de Pierre Assouline

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La République des livres
Qui a autorité dans sa langue ?

Qui a autorité dans sa langue ?

Même s’il est convenu de longue date qu’il faudrait en principe retraduire les grandes œuvres à chaque génération eu égard à l’évolution de la langue et aux avancées de la recherche génétique sur les manuscrits, cela reste souvent à l’état de principe en raison notamment de problèmes de droits et de bisbilles avec les ayant-droit du traducteur princeps (voir les cas de Berlin Alexanderplatz, du Guépard, de Ulysses, de la Montagne magique etc). S’agissant de l’œuvre de Franz Kafka (1883-1924), difficile de ne pas en revenir au double mouvement contradictoire inspiré par Alexandre Vialatte : d’un côté une dette pour celui qui l’imposa au comité de lecture de Gallimard et partant le révéla au public français après l’avoir lui-même découvert lors de la parution de Das Schloss (Le Château) en 1926 chez Kurt Wolff Verlag ; d’un autre côté un reproche pour avoir traduit son œuvre en prenant de trop grandes libertés. Depuis, Marthe Robert (Grasset, 1954) puis Claude David (Gallimard, 1984) ont magistralement rectifié le tir (et plus tard, à partir de l’ouverture de l’œuvre au domaine public en 1994, Bernard Lortholary, Georges-Arthur Goldschmidt, Jean- Pierre Lefèbvre, Laurent Margantin).

Aussi, quand au début de l’année nous est parvenu l’énorme Journaux (840 pages, 35 euros, Nous) proclamant fièrement en bandeau « Première traduction intégrale », il y avait de quoi être surpris. Il est vrai que la version de Marthe Robert était fautive et incomplète : non seulement elle se basait sur le manuscrit fourni par Max Brod, lequel avait allègrement censuré des passages jugés obscènes (visite chez les prostituées de Prague etc) ou susceptibles de choquer (« Je passai près du bordel comme si c’était la maison d’une bien-aimée») et des noms de personnes vivantes, mais de plus, pour certains fragments, elle avait travailler à partir de la version anglaise plus fiable, se livrant à une traduction d’une traduction. Quant à Claude David, il n’avait pas retenu dans La Pléiade des fragments fictionnels qui figuraient pourtant entre les « notes à leurs dates ».

Ces Journaux, douze cahiers in-octavo conservés depuis 1961 à la Bodleian Library d’Oxford (sur lesquels s’est fondée l’édition complète de l’œuvre de Kafka en allemand chez Fischer en 1982), qui constituent bien le «Journal » de Kafka, le traducteur Robert Kahn s’en est donc saisi après avoir donné chez le même éditeur (Nous, à Caen) de nouvelles versions des Lettres à Milena et des Derniers cahiers. A nouveau, il s’est assigné la tâche de laisser résonner dans la langue d’arrivée l’écho de l’original, pour citer Walter Benjamin. Pour tout lecteur de Kafka, ce ne peut être qu’une relecture même si elle n’impose pas l’exercice érudit de la comparaison avec les versions précédentes. Plongé dans la lecture de cette nouvelle traduction depuis des semaines, m’offrant le luxe de m’y promener par sauts et gambades, de la laisser et d’y revenir, ce que le confinement autorise quand il ne l’encourage pas, j’en ai précipité l’achèvement en apprenant la disparition il y a quelques semaines du traducteur des suites d’une longe maladie dont l’issue fut foudroyante. Aussi faut-il lire aussi cet article comme un « Pour saluer Robert Kahn ». Une manière d’hommage à son travail qui coïncide avec la parution de « son » dernier Kafka.

Ancien élève de l’ENS de Saint-Cloud, agrégé de lettres modernes et maître de conférences en littérature comparée à l’université de Rouen, Robert Kahn avait consacré sa thèse à «Temps du langage, temps de l‘Histoire : Marcel Proust et Walter Benjamin » (Paris III) et ce n’est pas un hasard si longtemps après, il fut le traducteur du Sur Proust de Benjamin. C’est peu de dire que Kahn a rendu le diariste à sa sécheresse, son âpreté et sa précision originelles. La chronologie chaotique de l’écriture est cette fois respectée et son triple registre (ébauche, fragment, quasi-achèvement), restitué. Le caractère de work in progress de son Journal tenu de 1910 à 1923 (une mention de la date en titre courant en haut de chaque page n’eut pas été superflu, soit dit en passant) est rappelé en permanence par les doutes qu’exprime l’auteur dès lors qu’il analyse son roman en cours. Son humour très noir s’accentue avec les difficultés et la maladie. Et comme par magie, cette relecture encourage à nouveau le commentaire – car il est peu d’œuvre qui, autant que celle-ci, favorise la dispute, ce qu’un Céline aurait qualifié de pilpoul infini, rendant ainsi involontairement hommage à l’universalité et l’intemporalité de l’œuvre.

Le critique Alain Dreyfus, qui le fréquenta, raconte que Robert Kahn avait travaillé jusqu’à ses dernières limites, ce qui lui permit d’offrir à ses amis, en cadeau de départ un dernier inédit de Kafka (qui paraitra ultérieurement dans la revue Po&sie ) :

Il s’agit d’un long extrait d’un rapport rédigé par Kafka pour les Assurances du Royaume de Bohème, dont il était, non le gratte-papier obscur colporté par la légende, mais un haut fonctionnaire estimé par ses pairs pour ses dons exceptionnels de rédacteur et pour la fluidité et la rigueur de ses synthèses. Ce rapport, en date de 1915, porte sur le domaine de compétence du docteur en droit Franz Kafka, les accidents du travail, très nombreux dans les usines converties à l’économie de guerre, privées de leurs ouvriers spécialisés mobilisés pour combattre les alliés. Ces pages limpides propulsent le rapport administratif au rang des beaux-arts.

Kafkaïen, Robert Kahn l’était si l’on entend le néologisme au même titre que proustien. Mais loin d’être idolâtre, tout en constatant que La Métamorphose était traduite en une quarantaine de langues, il se demandait si Kafka était vraiment lu au-delà de la dimension tordue du néologisme qu’il avait engendré. « L’écriture se refuse à moi. D’où le projet d’investigation autobiographique. Pas une biographie, mais investigation et mise à jour des plus petits éléments possibles » notait-il en 1921. Cette seule observation devrait faire se précipiter vers ces Journaux tous ceux qui un jour ont été hantés par la lecture du Procès, de la Métamorphose ou du Château ou encore de la Lettre au père et qui n’en sont pas revenus. Ils verront que même ces notes pour soi, ces ébauches d’ébauches, une fois rendues à leur état brut dans leur ponctuation et leur présentation fautives comme c’est le cas sous la plume de Robert Kahn, piquent les yeux et mordent la peau, car elles ont elles aussi vocation à être « la hache qui brise la mer gelée en nous ».

 Parmi les livres parus à la veille du confinement, et de ce fait sacrifiés après seulement deux ou trois jours de vie en librairie, il en est notamment un auquel il faut rendre justice : Traduction et violence (202 pages, 18 euros, Seuil), l’essai de Tiphaine Samoyault, professeure de littérature comparée (Paris-III), romancière, traductrice notamment de parties de la nouvelle édition d’Ulysse de James Joyce. Violence, vraiment ? Mais comment appeler autrement ce processus d’appropriation, d’assimilation et parfois de domination de la langue de l’autre ? Le traducteur doit nécessairement faire violence au texte dont il s’empare. Cette réflexion très argumentée sur le métier interroge à nouveaux frais, à partir d’exemples puisés hors des chantiers trop fréquentés, la violence qu’a pu exercer la langue traduite au XXème siècle dans des systèmes totalitaires, des camps d’extermination (le chapitre 3 « Initiation » de Si c’est un homme s’organise autour de la question de la traduction dans l’univers babélien d’Auschwitz), des colonies, des sociétés d’apartheid.

Dès les premières pages, en prenant acte des progrès inouïs de l’intelligence artificielle et des algorithmes dans les logiciels de traduction (DeepL), (et donc des menaces que la mondialisation et la généralisation de la Traduction Assistée par Ordinateur font peser sur la survie des langues), elle dit bien sa volonté de se rien s’interdire, aucune perspective, aucun analogie, aucune critique partout où circule la littérature loin des faux-problèmes (la fidélité) et des poncifs (« Traduttore, traditore »). Enfin quelqu’un qui ose dénoncer les formules souvent à l’emporte-pièce d’un Umberto Eco à commencer par celle qui connaît encore une belle fortune tant on la répète à l’envi à Bruxelles et ailleurs : « La langue de l’Europe, c’est la traduction ». Ce qui, remarque-t-elle, est peut-être efficace mais faux (même au second degré), la traduction n’étant pas une langue mais une opération entre les langues. Une telle formule lisse les résistances et les antagonismes alors qu’ils sont indispensables au débat d’idées, lequel se nourrit des conflits et non de leur négation. Toute traduction (et plus encore toute retraduction) s’affirme contre l’original qu’elle adapte et contre la traduction qui l’a précédée. Il faut être un Samuel Beckett, auteur et autotraducteur, pour s’autoriser à transporter par exemple « bien les posséder, dans ma tête » (in Malone meurt) en « I knew them off, by heart » (in Malone dies)

A propos des poèmes de Paul Celan, l’auteure ouvre une piste passionnante en faisant état du travail de John Felstiner, biographe et traducteur du poète en anglais. A partir de l’exemple de son célèbre « Todesfuge/ Deathfugue/Fugue de mort », elle révèle le dispositif de réunion et d’hybridation mis en place : «… This Death is ein Meister aus Deutschland his eye it is blue… »

« Ce retour de l’allemand dans l’anglais n’est ni une non-traduction ni un retour de l’original : c’est la réalisation d’une différence contenue dans le poème, qui est celle de l’allemand lui-même, à la fois langue de mort et langue du poète, oppression et résistance. Le sentiment d’évidence que produit cette traduction unique en son genre tient à la façon dont l’allemand cogne dans l’anglais comme il cogne dans l’allemand dans le texte original.

Dans d’autres pages, elle puise matière à réflexion du côté du Schibboleth cher à Jacques Derrida (ce mot de passe qui pouvait décider de la vie ou de la mort selon que les Ephraïmites vaincus le prononçaient ou pas avec un accent qui les trahissaient aux yeux des vainqueurs) ; ou avec Julia Smith, la première femme qui osa traduire la Bible dans les années 1850, dans une recherche de la vérité par le littéralisme ; ou encore du côté de chez Proust en créole avec les problèmes rencontrés par Guy Régis Jr dès l’incipit de la Recherche qu’il se résolut à traduire après bien des essais par « Lontan mwen konn kouche bonè » avec tout ce que cela comporte en sous-texte pour le lecteur antillais d’histoires de Maître Minuit, de médecins et de femmes vaillantes- ce qui a aussi le mérite, selon l’auteure, de réinscrire « la part d’oralité trop souvent oubliée » de l’œuvre de Proust.

Et Kafka ? Car on n’imagine pas qu’un essai de cette ampleur n’en fasse mention. Il s’y trouve bien, dans le même esprit que le reste, en allant voir ailleurs ce qui se traduit, loin de tout francocentrisme étriqué. Pour illustrer la violence qu’inflige parfois une traduction à l’original, Tiphaine Samoyault s’est donc penchée sur le cas de l’oeuvre assez puissante pour y résister contrairement à celles qui sont vulnérables, fragiles. Parfois, des traducteurs surmontent l’obstacle de l’intraduisibilité (ou prétendue telle) en choisissant d’enrichir le texte. Ainsi de Il processo, version italienne du Procès parue en 1980 chez Einaudi à Turin. Foin des répétitions, notamment des substantifs et des verbes « être » et « avoir », courantes sous la plume de Kafka ! Le traducteur a donc fait le ménage, supprimé ici ou là, modifié la place des mots dans les phrases, changé des segments entiers, au motif qu’en italien « cela ne se fait pas ». Un déplacement d’autorité qui pousse Tiphaine Samoyault à poser la question cruciale :

 » Qui a autorité dans sa langue ? »

J’allais oublier le nom du traducteur, lequel a d’ailleurs expliqué dans une préface avoir essayé d’offrir quelque chose qui ne sente pas trop la traduction. Il confesse même « avoir eu pitié » du lecteur italien du Procès, histoire d’un châtiment à la recherche de sa faute. Son nom : Primo Levi.

(« Le Français » photo Raymond Depardon ; « Franz Kafka », « Paul Celan », « Primo Levi » photos D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Littérature étrangères, vie littéraire.

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commentaires

2 505 Réponses pour Qui a autorité dans sa langue ?

Giovanni Sant'Angelo dit: à

…samedi 23 mai 2020 à 15 h 58 min.

…avec une distanciation par rapport aux écritures,!…de toutes sortes,!…

…déjà soi-même, vis à vis des autres comportements de contributions à la société,
…et les différences de tempérance aux primitivismes évolutifs bloqués, avec les us et coutumes,!…

…il en reste, les merveilles de  » domestications personnalisés  » des individus, par les progrès et avec les industrialisations d’alpha à oméga,!…
…y compris le P.C. et ses réseaux,…musiques – arts – théâtres,!…
…le frigo intellectuel,!…bourgeois,…
…no satisfaction,!…of course,!…du monde,…
…tout reste trop, dans  » l’art de domestiquer « , les gens, les passions, les solutions finales obsolètes, l’élitisme, dans la globalité des stratifications gelées existantes,!…
…chacun à se gratter à son nombrilisme,!…
…la laideur sans concurrences le seul choix,!…
…le rêve et l’existence outragée,!…
…écrire pour rien,!…envoyez,!…
…la domesticité à découvrir,!…etc,!…

et alii dit: à

La mappa (pl. mappot) est une bande de tissu utilisée pour attacher et maintenir fermé le rouleau de Torah. Elle est la plupart du temps confectionnée après la circoncision (Brit Milah) d’un enfant juif dans les communautés ashkénazes . Cette tradition est attestée dans plusieurs régions d’Allemagne, en Alsace et en Europe centrale.
au musée de STRASBOURG les mappot

christiane dit: à

et alii dit: « christiane, je vous prie de m’excuser:le plus «intéressant» dans cette histoire de Lustiger ne me semble pas sa conversion, mais la nécessité qu’il a ressentie d’en écrire un livre ; s’en est -il expliqué à vous? Avez-vous une explication ? »
Avec moi, non. Dans ce livre, peut-être…
Dans ce livre « Le choix de Dieu », il répond aux questions de deux journalistes. (Il écrivait peu.
Les deux lettres reçues avaient été dictées à son secrétaire mais signées par lui.)

Peut-être pour revenir sur son itinéraire spirituel, son chemin de vie.
Sa conversion ? («Tout est possible à Dieu»). Ça lui était tombé dessus presque comme une épreuve presque insurmontable, imprévue. Il n’avait pas été maître du jeu. Il était juif et soutenait ne pas pouvoir ne plus l’être. Il avait reçu cet appel, avait été docile.
« Je suis né juif. J’ai reçu le nom de mon grand-père paternel, Aron. Devenu chrétien par la foi et le baptême, je suis demeuré juif comme le demeuraient les Apôtres. » (premières lignes de la plaque fixée sur un mur à Notre- Dame De Paris. Paroles choisies par lui.)

J’aimais la lucidité de ses analyses, sa culture, sa liberté de jugement, même s’il était rude parfois dans ses paroles.

Sur son bureau, une photo d’Édith Stein qui n’avait jamais cessé de se voir comme juive, solidaire de son peuple… qui est morte à Auschwitz.

hamlet dit: à

ben moi et alii aussi je la trouve touchante.

elle dit pas les choses dans le même style que DHH, mais qu’importe le style c’est le fond qui compte le plus…

et alii dit: à

Il est clair que la langue actuellement parlée en Israël, qui hérite d’une tradition longue de 3000, voire 4000 ans, n’a jamais constitué un corpus figé. L’hébreu biblique emprunte au sumérien (« ikar » : paysan, « kissé » : chaise), à l’akkadien (« mazal » : constellation, planète, « kerouv » : chérubin, de karibou qui désigne un taureau ailé), à l’égyptien (« ḥotam » : sceau, « souf » : roseau), au persan (« zeman » : temps), bien évidemment à l’araméen (qui aura une grande influence sur son système verbal). Après l’exil, ce sera au tour du grec (« sanhedrin » vient de sunedrion : assemblée siégeante, « piyout » de poiétès qui a donné le français « poète »), ou du latin (« mappa » : serviette, « vilôn » de velum : voile, sans oublier le cas de « oushpizin » : invité, que l’araméen avait lui-même fait dériver de « hospes »).
MAPPA aussi en art les mappot a donné map en anglais

et alii dit: à

et louise bourgeois à NICE , vous compatissez aussi?

Jazzi dit: à

« elle sait que je ne peux pas marcher »

Là, croyez bien et alii que je compatis. C’est une de mes terreurs ! Je pense, j’écris, je rêve en grande partie avec mes… pieds !

et alii dit: à

merci, renato!

et alii dit: à

dals le titre , De Shylock à Cinoc. (écriture marrane) , c’est le shin du shibboleth!qui sonne shy ou ci

Maria Linda Suppo dit: à

vanina dit.>

Les filles, celles qui marchent
avec leurs bottes yeux noirs
sur les fleurs de mon coeur,
Velimir Chlebnikov
Mort en 1922, dans les steppes de l-Asie Centrale,
filiforme vagabond qui fourrait ses productions lit
teraires dans une taie d-oreiller, un pays explore par
A.M. Ripellino, la poesie transmentale. Zaum.
Je manque de tous les accents, Je vaudrai pourtant
rappeler ici que Edouard Dujardin, avait ecrit Les
Lauriers sont Coupes, l-avant garde inconnue.
Pour les amateurs de femmes fatales, les tableaux
de Monaury, les mignonnes sont toujours dotees de
charmants petits revolvers, robes de soir et chaussures de sublime elegance.
Qui vont elles encore et toujours blesser. au dela
de notre souvenir.
Italienne en rupture de ban.

et alii dit: à

« Pastiches et postiches »
je l’ai évoqué sous le fil :trop tard !

et alii dit: à

louise sa famille:
, car celle-ci, qui a contracté la grippe espagnole en 1918 souffre d’emphysème8. En hiver la famille habite à Nice de 1929 à 1932, dans la villa Pompeiana sur la colline de Cimiez. Elles ont pour voisin le peintre Pierre Bonnard qui a acheté en 1926 la villa « Le Bosquet » au Cannet. Louise soigne sa mère mourante et passe son bac par correspondance11. Joséphine meurt des suites de sa maladie en 1932.

et alii dit: à

RAPPEL2 PAR WIKI(c’est si connu!)
louise :
: au cours de son adolescence, Sadie Gordon Richmond qui est l’enseignante privée d’Anglais des enfants devient la maîtresse de son père. Elle vit dix ans durant dans la maison familiale et la mère ferme les yeux sur cette relation6,7. C’est ainsi seulement à partir des années 1980 que les lectures à la fois biographiques et psychanalytiques vont profondément orienter la lecture de l’œuvre de Louise Bourgeois, elle-même parlant de son travail sur le modèle de l’association libre.

Janssen J-J dit: à

@ DHH, « qui a donné le concept de Serenpidité) e et pastiché par Umbero Eco au debut du nom de la Rose » (sic… d’il y a 2 ou 3 jours)
N’arrive pas à dépasser cette remarque. N’ayant pas les bouquins sous la main, mais ne me souviens pas de ce pastiche dans le roman. En revanche, Eco a bien pondu un « Pastiches et postiches »…, c’était pas plutôt dans çui-ci ?

et alii dit: à

PETIT BONUS AUX CAUSEURS EN TAPISSERIE/
LOUISE BOURGEOIS/Ses parents sont restaurateurs de tapisseries anciennes. Son père Louis Bourgeois tient une galerie au 174, boulevard Saint Germain à côté du Flore. Il y vend des tapisseries d’Aubusson et des Gobelins. Dans leur atelier de la maison familiale de Choisy, la mère de Louise Bourgeois, Joséphine, dirige la restauration et le retissage des tapisseries abîmées3.

et alii dit: à

plagiat vulgaire qui se masque parce qu’il y a longtemps qu’un maître a enseigné comment lire inceste sous insecte, c’est Louise Bourgeois qui nous a montré MAMAN

et alii dit: à

vous parlez de vous ;ISAAC A RI LUI.retournez à votre coq et ses poules ; non, je n’attends rien d’un type obsédé ,qui veut « les mots des autres »

Janssen J-J dit: à

@obsédé par l’informatique

plutôt par l’entomologie…
merci ma vieille pupuce ; merci ma jeune pupûte !

(@ Il a ri, pute man ?)

et alii dit: à

vous ne parlez que d’identité d’origine ! ce n’est pas très fécond;j’ai eu des amies originaires du maroc qui m’ont littéralement pillée en se parant de mon travail ;l’une d’elles que j’ai revue il ya quelques mois n’est jamais venue me voir alors qu’elle sait que je ne peux pas marcher;elle a des « obligations de grand-mère  » nous a-t-elle raconté ;très bien, soit!mais je n’ai aucune obligation de désirer la voir et de l’écouter encore après tout ce que je lui ai consacré comme temps, recherches, etc quand à sciencespo on la traitait d’hystérique, de même que sa belle soeur !

Pablo75 dit: à

Lustiger était un type louche, un fanatique capable de penser que « les Lumières mènent à Auschwitz »:

« La haine viscérale des Lumières constitue peut-être la clé du personnage. L’accusation portée contre les Lumières d’être à la source de l’antisémitisme (cf. le livre d’entretiens « Le Choix de Dieu », Paris, 1987) ne constitue que la partie émergée d’un redoutable iceberg ; en définitive, une forme d’anti-humanisme, c’est-à-dire la négation adroite de l’autonomie de l’Homme (cœur de la modernité). »

Jean-Marie Lustiger, un colosse aux pieds d’argile
Par Christian Terras
Publié le 02 novembre 2016
https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-nos-vies-connectees/20070806.RUE1263/jean-marie-lustiger-un-colosse-aux-pieds-d-argile.html

et alii dit: à

La rupture est aussi liée au nom ‘Israël’. L’identité du peuple d’Israël est encore une fois issu d’un arrachement, car il est né en Egypte mais il n’y est plus. Jacob en s’appelant Israël sera toujours boîteux, le terme Israël désigne ainsi une identité qui boîte, qui ne pourra jamais tenir en place de façon stable, qui est donc condamnée au mouvement. D.H.
ICIles dames se racontent parfaites ,surtout en matière d’origines

et alii dit: à

Etre un hébreu, c’est être « quelqu’un qui effectue un passage », qui s’arrache à la terre de son enfance, qui traverse. Cette idée nous parle en ces temps de repli communautaire, où les gens sont en quête de leurs origines, de leur identité, de leurs souches, de leurs racines.

« L’identité hébraïque, ou l’identité d’Abraham dont les trois religions monothéistes se réclament, n’est pas une identité de naissance, mais de celle de quelqu’un qui a quitté le lieu de sa naissance. Son identité est donc de ne plus être identique à là où il était. On est qui on est parce qu’on n’est plus là où on est né, on n’est plus là où on était. Et cet arrachement dit beaucoup plus qui on est que ce qui nous a donné naissance. » DH
JE NE SUIS JAMAIS RETOURNEE OU JE SUIS NEE . MËME SUR GOOGLE STREET

Chaloux dit: à

Pablo75 dit: à
Mais tu ne sais pas encore…

A garder.

et alii dit: à

moi, je suis indifférente aux gens qui s’autorisent à interdire une langue sur ce bloget m:oquer l’hébreu ou le yddish au nom de leur judéité supérieure so chic!

Pablo75 dit: à

Je crois que Passou a dit du bien de Marcowickz, comme de tous les nouveaux traducteurs à l’esbrouffe.
closer dit: à

Tu as déjà comparé une traduction avec son original? Tu as déjà vérifié l’exactitude d’une traduction? Ou tu ne parles que du style de la langue d’arrivée? Autrement dit, tu connais vraiment le problème de la traduction ou tu parles « de oídas » comme on dit en espagnol?

et alii dit: à

vous parlez de vos questions ; je ne me compare pas , personnellement ;j’ai connu trop de gens !hommes et femmes qui ont voulu m’expliquer en terme de judaÏsme depuis ma naissance !
par contre vous êtes obsédé par l’informatique? ou ce sont vos vieilleries que vous voulez nous vendre?
cette dernière pusse (?)
ce n’est pas les puces ici!
pût!

Pablo75 dit: à

c’est comme cette obsession française pour la traduction, globalement l’oeuvre de Kafka leur passe 10 mille mètres au dessus de la tête mais il vont dire cette traduction est quand même moins bien que celle-là… comme l’enfilage de mouche de Markowicz avec Dostoïevski :
hamlet dit:

Toi tu t’en fous parce que tu lis Kafka en allemand, Dostoïevski en russe, Cervantes en espagnol et même Borges en argentin, mais nous, pauvres incultes qui ne savons pas des langues…

Pablo75 dit: à

Philippe Djian c’est ce que la littérature française a pu produire de plus « moderne ».
hamlet dit:

Tu oublies Maurice Desborels…

Pablo75 dit: à

Peut-être parce que j’avais lu ce livre passionnant du « Métis de Dieu » au franc-parler : Le choix de Dieu de Jean-Marie Lustiger (entretiens avec deux journalistes Dominique Wolton et Jean-Louis Missika), un livre fort, sincère et déconcertant retraçant son itinéraire spirituel.
christiane dit:

Mais tu ne sais pas encore qu’un cardinal est un politique? Ou qu’un type qui est capable de se déguiser comme un clown (comment ne pas penser au défilé de mode ecclésiastique de « Rome » de Fellini) est au moins un type louche?

Mais tu as bien regardé les têtes des cardinaux quand ils se réunissent au Vatican?

Cela me rappelle une scène involontairement hilarante que j’ai vue l’autre jour (et qui a produit un fou rire chez ma femme) dans un documentaire sur Arvo Part et la préparation en 2015 du spectacle de Bob Wilson « Adam’s Passion », basé sur l’oeuvre « Adam’s Lament » du compositeur estonien. Part, très croyant, parle dans le documentaire du problème théologique qui lui pose le personnage d’Adam et qui le préoccupe tellement qu’il va à Rome pour en parler avec des « experts » dans ce thème. Et on le voit arriver au Vatican pour exposer son problème autour d’une table devant une douzaine de cardinaux. Pendant que Part lit son exposé sur Adam, auquel on ne comprend pas grand chose, on voit d’abord les têtes étonnées des cardinaux, ensuite des sourires condescendants apparaître sur leurs faces et à la fin des regards amusés et complices échanges entre eux, pendant que le pauvre Part continue son exposé emmerdant au possible.

Comme c’était un documentaire que j’avais enregistré de la TV, on s’est passé la scène plusieurs fois pour rire jusqu’aux larmes de la naïveté de Part, avec sa pâle tête de mystique maigre et tourmenté par des problèmes théologiques dont tout le monde s’en fout, face à des types souvent en surpoids qui avaient l’air d’être des très bons vivants à qui on vient déranger avec des histoires à dormir debout.

Janssen J-J dit: à

@ La mention de ces noms qui donne aux uns le plaisir d’une ballade a vos côtés a votre rythme n’est que froide et insipide énumération pour d’autres.

Il ne chante pas (ballade), il se promène (balade)… nuance… Je ne suis pas d’accord, les noms des rues de Paris que nous ne connaissons ni ne fantasmons sont pourtant une poésie historique, pas une lassitude, non, non, je ne me reconnais dans aucune de ces deux catégorie. En lisant jzman, je suis parfois avec lui, d’autre fois contre, il permet de m’évader de sa liste en permanence.
le rappel de sa rue des Morillons que j’avais oublié m’a replongé dans un abîme de plaisir et de douleur personnelles, je veux dire des souvenirs professionnels cruels et des aventures de pertes déclarées dont les issues furent rocambolesques. Etc.
J’ai donc plaisir à le lire, comme j’ai toujours eu plaisir à écrire dans mon journal de promenades ou de trek, les moindres noms des chemins parcourus, pour peu que je les eusse (?) identifiés par les cartes.
Je partage cette manie de la géographie physique pédestre ultra précise avec un Mathieu de la Soudière. La seule différence est que je me garde de la partager, car on m’a reproché à plusieurs reprises d’être lassant, comme vous, DHH.
(Depuis toujours, je suis : ai-je assez ouvert mes chakras à chacun.e de vous autres autres ?

//Nota Bene// Oublié de vous dire, DHH, à quel point votre tentative de définir votre périmètre identitaire en lieu avec le monde juif m’avait ému l’autre jour. Je ne cessai de penser mentalement à quel point vous étiez différente au regard d’une atalii à l’ego surdémesuré, et d’imaginer comment il était possible que cette dernière pusse (?) être aveugle d’oser imaginer être « concurrencée » ou « menacée » dans sa complexe et cruelle légitimité sémitique sur ce blog)… et donc, je ferme cette parthénogenèse, euh parenthèse oiseuse…///

Chaloux dit: à

La conversion de Lustiger est une survivance antique. Pourquoi devenir chrétien alors qu’on est certain d’aller au martyre?
Et puis aller du père vers le fils, n’est-ce pas renier le père, se préférer au père? Je ne sais rien de son histoire familiale.

DHH, dit: à

Primo Levy et la langue allemande
Primo Lévy parlait l’allemand avant d’etre deporté, mais ‘est a Auschwitz qu’il a été amené a le pratiquer et qu’il en a acquis la maîtrise parfaite .
C’est du moins ce qu’il raconte avec ce recit d’un souvenir qu’on trouve dans un de ses recueils de texte (le système periodique peut-etre je ne suis pas allée verifier) :
Bien apres la guerre devenu le directeur d’une entreprise de peinture, il preside une réunion de travail avec des clients allemands ;Au moment de lever la seance il leur dit ; »jetz abhauen wir » ,expression triviale et décalée dans ce cadre, un peu l’equivalent de « maintenant on se casse … Etonnement de l’assistance qui se lit dans les regards et qui fait prendre conscience a Primo de sa faute de registre .
Il s’en excuse aussitôt aupres de ces allemands, s’en expliquant avec une phrase par laquelle il les plonge cruellement dans la gêne :excusez ma faute, votre langue je l’ai apprise comme on la parlait à Auschwitz

de nota dit: à

de la traduction du psaume 22:

Claude Régy a découvert le travail d’Henri Meschonnic il y a trois ans, alors qu’il montait Chutes de Gregory Motton, où survient l’histoire de Jonas enfermé dans sa baleine. Le metteur en scène tomba en arrêt devant la version de ce texte traduit et retitré par Meschonnic: Jona , une brève merveille de quinze pages. Du coup, Régy plongea passionnément dans la traduction par le même des Cinq Rouleaux .

A l’automne 1992, Régy mettant en scène Jeanne d’Arc à l’Opéra Bastille, ne résiste pas au désir de demander à Meschonnic de traduire à neuf le psaume 22, qui se trouve dans le prologue. Depuis, ces deux chercheurs donnent l’impression de s’être toujours connus: le professeur et poète, champion en philologie et linguistique, et le serein maître découvreur et cavalier zen du théâtre.

HENRI MESCHONNIC. Je n’avais jamais travaillé sur le psaume 22 et là qu’est-ce-que je découvre? que durant des siècles on a dit: «Mon Dieu mon Dieu pourquoi m’as tu abandonné?», alors que l’accent, s’il est mis sur la deuxième syllabe, et non sur la première du mot hébreu lama, implique à quoi et non plus pourquoi. Une erreur qui tient à presque rien, un contresens repéré par un seul commentateur au XIXe. Dire: «Mon dieu mon dieu à quoi m’as tu abandonné», cela change tout n’est-ce pas? Lorsqu’à l’âge de vingt-six ans je me suis mis à apprendre l’hébreu en autodidacte, j’ai eu ainsi la perception de choses complètement inconnues dans les traductions françaises.

closer dit: à

La conversion de Lustiger fait partie de ces phénomènes humains à peu près incompréhensibles qui nous dépasseront toujours. Il y a plein d’exemples de ce type, la conversion de Claudel, certes plus explicable, celle de la sœur de BHL, d’Edith Stein, et bien d’autres. Mais entrer à 14 ans dans une cathédrale sans savoir pourquoi et demander le baptême ensuite alors que l’on vient d’une famille juive traditionnelle apparemment sans conflits majeurs, puis supporter la malédiction paternelle sans fléchir…On entre là dans une terra incognita qui me sidère.

Il n’y a rien à faire, je n’ai pas la tête religieuse (sinon par intérêt intellectuel), encore moins mystique…

x dit: à

christiane, « subterfuge » ? Si on doit le chercher quelque part c’est dans l’interprétation qu’on en fait.
Relisez le psaume et la description de la douleur physique, on n’est pas dans l’euphémisation.

et alii dit: à

j’avais autrefois une belle « citation » (mais de qui?)
selon laquelle on ne pose pas de questions à des gens qu’on n’aime pas, et on ne pose pas de questions à des gens que l’on aime;elle m’impressionna du fait de mon expérience d’enfant ; aujourd’hui je crois que la conscience de cette pratique de « la question » en a rendu la réflexion plus aigue

Janssen J-J dit: à

@ ça c’est un problème de logique plutôt complexe qui a été abordé en autre par Hilary Putman.

Nous sommes (je suis) toute ouïe (ou toute vue) pour vous entendre ou voir nous résumer ledit problème. A défaut de quoi, JE risque de vous accuser de pédantisme ou de confondre les genres avec Judith Butler.

JE ne pense pas que, Je crois que. En effet, la première proposition n’est pas un euphémisme de la deuxième assomption.
Je vous demande pardon pour toutes mes maladresses de style, et vous le redis : je n’ai jamais fait profession de « prof de français ou autre », comme tout un chacun icite.

x dit: à

Parmi les voix féminines que l’on n’entend plus ici, celle d’une femme décidée et cohérente, professeur de philosophie dans le civil, qui (si je me souviens bien) a cessé de poster sur la Rdl après l’épisode « Brèves de blog » qui l’avait scandalisée : Anonyma (qui avait eu un autre pseudonyme auparavant mais j’ai oublié lequel).
On sait bien que lorsque c’est gratuit c’est nous qui sommes la marchandise, mais il y en a qui en tirent les conséquences.

et alii dit: à

peut-être que sur la RDLaujourd’hui, cela ne semble pas d’une rare audace (témérité?) de la part d’une femme d’écrire à Lustiger; mais , personnellement, cela me sidère

christiane dit: à

x dit: « christiane et closer : c’est surtout une citation d’un fragment du psaume 22. »
C’est sur ce point que portait notre échange. Je n’ai jamais été convaincue par ce subterfuge qui ne vise qu’à gommer un moment de doute et de faiblesse de cet homme supplicié au comble de la souffrance et de l’humiliation. Pour moi c’est en cela qu’il est grand. Justement parce qu’il ne comprenait pas la raison de cet abandon, doutant. Sa part humaine sans laquelle il ne serait qu’un héros de SF, sûr de ses pouvoirs et de son élection.

et alii dit: à

je ne suis pas alertée outre mesure que DHH ait modifié son pseudo après l’avoir choisi selon ses gouts; en ce qui me concerne, j’ai eu tant d »histoires » avec mon « prénom » non de mon fait, mais des circonstances de la vie que je me suis trouvée au dépourvu face à cette obligation de trouver un pseudo; j’ai pris un « pluriel » latin qui me semblait la simplicité même en français

christiane dit: à

closer dit: « Mais parfois les questions sont plus importantes que les réponses.»
Surtout si les questions sont formulées par Christiane. Les réponses de Jean-Marie Lustiger ne pouvaient guère être au niveau. »

Vous parlez trop vite pour faire un bon mot sans soupçonner que sa réponse était une question…

x dit: à

christiane et closer : c’est surtout une citation d’un fragment du psaume 22. Incompréhensible (et donc susceptible de dérision, comme la fameuse « royauté » moquée) pour ceux qui ne connaissaient pas ces textes, mais qui valait convocation du texte entier pour ceux à qui les psaumes étaient plus que familiers, au point d’en avoir assimilé la substance. Chant de désespoir, mais dont la fin dit le secours.
(Un grand classique de la typologie, mais tout dépend dans quel sens on la prend, c’est-à-dire si l’on met les textes antérieurs au service des textes chrétiens qu’ils sont réduits à annoncer ou si l’on considère ces derniers comme une défense et illustration des précédents  ; en tout cas un des exemples du « pour accomplir les écritures ».)

et alii dit: à

christiane, je vous prie de m’excuser:le plus « intéressant » dans cette histoire de Lustiger ne me semble pas sa conversion, mais la nécessité qu’il a ressentie d’en écrire un livre ; s’en est -il expliqué à vous? Avez-vous une explication ?

closer dit: à

« Judith, le prénom que j’aurais aimé porter parce que l’image qu’il traîne avec lui me plaît, »

J’espère que vous n’avez jamais eu envie de couper des têtes, DHH.

Chaloux dit: à

Je recommence :

Le château de l’église à Herblay, où ont vécu Liszt et Marie d’Agoult. J’ignore s’il est encore debout, il y a au moins dix ans que je n’y ai mis le pied. J’irai y faire un tour un de ces dimanches.

http://rechtempsperdu.canalblog.com/archives/2017/02/11/34925320.html

« A X, nous allions presque chaque année voir tirer le feu d’artifice du 14 juillet, sur un promontoire dominant le fleuve et beaucoup moins fréquenté ces soirs-là que le quai, consistant en une église, un château et un presbytère. A chaque fois, au premier étage de la maison du prêtre, une seule pièce, persiennes et doubles-rideaux ouverts, était éclairée, dont nous avions arbitrairement décidé qu’il s’agissait de sa chambre, – toute tendue d’écarlate, comme un aveu de lumière jeté dans la nuit, ou comme une lanterne sanglante. Je n’ai, que je sache, jamais vu ce prêtre. Il possédait évidemment un caractère d’invisibilité ou d’évaporation, comme la créature de Wells ou Fantômas. Peut-être, d’ailleursle saint homme était-il innocent de cette décoration, effectuée par un de ses prédécesseurs, et peut-être en souffrait-il, mais l’aveu quasi public d’un crime ou d’un désir de crime, en quoi semblait consister le caractère de cette pièce sanguinolente insolemment éclairée, retombait inéluctablement sur ses épaules, comme un héritage obligatoire et funeste, qu’il fut coupable ou non. » Extrait de carnet.

closer dit: à

« Va, je ne te hais point, Christiane… »

Je retire mes petites méchancetés sur la « correspondance »…Mais voyez mes messages récents.

christiane dit: à

Chaloux,
« Marquet est dans mes moelles, sa petite maison de la Frette, la belle vallée, dominant la forêt de Saint-Germain, qu’il a si souvent peinte et que j’ai si souvent parcourue, surtout les odorants dimanches d’automne à silence d’église, où le plafond était si bas qu’on aurait pu croire le toucher. L’arrêt chez Vigreux, l’épicier restaurant où Chardonne invitait Matthieu Galey, la petite église au bord de l’eau, tout un petit coin qui semblait ignoré, presque abandonné. Puis plus loin, vers la fin de la promenade, dans la solitude absolue, bien après la villa mauresque, construite par le peintre Madeleine, où vivait la charmante Mademoiselle Banville d’Hostel, fille d’un philosophe oublié, toujours suivie de son setter irlandais (20 cuvettes sous la verrière du salon -5 mètres- qui fuyait depuis longtemps) l’île au oiseaux, sanctuaire désormais interdit, où Hortense Allart allait déclamer des pages de son amant (?) François-René). »
superbe ! et merci pour les liens.

DHH, dit: à

@hamlet
reponse a votre question
Mon pseudo
Dans le premiers temps où j’ai posté ici j’ignorais que ce qu’on me demandait comme signature était un pseudo, et j’ai commencé à envoyer des post signés de mes nom et prénom tels qu’ils figurent à l’Etat civil
Quand j’ai compris que je pouvais me dissimuler, j’en ai immédiatement profité, prenant pour pseudo Judith, le prénom que j’aurais aimé porter parce que l’image qu’il traîne avec lui me plaît, celui de la femme violente courageuse et altruiste qui met sa séduction au service d’une entreprise qui la dépasse, dont je n’irais pas jusqu’à dire qu’elle serait moi un modèle , seulement une figure admirée de mon panthéon féminin
Puis, redoutant, mélange de timidité et de pudeur, que des proches, auxquels j’avais étourdiment révélé mon pseudo aient la curiosité d’aller lire ce que j’écrivais, j’ai pris il y a bien longtemps déjà le pseudo acronymique à effet rebus que vous connaissez et qu’ils ignorent.

christiane dit: à

closer dit: « Deux lettres, pardon Christiane.
Vous auriez dû me poser la question à moi… »

Non, merci. Pas envie.

closer dit: à

« Comment a-t-il pu persévérer dans sa foi, alors que le génocide juif de la seconde guerre mondiale (dont la mort de sa propre mère, déportée etassassinée) aurait pu le conduire à l’abandon de sa foi, à la révolte ? Mystère… »

Il n’y a aucun mystère, Christiane. les événements les plus atroces conduisent généralement les croyants, soit à un approfondissement de leur foi devant l’évidence du Mal et la nécessité de le combattre par le message évangélique, soit à une révolte et à une perte de foi à partir de la question: comment Dieu a-t-il permis cela? Lustiger est tombé côté pile, le premier.

J’ajoute que face au nazisme il n’y avait que deux oppositions réelles, celle des chrétiens convaincus, pour des raisons évidentes, et celle des communistes à partir de l’attaque de l’URSS par Hitler. La première était la seule solide, car fondée sur des principes intangibles pour qui avait la foi dans l’enseignement de Jésus. La seconde était purement opportuniste, les communistes ayant amplement démontré que l’extermination de millions de personnes ne les dérangeaient pas plus que cela si c’était « historiquement nécessaire »…

christiane dit: à

Closer,
non, vous aviez écrit « des extases et des pâmoisons », je complétais le tableau !
Enfin passons…
Comment pouvez-vous juger de ma correspondance ? vous ai-je déjà écrit ?
Quant au terme « correspondance »… La maladie a interrompu ce dialogue essentiel…
Donc vous jugez de la qualité d’une correspondance au nombre de lettres échangées…
De « longues » correspondances m’ont liée à d’autres grands prêtres et philosophes chrétiens mais cela est mon domaine personnel.

hamlet dit: à

closer dit: Bien d’accord avec vous Hamlet.
 »

pas très sympa votre remarque closer. Vous savez pertinemment que l’idée qu’on puisse être d’accord avec moi est un truc qui me plombe le moral et me rend malade.

mais puisque les relations sur ce blog sont arrivés à ce niveau de cruauté et ben moi, je vous le dis : je préfère me barrer d’ici !

et alii dit: à

le mot pomme ne convient pas vraiment parce que dans le contexte russe mystico religieux
vous savez bien que le mot « pomme » a toute une histoire dans la traduction depuis le paradis , et même Newton

closer dit: à

Deux lettres, pardon Christiane.

Vous auriez dû me poser la question à moi, qui fréquente un peu la théologie, ou à n’importe quel curé de paroisse. Jésus est pleinement Dieu et pleinement homme. Il passe donc par les sentiments humains les plus courants au moment de sa mort.

Faites un tour aux Bernardins. C’est un temple des amitiés judéo-chrétiennes.

christiane dit: à

Pablo75 dit: »Mais quelle idée de poser à un cardinal une telle question !! »

« Aron Jean Marie Lustiger est né le 17 septembre 1926 à Paris, en la vigile de Kippur. Sa mère était arrivée à Paris au début du siècle, son père vers 1918. Ils s’appellent tous les deux Lustiger, juifs venus de Pologne, de la région de Bendzin, non loin de Katowice, Czestochowa, … Auschwitz. Ils appartenaient à cette dernière génération de juifs d’Europe centrale et orientale à partir pour l’Europe occidentale avant les prodromes de la Deuxième guerre mondiale. Il ne s’agissait pas pour eux de «s’assimiler», mais de «s’émanciper» de «l’existence juive traditionnelle» .
«Depuis que j’ai eu conscience d’exister, j’ai appris la menace des pogroms et des persécutions […] Le texte biblique et le Temple détruit venaient en superposition aux souffrances et à la dispersion présente du peuple. Mes parents avaient laissé un grand souvenir auprès de leur voisins et de leurs relations […] Nous étions juifs français, c’était la première évidence massive. Je me souviens très bien des jugements de valeur qui m’ont profondément marqué : un très grand respect pour le savoir, un très grand amour de la sagesse. Et aussi la fidélité à une conduite morale très rigoureuse. Mon père «m’a dit que j’étais, comme lui et mes ancêtres, un lévite ; et je ne l’ai jamais oublié »
Ce qui s’est passé pour Aron Lustiger dans la cathédrale d’Orléans à 14 ans, le jeudi et le vendredi saints 1940, ne s’éclaire donc que très partiellement par ce qui précède : une expérience métaphysique d’enfant : « Entré, sur le chemin de l’école, le jeudi saint dans la cathédrale, je ne savais pas pourquoi j’étais là, ni pourquoi les choses se passaient ainsi en moi[…] Je suis rentré dans ma chambre. Je n’ai rien dit à personne. Le lendemain je suis retourné à la cathédrale. L’église était vide … J’ai subi l’épreuve de ce vide : je ne savais pas que c’était le vendredi saint et à ce moment là j’ai pensé : je veux être baptisé. […] Il y a eu un conflit, extrêmement violent, avec mon père, un conflit très cruel, très brutal. Il m’a coupé tous les moyens d’existence. Je suis resté deux ans sans voir mon père, donc seul.»

Peut-être parce que j’avais lu ce livre passionnant du « Métis de Dieu » au franc-parler : Le choix de Dieu de Jean-Marie Lustiger (entretiens avec deux journalistes Dominique Wolton et Jean-Louis Missika), un livre fort, sincère et déconcertant retraçant son itinéraire spirituel. Comment a-t-il pu persévérer dans sa foi, alors que le génocide juif de la seconde guerre mondiale (dont la mort de sa propre mère, déportée etassassinée) aurait pu le conduire à l’abandon de sa foi, à la révolte ? Mystère…

closer dit: à

« comme l’enfilage de mouche de Markowicz avec Dostoïevski : avec cet épisode on aura atteint un niveau indépassable dans le ridicule : « le mot pomme ne convient pas vraiment parce que dans le contexte russe mystico religieux de l’époque et celui de la construction de la phrase en lien avec celle de l’idée de l’auteur vous comprenez il vaut que ce soit une cerise plutôt qu’une pomme… » le type il nous a réécrit toute l’oeuvre de Dostoïevski en français en remplaçant les pommes par des cerises… »

Bien d’accord avec vous Hamlet. C’est la quintessence de la connerie traductrice. Qui vous savez adorait ce genre d’enculage de mouches.

Je crois que Passou a dit du bien de Marcowickz, comme de tous les nouveaux traducteurs à l’esbrouffe. On ne dira jamais assez ce que l’obsession de ne pas paraître ringard ou en retard sur quoi que ce soit a fait de ravages.

hamlet dit: à

3J : Et bien, voyez-vous, cher hamlet, je pense qu’icite,…
 »

c’est votre problème 3j : vous pensez trop.

au lieu de faire entrer le monde dans vos pensées essayez plutôt d’élargir vos pensées au monde.

n’y prenez pas mal, c’est dit en toute amitié.

vous pourriez me rétorquer : puisqu’il doit y avoir de tout dans ce monde et sur le blogapassou pourquoi vouloir supprimer ceux qui y font la police ?

ça c’est un problème de logique plutôt complexe qui a été abordé en autre par Hilary Putman.

closer dit: à

« Mais parfois les questions sont plus importantes que les réponses. »

Surtout si les questions sont formulées par Christiane. Les réponses de Jean-Marie Lustiger ne pouvaient guère être au niveau.

(parler d’une correspondance pour une lettre, n’est-ce pas excessif?). Je n’ai pas écrit « larmoyant »…

Chaloux dit: à

je l’imagine bien partant pour Athène

On est hélléniste ou ne l’est pas.

(Cricri, Marquet est dans mes moelles, sa petite maison de la Frette, la belle vallée, dominant la forêt de Saint-Germain, qu’il a si souvent peinte et que j’ai si souvent parcourue, surtout les odorants dimanches d’automne à silence d’église, où le plafond était si bas qu’on aurait pu croire le toucher. L’arrêt chez Vigreux, l’épicier restaurant où Chardonne invitait Matthieu Galey, la petite église au bord de l’eau, tout un petit coin qui semblait ignoré, presque abandonné. Puis plus loin, vers la fin de la promenade, dans la solitude absolue, bien après la villa mauresque, construite par le peintre Madeleine, où vivait la charmante Mademoiselle Banville d’Hostel, fille d’un philosophe oublié, toujours suivie de son setter irlandais (20 cuvettes sous la verrière du salon -5 mètres- qui fuyait depuis longtemps) l’île au oiseaux, sanctuaire désormais interdit, où Hortense Allart allait déclamer des pages de son amant (?) François-René).

https://www.s-pass.org/SPASSDATA/ALGEDIM/QOKQWR/D403/D40324.pdf

DHH, dit: à

@et alii
d’accord pour saint Medard , mais espérons que Bernadette lui fasse risette

DHH, dit: à

@Jazzi
A l’intérêt inégal que j’ai pris à suivre vos déambulations de piéton de Paris, j’ai compris que vos textes parlent en fait à ceux qui sont familiers des quartiers que vous traversez ,car ils cheminent avec vous, ils revivent avec toutes leurs couleurs leurs propres cheminements;les noms de lieux, les noms de rues suscitent des images, refont vivre des impressions
La mention de ces noms qui donne aux uns le plaisir d’ une ballade a vos côtés a votre rythme n’est que froide et insipide énumération pour d’autres.

hamlet dit: à

c’est comme cette obsession française pour la traduction, globalement l’oeuvre de Kafka leur passe 10 mille mètres au dessus de la tête mais il vont dire cette traduction est quand même moins bien que celle-là…

comme l’enfilage de mouche de Markowicz avec Dostoïevski : avec cet épisode on aura atteint un niveau indépassable dans le ridicule : « le mot pomme ne convient pas vraiment parce que dans le contexte russe mystico religieux de l’époque et celui de la construction de la phrase en lien avec celle de l’idée de l’auteur vous comprenez il vaut que ce soit une cerise plutôt qu’une pomme… » le type il nous a réécrit toute l’oeuvre de Dostoïevski en français en remplaçant les pommes par des cerises…

Janssen J-J dit: à

Oubliez moi, hamlet, et concentrez-vous plutôt sur ceux qui font la vraie police du blog…
Sachez ne pas confondre vos ennemis, eet ne venez pas me dire que vous en êtes dépourvu. Et fermez vos chakras d’morue, ils sont trop ouverts à tous les vents, ce n’est pas sain. J’ai assez pris d’avoinées pour subir vos conseils, fussent-ils amicaux ou bienveillants, comme les miens.

Par exemple, écoutez le timide Bartabas qui n’a jamais su s’adapter au monde des humains (mais a su très tôt mesurer les insaniotés de victor hugo à propos des chevaux)… Bartabas, dans son magnifique compte rendu biographique de ses chevaux a ce passage très émouvant. Raconte avoir dû mettre à l’écart un petit cheval très boulimique qui n’arrêtait pas de manger tout son foin en moins de deux et toute sa litière de paille. Ayant mis en quarantaine à jeuner à l’extremité des box pour prévenir un risque de santé grave, il surprit nuitamment le cheval du box voisin le nourrir avec sa propre paille et la lui tendant dans sa gueule. Ce jour-là, Bartabas, bouleversé, comprit que des chevaux pouvaient éprouver de la pitié et de la compassion pour leurs congénères.
Et bien, voyez-vous, cher hamlet, je pense qu’icite, beaucoup d’erdéliens sont totalement et définitivement incapables d’éprouver de tels sentiments, c e qu’ils masquent en général sous le masque d’une dérision pathétique. Après…, chacun en tire la morale qu’il souhaite? en évitant de tomber dans le piège dénoncé chez les autres.
Bàv,

et alii dit: à

d’accord jazzi, mais avez vous lu la page wiki: déjà au nom dans la Creuse, je ne le répèterai pas!
et 23 Dictons , il faut se préparer !

hamlet dit: à

Philippe Djian c’est ce que la littérature française a pu produire de plus « moderne ».

Gailly, Chevillard c’est autre chose, Despentes et Welbec c’est aussi autre chose.

Sinon tous les autres ils continuent d’écrire comme Balzac, Flaubert et Victor Hugo.

Sûr que la probabilité de voir en France un Pynchon, un Self, un Delillo, un Easton Ellis est proche du zéro absolu.

Maintenant c’est trop tard, les gens s’en tapent, ils préfèrent Netflix.

hamlet dit: à

Jazzi : tu sais comment elle signait ses commentaires à l’époque DHH ? je me demande si ce n’était pas « Hannah » d’où la présence des 2 ‘H’ ?
auquel cas d’où viendrait le « D » ? elle s’est mariée entre temps ?

christiane dit: à

DHH, dit: « En citant les femmes disparues vous en oubliez une que vous n’avez peut-être pas connue qui a quitté le blog il y a longtemps .
Aussi longtemps qu’elle a été la elle a illuminé l’espace commentaires par son intelligence par sa culture par la subtilité et l’originalité du choix des textes qu’elle citait et avec cela toujours courtoise, respectueuse des autres et ne s’autorisant pas a leur égard d’autre mépris ou condescendance au nom de ce qu’elle représentait d’exceptionnel.
Elle signait Sapience malivole. »

Chacun de vos mots est juste la concernant. A défaut d’évoquer cette femme rare, votre commentaire aura permis à clopine de parler aigre me concernant. c’est obsessionnel chez elle ! comme hier.

J’ai un peu échangé, hors blog, avec … Sapience Malivole. Son frère prenait de très belles photos du paysage grec dans lequel ils vivaient. Elle était du même village d’enfance que Pierre Michon et évitait, le connaissant, de se risquer à tout jugement sur ses livres. Sa passion : la traduction. C’est elle qui m’a fait découvrir le blog de di brazza (Un enchantement)… Je l’ai perdue de vue au moment des tristes évènements politiques qui ont assombri la vie en Grèce.
Merci pour ce beau rappel.

DHH, dit: à

@jazzi
on peut se demander Dante a-t-il fait l’objet en son temps d’une fatwa?
et si les passages que vous citez sont caviardés dans la traduction de Dante en parsi.

hamlet dit: à

j’aime moins la lettre de Deplechin, je préfère celle de Djian, elle est plus pêchue.

comme ce passage totalement incohérent : « Le virus nous laissera sonnés, mais il finira par disparaître. Les changements qu’entraîne le changement climatique et la disparition de la biodiversité »

comment à la fois défendre la bio diversité et souhaiter la disparition d’un virus ?

c’est un manque flagrant de courage éthique… : quand on souhaite voir disparaitre un virus de la surface de la terre faut l’assumer.

Jazzi dit: à

« Bon, faut relativiser, hein… Sapience Malivole n’est restée que quelques mois sur la Rdl »

Il me semble que c’était plutôt quelques années, Clopine. En tout cas, on s’en souviens très bien. Et ce n’est pas Christiane, mais DHH qui s’en émerveillait rétroactivement…

Jazzi dit: à

Médiocre, Marcel Aymé, Chaloux ?

Jazzi dit: à

La Saint Médard 2020 est fêtée le 8 juin. On verra, et alii !

Chaloux dit: à

Il faut rester prudent avec ce que dit Jésus. Quand il commande à Thomas d’avancer la main, il lui signifie en réalité de ne pas le toucher.

Pablo75 dit: à

Par contre on peut citer Tampax.
Chaloux dit:

J’avoue que la censure automatique de ce site est l’une des plus grands énigmes que j’ai jamais connu (et pourtant j’ai lu des douzaines de livres sur les plus grands mystères de l’humanité). Si Cocteau avait fréquenté cet endroit il aurait dit: « Il y a quatre mystères que je ne suis jamais parvenu à percer : le flux et le reflux des marées, le mécanisme social des abeilles, la logique des femmes et la censure automatique du blog d’Assouline».

et alii dit: à

on va avoir à sur veiller une autre quarantaine
à vos bouliers
S’il pleut à la Saint-Médard,
Il pleut quarante jours plus tard. »

christiane dit: à

Chaloux,
j’ai découvert votre lien. Merci.
L’article est intéressant et effectivement c’est bien ce tableau.
Oui, j’ai peint et dessiné bien des fenêtres, des portes aussi.
Matisse a peint une fenêtre devant laquelle je m’arrête souvent quand je marche dans la galerie permanente d’art du centre Pompidou : « porte-fenêtre à Collioure ». La fenêtre, suggérée par deux battants de couleur claire, s’ouvre sur un fond complètement noir. Un arrêt, un mur ? un rien, une clôture… Une autre toile aussi, voisine : « Le Violoniste à la fenêtre » si différente de ses autres fenêtres s’ouvrant sur la lumière du paysage.
Bonnard lui, confond volontairement intérieur et extérieur dans sa série de fenêtres. Comme celle-ci, tellement audacieuse :
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Pierre_Bonnard_La_Porte_-_Fen%C3%AAtre_ouverte.jpg
Une fenêtre ? c’est être dedans et dehors en même temps (surtout si comme les enfants on a le front collé à la vitre). Il y en a une chez Magritte qui est un trompe-l’œil, un tableau dans le cadre de la fenêtre… Quant à Edward Hopper, ses personnages sont souvent à proximité de fenêtres ouvertes. Celles de Fra Angelico sont traversées par des anges et celles de Vilhelm Hammershøi semblent parler d’attente.
Si je devais dessiner une fenêtre qui vous représente… elle serait dans le registre des contes de Hoffmann. Inquiétante étrangeté…
J’aime aussi travailler des enfilades de portes s’ouvrant sur des couloirs (recherches sur la perspective, la profondeur).

Clopine dit: à

Bon, faut relativiser, hein… Sapience Malivole n’est restée que quelques mois sur la Rdl. Elle était visiblement « immergée » dans les lettres classiques,surtout le grec, et avait, c’est tout-à-fait exact, beaucoup de générosité dans le partage de cette culture. Et elle a très certainement été rebutée par la violence extrême qui s’exprimait (et s’exprime toujours) ici. M’enfin elle restait cantonnée dans son domaine de compétences professionnelles – je l’imagine bien partant pour Athène et y occupant un poste dans un musée archéologique, ou quelque chose comme cela, et son impeccable intelligence n’était pas dépourvue de froideur, sans doute protectrice. Bref, Christiane nous fait encore le coup de l’éblouissement démesuré – comme avec tant d’auteurs- et elle ne saura jamais combien cet éblouissement est contre-productif, puisqu’elle en sort toujours proprement aveuglée, ce qui ne rend pas service à l’entendement… Et je ne dis pas ce qui me vient sur le bout de la langue, au sujet de l’entendement de Christiane, n’est-ce pas, m’enfin…

Pablo75 dit: à

Je lui demandais si ces dernières paroles du Christ sur la croix, celles-ci « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (évangiles de Matthieu et Marc) n’étaient pas l’aveu d’un manque de foi, de confiance en Dieu comme celles prononcées ou pensées au moment de la mort par ceux qui se sentent abandonnés de Dieu
christiane dit:

Mais quelle idée de poser à un cardinal une telle question !! C’est aussi extravagant que de demander à un clochard ce qu’il pense des programmes d’achat d’obligations de la BCE en période de crise.

Chaloux dit: à

Le dernier compte-rendu était très médiocre.

Barozze est le seul promeneur à pouvoir passer par une impasse.

C’est du Marcel Aymé.

Chaloux dit: à

Pablo75 dit: à
C’est dingue: c’est interdit de citer ici des marques comme Louis V_uit_ou He_rm_ès.

Par contre on peut citer Tampax.

Pablo75 dit: à

Tiens, comment c’est étrange: j’entends encore l’écho de la double baffe donnée par la maîtresse Alexia Neuhoff à l’élève MC, alias Petit Rappel, qui a voulu faire le beau en se moquant d’elle devant ses petits camarades…

(Court, quand on veut mettre une tarte à la crème sur la tronche de quelqu’un, il vaut mieux s’assurer avant que le sol n’est pas glissant pour éviter le ridicule total de te la foutre à toi-même en tombant. Je t’avertis aussi que pour le Bêtisier du Blog la place de meilleur fournisseur de scènes grotesques est déjà prise par le Pétomane, imbattable dans le comique involontaire).

hamlet dit: à

Jazzi : je me suis retenu de dire : « J’arrive encore trop tard pour le déjeuner ! »

cooool ! on t’aime Jazzi : t’es le meilleur !

Jazzi dit: à

« la rue Santos-Dumont (dans la plus belle partie, en impasse) »

Cette partie est dite « Villa Santos-Dumont ». Quand je suis passé, il y avait une grande assemblée qui finissait de déjeuner au milieu de l’impasse. Les assiettes étaient parfaitement récurées. On m’a regardé d’un air hostile, et je me suis retenu de dire : « J’arrive encore trop tard pour le déjeuner ! »

et alii dit: à

NON ELIANE L.A.V /LEVY S ECRIT POUR ELLE AVEC UN Y
C’est mal de confondre

hamlet dit: à

la grandeur du maL

Pablo75 dit: à

Djian, inepte, comme d’habitude.
Chaloux dit:

Djian c’est comme le Pétomane: on dirait des ados attardés…

(L’auteur du « Déjeuner en paix » a pourtant 70 ans !! – le Pétomane, lui, vu l’état de son cerveau, doit approcher les 80).

et alii dit: à

je n’ai pas souvenir de « sapience » mais je me souviens qu’ODRADEK parlait de renoncule parfois ;
je ne suis pas cacochyme à me plaindre ici des ritournelles;après tout les psychologues du blog ont dû voir « voies et pièges de la psychanalyse » de ELIANE AMADO LEVI VALENSI et le péché originel de la psychanalyse de G.Haddad :de quoi se douter qu’ils ne comprennent ni ne peuvent TOUT

Pablo75 dit: à

C’est dingue: c’est interdit de citer ici des marques comme Louis V_uit_ou He_rm_ès.

hamlet dit: à

DHH : et vous ? comment signiez-vous vos commentaires en ce temps-là ?

Pablo75 dit: à

Aujourd’hui, J+13, redescente des Champs-Elysées, par jour de grand shopping…
Jazzi dit:

Hier j’ai dû aller à l’Ambassade de Chine, Av. George V. À 15h le haut des Champs-Élysées était presque vide. Je n’ai vu du monde qu’a la boutique Louis V_uit_ton (une douzaine de personnes attendaient dehors) et à la boutique He_rm_ès (petite file d’attente d’une demi-douzaine de clients).

Malgré les hôtels Prince de Galles et Georges V, l’Église Américaine et les Ambassades d’Espagne et de Chine il n’y avait personne dans l’avenue George V. Une voiture passait de temps en temps. On se demande comment ça devait être pendant le confinement.

Jazzi dit: à

Parallèlement, entre deux parcours parisiens, je chemine toujours, mais là avec deux guides : Dante et Virgile. Parvenu avec eux au dernier cercle de l’Enfer, avant sortie sur la montagne du Purgatoire, qui donc vois-je ?
Mahomet et Ali ! Dans un sale état :

« Un esprit m’apparut, saignant par mille entailles
Et troué du menton jusqu’au fond des entrailles ;
Il se perd moins de vin d’un tonneau défoncé.

Ses boyaux lui battaient sur les jambes ; sa rate
Pendait à découvert de sang tout écarlate,
Avec la poche immonde où croupit l’aliment.

Et tandis que vers lui, l’œil fixe, je m’incline,
Il regarde, et s’ouvrant de ses mains la poitrine :
— « Vois, me dit-il, comment je me pourfends, comment

Mahomet est haché ! là devant moi s’avance
Ali, mon bon cousin, qui pleure d’abondance,
Le visage fendu de la nuque au menton,

Et tous ceux que tu vois encor dans la carrière,
Ayant semé scandale et schisme sur la terre,
Sont fendus et troués de la même façon. »

christiane dit: à

Closer,
vous êtes loin du compte !
Je lui demandais si ces dernières paroles du Christ sur la croix, celles-ci « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (évangiles de Matthieu et Marc) n’étaient pas l’aveu d’un manque de foi, de confiance en Dieu comme celles prononcées ou pensées au moment de la mort par ceux qui se sentent abandonnés de Dieu (Camps d’extermination – longue maladie – solitude en ces instants…).
Pour moi c’était l’expression d’un homme en détresse confronté à la souffrance, au désespoir, au doute, voire à la déception.
J’avais adressé cette lettre à Père Lustiger – Cathédrale Notre-Dame de Paris (faire suivre), ne connaissant pas son adresse… La lettre (très brève) lui est parvenue.
Sa réponse m’a laissée perplexe. Je l’ai soumise à des prêtres d’une église proche. Ils n’ont pas su répondre… Une seconde lettre a abordé d’autres questions comme celle de son chemin de conversion.
Mais parfois les questions sont plus importantes que les réponses.
« Larmoyantes » dites-vous … ce n’est pas vraiment le style de mes échanges épistolaires.

de nota dit: à

Lettre de Marie Desplechin à Greta ( et c’est pas drôle!)

Chère Greta,

Tu l’as pensé, forcément : ce que l’espèce humaine s’était montrée jusqu’ici incapable de faire, un virus le lui a imposé. Pas en dix ans, pas en un an, pas en six mois. En quelques semaines, le temps de comprendre qu’elle était menacée, là, tout de suite. Du jour au lendemain, elle a mis un stop, à ses déplacements, à ses achats, à sa frénésie. Il était impensable jusque-là de ralentir le trafic aérien, et même de taxer ? Les avions ont été cloués au sol – et les aviateurs ruinés. Il était inimaginable d’arrêter d’acheter des vêtements ? Les boutiques ont fermé – et on n’a vu personne les fesses à l’air. Je ne dis pas que c’est bien, ni qu’il n’y aura pas de conséquences. Je remarque juste que c’est arrivé.

C’est donc que tu as raison. Dès lors que nous avons tous ensemble pris conscience du danger, nous sommes capables de changer nos habitudes, bien plus que nous ne l’aurions pensé. Même nos vieux gouvernements sans imagination y sont obligés. Bien sûr, c’est cher payé. Et ce sont les plus pauvres et les plus fragiles qui souffrent, dans nos pays riches, et encore plus gravement dans les autres. Il nous reste d’immenses progrès à faire en solidarité. Mais est-ce une raison pour reprendre notre folie là où elle s’est arrêtée ? Pour recommencer à extraire, à produire, à brûler… N’avons-nous pas d’autre moyen de vivre que de nous détruire ?

Plus tard, très tard, trop tard

Le virus nous laissera sonnés, mais il finira par disparaître. Les changements qu’entraîne le changement climatique et la disparition de la biodiversité, eux, ne disparaîtront pas. Ils iront en s’aggravant. Mais malheureusement, la menace qu’ils font peser sur nous n’est pas aussi visible, pas aussi immédiate que celle du virus. On peut toujours fermer les yeux, relancer la machine et prétendre que le climat attendra, dix ans, vingt ans… Le temps qu’il soit encore plus tard, très tard, trop tard. Bon sang, Greta, et si on s’y mettait maintenant ? Puisque c’est faisable ?

Je suis certaine que tu n’as pas mis les pieds dans un supermarché depuis longtemps. Tu devrais. Tu y verrais la quantité de plastique qui compose ou qui emballe le moindre objet du quotidien, de la brosse à dents à la tomate, sans parler du savon en bouteille. Quelqu’un sur cette planète sait d’où vient le plastique, où il va, et ce qu’il nous fait ? Est-ce que ce n’est pas le moment d’arrêter ? Tout de suite ?

Lettre

Greta, les forces s’opposent toujours, celle qui va vers le pire et celle qui veut le meilleur. Nous sommes encore plus nombreux qu’hier à vouloir vraiment que la vie change vraiment, maintenant. Pour y parvenir, nous sommes prêts à renoncer à d’anciennes illusions, et à prendre des risques. Un écrivain français t’a écrit récemment une très jolie lettre, qui a été lue à la radio. Il se décrit comme «un vieil homme», il dit que «tu as une beauté apaisante», il ajoute «heureusement que tu es là». Il s’appelle Philippe Djian et tu trouveras facilement sa lettre sur Internet. Elle répare un peu les torrents de haine que d’autres vieux hommes ont déversés sur toi. Elle m’a fait du bien.

Je sais que tu as été atteinte par le virus, ton père aussi. J’espère que vous vous êtes bien remis. Prends soin de toi. Nous avons besoin les uns des autres, aujourd’hui comme jamais.

DHH, dit: à

@JJJ
En citant les femmes disparues vous en oubliez une que vous n’avez peut-etre pas connue qui a quitté le blog il y a longtemps .
Aussi longtemps qu’elle a eté la elle a illuminé l’espace commentaires par son intelligence par sa culture par la subtilité et l’originalité du choix des textes qu’elle citait et avec cela toujours courtoise, respectueuse des autres et ne s’autorisant pas a leur egard d’autre mepris ou condesendance au nom de ce qu’elle representait d’exceptionnel.
Elle signait Sapience malivole

Jazzi dit: à

Djan disant ma chérie à Greta à tout bout de champ, c’est pas du harcèlement ?

Jazzi dit: à

« Tu ne nous dit pas comment tu es rentré dans le 12ième, JB. »

Métro Bir-Hakeim, ligne 6 Etoile-Nation, direct jusqu’à Daumesnil, closer. En toute illégalité car en pleine heure de pointe…

et alii dit: à

vos chakras google me suffira j’espère pour ça ; moi, j’ai suivi le chemin entre les abttoirs de la
Villette de jazzy et le billet sur la langue -sauce piquante – et trad , et nul n’est prophète en son pays hamlet, même si vous avez le mal d’Aix ,,bref la
Provence, région de traducteurs depuis mongtemps;j’ai appris grace à un trou de mémoire que je n’ai pu combler, en cherchant le nom d’un musicien judéo provençal-dont j’ai pourtant joué un morceau avec une amie bibliothécaire morte aujourd’hui qui se ventolinait! -que mêmela famille PASTERNAK(sauf conduit) disait descendre des abravanel (je croyais que c’était le nom du musicien que je cherchais;il y en avait beaucoup ,des pusiciens abravanel dans le monde, mais pas « le mien » :si vous croyez que c’est une question de chakras?
pour PASTERNAK,je ne savais pas, moi, je ne fonctionne pas en sepharad et achkenaze!
tant pis ! ça me reviendra plus tard, et sans le demander à un archevêque de substitution!
bonne journée!
au fait, il y a des pays qui ont créé des cabarets où les copains artistes vont faire le boeuf et danser; dansez bien hamlet!

de nota dit: à

de nota, je la trouve belle et touchante cette lettre, vous l’avez reçue parce qu’il s’est trompé d’adresse ?

poil aux tresses!

hamlet dit: à

que soient ses invités il leur répètE

hamlet dit: à

de nota, je la trouve belle et touchante cette lettre, vous l’avez reçue parce qu’il s’est trompé d’adresse ?

Chaloux dit: à

Djian, inepte, comme d’habitude. Flopine a toujours des affections bien placées. Je veux dire : qui lui ressemblent. Et c’est elle qui vous dira qu’il n’y a pas plus con qu’un mouton…

C’est vite dit!

Hurkhurkhurk!

hamlet dit: à

avec Finkielkault on a toujours l’impression d’écouter une rediffusion d’une vieille émission.

par contre le côté marrant c’est que quels que soient ses invités ils leur répètent toujours le même truc, du coup ils préparent toujours leurs réponses une semaine à l’avance.

le jour où il faudra robotiser un intellectuel il servira pour fabriquer le prototype.

de nota dit: à

Lettre de Philippe Djian (on ne rigole pas au fond de la salle!)

« Ma chère Greta, ma chérie,
Ce n’est pas le moment. Ce n’est pas une plaisanterie, c’est juste une mauvaise plaisanterie que nous vivons, comme de marcher dans du miel et en foutre partout sous ses semelles. Au-delà des images, il y a une drôle d’odeur. Je ne devrais pas la sentir à mon âge, je devrais perdre l’odorat mais je ne respire que ça, ce doux parfum de pourriture, j’en perçois toutes les saveurs. Pandemic is not for sissies. Heureusement que tu es là.
C’est quand même drôle ce qu’une bande de connards a pu dire sur toi, j’ai halluciné. Ils me dégoûtent. Mais qu’est-ce qu’ils ont dans la tête, ces gens-là. Comment font-ils pour se maintenir en vie. Ils sont écœurants, n’est-ce pas. Ils donnent envie de changer de trottoir, de respecter les distances pour une fois. Je suis désolé pour eux, ils se sont allongés dans leur tombe et se sont eux-mêmes couverts de terre, tout confits d’orgueil. On n’y peut rien, on ne discute pas avec des zombies. Les gens ne s’arrangent pas en vieillissant. C’est une vraie tragédie. J’aime ton sourire. Tu es plus belle que le ciel et la mer. Dommage que Cendrars ai trouvé ça avant moi. Lis Cendrars. C’est la meilleure chose à faire pendant le confinement. Et puis Sur la route, bien sûr. Et quelques poèmes de Walt Whitman avant de t’endormir. Ton sourire me fait du bien. Je suis touché par ta beauté, tu as une beauté apaisante. J’emporterai ta photo avec moi quand j’irai en Ehpad. Je te soutiens à 100% dans ton combat, mais j’aime tes yeux aussi, et tes nattes. Je viens de terminer un roman où je parle de toi. Sauf que tu as la trentaine et que l’on y boit du vin importé du nord de la Suède. Je voyais aussi Naomi Klein en l’écrivant. Ce n’était pas toujours très gai comme roman, mais tu restais dans les parages, et elle aussi, et ça m’aidait, je me sentais en bonne compagnie. Ce visage de madone que tu as. C’est aussi ça qui les emmerde, cette partie qu’ils ont perdu d’avance, ces ténèbres vers lesquelles ils glissent quoi qu’ils dégoisent.
Je te l’enverrai quand les postes remarcheront. On m’a demandé de tenir un journal du confinement, mais pourquoi on ne demande pas ça à un type qui dort dans la rue si on veut savoir comment ça se passe. On voit bien que ce monde doit changer. Les choses deviennent trop absurdes au bout d’un moment.
Rien ne me convient. Aucun parti, aucune figure. Je me suis réveillé un soir et tu passais à la télé et avant même de savoir qui tu étais, je me suis levé et je me suis approché de l’écran pour te voir de plus près. Je pensais que tu portais un masque de porcelaine.
Cette lettre. Voilà. Ma chérie. Fais-en ce que tu veux.

hamlet dit: à

Janssen J-J dit: il faut bien s’en a-komoder, hélas.
 »

3j vous êtes un brave garçon, mais j’aime pas trop quand vous faites le gendarme du genre : voilà ce qui est bon pour le blog à passou et voilà ce qui n’est pas bon.

quelles sont vos critères de sélection génétique ?

3j il faut ouvrir vos chakras mon vieux : tout est bon pour le blog à passou, même ce qui ne vous sied pas sied peut-être à d’autres, ex et alii: moi je la trouve marrante avec son côté complètement obsessionnel déjanté et ses commentaires où il faut faire appel à Turing pour les décrypter..

et voilà 3j : tout le monde veut faire la police sur le blog à passou mais le seul à décider c’est passou et pas vous mon ami.

Clopine dit: à

A part ça, Finkielkraut a encore été pénible ce matin, tirant ce pauvre Roth à lui pour lui faire dire ce que précisément il ne dit pas…

Je m’en vais tout de même relire Némésis, parcouru bien trop rapidement, mais bon… Le couplet finkielkrautien sur l’incapacité de ses contemporains à « accepter la contingence » (entendez : refuser de subir la pandémie et ses conséquences, ouin, ouin, qu’il était bon le bon vieux temps où on croyait en Dieu et où on se soumettait de bon gré aux châtiments qu’il nous envoyait à cause de nos péchés) était particulièrement relou, de chez relou, bien entendu.

La pauvre petite Mathilde Brézet avait bien du mérite de « rectifier le tir », à chaque fois, sans contredire ouvertement le « Maître »… M’enfin, cela s’entendait tout de même, le rabâchage moralisant sur fonds d’inquiétude religieuse qui enrobe sans arrêt les propos du philosophe. Ah là là.

Avec tout ça, mon repassage n’a pas beaucoup avancé.

lmd dit: à

Pourquoi imaginer que les amateurs de musique contemporaine n’aimeraient qu’en secret la belle musique sans plus ? On se le demande ? Et, pourquoi la «Beauté» serait-elle moins «réelle» que ce les artistes, musiciens, créateurs, cherchent à faire, à produire ? Les artistes font et les commentateurs, commentent.

Clopine dit: à

Je pense que non, bien entendu, mais enfin je vous pose à tous la question : vous avez lu les lettres de Desplechein et Djian, adressées à Greta Thunberg ?

Celle de Djian est carrément émouvante, à mes yeux. Décidément, je l’aime de plus en plus, ce type qui veut déjeuner en paix…

Chaloux dit: à

Non, dix paires…

Chaloux dit: à

Cricri-Gobe-Tout va peindre une paire de volets.

Qu’à cela ne tienne, si elle y prend goût, j’en ai sept autres paires à lui faire repeindre (quand elle aura décapé).

Hurkhurkhurk!

Diap dit: à

Jazzi, avec sa manière d’inspecter le déconfinement des autres dans Paris, ajoute un individu, lui-même, à la foule. Et longtemps! Et partout! Mais bien sûr, lui-même, ça ne compte pas, puisque c’est lui.

closer dit: à

Christiane nous dit qu’elle entretenu « une correspondance » avec Monseigneur Lustiger…Mazette!

Je me demande cependant si la charité chrétienne de cet excellent cardinal a été assez forte pour lui permettre de réprimer les fous rires qui ont dû le prendre à la lecture des extases et des pâmoisons de notre chère Cricri…

closer dit: à

Tu ne nous dit pas comment tu es rentré dans le 12ième, JB.

C’est louche.

D. dit: à

Bon je le refait :

Madame Neuhoff, en effet je démonterais bien le Panthéon pour y faire à la place un beau jardin ou encore un héliport.
Et je renverrais toutes les dépouilles à leurs cimetières communaux respectifs. J’imagine d’ailleurs que la plupart des âmes qui y sont attachées et qui dans leur au-delà me lisent, ne peuvent être que d’accord avec moi.

D. dit: à

Madame Neuhoff, en effet je démonterai bien le Panthéon pour faire à la place à un beau jardin ou bien un héliport.
Et je renverrais toutes les dépouilles à leurs cimetières communaux respectifs. J’imagine d’ailleurs que la plupart d’entre eux, qui dans leur au-delà me lisent, ne peuvent être que d’accord avec moi.

et alii dit: à

j’ai écouté ,ce matin, pour me mettre en forme « le boeuf sur le toit  » de MILHAUD qu’on voit porter un loup sur le visage ;il y a une page wiki qui évoque le cabaret célèbre (aussi comme lieu de rencontres entre artistes, homosexuels etc
Comme Paris était avant tout la ville du jazz6, les musiciens de jazz des autres clubs de Paris se présentaient après leurs heures au Bœuf sur le toit pour jouer jusqu’à tard dans la nuit. De là vient l’expression « faire un bœuf » pour désigner une rencontre informelle entre musiciens qui jouent leur répertoire de manière décontractée.
bonne journée

D. dit: à

après avoir bu de la Taurine on peut normalement marcher 100 km de plus jazzi.
N’en abuse surtout pas et n’en prends pas l’habitude. Une fois en passant ça.
www.http://fr.wikipedia.org/wiki/Taurine

D. dit: à

harassé de fatigue et de chaleur (30° à l’ombre), la gorge altérée

prends un chameau avec toi la prochaine fois

D. dit: à

Jazzi, il y a en ce moment une maison à vendre dans la rue Santos-Dumont (dans la plus belle partie, en impasse). Autour de 2 millions.
Brassens a habité aux 42-46.

Jazzi dit: à

« Aujourd’hui donc, d+12 »

Non, ça c’était hier, compte-rendu demain. Grande surprise du côté du parc de la Villette.
Aujourd’hui, J+13, redescente des Champs-Elysées, par jour de grand shopping…

D. dit: à

Ce sont les mêmes qui joueront les effarouchés aux élections en constatant : mais comment des français peuvent voter comme ça ? Mais c’est tout simple : parce que vous n’avez cessé de les mépriser jour après jour.

Janssen J-J dit: à

toutes ces jeunes femmes qui ont disparu à jamais du blog à passoul : CT, rose, bérénice, voire MS…, c’est un peu dommage et triste quand, après pareille désertion, on n’a plus que ce qui reste de maculins (sic) en selle et en PdC.
‘Reusement, on a encore Alexia, Chantal, Christiane et DHH pour nous surprendre. Quant au surplus envahissant des meufs épiphytes non citées, il faut bien s’en a-komoder, hélas.

D. dit: à

Le grand mépris du gouvernement pour les catholiques. La décision de reprise du culte dès aujourd’hui l’est uniquement en raison du Ramadan.
Jeudi c’était l’Ascension, grande solennité catholique, devant la télé.
On s’en souviendra, c’est promis.

Janssen J-J dit: à

Bonjour jzman. Merci pour la chronique d+11, elle nous manquait.
Que voulez-vous ? c’est quand même du boulot toutes ces marches harassantes, calepin en main pour la rdl, dans Paris meurtri, Paris sali, Paris chaudi, mais Déconfini !
Aujourd’hui donc, d+12, prenez un peu de repos ! Prenez soin des autres et des ruines.

hamlet dit: à

« Il y a là quelque chose de la pauvre et brève enfance, quelque chose du bonheur perdu qui ne se retrouve pas, mais aussi quelque chose de la vie active d’aujourd’hui, de son petit enjouement, incompréhensible et toujours là pourtant, et qu’on se saurait tuer »
(Kafka – Extrait de « Joséphine la cantatrice » cité par Benjamin dans son livre sur FK)

hamlet dit: à

Jazzi : « Je voulais m’acheter une canette fraîche de Coca-Cola et j’en suis ressortir avec une canette de Redbull » : coool !

Janssen J-J dit: à

Polémikoeur a écrit (un jour) à (Petit Rappel)

La littérature est le tapis,
les plumes en sont le décor
et, oui, elles ont des couleurs
et toutes les autres qualités
qui les font se distinguer
les unes, éclatantes,
des autres, moins.
Palettement.

Jazzi dit: à

Samedi 23 mai à 9 h 47

Déconfinement J+11 (jeudi 21 mai)

Je descends vers 15 heures du T2 à la porte Didot, Boulevard Brune, dans le 14e arrondissement.
Rue Didot, je tourne, à gauche, dans la petite rue des Mariniers.
Je découvre alors les derniers aménagements réalisés sur le site de l’ancien hôpital Broussais, notamment la promenade Jane et Paulette Nardal, inaugurée en août 2019 en hommage aux deux soeurs, philosophes et enseignantes, qui posèrent les bases théoriques de la négritude avec Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor et Léon-Gontran Damas.
C’est un tout nouvel espace de verdure, sans grilles, avec des transats en bois pour les adultes et un impressionnant dragon-toboggan pour les enfants.
Au débouché de la rue Vercingétorix, je me heurte au mur du chemin de fer de la gare Montparnasse.
J’emprunte le passage souterrain, au-dessous de la petite gare en briques rouges, et en ressort dans la rue Jacques Baudry, en passant sous les voies.
Le temps de constater que je suis désormais dans le 15e arrondissement, je poursuis le parcours sur la gauche, par la rue Castagnary et la rue Fizeau.
Du côté des rues du Sommet des Alpes et de Chambéry, je n’ai pas retrouvé le petit restaurant où nous venions dîner avec A., les soirs de canicule, comme aujourd’hui. Sa terrasse, à l’arrière, donnait sous les frondaisons de la Petite Ceinture, ligne ferroviaire désaffectée au début des années 1960.
Devant la Halle aux chevaux et le parc Georges Brassens, déserts, je me dirige vers la droite, dans la rue des Morillons, puis, à gauche, dans la rue Santos-Dumont.
Petite halte devant le n°42, où habitait le troubadour sétois qui a donné son nom au parc voisin.
De retour dans la rue des Morillons, je repars en sens inverse, et vais saluer au passage les deux beaux taureaux, qui flanquaient l’entrée des anciens abattoirs de Vaugirard. Rares vestiges, restés en place.
Plus loin, à l ‘angle de la rue de Dantzig, l’austère bâtiment des Morillons fait toujours office de cimetière des objets perdus parisiens.
Au bout de la rue des Morillons, je prends la rue Olivier de Serres, à droite, et rejoins la rue du Commerce.
Petite visite de courtoisie à la librairie le Divan, récemment rouverte.
Sur la placette, au carrefour avec la rue de Vaugirard, les enfants semblent heureux de pouvoir à nouveau jouer à tournez manège.
En revanche, les portes du multiplex Gaumont restent désespérément fermées.
Là, j’emprunte la rue de Javel, croise la rue Blomet, la rue Lecourbe, puis la rue de la Croix-Nivert, d’où j’aperçois, à droite, le clocher de l’église Saint-Lambert.
Parvenu à ce point de la promenade, harassé de fatigue et de chaleur (30° à l’ombre), la gorge altérée, je me perds un peu entre les rues Félix-Faure et de Lourmel. Ne sachant plus très bien si je dois prendre à droite ou à gauche.
Au rond-point Saint-Charles, mon GPS naturel s’est remis en marche.
Je prends alors la rue de la Convention.
Devant le site de l’ancienne Imprimerie nationale, je constate que celle-ci a laissé la place au « Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères ».
Je suis entré dans le Franprix d’en face. Je voulais m’acheter une canette fraîche de Coca-Cola et j’en suis ressortir avec une canette de Redbull, à base de « taurine » (késako ?) mais il y avait marqué dessus : « vivifie le corps et l’esprit ».
Tout ce qu’il me fallait !
J’en avale une grande rasade d’un coup. Horrible goût de sirop à la fraise trop sucrée. Mais de fait, deux minutes après, je suis parfaitement requinqué.
Je me suis présenté à l’entrée du centre commercial Beaugrenelle, côté Charles-Michel. Le premier centre commercial parisien à avoir été autorisé à rouvrir ses portes, hier. Une accorte jeune-fille, un panier en osier au bras, distribue des masques à ceux qui n’en ont pas.
Je traverse la galerie où sur les vitrines pimpantes des magasins on peut lire : « Heureux de vous revoir ».
Autour de la rotonde centrale et de sa verrière, de grands fauteuils moelleux me tendent leurs bras.
Là, j’ai une vue d’ensemble sur les cinq niveaux du centre commercial, où je n’ai rien de spécial à acheter.
Après quoi, je ressorts par la porte Linois, au plus près de la Seine.
A mi-pont, tandis que la statue de la Liberté, en proue de l’île aux Cygne, éclaire toujours le monde, de larges escaliers me permettent de rejoindre l’allée centrale, où une grande diversités d’arbres forment une voûte végétale des plus attrayantes.
Marchand au milieu des eaux, la Maison de la Radio, à gauche, les tours du Front de Seine à droite, je parvins à l’extrémité de l’île où, malgré le nombre important de promeneurs, je trouve un banc miraculeusement libre.
Je m’y assieds, entre un sophora du Japon et un atlante (faux vernis du Japon), face aux locaux du port autonome de Paris.
J’ai dû m’assoupir quelques instants.
Il est près de 19 heures, quand je remonte sur le pont de Bir-Hakeim. Là, je n’ai pas manqué d’aller admirer la statue de Wederkinch en hommage A la France (1930). Une Jeanne d’arc équestre autrement plus vigoureuse et troublante que celle de la place des Pyramides.
https://www.paristoric.com/images/iconographie/Arrond-15/paris_15_statue_france_renaissante.jpg

hamlet dit: à

et alii dit: sur le verbe « dissimuler » par HAMLET on peut aussi penser au rôle-protecteur?
 »

voilà, c’est quand même plus plus intéressant que de parler de morale.

2 raisons possibles : la honte des siens (thèse reprise par l’italien dont parle passou dans le billet précédent), soit en effet la volonté de protéger.

mais protéger qui ? se protéger lui ? Marcel Proust ? dans ce cas protéger lequel : l’homme du monde ou l’écrivain ? ou protéger sa mère et sa grand-mère, et dans ce cas lesquelles : celles du narrateur ou celles de l’écrivain, ou bien celles de l’homme du monde ?

c’est un billard à 5 bandes, dont une des bandes nous dit que son « contre Sainte Beuve » était aussi un « contre l’homophobie » ou un contre l’antisémitisme » visant à protéger lui les siens.

parce que Charlus ou Guermantes n’auraient jamais tenu leurs propos antisémites sur Swann devant Swann lui-même ,ou une personne non dissimulatrice (la dissimulation permet à Proust aussi de voler ce genre d’informations).

d’un autre côté, si Proust dit au journalise : désolé je ne peux parler publiquement de Dreyfus parce que ma mère et ma grand-mère sont juives, à l’inverse le narrateur ne se gêne pas de donner son avis (en les lignes mais quand même…)

Kafka écrit dans son journal : « il est parfaitement concevable que la splendeur de la vie se tienne prête de chaque être et toujours dans sa plénitude, mais qu’elle soit voilée, enfouie, dans des profondeurs invisibles, lointaine. Elle est pourtant là, ni hostile, ni malveillante, ni sourde, qu’on l’évoque par le mot juste, et elle vient. C’est là l’essence de la magie, qui ne crée pas, mais invoque. »

On voit là que Kafka, lieu de prendre le problème sous la forme d’un simple pour ou contre Sainte Beuve, place la magie du livre dans une problématique qui oppose invocation et révocation, et si on repasse Proust à cette moulinette alors il révoque plus qu’il n’invoque.

christiane dit: à

Ah merci, Renato,
j’ouvre l’ordinateur et je trouve votre indication. Oui, c’est bien le tableau qui m’obsédait :
https://www.pinterest.fr/pin/451837775108035193/
J’avais complètement occulté la couleur verte tant mes souvenirs de volets entrouverts étaient à contre-jour profondément sombres contrastant avec les rais de lumière solaire dans les régions où l’on se repose dans l’ombre fraîche de la maison aux heures les plus chaudes de l’été.
Je regarde ce tableau, unique, dans l’œuvre de ce peintre que j’aime beaucoup. On dirait qu’il ne veut plus voir le monde extérieur…
Merci beaucoup.
Je n’ai pas encore remonté le fil de commentaires. J’y ai lu des pensées tellement négatives hier, avant d’éteindre l’ordinateur… Je ne comprends toujours pas que des êtres capables du meilleur et cultivés puissent déposer ici tant de mots blessants pour le plaisir de faire du mal. Étrange tumulte dans le cœur de certains…
Bonne journée.
Je vais écouter la chronique d’Alain Finkielkraut sur France Culture.

Alexia Neuhoff dit: à

Petit rappel au très pignant Petit Rappel. Tandis qu’Et Alii nous tartinait Derrida à grands coups de cuillères dans le pot de peanut butter, le dénommé D. se prit à rêver de plastiquer quelques monuments de la capitale ou tout au moins de les déplacer. Une sorte de corrélation fortuite et plaisante entre la déconstruction du philosophe et du futur édile. Quant à ce Monsieur « Derida » dont vous me signalez la disparition « il y a dix ans », vous m’en voyez (s’il était de vos amis) fort peinée.

renato dit: à

de op. 87 > de L’op. 87,

renato dit: à

Année LvB, Huit variations pour deux hautbois et cor anglais en do majeur sur « Là ci darem la mano » WoO 28 :

https://youtu.be/o-sHMG8MVzA

LvB était intrigué par un groupe singulier de bois, composé de deux hautbois et d’un cor anglais, qui émergeait à cette époque — c’est probablement une sérénade de Johann Wendt pour cet ensemble jouée le 23 décembre 1793 dans le traditionnel concert bénéfice de Noël à Vienne qui a inspiré la composition ces variations sur « Là ci darem la mano », et en 1794 la composition de op. 87, qui dans ce répertoire particulier représentait l’une des œuvres les plus vastes et les plus élaborées.

23.5 — 8.11

Alexia Neuhoff dit: à

Petit Rappel dit: à
« Si Derida était zélu maire de Paris »
Euh? Faut-il rappeler à la trépidante Alexia Neuhoff qu'(il est mort il y a plus de dix ans?! Le sait-elle seulement?

C’est, très pédant Petit Rappel, que ce Derida-là n’est pas de mes connaissances, en effet.

et alii dit: à

vous voulez parleR!
excuses mais je rumine tant de choses en même temps!
bonne journée

renato dit: à

christane, je connait peu et mal le travail de Marquet, je suppose cependant que le tableau dont vous parlez est Persiennes vertes.

23.5 — 7.42

et alii dit: à

sur le verbe « dissimuler » par HAMLET
on peut aussi penser au rôle-protecteur?- de « l’inconscient »refoulant tel ou tel élément :bizarre qu’ hamlet ne pense pas à ça et que ce soit
DHH qui se précipite comme « sachante » pour lui donner du grain à moudre !

et alii dit: à

autre chose
étrange que ce soient les contributeurs qui en viennent à parler de ce qu’ils considèrent comme leur « identité » qui »harcèlent » de piques ceux qui sont plus « réservés » sur leur « histoire personnelle » ( au point de ne pas réfuter les incriminations abusives et délirantes dont ils sont la cible )tout se passe comme si les premiers harcelaient encore moins « pour savoir » ce qu’on leur « dissimulerait » (ce mot que je reprends d’hamlet parce que je le trouve très intéressant j’y reviendrai)que pour dire ce qu’ils ont à coeur de faire savoir (comme ils/elles s’intéressent à la nomination juive et en savent!);
c’est le jour, l’heure du café, bonne journée

et alii dit: à

pendant le temps où j’aurai suivi ce blog,j’ai remarqué une chose comique à mes yeux : »vous » voulez dire qui est un homme, qui est une femme,s’il/elle est homo, hétéro, et qui est… juif;voilà pour vous les « droits » qui caractérisent l’autorité « aujourd’hui » (de notre temps)et vous voulez parlez cette identité que vous avez identifiée en lui donnant des pseudos de » votre gout;
personnellement, il y a des contributeurs-trices dont je ne sais que très peu de choses , parce que « cela »-âge, formation, situation familiale- n’a pas été redit soit par eux-mêmes, soit par les autres ;
je suppose que tout cela doit troubler-questionner- les gens qui passent sur ce blog sans être avertis de ses jeux; au bout du compte, c’est qu’allons nous en faire, les uns et les autres,et qu’en avons nous déjà fait? P.Assouline a déjà dit que des chercheurs étudieraient le blog;c’est le sien!
les relations que vous voulez avoir publiquement les uns avec les autres , je ne les comprends pas ;
je ne me sens pas du tout de votre « famille »,surement au sens « politique » ,malgré les jeux sur « maman », « grand mère » comme vous dites , « père » qui se sont un peu calmés ces derniers temps
et ce n’est pas me pénaliser que me rejeter après avoir cherché à nommer mes fautes dont « mon âge »;
donc moi aussi j’ai été « comblée » !
j’espère que les futurs contributeurs apporteront un nouveau souffle qui vous permettra de vous…… réinventer et que cela se fera sans trop de douleurs pour tous et toutes !

et alii dit: à

petit rappel
mais oui, pour Milhaud , surtout que cendrars a fréquenté la Méjanes à AIX
e, si bien qu’en
43, quand un membre de la Gestapo vint habiter porte à porte
avec moi, sur le même palier, dans mon meublé, je me dis
qu’en cas de perquisition cela serait suspect : un écrivain sans
papiers, sans notes, sans dossiers, sans carnet d’adresses, sans
un livre, et que ma table rase était des plus compromettantes.
Alors je me mis à fréquenter la Bibliothèque Méjanes
pour donner le change… Dès leur arrivée à Paris, les Boches
avaient saisi et fait mettre au pilon mon dernier bouquin : Chez
l’armée anglaise, qui devait paraître chez l’éditeur Corrêa et
dont je n’avais pu, of course, assurer le service de presse le 10
mai 1940, comme convenu ; durant l’occupation, tous les
mardis et vendredis, les Boches passaient très régulièrement à
mon domicile à Paris, avenue Montaigne, voir si je n’étais pas
rentré et la brave Mme Lampen, la propriétaire de l’hôtel,
m’adressait chaque fois une carte interzone disant : « Tante
Amélie est encore venue vous inviter à déjeuner », et sans
entente préalable, j’avais compris dès la première ; c’est encore
à Mme Lampen, lors de la toute première visite domiciliaire
qui fut une perquisition en règle mais dont les Boches revinrent
bredouilles car je n’avais pas laissé traîner un papier derrière
moi, que le chef des policiers déclara : « M. Cendrars, vous ne
savez pas où il est ? C’est encore un ennemi n° 1 de
l’Allemagne » ; en 1943, j’ai des raisons de supposer à la suite
d’une dénonciation d’un bon petit copain des lettres, les Boches
me firent figurer sur la liste Otto et je fus interdit comme
écrivain juif, un comble ! À Aix, en 1944, « les miliciens »
vinrent deux fois me rendre visite rue Clemenceau, mais
chaque fois je me trouvais comme par hasard chez mon petit
filleul à la campagne, j’avais été prévenu.
La Méjanes se trouva être une très bonne planque bien
qu’en pleine gueule du loup, la bibliothèque s’ouvrant dans le
bâtiment même de l’hôtel de ville qui regorgeait de policiers de
tout poil et de tout acabit, tous plus ou moins embochés, mais
aucun d’eux n’eut la curiosité de monter au premier étage voir
ce qui s’y passait.
C’est dans ces conditions que je rouvris un nouveau e, si bien qu’en
43, quand un membre de la Gestapo vint habiter porte à porte
avec moi, sur le même palier, dans mon meublé, je me dis
qu’en cas de perquisition cela serait suspect : un écrivain sans
papiers, sans notes, sans dossiers, sans carnet d’adresses, sans
un livre, et que ma table rase était des plus compromettantes.
Alors je me mis à fréquenter la Bibliothèque Méjanes
pour donner le change… Dès leur arrivée à Paris, les Boches
avaient saisi et fait mettre au pilon mon dernier bouquin : Chez
l’armée anglaise, qui devait paraître chez l’éditeur Corrêa et
dont je n’avais pu, of course, assurer le service de presse le 10
mai 1940, comme convenu ; durant l’occupation, tous les
mardis et vendredis, les Boches passaient très régulièrement à
mon domicile à Paris, avenue Montaigne, voir si je n’étais pas
rentré et la brave Mme Lampen, la propriétaire de l’hôtel,
m’adressait chaque fois une carte interzone disant : « Tante
Amélie est encore venue vous inviter à déjeuner », et sans
entente préalable, j’avais compris dès la première ; c’est encore
à Mme Lampen, lors de la toute première visite domiciliaire
qui fut une perquisition en règle mais dont les Boches revinrent
bredouilles car je n’avais pas laissé traîner un papier derrière
moi, que le chef des policiers déclara : « M. Cendrars, vous ne
savez pas où il est ? C’est encore un ennemi n° 1 de
l’Allemagne » ; en 1943, j’ai des raisons de supposer à la suite
d’une dénonciation d’un bon petit copain des lettres, les Boches
me firent figurer sur la liste Otto et je fus interdit comme
écrivain juif, un comble ! À Aix, en 1944, « les miliciens »
vinrent deux fois me rendre visite rue Clemenceau, mais
chaque fois je me trouvais comme par hasard chez mon petit
filleul à la campagne, j’avais été prévenu.
La Méjanes se trouva être une très bonne planque bien
qu’en pleine gueule du loup, la bibliothèque s’ouvrant dans le
bâtiment même de l’hôtel de ville qui regorgeait de policiers de
tout poil et de tout acabit, tous plus ou moins embochés, mais
aucun d’eux n’eut la curiosité de monter au premier étage voir
ce qui s’y passait.
C’est dans ces conditions que je rouvris un nouveau e, si bien qu’en
43, quand un membre de la Gestapo vint habiter porte à porte
avec moi, sur le même palier, dans mon meublé, je me dis
qu’en cas de perquisition cela serait suspect : un écrivain sans
papiers, sans notes, sans dossiers, sans carnet d’adresses, sans
un livre, et que ma table rase était des plus compromettantes.
Alors je me mis à fréquenter la Bibliothèque Méjanes
pour donner le change… Dès leur arrivée à Paris, les Boches
avaient saisi et fait mettre au pilon mon dernier bouquin : Chez
l’armée anglaise, qui devait paraître chez l’éditeur Corrêa et
dont je n’avais pu, of course, assurer le service de presse le 10
mai 1940, comme convenu ; durant l’occupation, tous les
mardis et vendredis, les Boches passaient très régulièrement à
mon domicile à Paris, avenue Montaigne, voir si je n’étais pas
rentré et la brave Mme Lampen, la propriétaire de l’hôtel,
m’adressait chaque fois une carte interzone disant : « Tante
Amélie est encore venue vous inviter à déjeuner », et sans
entente préalable, j’avais compris dès la première ; c’est encore
à Mme Lampen, lors de la toute première visite domiciliaire
qui fut une perquisition en règle mais dont les Boches revinrent
bredouilles car je n’avais pas laissé traîner un papier derrière
moi, que le chef des policiers déclara : « M. Cendrars, vous ne
savez pas où il est ? C’est encore un ennemi n° 1 de
l’Allemagne » ; en 1943, j’ai des raisons de supposer à la suite
d’une dénonciation d’un bon petit copain des lettres, les Boches
me firent figurer sur la liste Otto et je fus interdit comme
écrivain juif, un comble ! À Aix, en 1944, « les miliciens »
vinrent deux fois me rendre visite rue Clemenceau, mais
chaque fois je me trouvais comme par hasard chez mon petit
filleul à la campagne, j’avais été prévenu.
La Méjanes se trouva être une très bonne planque bien
qu’en pleine gueule du loup, la bibliothèque s’ouvrant dans le
bâtiment même de l’hôtel de ville qui regorgeait de policiers de
tout poil et de tout acabit, tous plus ou moins embochés, mais
aucun d’eux n’eut la curiosité de monter au premier étage voir
ce qui s’y passait.
C’est dans ces conditions que je rouvris un nouveau
dans
« La guerre m’a profondément
marqué. Ça, oui1 » :
La guerre dans L’Homme foudroyé
Marie-Françoise Lemonnier-Delpy
CERCLL, Université de Picardie Jules Verne,
THALIM, Membre associé.
https://self.hypotheses.org/files/2019/10/Lemonnier-Delpy-Cendrars-et-la-guerre.pdf
merci! bonne nuit

Chaloux dit: à

Bonne nuit!

Chaloux dit: à

Mais existe-t-il des romans de banquières des épouses de serveurs?

Chaloux dit: à

Pour ça, Pablo, je n’irais pas au-delà de quelques pages. Un petit conte, rien de plus. Pas l’intention de passer ma vie sur ce larbin. Prose d’ordinateur.

Sur le Journal, je vois ce que tu veux dire, mais s’intéresserait-on à la méchanceté de Léautaud, et même à celle de Viel-Castel, trop négligée mais de premier choix, s’il n’y avait derrière elles la poussée de très grands talents? Ou à celles de Jouhandeau et de Green, qui ont la dent particulièrement dure. (Et encore que sait-on des manuscrits complets de Jouhandeau? Il faudrait que qu’ils soient publiés en « bouquins », puisque Gallimard n’est pas foutu de s’en occuper et préfère publier les romans de serveuses des épouses de banquiers. -Les troupeaux de moutons écorchés de Brotin-le-petit m’ont aussi détourné de la Pléiade-). Vois comme Brenner, que tu as lu et que je lirai, a sombré.
(Viens d’écouter les petits extraits de la D960 relatifs à ma question, ré-engistrerai la semaine prochaine).

Pablo75 dit: à

@ Chaloux

Mes exemples c’étaient surtout par rapport au contraste entre la méchancété des Journaux intimes et l’absence de méchancété dans la vie sociale et l’oeuvre antérieure.

Moi je crois Assouline capable d’être diplomate dans sa vie publique et féroce le soir en écrivant un Journal intime. Les gens ne sont pas faits d’une seule pièce, on est tous doubles ou triples, voire plus. Mais c’est possible aussi que ça ne soit pas le cas, évidement. Tout est possible dans ce domaine, ou presque (que le Pétomane puisse écrire un chef-d’oeuvre de la littérature, par exemple, c’est de la pure science-fiction).

Ton texte ferait un excellent début de roman. C’est une idée originale. Il faut la développer. On a déjà envie de savoir plus sur ce valet de chambre.

Contrairement aux navets de Maurice Desborels et de tant de pseudo-romanciers en vue, c’est de la vraie littérature, au style solide (bien foutu, j’allais écrire).

Chaloux dit: à

@Pablo, pour la banque, je suis d’accord. Slimani est mariée à un banquier.
C’est Ouvrard qui a perdu Napoléon.
Mais pourquoi servir des banquiers.

Ci-dessous, un petit extrait d’un texte en cours de rédaction pour mon blogounet. Je ne relis pas.

Sur le valet de chambre de Monsieur le Comte.

« Le valet de chambre de Monsieur le Comte était possédé depuis toujours par le démon de l’écriture.
Notons qu’il s’agit-là d’une tradition immémoriale : les valets de chambre, à supposer qu’ils aient vu quelque chose, et même s’ils n’ont rien vu, écrivent, et les écrivains, du moins est-ce vrai pour nombre d’entre eux, peuvent devenir d’intéressants serviteurs pour une certaine catégorie d’individus, ceux qui estiment, sans la moindre vergogne, qu’il est parfaitement légitime que l’on s’empresse de les servir de toutes les manières qui leur seront agréables. C’est ce qu’on nomme, croit-on, accord de gré à gré.
Le valet de chambre de Monsieur le Comte était si pétri de ces traditions et si puissamment possédé à la fois par le démon de l’écriture et par celui de la servitude, ces deux passions se partageant son être avec autant d’harmonie que de vigueur, qu’il aurait été bien difficile de décider s’il était demeuré un simple valet, écrivant de surcroît, ou s’il était devenu un écrivain-domestique.
ui-même, le soir venu, au terme d’une dure, d’une impitoyable journée, au cours de laquelle il avait passé autant de plats qu’on peut en passer, ciré autant de paires de souliers qu’il est possible d’en cirer, et tracé plus de mots encore,- comme il s’apprêtait à se glisser dans ses draps, retirant à regret la paire de chaussons fourrés à laquelle il se sentait si affectueusement, si viscéralement attaché, se demandait parfois:
– Est-il possible que j’aie tant écrit? Est-il possible que j’aie tant servi?

Au moins, continuait-il en marmonnant, suis-je quelque chose…

Et c’était vrai, il était quelque chose.
Mais quoi?
Car cette paire de chaussons était quelque chose, et ce bougeoir, ce verre d’eau sucrée, posés sur sa table de nuit, et même, sous le lit, ce pot de chambre, -il faut voir les choses telles qu’elles sont-, étaient quelque chose. La nuit, la sombre nuit au fond de laquelle chaque homme est plongé, était aussi quelque chose. Il n’était pas impossible même que le néant, vers lequel le valet de chambre de Monsieur le Comte se sentait parfois glisser malgré lui, soit encore quelque chose. Qu’était-ce, dans cet univers où chaque créature, même la plus insignifiante, où l’ustensile le plus négligeable, le plus prosaïque, parviennent à devenir quelque chose, qu’était-ce, au fond, que cet être quelque chose? Et cela pourrait-il jamais lui suffire à lui, valet de chambre de Monsieur le Comte, comme à la plus banale des pierres, au plus infime cancrelat, au plus inutile bout de chandelle? Ces questions parfois le taraudaient.
Il n’y avait jamais trouvé qu’une seule réponse : là où bruissait, disait-on, tant de souffrance, d’iniquité, d’injustice,- dans ce monde où régnait sans partage le droit de torturer et de s’approprier autrui sans autre forme de procès, un seul être existait, semblable à Dieu, dont il lui fallait prendre soin comme d’un petit enfant sans défense : lui-même, le valet de chambre de Monsieur le Comte. Il fallait que cet être suprême ne souffrit ni du froid, ni de la faim, ni du plus infime inconfort. Et c’est pour cette raison qu’il lui faudrait servir jusqu’à la fin de ses jours. Servir sans cesse et sans relâche, servir et s’asservir comme les temps l’exigeaient, au mépris de toute souffrance, de tout désespoir, de toute équité, servir impitoyablement, jusqu’à la plus tangible injustice, servir jusqu’au sang -celui des autres-, jusqu’au supplice -de son prochain-, passer des plats jusqu’au vertige, cirer sans fin d’innombrables souliers, écrire. »

Chaloux dit: à

« étaient catégoriques » pas « étaient catégoriques sur son talent. »

Chaloux dit: à

Pablo, tes exemples ne sont pas probants.

Léautaud, dans ses livres, ses Passe-temps (un des plus beaux livres que je connaisse) ses chroniques de Maurice Boissard, avait montré un talent exceptionnel sur lequel beaucoup de gens, bien avant la publication du Journal (et c’est bien pour cette raison que le Journal a été acheté et précieusement conservé) étaient catégoriques sur son talent.
On savait très bien que les Goncourt, avec par exemple Manette Salomon (un très grand livre) et Germinie Lacerteux étaient et demeureraient, malgré leurs défauts de grand prosateurs, même si le public ne se jetait pas sur leurs livres. (La remarque de Flaubert, les bichons se prennent une veste de la taille d’un linceul, mais c’est à lire cependant).
Même si tu me parlais de Matthieu Galey, je ne comprendrais encore pas. Son talent, son intelligence, explosaient tellement à la moindre remarque, qu’on se demandait comment il était possible qu’il n’y ait rien d’autre. Son Journal flamboyant a été la réponse à cette question, mais il y avait une question.

Rien à voir, donc, – dans le cas dont je parle, il n’y a pas de question.

Cela dit, je loue ton esprit de charité. Tu es meilleur que moi. Amen.

Pablo75 dit: à

Méfie-toi des apparences. Le Journal de Léautaud a surpris beaucoup de monde. Celui des Goncourt aussi. Beaucoup de monde prenait les Goncourt pour des snobs réactionnaires sans grand talent littéraire et Léautaud pour un petit employé insignifiant. Et pourtant dans leurs Journaux respectifs, ça cogne.

Cela me rappelle ce que m’a dit un jour un écrivain très connu, de ceux qui mangeaient régulièrement avec Claude Gallimard en « petit comité » et que je traduisais dans les années 80. Voyant un grand article très élogieux dans Le Monde des Livres sur Michel Tournier, il m’a dit: – Quand je pense que ce type je l’ai connu comme petit employé chez Plon pendant des années et que je ne l’ai jamais entendu dire quelque chose d’intéressant ! Et aujourd’hui il y a des gens qui demandent pour lui le Prix Nobel !

Moi je suis beaucoup moins sûr que toi sur les rouages des maisons d’édition les plus en vue. Le pouvoir dans ce milieu est beaucoup plus dilué, pour ne pas dire éthéré, qu’on croit. Et les banquiers (inconnus du grand public) ont beaucoup plus de poids que tu ne le penses. C’est un peu comme le milieu politique, auquel on prête beaucoup plus de pouvoir qu’il en a réellement. Au-dessus du milieu littéraire autant qu’au-dessus du milieu politique il y a celui de l’argent, occulte et opaque, qui détient le vrai pouvoir.

« Tout cela me dégoûte à un point… »

Transforme ton dégoût en littérature. C’est une source d’énergie créative formidable.

Chaloux dit: à

Et puis, je ne hais point. Je suis juste et c’est déjà terrible.

Chaloux dit: à

C’est bien parce que je dis ma pensée que je n’ai pas d’ulcère. Ce blog me dégoûte et j’aime le dire. C’est devenu pour moi un pot de chambre.

Jazzi dit: à

Pourquoi tant de haine, Chaloux, tu vas encore nous faire un ulcère !

Chaloux dit: à

Jazzi dit: à
Il avait une voix de châtré, Mory Kanté, Pablo75 !

Tapette recherche morceau de fromage.

Petit Rappel dit: à

« Si Derida était zélu maire de Paris »
Euh? Faut-il rappeler à la trépidante Alexia Neuhoff qu'(il est mort il y a plus de dix ans?! Le sait-elle seulement?
Dans le meme genre, Et Alii, en capitales , nous rappelle que Milhaud fut le secrétaire de Claudel et l’auteur d’une « Création du Monde », et D’un « Christophe Colomb », soit le niveau Lycée option musique. Peut-être eut -il été nécessaire de préciser: sur un argument de Cendrars, pour le premier, et sur les paroles de son patron, pour le second.
A cela prés, c’est ce qui s’appelle réinventer l’eau chaude, ou je me trompe fort.
Bien à vous.
MC

Chaloux dit: à

Tu as raison, Pablo, cela peut se faire avec art. Quant à Assouline, aucun risque d’un chef-d’œuvre caché, il n’a aucun talent de prosateur ni de critique,- ce qu’il a écrit n’a aucune portée et sera oublié le jour même où perdra les petits pouvoirs qui le maintiennent en surface, ou celui où il entrera les pieds devant au Père Lachaise. Il le sait, sinon pourquoi aurait-il fait cette carrière de rouage malfaisant et bubonique, fabricant de Slimani, qui empire tous les jours?
On a bien vu que personne n’était convaincu par son navet sur Kipling (connais tu l’article de France sur Georges Ohnet? ), que personne ne tenait à en parler non plus, encore moins à en dire du mal parce qu’Assouline est supposé être craint à cause de ses fonctions. C’est le papillon de Caillois dans Méduse & Compagnie, plein de puissance apparemment mais tête d’épingle derrière le décor. Tout cela me dégoûte à un point…

Pablo75 dit: à

Il avait une voix de châtré, Mory Kanté, Pablo75 !Etait-ce un Dieu vivant ou une Déesse ?
Jazzi dit: à

C’est ses enfants qui ont donné la nouvelle de sa mort. Selon la presse espagnole ils ont raconté que leur père avait plusieurs maladies chroniques qu’il soignait ici en France, chose que le Covid avait empêché dernièrement…

Chaloux dit: à

J’étais amusé de voir comment Assouline, dans je ne sais plus quelle émission, ne voulait surtout pas prendre parti pour Matzneff, (alors que, mon bon Monsieur, il aurait eu bien des choses à dire…), par peur des réseaux sociaux. Probablement par peur qu’on mette le nez dans ses petites affaires.
Chiche?

Pablo75 dit: à

Je pars en guerre contre les Assouline et consorts…
Chaloux dit: à

Si tu crois que ça vaut le coup de faire le Don Quichotte dans ce monde entièrement pourri, vas-y (l’expression « hacer el Quijote » existe en espagnol et est assez péjorative). D’ailleurs, Don Quijote aujourd’hui ne saurait plus où donner de la tête…

Moi je crois qu’il faut lutter contre la réalité folle qu’on voit partout autour de nous avec… de l’art ! La meilleur façon de dénoncer le monde de l’édition, pas que français, mais international, l’édition selon les grands groupes, c’est de faire une parodie littéraire féroce.

Ou alors, pour ceux qui travaillent dedans et connaissent très bien le milieu, d’écrire un Journal secret à la Goncourt ou à la Léautaud qui raconterait toutes les turpitudes de ce milieu, sans la moindre censure.

De la même façon que pour enterrer la musique « abstraite » il n’y a rien de mieux que de faire de la très belle musique, pour démolir la littérature pourrie il faut faire de la grande littérature.

(Entre parenthèses… qui te dit qu’Assouline n’écrit pas depuis 40 ans un Journal littéraire aussi lucide que celui de Léautaud et publiable après sa mort – et dans lequel il taperait sur tout ce qui bouge, y compris sur toi? N’oublie pas qu’il est Bélier (avec Mars et Jupiter en Taureau, ce qui est du costaud) et aime la boxe. D’ailleurs, son succès publique est écrit dans son thème astral : sa Maison dominante – et de très loin – est la 11, qui est celle de l’amitié, la vie socio-professionnelle et les soutiens et appuis qu’on a dans la vie).

christiane dit: à

comptait

christiane dit: à

Renato,
auriez-vous accès, dans vos collections, à un tableau d’Albert Marquet représentant une fenêtre volets presque fermés ? J’avais vu ce tableau en 2016 au musée d’Art moderne de la ville de Paris, dans la dernière salle de l’exposition. Je ne me souviens plus des couleurs, camaïeux de couleurs sombres contrastant avec la lumière qui filtre des persiennes, mais de cette impression de lumière d’été à l’extérieur et de l’ombre fraîche de la pièce suggérée par cette fenêtre qui occupe tout l’espace de la toile jusqu’à devenir une composition presque abstraite structurée en rectangles emboîtés.
C’était un tableau insolite, un peu triste au milieu d’autres représentations de fenêtres toutes ouvertes sur des paysages urbains en vue plongeante, des paysages où l’eau est présente (fleuve, ports ou mer).
Des belles variations de lumière allant des neiges hivernales au plein été en passant par des ciels voilés.
La fenêtre, cadre ou écran, est un motif de bonheur pour ce peintre, qu’il la voit de l’intérieur ou ouverte sur l’extérieur.
Cette toile que je cherche évoque la lumière d’un paysage méditerranéen. Fluidité du temps suspendu… un souvenir de ce voyageur immobile, si discret que j’imagine pinceaux à la main devant son chevalet face à une fenêtre entrouverte.
Il prenait aussi beaucoup de croquis sur le vif assis à une terrasse de café ou debout pour saisir les passants, carnet à la main. Son ami fidèle était Henri Matisse qui le surnommait «Notre Hokusaï» car le dessin comptaient plus chez lui que les couleurs simples et fluides.

Jazzi dit: à

Il avait une voix de châtré, Mory Kanté, Pablo75 !
Etait-ce un Dieu vivant ou une Déesse ?

Jazzi dit: à

Tu as trafiqué les freins, D. ?

D dit: à

Chaloux n’a toujours pas été au garage pour les amortisseurs. Le platane n’est pas loin à mon avis.

et alii dit: à

je voudrais dire que je commence à « vraiment » comprendre les réticences à en parler des personnes qui ont une « expérience » de la « shoah » , soit personnellement, soit d’un parent, et ce quel que soit l’interlocuteur(trice) y compris « professionnel psy »;
bosoir

Chaloux dit: à

J’oubliais : si l’Elysée n’a pas demandé l’élévation… Club le siècle & Co…

Ce serait bien amusant de tirer tout cela au clair…

Chaloux dit: à

Sur Toto et le sexe, je n’ai pas d’informations exclusives, mais je crains le pire… Mœurs d’hôtel de passes…

Acrimed contacté. Canard enchaîné et Médiapart demain… Sait-on jamais…

Pablo75 dit: à

Attention, Pablo, tu vas jeter Toto avec l’eau du bain!
Chaloux dit:

Mais pourquoi Renato n’aimerait pas Mory Kanté et ce morceau de Nick Cave & Warren Ellis?

Moi je crois que tous les soi-disant amateurs de musique contemporaine aiment secrètement ce que tout le monde aime, la belle musique sans plus. Mais ils n’osent pas le dire publiquement, parce qu’ils croient que cela fait ringard. Dans leur idéologie esthétique, basée sur absolument rien ou sur des caprices arbitraires d’un dogmatique, aimer la Beauté c’est ringard. Alors qu’il suffit de se promener au Louvre pour se rendre compte que c’est la seule chose « réelle » qui existe et que les mots des théoriciens de l’art à côté c’est de la fumée.

Être contre la Beauté dans l’art c’est aussi con qu’être contre l’excitation dans le sexe. Dire qu’une belle musique est ringarde c’est comme dire qu’une belle femme excitante ou un beau mec excitant (selon les goûts) sont ringards.

Une idée d’impuissant.

Chaloux dit: à

Donc, Pablo, nous sommes d’accord.

Je pars en guerre contre les Assouline et consorts qui, avec leurs mœurs de voyous mafieux, fabricants de Leila Slimani et autres, sont en train d’achever la littérature. Rira bien qui rira le dernier…

Pablo75 dit: à

il n’y a qu’un point sur lequel je ne suis pas de ton avis : le compte d’auteur. Les plus grands, à commencer par Proust, sont passés par-là.
Chaloux dit:

Je ne suis pas du tout contre le compte d’auteur, surtout maintenant avec les éditions digitales, qu’on peut publier et distribuer gratuitement avec l’aide d’Amazon. Pour moi c’est un événement dans l’histoire de l’édition dont beaucoup de monde n’a pas encore compris la portée (y compris beaucoup d’éditeurs). C’est en plus très important pour la liberté d’expression en général et celle de la littérature en particulier.

Il y a de plus en plus d’auteurs, comme Nabe en France, par exemple, qui évitent les cases éditeur-distributeur et s’empochent des bénéfices bien supérieures aux 5 % à 15 % qui payent les éditeurs, quand ils payent. Avec un site internet, ils vendent leurs propres livres en version digital ou papier (il y a maintenant des machines qui impriment des livres à des prix très bas, y compris pour des petites quantités). Et on voit de plus en plus d’éditeurs traditionnels se mettre à la chasse d’auteurs auto-publiés en édition digital qui ont du succès.

Bref, c’est le début d’une vrai révolution, je trouve, dans le vieux monde de la littérature.

Moi même j’y pense sérieusement, puisque j’ai un livre tellement monstrueux en nombre de pages (et qui continue de grandir) que je sais très bien que ça va être difficile de le publier intégralement de façon classique.

Mais il y a des façons de faire, plus ou moins « pro »… Ce qui m’amuse de Maurice Desborels c’est qu’il est allé chercher des Finlandais, alors qu’on peut le faire très facilement soi-même. À mon avis, il a dû même se faire arnaquer, en croyant à des promesses sur des ventes faramineuses !

Mais le plus amusant dans son cas est qu’étant un vrai romancier du dimanche, au style nul, il vient donner des leçons de littérature ici…

et alii dit: à

il parait que Preciado dans son nouveau livre parle de Jeanne d’arc dans le monde gout de M
Pour Jazzi

Chaloux dit: à

Attention, Pablo, tu vas jeter Toto avec l’eau du bain!

Chaloux dit: à

Et mon message sur le départ de Despentes? Bien gentille, Despentes, mais elle parlera un jour sur les vraies raisons de son départ de l’Académie Goncourt…

Chaloux dit: à

Pablo, c’est une bonne musique de film, qui met l’accent sur une de tes qualités principales: tu n’as pas pris Hegel à la lettre, comme ce pauvre Toto.

Chaloux dit: à

Dès demain, j’écrirai d’ailleurs à l’ACRIMED pour savoir ce qu’ils pensent de l’affaire dont j’ai parlé l’autre jour.

Chaloux dit: à

Publier chez Gallimard, aujourd’hui, c’est être poussé par un Assouline ou un Laclavetine. Si tu n’es pas fils de ministre ou assimilé, s’il n’y a rien de juteux en jeu, tu n’as aucune chance. Mieux vaut donc le compte d’auteur qui te conserve ta dignité.

Chaloux dit: à

Pablo, il n’y a qu’un point sur lequel je ne suis pas de ton avis : le compte d’auteur. Les plus grands, à commencer par Proust, sont passés par-là.

et alii dit: à

sur SIMHA AROM:
Entré au CNRS en 1968, il y obtient en 1984 la Médaille d’Argent. Il reviendra sur le terrain tous les ans de 1971 à 1991, accompagné par des ethnolinguistes et des étudiants, pour y enregistrer ces musiques afin de les étudier et les conserver.

Pablo75 dit: à

Je donne tout Boulez, tout Berio et tout Stockhausen, et j’ajoute même tout Xenakis, pour ces 6 minutes de vraie musique:

Nick Cave and Warren Ellis – Song for Bob, from The assasination of Jesse James

https://www.youtube.com/watch?v=andd1eYucx0

Et j’ajoute même, après l’avoir écouté à nouveau, tout Luigi Nono, tout Luis de Pablo et tout John Cage…

et alii dit: à

oralité
P.Assouline, je vous prie de regarder comme un ami ce
chercheur fondateur:
En 1963, il est mis en contact avec les Pygmées de Centrafrique dont il parviendra à déchiffrer les polyphonies et deviendra un ethnomusicologue de renommée internationale. Un métier « étrange », dira-t-il, dont « le cœur du travail consiste à collecter les musiques de l’oralité avant qu’elles ne disparaissent, puis à les décrire, comme un linguiste le ferait d’une langue qu’il découvre ».
c’est Né à Düsseldorf en 1930, réfugié en France et ensuite déporté avec sa famille à Auschwitz, Simha Arom parvient à rejoindre la Palestine en 1944 et devient corniste solo dans l’orchestre symphonique de Jérusalem.
simha :l’autre nom de Freud ,je crois qui est traduit par joie ;
un article sur mediapart;

Pablo75 dit: à

Petite devinette. L’un de ces 6 messages du Pétomane est faux. Trouver lequel:

c’est l’histoire d’une meuf […] avec sa voix angélique, elle a fini sa vie en braquant des banques…[Judee Sill]
hamlet dit: à

ça c’est l’histoire d’un mec hyper doué qui est mort à 26 ans d’une overdose d’anxiolytique, sa mère était poétesse [Nick Drake]:
hamlet dit: à

ça c’est l’histoire d’un mec, quand il était gamin l’explosion du réchaud a tué la moité des gamins de la classe, Paul Simon a produit son premier album, il a fini dans un hôpital psy [Jackson C. Frank]:
hamlet dit: à

Kathleen Chitty est le nom de la fille qui inspire la chanson Kathy’s song a Paul Simon, elle est avec lui sur la couverture de son premier « song book », elle est restée vivre, anonymement, dans son petit village, avant et après :
hamlet dit: à

tout le monde connait « so long Marianne » de Leonard Cohen, Marianne Ihlen (rencontrée sur l’île d’Hydra où LC avait une maison), inspiratrice de cette chanson et de biens d’autres, c’est elle :
hamlet dit: à

j’écoute du Berio et du Dutilleux depuis 3 semaines
hamlet dit: à

Pablo75 dit: à

« Jazzi perds pas ton temps à te prendre la tête avec chaloux, je crois qu’il est un peu jaloux parce qu’on trouve plein de livre à toi en libraire. ça aussi c’est un truc qui a bien changé sur ce blog, avant les gens auraient dit : Jazzman c’est génial on te souhaite d’en avoir encore plus, et maintenant les gens se disent pourquoi lui et pas moi et ils passent leur temps à te gonfler »
hamlet dit:

Toute l’amertume du romancier du dimanche ayant publié à compte d’auteur chez des Finlandais ses chefs-d’œuvre et qui croyait, qu’une fois découverts ici, allait vendre au moins deux douzaines d’exemplaires à ses vieux amis du blog. Mais qu’il a vite constaté, très déçu, que seule une de ses admiratrices a mordu à l’hameçon (et précisément – manque de chance – celle qui est connue pour tout aimer et tout trouver admirable, du moment que c’est écrit dans un livre)…

Pauvre Maurice Desborels, auteur de l’opuscule « Le sens d’introduction du suppositoire comme moyen de determiner l’endroit ou lon va habiter » et qui est encore au stade anale de la critique, dans lequel on croit que ceux qui n’admirent pas la merde c’est parce qu’ils sont jaloux.

et alii dit: à

Primo LEVI:
. In an interview he said that if one does not know other languages, one cannot truly know his own

hamlet dit: à

dans la Recherche, pour trouver le parallèle entre homosexualité et judaïté il faut lire Sodome et Gomorrhe : on ne le trouve que là, à mon humble avis bien sûr…

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