de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
« On n’entend que le montagnard du Kremlin/ L’assassin et le mangeur d’hommes »

« On n’entend que le montagnard du Kremlin/ L’assassin et le mangeur d’hommes »

Mandelstam, on connaît. Il suffit d’avoir un jour effleuré son oeuvre, fût-ce en traduction, pour en être marqué à jamais. Si en plus on a lu sa biographie par Ralph Dutli, on connaît mieux. Et mieux encore si l’on a conservé en mémoire Le Bruit du temps, recueil d’esquisses autobiographiques qui dit la puissance et la fragilité de sa parole poétique au plus profond de ses cinq années de mutisme poétique. Ou la formule de Marina Tsvetaeva (ici sa traduction du Crépuscule de la liberté), laquelle s’interrogeait : comment un grand poète peut-il être un homme petit ? Elle accablait le prosateur pour mieux sauver le poète, homme de ruptures, davantage épris de pouvoir que de grandeur, proche de Pasternak et d’Akhmatova.

Mais quand on sait tout cela, qu’on a fouillé sa vie et son œuvre, on découvre avec étonnement que quelqu’un a osé y ajouter un codicille : Les derniers jours de Mandelstam (128 pages, 14 euros, Mercure de France) de Vénus Khoury-Ghata. C’eût été d’un essayiste ou d’un historien, on ne s’y serait peut-être pas arrêté, atterré à l’idée de se colleter à une médiocre tentative d’exofiction. Mais d’une poètesse, on se laisse gagner par la curiosité. Non parce qu’il faut nécessairement être du bâtiment pour parler d’un poète mais parce qu’on guette, on espère un autre regard sur le déjà lu, quelque chose comme une lueur propre à éclairer les ténèbres d’un condamné.

 Nous sommes en 1938 dans un camp près de Vladivostok. Ossip Mandelstam, 47 ans, se meurt dans sa cellule, condamné par Staline pour un poème qui a osé dénoncer le petit père des peuples en « assassin et mangeur d’hommes », l’un des deux vers de la première version du poème (Nadejda Mandelstam l’a révélé dans Contre tout espoir). Pourquoi avait-t-il pris le risque d’être dénoncé, arrêté, torturé, emprisonné et enfin déporté à mort en lisant devant son petit cercle d’amis réuni un soir de 1934 son fameux épigramme de seize lignes contre Staline ?

« Nous vivons sourds à la terre sous nos pieds/ A dix pas personne ne discerne nos paroles.
On entend seulement le montagnard du Kremlin,/ Le bourreau et l’assassin de moujiks.
 Ses doigts sont gras comme des vers,/ Des mots de plomb tombent de ses lèvres.
 Sa moustache de cafard nargue,/ Et la peau de ses bottes luit.
 Autour, une cohue de chefs aux cous de poulet,/ Les sous-hommes zélés dont il joue.
 Ils hennissent, miaulent, gémissent,/ Lui seul tempête et désigne. 
Comme des fers à cheval, il forge ses décrets,/ Qu’il jette à la tête, à l’oeil, à l’aine.
 Chaque mise à mort est une fête,/ Et vaste est l’appétit de l’Ossète. » »

Le poète connaissait le dictateur en qui il voyait un monstre fascinant. Ces lignes l’envoyèrent à la mort. Il en savait les conséquences. Alors pourquoi ? Robert Littell avait répondu il y a quelques années dans L’hirondelle avant l’orage (Baker Street éditions) : le courage mêlé d’inconscience, l’idéalisme et la conviction intangible que la vocation d’un poète est de dire la vérité. Le poète, c’est celui qui dit la vérité, celui qui fait exploser un poème à la barbe d’un dictateur en hurlant que le roi est nu. Du fond de sa nuit, effrayé par l’ombre de son ombre, désespéré, halluciné et guetté par le suicide, Mandelstam avait lâché in fine une ode à Staline de sinistre mémoire dans le fol espoir d’en sortir enfin.

Mais la force du livre de Vénus Khoury-Ghata, écho assourdi de ses derniers jours, est de faire défiler les grands moments de la vie du poète russe à l’instant de sa mort avec une grande économie dans le lexique et les effets. Des lieux, des événements, des figures d’êtres chers. Tout est puisé aux meilleures sources, jusqu’aux plus inattendues, tel le témoignage du poète Joseph Brodsky. Les poèmes de Mandelstam courent tout le long du récit mais juste quelques vers, comme un simple rappel de son grain de voix

Pas de pathos, ce serait insupportable, surtout dans un contexte aussi tragique. Rien de trop. Le plus souvent, le détail l’emporte. Ici un fossoyeur finit par jeter son tyran d’employeur dans la fosse au motif qu’il le forçait à goûter la terre avant chaque inhumation. Ailleurs un déporté croit devenir fou lorsqu’il se rend compte qu’il a oublié jusqu’au nom de son village. Tous sont rongés par la faim jusqu’à la voir en spectre, la nuit. Où l’on voit le peu d’humain qui demeure en l’homme décliner, se dégrader, s’avilir. Sale époque où l’on devait dénoncer son père et sa mère dans l’espoir de rester en vie.

« Les murs se resserraient autour de Mandelstam comme pour l’expulser (…) La mort soufflait son haleine froide sur sa nuque (…) Mandelstam est réveillé par le rire houleux de Staline (…) Staline n’a pas besoin de couper les têtes, elles tombent d’elles-mêmes, dit Mandelstam (…) Ses mots alignés ne constituaient pas une armée (…)

Le voilà obsédé par le souvenir de Marina Tsvetaïeva, sa voix et ses gestes ; nous aussi à sa suite. C’est d’une sobriété spectaculaire. Rythme, cadence, scansion : la prose poétique à son meilleur, et Dieu sait si l’expression a été galvaudée. On est bouleversé car en poétisant le réel, Vénus Khoury-Ghata donne à entendre des voix et les fait résonner en un chant profond. En donnant à voir l’invisible dans une saisissante démarche empathique, elle accorde des circonstances atténuantes à l’homme Mandelstam agonisant sur son châlit. De ce peu de mots jaillit un supplément d’âme.

(« Ossip Mandelstam, derniers temps » photo D.R.)

 

 

 

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Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Poésie.

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commentaires

487 Réponses pour « On n’entend que le montagnard du Kremlin/ L’assassin et le mangeur d’hommes »

la fille à la voilette dit: 14 septembre 2016 à 20 h 14 min

@J j-j 11h15 . Bon rectificatif ; mais; l’amer Michel est le fils de Robert, l’hôpital Robert Debré; et Robert est le grand-père des 2 jumeaux, Bernard et J-Louis, (et François, vs avez vu ses oeuvres?)Bernard n’est pas gynécologue, et Jean-Louis ne peut pas être nigaux ; la nigaude, tout le monde connaît ! SOI-dit en passant ( n’est-ce pas, D ) Maintenant que la messe soit dite. Bon dîner.

JC..... dit: 14 septembre 2016 à 13 h 26 min

Je me souviens comme dans un rêve avoir sauté une syndicaliste politicienne prénommée Arlette L. une fille mignonne, mais radicalisée collectiviste. Une seule fois : juste pour l’expérience politique…

Je résume :

– Arlette ! tu ne peux pas te taire 5 minutes et te consacrer à cette succion de l’Internationale Socialiste, au lieu de me réciter ton catéchisme communiste, courant trotzkyste, en parlant la bouche pleine ?!

– Sale capitaliste, tu ne me feras pas taire car ma gorge est celle de la république, ma voix celle des travailleurs et des travailleuses, ma bouche celle du peuple !

– Arlette ! Tais toi, et suce …

– Mmmmh ! Grrmmmh !…

la vie dans les bois dit: 14 septembre 2016 à 12 h 54 min

( guigui, s’cuse-moi, un p’tit mot en ce jour de croix glorieuse, en te donnant des petites nouvelles littéraires hier, du front de l’Est littéraire parisien, je ne pensais pas du tout lancer à tes trousses benêtrice. Mais tu connais l’adage: la pitbull aboie et la caravane de la RDL s’en va, YOLO.
Console toi aussi, le parti vert-brun ne fera pas un meilleur score insignifiant que le parti de feue Arlette.)

D. dit: 14 septembre 2016 à 11 h 55 min

Bérénice, jetez un œil sur le post de JC á 7h 44, il ne fait que décrire la réalité.
S’il faut hiérarchiser les risques et y faire correspondre des moyens adéquats pour les maîtriser, le gaz de schiste (je suis contre, soit-dit en passant), je m’en bats les cacahuètes, si vous voulez bien me pardonner cette expression imagée.

Janssen J-J dit: 14 septembre 2016 à 11 h 42 min

@Fin de la gîte. Allure rapide. Voiles déployées. Vitesse de croisière. Nul besoin de tirer des bords pour remonter au vent.

Nous sommes tous peu ou prou très souvent dans le pot au noir à nous ronger les sangs sur ce qu’il va nous advenir. Mais je prédis qu’en dépit de nos probables rechutes à venir dans des gîtes contrariantes, les alizés dominants nous seront longtemps favorables pour nous pousser à bon port dans l’ensemble.

Janssen J-J dit: 14 septembre 2016 à 11 h 34 min

7.29 Bloom, En effet, ils ont évité le ridicule de justesse…

Il ne faut pas dire des choses comme celles-là, Passoul, quand on voit la sélection du jury Goncourt de cet automne, je vous le dis tout net, en dépit de mon estime pour votre peine.

Janssen J-J dit: 14 septembre 2016 à 11 h 15 min

@10.37 taillée sur mesure par Robert Debré pour le général de Gaulle.

On dira plutôt par « Michel », car le fiston Robert n’était pas encore de taille à couper les cordons d’ombilic à l’époque avec des lames de 16 mm. Le gynéco s’est bien rattrapé depuis, vous me direz, Jibé, en politique. Quant à son jumeau, dont on a dit longtemps qu’il était un peu nigaux ou niaiseux, il a pas trop démérité au conseil constit, si on compare son action à celle de R. Dumas… Et depuis qu’il a été remplacé par Fafa, qu’est-ce qu’il lui a mis à Sarko dans ses derniers mémoires, houlà-là !

JC..... dit: 14 septembre 2016 à 10 h 45 min

Nous sommes d’accord Jibé !

Le Président en France est un monarque tout puissant … s’il en a le besoin, l’envie, le désir, et s’il a l’essentiel : la burne courageuse.

Jibé dit: 14 septembre 2016 à 10 h 37 min

Il y a surtout l’article 16 de la Constitution française, taillée sur mesure par Robert Debré pour le général de Gaulle, en vue de régler le problème algérien, JC. Toujours en vigueur. Il permet de donner les pleins pouvoirs au président de la République en cas de crise.

JC..... dit: 14 septembre 2016 à 10 h 05 min

Pas d’accord, Chaloux !

Le régime constitutionnel français est totalement présidentiel, le Président disposera toujours de la majorité législative, et du 49.3 pour régner en monarque solitaire…

bouguereau dit: 14 septembre 2016 à 9 h 18 min

Pourquoi la révocation de l’Edit de Nantes par Louis XIV n’occupe pas une place majeure dans la mémoire collective

la date de la révocation de l’édit de nantes a longtemps figuré dans les 10 dates de notre histoire que devait connaitre un ptit françois au sortir du primaire..article spécieux qui ne parle pas du -prêche- que faisait le hussard de la république a cette occasion..occasion parfaitment bien trouvée dailleurs

Chaloux dit: 14 septembre 2016 à 8 h 56 min

JC : On nous promet pour 2017 la Vioque de l’Identité Heureuse, et tout le monde s’en fout !

JC, le véritable enjeu ce seront les législatives (et éventuellement le cinquième tour que voit arriver Kahn au bout de deux ans).

Bloom dit: 14 septembre 2016 à 8 h 55 min

The Schooldays of Jesus, a sequel to The Childhood of Jesus.

Passou, il semblerait de JM Coetzee ait une prédilection pour les sagas proches du Bildungsroman: après ses 3 volumes d’autobiographie romancée (Boyhood, Youth, Summertine), de loin ses meilleurs écrits depuis son émigration en Australie, c’est le tour de la biographie romancée de l’arrivée d’un jeune migrant dans un pays étranger, de son intégration. Une parabole de saison, une des seules dont s’est saisie la grande littérature contemporaine…

bérénice dit: 14 septembre 2016 à 8 h 44 min

Je préfère en rester à guigui, si cela ne t’embête pas, toi qui changes de pseudo chaque jour que le calendrier fait, et puis aujourd’hui, c’est la St Aimé, avoue que ce serait mal venu, pour une copine d’Arlette, la banquière du crédit lyonnais, que tu dois tant admirer. Travailleuse comme tu es.

Bien qu’il elle prend de temps à autre ses distances avec les évangiles, laurent, théo ne figurant pas dans le rang des douze apôtres il y a fort à parier qu’avec son petit ego jaloux de ses prérogatives et de son droit de veto limité, daniel réapparaisse pour explorer d’autres pseudos de son faisceau puissant et perspicace. Personnellement je lui conseillerais bien un stage sur shutter island pour remplacer Di Caprio.

bérénice dit: 14 septembre 2016 à 8 h 23 min

Pas moi en tous cas.

D, vos petits enfants évolueront dans un monde élagué de sa beauté mais comme ils n’auront pas connu d’autre cadre de vie et que leur sera servi comme dans soleil vert à grand renfort d’images numérisées un monde aboli à jamais englouti, ils s’adapteront à l’artifice et s’en satisferont. Quand je vois toutes ces pubs vantant le bénéfice de ces prothèses visuelles futuristes , j’en conclus que la préparation à cette supercherie est déjà en route.

bérénice dit: 14 septembre 2016 à 8 h 13 min

LDVB 22h28 J’attends qu’Arte le diffuse, l’ai malheureusement loupé à sa sortie, un chef d’oeuvre à ce qu’il parait.

bérénice dit: 14 septembre 2016 à 8 h 03 min

Rose 21h37 je n’en parlais pas, LDVB aime à rapporter ce qui lui semble important. Le vote écologiste risque fort d’être ultra-minoritaire alors qu’avec d’autres enjeux la préoccupation touchant à la préservation de l’environnement et son respect devrait occuper un rang identique, on pourra toujours construire des sites industriels, les moderniser, les adapter à la demande alors que la nature et ses occupants n’auront jamais cette capacité d’adaptation, nous sommes des bulldozers et avançons sans rien changer à nos habitudes salissantes si cela ne génère pas un profit immédiat et en argent alors que de plus il y aurait tout un secteur industriel à développer en matière d’écologie. L’hypocrisie est totale, Paris a servi de vitrine aux émirats pour la Cop21 , chacun s’enorgueillissant de cette mise en lumière puis c’est comme au théâtre, le spectacle est terminé, les rideaux retombent sur la scène dont rien dans l’immédiat ne se fait sentir en termes décisionnels. Droite/ Gauche sur ce point sont à égalité, c’est consternant mais effectivement aucun clivage .

JC..... dit: 14 septembre 2016 à 7 h 58 min

En URSS, il y avait le Montagnard du Kremlin et des opposants qui en mourraient, nous avons la Taupe de l’Elysée et des combattants de l’égo à gauche et à droite …

On nous promet pour 2017 la Vioque de l’Identité Heureuse, et tout le monde s’en fout !

Tout va bien.

JC..... dit: 14 septembre 2016 à 7 h 44 min

DERADICALISATION A LA FRANCAISE

« Alors qu’un centre pionnier ouvre en Indre-et-Loire, 11.811 cas ont été signalés. Soit 70 % de plus en sept mois. Face à la montée de l’islamisme radical, l’État avance ‘à marche forcée’ dans son plan de déradicalisation : repli identitaire, apologie du terrorisme, hostilité aux institutions, spectre des inévitables retours au bercail de combattants français engagés sous la bannière de Daech »

Le Centre de prévention et d’insertion par la citoyenneté (CPIC), site expérimental d’une trentaine de places, s’apprête à accueillir en chambre individuelle ses premiers volontaires, âgés de 18 à 31 ans, garçons et filles mélangés. »

France : 11.811 radicalisés + les retours de Syrie = 30 chambres individuelles…. Vive la France pragmatique, efficace, compétente qui déradicalise à la française, c’est à dire ‘à marche forcée’ !

Passou dit: 14 septembre 2016 à 7 h 29 min

Bloom, En effet, ils ont évité le ridicule de justesse…

Nobel Prize-winning author JM Coetzee was the first author to win the Booker Prize twice but he failed to make this year’s Man Booker Prize short-list for his novel The Schooldays of Jesus, a sequel to The Childhood of Jesus.

76-year-old Coetzee won the 1983 Booker Prize with Life & Times of Michael K and he also won with Disgrace in 1999. In 2009, he was short-listed for the Man Booker for his novel, Summertime.

Bloom dit: 14 septembre 2016 à 6 h 25 min

Man Booker Prize, sélection finale.

Paul Beatty (US) – The Sellout (Oneworld)
Deborah Levy (UK) – Hot Milk (Hamish Hamilton)
Graeme Macrae Burnet (UK) – His Bloody Project (Contraband)
Ottessa Moshfegh (US) – Eileen (Jonathan Cape)
David Szalay (Canada-UK) – All That Man Is (Jonathan Cape)
Madeleine Thien (Canada) – Do Not Say We Have Nothing (Granta Books)

Pas un seul auteur « connu ». Bon signe.

JC..... dit: 14 septembre 2016 à 5 h 35 min

« …/…avaient un idéal de société haut accroché. Une manière d’envisager la vie comme le familistère de Guise, où la vie quotidienne allait vers le progrès de chacun. » (rose)

Misère ! Comment peut on ériger en idéal autre que péripétie historique aliénante, le concept de « familistère » : sorte de camp de concentration soft !!!

Giovanni Sant'Angelo dit: 13 septembre 2016 à 23 h 49 min


…trop occupé de la journée à rien foutre,!…

…ai relevé, le pastel à Degas, voyeurisme au style ou genre à se rincer l’œil made of Napoléon III,!…

…une autre forme de soupçon incongru commercial,!…
…vous voulez et pouvez installer, votre site d’achat et vente gratuit sur le net,!…
…Oui,!…
…que déjà,!…le site gratuit  » affiche « , le spectre de la T.V.A.,!…alors que la maison mère du site gratuit, néglige et est en confrontation avec les instances européennes de la T.V.A.,…
…des fois qu’avec ses sites gratuit en lignes, la maison-mère, vas faire porter son déficit, sur des simples gadgets à s’échanger entre citoyens,!…
…autant prendre le T.G.V., et une camionnette pour amasser les objets de notre convoitise,!…
…les services au Net,!…de la pub d’état à se faire son chiffre, à additionné aux profits sur Airbus,!…
…état trop mesquin, la priorité à rien foutre,!…ainsi)soit’il,!…
…rien à foutre et pensionné, a cherché du boulot, encore de nouveau,!…
…portier d’hôtel,!…une piste,!…Ah,!Ah,!…Taxi,!…Bip,!Bip,!…

christiane dit: 13 septembre 2016 à 23 h 37 min

 » Ou alors le sable on essaie de le revendre aux Syrtes… »
Une rose des sables dans la caravane des commentaires…

rose dit: 13 septembre 2016 à 22 h 45 min

In fine, et puis extinction des feux, ai noté deux choses : de la haine virulente au ressentiment, il.y a aussi grande différence qu’entre un près serré et vent arrière sous spi.
Fin de la gîte. Allure rapide. Voiles déployées. Vitesse de croisière. Nul besoin de tirer des bords pour remonter au vent.
Ai lu également votre capacité à ne pas générer les conflits, à les stopper, à ne pas les faire perdurer, à vouer estime et tendresse bourrue à vos coreligionnaires.
Admire votre capacité d’évolution.

Sergio dit: 13 septembre 2016 à 22 h 42 min

Chaloux dit: 13 septembre 2016 à 19 h 51 min
le sable envahit la baie de Somme

Non mais si faut creuser on va creuser, hein ! Y a pas à tortiller… Ca fera un grand travaux ! Ou alors le sable on essaie de le revendre aux Syrtes…

rose dit: 13 septembre 2016 à 22 h 37 min

Néanmoins berguenzinc tape sur le clou (vous avez des pines -épines, rose (c’est bien la raison pour laquelle on découvre l’Amerys queue 1966)) et vous l’enfoncez ce même clou ce jour. Alors que les clous sont faits pour être arrachés et les gonds dégondés.

rose dit: 13 septembre 2016 à 22 h 29 min

Je constate également votre capacité à rester en retrait, à ne pas vous mettre en avant, à maintenir une relation égalitaire entre vos camarades et vous même. Sans prise autocratique du pouvoir.

rose dit: 13 septembre 2016 à 22 h 26 min

Cela ne m’empêche pas d’avoir une très haute idée de vous : je remarque avec admiration combien vous êtes capable de donner à autrui plus de parole qu’à vous même
parole parolé parole

rose dit: 13 septembre 2016 à 22 h 24 min

Quant à l’écologie les dernières actions entreprises
que vont devenir les champs d’éoliennes lors de leur remisage ?
Que deviennent les kilomètres carrés de plastique destinés aux plantations de melons courgettes courges etc. ?
Les panneaux solaires installés sont prévus pour 20 ans. Lors de la cessation d’activité il est dit que tout le matériel restera sur place. Il.n’est pas prévu ni de réemploi ni de stockage ni d’élimination des matériaux inusités.

rose dit: 13 septembre 2016 à 22 h 18 min

Ce qui est dit, ce n’est pas dit contre quelqu’un ; c’est dit parce qu’on le pense pour des positions qui vous appartiennent.
Cela n’est pas une négation de l’autre dans ce qu’il est.
Les communistes de mon entourage proche, décédés les deux, étaient deux hommes qui avaient un idéal de société haut accroché.
Une manière d’envisager la vie comme le familistère de Guise, où la vie quotidienne allait vers le progrès de chacun.

Je revendique pour ma part d’apprécier Christiane Taubira en tant que femme politique dont j’admire le franc parler sans que cela crée une dissension entre vous et moi.

Jean Langoncet dit: 13 septembre 2016 à 22 h 01 min

Chaloux dit: 13 septembre 2016 à 21 h 54 min
Je ne sais pas si quelqu’un regarde l’émission d’Élise Lucet sur la charcuterie, mais c’est édifiant. Cancer du poumon interdit, cancer de l’intestin garanti.

Cinglant et pertinent commentaire, as usual. Et celui de la prostate, il touche les pisseux de quel sexe ?

Chaloux dit: 13 septembre 2016 à 21 h 54 min

Je ne sais pas si quelqu’un regarde l’émission d’Élise Lucet sur la charcuterie, mais c’est édifiant. Cancer du poumon interdit, cancer de l’intestin garanti.

rose dit: 13 septembre 2016 à 21 h 48 min

> bérénice
en ce qui concerne l’écologie nous sommes à des années lumière de retard face aux pays scandinaves.
Ce parti reste mineur avec peu de pouvoir décisionnaire. Sert à renflouer les partis de gauche ou de droite et à les aider à remporter les élections en donnant leurs voix.
Aucune évolution à long terme n’est prise en amont des problèmes à venir :
d’économie d’énergie.
De rendu de leurs ressources énergétiques aux pays en voie de développement en cessant de les annexer à notre entier bénéfice.
D’évolution dans nos modes de consommation en vue de préparer la vie des générations futures.

Nous fonctionnons sur un court terme alors que l’écologie s’envisage à long terme.

Notre pays a quarante ans de retard.
Ce ne sont pas les petites mesurettes style vélos en ville et compost à la campagne qui marqueront une évolution des fonctionnements durable.

D. dit: 13 septembre 2016 à 21 h 39 min

Si vous croyez qu’en état de guerre et d’urgence, je vais orienter mon vote sur le gaz de schiste, vous vous mettez le doigt dans l’oeil et le balai dans le cil jusqu’au bout du manche.

rose dit: 13 septembre 2016 à 21 h 37 min

Salamé se fait des noeuds.

> bérénice
séparer radicalement le comportement sexuel machiste/harceler de Baupin de son groupe d’appartenance (ceci à mes simples yeux)écologiste.

D. dit: 13 septembre 2016 à 21 h 35 min

le sable envahit la baie de Somme : pas de solution.

oui mais enfin, Chaloux, la baie de Somme ce n’est pas grand chose. Qui en France se soucie en ce moment de la baie de Somme, je vous le demande ? Pas moi en tous cas.

la vie dans les bois dit: 13 septembre 2016 à 21 h 24 min

Phil vous voulez dire que les films d’Eisenstein c’est un peu la même bobine que celle de Bunuel filmant les Hurdes ?

la vie dans les bois dit: 13 septembre 2016 à 21 h 17 min

Phil, je n’ai pas trop vu, enfin je pense aucun, des film de propagande stalinienne de Serguei Eisenstein.

la vie dans les bois dit: 13 septembre 2016 à 21 h 06 min

les verts qui s’immiscent dans l’actualité. C’est pas propre propre, non plus chez les vert-brun.

« Début juin, trois responsables écologistes, la députée Isabelle Attard, l’adjointe au maire du Mans Elen Debost et la secrétaire nationale adjointe d’Europe Écologie-les Verts Sandrine Rousseau, portaient plainte pour harcèlement sexuel ou agression sexuelle.  »

http://www.liberation.fr/france/2016/09/13/affaire-baupin-un-quatorzieme-temoignage-et-une-nouvelle-plainte_1495414

bérénice dit: 13 septembre 2016 à 20 h 58 min

L’exploitation du gaz de schiste revient l’an prochain

NS a changé d’avis et serait pro-prospection, qu’en disent les autres de la droite? Juppé, Fillon, Lepen, se sont-ils prononcés sur ce point?

la vie dans les bois dit: 13 septembre 2016 à 20 h 58 min

Phil, vous êtes certainement dans le vrai à propos des admirateurs franco-français, pour ces russes rouges, descendants des « criminels économiques » qui ont réussi à tirer profit de l’étendue de l’empire, et de la dissémination géographique, des moyens de production staliniens, pour se les approprier, lors de sa chute.
Mais ça, l’admiration, vaguement c’est le côté « intellectuel »; ça doit leur remonter aux tripes, comme javert, en extase.

Chaloux dit: 13 septembre 2016 à 20 h 57 min

Je viens d’entendre la distinguée Léa Salamé se demander gravement si Sarkozy pouvait « retrouver « les faveurs des français ». Euh… Pourquoi pas plutôt « la faveur »? Rigolote Salamé.

Chaloux dit: 13 septembre 2016 à 20 h 48 min

Bérénice, je ne peux pas vous expliquer pourquoi un état européen n’a pas le droit de faire en sorte de sauver un site industriel, alors que cette possibilité devrait être pesée pour chaque entreprise, suivant la santé économique des états, et pourquoi dans le même temps on peut autoriser une entreprise à dé.gueu.ler dans la mer, et ruiner les éco-systèmes etc… Ce n’est que le début. L’exploitation du gaz de schiste revient l’an prochain avec les catastrophes écologiques que cela suppose.

Phil dit: 13 septembre 2016 à 20 h 48 min

Lavie, Camus ayant des soucis de crémaster, son hommage aux jeunes Russes est moins vibrant que celui de Fernandez, fils du brillant Ramon, au cours de son dernier voyage transsibérien.
JJJ, drôle d’hommage itératif

bérénice dit: 13 septembre 2016 à 20 h 36 min

Chaloux lu l’article du monde concernant Lanion, et pourquoi n’existe-t-il rien qui fasse que les enjeux industriels quand ils concernent l’écologie ne bénéficient pas de l’avis du ministère concerné , vu aussi que l’autorisation de larguer les boues rouges était de nouveau d’actualité. Comme beaucoup d’activités industrielles génèrent des nuisances, si l’on voulait être cohérent après la Cop 21 qui fut la fierté d’un gouvernement il faudrait sérieusement articuler les décisions et que les dossiers fassent l’objet d’études pluri-ministérielles ou faut-il accepter que l’écologie soit un ministère d’opérette et n’ait aucun poids dans la prise de décision? Il est vrai que dans un souci électoraliste les écolo ne représentent qu’un enjeu mineur et les autres partis n’en font pas une priorité non plus.

la vie dans les bois dit: 13 septembre 2016 à 20 h 25 min

guigui, j’espère que tu as fini le rplay.
Quelle journée didon, à la rdl, le politburo n’a pas chômé. La tchéka représentée assez vairement par javert.

Je préfère en rester à guigui, si cela ne t’embête pas, toi qui changes de pseudo chaque jour que le calendrier fait, et puis aujourd’hui, c’est la St Aimé, avoue que ce serait mal venu, pour une copine d’Arlette, la banquière du crédit lyonnais, que tu dois tant admirer. Travailleuse comme tu es.

Je voulais te redonner un peu de ma lecture, par sauts et gambades, de ce petit livre, tjrs le même, cette autobiographie de Gavin Bowd, parce ‘on est toujours sur un sujet coco rouge.
Figure-toi qu’il dresse un portrait en Lord Byron, tout à fait inattendu du fils de Camus, Abert Camus, dans une descente dans la cave d’un bistrot Bastille drôlement fréquenté, « Les portes ».
Mais ce n’est pas de cela dont je voulais te causer. Pas plus d’ailleurs de son constat, assez réaliste, qui montre que beaucoup de ces anciens de la France Rouge, ont après les dérives mittérandistes, clairement pris la voie du nationalisme identitaire bourgeois. Certains en prenant leur carte au FN, ou en créant un mouvement radicalisé, comme Camus. Renaud Camus qui, lui, jalouse les nouveaux jeunes russes rouges aux bourses pleines, comme dit Phil.

Non, non, je voulais revenir à qqchose de plus pédagogique. Puisque toutes ces dictatures communistes du XX perdurent encore dans certains pays au XXIème siècle, viennent quand même de l’Est.

Tu as des infos sur l’origine du bolchevisme/socialisme autre que wiki ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bolcheviks

Janssen J-J dit: 13 septembre 2016 à 20 h 02 min

‘Un Destin’… d’un citoyen français d’origine allemande et de confession protestante que Hitler fit juif, peut être résumé par ces deux fragments itératifs conclus par un absolu sentiment de liberté existentielle :
« Je ne comprends toujours pas ce qui me fait être ce que je suis pas ». « J’étais donc ce que je n’étais pas et n’étais pas ce que j’étais ».
« Il me restait l’absolu, l’irréductible certitude d’être par là même au somment du sentiment de l’existence ».
Voilà ce qu’il m’a été donné de comprendre et vibrer à la lecture de l’un de nos aînés de 88 ans. Je le vénère, ce G.A.G, pour nous avoir traduit Kafka remonté du tréfonds de ses propres tripes.

Chaloux dit: 13 septembre 2016 à 19 h 51 min

Macron et le sable. A Lannion son autorisation est une catastrophe écologique. Pendant ce temps, le sable envahit la baie de Somme : pas de solution.
Bravo.

Delaporte dit: 13 septembre 2016 à 19 h 48 min

Macron qui rencontre le dalaï lama, c’est comme les collecteurs d’impôts qui vont vers Jésus, dans les Evangiles, pour se faire pardonner leur malhonnêteté…

Chaloux dit: 13 septembre 2016 à 19 h 45 min

Avec ses petits amis en uniforme, lors de leurs « sorties » en forêt, boumou ne se plaint jamais : elles ne le piquent pas, elle ne le gènent pas. Elle est bonne fille, la boumou, « detendue du trou d’balle ». »ça passe bien », qu’elle sussure.

Pas l’jour d’aller aux champignons…

bouguereau dit: 13 septembre 2016 à 19 h 40 min

(entre nous, je m’en astique la tige de jade !…)

fais pas ton diogéne dans son tonneau havec balcon..c’est un art seulabre

bouguereau dit: 13 septembre 2016 à 19 h 38 min

Je ne peins pas l’être, le peins le passage. Comme Mandelstam…

mandèlechtame y stient au pinceau et abraham pue la chève..prophète de mes 2

bouguereau dit: 13 septembre 2016 à 19 h 36 min

Je me demande comment on peut être dupe une seconde de ce que ce type raconte. » (Chaloux)

t’es dur de la feuille jicé

bouguereau dit: 13 septembre 2016 à 19 h 35 min

Erratum « Elle me pique, elle me gène »

detends toi du trou balle mon larhbin..ça va bien spasser qu’elle te sussures

Chaloux dit: 13 septembre 2016 à 19 h 31 min

Moi aussi JC, d’ailleurs je ne sais même pas pourquoi j’ai parlé de ce grand homme, qui a été recalé à Normale Sup’, n’a pas été l’assistant de Ricoeur, n’a pas fait de thèse avec Etienne Balibar (du moins celui-ci n’en a-t-il aucun souvenir), mais qui, dit-on (encore un « on », cela devient fâcheux) « laissait dire » tout cela. On voit la dimension du personnage. « Laisse-t-il dire » son programme? Il parait que les barbiers l’ont « coupé » aujourd’hui au salon du garçon coiffeur où est pourtant sa place. Elle me pique, elle gène, souhaitons pour lui que ce ne soit pas prémonitoire.

Janssen J-J dit: 13 septembre 2016 à 19 h 17 min

« Mais par ce que selon le sage Salomon, Sapience n’entre point en ame malivole, & science sans conscience n’est que ruyne de l’ame. Il te convient servir, aymer, & craindre dieu & en luy mettre toutes tes pensées, & tout ton espoir : et par foy formée de charité estre à luy adioinct, en sorte que iamais n’en soys desemparé par peché, ayes suspectz les abuz du monde & ne metz point ton cueur à vanité : car ceste vie est transitoire : mais la parolle de Dieu demeure eternelle »
T’es pas là pour passer le temps, Pantagru, mais bien pour apprendre du savoir des autres. Cette branloire pérenne s’inscrit sur le fond de ta vie transitoire, oublie pas.

JC..... dit: 13 septembre 2016 à 19 h 14 min

« JC…/…Je me demande comment on peut être dupe une seconde de ce que ce type raconte. » (Chaloux)

Lorsqu’on a été dupé pendant des années par tout le personnel politique VIEUX, on peut imaginer qu’un JEUNE… ça change !

(entre nous, je m’en astique la tige de jade !…)

bérénice dit: 13 septembre 2016 à 18 h 35 min

Jean si seules vos conditions de survie en dépendaient ils ne dépenseraient pas 1 cent de plus pour obtenir votre génuflexion, qui que vous soyez il faudrait vous estimer heureux de sauver votre tête, vous pourriez ensuite dans le secret de votre libre arbitre la remplir de ce que vous trouveriez non censuré ou vivre de votre souvenir d’une culture périmée, tourner les pages fictives de vos bibles personnelles mais ce serait tout de même bien que vous puissiez continuer de pouvoir bénéficier de la librairie occidentale sans mein kampf bien entendu.

Chaloux dit: 13 septembre 2016 à 18 h 20 min

Du courrier pour bouguereau.

« C’est le printemps viens-t’en Pâquette Te promener au bois joli Les poules dans la cour caquètent L’aube au ciel fait de roses plis L’amour chemine à ta conquête.
A. »

berguenzinc dit: 13 septembre 2016 à 18 h 10 min

13 Septembre 1592, Mort de Montaigne.Le vair ,le seul.

un petit texte sur le monde branlant et incertain
 » « Les autres forment l’homme ; je le recite et en represente un particulier bien mal formé, et lequel, si j’avoy à façonner de nouveau, je ferois vrayement bien autre qu’il n’est. Mes-huy c’est fait. Or les traits de ma peinture ne fourvoyent point, quoy qu’ils se changent et diversifient. Le monde n’est qu’une branloire perenne. Toutes choses y branlent sans cesse : la terre, les rochers du Caucase, les pyramides d’Ægypte, et du branle public et du leur. La constance mesme n’est autre chose qu’un branle plus languissant. Je ne puis asseurer mon object. Il va trouble et chancelant, d’une yvresse naturelle. Je le prens en ce point, comme il est, en l’instant que je m’amuse à luy. Je ne peins pas l’estre. Je peins le passage »

(Essais III, 2 « Du repentir »)

Je ne peins pas l’être, le peins le passage. Comme Mandelstam…

bouguereau dit: 13 septembre 2016 à 18 h 02 min

@14.41 « sur la RDC d’annelise »
c’est quoi c’te bête là, please ?

raie du cul..brique ton neurone miroir jjj..elle veut svoir d’dans

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