de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline

Quand Kipling dénonçait l’intrusion médiatique

Voilà qui ne fera pas plaisir à George Orwell, qui ne voulait voir  en lui que le chantre de l’impérialisme britannique : Rudyard Kipling, qui demeure le poète préféré des Anglais, fait à nouveau parler de lui. Et pas pour son inoxydable hymne « If » auquel peu d’écoliers ont échappé. Une cinquantaine de poèmes de sa main, inédits d’après les spécialistes, ont été récemment découverts et seront publiés le mois prochain dans l’édition complète de sa poésie en trois volumes par Cambridge University Press. Un universitaire les a retrouvés au cours de la rénovation d’une maison de Manhattan, dans les papiers de famille d’un ancien dirigeant de la compagnie maritime Cunard Line.

Plusieurs d’entre eux auraient été écrits et lus devant les passagers durant une traversée en paquebot. Certains concernent, « naturellement » devrait-on dire tant l’événement bouleversa sa vie, la disparition de son fils John au front en 1915 lors de la bataille de Loos – « disparition » et non « décès » car il ne se résolut jamais à sa mort, n’ayant jamais réussi à retrouver son cadavre (j’y avais consacré tout un chapitre de Rosebud tant cette histoire m’avait frappé). D’autres poèmes dénoncent par exemple l’intrusion des médias dans la vie privée des hommes publics. La sienne, en l’espèce. Déjà ! « The Press », daté septembre 1899, est justement celui que The Guardian a choisi de publier. A vous de juger. Avis aux commentateurs de la « République des livres » : toutes les traductions sont les bienvenues.

 « Why don’t you write a play-/ Why don’t you cut your hair ?/ Do you trim your toe-nails round/ Or do you trim them square ?/
Tell it to the papers,/ Tell it every day/ But, en passant, may I ask/
Why don’t you write a play ?

 What’s your last religion ?/ Have you got a creed ?/ Do you dress in Jaeger-wool/ Sackcloth, silk or tweed ?/
Name the books that helped you/
On the path you’ve trod./ Do you use a little g/
When you write of God ?

 Do you hope to enter/ Fame’s immortal dome ?/
Do you put the washing out/ Or have it done at home?/
Have you any morals ?/ Does your genius burn ?/ Was you wife a what’s its name?/ How much did she earn? 

 Had your friend a secret/ Sorrow, shame or vice-/
Have you promised not to tell/ What’s your lowest price ?/ All the housemaid fancied/ All the butler guessed/ Tell it to the public press/
And we will do the rest.

 Why don’t you write a play? »

(photo D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Poésie.

1418

commentaires

1 418 Réponses pour Quand Kipling dénonçait l’intrusion médiatique

1431 dit: 26 mars 2013 à 14 h 34 min

rapporté parP.Quignard chapitre sur le chemin du retour :
« Kipling rapporte qu’il ressentait encore, en notant ce souvenir qui lui revenait de la première enfance de l’effroi.  »

le souvenir : il s’agit d’un vautour lâchant une main d’enfant qui tomba près de lui, au jardin

14341 dit: 23 mars 2013 à 20 h 32 min

« et voilà qu’il se met ici nu dès qu’il peut dans le soleil ; on dirait qu’il connaît par coeur des passages du livre de la jungle.Il danse devant le feu…..
Il est en fait momn maître à penser puisque je l’i pris avec nous pour chercher ce que pourrait être un lnagage non verbal »
Fernand Deligny lettre à F.Truffaut, non datée (1968) parue dans 1895 citée de la Revue des livres

Simon dit: 2 mars 2013 à 18 h 33 min

Pourquoi ne dessinez-vous pas un mouton bronzant au soleil pour votre nièce ?

Pourquoi ne réglez-vous pas la tondeuse sur 3 ?

Pourquoi n’allez-vous pas au Paul Klee Zentrum faire le beau toutou ?

Pourquoi ne dessinez-vous pas un mouton bronzant au soleil pour votre nièce ?

Jacques Barozzi dit: 1 mars 2013 à 10 h 45 min

Hélas, votre point de vue est plutôt fondé en déraison, mais c’est votre Moi, créateur plus que social, qui nous importe cher ML !
Quand accoucherez vous de votre âme ?

Bloom dit: 1 mars 2013 à 2 h 52 min

Petite traduction (automatique, pas de temps à perdre avec les petites névroses) des délires du vrai faux juif du blog (vey iz mir!)

Why snobs they are today Israel the scapegoat?
Why must they always bump without knowing anything about the history of the Israeli-Palestinian conflict?
Why do they always crop the land of Israel if the already cropped?
Tell that to the fanatics they love,
Tell the fascists they worship, these turiféraires democracy in ruins
But, in fact, Why must they always bang on Israel?

What is your last fanaticism?
How nice you bastard bomber has recently attracted?
Is he dressed in Old England or in Burnous?
Tell us what all the garbage that you have heroes, Arafat to Hamas?
When you tighten the return leg of the torturers Guilat?
O holy name of Allah!

Are you hoping to destroy the tomb of Rachel? The Tomb of the Patriarchs?
Wash your conscience in the blood of Israelis who are under rocket past ten years?
Is that you only have a moral?
Does your political genius makes you want to do more?
Is your faith burning in you?
The woman of your hero Arafat, how she picked?

Does your friend have a secret policy to be as cynical as raising enthusiasm among European loose?
Are you sworn to secrecy about the tragic fate of Europe pushes you to always persecute the Jews?
How much do you get paid at the lowest?
All dreams of persecution housewives less than fifty years,
All ethereal dreams of well-meaning,
Tell it again to tabloids,
they are not yet satiated all your shit bag.

Why snobs they are today Israel the scapegoat?

La mauvaise langue dit: 1 mars 2013 à 2 h 21 min

Comme si « mon » point de vue n’était pas fondé sur des faits historiques tangibles ! Comme si « mon » point de vue n’était pas fondé en raison !

Flatter pour dénigrer, Baroz s’y connaît en perversion !

Les Brandouilleurs de Malicornay dit: 1 mars 2013 à 0 h 03 min

Nous je n’voulons point intervindre, c’est pas tant à cause à La Langue par le fait, c’est qu’i y a un malfaisant qui rôde.

Giovanni Sant'Angelo dit: 28 février 2013 à 23 h 31 min


…enfin,…c’est tout de même vrai,…un beau tableau,…c’est toute une histoire et çà fait un chez soi exotique,…
…savoir écrire deux lignes,…juste pour l’administration,…et compter les dégraissages industriels,…de là à dégraisser les banquiers du haut-pavé,…un leurre à gages,…à 10 contre 1,…
…mais j’interviendrais comme d’habitude,…en improvisant,…je ne vais pas vous laisser tout seuls,…
…etc,…

ueda dit: 28 février 2013 à 23 h 24 min

« j’imaginais en m’amusant ML dans sa chambre d’hotel, »

Hihihi…
J’avais oublié cette anecdote!

Le problème avec Poupard Hurlant, Jacques, c’est qu’au moment de la cérémonie les appariteurs de la mairie ont le devoir républicain de rétablir le calme.

Ils le font, je suis sûr, avec conscience. Leur statut n’est pas le même que celui des gardiens de musée, et ils ne se permettrait pas de raccompagner à la porte un adorable poupard et sa famille.

Giovanni Sant'Angelo dit: 28 février 2013 à 23 h 03 min


…bon,…je vais me remettre à la peinture,…je ne peux pas faire plus laid que ce qui à déjà été fait,…
…c’est rassurant,…
…une petite  » période  » style Bonnard ,…pour commencé,…puis on improvisera,…pour en donner du rêve,…
…l’écriture reste un temps sois peu,…un rapport post-mortel,…écrire la vie,…sans imaginations,…sans hiéroglyphes,…
…presque une présence militaire,…
…des romans,…pour abrutis Stalag 13,…
…Oui,…Allez pour Bonnard et ses danseuses aux petits seins,…sans Degas,…
…Oui,…je vais me tapez une période fauve ,…à moi tout seul,…Gauguin,…qui ne dit mot,…etc,…

Jacques Barozzi dit: 28 février 2013 à 23 h 01 min

C’est-à-dire, renato, que Poupard Hurlant voulait se marier à la synagogue et Màc Pécuchet à l’église ! Finalement ce ne sera possible qu’à la Mairie. Pour le cadeau, on fait comme on veut. On peut même prévoir des layettes, car les deux sont d’accord pour faire des petits Poupard et Pécuchet.

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