  » t&moins de Jéhovah « ,!…

…la carte européenne pour les emplois sans conccurences,!…Oui chef,!…à n’importe quoi,!…la prolongation du nazismz – fascisme pour lèche-culs soumis,!…

…qu’est ce qu’il reste, pour vivre en démocratie, ‘ tuez les tous, et qu’il n’en reste pas un, pour me le reprochez,!…en toutes les religions de pauvres-cons soumis,!…
…bananes aux culs,!…
…Oyez, esclaves abrutis,!…Ah,!Ah,!…
…le pouvoir des fous,!…éliminer-vous,!…
…vauriens,!…corporatistes,!…Go à Goths,…la pensée au-dessus, des maîtres et des dieux,!…

bouguereau dit: 18 février 2017 à 15 h 32 min

hune association hasardeuse havec toi et un quartier d’cochon

..que t’as une mine de tartiflette spanghero deconglé..

bouguereau dit: 18 février 2017 à 15 h 29 min

le silence parfait peut tfaire entende ton petit coeur qui bat..qui bat..et te faire croire que lassouline est en train de faire hune association hasardeuse havec toi et un quartier d’cochon avarié dans son prochain billet

Nicolas dit: 18 février 2017 à 15 h 29 min

Christiane,
vous pensez vraiment que si Macron est président il va aller en Algérie pour s’excuser et après il va arrêter la réal politik et qu’au nom des droits de l’homme et tout le tintouin il va faire de l’ingérence et demander des comptes pour que le peuple n’ait plus à subir l’oligarchie corrompu?

bouguereau dit: 18 février 2017 à 15 h 26 min

le silence c’est relatif serdgio sinon ça dérange..jle sais j’ai visité un jour un étage kpmg si bien calfeutré hinsonorisé..pasqu’y ont du pognon pour se faire..qu’ils ont du mettre un bruit d’fond sur la sono..parfaitment..y’a meme des restaux qui fond de même quand qu’y a personne..

bouguereau dit: 18 février 2017 à 15 h 22 min

65 millions d années:disparition des dinosaure. Aujourd’hui disparition de wgg

polo y fait d’l’inteligente design..bon pied bon oeil sans avc

Sergio dit: 18 février 2017 à 15 h 21 min

Clopine dit: 18 février 2017 à 13 h 41 min
Un serpent siffle

Ha mais dès qu’il y a son, il y a vibration de l’air qui se met à se propager en masses tumultueuses… Et la preuve c’est que quand on joue Il silenzio et même par hexemple au Maultrommel c’est le seul truc qu’il y a pas, le silence…

Clopine dit: 18 février 2017 à 15 h 13 min

OUi, Delaporte, mais elle date là votre blague. Faudrait remettre le tout avec Trump et sa trogne en bout de table…

Je voudrais bien que l’on me distraie, cet après-midi, pour tromper l’attente : Clopin rentre cet après-midi (8 jours d’absence) et je cherche à meubler les heures qui me séparent de sa présence.

Vous me direz que je pourrais aller chercher, sinon du réconfort (car mon inquiétude de savoir un proche sur la route si dangereuse est légitime) , du moins une distraction en allant voir les bêtes.

Mais je les ai déjà beaucoup vues cette semaine.

J’ai tenté des trucs, des tests, me suis posée des questions à leur sujet, histoire de ne pas m’ennuyer trop…

Par exemple : qui est le plus bête, une poule ou un mouton ?

Grave question.

Les deux sont, on va dire, très limités question intellect.

Voire carrément c…, je n’hésite pas à le dire.

M’enfin, l’un d’entre eux dépasse-t-il l’autre ?

Eh bien, après quelques jours d’observation profonde et désintéressée, je suis en mesure, Messieurs Dames, d’apporter une question scientifique à cette question de la plus haute importance.

C’est le mouton qui est le plus c.

Nettement.

Faisons une expérience amusante.

Sortons une poule de l’enclos où, avec ses congénères, elle passe une agréable existence, avec pré, mare, nichoir la nuit et grain tous les jours.

La voilà aussi paumée que.. (non, je ne citerai aucun erdélien ! Non, non !)

Eh bien, si la poule a un intérêt quelconque à aller à un endroit précis (par exemple, si, pour qu’elle revienne dans l’enclos, vous lui versez du grain derrière la porte), elle va y aller le plus vite possible.

Et là, merveille de l’instinct, elle va choisir d’elle-même le plus court chemin. La ligne droite entre l’endroit où elle est et l’endroit où vous voudriez qu’elle soit, et qe vous avez appâté pour ce faire.

Or donc, une fois ceci acquis n’est-ce pas, vous pouvez donc régler votre comportement humain avec ce fait acquis… Et ne l’approcher (c’est-à-dire lui faire peur) qu’à bon escient…

Or, et je vous prie de croire que toutes les conditions scientifiques ont été réunies pour ce test, rien de pareil avec un mouton.

Ce dernier, même s’il a un intérêt certain à aller à un endroit « x », n’ira jamais le rejoindre par le plus court chemin.

Parce qu’avant tout, le mouton va chercher à suivre un autre mouton.

On ne se rend pas compte (mais on va bientôt le faire, attendez les élections !) des terribles conséquences de ce funeste penchant ovin.

Et je ne vous parle même pas du temps perdu à rentrer ces c…

Trois quarts d’heure avant-hier.

Franchement, je trouve que sur l’échelle de l’évolution, le mouton n’est pas très bien placé.

(même si votre servante non plus…)

(qu’est-ce qu’il faut pas écrire, pour se distraire un peu, sur un blog littéraire de haute volée, dites donc.)

bouguereau dit: 18 février 2017 à 15 h 12 min

baroz se damnde si parler du marchand dglace ça suffit..ptête qu’il va devoir maquiller l’avc..en tout cas il est jaloux cramoisi de jicé qu’il veut voir mort pour que lassouline parle de lui..même si c’est pas tellement en bien..bref..baroz est bien vivant et c’est pas brillant

Sergio dit: 18 février 2017 à 15 h 10 min

JiBé dit: 18 février 2017 à 13 h 30 min
Et Napoléon, qui a foutu une raclée à l’Europe !

Houi mais on était un nombre hénorme (vingt-six millions) de Vrounzés de souche ; enfin sauf lui qui était un Vrounzé ethnique (j’espère que c’est comme ça qu’on dit…)

Delaporte dit: 18 février 2017 à 14 h 54 min

Une autre blague sur Fillon, qui pourrait être une sorte de parabole :

C’est Nicolas Sarkozy et François Fillon en voyage officiel à la Maison Blanche. Barack Obama fait un long discours juste avant un repas officiel, il est debout et tous les convives sont assis à table. Sarkozy s’ennuie et regarde les autres invités béats devant Obama. Il observe François et voit que celui-ci glisse discrètement une petite cuillère dans sa poche. Sarkozy se dit : C’est vrai qu’elles sont belles avec les insignes de la Maison Blanche gravés dessus ! Il décide d’en mettre lui aussi une dans sa poche. Mais en la prenant, il cogne le verre en cristal sans le faire exprès, ce qui fait un « Ding » retentissant. Obama s’arrête et dit :
– « Mon ami Nicolas veut prendre la parole »…
Sarkozy fait donc un petit discours improvisé.
Pendant le repas, il n’est pas content, car Fillon a une petite cuillère et pas lui. Alors il recogne le verre avec sa cuillère et dit :
– « Je vais vous faire un tour de magie : je mets la petite cuillère dans ma poche et abracadabra elle réapparaît dans la poche de Fillon ! »

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