de Pierre Assouline

en savoir plus

La République Des Livres par Pierre Assouline
Rompre tout commerce avec ces gens

Rompre tout commerce avec ces gens

Appelons cela une simple coïncidence afin de pas convoquer la providence en vain : deux livres paraissent en même temps qui invitent à méditer sur la nature du pouvoir consacrés à deux personnages qui viennent de se croiser sous le regard de millions de Français. François Hollande sur le départ, Emmanuel Macron à l’arrivée. L’un et l’autre racontés de l’intérieur. Du vécu à coup sûr. De près, de si près même que c’en est d’un peu trop près.

Beau titre que le récit trouvé par Philippe Besson pour son récit Un personnage de roman (246 pages, 18 euros, Julliard). Mais dangereux car il imprime une telle trace sur le récit que l’on finit par se convaincre que la forme la plus juste pour raconter Emmanuel Macron eut été non le reportage mais le roman, justement, tant l’homme et ses circonstances sont balzaciens. Nul doute que l’auteur est un ami du couple. Embarqué, mais volontaire. Il a donc suivi sa campagne électorale aux premières loges et il raconte de l’intérieur. D’autres s’y sont essayés avant lui : Yasmina Reza avec Sarkozy, Laurent Binet avec Hollande… On va finir par croire que c’est en passe de devenir un genre littéraire en soi. Ce qui serait regrettable si l’on en juge par les résultats. Car rien n’est moins littéraire que ces tentatives. On verra comment Emmanuel Carrère s’en tirera bientôt avec le grand portrait d’Emmanuel Macron que The Guardian lui a commandé. Quelque chose me dit qu’il gardera ses distances. Ce qui n’est pas le cas de Philippe Besson.

A plusieurs reprises, il nous fait savoir que les Macron sont ses amis, et que le candidat puis le président lui demandent son avis, sollicitent ses conseils. Ils se voient, se parlent, s’envoient des textos, se téléphonent. Ce n’est plus du journalisme mais ce n’est pas non plus de la littérature. Curieux objet en vérité. A la manière dont il rapporte les propos du héros, on se pose des questions. Vraiment, même quand il est énervé par des rumeurs sur sa vie privée, il dit : « J’ai rompu tout commerce avec ces gens… » plutôt que : Qu’ils aillent se faire foutre ! comme tout à chacun ? Il est vrai qu’il n’est pas comme tout le monde.3527563-exclusif-jean-pisani-ferry-philippe-b-950x0-1 2

Il a conçu ce livre dans l’idée de montrer que le roman personnel d’un quasi inconnu peut rencontrer le roman national. Belle ambition. Il y a bien eu une rencontre mais on ne la sent pas. Il y manque la folie des mots de la fiction, sa liberté, son trouble, sa légèreté. Il y a bien des choses lues et vues, des anecdotes ici ou là (Manuel Valls n’en sort pas grandi), quelques piques lancées à des personnalités politiques. Des intellectuels médiatiques (Finkielkraut, Badiou, Todd, Debray, Onfray) par Jupiter tenus non sans mépris pour « des éditorialistes » de peu d’importance à l’aune d’un Habermas. Bien peu d’humour et de second degré. Il semble que Besson ait pris le spectacle du pouvoir très au sérieux, Comme si le syndrome du gyrophare l’avait atteint alors qu’il n’était que spectateur engagé et embarqué. Quand le cortège du candidat slalome à 130 km/h toutes sirènes hurlantes pour poursuivre sur les routes à 150, alors que l’attaché de presse dort à côté de lui comme un bébé dans l’une des voitures et que lui s’accroche à la poignée, il note :

« J’ignorais qu’il était à ce point périlleux d’écrire des livres ».

Certes… Sauf que le vrai danger est ailleurs quand on écrit : c’est de se rater. De rester dans le terne. Philippe Besson est décidément meilleur dans sa veine et non dans celle-ci.

« On reprend la route, direction Reims, la ville où les rois de France ont été sacrés. Ah, le beau symbole ! ».

Mmmm certes certes… Est-ce vraiment ce que l’on attend d’un écrivain, surtout quand celui-ci a toutes les complaisances pour son héros au motif que celui-ci égrène des citations et « convoque le souvenir de Rimbaud » ? Il eut fallu raconter toute cette campagne, la même chose à supposer qu’elle présente un intérêt, à travers le prisme exclusif des démons qui hantent la mémoire de Macron. Un surtout : sa grand-mère Manette qui l’a élevé. Là est l’émotion, la faille, la brèche. Et le talon d’Achille de celui qui se considère et qui est considéré comme le grand-père des petits-enfants de sa femme sans avoir jamais eu d’enfants. L’essentiel est là qui demeurera mais n’occupe qu’un misérable petit tas de lignes. Le reste n’est que péripéties d’un épisode déjà oublié.

Pierre-Louis Basse, lui, en pince pour François Hollande. Son titre lui ressemble : Le flâneur de l’Elysée (270 pages, 19,50 euros, Stock). Il y a là un côté Fargue et Apollinaire piéton de Paris et flâneur des deux rives. De ce journaliste de radio, je n’avais entendu parler que par mes amis footeux pour l’excellence de ses livres sur le ballon rond et ses hérauts et pour sa biographie de Guy Môquet. J’ai donc été voir, peut-être plus curiosité pour l’auteur que pour le personnage qu’il a servi puisqu’il a été conseiller « Grands événements » du président Hollande de 2014 à 2017. Lui aussi raconte de l’intérieur mais cela n’a rien à voir avec les souvenirs vite troussés des remerciés de la République (Aquilino Morelle and co et ces jours-ci encore Jean-Christophe Cambadélis accablant Hollande dans un essai sur la débâcle de la gauche). Ce que le distingue déjà et fait toute la différence, c’est l’écriture, nerveuse, colorée, heureuse dans le maniement des formules et le sens du détail.

 

Drieu la Rochelle, celui de Gilles, de Rêveuse bourgeoisie, du Feu follet, est son écrivain de chevet et cela se sent, pour le meilleur, jamais pour le pire. De même que sa tendresse pour les hussards. Là aussi, c’est la loi du genre, les coulisses du pouvoir, les rumeurs, les petites histoires se bousculent sur les travaux et les jours. Ah l’organisation de déjeuners d’intellectuels pour « distraire » le président. De même les portraits vaches (Pascal Bruckner, Michel Onfray, étrillés sans pitié, Hélène Carrère d’Encausse réduite à son sillage parfumé et à sa surdité). Faut-il vouloir déployer un summum de cruauté pour commencer ainsi un chapitre : « J’ai été heureux de retrouver la main molle de Jacques Attali » avant de remettre le couvert quelques pages plus loin sur « cette main morte » non sans l’assortir d’ »un regard fuyant ». Mais Basse sait en faire autre chose que ce que c’est avec de l’esprit et du doigté. Il y a de fortes pages sur le spectacle caché, du pouvoir, la transformation des individus par le décor et le rythme, les gaietés du protocole, la solitude le ouikende la nuit à l’Elysée, la ronde des courtisans, la toile des comportements. Il excelle à décrire cette étrange palais où jamais les portes ne claquent ; quand il y a un problème, cela se solde silencieusement par la disparition de l’intéressé, sa chaise vide un beau jour « comme une scène d’un roman de Buzzati ». Bien vu !

Pendant trois ans, on lui a donné un bureau rue de l’Elysée pour y lire et réfléchir. Et de temps en temps y écrire des notes et des discours jugés toujours trop lyriques que le président (sobre) s’appliquerait tant à réécrire qu’il n’en resterait plus qu’un ou deux lambeaux de phrases. Mais on ne se refait pas, même en trois années à piaffer et désespérer sous les lambris : Basse est trop écrivain pour supporter la notion même d’éléments de langage. De quoi éteindre à jamais toute vanité d’auteur. Sans oublier la fonction de grand chambellan des événements républicains type : la commémoration du centenaire de la bataille de Verdun. L’idée du concert in situ du rappeur Black M n’est pas de lui mais du Conseil municipal ; cela dit, il la soutient et la justifie. Il faut bien distraire les milliers de jeunes bénévoles qui ont trimé pendant quatre jours. Personnellement, je leur aurais plutôt offert Les Indes galantes de Rameau avec les Arts florissants sous la baguette de William Christie mais après tout, chacun son truc. Mais de même qu’il a appuyé le refus catégorique du cinéaste Volker Schlondorff , qui filmait la cérémonie, de faire accompagner les chefs d’Etat en tenant chacun un enfant par la main (« L’ossuaire de Douaumont n’était pas encore le Parc des Princes »), il aurait pu remarquer que ce n’était pas non plus la scène du Zénith.

Il lui a fallu aussi se farcir toutes les cérémonies internes au Palais, celles remises de bibelots, décos et autres hochets de vanité. L’occasion de croiser le couple Lang surnommé « Ginger & Fred » et de croquer les autres d’un œil implacable. Là où le bât blesse, qui en réjouira certains et en énervera d’autres, c’est dans le vieux fond bien-pensant et si politiquement correct de l’auteur. Faut-il que ce soit un enchantement de lire une plume aussi précise et coruscante, pour qu’on ne lâche pas ce livre même lorsqu’il lui arrive de nous exaspérer, et les occasions ne manquent pas ! Il juge que « Comprendre, c’est déjà excuser » est la réflexion la plus idiote qui soit quand elle sort de la bouche de Manuel Valls mais modèrerait certainement son jugement s’il la savait sortie en fait de la plume de Mme de Staël. S’agissant du même premier ministre, décidément à la fête, il juge « scandaleux son soutien à la politique d’extrême-droite de Netanyahu » mais ne s’interroge pas sur le soutien du gouvernement français au même moment aux pires dictatures arabes.

Soucieux de distinguer les mauvais musulmans (les « chiens enragés », les « salopards », et même les « petits kapos » ainsi qu’il désigne étrangement les terroristes qui ensanglantent la France) des bons, il évoque ceux-ci comme « une population qui, depuis toujours, priait en silence chez elle » ce qui est vraiment une vision petit-blanc très Télérama de l’islam de France dont on sait bien, pour peu qu’on s’y intéresse, qu’il est majoritairement laïc. De même on s’interroge sur ses critères lorsqu’il cherche à savoir si les youyous aux balcons de la manif des présidents post-Bataclan s’adressent à « Netanyahu le Juif ou Abbas le palestinien ». Coulibaly est « un grand malade » et Alain Badiou a raison de voir en les tueurs des « fascistes ». Quant aux appels au meurtre de Bagatelles pour un massacre, ils lui font penser « à nos joyeux suceurs de roue nationaliste beuglant sur les migrants de 2017 », genre de propos où l’immonde le dispute à la bêtise mais qui est un bon reflet de l’air du temps ; il devrait plutôt révolter Pierre-Louis Basse, lui qu’un parallèle entre le FN et un tract du PC des années 70 rend furieux malgré les passerelles entre leurs électorats etc

Pas toujours facile à suivre, Pierre-Louis Basse. D’un côté, il tient le Voyage au bout de la nuit pour un chef d’œuvre, de l’autre il se flatte d’avoir été celui qui a alerté Serge Klarsfeld sur la commémoration officielle du centenaire de Céline, ce qui a déclenche le scandale, le piteux retrait et l’annulation que l’on sait. Mais il sera pardonné à un écrivain d’un tempérament si coléreux, qui a dû subir la bouche fermée l’amputation sinon la négation de ses écrits par son commanditaire même. Mais que de colères refoulées ! Elles sont touchantes car romantiques lorsqu’elles viennent d’un ancien compagnon du PC fidèle au militantisme de sa mère, aux fusillés de Chateaubriant et du Mont Valérien.

Elles le sont moins lorsqu’il évoque François Mitterrand comme « le dernier président à avoir vécu physiquement le combat contre le nazisme », ce qui mériterait à tout le moins un développement nuancé. Ou lorsqu’il présente François Hollande comme « un homme qui n’a jamais été dans ce spectacle qui nous dévorait », celui que les Français ont eu « la chance » et « le privilège » d’avoir eu comme président pendant cinq ans. Une chose est claire au moins : « l’amitié » qui le liait au président Hollande, cet homme allergique au roman et à la fiction, l’a contraint à la « fidélité ».

Cela laisse une drôle d’impression que de lire ces deux livres successivement. Le plus embedded des deux n’est pas le salarié de l’Elysée mais l’ami du couple. Il est vrai aussi que pour l’un, c’est du passé alors que pour l’autre, c’est peut-être l’avenir. Mais dans les deux cas, on se dit que des écrivains devraient se tenir à bonne distance du pouvoir. Et que si ils y touchent, comme tant d’intellectuels séduits par l’illusion de conseiller des princes et qui se sont déjà brûlés les ailes à trop s’approcher du soleil, leur œuvre n’y gagnera rien. Autant rompre tout commerce avec ces gens, comme disent certains.

(« Solitude au Palais » photo D.R. ; « Philippe Besson avec Emmanuel Macron en campagne », « Pierre-Louis-Basse avec le président » photos Afp, 2016)

Cette entrée a été publiée dans documents.

652

commentaires

652 Réponses pour Rompre tout commerce avec ces gens

rose dit: 2 octobre 2017 à 20 h 20 min

Sinon, ai un peu avancé ds qq domaines : le discours change. C’est tellement violent cet attentat à Marseille, hashtag je suis Marseille, discours haineux alors que nous sommes une ville pacifique où le vivre ensemble est évident que la parole change : ai entendu – c’est la toute première fois, « qu’ils rentrent chez eux, qu’on les foute dehors ».
Après ai entendu un discours de paix.
Nous y sommes : la situation est invivable.
Invivable.

rose dit: 2 octobre 2017 à 20 h 15 min

Une des questions que je continue à me poser sans avoir avancé d’un iota c’est est-ce que l’on peut être une pute sans être une garce, ou bien une garce sans être une pute. Cela me taraude.

rose dit: 2 octobre 2017 à 20 h 13 min

Delaporte dit: 2 octobre 2017 à 17 h 32 min
En tout cas, Marlène Schiappa a choisi son camp, et le mauvais, fidèle en cela à sa vocation politique. Car qu’attendre des hommes et même des femmes politiques ?

Rien : clairement, rien. Des pourris, des gâteux, de pauvres hères.
Ai appris ce soir qu’une manifestation a été interdite dans mon village. Nous sommes en train de préparer la riposte, il y aura quelques surprises de poids.
Mais ce qui prime en un, c’est le mensonge : des menteurs.

JAZZI dit: 2 octobre 2017 à 18 h 44 min

Paul Edel et moi-même ne sommes pas des femmes, DHH, et nous avons aimé la saga d’Elena Ferrante. Enfin, je n’en suis qu’au début. Passou, en fait on ne sait pas. Je suis allé revoir le papier qu’il lui avait consacré. Il porte uniquement sur la révélation de son identité. On connait désormais son vrai nom, mais la polémique est désormais oubliée et elle reste Ferrante pour tous ce qui l’ont lue…

zerbinette dit: 2 octobre 2017 à 18 h 41 min

Moi aussi j’ai bien aimé la saga d’Elena Ferrante , c’est une histoire qui a l’air vraie, sauf qu’étant romaine, elle fait prendre à ses héroïnes le métro de Naples alors que celui-ci n’a été inauguré qu’en 1993… et il est magnifique.

JAZZI dit: 2 octobre 2017 à 18 h 35 min

Le Naples populaire magistralement, quoique classiquement, décrit par Elena Ferrante est éminemment méditerranéen, JJJ. C’est à propos d’elle, et non de Christine Angot, que je posais la question. Certes de façon argotique. Question à laquelle en effet on ne peut répondre objectivement. Peut-être faut-il être soi-même méditerranéen pour mieux le ressentir ? Mais pas nécessairement, car son succès est international, universel, planétaire ! Est-ce suspect ? Peu avant, j’ai lu pour la première fois « Le Guépard » de Giuseppe Tomasi de Lampedusa dans le texte.Je ne connaissais que le film de Visconti. C’est un peu pareil que le Naples d’Elena Ferrante, mais sur la Sicile,et d’un point de vue plus aristocratique.

la vie dans les bois dit: 2 octobre 2017 à 18 h 30 min

« Tant que Sandrine Rousseau n’est pas encore assimilée à Aude Lancelin » ??

Aude lancelin a dressé un portrait au vitriol, plein de finesse et d’intelligence, de la presse aux ordres, des vieux lions fatigués qui de compromissions en laissez-aller, qui de facilités en pipolisation ont fait qu’on en est là où on est arrivé, pour la plupart des nazionaux: des torchons. Qui ne réagissent même plus à ce scandale que provoque Sandrine Rousseau, pour un tout autre motif que celui qui aurait dû se faire jour: l’impunité pour prescription dont jouit son agresseur. Et qu’elle instrumentalise à des fins politiciennes.

DHH dit: 2 octobre 2017 à 18 h 25 min

@Jazz [email protected]@JJJ
Bien sur , vous nous l’aviez dit c’est le quatuor d’Alexandrie qui vous rejouit en ce moment .Vous m’avez donné envie de le relire et j’ai retrouvé chez moi l’edition brochée de Justine à couverture jaune que j’avais achetée en 1960 , pour suivre la mode
Et puisque Lavande a parlé d’Elena ferrante u’elle a aimée et aussi JJJ, lui avec réticence je reproduis ce que j’en ecrivais ici il y a quelques mois :
« Puisque que quelqu’un a osé parlér ici de la saga napolitaine d’Elena Ferrante ,j’ose à mon tour, bien consciente que cette littérature n’affiche pas le de standing requis pour interesser ce blog et ses habitués .
Mais puisque tout le monde en parlait ; je suis allée y regarder de prés ,evidemment bien decidee à aborder le livre bardée de ma capacité de dérision, bien calée dans ma posture d’intello condescendante en face de cette saga feuilletionesque
Et alors … passé le cap difficile du moment « roman russe » où on s’embrouille dans tous ces noms prénoms et surnoms qui pour un lecteur non italien se confondent et avec eux les personnages qui les portent, je suis restée comme on dit aujourd’hui scotchée ;.je n’ai pas lâchée cette lecture jusqu’à epuisement des deux premiers tomes, ceux alors traduits en français et les livres refermés je me suis retrouvée en manque .
Au point que, quand la ’ lecture d’un extrait en italien des tomes suivants gracieusement offert par Amazon a mis en evidence pour moi que cette prose si basique et si limpide, au vocabulaire assez pauvre qui ne se refuse pas le délayage, pouvait se lire comme du français , même pour quelqu’un un peu latiniste qui n’a jamais appris une miette d’italien , j’ai commandé en VO les deux autres tomes .;Je les ai lus goulument . Il fallait bien ça pour apaiser mon manque
Et j’ai tout lu .Moi je sais comment ça finit . Je connais toute l’histoire racontée dans les 4 tomes
Et j’ai aimé
Et pire , c’est que je ne saurais dire pourquoi je me suis sentie si bien dans cette histoire bourrée de clichés et de poncifs :
Vérité des personnages qui sont un peu comme chez Balzac de « individus typisés » ? Intérêt de suivre dans le temps le déroulé de destins divergents mais entrelacés , se développant chacun dans des mondes où se réfractent de manière différente les mutations des trente glorieuses ?;Acuité du regard résigné de l’auteure sur l’éternel féminin et l’éternel masculin::On bovarysme aussi sottement , qu’on soit la femme d’un épicier napolitain ou d’un universitaire florentin , et increvable machisme des mâles de tous les milieux , pour qui une femme doit se garder vierge jusqu’à son mariage ,même au prix du consentement à toutes les hypocrisies ; analyse assez fine , des sentiments contrastés de celle qui vit l’ éloignement progressif de son milieu d’origine, avec une autosatisfaction sur fond de culpabilité
Peut-etre….. Ou simplement parce que c’est une histoire qui a l’air vraie à force d’etre convenue et qu’on aime bien cette littérature qui vous accueille sans façons ,confortable comme invitée dans la cuisine familiale .
Et en definitive je crois qie l’appreciation divergente de Lavande et de JJJ(si toutefois il est un homme) vient de ce que ce roman parle aux femmes et peut-etre surtout aux femmes de la generation des heroînes , donc la mienne,d’un temps où la vie des filles était corsetée d’interdits et d’idéees reçues sue leurs destins , les vouant au KKK pas seulemnt en Allemagne, mais même dans le monde où j’ai grandi et où on pouvait etre présentée au concours général en mai et trôner en octobre suivant à la caisse de la boutique du mari qu’on venait d’épouser

Lavande dit: 2 octobre 2017 à 18 h 18 min

JJJ vous pourriez objecter que Naples est au bord de la mer Thyrrhénienne mais ce serait du coupage de mât en quatre.

Janssen J-J dit: 2 octobre 2017 à 18 h 01 min

Tant que Sandrine Rousseau n’est pas encore assimilée à Aude Lancelin, tout va bien pour elle. En revanche, Mylène Chiappa risque de passer un sale quart d’heure sur la rdl, dans pas longtemps.

Janssen J-J dit: 2 octobre 2017 à 17 h 55 min

Espérons que les gens, pour une fois, vont réfléchir un peu.

L’essentiel est qu’ils réfléchissent comme vous, ou dans votre « bon » sens. Mais vous savez bien que les « gens » sont réticents à l’égard du Christ, du clergé, de l’abolition du travail, mais pas forcément du féminisme d’Etat. Je sais, c triste à dire… mais vous devez aussi commercer avec ces gens-là, parce qu’ils sont relativement nombreux.

Delaporte dit: 2 octobre 2017 à 17 h 32 min

En tout cas, Marlène Schiappa a choisi son camp, et le mauvais, fidèle en cela à sa vocation politique. Car qu’attendre des hommes et même des femmes politiques ? C’est là où Angot a mis dans le mille. Espérons que les gens, pour une fois, vont réfléchir un peu.

Janssen J-J dit: 2 octobre 2017 à 17 h 29 min

@C’est quoi la « vraie littérature » ?

Jazzman, vous voulez sans doute dire : « Qu’est-ce que la vraie littérature ? »

En soi…, ça n’existe pas, et vous le savez très bien, vous qui êtes objectivement et subjectivement un vrai écrivain, car il suffit que cela fasse partie de vos rêves intimes. D’ailleurs comme le disait Done faussement attribué à Shalespeare : ils ont foiré toutes leurs entreprises, car ils n’avaient pas commencé par le rêve (ou q chose comme ça)…

Houellebecq et Despentes, Ken Follet, Jacques-Pierre Amette ou Amélie Nothomb par exemple, oui, on pourrait le démontrer à l’aune de certains critères. Mais certainement pas Ch. Angot, voyons donc !

Et je n’ai pas le temps de vous énoncer les/mes critères là, voyez. Peut-être qu’un jour.

JAZZI dit: 2 octobre 2017 à 17 h 28 min

A la solidarité de caste des politiques, correspondra-t-il une solidarité identique des écrivains ? Vive Angot !

la vie dans les bois dit: 2 octobre 2017 à 17 h 25 min

Je ne sais pas quel écrivain pourrait accepter sans broncher de voir ses écrits anéantis en une petite phrase indigne, pour une cause bassement politicienne. Ah oui elle peut seulement pleurer Sandrine, quand elle va comprendre que la desolidarisation qu’elle demande aux hommes, est en train de se manifester chez les femmes. Enfin celles qui n’aiment pas les larmes de crocodile.

JAZZI dit: 2 octobre 2017 à 17 h 21 min

Ce matin on parlait de 2 morts et quelques dizaines de blessés, à Las Vegas. Ce soir d’au moins 50 morts et 4OO blessés ! Et Trump n’est pas sur place ?

JAZZI dit: 2 octobre 2017 à 17 h 15 min

Bravo, Lavande.

« Comme si Naples avait quelque chose à voir d’un voyage en Méditerranée ! »

Une belle étape sur le parcours, JJJ. C’est quoi la « vraie littérature » ?

la vie dans les bois dit: 2 octobre 2017 à 17 h 05 min

Car Sandrine Rousseau, dans son bouquin « je m’étale » a d’une façon certaine insulté l’œuvre de Christine Angot. Chose dont elle a bien pris conscience. Hélas en direct.

closer dit: 2 octobre 2017 à 17 h 05 min

Oui Lavande, c’est une très belle expo qui montre que l’on peut encore « peindre » sans tomber dans la banalité et la répétition bête de la tradition. Comme elle est très petite, pourquoi ne pas la coupler avec les portraits de Rubens qui ne sont pas loin, au Luxembourg?

Bloom dit: 2 octobre 2017 à 17 h 00 min

“It was an act of pure evil ». The Trump.

And for 64 odd years the evil went undetected. For 64 odd years the evil was nursed by this your society, sirrah. Nothing to be proud of.

la vie dans les bois dit: 2 octobre 2017 à 17 h 00 min

Faut dire aussi que Sandrine Rousseau dans son essai de féminisme syndical a été -encore une fois?- bien naïve de croire qu’elle pouvait utiliser, se servir, des écrits de Christine Angot.

Bloom dit: 2 octobre 2017 à 16 h 56 min

« Tout ce que nous pouvons faire est de transmettre nos condoléances aux personnes qui sont mortes » :

Signé, famille Paddock, selon Le Monde. Soit ils se f. du monde, soit Le Monde se f; de nous.

Janssen J-J dit: 2 octobre 2017 à 16 h 52 min

Pour ma part, je n’ai jamais cru une seule seconde à la prétendue sincérité de Mme Angot qui ne s’en laisserait pas conter, mais saurait néanmoins parfaitement engranger et compter ses billes médiatiques.

Janssen J-J dit: 2 octobre 2017 à 16 h 47 min

Elena Ferrante ?… Comme si Naples avait quelque chose à voir d’un voyage en Méditerranée ! J’ai adoré le premier tome, je n’ai pas pu achever le second et me suis décidément détourné de la saga à venir… Très vite, n’y a plus aucune surprise… C’est au point que j’ai déjà tout oublié de la saga. Mais je comprends l’enthousiasme du fan club international. Je vas peut-être putôt aller voir du côté de Ken & Barbie Follet, vu qu’il y a de sympathiques affiches dans le métro pour la suite des Piliers de la terre. Et depuis le temps que mes ménagères quinqua me bassinent avec lui, je vais tâcher de mimett’. Ma bonne volonté est inestructib’ face aux défaillances abyssales de la rdl pour nous causer de la vraie littérature, hein ! Il est grand temps de pactiser et de commercer avec les vraies gens !

la vie dans les bois dit: 2 octobre 2017 à 16 h 44 min

On peut reconnaître à Christine Angot, devant tant de mystification, et de lâcheté, la sincérité de ne pas s’en laisser conter. Merci à elle.

Delaporte dit: 2 octobre 2017 à 16 h 44 min

Etrange formulation de Macron pour décrire la tuerie de Las Vegas : « violence contemporaine ». Ou envie de créer un nouveau concept ? Il faudra nonobstant qu’il s’explique :

« Ce lundi 2 octobre, c’est par le vocabulaire employé pour qualifier la fusillade de Las Vegas, qui a fait 50 morts dimanche, que le chef de l’État s’est démarqué. Car il s’agit selon lui de « violence contemporaine ». »

Janssen J-J dit: 2 octobre 2017 à 16 h 38 min

un héritage des années stupre ! …

… auquel aurait abondamment participé le clergé débridé simultanément ou quelque temps plus tard, si je comprends bien. Dois avouer être tombé en dehors des gouttes du viol sodomythique généralisé. Ai-je manqué quelque chose ? ça, je le saurais hélas, jamais. Et dieu sait pourtant comment les « années 68 » et de « la pensée allant avec » m’ont chauffé les nères à blanc sur ma Harley D., à cette époque. Je serai décidément passé à côté de tout. Tu m’étonnes que j’ai jamais eu d’imagination romanesque, ni jamais eu la moindre envie de m’inventer sur papier une vie de victime des turpitudes les plus sexualtées.

la vie dans les bois dit: 2 octobre 2017 à 16 h 38 min

La classe politique s’indigne des coupures au montage de cette émission débile ONPC, ou du fait que chez EELV, y’a un délinquant dont ils oublient de « parler » ?
La ministre féministe qui a écrit le fameux livre « maman travaille » va écrire au CSA. Pas pour dénoncer les abus sexuels au sein du parti et compter le nombres de plaintes.

Delaporte dit: 2 octobre 2017 à 16 h 35 min

Christine Angot bientôt inquiétée :

« Le CSA a reçu lundi un signalement de la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, en réaction à l’altercation entre Christine Angot et Sandrine Rousseau dans On n’est pas couché sur France 2. Dans cette missive, Marlène Schiappa juge qu’il est « est éminemment regrettable qu’une victime ayant le courage de briser le silence autour des violences sexuelles soit publiquement humiliée et mise en accusation ». »

Lavande dit: 2 octobre 2017 à 16 h 35 min

Jazzi: Elena Ferrante?
mais il y a un tome 4 qui vient de sortir.
J’ai beaucoup aimé les deux premiers. Pas encore la suite.

Delaporte dit: 2 octobre 2017 à 16 h 32 min

« Bernadette Chirac a déjeuné la semaine dernière au palais présidentiel à l’invitation de Brigitte Macron. L’ancienne première dame était très touchée. » Europe1

Les mémés s’invitent et se congratulent réciproquement…

Janssen J-J dit: 2 octobre 2017 à 16 h 28 min

je me suis demandée si ce qui suit était un syllogisme :

Non, c’en est pas un. Les deux prémisses ne sont pas justes, alors ça peut pas être vraiment concluant.

Delaporte dit: 2 octobre 2017 à 16 h 24 min

« Que de bruits pour une mini tempête dans un verre d’eau ! »

C’est plutôt une grosse tempête, Jacuzzi. Vous êtes bien l’un des rares de cette génération 70 à n’avoir pas subi la pédophilie. Maintenant, cela devient LE phénomène : un héritage des années stupre ! Cela finit par sortir : pas seulement Angot, mais aussi Flavie Flament, Francis Huster, et combien d’anonymes…

Janssen J-J dit: 2 octobre 2017 à 16 h 23 min

Homère (auteur pluriel) ? Ilyade, Odyssée.
N’empêche que D. Mendelssohn vient de donner une fabuleuse explication de texte dans un récent roman où il met en scène son papa de 80 balais qui vient écouter le cours du fiston à l’université, assis au milieu de gamins de 18 plombes.
C’est bin réjouissant de revenir de la sorte avec eux user nos fonds de culottes pour assister à ce feu d’artifice. Bien sûr… tout ça est pas mal narcissique et complaisant, tu vois, quand le gars se compare successivement ou bin à Télémaque ou bin à Ulysse selon qu’il se replonge dans le passé ou le maintenant, et qu’il veut rendre un hommage filial appuyé à son père, un matheux plutôt qu’un littéraire, mais toujours désireux d’apprendre…
Ca ne vole pas aussi haut que « Les diparus », ni n’est le moindrement semblable au milieu de Philip Roth (Patrimoine ; La contrevie), mais c’en est pas moins réjouissant quand même. Je le recommande à tous, et à Passou en particulier

(****Odyssée, un père, un fils, une épopée***, sorti depuis peu chez Flammarion)…

Alors ce Nobel, c’est pour Roth cette année, ou pour Murakami ?

rose dit: 2 octobre 2017 à 15 h 49 min

jazzi 13h43
je ne vous connaissais pas encore alors.
c votre histoire de marin qui a révélé cela conjointement avec s’évader par le toit…

Mauvaise Pensée dit: 2 octobre 2017 à 14 h 33 min

« Seul Wiederganger l’avait relevé »
C’est son boulot, de tout relever, Jazzi, meme cette interminable tartine versifiée…

bérénice dit: 2 octobre 2017 à 14 h 17 min

Hier l’esprit vagabondant je me suis demandée si ce qui suit était un syllogisme :
plus il y a de voyous plus on fait appel à la justice, plus il y a de justice moins il y a de voyous, plus il y a de voyous moins il y a de voyous.

JAZZI dit: 2 octobre 2017 à 14 h 01 min

« c pour le cavalier volé d’un jeu d’échec. »

Et pour l’épicière, rose, de quel commerce s’agit-il ?

bérénice dit: 2 octobre 2017 à 13 h 57 min

Jazzi on dirait que vous vous proposez pour animer une émission TV du style JP Foucault à qui veut gagner des millions, j’appelle un ami.

JAZZI dit: 2 octobre 2017 à 13 h 55 min

J’arrive à la fin de mon grand voyage immobile méditerranéen. Un somptueux voyage dans l’espace et le temps, de lectures et de relectures. Je m’étais gardé le meilleur pour la fin. Un livre, que dis-je, une saga, plébiscitée par tous ici. Pas une seule critique négative ! Ni par le public, au point que j’ai dû l’acheter, en poche, tant il est impossible de mettre la main sur un seul exemplaire dans les 80 bibliothèques de la ville de Paris. Les trois romans actuels de cette saga étant constamment sortis et les listes d’attente aussi longues que des jours sans pain. Dès les premières pages on est aimanté. Saurez-vous me dire de quel trilogie il s’agit ou le nom de son auteur ?

JAZZI dit: 2 octobre 2017 à 13 h 43 min

Le poème de Genet se suffit à lui-même, rose. J’en ai beaucoup parlé ici et chez Paul Edel, sans grand écho. Seul WGG avait relevé…

rose dit: 2 octobre 2017 à 13 h 26 min

sur Julie Bataille c ps tout à fait ça. c pour.tomber amoureux de tout ce qui bouge.

jazzi si vous suiviez l’histoire vous sauriez que c pour le cavalier volé d’un jeu d’échec.

quant à vous le rigolo de service, je ne pense qu’à ça. la prochaine fois je remonterai avec le bateau le grand fleuve Sénégal.

Nicolas dit: 2 octobre 2017 à 12 h 44 min

« La castagne » c’est comme ça que vous appelez le tombereau d’immondice déversé sur la RDL? lol Visiblement quelque chose a du vous échapper, ceci expliquant cela.
Bonne journée

Sergio dit: 2 octobre 2017 à 11 h 54 min

rose dit: 2 octobre 2017 à 9 h 16 min
La courtoisie est un apparat de base qui ne sert strictement à rien.
Et hop. Comme le fond de teint.

Mais c’est très juste !

Et alors cette huile dans les rouages a un rôle bien précis : c’est pour éviter la castagne.

Si on n’a pas peur de la castagne, halor давай !

Delaporte dit: 2 octobre 2017 à 11 h 46 min

« Pour Angot/Rousseau, le scandale est dans le montage » (Jacuzzi)

Et donc cela veut dire que le « scandale » est dans la médiatisation de la controverse. C’est le médiatique porté à un point d’incandescence extrême qui crée le scandale. La télé c’est le mal, et c’est à quoi ils se heurtent tous dans cette p… d’émission !

JAZZI dit: 2 octobre 2017 à 10 h 54 min

Phil va encore nous dire que c’était mieux avant !

Quoi, rose est devenue lesbienne sur le tard ! Du bois d’ébène dont on fait les godes, my god ! Le boug aussi est à l’hôpital ? Reverra-t-on un jour WGG…

Phil dit: 2 octobre 2017 à 10 h 38 min

salve de Roses ce lundi matin.
Les phrases courtes de Madame Angot manquent de couleur comme son triste visage, M. Moix a le sourcil trop suspicieux pour être honnête et Ruquier ne vaut pas Pivot qui ne valait pas cinq colonnes à la une.

Janssen J-J dit: 2 octobre 2017 à 10 h 29 min

@rose, il importe defaire une pause maintenant…. ou alors, ne jamais plus repartir en Afrique. Vous avez trop accumulé, et vous risquez le w-g-g-isme, et on n’aimerait pas que vous en arriviez à son extrêmité.
BJ à toussent, et aux ami-es du grand duché du L.

rose dit: 2 octobre 2017 à 10 h 28 min

mal au dos tout le temps. excédé. en effort constant. laminé. ne sait pas dire non.(avec « t » c’est bien meux, part et repart : il!).
vis avec une épicière.
tu aurais pu te taire rose.
ben non je l’ai dit : ah ta femme est une épicière ?

rose dit: 2 octobre 2017 à 10 h 14 min

coloscopie.

en fait, les gens – ma gynécologue, ils servent à/veulent savoir tes secrets, ce qui fait que ils t’utilisent et ils l’ont dans le q. pck ton secret tu ne le dis à personne, pas même aux psys quarante années durant.

Le secret est dans ne pas mentir.

Récemment, ai menti deux fois : ai dit que la branche en bois d’ébène je l’avais payée deux euros alors que je l’ai payée cinq euros. Parce que proportionnellement je ne voulais pas payer le gros morceau de bois d’ébène un prix délirant ; ce que j’ai fini par payer finalement, tentative avortée.

je ne sais plus la seconde, néanmoins j’ai senti que si je prenais le pli j’étais foutue.

manipulation, mensonge, whisky : tiercé perdant.

Pour celui qui vit comme cela, fait dire aux autres ce qu’il a à dire. Je ne le méprise pas ; je le constate avec tristesse. Ce qui me fait de la peine, c’est pour Màc, lorsqu’il a fait dire à Màc une injure qui m’était destinée, j’ai encore de la peine à ces jour pour Màc, qu’il se soit fait en…er sans vaseline comme cela par un de ses potes de blog et qu’il soit mort peu de temps après.

Ma gu-ynécologue est une salo…
Violence faite aux femmes.

Elle l’a bien payé : jeune fille tardive, à la dernière visite je ne l’ai pas reconnue ; elle a basculé brutalement dans vieille femme ridée. Sans étape intermédiaire.

Je pense, je crois, il me semble que l’on paie systématiquement ses actes au prix fort.

Les deux petites jeunes filles marseillaises, 17 ans et 20 ans, qui croyaient à l’amour et étaient tout en fleurs, prouvent le parfait contraire.

Continuons à chercher.

rose dit: 2 octobre 2017 à 10 h 03 min

les touchers vaginaux.

ma gynécologue est une ordure.
Longtemps je me suis posée la question ; aujourd’hui je le sais. Pauvre femme.

J’ai découvert aussi, la mort est le sujet le plus délicat, mais la manière de vieillir est surprenante en tout cas, combien l’intelligence peut être en parfaite dichotomie avec la situation professionnelle.
Et me pose l’incessante question, craignant désormais d’avoir fait pencher la balance d’un côté, si lorsqu’on est c.. on peut progresser. Je crois que non. Lorsqu’on l’est, on le reste. On peut progresser dans la culture, le savoir etc. mais la co.n.rie c une seconde peau, en latex.

rose dit: 2 octobre 2017 à 9 h 58 min

Sur la petite fille de onze ans et la non qualification en viol :

là encore cas particuliers soigneusement cachés (autant que les touches vaginaux sur de vieilles dames de 78 ans, ou bien que fait-on réellement aux gens qui passent des colposcopies, en quoi sont-ils cobayes de quoi et pourquoi : frôler l’arrêt cardiaque lors d’une colposcopie c’est vraiment qu’il s’est passé quelque chose en douce ou que l’on a expérimenté quelque chose sur toi. Être là toujours et extrêmement vigilant).
Élèves de quatrième en voyage scolaire, 14 ans proposent à élève de cinquième treize ans de visionner une cassette porno.
Élève de cinquième, douze ans en début d’année photographie avec son portable sa vulve entrouverte, l’envoie en vue de proposer à garçon de sixième de sortir avec elle.
Il y a dix ans de cela, séances de fellations collectives dans les chi…. du collège. Cela s’est terminé par deux si ce n’est trois années de fermeture des dites chi…

Tout est caché, pas de vagues.
La société évolue comme cela : grande pornographie, les femmes les premières touchées.

Que vivent ces enfants-là à la maison ?

Entendu aussi, suis très observatrice : « je vais prendre une cuite » (20 ans). Le soutien d’une adulte -extrêmement fragile, « ben oui c’est normal les jeunes boivent, la mienne a arrêté de boire à 20 ans ».

Stupeurs et tremblements, frémissements, horresco referens.

rose dit: 2 octobre 2017 à 9 h 50 min

Samedi, ai compris en une altercation, esclandre suscitée par moi-même le pourquoi de l’écroulement de l’éducation nationale.
Évidemment qu’il y a des complicités : et les complices participent pleinement à ce qui est institué.

rose dit: 2 octobre 2017 à 9 h 48 min

Ce qui est clairement évident c’est qu’il faut arrêter de cacher : tous les discours lénifiants à la poubelle.
Tous.

rose dit: 2 octobre 2017 à 9 h 43 min

Concernant un autre des propos de christine Angot sur la désolidarisation nécessaire, indispensable, bienvenue des hommes avec les agressions sexuelles commises sur les femmes, cela ne suffit pas. Ai lu ici une très belle désolidarisation écrite : vraiment belle, l’anti-macho par excellence ; ensuite, il faut que les actes suivent. Si ce n’est le cas, c’est un coup d’épée dans l’eau. C’est comme la courtoisie, du vernis, rien derrière. Une muflerie plus grave encore que celui qui n’est pas courtois.

On attend nécessairement la même de la part des musulmans envers les terroristes : de fait, comme cela réveille moult attitudes extrêmement racistes, c’est l’effet contraire, absolument et à l’opposé complet, qui se produit : i-e les musulmans sont de plus en plus musulmans, achètent des djellabas, mangent hallal, se regroupent et vivent en cercles fermés. Réaction d’isolement et de peur. Chez eux, pays natal, ils ne veulent pas revenir et même ils considèrent que l’on n’a pas à renvoyer les truands là-bas – jusqu’où se montre la solidarité quand même…
Ici ils ne sont plus chez eux.
Ce n’est même plus le q entre deux chaises, c’est le no man’s land.
Je parle d’individualités pas de collectif. Mais du groupe des uns on fait l’autre.

rose dit: 2 octobre 2017 à 9 h 34 min

le poème que j’ai mis en commentaire à 21h13 n’est plus en attente de modération.

Notez, outre nombre de métaphores merveilleuses et outre la longueur qui m’a fait me remémorer La Prose du transibérien, cette idée inouïe « on peut s’évader par les toits ».

rose dit: 2 octobre 2017 à 9 h 31 min

concernant un des propos de christine Angot, j’emploie également auteur et écrivain pour les femmes. À savoir si ce n’est pas -encore- une manière d’avoir le même prestige que celui dévolu aux hommes ? La parité ne passe pas par là. Elle passe par la législation et l’égalité des droits des salaires et de la représentation publique aux instances dirigeantes.

rose dit: 2 octobre 2017 à 9 h 26 min

Les politiques continuent à faire semblant de s’intéresser à ce qui arrive aux français alors qu’ils ne s’occupent que de dévisser la toile, détricoter ce qui a été tricoté.

Concernant la SNCF, à laquelle je voue une réelle admiration, me demande si les chauffeurs des trains Ouigo sont sous-payés et s’ils foutront le camp dans les champs au premier caténer posé sur la voie.

L’important dans ce qui se passe en ce moment c’est comme un tri entre le bon grain et l’ivraie.Il y a de très vastes dégâts collatéraux.

rose dit: 2 octobre 2017 à 9 h 22 min

#Je suis Marseille#

entre le clash médiatique, le sujet est d’importance, et l’attaque terroriste, le point commun est que ce sont les femmes qui sont agressées. Tuées : au propre et au figuré.
Néanmoins, les évènements récents et Loïc Liber qui a vu sa vie basculer le démontrent, les hommes sont aussi atteints : noirs, homosexuels, minorités. On retrouve donc les propos de Marguerite Duras avec un silence particulier de la part des membres de la communauté juive qui font comme s’ils n’étaient pas là, pour se faire oublier ?, dans un silence assourdissant alors qu’eux vivent des drames à la hauteur de chacun et de tous : Sarah Halimi. Ilan Halimi.

rose dit: 2 octobre 2017 à 9 h 16 min

La courtoisie :

apparat de façade, contribuant grandement à mettre huile dans les rouages.
Huile indispensable dans les moteurs, et plus le moteur roule, plus l’huile s’avère essentielle.
À priori élément indispensable de la vie en groupe.

In situ, la courtoisie trouve ses limites : le rhume des fesses est une (sûrement une des, mais je n’ai pas vérifié) limite tragi-comique à la courtoisie ; lorsque la porte des chiot..s prend le pas impératif sur la courtoisie, celle-ci est simplement annihilée.
À posteriori, le départ marque aussi une réalité ou pas de la courtoisie : partir sans dire au revoir, en catimini, en avance souligne l’aspect factice de la courtoisie.
On fait semblant de bien se tenir mais la réalité est que ce sont des rustres. Un en tout cas, celui qui décide du départ.

La courtoisie est un apparat de base qui ne sert strictement à rien.
Et hop. Comme le fond de teint.

rose dit: 2 octobre 2017 à 9 h 08 min

Il ne s’agit en rien d’une controverse ; il s’agit de deux manières d’appréhender la vie, ses épreuves et d’y répondre.
(Une qui dit à l’autre manipule, mens, n’a rien à voir avec une qui ni ne manipule ni ne ment).
Si Angot énerve c’est parce que on, je, voudrait, voudrai la voir s’en sortir. Or, clairement, elle ne s’en sort pas. Fillon, Rousseau, elle sa fait blackbouler à chaque fois. Son intelligence vive ne lui sert pas.
Pire, sur sa bouche se dessine un pli amer.
Ce serait dire qu’écrire ne sert à rien si s’installe l’amertume.

la vie dans les bois dit: 2 octobre 2017 à 8 h 39 min

@Lavande dit: 1 octobre 2017 à 19 h 26 min

Alma de Jerusalem nous vient tout droit du Northamptonshire, son style  » dorique décadent », pas Mahle(u)r-compatible.

https://www.youtube.com/watch?v=IK68CXwM8V0

Pourrai pas venir, agenda booké pour ce week-end, même si les viennoiseries de Klimt sont bien tentantes.

Giovanni Sant'Angelo dit: 2 octobre 2017 à 5 h 54 min


…avec, ou sans demeurés, faire sa  » banque « ,!…avec, riens,!…les déchets à Pareto,!…

…les envolées frustrantes,!…des joues, aux fesses,!…Cinéma,!…les accords de ( musique ),!…de Munich,!…etc,…

Giovanni Sant'Angelo dit: 2 octobre 2017 à 5 h 36 min


…controverses,…arriver, à nous faire de  » l’opinion « ,…avec çà,…

…empoignons-nous,!…à notre époque, de l’Europe,!…vendue,!…

…etc,!…marchons, et danser sur quels pieds,!…
…t’à le beurre, pas cher,!…

Delaporte dit: 2 octobre 2017 à 2 h 10 min

Extrait de la controverse :

« Je ne fais pas partie d’une brochette de victimes et je refuse de me positionner en disant ‘bonjour je suis une victime et je ressens ci et ça' », a ensuite martelé Christine Angot.

C’est parfaitement, Christine Angot ne veut pas être une vulgaire statistique dans un tableau anonyme. Et elle a tout à fait raison. Qui d’entre nous le voudrait ? Et pourtant, qu’est-ce que nous faisons pour ne pas tomber aussi bas, déchoir ? Rien. Et bien Christine Angot, elle, croit que c’est toujours possible de résister. C’est pourquoi il faut la soutenir, même si le combat est perdu d’avance, et que notre lot n’est qu’un suicide plus ou moins ralenti.

Delaporte dit: 2 octobre 2017 à 1 h 58 min

Il n’y a pas eu énormément de commentaires ici même sur le clash hyper-médiatisé à outrance Angot-Rousseau. Aussi bien, c’est un événement qui demande du recul, de la réflexion. Le système médiatique du spectacle n’a pas l’habitude de se mettre ainsi aussi spectaculairement en question. Mais cela n’est rien, car en effet comme un bulldozer il aplanit tout sur son passage, la pauvre Angot avec, malgré sa belle résistance. C’est Rousseau, et ses prises de parole formatées à la gomme, qui triomphera. On connaît déjà la suite…

rose dit: 2 octobre 2017 à 1 h 22 min

Grand changement de vie : je déteste les poils. Et les poilus.
Vu l’extrait entre Bruce Lee et Chuck Norris lorsqu’il le tue, et vu des jambes poilues. Le type s’est laissé pousser la barbe, perdait ses cheveux : un boulet poilu. Me suis dit in petto pourvu qu’il ne m’ouvre pas. J’aurais eu confiance zéro. Faisait partie de l’équipe médecin jamais là lorsqu’on a besoin des médecins. Heureusement qu’un gynéco traînait dans un ULM. Ai constaté le drame social qui consiste à oublier la tronche de qu’un et se souvenir de lui par ses poils. C’est tragique sans la joie qui précède.
Rajoutez à cela Bruce qui arrache une poignée de poils de la poitrine velue de Chuck -> dégoût absolu.
Vive les imberbes.

Bcp de choses à vous dire, mais ne sais pas par quoi, ni par où commencer.

rose dit: 2 octobre 2017 à 1 h 15 min

l’OM
ENFIN … par contre pourquoi cette mauvaise habitude de toujours attendre de se trouver dos au mur pour devoir réagir, purée, pourquoi ???
pck #Je suis Marseille# nous sommes pacifiques, nous à Marseille et non pas lents comme certains que je connais. Ici, on dit ou bien punaise, ou bien bonne mère. Jamais purée.

Phil dit: 1 octobre 2017 à 22 h 19 min

midnight express à bodrum, sapré film à baroz. drôle de rappel d’un épisode de l’Europe galante.
La notule du prestigieux passou partie en couille, la rentrée littéraire est sûrement une sortie.

rose dit: 1 octobre 2017 à 21 h 13 min

Le Condamné à mort

A la mémoire de Maurice PILORGE assassin de vingt ans


Le vent qui roule un cœur sur le pavé des cours,
Un ange qui sanglote accroché dans un arbre,
La colonne d’azur qu’entortille le marbre
Font ouvrir dans ma nuit des portes de secours.

Un pauvre oiseau qui tombe et le goût de la cendre,
Le souvenir d’un œil endormi sur le mur,
Et ce poing douloureux qui menace l’azur
Font au creux de ma main ton visage descendre.

Ce visage plus dur et plus léger qu’un masque,
Et plus lourd à ma main qu’aux doigts du réceleur
Le joyau qu’il convoite ; il est noyé de pleurs.
Il est sombre et féroce, un bouquet vert le casque.

Ton visage est sévère: il est d’un pâtre grec.
Il reste frémissant aux creux de mes mains closes.
Ta bouche est d’une morte et tes yeux sont des roses,
Et ton nez d’un archange est peut-être le bec.

Le gel étincelant de ta pudeur méchante
Qui poudrait tes cheveux de clairs astres d’acier,
Qui couronnait ton front d’épines du rosier
Quel haut-mal l’a fondu si ton visage chante?

Dis-moi quel malheur fou fait éclater ton œil
D’un désespoir si haut que la douleur farouche,
Affolée, en personne, orne ta ronde bouche
Malgré tes pleurs glacés, d’un sourire de deuil?

Ne chante pas ce soir les « Costauds de la Lune »!
Gamin d’or sois plutôt princesse d’une tour
Rêvant mélancolique à notre pauvre amour ;
ou sois le mousse blond qui veille à la grand’hune.

Et descend vers le soir pour chanter sur le pont
Parmi les matelots à genoux et nus tête
L’ave maris stella. Chaque marin tient prête
Sa verge qui bondit dans sa main de fripon.

Et c’est pour t’emmancher, beau mousse d’aventure
Qu’ils bandent sous leur froc les matelots musclés.
Mon Amour, mon Amour, voleras-tu les clés
Qui m’ouvriront ce ciel où tremble la mature

D’où tu sèmes, royal, les blancs enchantements
Qui neigent sur mon page, en ma prison muette :
L’épouvante, les morts dans les fleurs de violette….
La mort avec ses coqs ; ses fantômes d’amants…

Sur ses pieds de velours passe un garde qui rôde.
Repose en mes yeux creux le souvenir de toi.
Il se peut qu’on s’évade en passant par le toit.
On dit que la Guyane est une terre chaude.

Ô la douceur du bagne impossible et lointain!
Ô le ciel de la Belle, ô la mer et les palmes,
Les matins transparents, les soirs fous, les nuits calmes,
Ô les cheveux tondus et les Peaux-de-Satin!

Rêvons ensemble, Amour, à quelque dur amant
Grand comme l’Univers mais le corps taché d’ombres
Qui nous bouclera nus dans ces auberges sombres,
Entre ses cuisses d’or, sur son ventre fumant,

Un mac éblouissant taillé dans un archange
Bandant sur les bouquets d’œillets et de jasmins
Que porteront tremblants tes lumineuses mains
Sur son auguste flanc que ton baiser dérange.

Tristesse dans ma bouche ! Amertune gonflant
Gonflant mon pauvre cœur ! Mes amours parfumées
Adieu vont s’en aller ! Adieu couilles aimées !
Ô sur ma voix coupée adieu chibre insolent !

Gamin ne chantez pas, posez votre air d’apache !
Soyez la jeune fille au pur cou radieux,
Ou si tu n’as de peur l’enfant mystérieux
Mort en moi bien avant que me tranche la hache.

Enfant d’honneur si beau couronné de lilas !
Penche-toi sur mon lit, laisse ma queue qui monte
Frapper ta joue dorée. Écoute il te raconte,
Ton amant l’assassin sa geste en mille éclats.

Il chante qu’il avait ton corps et ton visage,
Ton cœur que n’ouvriront jamais les éperons
D’un cavalier massif. Avoir tes genoux ronds !
Ton cou frais, ta main douce, ô môme avoir ton âge!

Voler voler ton ciel éclaboussé de sang
Et faire un seul chef d’œuvre avec les morts cueillies
Ça et là dans les prés, les haies, morts éblouies
De préparer sa mort, son ciel adolescent…

Les matins solennels, le rhum, la cigarette…
Les ombres du tabac, du bagne et des marins
Visitent ma cellule où me roule et m’étreint
Le spectre d’un tueur à la lourde braguette.

La chanson qui traverse un monde ténébreux
C’est le cri d’un marlou porté par la musique.
C’est le chant d’un pendu raidi comme une trique.
C’est l’appel enchanté d’un voleur amoureux.

Un dormeur de seize ans appelle de bouées
Que nul marin ne lance au dormeur affolé.
Un enfant reste droit contre le mur collé.
Un autre dort bouclé dans ses jambes noués.

J’ai tué pour les yeux bleus d’un bel indifférent
Qui jamais ne comprit mon amour contenu,
Dans sa gondole noire une amante inconnue,
Belle comme un navire et morte en m’adorant.

Toi quand tu seras prêt, en arme pour le crime,
Masqué de cruauté, casqué de cheveux blonds,
Sur la cadence folle et brève des violons
Égorge une rentière en amour pour ta frime.

Apparaîtra sur terre un chevalier de fer,
Impassible et cruel, visible malgré l’heure
Dans le geste imprécis d’une vieille qui pleure.
Ne tremble pas surtout, devant son regard clair.

Cette apparition vient du ciel redoutable
Des crimes de l’amour. Enfant des profondeurs
Il naîtra de son corps d’étonnantes splendeurs,
Du foutre parfumé de sa queue adorable.

Rocher de granit noir sur le tapis de laine
Une main sur sa hanche, écoute-le marcher.
Marche vers le soleil de son corps sans péché,
Et t’allonge tranquille au bord de sa fontaine.

Chaque fête du sang délègue un beau garçon
Pour soutenir l’enfant dans sa première épreuve.
Apaise ta frayeur et ton angoisse neuve,
Suce son membre dur comme on suce un glaçon.

Mordille tendrement le paf qui bat ta joue,
Baise sa tête enflée, enfonce dans ton cou
Le paquet de ma bite avalé d’un seul coup.
Ètrangle-toi d’amour, dégorge, et fais ta moue!

Adore à deux genoux, comme un poteau sacré
Mon torse tatoué, adore jusqu’aux larmes
Mon sexe qui te rompt, te frappe mieux qu’une arme,
Adore mon bâton qui va te pénétrer.

Il bondit sur tes yeux ; il enfile ton âme
Penche un peu la tête et le vois se dresser.
L’apercevant si noble et si propre à baiser
Tu t’inclines très bas en lui disant: « Madame »!

Madame écoutez-moi ! Madame on meurt ici !
Le manoir est hanté ! La prison vole et tremble !
Au secours, nous bougeons ! Emportez-nous ensemble,
Dans votre chambre au Ciel, Dame de la merci !

Appelez le soleil, qu’il vienne et me console.
Étranglez tous ces coqs ! Endormez le bourreau !
Le jour sourit mauvais derrière mon carreau.
La prison pour mourir est une fade école.

Sur mon cou sans armure et sans haine, mon cou
Que ma main plus légère et grave qu’une veuve
Effleure sous mon col, sans que ton cœur s’émeuve
Laisse tes dents poser leur sourire de loup.

O viens mon beau soleil, ô viens ma nuit d’Espagne
Arrive dans mes yeux qui seront morts demain.
Arrive, ouvre ma porte, apporte-moi ta main,
Mène-moi loin d’ici battre notre campagne.

Le ciel peut s’éveiller, les étoiles fleurir,
Ni les fleurs soupirer, et des prés l’herbe noire
Accueillir la rosée où le matin va boire,
Le clocher peut sonner : moi seul je vais mourir.

Ô viens mon ciel de rose, Ô ma corbeille blonde!
Visite dans sa nuit ton condamné à mort.
Arrache-toi la chair, tue, escalade, mords,
Mais viens ! Pose ta joue contre ma tête ronde.

Nous n’avions pas fini de nous parler d’amour.
Nous n’avions pas fini de fumer nos gitanes.
On peut se demander pourquoi les Cours condamnent
Un assassin si beau qu’il fait pâlir le jour.

Amour viens sur ma bouche ! Amour ouvre les portes !
Traverse les couloirs, descends, marche léger,
Vole dans l’escalier, plus souple qu’un berger,
Plus soutenu par l’air qu’un vol de feuilles mortes.

Ô traverse les murs ; s’il le faut marche au bord
Des toits, des océans ; couvre-toi de lumière,
Use de la menace, use de la prière,
Mais viens, ô ma frégate une heure avant ma mort.

Les assassins du mur s’enveloppent d’aurore
Dans ma cellule ouverte au chant des hauts sapins,
Qui la berce, accrochée à des cordages fins
Noués par des marins que le clair matin dore.

Qui grava dans le plâtre une Rose des Vents?
Qui songe à ma maison, du fond de sa Hongrie?
Quel enfant s’est roulé sur ma paille pourrie
A l’instant du réveil d’amis se souvenant?

Divague ma Folie, enfante pour ma joie
Un consolant enfer peuplé de beaux soldats,
Nus jusqu’à la ceinture, et des frocs résédas
Tire d’étranges fleurs dont l’odeur me foudroie.

Arrache on ne sait d’où les gestes les plus fous.
Dérobe des enfants, invente des tortures,
Mutile la beauté, travaille les figures,
Et donne la Guyane aux gars, pour rendez-vous.

O mon vieux Maroni, ô Cayenne la douce !
Je vois les corps penchés de quinze à vingt fagots
Autour du minot blond qui fume les mégots
Crachés par les gardiens dans les fleurs et la mousse.

Un clop mouillé suffit à nous désoler tous.
Dressé seul au dessus des rigides fougères
Le plus jeune est posé sur ses hanches légères
Immobile, attendant d’être sacré l’époux.

Et les vieux assassins se pressant pour le rite
Accroupis dan le soir tirent d’un bâton sec
Un peu de feu que vole, actif, le petit mec
Plus élégant et pur qu’une émouvante bite.

Le bandit le plus dur, dans ses muscles polis
Se courbe de respect devant ce gamin frêle.
Monte la lune au ciel. S’apaise une querelle.
Bougent du drapeau noir les mystérieux plis.

T’enveloppent si fin, tes gestes de dentelle!
Une épaule appuyée au palmier rougissant
Tu fumes. La fumée en ta gorge descend
Tandis que les bagnards, en danse solennelle,

Graves, silencieux, à tour de rôle, enfant,
Vont prendre sur ta bouche une goutte embaumée,
Une goutte, pas deux, de la ronde fumée
Que leur coule ta langue. O frangin triomphant,

Divinité terrible, invisible et méchante,
Tu restes impassible, aigu, de clair métal,
Attentif à toi seul, distributeur fatal
Enlevé sur le fil de ton hamac qui chante.

Ton âme délicate est par de là les monts
Accompagnant encor la fuite ensorcelée
D’un évadé du bagne, au fond d’une vallée
Mort, sans penser à toi, d’une balle aux poumons.

Élève-toi dans l’air de la lune ô ma gosse.
Viens couler dans ma bouche un peu du sperme lourd
Qui roule de ta gorge à tes dents, mon Amour,
Pour féconder enfin nos adorables noces.

Colle ton corps ravi contre le mien qui meurt
D’enculer la plus tendre et douce des fripouilles.
En soupesant charmé tes rondes, blondes couilles,
Mon vit de marbre noir t’enfile jusqu’au cœur.

Oh vise-le dressé dans son couchant qui brûle
Et va me consumer! J’en ai pour peu de temps,
Si vous l’osez, venez, sortez de vos étangs,
Vos marais, votre boue où vous faites des bulles

Âmes de mes tués ! Tuez-moi ! Brûlez-moi !
Michel-Ange exténué, j’ai taillé dans la vie
Mais la beauté Seigneur, toujours je l’ai servie,
Mon ventre, mes genoux, mes mains roses d’émoi.

Les coqs du poulailler, l’alouette gauloise,
Les boîtes du laitier, une cloche dans l’air,
Un pas sur le gravier, mon carreau blanc et clair,
C’est le luisant joyeux sur la prison d’ardoise.

Messieurs je n’ai pas peur ! Si ma tête roulait
Dans le son du panier avec ta tête blanche,
La mienne par bonheur sur ta gracile hanche
Ou pour plus de beauté, sur ton cou mon poulet….

Attention ! Roi tragique à la bouche entr’ouverte
J’accède à tes jardins de sable, désolés,
Où tu bandes, figé, seul, et deux doigts levés,
D’un voile de lin bleu ta tête recouverte.

Par mon délire idiot je vois ton double pur !
Amour ! Chanson ! Ma reine ! Est-ce ton spectre mâle
Entrevu lors des jeux dans ta prunelle pâle
Qui m’examine ainsi sur le plâtre du mur ?

Ne sois pas rigoureux, laisse chanter matine
A ton cœur bohémien ; m’accorde un seul baiser…
Mon Dieu je vais claquer sans te pouvoir presser
Dans ma vie une fois sur mon cœur et ma pine !

Pardonnez-moi mon Dieu parce que j’ai péché !
Les larmes de ma voix, ma fièvre, ma souffrance,
Le mal de m’envoler du beau pays de France,
N’est-ce pas assez monseigneur pour aller me coucher
Trébuchant d’espérance.

Dans vos bras embaumés, dans vos châteaux de neige !
Seigneur des lieux obcurs, je sais encore prier.
C’est moi mon père, un jour, qui me suis écrié :
Gloire au plus haut du ciel, au dieu qui me protège
Hermès au tendre pied !

Je demande à la mort la paix, les longs sommeils,
Les chants des Séraphins, leurs parfums, leurs guirlandes,
Les angelots de laine en chaudes houppelandes,
Et j’espère des nuits sans lunes ni soleils
Sur d’immobiles landes.

Ce n’est pas ce matin que l’on me guillotine.
Je peux dormir tranquille. A l’étage au dessus
Mon mignon paresseux, ma perle, mon jésus,
S’éveille. Il va cogner de sa dure bottine
A mon crâne tondu.

Il paraît qu’à côté vit un épilectique.
La prison dort debout au noir d’un chant des morts.
Si des marins sur l’eau voient s’avancer les ports
Mes dormeurs vont s’enfuir vers une autre Amérique.

Jean Genet

Lavande dit: 1 octobre 2017 à 19 h 26 min

Vous vous intéressez à Alma et Gustav Mahler, LVDB?

Les deux compagnies grenobloises « Le Collectif des fiers désinvoltes » et « En aparté » proposent deux spectacles sur Alma et Gustav Mahler. Le premier est musical et Alma parle de son choix de renoncer à la composition musicale, à la demande de son futur mari, le compositeur et chef d’orchestre Gustav Mahler ; dans le second, nous assistons à une brève rencontre entre Gustav Mahler et Sigmund Freud.

Samedi 14 octobre à 20h30 : Alma
Dimanche 15 octobre à 14h30 : L’Après-midi de Leyde et à 17h : Alma.
salle Juliet Berto, passage du Palais de justice (en face du Théâtre) à Grenoble.
Entre les deux spectacles un goûter viennois sera proposé aux spectateurs.

Renseignements et réservations : [email protected] – 06 88 39 35 08

Janssen J-J dit: 1 octobre 2017 à 18 h 23 min

Je crois qu’Onfray, dans l’itw infra, a enfin saisi quelque chose de juste chez Houellebecq après avoir longtemps résisté. Une chose que Passou ne comprendra jamais, ni ne saura jamais faire : revenir sur un jugement erroné.
Cela dit, la filiation avec Auguste Comte me semble bien tirée par les cheveux. Ou alors, il a du relire la loi des trois états pas mal coloriée par la vulgate durkheimo-webérienne.
De là à faire un bouquin sur MH, Onfray, c’était pas très utile, idem pour Thoreau ! Faudrait voir à se calmer un peu, non ?…

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/09/29/31003-20170929ARTFIG00344-michel-onfray-michel-houellebecq-a-diagnostique-l-effondrement-spirituel-de-notre-epoque.php

Sergio dit: 1 octobre 2017 à 16 h 14 min

JAZZI dit: 1 octobre 2017 à 14 h 26 min
nues et en pleine érection.

C’est volontaire, pas volontaire ? Et comment ça s’appelle, comme figure de style ?

rose dit: 1 octobre 2017 à 16 h 01 min

1/Pour être pardonné il faut commencer par demander pardon, me semble-t-il.
2/Mais j’insiste sur la présomption d’innocence.
3/Qui n’a pas avoué n’est pas coupable. Que nous soyons bien clair là-dessus.

D à 14h29

1/ faux

2/ d’accord

3/ faux, totalement.

Sergio dit: 1 octobre 2017 à 15 h 49 min

JAZZI dit: 1 octobre 2017 à 14 h 59 min
s’était fait engager comme moussaillon sur un splendide deux mats, basé au port d’Antibes

Bien sûr ! Il était obligé de bosser pour payer sa taxe d’amarrage…

D’ailleurs j’espère bien que not’ bon président va remette de l’ordre dans ces nids de milliardaires…

Mais pas sur les motos, hein ! Ha mais non… Rien du tout nib !

la vie dans les bois dit: 1 octobre 2017 à 15 h 37 min

bas rosis, brisons-là, le reste vous appartient. Ce que vous n’avez pas affronté. Et qui vous est personnel.

_____________

je vais continuer avec Alan Moore, son Jerusalem, et Alma, quelle femme !qui aurait bien mérité d’être scindé au moins en trois tomes.

Bon après-midi.

JAZZI dit: 1 octobre 2017 à 15 h 29 min

J’en suis haut rosis, LVDLB. Du fait que tu me lises, pas du fait que je n’ai pas voulu voir ma mère morte. Elle, si chrétienne, a été incinérée, à moindre frais, par mon frère aîné, qui conserve ses cendres dans son buffet. Laissant mon père seul dans sa tombe abandonnée…

la vie dans les bois dit: 1 octobre 2017 à 15 h 15 min

Vous êtes l’un des piliers de ce blog, bas rosis. C’est ma façon- discutable, certes- de vous rendre grâce.
Mais le plus grave, que j’ai lu vous concernant, -et toujours vous racontant- c’est que vous n’avez pas honoré votre mère pour son dernier voyage.
Vous allez aussi le raconter dans ce porn’ pour hard bikers gay ?

JAZZI dit: 1 octobre 2017 à 15 h 01 min

Est-ce par pure masochisme, perverse LVDLB, que tu me lis si…mal, mais assidûment semble-t-il ? Qui des deux devrait payer l’autre ?

JAZZI dit: 1 octobre 2017 à 14 h 59 min

A toute fin utile, rappelons à Sergio que dans cette sombre histoire de marin turc, l’été de ses vingt ans, le narrateur, qui avait étudié l’Iliade et l’odyssée au collège, afin de réaliser son voyage initiatique, s’était fait engager comme moussaillon sur un splendide deux mats, basé au port d’Antibes, pour un périple de deux mois à travers toute la Méditerranée. En aucun cas le yacht ne lui appartient en propre…

la vie dans les bois dit: 1 octobre 2017 à 14 h 44 min

20 euros ?
C’est un prix raisonnable, bas rosis. Devoir supporter « ça » n’a pas de prix.

Si vous arrivez à vendre votre bouquin 20 euros, rayon auto-fiction porno-gay, ce sera une bonne affaire.

JAZZI dit: 1 octobre 2017 à 14 h 39 min

« Mais j’insiste sur la présomption d’innocence. »

Ouf, j’ai cru au lynchage, D., me voilà rassuré !

JAZZI dit: 1 octobre 2017 à 14 h 38 min

Que me vaut l’honneur de ce prix d’ami, généreuse LVDLB ?
Mais de quelle consultation s’agit-il ???

la vie dans les bois dit: 1 octobre 2017 à 14 h 35 min

cela fera 20 euros pour la consultation, bas rosis. Et encore, je vous fais un prix d’ami. Car mes tarifs sont bien plus indécents…

D. dit: 1 octobre 2017 à 14 h 29 min

JAZZI dit: 1 octobre 2017 à 13 h 27 min

« Un lavabo rempli d’eau, une bonne poigne puis une potence »

C’est pas chrétien, D., faute avouée, même sous la torture, à moitié pardonnée, non ?

Pour être pardonné il faut commencer par demander pardon, me semble-t-il.
Mais j’insiste sur la présomption d’innocence.
Qui n’a pas avoué n’est pas coupable. Que nous soyons bien clair là-dessus.

JAZZI dit: 1 octobre 2017 à 14 h 26 min

Soit tu ne sais pas lire, soit tu as la mémoire qui défaille, chère LVDLB. Dans l’extrait auquel tu fais allusion, il n’y a pas eu viol et encore moins consentement de ma part. J’avais 20 ans, la scène se passe dans le port de Bodrum…

« Sur le pont d’un Yacht voisin de notre voilier, apparut alors un marin moustachu d’une quarantaine d’années. Il me tendit son paquet de cigarettes turques, à forme ovale et au parfum sucré, j’en pris une et l’allumai. A la suite de quoi, nous tentâmes d’échanger quelques mots. Il était turc et ne parlait pas un mot d’anglais, encore moins de français. A force de gestes de sa part, je finis par comprendre qu’il m’invitait cordialement à venir boire un verre dans sa cambuse. A ses mains calleuses et ses vêtements bon marché, j’en déduisis qu’il n’était probablement pas le propriétaire de ce superbe yacht blanc, mais plutôt son gardien-mécanicien. Je le suivis et nous nous retrouvâmes, comme je le pensais, dans une modeste cabine, faiblement éclairée et passablement en désordre. Dès que je fus assis à ses côtés, sur l’unique couchette qu’il m’avait désignée de la main, il prit une bouteille de liqueur à peine entamée, qui se trouvait au sol. Nous en bûmes, tour à tour, près de la moitié, à même le goulot, dans un silence religieux. De temps à autre, il m’offrait des carrés d’une tablette de chocolat noir qu’il avait extraite de dessous son barda. Faute de discussion possible, il m’adressait de brefs regards sournois auxquels je répondais par un sourire gêné. Estimant que je devais être suffisamment grisé, il commença par caresser délicatement le haut de ma cuisse colée à la sienne, glissant sa main sous mon bermuda. Sa calleuse caresse m’emplit d’émotion. Aussitôt, nous nous retrouvâmes nues et en pleine érection. C’est alors, que de tendre il devint brutal, me tournant autoritairement dans l’autre sens, sans m’avoir demandé mon avis. Il crachat dans ses doigts et commença à me fouiller l’anus. Quand, après m’avoir plaqué contre la porte de la cabine, il voulut m’introduire son gland, je me refermai tout de go. Lui faisant comprendre, par de vifs mouvements de tête horizontaux, que c’était non : « désolé, je suis plutôt du genre actif ! » Peine perdue. Pesant alors de tout son poids dans mon dos, il raffermit encore son étreinte en m’enserrant le cou de sa main gauche et, m’étouffant à moitié, il repartit de nouveau à l’assaut. Tandis qu’il m’enfonçait à fond dans l’anus un doigt enduit de salive pour mieux lubrifier la voie, je parvins à lui saisir les couilles et les broyai à pleine main. Son étreinte se relâcha instantanément, juste le temps pour moi de ramasser mes fripes éparpillées au sol et de m’enfuir jusqu’au bateau. »

JAZZI dit: 1 octobre 2017 à 14 h 09 min

Depuis le temps que tu me lis ici, tu devrais savoir que je suis unique nique, ravissante et toujours jeune LVDLB !

la vie dans les bois dit: 1 octobre 2017 à 14 h 06 min

bas rosis, vous ne représentez pas la voix des homos, vos frères ?. Depuis le temps que vous tapinez ici, il serait temps de vous en rendre compte.

la vie dans les bois dit: 1 octobre 2017 à 14 h 04 min

C’est bizarre de ne pas déposer plainte, lorsqu’il se doit, pour une jeune femme de 45 ans ( c’est à dire pas 11, hein) qui a des prétentions, heu, républicaines, nan ?

la vie dans les bois dit: 1 octobre 2017 à 14 h 01 min

Une fois c’est la bonne, n’est-ce pas bas rosis ?
Pour devenir une tafiole. C’est important de le dire.

la vie dans les bois dit: 1 octobre 2017 à 13 h 58 min

Sandrine Rousseau, c’est la soeur de Martine, LVDLB ? bas rosis qui fait l’âne pour avoir du son.

Alors que son histoire de marins… est une toute autre odyssée. Une fois c’est la bonne, n’est-ce pas bas rosis ?

Mais au garçon coifFeur, il me revient de préciser, s’il n’en est pas à son nème joint qui rend crétin, que je ne connais pas la bio de l’une et vu celle wikipédia de la seconde. Edifiant. Une syndicaliste du féminisme.

Car enfin, quoi, Sandrine Rousseau à maintenant 45 ans. Quelle action a-elle entreprise lorsque cette agression – en réunion d’appareil écolo- partouzard- a eu lieu ?
Elle a fait comme la vieille dame à qui on a piqué son sac à main. Avec répétition, constance, et tout, et tout. Et pleurer pour donner le change.

Delaporte dit: 1 octobre 2017 à 13 h 32 min

On en est resté au Moyen Age, les femmes sont corvéables à merci, et le droit de cuissage n’a jamais été aussi fort. Cf. la petite de 11 ans violée récemment, et dont la justice prétend qu’elle était consentante ! Mais dans quelle société vit-on ???

Delaporte dit: 1 octobre 2017 à 13 h 29 min

Oui, Jacuzzi. On sent que les femmes n’ont pas droit à la parole, face à la dictature mâle et ses droits réservés. Quand il y en a une qui commence à raconter quelque chose, cela fait péter le trop bel édifice. Il y a là vraiment quelque chose à prendre en compte. Un dysfonctionnement souterrain, profond, atroce qui ne demande qu’une chose : revendiquer.

JAZZI dit: 1 octobre 2017 à 13 h 27 min

« Un lavabo rempli d’eau, une bonne poigne puis une potence »

C’est pas chrétien, D., faute avouée, même sous la torture, à moitié pardonnée, non ?

Delaporte dit: 1 octobre 2017 à 13 h 21 min

Ce débat a bien mis en évidence le caractère négatif et toc de la médiatisation actuelle, dans lequel l’humain a perdu la partie par rapport à une « technique » envahissante. Une déshumanisation atteint l’homme, et cela se creuse lorsque des échanges paroxystiques ont lieu. On se serait cru par moment dans un film de Zulawski. Les deux femmes tentaient de résister à la pression, mais toutes deux ont été prises, y compris Angot qui avait pourtant eu le temps de fourbir ses armes. C’est dire… Triste spectacle dont personne ne doit être fier.

D. dit: 1 octobre 2017 à 13 h 18 min

L’affaire Maelys n’a que trop duré.
Un lavabo rempli d’eau, une bonne poigne puis une potence et qu’on en finisse par respect pour la victime et ses parents.

JAZZI dit: 1 octobre 2017 à 13 h 17 min

Le plus drôle, c’était de voir François Cluzel traiter d’enculé Bertrand Cantat, au nez et à la barde de deux homos, Romand et Ruquier !

Delaporte dit: 1 octobre 2017 à 13 h 14 min

Pour être complet, ne manquait à ce « débat » que Flavie Flament, elle aussi concernée au premier chef, qui aurait montré davantage d’envergure que S. Rousseau, qui portait un poids trop lourd sur ses frêles épaules.

JAZZI dit: 1 octobre 2017 à 13 h 09 min

Très beau livre que « Un amour impossible ». Après le père, Angot rend un hommage appuyé à sa mère et retrouve sa judéité perdue. Va t-elle consacrer son prochain livre à sa fille ?

la vie dans les bois dit: 1 octobre 2017 à 13 h 05 min

« la Rousseau en larmes »

Elle ferait bien de consulter… A mon avis c’était trop « fabriqué ».

JAZZI dit: 1 octobre 2017 à 13 h 03 min

JJJ, il faut dire que côté spectacle on a été servi !
Entre la blême et rageuse Angot et la Rousseau en larmes, Sheila, qui vient juste d’enterrer son fils, comptait les points. Les mecs s’en sont plutôt bien sortis. On a même vu ce vieux roublards de Collomb, la fleur au fusil, venir nous faire la promo de sa loi sécuritaire.

bérénice dit: 1 octobre 2017 à 13 h 01 min

)))Il y a très longtemps vivaient les dinosaures, j’avais été pour ma part été stupéfaite que Jacques Darras fasse une place dans une de ses interventions ( années 90 ) à ce sujet- l’inceste- qui d’après lui devait disparaître des campagnes alors que de mon côté à cet âge que j’avais , l’inceste était une notion à peine connue qui figurait comme reléguée au passé, disparue, simple littérature d’un autre siècle.

la vie dans les bois dit: 1 octobre 2017 à 12 h 55 min

On se souviendra, hélas, comment le dernier livre de Christine Angot a été ici, si mal lu. Au point de nous faire croire que l’inceste était un mal endémique. Sous couvert de black-out familial…

bérénice dit: 1 octobre 2017 à 12 h 51 min

Jazzi, lvdlb évoque l’affaire Polanski et m’accuse de passer au mixer des histoires qui n’ont rien à voir avec le chapitre des moeurs. De plus si C Angot a pleuré S Rousseau avait les larmes aux yeux, je ne sais pas ce qu’elle garde de Beaupin mais cela paraît assez lacrymogène.

la vie dans les bois dit: 1 octobre 2017 à 12 h 47 min

‘eusement que bas rosis s’est exprimé sur un sujet qui le concerne: le viol d’un enfant…
Mais lui il était consentant.

JAZZI dit: 1 octobre 2017 à 12 h 45 min

bérénice et LVDLB, vous n’allez pas nous rejouer le match Christine Angot/Sandrine Rousseau en direct live ici !
Heureusement que Christiane remet la pendule boule à l’heure !

Janssen J-J dit: 1 octobre 2017 à 12 h 40 min

@2.47, de plus en plus ailleurs, MC. J’ai mis un lien sur Moncrabeau à 22.29, et le pauvre P. Edel n’avait fait qu’évoquer Monségur…

Quelle tempête dans un verre d’eau cette affaire de fan D’ANGOT !… Ridicule et pitoyab’… Pour résumer…

« Je veux pas qu’on parle à ma place de mon problème de violée, c’est pas le tien, aucun n’est pareil. Le mien est dans mon récit qui vaut quand même mieux que ton minable essai politicien. Je pleure de rage que tu sois incapable de comprendre ça avec tes minab’ statistiques. Et pi d’abord, je ne suis pas une journaliste respectueuse des invité-s, j’ai à faire ma place à côté de Moix et oublier la blonde précédente, passer pour la meilleure et la plus impactante de toutes celles qui m’ont précédée… J’ai pas d’autre choix que de faire la peau à tous ces Fillons, Collomb et toi,… pour exister. J’ai aucun humour. Je ne suis que la justicière révoltée par tous ces bien-pensants qui veulent toujours causer de ce qui leur arrive à la place des autres. Et si j’arrive pas à avoir le dessus, eh bé, je vous enc. tous ! Je suis la seule vraie victime du pb qui m’est arrivé, et je veux pas être stigmatisée dans une assignation de genre par une petite merdeuse à qui il est rien arrivé de bien grave à côté de moi. Je veux être la seule à me débrouiller toute seule dans la vie,j’ai pas besoin des conseils et de la sollicitude de toutes ces pseudo féministes qui prospèrent sur la misère des femmes … Je veux d’abord contrôler mon audimat télévisuel et compter le nombre de romans que mon histoire a fait vendre. Je suis une têtue exaltée : oui, j’ai souffert plus que vous tous et toutes, et je suis une écorchée vive. Et dans la concurrence des victimes, tu m’arrives pas à la hauteur, ma petite.

(avec un peu de distance, moins d’émotions, de larmes et d’affects un poil moins hérissés, voilà à peu près où en est arrivée « la sté du pestacl » actuelle, avec les guignol-es du samedi soir).

bérénice dit: 1 octobre 2017 à 12 h 32 min

j’entrevois comme une urgence à clarifier votre propos, je suppose que vous ne communiquez pas pour le plaisir de pianoter sur votre clavier sans espoir d’être comprise; ne partez pas en hurlant et pleurant quoique ce ne soit pas votre style, vous ce serait l’irrespect et la provoc perpétuelle.

bérénice dit: 1 octobre 2017 à 12 h 29 min

de la négation au déni lvdlb il y a un pas , un grand pas, vous êtes quasi toujours négative dans vos opinions , toujours à railler, à annihiler, à assomer, que vous a-t-on fait pour que de votre expérience surgissent tous ces bouquets d’épines à travers lesquels le débat ne peut progresser sauf à aimer l’entartage pour l’entartage et le proposer comme point de départ à la réflexion .

la vie dans les bois dit: 1 octobre 2017 à 12 h 25 min

Bien sûr, le robot ménager quand il mélange tout, ça fait du sabir.
Mon intervention est à destination des urgentistes.

bérénice dit: 1 octobre 2017 à 12 h 23 min

EH BIEN COMME TOUT LE MONDE. ils sont convoqués au comico, pour témoignage

bien, si cela mérite vos majuscules . Cela dit je ne comprends pas la teneur de votre intervention. En ce qui concerne l’exemple cité du juge , il rappelle cette triste affaire lointaine et niçoise où des enfants avaient reconnus dans les membres de la magistrature, crois je me souvenir, comme partie des pédophiles dont ils avaient été victimes. On voit de tout, tout est possible malheureusement, gens d’église et des organes tutélaires sont parfois impliqués.

la vie dans les bois dit: 1 octobre 2017 à 11 h 53 min

Bizarre cette histoire de conceptualiser le mot consentement, à propos d’enfant.

Les grandes gueules de  » thérapeutes » ici, n’en ont pas fait usage lorsqu’à été donné ici le témoignage de l’une des victimes de Polanski.

Tiens, on devrait faire une jurisprudence Polanki, pour mettre à l’abri l’innocence, de ses prédateurs.Les soit-disant « thérapeutes », biberonnés à psychanalyse parisienne, compris.

la vie dans les bois dit: 1 octobre 2017 à 11 h 46 min

aux thérapeutes, comment ils s’en sortent,

EH BIEN COMME TOUT LE MONDE. ils sont convoqués au comico, pour témoignage.

la vie dans les bois dit: 1 octobre 2017 à 11 h 38 min

Christine Angot n’a effectivement rien de bien innovant à asséner à une apparatchik du système qui semble plus se battre contre la « promotion canapé »…

la vie dans les bois dit: 1 octobre 2017 à 11 h 35 min

Je pense que Madame Danius, secrétaire perpétuelle de l’Académie Suédoise, devrait maintenant- qu’elle a écouté en boucle tous les tubes de son barde- pouvoir sérieusement envisager de promouvoir Michel Houellebecq auprès du Comité, pour un Nobel de littérature. Notre meilleur romancier français, le mérite, haut la main.

christiane dit: 1 octobre 2017 à 11 h 05 min

François d’Orcival – Le Nouveau Roman de l’Élysée. Trois siècles d’histoires de France. (éd. du Rocher)
« Depuis que la France a un président de la République, c’est à dire depuis 1848, celui-ci est logé dans l’hôtel particulier bâti par un prince du siècle de Louis XV sans grande fortune. (…) Derrière ces murs bat le cœur de la France qui s’y est faite,défaite, refaite. Propriété d’une grande famille, d’une favorite, puis du roi, de l’empereur, de la République enfin, ce palais s’est appelé Élysée Bourbon, Élysée Napoléon, Élysée National avant de devenir l’Élysée tout simplement.(…)
En 1978,Valéry Giscard d’Estaing décida de l’ouvrir au public, à l’occasion de la fête nationale du 14 juillet… ».
Journée du patrimoine. Les visiteurs se pressent au premier étage. Vue sur jardin. Le salon doré…
« Cette pièce située au centre du Palais a conservé intact le décor exécuté en 1861 par le peintre décorateur Jean-Louis Godon pour l’impératrice Eugénie. Sur le côté, nous pouvons y admirer la superbe tapisserie Les Muses tissée aux Gobelins, ainsi qu’au sol un tapis de la Manufacture nationale de la Savonnerie, d’époque Louis XIV, symbolisant l’Amour, et au plafond le lustre Napoléon III à cinquante-six lumières en bronze doré et cristaux.
La pendule de la cheminée du salon des Ambassadeurs cache dans son socle une boîte à musique illustrant Phaéton et Daphné. Elle indique l’heure mais aussi les lunaisons et les signes du Zodiaque.
Le bureau Louis XV, créé au XVIIIème siècle par l’ébéniste et sculpteur Charles Cressent, a été installé dans cette pièce à la demande du général de Gaulle. Ce bureau est un chef d’œuvre du mobilier français et le meuble le plus précieux de l’Élysée. Dans d’autres salons, le mobilier est signé de jean-Baptiste Boulard
Le tapis exécuté par la Savonnerie à la demande de Louis XIV… »
La première photo me fait penser à ces talentueux artisans qui travaillent dans l’ombre des ateliers…

Nicolas dit: 1 octobre 2017 à 10 h 45 min

Angot et Moix complètement paralysés face à ce témoignage, Angot à marche forcée évitant tout ce qui peut contredire son petit édifice, tout ce qui ébranle ses frêles fondations et Moix, le mâle blanc qui intellectualise vaguement pour ne pas avoir à se remuer les tripes. Plus je les regarde et plus je me dis que des écrivains n’ont rien à faire là.

Sergio dit: 1 octobre 2017 à 10 h 43 min

bérénice dit: 1 octobre 2017 à 9 h 44 min
soupe de pissenlits à l’eau de source

Ha mais j’ai refusé ! En leur bonnissant :

– Isn’t yet time ! Sorry and ciao bye…

I m’ont cru m’ont éjecté !

JAZZI dit: 1 octobre 2017 à 10 h 37 min

Avalanche de twits interpellants de Passou ! Rien de bien neuf, cependant.

1/ Le « Procès de la fiction ». Pauvre roman régulièrement trainé devant les tribunaux depuis les Surréalistes jusqu’aux structuralistes en passant par les tenants du Nouveau Roman.

2/ La clé (de sol) de la sonate de Vinteuil. A chacun son morceau. La célèbre « petite phrase », évoquée dans « A la recherche du temps perdu », pourrait bien être, selon moi, « Les Décrets indolents du hasard ». La première des 12 valses du « Ruban Dénoué » de Reynaldo Hahn…
https://www.youtube.com/watch?v=gb6ZKtYC-RI

3/ « Comment Marcel Proust organisait la promotion de la « Recherche » : critiques payées ou rédigées par lui etc Edifiant »
Edifiant mais réchauffé. On savait tout ça depuis la publication de la biographie de Painter.

4/ « Michel Houellebecq le romancier du nihilisme, Michel Onfray lui consacre un livre »
Faites marcher la planche à billets ! Billets de banque et billets de presse ou bonjour les têtes de gondoles, qu’on en rigole !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*