de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline

Quand Kipling dénonçait l’intrusion médiatique

Voilà qui ne fera pas plaisir à George Orwell, qui ne voulait voir  en lui que le chantre de l’impérialisme britannique : Rudyard Kipling, qui demeure le poète préféré des Anglais, fait à nouveau parler de lui. Et pas pour son inoxydable hymne « If » auquel peu d’écoliers ont échappé. Une cinquantaine de poèmes de sa main, inédits d’après les spécialistes, ont été récemment découverts et seront publiés le mois prochain dans l’édition complète de sa poésie en trois volumes par Cambridge University Press. Un universitaire les a retrouvés au cours de la rénovation d’une maison de Manhattan, dans les papiers de famille d’un ancien dirigeant de la compagnie maritime Cunard Line.

Plusieurs d’entre eux auraient été écrits et lus devant les passagers durant une traversée en paquebot. Certains concernent, « naturellement » devrait-on dire tant l’événement bouleversa sa vie, la disparition de son fils John au front en 1915 lors de la bataille de Loos – « disparition » et non « décès » car il ne se résolut jamais à sa mort, n’ayant jamais réussi à retrouver son cadavre (j’y avais consacré tout un chapitre de Rosebud tant cette histoire m’avait frappé). D’autres poèmes dénoncent par exemple l’intrusion des médias dans la vie privée des hommes publics. La sienne, en l’espèce. Déjà ! « The Press », daté septembre 1899, est justement celui que The Guardian a choisi de publier. A vous de juger. Avis aux commentateurs de la « République des livres » : toutes les traductions sont les bienvenues.

 « Why don’t you write a play-/ Why don’t you cut your hair ?/ Do you trim your toe-nails round/ Or do you trim them square ?/
Tell it to the papers,/ Tell it every day/ But, en passant, may I ask/
Why don’t you write a play ?

 What’s your last religion ?/ Have you got a creed ?/ Do you dress in Jaeger-wool/ Sackcloth, silk or tweed ?/
Name the books that helped you/
On the path you’ve trod./ Do you use a little g/
When you write of God ?

 Do you hope to enter/ Fame’s immortal dome ?/
Do you put the washing out/ Or have it done at home?/
Have you any morals ?/ Does your genius burn ?/ Was you wife a what’s its name?/ How much did she earn? 

 Had your friend a secret/ Sorrow, shame or vice-/
Have you promised not to tell/ What’s your lowest price ?/ All the housemaid fancied/ All the butler guessed/ Tell it to the public press/
And we will do the rest.

 Why don’t you write a play? »

(photo D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Poésie.

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commentaires

1 418 Réponses pour Quand Kipling dénonçait l’intrusion médiatique

renato dit: 28 février 2013 à 22 h 49 min

Un mariage ? Magnifique ! J’adore les mariages, surtout le mot d’excuses que j’écris à la dernière minute pour me décommander, j’arrive toujours à trouver un empêchement plausible, ou du moins à faire en sorte qu’il le devienne — c’est comme ça que ont trouvé une raison certains de mes voyages. Et elle est déposée où la liste, aux Magasins Printemps aux Galeries Lafayette ?

Jacques Barozzi dit: 28 février 2013 à 22 h 41 min

ML, ce n’est pas tant l’argumentation qui compte que la forme du message à faire passer : votre point du vue !

Daaphnée dit: 28 février 2013 à 22 h 39 min

Ueda, j’imaginais en m’amusant ML dans sa chambre d’hotel, pris d’assaut par des djihadistes l’épée entre les dents ….

je le dis sans animosité mais pour qq qui se revendique de Pascal, ce pourrait être que la raison lui fait parfois défaut.

ueda dit: 28 février 2013 à 22 h 20 min

Je me souviens que l’an dernier, à la saison chaude, vous étiez au soleil et en bob (j’ai oublié les détails, mais il me semble que Daaphnée avait également fat un commentaire).

Porté par l’amitié que je vous porte (croyez-le, c’est vrai), j’avais imaginé, pour la commercialiser chez nos Nippons, un manga intitulé Poupard Hurlant.

Je garde le scénar’ de deux albums:
– Poupard Hurlant à l’école
– Poupard Hurlant à la plage.

Malheureusement, j’ai calé à cause du dessin.
Une planche, ça va.
Mais seuls les pros sont capables de suivre.

Et pourtant, votre personnage (pas vous, je ne me permettrais pas) était si facile et marrant à dessiner!
Poupard Hurlant: il est forcément rond, les poings serrés, avec au dessus de la tête une sorte de petit nuage noir, pour indiquer qu’il n’est pas content.

C’est rageant.
Il suffirait que je m’associe à un camarade de blog dessinateur pour qu’on touche le jackpot!

Jacques Barozzi dit: 28 février 2013 à 22 h 14 min

Et bien ML, votre improvisation personnelle et bien meilleure que votre traduction, plus coulante et exprimant clairement votre position !

ueda dit: 28 février 2013 à 22 h 12 min

Voyez comme je suis équanime, Mauvaise Langue.

Malgré votre étrange philosophie de l’histoire (votre judégocentrisme, si l’on peut dire), je reconnais qu’il arrive que vos passions vous mettent au travail: à 22 h 02 min, vous témoignez d’un bel emportement.

Qu’importe le décor que vous fracassez, là n’est pas l’essentiel, hein.

ueda dit: 28 février 2013 à 22 h 02 min

Chère Mauvaise Langue, vous êtes vous posé la question de savoir pourquoi le rôle que vous jouez peut être accueilli d’une manière inattendue pour vous par mes amis juifs ou israéliens (c’est un continuum qui va du léger embarras à la franche poilade)?

Vous êtes perçu comme ces personnages improbables présentés périodiquement dans les medias internationaux comme « American converts », s’exprimant (paraît-il) en Somalie ou en Afghanistan, et qui avec leur morceau de toile sur la tête, regardent la caméra avec un air un peu con-con?

La mauvaise langue dit: 28 février 2013 à 22 h 02 min

Pourquoi les snobinards d’aujourd’hui font-ils d’Israël leur bouc émissaire ?
Pourquoi faut-il toujours qu’ils cognent sans rien savoir de l’histoire du conflit israélo-palestinien ?
Pourquoi veulent-ils toujours rogner la terre d’Israël pourtant déjà si rognée ?
Dites-le aux fanatiques qu’ils adorent,
Dites-le aux fascistes qu’ils vénèrent, ces turiféraires de la démocratie en ruines,
Mais, au fait, Pourquoi faut-il toujours qu’ils cognent sur Israël ?

Quelle est votre dernier fanatisme ?
Quel sympathique salaud poseur de bombes vous a dernièrement séduit ?
Est-ce qu’il s’habille chez Old England ou chez Burnous ?
Dites-nous quels sont toutes les ordures dont vous avez fait des héros, de Arafat jusqu’au Hamas ?
Quand retournez-vous serrez la patte des tortionnaires de Guilat ?
Ô saint nom d’Allah !

Est-ce que vous espérer détruire le tombeau de Rachel ? Le tombeau des Patriarches ?
Lavez-vous votre conscience dans le sang des Israéliens qui courent sous les roquettes depuis dix ans ?
Est-ce que vous avez seulement une morale ?
Est-ce que votre génie politique vous donne envie d’en faire encore plus ?
Est-ce que votre foi brûle en vous ?
La femme de vos héros Arafat, combien a-t-elle ramassé ?

Est-ce que vos amis ont un secret politique pour être aussi cynique en soulevant tant d’enthousiasme chez les lâches européens ?
Est-ce que vous avez promis le secret sur le destin tragique de l’Europe qui vous pousse à toujours persécuter les Juifs ?
Combien vous faites-vous payer au bas mot ?
Toutes les rêveries de persécution des ménagères de moins de cinquante ans,
Tous les rêves éthérés des bien pensants,
Dites-le encore aux journaux à scandale,
ils ne sont pas encore repus de tous vos sac à merde.

Pourquoi les snobinards d’aujourd’hui font-ils d’Israël leur bouc émissaire ?

Jacques Barozzi dit: 28 février 2013 à 21 h 59 min

Pour une fois que ML avait trouvé un éditeur désireux d’éditer sa traduction de Kipling, il a fallu qu’il l’éconduise, alors que sa légère proposition de correction était tout à fait judicieuse !
C’est un maso pur jus !

Jacques Barozzi dit: 28 février 2013 à 21 h 55 min

Heu, renato, comment l’entendez-vous votre « Pourquoi ne passez-vous pas à la caisse ? » ? De façon financière et/ou sexuelle ?

polder dit: 28 février 2013 à 21 h 45 min

« Non, non, pas de moi, un traducteur d’aujourd’hui : Olivier Sers » — Oh pardon, eh ben en effet, comme vous dites, « un traducteur d’aujourd’hui », alors que votre kiplinguerie, là… Bon, pas grave, passons.
Why don’t you write a play, épicétou : j’sais pas moi, y’aurait un chalengier et un bouffon et un qui se prend pour un roi lion, et un peu de fantômes aussi pour contraster, faire des ruptures de ton…
Go for it!!

renato dit: 28 février 2013 à 21 h 41 min

Pourquoi ne passez-vous pas à la caisse ?
Pourquoi ne pas vous arrêter au pub ?
Quand vous vous faites une pinte c’est cul sec ?
Les enfilez-vous plutôt comme des cerises ?
Faites attention car l’alcool tue,
D’autre part un petit verre ne peut pas faire du mal
Mais, au fait, puis-je vous poser une question :
Pourquoi ne passez-vous pas à la caisse ?

De quoi vous faites-vous collection maintenant ?
Avez-vous acheté quelque chose d’intéressant ?
Vous nourrissez-vous de mets délicat,
De sandwichs, de fruits et légumes ?
Citez les chanteurs pop qui vous émeuvent
Dans vos partie de jambes en l’air.
Vous servez-vous d’un « u » minuscule
Quand vous mentionnez Untel ?

Espérez-vous entrer dans le dernier club à la mode ?
Mettez-vous vos caleçons deux jours de suite
Ou bien le changez-vous plusieurs fois par jour ?
Comme piéton, vous respectez les feux-rouges ?
Votre digestion se passe bien ?
Votre pyjama était-il griffé ?
Combien vous a-t-il coûté ?

Vous tenez bien l’alcool,
Tous, quelques-uns en particulier —
Avez-vous déposé votre mot de passe quelques part ?
Toutes les fantaisies ancillaires qui vous passent par la tête
Votre majordome les connait
La presse à scandale aussi
Votre femme s’en est chargée.

Pourquoi ne passez-vous pas à la caisse ?

La mauvaise langue dit: 28 février 2013 à 21 h 41 min

Oui, on s’en tire de l’antisémitisme réactualisé d’aujourd’hui devenu tellement banal qu’on le traite sous forme de plaisanterie mais en anglais, c’est plus snob…

La mauvaise langue dit: 28 février 2013 à 21 h 39 min

Non, non, pas de moi, un traducteur d’aujourd’hui : Olivier Sers. Aux Belles Lettres, où tous les grands auteurs ont été récemment retraduits avec une traduction réactualisée.

ueda dit: 28 février 2013 à 21 h 37 min

« Ueda vous actualisez comme tous les antisémites actualisent… »

Chère Mauvaise Langue, il faut que je vous aime bien pour accueillir de tels propos par ce que nos amis britanniques appellent a Gallic shrug.

That’s what makes you tick, after all.

La mauvaise langue dit: 28 février 2013 à 21 h 35 min

Non, je ne suis pas de votre avis. Ce n’est pas lourd du tout. Ça coule très bien. Sauf, évidemment, si on est de mauvaise foi comme vous, ueda. Comme polder aussi. Moi, j’ai une vraie foi…

ueda dit: 28 février 2013 à 21 h 31 min

C’est beaucoup trop lourd, on parle au lecteur d’aujourd’hui, souvent un intellectuel.
Droit au fait.

Quand vous structurez la corne de vos doigts de pied,
C’est-y l’équerre ou le rapporteur?

La mauvaise langue dit: 28 février 2013 à 21 h 31 min

Ph. Régniez, ce n’est pas une correction que vous proposez (il n’y a pas de correction c’est idiot. Vous proposez une nouvelle version. Mais libre à vous. C’est une simple question de rythme, de forme. Ce que vous n’avez pas encore compris comme Ueda ou polder. Pas grave, je vous pardonne, auguste.

La mauvaise langue dit: 28 février 2013 à 21 h 29 min

Daaphnée, ce ne sont pas des Bédouins ceux qui appartiennent aux groupes djihadistes à la frontière avec l’Egypte ? Et que combattent même les Egyptiens ou du moins font semblant de les combattre…

Philippe Régniez dit: 28 février 2013 à 21 h 27 min

Si je peux me permettre :

Quand vous vous faites les ongles des orteils,
C’est en rond ou en carré ?

au lieu de

Quand vous vous faites les ongles des orteils, les taillez-vous en rond ?
Les taillez-vous au carré ?

ueda dit: 28 février 2013 à 21 h 23 min

OK, ML, j’actualise.

Les Israéliens n’ont pris aucune terre aux Palestiniens. Depuis Abraham (ML, Abraham est une figure légendaire, mind you) qui a cheta la grotte à un roi pour sa sépulture, les Juifs ne sont pas des voleurs, contrairement à ce que pensent les antisémites de tous poils, ils ont toujours acheté les terres où ils ont bâti.
Faites-en des articles pour les journaux,
Donnez-en tous les jours à lire
Mais, au fait, puis-je vous poser une question :
Pourquoi n’écrivez-vous pas un drame ?

Depuis la fondation des premiers résidents sur la terre d’Israël jusqu’à aujourd’hui en Judée-Samarie, terre sacrée des ancêtres hébreux des origines du peuple juif où les prétendus Palestiniens occupent des terres qui ne leur appartiennent pas et qu’Israël habitera un jour conformément au projet de W. Churchill avant qu’ils ne les brade aux Arabes pour de sombres intérêts pétroliers.
De quoi vous faites-vous une religion dernièrement ?
Avez-vous adopté ses règles ?
Vous servez-vous d’un « d » minuscule
quand vous mentionnez Dieu ?

Les Arabes n’ont qu’à retourner dans leur pays respectif, immense territoire de la prétendue Ouma fanatisée par les extrémistes de tous poils qui profitent de notre argent comme ils ont pillé le bien des autres depuis toujours, qui maintiennent leur pauvre peuple, qu’on n’entend jamais, avec la tête sous le sable et leur compte en Suisse bien remplis avec notre argent.
Quand vous vous faites les ongles des orteils, les taillez-vous en rond ?
Les taillez-vous au carré ?

Daaphnée dit: 28 février 2013 à 21 h 22 min

ML, soyez précis !
l’autre jour vous disiez « les Bédouins » maintenant ce sont les « arabes » !
De qui parlez-vous ?

La mauvaise langue dit: 28 février 2013 à 21 h 20 min

polder s’énerve… Il se prend pour de Gaulle, d’autres c’est pour Napoléon. Lui, c’est de Gaulle, chacun son idole…

renato dit: 28 février 2013 à 21 h 16 min

« Tout va bien, les crises, économique et politique, arrivent à point nommé. »
suite

Déjà écrire une Constitution digne du nom, c’est-à-dire compréhensible même par ceux qui ont le minimum de la scolarité (tous les État de l’Union confondus), car ce traité mis bas par Giscard, Amato & Co, c’est un truc indigeste dont on peut dire tout ce qu’on veut sauf qu’il peut de quelques façon que ce soit rassembler des gens qui ne sont peut-être pas au courent des finesses des spécialiste en droit constitutionnel, mais assez intelligents pour comprendre ce qui est bon pour eux.

Puis, un brin de modestie de la part de tout le monde serait bienvenu car cela favoriserait une approche apaisée de l’idée de fédération, et consequente realisation, avec les bénéfices qui vont avec, naturellement il faudrait qu’un peu de bon sens accompagne la modestie… mais demander les deux semble un vœu pieux…

La mauvaise langue dit: 28 février 2013 à 21 h 14 min

Encore un qu’est mal informé ! Les Israéliens n’ont pris aucune terre aux Palestiniens. Depuis Abraham qui a cheta la grotte à un roi pour sa sépulture, les Juifs ne sont pas des voleurs, contrairement à ce que pensent les antisémites de tous poils, ils ont toujours acheté les terres où ils ont bâti. Depuis la fondation des premiers résidents sur la terre d’Israël jusqu’à aujourd’hui en Judée-Samarie, terre sacrée des ancêtres hébreux des origines du peuple juif où les prétendus Palestiniens occupent des terres qui ne leur appartiennent pas et qu’Israël habitera un jour conformément au projet de W. Churchill avant qu’ils ne les brade aux Arabes pour de sombres intérêts pétroliers. Les Arabes n’ont qu’à retourner dans leur pays respectif, immense territoire de la prétendue Ouma fanatisée par les extrémistes de tous poils qui profitent de notre argent comme ils ont pillé le bien des autres depuis toujours, qui maintiennent leur pauvre peuple, qu’on n’entend jamais, avec la tête sous le sable et leur compte en Suisse bien remplis avec notre argent.

ueda dit: 28 février 2013 à 21 h 12 min

Je repasse (du mot repassage) et je vois que Mauvaise Lange (pardon, c’est venu sans mon contrôle) s’embarasse encore d’une traduction qui ne cesse de s’éloigner de la simplicité de l’original.

Pressing est atroce.
Il n’y avait pas de pressing à l’époque de nos Pères à moustaches, seulement des blanchisseuses, mind you.

polder dit: 28 février 2013 à 21 h 07 min

ML, nom d’un chien, why don’t you write a play!! Au lieu de dilapider votre temps et votre talent dans une énième tradale absolument indigeste !!
A play, mais oui une pièce, je ne sais pas moi mettons un huis clos, six ou sept personnages enfermés dans la France moisie, l’Europe qui meurt… Et qui se déchirent, se rejettent la responsabilité les uns sur les autres… Ou autre chose ! Go for it!

La mauvaise langue dit: 28 février 2013 à 20 h 58 min

Pourquoi n’écrivez-vous pas un drame ?
Pourquoi ne pas vous faire couper les cheveux ?
Quand vous vous faites les ongles des orteils, les taillez-vous en rond ?
Les taillez-vous au carré ?
Faites-en des articles pour les journaux,
Donnez-en tous les jours à lire
Mais, au fait, puis-je vous poser une question :
Pourquoi n’écrivez-vous pas un drame ?

De quoi vous faites-vous une religion dernièrement ?
Avez-vous adopté ses règles ?
Vous habillez-vous de laine Jaeger,
De toile de jute, de soie ou en tweed ?
Citez les auteurs qui vous ont inspiré
Dans la nuit en travail où vous marchez à pas feutré.
Vous servez-vous d’un « d » minuscule
quand vous mentionnez Dieu ?

Espérez-vous entrer au Panthéon ?
Mettez-vous votre linge à laver au pressing
Ou bien le donnez-vous chez vous ?
Comme écrivain, avez-vous quelque éthique ?
Votre génie vous échauffe-t-il la bile ?
Votre femme était-elle une je ne sais quoi ?
Combien a-t-elle ramassé ?

Votre ami a-t-il eu quelque secret,
un chagrin, quelque honte ou un vice —
Avez-vous promis de ne pas dire quel est votre dernier prix ?
Toutes les fantaisies ancillaires
Tout le petit monde des majordomes
Donnez-le à la presse à scandale
Nous nous chargeons du reste.

Pourquoi n’écrivez-vous pas un drame ?

Jacques Barozzi dit: 28 février 2013 à 20 h 58 min

Passou, ne vous inquiétez pas, on tient la maison, z’avez vu, plus de 1300 com pour un bout de poème : we are the champions !

Jacques Barozzi dit: 28 février 2013 à 20 h 55 min

Oui, Chaloux mais il y avait de beaux plans de vaches et de campagne normande !

Bravo, D., c’est bien répondu à cette baudruche nommée Mauvaise Langue, dite Langue Pourrie !

de nota, le paradis, vous le méritez, je signe la pétition…

ML, ma religion a toujours été l’Homme, de corps et d’esprit.

Passou dit: 28 février 2013 à 20 h 42 min

Non, ce n’était pas moi l’auteur du commentaire insultant à votre endroit. En fait, je me trouvais depuis deux jours dans un village du pays de Bade très peu connecté; et ayant autre chose à y faire que de chercher partout une connection, voilà voilà… Mais je suis de retour dans notre grand pays !

renato dit: 28 février 2013 à 20 h 40 min

Tout va bien, les crises, économique et politique, arrivent à point nommé. Le moment est venu de trouver des solutions ; de faire preuve d’imagination. Les simplifications à l’emporte-pièce des pessimistes comme l’optimisme bête sont inopportuns, inconvenants, même.

Chaloux dit: 28 février 2013 à 20 h 31 min

Jacques, je vous trouve très peu sévère avec le film Un Coeur Simple. Le scénariste a fait du Octave Feuillet avec du Flaubert. Il a dû y avoir un sacré ramdam au cimetière monumental…

D. dit: 28 février 2013 à 20 h 22 min

La mauvaise langue dit: 28 février 2013 à 18 h 52 min

L’Europe est au bord du chaos. La démission est le premier événement qui inaugure une crise gigantesque :
1°) un monde bloqué qui n’arrive pas à se réformer;
2°) un monde endetté qui ne veut pas de l’intégration européenne, seul moyen capable d’annuler la dette ;
3°) un monde vieux qui est en train de sombrer à cause d’une grosse fatigue comme S. Hessel qui avait perdu de vue qu’il n’avait plus vingt ans mais agissait comme si…
4°) un monde corrompu ;
5°) un monde qui ne croit plus à l’Europe ;
6°) un monde où les vieux démon (nazi, fascisme) remontent comme des remugles nauséabonds qui hantent les égouts de la démocratie;
7°) on va bouffer de la vache enragée ; la fièvre de cheval roumaine n’est que le début de la fin.
8°) le duché va revenir en Italie (Berlusconi) ;
9°) Israël est en danger.
______________________________________

N’importe quoi, ML.

1)au contraire ce « monde » ne cesse de se réformer, mais en choisissant les mauvaises réformes, celles qui s’inscrivent dans le dogme.

2) »l’intégration européenne » est une pure folie. On l’a encore vu dernièrement avec la Slovénie : un pays de plus intégré, un pays de plus qui coule.

3) le résultat du sécularisme et de la séparation d’avec Dieu. On a ce qu’on mérite. Plus exactement ce que VOUS méritez. L’homme a besoin de Dieu, et au lieu d’aller vers lui, il obéit à Satan. Voilà le résultat.

4) car pas assez répressif et pas assez moral.
5) tant mieux car c’est une foutaise.
6) mon pauvre vieux, si c’était vrai vous ne seriez pas là pour en parler aussi librement.
7) j’espère bien qu’il y aura une fin, car tout ça est moche.
8) pourquoi pas ?
9) israël devrait racheter les terres qu’il a prises aux palestiniens, avec l’aide des nantis étatsunisiens.
10) ce soir je mange des aiguillettes de poulet de batterie.

La mauvaise langue dit: 28 février 2013 à 20 h 20 min

Jacques Barozzi dit: 28 février 2013 à 19 h 51 min
J’accouche les âmes !

C’est plutôt au forceps et il accouche de ses démons ordinaires…

« …comprendre l’inconnu », qu’il prétend quand sa chanson ne nous est que trop connue, hélas !

La mauvaise langue dit: 28 février 2013 à 20 h 15 min

1515
1610
1715
1815
1914
2015 : crise générale en Europe ; pas de successeur au Pape ; économie en berne ; croissance zéro ; faillites bancaires en cascade ; citoyens ruinés ; Tkt condamné à boire son Bourgogne tout seul en rade à Singapour s’informant auprès de Baroz : Wat’s your last religion ? Have you still got a creed ?

de nota dit: 28 février 2013 à 20 h 02 min

Jacques,

Une grande surface?Euh,non,on ne peut pas dire ça…achalandée?Voulez-dire avec plein de clients?
Ah ben non,y’a personne,on se croirait au mois d’août… aussi, j’ai tout le temps pour feuilleter tout un tas de bouquins,enfin,j’ai signalé ce numéro consacré à Proust car il est,ma foi,bien stimulant et que Passou y contribue,enfin,c’est exceptionnel,je veux dire que je signale un livre,parce que si je me mets à signaler tous les bouquins que je trouve intéressants…puis j’aurais l’impression de faire des heures sup,et tout ça pour du beurre?Pas question,je suis un fils d’ouvrier,je ne veux pas me faire engueuler par mon père qui me chauffe la place au paradis,eh oui,la classe ouvrière va au paradis,c’est le lot de consolation,bon
c’est ce que me disait mon père.

Jacques Barozzi dit: 28 février 2013 à 20 h 00 min

Mais c’est d’essayer de comprendre l’inconnu qui est le plus excitant, sergio, à moins de vouloir être un fonctionnaire de la pensée, non ?

Sergio dit: 28 février 2013 à 19 h 58 min

Jacques Barozzi dit: 28 février 2013 à 19 h 50 min
Moi je la pratique ici.

La maïeutique vaut mieux asséner les trucs avec perte et fracas dans le quart d’heure qu’on puisse pas du tout éviter de faire semblant de comprendre sinon c’est l’inconnu qui s’installe éperdument…

Jacques Barozzi dit: 28 février 2013 à 19 h 40 min

Merci de nota de nous dire ce qui vous interpelle dans l’actualité de la librairie, la votre a l’air bien grande et bien achalandée, c’est une grande surface ?

Jacques Barozzi dit: 28 février 2013 à 19 h 36 min

ça fait quelques paquets de temps que l’Europe a survécue à bien des crises, ML, mais faut-il passer par une bonne guerre pour faire repartir la machine ? La donnée nouvelle c’est l’arme nucléaire, à portée apocalyptique !
Affaire à suivre ou pas…

dansons la carbagnole dit: 28 février 2013 à 19 h 34 min

Ça a pas trop carburé sur ce blog aujourd’hui …
Même pas pu acheter le livre sur le cochon, tout était vendu à 17 heures( en province)avec le texte de protection de la vie privée de DSK inclus. Il s’agissait d’une maison de la presse.
Ma librairie classique n’avait encore rien reçu.
J’ ai commandé trois exemplaires et vais les envoyer feuille par feuille, sans affranchissement, à Garçin,Joffrin, et le rédacteur en chef.
Vive le mail art actif!
Bien sûr, les feuillets seront « travaillés »!
Répondre au chef-d’œuvre par des hors-d’œuvres variés et avariés.

W dit: 28 février 2013 à 19 h 16 min

Passou est atteint de Jospinite ce qui justifie qu’il opte pour un voyage en Israël au printemps où sont conviés d’éminents spécialistes pour un colloque et dont l’attitude n’a strictement rien à voir avec celle bien connue de qui tous vous savez.

Nino dit: 28 février 2013 à 19 h 04 min

Why don’t you write a play? »
j’y pense puis j’oublie !

punaise, 1.321 com – rapidos, j’ai parcouru (y a une trado qui m’a botée grâââve … chut !

ASSOUPLINE :youhouhouhou, CE courant « femen » …
Clopine est demandée, oyé-oyé !

La mauvaise langue dit: 28 février 2013 à 19 h 03 min

Et Passou au bord de la crise de nerf.

Je le comprends ! Je ne l’ai jamais vu dans cet état. C’est dire.

Mais y en a vraiment marre de tous ces cons qui n’ont rien à dire !

Giovanni Sant'Angelo dit: 28 février 2013 à 18 h 57 min


…Oui,…je collectionne aussi des cartes postales,…
…je ne savait pas que la Seine passe à côté de la Tour Eiffel,…avec cette très longue péniche bourrés de touristes,…
…A.Papeghin,…probablement l’éditeur,…

…nous en somme ou,…en ce moment,…on dévie à l’embouchure Jeanne d’Arc,…près de Clotilde avec ses légions,…pas moins,…
…un franc parler pour le royaume d’intrusion à point fermés,…
…etc,…envoyer toute la gomme,…pour en accrocher des uchronies utopiques,…

La mauvaise langue dit: 28 février 2013 à 18 h 52 min

L’Europe est au bord du chaos. La démission est le premier événement qui inaugure une crise gigantesque :
1°) un monde bloqué qui n’arrive pas à se réformer;
2°) un monde endetté qui ne veut pas de l’intégration européenne, seul moyen capable d’annuler la dette ;
3°) un monde vieux qui est en train de sombrer à cause d’une grosse fatigue comme S. Hessel qui avait perdu de vue qu’il n’avait plus vingt ans mais agissait comme si…
4°) un monde corrompu ;
5°) un monde qui ne croit plus à l’Europe ;
6°) un monde où les vieux démon (nazi, fascisme) remontent comme des remugles nauséabonds qui hantent les égouts de la démocratie;
7°) on va bouffer de la vache enragée ; la fièvre de cheval roumaine n’est que le début de la fin.
8°) le duché va revenir en Italie (Berlusconi) ;
9°) Israël est en danger.

Visiteur de caractère dit: 28 février 2013 à 18 h 52 min

Bonjour
C’est pour dire que il doit y avoir une interférence entre les pages de styles de la RdL et de la RdT parce que quand on est allé sur la RdT et quand on revient ici le style change enfin je veux pas dire que c’est pas la même chose qui est écrite mais c’est le style qui est différent quoi ça s’affiche pas pareil.

de nota dit: 28 février 2013 à 18 h 50 min

Eh bien,le numéro de mars de la revue de la NRF est consacré à Proust: »D’après Proust »,coordonné par Philippe Fourest et Stéphane Audeguy,une trentaine de contributeurs
s’y illustrent,de Bergougnioux à Raczymov,sans
omettre Jacqueline Risset et notre hôte…

renato dit: 28 février 2013 à 18 h 45 min

C’est moi renato, mon cul est nu comme un ver et il n’attend que vous les enculeurs, lesbaiseurs et les sodomites… Venez enflammer mon joli petit cul…

La mauvaise langue dit: 28 février 2013 à 18 h 30 min

La démission du Pape est emblématique de tout le continent européen. Un contient fatigué qui vieillit mal, proche de la crise de nerf…

bidochon dit: 28 février 2013 à 17 h 39 min

« La gonzesse est l’avenir de Rome »
La louve a fait son temps

« les Rouges c’est plus romantique  »
C’est rien que des feignasses

« Strelnikov dans son train blindé »
il avait mieux à faire que s’occuper de bonbonne

Sergio dit: 28 février 2013 à 16 h 59 min

frère beato dit: 28 février 2013 à 16 h 50 min
Le monde est bien fait

Y a que chez les Rouges que les gonzesses, forcément, elles peuvent rien acheter du tout… Mais bon les Rouges c’est plus romantique donc on a moins besoin de gonzesses y a qu’à voir Strelnikov dans son train blindé…

renato dit: 28 février 2013 à 16 h 37 min

« faut s’avoir s’adapter »

Comme Thomas Jerome Newton le démontre in ‘The Man Who Fell to Earth’ on s’adapte à tout, il suffit de le savoir…

renato dit: 28 février 2013 à 16 h 29 min

 » … rapport à l’électricitée extatique… »

Ah ! mais là, Michelàchandail, c’était un choix philosophique, il est évident que Foucault se proposait de saisir les structures transcendantes de la conscience et les essences des êtres, par un retour aux données immédiates…

Michelàchandail dit: 28 février 2013 à 16 h 20 min

Si un gars achète un pullover pure laine

tu cause sans savoir renato..foucaut lui y portait du lycra pure fil..rapport à l’électricitée extatique..ça lui filaient du jus dans le kangouroo..c’est les watt qu’y préfère épicétou

bàv
Màc

Mac O'gnon dit: 28 février 2013 à 16 h 12 min

> Si un gars achète un pullover pure laine et découvre qu’il y a dedans 40% de synthétique

sur une telle premisse je ne peux que reconnaître mon erreur et me taire. Bye.

renato dit: 28 février 2013 à 16 h 06 min

« … ne soyez pas tellement à cheval sur vos principes »

Bah ! si on veut manger du cheval on demande du cheval, pas du bœuf… c’est plus une question de goût et d’habitudes que de principes. Si un gars achète un pullover pure laine et découvre qu’il y a dedans 40% de synthétique il n’est pas content… même s’il n’est pas à cheval sur ses principes…

Boris, employé du gaz dit: 28 février 2013 à 15 h 48 min

Crevel, qui a fini avec le tuyau de gaz dans la bouche

je voudrais pas Crevel
sans avoir mis mon tube
dans des coinceteaux bizarres

Philippe Régniez dit: 28 février 2013 à 15 h 42 min

Comme toujours des mensonges pour les gogos.
« Jojo, les chevaux roumains sont très heureux, les campagnes sont magnifiques, de riches Européens s’y installent et s’achètent des terres. Le but, faire de l’agriculture bio à moindre prix, la main-d’œuvre est encore bon marché, c’est en Europe, bref un paradis pour agriculteur gentleman farmer. »

Jacques Barozzi dit: 28 février 2013 à 15 h 14 min

Une leçon de résistance, avant guerre, sans doute pour René Char administrée par le petit Crevel, qui a fini avec le tuyau de gaz dans la bouche !

l'm Arc et l'n arc sont dans un bateau dit: 28 février 2013 à 15 h 11 min

et ce n’était peut-être pas la dernière :
Researchers working at Ziyaret Tepe, the probable site of the ancient Assyrian city of Tušhan, believe that the language may have been spoken by deportees originally from the Zagros Mountains, on the border of modern-day Iran and Iraq.

de notis dit: 28 février 2013 à 15 h 07 min

trainé à ses pieds en le suppliant de le laisser lui faire une fellation

En relisant attentivement « l’Obvit et l’Obtus », on trouve une note où Barthes raconte une anecdote similaire à propos de Foucault, à qui il propose aimablement de lui retourner son chandail à col roulé.

Jacques Barozzi dit: 28 février 2013 à 14 h 59 min

Non, Phil, la conscience professionnelle, pour les pages du Gay Savoir, 16 feuillets hebdomadaires en fin de magazine !

Jacques Barozzi dit: 28 février 2013 à 14 h 51 min

Les gens les plus célèbres sont facilement joignables et le plus souvent ils vous répondent.
Il y a une vingtaine d’années, j’ai envoyé un mot ainsi libélé :
René Char
L’Isle-sur-la-Sorgue.
Quelques jours après j’ai reçu sa réponse.
Je lui demandais s’il voulait bien témoigner pour le Gai Pied, où j’avais alors en charge les pages culturelles, de son amitié avec René Crevel.
On venait de rééditer les oeuvres complètes de ce dernier où j’avais lu en note que René Char s’était jadis trainé à ses pieds en le suppliant de le laisser lui faire une fellation !
René Char m’a sobrement renvoyé aux pages de ses livres où il parlait de René Crevel…

l'm Arc et l'n arc sont dans un bateau dit: 28 février 2013 à 14 h 47 min

info pour dragueurs de fond
The epic poem The Iliad, set amid the final year of the Trojan War, is attributed to the ancient Greek poet Homer and is foundational to Western literature, but scholars have not reached a consensus about whether it was written shortly after the war or centuries later. Archaeological and historical evidence have placed the text’s origins in the 7th or 8th century BCE, but such records are sparse and often have an uncertain validity.

Cinéma-san dit: 28 février 2013 à 14 h 43 min

des gnons pour les oies, c’est la méthode preminger

C’est surtout la méthode Hollywood d’avant le politiquement corrèque, qui nous donna des scènes de bourre-tarin d’anthologie: Jimmy Cagney dans l’Ennemi public prenant la frimousse de sa souris pour un presse-agrumes, jusqu’à l’inglorieux bastard Lee Marvin servant un café frappé, bouillu et conséquemment foutu à cette pauvre Gloria Graham, chez Fritz Lang (The Big Heat, un peu plus burné que « das indische Grabmal » et les autres bollywooderies langiennes).
Bon, après ça, Lee s’est policé et n’a plus jamais tabassé que des hommes jaunes, sur des atolls paumés du Pacifique.

Jacques Barozzi dit: 28 février 2013 à 14 h 24 min

TKT, d’après son costumier de la première heure, Jean Bouquin, qui lui a envoyé récemment une lettre qu’il m’a montré, B.B. habite toujours à la Madrague.
Vous voulez lui écrire ?
Voici l’adresse :

Madame Brigitte Bardot
La Madrague
83990 Saint-Tropez

TKT dit: 28 février 2013 à 14 h 23 min

Jacques, ML c’est le Cioran contemporain, notre célébrissime pessimiste, il croit en Dieu, car seul Dieu peut converser avec lui. Et puis, qui pourrait penser que Dieu puisse contredire ML ?

Jacques Barozzi dit: 28 février 2013 à 14 h 16 min

Il se pourrait que cette histoire de viande de cheval soit en définitive la réponse du berger Roumain à la bergère Europe ?
Les technocrates de Bruxelles ayant imposé aux Roumains l’obligation de se mettre en phase avec les lois communautaires, c-à-d d’interdire la circulation des chevaux, encore nombreux en Roumanie, de circuler librement sur les principaux axes routiers, ceux-ci ayant envoyé leur cheptel national à l’abattoir, et devant s’acheter des voitures à la place, se sont trouvés avec un lot important de viande de cheval sur les bras. Qu’en faire ? La faire bouffer à ces mêmes européens ! Pari réussi, hi hi hi !

TKT dit: 28 février 2013 à 14 h 14 min

Jojo, les chevaux roumains sont très heureux, les campagnes sont magnifiques, de riches Européens s’y installent et s’achètent des terres. Le but, faire de l’agriculture bio à moindre prix, la main-d’œuvre est encore bon marché, c’est en Europe, bref un paradis pour agriculteur gentleman farmer.

Lecon de l'Ile dit: 28 février 2013 à 14 h 10 min

Il faut impérativement réduire toujours plus le nombre de fonctionnaires inspecteurs de l’hygiène agro-alimenentaire et laisser travailler les entrepreneurs !

TKT dit: 28 février 2013 à 14 h 09 min

Jacques, BB n’habite plus La Madrague depuis longtemps. D’horribles gens de gauche de couleur verte lui avait fait détruire un mur de protection longeant sa propriété.

Jacques Barozzi dit: 28 février 2013 à 14 h 08 min

Mais moi, contrairement à ML, renato, je suis un optimiste indécrottable : je crois en l’homme, j’ai plus de mal avec Dieu !

renato dit: 28 février 2013 à 14 h 08 min

« Dreyer et Preminger savaient faire pleurer l’actrice. »

Ont-ils laissé un quelconque témoignage relativement aux oignons dont il se servaient à ce fin ?

Phil dit: 28 février 2013 à 14 h 05 min

le scandale du cheval est une histoire d’étiquette. une affaire pour tkt, très à cheval sur le gotha.
Les larmes de Falconetti, un moment unique de cinéma, sorte de cameo. Dreyer et Preminger savaient faire pleurer l’actrice.

l'm Arc et l'n arc sont dans un bateau dit: 28 février 2013 à 13 h 53 min

Ce n’est pas pour faire plaisir à P.Assouline que j’ai lu son Rosebud, ni non plus « pour me faire plaisir »comme on a beaucoup dit en France.
Et le reste n’est pas littérature ! que les journaliste revoient leur théâtre, leurs V, et leurs W
More Real? Art in the Age of Truthiness
http://artsmia.org/index.php?section_id=2

W dit: 28 février 2013 à 13 h 53 min

JC 6h52 et pendant ce temps les patrons voyous ou les compta voyageuses,les licenciements boursiers ne sont guère inquiétés,que prévoient les institutions légiférentes?Toujours rien pendant que ces bataillons de futurs pauvres se voient autorisés à cimenter une avantageuse position,Scandaleux.

renato dit: 28 février 2013 à 13 h 52 min

« Personne ne refuse de voir la saleté partout où elle est »

Je veux bien, mais expliquez-moi pourquoi faire éclater les ‘vesses-de-loup’ est si ardu, même lorsqu’elles sont mûres ?

de nota dit: 28 février 2013 à 13 h 52 min

Extrait d’un essai de Borges sur Kipling,publié dans El Hogar,en mars 1937.

« Ce qui est indiscutable,c’est que l’oeuvre-poésie et prose-,est infiniment plus complexe que les thèses qu’elle illustre(c’est le contraire,soit dit en passant,qui se produit avec l’art marxiste,la thèse est complexe,car elle vient de Hegel,et l’art qui l’illustre est rudimentaire)Comme tous les hommes,Kipling
fut beaucoup d’hommes à la fois-un gentleman,un impérialiste,un bibliophile,un interlocuteur des soldats et des montagnes;mais ce fut,avant tout,un artiste convaincu.Un craftsman,pour reprendre le mot qui revient toujours sous sa plume.Aucune passion dans sa vie au-dessus de sa passion pour la technique »

Jacques Barozzi dit: 28 février 2013 à 13 h 50 min

« l’indéniable confort que tout mensonge peut offrir à ceux qui refusent de voir qu’il y a de la saleté chez eux aussi. »

Pas seulement chez eux mais en eux : l’homme est aussi un sac d’humeur et de merde, ormis ML bien sûr…

jojo dit: 28 février 2013 à 13 h 46 min

pourquoi un cheval gambadant dans les près roumains, serait de moins bonne qualité qu’un bœuf élevé sans jamais voir le ciel

ah mais justement on ne sait pas comment ils ont vécu! Et tous les pays, européens y compris, ne contrôlent pas leur bidoche, ne respectent pas les normes sanitaires
De toute façon depuis « lla vache folle » on n’est plus spur de rien
Les poissons s’en sortent pas mieux, ya df les « élevages » de saumons etc, et alors maintenant avec les farines animales c’est encore plus délirant! il ne manque plus que les gaz de schiste (cf les conséquences catastrophiques sur la santé et l’environnement aux usa avec cette m..)

eric dit: 28 février 2013 à 13 h 40 min

« l’indéniable confort que tout mensonge peut offrir à ceux qui refusent de voir qu’il y a de la saleté chez eux aussi. »

Qui parle de confort à part vous? Personne ne refuse de voir la saleté partout où elle est –

JULIE dit: 28 février 2013 à 13 h 27 min

Christiane et Jacques encore : vous savez que le nouveau film de Sandrine Bonnaire, « J’enrage de son absence », également produit en partie par Mosaïque Films, sort dans trois jours. C’est cette fois de la fiction, avec des acteurs connus (William Hurt, Alexandra Lamy…). Je l’ai vu à Cannes, il ne m’a pas pleinement plu, mais il est émouvant d’une autre façon.

Jacques Barozzi dit: 28 février 2013 à 13 h 19 min

De Pialat, j’avais envie de voir les premiers courts métrages qu’il fit sur divers quartiers d’Istanbul dans les années 60, où je vais bientôt repartir (à Istanbul). Ils sont également programmés à la Cinémathèque.

Jacques Barozzi dit: 28 février 2013 à 13 h 16 min

Moi j’ai découvert récemment Sandrine Bonnaire dans le rôle de Félicité, d’un Coeur simple, réalisé par une jeune femme. J’ai trouvé le film superbe, mais Bonnaire ne m’a pas convaincu par son interprétation : trop nerveuse, hystérique (elle me faisait penser à ma propre mère), alors que j’imaginais l’héroïne de Flaubert plus douce, passive, soumise ?

JULIE dit: 28 février 2013 à 13 h 07 min

Christiane, c’est vrai, pour Sandrine Bonnaire. Il y a un hommage et une intégrale de Maurice Pialat à la Cinémathèque, en ce moment. Vous y êtes allée peut-être.
« Elle s’appelle Sabine » a été produit par « Mosaïque Films », comme un long métrage de ma soeur, sans beaucoup de moyens. Mais le premier a été pour l’instant un peu mieux distribué, pas très bien quand même. Comme vous, je le trouve à la fois sévère, pudique et émouvant.

Sur le film de Dreyer par rapport à celui de Bresson, je vous comprends. Falconetti avait un jeu pathétique et ‘expressionniste », si je ne le dis pas trop mal. C’est aussi une question d’époque ?

christiane dit: 28 février 2013 à 12 h 33 min

@ Jacques
Pour moi, Sandrine Bonnaire c’est Chabrol qui la magnifia avec ce mélange d’innocence et de perversité, de cruauté et de charme fou dans »Cérémonie » ou bien sûr Pialat qui l’a découverte et façonnée (A nos amours) et cette inoubliable Mouchette de « Sous le soleil de Satan. J’aime aussi le Varda de « Sans toit ni loi ».
Et récemment ce film intime, pudique et grave, bouleversant, qu’elle a construit année après année sur les pas de sa sœur autiste « Elle s’appelle Sabine », raccordant des bouts de pellicule avec beaucoup d’amour et de colère contre la dégradation subie lors des internements par Sabine.
@ Julie
Oui, le visage halluciné d’Artaud dans celui de Dreyer.

Marmiteàchenilles dit: 28 février 2013 à 12 h 22 min

Il est conseillé de purger les lombrics

sapré renato..avec toi la jejovchina c’étoit régler en deux coup les gros..ma mère de ma mère .. »dites à renato que je clamce avec son nom sur mes lèvre ».. ça pourrais être un best seller dans les allée du père lachaize..t’en dit quoi baroz..sinon pour les ceusse qui préfère la tambouye afriquaine dans les bouisbouis d’aubervillier

http://www.liberation.fr/societe/2013/02/28/la-chenille-redemarre-mais-sa-viande-reste-intracable_885271

bàv
Màc

Bloom dit: 28 février 2013 à 12 h 21 min

Oui, Julie, Home est un petit chef d’oeuvre, sans concession, comme toujours de la part de cette grande dame. Malgré ses turpitudes et ses cauchemars éveillés nourris par la guerre de Corée, il accompli ce geste qui permet à lui, à sa soeur et au jeune Thomas, de rentrer ‘à la maison’…Un semblant de sens dans un monde de violence qui semble en être totalement dépourvu.

JC dit: 28 février 2013 à 12 h 16 min

La mafia sicilienne ? Une réunion d’amis sûrs ! Comme un parti, quoi !

Pas un conclave de retraités blogueurs…non, des types actifs, dynamiques, inventifs, …et comme vous le savez, une affaire en entrainant une autre … on prospère.

TKT dit: 28 février 2013 à 12 h 09 min

Philippe Régniez pose quand même une question que je me suis moi-même posée: D’où vient cette viande chevaline vendue dans toutes l’Europe ? Car le scandale est présent partout là où les gens vendent et achètent des produits congelés. Je ne vois pas non plus pourquoi un cheval gambadant dans les près roumains, serait de moins bonne qualité qu’un bœuf élevé sans jamais voir le ciel. Oui je sais, le scandale réside que les consommateurs croyaient acheter du bœuf et qu’ils achetèrent du cheval. C’est donc plus une question d’éthique que de qualité du bétail.

renato dit: 28 février 2013 à 12 h 04 min

 » … la mafia du vatican-opus dei… »

Avant de mettre les doigts en mouvement il faudrait s’assurer que le cerveau soit branché.

Les mafias voient leur origine dans les vacances de pouvoir (vacans, ‘qui est vide’), et c’est là qu’il faut chercher la nature de leur action.

Je n’ai jamais nié l’existence d’une mafia vaticane — au contraire de Natta, secrétaire du PCI qui niait l’existence d’une mafia sicilienne. Je dis que l’action de cette mafia là n’est pas si généralisée qu’on le croit et qu’on lui met sur le dos des activités dont elle n’est pas responsable. Cela offre l’indéniable confort que tout mensonge peut offrir à ceux qui refusent de voir qu’il y a de la saleté chez eux aussi.

Après, si le fait de rappeler ce semple fait, fait de moi un souteneur du Vatican et de sa politique, tant pis — cela en dit long sur les capacités critiques de celui qui me voit ainsi…

JULIE dit: 28 février 2013 à 11 h 50 min

Christiane et Jacques, je voulais sourire, bien sûr, avec Claire Bretecher. Bien d’accord avec vous, y compris sur les deux figures différentes données de Jeanne que cite Christiane.
Apparition saisissante aussi d’Antonin Artaud dans le film de Dreyer.

renato dit: 28 février 2013 à 11 h 48 min

« … l’eglise visible et ses représentants »

Ce n’est pas un hasard si Carlo Maria Martini a donné ses démissions (éventuellement lire ses conversations avec Massimo Cacciari — je ne saurais vous dire où les trouver, moi je les ai en photocopie, désolé).

l'm Arc et l'n arc sont dans un bateau dit: 28 février 2013 à 11 h 42 min

marques de vêtement ?
depuis la blague du petit garçon juif qui à la question du maître regarde dans la ceinturede son slip et répond Boussac ,il y a même eu la marque Freud dans le vêtement alors qu’en hébreu, la marque « hé » inscrite en finale cuvant pour écrivants et bien ou mal cuvants
du bateau au couvent , au couvent !

renato dit: 28 février 2013 à 11 h 40 min

« Les instances au service de la mafia ? »

Supposez une fois que ce soit le contraire.

Je me souviens d’un scandale qui avait fait du bruit à un moment. Un industriel de l’alimentation qui avait de l’argent à blanchir, remplissait des fausses mortadelles de merde de porc et il faisait semblant de les vendre outre-Atlantique. Donc douane, cargos… enfin, vous comprenez bien qu’il ne les envoyait pas par La Poste… Lorsque le cargo arrivait hors des eaux territoriales les mortadelles étaient jetées à la mer. Voilà l’argent blanchi.
Je ne sais pas si vous avez un fois senti l’odeur d’une porcherie, mais vous pouvez l’imaginer. Imaginez donc une concentration de tonnes de mortadelles remplie de merde de porc. Fait ? Bien, croyez-vous qu’un douanier soit incapable d’apercevoir les odeurs ?

JULIE dit: 28 février 2013 à 11 h 39 min

Bloom, c’est une joie, parce que j’ai lu « Home », mais en français, dans la traduction de Christine Laferrière pour Bourgois. Je retrouve facilement le passage que vous citez, dans ce livre court et dense. Après ma lecture, les extraits, à la quatrième de couverture, de critiques du Washington Post et du New York Times m’ont semblé justes, sur la concision, la précision et la « petite musique feutrée ».

« Voeu pieux (il y a ici une horrible coquille : pieu) peut-être, mais il aurait pu jurer que le laurier se faisait une joie d’acquiescer. Ses feuilles vert olive s’agitèrent en tous sens à la lueur d’un opulent soleil rouge cerise.

Je suis resté un long moment à contempler cet arbre…
Viens , mon frère. On rentre à la maison. »

Jacques Barozzi dit: 28 février 2013 à 11 h 32 min

Christiane et Julie, Oui l’inoubliable Falconneti de Dreyer et Florence Delay chez Bresson, mais aussi Sandrine Bonnnaire, en deux volets, chez Rivette et la plantureuse Milla Jovovich de Luc Besson !

renato dit: 28 février 2013 à 11 h 25 min

« l’opus dei par exemple »

Le Vatican et un repaire d’escrocs lubriques, personne qui soit douée d’un minimum de bon sens ne le nie. Reste que si cette escroquerie qui consistait à transformer le cheval en bœuf par l’œuvres de manèges diverses aurait du vous apprendre quelques chose c’est qu’avant de regarder ce qui se passe chez le voisin il faut faire le ménage chez soi. Mais apparemment, plonger sa tête sans les immondices vaticanes aide beaucoup dans le difficile exercice de se voir comme un lys dans la boue…

Jacques Barozzi dit: 28 février 2013 à 11 h 25 min

ça se passe en Roumanie, cette histoire de viande de cheval, Philippe Régniez. Ma nièce, passionnée de cheval et qui en possède deux dans le midi, avec laquelle j’ai été au salon de l’agriculture samedi dernier, le jour où Hollande y paradait, m’a raconté qu’une loi récente interdissant l’accès aux routes nationales aux chevaux roumains avait eu pour conséquence l’arrivée en masse de ces pauvres animaux dans les abattoirs ! Et chute du prix du cheval. Les instances au service de la mafia ?

D. dit: 28 février 2013 à 11 h 20 min

René, je n’ai pas de balcon et dans la cour de mon immeuble, tout en béton, les jeunes me font peur, ils fument des cigarettes faites à la main sur du papier JOB, quand je passe ils se moquent de moi, pourtant je sais passer inaperçu. Je regarde mes pieds qui avancent entre les mégots et les canettes vides, quartier moisi sec et humide. Depuis qu’ils me voient travailler à la piscine en maillot de bain, il me proposent des médicaments pour gonfler mes muscles. Je leur ai expliqué que j’ai des maitresses, W, Daphnée, Rose, mais ils me croient pas.

renato dit: 28 février 2013 à 11 h 19 min

« … c’est quand même une sacrée affaire… »

Justement Jacques, et il vous semble possible que cela ait pu se produire sans la complicité des instances ?

Hergé dit: 28 février 2013 à 11 h 14 min

N’allez pas me dire que c’est notre éditeur globe trotter qu’on voit là sur ces clichés pris par des ‘touristes’, au pied de la statue équestre, en compagnie frontiste et pire!
Non, j’y crois pas…

JC dit: 28 février 2013 à 11 h 12 min

Pour ne rien vous cacher, l’exfiltration en hélicoptere de BXVI ce soir a pour but de le libérer de sa géole du Vatican où il ne fait rien de ce qui l’interesse vraiment : le cinéma.
Tout a fait moderne dans ses projets, le pape émérite CCCP (CathoCinéClubPope) se mettra au travail et commencera le tournage dès demain d’une « Vie de Jehanne », sous forme de clip rapeux, destinée aux jeunes des cités.
PS : si je ne revenais pas vivant de cette opération commando, adieu à tous les amis, bras d’honneur fugace, mais sincère, aux autres…

Jacques Barozzi dit: 28 février 2013 à 11 h 10 min

Enfin, renato, c’est quand même une sacrée affaire : tous les industriels de la conserve et du surgelé, de l’Atlantique à l’Oural, en passant par la Méditerranée (Buitoni) semble concerné !

Dimitri d'Arlatan dit: 28 février 2013 à 11 h 08 min

Jacques, il n’y a pas de mafia dans la Sainte Russie Poutinoise, que de braves chrétiens orthodoxes. Dans ma famille russe, pure invention car je suis un grand frictionneur, non un auteur de fiction plagiaire, nous mangeons des blinis avec du caviar de la région de Bordeaux.
Je suis aussi un grand amateur de truffes de la région d’Alba, que j’achète au marché de Melun.
Aujourd’hui je vais prier pour que le conclave élise un pape blanc de peau, de préférence un Français de souche comme moi. J’attends du nouveau pape, qu’il interdise la pilule du lendemain, que les prélats Allemands ont autorisés quand une femme à été violée. Grave erreur, où va la chrétienté catholique de la Tradition, que Philippe Régniez ait son nom sanctifié et que moi, qui ne sait pas qui est Fausto Coppi (encore un riyal) soit promu par JC, celui de la RdL, comme le commentateur préféré de cet homme d’où la vérité sort comme je suis sorti des burnes de l’Esprit Saint.
Si mon actuel employeur, une piscine de la banlieue sud, me mets à la porte, je compte faire la manche place de la Madeleine devant l’église du même nom. Avec mes gains j’irais m’acheter une bière et un sandwich « Au Pain Quotidien », puis avec ma baie noire, je viendrais ici pour vous prévenir de la prochaine fin du monde. Je vais partir en croisières sur Krypton, j’ai lu une réclame intéressante sur le wouèbe.

Philippe Régniez dit: 28 février 2013 à 11 h 08 min

Jacques Barozzi, des fortunes, mais ne le dites pas, chut… Si un jour vous passez me voir, je vous montrerai ma cave, remplie de pièces d’or, pire que celle de Picsou, je m’y baigne tous les matins.

renato dit: 28 février 2013 à 11 h 07 min

« Le geai doit se manger après trois mois quand les plumes tombent toutes seules. Le faire cuire au feu de bois avec les entrailles. »

Il est conseillé de bien le farcir d’une farce composée de 60% grillons champêtres 40% lombrics. On peut conserver les grillons à consommer hors-saison en les lyophilisant ; tandis que les lombrics on peut les élever sur sa terrasse dans un conteneur adéquat. Il est conseillé de purger les lombrics afin qu’il se vident du terreau transformé qui apporterait au geai un goût minérale qui ne se marie avec aucune piquette. S’il vous reste une vieille truffe dont vous ne savez quoi faire, c’est l’occasion pour vous en libérer en l’ajoutant à la farce après cuisson (40 minutes à bain marie).

christiane dit: 28 février 2013 à 11 h 07 min

@ Julie
Jeanne d’Arc ?
Pour moi celle de Robert Bresson (1962. Une merveille de sobriété dans la mise en scène et une interprétation forte et subtile de Florence Delay. Le texte scrupuleusement circonscrit aux minutes du procès (1431) est étonnant. R.Bresson, dans ce face à face horizontal entre Jeanne d’Arc et l’évêque Cauchon (accusée et accusateur dans ce tribunal d’inquisition), montre une jeune femme simple mais forte, insolente, pleine d’humour, qui refuse les compromis, précise et concise dans ses réponses cinglante. Une sorte de résistante plus qu’une mystique. Très éloignée de la Jeanne de Dreyer interprétée par Maria Falconetti.
Du film de Bresson, deux souvenirs : la langue de Jeanne d’une perfection absolue, sa personnalité énigmatique et ce visage où se reflètent un combat intérieur. Une sorte de grâce mystérieuse.
Belle journée et MERCI… pour votre salut amical.

Jacques Barozzi dit: 28 février 2013 à 11 h 05 min

Philippe Régniez, Jeanne d’Arc, c’est comme la femme du poème de Kipling : » En épousant le catalogue des éditions de la reconquête/ Combien a t-elle rapportée ? »

Bloom dit: 28 février 2013 à 11 h 02 min

Continuant de jouer au jeu de Pierre Bayard, si j’avais été Kipling, j’aurais transformé l’affirmation finale en une question : » Seras-tu un homme, mon fils ? » .
Question de tempérament , mais pas seulement.
—-

Pas seulement. Les capuches blanches peuvent gravement faire échouer le projet personnel. Les capuches blanches, les chemises brunes, les khmers rouges…

« Were you in the war? »
« I was. »
« Did you kill anybody? »
« Had to. »
« How did it feel? »
« Bad. Real bad. »
« That’s goo it made you feel bad. I’m glad. »
« How come? »
« It means you’re not a liar. » »You are deep, Thomas. » Frank smiled. « What you want to be when you grow up? »
Thomas turned the knob with his left hand and opened the door. « A man, » he said, and left.
(…)
—–
Brother and sister slid the crayon-colored coffin into the perpendicular grave. Once it was heaped over with soil, Frank took two nails and the sanded piece of wood from his pocket. (… )One nail bent uselessly, but the other held well enough to expose the words he had painted on the wooden marker.

Here Stands A Man

Wishful thinking, perhaps, but he could have sworn the weet bay was pleased to agree. Its olive-green leaves went wild in the glow of a fat cherry-red sun.

Toni Morrison, Home.

valentino dit: 28 février 2013 à 10 h 58 min

« si nous supposons qu’une mafia a réussi l’exploit de parasiter les instances »

l’opus dei par exemple

Philippe Régniez dit: 28 février 2013 à 10 h 58 min

Pour ce qui est du procès, il y a l’excellent Le Procès de Jeanne d’Arc de Robert Brasillach, j’entends déjà les cris et vois les bras païens se lever vers les cieux (toujours chez le même éditeur, cela devient une manie).

JULIE dit: 28 février 2013 à 10 h 53 min

Cher Jacques Barozzi,

J’ai pris ce train très en retard. Comme texte poétique, on peut trouver mieux, mais vous l’avez dit. Votre proposition, puis celle de M, enfin celle de Bloom, étaient vraiment les meilleures.
Il y en a deux qui m’ont fait rire en prenant les mots en majuscules pour des noms de marques de vêtements.

Comme Jehan, j’aime bien la Jeanne d’Arc de Claire Bretecher, sourde aux voix qui s’égosillent.

Bonjour à la chère Christiane, aussi.

renato dit: 28 février 2013 à 10 h 50 min

« Je pensais à la mafia russe… »

Les mafias sont le tapis qui sert aux escrocs pour cacher leurs saletés, Jacques. Mais si nous supposons qu’une mafia a réussi l’exploit de parasiter les instances nous pouvons nous demander quelle est la valeur des instances…

D. dit: 28 février 2013 à 10 h 47 min

Je suis en maillot de bain, qui me couvre des genoux au menton pour rester décent, le maillot est large entre la taille et le bas, pour ne pas montrer mes formes car je suis joli garçon. Depuis ma baie noire, je lis des commentaires honteux qui vous mèneront tous en enfer. Benoît XVI, Jeanne d’Arc et Mélenchon sont tous trois des saints inattaquables.
Mélenchon et Marine Le pen pendant la campagne présidentielle 2012, m’ont fait venir larme à l’œil, je suis sensible quand il s’agit de la France. Je suis pour la justice sociale et mon projet pour 2013, c’est le retour sur le trône de France de ma famille, chassée par une famille de parvenus. Je descends tout droit de Charlemagne. Malheureusement nous avons oublié l’allemand et en famille nous ne parlons que le patois de mon village auvergnat. Je me suis inventé une grand-mère juive pour être au niveau de Mauvaise Langue. Comme Mauvaise Langue, mes frères ne veulent pas me fréquenter, ils trouvent qu’en devenant comptable certifié, je suis devenu un bourgeois, un rond de cuir, un travailleur sur ordinateur. Pourtant en quittant la banque, quand je travaillais pour un confiseur industriel, j’ai envoyé à mes neveux des bêtises de Cambrai et des caramels mous congelés, des macarons surgelés au cassis bio. J’ai un chat qui sait pisser tout seul et tirer la chaîne, je le nourris avec un régime végétarien que j’achète dans une grande surface spécialisée pour les animaux domestiques.
C’est qui Gilles de Rais ? Jeanne d’Arc était comme moi, vierge et immaculée, comme elle j’entends des voix me donnant l’ordre de sauver la France. Je suis prêts à me sacrifier pour la France, cette France moisie trop colorée. Trop de légumes et de fruits et des fleurs venus d’ailleurs.
Je vais renoncer aux tomates, aux pommes-de-terre, aux tulipes, pour revenir aux produits de la chasse. j’ai hérité des mes ascendants royaux, le goût de la chasse et de l’odeur des geais faisandés. Le geai doit se manger après trois mois quand les plumes tombent toutes seules. Le faire cuire au feu de bois avec les entrailles.

Phil dit: 28 février 2013 à 10 h 44 min

comme vous y allez Bloom. Vous semblez oublier comment le péché de mollesse était réprimé. ne prenez pas Jeanne pour Dalida. enfin…nous y aurions gagné l’Egypte avant l’heure.

tékaté dit: 28 février 2013 à 10 h 40 min

Phil dit: 28 février 2013 à 10 h 31 min
cachecache, Jeanne d’Arc ne venait pas de la banlieue

elle a été casée avec un monsieur de bonne famille

Bloom dit: 28 février 2013 à 10 h 39 min

Sur la travestie de Domrémy, lire les excellent « La Pucelle aux armées », « La Pucelle désarmée », d’Aristophane.

renato dit: 28 février 2013 à 10 h 33 min

« On nous désigne les responsables intermédiaires mais à qui a profité le crime ? Qui a donné l’ordre ? »

Bonne question — la première — car si les responsables de l’escroquerie sont les intermédiaires, nous sommes en présence de professionnels de l’alimentation qui ne savent pas faire la différence entre la viande de bœuf et celle de cheval… ce qui serait une autre escroquerie… Enfin, se le cose stanno così, nous sommes en droit de nous demander quelles sont leur compétences et qui les a autorisé à produire et vendre de la nourriture… Et si nous répondons à cette question selon logique, nous ne pouvons passer sous silence qu’il y a des instances ; ce qui fait que l’identité du donneur l’ordre importe, certes, mais peu car c’est toute la hiérarchie qui est responsable et coupable…

JC dit: 28 février 2013 à 10 h 28 min

Michelet, un « historien romaneuneu », légèrement au dessus d’Alexandre Dumas, mais à peine.
Gilles de Rais, un maréchal de france qui cédait facilement (au minimum la centaine…) à des pulsions « kindergarden » qui auraient enchanté le divan de Dolto s’il n’avait pas été retiré si tôt à notre affection par des éclésiastiques jaloux et remontés.

cache-cache dit: 28 février 2013 à 10 h 27 min

« Les minutes du procès de Jeanne d’Arc sont bien suffisantes sans qu’il soit nécessaire de lire les relations des historiens »

la tronche de la suppliciée était cachée par une capuche

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