de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Pinault, artiste du marché

Pinault, artiste du marché

Etrange, cette impression que l’on retire de la lecture d’un livre dont on a goûté l’esprit, la manière, le ton, le contenu mais pas le personnage principal. Plus étrange encore lorsque l’auteur en fait à la fois le héros et l’antihéros. Dans le territoire de la fiction, cela n’a rien d’extraordinaire, c’est même monnaie courante tant cette ambivalence constitue l’un des charmes du genre. Mais dans celui du document, il en va tout autrement. Ce qui peut apparaître comme un paradoxe n’est-il pas dans certains cas exigé par la complexité du personnage ?

Vous connaissez François Pinault (1936) ? C’est l’autre de Bernard Arnault. On les confond régulièrement, du moins lorsqu’on n’est pas de leur monde. Les deux magnats également milliardaires, à la tête de multiples entreprises, animaux à sang froid, implacables dans les affaires, épris d’art. Quant au reste, qui est l’essentiel, à savoir leur personnalité, rien à voir. Dans les pages « Portraits », on les apparie souvent en raison d’une sorte de rivalité que les gazettes se plaisent à faire mousser mais elle est aussi factice et improbable que l’actuel accrochage Basquiat/Schiele sur les cimaises de la Fondation Louis Vuitton. José Alvarez, éditeur, romancier, essayiste et surtout excellent connaisseur de l’intérieur du milieu de l’art contemporain, a consacré une enquête à François Pinault, artiste contemporain (326 pages, 23 euros, Albin Michel), portrait plutôt que biographie, choix qui donne les coudées plus franches et autorise davantage de digressions, de subjectivité, de libertés. Ce dont l’auteur ne se prive pas et c’est heureux car, au-delà de ce que le titre annonce avec un parti pris prometteur, cela nous vaut un tableau saisissant de ce tout petit monde si incestueux au sein duquel un argent fou circule. Pour le coup, un vrai pognon de dingue !

Son goût, lui qui se dit réfractaire à toute tyrannie du goût ? Au départ, les Nabis et l’école de Pont-Aven, Bretagne oblige. Mais le choc d’un Mondrian en 1990, vu donc acheté (un collectionneur a besoin de posséder pour apprécier), lui fera franchir le pas vers l’art moderne. Ce n’est pas une collection mais un portefeuille boursier. A ceci près que les tableaux, contrairement aux titres, actions et participations, peuvent s’accrocher aux murs et permettre de jeter de la poudre aux yeux aux gogos qui en redemandent. Cela ne porte pas jugement sur l’art en question mais sur ceux qui l’instrumentalisent à des fins exclusivement financières.

François Pinault passe pour l’archétype du grand collectionneur d’art de son temps, voire le plus grand en France, ce qui va de soi car on les compte sur les doigts d’une main, mais aussi dans le monde. Or, il n’y a pas en démordre et ce livre y engage plus encore : cette image est une pure illusion, fabriquée avec la complaisance d’un milieu qui en tire profit, qu’il s’agisse des experts, des marchands, des conservateurs de musées, des commissaires d’exposition ou des critiques d’art dont les magazines vivent de la publicité des galeries, des commissaires-priseurs et de l’univers du luxe en général.

twombly_iliumQu’est-ce que ce collectionneur modèle dont nul, à commencer par ses collaborateurs, n’est en mesure de préciser ce qu’il possède, de dresser un inventaire ou, rêvons un peu, un catalogue raisonné de la collection ? Personne ne s’y risque pour la bonne raison que sa collection se confond avec sa maison de vente aux enchères (depuis 1998), rien moins que Christie’s, l’une des plus importantes au monde, ce qui lui permet de maîtriser le marché, la côte des artistes, le positionnement des œuvres, le marketing de l’art. Ce que le prétendu mécène expose dans ses « Fondations » vénitiennes et autres se retrouve souvent peu après dans des ventes chez Christie’s sans quel nul ne s’aventure à dire ce qui appartient à l’un ou l’autre Pinault. A se demander si la notion même de conflit d’intérêts a encore du sens pour ce spécialiste du mélange des genres. Ce cynique dévoiement de l’idée de collection est un bon reflet de la vulgarité de l’époque. Au vrai, le-plus-grand-des-collectionneurs devrait être l’antimodèle des collectionneurs.

Nous voilà loin, si loin, des vrais collectionneurs, ceux qui gravitaient autour de Paul Durand-Ruel à la fin du XIXème ou de Daniel-Henri Kahnweiler au début du suivant ; bien sûr, il y avait aussi et déjà des spéculateurs parmi eux, ce serait naïf de l’ignorer, mais vite éclipsés de l’histoire de l’art par des amateurs qui consacraient leur temps et leurs moyens à la passion exclusive de l’art et des artistes qui leur étaient contemporains. Eux n’étaient pas guidés par « l’optimisation des profits ». Le mot-valise « specullector » a été créé par le journaliste Jean-Gabriel Fredet pour François Pinault. Il faut vraiment être son ami pour dire comme Alain Minc que ce qui distingue en lui l’homme d’affaires opportuniste du collectionneur opportuniste, c’est l’affect, l’esthétique, le surcroit d’émotion.

On sait la saga de l’insolite breton (fait « Breton de l’année » en 2006 par Armor magazine) née dans la ferme de son enfance à la Cour Heuzé, au village de Trévérien ; on connait le parcours de l’ancien enfant de chœur qui a conservé un rapport paysan à la mort, du fournisseur de bois pour les scieries à la constitution de la holding Artémis(Fnac, Le Point etc) et du groupe Kering (anciennement Pinault-Printemps-Redoute, qui comprend dans le luxe Gucci, Saint-Laurent), après avoir édifié sa fortune en reprenant pour un franc symbolique nombre d’entreprises du secteur en dépôt de bilan et en profitant de montages pour échapper à l’impôt sur le revenu et à l’ISF. Une ascension jalonnée d’innombrables plaintes, procès, redressements, comme si l’homme en question était toujours limite dans ses pratiques.

« Le bon business, c’est de l’art » (F.P.)02-damien-hirst-venice-treasures

José Alvarez hésite à le juger car sitôt dénonce-t-il son cynisme qu’il le dit tout aussi vulnérable. Impérieux mais humble, ainsi le voit-il, jamais l’un sans l’autre. Après lui avoir décoché une flèche, il révèle la commande qu’il a passée à un ébéniste d’un cercueil en bois d’if, aussi dépouillé à l’extrême que ses toiles, sculptures, installations préférées sont a minima. N’empêche, l’auteur a beau faire et il le fait avec talent, humour, conviction et nombre d’informations inconnues hors du sérail, on a du mal à imaginer l’humaniste derrière le spéculateur. On peut d’ailleurs voir comme un rappel de son inconscient le fait qu’il jeté son dévolu sur la Bourse de Commerce à Paris pour y déployer bientôt une partie des œuvres de la Fondation Pinault, ou plutôt de la Pinault Collection (une société commerciale, ce qui est moins chic car d’apparence moins philanthropique) : l’endroit, alors dévolu au marché à terme des matières premières, fut au milieu des années 70 le théâtre d’un gigantesque scandale financier qui provoqua sa fermeture définitive, ce qu’il ne peut ignorer puisque lui-même y réalisa une plus-value de 10 millions de francs pour une mise initiale de 300 000 francs en spéculant sur le sucre.

Enfin, lors du vernissage au début de l’année prochaine, on en saura alors un peu plus sur « sa collection » (quelques 3000 oeuvres croit-on savoir) dont l’auteur regrette que certains artistes y soient surreprésentés (notamment des business men à son image, Jeff Koons dont les jardins jouxtant le Petit Palais à Paris vont finalement devoir accueillir le « Bouquet de tulipes », Damien Hirst, Murakami) ou surévalués (Adel Abdessemed dont certaines sculptures reculent les limites de l’indignité- ici ou ). Du flair ? Pas toujours sinon il n’aurait pas revendu ses Warhol au début du siècle, ni ses Rauschenberg, et il l’aurait utilisé pour découvrir et révéler des jeunes talents au lieu d’enrichir des valeurs sûres. Quant à son discours critique sur l’art, voire juste sa vision de l’art, elle est inexistante : il suffit de lire ses interviews sur le sujet pour s’en convaincre : même pas superficiel, juste creux, inexistant. S’agissant du marché de l’art, cet incontestable artiste du marché est le plus souvent loquace sur le marché et muet sur l’art. On dira qu’il n’est pas le seul.

15406_2Pinault est l’ambiguïté faite homme sans cesse rongé par le manque comme tout collectionneur. Mais si d’un côté l’auteur le magnifie en lui donnant du « condotierre », du « corsaire », du « Laurent de Médicis », du « plus grand collectionneur français depuis Louis XIV », de l’autre il nous le dépeint déterminé à mort, perfectionniste, solitaire, sombre, sourd aux conseils, irascible, impitoyable, demeuré un enfant surpuissant et orgueilleux, capable de lâcher un ami si cela sert ses intérêts ou un artiste s’il peut tirer profit de l’opération. L’auteur avoue même que cette « autre morale de l’art » dominée par l’argent et le profit lui inspire « un certain dégoût ». Tout est si dense et concentré en son (anti)héros que lorsque celui-ci se regarde dans une glace, « il semble contempler son squelette ». Il ne suffit pas d’avoir un ego surdimensionné pour être un personnage shakespearien. Il se vit en artiste ? Soit et le titre du livre de José Alvarez le dit bien. Mais un artiste minimaliste, austère, dépouillé, au risque du paradoxe avec sa nature violente et le maximalisme de son empire. Un minimaliste qui tiendrait un discours minimal sur l’art qu’il admire et donne à voir.

Un jour, venu regarder un ensemble cohérent de seize tableaux que lui présentait l’artiste franco-polonais Roman Opalka dans la plus grande galerie d’art du monde (et la plus inaccessible puisqu’il s’agit de la zone de transit des Ports francs de Genève), il manifesta clairement son enthousiasme pour la série : « J’achète ! ». Sauf que qu’il restera sourd aux appels, ne donnera plus signe de vie et reniera la parole donnée, cas d’humiliation d’un artiste que l’auteur raconte entre autres exemples d’indélicatesse. François Pinault, dont le discours de collectionneur se réduit à répéter qu’il a une lecture humaniste de l’art et que cette élévation spirituelle lui est indispensable, aura plutôt besoin de qualités humaines s’il veut, comme on le lui prête, laisser l’image d’un homme passionné par les artistes de son temps.

 

 

(« Jeff Koons, Francois Pinault et un troisième personnage non identifié au vernissage de ‘Elogio del Dubbio’ à la Punta della Dogana le 9 avril 2011 à Venise, photo Barbara Zanon ; « Bertrand-Lavier-Gabriel-Gaveau-Cattelan-Untitled-YPM-Portrait-de-Giacometti » JC-VINAJ-©-GFM ; « Ilium (One Morning Ten Years Later) [Part I]. © Cy Twombly Foundation, oeuvre de Cy Twombly qui est d’après José Alvarez « le parfait portrait » de François Pinault ; « Head of Demon » de Damien Hirst, exposé au Palazzo Grassi  pour  » Treasures From The Wreck Of The Unbelievable » à Venise en mai 2017, photo D.R. ; Paul McCarthy: <EM>Mechanical Pig</EM>, 2005 Silicone, platinum ; « Him » sculpture en cire et résine de polyester de Maurizio Cattelan photo D.R.) 

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1 512 Réponses pour Pinault, artiste du marché

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 20 octobre 2018 à 19 h 56 min

j’ai connu un collectionneur d’oies;il a ouvert un musée et est mort, du sida je crois

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 20 octobre 2018 à 19 h 54 min

UNE PERLE PARMI LES COCHONS

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Comédien, chanteur, écrivain, Jean-Claude Dreyfus possède une particularité. Fou de cochon sous toutes ses formes, il en collectionne depuis 30 ans. A Paris, il nous a ouvert les portes de son monde, peuplé de groins hilares.
C’est d’ailleurs à travers le rôle du boucher, dans le film « Delicatessen », au début des années 1990, que sa collection va prendre un nouvel essor. Ses amis et le public lui offrent des objets nombreux et originaux. Piqué au jeu, il commence à s’en procurer lui-même, de plus en plus beaux, de plus en plus rares. Jusqu’à voir son pied-à-terre parisien, sa maison du Minervois et sa demeure principale, à 100 km de Paris, envahis par plus de 4000 pièces.

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 20 octobre 2018 à 19 h 51 min

hamlet,bravo!vous avez bien compris internet et les gens qui veulent être en phase « commentaire »
vous ne dites pas ce qu’ils gagnent ,ce que vous déduisez par faute d’orthographe, d’indigence intellectuelle , ce qui tiendrait en éveil pour le prochain fil;mais merci de votre entente de tous!

renato dit: 20 octobre 2018 à 19 h 12 min

« … Michael Köhlmeier… »

Il est certains que Churchill appréciait la conversation de Chaplin, nonobstant son « bolchevisme ».

hamlet dit: 20 octobre 2018 à 18 h 56 min

je sais pas pourquoi à chaque fois ça me fait penser à la Résurrection des corps, je me dis que si on a réussi à faire croire au corps du Christ ressuscité et à la virginité de Marie alors tout devient possible.

Janssen J-J dit: 20 octobre 2018 à 18 h 51 min

Émouvante, l’histoire de ce pacte conclu entre Churchill et Chaplin pour accourir et s’entraider dès que l’un sombrerait au plus profond de sa dépression (2 messieurs sur la plage). Mais quelle en est l’authenticité historique ? Peut-être Bloom aurait’il des éléments de confirmation à ce sujet ?

hamlet dit: 20 octobre 2018 à 18 h 48 min

JJJ oui c’est drôle, avant l’art était subversif, et maintenant c’est le fait de dire qu’on ne comprend pas cet art qui est subversif, limite hérésie.
vous le constatez surtout en groupe :
– en fait c’est un truc de BD, un truc potache ? pour rire ?
– heuu tu vois heuu, non, ce sont des collages, tu sais heuu ils rassemblent des matériaux comme si l’oeuvre était à venireuuu.
– ah bon ? mais c’est quand même du collage de BD ?
là ils vous regardent du genre « pardonnez-lui c’est un simple d’esprit » comme quand on dit à un curé qu’on ne croit pas en Dieu. et ils enchainent :
– heuu, tu n’as pas bien compris, tu vois heuu c’est comme Prousteuu, tu sais heuu la Rechercheuu aussi c’est de l’assemblageuu
– ouui mais Proust c’est pas de la BD, là ils ont juste voulu faire un truc de collégiens pour se marrer
– non, tu sais heuu, sa dernière toile elle s’est vendue un million chez Christie’s
– ah bon ? ça fat cher la BD
– non heuu tu sais heuu c’est pas vraiment de la BD, c’est comme Prousteuuu

hamlet dit: 20 octobre 2018 à 18 h 36 min

j’ai fait un classement de ceux qui envoient le plus de commentaires :
1ère : Lavande
2eme : Mr Court
3eme : Phil
4eme : Delaporte
5eme : Jazzi
6eme : Clopine
et 7eme : JJJ

hamlet dit: 20 octobre 2018 à 18 h 34 min

vous imaginez que vous êtes que 7 à fréquenter ce blog (je vous ai comptés) !
et à 7 vous avez écrit 1400 commentaires !
ce qui fait 200 commentaires chacun en 1 semiane !
soit 30 commentaires par jour !
soit un peu plus de 1 commentaire à l’heure !
sérieux vous n’avez rien d’autre à faire de mieux de vos vies ? vous n’en aurez qu’une ! et vous la passer ici à écrire n’importe quoi sur n’importe quoi.
c’est désespérant…

Delaporte dit: 20 octobre 2018 à 18 h 30 min

Il est vrai que le film de Von Trier va plus loin que n’importe quel fist-fucking espagnol, dont rêve Ed. Il y a un chemin progressif dans la psychose sexuelle, qui se termine par le découpage en petits morceaux de la victime. On n’est pas pour rien un serial-killer.

Delaporte dit: 20 octobre 2018 à 18 h 27 min

« Surtout pas celui-là, Ed, on y voit chacune des victimes du serial killer, toutes de votre sexe et de votre âge, se faire découper au couteau ! »

L’identification serait excessivement violente. Mais je suis sûr que Ed, en bonne masochiste, pourrait jouir de cette violence faite à elle-même. Il y aurait là une sorte de refoulée qui surgirait. Une psychanalyse mettrait cela parfaitement au clair. Le continent noir, dont parlait Freud, nous réserve toujours des surprises paradoxales.

Janssen J-J dit: 20 octobre 2018 à 18 h 18 min

de quoi PatV vous n connaissez toujours pas ce lieu, à quelques encablures de notre ministre de la culture ? Mais il vs faudrait sortir de Paris, de temps en temps pour découvrir lard contemporain pas cher (cristine et ses rennes).

https://www.google.com/search?client=firefox-b&ei=9VPLW9bqA8iOaofyu8AM&q=galleria+continua+coulommiers&oq=galleria+continua+coulommiers&gs_l=psy-ab.12..0.18390.24818.0.27513.21.18.3.0.0.0.166.1681.2j11.13.0….0…1.1.64.psy-ab..6.15.1518…0i67k1j0i22i30k1j0i13k1.0.-3rjZ0x_VSY

Jazzi dit: 20 octobre 2018 à 17 h 49 min

« je suis sûr que Ed n’aime pas ce cinéma »

Surtout pas celui-là, Ed, on y voit chacune des victimes du serial killer, toutes de votre sexe et de votre âge, se faire découper au couteau !

Lavande dit: 20 octobre 2018 à 17 h 47 min

Le sujet du moment n’est pas vraiment dans mes compétences mais quand même, un musée que je trouve exceptionnel c’est le musée de la Wallace collection à Londres. En plein coeur de la ville c’est un bâtiment plein de charme, un superbe hôtel particulier.
« La Wallace Collection est un musée londonien constitué en 1897 à la suite du don, par Lady Wallace, de l’énorme collection d’art ancien héritée en 1870 par son époux, le collectionneur et philanthrope britannique Sir Richard Wallace. » (Wikipédia)
Il y a en plus un salon de thé/restaurant très lumineux, sous une verrière, dont je garde une souvenir de muffins et de scones inoubliables.

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 20 octobre 2018 à 17 h 33 min

combat?
Né en 1957, Robert COMBAS poursuit depuis les années 80 une démarche unique. Ses représentations excentriques et puissantes du monde font de ce génie l’une des figures emblématiques de l’art contemporain français.

L’oeuvre de l’artiste fait aujourd’hui l’objet de nombreuses rétrospectives et expositions institutionnelles. L’engouement des collectionneurs se fait plus important à chaque nouvelle vente publique. En témoignent les chiffres de cette année 2017, qui confirment le caractère durable de la peinture de Robert COMBAS.

On notera notamment le résultat début juin à Taïwan (Taipei) qui établit un nouveau record en vente aux enchères à plus de 190 000 euros

D . dit: 20 octobre 2018 à 17 h 14 min

Delaporte dit: 20 octobre 2018 à 16 h 31 min

« A aucun moment, Delaporte, je n’ai imaginé Mélenchon catholique. »

Moi non plus, D, et lui non plus. Homme politique et catholique, il y a comme une contradiction.

Absolument pas. Entrer en politique c’est accepter le combat et les coups bas.

Delaporte dit: 20 octobre 2018 à 17 h 13 min

Par exemple, je suis sûr que Ed n’aime pas ce cinéma, malgré sa punktitude. Il faudrait qu’elle nous en parle un peu, qu’on se marre.

Delaporte dit: 20 octobre 2018 à 17 h 11 min

J’avais beaucoup aimé le controversé Nymphomaniac, mais moins aimé Melancholia. Von Trier est un cinéaste inégal, sujet du reste à des troubles du comportement. Son génie et sa folie ont du mal à cohabiter, mais quand il réussit un film, alors c’est époustouflant.

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 20 octobre 2018 à 17 h 04 min

‘Prime minister of taste’: Horace Walpole’s collection reunited at Strawberry Hill
Exhibition in collector’s former Thames-side home follows a successful (and ongoing) treasure hunt
https://www.theartnewspaper.com/preview/strawberry-hill-reunites-treasures-uk-prime-minister-taste?utm_source=daily_october18_2018&utm_medium=email&utm_campaign=email_daily&utm_source=The+Art+Newspaper+Newsletters&utm_campaign=5bc6efdaed-EMAIL_CAMPAIGN_2018_10_16_05_17&utm_medium=email&utm_term=0_c459f924d0-5bc6efdaed-43644573

Janssen J-J dit: 20 octobre 2018 à 16 h 54 min

@Oui, JJJ. Ce n’est pas moi qui ai dit cela ! Au fait, on est samedi et non pas dimanche

Merci pour votre indulgence, venez de détecter 2 manif de mes troubles de mémoire, c’est le citoyen hamlet qui a raconté ce bobard mais il plaisantait ; et nous sommes effectivement samedi, demain sera un autre dimanche.
Bon y’a pas mort d’homme, et dhonc, votre film m’a bien plu. Par un raccourci de mémoire aventureux, m’a fait penser à Bernard Ollivier et à son histoire de Rosa qui tint le monde dans sa main. Vous auriez excellé à la scénariser je pense.

Jazzi dit: 20 octobre 2018 à 16 h 48 min

« Je pense aller le voir demain après-midi. »

Tu peux y aller sans crainte, Delaporte.
En revanche, je ne le recommanderais pas trop à Christiane. Pour l’esthétique du film, oui, mais pour le fond sadique, moins…

Delaporte dit: 20 octobre 2018 à 16 h 31 min

« A aucun moment, Delaporte, je n’ai imaginé Mélenchon catholique. »

Moi non plus, D, et lui non plus. Homme politique et catholique, il y a comme une contradiction.

Delaporte dit: 20 octobre 2018 à 16 h 22 min

Jazzi dit: 20 octobre 2018 à 16 h 12 min

Merci Jacuzzi de me rafraîchir la mémoire. Je pense aller le voir demain après-midi.

Jazzi dit: 20 octobre 2018 à 16 h 12 min

Delaporte, tu ne suis pas. J’en ai déjà parlé. Pour mémoire !

Jazzi dit: 18 octobre 2018 à 10 h 38 min
Allez donc voir le dernier film de Lars von Trier. Cette ultime variation sur la lutte entre le Bien et le Mal, et sa représentation en art, autour de la figure d’un serial killer, remarquablement porté par Matt Dillon, avec Bruno Ganz dans le rôle de Virgile (M. Verge), nous conduit jusqu’au dernier cercle de l’Enfer. Le film, véritable pinacothèque cinématographique, d’une éblouissante facture formelle, nous restitue, en 3D, les principales collections picturale du musée imaginaire du cinéaste : Les peintres italiens de la Renaissance, Piranese, la peinture flamande, Rembrant, le XIXe siècle français, Millet, Géricault…
Effrayant et superbe !
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19580361&cfilm=245109.html

Delaporte dit: 20 octobre 2018 à 16 h 00 min

Je crois que le spectateur qui va voir le film de Lars von Trier va avoir un for intérieur en pleine expansion morbide !

Delaporte dit: 20 octobre 2018 à 15 h 51 min

Jacuzzi, vous êtes allé voir « The house that Jack built » ? C’est bien ? J’apprécie ce metteur en scène catholique, Lars Van Trier, qui ne recule jamais devant la difficulté, même s’il est coutumier de dérapages désolants. Lui aussi doit avoir un « for intérieur » en pleine ébullition !

Janssen J-J dit: 20 octobre 2018 à 15 h 50 min

« Tout est perdu fors l’honneur » se dit-il en son for intérieur de fort en gueule
(et pendant ce temps fort, Anna fore le terrain à Rochefort, et force est bien de constater qu’à force, elle parvient à… )
[à vos plumes… pour la suite]

Delaporte dit: 20 octobre 2018 à 15 h 47 min

Ce qu’écrit Mediapart sur Mélanchon va vous faire moins rire, D, ça déborde de partout, notamment l’argent en liquide. Sans parler de Sophia Chirikou, maîtresse de Mélanchon, et première bénéficiaire des prestations de service du parti politique la France insoumise. Une France pas si insoumise que ça… Tout ça n’est pas très catholique :

« Deux surprises ont émané des perquisitions dans l’enquête sur le financement de La France insoumise. La première est la proximité de Jean-Luc Mélenchon et de la communicante Sophia Chikirou, au cœur des investigations, qui se trouvait au domicile de l’ancien candidat mardi matin à l’aube. La seconde est la découverte de plus de 12 000 euros en liquide au domicile d’un des plus anciens proches du leader insoumis. » Mediapart

Jazzi dit: 20 octobre 2018 à 14 h 55 min

Oh, pas si mal, Phil. Le téléfilm a été diffusé plusieurs fois, en France et dans nos ex colonies francophones, et j’ai reçu quelques billets au passage…

Phil dit: 20 octobre 2018 à 14 h 43 min

Baroz s’enferme dans un chalet de luxe avec des intellectuels de gauche, tout ça finit mal. comme dit Delaporte, manquait plus qu’un Polanski pour passer à la casserole.

Delaporte dit: 20 octobre 2018 à 14 h 03 min

« Vous au moins je sais que vous ne serez pas irrité mais intéressé par cette mise au point, que vous ne penserez pas que votre erreur me fait kiffer et que vous ne me direz pas que vous m’emm…. »

Toute la vie se passe à apprendre, comme le disait Gracian…

Jazzi dit: 20 octobre 2018 à 13 h 57 min

Lorsque j’aurai rédigé ma troisième et dernière expérience scénaristique, plus récente, le lecteur découvrira le rôle essentiel joué par… Clopine !
A bientôt pour la suite…

Jazzi dit: 20 octobre 2018 à 13 h 54 min

Oui, JJJ. Ce n’est pas moi qui ai dit cela ! Au fait, on est samedi et non pas dimanche. Tu trouves pas que le temps passe assez vite comme ça !

DHH dit: 20 octobre 2018 à 13 h 50 min

@ jazzi
le S que vous ajoutez à For est erroné .On écrit « for interieur » abréviation de forum , au sens de lieu de débat
mon for intérieur c’est le lieu où je débats avec moi-même
Vous au moins je sais que vous ne serez pas irrité mais intéressé par cette mise au point, que vous ne penserez pas que votre erreur me fait kiffer et que vous ne me direz pas que vous m’emm….
bien à vous

Janssen J-J dit: 20 octobre 2018 à 13 h 50 min

for intérieur, c’est bien suffisant.
Bien à vous JZ (non, je ne me suis pas absenté A CAUSE de chaloux, voyons dhonc, mancrépuxa !).

Jazzi dit: 20 octobre 2018 à 13 h 41 min

rectificatifs : c’est Epiphanie qui est devenue Emilie Albert et « fors intérieur » pour « fond intérieur »…

Jazzi dit: 20 octobre 2018 à 12 h 28 min

Le rendez-vous du Luxembourg 2

Nous montâmes donc un dossier et obtînmes une aide à l’écriture.
Nous nous mîmes alors à la rédaction du scénario proprement dit. Tantôt dans le studio de Pierre Schoeller, au Quartier Latin, ou dans le cabinet (d’avocat ?) de son père, avenue Malesherbes. Tantôt chez la grand-mère d’Olivier Wahl, dans une superbe villa, défraîchie, du 16e arr. Nous le terminâmes durant un séjour de trois semaines dans un splendide chalet en bois, au dessus d’un lac, dans un coin charmant de la Creuse : Les Pins. Une résidence secondaire, dessinée par l’architecte Chemetov, pour les parents de la petite amie d’alors de Pierre Schoeller, des intellectuels de gauche.
Plus tard, notre scénario fut acheté par France3, pour étrenner une nouvelle collection de la chaîne baptisée « V. comme Vengeance ».
Là, on nous flanqua d’autorité un nouveau scénariste maison, qui empocha 50% des droits d’auteur au passage, et donna une tournure psychologisante à notre scénario, jugé trop métaphysique à leur goût. Ce qui Donna naissance à un gentil téléfilm tourné par Claude Boissol. Françoise Arnoul, fut choisie pour jouer le rôle d’Emilie, rebaptisée Emilie Albert et l’histoire réduite à une sombre vengeance. Auparavant, Suzanne Flon, préssentie, avait retourné le scénario, se disant choquée que l’on ai pensé à elle pour cette sombre histoire de coucherie ! Moi, dans mon fond intérieur, j’avais plutôt rêvé à un retour de… Brigitte Bardot !
Durant les âpres réunions avec la production, tandis que je m’insurgeais contre les transformations apportées à notre travail, j’avais noté la souplesse et l’adaptation dont savait user Pierre Schoeller. Tandis que le pauvre Olivier Wahl, que je trouvais le plus talentueux de nous trois, et pensais qu’il ferait une carrière de cinéaste, se montrait anéanti. La suite m’a donné tort. L’un tourne, l’autre pas. Et moi, convaincu que, décidément, je n’étais pas fait pour le travail collectif, je repartis en solitaire vers d’autres aventures.
(à suivre…)
http://www.cinememorial.com/film_ÉTRANGE_HISTOIRE_D%27ÉMILIE_ALBERT__.L%27_20408.html

Clopine dit: 20 octobre 2018 à 12 h 12 min

Jazzi, c’était une super bonne idée ce scénario…
Tu n’aurais pas envie de le reprendre ? C’est largement à ta portée, non ???

Phil dit: 20 octobre 2018 à 12 h 10 min

Baroz veut être payé avant d’être entubé, durdur chez les républicains du cinéma. pour ça qui vous vous laissent pas de message sur le répondeur

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 20 octobre 2018 à 12 h 07 min

Catherine Lacey on “The Erotics of Cy Twombly”—in response to Joshua Rivkin’s new kinda-sorta biography of the artist, Chalk.
The Paris Review

renato dit: 20 octobre 2018 à 11 h 51 min

Ce peintre devrait plaire au gros des intervenants :

http://www.5election.com/2012/02/18/roberto-ferris-neo-baroque-art/

Le classer néo-baroque est un abus — ce serait plutôt du kitsch —, mais nous vivons parmi les… enfin, peu importe, pour les vieux et jeunes grognons de la RdL la différence sera insignifiante… cela dit, je comprends mal pourquoi lorsqu’ils se blessent il emploient un désinfectant moderne plutôt qu’un brin de toile d’araignée — bis repetita : voir le roman politique de Sterne —.

Phil dit: 20 octobre 2018 à 11 h 49 min

certes Hamlet, le discours s’enivre et Ajar boit le coup, interviouwé par Chancel c’est le grand échec.
Baroz portraiture le cinéma d’aujourd’hui sans relâche, fesses calées dans les fauteuils jonchés popcorn pour mieux scotcher les scenarii sortis du théâtre à la Bernstein, « tout moisit par la tête ».
Claudio Bahia cherche sa Casa Grande dans la vieille iourope pendant que son pays torride va couronner le général alcazar. dans les années soixante, la trempette à Copacabana était possible sans se faire assassiner.

Jazzi dit: 20 octobre 2018 à 11 h 43 min

Le rendez-vous du Luxembourg

Deux jeunes amis, fraîchement émoulus de l’école de cinéma de la rue de Vaugirard, m’avait donné rendez-vous devant la grille principale du jardin du Luxembourg. Celle qui fait face au Panthéon, en haut du boulevard Saint-Michel. Ce devait être au début de l’automne, me semble-t-il. Vers le milieu des années 1980. Je leur avais téléphoné après avoir lu leur petite annonce dans Libération. Ils recherchaient un partenaire susceptible de les aider à mettre en forme le scénario d’un long métrage, à partir d’un synopsis qu’ils avaient élaboré, oralement, sans en avoir écrit le premier mot.
confortablement installés sur un banc et des sièges métalliques, sous le couvert des arbres de la partie haute, en mail, qui jouxte les grilles de l’entrée principale du jardin, du côté du kiosque à musique, ces deux jeunes hommes d’environ 25 ans, se mirent en devoir de raconter à leur aîné de près d’une dizaine d’années que j’étais, l’histoire complète qu’ils avaient imaginée dans leurs têtes. Celle d’Epiphanie, une orpheline, qui fut toute sa vie la bonne des habitants de son village. Devenue vieille et sentant la mort venir, celle-ci avait trois voeux qu’elle souhaitait voir exhaussés avant de disparaître. Le premier, que quelqu’un recueille son chat, un gros matou noir, encore jeune, sur lequel elle avait reporté toute son affection. Le second… j’ai oublié. Peu importe, car toute l’originalité du film était dans le troisième voeu : demeurée vierge, Epiphanie souhaitait qu’un homme du village lui fasse l’amour. Confiés au curé et au maire, convoqués à son chevet, ces trois voeux de la vieille femme allaient mettre le village, dont elle avait torché les enfants, nettoyés les maisons, soigné les malades, sans dessus dessous. Comment ne pas réaliser les désirs de cette brave femme à laquelle les habitants étaient tous redevables ?
L’histoire des deux aspirants cinéastes me plut. Je leur donnai un accord de principe pour travailler avec eux, mais à condition que nous soyons payés pour cela. Je leur proposai d’écrire ce qu’il m’avait raconté sous forme d’une nouvelle titrée : « Les trois voeux d’Epiphanie » et que nous montions un dossier afin d’obtenir une aide à l’écriture. Ayant vu d’autres candidats avant moi et devant encore en rencontrer d’autres, nous nous séparâmes sous promesse d’une réponse rapide de leur part.
De fait, ces deux jeunes hommes, Pierre Schoeller et Olivier Wahl, me rappelèrent assez vite et me dirent qu’ils m’avaient choisi.
(à suivre…)

Pat V dit: 20 octobre 2018 à 11 h 12 min

Contrairement à l’avis de JJJ, on aime bien que ce billet puisse continuer sa route encore longtemps.
Savoir regarder est aussi important que de savoir lire.

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 20 octobre 2018 à 11 h 10 min

toujours sur la brèche,hamlet, bravo!
je vous mets un lien dont vous n’avez aucun besoin en vous souhaitant courage
https://theconversation.com/les-creatifs-sont-ils-intuitifs-104745?utm_medium=email&utm_campaign=La%20lettre%20du%20SAMEDI%20de%20The%20Conversation%20France%20-%201141010283&utm_content=La%20lettre%20du%20SAMEDI%20de%20The%20Conversation%20France%20-%201141010283+CID_6de9b0330b010a95f723510682865676&utm_source=campaign_monitor_fr&utm_term=Vous%20voulez%20innover%20rapidement%20%20Imitez%20les%20designers%20et%20les%20artistes

Pat V dit: 20 octobre 2018 à 11 h 09 min

Prenez l’art au 20è. c’est essentiellement du discours, la parole a supplanté l’œuvre.

Là, vous faites très fort Hamlet! 😉

Nicolas dit: 20 octobre 2018 à 11 h 08 min

Il règne toujours une belle ambiance conviviale ici, c’est un vrai plaisir de vous lire mais pas autant que de jeter quelques mots dans ce petit carré, véhicule à merde et autres joyeusetés si l’on n’y prend garde. J’aime beaucoup le canot en plastique enchaîné, un tout plein d’ironie bienfaisante. J’aimerais si l’une ou l’autre y consent un ou deux tuyaux sur Bataille. Il me laisse parfaitement sceptique avec ses oeuf(illères) psychanaleptiques et autres peintures théoriques caverneuses. Quelques choses m’aurait échappé?

Janssen J-J dit: 20 octobre 2018 à 10 h 19 min

Claudio Bahia dit: 19 octobre 2018 à 18 h 46 min Janssen JJ n’est plus parmi vous??

Merci de vous soucier. Je passe regarder de temps en temps, mais j’ai pu la pêche. J’espère que votre tournée européenne vous comble, en dépit des nouvelles bien sombres du Brésil.
Je pense qu’en ce dimanche matin, les erdéliens survivants et bien vivants (et vous en faites partie, Claudio) vont enfin bénéficier d’un nouveau billet. Je salue également la vaillance d’Hamlet.

hamlet dit: 20 octobre 2018 à 10 h 18 min

l’art au 20è siècle fait souvent penser à ces parents qui mettent dans leur salon la peinture que leur gamin a fait à l’école pensant y voir l’oeuvre d’un futur artiste, quand vous allez bouffer chez eux ils passent une heure à vous montrer ce que ce tableau signifie, pendant qu’à côté, le jeune artiste est en train de s’empiffrer toutes les cacahouètes de l’apéro.

hamlet dit: 20 octobre 2018 à 10 h 15 min

oui Phil, le discours est créateur, le discours s’enivre parfois de son pouvoir créateur.
Prenez la Résurrection des corps, pourquoi avoir ajouté ça au reste alors que le reste était suffisant ? Pourquoi : parce que la parole s’enivre de son pouvoir.
Prenez l’art au 20è. c’est essentiellement du discours, la parole a supplanté l’oeuvre.

Vous avez une bande potes qui vont avoir l’idée de faire des collages. Certains voient dans ces collages l’idée d’un assemblage de matériau accumulé en vue de construire une oeuvre pas encore là. Et hop ! arrive un autre qui fait le parallèle et y voit la présence de Proust.
Ce qui n’était au départ qu’une idée de collégien devient un héritage proustien !

c’est fort non ? c’est aussi fort que la Résurrection des corps.

Jazzi dit: 20 octobre 2018 à 10 h 12 min

Hier je suis allé voir « Capharnaüm » de la réalisatrice libanaise Nadine Labaki. Un film néo réaliste revisité dans le Beyrouth en ruine d’aujourd’hui, où semble s’être réfugiée toute la misère du monde des migrants. S’ajoutant à celle des pauvres Libanais. Une partie de la critique, sous couvert de profusion d’esthétisme misérabiliste, nous la joue : « cachez ce sein que je ne saurais voir » ! Pour ma part, j’ai trouvé ce film nécessaire et efficace, bluffé par le jeu du jeune Zaïn, dans son propre rôle de gamin des rues de douze ans livré à lui-même. Même le bambin éthiopien d’à peine un an, qui l’accompagne durant une grande partie du film, réussit l’exploit à se révéler être un acteur expressif ! Une histoire particulièrement désenchantée mais pas totalement désespérante, dont la morale se résume à « pourquoi faire des enfants quand on a pas les moyens de les élever ? »
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19579561&cfilm=251090.html

Phil dit: 20 octobre 2018 à 9 h 30 min

Dear Baroz, Mandelbaum dans Lemonde s’envoie Melle de Jonquières avec les Dames du Bois de Boulogne et démolit Paul Guth déjà mort, comme c’est facile. Chancel ressuscité interviouve Ajar sur sa relation cathodique pas bénéfique à Seberg qui n’en pouvait mais, pathétique. Puisse le fantôme de Dietrich croquer tout sec ce petit monde.

Alexia Neuhoff dit: 20 octobre 2018 à 9 h 13 min

Pour ceux qui (comme moi) désespèrent de voir autre chose que des gadgets jefkouniens ou des vide-greniers conceptuels, qui restent attachés à la peinture –ce truc complètement mort et dépassé, paraît-il – allez au Musée de l’Orangerie (17 oct. 14 janv) visiter l’exposition Paula Rego. Je l’ai découverte en 2007 au Reina Sofia (Madrid) qui lui consacrait une rétrospective. Un choc, un grand souvenir émotionnel. C’est une artiste portugaise qui vit en Angleterre, pays qui (lui) ne snobe pas la peinture et où des femmes notamment trouvent à s’exprimer magistralement (exemple : Jenny Saville).

Petit Rappel dit: 20 octobre 2018 à 5 h 11 min

j’ai bien aimé, dans le passage moralo -satouffo-clopinien, « la montée de l’antisémitisme en terre arable. »
Allez les verts!?

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 20 octobre 2018 à 2 h 52 min

il y a eu des fausses informations sur ce fil;
vous avez fait fuir christiane, rose, c’est un constat car je ne les connais pas non plus;je n’ai jamais rencontré personnede ce blog et ne rencontrerai personne;ni dans une expo, ni à beaubourg,ni ailleurs;j’ai appris sinon bien compris;
suave mari magno disait l’autre;il me suffit de lire,même (sur)la RDL.
rappel pour tous du tweet » « Lire vous permet d’échapper à votre personnalité, de devenir un personnage de roman. » Romain Gary – 1974 t.co/… »ça peut être un conseil amical et mis à l’épreuve de P.Assouline aussi?

P. comme Paris dit: 20 octobre 2018 à 2 h 40 min

Delaporte, les catéchumènes ne vous ont rien transmis ?
Un trou est un trou.
Une absence ceintes de présences.

Delaporte dit: 20 octobre 2018 à 2 h 01 min

« Et je ferais une exception pour Saviano qui est tout de même largement au-dessus de ma limite. »

Bien vu pour Saviano, Ed. Là, c’est vous qui rêvez, je crois. Que de fantasmes dans cette petite tête (toujours vide) !

Ed dit: 20 octobre 2018 à 2 h 00 min

Bowdel doudou

¿Donde esta Pablito? Las gatas en sont à leur première portion de Hill’s. Affaire à suivre el matador del blog del paso.

Delaporte dit: 20 octobre 2018 à 1 h 58 min

« Semoun a l’air de se plaindre (et meme de s’étonner) que des trentenaires soient repoussées par son âge. »

Ce que vous dites, ma chère Ed, n’est pas très gentil pour Semoun. Il n’a certes pas beaucoup de qualités, notamment artistiques, et ses prétendus sketchs ne font plus rire personne depuis longtemps. C’est le has been intégral, en fin de carrière. Mais vous généralisez trop, Ed, sans doute parce que vous manquez d’expérience en la matière. Les cinquantenaires sont des hommes remarquables, d’une séduction totale. Ils allient la culture au savoir-vivre et à la sagesse philosophique, et, parfois, religieuse. Dans ce dernier cas, c’est le summum. Je crois plutôt, ma chère Ed, désolé de vous le dire, que lorsque vous croisez un cinquantenaire, c’est lui qui vous évite comme la peste, et ne cherche pas à avoir une relation, même amicale ou platonique, avec une pseudo-punkette bête comme ses pieds. Hélas, c’est la triste vérité. Il ne faudrait pas, comme vous le faites impudemment, inverser la situation.

P. comme Paris dit: 20 octobre 2018 à 1 h 01 min

« D. dit: 20 octobre 2018 à 0 h 21 min »

Ho, l’intergalactique,
c’est de têtard de chez très tard dont-on te parle.

P. comme Paris dit: 20 octobre 2018 à 0 h 47 min

« hamlet dit: 19 octobre 2018 à 22 h 33 min »

C’est l’arc qui fait luli’ss.
Replongez-vous dans le « Révizor ».

P. comme Paris dit: 20 octobre 2018 à 0 h 36 min

« la seule chose que je sais de cette génération c’est qu’ils ne protègent pas leurs livres d’école ! »,

Trouvé un jour, chez Gibert,
presque tous les romans de Chandler et de Hammett en Série Noire recouverts d’un papier calque épais.
Un plaisir pour moi,
un profond désarroi peut-être pour
un collectionneur impécunieux,
ou un voleur de cave irrévérencieux.

Ed dit: 20 octobre 2018 à 0 h 29 min

Et c’est tout de même un monde ! Nous sommes en 2018 et les hommes (surtout quand ils sont riches et ont du succès) estiment que les femmes de 20 ans de moins devraient être attirées par les vieux détritus. Semoun a l’air de se plaindre (et meme de s’étonner) que des trentenaires soient repoussées par son âge. Mais mec, c’est normal ! Est-ce que je vais draguer les minets de 18 ans moi ? Non. Parce que je suis une femme et ne recherche pas la jeunesse et la fertilité à tout prix. Brodel lâchez vos archaismes les vieux mecs, surtout si vous êtes moches comme lui.

D. dit: 20 octobre 2018 à 0 h 21 min

…et pis à 54 ans, le spermato se transforme en grenouille, les pattes arrières ont poussé, la queue a rétréci, ça fout un sacré bordel.

D. dit: 20 octobre 2018 à 0 h 17 min

D. dit: 20 octobre 2018 à 0 h 05 min

Ne dirait-on pas un extrait de Beaubec production, D. ?

Non, c’est bien mieux que ça.

Je déconne pas, c’est à l’évidence bien mieux.

Ed dit: 20 octobre 2018 à 0 h 17 min

Qu’est-ce que j’en ai à f.outre de ce vieux moche ? 54 ans et s’intéresser à des filles de 30-35 ans déjà ca me dégoûte, mais là…Quel rapport entre Roberto Saviano (qui me plaît et reste dans la trentaine) et ce vieux cynique ? Encore une fois, ce vieux Delaporte prend ses rêves pour une réalité et pense donc que je me taperais n’importe qui.

D. dit: 20 octobre 2018 à 0 h 16 min

je vais te demander de ne plus jamais m’adresser la parole !

non s’il te plait hamlet ne me fais pas ça. Je reconnais que je suis d’une épaisseur crasse, je reconnais tout ce que tu veux, que je pue des pieds, que je n’ai jamais mangé de merlan de ma vie, que Macron est le seul dieu runique, que Benalla est son fils, Griveaux le sain-d’esprit et Trogneugneux la sainte-verge même si je dois être damné pour l’éternité, mais pitié permets-moi de t’adresser encore la parole ô omelette suprême !

P. comme Paris dit: 20 octobre 2018 à 0 h 15 min

« Y a-t-il un aéroport à Hambourg ? Ou faut-il venir en train ? Peut-être qu’Elie Semoun a une voiture, comme tout dragueur qui se respecte. »

Pour Hambourg, Cire Delaporte,
même avec un porte-conteneur de 250 mètres,
actuellement on vous accordera le passage.
Qu’est-ce que l’Elbe est draguée.

D. dit: 20 octobre 2018 à 0 h 08 min

c’est que tu penses que les tableaux de Hopper racontent des histoires

Ah mais oui. et je le répète encore publiquement ce soir : ils racontent des histoires.
Et se sera redit encore demain s’il le faut.

P. comme Paris dit: 20 octobre 2018 à 0 h 07 min

De toute façon :
est-ce qu’un illustrateur peut se dire peintre ?.

To be or not to be, isn’t it ?

P. comme Paris dit: 19 octobre 2018 à 23 h 59 min

« Delaporte dit: 19 octobre 2018 à 17 h 05 min
Dans les années trente, en Allemagne, un petit caporal de 14-18 commençait à percer, comme Mélanchon aujourd’hui, le verbe aussi haut et péremptoire, la même psychose paranoïaque en prime : Adolf Hitler. On connaît la suite… »

Où sont ses Ernst ?
Jünger, Von Salomon, Wieschert.

P. comme Paris dit: 19 octobre 2018 à 23 h 46 min

« « Quand je l’ai acquis, à Londres, il y a des années, j’avais l’impression d’avoir un morceau de la Croix », avait-il confié. »

Et si Je,
plutôt que celle de Pierre Bergé,
pencherai vers celle de Louis Carré.

hamlet dit: 19 octobre 2018 à 23 h 26 min

je comprends pourquoi Daniel Arasse disait qu’il voulait arrêter son travail critique au 19è.

l’art au 20è c’est un truc hyper compliqué, réservé à des experts perchés à des hauteurs stratosphériques. pour réussir à convaincre que les tableaux qui racontent quelque chose ne racontent rien, et que ceux qui ne racontent rien racontent quelque chose il faut posséder une intelligence bien au dessus de la moyenne des mortels.

à côté de ça même la présence l’escargot dans le Francesco del Cossa c’est un truc qui devient d’une évidence limpide comme de l’eau de roche.

hamlet dit: 19 octobre 2018 à 23 h 14 min

« D . dit: 19 octobre 2018 à 22 h 56 min
Tu as vu l’embranchement de Barozz, Hamlet ? Ça vaut le coup de regarder ou pas ? »

oui c’est intéressant, mais c’est pas pour toi, c’est des gens qui ont lu Héraclite et ces histoires d’eau qui comme le temps changent sans changer.

toi tu manques un peu de subtilité si tu vois ce que je veux dire ! et c’est ce manque de subtilité qui t’ont empêché de voir la sensibilité et la fragilité de pablo ! si ça se trouve à l’heure qu’il est il s’est suicidé à cause de toi !

l’autre élément qui me fait dire que tu n’as aucune sensibilité c’est que tu penses que les tableaux de Hopper racontent des histoires alors qu’elles n’en ont jamais raconté et elles n’en raconteront jamais, et à l’inverse tu penses que les collages d’Arroyo façon BD ne racontent rien alors que ça raconte autant que Proust et Borgès !

toutes ces raisons, mon cher D., font que je vais te demander de ne plus jamais m’adresser la parole ! si tu as un truc à me demander demande-le à jazzi qui me le transfèrera !!!

Jazzi dit: 19 octobre 2018 à 23 h 05 min

« j’aime beaucoup ce travelling au bord de l’eau. »

Ne dirait-on pas un extrait de Beaubec production, D. ? C’est après que les choses se corsent, dans le genre plus intello qu’écolo…

hamlet dit: 19 octobre 2018 à 22 h 56 min

J’ai compris en quoi l’univers de Monory est semblable, dans le domaine des arts plastiques, à celui des grands morceaux littéraires du XXe siècle : Proust – BorgeS – Pessoa – Modiano.

Et aussi pourquoi sa quête du temps, son atmosphère politique particulière, son écriture, tendue par un « pessimisme – scepticisme – nihilisme – individualisme – anarchisme – désespoir » en font un artiste dont l’ADN s’inscrit dans son époque et hors du temps.

en fait j’ai compris en regardant ces tableaux dans lesquels on sent effectivement la présence de Proust :

https://www.jacquesmonory.com/?portfolio=la-voleuse#&gid=1&pid=1

D . dit: 19 octobre 2018 à 22 h 51 min

Ces dernières paroles furent « qu’est-ce que tu vas encore me sortir ?  » et puis pfuittt… Plus rien. Plus de Pablo.

hamlet dit: 19 octobre 2018 à 22 h 42 min

« Claudio Bahia dit: 19 octobre 2018 à 18 h 46 min
Janssen JJ n’est plus parmi vous?? »

et non Claudio, JJJ est parti à cause de chaloux.

pablo aussi a disparu, lui il est parti à cause de D. qui lui a pourri la vie.
J’ai tout fait pour le retenir, j’ai même créé un collectif demandant l’expulsion de D. de ce blog pour que pablo revienne sur sa décision de quitter, mais c’était trop tard.

je ne vous cache que mes discussions avec pablo sur les angoisses de mort Schubert me manquent un peu, c’est triste mais on n’y peut rien.

Jazzi dit: 19 octobre 2018 à 22 h 37 min

Voici un extrait du film. Daté de 1985. Il me faut encore préciser que mon apparition au générique m’a valu 10% des droits d’auteurs (pris sur la part du co-scénariste, qui avait réussi ainsi à réduire les dégâts). Quelque milliers de francs de l’époque toutefois pour ma poche…

Pat V dit: 19 octobre 2018 à 22 h 34 min

« posséder mon bout d’histoire de l’art »

On peut dire qu’il s’agit de la conséquence de « l’ effet Pinault. »

Posséder un bout de l’histoire de l’art en la faisant soi-même :

 » Quant à l’acheteuse, une collectionneuse européenne, précise Sotheby’s, elle avait expliqué avoir « d’abord été choquée ». « Mais graduellement j’ai réalisé que j’allais posséder mon bout d’histoire de l’art », avait-elle ajouté dans le communiqué. L’œuvre avait été attribuée pour 1,042 million de livres (1,185 million d’euros). « Le prix actuel » de « Girl with Balloon », la toile qui s’est autodétruite, devrait « se situer au-delà de deux millions d’euros », avait dit à l’AFP Thierry Ehrmann, président de Artprice, spécialisé dans les cotations du marché de l’art. »

hamlet dit: 19 octobre 2018 à 22 h 19 min

les tableaux de ce type racontent beaucoup TROP de choses à beaucoup TROP de personnes qui ensuite viennent vous bassiner à vous les raconter.

hamlet dit: 19 octobre 2018 à 22 h 16 min

C.P. dit: 19 octobre 2018 à 18 h 06 min

C.P. merci, j’ai tout à fait bien compris mes erreurs, et je mène un travail sur moi pour faire en sorte de les rectifier.

Pour ce qui est de Hopper, personnellement ses tableaux ne me racontent rien, et je suis bien d’accord que les tableaux de ce type racontent beaucoup de choses à beaucoup de personnes qui ensuite viennent vous bassiner à vous les raconter.
Pour ce qui de Chet Baker je ne l’écoute pas sur youtube parce que je déteste écouter de la musique sur youtube.
Quant aux couvertures des livres de Carver sur lesquels on voit des flopées de tableaux de Hopper, vous pouvez venir chez moi pour le constater : je les ai toutes déchirer, ce qui fait que tous mes livres de Carver n’ont plus de couverture ! Je me suis arrangé pour faire une couverture en plastique avec les coins pliés maintenanus par du scotch, un peu comme on faisait pour protéger nos livres d’écoliers. Maintenant ça ne se fait plus, je veux dire les gamins ne protègent plus leurs livres d’école, à mon avis ce doit être un problème générationnel, ils appellent ça la génération « x », ou la génération « y », je ne me souviens pas de la lettre, la seule chose que je sais de cette génération c’est qu’ils ne protègent pas leurs livres d’école !

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 19 octobre 2018 à 22 h 03 min

EFA Open Studios is an annual event of the EFA Studio Program that invites the public to come explore and interact with member artists in the intimate setting of their studios. It is an opportunity to see the most recent works by artists at the site of their origin and to gain meaningful insight into their process of creation. The EFA Studio Program is a vibrant and diverse community of over 70 artists working in a wide range of media and artistic sensibilities.
https://hyperallergic.com/465410/elizabeth-foundation-arts-open-studios-october-2018/

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 19 octobre 2018 à 21 h 59 min

allons, les bons amis sur ce blog,venez vous rafraichir des nouvelles du jour
Does the Art World Have a Money Laundering Problem?
Experts are not convinced that the proposed extension to the Bank Secrecy Act (BSA) would effectively quash financial wrongdoing in the industry.
hyperallergic

Delaporte dit: 19 octobre 2018 à 20 h 38 min

« Delaporte j’ai regardé sur la carte et en effet il y a une piste à Hambourg. »

Elie Semoun pourrait aussi, autre possibilité, arriver en bateau. Ce serait tellement romantique !

Jazzi dit: 19 octobre 2018 à 20 h 35 min

De mal en pis, Clopine !

Je dois réparer une erreur due à ma mémoire fantaisiste. C’était plutôt au débuts des années 80. Je vais vous retrouver la bande-annonce.

avec 2l et 2i dit: 19 octobre 2018 à 19 h 50 min

assez de clichés sur les « qualités »:pour votre culture:
Jusqu’au 27 octobre, le musée de la Céramique et de l’Ivoire accueille l’exposition « Charmants biscuits ».

La collection du palais des Ducs de Lorraine s’expose à Commercy à travers une cinquantaine de biscuits réalisés par le virtuose Paul Louis Cyfflé. Une occasion de redécouvrir une production typique de Lunéville sous le règne du roi Stanislas Leszczynski.

avec 2l et 2i dit: 19 octobre 2018 à 19 h 42 min

Microcochliarmaphile, un nom bien bizarre pour un collectionneur,j’en ai connu un;ilcollectionnait aussi les tableaux,les livres(qu’il n’ouvrait pas)et les biscuits;
enfin il se reva artiste lui même,et ses enfants (fils qu’il brutalisa) et fille qu’il adorait,héritèrent de ce désir

D . dit: 19 octobre 2018 à 18 h 59 min

Ceci-dit je n’ai rien contre les brésiliens, bien au contraire, même s’ils s’ils sont bruyants. Le tourisme des brésiliens en France est une paille à côté des flots invasif incontrôlés émanant d’autres états.
Je ne vous demanderai même pas une régularisation.
En revanche je n’ai aucune intention de me faire inviter au Brèsil. Il y fait bien trop chaud, je n’y trouverais certainement pas l’équivalent du confort parisien et je ne parle pas la portugais. Donc ne vous fatiguez pas.

D . dit: 19 octobre 2018 à 18 h 51 min

Je n’ai rien à dire pour la Suisse, Claude, qui pour l’instant reste un territoire en attente de partition, sous contrôle provisoire délégué par les nations à une conféderation de districts.
Mais sauf erreur de ma part je ne vous ai pas invité à venir dans mon pays, la France.

Claudio Bahia dit: 19 octobre 2018 à 18 h 44 min

Un aimable salut à tous les français de la part du brésilien. Je viens de passer une semaine magnifique dans votre beau pays (Haute Savoie, Annecy, etc.) après un court séjour en suisse, Zurich, Genève. Je vais maintenant partir pour l’Allemagne du sud, puis la Hongrie. Eh oui, contrairement à D qui n’est invité nulle part, j’ai de nombreux amis en Europe.

D . dit: 19 octobre 2018 à 18 h 37 min

Delaporte j’ai regardé sur la carte et en effet il y a une piste à Hambourg. En revanche je ne sais pas si sa longueur suffirait pour un avion moyen courrier. Il faut que je mesure.

avec 2l et 2i dit: 19 octobre 2018 à 18 h 32 min

une thèse!
Et puis, j’aimerais vraiment remercier tous les collectionneurs d’art contemporain qui m’ont
donné de leur temps, de leur vie et de leur passion, pour me permettre d’aller au bout de ce
mémoire. Un merci tout particulier à Isabelle Lemaître pour sa gentillesse, sa liberté d’esprit,
ses conseils ; à Claire Durand-Ruel pour son énergie positive, ses encouragements ; à Daniel
Bosser pour son engagement, ses conseils ; et à Gilles Fuchs pour sa curiosité et ses conseils
éclairés

avec 2l et 2i dit: 19 octobre 2018 à 18 h 26 min

je ne sais plus qui parlait de sophie calle
Directeur de l’Institut Curie de 1975 à 1983, le cancérologue de renom, auteur de nombreux ouvrages sur la création contemporaine, est à l’origine de la collection permanente du musée Carré d’Art de Nîmes.

Pour la médecine, il était le Dr Robert Calle. Pour les passionnés d’art contemporain, il était « Bob » Calle. Cancérologue, directeur de l’Institut Curie de 1975 à 1983, le Dr Calle (94 ans) est mort lundi 6 avril.

Connu dans le milieu des arts contemporains comme un collectionneur averti, père de la plasticienne Sophie Calle (notamment exposée au Palais de Tokyo en 2010), il était notamment l’ami de Christian Boltanski, artiste auquel il a consacré deux ouvrages. Arrivé du sud de la France pour Paris en 1946, le jeune médecin se noue d’amitié avec le Paris de Saint-Germain-des-Prés. Au contact des Surréalistes puis des Nouveaux Réalistes, le Dr Calle se forge une opinion sur l’art contemporain et devient peu à peu un collectionneur dont l’avis est écouté.

Delaporte dit: 19 octobre 2018 à 18 h 21 min

Et puis, Ed nous a dit qu’elle ne couchait pas avec les arabes. Elie Semoun n’a pas beaucoup de qualités, selon moi, sauf celle d’être juif. Cela va plaire à notre petite punkette, qui, pour l’occasion, montre ses goûts de luxe.

Delaporte dit: 19 octobre 2018 à 18 h 09 min

Par ailleurs, cela m’étonnerait qu’Elie Semoun supporte les chats d’Ed. Elle en a trop, qui ont de mauvaises habitudes (caca, vomi…). Semoun, sa passion, c’est plutôt les plantes vertes. C’est de ça que Ed doit lui parler pour avoir une chance.

avec 2l et 2i dit: 19 octobre 2018 à 18 h 08 min

L’homme a toujours été proche des présidents. Nicolas Sarkozy l’avait élevé à la dignité de grand officier trois mois tout juste avant d’être battu à l’élection présidentielle. Sa proximité avec François Hollande ne fait mystère pour personne. Encore un pied dans les affaires, il est actionnaire de la société de production de la compagne du président.

Delaporte dit: 19 octobre 2018 à 18 h 07 min

Y a-t-il un aéroport à Hambourg ? Ou faut-il venir en train ? Peut-être qu’Elie Semoun a une voiture, comme tout dragueur qui se respecte.

C.P. dit: 19 octobre 2018 à 18 h 06 min

Cher hamlet, on ne se comprend pas, ce n’est pas grave : vous vous racontez ce que vous voulez, je vous fais confiance, à partir d’un tableau de Hopper, mais la narration y est pour le moins suspendue ou arrêtée (je passe sur les « maisons », mettons qu’elles aient aussi une histoire). Monory, lui, essaie souvent de rassembler divers épisodes d’une action, par COLLAGE, comme le notait renato en ajoutant que c’est au fond comme un / une avant-peinture.

L’exemple de l’illustration de Chet Baker n’est pas bien bon, parce qu’il s’agit alors d’un défilé (vous le dites) : mouvement artificiel de peintures par rapport à une / la peinture. Méfiez-vous des drôles d’usages que l’on fait de Hopper ! Il y a de l’abus, mon gars !

D . dit: 19 octobre 2018 à 18 h 05 min

Non, Delaporte, ça n’a rien à voir. C’est très insultant pour Mélenchon qui est démocrate et humaniste. Je n’ai pas d’affinités particulière pour lui, mais il ne mérite pas la comparaison.
En dépit de son inconséquence perpétuelle et multiforme.

Delaporte dit: 19 octobre 2018 à 18 h 04 min

Elie Semoun se rendra volontiers à Hambourg, j’en suis sûr, s’il sent que le déplacement en vaut la chandelle. Le pauvre !

Delaporte dit: 19 octobre 2018 à 18 h 03 min

L’humoriste Elie Semoun, en quête de l’âme soeur ou bien d’aventures faciles, s’est rendu sur un site de rencontres, sans succès. Je refile le tuyau à Ed, toujours à l’affût pour coucher avec une star, même si Semoun n’est pas romancier :

« Je me suis inscrit sur l’appli Happn, pour voir ce que je valais, confie-t-il. Si t’es connu, ça ne marche pas. Déjà, les seules nanas qui te répondent ne veulent pas croire que c’est bien toi. Ensuite, elles t’assaillent de questions. En plus, les filles qui m’intéressaient avaient 30 ou 35 ans. Elles étaient rebutées par le ’54 ans’ de mon profil. »

avec 2l et 2i dit: 19 octobre 2018 à 17 h 56 min

Des amitiés sur la toile
A partir de septembre-octobre 1994, Gérard Worms, président du groupe Suez, relance des conversations avec son ami François (Pinault), discussions abandonnées quelques deux ans plus tôt, étant donnée l’opposition du conseil d’administration de Suez à l’arrivée de Pinault l’indésirable. Gérard Worms a besoin de remodeler le capital de Suez et surtout de motiver son actionnariat par une grande opération. Toutes ses tentatives pour devenir l’actionnaire de référence de grands groupes comme Renault, la Seita ou la Lyonnaise des eaux échouent les unes après les autres. Il envisage donc de racheter à François Pinault son groupe de distribution et en échange de lui céder un peu moins de 20% de Suez. Les deux hommes discutent, soit ensemble, soit par banquiers interposés.

avec 2l et 2i dit: 19 octobre 2018 à 17 h 49 min

et le breton?
« Villepin parle des projets de son ami à François Pinault et demande au milliardaire de le recevoir, comme nous l’a révélé ce dernier », poursuit-elle. « Quels auraient été les contours de ce média placé sous la double bénédiction de Dominique de Villepin, bientôt Premier ministre, et de François Pinault, pilier du capitalisme français ? On ne saura jamais : l’homme d’affaires n’a pas donné suite au premier entretien. »

« Après l’échec de sa candidature à la tête de Libération (Édouard de Rothschild, de la famille des célèbres banquiers, n’en a pas voulu, malgré le soutien de la rédaction), Edwy Plenel abandonne tout espoir de reprendre la direction d’un grand quotidien » (L’Obs, 25 janvier 2018).

avec 2l et 2i dit: 19 octobre 2018 à 17 h 11 min

Parmi les records :

Matisse (Les Coucous, tapis bleu et rose) : 35,9 M€.
Brancusi (Madame L.R.) : 29,18 M€.
Eileen Gray (Fauteuil aux dragons) : 21,9 M€.
Mondrian (Composition avec bleu, rouge, jaune et noir) : 21,56 M€.
De Chirico (Il Ritornante) : 11,04 M€.
Géricault (Portrait d’Alfred et Élisabeth Dedreux) : 9,02 M€.
Duchamp (Flacon de parfum Belle haleine-Eau de voilette) : 8,91 M€.
Ensor (Désespoir de Pierrot) : 4,9 M€.
Klee (Gartenfigur) : 3,98 M€. Dunand : 3,08 M€. Ingres (Portrait de Laure Bro) : 2,08 M€.
François-Xavier Lalanne (bar en métal) : 2,75 M€.
Eckart Muthesius (paire de lampes de parquet) : 2,52 M€.
Claude Lalanne (15 miroirs d’esprit naturaliste) : 1,85 M€.
Gustave Miklos (paire de banquettes) : 1,74 M€.
Références
sur la toile

Delaporte dit: 19 octobre 2018 à 17 h 05 min

Dans les années trente, en Allemagne, un petit caporal de 14-18 commençait à percer, comme Mélanchon aujourd’hui, le verbe aussi haut et péremptoire, la même psychose paranoïaque en prime : Adolf Hitler. On connaît la suite…

avec 2l et 2i dit: 19 octobre 2018 à 17 h 04 min

Deux têtes d’animaux en bronze (un rat et un lapin), de l’époque de l’empereur Quianlong (1735-1796), provenant du pillage de l’ancien palais d’été de Pékin (le Yuanmingyuan), le « Versailles chinois », en 1860 par le corps expéditionnaire franco-anglais font partie de la vente. Ils faisaient autrefois partie d’une série de douze éléments ornant une horloge à eau. Le refus de Pierre Bergé de restituer à la Chine ce produit d’un pillage, et l’échec de la demande de suspension de la vente au tribunal de grande instance de Paris ont suscité une grande émotion en République populaire de Chine et dans le monde chinois3. La tête de rat et la tête de lapin ont été adjugées le 25 février au soir, 14 millions d’euros chacune, à un ou des acheteurs par téléphone, restés d’abord anonymes4. Le 2 mars, dans une conférence de presse à Pékin, l’enchérisseur s’est fait connaître. C’est Cai Mingchao, expert auprès du Fonds des trésors nationaux, fondation de droit privé de la République populaire de Chine chargée de racheter à l’étranger les œuvres d’art chinoises. Il a déclaré que le prix de la vente ne serait pas réglé5.

Pierre Bergé les cédera à la famille Pinault. Lors du dîner d’État, donné à Pékin, à l’occasion de la visite du Président François Hollande des 25 et 26 avril 2013, François Pinault annoncera au président chinois Xi Jinping, la restitution des deux bronzes à la Chine.
sur la toile

Delaporte dit: 19 octobre 2018 à 17 h 03 min

Je viens de regarder la conférence de presse de Mélanchon. Quel verbe énergique ! Tout est dans l’apparence (il affirme à qui veut l’entendre qu’il est honnête). Il s’en prend au pouvoir politique et aux médias putrides. Un rôle parfait pour un populiste qui ne recule devant rien.

avec 2l et 2i dit: 19 octobre 2018 à 16 h 32 min

Les oeuvres d’art et objets de la « vente du siècle », qui a rapporté 373 millions d’euros, témoignaient avant tout de cinquante années de complicité et de passion commune entre Pierre Bergé et Yves Saint Laurent dans la recherche du beau.

Les deux hommes, racontait à l’AFP le commissaire-priseur Antoine Godeau, par ailleurs vice-président de la maison de ventes Pierre Bergé & Associés, aimaient chiner chez les « princes des antiquaires », Nicolas et Alexis Kugel, deux frères représentant la cinquième génération d’antiquaires de la famille. Pour la peinture, Bergé et Saint Laurent se fournissaient d’abord chez le marchand d’art Alain Tarica. Concernant les livres, Pierre Bergé « voyait un peu tout le monde », dit Benoît Forgeot.

Le 29 janvier 2009, « Instruments de musique sur un guéridon » de Pablo Picasso appartenant à la collection d’art d’Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, est exposé à Londres chez Christie’s avant sa mise aux enchères, à Paris © SHAUN CURRY AFP/ArchivesLe 29 janvier 2009, « Instruments de musique sur un guéridon » de Pablo Picasso appartenant à la collection d’art d’Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, est exposé à Londres chez Christie’s avant sa mise aux enchères, à Paris © SHAUN CURRY AFP/Archives
Parmi les oeuvres dispersées, des Goya, Picasso, Brancusi…

En décembre 2015, à la veille de la première vente de sa fabuleuse bibliothèque, riche de quelque 1.600 ouvrages, Pierre Bergé racontait à l’AFP comment il avait acquis « Nadja », le chef-d’oeuvre d’André Breton (finalement cédé à la BnF pour deux millions d’euros).

« Quand je l’ai acquis, à Londres, il y a des années, j’avais l’impression d’avoir un morceau de la Croix », avait-il confié.

sur la toile

D . dit: 19 octobre 2018 à 16 h 27 min

Ainsi, à la croisée du destin de l’homme de cinquante ans correspondait celle d’un gamin de 20 ans. Double embranchement à la gare de triage d’Ambitieux !

En cherchant bien, il y a du en avoir un triple.

christiane dit: 19 octobre 2018 à 16 h 27 min

@hamlet dit: 19 octobre 2018 à 15 h 02 min
Avec votre esprit impertinent et souriant, j’ai trouvé une expo ce jour, juste à vos mesures. D’ailleurs, je crois bien que c’était vous dans cette drôle de machine volante, ou encore attablé à votre bureau avec des ailes pleines de plumes, ou encore sur ce sol lunaire où l’on ne peut marcher que les pieds nus.
D’abord, du métro, vous ferez un saut de puce au-dessus de la Seine ou de la gare d’Austerlitz et ses écluses (de la Seine pas de la gare) puis vous descendrez « Quai de la Rapée », un boulevard à traverser et elle vous attend encore pour 10 jours. Après, plus rien…
La Maison Rouge fermera ses portes définitivement. Mais prenez votre envol pour rencontrer le sien. Vous ne saurez plus où poser les yeux et le corps puisque, renversé sur un pouf moelleux, vous plongerez (enfin, il y a peut-être un verbe plus approprié) dans le ciel plein de choses bizarres. Alors là, vous échapperez en vrai à la pesanteur du monde et aux pesanteurs des blogs… Il y a plein de pince-sans-rire comme vous qui ont fabriqué de cartons et de cordes des aéronefs qui ne voleront jamais, (comme ceux de Panamarenko) mais qu’importe, j’adore ses bricolages poétiques…
Des fusées en bois. Des sauts filmés, photographiés d’êtres échappant à la gravité (au sens propre et au sens figuré).
Une vitrine ethnographique devant laquelle on interroge notre étrangeté. Des chats extraterrestres. Le petit Nemo in Slumberland se réveillant au pied de son lit. Un copain de D. et de Sergio, autoproclamé astrologue clairvoyant et voyant couvre les tables de dessins (Friedrich-Schhroder-Sonnenstern).
Même un tapis volant. Un clin d’œil à Méliès et à son voyage dans la lune. Une échelle qui crève un ciel d’artiste.
Pas de billet d’entrée mais un petit autocollant que vous poserez où vous voulez.
Folie douce et rêveries, absurde et bricolage et même des dates retranscrites par un autiste des crashs d’avions ayant eu lieu un dimanche (Sunday’s crash). Une sorcière qui s’est plantée à l’atterrissage contre un mur avec son balai devenu inutile. Sous des petites tringles terminées par une lettre, un moteur qui, changeant leur position, change les mots que l’on peut lire. Cette mécanique de nicolas Darrot transforme « l’apesanteur » en « la peur sainte » car un i était invisible. Et des superhéros d’Hervé Di Rosa…
C’est ouvert du mercredi au dimanche de 11h à 19h (de 7 à 10€) et c’est extra au 10 boulevard de la Bastille.

Jazzi dit: 19 octobre 2018 à 16 h 20 min

La suite, encore moins piquée des hannetons, viendra plus tard. Il fait beau, et je pars à pieds au cinéma…

avec 2l et 2i dit: 19 octobre 2018 à 16 h 20 min

personne n’a évoqué PIERRE BERGE comme collectionneur:
j’ai connule frère d’un grand couturier,lui même tailleur,et dont la soeur s’intéressait aux abeilles(pas à Paris) qui était collectionneur

Jazzi dit: 19 octobre 2018 à 16 h 15 min

Clopine, je te donne des conseils alors que je suis le plus mal placé. Je n’ai jamais su me vendre et je déteste ça. Je signe les contrats sans vraiment les lire ni les discuter.

Je vais te raconter ma piètre carrière de scénariste.
Elle se résume, en tout et pour tout, à trois films.

Ma première expérience date du milieu des années 70. J’avais tout juste entamé la trentaine. Un réalisateur de la télévision, Guy Olivier, avait écrit un scénario avec l’aide d’un co-scénariste-écrivain, dont il n’était pas entièrement satisfait. Il me demanda d’y apporter ma contribution en étoffant les personnages secondaires. Ce téléfilm de création, commandé par la deuxième chaîne, était titré « L’Embranchement ». L’histoire d’un cinquantenaire dépressif, l’âge du réalisateur, qui un jour descend du train au beau milieu de son itinéraire. Il atterrit dans une énorme gare de triage du centre de la France, près d’un étang qui sert de halte aux oiseaux migrateurs : Ambérieux ! Là, on le suit pendant les quelques jours de sa dépression… Sur le quai, il croise un jeune et fringant porteur de bagages monté sur un chariot électrique. C’est sur ce personnage-là que je j’avais jeté mon dévolu. Ce rôle fut interprété par Florent Pagny, qui n’était pas encore devenu chanteur. J’en fit un homo (on le voyait glisser dans la boîte postale des lettres qu’il envoyait à un homme sensiblement plus âgé que lui et dont on prenait connaissance en voix off de la bouche même de Florent Pagny. Il y exprimait l’excitation de son arrivée prochaine à Paris pour y vivre avec lui, mais aussi ses inquiétudes (fortement inspiré de mon propre cas)).
Ainsi, à la croisée du destin de l’homme de cinquante ans correspondait celle d’un gamin de 20 ans. Double embranchement à la gare de triage d’Ambitieux !
Après avoir paru emballé dans un premier temps, le réalisateur, fortement conseillé par son co-scénariste (qui n’avait pas apprécié mon arrivée au générique), m’avoua, l’air gêné, que tout le monde lui disait que le développement de ce jeune personnage c’était bien beau mais que ce n’était pas vraiment lui. Que ce n’était plus son film. Il s’agissait, précisons-le, d’une collection ambitieuse d’une chaine publique, réservée à la création de films télévisuels d’auteur.
Après sa première diffusion, le film est tombé dans les oubliettes.
Avec Pagny homo dans l’un de ses premiers rôles du temps où il était aspirant comédien, le film circulerait encore.
On ne veut jamais m’écouter !
(à suivre…)

hamlet dit: 19 octobre 2018 à 15 h 56 min

Jazzi c’est vrai que bleu du ciel niçois ressemble à aucun autre bleu.
et ceux qui ne connaissent pas ce bleu ne peuvent pas en parler.
exactement comme l’art : ce qui ne connaissent rien à l’histoire de l’art et à l’art figuratif n’ont pas à parlé d’art !
comme la musique ceux qui ne connaissent rien à l’histoire de la musique ne devraient pas avoir le droit d’en parler !
comme l’architecture, la gastronomie, le vin, le tricot, l’automobile, le train, l’avion, la marine à voile et à vapeur : ce qui n’y connaissent rien ne devraient pas avoir le droit d’en parler.

c’est ça la culture ! une histoire faite de transmissions et d’héritages, et ceux qui n’y connaissent rien en transmission et en héritage ne devraient pas avoir le droit d’en parler !

exactement comme le bleu du ciel martiniquais, québecois, minskien ou niçois.

Jazzi, on dit bien minskien pour ce qui de Minsk ? dans le doute j’aurais dû choisir une autre ville, tant pis maintenant c’est trop tard.

avec 2i et plus si vous voulez dit: 19 octobre 2018 à 15 h 47 min

Vous n’arrivez pas à voir les images ? Contactez-nous sur jean@artips.fr
À gauche : Hilma af Klint, Sans titre, vers 1890, aquarelle, encre et graphite sur papier, 57 x 35 cm, Musée d’art moderne Louisiana, Humlebæk
À droite : Hilma af Klint, Chaos, N° 2, 1906, Moderna museet, Stockholm
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En 1906, âgée d’une quarantaine d’années, Hilma af Klint commence alors une double vie artistique.

D’un côté, pour gagner sa vie, elle continue à peindre des paysages traditionnels et faciles à vendre. De l’autre, secrètement, elle cherche à traduire en peinture ses croyances et ses visions.
Vous n’arrivez pas à voir les images ? Contactez-nous sur jean@artips.fr
Hilma af Klint, fin du XIXe siècle
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À la fin du XIXe siècle, Hilma af Klint fait partie des rares femmes admises à l’Académie des Beaux-Arts de Stockholm. Elle se fait alors connaître pour ses portraits et ses paysages, qui sont tout à fait classiques.

Mais la peintre cache quelques secrets… Elle est passionnée par le paranormal et l’au-delà, et cherche à contacter les esprits lors de séances de spiritisme.
Vous n’arrivez pas à voir les images ? Contactez-nous sur jean@artips.fr
Hilma af Klint, La Jeunesse dans la série Les dix plus grands, N°3, groupe 4, 1907, huile sur toile, 321 x 240 cm, Moderna museet, Stockholm
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Le résultat ? Des centaines de grandes toiles couvertes de motifs géométriques aux couleurs vives.

Hilma af Klint, isolée des autres artistes d’avant-garde, mène ses propres recherches. Pour elle, les formes et les couleurs ont un sens spirituel, et qu’importe si elles n’ont rien de figuratif ! Le tout, quelques années avant Kandinsky et le début officiel de l’abstraction.
sur artips

D . dit: 19 octobre 2018 à 15 h 28 min

Ton questionnement de 15h 17 est très intéressant, Hamlet. Je n’avais jamais pensé à ça. Et comme tout se tient dans ce monde visible comme invisible, il doit y avoir une explication à donner.

hamlet dit: 19 octobre 2018 à 15 h 20 min

et c’est pour ça que vous parliez d’Arroyo ???

le maitre incontesté de la figuration narrative ?

pourquoi personne ne me dit jamais rien à moi ?

et après je passe pour une truffe !

j’ai l’air de quoi moi maintenant ?

Jazzi dit: 19 octobre 2018 à 15 h 18 min

Le bleu Monory est bien fade au regard du bleu Klein, le seul qui vaille le déplacement, hamlet. C’est le bleu du ciel de Nice. Le mien !

hamlet dit: 19 octobre 2018 à 15 h 17 min

renato ! je ne le savais ! je vous prie expliquez-moi !

les tableaux narratifs ça correspond à une époque artistique où les tableaux ne racontaient rien ?

Jazzi dit: 19 octobre 2018 à 15 h 17 min

renato, oubliez un peu les étiquettes et ouvrez large les écoutilles pour un beau départ en voyage, sans besoin de nulle invitation !

hamlet dit: 19 octobre 2018 à 15 h 16 min

jazzi tu sais pourquoi on dit que le bleu est plus froid que le rouge ?
à cause des longueurs d’onde, le bleu a une longueur d’onde de 460 nm alors que le rouge 650 nanomètres.
ce qui est paradoxal dans la mesure où la fréquence étant l’inverse de la longueur d’onde le rouge a un battement d’une fréquence plus faible (460) que le bleu (650).
Ce qui est confirmé par l’énergie du photon qui fait 3,5 eV pour le bleu et 1,5 eV pour le rouge.

je suis complètement perdu, je ne comprds plus rien à se monde ou le sensible et la physique se contredisent !!!

Jazzi dit: 19 octobre 2018 à 15 h 14 min

« Jazzi tu trouves qu’il n’y a pas de narration chez Hopper ? »

C’est ce que j’essayais de faire gentiment comprendre à C.P., quand je lui répondais qu’il y a des silences qui en disent long, hamlet.
Hopper est le miroir de nos peines solitaires et de nos frustrations. Il n’y a plus qu’à dérouler le fil de notre mémoire…

renato dit: 19 octobre 2018 à 15 h 12 min

Attention hamlet, lorsqu’on parle de figuration narrative on parle d’un mouvement artistique français de la première moitié des années 60, ce sui n’a rien à voir avec Hopper.

hamlet dit: 19 octobre 2018 à 15 h 02 min

Jazzi ne le répètes àa personne, mais comme j’ai un problème avec les couleurs, les tableaux de Monory je les vois vert ?
Jazzi c’est vrai qu’ils sont bleus ? ou bien c’est juste une conspiration du lobby des opticiens pour m’obliger à retourner me faire faire des nouvelles lunettes ?

hamlet dit: 19 octobre 2018 à 14 h 57 min

Jazzi tu trouves qu’il n’y a pas de narration chez Hopper ?
j’aurais plutôt qu’il n’y a dans ses tableaux rien d’autre que de la narration.

help me Jazzi ! je me sens complètement perdu ! je ne comprends plus rien à ce monde !

hamlet dit: 19 octobre 2018 à 14 h 54 min

et ça marche !

How insensitive I must have seemed when he told me that he loved me. How unmoved and cold I must have seemed when he told me so sincerely. Why he must have asked did I just turn and stare in icy silence, what was I to say? What can you say when a love affair is over? Now he’s gone away and I’m alone ith a memory of his last look Vague and drawn and sad I see it still All the heartbreak in his last look How he must have asked, Did I just turn and stare in icy silence
What was I to say?What can you say when a love affair is over?

:

https://www.lexpress.fr/culture/art/edward-hopper_1612912.html

hamlet dit: 19 octobre 2018 à 14 h 47 min

et sur Monory j’ai trouvé cet extrait tartignole :

« Si le bleu Monory identifie immédiatement ses peintures, son univers est unique – peinture, films, récit –, semblable, dans le domaine des arts plastiques, à celui des grands morceaux littéraires du XXe siècle (filiation Proust – BorgeS – Pessoa – Modiano). Sa quête du temps, son atmosphère politique particulière, son écriture, tendue par un « pessimisme – scepticisme – nihilisme – individualisme – anarchisme – désespoir » en sont pour moi la de ces artistes rares, dont l’ADN s’inscrit dans son époque et hors du temps. »

Proust ! Borges ! Pessoa ! Modiano !

excusez du peu ! moins les tableaux en racontent et plus les critiques se sentent obligés de forcer la dose sur les références littéraires !

ce qu’on appelle de la critique spéculative, ça fonctionne comme à la bourse…

Jazzi dit: 19 octobre 2018 à 14 h 45 min

Il y a bien longtemps que je me suis précipité sur les souvenirs d’un entomologiste, Clopine. Je n’ai pas été au-delà du cas du bousier, transportant des blocs de merd.e plus grosses que lui…

En tant que producteurs, il vous faut vendre votre documentaire à une chaine publique ou privée. L’exclusivité de la première diffusion vaut plusieurs dizaines de milliers d’euros. De quoi financer bien des projets, en toute liberté…

hamlet dit: 19 octobre 2018 à 14 h 43 min

pas de narration chez Hopper ?

les tableaux de Hopper racontent tous une histoire, cette histoire est accessible à tous. Comme pour les tableaux de la Renaissance, ou même j’imagine les peintures rupestres, les gens se placent devant et racontent à leur tour l’histoire que le tableau raconte.
Chacun lit à sa manière les tableaux d’Hopper, il suffit de passer un repas en face d’une personne qui a visité une expo Hopper pour y a avoir droit d’un hors d’oeuvre au dessert.
Tout y passe, de la solitude de l’homme moderne aux petits conflits conjugaux, en passant par l’acédie, l’angoisse, la mélancolie, la tristesse, le spleen de la vie ordinaire.
à tel point que les tableaux d’Hopper servent aussi bien de couverture aux nouvelles de Carver, qu’aux défilés d’images pour les d’enregistrement youtube de Chet Baker, my funny valentine, i fall in love too easyly, how insensitive… on a droit à la totale de l’intégrale Baker / Hopper.

vous avez dit pas de narration chez Hopper ?

je l’ai noté et je le ressortirai la prochaine qu’une personne en face de moi me gonfle avec Hopper durant tout un repas….

Clopine dit: 19 octobre 2018 à 14 h 37 min

Jazzi, si tu savais comme c’est passionnant les abeilles, et les insectes en général, tu te précipiterais sur les « souvenirs entomologiques » de Fabre… Et tu cultiverais un jardin !

Perso, j’ai eu les larmes aux yeux, pendant le tournage, lors d’un « feu d’artifice » des abeilles nouvelles-nées. Pur moment hédoniste.

Faudra, j’en ai peur, venir en Normandie pour voir le documentaire en entier. Mais Beaubec t’es ouvert.

(sinon, on vend le DVD, bien sûr. J’ai la nette impression que notre partenaire, le syndicat, a eu la folie des grandeurs, parce que j’en ai 1200 à vendre, aïe aïe aïe, ce qui est nettement disproportionné qiand on pense à la « jauge » habituelle de Beaubec Productions ! Les bénéfs, s’il y en a, iront d’une part à la mise en place de formations gratuites pour la lutte contre le frelon asiatique, et peut-être (dans nos rêves les plus fous), pour la cagnotte nécessaire à une plainte éventuelle déposée contre Bayer. Ceci pour le syndicat. Pour nous… projets cinématographiques… Et matériel vidéo pour Clopin.

Jazzi dit: 19 octobre 2018 à 14 h 31 min

Si l’on enlevait leurs cornes aux taureaux, renato, ça les préserverait de la corrida !
« Demain le taureau, la tête humaine », pour un futur documentaire ?

Ed dit: 19 octobre 2018 à 14 h 31 min

Parmi les textes recus dans le cadre du concours « Écris ton Hambourg », de véritables pépites. Je ne m’attendais pas à un tel niveau.

(Teasing avant publication du receuil).

renato dit: 19 octobre 2018 à 14 h 26 min

Maintenant nous avons à voter ça.

https://www.bk.admin.ch/ch/f/pore/vi/vis456t.html

Naturellement je suis de l’opinion que si la nature a doué de cornes les animaux à cornes elle avait ses raisons, et me demande comment les éleveurs qui devraient être proches de leurs bêtes on pu imaginer cette pratique barbare — il suffit de regarder de près un crâne de bovidé pour comprendre que les cornes ont aussi une fonction physiologique.

Jazzi dit: 19 octobre 2018 à 14 h 25 min

Il faudra nous dire quand et où nous pourrons voir le documentaire dans son intégralité, Clopine.
On parle généralement de l’enc.ulage des mouches, mais j’avais jamais entendu parler de la fécondation de la reine des abeilles par plusieurs mâles en plein vol ! Quant à l’insémination artificielle, c’est du travail de petite main !

Pat V dit: 19 octobre 2018 à 14 h 21 min

Clopine, je reviens à votre réponse. ( On écrit et paf, on vous a déjà répondu!)

La FIAC, présente beaucoup de tendances de l’ art et puis les galeries, elles n’offrent pas toutes que des placements fiscaux. Là, avec Pinault, on est dans une bulle de moins de 1% des productions d’art.
Il m’est arrivé d’ écouter un long entretien de Sattouf à la radio il y a quelques temps, intéressant.
Bien sûr que cela « intéresse » notamment la problématique mots/images qui est une des caractéristiques de l’ art du xxè etXXIè, et le phénomène de la bande dessinée en est un élément essentiel.
( C’ est le dada de M. E. Leclerc qui expose en ce moment à Arcurial des multiples d’ artistes venant pour l’essentiel d’ entre eux de la bande dessinée.)

Clopine dit: 19 octobre 2018 à 14 h 06 min

Pat V, si je l’ai écrit comme ça, c’était une bêtise, dont je vous demande de me dédouaner. Encore une fois, c’est l’art contemporain placement fiscal évoqué par notre hôte qui ne m’intéresse pas. En ai-je le droit ?

Clopine dit: 19 octobre 2018 à 14 h 04 min

Merci, Gisèle, moi pendant le congrès je… vendrai les DVD. Mais j’ai bien peur de n’avoir pas grand’chose à faire. Bah, j’apporterai un livre de notre excellent Jazzi…

(Christophe Gauthier est bien plus « beau », il a des yeux bleus -brayons– bien plus impressionnants de limpidité et de passion, dans la vraie vie que sur les écrans…)

Pat V dit: 19 octobre 2018 à 14 h 04 min

Clopine, l’art ne vous intéresse pas, vous nous l’avez écrit ici.

Ce qui ne vous empêche pas, par ailleurs en nous décrivant les péripéties de votre film, de nous préciser que vous vous êtes « esthétiquement lâchée » pour ce faire.
Alors permettez-moi d’ être un brin dubitatif sur cette déliaison chez vous entre la peinture et ses pratiques et le cinéma que vous mettez pour ce dernier au pinacle.
Les images de votre film sont autant le résultat de ce que vous rejetez ( ah, le tremblement devant les éventuelles idées de Z., comme devant ces peintures que vous ne regardez même pas…)que de ce que vous acceptez.
Les abeilles ne seraient-elles pas un peu à l’étroit dans leur guêpière?
Quasiment un guêpier.
Je vous pose la question mais n’en tremble pas pour autant. 😉 :)
Beau soleil ici.

gisèle dit: 19 octobre 2018 à 13 h 55 min

Clopine, vu la présentation des journées de l’apiculture. Excellent, bonne journaliste,et apiculteur précis et efficace. EFFICACE, c’est la clé.
Les journées seront retransmises, vous serez filmée? Vous avez trouvé l’interstice, ou vs allez le trouver, hisse et ho, bravo. je continue à vs suivre.

Clopine dit: 19 octobre 2018 à 13 h 53 min

Pat V, l’art contemporain, celui de la FIAC et autres galeries, la peinture-placement fiscal ne m’intéressent pas. Mais l’art est une des passions de ma vie, bien sûr, d ‘après vous ???

Je dirais que le lien esthétique entre le dessin de Sattouf (avec deux « T ») et son propos est l’acuité. Le propos ne « juge » pas, il rend compte, avec rapidité et profondeur, de souvenirs d’enfance. Le dessin est constitué de croquis synthétiques, à mains nues, rapides et profonds à la fois. Pas de « caricature » à proprement parler, pas de travail des ombres aussi poussé que celui de Marjane Satrapi, une descendance évidente et revendiquée de la « ligne claire » belge, mais pourtant : tout est dit, avec simplicité et.. acuité.

A l’acuité du regard correspond l’acuité du dessin.

Voyez-vous un peu ? (et comment pouvez-vous dire « ça ne m’intéresse pas » et enchaîner avec une question pareille, au fait ?)

Pat V dit: 19 octobre 2018 à 13 h 42 min

Clopine, l’art ne vous intéresse pas, vos nous l’avez écrit ici.
Eh bien, votre Satouf, sa problématique sociétale et sa philosophie en BD, ne nous intéresse pas.
Est-il possible de calmement vous le dire? 😉
Sinon, pour rester dans le sujet, comment expliquez-vous esthétiquement parlant l’interaction des idées qu’il développe avec le trait de ses dessins?

christiane dit: 19 octobre 2018 à 13 h 36 min

@renato dit: 19 octobre 2018 à 13 h 29 min
Je ne confonds pas les deux. j’ai juste signalé dans un commentaire que pour une série intitulée « New York », Monory s’était inspiré de certaines toiles de Hopper. Puis j’ai répondu à la question de … certaine… me demandant ce qui me « permettait » d’avancer cela. J’ai alors mis ce lien où l’on voit une toile de Monory directement inspirée d’une toile de Hopper avec un texte de l’internaute qui tient ce blog dévolu à l’art, très intéressant.
Quand je pense aux toiles de E.Hopper je ne pense jamais à celles de Monory.

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