de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Pour saluer Juan Goytisolo

Pour saluer Juan Goytisolo

L’écrivain espagnol Juan Goytisolo, prix Cervantès 2014, s’est éteint à 86 ans à Marrakech où il vivait depuis longtemps après avoir longtemps vécu exilé de Barcelone, sa ville natale, à Paris et aux Etats-Unis où il enseigna la littérature. Il sera enterré au cimetière de Larache, non loin de la tombe de Jean Genet, écrivain auquel il vouait une grande admiration. On trouvera dans ce lien du quotidien El Pais (http://bit.ly/2rpJLRP) et dans celui-ci du quotidien ABC  (http://bit.ly/2rTaS9d) nombre d’articles et d’interviews de et sur Goytisolo, ainsi que des commentaires informés sur son oeuvre.

Le 9 juillet 2009, j’avais mis en ligne le billet suivant. Si je le diffuse à nouveau, c’est pour rendre hommage à l’homme qu’il fut à travers cette attitude très digne et courageuse. Le genre de détail éloquent que les nécrologies ignorent mais qui, en son temps, m’avait beaucoup frappé.

« Quand tant de chefs d’Etat se couchent devant le colonel Kadhafi qui jouit des humiliations imposées à Sarkozy à qui il fit subir une semaine de visite officielle à Paris pour un résultat commercial encore incertain, à Berlusconi qui multiplie les courbettes, à Gordon Brown qui doit faire avaler à ses concitoyens la couleuvre de la libération du responsable de l’attentat de Lockerbie, au président de la Confédération Helvétique qui se confond en excuses dans l’espoir de faire libérer ses otages, quand on assiste à ce spectacle désolant depuis que l’Occident a décidé d’oublier le rôle-clé du dictateur libyen dans le terrorisme international depuis trente ans, on ne peut qu’applaudir au «  »non » » opposé par un homme seul, qui ne représente que lui-même et qui n’a pas oublié le devoir de l’intellectuel. Le geste, qui ne manque pas de panache, n’étonne pas venant de Juan Goytisolo.

Ce catalan de 78 ans, longtemps exilé à Paris en raison d’une haine inextinguible pour le franquisme, auteur d’une oeuvre importante faite de romans, d’essais, de pièces de théâtre, de mémoires et de récits de voyage (couronnée du prestigieux prix Juan Rulfo il y a cinq ans), s’est rapproché d’une vision du monde arabo-musulmane, tiersmondiste et antisioniste, à mesure qu’il a approfondi sa critique de l’Occident. Il vit principalement à Marrakech depuis 1997. Il y a peu, le «  »Prix international de littérature » » devait lui être décerné par un jury composé de personnalités du monde arabe, présidé par le romancier libyen Ibrahim al Koni qu’il tient en grande estime.

Discrètement sondé par l’hispaniste égyptien Salah Fadl, résolu à mettre encore et toujours ses actes en accord avec ses idées, Goytisolo fit savoir qu’il déclinerait la proposition. A cause de l’origine du chèque de 150 000 euros qui accompagne le laurier : la Libye. Fidèle à sa réputation, celle d’un écrivain intègre et radical au point d’avoir quitté son pays pour n’avoir à servir son régime honni en aucune manière, il s’en est expliqué dans un article d’El Pais : quand on soutient ceux qui, chez les Arabes, luttent contre la corruption des élites, les dictatures molles ou dures, les dynasties théocratiques, les farces électorales, on ne peut décemment pas monter sur le podium sous les applaudissements, serrer la main de Kadhafi, empocher son chèque et cautionner par sa présence tout ce qu’on a dénoncé. Ce serait se renier.

Question dignité, ces chefs d’Etat n’arrivent pas à la malléole de cet écrivain.  »

(Photo GORKA LEJARCEGI)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Littérature étrangères.

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commentaires

281 Réponses pour Pour saluer Juan Goytisolo

renato dit: 7 juin 2017 à 8 h 50 min

« Calcul erroné »

Ah ! ces pseudo quelques choses de gauche, incapables de comprendre la moindre ironie !

la vie dans les bois dit: 6 juin 2017 à 16 h 22 min

Mais je prends trop de votre temps, et puis « Passou » fera peut être un billet sur le discours du Nobel. Même si cela sera, sans possibilité de determiner si Bob est ému, ou toute autre considération psycho-comportementale du lauréat, lors du discours. Non, de la littérature, que de la littérature.
Mais j’en doute, vu comme Bob prend déjà cher ici avec cette histoire de copyright.

la vie dans les bois dit: 6 juin 2017 à 16 h 08 min

Évidemment, pour un Nobel de la paix, Dylan n’aurait pas valu un clou, mais en littérature, c’est bien là qu’il est présentable à tout prendre. Son message peut être entendu par les très jeunes. Ses choix littéraires pour son discours, sont éloquents, et Mrs Danius ne s’y est pas trompée.

la vie dans les bois dit: 6 juin 2017 à 15 h 54 min

Bien sûr que c’est à contre courant de l’époque, où la guerre est un peu partout, mais Bob explique bien l’horreur que la guerre lui inspire.

la vie dans les bois dit: 6 juin 2017 à 15 h 43 min

En plus ce discours du Nobel de littérature répond parfaitement au testament d’Alfred Nobel, sa critique du roman « à l’Ouest rien de nouveau » va dans ce sens.

la vie dans les bois dit: 6 juin 2017 à 14 h 58 min

Certainement pas Dylan. Son discours n’est pas stress du tout. Pour la performance d’intelligibilité, qui n’est pas toujours evidente quand il chante, là c’est presque un 20/20. Ah oui vraiment, un beau discours chanté, comme les poètes de la Grece antique.

bérénice dit: 6 juin 2017 à 14 h 52 min

Rose, son épisode silex a pris de l’âge, écrirait-il ainsi après deux catastrophes nucléaires, les pensées qui président à certains discours appartiennent au temps qui les a vues se former, je ne sais plus qui écrivait que nos intérieurs influençaient notre lecture de l’extérieur, du monde réel, je défends aussi l’idée inverse; le monde qui est le nôtre et nous est contemporain sans que nous ayons décidé de tous ses aspects influence notre mode de pensée.

Sergio dit: 6 juin 2017 à 14 h 49 min

Houi enfin faut pas non plus envoyer des Le Pain pour faire une opposition…

Si i faut on ira, à Paname, pour en faire une !

Tant qu’à revenir de loin…

bérénice dit: 6 juin 2017 à 14 h 47 min

Il me faudrait absolument trouver du bleu ancien pour mon salon, avez-vous remarqué comme le bleu de ses chaussures s »accorde avec l’objet sous le tableau central à gauche de la photo? Cela dit, si je trouvais ce bleu ancien ( ciel pâle) des souliers , sandales, spartiates, escarpins, mocassins du même ton s’imposeraient or je ne possède que du bleu marine, une paire seulement et de plus me manquent également du rouge et du orange pour ces accessoires qui habillent nos pieds. Pour résumer et rester malgré la restriction chromatique dans l’économie élégante, le mieux serait d’opter pour un tout en noir en toutes saisons.

rose dit: 6 juin 2017 à 14 h 42 min

Et sa leçon est d’optimisme.

[…]
Oui si d’argile se souvient l’homme.

Très beau texte sur la poésie de Saint John Perse. Dans son Nobel. Pour lequel il n’a fait ni chichis ni caca nerveux.

la vie dans les bois dit: 6 juin 2017 à 14 h 23 min

Enfin, comme on dit dans les contes pour enfants: tout est bien qui finit bien. Pour Bob et Mrs Danius.

Et, ma foi, ça fait du bien, par les temps mauvais de clebs de la fachosphère qui ont les crocs. kss kss.

bérénice dit: 6 juin 2017 à 14 h 11 min

à disposition,

LVDLB j’ai lu ce twit partiellement et j’en ai compris l’inverse de vous , l’exception s’incarnerait dans Bob Dylan qui se réserverait les droits de l’auteur à disposer de son discours . Mais j’étais sincère pour les montagnes non explorées, j’ai cherché à la suite.
Ce n’est pas de la littérature mais en poussant un peu plus loin sur le site Gallimard, ce livre à l’aube d’une réforme du droit du travail:

https://flipbook.cantook.net/?d=%2F%2Fwww.edenlivres.fr%2Fflipbook%2Fpublications%2F254219.js&oid=6&c=&m=&l=&r=&f=pdf

la vie dans les bois dit: 6 juin 2017 à 14 h 10 min

Peut-être que « Passou » nous dira demain ce que Bob va faire de ses sous ?

la vie dans les bois dit: 6 juin 2017 à 14 h 03 min

Pour l’instant le discours du Nobel de la chanson 2016 est gratuit. Jusqu’à quand, c’est un mystère. Le Nobel n’a pas dit (?) s’il mettrait la vidéo sur youtube.

la vie dans les bois dit: 6 juin 2017 à 14 h 00 min

Dans le tweet, renvoyant à
http://www.complete-review.com/saloon/
il est écrit texto, mais l’auteur, un besogneux de salon, qui clairement déteste Dylan, mais le truc ad personam et ad hominem, se fait tout petit, en ouvrant la parenthèse:

(Regarding the copyright issue, I do imagine there are some very irate Nobel laureates lodging complaints with the Foundation at this very moment, wondering why the guy with the guitar gets this special, kid-glove treatment — without even having to show up in that silly white-tie outfit for the king.)

Ce gaillard-là, il veut inciter les autres Nobel à la haine. D’ailleurs cette incitation à la haine, je la trouve d’un parfait ridicule.

bérénice dit: 6 juin 2017 à 13 h 55 min

– Mais plus que mode de connaissance, la poésie est d’abord mode de vie – et de vie intégrale. Le poète existait dans l’homme des cavernes, il existera dans l’homme des âges atomiques parce qu’il est part irréductible de l’homme. De l’exigence poétique, exigence spirituelle, sont nées les religions elles-mêmes, et par la grâce poétique, l’étincelle du divin vit à jamais dans le silex humain. Quand les mythologies s’effondrent, c’est dans la poésie que trouve refuge le divin; peut-être même son relais. –

http://www.nobelprize.org/nobel_prizes/literature/laureates/1960/perse-speech-fr.html

la vie dans les bois dit: 6 juin 2017 à 13 h 43 min

#La Fondation Nobel a le copyright sur tous les discours de ses lauréats, sauf un, qui a refusé, devinez lequel…

ça veut dire par exemple que l’on ne peut plus lire en free, le discours de JMG Le Clézio, ni AUCUN discours de réception de Nobel.

bérénice dit: 6 juin 2017 à 13 h 35 min

Un article dans Le Monde rend hommage à Juan Goytisolo, père franquiste, orphelin de mère à l’âge de sept ans . Il a plutôt bien tourné.

bérénice dit: 6 juin 2017 à 13 h 32 min

Les derniers sondages sont soit rassurants soit inquiétants selon qu’on est content ou pas de la perspective d’un parlement sans opposition .

bouguereau dit: 6 juin 2017 à 13 h 19 min

JC a-t-il passé l’arme à gauche ?

j’aurais sentu un message quantique..une méduse a du lui rentrer dans l’maillot..il est un peu indisposé

la vie dans les bois dit: 6 juin 2017 à 13 h 08 min

Et je vous le dis comme je le pense, je trouve très mesquin, en dernier recours, de chercher noise à Dylan, pour une histoire de gros sous et de copyright sur son discours de Nobel, plutôt que de s’intéresser à ce qu’il contient.
Discours, je vous le rappelle, qui avait été sur la rdl réclamé à hauts cris indignés, càd pas comme Mrs Danius.

Et maintenant ?
Une sordide affaire de copyright, allons, ce n’est pas sérieux, toussa.

la vie dans les bois dit: 6 juin 2017 à 12 h 57 min

@mais pas tout bien saisi.

Faut rembobiner, ça vaut le coup.
http://larepubliquedeslivres.com/le-bras-dhonneur-des-nobel-la-litterature-americaine/

J’avais écrit: Ecclésiaste pour beatniks.
Force est de constater que son passage chez les Born Again, lui a fait lire la Bible.
Sa lecture de Moby Dick dans son discours de Nobel est à ce sujet épatante.
Qu’il ait remis sa Lecture, pour Pentecôte, est à mettre sur un hasard du calendrier. Encore un symptome d’anniversaire.

Phil dit: 6 juin 2017 à 12 h 47 min

oui dear Bloom, Gide « protestant » à la Barrès de son partage entre Cévennes huguenote et Normandie catholique sinuait en convictions (« j’abnègue »).
Comme souvent les groupies encore plus royalistes que le roi, Martin du Gard, Herbart, van Rysselbergue, bouffes curés de compétition.

Janssen J-J dit: 6 juin 2017 à 12 h 28 min

Le robot de la rdl a apparemment fini par contrer les adresses ip des 2 ppx représentants de la fachosphère, mais ils vont revenir tôt ou tard.

Bloom dit: 6 juin 2017 à 12 h 23 min

Pour saluer la noblesse hugolienne des sans-abris mancuniens:

« Each new report of a terrorist atrocity brings with it news of people who responded nobly. In Manchester at the pop concert, a couple of homeless tramps were reported to have made themselves instantly helpful. The homeless men were the lowest of the low, but they were men with souls and a moral sense, and they rose to the occasion (…)

Paul Berman – On ulginess & nobility in terror – Tablet

XYZ dit: 6 juin 2017 à 12 h 16 min

Dans la petite ville de Saint-Pierre-la-Mer, entre Narbonne et Béziers, les chats meurent à un rythme inquiétant, effrayant même

le jice c’etait un greffier icite…trop mauvais, steboute la

XYZ dit: 6 juin 2017 à 12 h 11 min

JC a-t-il passé l’arme à gauche ?

parle pas d’bonheur en ces temps ben troublés, toué, tabarnak!

Nicolas dit: 6 juin 2017 à 11 h 58 min

On peut aussi mettre un Sol de temps en temps, genre
Do La Re
Do Sol Re
Et hop deux chansons en 5 minutes What else ?

Bloom dit: 6 juin 2017 à 11 h 47 min

884 mots signature comprise payées 800.000 $… pas mal…

Calcul erroné:

+/- 500 chansons + 884 mots = des centaines de milliers de mots

+ la composition musicale

+ les heures d’enregistrement

+ les heures de concert

+ le génie, inquantifiable

Dans ces commentaires de petits boutiquiers, la ‘phronesis’ dont parle fratello Fratti sur ce site, reste aussi introuvable que la chambre du même nom.

Bloom dit: 6 juin 2017 à 11 h 36 min

L’André, l’était parpaillot, niet, tovarich Phil?
Zimmy en est revenu de son trip born again – il a retrouvé les accents nuancés du Talmud. Belle voix, comme Auster & Richard Ford, écoutés récemment à la radio.
#leurvoix

Phil dit: 6 juin 2017 à 11 h 07 min

alors, le discours du vinyleux Dylan, du lard ou du cochon ? vaguement lu quelques excitations ci-dessous mais pas tout bien saisi.
Gide s’est payé une belle maison à la campagne avec le prix, avant de mourir sans confession.

Nicolas dit: 6 juin 2017 à 11 h 00 min

You will be grow in the blue mountain as the sky in the purpose world – Do La Re
Je me suis inspiré de Flaubert, et hop un Nobel pour son Nico!

Janssen J-J dit: 6 juin 2017 à 10 h 29 min

VB est à l’ONPC ce que Delalourde est à la RDL : une big chuteuse d’audience (ou rafraîchisseuse d’ambiance).

Delaporte dit: 6 juin 2017 à 10 h 28 min

Certains mensonges ont été découverts. Combien d’autres, plus insidieux, se sont gravés dans les esprits comme des néo-vérités qui empoisonnent les cervelles des braves téléspectateurs ? ONPC, la machine à falsifier le réel.

Delaporte dit: 6 juin 2017 à 10 h 22 min

Les téléspectateurs se sont quand même rendu compte de la falsification du réel qu’opérait plus ou moins brutalement chaque samedi soir l’émission ONPC, notamment par l’entremise de la spécialiste des fake news, Vanessa Burggraf :

« On n’est pas couché, le rendez-vous phare du week-end sur France 2 connaît une chute d’audience cette saison. L’une des raisons serait Vanessa Burggraf »

rose dit: 6 juin 2017 à 8 h 54 min

Mort et oublié. Mais riche, bordel.
La vie dans les bois
Ce n’est pas de moi qu’il s’agit : perso j’ai fait clown chez Zavatta.

Après vous avoir lu, ai lu mon horoscope du 4 avril 2016 sur le Gorafi, je suis taureau ; et la rupture 😔 vue du point de vue des hommes 😨.Le coup du bracelet électronique m’a fait rire. Rire. J’y crois pas. C pourtant vrai. J’ai ri.
😅
Bonne journée.

bouguereau dit: 6 juin 2017 à 8 h 52 min

pour 800 000 euros !

..son grantopusse à rose ça sra ‘ma vie mon cul mes sous’..jean marron dans sa sénic y sra fait dans les montées

renato dit: 6 juin 2017 à 8 h 52 min

Saul Williams, Telegram

I’m falling up flights of stairs, scraping myself from the sidewalk, jumping from rivers to bridges, drowning in pure air. Hip Hop is lying on the side of the road, half dead to itself. Blood scrawled over its mangled flesh, like jazz, stuffed into an oversized record bag. Tuba lips swollen beyond recognition. Diamond studded teeth strewn like rice at karma’s wedding. The ring bearer bore bad news. Minister of information wrote the wrong proclamation. Now everyone’s singing the wrong song. Dissonant chords find necks like nooses. That nigga kicked the chair from under my feet. Harlem shaking from a rope, but still on beat. « Damn that loop is tight. » Nigga, found a way to sample the way the truth the light. Can’t wait to play myself at the party tonight. Niggas are gonna die. Cop car swerves to the side of the road. Hip Hop takes its last breath. The cop scrawls vernacular manslaughter onto a yellow pad, then balls the paper into his hand, deciding he’d rather free-style. « You have the right to remain silent. » You have the right to remain silent. You have the right to remain silent. And maybe you should have before your bullshit manifested.

These thugs can’t fuck with me, they’re too thugged out. Niggas think I’m bugged out, ’cause I ain’t Sean John or Lugged out. This ain’t hip hop no more, son, it’s bigger than that. This ain’t ghetto no more, black, it’s bigger than black. So where my aliens at? Girl, we’re all illegal. This system ain’t for us. It’s for rich people. And you ain’t rich, dawg, you just got money. But you can’t buy shit to not get hungry.

Telegram to Hip Hop: Dear Hip Hop .(stop). This shit has gone too far. (stop). Please see that mixer and turntables are returned to Kool Herc. (stop). The ghettos are dancing off beat. (stop). The master of ceremonies have forgotten that they were once slaves and have neglected the occasion of this ceremony. (stop). Perhaps we should not have encouraged them to use cordless microphones, for they have walked too far from the source and are emitting a lesser frequency (stop). Please inform all interested parties that cash nor murder have been added to the list of elements. (stop). We are discontinuing our current line of braggadocio, in light of the current trend in « realness ». (stop). As an alternative, we will be confiscating weed supplies and replacing them with magic mushrooms, in hopes of helping niggas see beyond their reality. (stop). Give my regards to Brooklyn.

These thugs can’t fuck with me, they’re too thugged out. Niggas think I’m bugged out, ’cause I ain’t Sean John or Lugged out. This ain’t hip hop no more, son, it’s bigger than that. This ain’t ghetto no more, black, it’s bigger than black. So where my aliens at? Girl, we’re all illegal. This system ain’t for us. It’s for rich people. And you ain’t rich, dawg, you just got money. But you can’t buy shit to not get hungry.

bouguereau dit: 6 juin 2017 à 8 h 47 min

c’est tumeussieu qui devait havoir le nobel..c’était convenu qu’il vienne en panzer havec ses croix de fer..la faucheuse a fait foiré le chaud..y se sont rabatu sur une vieille bique..t’es pas dans l’secret de votan nico

bouguereau dit: 6 juin 2017 à 8 h 45 min

Question dignité, ces chefs d’Etat n’arrivent pas à la malléole de cet écrivain

antiparlementarisme primaire

Nicolas dit: 6 juin 2017 à 8 h 40 min

J’écoutais celle ci la dernière fois parce que. https://youtu.be/5rkAsJCPMvI L’impression d’être tombé dans ma cave sur un vieux vinyl poussiéreux sans pochette et d’écouter un chanteur mort et oublié.
Bonne journée

la vie dans les bois dit: 6 juin 2017 à 7 h 11 min

Entre bloom, plutôt genre muse obèse qui te raconte des salades pour peigne-cul, et une prof de français à la retraite qui dit : passons,
comment veux-tu que ceux qui veulent écouter peinards, la Lecture chantée, et mise en musique, du Nobel de littérature 2016, le fassent sans que ces barbares de la fachosphère, t’en empêchent ?

Pourtant elle est pas mal cette Lecture.
https://www.nobelprize.org/nobel_prizes/literature/laureates/2016/dylan-lecture.html

Dylan a choisi son meilleur exemple de livre pacifiste pour anciens combattants: « A l’Ouest, rien de nouveau ». Qui a mis fin à sa carrière de lecteur, en somme.

(psst: nonon, par de Cervantes, pour une analyse transtextuelle de la part de Dylan, aucune transtextualité « barbare », « Passou », vous aurez confondu avec la Pléiade)

Bloom dit: 6 juin 2017 à 3 h 44 min

“I return once again to Homer, who says, ‘Sing in me, oh Muse, and through me tell the story.’”

Here endeth the lesson, my friends. All you really wanna know uhuhuhuhu!

Ride on, Zimmy!

rose dit: 5 juin 2017 à 23 h 01 min

« He keeps his distance from people ». Il doit parler de lui.

et plus loin « read it if you can »

le Dylan ; pour 800 000 euros !

passons.

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