de Pierre Assouline

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La République des livres
Qui a autorité dans sa langue ?

Qui a autorité dans sa langue ?

Même s’il est convenu de longue date qu’il faudrait en principe retraduire les grandes œuvres à chaque génération eu égard à l’évolution de la langue et aux avancées de la recherche génétique sur les manuscrits, cela reste souvent à l’état de principe en raison notamment de problèmes de droits et de bisbilles avec les ayant-droit du traducteur princeps (voir les cas de Berlin Alexanderplatz, du Guépard, de Ulysses, de la Montagne magique etc). S’agissant de l’œuvre de Franz Kafka (1883-1924), difficile de ne pas en revenir au double mouvement contradictoire inspiré par Alexandre Vialatte : d’un côté une dette pour celui qui l’imposa au comité de lecture de Gallimard et partant le révéla au public français après l’avoir lui-même découvert lors de la parution de Das Schloss (Le Château) en 1926 chez Kurt Wolff Verlag ; d’un autre côté un reproche pour avoir traduit son œuvre en prenant de trop grandes libertés. Depuis, Marthe Robert (Grasset, 1954) puis Claude David (Gallimard, 1984) ont magistralement rectifié le tir (et plus tard, à partir de l’ouverture de l’œuvre au domaine public en 1994, Bernard Lortholary, Georges-Arthur Goldschmidt, Jean- Pierre Lefèbvre, Laurent Margantin).

Aussi, quand au début de l’année nous est parvenu l’énorme Journaux (840 pages, 35 euros, Nous) proclamant fièrement en bandeau « Première traduction intégrale », il y avait de quoi être surpris. Il est vrai que la version de Marthe Robert était fautive et incomplète : non seulement elle se basait sur le manuscrit fourni par Max Brod, lequel avait allègrement censuré des passages jugés obscènes (visite chez les prostituées de Prague etc) ou susceptibles de choquer (« Je passai près du bordel comme si c’était la maison d’une bien-aimée») et des noms de personnes vivantes, mais de plus, pour certains fragments, elle avait travailler à partir de la version anglaise plus fiable, se livrant à une traduction d’une traduction. Quant à Claude David, il n’avait pas retenu dans La Pléiade des fragments fictionnels qui figuraient pourtant entre les « notes à leurs dates ».

Ces Journaux, douze cahiers in-octavo conservés depuis 1961 à la Bodleian Library d’Oxford (sur lesquels s’est fondée l’édition complète de l’œuvre de Kafka en allemand chez Fischer en 1982), qui constituent bien le «Journal » de Kafka, le traducteur Robert Kahn s’en est donc saisi après avoir donné chez le même éditeur (Nous, à Caen) de nouvelles versions des Lettres à Milena et des Derniers cahiers. A nouveau, il s’est assigné la tâche de laisser résonner dans la langue d’arrivée l’écho de l’original, pour citer Walter Benjamin. Pour tout lecteur de Kafka, ce ne peut être qu’une relecture même si elle n’impose pas l’exercice érudit de la comparaison avec les versions précédentes. Plongé dans la lecture de cette nouvelle traduction depuis des semaines, m’offrant le luxe de m’y promener par sauts et gambades, de la laisser et d’y revenir, ce que le confinement autorise quand il ne l’encourage pas, j’en ai précipité l’achèvement en apprenant la disparition il y a quelques semaines du traducteur des suites d’une longe maladie dont l’issue fut foudroyante. Aussi faut-il lire aussi cet article comme un « Pour saluer Robert Kahn ». Une manière d’hommage à son travail qui coïncide avec la parution de « son » dernier Kafka.

Ancien élève de l’ENS de Saint-Cloud, agrégé de lettres modernes et maître de conférences en littérature comparée à l’université de Rouen, Robert Kahn avait consacré sa thèse à «Temps du langage, temps de l‘Histoire : Marcel Proust et Walter Benjamin » (Paris III) et ce n’est pas un hasard si longtemps après, il fut le traducteur du Sur Proust de Benjamin. C’est peu de dire que Kahn a rendu le diariste à sa sécheresse, son âpreté et sa précision originelles. La chronologie chaotique de l’écriture est cette fois respectée et son triple registre (ébauche, fragment, quasi-achèvement), restitué. Le caractère de work in progress de son Journal tenu de 1910 à 1923 (une mention de la date en titre courant en haut de chaque page n’eut pas été superflu, soit dit en passant) est rappelé en permanence par les doutes qu’exprime l’auteur dès lors qu’il analyse son roman en cours. Son humour très noir s’accentue avec les difficultés et la maladie. Et comme par magie, cette relecture encourage à nouveau le commentaire – car il est peu d’œuvre qui, autant que celle-ci, favorise la dispute, ce qu’un Céline aurait qualifié de pilpoul infini, rendant ainsi involontairement hommage à l’universalité et l’intemporalité de l’œuvre.

Le critique Alain Dreyfus, qui le fréquenta, raconte que Robert Kahn avait travaillé jusqu’à ses dernières limites, ce qui lui permit d’offrir à ses amis, en cadeau de départ un dernier inédit de Kafka (qui paraitra ultérieurement dans la revue Po&sie ) :

Il s’agit d’un long extrait d’un rapport rédigé par Kafka pour les Assurances du Royaume de Bohème, dont il était, non le gratte-papier obscur colporté par la légende, mais un haut fonctionnaire estimé par ses pairs pour ses dons exceptionnels de rédacteur et pour la fluidité et la rigueur de ses synthèses. Ce rapport, en date de 1915, porte sur le domaine de compétence du docteur en droit Franz Kafka, les accidents du travail, très nombreux dans les usines converties à l’économie de guerre, privées de leurs ouvriers spécialisés mobilisés pour combattre les alliés. Ces pages limpides propulsent le rapport administratif au rang des beaux-arts.

Kafkaïen, Robert Kahn l’était si l’on entend le néologisme au même titre que proustien. Mais loin d’être idolâtre, tout en constatant que La Métamorphose était traduite en une quarantaine de langues, il se demandait si Kafka était vraiment lu au-delà de la dimension tordue du néologisme qu’il avait engendré. « L’écriture se refuse à moi. D’où le projet d’investigation autobiographique. Pas une biographie, mais investigation et mise à jour des plus petits éléments possibles » notait-il en 1921. Cette seule observation devrait faire se précipiter vers ces Journaux tous ceux qui un jour ont été hantés par la lecture du Procès, de la Métamorphose ou du Château ou encore de la Lettre au père et qui n’en sont pas revenus. Ils verront que même ces notes pour soi, ces ébauches d’ébauches, une fois rendues à leur état brut dans leur ponctuation et leur présentation fautives comme c’est le cas sous la plume de Robert Kahn, piquent les yeux et mordent la peau, car elles ont elles aussi vocation à être « la hache qui brise la mer gelée en nous ».

 Parmi les livres parus à la veille du confinement, et de ce fait sacrifiés après seulement deux ou trois jours de vie en librairie, il en est notamment un auquel il faut rendre justice : Traduction et violence (202 pages, 18 euros, Seuil), l’essai de Tiphaine Samoyault, professeure de littérature comparée (Paris-III), romancière, traductrice notamment de parties de la nouvelle édition d’Ulysse de James Joyce. Violence, vraiment ? Mais comment appeler autrement ce processus d’appropriation, d’assimilation et parfois de domination de la langue de l’autre ? Le traducteur doit nécessairement faire violence au texte dont il s’empare. Cette réflexion très argumentée sur le métier interroge à nouveaux frais, à partir d’exemples puisés hors des chantiers trop fréquentés, la violence qu’a pu exercer la langue traduite au XXème siècle dans des systèmes totalitaires, des camps d’extermination (le chapitre 3 « Initiation » de Si c’est un homme s’organise autour de la question de la traduction dans l’univers babélien d’Auschwitz), des colonies, des sociétés d’apartheid.

Dès les premières pages, en prenant acte des progrès inouïs de l’intelligence artificielle et des algorithmes dans les logiciels de traduction (DeepL), (et donc des menaces que la mondialisation et la généralisation de la Traduction Assistée par Ordinateur font peser sur la survie des langues), elle dit bien sa volonté de se rien s’interdire, aucune perspective, aucun analogie, aucune critique partout où circule la littérature loin des faux-problèmes (la fidélité) et des poncifs (« Traduttore, traditore »). Enfin quelqu’un qui ose dénoncer les formules souvent à l’emporte-pièce d’un Umberto Eco à commencer par celle qui connaît encore une belle fortune tant on la répète à l’envi à Bruxelles et ailleurs : « La langue de l’Europe, c’est la traduction ». Ce qui, remarque-t-elle, est peut-être efficace mais faux (même au second degré), la traduction n’étant pas une langue mais une opération entre les langues. Une telle formule lisse les résistances et les antagonismes alors qu’ils sont indispensables au débat d’idées, lequel se nourrit des conflits et non de leur négation. Toute traduction (et plus encore toute retraduction) s’affirme contre l’original qu’elle adapte et contre la traduction qui l’a précédée. Il faut être un Samuel Beckett, auteur et autotraducteur, pour s’autoriser à transporter par exemple « bien les posséder, dans ma tête » (in Malone meurt) en « I knew them off, by heart » (in Malone dies)

A propos des poèmes de Paul Celan, l’auteure ouvre une piste passionnante en faisant état du travail de John Felstiner, biographe et traducteur du poète en anglais. A partir de l’exemple de son célèbre « Todesfuge/ Deathfugue/Fugue de mort », elle révèle le dispositif de réunion et d’hybridation mis en place : «… This Death is ein Meister aus Deutschland his eye it is blue… »

« Ce retour de l’allemand dans l’anglais n’est ni une non-traduction ni un retour de l’original : c’est la réalisation d’une différence contenue dans le poème, qui est celle de l’allemand lui-même, à la fois langue de mort et langue du poète, oppression et résistance. Le sentiment d’évidence que produit cette traduction unique en son genre tient à la façon dont l’allemand cogne dans l’anglais comme il cogne dans l’allemand dans le texte original.

Dans d’autres pages, elle puise matière à réflexion du côté du Schibboleth cher à Jacques Derrida (ce mot de passe qui pouvait décider de la vie ou de la mort selon que les Ephraïmites vaincus le prononçaient ou pas avec un accent qui les trahissaient aux yeux des vainqueurs) ; ou avec Julia Smith, la première femme qui osa traduire la Bible dans les années 1850, dans une recherche de la vérité par le littéralisme ; ou encore du côté de chez Proust en créole avec les problèmes rencontrés par Guy Régis Jr dès l’incipit de la Recherche qu’il se résolut à traduire après bien des essais par « Lontan mwen konn kouche bonè » avec tout ce que cela comporte en sous-texte pour le lecteur antillais d’histoires de Maître Minuit, de médecins et de femmes vaillantes- ce qui a aussi le mérite, selon l’auteure, de réinscrire « la part d’oralité trop souvent oubliée » de l’œuvre de Proust.

Et Kafka ? Car on n’imagine pas qu’un essai de cette ampleur n’en fasse mention. Il s’y trouve bien, dans le même esprit que le reste, en allant voir ailleurs ce qui se traduit, loin de tout francocentrisme étriqué. Pour illustrer la violence qu’inflige parfois une traduction à l’original, Tiphaine Samoyault s’est donc penchée sur le cas de l’oeuvre assez puissante pour y résister contrairement à celles qui sont vulnérables, fragiles. Parfois, des traducteurs surmontent l’obstacle de l’intraduisibilité (ou prétendue telle) en choisissant d’enrichir le texte. Ainsi de Il processo, version italienne du Procès parue en 1980 chez Einaudi à Turin. Foin des répétitions, notamment des substantifs et des verbes « être » et « avoir », courantes sous la plume de Kafka ! Le traducteur a donc fait le ménage, supprimé ici ou là, modifié la place des mots dans les phrases, changé des segments entiers, au motif qu’en italien « cela ne se fait pas ». Un déplacement d’autorité qui pousse Tiphaine Samoyault à poser la question cruciale :

 » Qui a autorité dans sa langue ? »

J’allais oublier le nom du traducteur, lequel a d’ailleurs expliqué dans une préface avoir essayé d’offrir quelque chose qui ne sente pas trop la traduction. Il confesse même « avoir eu pitié » du lecteur italien du Procès, histoire d’un châtiment à la recherche de sa faute. Son nom : Primo Levi.

(« Le Français » photo Raymond Depardon ; « Franz Kafka », « Paul Celan », « Primo Levi » photos D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Littérature étrangères, vie littéraire.

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2 505 Réponses pour Qui a autorité dans sa langue ?

et alii dit: à

« . Then, he admiringly let his fictional character Faussone speak “poorly many languages, even a little Arabic and, just as poorly his native Italian”. Levi often played with words, with their etymology and the strange ways in which they are transformed across languages. A self-declared son of Western culture as expressed by Italian, German, French and English literature, Levi was an enthusiast observer of minority cultures including Yiddish, and lovingly documented the Piemontese and Judeo-Piemontese dialects, which had hardly any known literature and only a handful of people understood.

Levi’s reflections on language raised questions and contradictions which he did not attempt to smoothen into a coherent form. They offer a glimpse of the tensions and struggles that he faced in his dialogue with the society that created Auschwitz, in which he continued to live and whose essential flaws and ruptures he never ceased to explore and question

et alii dit: à

au centre Primo LEVI/
The Italian Cultural Institute, Centro Primo Levi and the New York Public Library presented a day-long multi language reading of Primo Levi’s memoir If This Is a Man.

The question of language pervades Primo Levi’s work in its entirety. The “Babel of languages” in which humanity can no longer communicate and becomes isolated and “deaf” is the image that Levi uses to describe the process of dehumanization in the camp. Babel, however, is also the “cheerful confusion of all beginnings” narrated in The Truce, where all the people of Europe rediscover life in often comic attempts to communicate in “languages never heard before”.

Language lacks the words to express the offence perpetrated by mankind to mankind in Auschwitz. Yet it is language, one language, the indispensable asset that allows survival in the camp. Having thought that Esperanto may be the clever way to overcome linguistic divisions bringing together a little bit of every European language, Levi eventually pondered the fact that millions of Chinese people do not share any of those European pieces with which Esperanto is constructed. Each translation of his books delighted Levi and so did the translations he made of other authors including Kafka, Lévi-Strauss and Heine. In an interview he said that if one does not know other languages, one cannot truly know his own. Then, he admiringly let his fictional3
https://primolevicenter.org/printed-matter/primo-levi-at-100-a-multilanguage-reading/

Chaloux dit: à

le parallele entre le rejet social des juifs et celui des homosexuels évoqué a propos de Proust

Pour modérer ce sentiment, il faut lire, je l’ai déjà dit la semaine dernière, le témoignage de Daniel Guérin, à la fois très intéressant et étonnant. L’ère mussolinienne et l’ère proustienne coïncident pendant 19 jours : 31 octobre-18 novembre 1922.

hamlet dit: à

et alii dit: HAMLET? C4EST VOUS QUI JOUEZ les père la morale
 »

c’est fou, tout le monde voit de la morale de partout. je ne fais pas de morale j’essaie de comprendre sa logique.

je fais d’autant d’autant moins de morale que moi-même j’ai fait toute ma vie exactement comme lui : j’ai montré publiquement que mon père, ma soeur et moi etc… étions catholiques, mais je n’ai jamais dit à personne que ma mère était juive.

vous comprenez ou je dois vous faire un dessin ? comment je pourrais lui donner des leçons de morale alors que je me suis moi-même comporté exactement tout ma vie comme lui !

et alii dit: à

une traduction importante pour et par Primo Levi clot l’article en lien;la voici:
Il lui rappelle qu’il doit encore tirer un livre de ses expériences en usine, puis il transcrit une phrase du commentaire rédigé par FCS Schiller sur Snark de Lewis Carroll, en en donnant la version originale en anglais: « It is a recognized maxim of literary ethics that none but the dead can deserve a commentary, seeing that they can no longer explain themselves or perturb the explanations of those who devote themselves to the congenial, and frequently not unprofitable, task of making plain what was previously obscure, and profound what was previously plain. » Levi lui-même l’a traduit ainsi en italien pour La ricerca delle radici : « “È una massima riconosciuta dell’etica letteraria che soltanto gli scrittori morti devono essere commentati, visto che non sono più in grado di spiegare se stessi, né di perturbare le spiegazioni di coloro che si dedicano al compito piacevole, e talvolta non privo di utilità, di rendere chiaro ciò che prima era oscuro, e profondo ciò che prima era solo chiaro”.

« C’est une maxime bien connue de l’éthique littéraire que nul, sauf les morts, ne mérite un commentaire, puisqu’ils ne peuvent plus s’expliquer, ni perturber les explications de ceux qui se consacrent à la tache agréable, et parfois fructueuse, de rendre clair ce qui auparavant était obscur, et profond ce qui auparavant était clair. »

et alii dit: à

Il y a une raison précise qui explique la différence entre les deux versions. Ils ont une origine commune. Il s’agit d’un texte dactylographié de 18 pages qui comporte 10 pages de questions et 8 pages de réponses, rédigées sur l’ordinateur de Levi. Les questions de Roth sont en anglais et les réponses de Levi en italien avec quelques encarts en anglais, des expressions que Levi a traduites directement pour Roth. Ce sont les trois entretiens.

Entre la version de la New York Times Book Review et celle recueillie dans Shop Talk (2001), il existe plusieurs différences : des corrections et des clarifications; et celle contenue dans les Œuvres Complètes volume III provient de Why Write ? (2017), à son tour corrigée par Roth par rapport aux deux publications précédentes (et par conséquent également différente de celle contenue dans la traduction italienne de Shop Talk de 2004). Des changements importants mais non décisifs, qui font partie de la réinterprétation et de la relecture habituelles de l’auteur ; toutes les traductions italiennes sont de Norman Gobetti.

Le résultat de la visite de Roth à Turin n’a pas été une conversation orale, mais écrite. Il s’agit donc d’un échange de textes écrits. Certes, les discussions dans le studio de Levi et d’autres conversations tenues dans la rue, au restaurant, pendant leurs déplacements et à l’usine Siva ont suscité des questions, mais les questions et les réponses sont toutes écrites.
http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=24794

et alii dit: à

comme je lisais un article sur la correspondance de ROTH .P, ses amitiés, -et comme il fut traité d’antisémite , je repense à P.LEVI/
3Je me souviens d’avoir vécu cette année à Auschwitz dans un état exceptionnel d’ardeur. Je ne sais pas si cela venait du fait de ma formation professionnelle, d’une résistance insoupçonnée ou bien d’un instinct profond. Je n’arrêtais jamais d’observer le monde et les gens autour de moi à tel point que j’en ai encore une vision très précise. J’éprouvais le désir intense de comprendre, j’étais constamment envahi par une curiosité que plus tard quelqu’un qualifia, en fait, rien moins que de cynique. La curiosité du naturaliste qui se retrouve transplanté dans un environnement qui est effroyable mais nouveau. Effroyablement nouveau. Primo Levi, lors d’un entretien à Philip Roth »
https://www.franceculture.fr/litterature/primo-levi-et-lexperience-concentrationnaire-du-temoignage-la-desillusion

Patrice Charoulet dit: à

SCENE DE RUE

A Dieppe, ce jour.

Je me promenais. Devant moi, au beau milieu du trottoir, un jeune dame assiste, le sourire aux lèvres, à la défécation de son gros chien. Puis, laissant sur place cette volumineuse production, elle s’en va. Une autre dame, ayant vu ce que j’ai vu , lui dit : «  Vous pourriez ramasser ! ».
A quoi la propriétaire du chien a répondu : «  Ben, t’as qu’à le faire ! ».

OZYMANDIAS dit: à

Allez les enfants, j’me casse. Ai d’autres choses à faire.
J’me débarrasse de vous pour que vous puissiez vous débarrasser de moi.
Bon débarras !

DHH, dit: à

le parallele entre le rejet social des juifs et celui des homosexuels évoqué a propos de Proust est le sujet de cette très belle nouvelle de Bassani: les lunettes d’or , récit situé pendant la montée de la dictature mussolinienne
D’ailleurs cette nouvelle va plus loin , indiquant une convergence entre les deux attitudes toutes deux participant de la même haine fasciste radicale dont elles sont l’expression indifférenciée .
tant pis pour Euclide

et alii dit: à

HAMLET? C4EST VOUS QUI JOUEZ les père la morale:un auteur n’a pas à répondre à toutes les questions qu’un lecteur peut se poser grâce à lui

OZYMANDIAS dit: à

hamlet,
Ta bêtise est encore plus mordante qu’un fil dentaire ! Ne le perds pas celui-là.

OZYMANDIAS dit: à

hamlet,
Moi, j’t’empêche de réfléchir !!!
Apprends déjà à colorier tes livres d’images sans dépasser, pour la réflexion et l’écriture, tu attendras, ok ?!
Ce hamlet, quelle andouille antiréflexive !!!

hamlet dit: à

Ozy n’essaie pas rechercher des alliances contre nature ça mène à rien.
tu vois à cause de toi j’ai perdu le fil !

OZYMANDIAS dit: à

Chaloux dit : « Plutôt des bêtifiants ».

Très drôle, Chaloux, très drôle. Hihihihihihihi…
Sacré Chaloux !!!

hamlet dit: à

et alii et pourquoi donc ce ne serait pas de la dissimulation ?

ce qui n’est pas dit est bien dissimulé ?

ou alors il faut me donner la définition de ce mot « dissimuler ».

hamlet dit: à

Ozy tu peux la mettre en veilleuse stp tu m’empêches de réfléchir…

et alii dit: à

arretez hamlet,vous savez bien que vous ne pouvez pas dire
ça c’est de la dissimulation.
parce que « ce dont on ne saurait parler ……

hamlet dit: à

si Proust n’avait pas été rentier il aurait probablement dit que sa grand-mère était juive.

OZYMANDIAS dit: à

Clopine,

Je t’aime comme la crème,
je t’adore comme un lingot d’or,
je te kiffe comme un sédatif,
je te baise comme une falaise,
je te nique comme une bourrique,
je te lèche comme une calèche,
je te caresse comme une Lola Montès,
je te chevauche comme une sacoche,
je te… Merde, là franchement, je suis sérieusement bourré, aïe, aïe, aïe, mon pauvre p’tit poème bachique à la gloire de cette dinde de Clopine en est la preuve !!!

hamlet dit: à

comme Proust dit au journaliste : dans ces conditions vous comprendrez que je m’abstienne…

hamlet dit: à

alors que Rousseau dans ses Confessions aurait dit la confession de sa grand-mère.

hamlet dit: à

la Recherche est un roman sur la dévoilement de toute la vérité moins une : la judéité de sa mère et sa grand-mère.

il n’existe pas de demi vérités, sauf en cas de demi dissimulations.

hamlet dit: à

sinon Proust ne fait jamais allusion à la judéité de sa mère et sa grand-même : ça c’est de la dissimulation.

pourtant quand il parle de la mort de sa grand-mère c’est poignant. le seul truc qu’il omet de dire c’est qu’elle était juive ?

Chaloux dit: à

Plutôt des bêtifiants…

OZYMANDIAS dit: à

HAMLET… LA FEEEEEEEEEEEEEEEEEEEERME !!!

OZYMANDIAS dit: à

Mais où est donc passée Gigi la vieille épave antédiluvienne naufragée d’âge et sénile de bêtise et de rage ?!
Gigi la Janssenette retraitée et vivant en retrait avec ses poules et coqs débiles… Quelle misère !
Mais comment diable fait-elle, la Gigi, pour être aussi conne ? Elle prend des fortifiants ?!
😀😁😂😃😂😁😀😅😅😄😃😂😁😀😁😃😅😀😅😄😃😂😂😀

hamlet dit: à

l’expérience juive c’est aussi assister gamin à ce genre de dialogue entre 2 frères :
– alors tu vas bien ? reste prendre un café !
– d’accord ça me fait plaisir de te voir
– moi aussi je suis content
– tu as vu le match hier ?
– oui ils auraient mérité de gagner
– non, tu as vu les autres ils ont mis 3 tirs sur la poteau
– non, ils ont été aidés par l’arbitre, sinon ils pouvaient gagner
– il est fou ! comment ils pouvaient gagner ils ont joué comme des pieds
– qu’est-ce que tu racontes ! tu as de la merde dans les yeux ou quoi ?
– quelle merde ? tu viens chez moi pour m’insulter ?
– oui je t’insulte ! t’es même pas voulu venir à l’enterrement de tata Annette !
– comment j’ai pas voulu ? je pouvais pas j’étais malade !
– allez c’est ça, dis plutôt tu étais parti avec ta greluche à Mandelieu !
– qu’est-ce que tu racontes ! sur ma vie je remets plus les pieds chez toi !
– oui casse-toi ! sur la tombe de tonton Mardochée je t’adresse plus la parole de ma vie !

et voilà c’est quoi l’éducation juive : ça commence par une petite phrase sur un match de foot et ça finit en guerre de tranchée !

Chaloux dit: à

Son amie Berthe, à peine entrée chez Cricri, remarque au fond de l’appartement un chef-d’œuvre qui l’appelle!

Hurkhurkhurk!

(Oui, je sais, je suis jaloux parce que je n’expose pas mes peintures.)

OZYMANDIAS dit: à

Christiane, la barbouilleuse dépressionniste, peint des Fûji Yama en regardant une photo du Kilimandjaro ! À la fin, elle se plante et au lieu de croûter un Fûji Yama, elle nous sort un Hoggar de ses pinceaux tordus avec plein de Touaregs aux yeux bridés !!! 😂😃😂😀😂😃😂

et alii dit: à

cela dit, je me sens libérée de christiane et de sa psychologie pseudo psy

et alii dit: à

donc bonne soirée translatez vous bien

hamlet dit: à

la publication de Sodome et Gomorrhe est postérieure à celle de Corydon.

et alii dit: à

ce qu’il y a de bien, puisque christiane est comblée et qu’elle a dit par qui, c’est qu’il n’y a plus à lui supposer une question sur le judaïsme et qu’on sait d’où elle répond ;
il y a loin de la culture livresque à l’expérience des familles juives comme celles que j’ai connues

hamlet dit: à

s’il parle beaucoup de sa mère et sa grand-mère à (on me corrigera?)) aucun moment il ne dit qu’elles sont juives :

pas me corriger sur le fait qu’il en parle, mais qu’à aucun moment il ne fait allusion à leur judéité.

sauf son grand-père, quand il se pointe avec Dumont, comme son grand-père croit qu’il est juif il commence à fredonner l’air de la juive « ô Dieu de nos pères » et quand il se compte qu’il n’est pas juif il dit un truc du genre « prudence, prudence… » (me semble-t-il)

OZYMANDIAS dit: à

Ce hamlet quel comique ! Encore plus marrant que Christiane, Clopine et et alii réunies… C’est dire !

hamlet dit: à

Proust : dans Sodome et Gomorrhe il laisse tomber cette prudence sur son homosexualité, par contre il associe la persécution des homosexuels à celles des juifs. (me semble-t-il)

hamlet dit: à

Proust répond ça dans une lettre envoyée à un journaliste au sujet de l’affaire Dreyfus :

« Je n’ai pas répondu hier à ce que vous m’avez demandé des Juifs. C’est pour cette raison très simple : si je suis catholique comme mon père et mon frère, par contre, ma mère est juive. Vous comprenez que c’est une raison assez forte pour que je m’abstienne de ce genre de discussions »

« c’est une raison pour que je m’abstienne »

cette même prudence on la retrouve dans la Recherche : s’il parle beaucoup de sa mère et sa grand-mère à (on me corrigera?)) aucun moment il ne dit qu’elles sont juives.

alors que dans Sodome et Gomorrhe il laisse tomber cette prudence sur son homosexualité.

et alii dit: à

c’est en lisant
dont l’allemand cogne dans l’anglais comme il cogne dans l’allemand dans le texte original.
que je me suis souvenue d’avoir entendu autrefois dire
« les cognes » (chanson de Brassens)
je n’ai pas rêvé!

et alii dit: à

le français la langue:
Les boeuf-carottes
La police des polices (ou l’IGS, Inspection Générale des Services)
Origine
Il existe deux origines à cette expression argotique datant de la deuxième moitié du XXe siècle.
La première, donnée par André Larue (dans ‘Les flics’ en 1969) viendrait du fait qu’une fois qu’un policier est passé à la moulinette de la police des polices et a été mis à pied, voire ‘démissionné’, il ne lui reste plus que la possibilité d’avoir du boeuf aux carottes à son menu, plat supposé peu cher donc au coût adapté à son nouveau budget.
La seconde est proposée en 1984 dans le film « Les Ripoux » de Claude Zidi, selon lequel l’IGS laisse longuement mitonner ou mijoter le présumé coupable[1], comme on le ferait d’un bon boeuf aux carottes.
[1] Sans s’adresser à lui, en l’ignorant, pour qu’il puisse bien gamberger et soit mûr pour passer à table au moment de son interrogatoire, mais certainement pas pour y manger du boeuf aux carottes.

et alii dit: à

disons tout court:il ne faut pas confondre boeuf sur le toit avec boeuf carottes ou boeuf ficelle

christiane dit: à

DHH,
je reviens à votre beau témoignage si plein d’humour.
Je lis celui de Georges Perec. (Renato m’a incité à ré-ouvrir ses livres !)
C’est dans un entretien avec Jean-Marie Le Sidaner, pour L’Arc (P.9) que ce trouve cette mémoire :

« Je suis juif. Pendant longtemps ce ne fut pas évident pour moi ; ce n’était pas se rattacher à une religion, à un peuple, à une histoire, à une langue, à peine à une culture ; ce n’était nulle part présent dans ma vie quotidienne ; ce n’était même pas inscrit dans mon nom ni dans mon prénom. c’était quelque chose qui appartenait à un passé dont je me souvenais à peine, c’était une détermination qui m’avait été imposée de l’extérieur et même si j’avais eu à en souffrir, je ne ressentais pas la nécessité de la prendre en charge, de la revendiquer. en fait, c’était la marque d’une absence, d’un manque (la disparition de mes parents pendant la guerre) et non pas d’une identité (au double sens du terme : être soi, être pareil à l’autre). »

Vous, si j’ai bien compris l’histoire familiale que vous racontez (posts anciens et celui-ci), la blessure se situe au niveau de l’obligation de quitter l’Algérie pour les Juifs d’Algérie citoyens français après l’indépendance de l’Algérie.
« Et c’est sans doute le besoin de plus en plus ostentatoire d’affirmer cette appartenance à la France qui est à l’origine d’une déculturation , qui au fil des générations nous a éloignés de la sensibilité et de la culture juives. »
La suite semble avoir été pour vous une vie de famille épanouie et pleine de tendresse en France, loin des préceptes de la religion et vouée à l’étude et aux lectures (sans oublier les traditions culinaires !).
J’aime beaucoup la remarque de M.Court !

et alii dit: à

c’est vrai:D.Milhaud n’est pas un aschkénaze:il est enfant d’une vieille famille de juifs du pape!
mais il a été sur une liste de proscription pour cause « d’art dégénéré »!

Chaloux dit: à

c’est ça…

Chaloux dit: à

Oui, c’est Omlet, et Pablo est certainement jaloux de tes nombreux ouvrages…

Hurkhurkhurk!

christiane dit: à

renato dit: « « L’attente commence quand il n’y a plus rien à attendre, ni même la fin de l’attente. L’attente ignore et détruit ce qu’elle attend. L’attente n’attend rien. »
Maurice Blanchot

Bonjour, Renato, ça a pris du temps mais j’ai retrouvé le livre. C’est celui de Georges Perec Un homme qui dort (Denoêl -Folio Plus; n°44 – 2004) mais Georges Perec a commencé à écrire ce livre dès l’été 1965, lors de ses vacances en Italie.
Il écrit dans L’Express que « c’est l’inverse des Choses car c’est l’histoire d’un type insensible, dépourvu de tout désir, indifférent aux choses et qui se promène dans Paris et qui se laisse couler parce que le monde ne lui « parle » plus. »
Donc, pages 51/52 :
« Ta chambre est la plus belle des îles désertes, et Paris est un désert que nul n’a jamais traversé. tu n’as besoin de rien d’autre que de ce calme, de ce sommeil, que de ce silence, que de cette torpeur. que les jours commencent et que les jours finissent, que le temps s’écoule, que ta douche se ferme, que les muscles de ta nuque, de ta mâchoire, de ton menton, se relâchent tout à fait, que seuls les soulèvements de ta cage thoracique, les battements de ton cœur témoignent encore de ta patiente survie.
Ne plus rien vouloir. Attendre; jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien à attendre. traîner, dormir. Te laisser porter par les foules, par les rues. Suivre les caniveaux, les grilles, l’eau le long des berges. Longer les quais, raser les murs. Perdre ton temps. Sortir de tout projet, de toute impatience. Être sans désir, sans dépit, sans révolte.
Ce sera devant toi, au fil du temps, une vie immobile, sans crise, sans désordre : nulle aspérité, nul déséquilibre. Minute après minute, heure après heure, jour après jour, saison après saison, quelque chose va commencer qui n’aura jamais de fin : ta vie végétale, ta vie annulée. »
La section qui suit est envoûtante.
Et pour finir en exergue cette citation de Franz Kafka (Préparatifs de noces à la campagne – « L »Imaginaire » – Gallimard.)
« Il n’est pas nécessaire que tu sortes de ta maison. Reste à ta table et écoute. N’écoute même pas, attends seulement. N’attends même pas, sois absolument silencieux et seul. Le monde viendra s’offrir à toi pour que tu le démasques, il ne peut faire autrement, extasié, il se tordra devant toi. »
Voilà. Je me souvenais du livre, à peu près du texte mais je ne retrouvais pas le livre ! Ne trouvez-vous pas que ces deux textes, celui de Blanchot et celui de Perec sont en correspondance ?

D. dit: à

Diap dit: à
Re point barre.

Merci. C’est toujours bon de mettre les points sur les i.

et alii dit: à

ce qui me frappa chez les dames de la wizo d’Aix en provence, c’est qu’elles n’avaient jamais entendu parler de Darius Milhaud qui a travaillé avec les poètes français les plus connus (Claudel DONT IL FUT LE SECRETAIRE, Cocteau );il est enterré à AIX , mais il alla en Amérique latine ;je laisse hamlet faire « le boeuf sur le toit » et lui propose:
Composer: Darius Milhaud
https://www.google.com/search?sxsrf=ALeKk02bolCvARuDTPMI0B77JwjDKn-QyA%3A1590156761821&ei=2d3HXpbbMeSRlwTLvYyoCA&q=milhaud+cr%C3%A9ation+du+monde&oq=milhaud+cr%C3%A9ation+du+monde&gs_lcp=CgZwc3ktYWIQARgAMgYIABAWEB4yBggAEBYQHjIGCAAQFhAeMgYIABAWEB4yBggAEBYQHjIGCAAQFhAeMgYIABAWEB4yBggAEBYQHjIGCAAQFhAeMgYIABAWEB46CQgAEEMQRhD7AToCCAA6BAgAEEM6BAgAEAo6BwgAEEYQ-wE6BwgAEBQQhwI6CAgAEBYQChAeOggIABANEAUQHjoICAAQCBANEB5QxxxY7l5gvn5oAHAAeACAAa4LiAH4WJIBDzAuMy4xLjIuMS41LjAuNZgBAKABAaoBB2d3cy13aXo&sclient=psy-ab

hamlet dit: à

Jazzi perds pas ton temps à te prendre la tête avec chaloux, je crois qu’il est un peu jaloux parce qu’on trouve plein de livre à toi en libraire.

ça aussi c’est un truc qui a bien changé sur ce blog, avant les gens auraient dit : Jazzman c’est génial on te souhaite d’en avoir encore plus, et maintenant les gens se disent pourquoi lui et pas moi et ils passent leur temps à te gonfler : faut pas entrer dans leu jeu mon Jazzounet !

Chaloux dit: à

Cependant, Barozze, il y a quelque chose à faire de ta méthode de défense, qui est en elle-même très amusante. J’ai toujours pensé que la reptation était à la fois ta position et ton mode de déplacement naturels. Sur ce point, tu ne saurais être décevant. Mais je ne peux pas t’encourager.

Jazzi dit: à

C’est ton problème, pas le mien, Chaloux.

Chaloux dit: à

Barozze, ne te fatiguE pas, je ne crois pas un mot de ce que tu écris.

Jazzi dit: à

J’interromps momentanément la rédaction de mon itinéraire d’hier.
Chaloux, ne te fatigues pas avec moi, j’oublie instantanément les injures qui me sont faites, et retient seulement les gentillesses. Ainsi, je n’oublie pas tes encouragements, moi qui doute perpétuellement…
J’ai toujours écrit et l’on m’a toujours lu.
J’ai obtenu une carte de presse à 25 ans et n’ai cessé mes activités de « journaliste culturel » à ma manière, indépendante.
A mon âge (68 ans), je me sens au meilleur de ma forme, physiquement moindre, forcément, mais encore vive sur le plan intellectuel.
Ne préjugeons pas de la suite !

et alii dit: à

se distrayaient

et alii dit: à

j’ai appris très tôt que pour un juif ,l’une des grandes questions , c’est où , comment il va mourir, s’il mourra dans son lit , et quoi pour ses enfants auxquels il transmet l’angoisse de « survivre »; et cela peut se manifester très concrètement par une inquiétude pour sa place au cimetière(ceci de surcroit pour un temps d’épidémie)
à AIX comme à Paris, des juifs et des juives (et des couples de juifs) se distrayent en suivant des cours d’hébreu, tout adultes , et profs, et médecins, et pharmaciens qu’ils étaient;

Chaloux dit: à

Accessoirement, on se demande s’il existe en France un violoncelliste et un violoniste en état de marche à l’exception des frères Capuçon.

Hurkhurkhurk!

Chaloux dit: à

petits

Chaloux dit: à

La Philharmonie à la Villette c’est la prétendue démocratisation de la musique classique, qui ne se démocratisera jamais, pour la bonne raison que tout le monde s’en fout. Nous n’y allons pas non plus. De mon domicile, 1H15 en voiture -sans les petis à-côtés- quand tout va bien, 3 H quand rien ne va plus. Plus facile pour nous, et beaucoup plus agréable, d’aller à Versailles, Chartres, Rambouillet, Fontainebleau.

Diap dit: à

A la manière de D.
Je ne juge les salles de concert qu’en fonction du temps que je mets à y aller. Les Italiens, avec leur stupide Scala, construite à deux jours de train d’ici, ont commis une erreur qui dure depuis 1778. Point barre. Et je ne parle pas du MET de New York, totalement inaccessible pour les rupins du XVIe, et de l’Opéra de Sydney, qu’on aurait dû construire à Laënnec, où il n’y a jamais de tempête. Re point barre.

Marc Court dit: à

j’aime beaucoup ce que rapporte DHH, La Pauloilaise et Yom Kippour, même combat!

D. dit: à

Hamlet, je « zappe » la Philharmonie parce qu’elle est trop loin. Tout simplement. J’y suis, déjà allé et c’est en effet remarquable. Mais mon temps m’est compté. Je ne peux pas me permettre de passer 3h aller-retour pour ça (contre 1h AR pour la plupart des autres salles). Ils ont voulu la coller sur d’anciens abattoirs au fin-fond du trou du diable, c’ewt une erreur c’est tout. Point barre. Une erreur qui va peut être durer 1 siècle.

Chaloux dit: à

J’étais sensible à l’itinéraire du peuple juif, nomade, toujours en marche, par l’Exode.

Que lui dire???

Hurkhurkhurk!

Chaloux dit: à

Une culture religieuse à base de quatrièmes de couvertures?

Mais oui, c’est possible…

Décidément, c’est la journée…

hamlet dit: à

Jazzi, oui c’est une belle raison de l’aimer, j’ai bien aimé aussi à une époque.

Cet extrait du Procès de Kafka, avec ce type qui, du fait de son maque d’audace, obéit à ce gardien vaniteux qui le fait flipper, il ne connaitra jamais le contenu de la loi, il ne connait que le discours du gardien.

hé ce texte de Kafka ne correspond pas à tous les individus, il correspond certainement à Kafka, à des types comme Juliet aussi, mais d’autres auraient envoyé paitre ce gardien, il lui aurait mis un pain et aurait poussé cette porte qui donne accès à la loi…

ou encore mieux ils se seraient parce que cette loi ils en ont rien à taper. ces gens qui définissent eux-mêmes leurs lois et s’y tiennent toute leur vie, avec un seul objectif, parvenir à accomplir cette mission qu’ils se sont donnée.

et voilà, il y a des gens qui doutent, qui se dispersent dans leur vie, qui passent leur temps à regretter ce qu’il s auraient dû et ne pas dû, et d’autres pas ! ces autres ne se dispersent pas, ils suivent un entrainement militaire, un régime militaire pour accomplir leur mission, sans se laisser perturber par tout le reste. Les livres, la musique et tous ces trucs qui ne servent qu’à distraire les autres.

tu vous ce que je veux dire Jazzi ? je sais que tu me comprends.

alors oui, qu’est-ce que tu veux que je te dise, moi aussi j’aimais bien Charles Juliet.

christiane dit: à

DHH,
votre longue réponse me comble. Quelle honnêteté !
Et pourtant, malgré vous, vous portez cette transmission, loin des rites religieux mais au cœur d’un mystère plus grand que vous car vous êtes un regard, une mémoire et des questions.
Oui, ce peuple me tient à cœur.
Peut-être parce que mon amie de collège était née dans une famille de juifs tunisiens qui m’accueillait si chaleureusement ou à cause de la lecture du Journal d’Anne Franck ou encore parce qu’il y avait la chanson de Jean Ferrat « Nuit et brouillard » (« […]Ils s’appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel/ Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vishnou /D’autres ne priaient pas, mais qu’importe le ciel /Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux /Ils n’arrivaient pas tous à la fin du voyage/ Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux/ Ils essaient d’oublier, étonnés qu’à leur âge/ Les veines de leurs bras soient devenues si bleues […] » ou du film documentaire d’A.Resnais vu dans les années 60. Je me souviens sur ces images effarantes de la voix de Michel Bouquet.
Je ne sais plus à vrai dire les rencontres, les livres qui me sont apparus avec le temps comme un signe de transmission qui me portait plus loin que mes années de catéchisme (un rite familial et social dont l’acmé avait été la belle robe blanche vaporeuse du jour de la communion).
Puis un désert accentué par les études, les lectures.
J’ai rapidement oublié le Pape, Rome, la liturgie pour ne retenir que quelques recherches, celle de Jésus/ le Christ, homme pas ordinaire, celle de l’invisible, du sacré, du cosmique, celle de la mémoire (la symbolique chrétienne est d’abord historique et la foi n’est pas dans son essence théologique).
L’appartenance chrétienne était-elle pour moi identifiée à une certaine forme de culture ? Je ne crois pas. Très vite j’ai construit ma hutte dans le doute.
J’étais sensible à l’itinéraire du peuple juif, nomade, toujours en marche, par l’Exode.
Mes lectures bibliques soulignaient la continuité absolue qui existe entre le message d’un certain Jésus de Nazareth et la loi de Moïse. Il y avait là une continuité entre ce qu’on appelle l’Ancien Testament et le Nouveau Testament. Un double héritage juif et chrétien même si ces deux religions liées entre elles et même proches l’une de l’autre, n’étaient pas identiques.
C’était comme l’ombre d’une langue sous la mienne, diffusant sa lumière par dedans comme dans une toile de Kiyoshi Nakagami ou de Mark Rothko, une ligne fine et lumineuse, une source intérieure cachée. Une lumière spirituelle…
Jésus ne se présente-t-il pas lui-même comme « le Seigneur du shabbat » ? N’est-il pas venu avant tout en Juif ? L’essentiel de sa vie ne s’est-elle pas effectuée parmi les Juifs. La souffrance de ce peuple persécuté en raison de son « Élection » me paraissait faire partie de sa souffrance.
J’ai correspondu un temps avec Jean-Marie Lustiger, avec des prêtres-philosophes aussi, avec des agnostiques, des indifférents à ces choses d’en haut.
Ailleurs, je n’en parlais pas, gardant cette recherche intérieure et vivant une vie familiale et professionnelle totalement laïque. Une paroi étanche entre les deux…
Je chemine avec mes questions sans réponses. Viendra bien un temps où les réponses -ou le néant- viendront. Rien ne sert d’être pressée !
Mais il arrive qu’un mot-porte enfoui dans le corps d’un livre, une toile, une musique ouvrent à nouveau le mystère et me placent devant l’énigme. Alors tout continue du cheminement, des tâtonnements. Je lis, me lie, me délie…

Chaloux dit: à

Et Barozze, logement social, RMI (tu t’es assez vanté de vivre aux crochets de tout le monde pendant des années, alors que tu aurais pu travailler), d’où te vient ce droit au mépris vis-à-vis de ceux qui ont préparé ton lit douillet?
Pour le reste, je peux comprendre ta reconnaissance, étant donnée la façon dont tu as été repêché au Mercure de France. Un collier un jour, un collier toujours.

Chaloux dit: à

Barozze, il est vrai que je ne me suis jamais exhibé comme vous le faites presque tous ici, dans un concours de ridicule sans exemple. Il y a quelques années, on ne pouvait pas même ignorer tes 5 à 7. Cette discrétion sera bientôt une cause de blâme, je n’en doute pas. Mais entre les faux journalistes cuculturels comme toi (de quand date ton dernier papier publié? trente, quarante ans?), les fausses fermières, les maîtresses d’écoles démentes à force de frustration à qui on ferait croire n’importe quoi, les journalistes (vrais, ceux-là) pourris jusqu’à la gangrène, et autres pachydermes de l’esprit, je peux dire que je n’ai pas perdu mon temps. Évidemment, comme dirait Rototo, ce n’est pas de la haute culture, ni du Boulez, ni du Blanchot, ni du Rototo lui-même, cet homme unique, ce génie aussi universel que la poudre à récurer dont il use et abuse, ce démiurge de lavabos d’hôtel de passe, dont l’ombre immense écrase chacun de nous, dans des effluves de vieux pipi…

Jazzi dit: à

Je l’aime beaucoup pour çà :

« Son œuvre autobiographique, notamment Lambeaux, nous en apprend beaucoup sur sa personnalité. Charles Juliet se voit comme un débutant, se comparant à un « néophyte » dans un passage du livre ou il évoque sa difficulté d’écrire. D’une manière générale, il a tendance à se sous-estimer. Il se dévalorise, se diminue, car il a, selon ses dires, une exigence beaucoup trop haute qui l’entraîne à douter de ses propres moyens et capacités. Il n’a pas confiance en lui, en son talent, et se sent inférieur aux écrivains qu’il admire. Il s’analyse toujours de manière honnête, aborde fréquemment les difficultés de l’écriture et apporte également une réflexion sur l’autobiographie (difficulté d’exprimer avec des mots ce qu’il ressent et douleur causée par le rappel de certains souvenirs). »

et alii dit: à

hamlet;les oiseaux aussi sont des muses:
La Conférence des oiseaux est un spectacle musical qui raconte le voyage des oiseaux, partis à la recherche de leur roi Simorgh. Au cours de leur périple, placé sous l’égide de la Huppe, ils seront amenés à traverser sept vallées merveilleuses. Ce voyage initiatique symbolise l’itinéraire mystique de l’âme en quête du divin.

Ce spectacle réunit deux chœurs amateurs – Ibn Zaydoun et Antequiem –, dirigés par Philippe Franceschi, autour du texte franco-arabe de l’écrivain syrien Fady Jomar, librement adapté du recueil de poèmes soufis du poète persan Farid al-Din’Attar, mis en musique par Moneim Adwan et mis en espace par Victoria Duhamel.
à l’Hôtel Maynier d’Oppède

Jazzi dit: à

« un lycée militaire »

Oui, ça je savais, grâce aux mémoires de Charles Juliet, hamlet.

Jazzi dit: à

Il n’y a pas d’âge pour apprendre, Chaloux, même la courtoisie ! Tous les espoirs te sont permis…

hamlet dit: à

garnison militaire ? à Aix il y a (avait ?) un lycée militaire.

Chaloux dit: à

A 70 ballets, le journaliste cuculturel devrait plutôt avoir des réponses. Sinon quand les aura-t-il?

(RMI, logement social, paresse immémoriale, mépris de pauvres, gros collier au cou : Le sobriquet de marquise d’Achélème -je ne fais qu’un voyage-, t’irait comme un gant).

Jazzi dit: à

C’est comme pour Chaloux, que sais-t-on au juste de lui ?
Rien d’autre, aux dires de certaines commentatrices, qu’il vivrait de ses charmes, piquant leur sou aux dames, pour se saouler la gueule et finir aux anonymes alcooliques.
Et encore, qu’il pratique la capture d’écran !

Jazzi dit: à

En effet, je ne connaissais pas l’étymologie du mot marrane. A défaut de tout savoir, le « journaliste culturel » se contente de poser les bonnes questions…

« De l’espagnol marrano (« porc ») dont l’étymologie la plus communément retenue est l’arabe محرّم, muharram (« rituellement interdit » → voir haram). Le mot espagnol a signifié « porc », puis « juif ou Maure converti au catholicisme », par sarcasme pour les nouveaux convertis en raison de la répugnance qu’ils éprouvaient pour la viande de porc. »

et alii dit: à

Le groin est un terme désignant surtout le museau des suidés,

Chaloux dit: à

Jazzi dit: à
Le lien que vous semblez faire entre « groin » et « marrane », m’échappe, et Alii ?

Pourtant pas difficile à comprendre… Pas futé, « le journaliste cuculturel »…

et alii dit: à

je précise que j’ai vu-entendu personnellement Derrida se réjouir d’être identifié comme marrane au colloque « l’écriture et la mort »
sinon des non juifs -connus- enseignaient que les juifs ont un « autre nom » plus ou moins caché, et qu’ils ne savent rien du judaïsme;MAO a écrit que les juifs ne veulent pas être juifs (dans libé sauf erreur);
mon expérience de ma judéité est trop singulière ,depuis ma prime jeunesse;

Jazzi dit: à

Le lien que vous semblez faire entre « groin » et « marrane », m’échappe, et Alii ?

Dans ma jeunesse, Aix était considérée comme la meilleure ville universitaire de toute la région PACA, hamlet. N’était-ce pas aussi une ville de garnisons militaires ?

hamlet dit: à

épisode le plus cocasse : en 70 s’organise à Aix un festival qui se veut la réplique de Woodstock ou de Wright. Sauf que le type qui l’organise, (pour mettre fin à l’hégémonie de la musique classique à Aix) est un ancien général de l’OAS (le général Clément ?) résultat : Joan Baez refuse de venir, Leonard Cohen accepte mais exige un cachet faramineux qui va plomber les comptes, obligeant à mettre les entrées presque aussi chères que l’autre festival « Mozart »… résultats : bagarres, jets de pierres sur la scène… le bordel complet ! une parenthèse spatio-temporelle dans l’histoire artistique de cette ville.

Chaloux dit: à

Oiseaux. Certains des enregistrements de la magistrale intégrale des œuvres pour piano de Dvorak par Radoslav Kvapil, ont sans doute été effectués en plein été, fenêtres ouvertes, car on y entend des oiseaux, ce qui ne retire rien à cette musique (qu’on peut aimer, d’un amour profond, tout autant écouter que jouer), bien au contraire.

https://www.youtube.com/watch?v=lOLeNeoe4WI

Jacques Drillon connait certainement l’anecdote Casals-Pierné (le chef?)-Debussy à propos du concerto pour violoncelle de Dvorak. Elle est racontée par Arthur Rubinstein.

Jazzi dit: à

Passionnant et courageux témoignage, DHH !

hamlet dit: à

et alii dit: il faut entendre les oiseaux à la tombée du soir au festival d’ AIX
 »

et alii, si le festival d’Aix, né dans l’après guerre, consacrait à peu près une semaine par an (surtout) à Mozart, fin 60 début 70 la ville consacrait le reste de l’année à la culture pop, rock et folk… dans toute l’effervescence de l’époque.
La présence d’une diaspora de jeunes américains venus s’inscrire à la fac en « Lettres Françaises » et à l’école des Beaux arts pour échapper au Vietnam faisait de cette ville une banlieue de Nashville, Chicago et Los Angeles. Les morceaux d’Emerson Lake & Palmer, Franck Zappa et du Mahavishnu Orchestra sortaient des fenêtres pour résonner dans les rues de toute la ville et alentours.
Avocats, notaires et autres notables aixois aimaient à l’époque s’encanailler, se la jouer cool en organisant des soirées concert dans les jardins de leurs vieilles maisons bourgeoises de la périphérie. Dans la ville, dans la campagne aixoises, autour de la Sainte Victoire, au bord des piscines XXXL, les amplis Marshall couvraient le cri des grillons et l’odeur du haschisch se mélangeait à ceux des bougainvilliers, des pins et de la lavande… comme une parenthèse spacio temporelle dans l’histoire de cette ville.

et alii dit: à

GROIN
ça m’a fait penser que Derrida avait plaisir à être dit « marrane »; je ne révèlerai rien à personne , et surtout pas à P.Assouline en évoquant , à retardement, là encore! le livre de P.Zard que connaît surement christiane;
Dans l’œuvre de Kafka, œuvre d’avant la Catastrophe, c’est le judaïsme qui manque ; dans celles de Perec et Modiano, ce sont les Juifs qui ont disparu. (p. 507)
Point nodal, la Shoah fait rupture dans cette généalogie des figures juives, avec Kafka comme œuvre-charnière plus qu’œuvre annonciatrice. Les écrits juifs sont autant de tombes dans le ciel, pour reprendre l’image de Paul Celan. « Condition juive et culture européenne se dévoilent l’une l’autre, pour autant que le sort du Juif soit envisagé comme l’étalon de la modernité politique européenne » (p. 429). Or, du sort du Juif, on sait ce qu’il en a été, l’écriture kafkaïenne en fournissant la grammaire.  »
c’est cité d’un article intitulé l’écriture marrane : : Philippe Zard, De Shylock à Cinoc. Essai sur les judaïsmes apocryphes, Garnier
avec moult « histoires juives » !
dont voici la première
. La première met en scène un Robinson Crusoé juif qui, faisant admirer son île à deux visiteurs, indique deux grandes paillotes qu’il présente comme ses deux synagogues. « Pourquoi deux ? – Il y a celle que je ne fréquente pas. »
https://laviedesidees.fr/L-ecriture-marrane.html

DHH, dit: à

@Christiane
Votre post qui m’est personnellemnt adressé appelle une reponse personnelle,elle est un peu longue mais ce blog est le seul canal par lequel je peux vous l’envoyer ; les autres intervenants n’ont qu’à se dispenser de la lire .
Cette réponse va probablement vous décevoir, car ce que je sais du judaïsme, de l’histoire de juifs, des sociétés juives, et de la religion juive , ne resulte pas d’une imprégnation familiale et sociale, mais d’acquis tardifs au cours de ma vie d’adulte fruits de rencontres, d’amitiés, de lectures, bref de tout ce que m’a fait glaner l’intérêt tardif que j’ai pris a ces questions et la curiosité intellectuelle qu’elles ont suscitée .
En effet la societé dans laquelle j’ai grandi était une societé tres déculturée s’agissant du contenu son identité juive ,de sorte que mes connaissances en la matière sont plutpt livresques lacunaires et superficielles ,sans doute moins étendues et moins solides que les vôtres, car vous semblez vous être beaucoup plus que moi investie dans la découverte des multiples facettes de ce monde
A toutes fins utile si vous avez la patience de les lire, des extraits d’un papier que j’avais envoyé au MAHJ à l’occasion de son exposition sur les juifs d’algerie où je décris les manifestations cette déculturation :
« Le monde des juifs francophones assimilés auquel appartient ma famille constitue ,au milieu de l’ensemble de la population dite européenne un univers fermé replié sur lui-même et parfaitement étanche
Il est très important pour nous d’etre français , et on revendique hautement cette qualité qui nous distingue d’autres européens ,notamment ,de la nombreuse population espagnole que nous regardons avec la réserve teintée du mépris condescendant du bourgeois à l’égard du prolétaire ,
Et c’est sans doute le besoin de plus en plus ostentatoire d’affirmer cette appartenance à la France qui est à l’origine d’une déculturation , qui au fil des générations nous a éloignés de la sensibilité et de la culture juives , et qui fait que cette identité juive qui structure notre monde et nos vies n’a en réalité pour la plupart de nos familles d’ autre contenu que social et festif, même si nous n’ avons pas clairement conscience de cet appauvrissement
……….
Cette surdité au contenu de notre judaïté, pourtant omniprésente dans tous les aspects sociaux de nos vies, se traduit par une méconnaissance criante des réalités juives tant dans l’histoire du monde que dans notre propre histoire. On est peu au clair sur l’Etat d’Israël, que nos aînés appellent Palestine, évoqué parfois comme une sorte de curiosité lointaine, de toquade chez ceux qui s’y interessent . Des autres juifs, on sait qu’ils existent, on n’en connaît pas et on les englobe sous le nom méprisant et globalisant de Polaks ;nous n’avons aucune idée de ce qu’est socialement culturellement lemonde ashkenaz et nous ignorons qu’il a subi avec la shoah un terrible cataclysme D’ailleurs nous ignorons les termes sefarad et ashkenaz que personne chez nous n’a jamais entendu prononcer
Nous avons à cœur d’afficher dans notre mode de vie et dans nos goûts les marqueurs de notre installation dans la société occidentale « évoluée », comme si le, le processus d’assimilation s’était accompagne d’une sorte de surenchère dans la volonté d’occultation de nos racines, d’effacement de notre passé arabo-juif d’avant la conquête ;Et par l’effet globalisant de ce reniement culturel sommaire enraciné dans l’inconscient collectif, on avait même l’impression informulée que plus on était éloigné de ce monde d’autrefois, non seulement en matière de mœurs mais aussi en matière de pratique religieuse, plus on pouvait se considérer comme civilisé
……….
Une coquetterie langagière s’est d’ailleurs installée dans la désignation des réalité juives que nous avons toujours appréhendées avec les mots français désignant les réalités chrétiennes plus ou moins similaires ; On n’avait pas d’autre mot que « communion » , « bapteme » « Pâques » pour designer des moments religieux dont nous ignorions en general les noms hebraiques, ceux par lesquels les désignent le juifs dans le monde entier et notamment en France. Kippour chez nous s’appelait generalement le grand Pardon au point qu’enfant je croyais que c’etait de Kippour qu’il était question dans la célèbre chanson bretonne que me chantait ma grand’mère ; J’aime Paimpol et sa falaise ,son église et son grand pardon.
Il en va de même pour les prénoms de ceux qui naissent à partir du début du siècle dernier. Dans les familles « évoluées » ceux –ci sont le plus souvent banalement français,mais même pour faire plus chic ,anglais ,comme Walter, William ,Daisy, Wanda,Gladys ,Alfred ,.Ceux qui ont eu le malheur, sous la pression des anciens, d’hériter du prénom hébraïque ou judéo-arabe de leur grand-père ou de leur grand’mère, le portent comme un boulet, et le plus souvent s’arrangent pour le faire oublier en le dissimulant sous sa traduction ou sous un prénom français d’une prononciation proche .C’est ainsi qu’ on ne connaît les Isaac que comme des Jacques ,les Djoar comme des Perlette, les Abraham comme des Albert et les Moïse comme des Maurice .On triche parfois avec un prénom bien français ou même anglais qui a la même initiale que le prénom hébraïque du grand-père .Les Salomon ont des petits enfants qui s’appellent Serge ou Sydney de même que les petits enfants des Salomon allemands s’appellent Sigmund ou même Siegfried comme dans le roman de Fallada.
……..
Mais ces comportements ne sont en aucun cas dictés par un souci de marranisation. Ils ne procèdent nullement d’une dissimulation de l’identité juive, d’un besoin, dans l’espace public, de se fondre dans la masse des non-juifs ;Cette appartenance s’affiche ,elle est voyante ,elle structure notre monde, elle imprègne la vie collective

hamlet dit: à

D : tu as bien tort de zapper, sa salle de concert « Pierre Boulez » est excellente, elle porte bien son nom !

Chaloux dit: à

Logement social, des années au RMI, et cet étron de « journaliste culturel » vient cracher sur ceux qui luttent.

Chaloux dit: à

Barozze, n’oublie pas de faire percer cette médaille et de la mettre à ton collier. Quant aux gilets jaunes, leurs prédécesseurs sont cause que tu as pu branloter sans rien foutre toute ta vie.

Chaloux dit: à

Barozze, je ne me pavane pas en « journaliste culturel » ou autres sornettes, je n’ai donc aucun compte à te rendre.

Jazzi dit: à

Les talentueux ouvriers de l’Hôtel de la Monnaie préparent une médaille commémorative du mouvement des Gilets jaunes, Chaloux. Celle-là sera pour toi !

Jazzi dit: à

Où, quand, quoi, comment peut-on juger de tes talents créatifs, Chaloux ?
En aurais-tu si honte que tu préfères de cacher derrière l’anonymat ?

Chaloux dit: à

Barozze, il faut s’attendre à tout de la part d’un crétin de ton acabit. Achète cette médaille, elle est faite pour toi.

Jazzi dit: à

« tu m’abats de bien des longueurs… »

Enfin, une parole lucide, Chaloux !

Chaloux dit: à

me bats…

Chaloux dit: à

de la part d’un journaliste culturel

Inaltérable. Pas du plaqué. Mon pauvre Barozze, pour qui te prends-tu?

Et comme vieux porc, je t’assure que tu ma bats de bien des longueurs…

Hurkhurkhurk

Jazzi dit: à

Ce n’était de ma part qu’une demande de précision, de la part d’un journaliste culturel à un autre journaliste culturel, Chaloux.
Quant à la bêtise, je la partage confraternellement avec lui.
Surtout quand on sait d’où vient la critique !
Un porc qui n’a que l’insulte au groin…

Chaloux dit: à

Jazzi, en matière de connerie, tu auras toujours le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière (ou plutôt du crémier).

Chaloux dit: à

Jazzi, c’est pour toi.

Jazzi dit: à

« Rarement vu à ce point quelqu’un se vautrer dans sa bêtise. »

C’est pas gentil pour Jacques Drillon, qui appréciera, Chaloux !

C.P. dit: à

« le  » rappelle…

Chaloux dit: à

Cette médaille est le comble du mépris.

Celui qui n’y comprend rien, toujours le même, en fera l’emplette. Rarement vu à ce point quelqu’un se vautrer dans sa bêtise.

C.P. dit: à

Comme la rappelle justement et alii, Bruno Schulz a traduit en 1936, avec la collaboration de Jozsefina Szelinska, le « Procès  » en polonais. Il y a ajouté une postface (pp. 382-386 des Oeuvres complètes traduites, Denoël, 2004) dont j’ai parlé ici jadis ou naguère, parce que son interprétation est assez religieuse et particulière -et, dit-il, « inachevée »- par rapport à des lectures plus sociétales qui l’intéressent peu. Pour lui, Joseph K. est bel et bien coupable, faute d’avoir observé que les Puissances, malgré tous leurs défauts, sont fidèles à la Loi.

Schulz, écrivain et dessinateur, familier également de Witkiewicz et de Gombrowicz, m’a été été très sensible lors de l’exposition à lui consacrée il y a quelques années au mahJ.

Jazzi dit: à

Le parc de la Villette ne dépend pas de la ville de Paris mais de l’Etat, chère Alexia.

Jazzi dit: à

« À la fois urbanistes et architectes, on les appelait les archégètes , de arkhê et hegestaï , qui signifie « mener, conduire, ouvrir la route » »

Et que fais-tu du rééquilibrage entre l’ouest et l’est parisiens, D. ?
Tous les rejetons des bonnes familles des beaux quartiers sont passés à l’est !

Alexia Neuhoff dit: à

D (comme Derrida) s’il était élu maire de Paris ferait aussi dans la déconstruction.

et alii dit: à

même lien :sur « l’autorité » Delphes

Dans l’entretien avec Eva Meyer qui figure dans le livre, Derrida précise l’un des aspects du lien entre déconstruction et architecture. « L’architecte – dit-il – est celui qui se tient au plus près du principe d’arkhê : commencement et commandement. » Et si l’on suit la traduction proposée par Marcel Détienne, « la force du commencement ». En Grèce ancienne, les fondateurs de cités, de la mer noire à l’Italie du Sud, devaient passer à Delphes recueillir l’oracle d’Apollon pour pouvoir entreprendre leur tâche de bâtisseur. À la fois urbanistes et architectes, on les appelait les archégètes , de arkhê et hegestaï , qui signifie « mener, conduire, ouvrir la route ». Là est sans doute l’enjeu commun le plus décisif entre déconstruction et architecture.

D. dit: à

Le bâtiment de la Philarmonie s’inscrit dans un quadrilatère de 1 x 1 km. A Laënnec il y avait encore plus de place ! On a voulu y préserver l’intégralité des anciens pavillons qui pour la plupart on été transformés en logement de très grand standing.
Il suffisait de n’en conserver que quelques uns et notamment ceux donnant sur la rue de sèvres, ainsi que la petite chapelle (c’est ce qui s’est fait à Boucicaut dans le XVème).
Quand aux appartements de grands standing, c’est à la Villette qu’il fallait les mettre.

et alii dit: à

même lien
. Réponse de Derrida : « Vous savez que quelqu’un – je crois que c’était un philosophe – a dit que « le langage est la maison de l’être ». Il parlait de sa propre langue. On se sent chez soi quand on parle sa propre langue »… Derrida qui vient de citer Heidegger, la Lettre sur l’humanisme , s’exprime en anglais. Il parle de zigzag pour désigner le sens de son intervention en citant le livre du critique d’art d’origine juive polonaise Jean-Claude Lebensztejn, précisément intitulé Zigzag . Avec un art consommé de la situation – la déconstruction est aussi une

Diap dit: à

Les concerts de la Philharmonie sont presque toujours pleins, et très longtemps à l’avance.

et alii dit: à

parce que je n’oublie pas le billet: »
Les rapports de Jacques Derrida avec l’architecture datent du moment où le philosophe est invité par Bernard Tschumi à travailler avec Peter Eisenman à un projet de jardin sans végétation au Parc de la Villette à Paris. De cette collaboration est née l’idée d’un jardin d’eau et de pierre qui ne sera finalement pas réalisé. Mais les échanges entre Derrida et les architectes réputés « déconstructivistes » trouveront ensuite de nombreux échos dans sa pensée, même s’il manifeste une certaine réticence à l’égard de cette appellation, ne serait-ce que parce qu’elle masque – selon lui – l’originalité du travail de chacun d’entre eux et leurs différences. Murs penchés, fenêtres ou sols inclinés, poteaux de biais, certains »
https://www.franceculture.fr/emissions/l-essai-et-la-revue-du-jour-14-15/jacques-derrida-ecrits-sur-l-architecture-revue-lignes
bonne journée

D. dit: à

La Philarmonie est un remarquable bâtiment, qui hélas n’a pas grand chose à faire à la Villette, totalement excentrée. Il aurait été bon de penser avant de décider d’une telle implantation. Pour cette raison beaucoup de parisiens hésitent à s’y rendre, d’avance découragés par l’heure et demie qu’il devront passer pour la rejoindre, la même heure et demie pour regagner leurs pénates du XVIème, arrondissement qui abrite tant de mélomanes.
Moi quand je pense concert, je zappe automatiquement La Philarmonie pour cette seule raison. Plûtot dommage.
Il existait pourtant plusieurs sites beaucoup plus centraux et notamment l’ancien hôpital Laennec.

Jazzi dit: à

Mais où peut-on acheter la jolie pièce de 8 euros dont parle Jacques Drillon dans ses derniers petits papiers ? Uniquement à la Monnaie de Paris ?

Jazzi dit: à

PARC DE LA VILLETTE 1990-1991
19° arr., avenue Jean-Jaurès, avenue Corentin-Cariou, M° Porte-de-Pantin ou Porte-de-la-Villette

Le nom de Ville Neuve Saint-Lazare de Paris, apparu dans une charte de la fin du XII° siècle, se transforme en 1374, dans un acte de Charles V, en Villette Saint-Ladre ou Saint- Lazare lez Paris. Jusqu’à la fin de l’Ancien Régime, trois seigneuries se partagent le territoire de La Villette : le prieuré Saint-Lazare, qui en possède la part la plus importante, l’abbaye de Saint-Denis et le chapitre de Notre-Dame. Champs, vignes et moulins occupent le paysage mais, en 1763, La Villette accueille la grande voirie de Paris, qui sert aussi bien de décharge d’ordures que pour l’équarrissage des chevaux. Erigée en commune après la Révolution (1790), La Villette commence à s’industrialiser avec l’Empire. Le creusement du canal de l’Ourcq, décidé en 1802, et l’établissement du bassin de La Villette, inauguré en 1808, provoquent l’installation d’entrepôts et d’usines et l’instauration d’un très important trafic de marchandises vers le Nord et l’Est de la France, relayé par le raccord au chemin de fer de Petite Ceinture à partir de 1856. En 1860, La Villette est annexée à Paris et incorporée dans le 19° arrondissement mais, dès 1859, Haussmann, qui avait entrepris de réunir les différents abattoirs parisiens et les marchés à bestiaux périphériques sur un site proche de la capitale mais éloigné du centre, avait décidé d’y implanter les Abattoirs généraux.
Inaugurés en 1867, les Abattoirs généraux de la Villette comprenaient les abattoirs proprement dits, situés au nord du canal de l’Ourcq, et le marché aux bestiaux, au sud, les deux parties étant reliées par un pont au-dessus du canal. Pendant près d’un siècle, les abattoirs et les activités portuaires du canal ont rythmé la vie du quartier de la Villette. Devenus vétustes, les abattoirs sont modernisés à partir de 1958 et une immense salle des ventes est élevée à grands frais, mais les progrès de l’industrie frigorifique ont rendu caduques ces installations pourtant coûteuses dont les travaux sont interrompus en 1971 et, en 1974, les abattoirs sont définitivement fermés, laissant vacant un site de 55 hectares appartenant à l’Etat entre les portes de la Villette et de Pantin.
Il a donné naissance au plus grand parc de Paris, implanté sur 35 hectares entre la Cité des Sciences et de l’Industrie et la Cité de la Musique.
A l’entrée nord du parc, la Maison de la Villette, construite en 1867 et ancien bâtiment des vétérinaires, a été réhabilitée en 1987 par Pierre du Besset, Dominique Lyon et Kazutoshi Morita et se consacre à l’histoire du site.
La Cité des Sciences et de l’Industrie occupe la salle des ventes construite pour les abattoirs de 1959 à 1969 par Jean Semichon et qui n’a jamais été utilisée. Le bâtiment a été entièrement transformé de 1979 à 1986 par Adrien Fainsilber pour accueillir un musée consacré à la culture scientifique et industrielle, dont dépend également la Géode, œuvre du même architecte (1985). La façade sud de la Cité des Sciences se présente sous la forme de trois immenses serres qui forment la liaison avec le parc.
De l’autre côté du canal de l’Ourcq, la Grande Halle est le principal vestige des installations anciennes de la Villette. Ce bâtiment à charpente métallique, entièrement ouvert à l’origine, a été construit en 1867 par Jules de Mérindol et Louis-Adolphe Janvier comme halle du marché aux bœufs. C’est aujourd’hui un espace culturel polyvalent, transformé en 1983-1985 par Philippe Robert et Bernard Reichen. La Grande Halle est encadrée au sud par deux petits bâtiments en pierre qui lui sont contemporains : le bâtiment Janvier, siège de l’Etablissement public du Parc et de la Grande Halle de la Villette, et l’ancienne Bourse du marché, actuel théâtre Paris-Villette.
Sur le parvis sud, la fontaine aux Lions, élevée par Girard place du Château-d’Eau (place de la République), a été transférée ici à l’ouverture des abattoirs.
A l’entrée sud du parc, de part et d’autre, s’élèvent les bâtiments construits par Christian de Portzamparc pour la Cité de la Musique, qui accueillent le Conservatoire de Paris à l’ouest (1990), une salle de concert et le musée de la Musique à l’est (1995).
Au nord-est du parc en bordure du canal, la salle de concert du Zénith, par Philippe Chaix et Jean-Paul Morel, a été inaugurée en 1984.
Le parc de la Villette a été conçu par Bernard Tschumi qui a défini plusieurs tracés indépendants qui se superposent les uns aux autres en s’entrecroisant : les galeries, les prairies, les jardins et les Folies. Deux galeries abritées traversent le parc, la galerie de la Villette du nord au sud et la galerie de l’Ourcq d’est en ouest le long du canal, à la hauteur duquel elles se croisent. Deux allées de platanes délimitent la prairie du Triangle dans la partie sud du parc et une autre allée également plantée de platanes cerne la prairie du Cercle de part et d’autre du canal, ces deux vastes pelouses offrant des espaces de détente et de jeux. Un long circuit sinueux relie dix jardins thématiques dont un grand nombre associe végétation et sculpture, jeux d’eau, de sons, de reflets, certains plus ludiques – jardin des Dunes, des Voltiges, du Dragon –, d’autres créant plutôt des ambiances – jardin des Miroirs planté de pins sylvestres et d’érables ; jardin des Brouillards associant gouttelettes, jets et rideaux d’eau ; jardin des Iles planté de chênes, pins gris argentés, tulipiers de Virginie, charmes et conifères ; jardin des Equilibres aux cerfs-volants de métal parmi les arbres à perruque –, d’autres enfin plus botaniques – jardin de la Treille avec ses ceps de vigne et ses plantes grimpantes ; jardin des Bambous aux couleurs contrastées ; jardin des Frayeurs enfantines avec sa forêt d’épicéas et de bouleaux. Enfin les 25 Folies, cubes métalliques rouges sur une armature de béton, régulièrement
réparties selon une trame orthogonale, donnent une unité à l’ensemble du site. Certaines accueillent des activités ou des services (café, billetterie, musique…), d’autres sont sans destination particulière mais toutes sont différentes et représentent autant de clins d’œil à ces folies XVIII° qui ponctuaient les jardins. Quant au mobilier du parc, modulable, il a été dessiné par Philippe Starck.
Conçu pour associer nature et ville, culture et détente, le parc de la Villette accueille de nombreuses manifestations – cinéma, expositions, fêtes… – qui se déroulent en plein air, dans un espace sans clôtures ni portes, totalement ouvert la nuit comme le jour.
Le parc de la Villette est devenu le siège de La Philharmonie de Paris, un établissement culturel principalement consacré à la musique symphonique mais ouvert aussi sur les musiques du monde. Le site est désormais composé de la « Philharmonie 1 », grande salle de concert de 2 400 places conçue par l’architecte Jean Nouvel et inaugurée en janvier 2015, et a intégré en son sein l’ex Cité de la Musique, rebaptisée « Philharmonie 2 ».
https://www.edilivre.com/histoire-des-jardins-de-paris-jacques-barozzi-et-marie-christine.html/

Jazzi dit: à

La polémique sur l’ouverture des parcs et jardins montrent bien l’enjeu que ceux-ci représentent pour les Parisiens. Les pelouses sont les plages des habitants des villes, qui se ruent en masse sur les seuls jardins ouverts : bois de Boulogne et de Vincennes, esplanade des Invalides, Champ de Mars, jardins des Champs-Elysées, Cour la Reine…
Aujourd’hui, j’irai voir ce qu’il en est du parc de la Villette, dernier grand espace vert parisien créé sans… grilles.

christiane dit: à

Souvenir mystérieux et beau, Et Alii.

Chaloux dit: à

Un de mes amis, bien placé pour le savoir, m’a raconté que lors de sa dernière candidature parisienne, la Kuku-Moricette avait retiré ses enfants de leur établissement privé pour les coller dans le public. Fin de la campagne, fin de la récréation, les gamins sont retournés dans le privé.

et alii dit: à

il faut entendre les oiseaux à la tombée du soir au festival d’ AIX aux concerts: les oiseaux volent bas en faisant du raffut ;et soudain, la musique commence et ils disparaissent;

christiane dit: à

Oui, D,
des martinets.
Mon père m’a appris à les distinguer des hirondelles. ils sont tout noirs. Leur chant c’est comme des sifflements en trille, très stridents. Ils volent en groupe, très rapidement et très très haut. c’est très beau dans le ciel. Ça ressemble à l’été. Je ne me lasse pas de les regarder. (on dit qu’ils peuvent dormir en volant.)

Jazzi dit: à

‘Gare au Gorille’

Je suis aller revoir sa maison rue Santos-Dumont, JJJ…

et alii dit: à

Bruno Schulz aurait également écrit la traduction du Procès de Kafka en polonais
bonsoir

D. dit: à

Des martinets ?

christiane dit: à

La fenêtre est ouverte. Il fait doux. Au crépuscule pour la première fois de ce printemps de braise, j’ai entendu le retour des martinets.

christiane dit: à

DHH,
je suis vraiment heureuse à l’idée que vous allez découvrir le beau roman d’Hubert Haddad.

Vous m’apprenez que Singer est le frère aîné d’Isaac Bashevis Singer, écrivain également. Je viens de commander Les Frères Ashkenazi, de ce « grand frère d’Isaac Bashevis Singer », Israel Joshua Singer. L’histoire d’une famille juive de Lodz, mélancolique et tendre, semble-t-il.

C’est la Bible qui m’a fait découvrir l’épopée du peuple hébreu.

J’ai lu d’Isaac Bashevis Singer Shosha (quel beau personnage pur et candide) et Yentl (après avoir vu le beau film coécrit, réalisé et interprété par Barbra Streisand à partir de cette nouvelle).
Mais avant, Aharon Appelfeld L’amour soudain, Le Garçon qui voulait dormir (bouleversant. L’histoire d’Erwin, 17 ans, à la recherche de son histoire et de sa langue natale oubliée et de son nom…) et le récit incontournable autobiographique Histoire d’une vie : « Chaque fois qu’il pleut, qu’il fait froid ou que souffle un vent violent, je suis de nouveau dans le ghetto, dans le camp, ou dans les forêts qui m’ont abrité longtemps. La mémoire, s’avère-t-il, a des racines profondément ancrées dans le corps. Il suffit parfois de l’odeur de la paille pourrie ou du cri d’un oiseau pour me transporter loin et à l’intérieur.»
C’est la Bible qui m’a fait découvrir l’épopée du peuple hébreu puis il y a eu d’autres livres, ceux d’Imre Kertész, Primo Levi, d’Elie Wiesel, Saul Bellow, Philip Roth, Ingeborg Bachmann, Paul Celan, Marek Halter, Daniel Mendelsohn, Robert Musil, Patrick Modiano, Georges Perec…
Livres qui m’ont fait cheminer dans la mémoire d’un peuple, d’une culture, de traditions disparues, de souvenirs transmis par les parents de ces enfants de femmes et d’hommes qui ont survécu à la Shoah… de l’exil, des persécutions ayant provoqué la diaspora juive. Un monde menacé par l’oubli de ce qui fut…
Mais l’histoire du peuple juif a des racines si anciennes depuis l’Exode des Hébreux.
Est-ce toujours le peuple d’un Livre, la Torah ? de la révélation divine donnée à Moïse au Buisson ardent et des dix commandements au Mont Sinaï ? Dieu est-il toujours l’âme de ce peuple ? J’essaie aussi de comprendre aujourd’hui ce qui distingue les Ashkénazes (Juifs d’Alsace, d’Allemagne, de Pologne, de Russie et de Roumanie) des Séfarades (Juifs d’Espagne, du Maroc, d’Algérie, de Tunisie,de Libye, de Salonique)…
Les livres de Pierre Assouline, votre présence discrète et forte sur ce blog, celle de Et Alii et de bien d’autres participants m’aident à cheminer, à comprendre bien qu’étant été formée culturellement dans la religion chrétienne.

hamlet dit: à

bon admettons pour les daurades, ce jeu est bien compliqué.

Chaque soir, en espérant des lendemains épiques,
avec l’azur phosphorescent,
Et la mer des tropiques Enchantant leur sommeil d’un mirage doré,
Ils regardaient monter en un ciel ignoré,
du fond de l’océan des étoiles nouvelles ?…
Que nenni cria le capitaine ! Regardez bien ! vous voyez c’est de l’or !
Enfin seul… le capitaine leva l’ancre, sans l’ombre d’un remord.

DHH, dit: à

@hamlet
vous m’ouvrez des perspectives.
je vais essayer votre recette.
Jusqu’a present je cuisinais la dorade avec de la coriandre et du citron confit ou avec du laurier et du jus d’orange .

Janssen J-J dit: à

@ vous souffrez surtout de ne pas avoir d’autre ami qu’un coq

Oui, et c déjà pas si mal, TXFFL, je précise que ce n’est pas une souffrance, vu que je le « domine ». Je chante plus fort que lui, et ça lui cloue le bec, en général.
Cela dit, je vous M beaucoup, @alii – je commence juste à entrapercevoir votre humour, mais ne fantasmez pas à cette dernière parole courtoise avant que j’aille vous saillir en rêve dans les bras de Morflée…
(NB / nul n’a oublié la prière de la vieille dans ‘Gare au Gorille’…)

et alii dit: à

hamlet, je n’aime pas la brandade , depuis toujours;
ce serait un brandon de discorde entre nous;

et alii dit: à

et que fait donc P.Assouline sinon transmettre et enseigner les auteurs qui ont pensé »la tache du traducteur »? ET c’est déjà beaucoup !allez faire la
pute avec des gens de votre genre , très bonne idée ,

DHH, dit: à

@hamlet
Votre dernier essai a la Heredia ne tient pas la route.La brandade ça se confectionne avec de la morue sèche dessalée et pas avec des dorades fraîches.
Vos lesbiennes étaient plus crédibles

Janssen J-J dit: à

– Nathalie Kokiusko-Moriset sera la prochaine impératrice de toutes les Europes.
– Non ? Noooooon !
– Si ! Si !

et alii dit: à

eh bien oui, cette dame devait partir vivre en israel ! mais elle était française ; et alors? quel mal à inviter une polonaise qui a soigné son père chez elle pour ne pas être seule ? vous souffrez surtout de ne pas avoir d’autre ami qu’un coq ! ça, ça fait pitié !
mais, merci, moi, je ne cherche pas d amitié sur ce blog ;quand je vois à quoi vous servent vos ami-e-s! vous avez surtout des problèmes de domination !
très français!
bonne nuit !

Janssen J-J dit: à

@ moi qui ne suis pas à une putasserie près, je n’avais pas compris que ce blog devait se réduire aux talents de Mme Etralii : « ceux qui contestent les talents de professeurs qui ont transmis à des gens qui transmettent à leur tour sur la toile ».
Passoul aurait dû réécrire la charte de son commentarium en ce sens. Avec D. nous serions alors repartis sans demander nos restes en respectant tous nos gestes-barrière aux portes de Paris. J’espère que jzmn est bien rentré pour nous pondre sa nouvelle marche de Radzetski. Bonne nuit, et FMLP. Ça déconfine de partout, ce soir, y compris dans le petit cimetière de notre village, y’a d’la teuf !.

hamlet dit: à

3j ne venez pas me dire que cet équipage est aussi allergique poisson !

DHH, dit: à

sur les conséquences inattendues des erreurs de traduction:
Une collègue d’anglais m’avait un jour expliqué –vrai ou pas ?- que c’est à une erreur de traduction sur le mot corn que les français ont du manger de manière quasi exclusive du pain de maïs en 45 46 et 47
Au lieu du blé qu’ils souhaitaient importer des Usa au titre de l(aide alimentaire fournie à la France ce sont en fait des tonnes de maïs qui ont eté commandées ,reçues et consommées
Enfant je trouvais ce pain à la mie jaune et sucrée exquis, alors que pour mes parents il representait un signe de prolongation de la pénurie leur rappelant en permanence que tout n’était pas encore redevenu comme « avant-guerre »

hamlet dit: à

ok exit les sirènes…

Chaque soir, en espérant des lendemains épiques,
avec l’azur phosphorescent,
Et la mer des tropiques Enchantant leur sommeil d’un mirage doré,
Ils regardaient monter en un ciel ignoré,
du fond de l’océan des étoiles nouvelles ?…
Que nenni cria la capitaine, il ne s’agit point d’étoiles mais de belles dorades !
Leurs écailles luisent sous la lune… nous en ferons des brandades…

hamlet dit: à

3j fallait le dire avant : c’est pas du jeu de changer les règles du jeu en cours de jeu !

D. dit: à

Et si c’est pas elle ce sera Manuel Valls.

Janssen J-J dit: à

@ H., Bof… dans l’équipage des matelots, y’avait que des pédés…

@ FMLP /… Le Genou de Claire ou la Cheville de Judith, c’est comme vous le voudrez. Non, il n’y a nulle pornographie sioniste dans votre monopolisation de la gestion des biens de salut, y compris dans vos dîners urbains polonais, du moins je ne crois pas.

D. dit: à

Nathalie Kokiusko-Moriset sera la prochaine impératrice de toutes les Europes.

et alii dit: à

les gens qui sont putassiers me semblent ceux qui contestent les talents de professeurs qui ont transmis à des gens qui transmettent à leur tour sur la toile , si bien qu’on peut comparer les interprétations des uns et des autres; LES erdéliens dénigrent par principe, et cherchent à se faire remarquer par leur haine et leur outrecuidance ;

hamlet dit: à

3j je recommence il manque des pieds aux sirènes :

Chaque soir, en espérant des lendemains épiques,
avec l’azur phosphorescent,
Et la mer des tropiques Enchantant leur sommeil d’un mirage doré,
Ils regardaient monter en un ciel ignoré,
du fond de l’océan des étoiles nouvelles ?…
Que nenni cria la capitaine, il ne s’agit point d’étoiles mais de belles sirènes !
L’équipage : notre chance à tourné ! déception, ces belles sirènes étaient toutes lesbiennes.

non j’aurais pas dû prendre des sirènes, ç coince, je m’en sors vraiment pas avec leurs pieds.

et alii dit: à

de sa cheville. à qui?
Moi, je ne cherche pas à rivaliser ! surtout avec les gens qui ont des besoins en pornographie!

D. dit: à

Bon alors c’te putain de monde d’après ?!

et alii dit: à

vous fantasmez surtout sur le diner !
rien de solennel, ni de mondain! une femme veuve dont les enfants mariés habitent en israel et aux usa, et se plaint beaucoup d’eux! la polonaise avait soiné son défunt père en israel, et elle l’invita à habiter chez elle;
mais quand on mange le soir, bon ou mauvais, ça s’appelle , en français de France, un dîner!

Janssen J-J dit: à

Décidément, vous avez un gros « pb » névrotique à l’égard de ce que vous estimez devoir être votre leadership sur cette chaîne. Aurez beau multiplier les réf. savantes dans tous les domaines, et lâcher toutes les perfidies (ou putasseries) que vous voudrez, vous n’arriverez jamais à la hauteur de sa cheville. Et n’inspirerez tout au plus que de la pitié, mais nulle compassion ni empathie. Or pour être écoutée, il en faut un brin. (On me l’a dit « dans un dîner où j’étais des convives » – quel charabia !).

et alii dit: à

le prix du mot:
En 1980, un jeune homme de 18 ans était admis dans un hôpital de Floride dans le coma. Les docteurs ne parlant que l’espagnol, ont fait appel à un membre de l’équipe soignante bilingue pour faciliter la communication entre la famille du jeune homme et les médecins. Ce dernier a traduit « intoxicado » par « intoxiqué » en anglais, une traduction qui n’a pas du tout les mêmes connotations que le mot original en espagnol qui se rapproche plus d’« empoisonnement ». La famille pensait que le jeune homme souffrait d’une intoxication alimentaire, alors qu’en réalité, ce dernier avait une hémorragie cérébrale. Les médecins lui ont administré un traitement similaire à celui prescrit lors d’une overdose de drogues, ce qui a accentué certains de ses symptômes. À cause du retard du traitement causé par ce malentendu, le jeune homme est resté tétraplégique. Une indemnisation de 75 millions de dollars lui a été versée pour faute professionnelle.

et alii dit: à

Parmi les erreurs de traduction historique qui ont trait à des conflits internationaux, l’une des plus connues concerne la capitulation inconditionnelle du Japon. Le professeur Jean Delisle de l’université d’Ottawa l’évoque dans ses travaux : « Dans son ouvrage The Fall of Japan, William Craig écrit qu’à l’issue de la Conférence de Potsdam, en juillet 1945, les Alliés adressèrent un ultimatum au premier ministre japonais. Ils exigeaient la capitulation inconditionnelle du Japon. À Tokyo, les journalistes pressèrent le premier ministre Kantaro Suzuki de leur communiquer la réaction des autorités. Celui-ci leur répondit que son gouvernement ‘s’abstenait de tout commentaire pour le moment’. Dans sa déclaration, il utilisa le mot mokusatsu, très polysémique. Les agences de presse japonaises et les traducteurs lui donnèrent le sens de ‘traiter avec un mépris silencieux’, ‘ne pas tenir compte’ (to ignore), ce qui faisait dire en substance au premier ministre : ‘Nous rejetons catégoriquement votre ultimatum’. Les Américains y virent une fin de non-recevoir. Dix jours plus tard, ils larguaient leur bombe meurtrière sur la ville japonaise ».

et alii dit: à

Quand une traduction est fautive, cela peut passer inaperçu. Ou provoquer des situations curieuses, inattendues, voire historiques.
Être traducteur, c’est devoir prendre en compte les subtilités de plusieurs langues, mais aussi le contexte de l’écrit, les différentes interprétations possibles et même, le public auquel on s’adresse.

Et à la moindre erreur, cela peut être l’effet papillon : faire naître une légende, susciter un débat, ou rendre perplexe les lecteurs. Petit florilège d’erreurs aux conséquences notables.

Les onze mille vierges qui n’en seraient qu’une
Sans l’erreur d’un traducteur, Sainte Ursule ne serait peut être pas si célèbre. La légende populaire veut que cette princesse bretonne ait été martyrisée par les Huns, car elle aurait refusé d’épouser leur chef. Ils l’auraient tuée ainsi que ses onze mille suivantes… vierges.

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Mais elle n’aurait en réalité été accompagnée que d’une femme, son amie Undecimille. Les traducteurs n’auraient pas reconnu ce mot comme un prénom, trop peu commun. Et, supposant une erreur dans le texte, l’auraient transformé en « Undecim Milia », onze mille en latin. Soit… autant de vierges.

Astérix, les bretons et les tailleurs chinois

L’une des plus célèbres aventures du petit Gaulois amateur de potion magique, Astérix chez les Bretons, est parue pour la première fois en 1966. Dans les bulles, les personnages s’amusaient à reprendre des expressions des manuels Assimil de façons littérales, telles que le célèbre « My tailor is rich » qui devenait « mon tailleur est riche ». Plutôt difficile à comprendre pour qui ne connaît pas le contexte.

Les traducteurs de la version chinoise de la bande dessinée ont eu bien du mal à saisir le gag. Désemparés, ils l’ont remplacé par une phrase qui semblait (presque) équivalente : « Les tailleurs ne sont pas chers, cette année ». De quoi faire croire aux lecteurs chinois qu’ils sont fous, ces Français.

Catulle le faux prude
Le poète romain Catulle était connu pour des pièces… plutôt vulgaires. Qu’il ne faisait pas très bon de présenter telles quelles au bon bourgeois de l’époque classique. Cela explique des traductions plutôt obscures, comme cette phrase évoquant son ami Memmius « O Memmius, comme tu m’as longtemps tenu à ta discrétion ! ». En réalité, si on la traduit de façon littérale, elle signifierait… « O Memmius, comme tu me l’as bien fourrée à la renverse, toute ta trique ! ». L’histoire ne dit pas si tout cela était autobiographique.

L’Eglise s’adresse aux jeunes… mais une négation se perd en chemin
Une phrase du Youcat, le manuel de catéchisme pour les jeunes, avait été complètement dénaturée par sa traduction de l’Allemand. Alors que la version originale expliquait que « reconnaître la liberté religieuse ne signifie pas reconnaître que toutes les religions sont égales », l’oubli de la négation a transformé la phrase en « reconnaître la liberté religieuse signifie reconnaître que toutes les religions sont égales ».

L’erreur a été communiquée par l’église lors de la conférence de presse de présentation de l’ouvrage, le mercredi 13 avril 2011. En conséquence, des milliers d’exemplaires de ce manuel ont été détruits.

Un traité mal traduit… et la guerre est prolongée d’un mois
En août 2008, la guerre faisait rage entre la Géorgie et la Russie, pour la revendication des régions séparatistes de l’Abkhazie et de l’Ossétie du sud. La France jouant un rôle de médiateur, un accord de cessez-le-feu avait pu être signé. Mais il n’a pas été compris de la même manière par toutes les parties. En cause : une nuance dans la traduction, interprétée par les Russes comme l’autorisation de laisser leurs chars stationnés « dans » les territoires reconnus comme géorgiens. Le document anglais, lui, aurait bien précisé que les forces russes devaient se retirer sur leurs positions de départ. Un malentendu qui a prolongé la guerre d’un mois, alors qu’on la croyait terminée.

La perspective Nevski, un nom célèbre par erreur
La perspective Nevski est sans doute la rue la plus célèbre de Saint-Pétersbourg. Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, elle n’est pas nommée ainsi pour sa géométrie. Le mot vient d’une traduction du terme russe « prospekt », soit « avenue ». Sous les plumes des traducteurs, il est devenu en français « perspective »… donnant un nouvel usage, très particulier à ce mot. On ne pourra l’utiliser dans ce sens là qu’en parlant d’une avenue russe. La nouvelle de Nicolas Gogol, La perspective Nevski, a été diffusée en France sous ce nom, contribuant à le rendre célèbre.

et alii dit: à

je crois qu’on ne prononce pas Lodz comme les français ; une polonaise qui travaille en israel comme aide soignante nous l’a dit dans un dîner où j’étais des convives ;

et alii dit: à

je ne comprends pas comment on peut dire qu’on est monolingue quand on se recommande de son latin et surtout de son grec pour corriger un argument de Derrida sur l’amitié : C’est un effet de l’autorité erdélienne? surtout eu égard à ce qu’enseigne Derrida sur la « langue » à partir de son expérience ,et de son expérience de professeur à l’étranger, avec des rencontres avec ses collègues qu’il évoqua;mais comme je ne comprends pas les gens qui comprennent tout et se présentent comme les plus doués , je ne m’en soucie pas , de ne pas comprendre les erdéliens:ça doit être ça, la langue qu’ils maîtrisent, la pornographie ;eh bien, je m’en passe; mon fils est tri ou quadrilingue ,créatif(il partage ses « inventions »avec des allemands et des américains, voyage dans le monde entier, c’est assez pour me réjouir

DHH, dit: à

@Christiane
mercci.
je ne connaissais pas ce livre; je vais suivre votre conseil
sur le Lodz d’avant la guerre ,cette ville industrielle qui comptait une forte population juive socialement tres stratifiée , un excellent roman qiue vous connaissez peut-être déjà de l’autre Singer, Yoshua le frere aîné du prix Nobel :les freres Ashkenazi

Chaloux dit: à

Ce soir, D lange à la louche.

christiane dit: à

DHH, un très beau roman lumineux Un monstre et un chaos (éditions Zulma). Le dernier paru d’Hubert Haddad.
Tout se passe dans le ghetto de Lodz. Un enfant Alter venu du shetl de Mirlek tente d’y survivre après avoir vu son frère Ariel massacré par une division SS qui a mitraillé le shetl, l’obligeant à fuir.
Très longuement il s’attarde sur ce Chaïm Rumkowski, le doyen du Conseil juif de Lodz qui dirigea le ghetto, le transformant en centre industriel pactisant avec le IIIe Reich, convaincu qu’il sauvera ainsi les juifs. Le roi Chaïm, autre figure du diable, parade en calèche entouré de ses courtisans.
La résistance se met en place….
Un merveilleux personnage, maître Azoï, le marionnettiste résistera par le théâtre, la culture…
Chaïm Rumkowski finira déporté comme tous les habitants du ghetto..
Si Alter est un héros fictif le cadre où se déroule l’histoire est bien réel. Comme vous-même et Et Alii le rappelez, ce Chaïm Rumkowski a bien existé…
Le titre de son roman, Hubbert Haddad l’a choisi dans ses lectures de Pascal. Il s’en explique dans un encart à la fin du roman (pages 351/352) :
« Comment la vieille Europe a-t-elle pu se trouver prise en otage et mise à mal abominablement au siècle dernier ? Oubliera-t-on jamais les mille et cent, les millions d’enfants du ghetto qui parlaient yiddish, cet esperanto d’exil où les langues allemande et hébraïque s’éprennent l’une de l’autre, mêlés d’apports slaves et d’intonations latines. Les mille et cent, les millions d’enfants furent on le sait exterminés et le yiddish s’est éteint dans leurs cendres comme une braise, avec les plus beaux chants. […]
Penseur et concepteur génial déchiré par la conscience de sa finitude face au crâne ouvert du cosmos, Blaise Pascal au temps jadis avançait : « Quelle chimère est-ce donc que l’homme ? Quelle nouveauté, quel monstre, quel chaos, quel sujet de contradiction, quel prodige ! Juge de toutes choses, imbécile ver de terre, dépositaire du vrai, cloaque d’incertitude et d’erreur : gloire et rebut de l’univers. » Il n’y avait pour ce penseur des gouffres qu’un recours contre cette monstruosité chaotique qui couve au fond de chaque homme, la religion – on aimerait penser après les mille bûchers qu’il prenait le mot dans sa désinence étymologique où s’enlacent les notions du relier (religare) et du (re)cueillir (relegare).
Friedrich Nietzsche (pour qui « rien n’est passé » en philosophie depuis l’auteur des Pensées) l’a bien lu et compris à sa manière : « Sans la foi chrétienne, pensait Pascal, vous serez pour vous-mêmes, comme la nature et l’histoire. Un monstre et un chaos : nous avons réalisé cette prophétie.« )
L’effondrement éthique et la plus glaçante entropie guettent en effet un monde privé de lien, de recours à l’altérité, seule transcendance digne de foi, un monde d’endoctrinement et de terreur où l’individu mystifié rejette son appartenance à l’humaine condition au point d’en vouloir détruire les âmes et les visages. Qui démêlera cet embrouillement ? Disons tout bonnement que l’homme, privé de simple humanité, n’est qu’un monstre et un chaos. »
Je crois, DHH, que ce formidable roman rappelant l’histoire tragique du ghetto de lodz vous intéresserait.

et alii dit: à

le premier traducteur de Benjamin a été de Gandillac, qui fut professeur de nombreux philosophes connus , dont pour ce qui_ concerne le billet, Derrida

et alii dit: à

Cavell confesse : « Je crains que nous acceptions, sur ce qu’impliquent l’apprentissage et le partage du langage, trop de prétendues évidences. » (1996 : 265). L’enquête commence par cette affirmation dont il conviendra de comprendre sur quoi elle porte et à qui elle s’adresse. J’y reviendrai très précisément quand je parlerai de « confusion scolastique » et de « réflexivité critique ».

et alii dit: à

je suppose que la personne qui voulait être éclairée sur « la pornographie » par les erdéliens trouve toute satisfaction dans ses amitiés qui exhibent ses intérêts les plus personnels : ils ne sont pas forcément partagés

Janssen J-J dit: à

ah oui… comme le vol de gerfauts hors du charnier natal, fatigués de porter leur misère hautaine…

Et s’il avait dit Lérédia, sans rime ni raison :
Chaque soir, EN espérant des lendemains épiques,
AVEC l’azur phosphorescent,
ET la mer des tropiques EnchantANT leur sommeil d’un mirage doré,
ILS regardaient monter en un ciel ignoré,
du fond de l’océan des étoiles nouvelles ?…
(nos conquistadors ?)

Moi, je prétends avec jean-marcel qui sent ses poils duduk., que l’anacoluthe est à l’alexandrin ce que TXiFofolle et son mari sont à la RDL : comme un hasard @ une absurdité.

de nota dit: à

en tous les cas, langer c’est plus écolo que les couches.

de nota dit: à

Ce soir je lange du bœuf bourguignon.

D, c’est un enfant adopté?

et alii dit: à

l’article insiste aussi, à propos de BABEL? sur
elle exhibe un inachèvement, l’impossibilité de compléter, de totaliser, de saturer, d’achever quelque chose qui serait de l’ordre de l’édification,
ce n’est pas sans raison que j’attends que les commentaires soient un peu avancés avant d’ envoyer un article qui me semble les éclairer, en avoir anticipé , les propos(y compris les miens) et pensé les questions déterminantes

D. dit: à

Ce soir je lange du bœuf bourguignon.

et alii dit: à

sont à rattacher excuses

et alii dit: à

vous ne citez pas le livre d’Adolf Rudnicki
effectivement:ce n’était pas mon propos;j’ai lu ce livre et l’ai fait lire à une réunion de dames de la wizo(précédent fil);
vous aurez trouvé bien des textes à évoquer dans le lien sur BABEL?qui, eux, sont à rattachés directement au billet, aux auteurs cités , et aux questions soulevées, (saut peut-être explicitement « la dette »,qui justifiait que j’ai envoyé ce lien
bonne soirée , madame

DHH, dit: à

@et alii
bien que paralysée par mon unilinguisme j’ai dechiffré votre post sur ce personnage qui a regné sur le ghetto de Lodz
vous ne citez pas le livre d’Adolf Rudnicki » le marchand de Lodz » qui lui est consacré.
je l’avais découvert à l’occasion d’un émission Repliques dont il était le sujet , et qui posait en termes de curseur le problème du rôle acceptable ou pas par des responsables juifs des ghettos , soulevé également plus tard par Arendt au proces Eichman.
et cette émission m’a amenée aussi à lire d’Adolf Rudnicki son très beau recueil de nouvelles :les fenetres d’or

Lucienne dit: à

encore renfield… ya pus d’limite au pépère la gâtouille l’avachi partout

Patrice Charoulet dit: à

QUI POUR MATIGNON ?

Dans son émission « L’Heure des pros », ce jeudi 21 mai, Pascal Praud, sur CNews, a soulevé ce sujet : Si Edouard Philippe partait, qui pourrait le remplacer ? On nous a gratifiés de la photo de quelques premiers-ministrables : Outre Mme Lagarde, MM. Le Maire, Le Drian, Valls, Bertrand, Bayrou.
Les participants ont dit tour à tour les objections que l’on pouvait faire à ces choix-là. L’un d’entre eux à voulu ajouter un nom à cette liste : celui de Nicole Notat, et a plaidé pour elle.

Mon objection est la suivante : Mme Notat , dans un récent entretien, a révélé qu’on lui avait déjà proposé d’être non pas à Matignon, mais d’être ministre. Elle avait refusé, n’estimant pas être capable d’être ministre. En supposant qu’on lui propose de remplacer Edouard Philippe, on imagine mal comment elle pourrait s’estimer d’être capable d’être plus que simple ministre.

La conclusion de ces échanges fut qu’on ne pourrait trouver personne pour remplacer l’irremplaçable Edouard Philippe !

Je suis un peu surpris de cette conclusion. Car enfin, 99% des Français ne connaissaient pas Edouard Philippe, quand le nouveau président, lui même premier dans un incroyable concours de circonstances, l’a choisi. En quel honneur un ancien inconnu , certes plus connu,serait-il devenu irremplaçable ?

Depuis 58 , beaucoup de présidents choisissaient le plus souvent dans le vaste vivier de leur parti. L’actuel président n’a pas cette chance. Beaucoup de ses fidèles du début ont eu bien des malheurs. Et personne dans ses nombreux députés godillots , trouvés sur Internet, ne paraît avoir le niveau requis pour le job. Personne.

A vrai dire, toutes ces conjectures sont vaines. Et Jupiter fera ce qu’il voudra, quand il voudra. Ni vous ni moi ne serons consultés.

DHH, dit: à

@JJJ
ni solecisme ni anacoluthe mais coq à l’âne.
en revanche voici un bel exemple littéraire de solécisme et/ou anacoluthe:
« Chaque soir espérant des lendemains épiques
L’azur phosphorescent de la mer des tropiques
Enchantait leur sommeil d’un mirage doré »
Heredia les conquérants

et alii dit: à

. Le nom « pierre » appartient à la langue française, et sa traduction dans une langue étrangère doit en principe transporter son sens. Ce n’est plus le cas pour « Pierre » dont l’appartenance à la langue française n’est pas assurée et en tout cas pas du même type. Peter en ce sens n’est pas une traduction de Pierre, pas plus que Londres n’est une traduction de London, etc. Deuxièmement, le sujet dont la langue dite maternelle serait la langue de la Genèse peut bien entendre Babel comme «confusion», il opère alors une traduction confuse du nom propre dans son équivalent commun sans avoir besoin d’un autre mot. C’est comme s’il y avait là deux mots, deux homonymes dont l’un a valeur de nom propre et l’autre de nom commun
« LONDON n’est pas Londres » a été enseigné par Derrida,très soucieux des traductions
ici c’est sur la page https://redaprenderycambiar.com.ar/derrida/frances/tours_babel.htm
bonsoir

hamlet dit: à

ok Clopine il m’avait juste semblé.

Clopine dit: à

Mais où voyez-vous de la « haine » dans ce que j’ai écrit ?

Franchement ?

Relisez calmement, et dites-moi ?

Votre interprétation, si possible argumentée ???

et alii dit: à

Eva eventually went on to found a small Holocaust museum in Terre Haute, Indiana, which she named CANDLES (Children of Auschwitz Nazi Deadly Lab Experiments Survivors), and which she uses to tell the story of the Mengele twins, mostly to school groups, and preach forgiveness of the Nazis, with the goal of creating “a world free from hatred and genocide.”
candle n’est pas bougie
ttps://www.tabletmag.com/sections/arts-letters/articles/dimensions-in-testimony-holocaust-survivors

hamlet dit: à

Google street à Aix (version 2 pour Clopine) : en faisant le tour de place de la Rotonde je croise Rachel et Luc qui faisait du stop, leur destination écrite sur leur pancarte ‘Katmandou’, « salut mec ! », « salut vous ! It’s a long way to Katmandou… ». Je venais juste de les dépasser qu’un type avec une Méhari s’est arrête « je descends à Martigues : » – Luc : « super nous aussi, merci ! », ils embarquent dans la méhari avec leurs sacs à dos. Je me retourne, ils me saluent de loin, je leur fais un signe de la main… pourquoi écrire ‘Katmandou’ sur leur pancarte : tout le monde sait bien qu’ils vont rendre visite à leur parents à Martigues… Devant la brasserie de la Rotonde je croise Peter, ses cheveux et sa casserole de lait à la main oscillent au rythme de ses pas, tous les matins il va chez Julie et Sylvie, les deux sœurs qui ont leur appart rue du Maréchal Joffre, « salut Peter, toujours pas réparée ta cuisinière ? ». question idiote, sa cuisinière doit marcher, prétexte : il en pince pour une des sœurs, il refuse de dire laquelle, peut-être les deux, elles se ressemblent tellement… A la terrasse du Roi René le gros Bud prend son café, à son habitude il essaie de faire entrer une pièce dans la tasse en cliquant sur le bord avec une autre pièce… « encore loupé Bud ! », « fuck you ! » qu’il me répond avec son accent de Tucson… Au niveau des 2G je vois un attroupement, je m’approche, un type est en train d’accorder une D28, un accord ouvert peu utilisé qui suscite ma curiosité propriétaire. Il commence à jouer. Je reconnais les premiers accord de « Hound Dog », dans une version maison, personnalisée, rythmique syncopée quasi-Hendrix, mais pas vraiment Hendrix, entrecoupée de riffs d’une virtuosité époustouflante. Sa voix s’entremêle aux notes. Les gens attablés autour quittent leur table, une foule l’entoure, l’accompagne en tapant dans leur main, sur le bord d’une table, sur leur verre avec une cuillère. Il termina le morceaux par une série de chorus, sa vélocité main gauche était inouïe, pour finir sur un dernier accord 6ème utilisant trois cordes à vide. Applaudissements… des passants, curieux, s’arrêtent. Le type poursuit son petit concert improvisé… une rumeur monte dans le public dès les premières notes de « Sunshine of your Love », son solo ? mi Hendrix mi Montgomery, donne à ceux de Clapton le niveau ‘médiocre… encore quelques efforts à faire…’. Il entame son troisième morceau « Be careful with a fool » sous les acclamations. La foule déborde du trottoir sur le cours Mirabeau… le type chante avec une voix rauque ‘hé mec soit prudent avec les imbéciles, tu sais parfois il peuvent se montrer intelligent’… la circulation commence à être bloquée sur le cours… l’autre continue sa chanson ‘si tu m’aimes un peu, alors dis-moi pourquoi les gens m’aiment aussi peu…’, klaxons… types au volant pressés… presser d’aller où ? ‘hé mec… cool mec… t’entend pas ? une légende est en train de naître ici sous vos et vos oreilles… t’as déjà croisé Jésus mec ? un peu de respect mec…’ certains se mettent à danser’… ‘I want to tell you, my baby, to forgive me for my sin..’ danses languissantes sur le tempo lent de ce blues… ses riffs provoquent des cris d’admiration.. ‘il sort d’où ce type ?’ qu’on demande à son voisin… ‘il joue dans quel groupe ce mec’… et si on lui posait la question ? il répondrait : ‘je m’appelle Stephen, je viens de Baltimore est mon père est un putain de connard pété de tunes, et moi je suis juste une putain de pointure…’ sur ce, avec son jean 501 délavé et sa veste à franges, ses longs cheveux blonds volent autour de son visage d’ange au rythme de ses riffs, il enchaîne sur sur Jumpin’ Jack Flash, les filles dansent en le regardant du coin de l’œil… danses indiennes… déhanchements homologués nritta original, bras élancés vers le ciel, leurs mains dessinant au dessus de leurs têtes les toits du Taj Mahal. Elles dansent sur la musique de Stephen pendant que d’autres lisent Sartre, rêvant à l’avènement d’un marxisme planétaire, d’autres encore viennent donner des nouvelles des premières communautés qui commencent à voir le jour plus au nord, entre Sisteron et Gap, les premiers kibboutz des basses Alpes consacrés à la pop music et aux spiritualités orientales. Ensemble ils écrivent un présent de sagesse, de paix et d’amour, somme de toutes les consciences collectives apaisées où la réalité devenait avec une noosphère psychédélique sous acide. En haut du cours je passe devant Scotto Musique, le vendeur est à la porte, il fume un joint, il me demande « tu la vends toujours pas ta gratte ? », il parle de ma Télécaster 1964, « pas question Joé ! », il hausse les épaules « j’ai trouvé une Martin 000-28 de 1923 ! ça t’intéresse ? ».. « prix ? »… « 25 mille… » « dollars ? » « Yes man ! C’est une affaire ! », tu parles d’une affaire… arrivé en haut du cours Mirabeau, au moment de tourner dans sur la droite dans la rue d’Italie je l’entends crier « elle a appartenu à Arlo Guthrie ! », oui c’est ça, et ma Telecaster a appartenu à Franck Zappa… je prends la première encore à droite, la rue Goyrand, pour descendre vers la place des 4 dauphins, Aix en mai sent toujours aussi bon, un parfum et une lumière unique au monde, à mi-chemin j’entends le son d’un violon sortir d’une fenêtre c’est… (Aix en Provence – 20 mai 1970 : 18257 jours avant le confinement)

et alii dit: à

“When I read the book, it reminded me of a chapter in [Primo Levi’s] The Drowned and the Saved about [Chaim] Rumkowski, who was the king of the Łódź Ghetto,” Turturro said. “That essay has always been imprinted on my brain, and how misguided he was, trying to save some of the population. Levi takes it apart beautifully, and I think Roth was influenced by that.”
BAILEY TRELA

et alii dit: à

The outsourcing of authoritarian mechanisms to private entities fits neatly into Kafka’s universe, where a nebulous alliance exists between the hidden hydra of the state and the various minor clerks, landlords, and businessmen that oppress his characters, as though the absurdities of economic oppression were privileged in some fundamental way—as though profiteering itself partook of the same rarefied psychology that engenders Kafka’s plots.
Kafka, Kafka Everywhere
https://www.tabletmag.com/sections/arts-letters/articles/kafka-censorship-bailey-trela
Surveillance capitalism, acts of resistance, and the censorship of art—all on the rise
BY
BAILEY TRELA
MAY 15, 2020

bouguereau dit: à

je suis d’une extrême pudeur

parole de babouine en rut qui attend son babouin..l’air de rien

et alii dit: à

univers babélien  » billet

Langue des camps utilisée par les témoins de l’UDA, Union des déportés d’Auschwitz et d’autres déportés. Chaque camp a son propre langage.
La langue est ce que l’on appelle le « Lagerdeutsch », « Lagersprache » un parler de camp qui emprunte aux diverses langues des détenus, avec une pointe de Galgenhumor, sorte d’humour noir.
Des définitions actualisées au fil des rencontres et des lectures.
Le langage des camps de concentration
vocabulaire des camps : Lagersprache en allemand, jargon des camps en français
https://www.cercleshoah.org/spip.php?article72

christiane dit: à

Renato, cette ferme « au milieu de nulle part », dont les murs ont la même couleur que la terre environnante grâce au sable rouge mélangé à l’enduit de ciment fait rêver.
Elle m’évoque la technique de la terre battue mélangée à de l’argile dans certains villages africains ou encore le pisé, mélange de terre crue rouge et paille sèche ou de roseaux avec ajout de sable et d’argile, le tout pétri dans une fosse dans le Sud marocain.
La terre comme matériau de construction, pas seulement en Afrique, on retrouve son utilisation dans les ziggourats de Mésopotamie (Irak) et même dans la partie la plus ancienne de la Grande Muraille en Chine.
Les indiens Pueblos (Hopis) avaient construits aussi leurs villages avec de la terre et de la pierre ocre-jaune. Sur les photos que j’ai pu voir (en avez-vous ?) ces villages troglodytes si beaux, abandonnés depuis le XIIIe siècle. Ils sont à flanc de falaise, blottis sous la roche, ressemblant à des châteaux de sable. De grandes échelles de bois ou des encoches dans la roche pour y accéder. C’est sur les hauts plateaux de Mesa Verde, dans le Sud-Ouest du Colorado.
Au musée du quai de Branly beaucoup d’objets, de masques de ces indiens Hopis.
Merci pour toutes ces photos.

hamlet dit: à

Clopine ? pourquoi tant de haine ?

j’ai effacé de ma mémoire tous les aspects négatifs pour porter un regard d’une grande tendresse sur ces personnes et ces années-là. Je ne le montre pas, parce que contrairement à vous je suis d’une extrême pudeur.

bouguereau dit: à

renfield il attend..rien..rien..c’est efficace!..les zoreilles boujent un peu..c’est 2 fois collateral!

bouguereau dit: à

car les cheveux de nos compagnons furent longs, avant d’être rares, puis hélas de disparaître…

tant quy reste des poils du cul y ress dla force dans l’pantalon qu’il a dit samson

et alii dit: à

mon médecin m’a dit que ce n’était pas du tout le moment de m’opérer, ce que j’avais refusé; il me donne des « anti douleurs » et c’est efficace

bouguereau dit: à

L’attente n’attend rien. »
Maurice Blanchot

tu sais lisque..y’a kale masque et lénine qu’on tlétlé bien commenté lattente haussi..y ont même répondu rien haussi..par copernique ton père

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