de Pierre Assouline

en savoir plus

La République Des Livres par Pierre Assouline
François Cheng : « Notre vraie vie, c’est l’itinéraire de notre âme »

François Cheng : « Notre vraie vie, c’est l’itinéraire de notre âme »

Poète et académicien français d’origine chinoise, il se considère comme « un rescapé de 88 ans ». Il se taille un grand succès de librairie avec une méditation au titre aussi simple qu’écrasant : De l’âme (162 pages, 14 euros, Albin Michel). Après des réflexions sur la beauté et d’autres sur la mort, on ne s’étonne pas qu’un esprit tel que celui de François Cheng, plus que jamais au carrefour des cultures occidentale et orientale, ait jugé le moment venu de réfléchir à l’âme. Nourri des traditions poétiques française et chinoise, traducteur de leurs meilleurs représentants dans ses deux langues, il a choisi la forme épistolaire, sept lettres qui convoquent les oeuvres de philosophes ou d’écrivains, pour composer une méditation grave et légère, habitée par la grâce. Nous l’avons rencontré chez lui à Paris.

A propos, comment va votre âme ?

François Cheng : Je dois vous avouer tout d’abord que je me sens démuni à l’oral. Si on me laisse le temps d’écrire alors ça va car c’est le meilleur moyen de satisfaire mon esprit de repentir. N’oubliez pas que vous interrogez un homme dans son très grand âge, situation à laquelle je ne m’attendais pas. Je suis un rescapé de 88 ans. Dans ma jeunesse, ayant vécu les épidémies de tuberculose et de choléra, la guerre sino-japonaise de 1937 à 1945 avec ses bombardements sur les populations dans l’exode, puis la guerre civile à partir de 1946, j’avais bien conscience que la vie ne tenait qu’à un fil. Ayant survécu à toutes ces calamités, je pensais mourir à 30 ans. A 35 ans j’ai cru atteindre une limite ; à 60 ans, cela me parut un maximum, d’autant que j’ai toujours eu une santé chancelante et aléatoire.

 

Une mauvaise santé de fer !

Et même de fil de fer ! Ayant laissé élaguer beaucoup de choses, le bon moment s’est imposé maintenant pour écrire à ce sujet, ce qui aurait été impossible avant. J’ai fait le bilan de ma vie et j’ai vu qu’il restait ce corps très frileux tant il est décharné, la maitrise de mon esprit et de ma lucidité, une concentration sans faille qui me permet d’intégrer mille détails dans une pensée suivie. Alors je me suis demandé lequel, de l’esprit ou du corps, allait absorber tout cela. Et j’ai osé tirer la conclusion que si l’on reconnaît que la composition de notre être est ternaire ; serait-il duel entre le corps et l’esprit, ce serait une opposition entre ce qui connaît la décadence et ce qui connaît la déficience cela ne résoudrait pas le problème ; le jeu au sein de la composition ternaire nous donne une richesse et une possibilité d’ouverture. A la fin, ce qui est capable de prendre le dessus et de prendre tout le reste en charge, c’est l’âme justement. C’est la seule entité qui reste de bout en bout irréductible et indivisible. L’âme fait le fond de l’être, donc recouvre tout l’éventail de ce que l’être peut impliquer comme élévation, perversion ou déviation.IMG_7503

 

Elle est le critère de notre vérité d’être ?

L’âme est la marque indélébile de l’unicité de chaque personne. Elle permet de reconnaître la valeur intrinsèque de tout être, même le plus humble, même le plus insignifiant. Dès qu’on dépasse le stade de la beauté physique, on touche à la beauté de l’âme, et on pénètre alors dans le territoire où règne la bonté, une générosité qui n’en finit pas de se donner.

 

Poser le problème de l’âme tel que vous le faites, c’est poser la question du bien et du mal, non ?

Si l’esprit par sa capacité de raisonnement pose le problème éthique, l’âme, elle instinctivement et intuitivement, implique le problème du bien et du mal. Mais vous m’avez demandé des nouvelles de mon âme et je dois vous répondre. Par mon destin basé sur l’exil, il y a eu un arrachement. Cet exil à partir de 19 ans et demi a entrainé par la suite de longues années d’errement et de perdition dans les provinces côtières puis à l’ouest de la Chine au Sechuan.. Cela a créé en moi une angoisse existentielle et une incapacité à m’adapter pour la simple survie. Mon inconscience et mon irresponsabilité m’ont causé beaucoup de blessures à cause de cette impossibilité de se débrouiller dans la vie ; en même temps, j’ai blessé des gens dès mon jeune âge par mes longues fugues pendant la guerre civile sans donner des nouvelles à ma famille. J’étais un inadapté. Ma mère m’a cru mort tout en ignorant les circonstances. Cette expérience a fait de mois un écorché vif. Ce qu’on qualifie de faits divers sont pour moi des faits majeurs. Une cruauté humaine surgit là qui est inimaginable. Si Dieu est là, à supposer qu’il y a une présence, qu’est-ce qu’il y a de précieux en chacun de nous ? Ni le corps ni l’esprit, juste l’âme parce qu’elle seule est irremplaçable et ineffaçable.

 

Peut-on parler d’une sagesse de l’âme ?

Pas simplement la quiétude, le calme, la tranquillité de l’inoffensif. C’est une communion d’âme à âme. J’ai eu la révélation que chacun sent au fond de soi une âme mais nul ne peut la voir par lui-même. L’âme, on ne peut la voir qu’à travers le regard de l’autre, son visage ; mais par ce processus, je vois aussi ma propre âme. Face au miroir, il ne se passe rien de tel. La sagesse est dans l’échange qui est une forme de don quelle que soit sa forme : littérature, sainteté… Il y faut une vraie tendresse pour les êtres. C’est un idéal, la sagesse de l’âme. L’idéogramme Hun contient l’âme claire et l’âme sombre. Mais nous les écrivains, avec tous nos tourments, nous ne sommes pas des parangons de sagesse. L’écriture est un combat dans lequel la sagesse n’est pas mon lot. Ce qu’on finit par donner peut en être. Ce que Proust a offert avec la Recherche du temps perdu, pour certains, c’est un livre de sagesse qui permet de vivre mieux. Reste à savoir si la catharsis est une forme de sagesse.

 

En quoi l’engagement dans l’écriture vous a sauvé ?

J’ai pu m’accrocher à quelque chose de plus stable, encore que le français n’était pas ma langue maternelle, cela a donc entrainé là aussi une lutte épouvantable. En tout cas ce fut tardif puisque je ne suis véritablement venu à l’écriture qu’à 50 ans avec Vide et plein paru en 1979. Je suis un homme travaillé par le remords, mot que l’on n’ose guère utiliser et que les psychanalystes déconseillent. Pas de remords, surtout pas de remords ! Moi, c’est le contraire. Je me laisse travailler par le regret, surtout quand je me rends compte combien j’ai pu blesser ou humilier les gens par mes maladresses. Il y a donc un besoin de rattrapage et d’élévation. Je ne conçois pas l’expression « par delà le bien et le mal » car je ne peux atteindre un état de dépassement que par le bien et le mal.

 

Pour un chinois, le paradigme du Mal, ce n’est pas Auschwitz mais Nankin ?

Le 7 juillet 1937, quand l’armée japonaise a traversé le pont Marco Polo près de Pékin et envahi la Chine, nous étions au mont Lu, un haut lieu hanté depuis l’antiquité par les religieux, les ermites, les peintres et les poètes. Nous vivions dans ce monde d’innocence au moment des événements, c’était couvert de neige ; quand nous sommes descendus ce de paradis abritant la beauté du monde, tout était à feu et à sang. Et il y a eu le massacre de Nankin, des populations qu’on mitraille et qu’on enterre vivante en forçant les Chinois à creuser eux-mêmes le fosses dans lesquelles on les a précipités, des femmes violées puis poignardées au sexe, des concours de décapitation au sabre entre soldats qui photographient leurs trophées. J’avais 8 ans et la scène la plus cruelle, celle qui n’a jamais quitté ma mémoire depuis, c’est des soldats chinois attachés vivants à un poteau afin que des soldats japonais puissent s’exercer à la baïonnette. J’étais petit mais je savais déjà qu’aucune vérité n’est valable si elle ne répond pas à ces deux interrogations : d’un côté la beauté de ce que l’âme humaine peut appréhender et en même temps le mal absolu incarné par le massacre de Nankin. Pour moi, tout s’est concentré en une année.

 

C’est de là qu’est née votre inadaptation ?

J’ai découvert la littérature et la poésie dès l’âge de 15 ans. Je ne me voyais pas avoir un métier. J’aimais Keats et Shelley, j’ai été bouleversé par les poèmes de jeunesse de Rilke où on lit « Seigneur, donne à chacun sa propre mort », mais c’est à Proust que je songe car même s’il écrivait des articles dans le Figaro, Jean Santeuil, les Plaisirs et les jours, il a compris tardivement avec le Temps retrouvé que c’était cela qu’il fallait faire. La création lui a permis de rattraper son orgueil.

 

Vos méditations sur la beauté et sur la mort, vous les avez publiquement exprimées dans une salle de yoga. C’est important, le génie des lieux ?

La géomancie chinoise ou feng shui est importante pour moi ; je sens d’instinct quand un lieu est propice ou pas. La coupole de l’Académie française par exemple où l’on sent la mesure du génie français. Un site exceptionnel a la faculté de propulser l’homme vers le règne supérieur de l’esprit ; il permet d’atteindre un degré d’équilibre miraculeusement juste, le souffle vital circulant idéalement entre ciel et terre. Mais il n’y a pas que le lieu : j’ai choisi d’être en face des êtres toujours ailleurs que chez moi dans une sorte de fuite. Peut-être pour ne pas avoir à faire face à sa solitude. J’ai besoin d’être déporté pour me retrouver.

 

Vous avez été un étranger ?

Mon père travaillait pour l’Unesco. En route pour les Etats-Unis, il m’a déposé à Paris. J’y suis resté au lieu de le rejoindre. J’ai choisi la France malgré l’aspect fortuit de ma présence. Quand j’ai été naturalisé en 1973, j’étais animé par la volonté de participer à un grand destin. La Chine est, on le sait, le pays du milieu. Or les Chinois aiment la France parce que c’est le pays du milieu de l’Europe occidentale ; même sa forme hexagonale ouvre à tous les orients. En devenant français, je n’ai pas ressenti de coupure ou de reniement. La France a épousé la vocation de tendre vers l’universel dès avant les Lumières, au XVIIème siècle. A partir de là, je me suis dit que je pouvais participer à son destin en apportant ma part de Chine.

 

Mais le taoïsme aussi est universel, non ?

Le taoïsme des origines, et non le taoïsme populaire, est une pensée cosmologique et cosmique. Pas d’idolâtrie, pas de figures. Seule compte la Voie. Le confucianisme est plus concret, plus ancré dans la société chinoise ; à sa manière, il est universaliste puisqu’à ses yeux, il n’y a qu’un enseignement de vérité mais dispensé à tous sans distinction. Pas de figures dans les temples mais des tablettes avec des inscriptions. Un grand lettré chinois finit bouddhiste pour le salut de son âme. Mon père était confucéen, ma mère qui était orpheline a été élevé par une mission protestante.

 

Et vous, l’inadapté ?

Je le suis resté !

 

Francois-CHENG_vol-d-aigleMais encore : croyant ? incroyant ?

Ni l’un ni l’autre : adhérent. Quelque chose est arrivé, j’y adhère. Surtout je ne me situe pas par rapport à une institution. La voie taoïste me permet de me situer dans un contexte vrai et large ; le fait christique me permet de jauger les choses au niveau des êtres. J’essaie d’intégrer tout ce qui répond à mes interrogations quelle que soit la provenance. Elles me ramènent toujours à mes 8 ans et à l’année 1937. J’ai compris à jamais qu’il faut tenir les deux bouts. Si on me donne une vérité qui ne répond pas à la beauté absolue et au Mal absolu, ca ne m’intéresse pas. Je conserve un vieux fond de vision taoïste : la Voie, toujours. Je n’y donne pas trop de contenu mais je sais que la vie personnelle est une aventure. Cette voie est juste, c’est un enseignement, je lui fais confiance mais il n’est pas assez incarné. Il n’y a pas d’autre aventure que la vie, de l’inattendu à l’inespéré, la mort en fait partie. Par la suite, j’ai aussi rencontré la voie christique. Le Christ a relevé le défi : il a affronté le mal absolu et incarné le bien absolu, par le geste et la parole. J’ai les deux voies en moi. Pas de reniement mais une sorte de continuation vers plus d’amitié au sens où l’entend Simone Weil, d’incarnation, de geste, de reconnaissance, de signes, d’où ma rencontre avec saint François quand j’ai été à Assise. Mais si vous me demandez comment je conçois l’aventure de la vie, ma réponse restera marquée par mon vieux fond taoïste. Cette voie est fondée sur l’idée de transformation, mot-clé des Sonnets à Orphée de Rilke. Le devenir de l’univers vivant nous dépasse, ce n’est pas à nous d’en tirer les conclusions. A la fin de ses mémoires, Albert Schweitzer qui était pourtant chrétien, se montrait taoïste en ce qu’il faisait son critère de la question : est-ce dans le sens de la vie ?

 

Et dans le sens du vide …

Le vrai vide implique une donation totale. Atteindre le vide c’est épouser ce moment où le souffle fait advenir les choses. On est là dans l’origine de l’être. Le taoïsme reconnaît que du rien est venu le tout. Il éprouve la nostalgie des retrouvailles avec ce moment, celle des origines. Le tout a vaincu le rien. Quelque chose a été capable de faire advenir le tout à partir du rien. Le vide est tout sauf le néant.

 

On en retrouve des échos dans les écrits de Jean de la Croix…

Tout comme les taoïstes ont besoin du vide, les mystiques ont besoin de la nuit. Quand il y a une étincelle dans la nuit extrême, totale, impossible de nier que la lumière est venue. Jean de la Croix, aucune autre lumière ne peut le satisfaire ; ce serait faussé, illusoire. Il n’est pas dans le désespoir absolu. En tant que taoïste, je peux le comprendre parce que ma vision me permet toujours de me placer dans l’arrière-fond éternel. Je sais que moi-même, je vais mourir misérablement, mais je reconnais que quelque chose d’immense est arrivé, qui continue et dont nous faisons partie. Or cette chose qui a fait advenir le tout à partir du rien est également capable de le reprendre.

 

C’est encore possible de s’émerveiller du spectacle du monde comme vous le faites dans vos livres ?

Puisque le moindre fait divers m’empêche de dormir, vous imaginez les massacres, les tueries de masse, les guerres… Je reçois beaucoup de lettres de lecteurs. Hier (n .d.l.r. : début janvier), j’en ai reçu de cinq personnes dont les enfants sont morts au Bataclan. La plus jeune victime avait 17 ans. Je ne me permets pas de répondre par des mots de consolation, jamais. Je n’en ai pas la qualité. Je réponds que je communie de tout cœur avec la personne qui m’écrit et avec sa fille ou son fils, que la lumière de sa jeune âme nous éclaire et nous guide si on est capable de ne pas oublier. Que ce soit les gens qui m’écrivent ou ceux qui m’arrêtent dans la rue, nul ne demande rien. Ils veulent juste parler, me dire qu’ils ont l’un de mes poèmes à une cérémonie, celui où il est dit qu’on n’a pas eu le temps de faire ses adieux. Nous avons actuellement, vous et moi, un échange d’esprit à esprit qui peut se transformer un jour en un échange d’âme à âme, quand je ne serais plus là, que vous repenserez à notre rencontre et qu’il en restera autre chose que ce que l’on s’est dit. Notre vraie vie, c’est l’itinéraire de notre âme.

(Calligraphies de François Cheng, photo Passou)

 

 

Cette entrée a été publiée dans Essais.

730

commentaires

730 Réponses pour François Cheng : « Notre vraie vie, c’est l’itinéraire de notre âme »

JiBé dit: 20 mars 2017 à 18 h 05 min

« qui soigne son mal-être en déféquant son orgueil papelardé. »

C’est ce que tu viens faire ici, en bon écrivain frustré que tu es, JC !?

Résumons..... dit: 20 mars 2017 à 17 h 26 min

JiBé, il y a une énorme différence entre le bon con qui achète le livre, plein d’espoir, et le con d’écrivain vain qui soigne son mal-être en déféquant son orgueil papelardé.

christiane dit: 20 mars 2017 à 17 h 14 min

Gilles ou Emmanuel,
je ne sais plus lequel de vous deux m’avait demandé mes impressions sur l’expo Vermeer, au Louvre. Voilà, j’y suis allée, ce jour. J’ai eu du bonheur à reconnaitre au premier coup d’œil les chefs-d’œuvre lumineux de Vermeer, malgré la beauté des autres toiles ou panneaux exposés et j’ai ressenti, encore une fois, et peut-être plus par contraste, ce temps suspendu, ce silence, cette austérité des murs gris traversés de ces triangles de clarté qui nimbent ses panneaux et toiles d’une lumière poudrée. Sauf pour un Nicolas Maes (élève de Rembrandt) dont deux toiles m’ont fascinée (Le saint Marc au lion et la vieille femme en prière). Bien sûr comment ne pas admirer le lourd tapis-nappe rouge du jeune homme écrivant une lettre de Gabriel Metsu ? mais rien ne vaut le bonheur de voir accrochés côte à côte L’astronome et Le géographe, jumeaux pensifs aux blouses bleu-vert. Mêmes fenêtres aux fins carreaux de verre blanc laissant passer cette clarté éblouissante sur les pages du livre. Et quelle simplicité ! quelle harmonie…
Mais… il y a beaucoup de monde, beaucoup d’attente malgré les réservations. J’ai vu, néanmoins, des visiteurs attentifs, immobiles, plongés dans des méditations inconnues. Les autres personnes faisaient des courbes autour d’eux pour ne pas les déranger. Apprécié aussi cette petite cabine vitrée en haut des marches permettant aux personnes ayant un problème de mobilité de descendre en douceur quelques mètres.
Suis passée ensuite entre les toiles géantes de Valentin de Boulogne, regrettant que la Judith d’Artémisia Gentileschi ne soit pas présente.
Puis, oh bonheur, dans les salles fraîches et quasiment vides du 2e étage, la collection Leiden et là, oubliés les Vermeer face à cette étude de femme au chapeau blanc de Rembrandt van Rijn ou ce portrait de vieil homme. Quelle liberté ! quelle touche ! ou le visage lisse du jeune homme à la cape de Jan Lieve et quelques Frans Hals.
François Cheng a raison. Il faut sauver la beauté et nous serons sauvés par elle. La possibilité de la beauté, patiemment, longuement désirée.

JiBé dit: 20 mars 2017 à 16 h 45 min

« Ecrire est la pire preuve d’orgueil qu’un con puisse infliger au monde sensé »

C’est la faute des cons, comme toi, qui achètent leurs livres et en remplissent pleins leurs bibliothèques.

rose dit: 20 mars 2017 à 15 h 52 min

Chaloux 13h24

Il y a de cela deux ans et plus, vous aviez parlé à de multiples reprises de l’achat d’un piano. Droit dans mes souvenirs.
Ce que vous racontez est il réductible au piano ou cela peut il s’étendre aux autres instruments ? Je songe tout particulièrement à la guitare, mais aussi à la trompette ?

Résumons..... dit: 20 mars 2017 à 13 h 45 min

Ecrire n’est pas un travail, car le travail ennoblit celui qui l’exerce au dépend d’autrui…. Ecrire est la pire preuve d’orgueil qu’un con puisse infliger au monde sensé, au nom de l’idée qu’il se fait de lui-même.

… Dieu merci, le Temps veille …. et remet les mentules à l’heure.

renato dit: 20 mars 2017 à 9 h 02 min

« … faut s’arrêter et lancer un euro, ça porte chance… »

Est-ce que perdre 1€ est vraiment une chance ?

renato dit: 20 mars 2017 à 8 h 18 min

Écrire c’est un travail, christiane, il faudrait déjà que je prête plus d’attention ; puis que je fasses des choix ; et puisque « lavorare stanca »…

Résumons..... dit: 20 mars 2017 à 7 h 07 min

« Un être humain est quelque chose de tout à fait fascinant. » (Sœur Christiane, citant Wiwi)

Oui, de même sont tout à fait fascinant une fourmi au travail, une abeille à la besogne, un porc qu’on amène à l’abattoir…

christiane dit: 20 mars 2017 à 0 h 13 min

@Widergänger dit: 19 mars 2017 à 2 h 27 min
Savez-vous que la pensée que vous avez écrit cette nuit m’a accompagnée tout le jour.
« … Il suffit de regarder les gens dans la rue. On ne peut pas ne pas être impressionné par la présence d’un être humain, son mystère s’impose à nous, sa présence qui a toujours quelque part quelque chose de sacré, un regard, un geste, un mouvement. Un être humain est quelque chose de tout à fait fascinant. »

C’est, je crois, la pensée la plus profonde de cette page, bien plus forte que ces débats sans fin sur l’âme ou le golem. Tout est là , dit simplement, en cours d’insomnie.
J’ai pensé à ces mots dans le bus, dans la rue Montpensier qui traçait un chemin vers le théâtre du Palais Royal, au milieu des promeneurs épris de beauté dans les jardins du même lieu-dit. Les magnolias étaient en fleurs, de grosses fleurs rouges et roses (bonsoir Rose). Tous ou presque les prenaient en photo avec leur smartphone. Et les parterres de jacinthes mauves si odorantes sous le vent.
L’air était d’une telle douceur. Même les enfants rencontrés jouaient à voix basse.
Donc, vous avez écrit cette chose merveilleuse. Elle répond à hamlet qui trouve les hommes inhumains, à « résumons » qui prend l’eau, à Rose qui est triste. Elle palpite comme un oiseau qui s’ébroue sur une branche.
J’ai encore pensé à ces mots pendant les deux heures où la troupe de douze comédiens a mis le feu sur la scène de ce beau théâtre italien. Ils étaient magnifiques, la mise en scène aussi. Coquelin imposant, Edmond tout en finesse. Ah, la belle ouvrage ! Même les tréteaux étaient là. Et les comédiens, affairés, sur scène alors que le public s’istallait. Il y eut les trois coups mais bien plus tard, pour la première de Cyrano de Bergerac ! Le théâtre en abyme faisait de notre présence celle du public du théâtre de la Porte-Saint-Martin quand Cyrano, enfin joué, déchainait les applaudissements et que la grande Sarah Bernhardt courait applaudir l’œuvre de son ami Edmond Rostand.
Même la lumière d’un film tremblotant des Frères Lumière entra dans la magie de ce spectacle (à ne pas rater).
Votre pensée, encore, comme elle sied bien et gravement à la colère légitime de Passou dans son nouveau billet.
Vous avez une belle âme, Michel. Grand merci.

rose dit: 19 mars 2017 à 17 h 00 min

Renato l’a le vague à l’âme. On aura peut-être le billet le soir.

C’est beau Widergänger regarde le soleil,quand vient le soir, rouge. J’aime la place de rouge en fin de vers attribuée au soleil pourtant.

hamlet dit: 19 mars 2017 à 16 h 59 min

christiane ce n’est pas du dédain de Dieu, c’est juste un malentendu sur un constat d’échec, une erreur sémantique : l’homme n’est pas un être humain, et ça Dieu le sait, mais Job ne le sait pas.

l’homme n’a jamais été humain et il ne le sera jamais, mais il a conscience de ce que serait son humanité, il a conscience du chemin qui le sépare de son humanité.

ce qui peut gonfler autant Dieu que ceux qui ont un minimum de jugeote c’est ce manège, cette mascarade, cette comédie que l’homme met en place pour faire croire qu’il est humain.

et qu’il nous tartine avec les bouquins sur la fraternité, sur la solidarité, sur la bonté, sur la générosité, et tout un tas d’inventions pour laisser imaginer (à qui ? a lui-même !) qu’il serait un être « humain ».

une loi devrait interdire cette comédie : que tous les écrivains, les cinéastes, les philosophes qui parlent de la fraternité des hommes dans les conditions extrêmes comme dans les autres conditions soient réduits au silence et mis en prison !

vous imaginez le ridicule de parler de la fraternité des hommes dans un camp de concentration ?

…en attendant leur mise à mort les hommes ont démontré une belle fraternité humaine.

l’homme est surtout resté un singe mal fini dans cette façon débile de toujours vouloir se raccrocher aux branches.

rose dit: 19 mars 2017 à 16 h 57 min

Lu vos coms sur le golem. Mais ne vois pas le lien avec la création du monde – la Génèse- ni avec le mythe de Pygmalion et Prométhée.

L’est pas un fourre-tout pour parer à toutes les inquiétudes votre golem ?

Résumons..... dit: 19 mars 2017 à 16 h 27 min

La harpie de luxe JJJ mélange les noirs et les blancs, les jeunes et les vieilles, les hétéros et les homos, les juifs et les muslims dans un baurdel inommable !….

Et on s’étonne que ça merdoie comme l’herbe qui poudroie, avec des koufars de cette nullité !

Janssen J-J dit: 19 mars 2017 à 16 h 00 min

Et Dieu dans tout ça ?
Le 12 juin 2007, pour les quarante ans de l’arrêt de la Cour suprême, Mildred Loving publie une déclaration publique dans laquelle elle proclame : « Entourée comme je le suis par de merveilleux enfants et petits-enfants, pas un jour ne passe sans que je pense à Richard et à notre amour, notre droit de nous marier, et combien cela signifiait pour moi d’avoir la liberté d’épouser la personne précieuse pour moi, même si d’autres pensaient qu’il était le « mauvais genre de personne » pour m’épouser. Je crois que tous les Américains, quels que soient leur race, leur sexe, leur orientation sexuelle, doivent avoir la même liberté de mariage. Ce n’est pas l’affaire du gouvernement d’imposer les croyances religieuses de certains aux autres. Spécialement si ce faisant, il leur dénie leurs droits civiques. »
« Je ne suis toujours pas versée dans la politique, mais je suis fière que notre nom à Richard et à moi soit celui d’un arrêt de la Cour qui puisse favoriser l’amour, l’engagement, l’équité et la famille, ce que tant de personnes, noires ou blanches, jeunes ou vieilles, homo ou hétéros, recherchent dans la vie. Je suis pour la liberté de se marier pour tous. C’est de ça qu’il s’agit dans Loving (l’arrêt) et dans loving (l’amour) »

Sergio dit: 19 mars 2017 à 15 h 34 min

rose dit: 19 mars 2017 à 14 h 56 min
Les cimetières sont remplis de gens indispensables.

Surtout ceux qui creusent…

rose dit: 19 mars 2017 à 14 h 56 min

Marc Court

Je vous en remercie.
C parce que j’ai le vague à l’âme.
Appris que les dinosaures sont morts de froid suite à la collision d’une météorite au Yucatan. Cela m’a remonté le moral. Le Yucatan c’est loin. Et nous allons vers le chaud.
Sur le golem ne sais rien.

L’âme je crois que chacun en a une. La différence étant si elle te parle ou non. Cheng a saisi ce qu’il a vécu pour ouvrir le dialogue. Au même titre qu’il a choisi François en référence à celui d’Assise. Son livre le dit.

D’autres ferment les écoutilles. C pour éviter le naufrage. Cheng lui, résilie. C’est un sage.
Un jour, lorsqu’on arrive à une plage de sable blanc on ñeut ouvrir les écoutilles.

Dieu lui est capable de miséricorde. Ceux qui ne croient pas en dieu,les païens ont aussi une âme.

Les cimetières sont remplis de gens indispensables. La vie continue. Avoir du chagrin en amont, faut être demeurée.

la vie dans les bois dit: 19 mars 2017 à 14 h 34 min

Ah guigui ! comme dit Court, tout luisant de brillantine, sans toi , il manquerait qqn au grantopital.
Si tu tegardes C8 ce soir, ne manque pas la « tirade du nez » (*), de Manu Macron. Cette jeunesse, quel talent.
(*) tu t’souviens? C’est dans Cyrano. Pas dans Pinocchio.

Widergänger dit: 19 mars 2017 à 14 h 12 min

De toute façon, la phrase de Malraux n’est pas très claire non plus. S’il veut dire que dans le camp des persécutés, des déportés, il y avait de la fraternité, c’est une évidence, une banalité. Mais est-ce qu’il veut dire ? Dans le camp des déportés il y avait aussi beaucoup de chacun pour soi. Pour survivre. Mais qui osera leur jeter la première pierre ? La fraternité même à Auschwitz existait quand même malgré l’horreur absolue des conditions de survie. Malraux fait des phrases.

MCourt dit: 19 mars 2017 à 13 h 56 min

Rose, ce blog ne serait plus tout à fait le meme sans vous+-
Pour Malraux, ne pas oublier les personnalités des associations de Déportés qui ont ravivé ce mythe de la fraternité, via des gens comme Bockel ou Edmond Michelet. Je dis ravivé parce qu’il est antérieur aux œuvres de l’Après-Guerre. De ce point de vue, il y a continuité du mythe. Qui plus est, poser dans les Discours la déportation comme « Enfer » n’est pas si mal vu pour son temps.
Bien à vous.
MC

Bob dit: 19 mars 2017 à 13 h 37 min

« à partir de la glaise, pas à partir de la cote d’un homme »

c’est moins gore de par le fait

et alii dit: 19 mars 2017 à 13 h 02 min

il y a beaucoup d’ame dans le rédactionnel de la presse ;ainsi:
et d’une prétention de l’islam à venir remplir le vide existentiel laissé par les déconstructeurs de l’âme française”

Janssen J-J dit: 19 mars 2017 à 12 h 46 min

Mme Swann [avait] appris d’un ami qu’elle vénérait le mot « tocard » − lequel lui avait ouvert de nouveaux horizons, parce qu’il désignait précisément les choses que quelques années auparavant elle avait trouvées « chic ».

Janssen J-J dit: 19 mars 2017 à 12 h 28 min

… un peu comme cette Jessica, une chaudasse resplendissante doublée d’une criminelle tarée, dans le dernier polar ultra-violent d’H. Le Corre. Comment veux-tu que la petite Rachel puisse survivre dans ce monde de brutes ?

croix dit: 19 mars 2017 à 12 h 05 min

Au lieu de dire alef, j’aurais dû dire alèse, c’est plus adapté

l’golem se fait fécal..c’est raccord

croix dit: 19 mars 2017 à 12 h 03 min

t’es himpressionnabe tarzoune..c’est hindépendant dta volonté..ça srait bat que tu fasses le cochon tarzoune

la vie dans les bois dit: 19 mars 2017 à 12 h 02 min

S’il ne voit rien, le poltergeist, c’est pas  » crucial ». C’est qu’il reste dans l’obscurité avec les obscurantiSStes.

la vie dans les bois dit: 19 mars 2017 à 11 h 59 min

djavert, je te prends pas,, je te laisse exactement comme tu es: un toquard. Call for ton vidéo-club, il devrait t’arranger « ça ».

bouguereau dit: 19 mars 2017 à 11 h 59 min

C’est la version bis

y’en a eu a peu prés 10000..spèce de voleur..de suiviss..et de pove en himagination

bouguereau dit: 19 mars 2017 à 11 h 57 min

Le Coran fait simplement un copier/coller du psaume 139. Et en plus rigide ! Typiquement musulman

dracul..fils de golème cuit dans sa propre crème de jéruzalème

Widergänger dit: 19 mars 2017 à 11 h 57 min

Non, Jibé, un Golem est fait à partir de la glaise, pas à partir de la cote d’un homme. C’est la version bis de la création d’Adam.

bouguereau dit: 19 mars 2017 à 11 h 55 min

hon dmande pas ton havis tarzoune..hon tprends et c’est comme ça qutu kiffes..c’est ton droit

la vie dans les bois dit: 19 mars 2017 à 11 h 54 min

dis djavert, que tu aies l’esprit à l’image de tes zobsessions, et du cul en plastique, fais-moi grâce de tes sonneries, et call for bas rosis, tjrs dispo, pour  » ça »
______________________________

« Les formes de vie complexes, comme les plantes et les mammifères, ont des cellules dites « eucaryotes », avec des chromosomes abrités dans un noyau.
Les études précédentes font généralement remonter l’existence des eucaryotes à 635 millions d’années.
Ces nouveaux fossiles, découverts par Maoyan Zhu et son équipe, sont des empreintes carbonées (167 en tout) et ont été mis au jour à Gaoyuzhuang, en Chine du Nord. »

http://www.leparisien.fr/sciences/une-nouvelle-decouverte-sur-l-origine-de-la-vie-complexe-sur-terre-fait-debat-17-05-2016-5804235.php

Widergänger dit: 19 mars 2017 à 11 h 50 min

Le Coran fait simplement un copier/coller du psaume 139. Et en plus rigide ! Typiquement musulman.

bouguereau dit: 19 mars 2017 à 11 h 50 min

c’est l’amour de la patrie, le dévouement magnanime qui confond tous les intérêts privés dans l’intérêt général

baroz c’est un sataniss qui fait la messe à l’envers

Janssen J-J dit: 19 mars 2017 à 11 h 47 min

On n’a pas assez discuté ici de la présence de dieu dans ce texte de l’an dernier. Pourtant très éclairant sur la déontologie dans la fonction publique, qui devrait apaiser pas mal de craintes au sujet de la prétendue corruption généralisée dans la HFP. Non, on exagère beaucoup trop à ce sujet : les choses sont bien tenues en main.
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000032433852&fastPos=1&fastReqId=404354560&categorieLien=id&oldAction=rechTexte
On n’a pas eu le billet renato ce matin, ça manque…, le repos dominical ou la perte de CB, peut-être ? 90 balais de rock étourdissant, une vie ouais bien remplie quand même, et l’a donné du bonheur à une bonne poignée de l’humanité, dieu y était pour pas grand chose.

Widergänger dit: 19 mars 2017 à 11 h 47 min

Le premier vers :

Regarde le soleil, quand vient le soir, si rouge :
ראה שמש לעת ערב אדמה
(rè chèmèch let erev edema)

et alii dit: 19 mars 2017 à 11 h 47 min

CNRTL cite

).«L’âme de la république», a écrit Robespierre dès 1792, «c’est l’amour de la patrie, le dévouement magnanime qui confond tous les intérêts privés dans l’intérêt général» (Lefebvre, Révol. fr., 1963, p.390).

bouguereau dit: 19 mars 2017 à 11 h 45 min

Oui, y compris l’impeccable plastique d’adolf

quel précèpe de ta philosophie archaisante eut été ruiné s’il eut été un adonis

la vie dans les bois dit: 19 mars 2017 à 11 h 41 min

28. Et lorsque ton Seigneur dit aux Anges: « Je vais créer un homme d’argile crissante, extraite d’une boue malléable,

29. et dès que Je l’aurais harmonieusement formé et lui aurait insufflé Mon souffle de vie, jetez-vous alors, prosternés devant lui »

Alors, j’ai pas raison ?

bouguereau dit: 19 mars 2017 à 11 h 39 min

Le Golem est celui qui est censé protéger la communauté juive

talos..pas du tout pigmalion tarabiroute de dracul..pigmalion est lui toutafé grec havec cette merveilleuse pholie fétichiss..audla dla peur superstitieuse des statues des maboules monothéiss anathémisant les ‘hihihidoles’ et la rprésentation dlhomme..vieux plouc révisionniss

la vie dans les bois dit: 19 mars 2017 à 11 h 36 min

@ »Aucun rapport avec les sourates 28-29. Aucun. »

J’mai peut-être gourrée dans le numéro.
Call for S.15/28-31

Janssen J-J dit: 19 mars 2017 à 11 h 30 min

@ tout est tellement bien foutu dans cet univers jusqu’au moindre détail !
Oui, y compris l’impeccable plastique d’adolf, de kim il jong, de donald… La perfection michelangeliesque au masculin, wgg.

Widergänger dit: 19 mars 2017 à 11 h 27 min

Salomon Ibn Gabirol est sans conteste le plus grand poète juif espagnol d’Andalousie. Il est néanmoins né à Saragosse puis il s’installe à Grenade.

Sa poésie sacrée innove sur bien des points : on y trouve pour la première fois des formes trophiques très élaborées et très musicales. L’individu avec ses angoisses et ses malheurs y apparaît à l’horizon mental de l’Occident, et devient, face à Dieu, le héros principal de ses poèmes religieux, dont le plus célèbre est le poème néoplatonicien connu en latin sous le nom d’Avicébron, La Source de vie/Fons vitæ.

Dans son autre grand poème, La Couronne de Royauté, récité chaque année à Kippour dans les synagogues, il expose sa vision globale du monde de manière poétique et rejoint la conception néoplatonicienne de l’émanation qui provient de la Gnose (l’âme émane de l’Un) et qu’on trouve encore chez des penseurs modernes comme Fichte ou Bergson.

Un exemple de sa manière (c’est un hommage à son mécène, Jequtiel ben Hassan, mort assassiné):

Regarde le soleil, quand vient le soir, si rouge :
On le dirait drapé dans le grenat d’amanrante…
Il se répand au Nord, coule vers le Midi,
Puis couvre le Ponant d’une pourpre violente !
Et la terre qu’il quitte et, toute nue, qu’il fuit,
S’assoupit sous l’abri de l’ombre de la nuit.
Le firmament s’attriste et s’obscurcit le ciel,
Il a pris le cilice en deuil de Jequtiel !

la vie dans les bois dit: 19 mars 2017 à 11 h 22 min

@ « le mythe du Golem correspond dans le monde grec au mythe de Pygmalion qui fabrique avec de la glaise Galatée qu’il anime ensuite du souffle de la vie, ou de Prométhée qui façonne le premier homme.
La référence biblique est le psaume 139, 15-16 »

voir aussi Sourate 28-29 pour la religion musulmane.

______________________________________

De boue ou de glaise, de chair et de sang, on en connait maintenant- depuis pas longtemps, vraiment- un peu plus que 4 éléments, reste le mystère de l’anima, qui procède de la dynamique des échanges.
http://acces.ens-lyon.fr/biotic/evolut/orivie/html/histoire.htm

Résumons..... dit: 19 mars 2017 à 10 h 54 min

Les délirants sérieux, penseurs réputés, ont inventé une réalité profonde très actuelle, riche en devenir IA, le Golem.

Les délirants décérébrés, naïfs crédules et religieux sans avenir, croient en l’âme, les ânes !

Ah, ils sont jolis, les Mammifères à « l’image de dieu » !….

Widergänger dit: 19 mars 2017 à 10 h 49 min

Jibé, le mythe du Golem correspond dans le monde grec au mythe de Pygmalion qui fabrique avec de la glaise Galatée qu’il anime ensuite du souffle de la vie, ou de Prométhée qui façonne le premier homme.

La référence biblique est le psaume 139, 15-16 :

« Mon être n’échappa point à tes regards, quand je fus formé dans le mystère, artistement organisé dans les profondeurs de la terre. Tes yeux me voyaient, quand j’étais une masse informe [golem, en hébreu], et sur ton livre se trouvaient inscrits tous les jours qui m’étaient réservés, avant qu’un seul fût éclos. »

Le mot « golem » [en hébreu : גולמ] a un champ sémantique très riche : « masse informe » (psaume 139), « embryon », « chrysalide », « sot », « rustre », « personne crédule », « personne dénuée de tact », « robot », « leurre à forme humaine ».

Dans la tradition juive, c’est un être artificiel à forme humaine que des sages initiés et persévérants auraient eu le pouvoir d’animer à l’aide de différents rituels magiques impliquant le pouvoir des lettres hébraïques, pouvoir qui est au centre de la pensée dans la Kabbale juive.

Ainsi, avant le Maharal de Prague, le grand poète et philosophe juif andalou, Ibn Gabirol (1021-entre 1054 et 1058), aurait façonné un Golem mais de sexe féminin pour tenir sa maison et s’occuper des tâches domestiques. Il était plus ou moins impotent en raison d’une grave maladie de peau. Mais comme les autorités le soupçonnaient d’utiliser son Golem à des fins licensieuses, il le démantela.

Mais le Golem a dès l’origine un sens ambigu. Le Talmud de Babylone, en effet, rapporte que les Sages en créèrent un pour prouver que les statues païennes, que les Païens prétendaient loquaces, étaient un mensonge puisque le leur était dans l’incapacité de parler. C’est pourquoi le Golem de Prague est censé par exemple ne pas pouvoir parler.

Le Golem est celui qui est censé protéger la communauté juive ; il a été créé par le Rabbi Loew de Prague dans ce but, mais en même temps, il devient hors contrôle et une menace pour la communauté.

bouguereau dit: 19 mars 2017 à 10 h 32 min

un peu hindigne des juifs dailleurs

façon hélifas lévi dont on se moquait cordilament..bref la cabale à mémère..haujourdhui hon rachète toute la caisse en brocante

bouguereau dit: 19 mars 2017 à 10 h 30 min

Passou semble aussi atteint que WGG !

c’est l’effet crème de golème..c’était un mythe trés populaire..un peu hindigne des juifs dailleurs..les superhéro nationaliss dont ils ont contribué a la naissance le fait recycler en carambouille mystique à la con..c’est pas trés chouette

JiBé dit: 19 mars 2017 à 10 h 28 min

Ne pas oublier que le Mahj aussi a une âme, WGG !

3e arrondissement

Musée d’art et d’histoire du judaïsme
Hôtel de Saint-Aignan
71, rue du Temple
Tél. : 01 53 01 86 60
Métro : Rambuteau ou Hôtel de Ville
http://www.mahj.org

Bâti au milieu du XVIIe siècle pour Claude de Mesmes, par l’architecte Le Muet, puis racheté en 1688 par Paul de Beauvilliers, duc de Saint-Aignan, qui y apporta quelques modifications et en fit redessiner les jardins par Le Nôtre, ce bel hôtel particulier du Marais, saisi à la Révolution, morcelé en locaux commerciaux et passablement dégradé, fut racheté en 1962 par la Ville de Paris.
Les travaux de restauration s’étendirent sur plus d’un quart de siècle.
Classé dès 1963, et ayant retrouvé son ordonnance primitive, l’hôtel de Saint-Aignan fut affecté en 1986, à l’initiative de Jacques Chirac, alors maire de Paris, à l’installation d’un musée consacré à la civilisation juive : le musée d’art et d’histoire du Judaïsme.
Celui-ci a hérité des objets d’art sacré et profane du musée d’Art juif de Paris, créé en 1948 par Léon Frenkiel et installé primitivement au troisième étage d’un immeuble du 18e arrondissement.
Diverses acquisitions et des fonds privés (collection Isaac Strauss, dépôt Marcel Verchezer, dépôts du Consistoire israélite de Paris et de la Moselle…) ou publics (musée du Moyen-Âge, musée du Louvre, musée Carnavalet…) ont considérablement enrichi les collections du musée d’art et d’histoire du Judaïsme, où l’on peut admirer en permanence des manuscrits hébraïques anciens, des objets liturgiques des XVIIe et XVIIIe siècles, ou, entre autres multiples collections, des stèles médiévales provenant de cimetières juifs européens.
De plus, la Fondation du judaïsme français a joint aux collections du musée plusieurs œuvres d’art moderne et contemporain.
C’est ici également que les petits-enfants d’Alfred Dreyfus ont légué, en 1997, plus de 3 000 documents (mémoires, rapports, correspondances, photographies, objets personnels, affiches…) constituant l’essentiel des archives du fonds Dreyfus, consultables sur place.
Par ailleurs, des expositions y sont organisées régulièrement, tels Trésors du ghetto de Venise (2015) ou Moïse, Figures d’un prophète (2015-2016).
Le musée dispose en outre d’une Médiathèque de 20 000 documents en libre accès et d’une librairie d’environ 5000 ouvrages sur le judaïsme.

bouguereau dit: 19 mars 2017 à 10 h 27 min

tout un rapprochement intéressant avec la cybernétique

pas telement a voir havec les robots..il n’est pas fait de bric et de broc comme frankestine ou l’adréide..et franchment c’est un contresens d’himaginer wiener sréclamant dlui..c’est même l’hinsulter

raymond dit: 19 mars 2017 à 10 h 21 min

JiBé : Merci pour votre aide. Save Our Souls.Oui « consubstantielle » aux vivants et le langage la signale un peu partout. Le SOS dit bien ce qu’elle est en réalité; et quand la poésie s’en mêle à condition d’en user modérément le chant intérieur de ce bref vocable se déploie à partir de son faible champ pour en faire une forme d’abri intérieur.

Widergänger dit: 19 mars 2017 à 10 h 20 min

JiBé dit: 19 mars 2017 à 9 h 56 min
Nombreux semblent être ce qui ont le goût du Golem ! Moi, pas vraiment. Le golem, c’est l’ancêtre du vampire ?
_______
Non, pas vraiment, Jibé. Ce serait plutôt l’ancêtre des robots. Dans l’expo au Mahj, tout un rapprochement intéressant avec la cybernétique. Je vais m’en servir d’ailleurs avec mes étudiants en informatique pour les préparer à leur examen de fin d’année.

christiane dit: 19 mars 2017 à 10 h 15 min

@Delaporte – 0h14
« En ce pays de nul chemin que vienne Celui de nulle part.
Que vienne la lumière qui nous abattra. Nous tremblons juste assez pour garder intacte la soif. »
Lorand Gaspar – Sol absolu – (Poésie / Gallimard – 186

D. dit: 19 mars 2017 à 10 h 14 min

bouguereau dit: 19 mars 2017 à 9 h 58 min

..keupu c’est quand même le plus con..du coup dracul se croit tout permis..tout ça se tient


ça est une phrase d’initié. celui qui viendrait là par hasard mettrait 7 ans à comprendre le mystère qui se cache là-dedans.

bouguereau dit: 19 mars 2017 à 10 h 13 min

Le gode-ceinture, c’est du golem, le boug ?

le golème c’est l’épannelage de toute statue..et le superstitieux sarrête là..vdqs

JiBé dit: 19 mars 2017 à 10 h 04 min

ceux, pardon.

Pas d’inquiétude à avoir pour l’âme, raymond, elle est consubstantielle à la nature humaine…

bouguereau dit: 19 mars 2017 à 10 h 02 min

Le golem, c’est l’ancêtre du vampire ?

au debut l’homme était en fer et immortel baroz..il faisait trop de bruit..ne débandait qu’a coup de marteau..le diabe l’a refait en mou d’veau..l’âme c’est lsouvnir qu’il en a

bouguereau dit: 19 mars 2017 à 9 h 58 min

..keupu c’est quand même le plus con..du coup dracul se croit tout permis..tout ça se tient

raymond dit: 19 mars 2017 à 9 h 56 min

Il convient de défendre l’idée d’âme; elle ne mange pas de pain et fait chaud au coeur. Si je veux définir l’âme, les vieux mots se pressent; c’est la part animée de moi-même, le nom du corps de mon esprit (!!); on en fait un peu trop en religion c’est dommage; je pense aux âmes qui étaient le mot des habitants d’un hameau(tant d’âmes dans ce hameau, pour tant d’habitants, c’est respectueux, aimant, joli, prude, élégant)et aux âmes mortes de Gogol qui s’en font l’image. L’accent circonflexe dit une sécurité, une maison, semblable à l’être.
Je ne comprends pas que l’on se moque du mot âme. Ainsi ce poème de Verlaine magnifique sans titre et qui commence par :
« Âme te souvient-il au fond du paradis
De la gare d’Auteuil et des trains de jadis »
L’écouter chanté par Leo Ferré réconcilie avec le mot « âme » si l’on était fâché contre…Je crois me souvenir que ce poème est cité au début de « L’invention de Morel » où âme et fantôme font si bon ménage.
Et puis l’âme est une part essentielle du violon; on ne peut décidément pas jeter ce beau vocable aux orties. Laissons le vivre encore un peu sa vie de mot gentiment démodé et merci à François Cheng.

JiBé dit: 19 mars 2017 à 9 h 56 min

Nombreux semblent être ce qui ont le goût du Golem ! Moi, pas vraiment. Le golem, c’est l’ancêtre du vampire ?

Widergänger dit: 19 mars 2017 à 9 h 51 min

Les commissaires de l’exposition sur le Golem n’y ont sans doute pas pensé, mais il me paraît clair maintenant que la machine de la colonie pénitentiaire de Kafka qui grave ses lois sur le corps des prisonniers doit quelque chose au mythe du Golem. Mais je n’y avais pas pensé non plus.

Widergänger dit: 19 mars 2017 à 9 h 34 min

Tous ces pauvres politiques devant une classe de gamins campés dans leur certitude insignifiante à force d’arrogance est pitoyable. C’est là qu’on se demande vraiment comme JC si l’homme a une âme.

la vie dans les bois dit: 19 mars 2017 à 9 h 32 min

« Mais qu’en pense les autres ? »

Zéro à la dictée, comme d’habitude.

Si les autres « pensent », c’est qu’ils ne croient pas.

Un mythe, c’est un mythe. Commençons par-là.

et alii dit: 19 mars 2017 à 9 h 32 min

lu dans lettren de books
Si grand aussi est l’honneur qui en résulte pour certaines âmes avides de notoriété et de distinctions, qu’on peut bien s’empresser d’offrir à la patrie,

Widergänger dit: 19 mars 2017 à 9 h 26 min

Avons-nous donc une âme ? C’est la grande question sous-jacente au mythe du Golem. JC pense que non. Mais qu’en pense les autres ?

« L’homme doit, soit croire au Golem, soit prendre le risque de le devenir un jour. » (Charles Mopsik, spécialiste de la Cabbale)

« Chacun de nous est menacé par son Golem, grossière image d’argile, notre double d’erreur, la dérisoire idole qui nous rend visibles et contre laquelle, vivants, il nous est donné de protester par la discrétion de notre vie. »
(Maurice Blanchot, L’Entretien infini, p. 301)

« On manipule [le peuple] comme on veut car le peuple est un golem. »
(Pierre Assouline, Golem, p. 218)

« Vous avez perdu le contrôle du Golem que vous avez créé », Jeffrey Young, Huffington Post, 10 août 2016, à propos de Donald Trump.

Aux yeux des antisémites, le Golem est aussi le symbole d’une monstruosité juive présumée :

« One wonders if these people are people at all, or instead soulless golems », déclaration de Richard Spencer, président du National Policy Institute, du 22 novembre 2016, à propos des détenteurs des médias aux États-Unis.

la vie dans les bois dit: 19 mars 2017 à 9 h 05 min

Lui non plus, n’a pas sa bible-thèque sous la main.
Mais, worth, cela lui serait-il vraiment utile ?

Sinon, comme Malraux, dans cet essai autobio, il aurait préféré, se souvenir du nom du pilote qui aurait choisi de faire le bon  » sacrifice ».

la vie dans les bois dit: 19 mars 2017 à 9 h 01 min

@ « La phrase de Malraux est tout à fait contestable, qui aligne Auschwitz sur des événements tragiques qui ne prennent pas en compte la spécificité d’Auschwitz. »

Lui non plus, n’a pas sa bible-thèque sous la main.

« Tu n’as rien lu d’ André Malraux ».

Widergänger dit: 19 mars 2017 à 8 h 57 min

Ce qui semble avéré, c’est que Dieu a manifestement abandonné JC…! Mais les voix du Seigneur son impénétrables.

la vie dans les bois dit: 19 mars 2017 à 8 h 43 min

En 1972, André-Lazare est sorti de l’hôpital de La Salpêtrière debout, ressuscité, après 4 semaines de N.D.E.

Comme le raconte Jean, dans son Evangile.

44 Et le mort sortit, les pieds et les mains attachés par des bandelettes et le visage enveloppé d’un linge. Jésus leur dit: «Détachez-le et laissez-le s’en aller.»
45 Beaucoup de Juifs qui étaient venus auprès de Marie et qui virent ce que Jésus avait fait crurent en lui. 46 Mais quelques-uns d’entre eux allèrent trouver les pharisiens et leur racontèrent ce que Jésus avait fait.
47 Alors les chefs des prêtres et les pharisiens rassemblèrent le sanhédrin et dirent: «Qu’allons-nous faire? En effet, cet homme fait beaucoup de signes miraculeux.
48 Si nous le laissons faire, tous croiront en lui et les Romains viendront détruire et notre ville et notre nation.»
49 L’un d’eux, Caïphe, qui était grand-prêtre cette année-là, leur dit: «Vous n’y comprenez rien;
50 vous ne réfléchissez pas qu’il est dans notre intérêt qu’un seul homme meure pour le peuple et que la nation tout entière ne disparaisse pas.»
51 Or il ne dit pas cela de lui-même, mais comme il était grand-prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation.
52 Et ce n’était pas pour la nation seulement, c’était aussi afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu dispersés.
53 Dès ce jour, ils tinrent conseil pour le faire mourir.

Résumons..... dit: 19 mars 2017 à 6 h 22 min

Sur ce, allons vivre une journée de notre vraie vie, laquelle n’est en rien un « itinéraire d’âme », car l’âme n’est pas.

Résumons..... dit: 19 mars 2017 à 6 h 05 min

Comme Grand Architecte de l’Univers (!), Dieu devrait être trainé en justice pour malfaçon.

Résumons..... dit: 19 mars 2017 à 5 h 57 min

Ce billet d’âme, sur un sujet gnangnan de ce pauvre vieux Cheng, aura fait naître une kyrielle de commentaires tous plus ridicule les uns que les autres !

Détestables radotages sur la lessive Dieu, un concept éculé, hypocrite et creux, qui ne lave pas plus blanc car le Mal est notre lot à nous, les animaux se croyant savants, qui au quotidien s’en accommodent parfaitement, tant il est Naturel et vaste dans ses manifestations….

rose dit: 19 mars 2017 à 4 h 56 min

Je fus châtain clair JJJ pas noir corbak. Et mes cheveux n’aiment pas la teinture. J’y tiens trop. Surtout longs. Comme Stone et Charden. Merci qd měme.

rose dit: 19 mars 2017 à 4 h 53 min

Oui nombre de choses inouies. Le colibri. Le sabot de Vénus.

Côtoyement.

J’enjambe l’air.

Comme si l’âme était inféodée à dieu !

Ds Hugo, ai fini chap.7 et 8, l’âme est à toutes les sauces.

Saluto compañeros

Widergänger dit: 19 mars 2017 à 2 h 27 min

Mais Dieu est partout. Il est en nous incontestablement. Il suffit de regarder les gens dans la rue. On ne peut pas ne pas être impressionné par la présence d’un être humain, son mystère s’impose à nous, sa présence qui a toujours quelque part quelque chose de sacrée, un regard, un geste, un mouvement. Un être humain est quelque chose de tout à fait fascinant.

Widergänger dit: 19 mars 2017 à 2 h 14 min

En tout cas, ce qu’on peut dire, c’est que, si l’on en croit l’image d’eux-mêmes que nous donnent les extraterrestres tels qu’ils se donnent à voir par exemple dans un crop circle en Écosse, l’homme est une belle créature dans l’univers qui lui-même est magnifique à contempler. Un dieu qui produit tant de beauté ne peut pas être mauvais, c’est un grand artiste de la plus belle eau. Et puis quand on y songe, tout est tellement bien foutu dans cet univers jusqu’au moindre détail ! C’est tellement incroyable, tout ça !

Delaporte dit: 19 mars 2017 à 1 h 11 min

La phrase de Malraux me semble pourtant très belle, et Semprun a eu évidemment raison de la reprendre et de la mettre en valeur, loin de toute polémique logomachique.

Widergänger dit: 19 mars 2017 à 0 h 56 min

Bloom dit: 18 mars 2017 à 16 h 46 min
C’est loin d’être clair ce que tu dis, mon cher Bloom ! Quant à Semprun, il est loin d’être clair lui aussi sur Auschwitz.

La phrase de Malraux est tout à fait contestable, qui aligne Auschwitz sur des événements tragiques qui ne prennent pas en compte la spécificité d’Auschwitz. En dehors de l’emploi du mot « crucial » qui est très maladroit. Cette phrase de Malraux montre qu’il ne comprend pas Auschwitz. Et Semprun ne comprenait pas non plus Auschwitz. Comprendre Auschwitz est vital pour nos démocraties. Si on ne voit pas la spécificité d’Auschwitz, nos démocraties en sont d’autant plus fragilisées parce que nous sommes toujours, historiquement parlant, dans le paradigme historique qui a rendu possible Auschwitz.

Delaporte dit: 19 mars 2017 à 0 h 14 min

« Ça, c’est le choix de Dieu, qu’il trouve le chemin jusqu’à nous pour être audible et crédible…
Parfois, pour son honneur il vaut mieux croire qu’il n’existe plus. »

Mais Dieu, en tout cas celui des chrétiens, a trouvé quelque chose d’assez inédit pour essayer de répondre à cette question : sa propre mort (la passion du Christ). Maintenant, si nous pensons que l’homme est doué de libre arbitre, alors il faut lui attribuer la responsabilité qui lui revient. Ce qui ne dédouane évidemment pas Dieu, souverain architecte de l’univers, du mal qui empoisonne l’humanité et qui reste sans réponse

christiane dit: 19 mars 2017 à 0 h 09 min

@hamlet dit: 18 mars 2017 à 23 h 50 min
Je ne crois pas à ce dédain, hamlet. Ils sont juste, différents, non miscibles. D’ailleurs la plainte de Job s’éteint, peu à peu, dans la nuit de Dieu. Lui, Dieu, se récite sa création pour croire en lui…
Et Job s’endort, rêvant qu’il a bataillé avec Dieu mais que Dieu n’a pas réussi à le convaincre. Au réveil, il soupire et se dit que tout est bien ainsi et que Dieu est vraiment trop compliqué pour essayer de le comprendre, il trouve plus reposant de l’aimer en dépit de tout.
Je crois que Dieu est en exil chez les hommes, privé de ciel et qu’à la fin des temps, face à face, ils se regarderont sans comprendre pour Dieu, ce qu’est un homme et pour l’homme, ce qu’est ce Dieu. Ils rouleront comme des astres silencieux dans l’espace infini et le temps s’enroulera autour d’eux.

christiane dit: 18 mars 2017 à 23 h 55 min

@Delaporte dit: 18 mars 2017 à 22 h 28 min
Ça, c’est le choix de Dieu, qu’il trouve le chemin jusqu’à nous pour être audible et crédible…
Parfois, pour son honneur il vaut mieux croire qu’il n’existe plus.
Le soir, je relis Pessoa (Le livre de l’intranquillité :
« Il y a les prophètes et les saints dans le vide immense du monde. (…) deux abîmes face à face – un puits contemplant le ciel – cri clandestin qui témoigne qu’il y a là une âme.
De quelle fenêtre, de quel secret de Dieu ai-je pu m’approcher sans le vouloir ? J’écoute la chute du temps, goutte à goutte.(…)
La vie entière de l’âme humaine est mouvement dans la pénombre.
Où donc est Dieu, même s’il n’existe pas ? »

hamlet dit: 18 mars 2017 à 23 h 50 min

« la plainte est un mode originaire et irréductible du rapport à Dieu. » :

tout est dans la première réponse de Dieu : où étais-tu… quand je faisais le monde.

contrairement à ce qu’on pourrait imaginer au premier abord ce n’est pas une réponse pour remettre les choses perspectives, dire à l’homme qui se plaint qu’il appartient à un grand tout.

cette question de Dieu, Dieu se la pose sans doute à lui-même, Dieu se pose la question de la place l’homme, et cette question il n’a pas fini de se la poser le pauvre.

pour Dieu l’homme est une monstruosité dans la mesure où il est la seule entité dans l’univers susceptible d’épargner un pus faible que lui : aucun animal, aucun végétal, aucun soleil, aucune planète, aucune substance chimique minérale ou organique n’épargne une entité plus faible, il n’y a que l’homme qui puisse le faire.

Job se plaint parce qu’il a conscience de cette faculté : l’homme peut épargné un plus faible, alors il faut que Job soit aussi épargné par des forces qui le dépasse.

pour Dieu, Job est un monstre de la nature, une erreur, un bug dans le programme.

pour Dieu rien dans l’univers en dehors de Job va se pointer pour se plaindre de son sort, quand une étoile est bouffée par une plus grosse qu’elle, quand un animal voit sa progéniture pbouffée par un prédateur, il ne leur viendra jamais l’idée de se plaindre de laur sort.

il n’y a que l’homme qui se plaint, et ça Dieu ça le gonfle !

et c’est parce que ça le gonfle qu’il répond à Job : où étais-tu quand je créais l’univers !

une autre manière de dire à Job : retourné chez ta mère tu me gonfles !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*