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La République Des Livres par Pierre Assouline
Lucien Rebatet exhumé des décombres

Lucien Rebatet exhumé des décombres

« Fallait-il republier ça ? » Le livre que l’historien Pascal Ory désigne de manière inhabituellement méprisante pour un préfacier comme « ça », est un ensemble de textes du sulfureux journaliste, polémiste, écrivain Lucien Rebatet dont le navire-amiral s’intitule Les Décombres. Il est vrai que ce best-seller de l’Occupation, aussi passionnant qu’immonde, mérite d’être ainsi traité. Le recueil porte bien son titre de Dossier Rebatet (Bouquins/Robert Laffont) car il est vraiment conçu comme tel : un ensemble comprenant l’essentiel des pièces permettant de se faire une idée complète du cas Rebatet et de juger, ce qui ne revient pas nécessairement à le juger. Juger pour se faire une opinion sur une question qui dépasse sa seule personne. D’où le grand intérêt de ce livre pour tous ceux à qui l’Histoire et la littérature servent aussi de boussoles du temps présent.

C’était en 1942. Gaston Gallimard et Bernard Grasset ayant habilement refusé le paquet empoisonné, Robert Denoël sauta dessus, d’autant que le contenu correspondait à l’esprit de la maison alors éditrice des pamphlets de Céline ; il lui trouva son titre définitif et supprima un passage sur l’Alsace et la Lorraine terres françaises. « Chronique du long glissement, des écroulements successifs qui ont accumulé ces énormes tas de décombres », Mémoires conçus comme une confession, ce livre fit événement. On se l’arracha. N’eut été la pénurie de papier et le contingentement, la vente aurait excédé ses 65 000 exemplaires. Ce qui déjà, pour l’époque, était remarquable s’agissant d’une brique de 669 pages vendue dans la seule zone occupée. De quoi faire le bonheur des trafiquants du marché noir jusqu’à la fin de la guerre puis, jusqu’à nos jours, celui des bouquinistes des quais de la Seine à Paris.

Fils d’un notaire de Moras-en-Valloire, Lucien Rebatet était à son meilleur dans les portraits. Le trait féroce, ajusté, et d’autant plus implacable que le polémiste était doté d’une mémoire phénoménale. Des exécutions en série. La charge toujours violente, perfide aussi en ce qu’un détail, souvent drôle et juste, suffit à crédibiliser le reste. Maurras, le maître honni pour s’être couché le soir des émeutes antiparlementaires du 6 février 1934, ne s’en relèva pas. Mais que ce soit dans la taille des figures au burin ou dans la description des situations aussi apocalyptiques que l’exode, on retrouve un même talent dans la puissance d’évocation, une même violence, une même menace, un même mode ordurier et, encore et toujours, le leitmotiv de sa haine des Juifs comme responsable de tous les maux de la France. Jusqu’au bout ! En janvier 1944 encore :  rebatet

« Plus que jamais nous sommes du côté de l’Allemagne…L’Allemagne est la seule nation d’Europe qui dans cette guerre ait compris son devoir… »

Ecrire des articles, en 1944 encore, dans l’organe des Waffen SS français entre autres, en les achevant systématiquement d’un « Mort aux juifs ! » qui vaut signature, et dégager toute responsabilité sur la portée de ses écrits, comment appeler cela ? Dans l’excipit des Décombres, eu égard à sa solitude, Lucien Rebatet admettait faire figure d’ « énergumène ». Ce qui était bien trop faible. Il y manque la dimension criminelle.

En 1976, quatre ans après la mort de l’écrivain, l’éditeur Jean-Jacques Pauvert republia les Décombres en deux volumes sous le titre Mémoires d’un fasciste. Mais il tronqua le texte, suivant en cela la volonté de la veuve de l’écrivain : il expurgea les passages trop insultants pour François Mauriac et supprima carrément les 127 pages de la dernière partie où l’auteur se révélait plus idéologue que mémorialiste. Mais c’est bien l’édition originale des Décombres qui reparaît dans son intégralité au sein du Dossier Rebatet.

Il est mort dans son lit recru de jours, contrairement à son ami Robert Brasillach, à Georges Suarez et Paul Chack. S’il était resté en France à la Libération, l’épuration sauvage en aurait fait un gibier de potence au coin d’un bois ; et s’il avait échappé à ses justiciers improvisés, l’épuration légale l’aurait envoyé au poteau. Aucun doute à ce sujet. Sa lâcheté a payé : s’étant enfui en Allemagne, il a mis le temps entre lui et la sentence. A son retour, la fureur libératrice s’était calmée, l’heure était à la reconstruction. On fit valoir que les industriels du BTP qui s’étaient enrichis en faisant construire le mur de l’Atlantique s’en étaient sortis avec des amendes tandis que les journalistes et écrivains qui avaient appelé de leurs vœux l’édification du même mur pour déjouer un débarquement allié avaient été condamnés. Les avocats, de même que des témoins, insistèrent également sur l’absence de vénalité de l’accusé. Il n’en avait pas profité pour s’enrichir. N’empêche : condamné à mort pour intelligence avec l’ennemi.

Une pétition circula pour demander sa grâce. Que du beau monde : Camus, Claudel, Mauriac, Anouilh, Aymé, Bernanos, Gide, Jeanson… Ceux que Rebatet avait le plus atrocement insultés en un temps où ils ne pouvaient même pas lui répondre, mirent un point d’honneur à signer. Et c’est un chef de l’Etat socialiste, le premier président de la IVème République Vincent Auriol, qui signa sa grâce. L’ingrat n’en conçut pas moins de l’aigreur et de l’amertume, estimant avoir été lâché par ceux qui ne s’étaient pas mobilisés en sa faveur. La peine de mort fut commuée en travaux forcés à perpétuité, cette dernière étant finalement assez réduite avec le vote de la loi d’amnistie générale qui le remit en liberté en 1952.

cinemondial061142-4Lucien Rebatet put alors mettre à profit l’indulgence républicaine pour publier à la Nrf son grand roman Les Deux étendards, qui se voulait « une longue histoire sur l’amour et sur Dieu », reprendre sa collaboration à Rivarol, se lancer dans Une histoire de la musique, se passionner encore pour le cinéma et ne rien regretter de ses écrits. Son seul tort, à le lire, fut d’avoir trahi la littérature pour la politique. S’il n’avait pas eu si haut et si fort « la fibre française », il aurait écrit son grand roman au lieu de ce pamphlet. Ce n’est pas de lui qu’il faut attendre une quelconque réflexion sur la responsabilité de l’intellectuel, de l’écrivain, du journaliste. Il n’y va que contraint et forcé soit par un interviewer, soit par un juge. Pas la moindre ombre sur sa conscience. C’est lui qui le dit et on peut le croire.

Pour ses articles de Je suis partout comme pour ses Décombres, Lucien Rebatet méritait déjà douze balles. Rouillées et tirées dans le dos. Car la trahison louée, proclamée, revendiquée fut chez lui augmentée de dénonciations de résistants et d’appels au meurtre de juifs, à la chasse à l’homme et au pogrom permanent, signés d’un homme qui se trouvait alors du côté du manche, encore plus nazi que ceux qui occupaient son pays. Si on n’a pas la dignité de se sentir responsable après « ça » ! Il est vrai que, en s’associant aux pétitionnaires de sa demande en grâce, un Thierry Maulnier jugea que ce n’étaient là que des « erreurs » et qu’après tout, il n’avait commis « que des crimes de plume ». Ce qui est mettre bien bas la plume, ce qui en sort et l’honneur de la tenir.

En 2015, la capacité de nuisance d’un Rebatet est faible, pour ne pas dire nulle. On n’imagine pas un jeune extrémiste d’aujourd’hui alimenter son antiparlementarisme, son anticatholicisme, son négationnisme ni même son antisémitisme à cette auge. Même si la logique à l’œuvre est la même, les enjeux ne le sont plus. Ses références sont trop datées. Elles sont d’un homme né au tout début du XXème siècle, âgé de 37 ans en 1940 lorsqu’il se lança dans la rédaction de son monstre. Aujourd’hui, le jeune candidat à la haine ira voir plutôt du côté d’Alain Soral., un ersatz sans le talent, l’intelligence, la culture de l’original, qui n’a au fond de commun avec Rebatet que le complot comme explication du monde et la haine comme moyen d’expression.

Tout est à lire dans ce pavé car l’ensemble constitue un précipité unique d’un certain esprit français et de l’époque : les Décombres bien sûr, « cet abominable chef d’œuvre » comme disait Galtier-Boissière, mais aussi sa suite sous la forme de « L’inédit de Clairvaux », les interrogatoires par le juge d’instruction, les comptes rendus d’audience du procès, le verbatim de la Radioscopie avec Jacques Chancel. Sans oublier l’impeccable travail d’édition, de contextualisation et d’annotation de l’historienne Bénédicte Vergez-Chaignon, récente biographe remarquée du maréchal Pétain, et ses textes de présentation, remarquables. Alors, fallait-il republier « ça » ? Comme ça, sans aucun doute.

P.S. du 13 octobre : Selon une information publiée par L’Express, les 5000 exemplaires du premier tirage de ce Dossier Rebatet se sont vendus dès le premier jour. L’éditeur a aussitôt effectué un nouveau tirage.

(« Mur des noms au Mémorial de la Shoah à Paris » photo Passou ; « Séance de dédicaces à la Librairie « Rive gauche », place de la Sorbonne, le 3 octobre 1942, photo Le Petit Parisien. ; Albert Préjean Noël Roquevert,  Lucien Rebatet, Michel Simon au restaurant » 6 novembre 1942, photo Ciné-Mondial)

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commentaires

1 137 Réponses pour Lucien Rebatet exhumé des décombres

Marc Laudelout dit: 11 novembre 2015 à 17 h 53 min

Dans son dernier numéro (novembre 2015), LE BULLETIN CÉLINIEN publie de larges extraits d’un dialogue inédit sur Céline entre Lucien Rebatet et Pierre-Antoine Cousteau. Ce dialogue, intitulé « Bagatelles pour un suicide » et rédigé en février 1950 à la Centrale de Clairvaux, est très critique à l’égard de Céline. Document d’autant plus étonnant que, quelques années plus tard, Lucien Rebatet prit la défense de Céline lorsque celui-ci fut attaqué par ses anciens « amis ».
Ce texte, qui aurait dû figurer dans Dialogue de « vaincus », publié en 1999 aux éditions Berg International (sans l’aval des ayants droit), était demeuré inédit. Il est commenté et annoté par Marc Laudelout dans ce numéro du Bulletin célinien sous le titre « Rebatet et Cousteau jugent Céline ».
Le Bulletin célinien, c/o M. Laudelout, 139 rue Saint-Lambert, B.P. 77, BE 1200 Bruxelles.

Lionel dit: 31 octobre 2015 à 22 h 16 min

Le grand critique Pierre Assouline, qui est monté tout seul dans la hiérarchie, pourrait-il développer un peu son aversion pour la haine, lesheureslesplusombres de Soral ?
Car lui, ne doit rien au systeme, ses ventes et ses succes sont légitimes, pas promotionnés par les journaux, l´académie.

Non juste les gens qui vont acheter ses livres.
D´ou parle-tu Pierre Assouline ? Que restera-t-il de toi ? Rien. Soral c´est moins sur.

Lily dit: 27 octobre 2015 à 19 h 11 min

Rebatet, Hitler… Quand, à l’instar des poules, le petit monde éditorial parisien n’a plus rien à se fourrer dans le bec, ils s’en vont picorer sur un tas de fumier.

le garçon qu'on appelait monsieur dit: 18 octobre 2015 à 13 h 50 min

Une queue à la fois Giovanni y’en a pour tout le monde depuis le temps que baroz récite l’Évangile hétéro.

Sant'Angelo Giovanni dit: 18 octobre 2015 à 13 h 08 min


…à tout hasard, des, aux  » gouttes « ,!…

…un excellent  » jus de pommes « , Jonapress,…
…etc,!…pour Candide aux poux-voir,!…
…moi aussi, moi aussi, aux jus du peuple,!…
…par ici, les vaches à lait, pour taxes,!…aux diplomacy  » bidons  » de première,!…l’appareil des empire des connivences,!…
…une touche pressez sur le bouton rouge,!… » Sésame ouvre toi,!… », des glands au coffre,!…etc,!…

bérénice dit: 18 octobre 2015 à 12 h 54 min

Il y aurait vraisemblablement d’autres liens qu’avec vous à y trouver, imaginez ce gentilhomme qui ne se passe rien et autour duquel un monde s’abolit avec ses têtes tranchées, la terreur, tout une cartographie de valeurs sur quoi il est ordonné d’abdiquer ou renoncer. Le contexte le précipite dans un examen et un repli total qui le conduisent à attendre au bord de son esprit déserté « la goutte ».

Sant'Angelo Giovanni dit: 18 octobre 2015 à 12 h 46 min


…Marine, à 11 h 58 min,…

…bien sur,…personne ne mérite d’être élus ou réélus,!…vus les dommages collatéraux des pouvoirs, sur les régions exploités et ses peuples ridiculisés en diaspora des misères,!…

…quand, je pense à l’Allemagne fédérale, avant l’Union avec son autre de l’est,!…
…ils doivent se mordre les doigts, du croire au nationalisme à la Bismarck,!… » la force est avec God mit UNS  »

…véhiculés des systèmes parasites de tout nombrilismes, a ne plus laisser vivre les gens en paix,!…et les colonies, et les taxes, et les religions pour soumis à l’hostie aussi,!…etc,!…
…au pouvoir dans les bordels-juifs des gouvernements,…moi aussi, moi aussi,!…
…mon nom, mon nom,…
…au fond, sans passion,…une nouvelle république,…aux soins des citoyen,…de droite ou de gauche, on s’en fout,!…

…mais pour les citoyens à s’autogérer,en dehors du commerce de la mondialisation,!…
…provoquer, par les profits escomptés, des sans contrôles aux frontières, et autres libres échanges, défavorables à nos artisans, nos industries métallurgiques démantelés,!…
…et, j’en passe, des flux bancaires, et autres banqueroutes,…les banques islandaises,!…paradis fiscaux, l’art de gouverner en  » riot « , sur peuples,!…etc,…
…même avec les neufs Dogues de Venise,…
…plus de fous, pour devenir riches, sur le dos des facéties pour s’arroger les voies des peuples, et comme Cervantès, à son Don Qui-Chotte,!…
…le déluge, de mai-gouverner,!…
…pour se faire monter par n’importe qui, quoi, du délire tremens,!…Ah,!Ah,!…
…bon, dimanche,!…à bas bord et à tribord,!…la bière au fût des fois,!…à la une,!…etc,!…Go,!…

D. dit: 18 octobre 2015 à 12 h 43 min

« En examinant le cas étrange de Joseph Joubert (1754-1824), une autre avenue d’interprétation que celle du champ littéraire se dégage et montre de manière oblique en quoi cette théorie sociologique de la littérature échoue à comprendre le geste littéraire qui tente de s’effacer lui-même, dans un pur renoncement à toute forme de gloire fût-elle posthume, comme c’est le cas de cet écrivain sans écrit qu’est Joubert ».

Oui c’est tout moi ce Joubert. Bravo d’avoir su faire le lien entre nous, béré.

Sant'Angelo Giovanni dit: 18 octobre 2015 à 12 h 07 min


…comme dans l’art de la gravure,…bien sur avec tout les procédés inclus,!…

…Oui,!…mais illustrer comme écrire,…
…un bref, regard,…même sans caricature,…
…des tonnes de livres à se débarrasser de lire,…
…chacun, à ses dessins à courtiser, à postuler,…pour en être aux brefs à exhiber,…
…fortunes, et distanciations,!…l’esprit plein,…coffrer,!…
…combien, jamais assez,…pour l’éternité en miséricorde,!…Ah,!Ah,!…Bip,!Bip,!…
…etc,…

D. dit: 18 octobre 2015 à 12 h 03 min

L’ambition du livre de Dominique Cardon (à quoi rêvent les algorithmes ? nos vies à l’heure du Big data) est de montrer comment ces nouvelles techniques de calcul bouleversent notre société. À travers le classement de l’information, la personnalisation publicitaire, la recommandation de produits, le ciblage des comportements ou l’orientation des déplacements, les méga-calculateurs sont en train de s’immiscer, de plus en plus intimement, dans la vie des individus. Or, loin d’être de simples outils techniques, les algorithmes véhiculent un projet politique. Comprendre leur logique, les valeurs et le type de société qu’ils promeuvent, c’est donner aux internautes de la RDL les moyens de reprendre du pouvoir dans la société des calculs lettrés.

Lacenaire dit: 18 octobre 2015 à 11 h 42 min

Madame Verniglia fait savoir qu’elle est veuve depuis plus de vingt ans; celui qui se fait passer pour son mari est un imposteur et même un nain posteur derrière lequel se camoufle JC….. reconnu

Zoon dit: 18 octobre 2015 à 11 h 33 min

Lu à la Une du « Monde » de ce jour le début d’un article sur le bombardement visant le cadre français de l’EI Salim Benghalem :  » « Légitime défense individuelle » ou « exécution extrajudiciaire », l’opération suscite un débat de droit « , lit-on à côté de la photo de l’intéressé. Ma qué débat de droit ? Ce type est parti former de futurs terroristes bien décidés à frapper sur le sol français, il est lui-même un assassin fanatique. Il n’a plus rien d’un Français. A liquider, et sans états d’âmes.
Si ça continue comme ça, je vais finir par comprendre les Zemmour et autres Finkielkraut. Sans compter, que, disciple de je ne sais plus quel activiste, j’affirme que le Salim Benghalem mérite d’être exécuté dans le dos, de douze balles rouillées. Na !

Lucien Rebatet dit: 18 octobre 2015 à 11 h 32 min

Parcourant les propos de vos visiteurs, il apparaît que ma mort paisible a suscité bien des remplacements de qualité …..

Monsieur Verniglia dit: 18 octobre 2015 à 11 h 19 min

Allez vous cesser, Lacenaire, de tourner autour de ma vieille légitime qui est gâteuse ? Ah ? vous êtes gérontophile ! et impotent ! Shakespearien …..

Lacenaire dit: 18 octobre 2015 à 10 h 56 min

ma mère de ma mère va falloir que je ressorte mon gode ceinture avant de retourner à la cave, ta gueule boudegros

Monsieur Verniglia dit: 18 octobre 2015 à 10 h 35 min

La perte des commentaires de ma légitime n’est pas un drame, je ne l’écoute plus depuis vingt ans tant elle radote …..

Lacenaire dit: 18 octobre 2015 à 10 h 29 min

Quel dommage de censurer Madame Verniglia, charmante vieille dame à l’humour décapant sur les activités de ce pauvre PQ de Porquerolles

bouguereau dit: 18 octobre 2015 à 10 h 26 min

« Ne bouge plus tes doigts, viens échouer ton bateau sur le récif des touches et meurs en paix »

toujours à mourir bien profond mon cheuloux

Philippe St André dit: 18 octobre 2015 à 10 h 26 min

D., fais pas trop le malin avec San’Angel ou Diagonale, tu sais très bien qui ils sont avec tes ondes extra sensorielles. Donc, contente toi de les ignorer s’ils t’agacent. Compris ? On a assez de honte et d’humiliation à digérer comme ça aujourd’hui sans rajouter ton huile de foie de morue sur des losers qui t’ont rien demandé.

bérénice dit: 18 octobre 2015 à 10 h 11 min

Chouette! y’a partouze au parking, déballage qui s’apparie au vide grenier, en moins, les toiles d’araignées .
Attendons allo win.

bérénice dit: 18 octobre 2015 à 9 h 44 min

Quant à moi je ne vois pas ce que certains, certaines convaincu(e)s du bien fondé empli de certitudes apportent à la littérature, à la musique, à l’une qui empreinte l’autre ou inversement.

la vie dans les bois dit: 18 octobre 2015 à 9 h 34 min

Couché, Chaloux, couché !
C’est bientôt l’heure de la messe.

A part sa fascination pour Orphée, je ne vois pas ce que Powers apporte à la musique. Nul besoin de faire votre petit rebatet musicologue, ou, comme Diago, l’ingé du son.

Yep, bon dimanche !
https://www.youtube.com/watch?v=Ei1bzvUHH98

Zoon dit: 18 octobre 2015 à 9 h 30 min

Zoon, ne soyez pas injuste en faisant dire à Chaloux ce qu’il n’a pas écrit (Bérénice)

Je ne fais pas dire à Chaloux ce qu’il ne dit pas, je greffe seulement sur ce qu’il dit une remarque personnelle.

bérénice dit: 18 octobre 2015 à 9 h 23 min

Zoon, ne soyez pas injuste en faisant dire à Chaloux ce qu’il n’a pas écrit, son intervention était purement contextuelle, il vous faut l’entendre comme une réponse à la maigre citation la précédant pour illustrer ce roman d’une grande érudition musicale entre autres plaidoyers.

Zoon dit: 18 octobre 2015 à 9 h 11 min

diluez votre culte de la lecture dans un peu plus de musique (Chaloux)

Noyez-la, même. Et si la seule culture qui vaille, celle qui unifie, réconcilie, dit l’essentiel et le vrai, c’était la culture musicale ? Et si un seul impromptu de Schubert en disait plus sur la condition humaine que toute la philosophie occidentale de Platon à Heidegger ? Les mots, même maniés par les plus grands, c’est tellement pataud et vulgaire. Pour les relever un peu, il faut un Monteverdi.

Zoon dit: 18 octobre 2015 à 9 h 04 min

Branlée logique pour les Français hier soir. On avait pris la mesure des limites de cette équipe très moyenne dès le match contre l’Irlande. Elle pouvait encore faire illusion contre des seconds couteaux comme les Roumains, mais quand les choses sérieuses ont commencé, ce fut une autre paire de manches. Est-ce une question d’entraîneur ? Je ne crois pas. Les grandes heures du rugby à XV français sont peut-être derrière lui, définitivement. Vive le rugby à XIII , injustement délaissé depuis trop longtemps !

Chaloux dit: 18 octobre 2015 à 8 h 33 min

@ la vie dans les bois

Ne soyez pas pingre, diluez votre culte de la lecture dans un peu plus de musique, votre culture y gagnerait en autant de sonorités somptueuses, ordonnées, soyeuses, rythmées… que trouve nécessaires le texte à l’indicible beauté. Pourquoi, ce langage différent.

D'OR dit: 18 octobre 2015 à 8 h 14 min

 » Je m’obstinais sur les touches pendant des heures, ma colonne vertébrale ne bougeait pas de plus de dix centimètres. Puis je me relevais, je faisais les cent pas dans mon box comme un loup dans sa cage au zoo, je filais dans le couloir, je me passais la tête sous le robinet. Les couloirs s’emplissaient d’un boucan superbe. Tout autour de moi, des éclats de mélodies brisées se mêlaient en une symphonie de Ives. Des miettes de Chopin entraient en collision avec une invention démembrée de Bach. Du Stravinski joué ostinato s’attachait à des fragments de Scarlatti. Un labeur sérieux, d’ampleur industrielle, faisait jaillir ici et là des fulgurances plus somptueuses que tout ce que j’avais pu entendre en concert, des éclats si sublimes que je plongeais en dépression lorsqu’elles s’interrompaient en milieu de phrase. Tout le long du couloir de ce pavillon monacal se jouait une vaste version du jeu des Citations folles de mes parents : des cantiques venaient caramboler du bastringue; des philtres romantiques jouaient des coudes avec des fugues rigides; des marches funèbres, des mariages, des baptêmes, des sanglots, des chuchotements, des cris : tout le monde à cette fête parlait en même temps, au-delà des capacités de l’oreille à démêler l’écheveau.  »

Féerie musicale, Richard Powers.

la vie dans les bois dit: 18 octobre 2015 à 7 h 00 min

Diagonal, suite à une super idée émise sur la rdl, j’ai bien l’intention de laisser dans la nature, à disposition du premier passant venu, le pavé  » le temps où nous chantions » de R. Powers, avec un petit mot:
« Ne bouge plus tes doigts, viens échouer ton bateau sur le récif des touches et meurs en paix »
ça en jette, nan ?

Ueda dit: 18 octobre 2015 à 2 h 28 min

Ces propos de blog sont souvent vains, qui dira le contraire?, mais l’admirable danseuse qu’est Daaphnéee me rassure, depuis ses horizons indiens, sur la complicité intello-érotique qui a toujours été la nôtre.

Je vous dois infiniment, Daaphnée, pour cette alternance de proximité physique avec la « politique » (ce corps cubain transpirant, collé contre le mien) et de distance calculée et volontaire ( = je m’écarte de ces corps et me donne une plage de réflexion).

Voilà.
Daaphnée a de nombreux défauts (selon ce blog), mais elle a cette éminente capacité, celle de l’alternance à la fois vécue et honnête entre la distance et la proximité.

(Je te salue, admrable dialecticienne, mais n’oublie pas d’écrire!
Un jour, je lirai ton journal, ma chérie.
Npus avons prévu comment faire face à cette épreuve)

Lazarillo dit: 18 octobre 2015 à 2 h 15 min

J’aime lire El Watan en ligne, excellent quotdien algérien, et je suis abonné à la news letter. Hier un article sur la situatio a El Qods (Jérusalem pour les musulmans) à charge contre Israël, ce qui n’est ni surprenant ni scandaleux, mais un article malgré tout relativement modéré. A la fin de chaque article El watan ouvre la discussion à ses lecteurs en ligne et voici ce qu’on a pu y trouver : El watan a décidé de suspendre provisoirement l’espace réservé aux réactions des lecteurs, en raison de la multiplication de commentaires extrémistes, racistes et insultants.

Ueda dit: 18 octobre 2015 à 2 h 02 min

Amitiés viriles dit: 18 octobre 2015 à 1 h 09 min
Bloom dit: 18 octobre 2015 à 0 h 39 min
Ce fut peut-être le meilleur match du XV de France:
Bloomy est content, les Français rejoignent enfin les Anglais.
Il a eu peur pour sa place à l’Institut Shakespeare.

Je ne crois plus, amitiés, que vous soyez très viril.
Votre propos est mou, bas et oiseux.
Je préfère les jugements expéditifs de Bloom.
C’est un foutu progressiste (de toi à moi, collègue, tu es à côté de la plaque) mais il arrive qu’on échange.
Et quand on échange, j’écoute.

Ueda dit: 18 octobre 2015 à 1 h 54 min

Amitiés viriles dit: 18 octobre 2015 à 1 h 04 min
N’accablons pas Saint André
Toujours aussi tiédasse le zouzou.

Vous allez à présent me dire si, dans votre vie quotidienne, vous êtes aussi un loup ne hurlant pas avec les loups.
Je me flatte de ce quotidien, et vous?

Donnez moi un exemple, je vous donnerez le mien.
Fair enough?

Amitiés viriles dit: 18 octobre 2015 à 1 h 09 min

Bloom dit: 18 octobre 2015 à 0 h 39 min
Ce fut peut-être le meilleur match du XV de France:

Bloomy est content, les Français rejoignent enfin les Anglais.
Il a eu peur pour sa place à l’Institut Shakespeare.
Comme les Ecossais sont voués à un score français, si les Argentins gagnent sûr qu’il se fait Hara-Kiri dans la semaine.

Amitiés viriles dit: 18 octobre 2015 à 1 h 04 min

Ueda dit: 18 octobre 2015 à 0 h 21 min
N’accablons pas Saint André

Toujours aussi tiédasse le zouzou.
Tout le monde il est beau (sauf Hollande) tout le monde il est gentil (sauf Valls) et soutenons le pire (merci marine).

Le seul mec qui tente de faire croire que Karim est son pote alors qu’il lui crache à la g.eule tous les jours.
Un peu comme Nadine avec sa copine africaine.

Bloom dit: 18 octobre 2015 à 0 h 39 min

Ce fut peut-être le meilleur match du XV de France: c’est dire.
Saluons les » petits » qui sont allés au charbon, mais ont été surclassés par des joueurs joueurs qui savent tout faire avec & sans la balle, devant, derrière, & à la charnière.
C’est à une refonte totale du rugby français qu’il faut s’atteler: quand les minos commencent, on leur parle plaquage avant maniement de balle…

D. dit: 18 octobre 2015 à 0 h 38 min

Ueda, je n’ai insulté personne, je ne comprends pas que vous m’insultiez mais je vous pardonne.
Cette équipe est présomptueuse, un point c’est tout. Et la présomption prend forcément la place de quelque chose qui pourrait servir à gagner.
Je vous souhaite une bonne soirée.

Ueda dit: 18 octobre 2015 à 0 h 21 min

D. dit: 17 octobre 2015 à 23 h 54 min
J’avoue avoir ri ce soir de cette équipe de France qui avait la prétention de remporter une victoire sans y mettre aucun moyen. La France est une grande nation et ne mérite pas de tels joueurs, c’est tout ce que j’ai à dire.

D., je ne sais pas qui vous êtes, mais mon sentiment est que vous êtes un con.

Des grognards comme Dusautoir, des feux-follets comme Fofana, des mousquetaires comme l’immense Picamoles…
vous croyez que c’est le tout-venant?

N’accablons pas Saint André, grand joueur, entraineur méritoire en GB mais pas à sa place en EDF.
Saluons le!

Et attendons Novès.
Je serai au Japon pour le triomphe français, et vous viendrez ici, j’espère, vous excuser.

D. dit: 18 octobre 2015 à 0 h 05 min

Qu’est-ce que c’est que cette histoire d’école de Nancy, Sergio ? Laissez tranquille cette petite, s’il vous plait sinon vous aurez affaire à moi.

Ueda dit: 18 octobre 2015 à 0 h 03 min

Mon pote Karim, mi-admiratif mi-méprisant devant notre admirable modèle français (car les descendants de colonisés sont snobs, le saviez-vous?, demandez à notre gentil Abdelkader, —« Mon maître était supérieur au tien », j’ai entendu ça entre Asiatiques),…

…mon pote Karim donc, a choisi Bochum pour son PhD (je sais, mais qui d’entre vous est allé à Bochum?), et quand ça chauffe il passe à l’allemand.
Pourquoi pas?

« X… (pas de noms!) …das Politische durch die Entscheidung über Freund und Feind definiert… »
Je vais certainement vous surprendre: il est intime avec PEGIDA sur les lieux de sa Alma mater, tout en défendant naturellement son point de vue.
Il lui arrive de pleurer sur l’Europe-comme-idée car il lit Habermas dans le texte. Mais quoi, il pense que c’est le passé. Il a tort, bien sûr.

On boit, on cause, on espère de tout coeur ne jamais se battre.
(En cas de question indiscrète: Karim est d’origine chiite-libanaise, et déteste le gros-et-gras Hezbullah).

D. dit: 18 octobre 2015 à 0 h 02 min

Michel, nous n’avons jamais été aussi proche de la Divulgation de l’existence de civilisations extraterrestres qui nous visitent et nous infiltrent pour certaines.
Ce que je dis est parfaitement exact et vérifié. En un sens cela devrait vous réjouir, en un autre sens c’est assez embêtant mais nous n’y pouvons absolument rien. La seule arme qui serve à quelque chose est la prière.

D. dit: 17 octobre 2015 à 23 h 56 min

Je ne savais pas que vous étiez musulman de deuxième génération, Ueda. Pourquoi ne nous l’avez-vous pas dit plus tôt ? Décidément c’est cachotteries sur cachotteries, avec vous.

D. dit: 17 octobre 2015 à 23 h 54 min

J’avoue avoir ri ce soir de cette équipe de France qui avait la prétention de remporter une victoire sans y mettre aucun moyen. La France est une grande nation et ne mérite pas de tels joueurs, c’est tout ce que j’ai à dire.

Sergio dit: 17 octobre 2015 à 23 h 43 min

Ha mais les blédards c’est des sacrés mecs ! Je vais en embaucher pour éloigner la flicaille, tiens… Ils auront des motos, naturellement, parce qu’à chameau… Cherai le Kadhafi de la place stan !

Ueda dit: 17 octobre 2015 à 23 h 20 min

Halte au racisme!

Les patriotes se recrutent aujourd’hui dans les quartiers nord de Marseille.
Les capitulards? Pareil.

« Moi musulman français de deuxième génération, je refuse la forme de vie que tu m’offres, faux-frère, et je refuse ta propagande de blédard », etc.
Voyez l’enquête de M. José D’Arrigo (je l’aime bien, car il aime autant la pègre que la police).
Karim, ça lui donne de l’espoir.
Moi aussi, remarquez.

Vous avez vu?, l’égorgement est devenu pure technè, je ne dirais pas que ça rassemble, mais ça dilue un peu.
« On se calme », hein?

Car enfin, les Bons Européens égorgent aussi.
Voyez notre soeur Henriette Reker, à Cologne!
C’est un Sensible qui l’a agressée.
Pas un Sensible des Cités Difficiles issu d’une famille de la Soumission.
Non!

Un Allemand sensible.
„Reker und Merkel fluten uns mit Ausländern und Flüchtlingen“, qu’il a dit.

Voilà.
La Décision ne sera pas raciale, religieuse, ni culturelle, elle sera politique.

D. dit: 17 octobre 2015 à 22 h 54 min

Si ce que je vous dis ne vous intéresse pas, dites-la moi carrément, Diagonal, plutôt que de laisser planer un doute.

D. dit: 17 octobre 2015 à 21 h 48 min

infra – oreille – atterrir : cela a une sonorité terreuse et radiculaire. Alors que ce que vous voulez faire passer c’est autre chose. Vous me comprenez ? Il faut savoir rejeter les mots et les remplacer par d’autres.

D. dit: 17 octobre 2015 à 21 h 42 min

En fait, Diagonal, c’est votre prose qui est lourde, manquant de fluidité et de rythme; vous ne faites pas attention aux mots; il se peut que vous ayez un certain vocabulaire, que vous trouviez élégant voire opportun de l’utiliser sans retenue. Or quand on écrit on doit choisir de ne pas employer certains mots qui risqueraient d’altérer la prose par leur côté rugueux ou parce que ceux-ci se rapprochent de la consonance d’autre mots qui heurtent ou font rire. Tout cela semble vous dépasser totalement alors j’ai décidé de vous le dire pour vous rendre service.
Puis-je vous demander quelle est votre formation, Diagonal, ce que vous faites dans la vie et enfin, comment êtes-vous arrivé ici ?

Ueda dit: 17 octobre 2015 à 20 h 41 min

« Mais Monsieur, les Brigades internationales, la Shoah, le communisme, l’affreux Hitler, les acquis…? C’est quand même pas rien? »

Ton choix existentiel, petit, consiste à choisir entre le 20e siècle de tes pères et le 21e de ta femme.

Moi, je choisis la femme.
Mais on n’est pas obligé.

Ueda dit: 17 octobre 2015 à 20 h 34 min

« Nos amis allemands »?
C’est fini.

Cette nation s’obstinant à être apolitique, au prix d’une admirable névrose, est aujourd’hui confrontée au trou-dans-le-réel qu’a signifié le discours d’Angela sur les grandes migrations.
La langue de bois de l’ « amitié » a pris feu.

J’écris ça le coeur serré.
Karim aussi, même s’il ne peut comprendre notre drame européen, est un peu triste malgré tout.
Enfin, dit-il, c’est surtout votre problème.

Qui es-tu, mon ami?
– Je suis un jeune paumé, Monsieur, je ne comprends plus ».

Choisis d’abord.
Démerde toi ensuite.

Tu as une chance sur deux d’y laisser ta peau?
La belle affaire.
Si tu survis, quelle merveille!

Ueda dit: 17 octobre 2015 à 20 h 13 min

L’homme palestinien a disparu sous nos yeux.
Mais quoi? mais quoi?
Les intifada? la reconnaissance de l’ONU?

Il aura, comme d’autre peuples dans l’histoire, raté son époque décisive.
C’est fini.
Observez plutôt les guerres nouvelles qui se forment devant nous.
Le « palestinien » se sera dissous sous nos yeux dans des entités plus vastes.
Le sunni, l’islamiste, voire l’arabe (pourquoi pas?).

J’écris ça d’abord.
Je réfléchis ensuite.

C’est comme en amour.
Dans les situations de vérité, on est toujours dans l’après-coup.

Ueda dit: 17 octobre 2015 à 20 h 07 min

J’ai dit à mon pote Karim, qui est arabe et loin d’être con.

« Comprends bien ce qui va se passer sous tes yeux.
Gauche, droite, c’est hier (quelle glorieuse histoire!).
Demain matin dans notre grande Europe, il y aura deux côtés et c’est épouvantable.
D’un côté les patriotes.
De l’autre, les capitulards.
Les patriotes se recruteront partout.
Les capitulards aussi.
C’est passionnant! »

J’ai dit ça à Karim.
Il m’a dit:
« On boit d’abord, on discute ensuite ».

Ueda dit: 17 octobre 2015 à 20 h 00 min

Raïssa Maritain, Raïssa Gorbachow, je dis Achtung.

On se recueille d’abord sur ces deux grandes épouses.
On discute ensuite.

in situ dit: 17 octobre 2015 à 19 h 55 min

« …assimilable à la « politique du spectacle », telle que théorisée par Debord qui ne parlait pas de cela… »
Debord parlait de « société du spectacle ».

bouguereau dit: 17 octobre 2015 à 19 h 53 min

La collaboration est une affaire de séduction

les fachiss c’t’un truc qu’y comprennent naturellement c’est vrai..il comprennent sa valeur t’as raison phil

bouguereau dit: 17 octobre 2015 à 19 h 51 min

Je crains bien que non. (Jem)

c’est un peu comme pour dieudonné « il est pas marrant ». »il est mauvais comique.. » etc.. c’est mauvais service qu’on rend aux autes faut pas crainde dle dire

Phil dit: 17 octobre 2015 à 19 h 49 min

Cocteau a su plaire au conseiller Abetz pour repêcher son Jeannot surpris en fâcheuse posture, dear baroz. La collaboration est une affaire de séduction, visite le rayon de miss Chanel. La frustration est un concept promu par les affidés de M. Ory, né trois ans après la fin des événements.
Denota, avec Raïssa Maritain, Sachs prêchait une
convertie.

DDR dit: 17 octobre 2015 à 19 h 46 min

« sucer est-ce tromper ? » Attila.

C’est une question épineuse, on imagine qu’à l’oral philo l’argumentaire serait facile toutefois difficilement soutenable pour chacune des parties en interférence. Il faudrait tout d’abord revenir sur le sens du verbe premier qu’il conviendra de percevoir alternatif puis définir l’aire de la trahison non euclidienne et tragique.
Je crois qu’à mon exemple, impuissant à trahir, Il hait à cœur ouvert ou cesse de haïr, [Racine, Brit. v, 1]

bouguereau dit: 17 octobre 2015 à 19 h 40 min

surtout si l’on considère le caractère ultra polémique du sujet

la république avec toi a un peu snifé l’officine..

Attila dit: 17 octobre 2015 à 19 h 11 min

Cocteau a su se faire aimer, c’est donc qu’il était aimable !
Les collabos étaient des frustrés, ce n’était pas le cas des deux Jeannot, Phil.

de nota dit: 17 octobre 2015 à 19 h 11 min

Raissa Maritain sur Maurice Sachs

« Il y a un autre mérite à son crédit, c’est que tout le mal qu’il a fait, il ne l’a pas déguisé en bien par de fausses théories, comme l’ont fait des auteurs renommés et couverts de gloire, mais le mal il l’a appelé mal ; et le bien, s’il n’a pas eu la force de le rechercher réellement, il a du moins aspiré vers lui, il a certainement souffert de ne pouvoir y atteindre. Dieu seul peut savoir le degré de sa responsabilité dans le mal ; pour nous qui connaissons un peu le lourd héritage qu’il a reçu des siens, ne le jugeons pas… »

F. dit: 17 octobre 2015 à 19 h 09 min

Il y a une mobylette, Sachs, mais je me demande s’il n’y a pas aussi des guitares…

Il y a des instruments à vent.
Qu’on appelle d’ailleurs sachsophones.

Phil dit: 17 octobre 2015 à 19 h 04 min

Bien sûr Baroz, Le Sabbat est toujours lu, grâce peut-être à ses rééditions. Mais le ton est plaisant et laisse un peu imaginer ce que serait devenu Cocteau en virant complètement collaborateur.

Attila dit: 17 octobre 2015 à 18 h 37 min

Je ne peux pas dire pour les Décombres ou les Deux étendards, Phil, car je ne les ai pas lus, mais pour Le Sabbat de Maurice Sachs, je confirme, ça se lit encore ! Certain titre de Brasillach aussi…

Attila dit: 17 octobre 2015 à 18 h 32 min

Taddeï c’était pas mal au début, Diagonal, depuis ça ronronne en rond, avec quasi les mêmes intervenants sur des problématiques récurrentes…
Avec Ruquier, c’est un enfant d’Ardisson et de Catherine Barma : mélange de politique spectacle et de techniques publicitaires, c’est souvent amusant, pas inintéressant, assez talentueux mais ça reste du divertissement avant tout et n’existe que par les parts de marché que cela engendre et les taux d’audimat.
Quel débat et quelle avancée, sinon la question posée à Rocard qui restera dans les annales de la télévision française de ces années-là : « sucer est-ce tromper ? »

Phil dit: 17 octobre 2015 à 18 h 25 min

Comme vous y allez, pauledel..le dossier de Sachs est d’une autre categorie que le Rebateur nationaliste.
Sexe et mensonges dans le brouet judaïque converti, finalement beaucoup moins has- been que Rebatet. « Ça », c’est plus difficile à diluer pour M. Ory.

Paul edel dit: 17 octobre 2015 à 18 h 07 min

L ‘autre larron de la collaboration littéraire, Maurice Sachs,mort en 1945 dans des circonstances mystérieuses n’ a pas un « dossier »mais on peut lire ses oeuvres genre « le sabbat  » ou « la chasse à courre » dans la collection l’imaginaire chez Gallimard.

Sergio dit: 17 octobre 2015 à 17 h 21 min

jem dit: 17 octobre 2015 à 16 h 05 min
Le véritable critère est plutôt : le lit-on ?

Je viens d’y penser : il peut y avoir des gars, que cela ennuie pour eux-mêmes, mais qui le font lire à d’autres, plus influençables, un peu en désespoir de cause, pour les nourrir de ce dont eux-mêmes, donc, ne veulent plus, pour ainsi dire en attendant mieux ; et là, le feu prend ! Cela arrive, des trucs comme ça…

Diagonal dit: 17 octobre 2015 à 17 h 20 min

@12.49 Je ne pense pas que l’émission de Taddei soit assimilable à la « politique du spectacle », telle que théorisée par Debord qui ne parlait pas de cela, c’est là une trop grande facilité de langage. Cela dit, mes excuses pour avoir laissé(debord)er ma plume sur l’embonpoint prudhommesque. C’était blessant, gratuit, facile et vulgaire, je le reconnais bien volontiers. Mais comment effacer ce qu’on regrette aussitôt le clic ? Avançons donc sans reculer, sans peur et sans reproche.

Diagonal dit: 17 octobre 2015 à 17 h 03 min

J’avoue que le dernier Powers m’a fait connaître Harry Partch dont j’ignorais tout jusqu’à présent. Les romans sont des mines de culture, parfois… Donc, comme notre amie des bois, à toutes fins utiles, je renvoie au lien infra, un exemple, ignorant l’oreille dans laquelle il pourra bien atterrir :
https://www.youtube.com/watch?v=P8NIpPhXpfQ

Diagonal dit: 17 octobre 2015 à 16 h 52 min

@15.26, sans compter la scène drolatique où le frangin aîné et ses copains obligent le mouflet de 11 ans à écouter les Beatles après l’avoir attaché sur une chaise, afin qu’il s’arrête de décompter pour la 100e fois la structure polyphonique de la 40e de Mozart… Mais son oreille absolue qui n’est pas bouchée continue son calcul. Sans compter le choc émotionnel de l’hymne à la mémoire de l’ange pour la petite Mahler… etc…
/Oui, un bien beau roman/.

Tetram dit: 17 octobre 2015 à 16 h 22 min

Passou dit: 17 octobre 2015 à 9 h 05 min
Je trouvais cela plutôt rigolo

Surtout que comme dirait Jean Yanne :
« Coco aime le rock fort »

enfin une bonen nouvelles dit: 17 octobre 2015 à 16 h 21 min

En plein synode, le pape canonise les parents de Thérèse de Lisieux, modèle de couple
C’est closer qui va être content

jem dit: 17 octobre 2015 à 16 h 05 min

« Et si c’était parce qu’après tout, il est pas si hasbeen que cela ? »

Le véritable critère est plutôt : le lit-on ? Si on ne le lit, alors oui, c’est un has been, comme vous dites.

Zoon dit: 17 octobre 2015 à 16 h 00 min

Bref, la question est (pour moi) : la prose de Rebatet se déguste-t-elle ? Je crains bien que non. (Jem)

Des goûts et des couleurs…

Sergio dit: 17 octobre 2015 à 16 h 00 min

« les 5000 exemplaires du premier tirage de ce Dossier Rebatet se sont vendus dès le premier jour. »

Et si c’était parce qu’après tout, il est pas si hasbeen que cela ? Chacun peut toujours s’inventer un système de conversion… Faut se méfier avec méfiance !

Zoon dit: 17 octobre 2015 à 15 h 57 min

Peut-être qu’acheter un livre, et surtout un gros pavé, ne veut pas dire le lire… (Jem)

C’est même certain. Je fais partie de ces lecteurs qui mettent de côté –parfois pour des mois, et même pour des années, des livres dont l’achat leur avait pourtant paru urgent au moment de leur parution; c’est ainsi qu’un « livre noir du communisme » (entre autres) attend toujours mon bon plaisir sous son emballage plastique. Je me suis enfin décidé à entamer la lecture de « Consuelo » de George Sand trente ans après l’avoir acheté à la FNAC de la rue de Rennes. Je viens d’acheter « L’Infinie comédie » (1480 et quelques pages) de David Foster Wallace, peut-être promis au même sort.

talon multicervical dit: 17 octobre 2015 à 15 h 52 min

Peut-être qu’acheter un livre, et surtout un gros pavé, ne veut pas dire le lire…

Fautle revendres le trip’e

jem dit: 17 octobre 2015 à 15 h 44 min

Les 5000 exemplaires du « Dossier Rebatet » ont été vendus comme des petits pains, mais aucun lecteur éventuel n’est intervenu sur ce blog pour nous dire ce qu’il en avait pensé. Pour moi, c’est un mystère. Peut-être qu’acheter un livre, et surtout un gros pavé, ne veut pas dire le lire…

Lucas Beauchamp dit: 17 octobre 2015 à 15 h 26 min

à Diagonal 12:33… sans compter les évocations / invocations de Sjostakovitch, Harry Partch et certains moments passés avec sa petite fille, l’amour de / avec Clara… un très grand roman !

Zoon dit: 17 octobre 2015 à 15 h 20 min

qui dit prohibition dit, chez certains consommateurs, tentations de violer la loi : on l’a vu avec les affaires Mera

on l’a vue avec les affaires Merah, Nemmouche et Coulibaly.

Zoon dit: 17 octobre 2015 à 15 h 19 min

Grâce à la toute récente dépénalisation du cannabis, on va pouvoir se payer un joint sans encourir les foudres de la justice; les nouvelles dispositions mettent fin à une longue période de prohibition.
Cette situation n’est pas sans m’évoquer la situation des juifs en France, mais inversée : entre 40 et 44, on pouvait se payer un juif sans encourir de sanction judiciaire; depuis 45 en revanche, nous vivons dans une période de prohibition; qui dit prohibition dit, chez certains consommateurs, tentations de violer la loi : on l’a vu avec les affaires Mera

les gens veulent savoir dit: 17 octobre 2015 à 15 h 05 min

Ueda dit: 17 octobre 2015 à 11 h 44 min
Dans quel autre pays a-t-on une conception à la fois aussi enfantine et aussi violente de la discussion?

« Dans quel(s) autre(s) pays organise-t-on des émissions avec plus de deux participants aux points de vue opposés « 

de par le fait dit: 17 octobre 2015 à 14 h 59 min

PMB dit: 17 octobre 2015 à 9 h 10 min
« les infirmières ont voulu lui témoigner leur reconnaissance, c’est à peine s’il s’est arrêté devant elles. »

C’est rapport à sa femme elle est jalouse et remarquez que ça se comprend il est tellement irresistible (en plus d’héroïque,honnête et surdoué) que ç’en est indicible

robert dit: 17 octobre 2015 à 14 h 51 min

gontrand dit: 17 octobre 2015 à 9 h 48 min
« méchants blancs depuis l’origine des temps…toute autre persécution n’intéresse à peu près personne.

le blanc est victime depuis avant le paleolothic’ comme il dirait boug’uereau qui s’y connaît en pinards du monde

robert dit: 17 octobre 2015 à 14 h 50 min

Ueda dit: 17 octobre 2015 à 11 h 44 min
« « Ce soir où jamais » (pour moi ce sera jamais): type même du non-débat foireux à la française.
Dans quel autre pays a-t-on une conception à la fois aussi enfantine et aussi violente de la discussion? »

eh ben tire-toi épicétout

bernadette dit: 17 octobre 2015 à 14 h 49 min

Gégé dit: 17 octobre 2015 à 13 h 19 min
« cette époque bénie où vous étiez salarié de la Ville de Paris et sur les ignobles qui vous en ont chassé. »

oui ce sont des ignobles, parfaitement ! on n’avait jamais engrangé autant de blé ni vécu dans des locaux aussi grands et somptueux, c’est à dire à notre mesure! Il a fallu se rabattre sur un palais minuscule

Deneb dit: 17 octobre 2015 à 14 h 37 min

Cela-dit il s’en trouvera toujours pour continuer à faire des gosses à tour de bras, y’en a qu’on peur de rien, qui osent tout comme dirait qui vous savez.

christiane dit: 17 octobre 2015 à 14 h 36 min

@Gégé dit: 17 octobre 2015 à 13 h 53 min
Il est évident que ces vulgarités, je ne les prise pas. Je pense que leur ton agressif cache une pudeur, une blessure qu’il vit et que vivent beaucoup d’hommes et de femmes à qui on ne laisse pas la liberté d’un choix sexuel, qui n’est ni une dépravation, ni une « maladie », ni une déviation mais le chemin par lequel ils se sont réalisés en plénitude. Si on l’avait laissé tranquille en ce domaine, il ne sera pas sans arrêt sur la défensive.
Donc, je zappe et le retrouve sur le plan de la culture, des livres, de l’art.
Chacun a le droit au bonheur.

Deneb dit: 17 octobre 2015 à 14 h 36 min

Non seulement les enfants de la dernière génération se désintéressent de tout, sont sans esprit et difficiles, mais en plus ils sont méchants. Et cela est confirmé par beaucoup d’enseignants.
Je me dis que si le pays doit sombrer, autant que ce soit avec cette génération-là, au moins il y aura quelque chose de juste.

Bloom dit: 17 octobre 2015 à 14 h 17 min

Beowulf traduit par Seamus Heaney est un grand texte un peu austère. Le Tolkien semble plus souple, si l’on en juge par l’extrait proposé. C’est très bien de l’avoir traduit en français. Le nom de Tolkien fera vendre, sans aucun doute.

Peut-être aurait-il fallu conserver, juste pour le plaisir des yeux car elle est impossible à restituer en traduction, la logique graphique du vers anglo-saxon, avec sa césure centrale, conforme aux principes rde la poésie vieille anglaise (vers divisé en 2 parties chacune comportant 2 syllabes accentuées, la premières syllabe de la seconde partie rimant obligatoirement avec l’une ou les deux de la premières partie, la seconde syllabe de la seconde partie ne rimant pas).

Début de l’histoire de Beowulf, le guerrier qui châtia le monstre Grendel, dans l’original, puis en anglais

Hwæt! We Gardena in geardagum,
þeodcyninga, þrym gefrunon,
hu ða æþelingas ellen fremedon.

LO, praise of the prowess of people-kings
of spear-armed Danes, in days long sped,
we have heard, and what honor the athelings won!

gontrand dit: 17 octobre 2015 à 14 h 14 min

Vu Ce soir ou jamais…

Contrairement à beaucoup, je trouve les participants ont pu tous s’exprimer de façon relativement équilibrée, surtout si l’on considère le caractère ultra polémique du sujet.

Mais il en ressort qu’il n’ y a pas de solution à vue humaine…

gontrand dit: 17 octobre 2015 à 14 h 09 min

Je ne paradise pas Byzance, Phil, mais ce que j’écrivais était factuellement vrai (m’a été directement confirmé par un prof spécialiste de Byzance: la littérature grecque ancienne a toujours fait partie du cursus de l’éducation à Byzance) et il est tout de même invraisemblable qu’un pays qui prétendait se joindre à l’Europe célèbre fastueusement en 2015 l’élimination de la dernière société indépendante de langue et de culture grecque, principale matrice de l’Europe!

Il est ahurissant que cela ne vous choque pas.

geo dit: 17 octobre 2015 à 13 h 58 min

Merci Christiane de votre commentaire très fouillé et argumenté. Le côté vieil adolescent d’AF me paraît particulièrement bien vu.

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