de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Rentrée : Dubois dont on fait les romans

Rentrée : Dubois dont on fait les romans

Jean-Paul Dubois (Toulouse, 1950) est déjà une vieille connaissance que l’on retrouve avec plaisir de livre en livre un peu comme Modiano et quelques autres – mais dans son cas avec la quasi certitude d’y retrouver dentistes, noyades, tondeuses à gazon, chiens, ascenseurs, golf, films, Paul, Anna…. Il y a incontestablement « un charme Dubois » qui opère dès la magie du titre (Kennedy et moi, Les Poissons me regardent, L’Amérique m’inquiète, Si ce livre pouvait me rapprocher de toi, Parfois je ris tout seul, Les Accommodements raisonnables, Vous plaisantez, Monsieur Tanner…). Cette fois Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon (245 pages, 19 euros, éditions de l’Olivier, comme les autres). Une certaine idée du roman « qualité française » comme on le disait autrefois pour désigner les films de Claude Sautet. Ce pourrait être un label « NF » (norme française) comme on en trouve sur les bons-produits-de-chez-nous.

Il est doté d’une vraie légèreté, ce qui nous change des autofictions anorexiques. Deux personnages principaux mais quel tandem ! Paul Hansen, gardien de résidence à l’Excelsior près de Montréal, homme à tout faire toujours disponible pour réparer les problèmes des uns et des autres, grand confident des déprimés ; et Horton un motard des Hell’s Angels, criminel fort sympathique dont la crudité de langage est formidablement mise en musique par l’auteur. Les deux se retrouvent à partager la même cellule dans une prison québécoise. Les deux pour meurtre mais l’un des deux n’avait pas fait exprès, ce n’était pas dans sa nature, le proprio l’avait cherché. Enfin, il l’a presque tué. Juste salement passé à tabac. Après lui avoir fracturé les bras et mangé un morceau d’épaule, il a échoué à le noyer dans la piscine. Il faut dire que le gars, particulièrement odieux et exaspérant, l’avait cherché. Ce qui arrive quand on pousse à bout un vrai gentil. Tout de même, là-bas, ça vaut deux ans de tôle malgré les circonstances exténuantes.

Ce qui est formidable avec Dubois, qui sait vraiment raconter, ce qui s’appelle raconter comme on n’ose plus le faire, c’est la douceur, même quand la réalité est heurtée, chaotique, violente, sanglante. Ca lui ressemble. Son côté Leonard Cohen. Tendresse & fraternité, distance & désabusement. Il y a pire philosophie de la vie. A bousculer mais modérément. Le genre Proust qu’il ne faut surtout pas réveiller pour lui annoncer qu’il a le Goncourt. Rien ne l’angoisse comme la perspective que la fuite des jours est inutile, sans forme ni direction.

Le récit est exemplaire de fluidité. L’auteur n’est pas du genre à se prendre les pieds dans les longues évocations métaphoriques. Une mécanique de précision qui n’exclut pas l’émotion, l’ombre portée, le tremblé. C’est un romancier de personnages qui bâtit son intrigue autour d’eux. Il les aime tous et a le don de nous les rendre aimables y compris ceux dont on penserait a priori qu’ils ne sont pas notre genre. Outre le duo de détenus qui prend toute la place du roman, il y a aussi une femme et une chienne (l’une des deux est pilote d’hydravion). C’est écrit comme ça :

J’ai compris très tôt que mon père ne serait jamais un vrai Français, un de ces types convaincus que l’Angleterre a toujours été un lieu de perdition et le reste du monde une lointaine banlieue qui manque d’éducation. Cette difficulté qu’il avait à habiter ce pays, à le comprendre, à endosser ses coutumes et ses us, déplaisait à ma mère au point que leurs conversations récurrentes à ce sujet ravivaient souvent d’autres points de friction. Malgré les seize années déjà passées en France, Johanes Hansen restait un irréductible Danois, mangeur de smørrebrød, un homme du Jutland du Nord, raide sur la parole donnée, l’œil planté dans le regard de l’autre, mais dépourvu de cette dialectique gigoteuse en vogue chez nous, si prompte à nier les évidences et renier ses engagements.

On sait déjà en refermant Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon qu’on se souviendra de Paul Hansen le gardien et de Horton le motard comme on se souvient du photographe arboricole Paul Blick d’Une vie française, du Paul Katrakilis le pro de Jaï-alaï dans La Succession... Ce qui est plutôt rare. Peu de romanciers parviennent à imprimer ainsi leurs créatures dans nos mémoires fuyantes. Ils ont l’air aussi décalé que lui y compris dans l’humour, la fantaisie, la mélancolie. Dubois serait du genre à déceler du sacré dans un match de rugby mais nulle part ailleurs.

La réussite du roman tient aussi à l’habileté de sa construction : deux parties parfaitement nouées, le présent en prison, et le passé autour de l’histoire personnelle de Paul Hansen qui mène au drame et métamorphose un agneau en loup. A la fin, la promesse de rédemption laisse la voie ouverte à un certain optimisme malgré la violence des pages les plus noires qui précèdent – mais beaucoup moins que pour son avant-dernier La Succession qui était carrément suicidaire. Le récit, les personnages et l’auteur lui-même ont trop de charme pour assombrir malgré tout ce qu’ils trimbalent d’inquiétudes, d’intranquillité et de révoltes rentrées contre les injustices. Trop nonchalant pour être vraiment désespéré, trop indolent pour succomber à la tristesse. Avec ce qu’il faut de mélancolie, et une touche de nostalgie, c’est cela qui reste au fond, un charme indéfinissable. Son côté Rabbit en paix pour citer l’un des romans étrangers dont la lecture a durablement marqué Dubois (il dit ici très joliment en quoi John Updike et son œuvre sont « ce que l’on peut espérer de mieux au fin fond de la nuit »). Le genre de type qui s’arrange pour avoir vécu ce qu’il raconte.

C’est drôle mais il me revient qu’Une vie française, qui avait bénéficié d’un accueil exceptionnel tant auprès des critiques que des lecteurs (si peu synchrones, d’ordinaire) avait été épinglé par la plume caustique de François Nourissier. Notre meilleur arbitre des élégances littéraires faisait alors remarquer en passant que nulle part, ni sur la couverture, ni sur la page de garde, le texte ne portait la mention « roman ». Et d’enchaîner aussitôt : « Est-ce pour échapper aux dangers d’un prix littéraire ? ». Cette fois, qu’on se rassure : Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon est bien un roman, et pas seulement parce que c’est écrit dessus. Un roman, un vrai et l’un des meilleurs de cette rentrée.

P.S. Avis aux Toulousains : Jean-Paul Dubois sera le 12 septembre à 18h à la librairie Ombres blanches.

(« Sur la plage de Biarritz » photo Passou ; « Dites-le avec des fleurs » oeuvre de Bansky (?))

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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commentaires

1 016 Réponses pour Rentrée : Dubois dont on fait les romans

Delayourte dit: 25 août 2019 à 23 h 15 min

Mon cher D., que mangez-vous lorsque vous vous rendez dans votre fief auvergnat? Des volets? Faites-nous un peu rêver.

Delayourte dit: 25 août 2019 à 23 h 13 min

Mon cher Jacuzzi, vous vous montrez ridicule avec votre présomption d’innocence dont chacun sait qu’elle ne peut s’appliquer aux criminels. Il vous faut choisir le bon camp et appeler avec moi à la lapidation immédiate et sans procès de tous ces criminels sexuels, ainsi que des adeptes du fist fucking et autres bonnes femmes qui exhibent leur nombril normand sur ce blog. On épargnera cependant la belle Chantal, même si elle a tenté de m’extorquer 3000€ nets. Alors, aux armes Jacuzzi, vous le demi-spadassin, le quart de lansquenet, le presque chevalier, la feignasse du blog.

et alii dit: 25 août 2019 à 22 h 57 min

je n’ai pas trouvé de vidéo
t Antoine, qui a perdu son emploi de fleuriste à la suite d’une mauvaise manipulation chimique, entre dans une importante entreprise américaine qui effectue des recherches et expériences hydrauliques. Christine donne naissance à un garçon, qu’elle veut appeler Guylain, mais qui s’appellera Alphonse ; c’est sous ce prénom qu’Antoine le déclare à la mairie. Celui-ci, toujours volage, rencontre une Japonaise, c’est la première fois qu’il trompe Christine. Kyoko envoie à Antoine des petits mots d’amour et les cache dans un bouquet de tulipes. Christine remarque que les tulipes s’ouvrent les unes après les autres laissant tomber les mots sur la table. Christine sent bien qu’Antoine la trompe, et un soir elle l’accueille habillée en Japonaise, de grosses larmes coulant sur ses joues maquillées.

Petit Rappel dit: 25 août 2019 à 22 h 51 min

21h 24; si flore de Norvège et Balzac il y a, ce ne peut-être que pour Séraphita. Mystérieux bonhomme qui arrive à suggérer un fjord dans un pays ou il ne mettra jamais les pieds, alors que tel morceau de bravoure sur une pension parisienne échoue partiellement à la suggérer…
CP heureux de vous relire!
Bien à vous.
MC

Bérénice dit: 25 août 2019 à 22 h 38 min

Alii, l’homme explique sa raison, la banane est un geste qu’il mime, et en réponse à cette haine il bazarde son bouquet. Qu’en pensez vous?

Bérénice dit: 25 août 2019 à 22 h 32 min

Jazzi, la saison du barbecue va prendre fin, inutile de jeter l’huile sur le feu, ça crame assez comme ça.

Bérénice dit: 25 août 2019 à 21 h 57 min

Alii, il est étrange ce tableau. Rare que la rage se transforme en envie de balancer des fleurs, Quoi que. Le sujet me fait repenser à une nouvelle, il y a méprise et l’homme qui en est victime se venge en déchargeant des tombereaux de roses sur un cercueil.

Bérénice dit: 25 août 2019 à 21 h 52 min

Pour quelles raisons semez vous étamines et pistyles. Ce peut être psychanalytique. N’auriez vous pas su découvrir l’organe reproducteur ideal ? Cette pauvre femme avec son fils souffreteux et un vieux mari acariâtre , rouillé,meurt d’un cancer alors que son amant de coeur découvre l’amour charnel avec une autre . Le tout noyé dans le talent paysager d’Honoré.

Bérénice dit: 25 août 2019 à 21 h 44 min

Gengembre a du souffrir de son patronyme aphrodisiaque à une lettre près. Lecture cynique du Lys dans la vallée, il est vrai que la fin ne donne pas cher de l’amour mais quand même, je proteste sans tomber dans une envie d’eau de fleurs d’ oranger.

Bérénice dit: 25 août 2019 à 21 h 39 min

Alii, quel lien entre le Lys et le roman présenté, pour vous? Pour quelles raisons de mes vous égaliser pistyles, s’il y en a.

et alii dit: 25 août 2019 à 21 h 35 min

. Précision amusante : dans la tradition grivoise, le lys est appelé « verge d’âne ». Ce détail digne de la veine rabelaisienne des Contes drolatiques permettrait selon Gérard Gengembre une « lecture cynique du Lys, salutaire antidote de la lecture idyllique et pathétique que le culte de la vertu et l’histoire d’un amour platonique nous imposent »

et alii dit: 25 août 2019 à 21 h 31 min

car Félix « choisit des fleurs dont le parfum, la forme et les couleurs évoquent clairement l’union physique »[31]. Parmi celles-ci on retiendra surtout la flouve odorante à « la senteur d’Aphrodise »[32] et ce fameux « double pavot rouge accompagné de ses glands prêts à s’ouvrir, déployant les flammèches de son incendie »[33], « symbole du mâle embrasé et fécondant »[34], violent écho au plus sage mais non moins significatif œillet rouge de la tapisserie d’Henriette [35]. Point n’est besoin d’être versé en psychanalyse pour comprendre que ces fleurs sont non seulement « le substitut métaphorique de paroles impossibles »[36] mais aussi la réalisation fantasmatique de l’acte impossible, le symbolisme sexuel du vase, réceptacle de ces « fleurs de luxure »[37] et de ces feuillages « à triples dards » ou « lancéolés »[38] étant évident. Et même, de telles notations, comme le fait remarquer Gérard Gengembre, transforment l’hommage courtois en une agression à peine euphémisée [39] qui renvoie en quelque sorte à la « frénésie sensuelle »[40] de la scène initiale du baiser.

Bérénice dit: 25 août 2019 à 21 h 30 min

La population est repartie en deux blocs :ceux qui ont le dernier Dubois et qui accessoirement ont lu les autres et ses articles et ceux qui comme moi découvrent qu’à l’auteur en question on doit La nouvelle vie de Paul vie de mr Sneijder. C’est déséquilibré. Jazzi, c’est l’histoire d’un deuil, il perd sa fille dans un accident d’ascenseur dont il est le seul survivant, je crois, alors qu’il voulait la ramener avec lui et lui offrir enfin le père disponible qu’elle n’avait pas eu . Le film m’a beaucoup plu, l’assureur est un personnage admirable ajouté à TL. Il nous parvient de la TV , quelquefois,parfois, des pépites. En tout cas, des vues avec lesquelles on se sent en accord total.

et alii dit: 25 août 2019 à 21 h 29 min

Certes de petits ouvrages, dont certains comme Le langage des fleurs de Charlotte de La Tour continuent jusqu’à nos jours d’être réédités, répertoriaient les éléments d’un code traditionnel. Le romancier par l’intermédiaire de son personnage y recourt parfois. Ainsi les fleurs bleues du premier bouquet sont synonymes d’amour pur et d’élévation de l’âme [25], ceci d’autant plus qu’à partir du XIXème siècle, le bleu devient la couleur mariale par excellence [26]. Un peu plus loin, le liseron peut être interprété, si l’on en croit ces opuscules, comme un signe d’humilité [27]. Il est donc propre à évoquer les vertus cachées de la châtelaine de Clochegourde.

et alii dit: 25 août 2019 à 21 h 24 min

Balzac avait profité de son séjour à Genève en 1833 pour se rendre auprès de Pyrame de Candolle dont l’herbier était mis à la disposition de tous les visiteurs [3]. Celui qu’il nomme « le souverain pontife des plantes »[4] lui avait fourni les renseignements sur la flore de Norvège nécessaires aux pages descriptives de l’œuvre en gestation. Travaillant à la rédaction du Lys, peut-être Balzac a-t-il feuilleté une fois encore l’ouvrage du célèbre naturaliste dont les sept volumes parus répertoriaient déjà 6000 plantes, à moins qu’il ne se soit référé à la Flore française ou descriptions succinctes de toutes les plantes qui croissent naturellement en France disposées selon une nouvelle méthode d’analyse de Jean-Baptiste Lamarck [5]. En tous cas, nous ne pouvons que souligner l’extrême précision et la justesse des termes employés par le romancier. Ainsi distingue-t-il fort à propos les « ombellules du cerfeuil sauvage »[6] des « corymbes des millefeuilles »[7] : dans le premier cas, il s’agit d’une petite ombelle faisant partie d’une ombelle composée, c’est-à-dire d’une inflorescence constituée par des fleurs dont les pédoncules partent d’un même point de la tige et rayonnent pour leur faire prendre dans leur ensemble, une disposition plane plus ou moins convexe tandis que dans le second cas, on a affaire à une inflorescence dont les pédoncules ne partent pas du même point sur l’axe mais dont les fleurs arrivent toutes à peu près à la même hauteur [8]. Pour le béotien la nuance est superflue mais pour le botaniste, elle est importante et c’est bien de la rigueur de l’homme de science que Balzac fait preuve ici quoiqu’il fasse dire à Félix de Vandenesse qu’il se comporta « moins en botaniste qu’en poète »[9]. De
http://www.lysdanslavallee.fr/fr/article/le-lys-dans-la-vallee-botanique-et-litterature#.XWLf6-gzbs4

Bérénice dit: 25 août 2019 à 21 h 18 min

Il était craquant sur cette photo, rien en commun avec le Truman du film et du roman. Au milieu des feuilles, une métaphore végétale.

et alii dit: 25 août 2019 à 20 h 59 min

les questions sont en général plus intéressantes que les réponses;autant éviter les premières pour ne pas subir les secondes!

Jazzi dit: 25 août 2019 à 20 h 47 min

Clopine ne sait pas remercier avec naturel et simplicité, hélas !

C.P., je suis passé voir le petit square Teilhard de Chardin, avec mon vieux copain Hector (un ami d’enfance). La statue originale de Rimbaud a disparue. Hector la trouvait moche, moi je l’aimais bien. Fleurissement tendance écolo-jardin de curé. Je veux bien, mais devant la bibliothèque de l’Arsenal, ça fait désordre. Quant au tout petit pan du mur de Charles V et du mini théâtre en arène qui l’entoure, c’est quasiment riquiqui !
Après, nous sommes passés devant chez vous, avant de regagner le quai à hauteur de la Seine. Quel est donc cet étrange hôtel particulier à moitié abandonné entre le 44 et le 46 ?

Jazzi dit: 25 août 2019 à 20 h 35 min

« elle est très intéressante quant à « la littérature » »

Moins que « Pour en finir avec Eddy Bellegueule » d’Edouard Louis !

et alii dit: 25 août 2019 à 20 h 32 min

l’affaire moix est un cas qui rend difficile pour ne pas dire impossible l’empathie du lecteur;mais elle est très intéressante quant à « la littérature »;

Marie Sasseur dit: 25 août 2019 à 20 h 23 min

rose dit: 25 août 2019 à 19 h 33 min

Un billet de la rdl, avec commentaires.
Waldmann s’était déjà barré.

Delaporte dit: 25 août 2019 à 20 h 19 min

« Peut-être, donc il serait bien que votre balance morale soit un peu plus équilibrée et que par exemple nous ayons de votre part quelques commentaires sur les aventures du cardinal Pell. »

J’ai eu l’occasion, depuis que cet affreux scandale dans l’Eglise catholique dure, d’en parler et de condamner. Je suis même allé voir le film d’Ozon, que j’ai approuvé. J’en ai parlé beaucoup, je crois, sur le moment. Vous n’avez pas suivi mes commentaires, et vous me faites un très mauvais procès, et injuste. Le procès, il faut le faire aux responsables. A commencer par Polanski. Pour le cardinal Pell, son procès a eu lieu, et il a été exclu de l’Eglise, et est actuellement en prison. L’impunité existe pour Polanski, plus pour les prélats catholiques.

Jazzi dit: 25 août 2019 à 19 h 59 min

Jean-Paul Dubois a l’art de raconter des histoires avec des personnages bien typés, à commencer par ses Paul, surgit des profondeurs de son inconscient. C’est pain béni pour les réalisateurs et ça ne donne pas forcément des chef-d’oeuvres, mais des bons films « qualité française », dixit Passou…

rose dit: 25 août 2019 à 19 h 33 min

Christiane est en pause, elle nous l’a signalé très discrètement.

Trouvé ceci aussi (mais l’avez-vous lu, vous ?)

Paul Katrakilis vit à Miami depuis quelques années. Jamais il n’a connu un tel bonheur. Pourtant, il se sent toujours inadapté au monde. Même la cesta punta, ce sport dont la beauté le transporte et qu’il pratique en professionnel, ne parvient plus à chasserle poids qui pèse sur ses épaules.
Quand le consulat de France l’appelle pour lui annoncer la mort de son père, il se décide enfin à affronter le souvenir d’une famille qu’il a tenté en vain de laisser derrière lui.
Car les Katrakilis n’ont rien de banal: le grand-père, Spyridon, médecin de Staline, a fui autrefois l’URSS avec dans ses bagages une lamelle du cerveau du dictateur; le père, Adrian, médecin lui aussi, est un homme étrange, apparemment insensible; la mère, Anna, et son propre frère ont vécu comme mari et femme dans la grande maison commune. C’est toute une dynastie qui semble, d’une manière ou d’une autre, vouée passionnément à sa propre extinction.
Paul doit maintenant rentrer en France pour vider la demeure. Lorsqu’il tombe sur deux carnets noirs tenus secrètement par son père, il comprend enfin quel sens donner à son héritage.

Avec La Succession, Jean-Paul Dubois nous livre une histoire déchirante où l’évocation nostalgique du bonheur se mêle à la tristesse de la perte. On y retrouve intacts son élégance, son goût pour l’absurde et quelques-unes de ses obsessions.


Éditions de l’Olivier
240 pages

Marie Sasseur dit: 25 août 2019 à 18 h 53 min

« Cela commence à compter. C ds le roman, Marie ? »

Le Canada ?
Oui, l’histoire de ce roman de J-P. Dubois, se déroule au Canada, Québec, en grande partie. Comme indiqué une région d’echanges universitaires, avec Sherbrooke. Mais pas que. Un site industriel également, où a été exploité l’amiante à ciel ouvert.
Ils n’ont plus les moyens, au polit buro ?
19 euros, c’est le prix d’une pinte ou deux.

C.P. dit: 25 août 2019 à 18 h 42 min

Clopine, je n’ai (encore) rien reçu quai Henri IV, mais … vous aviez déjà remercié.
Montaigne dit à peu près : une fois que vous avez entrepris, il faut marcher ou crever. C’est aussi le sens de ce que vous dit Marc Court. Sauf que ce n’était pas une bien grande affaire, le livre est simplement retrouvé, et j’ai été, simplement aussi, heureux de vous donner ce plaisir.

C.P.

Bloom dit: 25 août 2019 à 18 h 29 min

les aventures du cardinal Pell

Le « bien » nommé, qui pèle les jeunes joncs.

Une crapule ecclésiastique parmi de très nombreuses autres comme
Theodore McCarrick,
Philip Wilson,
Francisco Jose Cox Huneeus,s
Marco Antonio Ordenes Fernandez,
Bernard Preynat,
et des centaines d’autres…

Forgive me, Father, for I have sinned…

et alii dit: 25 août 2019 à 18 h 22 min

Personne ne nous pétrira de nouveau dans la terre et l’argile,

personne ne soufflera la parole sur notre poussière.

personne.

Loué sois-tu, Personne.

C’est pour toi que nous voulons

fleurir

A ta

rencontre.

rose dit: 25 août 2019 à 18 h 18 min

Jazzi
Non.
Las. L’ai eue la première fois de pied en assez gros plan, seule, une chevelure inouïe.
Je la rechercherai.

Petit Rappel dit: 25 août 2019 à 18 h 14 min

« Delaporte admirez le sort!
L’esprit lui vint après la mort! »

PS
Vrai est qu’il s’agit d’un Abbé de la Porte, dont une brochure l’esprit de l’Abbé de La Porte fut publiée à titre posthume. Est-ce un parent du notre?

pado dit: 25 août 2019 à 18 h 13 min

Delaporte dit: 25 août 2019 à 18 h 02 min
La voie est désormais toute tracée

Peut-être, donc il serait bien que votre balance morale soit un peu plus équilibrée et que par exemple nous ayons de votre part quelques commentaires sur les aventures du cardinal Pell.

MCourt dit: 25 août 2019 à 18 h 09 min

Clopine
Je viens de passer une partie de l’après midi à traquer une édition de Musset rare et bien spécifique pour quelqu’un d’autre. Je fais toujours ce genre d’activités sans rétribution. Eh Si, mes supputations ont été déclenchées par votre demande, parce que je suis sensible aux belles histoires et que nous avons tous perdu un livre quelque part…

Un ou deux billets à Jacques Barozzi sur le fil incriminé disaient l’intérêt que je prenais à cette recherche. Reportez-vous-y.
CP y a beaucoup aidé en la mettant sur des rails d’abord faux, puis justes. Quant à penser que j’ ai agi par rapport à lui, je crois que nous allons, sauf votre respect, en rire tous les deux, lui et moi.

Vous m’accorderez, j’espère, que je suis un fouilleur de bibliothèque assez conséquent pour m’intéresser à beaucoup de choses, meme, occasionnellement, les Enfantina? Et que j’ai une tournure d’esprit assez singulière qui me fait oublier les questions de personnalités quand il s’agit de livres à trouver?

Ajouterais-je que vous avez une singulière manière de remercier vos chercheurs, en les jugeant par rapport à vous et non pour ce qu’ils vous apportent? Je cite: « CP, au mieux indifferent, et Marc Court, qui me méprise depuis si longtemps. » Et vous ajoutez sur ce meme fil, quelque dix messages après vos remerciements: « un Marc Court ne condescendrait pas à prendre contact avec moi ». Ce qui effectivement m’a dissuadé de le faire! Quand on déclenche la DCA, il ne faut pas s’étonner que l’avion s’éloigne!
Comment? On vous obéit et vous êtes mécontente?! Mais dans le cas contraire, ne vous seriez-vous pas sentie trahie?!

Ne pouvant me laver des noirs soupçons que vous projetez sur ma personne, je vous laisse à vos cogitations, trop heureux d’avoir pu jouer un role avec d’autres, dont Lavande,un peu oubliée ici, dans vos retrouvailles avec ce livre qui enchanta vos si jeunes années.
Bien à vous.
MCourt

Bloom dit: 25 août 2019 à 18 h 05 min

De Keats

A thing of beauty is a joy for ever / Une belle chose procure une joie éternelle.

Chose, personne, nuage, geste, parole, etc.

Delaporte dit: 25 août 2019 à 18 h 02 min

« (vous qui êtes si au fait de toutes les turpitudes du monde non catholique) »

Il y a un seul monde, une seule chance. Il y a des turpitudes (du péché) partout dans le monde, y compris dans la sphère catholique, hélas. Mais c’est en train de changer. La parole du Christ prend de plus en plus d’impact. François est un pape extraordinaire, qui saura réformer l’Eglise. La voie est désormais toute tracée.

pado dit: 25 août 2019 à 17 h 49 min

Delaporte dit: 25 août 2019 à 17 h 33 min
Même dans les affaires de morale, la chance compte.

Mais quelle chance ?
Comme vous l’avez si gentiment souligné je ne suis pas doué, alors j’aimerais que vous m’expliquiez (vous qui êtes si au fait de toutes les turpitudes du monde non catholique) cette notion de chance.

rose dit: 25 août 2019 à 17 h 48 min

Delaporte
Une grosse modernité avec évolution à la clé, l’affaire Weinstein. Y aura un avant et un après.
L’après après les soubresauts.

Jazzi dit: 25 août 2019 à 17 h 47 min

« Je viens de voir la photo d’Alexandre Moix. Très beau mec, contrairement à Yann la mocheté. Alors je ne sais pas lequel des deux dit la vérité »

John Keats : « Ce que l’imagination saisit comme beauté doit être la vérité. »

rose dit: 25 août 2019 à 17 h 45 min

Jazzi
Ai cherché et pas retrouvé l’Érynie rousse.

Merci pour le film.
Le terme préféré ne convient pas. Loin de là.
Il est peut-être un de la famille à s’en être le
mieux ieux sorti. Lui et sa parole libérée. Seule possibilité de casser les répétitions.

Lavande dit: 25 août 2019 à 17 h 43 min

« Le fils de Jean », un film dont j’ai gardé un souvenir très fort Jazzi. Je n’avais pas réalisé que c’était l’adaptation d’un roman de J.P. Dubois.

Jazzi dit: 25 août 2019 à 17 h 40 min

« Supposeriez-vous mon cher Delaporte que ce jeune homme n’a agi ainsi que pour gagner quelques millions de dollars et non pour une quelconque morale publique ? »

Ou régler ses comptes à son vrai faux-père, pado, qui lui a préféré sa demie-soeur ?

Delaporte dit: 25 août 2019 à 17 h 37 min

« Delaporte confond dans sa discrimination nles femmes et les homos, Jazzi, c’est aussi simple que ça. C’est dire l’état de son inconscient,que ma fosse septique accueillerait sans en être plus étonnée que ça. »

Cela n’a pas l’air d’aller très fort, Clopine. Les neurones, et l’humour, sont en vacances, eux aussi. Grand bien leur fasse !

Delaporte dit: 25 août 2019 à 17 h 33 min

« Supposeriez-vous mon cher Delaporte que ce jeune homme n’a agi ainsi que pour gagner quelques millions de dollars et non pour une quelconque morale publique ? »

Bien sûr que non. Même dans les affaires de morale, la chance compte. Ce que prouve ce scandale Weinstein. Allez plutôt voir ce documentaire, au lieu de dire des niaiseries stupides, pado (« pas doué ! »).

pado dit: 25 août 2019 à 17 h 27 min

Delaporte dit: 25 août 2019 à 16 h 44 min
Il sait saisir sa chance quand elle passe.

Supposeriez-vous mon cher Delaporte que ce jeune homme n’a agi ainsi que pour gagner quelques millions de dollars et non pour une quelconque morale publique ?

Ed dit: 25 août 2019 à 17 h 24 min

Je viens de voir la photo d’Alexandre Moix. Très beau mec, contrairement à Yann la mocheté. Alors je ne sais pas lequel des deux dit la vérité, mais il y en a un qui peut jalouser l’autre car il y a une forte injustice naturelle ET un certain talent pour l’écriture. Ca fait beaucoup pour une seule personne.

rose dit: 25 août 2019 à 17 h 12 min

Marie Sasseur dit: 25 août 2019 à 15 h 36 min

« Combien de temps il reste au Canada ? »
26 ans.

Cela commence à compter. C ds le roman, Marie ?

rose dit: 25 août 2019 à 17 h 09 min

Jazzi dit: 25 août 2019 à 15 h 24 min

« Combien de temps il reste au Canada ? »

Un quart d’heure, douche comprise, rose !

Jazzi

Qu’il économise son billet ou bien qu’il emprunte le Titanic, hein.

rose dit: 25 août 2019 à 16 h 58 min

Je ne juge jamais quelqu’un sur son faciès, Jacuzzi. 

Delaporte à 16h44

Invitée à randonner avec un groupe de jeunes belges, de 14 à 20 ans, me suis retrouvée sur Diamond hill dans le Connemara, et sur le Q.
Sur 34 jeunes, la première fille, capuche rabattue, s’est retrouvée être un garçon. Un autre jeune homme, bonnet sur la tête et gardant ce bonnet sur la tête s’est avéré être une fille.

Et hier, un motard, cinquantenaire, très viril et très féminin.
J’ennperds mon latin.
Toutes les chances sont de notre côté, et un immense mouvement est en marche.
Jazzi
Tu peux compter sur moi ni pour t’émasculer, ni pour te briser les couilles.
Pourtant, ai trouvé une Érynie magnifique et déchaînée que je vais t’envoyer, juste pour le frisson rétrospectif.

Clopine dit: 25 août 2019 à 16 h 54 min

Delaporte confond dans sa discrimination nles femmes et les homos, Jazzi, c’est aussi simple que ça. C’est dire l’état de son inconscient,que ma fosse septique accueillerait sans en être plus étonnée que ça.

Bon je m’immisce là, parce que je suis loin de mes repères habituels, certes, mais une petite question m’embête tout de même : C.P. a-t-il bien reçu l’expression de ma reconnaissance, et si oui, peut-il le confirmer par un petit signe ? (pour M. Court, je n’ai pu évidemment rien tenter, ce qui est dommage car cel alui garantit l’élégance de son geste , à savoir retrouver pour moi un livre perdu. Bah, je savais bien qu’il ne condescendrait jamais à s’adresser directement à moi, et ses supputations étaient sûrement en grande partie suscitées non par ma demande, mais par l’intérêt que C.P. leur portait. Bref, aucune culpabilité de ma part.)

Cependant, j’aimerais bien vérifier que les services postaux de mon pays fonctionnent correctement…

Soupir.

Delaporte dit: 25 août 2019 à 16 h 51 min

Bien d’accord avec toi, Delaporte, mais alors pourquoi ce conseil : « annoncez-leur que vous êtes gay comme un phoque. Cela les adoucira peut-être un peu. » ?

Parce que votre cas est désespéré. Vous verrez, quand vous serez face à une horde de féministes belliqueuses en furie, vous n’en mènerez pas large du tout. Et vous suivrez mon conseil, qui ne sera évidemment pas efficace. Emasculé vous serez, Jacuzzi !

Delaporte dit: 25 août 2019 à 16 h 49 min

Voilà ce qu’a déclaré Ronan Farrow, peu après le déclenchement du scandale, de très belles paroles dont vous devriez tirer profit vous-même, Jacuzzi, vous le presque journaliste, le demi-philosophe, le quasi-moraliste :

« Les LGBT sont parmi les agents de changements les plus courageux et les plus compétents que j’aie rencontrés, et les plus puissants défenseurs des vulnérables et des sans-voix, parce qu’ils et elles savent d’expérience ce que c’est. » Ronan Farrow

Jazzi dit: 25 août 2019 à 16 h 48 min

« Quant à savoir s’il est gay ou non, quelle importance, finalement ? »

Bien d’accord avec toi, Delaporte, mais alors pourquoi ce conseil : « annoncez-leur que vous êtes gay comme un phoque. Cela les adoucira peut-être un peu. » ?

Delaporte dit: 25 août 2019 à 16 h 44 min

« Toi qui a vu le « documentaire », trouves-tu, comme moi, que le déclencheur de l’affaire Weinstein, à savoir Ronan Farrow, à l’air passablement gay ? »

Je ne juge jamais quelqu’un sur son faciès, Jacuzzi. Ronan Farrow a dit des choses intéressantes, dans cette affaire. C’est d’ailleurs qui l’a rendue publique. Farrow est un type intelligent, rusé, fin et surtout courageux. Il sait saisir sa chance quand elle passe. Quant à savoir s’il est gay ou non, quelle importance, finalement ?

Jazzi dit: 25 août 2019 à 16 h 33 min

« annoncez-leur que vous êtes gay comme un phoque. Cela les adoucira peut-être un peu. »

Rien n’est moins sûr, Delaporte !
Toi qui a vu le « documentaire », trouves-tu, comme moi, que le déclencheur de l’affaire Weinstein, à savoir Ronan Farrow, à l’air passablement gay ?

Bloom dit: 25 août 2019 à 16 h 30 min

Toni Ungerer s’était installé en Irlande à Mizen Head dans le Comté de Cork au milieu des années 70, avant que le dispositif en question soit crée…Humainement et artistiquement, l’auteur des Trois brigands est une toute autre autre pointure que Welbèk. Le Centre culturel irlandais de Paris lui a récemment consacré une petite expo plutôt sympa.
https://www.centreculturelirlandais.com/agenda/tomi-ungerer

MC dit: 25 août 2019 à 16 h 09 min

Indépendamment de ce qu’on sait du lavage de cerveau opéré sur le petit Louis XVII avant son ensevelissemernt vivant au Temple,on trouve trace de ces abus de pouvoir sur des enfants d’émigrés, dans un livre du Comte Lally-Tollendal intitulé Défense des Emigrés, première édition. La seconde parue à Paris en 1797 ne reprend plus ce thème, les temps ayant un peu changé.
On ne peut pas dire que nos historiens, les jacobins et les autres, se soient bousculés pour relayer cette information. Pour certains esprits, La Révolution est toujours un bloc.
Bien à vous.
MC

et alii dit: 25 août 2019 à 16 h 04 min

notamment par rapport à l’encouragement à faire, en quelque sorte, la guerre à ses mauvais parents, une fois que l’on avait identifié le tort qu’ils avaient occasionné. Il évoque le travail de mentalisation qui permet petit à petit d’intégrer le traumatisme, et de le dépasser sans avoir à régler un renouvellement du conflit avec les parents réels, réactivation du conflit auquel l’ex-enfant traumatisé n’est pas forcément prêt. Ce point théorique et pratique rejoint, selon moi, la position de Suzan Forward dans son livre « Parents toxiques ; comment se libérer de leur emprise » ici où elle conseille comme les Miller d’identifier la toxicité parentale mais, ensuite, de travailler avec le psychothérapeute sur la relation avec les parents internes et sur les sentiments refoulés et parfois violents que leur toxicité a pu faire naître en soi. Ce n’est qu’à la fin du processus qu’elle conseille d’exprimer à ses parents ce en quoi ils ont eu tort, et ce afin de leur signifier que l’on refusera désormais de se laisser mettre à cette place-là.

Martin Miller décrit cette complexité avec une élégance rare, évitant, comme il en reconnaît le risque lorsqu’on écrit la biographie de quelqu’un de célèbre qui s’avère être un de ses proches, de tomber dans l’hagiographie ou le règlement de comptes. Il en tire même des réflexions sur sa propre pratique en tant que thérapeute, et c’est vraiment un atout précieux de ce livre. En plus d’une fluidité de lecture qui fait qu’il se lit, du moins pour quelqu’un qui connaît les théories d’Alice Miller, comme un roman.
Parents toxiques, comment échapper à leur emprise » Suzan Forward, Editions Marabout, 2013 ( http://www.marabout.com/parents-toxiques-9782501084871 )
Parents toxiques, comment échapper à leur emprise » Suzan Forward, Editions Marabout, 2013 ( http://www.marabout.com/parents-toxiques-9782501084871 )

renato dit: 25 août 2019 à 16 h 04 min

Les Érinyes, également appelés Euménides, Furies dans la mythologie italique (l’Ytalia). Filles d’Achéron et de la Nuit ou, selon d’autres, de Gaïa, nées du sang d’Uranus, ou d’Hadés et de Perséphone. Elles étaient trois : Mégère (la Haine), Tisiphone (Vengeance), Alecto (l’Implacable). Elles étaient des divinités punitives, déesses de la malédiction et de la vengeance, qui se produisaient avec les guerres, la peste, les discordes et, dans l’intimité de l’esprit, avec du remords. Les coupables, en particulier les assassins, étaient persécutés même après la mort. Lorsque le coupable se retentissait et se purifiait, elle devenaient bienveillantes, d’où le nom Euménides.]

Delaporte dit: 25 août 2019 à 16 h 02 min

« l’hétéronyme Delaporte »

Merci de rappeler que je suis hétéro. Quant à vous, Jacuzzi, lorsque vous ferez face à la horde menaçante des furies, annoncez-leur que vous êtes gay comme un phoque. Cela les adoucira peut-être un peu. Mais ne leur parler en aucune manière de Weinstein et de sa prétendue « innocence » !

et alii dit: 25 août 2019 à 15 h 59 min

Ce qui est vraiment très intéressant dans la biographie « affective » de Martin Miller, c’est que l’on comprend vite qu’Alice Miller a parlé d’elle dans son livre, mais sans se rendre compte qu’elle faisait vivre à son enfant pratiquement la même chose que ce qu’elle-même avait vécu. Si elle a pu faire un lien entre ses découvertes psychologiques et ses propres traumatismes d’enfance, elle n’a pas pu prendre conscience de sa propre répétition comportementale. Cette sorte d’aveuglement, qui ne sera levé, apparemment, qu’à la toute fin de sa vie, est typique du clivage psychique qui est souvent la conséquence du traumatisme, ainsi que l’identification à l’agresseur décrite depuis bien longtemps par Sandor Ferenczi.
https://blogs.mediapart.fr/liliane-baie/blog/100816/le-vrai-drame-de-lenfant-doue-la-tragedie-dalice-miller-par-martin-miller

et alii dit: 25 août 2019 à 15 h 53 min

De toutes les violences, les violences envers les enfants sont certainement les plus cachées. La loi du silence y règne en maître. Et c’est particulièrement vrai pour les maltraitances, c’est à dire les violences subies par des enfants alors qu’ils sont à la garde d’une personne de confiance ou dont ils dépendent, comme un parent, un frère ou une soeur plus âgé, un autre membre de la famille, une nourrice, un baby-sitter, ou par une personne ayant une autorité sur l’enfant (enseignant, éducateur, personnel soignant, prêtre, etc.), et parfois même par des personnes travaillant dans une structure sociale censée protéger les enfants d’un tel danger (institution, famille d’accueil, etc.).

Selon l’Article 19 de la Convention Internationale des droits de l’enfant (20 novembre 1989), la maltraitance renvoie à  » toute forme de violences, d’atteintes ou de brutalités physiques et mentales, d’abandon ou de négligences, de mauvais traitements ou d’exploitation, y compris la violence sexuelle ». En France pour l’ODAS (Observatoire Décentralisée de l’Action Sociale) l’enfant maltraité est celui qui est  » victime de violences physiques, cruauté mentale, abus sexuels, négligences lourdes ayant des conséquences graves sur son développement physique et psychologique.  » L’ODAS distingue, depuis 1993, les enfants à risque et les enfants maltraités.L’enfant à risque est celui qui connaît des conditions d’existence qui risquent de mettre en danger sa santé, sa sécurité, sa moralité, son éducation, ou son entretien, mais qui n’est pour autant pas maltraité. Les enfants en danger comprennent l’ensemble des enfants en risque et des enfants maltraités. Pour la loi, les violences envers les enfants qu’elles soient physiques ou sexuelles ont de nombreuses circonstances aggravantes, violences sur mineurs de 15 ans, par ascendants légitime, naturel ou adoptif ou par toute autre personne ayant autorité sur le mineur. Et l’enfant en danger doit être protégé par les adultes qui ont connaissance ou qui suspectent des situations à risque ou des violences que l’enfant pourrait subir.

La loi impose aux citoyens et aux professionnels de signaler les enfants en danger et ce jusqu’à 18 ans (art 434-1 et 434-3, art 226-13) sur la levée du secret professionnel. La prévention des violences faites aux enfants est un devoir pour tout professionnel prenant en charge des enfants ou des parents En France : selon l’ODAS (2006) chiffres qui proviennent des signalement forcément très sous-estimés 98000 enfants en danger dont 19000 maltraités ( victimes de violence physiques, sexuelles, psychologiques, de négligences lourdes ayant des conséquences graves sur son développement physique et neurologique) et 79000 en risque sur les 19000 enfants maltraités : 31% de violences physiques, 24% de violences sexuelles, 19% de violences psychologiques, 26% de négligences lourdes.

La famille est le lieu où s’exercent la grande majorité des violences envers les enfants et la quasi totalité des homicides d’enfants. Selon les statistiques de l’OND en 2010 du 119 (le numéro d’appel pour les enfants en danger) les auteurs des violences sont très majoritairement les parents, les pères pour les violences sexuelles (81,6% des auteurs), les mères pour les négligences graves et les conditions d’éducation défaillantes (en sachant que les enfants sont le plus souvent avec leur mère), et les violences graves sont également partagées. En toute impunité, la famille peut se révéler comme une des pires zones de non-droit, et se transformer en un véritable système totalitaire où tous les droits fondamentaux des enfants peuvent être bafoués, où il est possible de commettre des crimes et des délits inconcevables sur des personnes sans défense, totalement dépendantes, et privées de liberté.

L’enfant est encore trop souvent considéré comme la propriété de ses parents auxquels il doit respect et obéissance quoi qu’il arrive : le cinquième commandement de la Bible : « tu honoreras ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne. » (Exode, 20,12) et, jusqu’au 5 mars 2002, l’article 371-1 du code civil sur l’autorité parentale commençait en stipulant : « L’enfant, à tout âge, doit honneur et respect à ses père et mère », il a été récemment modifié et commence maintenant par : « L’autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l’intérêt de l’enfant. », et l’article 371-1 précise que cette autorité parentale « appartient aux père et mère jusqu’à la majorité ou l’émancipation de l’enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne. L
https://blogs.mediapart.fr/muriel-salmona/blog/051012/les-violences-envers-les-enfants-un-silence-assourdissant-et-une-non-assistance-personnes-en-dan

et alii dit: 25 août 2019 à 15 h 43 min

ne pas faire comme si ça n’existait pas:
Le mal ne peut pas faire du bien
A DÉCOUVRIR
A lire
L’Enfant sous terreur Révolutionnaire, cet essai dénonce l’abus de pouvoir exercé par les adultes sur les enfants. Vingt ans avant l’affaire d’Outreau, les pratiques décrites ici étaient considérées comme normales (Aubier-Montaigne, 1986).

Libres de savoir Nourrie des histoires de ses patients, Alice Miller démontre que le refoulement et le déni de la souffrance vécue dans l’enfance sont les principaux ennemis de la guérison (Flammarion, 2001).

A l’origine de la violence que l’on s’inflige à soi-même ou que l’on fait subir à autrui, il y a toujours le meurtre de l’âme enfantine infligé aux petits par les adultes. C’est ce qu’Alice Miller appelle la « pédagogie noire », qui brise la volonté de l’enfant pour en faire un être docile et obéissant. La pierre angulaire de ce type d’éducation consiste à faire accepter à celui-ci qu’on « lui fait mal pour lui faire du bien ».

Cette idée, développée par Alice Miller dans plusieurs de ses livres, dont Le Drame de l’enfant doué et C’est pour ton bien, met en relief le douloureux conflit intérieur que vit l’enfant : il souffre de la conduite de ses parents, mais l’accepte par amour pour eux.
https://www.psychologies.com/Famille/Enfants/Epanouissement-de-l-enfant/Articles-et-Dossiers/Alice-Miller-aux-cotes-des-enfants-maltraites

Bloom dit: 25 août 2019 à 15 h 39 min

Wellbeck était en Irlande pour bénéficier de l’exonération d’impôt jadis accordée à tout artiste/créateur/écrivain qui s’installait en Irlande. Dès que la crise de 2008 a mis un terme à ce généreux dispositif, il est rentré en France. N’avait rien à f…de l’Irlande, l’ami du 13e. Cela dit, dans La Carte & le territoire, il aura couché quelques pages d’anthologie sur les touristes qui se rendent à Beauvais en bus pour y prendre le vol Ryan Air à destination de Shannon Airport (Limerick). Hilarant!

@ Ed,
https://www.thejournal.ie/soup-kitchen-homeless-3799832-Jan2018/

HOMELESSNESS IN IRELAND has increased significantly over the past five years.
(…)
In Dublin, a large number of different groups offer cooked meals at various nights during the week.
Often, large numbers of people congregate at the GPO on O’Connell Street or the Central Bank for substantial meals on different evenings. On top of this, other groups walk through the city centre offering out tea, coffee, sandwiches and other foods. (…)

Jazzi dit: 25 août 2019 à 15 h 21 min

Beau tableau, renato, à part qu’ici les quatre furies sont remplacées par l’hétéronyme Delaporte.
L’effet esthétique n’est pas le même à l’arrivée !

Delaporte dit: 25 août 2019 à 14 h 22 min

« Féminisme n’est pas synonyme d’hystérie, Delaporte. Un peu de respect pour ces militantes de la cause des femmes ! »

Vous allez voir ça quand elles seront face à vous, Jacuzzi. Vous m’en direz des nouvelles !

rose dit: 25 août 2019 à 14 h 15 min

Jean-Paul Dubois a atteint son but : être libre de son temps. Mais pour en faire quoi ? « Vivre. M’occuper de ceux que j’aime, baigner tous les soirs mes petits-fils, voyager avec eux, aller voir ma compagne qui vit au Canada,

Ahhhhhh.
Le moment de bonheur !
Combien de temps il reste au Canada ?

Jazzi dit: 25 août 2019 à 14 h 13 min

« toutes ces hordes de féministes en furie »

Féminisme n’est pas synonyme d’hystérie, Delaporte. Un peu de respect pour ces militantes de la cause des femmes !

Delaporte dit: 25 août 2019 à 14 h 09 min

« Après les Gilets jaunes, les féministes. Delaporte tient donc à ma peau ? »

Mon cher Jacuzzi, cela me ferait de la peine qu’on attente à vos jours, ou même qu’une bande de féministes hurlantes arrivent à vous émasculer dans votre bar préféré, ou au hasard d’une de vos chères et douces flâneries. Mais vous êtes un provocateur, et un bien malhabile diplomate ! Vous mettez de l’huile sur le feu, avec vos arguties ineptes et choquantes. Ce n’est pas de ma faute si vous vous mettez toutes ces hordes de féministes en furie à dos !

Jazzi dit: 25 août 2019 à 14 h 05 min

Faudrait pas qu’un pauvre client du café de Nemours, trop cher pour ma pauvre bourse, se fasse lyncher à ma place, Delaporte !

Delaporte dit: 25 août 2019 à 13 h 59 min

J’indique aux féministes qui voudraient « discuter » avec Jacuzzi, qu’il va souvent au bistrot qui jouxte la Comédie Française. Mesdames, si vous voulez nous l’émasculer, vous savez où aller…

Delaporte dit: 25 août 2019 à 13 h 53 min

« si Delaporte est si obsédé par les violeurs et les harceleurs, c’est qu’il a quelque chose à cacher… »

C’est un sujet énorme, aujourd’hui : Weinstein, Polanski, Allen, Tariq Ramadan… Comment ne pas y penser de manière centrale ? Je viens de voir le film sur Weinstein. Cette affaire va bouleverser les moeurs de notre temps. Il y aura un avant et un après-Weinstein dans les relations hommes-femmes. C’est plus qu’un sujet de société. C’est une révolution.

Delaporte dit: 25 août 2019 à 13 h 48 min

Désormais, les violeurs ont un défenseur inattendu : notre cher Jacuzzi. Il dénonce le lynchage médiatique et judiciaire dont ils sont victimes (de bien innocentes victimes, pour Jacuzzi). Même, il ne faudrait jamais les mettre en prison, parce qu’ils sont présumés innocents. Oui, vous avez bien lu ! Jacuzzi demande à ce qu’on les considère comme des agneaux. Il condamne les hordes de femmes féministes qui crient au scandale. Qu’il n’en croise pas une dans la rue, pendant l’une de ses douces flâneries parisiennes ! Jacuzzi pourrait à son tour se faire lyncher et être émasculé de la plus belle façon. Quel dommage ce serait de s’en prendre à lui, le défenseur des criminels, lui le presque journaliste, le quasi-esthète, le demi-cinéphile, le promeneur et la feignasse du blog.

closer dit: 25 août 2019 à 13 h 43 min

Je vais faire de la psychologie de comptoir à deux balles: si Delaporte est si obsédé par les violeurs et les harceleurs, c’est qu’il a quelque chose à cacher…

Bérénice, vous qui avez passé votre vie parmi les psy, qu’en pensez-vous?

Delaporte dit: 25 août 2019 à 13 h 42 min

Jacuzzi, vous devriez défendre aussi Tariq Ramadan, après Weinstein. Ces violeurs de femmes vous inspirent de la miséricorde, de la compassion. Vous les jugez innocents avant leur procès, malgré les lourdes charges. Jacuzzi, vous le demi-moraliste, le presque casuiste, vous n’avez pas peur de vous faire huer par une nuée de féministes enragées, et émasculer pour toute réponse à vos allégations criminogènes. La solidarité avec les violeurs ne vous rebute pas. C’est grave !

Delaporte dit: 25 août 2019 à 13 h 37 min

C’est l’escalade, pour Tariq Ramadan. Une femme l’accuse désormais de « viol en réunion ». Il faudrait faire un film sur lui, analyser et décrypter comment il a séduit jadis tant de monde (dont moi, qui ai lu deux ou trois de ses livres et qui regardais ses vidéos). C’est un peu comme si Molière avait écrit son Tartuffe pour lui, pour le dénoncer. Triste fin de partie pour le théologien :

« L’islamologue suisse Tariq Ramadan, déjà mis en examen pour deux viols, est visé par une nouvelle plainte en France, pour un viol en réunion qui se serait produit en 2014, a fait savoir une source judiciaire au Monde dimanche 25 août, confirmant des informations du Journal du dimanche (JDD) et d’Europe 1. »

Jazzi dit: 25 août 2019 à 13 h 21 min

« Pivot ne s’est pas cassé la tête, il a intitulé sa chronique du Jdd de ce jour
Dubois don’t sont fait les romans… »

C’est Dubois dont on fait le Goncourt ?
Yann Moix ne va pas être content !

Bérénice dit: 25 août 2019 à 13 h 10 min

Phil j’ai lu ce que vous proposiez non sans difficultés, ça m’a dégourdi quelques synapses endormies. La conclusion ressemble à une fatalité qu’admet difficilement Marty. J’ignorais qu’on puisse parler des juifs ainsi et la redefinition du classicisme, le débat en plein dans une période de conflits reste une illustration des intellectuels, était ce pour se distraire des baïonnettes, je n’ai pas pensé que le moment était bien choisi.

Ed dit: 25 août 2019 à 12 h 44 min

@d. Qu’est-ce vous avez à m’agresser gratuitement ???

J’ai lu le texte du frère de Yann Moix. Glaçant. En plus il a une belle plume.

Jazzi dit: 25 août 2019 à 12 h 42 min

Comment j’écris mes livres par Jean-Paul Dubois :

« Chaque année, il écrit un livre avec toujours la même technique. « Je prends un mois de 31 jours, de préférence mars parce que c’est un mois pluvieux. Pendant 30 jours, j’écris huit pages par jour. À la fin, j’ai 240 pages. Je garde un jour de battement au cas où il y aurait une journée sans, mais ça n’arrive jamais. Pour Une vie française et Les Accommodements raisonnables, plus longs, j’y ai passé plus de jours, mais avec toujours le même rythme. J’ai été élevé sur le principe : « Tu iras jouer quand tu auras fini tes devoirs ». Je commence à 10 heures du matin et je n’arrête que quand j’ai la huitième page, à 3 heures du matin s’il le faut, sans quitter mon bureau. » Pour lui qui aime tailler des arbustes pendant des heures et ne recule pas à l’idée de refaire un toit, l’immobilité est terrible mais il apparente l’écriture d’un roman à une épreuve sportive. « Même ténacité, même abnégation. Il y a ces moments de relâchement où je me dis « Je ne peux plus » et le point de bascule, vers la centième page, où je sais qu’il ne peut plus rien m’arriver. Finir un livre, c’est comme franchir une ligne d’arrivée. Il m’arrive de fondre en larmes. Après, comme pour une course, on peut en parler un peu mais pas pendant dix ans. » Qu’on ne compte pas sur lui pour sacraliser l’écriture. « C’est une pratique au même titre que le tennis ou la maçonnerie. »

Romans ou autofictions ?

« Sur 19 livres parus, il emploie la première personne dans 17. Attachants et gentiment dépressifs, ses narrateurs, invariablement prénommés Paul, ont tous sensiblement son âge. « C’est moi qui parle. Dans Une vie française, 80 % du livre est vrai ; dans Vous plaisantez, monsieur Tanner, c’est 100 %, et dans le dernier, 50 %. On ne crée rien. L’écriture n’est que du recyclage. Je fais remonter de vieux sédiments de ma mémoire. En décrivant le bouton de la boîte à gants d’une Trianon, une voiture qu’avait mon père, j’ai senti à nouveau son after-shave alors qu’il est mort depuis trente ans. » Avec au plus un mois de travail par an, Jean-Paul Dubois a atteint son but : être libre de son temps. Mais pour en faire quoi ? « Vivre. M’occuper de ceux que j’aime, baigner tous les soirs mes petits-fils, voyager avec eux, aller voir ma compagne qui vit au Canada, appeler pendant des heures mon pote à Paris, ne rien faire, lire, réfléchir, regarder des films, faire un chantier ou une dépression, être malheureux ou heureux. Un livre passe toujours après la vie. »

Jazzi dit: 25 août 2019 à 12 h 33 min

A Taormina, nous étions descendus dans un grand hôtel qui était un ancien monastère, Marie Sasseur.

closer, pourquoi regretter d’être d’accord avec moi ? C’est pas grave !

closer dit: 25 août 2019 à 12 h 02 min

A mon grand regret, je suis à peu près d’accord avec la critique de « Thalasso » par JB…Je corrige un peu: la salle, dont moi, était pliée en deux de rire au début du film avec l’apparition de Houellebecq en peignoir et sa séance de cryo…Un grand moment. Il y en d’autres où l’on rit/sourit pas mal. La vision de Depardieu et de Houellebecq en slip est, comment dire…soyons sympa…étonnante! Trop de dialogues sur des sujets en dessous de la ceinture. Mon côté pudibond.

Et puis JB a introduit la thématique fondamentale du grille pain. Qu’il en soit remercié.

et alii dit: 25 août 2019 à 11 h 47 min

pas particulièrement « surprise par l’annonce du frère de Moix;plus intéressante me semble la « correction « du père qu’il a été lui, le père, un enfant maltraité ;

Marie Sasseur dit: 25 août 2019 à 10 h 57 min

La rumeur que vous colpoRtez.
Comme tous les crétins d’ici qui jouent à qui est qui, vieux débiles.

Marie Sasseur dit: 25 août 2019 à 10 h 55 min

En outre Phil, si la rumeur que vous comportez est exacte je vous conseille la lecture tranquille de ce roman,  » tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon  » de Dubois.

Waldmann ne vous a pas raté. Il y a quelques vieux cons sur la plage de la piscine de l’Excelsior, et le room service qu’il vous a préparé est aux petits oignons… lol.

Candide dit: 25 août 2019 à 10 h 39 min

Pivot ne s’est pas cassé la tête, il a intitulé sa chronique du Jdd de ce jour
Dubois don’t sont fait les romans…

renato dit: 25 août 2019 à 10 h 22 min

Evaloué lombrosiennement le frère bourreau — Yann Moix — n’inspire la sympathie ni la confiance.

D. dit: 25 août 2019 à 10 h 20 min

Ed dit: 25 août 2019 à 1 h 31 min

Ca fait trois heures que le fou de l’immeuble hurle dans la cour. J’attends pour voir si qqn va finir par appeler les flics. Et ben non. Comme d’hab.

Mouais. Imaginons que ce fût le contraire : Edwige gueulant comme une folle.

renato dit: 25 août 2019 à 10 h 18 min

« Flower Power »

L’action de Ginsberg créa une ambiguïté. Il y avait le Mouvement Beat et les hippies, et pendant un temps les deux mouvement avancèrent parallèlement. Toutefois, l’idée de casser les concepts sclérosés subjacents aux structures sociales ne vient pas des hippies, mais du Mouvement Beat qu’avant 1950 déjà avait repris les fondamentaux des avant-gardes, peu importe si les historiens s’obstinent à taire que tout était déjà joué entre 1914 et 1920, et que suite à l’arrivée des fascismes, toute avancée fut refoulée.

Pour beaucoup, l’aventure Beat finit avec l’assassinat de Meredith Hunter, puisque pour ce qui nous concernait, nous pensions avoir défait les structures subjacentes au racisme, mais les Hell’s Angels montrèrent qu’il n’en était rien. Pendant un temps, nous cherchâmes à nous différencier des hippies, car ces babas n’avaient pas pris la mesure de la transgression des Hell’s Angels. Face à l’absence d’une réaction crédible, les plus radicaux se dissocièrent de tout ce que, de près où de loin, ramenait au Mouvement.

Cependant les premiers signes de scission avaient déjà surgi lorsque les hippies firent référence à l’innocence, ce qui atténuait le caractère d’urgence qu’informait notre action. C’était le debout de l’effondrement : c’est à partir de là que j’ai pris mes distances.

Soyons précis, les hippies pratiquaient un communisme féerique et flamboyant sans se gêner des écueils qui vont avec les doctrines du collectivisme. Partage des tâches ? sexualité libérée ? tu parles ! Dans leurs communautés l’exploitation des sots et des ingénus était monnaie courante.

D. dit: 25 août 2019 à 10 h 16 min

Ed dit: 25 août 2019 à 1 h 28 min

dédé n’aime pas les moutons et la verdure, mais il a acheté sa maison de campagne en Auvergne. Et oh ! Prends-nous pour des buses aussi !

Je ne l’ai pas acheté, Banane, c’est l’un des fiefs de la famille depuis le milieu du XVIème, dont j’ai hérité.

Phil dit: 25 août 2019 à 10 h 12 min

quoi de neuf dear Passou ? Dubois était plus amusant en Waldmann, considérable bretteur avec Tkt. mis à part les deux forcenées, qui lit Dubois au lit
lecture « doute », viens de finir le journal de votre ami Polac, obsédé du tafanar, weinstein in progress, dommage.
Bien vu dear Bloom, Zimet un des rares à regretter que la grande guerre n’aie duré que quatre ans, sans compter les préparatifs. vive le rempilage.
Ed, écrivez votre « Good bye Hamburg » avant de partir, à ceci près qu’à l’époque d’Isherwood les brits quittaient aussi l’Allemagne alors qu’aujourd’hui les Français (boboïsés) y débarquent « massiv ».
ça cause encore Gide-pervers du côté de Bérénice. tragédie.

closer dit: 25 août 2019 à 10 h 07 min

Ce que dit le frère:

« Le cadet attribue la violence décrite dans Orléans à Yann Moix lui-même. “J’ai subi 20 ans durant des sévices et des humiliations d’une rare violence de sa part. Ceux-là mêmes qu’il décrit dans son roman, en les prêtant à nos parents”, écrit Alexandre Moix, qualifiant son frère de “tortionnaire” et “destructeur”. “Il était mon Orange mécanique”, écrit-il.
“Tentative de défenestration du premier étage et de noyade dans la cuvette des toilettes quand j’avais 2 ans, passages à tabac récurrents dès que nos parents s’absentaient, destruction systématique de mes nouveaux jouets, jeux, maquettes, matériel de sport, souillage et appropriation de mes livres…”

Yann Moix jubile, ça fera vendre…

et alii dit: 25 août 2019 à 9 h 41 min

« Flower Power » : c’est le poète beatnik Allen Ginsberg qui invente la formule, en 1965 déjà, pour désigner une idéologie de résistance non-violente qui fera les beaux jours des mobilisations contre la guerre du Vietnam, l’objectif étant de transformer les manifs en spectacles positifs pour éviter les confrontations avec la police.

Ce seront le slogan  » Faites l’amour, pas la guerre « , le symbole graphique du fusil brisé, les déjà classiques  » sit in  » rebaptisés  » love in « . On se rappelle cette photo du français Marc Riboud qui a fait le tour du monde, Washington, 1968, la marche contre le Pentagone, et cette jeune fille de 17 ans qui accroche une fleur à l’arme d’un soldat de la Garde nationale.

D’autres vont se radicaliser, à travers le  » Youth International Party  » ou  » yippie « , dont le rêve est de transformer pacifiquement l’Amérique profonde dans tous ses aspects, pas moins. Leurs figures de proue, Abbie Hoffman, Jerry Rubin, John Sinclair, tous naïfs soient-ils, seront considérées par les autorités comme des activistes dangereux.

Et les illusions libertaires se fissurent dans la violence, déjà en 1969, à la lumière de Woodstock répond la noirceur du festival d’Altamont dominé par les excès des Hells Angels, pas vraiment peace and love, eux ; aussi les dérives de sectes incontrôlables, véritable face sombre du mouvement hippie, les meurtres commis par la famille de Charlie Manson, les répressions, voir John Sinclair condamné à dix ans de prison pour avoir filé deux joints à un officier de police. Entre  » Somedody to Love  » et  » Born to Be Wild « , beaucoup d’amertume déjà,que le film  » Easy Rider  » résume bien.
https://www.rtbf.be/classic21/article/detail_flower-power-et-contre-culture?id=7928305

et alii dit: 25 août 2019 à 9 h 36 min

Flower Power était un slogan utilisé par les hippies durant les années 1960 et 1970. La fleur était un des symboles de leur idéologie non violente. L’expression est née du Summer of Love de 1967, un rassemblement à San Francisco durant lequel les hippies avaient pour consigne de porter des fleurs dans les cheveux et de les distribuer autour d’eux. Ils devinrent alors les « Flower Child » (« enfant de la fleur ») pour les médias.

et alii dit: 25 août 2019 à 9 h 27 min

perret
C’est pour ça qu’on l’aime dans notre HLM
Chez le beau Riri ou dans le bistrot de la mère Tatzi
On l’appelle Cuisse de Mouche fleur de banlieue
Sa taille est plus mince que la retraite des Vieux
Elle chante tout le temps sans finir sa chanson
C’est la faute bien sûr à ses tous petits poumons
Elle allait au Prisunic acheter ses Panzani
Moi j’attendais que la vendeuse me donne mon riz précuit
Elle me dit Dieu me chatouille vous êtes le beau Pierrot
Et parole de Cuisse de Mouche c’est vous que j’ai dans la peau
C’est pour…

Delaporte dit: 25 août 2019 à 9 h 04 min

« La bière pour une femme, j’ai toujours trouve ça d’une vulgarité primaire. En plus c’est dégueu. »

Sublime Sasseur, autrefois les nourrices faisaient des régimes de bière, car ça donnait de gros lolos avec beaucoup de lait. C’était appétissant pour les bébés, et les plus grands.

Marie Sasseur dit: 25 août 2019 à 8 h 57 min

« ils ne servaient pas la bière aux femmes non accompagnées par un homme. »
La bière pour une femme, j’ai toujours trouve ça d’une vulgarité primaire. En plus c’est dégueu.

renato dit: 25 août 2019 à 8 h 49 min

Mon premier voyage en Irlande lors de mon séjour à Londres. C’était en 68 : une semaine avec une amie. Nous sommes entrés dans des pubs — seule limite, ils ne servaient pas la bière aux femmes non accompagnées par un homme.

Marie Sasseur dit: 25 août 2019 à 8 h 47 min

« Il est doté d’une vraie légèreté, ce qui nous change des autofictions anorexiques. »

Plus ou mieux que cela Passou, ce roman de J-P. Dubois, c’est de la bonté brute.

Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon.

Il faut plaindre ceux qui par obligation vont devoir se fader la prose d’une petite ordure narcissique, qui sous couvert de littérature médiatique fait les comptes de sa petite vie de rien, passée sur terre, comme une erreur.

Voilà la lettre au frère aîné, qui aura bien pourri la vie des siens.

… Et tout ça pour le Goncourt, Passou.

« Mon frère, ce bourreau », par Alexandre Moix

Je n’ai pas de frère.

Je suis le « mec qui habitait en même temps que Yann chez ses parents ». « Un médiocre ». « Une entité génétique similaire qui se balade quelque part sur Terre ». « Un raté ». Dernièrement, un « néo-nazi » ! Le sérail m’informe régulièrement des fulgurances moixiennes de mon frère à mon sujet…

« Ton frère te voue une haine infinie », m’a récemment confié un de ses plus vieux amis. Je l’ai toujours su au fond, mais sa confirmation est une gifle. Cinglante. Ma naissance, 4 ans après la sienne, aura donc été son chaos. La fin de son monde. Je serais venu sur Terre uniquement pour achever son règne. J’aurais, paraît-il, enfanté son malheur. Ma naissance n’aura été qu’un putsch.

Devenu adulte, j’ai longtemps déploré son absence mystérieuse et inexpliquée ; son silence, brutal, long, obscur. J’ai d’abord essayé de les comprendre, de les disséquer, d’en chercher les fondements. De guerre lasse. Je suis devenu un spectateur occasionnel, abasourdi de ses outrances, de ses mauvaises humeurs médiatiques, de ses prises de positions fielleuses, de sa harangue belliqueuse. Le soi-disant sniper est en fait un serial killer qui guette sa proie et la dépèce. Jusqu’à la prochaine.

Quand, au lendemain de ses inégales interventions, on me posait la question de notre parenté, un malaise profond m’envahissait. Voilà qu’on m’associait à cet être distribuant de la haine sur les plateaux de télévision et partout où il posait le pied.

Exister avec ce nom si encombrant forçait alors le respect. Ce nom – son précieux – qu’il protégeait avec hargne, était l’objet récurrent de ses menaces téléphoniques nocturnes : « Je vais t’envoyer des mecs chez toi qui te feront faire passer l’envie d’utiliser mon nom, pt’it con ! Il n’y a qu’un Moix sur Terre ! Et il n’y aura qu’un Moix dans la littérature ! Il n’y aura qu’un Moix dans le cinéma ! Moix, c’est MOI ! », éructait-il, avant de raccrocher, me laissant hagard pour le restant de la nuit. Moix, c’était lui. Moi, je n’étais que moi. Misérable et médiocre. Raté, il l’avait décrété. Tel serait mon avenir. Partout, j’avais désormais la sensation de voler mon nom, d’usurper son identité.

Dans sa vie, mon frère n’a que deux obsessions : obtenir le Prix Goncourt et m’annihiler. Me nier, m’éliminer, me rayer de la carte. Par tous les moyens. Physiquement ou moralement.

Il y a quelques années, je tombais par hasard sur une émission de radio. À la question : avez-vous des frères et sœurs, Yann répondait aussitôt : « Non. Enfin si… Enfin, c’est tout comme… Il y avait à la maison un collabo qui me caftait à la Kommandantur ! ». Si j’étais son collabo, il était mon tortionnaire.

J’ai subi 20 ans durant des sévices et des humiliations d’une rare violence de sa part. Ceux-là mêmes qu’il décrit dans son roman, en les prêtant à nos parents. J’aurais rêvé d’un grand frère protecteur. Mais Yann était un grand frère destructeur. Chaque phrase qu’il m’adressait me sonnait comme des uppercuts. Il s’exerçait déjà sur moi à tester ses aphorismes de haine. Les mêmes qu’il assène dans ses arènes médiatiques. J’en retrouve parfois certains.

En matière de sévices, Yann faisait preuve d’une imagination débordante. Je rêvais d’un frère au cœur d’artichaut, il était mon Orange mécanique.

Tentative de défenestration du premier étage et de noyade dans la cuvette des toilettes quand j’avais 2 ans, passages à tabac récurrents dès que nos parents s’absentaient, destruction systématique de mes nouveaux jouets, jeux, maquettes, matériel de sport, souillage et appropriation de mes livres…

Je ne compte plus les matins où, pris d’une colère terrible, aussi soudaine qu’incontrôlable, il envoyait valser, sans autre raison que ma seule présence, la table du petit-déjeuner à l’autre bout de la cuisine.

Je me souviens comme si c’était hier de ce jour, où, m’attrapant violemment la main, il me la coinça de toutes ses forces entre les persiennes métalliques de notre chambre et les referma sur mes phalanges. La douleur fut si intense que j’en tombais dans les pommes. Le lendemain, j’avais perdu tous les ongles. J’avais 10 ans.

Et cette fois, où, adolescents tous les deux, il me pourchassa, pour ne pas avoir voulu lui obéir (car il me fallait être à ses ordres) dans toute la maison avec un énorme couteau de cuisine en hurlant – prêt à me tuer – qu’il allait me « saigner comme un goret ».

Cette fois aussi, où il m’enferma à clé et me laissa prisonnier dans le grenier exigu de l’immeuble de notre grand-mère durant une journée entière alors que je n’avais que 7 ans.

Et puis toutes ces nuits d’effroi, où, à pas feutrés, il se glissait jusqu’à mon lit pour m’étrangler ou m’asséner des coups alors que je dormais déjà. Ses poings pleuvaient sur ma couette comme des giboulées. Mes parents ne se réveillaient pas, comme il l’écrit dans son livre, à cause de ses cauchemars incessants, mais en raison de mes cris de douleur ou de terreur.

Quant aux humiliations morales et verbales, elles étaient mon lot quotidien. En public, en privé. La plupart du temps savamment calculées, orchestrées à dessein (l’improvisation n’étant pas son fort), elles faisaient mouche à chaque fois et me laissaient KO. Je le revois me glissant insidieusement, deux heures avant l’épreuve écrite du bac français : « Tu ne l’auras jamais ! Tu es mauvais. T’es nul. T’es un médiocre… ! ».

Et, des années plus tard, alors qu’il avait déjà publié plusieurs romans et qu’il avait appris que de mon côté, sans l’aide de personne, je tentais également ma chance, il me réveillait encore la nuit, haineux, pour me hurler : « Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que JAMAIS, JAMAIS, tu ne sois publié ! JAMAIS ! ». La campagne de déstabilisation dura plusieurs mois. Ces menaces furent d’ailleurs suivies d’effet, puisqu’il empêcha purement et simplement la parution de mon premier roman « Second Rôle » chez un grand éditeur. L’éditeur, navré, m’en fit lui-même la confidence. J’apprends aujourd’hui, car tout finit par se savoir, que mon frère se serait vanté d’avoir également tout fait pour me nuire dans le milieu du cinéma…

Malgré tout cela, je lui pardonnais quand même. Naïveté d’un cadet qui lève des yeux d’admiration sur son grand frère ou syndrome de Stockholm ? Il y a quelques mois encore, je me suis surpris à un élan de tendresse fraternelle. Je le voyais comme un Petit Prince malheureux sur sa planète, un Petit Prince abîmé par les corrections qu’il écopait de mon père, mais qui, pourtant, faisaient suite aux sévices, eux bien réels, qu’il m’infligeait. Tiraillé entre le supplice qu’il me faisait subir et ses pleurs lorsqu’il se faisait corriger, je me sentais coupable.

Aujourd’hui, je ne peux plus le plaindre, le couvrir ni me taire. Il sacrifie la réalité sur l’autel de ses ambitions littéraires. C’en est trop.

Face à l’ampleur des immondices qu’il déverse dans son roman et dans les interviews qu’il donne, j’avais préféré imaginer un instant que mon frère avait pu y croire lui-même, qu’il s’était laissé abuser par une psychothérapie déviante, de celles qui font s’approprier des faux souvenirs, de celles qui font dénoncer des crimes qui n’ont pas été commis. De celles qui prônent la libération de la parole, quelle qu’elle soit, même fantasmée. Or j’ai appris que Yann se vantait en privé d’avoir tout exagéré, à l’excès, à dessein.

Combien aurais-je préféré que Yann relevât de la psychiatrie plutôt que d’une volonté calculée, affirmée, assumée, de nuire à toute une famille qu’il ne connaît plus, qu’il ne connaît pas.

Se dressant comme le porte-flambeau de la cause des enfants malheureux, il pose, s’affiche, professe, mais n’écoute pas la souffrance des autres dont il se moque éperdument. Yann vit dans un autre monde : son nombril.

Tout ce qui n’est pas lui, issu de lui, autour de lui, à propos de lui est jeté à la curée et condamné sans sursis par son tribunal, sa colère et sa hargne.

Petit Prince déchu. Machiavel cynique et névrosé prêt à tout. On pardonne la folie. Mais pas le révisionnisme ni le mensonge outrancier. Pas plus que l’accaparation du monopole de la souffrance infantile quand il s’agit de l’utiliser à des fins purement marketing et commerciales pour vendre coûte que coûte. Sous prétexte de réaliser une Œuvre, faire passer ses parents pour des bourreaux en leur attribuant la paternité de sévices imaginaires ou de ceux dont il était lui-même l’auteur à l’encontre du frère – judicieusement oublié du roman – confine à la perversité la plus sourde. C’est une monstruosité littéraire.

Il invente et s’en lave les mains. Les véritables victimes de maltraitance sont bernées. Elles lui ont donné leur confiance, lui ont livré leur plus douloureux secret, ont versé leurs larmes à ses pieds, l’ont nommé chef de file de la lutte contre la violence. Imposture. Trahison d’un bourreau travesti qui ose se faire le porte-voix des victimes. Car l’enfance dont il dit être le nouveau défenseur lui est totalement étrangère. La seule enfance qu’il connaisse, qu’il considère, qu’il chérisse, c’est la sienne.

De mes quatre enfants, il n’en connaît aucun. Je leur apprends le sens de la fraternité, de la famille, loin de ses névroses, et je me félicite de vivre à bonne distance de ses abjections.

Mes enfants, tous les enfants, méritent la vérité. »

Delaporte dit: 25 août 2019 à 8 h 14 min

« Des hommes, des enfants et même des vieillards sont victimes de viol, Delaporte.
Ne prends pas ton grand air scandalisé, Tartuffio ! »

Vous vous enferrez, Jacuzzi. Vous en rajoutez, mais vous savez que le tartuffe, c’est vous, les bons sentiments du dimanche, du style : Weinstein et les droits de l’homme (et de la femme ?), il a droit à la présomption d’innocence pour être jugé. Le problème est que les témoignages à charge affluent, qu’ils sont nombreux, qu’ils balaient tout sur leur passage, et que cela va être très dur pour Weinstein de plaider non coupable ! Mon pauvre Jacuzzi, vous seul, qui n’avez même pas été harcelé ou violé par Weinstein ou un autre, vous avez un apriori favorable – par fantaisie, par folie, par inconséquence ; vous le presque moraliste, le quasi-expert judiciaire, le semi-spécialiste, le flâneur, la feignasse, le branleur du blog !!! Il faudrait qu’un groupe de féministes en furie vous intercepte, lors d’une de vos chères promenades dans Paris, et vous émascule dignement, pour vous montrer ce qu’il en est. Vous ne l’auriez pas volé si ça arrivait !

Bérénice dit: 25 août 2019 à 7 h 06 min

Renato, comment lisez vous ce tableau qui ne me dit rien. L’antique exposé sous la nuit cosmique éternelle auquel un present joyeux et coloré, frivole vient s’ajouter?

Bérénice dit: 25 août 2019 à 7 h 02 min

Pour conclure André Gide permit au  » classicisme » de respirer. Quoi qu’il en soit, ses nourritures m’ont Pau indigestes. Je n’ai pas réussi à finir l’assiette. En fait, Bloom, c’est sa symphonie que j’ai lue quand j’avais 16 ou 17 ans et que j’avais aimée. Pour verifier que je ne vous avais pas raconté de bobards ( vous m’aviez vue précoce pour cette lecture) , je les ai empruntées. L’article de l’atelier de Fabula confirme. Comment a-t-il pu réussir à se faire accepter plus longtemps et manipuler tout ce monde, les pervers intelligents sont décidément étonnants , même les purs comme je suppose que Bernanos était( je n’ai rien lu de lui) s’y laissaient prendre.

Ed dit: 25 août 2019 à 1 h 49 min

jazzi, t’es un sacré ringard. Je n’aurais pas crû.

Quant à « il suffit de », c’est comme les « y a qu’à ». J’ai tout à perdre si je pars.

Jazzi dit: 25 août 2019 à 1 h 44 min

Ed, il fut un temps pas très lointain, où les femmes n’avaient pas accès aux pubs. Bloom pourrait vous le confirmer.

Jazzi dit: 25 août 2019 à 1 h 41 min

« Voilà pourquoi j’ai de plus en plus envie de quitter l’Allemagne. »

Il suffit de déménager, Ed !

Ed dit: 25 août 2019 à 1 h 31 min

Ca fait trois heures que le fou de l’immeuble hurle dans la cour. J’attends pour voir si qqn va finir par appeler les flics. Et ben non. Comme d’hab. Cette fois, ce ne sera pas moi.

Voilà pourquoi j’ai de plus en plus envie de quitter l’Allemagne.

Ed dit: 25 août 2019 à 1 h 28 min

dédé n’aime pas les moutons et la verdure, mais il a acheté sa maison de campagne en Auvergne. Et oh ! Prends-nous pour des buses aussi !

rose dit: 25 août 2019 à 1 h 22 min

Oui.
Les femmes les hommes pas d’enfants.
Mais suis plus fan de moutons, de vaches et de phoques que de pubs.

rose dit: 25 août 2019 à 0 h 56 min

Jean Langoncet dit: 25 août 2019 à 0 h 33 min

@ & Under the volcano

Selon certaine source, fiable s’il en demeure, c’est l’Etna même qui rendit au monde l’une des deux sandales d’Empédocle, pour lui signifier la nature aristocratique du philosophe et son attachement à la démocratie.

Merci Jean

Jazzi dit: 25 août 2019 à 0 h 53 min

Selon une tradition tardive, Jacopo Barozzi, de San Moisè, aurait reçu en fief d’un empereur latin les îles de Santorin et de Thirassia, en mer Égée1. Cette information a souvent été interprétée à la suite de Karl Hopf comme indiquant que Jacopo avait fait partie des compagnons de Marco Sanudo qui avait conquis les Cyclades après la chute de l’empire byzantin en 1204, et dont il aurait reçu l’île en fief. On considère cependant actuellement que la domination des Barozzi sur Santorin ne date que du début du xive siècle, l’île ayant été conquise au cours d’une guerre vénéto-byzantine par Jacopo II Barozzi2, membre d’une branche installée en Crète.

Andrea Barozzi, consul de Venise à Négrepont en 1258, infligea une défaite à l’armée de Guillaume II d’Achaie au cours de la guerre de succession d’Eubée. Jacopo, son fils, qui endossa d’importantes responsabilités dans le gouvernement des colonies vénitiennes de la mer Égée jusqu’au début du xive siècle. Il fut recteur de la Canée, de Négrepont et duc de Candie vers 1301. Sa conquête de Santorin l’entraîna dans un conflit avec les ducs de Naxos qui dura plusieurs dizaines d’années et se solda par la perte définitive de l’île en 1335, le procès entre les deux familles se poursuivant cependant pendant une vingtaine d’années. Certains membres de la famille actuelle font toujours usage de titres plus ou moins fantaisistes rappelant cette période3.

En 1463, Giacomo fut duc de Candie. En 1465, Giovanni fut patriarche de Venise.

Nombreuses furent ensuite les tâches confiées aux membres de la famille Barozzi par la Sérénissime.
(wikipedia)

rose dit: 25 août 2019 à 0 h 50 min

ett.

MCourt dit: 24 août 2019 à 10 h 29 min

Rose, si vous etes à Dublin, courrez-voir la Collection Chester Beatty. Sublimes livres d’heures, dont, je l’ai su récemment, ce lui de Prigent de Coetivy, le mari de Marie de Rais, la fille de Gilles.

Marc Court merci.
Vais avoir qq. pbs de tempo mais c noté

D. dit: 25 août 2019 à 0 h 44 min

Quant on connait la vulgarité des gouts musicaux de Langoncet on ne peut guère être surpris qu’il manie l’insulte avant l’argument.

D. dit: 25 août 2019 à 0 h 42 min

D’accord, Naxos ça va. Cela-dit je me demande ce que des Vénitiens allaient foutre en Grèce ?!
Normalement Venise est pour les Vénitiens et la Grèce est pour les Grecs. Ça me semble le bon sens-même.

D. dit: 25 août 2019 à 0 h 38 min

Après il restera toujours des gens pour dire que l’Europe c’est bien. Que Juncker et Merkel c’est super. Moi à leur place je n’aurais pas la conscience tranquille.

D. dit: 25 août 2019 à 0 h 34 min

Les Barozzi avaient Santorin ? Je n’en aurais pas voulu. Trop dangereux comme endroit. Et pas 10 mètres carrés plats. Très peu pour moi.

Jean Langoncet dit: 25 août 2019 à 0 h 33 min

@🤭👏 & Under the volcano

Selon certaine source, fiable s’il en demeure, c’est l’Etna même qui rendit au monde l’une des deux sandales d’Empédocle, pour lui signifier la nature aristocratique du philosophe et son attachement à la démocratie

D. dit: 25 août 2019 à 0 h 32 min

43 %, Jean, 43 % j’étais un peu haut.
Cela veut dire que si 100 enfants y mourraient autrefois, 143 y meurent aujourd’hui.

Jazzi dit: 25 août 2019 à 0 h 28 min

Vous l’avez vu à Dublin le Tarentino, rose ?
Vous êtes avec votre maman ou en voyage organisé ?

Jazzi dit: 25 août 2019 à 0 h 25 min

Et à Santorin, qui fut l’apanage de mes ancêtres, il parait que l’on ne peut plus mettre un pied devant l’autre, tant il y a de touristes !

rose dit: 25 août 2019 à 0 h 21 min

Avec tous les rires que j’ai entendu aujourd’hui, dans le car, dans la chambre du dessous dans le ding room, ce n’est pas demain que l’ Irlande sera triste.

Vraie aussi la remarque sur l’entrée dans l’Union européenne. Vrai pour le beurre et les produits laitiers, la viande et le poisson.

Jazzi dit: 25 août 2019 à 0 h 20 min

Des hommes, des enfants et même des vieillards sont victimes de viol, Delaporte.
Ne prends pas ton grand air scandalisé, Tartuffio !

D. dit: 25 août 2019 à 0 h 18 min

On sent cette même tristesse en Grèce d’ailleurs. Avant 2000 les Grecs étaient gais, maintenant ils sont tristes et méfiants. L’Europe a eu leur peau,
J’y suis allé l’année dernière en été et je peux vous dire que le changement était frappant. Quelques grecs privilégiés s’en sortent un peu mieux et peuvent aller au café le samedi soir mais la majorité ne peut plus rien faire sinon compter de très près ses sous et ruminer amèrement sur son sort à la maison. Quand ils en on une parce que le nombre des sdf y a explosé, la drogue fait des ravages dans les villes et la mortalité infantile a augmenté de 70 % en quelques années. C’est très triste et quand on sait que l’Italie va bientôt connaître le même sort toujours à cause de l’Allemagne et de ses manigances ça fait frémir.

D. dit: 25 août 2019 à 0 h 06 min

L’Irlande du début des années 90 valait encore un peu le coup. Aujoudhui il n’y a plus aucun raisin d’y aller.
C’est un pays devenu triste. On sent cette tristesse dès l’arrivée à l’aéroport. Les prés vetts et les moutons ne peuvent suffire à compenser. C’est naturel mais très monotone les prés verts et les moutons.

Delaporte dit: 25 août 2019 à 0 h 01 min

« Delaporte, dans ce documentaire, on n’entend que la voix des plaignantes.
Rien du côté de la Défense.
Pas de jugements hâtifs !
Sinon, il y a risque de lynchage… »

Jacuzzi, vous venez d’oser écrire cela… je suis époustouflé ! Ainsi, vous pensez que cet immonde criminel-violeur n’est pas forcément coupable de ce qu’on lui reproche. C’est inimaginable, vu les témoignages qui se sont accumulés. Vous savez ce que vous mériteriez, Jacuzzi, c’est de tomber nez à nez avec une foule de féministes en furie, qui vous attraperait et vous couperait le zizi, pour vous apprendre ! Ce faisant, en effet, ce pauvre Jacuzzi montre la faiblesse de sa raison, son peu de matière grise, son manque de solidarité envers les femmes victimes de viol : c’est bien sûr une honte !

D. dit: 24 août 2019 à 23 h 58 min

Pourtant en 2017 tout était déjà devenu bien pourri en Irlande, à cause de l’Europe d’aillrurd. Déjà la fréquentation des pubs avait considèrablement diminué. Les gens n’y allaient plus de peur d’être verbalisés et préféraient se saouler tristement chez eux dans la solitude, comme certains font ici.

rose dit: 24 août 2019 à 23 h 56 min

 crois ne pas faire et que tu viens pourtant de faire en écrivant tes saloperies habituelles et suffisantes. Le plus beau « Jésuite », ce soir c’est bien toi.

Hier, c’était franchement horrible aussi.
En vrai, avez-vous cesser ?
Hier, je me suis couchée degoutee de mire toutes ces horreurs.
Au moins, Tarantino on sait que c’est du cinéma. Je l’ai trouvé très beau Brad Pitt. Émouvant vieillissant.

rose dit: 24 août 2019 à 23 h 51 min

Houellebecq était à Shannon et sur l’île de Bere, bcp plus au sud.
Shannon est une très grande rivière d’Irlande. Très longue. Démarre quasiment en Irlande du nord.

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