de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Quand le lecteur sans qualité écrit à l’écrivain

Quand le lecteur sans qualité écrit à l’écrivain

Qui n’a jamais cédé à la tentation d’écrire à un écrivain ? Il faut oser, il faut s’autoriser. Ruminer la lettre, l’écrire, l’envoyer. Se croire d’égal à égal, d’autant qu’on n’en est plus au « mon cher Maître », encore que du côté de l’Académie, cela produit encore son petit effet. L’exercice est intimidant. L’ère du courriel a peut-être désinhibé les survivants de l’ère du courrier. Et puis écrire pour dire quoi ? Qu’on le remercie d’exister ou qu’on l’encourage à disparaître au plus tôt. Qu’on aime ses livres, qu’on les dédaigne, qu’on les interroge. Qu’ils contiennent des erreurs, des incorrections, des facilités, des contre-vérités.

Une fois analysée la foule de ceux qui écrivent à seule fin d’obtenir une réponse autographe, sur la valeur de laquelle ils se font généralement des illusions (misère des ventes aux enchères où l’écrivain contemporain s’aperçoit que sa graphie ne vaut rien, ou presque), ceux qui sont persuadés que leur expérience de la vie serait à même d’inspirer un grand personnage à leur écrivain de chevet, ceux qui se plaisent à lui opposer ses incohérences et ses contradictions (« Dans Maigret et les vieillards, M. de Saint-Hilaire ne peut pas s’être suicidé. Tout ce vous avez dit de lui s’y oppose … »), ceux qui se croient détenteur d’un secret événement dont ils furent l’exclusif témoin et qui comptent sur leur grand écrivain pour en faire de la littérature, ceux qui veulent l’investir de la mission de faire enfin éclater la vérité en raison de ses 503783-villa-simenoncompétences d’enquêteur de polar (ô, mânes de Maigret !), ceux qui implorent une recommandation et ceux qui font appel à sa bonté, enfin ceux qui espèrent faire lire leur manuscrit dans l’espoir d’un adoubement, une fois donc décortiquées toutes leurs lettres, il est édifiant de se pencher sur le cas de ces lecteurs (ce sont parfois les mêmes) qui rêvent d’engager une correspondance littéraire sur la durée, perspective qui effraie les écrivains. Tous reçoivent des lettres mais toutes ne sont pas de la même encre.

Pour préparer la biographie de Georges Simenon, j’ai eu le privilège de m’immerger en toute liberté pendant des mois dans la correspondance tant privée que professionnelle de celui qui répondit à ma première lettre longtemps auparavant, au début des années 80, en me donnant du « Cher confrère » qui me combla de bonheur. Je l’avoue, déjà submergé par ses dizaines de milliers de lettres éditeurs, producteurs, hommes de lettres, cinéastes (une mine car il s’y montrait, prolixe, généreux en détails, et conservait tout avec une souci maniaque du classement) je ne me suis peu penché sur le simple courrier des lecteurs, d’autant plus proliférant que le romancier mettait un point d’honneur à leur répondre le jour même si possible, par respect, par courtoisie. Il y a consacré du temps.

On ne voit guère aujourd’hui qu’Amélie Nothomb pour se livrer, quotidiennement et personnellement, à un aussi envahissant épistolat. Il faut croire que cette politesse a quelque chose d’un peu belge. Le courrier des lecteurs, témoignage à vif de la réception des oeuvres, n’en participe pas moins à la réappropriation de la littérature par ceux auxquels elle est en principe destinée.

L’ordinaire en partage (455 pages, inédit), thèse de doctorat qui a été soutenue jeudi dernier à la Faculté des lettres de l’université de Lausanne par Véronique Rohrbach sous la direction du professeur Jérôme Meizoz, est justement consacrée aux lettres de lecteurs reçues par Georges Simenon entre 1948 et 1989. Ce corpus est fort de plus de 5600 lettres, conservées au Fonds Simenon de l’université de Liège. Toutes très bien classées et répertoriées dans des cartons à cet usage. Sans oublier le carton « Bêtisier » contenant quelques 300 lettres auxquelles il n’a pas jugé bon de répondre.

Ordinaires, ils le seraient doublement dans leurs pratiques de lecture et d’écriture, les deux en faisant un lecteur/Scripteur sans qualité. Plutôt qu’ordinaire, moyen, banal, anonyme, voire sans qualité, j’aurais préféré parler de simple lecteur par opposition au lecteur professionnel ou expert que sont l’éditeur, le critique, l’écrivain. Ce serait bien le moins s’agissant d’un romancier qui s’est toujours défini comme un homme les autres. Rien moins qu’un encouragement à s’adresser à lui directement en toute simplicité. Allez, va pour « ordinaire » surtout si l’on se souvient d’une phrase (Churchill ?) inscrite au fronton de salle consacrée aux Anglais pendant la seconde guerre mondiale l’Imperial Museum  de Londres :« Ordinary people, extraordinary times ».

503794-villa-simenon2Inutile de s’attarder sur l’analyse de l’œuvre et la vie de l’homme, qui occupent une bonne partie de cette recherche abondamment nourrie de sociologie des pratiques littéraires ; c’est une claire synthèse des nombreux travaux que Simenon a déjà suscités. C’est sur l’analyse, la contextualisation et la mise en perspective de son courrier que la lecture de la thèse est la plus neuve. Qui lui écrit ? De quelle nature peut être le lien qui attache un lecteur « non savant » à un écrivain et à ses livres ? Que lui écrit-on ? S’adresse-t-on davantage à l’auteur de polar en lui ? Sa notoriété intimide-t-elle ses correspondants ?

Véronique Rohrbach a de beaux passages sur « le sentiment d’effraction » qui traverse tout chercheur découvrant des secrets de famille et des intimités dévoilées dans les lettres de ces « gens comme les autres ». Incroyable ce qu’ils peuvent confier ! Sa thèse est d’ailleurs riche d’extraits assez substantiels. Georges Simenon faisant aussi partie de ces écrivains qui sont connus pour leur notoriété, bon nombre de ses correspondants (un bon tiers du corpus étudié ici) n’ont jamais lu ses livres ; c’est dire son rayonnement, même si pour un écrivain, il n’y pas de quoi s’en réjouir. Mais qu’on n’en tire pas de conclusions trop hâtives : cette recherche reflète non pas les lecteurs de Simenon mais ceux d’entre eux qui lui écrivent.

Une typologie des formes de lecture émerge de cette thèse. L’auteur en distingue trois principalement : pragmatique (ambiance/voyage/ réconfort/sociabilité/apprentissage) ; passionnelle (lien du cœur/ immersion profonde) ; reconnaissance (trajectoire psychologique, professions, souvenirs). On est loin, très loin, de « la mort de l’auteur » prônée dans les années 60 par les tenants de la Nouvelle critique. Simenon incarne de manière assez idéale la mutation de l’écrivain désacralisé car populaire, médiatique, accessible, communiquant, à la fois artisan dans sa méthode et industriel dans sa diffusion, situation qui coïncide avec une démocratisation de la culture via notamment l’avènement du livre de poche.

Mieux, il donne l’impression d’avoir su anticiper cette évolution en parlant très tôt de la notion de « littérature moyenne ». Avec lui, on n’est pas dans le style pour le style, ni dans la littérature pour elle-même mais bien, comme les lecteurs qui lui écrivent lui en sont reconnaissants, dans une histoire, des personnages, une psychologie, un monde clos, une atmosphère, celle-ci lui collant aux basques comme à Arletty-gueule-d’atmosphère.

Il y a des pépites dans ces lettres. Des lecteurs capables de livrer une analyse d’un roman d’une acuité et d’une perspicacité remarquables, comme rarement des critiques littéraires y parviennent. Nombre de correspondants identifient sans hésiter l’auteur à ses personnages dans un processus de dédoublement. Ils lui demandent conseil, le tiennent pour un guide conjugal, un père de substitution. Ils arrivent à se retrouver dans cette ambiance faite de médiocrité, d’amertume, cette vision sombre de l’existence notamment dans La Neige était sale, il est vrai désespérant de noirceur. Parfois, certains le mettent directement en accusation avec plus ou moins de véhémence, s’agissant par exemple de l’imprégnation antisémite de certains de ses romans (Le Fou de Bergerac, Pietr-le-Letton)

Véronique Rohrbach établit une distinction intéressante entre les lecteurs français et les lecteurs américains dans leur rapport aux jugements moraux, à la compassion. Ses livres font moins d’effets que de bienfaits, note-t-elle, si elle en juge par les lettres. Les lecteurs lui sont redevables d’avoir révélé, sauvé quelque chose en eux. Grâce à lui, ils sont transportés, ils « y sont » qu’il s’agisse de l’atmosphère poisseuse d’un bar, de la reconnaissance d’expériences vécues (Le Locataire) ou de lieux familiers (Pedigree), de l’exotisme humide d’un voyage au long cours, des ruminations d’un personnage acculé (les antihéros des enquêtes de Maigret). La nostalgie, et ses échos des retrouvailles sentimentales, sont rarement absentes de leur reconnaissance de dettes.

Au-delà du caractère thérapeutique de cette lecture (il en est même pour croire que la lecture des Anneaux de Bicêtre lors de leur séjour à l’hôpital a accéléré leur guérison !), que certains revendiquent, ils trouvent du réconfort dans leur solitude. Ses romans correspondent au fond à la définition que l’on donne généralement du chef d’œuvre en art : cette création de l’esprit qui m’explique ce qui m’arrive mieux que je ne saurais le faire.

(« La maison de Georges Simenon à Epalinges avant sa destruction » photos Hadrien Poncet)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Littérature de langue française.

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commentaires

494 Réponses pour Quand le lecteur sans qualité écrit à l’écrivain

renato dit: 4 juillet 2015 à 8 h 23 min

Une conscience morale c’est bien, Puck, très bien, même… mais vous offrez combien d’assiettes de soupe? Bill Gates, par exemple, on sait…

Deneb dit: 4 juillet 2015 à 0 h 44 min

Comment faire, donc ? Très facile : contraindre la matière contenue dans ce petit volume à émettre des X durs. Cela s’obtient à l’aide d’une combinaison de fréquences bien précises. Il faut faire attention au sens de l’émission, bien entendu, et se trouver dans sa cave, cela va de soi. La petite cavité descend quasi instantanément à la température de -273, 15 °C et il suffit de faire circuler tout autour, avec une certaine vitesse, un fluide frigoporteur pour récupérer ce froid. La difficulté est le contrôle, car on ne peut jouer que sur la quantité de matière mise en résonance (ou bien sur le réchauffement du fluide frigoporteur par son utilisation dans un circuit secondaire via un échangeur, mais on comprend vite que la régulation par ce biais est quasi-impossible à réaliser). J’ai donc réussi en jouant sur la quantité de matière contenue dans la cavité résonnante. Lors de mes premières expériences imaginées mais jamais réalisées, j’ai utilisé comme fluide frigoporteur un liquide organique. A la mise sous tension du circuit j’ai figé instantanément tout le circuit primaire et je me suis rendu compte que le problème allait être la régulation du truc.
J’ai un moment pensé à l’hélium liquide, mais trop cher et fuyant trop facilement. Je me suis rabattu sur l’azote liquide, qui se solidifie à plus haute température que l’Hélium, vers -210 ° C, et là encore j’ai re-figé le circuit primaire instantanément, même avec une pompe à eau débit, ce qui est tout à fait normal puisque la quantité de froid produite est tout simplement proportionnelle à la quantité de matière en mol soumise à résonance (et donc la quantité d’X durs produits vers le sous-sol est également proportionnelle). Donc cavité coulissante, tout bêtement.

Deneb dit: 3 juillet 2015 à 23 h 56 min

journée des climatiseurs très énergivore alors qu’il existe une solution très simple pour rafraichir l’atmosphère : y puiser l’énergie contenue dans un petit volume d’espace et évacuer celle-ci sous forme d’un faisceau de rayons x durs dirigé vers le sous-sol.
Simplement il faut savoir comment faire mes petits chéris.

Deneb dit: 3 juillet 2015 à 23 h 51 min

Michel se christianise peu à peu et c’est une bonne nouvelle. Il va falloir nous le baptiser pour de bon.

Deneb dit: 3 juillet 2015 à 23 h 49 min

Widergänger dit: 3 juillet 2015 à 23 h 46 min

Il s’agit bien sûr d’un « je » générique et non d’un pronom personnel.

Mais pour le comprendre, il ne faut pas s’appeler Deneb…

natürlich

Deneb dit: 3 juillet 2015 à 23 h 48 min

Dites-moi, mon petit Puck, vous n’allez tout de même pas nier l’existence de l’âme ? Il faut transcender un peu mon grand, si vous ne sortez pas de vous-même vous ne pourrez rien comprendre à beaucoup de choses.
Et surtout n’écoutez pas trop les autres parce que au final leur enseignement vous a conduit à écrire avec assurance des imbécilités qui me font sourire moi, mais qui feraient carrément se tordre de rire beaucoup de représentants de civilisations extraterrestres avancées.

Widergänger dit: 3 juillet 2015 à 23 h 48 min

credo quia absurdum.

Ne pas croire est aussi absurde que de croire.

La seule solution : la prière. Priez pour nous, pauvres pécheurs. C’est bien la seule vérité dicible.

Widergänger dit: 3 juillet 2015 à 23 h 46 min

Il s’agit bien sûr d’un « je » générique et non d’un pronom personnel.

Mais pour le comprendre, il ne faut pas s’appeler Deneb…

Widergänger dit: 3 juillet 2015 à 23 h 45 min

Vous savez bien qu’il n’y a pas que la canicule.

Si j’en crois les mauvaises langues de ce blog on peut ajouter : le pinard, etc.

Deneb dit: 3 juillet 2015 à 23 h 41 min

« Je suis le seul être dans l’univers capable de communier avec Dieu qui est en moi et partout. »
(Mimi)

Quand on vous disait que la canicule accentuerait les pathologies de certaines personnes fragiles.

Sergio dit: 3 juillet 2015 à 23 h 37 min

Widergänger dit: 3 juillet 2015 à 21 h 50 min
Quand on en sera là, ce sera le début de la Troisième guerre mondiale. Faut être patient. Pas avant 2050, a dit le mage Attali…

Qu’est-ce qu’on va faire jusque-là ? Boire des coups ? Après tout…

Widergänger dit: 3 juillet 2015 à 23 h 30 min

Dieu n’existe pas, mais on ne peut pas le savoir
_______
Phrase incohérente.

Si on ne peut pas le savoir (et en effet, on ne peut pas le savoir), il est alors impossible d’écrire : Dieu n’existe pas. On ne peut pas énoncer une phrase déclarative négative à partir d’un non savoir. A contrario, si on part de l’idée que Dieu n’existe pas, c’est qu’on part d’un savoir positif pour énoncer une phrase négative au sujet de l’existence de Dieu. On sait donc quelque chose.

La seule possibilité à propos de Dieu est le silence. Le silence de la prière. Je prie Dieu précisément parce que c’est la seule forme de savoir possible de la non existence de Dieu. Et par là même Il existe. Je suis le lieu par lequel Dieu existe. Je suis le seul être dans l’univers capable de communier avec Dieu qui est en moi et partout.

candie dit: 3 juillet 2015 à 23 h 07 min

closer dit: 3 juillet 2015 à 21 h 35 min
Viens de réécouter après une longue interruption les trois premiers des quatre chants sérieux de Brahms interprétés par Kathleen Ferrier

Deux conclusions possibles:

1 – tant de beauté ne peut s’expliquer que par l’existence de Dieu;

2- la mort prématurée de Kathleen Ferrier à 41 ans est la preuve que Dieu n’existe pas.

Je vous laisse choisir.

Dieu n’existe pas, mais on ne peut pas le savoir (nts: n’en tirer aucune conclusion utilitariste – pour le moment)

Widergänger dit: 3 juillet 2015 à 21 h 50 min

En effet c’est un scenario possible mais on n’en est pas encore là.

Quand on en sera là, ce sera le début de la Troisième guerre mondiale. Faut être patient. Pas avant 2050, a dit le mage Attali…

la vie dans les bois dit: 3 juillet 2015 à 21 h 46 min

« Dis-moi qui tu lis,, je te dirai qui tu es. Et toc. »

Bien sûr, Javert, je sais que le personnage de Tanneur dans  » Soumission » n’honore pas la police de paris, avec ses projections mentales, mais vous vous souvenez de ce qu’il y a dans ma bibli, puisque vous tenez vos fiches , c’est juste un diplôme de « honorary citizen ».

closer dit: 3 juillet 2015 à 21 h 35 min

Viens de réécouter après une longue interruption les trois premiers des quatre chants sérieux de Brahms interprétés par Kathleen Ferrier

Deux conclusions possibles:

1 – tant de beauté ne peut s’expliquer que par l’existence de Dieu;

2- la mort prématurée de Kathleen Ferrier à 41 ans est la preuve que Dieu n’existe pas.

Je vous laisse choisir.

sociologie des lecteurs dit: 3 juillet 2015 à 21 h 18 min

C’est une citation d’un écrivain raciste et islamophobe, qui est votre auteur de chevet Dieu sait pour quelle honteuse raison inavouable publiquement. Dis-moi qui tu lis,, je te dirai qui tu es. Et toc.

la vie dans les bois dit: 3 juillet 2015 à 21 h 01 min

à 20 h 41 min
il faut mettre les guillemets quand on récupère une info yahoo.
Je n’ai pas mis de lien à la suite de ma citation de 20h54, car cet écrivain, auteur de fiction politique, est très célèbre.

la vie dans les bois dit: 3 juillet 2015 à 20 h 54 min

C’est vrai , on a oublié l’écrivain qui a le fan-club le plus hétéroclite.

« A propos de la lutte contre les jihadistes, il affirme que «ce n’est pas une chose facile de combattre une secte religieuse». «Une réponse purement policière à une secte religieuse n’a pas de garantie de l’emporter», avance-t-il avant de souligner que «quand on n’a pas peur de la mort, la police on s’en fout un peu». « 

jusqu'ici tout va bien dit: 3 juillet 2015 à 20 h 41 min

Obsession de l’islam, suite :

Depuis plusieurs mois, le Sinaï égyptien est une zone de guerre. La dernière attaque en date n’avait jamais été vue. Opération coordonnée avec une série de voitures piégées qui explosent, déclenchant l’attaque de plusieurs barrages routiers. Dans le même temps, les renforts étaient coincés dans leur commissariat, les alentours ayant été minés par l’EI qui avait aussi posté des tireurs embusqués pour empêcher toute sortie. Ça n’est pas un attentat. « C’est une opération militaire », disent les généraux égyptiens qui ont envoyé les F16 bombarder la zone.

L’État islamique à Gaza, le scénario catastrophe. L’emprise est telle dans le Sinaï que du coup, tout le monde regarde plus haut nord. Là au bout du désert. Gaza. C’est le scénario catastrophe. L’EI qui planterait son drapeau noir dans la bande de Gaza et pire, qui s’emparerait de la cause palestinienne. L’onde de choc serait terrible. Imaginez l’impact du discours : « Daech se bat au nom du peuple palestinien pour le libérer de dirigeants impies et corrompus, qui négocient avec l’ennemi sioniste ». Imaginez la réaction du gouvernement Israélien, avec Daech, là, installé à 60 kilomètres de Tel Aviv. La guerre serait évidemment la seule réponse possible. Et personne ne pourrait plus essayer de convaincre quiconque de relancer le dialogue sur un accord de paix et la création d’un État palestinien. Négocier ? Ce qui était inenvisageable avec le Hamas deviendrait criminel avec Daech.

De fait, on voit aujourd’hui le drapeau noir de l’État islamique s’inviter dans certains cortèges lors d’enterrements à Gaza. À Jérusalem, Benyamin Netanyahou l’a confirmé à Laurent Fabius : « Ils sont là. De très petits groupes, à peine formés. On les surveille et de toute manière le Hamas fera le nécessaire le moment venu ». Drapeau vert contre drapeau noir. Hamas contre Daech. Probable en effet. Avec le Hamas dans le rôle du recours, de la force stabilisante. Oui, un vrai scénario catastrophe…

la vie dans les bois dit: 3 juillet 2015 à 20 h 29 min

c’est vrai que c’est drôle.
Encore un extrait, pour ceux qui n’ouvrent pas les liens:

« S’il vous plaît ne vous moquez pas de moi et soyez le « bon » Maigret compréhensif et pitoyable [sic]. […] Vous avez été une grande joie dans mes jours de désespoir. J’ai tous vos livres sauf M. Gallet décédé chef d’œuvre à mon avis. […] Je voudrais vous envoyer un petit manuscrit et vous auriez peut-être la charité d’y puiser, de quoi me venger ! […] vous n’aimez pas les zazous ! Moi non plus, mais j’ai été la victime d’une petite crapule […] ce que j’ai souffert. Vous qui avez si bon cœur. Vous me comprendrez. (02.05.1960) »

la vie dans les bois dit: 3 juillet 2015 à 20 h 03 min

Sociologiquement, il y a beaucoup de choses étranges dans ce lectorat de Simenon, de ceux qui lui ont écrit, ont manifesté une fidélité dans la durée. Pour une raison x, ou y.

Exemple de lettre de délation par anticipation:
« Mes connaissances m’ayant dit que vous vous occupiez dans vos romans surtout de cas étranges et que vous aviez un certain flair, pardonnez-moi l’expression, pour les cas compliqués, je voulais vous demander s’il ne vous intéressait pas pour un roman futur de reprendre la vie de la dite aventurière en détail, et de nous aider par la même occasion à trouver un ou quelques points faibles, qui nous permettraient, à nous, de la citer éventuellement en justice ou de l’obliger à laisser mon ami en paix. (09.12.1959) »

http://contextes.revues.org/5760

radioscopie dit: 3 juillet 2015 à 19 h 20 min

J’ai écrit de nombreuses lettres à mes auteurs de prédilection : Guillaume M., Marc L. et Katherine P. En général pour les remercier, quelquefois pour regretter qu’ils soient difficiles à lire.

Giovanni Sant'Angelo dit: 3 juillet 2015 à 19 h 11 min


…écrire pour des lettrés,!…

…des techniques de base à copier/coller,!…etc,!…

gardel dit: 3 juillet 2015 à 19 h 10 min

A la abri de la kanikula et un petit peu découragé par un manque d’idées, j’ai décidé de parcourir sans grande curiosité les premières 439 réponses (2 juillet 16 h 02 min) de « Quand le lecteur sans qualité écrit à l’écrivain ». Après un début où le nom de Simenon apparaît cinq fois souligné dans dix ou douze réponses, celui-ci commence à disparaître de la partie, en tout cas jusqu’à la 439° intervention. Un peu surpris, étant donné qu’il s’agissait du protagoniste du jeu, je me suis mis à fouiller la suite des collaborations mais déjà surpris par l’apparition, chaque fois plus fréquente, d’un patronyme très familier à la bande à RDL. Malgré le fait que je suis habitué à l’usage, dans ce blog, de cette sortie de secours que suppose le changement du sujet proposé par le maître des lieux, j’ai décidé de braver la température obstinée du grenier et de relire attentivement les 439 réponses pour constater combien de fois apparaît le nom de Simenon ; combien, le patronyme Nietzsche (et ses variantes : nietzschéisme, nietzschéen). Le résultat est accablant : 5 pour le premier, 63 pour le second. On imagine la joie de Michel Onfray. Il ne suffit pas d’avoir derrière soi l’appui intellectuel et littéraire d’Assouline et de La république des livres contre la volonté inébranlable des nouveaux courants républicains. Il reste, quand même, une consolation. On ne peut pas méconnaître l’avantage que signifie la sobrieté phonétique de « Simenon » face au constat de Jules Renard sur l’abus de lettres inutiles dans le patronyme Nietzsche. Puck a frôlé la salutaire humilité le 2 juillet, 14 h, 46 min (« … cet éloge de la virilité se retrouve chez N. »). De toute façon, 5 à 63 est un score dur.

giulietta massina dit: 3 juillet 2015 à 18 h 41 min

le Fourbe dit : nous avons, bien entendu, les noms :tous les pseudos usurpés par Benitoto, videmment

radioscopie dit: 3 juillet 2015 à 18 h 23 min

Tiens je vais écrire à Patrick Sébastien qui envisage de décrocher pour qu’il n’en fasse rien : Paaatrrriiiiicccckkkkk !

ZEUS..... dit: 3 juillet 2015 à 18 h 21 min

Nous n’avons aucune inquiétude, ici, dans nos sommets olympiens : vos GUIGNOLS de Canal+ peuvent disparaître…. il en restera toujours assez pour vous distraire.

Nous avons, bien entendu, les noms…

Sergio dit: 3 juillet 2015 à 18 h 19 min

« épistolat »

Ha ça c’est pas mal c’est comme une pépite c’était caché comme le steak ; enfin faut quand même pas que le coup parte en nettoyant !

radioscopie dit: 3 juillet 2015 à 18 h 17 min

Tiens je vais écrire à l’industriel qui fabrique les avions ATR pour qu’ils pensent à mettre des manettes de couleurs différentes.

giulietta massina dit: 3 juillet 2015 à 18 h 16 min

le comble du comble : JC le Roi des Fourbes s’en prenant aux fourbes, uhuhuhuh, t’as bu un coup de trop Benitoto

JC..... dit: 3 juillet 2015 à 18 h 09 min

C’est ce que j’aime, dans l’évolution du blog de Passou :

Peu à peu, les gens se révèlent dans leur bassesse… jusque là enduite de ce que le mensonge social appelle la « bonne éducation » et qui n’est que m.erde propre !

Bonne nuit, les Fourbes … !

radioscopie dit: 3 juillet 2015 à 17 h 37 min

Tiens, je vais écrire à Jérôme Fenoglio pour le féliciter de sa nomination au poste de directeur du Monde.

Sergio dit: 3 juillet 2015 à 17 h 11 min

puck dit: 3 juillet 2015 à 15 h 33 min
on inculque dès la maternelle des valeurs fondées sur la concurrence, la compétition des individus entre eux

Cela, c’est de l’inné ; cela fait partie du principe de vie, et cela en est même un des moteurs principaux.

Maintenant rien ne nous empêche de commencer à modifier cet inné par un acquis autre ; et l’on ne voit d’ailleurs pas que cela ne se fasse pas un jour…

Sant'Angelo Giovanni dit: 3 juillet 2015 à 16 h 27 min


…puck,!…
…tu nous emmerde du trou du coul,!…

…et, je reste polis,!…comme quoi, change ton disque,!…

…met du Johnny Hallyday,!…mais, qu’est ce qu’elle à ma gueule,…à la réflexion,…un mentalité pourrie,!…Ah,!Ah,!…

…puck,…
…la violence d’un riche,…avec sa sauce tomate,!…au Paris Stalag 13,!…

…sans guignols, change de chaîne,!…Canal des charbons,!…un Plus d’enfoirés, suivre l’étiquette!…à Groucho Marx,!…etc,!…

…intello de merde,!…déchet trotskiste de droite,!…à l’Optimum à Pareto,!…etc,!…

…Captain Had-hoc,!…Cointreau positif…
…la crème de la crème,!…etc,!…
…encore une goutte,!…d’esclavage consentant,!…aux dieux et à ses maîtres polichinelles sur écrans,!…

…chevaliers du trou rond,!…allons boire,!…etc,!…l’effet Godwin,!…Plus,!…

puck dit: 3 juillet 2015 à 15 h 33 min

Cassandre dit: 3 juillet 2015 à 12 h 34 min

pour Hume la conscience est une illusion et pour Freud la conscience morale est le surmoi autoritaire (religion éducation) genre panpan cucul, on retrouve l’inspiration pan pan cucul de Nietzsche, genre les pauvres peuvent bien crever c’est bien fait pour leur tronche s’ils sont pauvres.

toutes les sociétés humaines se sont organisées autour de la naissance prématurée comme apprentissage technique en vue de mettre en place des couveuses artificielles équipées pour la survie du petit humain.
ce savoir faire technique et culturel visant à compenser ce handicap originel va faire la différence entre le monde pour l’humain et l’environnement pour les autres animaux : la transition du pré sapiens au sapiens consiste dans la transformation entre un enrichissement de l’environnement pour en faire un monde.

que les hommes fassent le choix de s’occuper de la sauvegarde de la planète au détriment d’eux-mêmes est un mauvais choix parce que c’est une stratégie qui n’a aucune chance de réussir : continuer de mal fabriquer de mauvais hommes comme c’est le cas aujourd’hui ne peut qu’engendrer des catastrophes.

d’ailleurs si les gens avaient confiance dans la fabrication des hommes telle qu’elle s’opère actuellement ils ne seraient pas aussi inquiets pour leur planète : tout le monde sait bien que c’est prendre les problèmes à l’envers, et que toutes ces réunions à la c.n pour prendre des décisions c’est du foutage de gueule.

non, nos problèmes sont ailleurs, ils se situent bien en amont, on inculque dès la maternelle des valeurs fondées sur la concurrence, la compétition des individus entre eux, avec tous ces bataillons d’experts comptables, sérieux on se moque de qui ?
passer son temps à vouloir plâtrer des jambes de bois ça finit par devenir totalement grotesque.

entre un qui ne sait même compter jusqu’à 10 sans ses doigts et les autres qui vous balancent des absurdités écologiques, non, soyez sympas : faites un petit effort pour rester sérieux.

puck dit: 3 juillet 2015 à 14 h 54 min

D. dit: 3 juillet 2015 à 13 h 11 min

D. je peux vous poser une petite question ?
surtout ne la prenez pas mal c’est juste pour savoir : vous arrivez à compter jusqu’à 10 sans vous servir de vos doigts ?

radioscopie dit: 3 juillet 2015 à 14 h 22 min

Tiens, je vais écrire à Julie G. pour qu’elle monte un camping à l’Elysée à l’exemple de Michelle O. à la Maison Blanche.

D. dit: 3 juillet 2015 à 13 h 11 min

PUCK 10H 55

Une fois encore vous n’y êtes pas du tout parce que vous n’essayez pas de voir plus loin que vos petits horizons battus et rabattus, vos petites certitudes presque minables.
Nous naissons avec une âme et cette âme est plus ou moins bonne et par corollaire également plus ou moins mauvaise. La conscience de l’humanité est une composante de cette âme. Les bonnes âmes la possèdent à un haut niveau dés leur animation. Ainsi un nourisson, même s’il se comporte en nourrisson, en réclamant du lait et les câlins de sa maman par des pleurs et des cris n’en sera pas moins doté une haute conscience de l’humanité s’il a une belle âme. Et jęn connais, de tels bébés, je sais sentir ces choses.

Ueda dit: 3 juillet 2015 à 12 h 46 min

Scène d’aéroport.
Un père chinois parle à son fils en mandarin (bien: un homme du Nord)
Celui-ci, éduqué en France, s’obstine à ne lui parler qu’en français. Il est très dur.
C’est la mère chinoise qui fait les compromis en parlant (mal) les deux langues.
(Atroce accent de Wenzhou)

Bon été!

Attila dit: 3 juillet 2015 à 12 h 40 min

« Malek Boutih.
Pas la première fois que j’apprécie son coup d’œil.
Une rareté parmi les socialistes… »

Une soumission à l’envers, via le Figaro, cocorico !

Cassandre dit: 3 juillet 2015 à 12 h 38 min

– il est évident que si l’homme naissait avec une humanité aboutie après la durée de gestation qui devrait être la sienne cette conscience morale lui apparaitrait comme une évidence.

Cela n’a rien d ‘évident, c’est même plutôt fumeux comme théorie. Nous attendons une démonstration en bonne et due forme/

Ueda dit: 3 juillet 2015 à 12 h 36 min

Malek Boutih.
Pas la première fois que j’apprécie son coup d’œil.
Une rareté parmi les socialistes…

Cassandre dit: 3 juillet 2015 à 12 h 34 min

Ce n’est pas « la conscience morale » qui appartient en propre à l’humanité, c’est la conscience tout court.
C’est l’apparition de la conscience, le lent développement de l’intelligence qui nous ont menés de l’état de nature à celui de culture.
C’est la conscience qui nous a conduit de la bête régie par ses pulsions à l’homme qui sait les canaliser.
C’est la conscience de soi et des autres qui a permis à l’homme de se civiliser au contact de ses semblables.
La question morale est ainsi un faux problème, elle vient toujours après coup justifier l’ordre des choses – et ça Nietzsche le montre très bien.
Ce qu’il y a à l’origine, c’est un mode d’organisation de la société en vue de sa conservation, et qui pour ce faire adopte des lois, certaines coutumes, etc.
Et là, il est certain que l’entraide, la coopération apparaissent plus à même de préserver l’espèce que la compétition féroce qui nous pousse à l’auto-destruction.
Les abeilles d’une même ruche ne se combattent pas entre elles, elles coopèrent. L’humanité doit en faire autant si elle ne veut pas suicider ou détruire son biotope naturel, la terre.
Mais dire cela, ce n’est pas faire de la moraline, ni témoigner d’une haute conscience morale, c’est une simple question d’intérêt bien compris, du darwinisme intelligent en somme.

Ueda dit: 3 juillet 2015 à 12 h 29 min

Mon cher Puck, on applaudira à votre conscience morale lorsque vous commencerez vous même à l’appliquer sur ce blog!

« Crénom, c’est vrai que c’est con de faire chier le monde sans raisons, alors que je suis tellement doué.
C’est décidé! Dès ce soir! J’arrête les usurpations!
Aux chiottes les nietzschéens! Vive la transparence et la common decency! »

ZEUS..... dit: 3 juillet 2015 à 12 h 02 min

Je ne voudrais pas, au niveau auquel j’exerce, imiter un mortel comme JC…. cependant…. il me semble, Giulietta, que vos « raisins secs dépassent du string »…

giulietta massina dit: 3 juillet 2015 à 11 h 46 min

Benitoto et pupuck : de la conversation de comptoir, pas un pour racheter l’autre, Zeus pareil

ZEUS..... dit: 3 juillet 2015 à 11 h 43 min

Quand le lecteur sans qualité écrit à l’écrivain, n’est ce pas un juste retour des choses ?

Tant d’écrivains sans qualité écrivent pour le lecteur/acheteur… impunément !
(Pourquoi pensez vous à Eric Reinhardt ?)

closer dit: 3 juillet 2015 à 11 h 11 min

Je me répète…

Ce n’est pas pour être désagréable, mais j’ai l’impression que Passou ne nous a pas parlé de vraie littérature depuis le 28 mai 2015 (Hans Fallada)…

On s’en fiche complètement des lettres de lecteurs…

Cassandre dit: 3 juillet 2015 à 11 h 01 min

J’avais compris, mais l’expression musulman de naissance me semble très mal choisie. Il vaut mieux dire musulman de culture, éventuellement, et ce n’est pas (que) du chipotage.

JC..... dit: 3 juillet 2015 à 11 h 01 min

Avant de vous quitter définitivement car l’heure du pastis et de l’eau fraîche approche, un conseil. Etudions soigneusement une sortie de l’Europe, rêve fada au sortir de WWII, … comme si WWIII pouvait être évitée !!!

La démocratie est un leurre : optons, taine et tonton, pour la « tyrannie despotique raciste avec ascenseur social ».

Tu bosses, tu étudies, tu grimpes. Tu faignatises, tu échoues, tu dévies ? Napalm en place de Crève …

On en reparle, demain …voulez vous ?!

alouette, gentille alouette dit: 3 juillet 2015 à 10 h 56 min

et des blairettes ?
– des blairettes
des mouffettes ?
– des mouffettes
des choupettes ?
– des choupettes
des cacahuètes ?
– des cacahuètes
épi épi épicétou

puck dit: 3 juillet 2015 à 10 h 55 min

il est évident que si l’homme naissait avec une humanité aboutie après la durée de gestation qui devrait être la sienne cette conscience morale lui apparaitrait comme une évidence.

parce que l’homme est le seul être vivant dans l’univers qui la possède, peut-être que des extra terrestres naissant au moment où ils doivent naitre et plus intelligents que nous la possède et qu’ils ne sont pas entrés en relation avec nous parce que justement, du fait de leur intelligence plus grande que la nôtre ils n’ont pas envie de s’em.erder avec les enfants que nous sommes, à leur place nous ferions la même chose : qui aurait envie de faire ch.er avec des humains ?

mais en attendant l’homme est seul à posséder une conscience morale, même si elle est enfouie, non visible, non apparente, elle est là.

la question est : comment y accéder et la faire advenir ?
c’est une question difficile parce que les hommes ont tout essayé pour la faire apparaitre, les religions, les philosophies, les universités… les hommes se sont cassés la tête parce qu’à chaque fois ils se sont plantés, rien n’a jamais marché, toutes ces techniques d’humanisation ont échoué, à chaque fois c’est le pire qui reprend le dessus.

cela signifie-t-il qu’il faut baisser les bras et devenir nietzschéen en disant puisque cela semble être notre nature laissons-là s’exprimer pleinement ?

sûr que l’acharnement de la réalité à nous prouver l’inexistence de cette conscience morale nous rend enclins à baisser les bras.

par chance, dans quelques années va arriver une invention : la gestation in vitro qui va permettre de faire naitre un humain après une durée de gestation qui doit être la sienne, et là nous verrons ce qu’est la véritable humanité.

et là, en voyant ces humains non immatures et non déficients, nous aurons un modèle précis qu’il faut suivre, c’est pas plus compliqué que ça, parce que pourquoi nous n’arrivons pas à voir notre conscience morale ? parce que nous reproduisons ce que nous voyons autour de nous, à savoir le pire, mais si nous avons un autre exemple devant nous, alors nous verrons qu’il existe un autre modèle d’humanité, différent de celui que nous connaissons, et cette fois, au lieu de jouer dans le sens du pire, le mimétisme jouera dans le sens du meilleur.

vous voyez, on croit que c’est compliqué, au contraire c’est hyper simple.

pédagogue dit: 3 juillet 2015 à 10 h 53 min

Cassandre dit: 3 juillet 2015 à 10 h 19 min

on ne choisit pas de naître et grandir dans une famille /un milieu catho ou d’une autre religion

JC..... dit: 3 juillet 2015 à 10 h 44 min

L’homme seul, absolument seul, pourrait, dans certain cas, avoir ce que vous appelez une « conscience morale ».

Pas l’homme sociétal … Impossible ! Là c’est l’inconscience amorale qui règnera toujours.

Bon, je m’en va vaquer… bonne journée !

JC..... dit: 3 juillet 2015 à 10 h 40 min

Ami puck, je n’en suis pas sûr !

Vous déboulonnez la statue de Stalin ? hop…. quelques années passent et…. voilà Putin qui s’installe.

Vous tuez Mao ? la Bourse le remplace dans le cœur des jeunes chinois : je vous jure que c’est vrai.

L’homme normal, le bolo, le con, ne sait pas regarder les boulons qui dépassent sans imaginer l’écrou qui conviendrait PARFAITEMENT….

puck dit: 3 juillet 2015 à 10 h 40 min

JC la déficience dû a sa naissance prématurée est contingente, elle ne signifie pas qu’il ne reste pas dans l’humanité les ressources d’une conscience morale, les hommes s’inventent des dieux et des maitres pour leur attribuer la source de cette transcendance, c’est une erreur de jugement gravissime, cette source ne se situe pas à l’extérieur de l’humanité mais à l’intérieur, il suffit d’aller la chercher, alors l’homme redevient un animal politique soucieux de ses semblables, c’est ainsi que ça marche.

j’ai écouté un homme politique, le soir de la manif du 11 janvier, dire « cette expérience collective m’a fait prendre conscience que je devais plus me soucier des autres », c’est pas incroyable, il voulait simplement dire « j’ai entrevue durant un instant l’existence de ma conscience morale » ; probablement que le lendemain il avait oublié cette belle résolution, mais il n’empêche qu’à cause de sa participation à cette manif il a eu un petit éclair de lucidité pour entrevoir sa possibilité d’advenir.

puck dit: 3 juillet 2015 à 10 h 31 min

JC, oui ! les hommes ont besoin de maitres pour les guider droit dans le mur, vous avez raison, c’est la conséquence de leur immaturité, parce qu’ils naissent un an trop tôt, déjà déficient, handicapé et dépendant de leur entourage, cette prématurité va engendre leur déficience morale et la nécessité de se trouver des guides.
Mais ce n’est pas une fatalité ! simplement une illusion d’optique, il suffit de démonter une par une les statues de leurs idoles, les déboulonner pour que hop ! ils retrouvent leur autonomie et que la lucidité revienne.

puck dit: 3 juillet 2015 à 10 h 24 min

Elena : « Bourgeoisie de sous-préfecture […] les hommes n’avouent pas […] ils dissimulent, éludent, se masquent [de] culture » […] Souvent même, qd le débat risquerait de s’approfondir, ils s’abritent d’un scepticisme, qu’ils croient également l’effet d’une haute culture. Mais les femmes y mettent plus de simplicité. Elles y vont avec passion. […] J’avoue que je fus un peu étonné d, avec ingénuité, elles avouèrent leur mépris et leur haine du peuple. […] « Le peuple, disait [l’une d’elles], n’est que haine et jalousie ».
Janvier 43 et il ne parlait pas d’un blog.

ni d’un blog ni des médias qui sont devenus aujourd’hui les principaux vecteurs de diffusion de la théologie politique anarchiste bougeoise réactionnaire anti démocrate nietzschéenne qui fabrique des crétins d’individus qui se pensent comme des chèvrefeuilles qui ne désirent que devenir ce qu’ils sont et s’inventant des fables pour planer au dessus du monde réel pour capter la lumière du soleil !!!!

JC..... dit: 3 juillet 2015 à 10 h 24 min

Pff,

Vous êtes gentille…. mais Clopine ….. euh ….. enfin…. vous voyez ce que je pense des paysannes qui mettent les chaussures à talons de leur patronne !?…..

la plume de mon cousin dit: 3 juillet 2015 à 10 h 23 min

on dit que ce sont des loups solitaires parce que ce sont effectivement des loups solitaires…

j’ai pas le temps ni le morale a vous esspliquer…faites vos recherches vous-meme et vous verrez qu’ils sont loin d’etre des loups solitaires…des loups certainement…il y a toute une mouvance d’extreme-droite en Europe ou Breivik a trouve un echo et qui s’organise (meme ici en GB)…tandis qu’aux USA, le crammage, abattage et lynchage de blacks ca date pas d’hier…strange fruit indeed…bon, c’est tout pour le moment…seulement je vous demanderai de faire votre homework sur la question avant de venir gerber vos prejuges ici…ca vous donnera l’air moins c#n…sur ce, j’ai du taff…

JC..... dit: 3 juillet 2015 à 10 h 23 min

Puck,
Les animaux, les mammifères en troupeau ont BESOIN de berger, de guide, de führer, de gourou, de LOI !

Un coup c’est l’un, un coup, c’est un autre … Enfermez moi, que je puisse me libérer !

Tout le reste est création humaine : un peu comme on a créé « amour » pour rendre « instinct » acceptable… uhuhu !

Cassandre dit: 3 juillet 2015 à 10 h 19 min

– comme si l’appartenance religieuse de naissance était congénitale

Si l’appartenance religieuse est de naissance, il semble bien qu’elle soit congénitale en effet.

puck dit: 3 juillet 2015 à 10 h 17 min

qui sont les clercs qui nous trahissent aujourd’hui ?

qui sont les penseurs à la botte du pouvoir aujourd’hui ? en sachant que le pouvoir aujourd’hui ce n’est plus la politique mais les médias ?

c’est qui ?

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