de Pierre Assouline

en savoir plus

La République des livres
Manchette in situ

Manchette in situ

Rien ne vaut la correspondance d’un écrivain pour le (re)découvrir, hors son œuvre, bien entendu. Il s’y lâche comme jamais sans imaginer un instant qu’elle sera un jour recueillie et publiée, sauf à s’appeler Gide et à préparer pour chaque lettre une copie de l’original à destination d’une future Pléiade. Vraiment pas le genre de Jean-Patrick Manchette (1942-1995), vaincu par un cancer à 53 ans, lequel n’avait pas de toute façon pas besoin de l’intimité épistolaire pour se lâcher.

Qu’on le jugeât dépourvu de sur-moi, franc du collier, grande gueule, bougon, ironique ou provocateur (son passage à Apostrophes en donne déjà une idée), peu importe : la lecture passionnante de ses lettres confirme bien que, à l’opposé de ce dont Proust a voulu se convaincre dans sa critique de Sainte-Beuve, chez lui, le moi social et le moi de l’écrivain ne faisaient qu’un. Le romancier était ses personnages et ne se lançait pas dans des acrobaties rhétoriques pour instiller l’idée, si féconde pour des générations de thésards, que son « je » était un autre. Ne fut-ce qu’à ce titre, la parution de ses Lettres du mauvais temps. Correspondance 1977-1995 (537 pages, 27,20 euros, La Table ronde), autoportrait en creux, devrait être un événement susceptible de dépasser le cercle des polardeux (encore que ledit cercle se soit considérablement agrandi ses dernières années).

C’est de littérature qu’il s’agit et de littérature tout court. Il se veut d’abord et avant tout un romancier. Et il s’y serait tenu s’il n’avait pas été obligé de perdre une partie de sa courte vie à la gagner : scénarios pour la télévision et le cinéma, retapage de synopsis pour des films libidineux, travaux alimentaires, négritudes diverses et variées, prière d’insérer, chroniques sans compter les nombreuses traductions de l’anglais (une activité qu’il adore et dont il aurait aimé faire son métier) etc L’ordinaire inavoué de tant d’écrivains. Ses lectures l’ont formé mais pour lui fournir moins une esthétique qu’une technique. Des procédés d’écriture.

Rien de tel que l’examen des aînés pour distinguer ce qu’il faut faire de ce qu’il faut fuir. Parfois, un film particulièrement bien fichu lui en apprend davantage qu’un bon livre. Ainsi de Marathon Man, réalisé par John Schlesinger mais surtout adapté par William Goldman de son propre roman. Il admire l’habileté chez les bons faiseurs mais s’en méfie, refuse d’être dupe du savoir-faire d’un James Hadley Chase jugé antipathique car « sans conscience ni morale ».

Bien sûr, les lecteurs de deux générations qui se sont régalés (j’en fus à 20 ans et quelques et j’en conserve la nostalgie) à la parution de L’affaire N’Gustro (1971), Ô dingos, ô châteaux ! (1972), Nada (1972), Morgue pleine (1973), Que d’os (1976), Le Petit bleu de la côte ouest (1976), Fatale (1977), La position du tireur couché (1981) se royaumeront dans ce volume de missives, d’autant que ses éditeurs ont eu le bon goût de nous épargner les notes de blanchisserie. Leurs notes en bas de page informent et précisent sans accabler ni assommer (tous les éditeurs de correspondances ne sont pas des cuistres). Pour l’essentiel, ses interlocuteurs sont des écrivains (Pierre Siniac, Robin Cook, Donald Westlake, Paco Ignacio Taibo II, Pierre Pelot, Jean Echenoz…), des amis, des dessinateurs (Enki Bilal), des critiques (Michel Ciment), des gens de cinéma (Philippe Labro), des éditeurs (Antoine Gallimard) des années 80 et sq, celles de « la mode du polar », dont Manchette serait peut-être bien étonné s’il revenait nous visiter de découvrir qu’elle fait désormais résonner un drôle d’accent scandinave. Du côté des nouveautés américaines, il ne cache pas son aversion pour un Stephen King en 1987, ce qui révèle un aspect plus complexe et nuancé de sa personnalité :

« Je ne peux pas aimer un écrivain qui se sert essentiellement de dégoûts et de peurs primaires pour frapper ses lecteurs. Suis-je en train de faire la morale ? Peut-être. Mais mon dernier contact avec King (comme lecteur) a été la lecture de « Simetierre » ; il y avait une série de pages sur les aspects les plus sales de la mort violente, des soins hospitaliers et ainsi de suite ; elles m’ont fait penser à une ou deux personnes que je connaissais et qui sont mortes récemment ; je me suis dit que n’importe quel lecteur qui avait réellement dû se confronter à la mort d’un ami ou d’un parent vomirait, non pas à cause des descriptions de King, mais de leur finalité (ou de leur absence de finalité) : faire frissonner, voilà tout »

Tous ses romans sont parus dans la Série noire, la collection qui a donné ses lettres de noblesse à son genre sous la direction de l’historique Marcel Duhamel. Pour Manchette, c’était sa maison (neuf de ses onze romans y ont trouvé asile). Comme une famille d’esprit. Quoique beaucoup moins dans les dernières années :

« Je ne veux pas revenir à la SN en tant que Manchette parce que la SN n’est plus la collection mythique qu’elle fut. Côtoyer Hammett et Chandler, très bien ! Côtoyer Thierry Jonquet, non merci ! » (1992)

Cette Correspondance n’est pas un livre à consulter, parcourir ou picorer. Car dès les premières pages, on se surprend à vraiment lire chaque lettre entièrement, attentivement, persuadé qu’il en sera ainsi pendant tout le volume, comme s’il s’agissait de celle de la correspondance de Mallarmé ou de celle de Voltaire. Jouissif dès la chaleureuse et empathique préface de Richard Morgiève !

Une vraie violence, à peine refoulée, exsude de ses pages – et elle n’est pas strictement politique ou dictée par sa conscience sociale, la critique de la société de consommation et l’esprit de contestation. On le sent prêt à en découdre en permanence, à se battre physiquement et pas seulement par voie d’insultes. Son style épistolaire n’est pas sans rappeler celui des grands polémistes et pamphlétaires, quelque chose comme un Karl Kraus du polar. A certaines époques, celles de l’agoraphobie, de l’alcoolisme et de la fêlure caractérielle, il s’enflamme vite. On en avait déjà eu un écho gratiné dans la Correspondance avec l’agent Gérard Lebovici publiée en 1978 par Champ libre.

Politiquement, on sent en permanence cet enfant des classes moyennes marseillaises (même s’il a grandi à Malakoff) osciller entre un anarchisme bien tempéré et un situationnisme non dogmatique. Situ certes mais en marge. Encore faut-il, pour voir en quoi Manchette s’y retrouvait à l’aise sans s’y enfermer, définir à nouveaux frais ce que fut l’Internationale situationniste ainsi que le fait Serge Quadruppani :

« … créée par la fusion plus ou moins réussie d’un courant révolutionnaire marxiste antiléniniste et antistalinien (incarné en France par la revue Socialisme ou Barbarie) et du courant littéraire qui va de Dada au lettrisme en passant par le surréalisme… »

Manchette était un esprit radical au sens de radicalement libre, indépendant, athée, hostile à la culture-marchandise, rétif à tout embrigadement, porté sur l’autodérision, incapable d’appartenir à quelque organisation que ce soit. Dans ses critiques du cinéma, il n’hésite pas à citer sinon à emprunter des morceaux théoriques à l’Internationale Situationniste, Guy Debord au premier chef. Nombre de ses romans contiennent des zestes d’intertextualité. Des citations cryptées pour ceux qui savent les reconnaitre : des démarquages de Marx et Huysmans dans Fatale etc  Le plus drôle, c’est quand il découvre que d’autres lui rendent la pareille : quelle n’est pas sans surprise, en lisant Le Méridien de Greenwich que Jean Echenoz lui a envoyé, de constater…

« Je suis d’autre part troublé par la grande similitude de beaucoup de nos intérêts, telle que j’ai pour ainsi dire eu l’impression que j’étais moi-même l’auteur de votre livre dans un univers parallèle (…). Je suis curieux de savoir si vous avez ou non écrit votre texte en utilisant un procédé systématique de démarquage d’autres, dont certains des miens… »

 

Ce qui n’empêchera pas par la suite une relation amicale entre les deux auteurs au fil de leur correspondance. Littérairement, Manchette se situait bien sûr en dehors de toute école, bien qu’on ait voulu l’enfermer dans une manière de béhaviourisme au motif que, comme son cher Dashiell Hammett, ses personnages se manifestaient par leurs comportements et se distinguaient par leurs actions et non par leurs états d’âme (moins il y a de psychologie, moins il y a de manipulation) ; pour autant, il ne reniait pas l’héritage réaliste-critique du roman noir américain, poussant plus loin qu’eux encore son souci quasi maniaque dans la précision de la description des objets, surtout des armes. Interessant de voir ce qu’il donne une fois rendu en anglais : on lira ici le point de vue de son traducteur Donald Nicholson-Smith. Les jugements que Manchette porte sur Pierre Siniac, Jean-Pierre Bastid, Françis Ryck, José Giovanni, Léo Malet, Joseph Bialot (grand souvenir du Salon du prêt-à-saigner, révélation en 1977 d’un primoromancier de 55 ans !) nous renseignent autant sur eux que sur lui, sur sa conception de l’écriture. Mais lui-même en convient : à part les copains de la Série Noire, il ne s’intéressait guère à la Littérature de son temps, traitait les universitaires de « crétins » et les théoriciens « de Barthes à Sollers et autres putes », lui préférant la BD et la SF. Mais dans l’inventaire de ces humeurs qui constitue ce recueil, dès qu’il se livre à la critique de sa propre activité assez désabusé et porté à l’autodénigrement, contradictions et paradoxes compris, c’est bien à Flaubert qu’il se réfère – et Orwell qu’il conserve à son chevet, surtout Hommage à la Catalogne. N’empêche, de temps en temps, on comprend bien entre les lignes qu’il fait quelques exceptions quand l’occasion s’en présente. Ainsi lorsqu’il loue la tradition qui relie Conrad à Greene et Le Carré :

« Chez eux, je suis fasciné par la plasticité du tempo : quelqu’un commence à raconter une histoire qu’il a entendue en prenant son temps avant qu’elle fusionne avec une autre histoire et qu’on aboutisse finalement à l’histoire « réelle » »

En ce temps-là, pas dupe du fait de bénéficier de « ma petite vogue intello », il fut rapidement étiqueté chef de file du roman noir français de gauche, sinon gauchiste ou plutôt « proche de la dissidence d’ultra-gauche » ; tandis que ADG (de son vrai nom Alain Fournier, on comprend qu’il ait pris un pseudo pour écrire), dont La Marche truque (1972), La Nuit des grands chiens malades (1972), Berry Story (1973), Le Grand Môme (il ne pouvait y échapper) (1977) notamment se relisent encore avec le même bonheur que les grands Manchette, ADG donc, lui, représentait l’aile de droite sinon d’extrême-droite (il était journaliste à Minute, Rivarol…) de la Série noire.

Sans être amis tant le fossé était large entre eux, les deux hommes s’étaient liés dans les années 70, Manchette appréciant son style populiste truffé de savoureux néologismes argotiques à mi-chemin entre Céline et Audiard, ce dont témoignent plusieurs lettres de ce recueil, jusqu’à ce qu’une inévitable brouille de les sépare. Mais ils s’estimaient par-delà les clivages politiques (et quels !), Manchette n’étant pas loin de penser que tous les deux, avec Albert Simonin, incarnaient le néo-polar à la française – ce qui était bien vu. Mais des trois, lui qui était hanté par la question sociale, il était bien le seul à considérer le travail ouvrier à la chaine comme relevant de l’extermination. La répétition, c’est la mort. Impossible de ne pas y penser en relisant La position du tireur couché. Un volume de Correspondance, outre sa capacité à nous en rendre l’auteur plus proche, plus familier, cela sert aussi à cela : le relire avec un autre regard.

(« Jean-Patrick Manchette, 1984 » photo de Gérard Rondeau  ; « Dessin de Tardi en couverture de L’Intégrale Manchette/Tardi ; « JP. Manchette,  1967 » photo D.R. ; « Dessin de Tardi en couverture de La Position du tireur couché« )

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Littérature de langue française.

1219

commentaires

1 219 Réponses pour Manchette in situ

👀 dit: à

Pourtant Truffaut en principe ça va.
Godard, je blaire pas mais Truffaut, globalement oui.

👀 dit: à

Au sujet de Jules et Jim, je n’ai pas du tout aimé et pourtant j’apprécie Jeanne Moreau. Mais non, c’est le genre de film qui ne parvient pas à captiver mon attention et m’ennuye profondément.

bouguereau dit: à

Parce que ces caractères proviennent à l’origine du plomb sculpté et que dorénavant on préfère les caractères créés à partir du numérique, c’est-à-dire plat et sans relief aucun

bien sur qu’il existe des « used » caractères numériques l’aminche..les « patines » ont un dévlopment commercial maous..tout a fait hétonnant dailleurs

bouguereau dit: à

quand tu tfais enculer rose t’en fait pas publicité..et remorslesse pourtant..

rose dit: à

Et m…e (put.. bor…de M)
Je conclus
Il conclut

Et un clou, des clous.

Des boulots où tu crains pas l’chômage, c’est l’panard assuré.
Vrai que les diabétiques, c’est terrible.

bouguereau dit: à

Une mèche de cheveux de l’auteur de ces lignes l’est tout autant : nul n’en a possédé la moindre, dans le monde entier, ni présentement ni dans les siècles passés.

et ha la prochaine tu vas négocier tes poils de cul dryon..gaffe..imagine mourir subitement lors que tu en ceuilles une pincée pour mon larbin et pédro..on peut taire le fait et l’hintention..mais pense a ceux qui te découvriront figé dans le geste

rose dit: à

J’ai couru
Et alii
Et je n’ai pas regretté le déplacement.

bouguereau dit: à

Dans l’ancienne Litanie des saints, on priait Dieu pour qu’il épargne au pécheur « une mort subite et imprévue ».
Puisse-t-Il au contraire me l’accorder, si cela ne Le dérange pas.

tu montres là qu’écouter bach hostentatoirment est surment la forme la plus abouti de lavachissment moral mohderne dryon..et si..si..mieux que par ton chat qui pête tu constatais par là que tu avais des oreilles en carton..gaffe

et alii dit: à

bloom, moi, je me suis retournée sur un autoroute mouillé en allant à la fac un matin;je roulais doucement, j’étais partie en avance, et après l’accident, je ne savais plus mon numéro de téléphone pour prévenir chez moi;
moralité: j’ai roulé après pied au plancher; encore un pp(puisque le a disparait, perec oblige

Bloom dit: à

Excellent, et alii.
Dans les montées, le moteur rugissait et on participait vraiment à l’effort. Je me suis fait verbaliser en Italie parce que je n’allais pas assez vite…

Sant'Angelo Giovanni dit: à

…samedi 4 juillet 2020 à 9 h 14 min.

…des tableaux, pour voir les perspectives humaines très loin, de la vision,!…

…( christ(s) et religions privés du fric )

…ou en bandes dessinées, pour faire de l’alchimie mature vulgarisée,!…

…( noyer le poison dans l’eau à sa farine )

et alii dit: à

bloom, une dame assez amie avec moi aperçoit mon ordi
ouvert sur la 2CV et me pince :je ne comprenais pas tout de suite quand elle me dit ce que vous nous avez raconté , et me demande où c’était;et me raconte que elle elle était à Nîmes; donc je vous envoie le carnet d’entretien de l’amitié secrète:
https://i.ebayimg.com/images/g/zPcAAOSwu2tccstQ/s-l300.jpg

Bloom dit: à

Baroz, la 2CV, un sujet de mondanités? Chez les bobos, peut-être. Perso, je déteste les mondanités, le small talk, et j’adore les 2CV, surtout les vert pomme.
Et puis, il y a l’intrication de la vie & la mort, de l’orange et du vert. Tu sais que le halo orangé à l’ouest de l’autoroute que tu empruntes tous les soirs avec ta 2 CV verte retour du boulot est l’éclairage cru d’une prison ou se joue un drame qui te dépasse et te révolte à la mesure des capacités d’indignation de tes 20 ans…

Sant'Angelo Giovanni dit: à

…samedi 4 juillet 2020 à 8 h 44 min.

…du chef,…conditionner les gens, pour faire jouer les romans misérables,…ou autres prostituées en tout genres,…personne n’en saura rien,…
…la moral, comme prétextes en sandwich,!…

…quel travail, en plus,…avec des promesses d’argent,…se niquer sa famille de tout,…
…l’aide façon espion familiale pour les entreprise,…
…inculquer des doctrines, ou modus operandi,…pour pouvoir, avec la maturité et l’âge;…les enfreindre allègrement,…

…çà me rappelle la constitution dite  » russe « ,…l’argent et le pouvoir, pour faire son  » turc « , à tout vents,!…légal,…

…les bons amis en familles,…comme mieux que celui qui vola m’ont chat, contre rançons,!…
…l’amitié déjà entre pauvres,…qu’est ce que çà doit être entre riches,!…le polar,!…
…envoyez,!…

B dit: à

Soleil vert, un peu de vulgarisation linguistique

http://m.antoniotti.free.fr/definitions.htm

Lu que XN ( actionnaire principal de Free) était à l’initiative d’une association se donnant pour but de concocter des propositions de lois visant à améliorer la condition animale, y compris dans les élevages industriels et abattoirs. La France, en aparté, est un des pays d’Europe où le nombre d’espèces autorisées à la chasse est un des plus élevés. 2 pour 1, un peu plus de 50 quand ailleurs c’est un peu plus de 20.

B dit: à

D, si vous posiez la question du Jim pour savoir qui n’a pas de Jules, j’en suis.
Si vous la posiez pour savoir qui est affecté d’un défaut de personnalité le conduisant à hésiter à un moment crucial ( ou prendre la fuite), j’ai connu une fois ce genre d’expérience mais qui n’a pas entraîné mort d’hommes.

B dit: à

bouguereau dit: à
On peut se poser en concurrent sans se constituer pas en opposant, B.

Sur wiki, il est donné pour sans étiquette. Je n’ai pas encore jusqu’à présent accordé de vote à la droite, quel que soit le parti et pas non plus pour « les marcheurs ».

rose dit: à

Contente d’avoir de vos nouvelles Clopine.

Peut-être lier le malaise des vétérinaires à celui des agriculteurs étranglés financièrement par la politique agricole européenne ?

Il y avait les lettres métalliques dur des touches rondes et puis un ruban encreur qu’il fallait changer en s’en fichant plein les doigts. C’était la Remington.

rose dit: à

DHH
Alors nous serions impertinentes…Et de bonne humeur pets de nonne et p’tites pépées

B dit: à

Bonne journée quand même à OdT .

B dit: à

Un blues au réveil, pas mieux. Chic. J’aime pas le blues.

👀 dit: à

Ce soir j’ai mangé du lieu jaune.

Pat V dit: à

 » Pourquoi Manchette n’a-t-il pas droit à du Garamond, du Times, du Bodoni, comme tout le monde, » J. Drillon

Parce que ces caractères proviennent à l’origine du plomb sculpté et que dorénavant on préfère les caractères créés à partir du numérique, c’est-à-dire plat et sans relief aucun.
( Le Garamond existe par exemple en gros œil ou en petit œil…il n’y a qu’un stylet de sculpteur qui puisse penser et permettre la différence!)

et alii dit: à

jazzi, cette sasseur fait encore une fixette sur moi:et si vous la mariez avec un anton, un andré ou un Boucourechliev? peut-être irait-elle mieux?ou alors troquez la contre une adèle ou une honorine?

Jazzi dit: à

Non, c’est l’opposition entre le papotage mondain (la 2CV) et le drame politique…

et alii dit: à

dans les Block H mourraient de faim… »

Cette phrase a quelque chose d’obscène, Bloom !
mais voyons, pourquoi 2r? ça sonne plus irlandais?
(l’exemple de mon prof était the gay green grass; )

👀 dit: à

Non moi je n’ai pas de Jim, c’est Clopine qui en avait un.

Bloom dit: à

Hitler, qui dissout les associations de cyclistes, dès son arrivée au pouvoir. Les vélos, confisqués par les Chemises brunes.

Né chamais faire gonfiance aux féchétariens à betite moustache, zurtout quand ils zont nés à Branau. Achtung bicyclette pompe à félo!

Bloom dit: à

Votre Jim à vous est d’où, D.?

Bloom dit: à

Cette phrase a quelque chose d’obscène, Bloom !

Il va falloir m’expliquer en quoi. L’obscénité est thatcherienne, pas bloomienne.

Jazzi dit: à

« La mienne itou, et alii, avec laquelle j’ai passé un an à Belfast à une époque où les hommes dans les Block H mourraient de faim… »

Cette phrase a quelque chose d’obscène, Bloom !

Jazzi dit: à

« ..à 4 dans la 2cv pour aller au bordel »

On veut bien te faire une petite place, le boug. Il y a déjà Jicé…

Jazzi dit: à

Non seulement il était riche mais il était tout aussi beau, Edouard André, et alii !
Moi je l’aurais bien épousé, pas vous ?

Marie Sasseur dit: à

Déboulonner des statues. Un erase pour les générations futures,- au nom d’un déni conformiste et ignorant-, qui auront à tout redécouvrir. Le pire, surtout .

« Nos sociétés sont déboussolées par les mutations mondiales actuelles mais nous devons veiller à ce que le roman 1984 de George Orwell ne devienne pas la réalité. Dans ce récit, l’auteur décrit ainsi l’action quotidienne des partisans de Big Brother : « Les statues et bâtiments ont été renommés, chaque date a été modifiée… L’histoire s’est arrêtée. Rien n’existe sauf un présent sans fin dans lequel le Parti a toujours raison. »

https://www.lopinion.fr/edition/politique/statues-deboulonnees-effacer-l-histoire-n-est-pas-solution-tribune-218621

Marie Sasseur dit: à

@ »il est arrivé que de belles bagnoles me rattrapent après l’autoroute pour me demander ce que je mettais dans mon moteur tant elle filait!  »
Des bagnoles qui parlent, et dr Lecter conduisait  » Christine », qui  » chantait »…

https://youtu.be/na-IkCATfVM

bouguereau dit: à

Boulez : Ah, Webern !

tèrezoune : non..ducon!

bouguereau dit: à

Qu’est-ce que c’est que cette typo dégueulasse ?

qu’estce tu veux..un polar avec des plein et des délié c’est dla novlangue au mieux..si ya du bougé..dla coquille..et une lette qui merde..tout dsuite t’himagines meussieu courte nu à la remington comme torquemada..tu savais que torquemada écrivait cul nu sur un banc en marbre et qu’il bougeait pour toujours avaoir du froid..c’est pas des conneries..dmande à ce con dpédro

Marie Sasseur dit: à

@Vous et Jazzi et Court vous êtes des fidèles

Fallait avoir un abonnement pour un journal putride ( copyright) pour rester  » fidele ».

Mais au miniver, z’aiment pas la contestation.
Surtout argumentée.

bouguereau dit: à

le Pr Raoult s’est écrié : « Je suis un grand scientifique ! »

si raoul aurait dit « chus un gros con » moi dryon jlaurais fait gross kaïzeur dla légion d’honneur

bouguereau dit: à

« Demande-toi à chaque phrase ce qu’il y a dedans. » (28 décembre 1858)

c’est comme lhandouillette dryon..passe la tarmou

bouguereau dit: à

Le changement de genre des mots d’argot

excellent dryon..au mots ont leur prête un cul..une bite..gendeur studiz dans la novlangue quelle dirait bonne

Pablo75 dit: à

Horowitz, que j’ai entendu en 85, c’est surtout une musicalité extraordinaire.Rien qui lui soit comparable. Il semblait tout inventer, le piano, la musique, le jeu.
Chaloux dit:

Martha Argerich est d’accord avec toi:

https://www.youtube.com/watch?v=tXPkSeY_zVg

D. dit: à

Bon, qui n’a pas d’ami Jim ici ?

bouguereau dit: à

Les fessées publiques, cul nu, sous la Révolution. Des religieuses, souvent

..pas que..une féminiss dont le nom me fuit qu’il dirait rénateau en 2cv..qu’a phini barjo

bouguereau dit: à

Vous et Jazzi et Court vous êtes des fidèles

..à 4 dans la 2cv pour aller au bordel

D. dit: à

Ah tiens vous aussi vous avez un ami Jim, Bloom ?

Bloom dit: à

la mienne fut une des premières vert pomme

La mienne itou, et alii, avec laquelle j’ai passé un an à Belfast à une époque où les hommes dans les Block H mourraient de faim…
De retour du fleadh (festival de musique traditionnel) de Pâques à Boyle, le soldat britannique venu contrôler nos papiers à la frontière, peu habitué aux voitures avec un volant à gauche s’est trouvé face au museau de la chienne de mon ami Jim. Sentant une odeur hostile, elle avait relevé la demi vitre…On en fut quitte pour 3 heures au poste. Great craic that was!.

Pablo75 dit: à

@ Chaloux

Oui, on aimerait savoir quelle est pour J.Drillon la pièce pour le piano la plus difficile. Il citait ce matin Ravel, sa Valse a l’air redoutable:

Par Glenn Gould
https://www.youtube.com/watch?v=KR2ECgtxYVw

Chaloux dit: à

@Pablo. Horowitz, que j’ai entendu en 85, c’est surtout une musicalité extraordinaire.Rien qui lui soit comparable. Il semblait tout inventer, le piano, la musique, le jeu.

Paul Edel dit: à

Merci Renato de suivre mon blog.Vous et Jazzi et Court vous êtes des fidèles.

Chaloux dit: à

On se pinçait quand on voyait un 2cv verte.
Le premier qui la voyait disait « 2cv verte » et pinçait.

@Pablo. Mr D. doit avoir une liste de ce qui est vraiment injouable.

Pablo75 dit: à

@ Chaloux

Oui, le type a oublié plusieurs pièces « effrayantes », comme ton Liszt-Volodos. Par exemple:

Vladimir Horowitz – Variation on a theme of Bizet’s – Carmen
https://www.youtube.com/watch?v=Aag4IrbIRkM

et alii dit: à

@J D. sur la deuch
la mienne fut une des premières vert pomme et il est arrivé que de belles bagnoles me rattrapent après l’autoroute pour me demander ce que je mettais dans mon moteur tant elle filait! une merveille, cette ouature, giga, géniale! c’est alors que mon rêve était de faire le Paris Dakar!

bouguereau dit: à

L’hôpital a été démoli dr Lecter.

novlangue..smoltolc dans sa gueule à renfield..elle s’en bat les couilles comme elles disent les nièces à dryon

bouguereau dit: à

« Les femmes de Bergman » chez Paul Edel

..polo et ses bimbos..sapré polo

bouguereau dit: à

les deux comiques qui s’échangent en ligne sécurisé point à point entre 2 trouducul c’est pas mal non pus soleilvère

Chaloux dit: à

@Pablo.Ce type a tout le répertoire nécessaire pour enregistrer un disque à offrir à sa mémé. A partir des études de Chopin, je suis à peu près d’accord mais la sonate au clair de lune n’est certainement pas la plus difficile des sonates de Beethoven. Et il y a des études de Scriabine (et d’autres) effrayantes.

En attendant, on peut encore compliquer. Volodos.

https://www.youtube.com/watch?v=S1XvnskfluU

bouguereau dit: à

..rabelais l’aurait essayé en torchecul..mais aurait dit que ça valait pas une grive

Bloom dit: à

JOHN Cornford, autant pour moi…

bouguereau dit: à

Mis à part la précision du sens, l’euphonie, en novlangue, dominait toute autre considération. Les règles de grammaire lui étaient toujours sacrifiées quand c’était nécessaire

c’est trés hinteressant hau contraire soylent..novlangue me plaisait bien parcequ’il mettait hincontestablement en havant le coté cucul dorwel..à tort précisément car ‘néoparlé’ est bien meilleur dans le répulsif narratif de l’esprit du tesque..novlangue aurait fait vazeline pour un céline..margarine trans pour un louchebeme..je te laisse poursuivre

Soleil vert dit: à

Avant la grande bascule,

… Et moi qu’ai je fait de toutes mes années ?…

Bloom dit: à

Il s’agit bien de privilégier des sons ?

Soleil vert, il me semble que son et sens ne font qu’un, comme en poésie (& en l’occurrence en anti-poésie).
L’important est de garder Orwell à portée de mains car il est plus que jamais essentiel. Et notamment ses essais et ses écrits sur la guerre d’Espagne. Là où George Cornford, l’un des poètes les plus prometteurs des années 30 en Angleterre, perdit la vie. Avant le grande bascule, aller sur Jura, où j’avais demandé à être assistant de français…

et alii dit: à

voilà qui pourrait séduire certains erdélien-nes un livre espagnol critique sur la lettre de books:
« Vladimir Nabokov, Pablo Escobar, Staline et la chanteuse Cyndi Lauper ont un point commun, nous apprend l’écrivain espagnol Sergio del Molino dans son dernier livre. Tous souffrent de psoriasis, une maladie inflammatoire chronique qui se traduit par l’apparition de plaques rouges sur la peau. Dans La piel, del Molino entremêle sa propre expérience du psoriasis à celle de personnages célèbres. S’il explique s’être longtemps senti emprisonné dans sa peau, humilié par ce qu’il concevait comme une monstruosité, del Molino ne cède « ni à la complaisance, ni à l’exhibition de la souffrance », apprécie Elena Hevia dans le quotidien catalan El Periódico.

L’auteur note que le psoriasis a largement façonné sa vision du monde. Parce qu’il redoutait le regard des autres, il a développé un goût pour la solitude et une tendance à la paranoïa. Chez Nabokov, cela s’est traduit par une conscience aigüe de son corps, frisant l’obsession. « Tout irait bien sans cette maudite peau », écrit-il à sa femme Véra en février 1937. Souffrir d’une maladie aussi stigmatisante que le psoriasis conduit bien souvent à la haine de soi, souligne del Molino. Et il n’est pas rare que la haine de soi se transforme en haine des autres. »
j’ai connu des médecins qui avaient des problèmes de psoriasis; sans doute pas assez pour conclure qu’ils étaient particulièrement paranos;
La piel, de Sergio del Molino, Alfaguara, 2020.

renato dit: à

« Les femmes de Bergman » chez Paul Edel

Soleil vert dit: à

Bloom
Votre argument ne manque pas de poid.

Cependant dans l’Appendice des Principes de la novlangue ou néoparler on lit :
« Mis à part la précision du sens, l’euphonie, en novlangue, dominait toute autre considération. Les règles de grammaire lui étaient toujours sacrifiées quand c’était nécessaire. Et c’était à juste titre, puisque ce que l’on voulait obtenir, surtout pour des fins politiques, c’étaient des mots abrégés et courts, d’un sens précis, qui pouvaient être rapidement prononcés et éveillaient le minimum d’écho dans l’esprit de celui qui parlait. « 

Il s’agit bien de privilégier des sons ?

et alii dit: à

partages
facebookPartager TwitterTweeter Google plusPartager Pinterest Epingler Mail
commentaire
Réagir
Le jeudi 16 mai prochain, c’est la Saint-Honoré qui est le nom du saint patron des boulangers, mais aussi celui d’un gâteau apprécié de tous les Français.

Inventé en 1847 par la maison Chiboust, un pâtissier localisé rue Saint-Honoré à Paris, le Saint-Honoré – familièrement rebaptisé «Saint-O» – a traversé les siècles jusqu’à devenir l’un des grands classiques de la gourmandise à la Française. Selon le Dictionnaire Gastronomique qui fait référence à la matière, le Saint Honoré est une «pâtisserie parisienne, constituée d’une abaisse de pâte feuilletée, sur laquelle est dressée une couronne de pâte à choux, garnie de petits choux glacés au caramel. L’intérieur de la couronne est rempli de crème Chiboust (crème pâtissière aromatisée à la vanille, allégée à chaud avec un appareil à meringue) ou simplement de crème chantilly». Depuis sa création, ce gâteau a connu des hauts et des bas, sa recette changeant régulièrement d’ingrédients au gré des modes et des tendances.
je connais bien le quartier!

et alii dit: à

je viens de passer sur « le clavier cannibale » quis’intéresse aux statues et aux statufiés comme « honorés »;il conclut:
N’est-il pas temps de se demander si la statuaire ne serait pas, comme les pyramides, non seulement un art du passé, mais une stratégie visant à nous faire croire qu’il y a des hommes cent pour cent honorables ? Evidemment, si on déboulonne les statues, si on change les noms de rues, on enclenche probablement un processus traumatique. Bien sûr, in fine, tout ça est sûrement à rattacher au fameux débat : faut-il distinguer l’homme de l’œuvre. Débat qui renvoie la notion d’honneur à ce qu’elle est, à savoir ni plus ni moins un coup de force. Je célèbre donc j’absous… »
mais j’ai l’honneur de remarquer qu’il a oublié un « honoré » irréprochable:non pas Balzac, mais le saint honoré quand il est bien fait:une injustice de sa part que nous devons réparer

et alii dit: à

aux origines du musée jacquemart andré: sur arttips
 »
Pour acter son récent statut de mécène, il veut un nouveau portrait (sans uniforme, cette fois !) et se met en quête de l’artiste idéal. Sans doute conseillé par un proche, Édouard André frappe à la porte d’une certaine Nélie Jacquemart.
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/86/%C3%89douard_Andr%C3%A9%2C_by_Franz_Xaver_Winterhalter.jpg

Cette peintre, déjà célèbre, compte parmi sa clientèle des personnalités en vue : même Adolphe Thiers, le président de la République, est passé par son atelier !

Pablo75 dit: à

Marie la Chiasse radote de plus en plus, et un nombre de « concepts » de plus en plus petit. Un signe clair de l’alzheimer qui progresse…

Patrice Charoulet dit: à

MACRONISME ?

Qu’est-ce que c’est, le macronisme ?
Le macronisme, c’est Macron. Point à la ligne. (Olivier Mazerolle, 3 juillet 2020)

et alii dit: à

mon fils n’est pas né à l’hopital, et le lieu existe encore, même sur internet!

Marie Sasseur dit: à

@et si possible de leur naissance comptent longtemps pour les hommes; ils ont plaisir à les évoquer, les revisiter;pour les femmes, je ne sais pas si l’on peut généraliser;et vous?

L’hôpital a été démoli dr Lecter.

et alii dit: à

je ne soutiens pas que c’est propre aux juifs , cet attachement aux lettres; tout le monde peut se questionner sur son « regard »; je me souviens de volets de mon enfance que je disais les volets en zed; je ne savais pas lire lorsque je les avais vus, c’était mon souvenir d’un « voyage » en voiture, pour les décrire comme en « zed »

et alii dit: à

il sera possible de constater combien

et alii dit: à

il sera possible,en regardant ce film sur Perec, à quelqu’une qui le mit en doute lorsque je l’écrivis sur ce blog à propos d’ un peintre qu’elle découvrait, que les juifs sont très sensibles aux histoires de « lettres », à les reconnaître, les distinguer,qu’elles sont ,ces lettres, constitutives pour ne pas dire consubstantielles de leur mode d’être au monde , de leur personne même, de leur « cohérence »

et alii dit: à

j’airemarqué que les lieux de leur enfance , et si possible de leur naissance comptent longtemps pour les hommes; ils ont plaisir à les évoquer, les revisiter;pour les femmes, je ne sais pas si l’on peut généraliser;et vous?

Chaloux dit: à

Oui, je connaissais ce film, Jazzi, avec la voix et le talent unique de lecteur de Marcel Cuvelier. Je vais le regarder à nouveau. D’autant plus émouvant que l’âge avançant, on voit mieux à quel point la forme d’une ville change plus vite que le cœur d’un mortel.

et alii dit: à

merci pour ce film émouvant sur PEREC

christiane dit: à

Bon, hamlet,
je profite de la non-avancée de votre polar pour quitter la place du mort. L’éternité c’est long… surtout à la fin disait un des personnages de W.Allen.
Donc, je sors du vaisseau en sapin et vous laisse à votre création. Changez de mort !
Parlons d’autres livres, d’autres écrivains que ceux des polars. Parlons des femmes, tenez, ça agrandira votre répertoire prodigieusement masculin.
J’ouvrai, cet après-midi, pour le plaisir, un livre de Colette où elle se bat contre pas mal d’idées reçues sur les femmes : La Vagabonde (Gallimard – Pléiade).
« Elle meurt de chagrin… Elle est morte de chagrin… » Hochez, en entendant ces clichés, une tête sceptique plus qu’apitoyée : une femme ne peut guère mourir de chagrin. C’est une bête si solide, si dure à tuer ! Vous croyez que le chagrin la ronge ? Point. Bien plus souvent elle y gagne, débile et malade qu’elle est née, des nerfs inusables, un inflexible orgueil, une faculté d’attendre, de dissimuler, qui la grandit, et le dédain de ceux qui sont heureux. Dans la souffrance et la dissimulation, elle s’exerce et s’assouplit, comme une gymnastique quotidienne pleine de risques… Car elle frôle constamment la tentation la plus poignante, la plus suave, la plus parée de tous les attraits : celle de se venger.
[…]
Soyez sûrs qu’une longue patience, que les chagrins jalousement cachés ont formé, affiné, durci cette femme dont on s’écrie :
« Elle est en acier ! »
Elle est « en femme », simplement, et cela suffit.
[…]
– Non, il ne s’agit pas des trahisons, vous vous méprenez ! Il s’agit de la domesticité conjugale, qui fait de tant d’épouses une sorte de nurse pour adulte… Être mariée, c’est… comment dire ? c’est trembler que la côtelette de Monsieur soit trop cuite, l’eau de Vittel pas assez froide, la chemise mal empesée, le faux col mou, le bain brûlant, c’est assumer le rôle épuisant d’intermédiaire-tampon entre la mauvaise humeur de monsieur, l’avarice de monsieur, la gourmandise, la paresse de monsieur…
– Vous oubliez la luxure, Renée, interrompt doucement Hamond.
– Fichtre non, je ne l’oublie pas !… le rôle de médiatrice, je vous dis, entre monsieur et le reste de l’humanité. vous pouvez pas savoir, Hamond, vous avez été si peu marié ! Le mariage, c’est… c’est : « Noue-moi ma cravate !… Fous la bonne à la porte !… Coupe-moi les ongles des pieds. Lève-toi pour me faire de la camomille…. » Intendante, garde-malade, bonne d’enfant, – assez, assez, assez ! »
Je finis par rire de moi et de la longue figure scandalisée de mon vieil ami…
« Mon dieu ! Renée, que vous me chagrinez donc, avec cette manie de généralisation ! »
[…]
« Laissez-moi généraliser, comme vous dîtes, malgré l’unique épreuve dont je me sens encore fourbue. Je ne suis plus assez jeune, ni assez enthousiaste, ni assez généreuse pour recommencer le mariage – la vie à deux si vous voulez. Laissez-moi attendre, parée, oisive, seule dans ma chambre close, la venue de celui qui m’a choisie pour harem. Je voudrais ne savoir de lui que sa tendresse et son ardeur, je ne voudrais de l’amour, enfin, que l’amour… »

Jazzi dit: à

Très émouvant ton documentaire sur le vieux Belleville, Chaloux. J’ai montré à Clopine le miroir fendu de la Vielleuse et l’ancienne rue où vivait la famille de Georges Perec…
Connais-tu ce film où s’amorce le nouveau Belleville ?
http://menil.info/En-remontant-la-rue-Vilin

et alii dit: à

la dernière plaisanterie de Roth:
« He’s on to the next thing and hangs up without goodbye. It is gratifying to hear him so exuberant. But five days later he phones to say he is “poorly”—one of his old-fashioned turns of phrase. I say I’ll stay with him that night at his apartment. Around two in the morning I hear him cry out from his room. He’s in trouble. I dial 911. Paramedics arrive with exemplary speed but have trouble defibrillating Philip. I can tell by the way they are talking that he could die. After an infinitely long minute or two his heartbeat reverts. We transport him first to Lenox Hill Hospital, then later that day to NewYork–Presbyterian, which he will never leave.

My routine for the next twenty-two mornings is to walk from my apartment to Columbus Circle and take the A train uptown to NewYork–Presbyterian. “What news on the Rialto?” he tends to say when I come through the door of his room. Anything can become an adventure, even a ride on the A train. One morning, a strapping young panhandler enters the sparsely populated car I’m in and says: “Ladies and gents! Ladies and gents! I am attempting to raise some funds, if any of you prima donnas care to help.”

I report this and Philip throws back his head. “Oh, Saul would have loved that! He’d have used it!”

“Frankly, I didn’t see any prima donnas on that train.”

“Unless he meant you, Ben.” It was to be our last laugh together.

*

“Ligt in drerd,” he used to say of anyone dead. “Lies in the ground.” He admired this blunt bit of Yiddish. “Pity our erstwhile mother tongue, spoken by Ashkenazim going back to the time of Chaucer and now reduced in America to stock phrases. A European language that produced a great literature, now consigned to Borscht Belt gags.”

Like him, I can’t help imagining loved ones lying in the earth, as Yiddish would have it—the slow processes going on down there, down where there’s nothing but what’s called in Sabbath’s Theater “the inescapable rectitude, not to mention the boredom, of death,” where you’re deprived of “the fun of existing that even a flea must feel.”

Saul Bellow was certain he would see his parents again after death. Philip Roth was as certain he would not. This is one way of assessing the difference between them. Who does not grasp the fierce impulse to believe? Consideration of all the ages before you existed provokes no shudder. Consideration of all the ages when you will no longer exist is simply unacceptable. How can this immense datum I am be extinguished? How can Mama and Papa be altogether gone—simply gone? How can it be that we won’t be together again? How can that be? When Prince Andrei dies in War and Peace Natasha turns to Princess Maria and says, speaking for all of us: “Where has he gone? Where is he now?” Philip’s solution was to rename mortality immortality and declare himself indestructible till death. It’s not a bad gloss on what’s always been the ultimate human problem.
https://www.theparisreview.org/blog/2020/07/02/philip-roths-last-laugh/?utm_source=The+Paris+Review+Newsletter&utm_campaign=2dc85d5c8d-EMAIL_CAMPAIGN_Weekly_12072018_COPY_01&utm_medium=email&utm_term=0_35491ea532-2dc85d5c8d-56115177&mc_cid=2dc85d5c8d&mc_eid=b1205f98e4

Chaloux dit: à

Castex, premier ministre du désespoir : le roi est (saugre)nu.

D. dit: à

Il y a quand même un probleme avec les transports en commun parisiens. Je viens de calculer que si je voulais aller à Bagatelle je mettrais 1h 30 pour parcourir à vol d’oiseau 4 km ! Franchement autant le faire à pieds, à condition d’aimer marcher.

et alii dit: à

kiosque:c’est connu mais pourquoi ne pas le rappeler:
Le mot, d’origine perse, pourrait désigner à l’origine un objet qui sert à fournir de l’ombre. Un examen plus approfondi de l’étymologie révèle que le mot köşk a la même racine que le mot turc gölge qui signifie « ombre ». Le pavillon pourrait être aussi une simple tente tendue par la pointe, comme le toit en pavillon de la plupart des kiosques.

Au cours du xviiie siècle, les multiples influences orientales en Europe firent du kiosque un élément important des jardins européens : fabrique de jardin ou pavillon. Le roi Stanislas de Pologne fait édifier pour observer les splendides jardins de son dernier palais de Lunéville un kiosque qui a toutes les caractéristiques d’une bâtisse-belvédère à étages jouxtant une grande galerie en son milieu, avec, à la fois, de vastes fenêtres vitrées au rez-de-chaussée et un chemin de ronde abrité à l’étage supérieur. »

D. dit: à

Moi qui suis parisien j’avoue ne pas connaître ce « Bagatelle » dont on m’a souvent parlé. Ça fait partie des « trop loin » que j’élimine systèmatiquement de façon inconsciente de ma liste de promenades.

Bloom dit: à

(Orwell n’a jamais parlé de new language)

J’ai bien peur que si. Le substantif « speak » signifie langage, jargon. Computerspeak = langage/jargon informatique.
Le passage où le linguiste Syme explique à Winston Smith le but ultime du Newspeak, à savoir la destruction de toute pensée (the whole aim of Newspeak is to narrow the range of thought’)indique clairement qu’il s’agit de langue/langage et non de ‘parler’.
Winston trouve que Syme parle trop et qu’il va se faire « vaporiser »…

Soleil vert dit: à

Bloom dit: à
Pour les amateurs de la littérature fantastique, il n’y a qu’un seul Castex, Pierre-Georges, spécialiste de Villiers de l’Isle Adam …

Merci

D. dit: à

renato, les cas de peste, restent nombreux à
travers le monde et ce depuis des décennies, y compris dans des pays comme les États-Unis où les chiens de prairie (entre autres) constituent l’un des réservoirs endémique de cette maladie bactérienne et non virale, que l’on sait guérir par antibiotiques à la condition de débuter le traitement dans les délais requis.

Janssen J-J dit: à

@ Pour mémoire, le relevé d’un de mes récents itinéraires de déconfinement.

Moui, on l’avait déjà lu, cette extrait… Mais j’oyons toujours point le rapport avec l’échangisme Jzmn/CT. Désormais, j’habite en Charente-Maritime. Si vous avez des problèmes de coeur, je peux vous la faire visiter.
DHH s’était même demandée comment vous étiez rentré cher vous ce jour là, le 30 mai… (NB/ on a le droit de se répéter, c pas grave).
Merci de nous avoir vouvoyés, jzmn. Vous signale que votre nouveau 1er M., s’appelle Jean Castex. Ça va tout changer, et au Havre, aussite, hein !… @ Anéfé, si on insiste, on peut accéder gratuitement aux plans des cadastraux. Mais il faut insister. Merci.
A plus,

Soleil vert dit: à

1984 : ce qui est fascinant avec ce néologisme « néoparler », c’est sa modernité. Les concepteurs de technologies digitales accordent beaucoup d’importance à la voix. Autrement dit en effectuant un rigoureux travail de traduction (Orwell n’a jamais parlé de new language) on porte un nouvel éclairage sur l’œuvre. Tout ceci est plus intéressant que les considérations sur l’Amérique de Trump.

Bloom dit: à

@DHH
« la tribu » est un terme qui revient souvent dans les lettres de dénonciation anti-juives (3 à 5 millions) envoyées aux « autorités » de l’époque.
Je me souviens précisément de celle d’un chef de gare, dans une petite bourgade de province, un- bon-Français-ça-oui-monsieur, qui parlait « des habitudes de la tribu ».

Jazzi dit: à

De l’importance et des ravages des clubs échangistes dans la vie des couples hétéros !
Pour mémoire, le relevé d’un de mes récents itinéraires de déconfinement.

J+21 (dimanche 31 mai)

Grande traversée d’est en ouest de Paris, avec un changement d’étape à la gare du Nord.
Là, au terminus du bus 46, pris à la porte Dorée, vers 15 h 50, je monte une demie heure plus tard dans le 43, à son point de départ. Direction : Neuilly-Bagatelle, où j’arrive un peu avant 17 heures.
Une fois de plus, je constate qu’en matière de populo, le bois de Boulogne n’a rien à envier à son jumeau de Vincennes.
Aux interminables cohortes de voitures garées serrées sur la route de Longchamp, à la hauteur de la plaine de Bagatelle, correspond la multitude des familles rassemblées autour des nappes de pique-niques déployées sur les larges pelouses s’étendant depuis la route jusqu’à la Seine.
Ne se croirait-on pas sur les plages de la Costa Brava au pic de la saison estivale ?
Changement radical d’atmosphère en entrant dans le parc de Bagatelle, protégé de ses murs, en vis à vis de la route, côté bois.
Malgré une forte fréquentation, l’ambiance est des plus compassée.
Un public sélect, plus mobile et moins débraillé, le portable à la main, y photographie les diverses collections de plantes réunies en ces lieux, où depuis longtemps m’attachent des liens privilégiés.
Principalement en cette saison, les clématites, pivoines, iris d’eau et, surtout et partout, les roses, qui débordent largement de la roseraie.
Après une consciencieuse prise de contact horticole, me permettant au passage d’admirer la gamme des mauves pâles aux violets les plus foncés des iris ou les grappes mûrissantes et onctueusement parfumées de roses anciennes aussi grosses que des poings, je me dirige vers le petit kiosque vert amande, en surplomb de la roseraie, d’où l’on a une vue imprenable sur le jardin et, au-delà, sur le Mont Valérien, en face, et les tours de la Défense, à droite.
Deux jeunes couples avec enfants s’y étaient installés qui, fort heureusement, à mon arrivée, s’apprêtent à en repartir.
Au moment du départ, l’un des deux hommes demande alors aux trois autres, en désignant l’élégante petite construction en bois : « C’est bien ce que l’on appelle un kiosque ? »
Je lui réponds aussitôt : « C’est le kiosque de l’Impératrice, d’où Eugénie surveillait les leçon d’équitation du prince impérial, du temps où la roseraie n’existait pas encore. »
Après m’avoir lancé un regard muet où se lisait un air de gratitude, les deux couples reconsidérèrent avec attention le modeste bâtiment puis me cédèrent aussitôt la place.
Je m’étais à peine installé tout à mon aise sur la banquette de droite, quand je vis deux femmes arriver et s’assoir sur la banquette libre, à ma gauche.
L’une âgée et l’autre plus jeune, d’allure et de ton manifestement bourgeois, mais d’apparence austère. Affichant ostensiblement toute absence de coquetterie, telles les dames patronnesses qui dans mon enfance m’enseignaient le catéchisme.
Avec ses cheveux gris, gras et filasses et un liseré sombre de moustache, la plus jeune m’apparut franchement laide.
Sans se soucier de moi, elle raconta à la plus vieille, d’un air scandalisé, que son dernier compagnon lui avait proposé, de façon emberlificotée, de l’emmener dans un club échangiste.
« Êtes-vous certaine d’avoir bien compris ? », lui demanda son aînée.
« C’était parfaitement clair », répliqua-t-elle, ajoutant doctement : « Les hommes n’ont pas la même conception que nous de la fidélité. »
« Pas tous ! » protesta l’autre.
Tandis qu’elle poursuivait ses récriminations sur le thème de la manie qu’avaient les hommes a regarder des films pornos sur internet, je me suis éclipsé discrètement, passablement agacé, pas tant par ses propos, que par le sans gène manifeste dont elle témoignait envers ma personne, à laquelle elle jetait de temps en temps des regards furtifs.
Je suis finalement allé m’assoir devant l’orangerie, exposant, vêtu comme à mon habitude d’un T-shirt et de bermudas, mon visage, les yeux fermés, et les parties découvertes de mon corps aux rayons régénérant du plein soleil.
Sur un autre banc, séparé du mien par un bel oranger en pot, se tenaient deux couples d’un âge vénérable.
Près de l’un des deux hommes on pouvait voir un déambulateur.
L’autre, de taille moyenne, mince, le crâne passablement déplumé, se leva. La chemise bleue, boutonnée aux poignets, un noeud papillon à dominante rouge au col, la veste rejetée en arrière sur l’épaule, il demanda à la cantonade, d’une voie grave, en détachant lentement chaque mots : « Par-où-va-t-on ? »
Mais c’est Giscard, me suis-je exclamé in petto !
C’était assez saisissant, mais lorsque celle supposée être sa femme, s’est levée à son tour, les cheveux courts blancs et le fessier généreux, je n’ai nullement reconnu Anémone ?
Plus tard, je pus constater combien les paons, heureux de retrouver enfin leur public d’admirateurs, déployaient, avec un rien de suffisance, leurs larges queues en éventail.
Entré dans le parc par la grille de Sèvres, j’en suis ressorti par la grille d’Honneur.
De là, j’ai poussé jusqu’au Pré Catelan, qui venait juste de fermer, et me suis encore attardé dans le bois de Boulogne, avant de regagner le métro à la porte Dauphine.

Bloom dit: à

« la tribu » est un terme qui revient souvent dans les lettres de dénonciation anti-juives (3 à 5 millions) envoyées aux « autorités » de l’époque.
Je me souviens précisément de celle d’un chef de gare, dans une petite bourgade de province, un- bon-Français-ça-oui-monsieur, qui parlait « des habitudes de la tribu ».

DHH dit: à

@Rose
le « pet de nonne » ce gâteau dont le nom associe la pureté religieuse au scatologique nous aurait ausui valu d’expier douloureusement ce choix gourmand blasphématoire
Peut-est-ce la la raison pour laquelle ma mere appelait ce gâteau « cuisse de dames ».
le porno est moins dangereux que que la mécréance osyentatoire

Chaloux dit: à

Les deux seuls compositeurs dont l’œuvre tout entière ne contient aucun déchet : Ravel et Berg.

Je connais mal Berg, mais pour Ravel je suis d’accord. Ce que je disais l’autre jour: Ravel ne fait jamais de Ravel, contrairement à Debussy, qui fait souvent du Debussy. Ravel est la perle unique de la musique française.

Profondeur de Léautaud, souvent niée, souvent présente :

« Mon choix est fait et je le résumerai ainsi : j’aimerais mieux avoir été Chamfort que Baudelaire. »

Cité par François Dufay, Maximes et autres pensées remarquables des moralistes français, CNRS, 2009. P. 288.

Ah, Chamfort, le renonciation à la mode, aux salons, au succès facile (un cas très intéressant, bien exposé par le petit Bilger quoiqu’en dise la veille andouille rancie des Charentes),- un éditeur, un auteur, une correctrice, une tête à claques,- et, pour finir, une pluie de claques bien sonores, comme il se doit.

(Les autres livres de Français Dufay, Le voyage d’automne (les écrivains français en Allemagne) et Le souffre et le moisi, la droite littéraire après 1945 sont à lire.)

Jazzi, la meilleure concierge d’entre nous, connait désormais les mésaventures clopinesques par le menu.

Hurkhurkhurk!

La fin de Belleville sur cette chaîne gratuite de l’INA. Et même la fin d’un certain Paris, beaucoup de reportages intéressants.

https://www.youtube.com/watch?v=g_pdmW8Yz_o

Bloom dit: à

Rentrée littéraire d’automne: 511 romans attendus en librairie entre la mi-août et octobre dont (évidemment) le nouveau titre d’Amélie Nothomb (mais aussi ceux de Serge Joncour, Négar Djavadi, Yasmina Khadra, Sarah Chiche, Simon Liberati, Emmanuel Carrère, Véronique Olmi…)

Une lecture jubilatoire pour l’été/automne/hiver, ‘Des rêves à tenir’, de Nicolas Deleau, chez Grasset. ‘humour espiègle’ et ‘grâce poétique’, comme dit la 4e de couverture, mais surtout une imagination sans bornes.
A mille lieux des scies ringardes et mortifères des fossoyeurs du germano-pratico-inerte…

DHH dit: à

@Bloom
est-ce que les équivalents anglais du titre l’etranger »rendent -ils comte de la carapace d’indifférence qui donne son sens au roman et que suggere le terme français
une traduction bonne a un moment ou pour un lectrat en fonction de l’environnement culturel de sa reception peut s’avere mauvaise aupres d’autres lecteurs
un exemple:l’excllente traduction du titre de livre de Natalia guinzburg « lessico falmiliare » rendu par « les mots de la tribu ».
Excellente, certes, pour qui ne connaît pas le poème de Mallarmé où figure l’expression ; mais pas pour celui qui en a le souvenir et pour qui la couleur mallarméenne qu’elle prend( hermétisme ,preciosité )et la référence pédante qu’elle représente polluent le sens

Marie Sasseur dit: à

Pas le temps de lire le cocu de l’arène, refugié franquiste à Paris, aux frais de la République française, militant ordurier pour des sectes d’ésotérisme new age.
Sa bobonne comme clopin, est en club echangiste, limite on compatit… supporter des boulets…😁

Pablo75 dit: à

la brayonne, munie desormais d’une paire de cornes retentissante…
Marie Sasseur dit

Comme tous les laiderons condamnés à mourir vierges, Marie la Chiasse est obsédée avec les couples, les maris et les femmes des autres, les adultères (quand elle voit dans la glace ses antennes de Blatte de Blog et sa tête repoussante de vieille « gladiatrice » alcoolique elle essaie de se consoler en pensant que tout le monde a des cornes – les cornes qu’elle aurait tellement voulu avoir parce que cela aurait voulu dire qu’elle a été capable de séduire un bel homme qui plait aux femmes).

Pauvre Gregorette Samsa, réduite au rôle de la Jalouse Pathologique qui cherche à oublier avec de l’alcool et des méchancetés vomies sur une page virtuelle sa solitude absolue de ratée de l’amour.

Bloom dit: à

Un max de blagues sur le thème du Castex pradois…
X.Bertrand, Sarko, que des références en matière de progrès social. Le monde d’après ressemble de plus en plus au monde d’avant avant. Retour des bons vieux repères? Chic, va y avoir du sport!

et alii dit: à

avec Castex, ce ne sera plus de la politique :
délégué interministériel aux jeux Olympiques et Paralympiques
ce sera du sport

Jazzi dit: à

Le braquemart d’André c’était celui de sa femme, et alii !

Musée Jacquemart-André
158 boulevard Haussmann
Tél. : 01 45 62 11 59
Métro : Saint-Augustin, Miromesnil ou Saint-Philippe du Roule
http://www.musee-jacquemart-andre.com

Héritier d’une famille de banquiers protestants qui s’était considérablement enrichie sous le Second Empire, Édouard André (1833-1894) passa sa vie à voyager et acquérir des œuvres d’art dont il décorait le vaste et bel hôtel particulier, d’inspiration classique, réalisé à sa demande par l’architecte Henri Parent et inauguré en 1875.
En 1881, il épousa l’artiste peintre Nélie Jacquemart (1841-1912), qui contribua avec lui à faire de leur maison un véritable musée de peintures et d’arts décoratifs, que ce couple, sans enfants, léguera à l’Institut de France.
Celui-là même que nous pouvons visiter en l’état aujourd’hui.
En déambulant à travers les multiples salons d’apparat, le jardin d’hiver, le musée italien et les appartements privés de cette somptueuse demeure, meublée et décorée selon le goût de l’époque, le visiteur peut admirer au passage une multitude de peintures italiennes et françaises, mais aussi hollandaises, flamandes et anglaises, ainsi que de nombreuses sculptures et objets d’art de premier plan.
Une impressionnante collection d’œuvres s’étendant du XIVe au XIXe siècle et dont nous extrayons les noms suivants : Bellini, Botticelli, Canaletto, Carpaccio, Donatello, Mantegna, Le Pérugin, Tiepolo, Uccello, François Boucher, Jacques-Louis David, Fragonard, Houdon, Nattier, Hubert Robert, Élisabeth Vigée-Lebrun, van Dyck, Frans Hals, Rembrandt, Ruysdael…
Les expositions temporaires proposées ici sont tout aussi prestigieuses, tel Florence, portraits à la cour des Médicis (2015-2016) ou Rembrandt, les années décisives (2016-2017).
Des visites commentées pour les adultes et des animations spécifiques réservées aux enfants figurent également au programme de ce musée qui s’agrémente, en outre, d’un élégant salon de thé, le Café Jacquemart-André, et d’une librairie-boutique particulièrement raffinée.

JiCé..... dit: à

On est brayonne ? On est conne…
Pauvre vieille serpillière !

bouguereau dit: à

Cela bien à part, déjà seulement le fait qu’un auteur ait choisi de fouiller dans une poubelle suffit pour transformer ce qu’il en sort en quelque chose qui n’a plus rien à voir avec le déchet

c’est un mythe libéral ça rénateau..qui se souviens d’une des dernières sorties de l’abbé pierre vivant..exhortant les gens a jeter..à jeter bien avant l’obsolescence par charité chrétienne etc..et je lui jette pas la pierre à l’abbé rénateau..simplement le mensonge est au coeur du biznèce..et je ne lui jette pas la pierre non plus

bouguereau dit: à

Le conte ‘L’intersigne’ est comme un écho de la chute de la maison Usher…

villiers est anéfé ‘noir’..et cette sortie qu’avait cité charoulet dans ses varia ‘vivre les domestiques feront ça pour nous’ est a des parsecs au dessus de poe..elle frait bien dans le prochain bléde reuneur

Bloom dit: à

Avec Parly on aurait pu avoir plusieurs gouvernements, Paly 1, Parly 2…le grand bazar du libéralisme.

La pensée orthonormée des énurques est repartie pour un tour de piste.

Bloom dit: à

le musée braquemart andré ;

La hampe y est raide.

bouguereau dit: à

On peut se poser en concurrent sans se constituer pas en opposant, B.

le libéralisme c’est du crime organisée..ha rénateau defend bien la cosa..

Bloom dit: à

Pour les amateurs de la littérature fantastique, il n’y a qu’un seul Castex, Pierre-Georges, spécialiste de Villiers de l’Isle Adam dont les contes cruels sont avec ceux de Maupassant les textes les plus proches des nouvelles de Poe. Le conte ‘L’intersigne’ est comme un écho de la chute de la maison Usher…

« M. Pierre – Georges Castex, professeur à la Sorborne, a présenté mercredi à la Société d’histoire littéraire de la France un drame inconnu de Villiers de l’Isle-Adam, le Prétendant (1), qui sera créé à l’O.R.T.F. le 31 décembre. C’est avec le concours d’un professeur anglais d’Oxford, le Dr Alan Raitt, qui publie ces jours-ci chez Corti une magistrale étude sur Villiers de l’Isle-Adam et le symbolisme, que M. P.G. Castex a pu découvrir ce texte et le reconstituer. Il en avait lui-même acquis des fragments autographes il y a douze ans. Dans un nouveau lot de papiers de Villiers retrouvés plus récemment figurait une copie calligraphiée des quatre derniers actes de la pièce, cependant qu’une édition corrigée de Morgane apportait le premier acte. Le Prétendant, qui date de 1875, apparaît en effet : comme le remploi partiel de cette œuvre de jeunesse dont toute la fin aurait été profondément remaniée. Cette découverte est importante et nous a apporte un visage i assez insolite de ce romantique légitimiste. Le Prétendant porte, en effet, la marque de la sympathie que Villiers voua quelque temps à la Commune, dont il avait compris et aimé l’esprit révolutionnaire. »

( Le Monde, 27 novembre 1965)

bouguereau dit: à

Faites gaffe à la « paire de cornes retentissante » de la Brayonne, Marie Sasseur !

qu’est ce que c’est que ces cornes à faire chialer de jalousie lpédro baroz?

et alii dit: à

Bloom, je l’appelle (en privé) le musée braquemart andré ;

bouguereau dit: à

Un vrai ‘page turner’!

ça c’est du concêpe..meussieu courte est tendanceur d’une apli chinoise à 5 € la page tournée..il doit noter 1) son rythme cardiac 2) la premisse d’une érection 3) une envie de meurtre naissance sur une échelle de 1 à 10..il est payé plus cher que dirphilou par rouaouaï en dollar honkongais..il est vénère

D. dit: à

Castex premier ministre.
On a échappé à Parly. Ouuuuuuuff 😓!

D. dit: à

Tout le Nord-Est parisien était un enchantement populaire, quoique parfois dangereux, comme près de la Bastille, ce jusque dans les annéeq 50. Après l’immigration massive à radicalement changé l’aspect et l’atmosphère de ces quartiers.
Puis à partir des 90, la boboïsation par clusters.

Marie Sasseur dit: à

Jean Castex.
Et pourquoi pas.

Jazzi dit: à

Faites gaffe à la « paire de cornes retentissante » de la Brayonne, Marie Sasseur !
Elle est bien remontée à bloc et décidée à s’en servir.
Je lui ai fait traverser le Jourdain (la placette) en lui signalant au passage qu’ici demeurait le picador Pablo75…

B dit: à

Bonjour Clopine, contente d’avoir de vos nouvelles.

B dit: à

Bloom, après explication, je pense également qu’il pourrait représenter la droite aux prochaines présidentielles , celle ci manquait jusqu’à présent d’une figure nouvelle et populaire . EP ne m’a pas l’air soupçonnable de quelque façon que ce soit et ces trois années lui ont permis d’acquérir une visibilité et reconnaissance électorale.

Bloom dit: à

Baroz, faut te remettre, tu te vois vivre dans une ville dirigée par Mme Rachida Dati et ses convictions d’un autre âge? Ou par une ancienne ministre de la santé au bilan discutable? Ou par un cyber-exhibitionniste qui surfe d’une main?
Get real, mate!

Marie Sasseur dit: à

Ouf, la brayonne, munie desormais d’une paire de cornes retentissante, aura évité le cimetière du père Lachaise …😝

Bloom dit: à

l’effet Frankenstein,

Le bon docteur Victor F. pensait que sa créature lui resterait fidèle, or elle échappa à son contrôle & se retourna contre lui. Qui connaissait EP avant EM?
Quant aux déclarations de fidélité en politique, il faut peut-être se garder de les prendre ‘at face value’, avec naïveté. Le pouvoir est une drogue dure.

Jazzi dit: à

« le maire du Havre est assez classieux & tout sauf vibrion. »

Il aurait fait un excellent maire de Paris, Bloom !
Mais son destin l’appelle ailleurs et les Parisiens ont plébiscité Anne Hidalgo. C’est leur choix, sinon le mien, et nous ne pouvons qu’en prendre acte.
Démocratiquement

renato dit: à

On peut se poser en concurrent sans se constituer pas en opposant, B.

B dit: à

JJJ, le maire du Havre est assez classieux & tout sauf vibrion. Dans 2 ans, effet Frankenstein garanti.

Je ne comprends pas trop l’effet Frankenstein, de toutes façons il est aussi un peu old school et a réaffirmé dans une interview récente sa loyauté envers EM, dit qu’il ne se constituerait pas en opposant.

renato dit: à

Et voilà la question de déchets.

Depuis que le monde est monde, et peut-être même avant — paléolithique —, du moment où un auteur — compositeur, écrivain, peintre, poète, sculpteur — choisit des matériaux, pour frustres qu’ils soient, ce n’est pas pour leur qualités qu’on les juges, mais par le processus d’élaboration mis en œuvre. Cela bien à part, déjà seulement le fait qu’un auteur ait choisi de fouiller dans une poubelle suffit pour transformer ce qu’il en sort en quelque chose qui n’a plus rien à voir avec le déchet.

http://2.bp.blogspot.com/_7jvjsjzWJjM/S_Bt1VqCCuI/AAAAAAAABUI/o6pBCKYwxf8/s1600/Auden_2.jpg

Il faudrait peut-être établir un glossaire !

B dit: à

Merci Passou !

Des points de vue différents sont défendables. Le lien de Passou va dans le sens de la nouvelle traduction néanmoins reste acceptable l’ancienne. Ceci écrit, je me demande si j’ai lu autre chose que 2084 inspiré du premier pour le schéma de société.

Bloom dit: à

Veuve corse, Baroz.

Vanina dit: à

Vanina dit

@ pablo

Juan Luis Guerra: la voix est presque trop belle, tout
est impeccable, mais c’est la « Daddy nostalgie » qui manque, en trimballant les partitions de mon père j’ai rencontré à nouveau des autres estrellitas et angelitos negros, et caminitos et noches de Ronda…
Tout un monde, avec son pathos. Le piano est encore là. La musique aussi. Fin de race, faut me pardonner.
Merci , la vie sans musique, una pesadilla.

Bloom dit: à

JJJ, le maire du Havre est assez classieux & tout sauf vibrion. Dans 2 ans, effet Frankenstein garanti.

Jazzi dit: à

Fayot, Bloom ?

Clopine dit: à

Même si ma vie ressemble en ce moment à un épisode de l’existence de Jean-Patrick Manchette ( plus précisément le « retapage de synopsis pour des films libidineux » évoqué par notre hôte – ahaha), je prends cinq minutes pour remercier le plus sympathique, empathique et aimable, des erdéliens, que vous reconnaîtrez sans peine quand je vous aurai précisé qu’il est (aussi) un guide-né du pavé parisien.

Grâce à lui, j’ai arpenté un endroit charmant. Imaginez une fin d’après-midi dorée, un petit quartier aux proportions modestes mais harmonieuses, des terrasses de café, deux chanteurs de rue, point trop de voitures et de la douceur de vivre.

Aux confins de la place, des balustrades : on se penche, c’est un jardin public. On se redresse : l’aiguille de la tour Eiffel se détache sur un panorama lointain de toits dorés, de monuments aux silhouettes familières, en arrière-plan des frondaisons toutes proches et en avant-plan des lointaines collines parisiennes.

Tout cela est réellement plaisant, accueillant, aménagé astucieusement…

Et je remerciais sincèrement mon guide, mais…

Car il y a un « mais ».

Je crois d’ailleurs qu’il y aura, dorénavant, toujours des « mais » dans ma vie, et des arêtes dans les poissons que je mangerai…

C’est qu’en se penchant vers les jardins de Belleville, on aperçoit des allées bien rangées, mais que les fantômes d’un vrai quartier populaire flottent cependant là, très fort, aussi fort que le sourire du chat de Cheshire et qu’une féconde « disparition ».

C’est qu’en se retournant vers la jolie placette, l’aimable clientèle attablée là ne semble pas tout-à-fait vraie. Je veux dire qu’elle ne s’est pas assise là pour étancher sa soif, rencontrer l’ami, se reposer après la journée de travail. Non : elle est assise là parce que précisément c »est là qu’il faut s’asseoir, pour faire partie du tableau. Elle souligne ainsi, cette clientèle souriante, détendue et aisée, que c’est bien d’un tableau qu’il s’agit…

J’aurais eu tort, cependant, de bouder mon plaisir, d’autant que je crois qu’il était partagé. Mais c’est sans doute le prix à payer, quand on déplie lentement sa tête du sable, comme l’autruche désormais résolue à affronter la vérité des dangers -imaginaires ou réels- qui la menacent : la lumière, quand elle est crue, à la fois arase et ne laisse plus aucune ombre…

CEPENDANT : quelques heures passées à parler et arpenter Paris, c’est déjà, pour moi, comme les tous premiers pas vers une légèreté retrouvée.

Mille mercis, donc, et peut-être à bientôt ?

Bloom dit: à

En français, un même mot sert à traduire « bean » et « brown-nose », lequel?

Marie Sasseur dit: à

Merci Passou !

Pablo75 dit: à

Les deux seuls compositeurs dont l’œuvre tout entière ne contient aucun déchet : Ravel et Berg.
(Jacques Drillon dans le blog d’à côté)

Où sont les déchets de Bach? Ou ceux de Tomás Luis de Victoria?

Victoria: Lamentations For Holy Saturday – Lectio I: Heth. Misericordiae Domini

Tenebrae – Nigel Short

https://www.youtube.com/watch?v=81QNBjptmYc

Bloom dit: à

raymond, je ne sais pas ce que Camus voulait dire par étranger…étranger parce que colon français en Algérie qui tue un autochtone + étranger à sa propre vie + étranger à la vie d’autrui…L’anglais Outsider me semble le plus proche, mais je peux me gourer. L’allemand Fremd ne prend pas en compte la dimension ‘nationale’, nicht war?

bouguereau dit: à

..pédagogue:c’est une insulte maintenant ?

que t’en ai journelment limmense prétention..n’importe quel mot phinirait en poudre entre tes grosses meules renfield..reusement qut’es en mou dveau

Soleil vert dit: à

« Pourquoi est-il utile de retraduire 1984 pour un public de 2020? C’est bien sûr, aussi, une question de modernité. La traductrice du XXIe siècle sait un million de choses que celle de 1950 ignorait. Elle sait la Guerre froide, les dictatures communistes dans la durée, elle sait l’avènement de la société de surveillance qui, à l’époque d’Orwell, n’était qu’embryonnaire. Elle sait le maccarthysme, la réalité alternative de l’Amérique de Trump, et son nouveau langage supposé façonner une réalité parallèle à laquelle le peuple est sommé de croire. »

Ces considérations sont dangereuses. Est ce que le fait de savoir 1 million de choses de plus qu’ à l’époque d’Orwell autorise à revoir la traduction ?
La modernisation d’une traduction peut être un écueil. La littérature n’est pas la science

lmd dit: à

@ jansen jj , non la consultation du cadastre en ligne n’est pas payante. Cherchez cadastre.gouv , vous pourrez ensuite chercher soit par la référence cadastrale exacte soit par l’adresse exacte . Vous pourrez enregistrer (et imprimer) le document en choisissant l’échelle . Garanti.

bouguereau dit: à

alien..ça ça srait bat..avec un peu de vapeur verte sur la couve..des branquignol..voilà la vérité..meussieu courte en aurait achté 10 pour ses nveux

raymond dit: à

Bllom
l’étranger de Camus traduit en anglais « Stranger » (US) ou « Outsider »(GB);
En allemand « Der Fremde »: non pas au sens américain de l’étranger venu d’ailleurs (les Allemands utilisent le terme « Ausländer », qui vient d’un autre pays ), mais fremd, c’est la notion d’étranger lorsqu’on dit: « Cela m’est étranger »… ce qui correspond au sens que Camus entendait(est-ce bien si sûr?). On retrouve curieusement « fremd » dans l’effet de mise à l’écart, de distanciation, défendu par Brecht, on dit alors « Verfremdungseffekt ».

et alii dit: à

..pédagogue:c’est une insulte maintenant ? POUR LE DICO erdélien sans doute

Soleil vert dit: à

London : les traductions des 10/18 furent des reprises de celles de la bibliothèque verte !

et alii dit: à

sur le monde , à propos du père de Foucauld:
il avait fait fort quand même:
« Le vicomte de Foucauld, ancien élève de Saint-Cyr à la vie dissolue, officier de l’armée coloniale dans le sud oranais et explorateur du Maroc déguisé en rabbin sous le nom de Joseph Aleman (1883-1884), est ordonné prêtre en 1901 avant de rejoindre l’Algérie où il s’installe dans le Hoggar. Si son engagement spirituel et sa contribution scientifique à la connaissance de la langue et de la culture touareg sont remarquables – il est l’auteur d’un monumental Dictionnaire touareg-français qui fait référence –, il ne faut pas pour autant occulter son nationalisme et ses fortes convictions colonialistes. »

Soleil vert dit: à

« Marie Sasseur dit: à
Soleil vert, cette nouvelle trad’ de « 1984 » d’Orwell par Josée Kamoun, n’est pas que « Le néoparler a remplacé la novlangue sans compter le fameux Guerre est paix au lieu de La guerre c’est la paix »

C’est pourtant l’essentiel des retraductions actuelles : serrer le texte au plus près.(1)
Après je conçois que le métier se soit professionnalisé.

(1) on pourrait parler aussi des traductions tronquées de Jack London etc .

bouguereau dit: à

du flan kabloom..dlalourde chambrait polo à l’honnête déloyal..et polo aurait pus sortir et montrer son muscle de polémiste à bonne clopine..qui elle en a essuyé des hinsultes concaténés par mon copronyme de larbin..elle lui a pardonné etc..ainsi que cricri..ha les courageuses..lors que polo fait son astre délicat qu’une buée de cancre de petit crapeau ne saurait ternir..sans menace de la rnouche..ça commence par là kabloom..elle doit pas entrer dans les classes..rappelle toi de ça..pédagogue

Janssen J-J dit: à

L’est bien belle et gracieuse, cette danseuse, r. Ressemble à la sonate pour violoncelle n° 4 de LvB. –

– Va falloir aller consulter le PLU au cadastre du village, ce matin. Bien borner la propriété. Rigole pas. Des parcelles équilibrées. Les géomètres doivent établir des devis sur plan, maintenant. Vous le saviez, vous, b… ? Moi, non !… C’est nouveau, d’après que leur ordre l’exigerait… Et une consultation du cadastre en ligne, c’est payant ! Mais tout le monde s’en touf.

Bloom dit: à

Le KAboug est en pleine forme.
Pour Delaporte, pas la police, la justice. Faire bosser les juges.
Un peu facile & pas courageux de débiner l’autre à coups de clique.
Pour rappel, la définition de ‘diffamation’ donnée par Wiki:
En France, la diffamation est une infraction pénale définie comme l’« allégation ou [l’]imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé ». En l’absence de faits imputés, toute expression outrageante, termes de mépris ou invective est une injure (art. 29 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse)a.

En France, la diffamation peut être publique ou non publique, ce qui conditionne les articles de lois qui la régissent. Elle peut être dirigée contre des personnes physiques ou des groupes de personnes, envers une personne publique ou une institution publique ou même envers la mémoire d’un mort2 (art. 34 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse).

La diffamation peut aussi être aggravée ou simple. La diffamation non publique en raison de la vie privée est la moins pénalement sanctionnée. La sanction la plus grave est celle pour diffamation publique envers une personne ou une institution publique, ou pour diffamation envers un individu ou un groupe pour motif discriminatoire. Il s’agit alors de diffamation « envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée […] envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur handicap »

Janssen J-J dit: à

philippe edouard ?… Bof, reviendra dans deux ans balayer le p’tit merdeux
(Des non événements, que l’dirait ALmodovar, sur sa mère, hein !).

bouguereau dit: à

j’entendais parler d’un prénom féminin,français, certes, mais très énigmatique pour moi;juste le prénom

en afrique ça srait l’tien d’office..et t’y aurais gagné renfield

Marie Sasseur dit: à

@ « n’oublie pas kabloom que l’ami polo en a aplé à la police..aux flics..la rnouche..les cognes..et ce con de dlalourde a flippé..dire qu’il était un calibre..deux pets dans lantique baignoire à meussieu courte..rien de personnel polo..djeust biznèçe..mais tu vas pas en tirer dla gloire »

Tres juste; j’avais oublié la visite au comico. C’est toujours comme ça que ça se passait en 40, pour avoir  » la paix »…lol.

bouguereau dit: à

du biznèce kabloom..du biznèce..tu sais bien dpuis les accords kabloom-byrnes..1948..je sais pus

Janssen J-J dit: à

Absalom, vous écorchez vif le Fokker, ce matin ! tout le temps, même…

et alii dit: à

quand j’étais enfant, j’entendais parler d’un prénom féminin,français, certes, mais très énigmatique pour moi;juste le prénom; et je ne comprenais pas de qui il s’agissait; et n’aurais jamais osé poser une question à personne ; plus tard, je compris que c’était la mère -décédée-de mon père, une femme dont je n’ai jamais vu une seule photo;elle avait été un des fantômes de ma jeunesse

Bloom dit: à

Et alii, le chef d’oeuvre d’Amodovar fait référence au Mankiewicz…de l’inter-titralité?

et alii dit: à

all about :on pense aussi à « tout sur ma mère »

bouguereau dit: à

elle aime le grec, le latin, et Faulkner

sans la guerre 14 folcnère n’aurait jamais écrit une ligne..il le dit qu’il aurait préféré prendre des avions que lodisséus et n’en jamais descende pour écrire une ligne de merde ou presque..halors molo..folcnère est un mythomane génial

Bloom dit: à

Etrangeté des traductions : « Ça raconte Sarah », le roman de Pauline Delabroy-Allard, est devenu « They Say Sarah » dans sa version américaine et « All About Sarah » dans son édition anglaise…

L’étranger de Camus, The Stranger aux US, The Outsider en GB…
All About Sarah, en référence à All About Eve de Mankiewicz, traduit par..’Eve’…
Et si l’on commençait par balayer devant notre porte et retraduisait  »L’Homme qui venait du froid’ de Le Carré (non sens absolu), par  »Retour en grâce » /  »Sortie du placard »?

Janssen J-J dit: à

Delaporte aurait craint les menaces de 75 ?
Ben mon ieux !.. L’est trop fort, se-gala !

Janssen J-J dit: à

(du bétail à Vierzon)

Perpétue conclue ?…

Perpétue est la sainte patronne de Vierzon et, à la suite de son martyre, est invoquée pour la protection des troupeaux de bétail.

Perpétuer conclure vs Concluer perpéture. De quoi ?

bouguereau dit: à

et dont les touches s’impriment presque dans le papier quand tu frappes dessus avec une vigueur inégalée

hach la force par procuration que l’on sent jusque dans ses petits membres..méfie rozy..méfie!

bouguereau dit: à

# »Paul Edel dégommant le gommeux Delaporte »

En l’occurence, ce révisionnisme bloguesque ne passera par moi.

par moi si : n’oublie pas kabloom que l’ami polo en a aplé à la police..aux flics..la rnouche..les cognes..et ce con de dlalourde a flippé..dire qu’il était un calibre..deux pets dans lantique baignoire à meussieu courte..rien de personnel polo..djeust biznèçe..mais tu vas pas en tirer dla gloire

rose dit: à

Manchette dans le lien INA mis par Chantal dit à propos de l’adaptation des Frères Karamazov au ciné :
« Je ne vais pas courir avec un hachoir derrière Brooks en lio disant qu’il a trahi Dostoïevski ».
Un peu plus tard
« Je ne vais pas courir avec un hacoir derrière Dostoïevski en disant que »
Il conclue
« C’est différent ».
Il dit qu’il a écrit des romans noirs pour aller cers l’écriture de scénarios pour le cinéma.
Qu’il y est allé lorsque ses polars furent adaptés.
Qu’il a réalisé que ce qui l’intéressait le plus c’était l’écriture.
Un mec qui ne sort pas, et lorsque cela lui arrive, il court avec un hachoir (hacher menu, menu).
Qui écrit avec une superbe machine à écrire qui a un rail que tu ramènes vivement (sinon il ne revient pas) -gling- et dont les touches s’impriment presque dans le papier quand tu frappes dessus avec une vigueur inégalée.

bouguereau dit: à

C’est dire l’importance culturelle prise par Orwell, dont on se moquait fort en l’année 1984, décennie de l’arrogance thatchero-reaganienne, prélude au fukuyamisme débridé des années 90

on c’est la pensée dominante fautive qui est davantage notre que la leur..dont ils ont su rebondir etc..encore kablomm

bouguereau dit: à

En général, on conseille aux étudiants de ne jamais traduire les prénoms (William ne devient pas Guillaume)

les dominants s’emmerde pas du tout avec ce genre de connerie..telment qu’ils naturalisent aclimatent nationalisent telment que ça peut devnir des bribes trés certaine et scientifique de leur roman national..des exempes..en masses

bouguereau dit: à

Heureuses sommes-nous d’avoir choisi le nègre en chemise

on se gondole de la political correctness sur le dos du plus soumis rosy..pasque c’est la marque de la soumission a une norme qui s’est imposé d’ailleurs..on essaie soimême de se secouer d’un néocolonialisme qui nous poisse comme un noir de souie en quelquesorte

Janssen J-J dit: à

… quant à son étendue

rose dit: à

DHH
Heureuses sommes-nous d’avoir choisi le nègre en chemise.
C’eût été la religieuse, risquions la fessée cul nu en place publique.

Janssen J-J dit: à

Pour saluer le Vendredi matin :

@ « Les Grâces étaient restées à une distance véritablement révoltante du berceau d’Adèle ; son grand corps osseux portait une tête d’une laideur inhabituelle ; tête ronde comme une pomme, elle aurait été le type des Tartares si, dans son originalité entêtée, elle n’avait pas défié toute typologie. Mais deux yeux de femme, graves et fidèles, brillaient dans cette tête et personne ne pouvait faire sa connaissance sans finir par se sentir attiré par elle, par un caractère à la fois extrêmement doué et modeste et d’une culture tout à fait inhabituelle quand à sa profondeur, et étonnante dans à son étendue » (Levin Schücking, à propos d’Adèle Schopenhauer, in Tagebuch einer Einsamen, XV).

@(Floflo) ‘Masturbons le VIEILLARD jusqu’au plus profond de ses couilles’ – ‘Bien écrire, (épicétou)’ ;

@ On va pas s’mentir !

@ Et de la mort subite pour une mise en bière (?)

@ Quant aux 2 deuches à Poplex-ine ?

@ Et la tante Hurlurette au Plumard ?

@ Ravel et Berg (Stein)… conçus sans déchets ???

Bàv, bonjour à tous.tes, [3.7.20 @ 9.26]

Bloom dit: à

DHH, intéressant ce que vous dites sur la traduction du prénom en Do. En général, on conseille aux étudiants de ne jamais traduire les prénoms (William ne devient pas Guillaume), ni à fortiori les noms, surtout que, dans le roman d’expression anglaise, ils ont souvent valeur allégorique (le nom Consul du Volcan, Firmin est l’anagramme de « infirm »(e)). Le paradigme est fixé très tôt, avec le Christian (=chrétien) du Voyage du pélerin (The Pilgrim’s Progress) de Bunyan au 17e,allégorie religieuse passionnante parfois considérée comme le premier roman en anglais. La recherche d’une équivalence ‘efficace’ lorsque le prénom est source de sens autre que symbolique est effectivement un sacré défi pour le/a traducteur/trice.
Le lecteur français de 1984 comprend-il d’emblée que Winston Smith est la combinaison du prénom churchillien (résistance) et du nom de l’homme de la rue(Smith = Dupont/d)? Y gagnerait-on à l’appeler Charles Dupont/d? Pas sûr.Dernier recours, la NdT en bas de page & pas en fin de roman, pour des raisons de continuité de lecture.
La dernière des émissions de l’Histoire de la Grande Bretagne de la BBC sous la direction de Sir Simon Schama & consacrée au 20e siècle s’intitule The Two Winstons…C’est dire l’importance culturelle prise par Orwell, dont on se moquait fort en l’année 1984, décennie de l’arrogance thatchero-reaganienne, prélude au fukuyamisme débridé des années 90.
O tempo, o mauresque

Marie Sasseur dit: à

Soleil vert, cette nouvelle trad’ de « 1984 » d’Orwell par Josée Kamoun, n’est pas que
« Le néoparler a remplacé la novlangue sans compter le fameux Guerre est paix au lieu de La guerre c’est la paix »
Cet article que je vous conseille de lire en entier dit bien la nécessité qu’il y avait de reprendre la – seule ? – traduction française disponible.

http://www.slate.fr/story/191001/traductrices-1984-orwell-metier-traduction-josee-kamoun-amelie-audiberti

Marie Sasseur dit: à

« Le vouvoiement biblique »
Dr courtaud, toujours à genou devant m’sieur le curé .

Marie Sasseur dit: à

Vendredi 3 juillet 2020, 6h17

Marie Sasseur dit: à

# »Paul Edel dégommant le gommeux Delaporte »

En l’occurence, ce révisionnisme bloguesque ne passera par moi.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*