de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Salauds de Thénardier !

Salauds de Thénardier !

Etait-ce bien Italo Calvino qui définissait un classique comme une œuvre qui n’a jamais fini de dire ce qu’elle à dire ? Une œuvre dont le sens et les significations sont proprement inépuisables ? On croirait la formule inventée sur mesure pour Les Misérables (1824 pages, 65 euros, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard), notre vrai roman national, ambassadeur non de l’esprit mais de l’âme française dans le reste du monde où il fut aussitôt acclamé et reconnu comme tel, si classique qu’il s’est fondu dans le paysage immarcescible du patrimoine national gravé dans le marbre pour l’éternité et un peu plus. Franchement, qui le lit encore spontanément, sans que ce soit prescrit par ordonnance scolaire ? L’histoire est si bien ancrée dans l’inconscient des lecteurs, et le cinéma et la télévision n’y sont pas étrangers, qu’il serait non seulement superflu, inutile mais méprisant de la résumer. Sauf à supposer que l’on s’adresse à des gens qui ne comprennent pas ce que, dans la conversation quotidienne, désigne « un Gavroche », « une Cosette » ou « des Thénardier » voir « un côté Jean Valjean ». Autant de noms propres de personnages que la postérité a consacrés en en faisant des noms communs. Ce qui tombe bien car Hugo, qui le présentait comme « un livre religieux » (et la Révolution de 89 comme un « acte divin » par exellence), écrivait pour l’avenir et pour l’Histoire, non pour le succès de la minute ou le triomphe de la circonstance.

Dès la première page, on sent que l’on va se colleter à un monument, comme en témoigne l’intitulation en escalier. Les qualificatifs manquent généralement au critique pour résumer ses impressions à la lecture de ce que Henri Scepi, maitre d’œuvre de cette nouvelle Pléiade (la précédente était parue en 1951), évoque comme une œuvre-siècle et une œuvre-somme. N’en jetez plus ! On a compris qu’il s’agit là d’un monument et qu’il mérite le respect ce dont tout le monde n’avait pas conscience en son temps. Car si ce roman de l’exil a été très vite un immense succès en France et dans le reste du monde, et si la critique a été plutôt favorable malgré les reproches de dogmatisme ou le regret exprimé face aux longs développements philosophiques, on n’en dira pas autant des collègues de bureau de Hugo. Flaubert par exemple qui avait toujours clamé haut et fort son admiration pour lui, mais qui s’indigne de ce qu’il juge être le style populaire, le manque de rigueur, la démagogie à l’œuvre dans ce qui s’est longtemps appelé les Misères. Lamartine qui le jugeait dangereux car idéaliste à l’excès Quant à Baudelaire, s’il convient dans ses articles que ce livre a été écrit pour engager la charité, il se lâche dans une lettre où il le juge « inepte et immonde ». Loin, très loin de l’ambition visionnaire et prophétique d’Hugo 

« Quel horizon on voit du haut de la barricade ! » (I, V)00d51ff78527361728ff883dc4f40eed

Mais le même Baudelaire ne disait-il pas que Dieu, par un impénétrable esprit de mystification, avait amalgamé en Victor Hugo « la sottise et le génie » ? Pierre Michon, qui ne dissimule pas son admiration pour les Misérables, explique la fascination qu’exerce toujours Hugo sur nous par cet improbable mélange d’où se dégage une émotion sans pareille, particulièrement poignante, et qui n’a pas fini de nous bouleverser. Notre intelligence en est désamorcée afin de laisser place à ce qu’il y a de plus puéril en nous, dans la meilleure acception du terme. Si une pièce de théâtre devait être adaptée de ce roman, on ne saurait trop recommander Pierre Michon qui fut comédien dans une autre vie, pour jouer Jean Valjean, le forçat évadé qu’il vénère (il lui consacre un vibrant portrait dans le Cahier de l’Herne « Michon » 2017).

On aimerait parfois mettre le mot « roman » entre parenthèses lorsqu’on l’évoque, l’auteur lui-même en parlant comme d’une essai sous forme de poème, ou à peu près, dans lesquels il fait entrer le temps et le siècle, la conscience humaine et l’infini, à la fois montagne et océan, chronique individuelle et épopée collective, rien de moins. Il fallait être fou ou Hugo pour s’y lancer tant ce genre de projet est de nature à engloutir son auteur dans son utopie suicidaire. L’édition belge parue en 1862 à Bruxelles chez Albert Lacroix, Verboeckhoven et Cie ayant été tenue par l’auteur même comme l’édition princeps, c’est donc à partir de celle-ci que le travail s’est effectué. Ce qui ne change rien sur le fond ni sur la vue d’ensemble. Ceux qui doutaient que le roman fut comme le souhaitait Hugo une injonction à penser que l’amour est plus fort que la mort, douteront encore. ; ceux qui n’y voyaient pas qu’il a la fraternité pour base et le progrès pour cime ne le verront pas davantage. En attendant, la recherche universitaire est loin d’avoir épuisé les ressources de ce livre désormais mythique.

Il est vrai que la machinerie romanesque est tellement bien huilée, l’appel aux sentiments si bien amené, que l’on épouse vite la flamme de Juliette Drouet, recopiant feuillet après feuillet les lignes à l’encre à peine sèche de son grand homme, l’invitant à se radicaliser en se montrant implacable par exemple avec le couple infâme auquel elle voue une haine aussi épaisse et irréductible que celle de Melenchon pour le journalistes ; on se prend alors à hurler pour soi-même « Salauds de Thénardier ! » avec la virulence d’un Gabin frappant du poing sur le zinc et postillonnant à la gueule des bistrotiers BOF et des clients dans la Traversée de Paris : « Salauds de pauvres ! ». Il est vrai que la Drouet vénérait le bonhomme Hugo ; on comprend qu’elle ait vu dans les Misérables un livre ailé et lumineux, sentiment largement partagé ; mais de là à le sanctuariser… : «

« Ce livre est le tabernacle de l’avenir et frappera de mort quiconque osera porter une main profane dessus »

msiéPierre Michon n’en est pas loin lorsqu’il enjoint, après ça, de se confier à un forçat évadé plutôt qu’à des types bien. Le préfacier de cette nouvelle édition invite à relire le livre non seulement à la lumière de ce qui a été retrouvé dans l’atelier de l’artiste, les fragments, brouillons, essais, mais surtout en regard d’une date-pivot autour de laquelle elle prend ses marques et tourne : 1848. La référence est omniprésente dans le nouvel appareil critique, plus historique qu’il ne l’était, comme dans les illustrations.Une date et un concept tiré de la mythologie grecque : celui d’anankè comme nécessité, contrainte. Anankè des lois, elle se justifie par l’économie du roman mais elle fait également lien avec celui qui le précéde de trente ans (Notre-Dame-de-Paris qui était anankè des dogmes) et celui qui le suivra (Les Travailleurs de la mer comme anankè des choses) les constituant ainsi souterainement en une trilogie invisible.

Pour un écrivain, lire Hugo, c’est toujours prendre une leçon de liberté ; car il se permet tout ; et de même que dans Notre-Dame-de-Paris , il s’autorise à planter en plein milieu une sorte d’essai intitulé « Ceci tuera cela » qui servira un jour de bréviaire à la médiologie, dans les Misérables il ose un essai sur le langage populaire sous le titre « L’argot » (4ème partie, livre VII) qui est linguistique, philosophique, historique etc tout sauf romanesque ; au moins en retient-t-on à travers un éloge de la langue vulgaire des ténébreux une manière de définition de la littérature, mais hugolissime :

« Telle phrase vous fait l’effet de l’épaule fleurdeulysée d’un voleur brusquement mise à nu. L’idée refuse presque de se laisser exprimer par ces substantifs repris de justice. La métaphore y est parfois si effrontée qu’on sent qu’elle a été au carcan. Du reste, malgré tout cela et à cause de tout cela, ce patois étrange a de droit son compartiment dans ce grand casier impartial où il y a place pour le liard oxydé comme pour la médaille d’or, et qu’on nomme la littérature. L’argot, qu’on y consente ou nom, a sa syntaxe et sa poésie. C’est une langue. Si, à la difformité de certains vocables, on reconnaît qu’elle a été mâchée par Mandrin, à la splendeur de certaines métonymies, on sent que Villon l’a parlée ».

Mais qui de nos jours saurait nous emporter en écrivant non pas ça mais comme ça ? Et comme régulièrement les sondages témoignent de ce que, pour l’option publique de notre pays, Victor Hugo est l’incarnation littéraire, poétique, théâtrale, intellectuelle de la France telle que les Français se la figurent, commençons par cesser de parler de « la langue de Molière » pour désigner le français et substituons-lui plutôt « la langue de Hugo ». Car si l’on ne parle plus guère la première si admirable fût-elle, c’est bien la seconde qui nous fait toujours vibrer et chavirer enfin.

(« La conscience devant une mauvaise action », œuvre réalisée par Victor Hugo à la plume et lavis d’encre brune sur papier vélin » ; « Cosette » photographie (1893) de Gabriel Guay de son tableau de 1882)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire.

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commentaires

909 Réponses pour Salauds de Thénardier !

Janssen J-J dit: 30 mars 2018 à 10 h 10 min

alors je ne peux rien pour vous, r. Pas grave.
Voilà bien une des limites de l’intersubjectivité humaine au sein d’un supposé « dialogue » démocratique public : sensibilité philosophique rabattue sur la psychologie vs sensibilité plus sociologique.
Belle journée à vous.

rose dit: 30 mars 2018 à 4 h 09 min

je ne comprends pas cette notion de suicide altruiste. Cela m’échappe totalement. Si je donne ma vie pour autrui, je suis dans le sacrifice.
Qui dit suicide suggère immense rétrecissement de soi-même jusqu’à perdition tragique de son ego.

Il n’y a pas de suicide altruiste. Qui dit suicide dit Ouroboros, relation fermée sans échappatoire.

Janssen J-J dit: 27 mars 2018 à 23 h 39 min

pas grave, hein… sans oublier quand même le suicide altruiste ans la typlogie d’émile d…
Mais là, on n’est plus dans l’identification psychologique avec un personnage, plutôt dans une illustration de type sociologique distanciée. Bonne nuit pour le fun, douceur.

(Le suicide altruiste : à l’inverse du suicide égoïste, le suicide altruiste est déterminé par un excès d’intégration. Les individus ne s’appartiennent plus et peuvent en venir à se tuer par devoir (on peut avoir en tête les suicides dans l’armée, dans des sectes, etc.).

rose dit: 27 mars 2018 à 21 h 14 min

le dilemme moral est tel qu’il n’a plus d’autre choix que de mourir pour laisser vivre la bonté ou la générosité dont il n’avait jamais pensé qu’elle était de ce monde.

JJJ
j’achoppe là. Si on choisit de mourir, c par rapport à soi- même. Pas par rapport à autrui. Et l’héroïsme pareil. C en cela que la femme otage ne doit rien au gendarme. Et la générosité itou : cela fait du bien à soi avant de faire du bien à l’autre.
Nous n’avons pas le même point de vue sur ce qui a poussé Javert au suicide.

rose dit: 27 mars 2018 à 21 h 08 min

Soleil vert

relecture cela veut dire lu plusieurs fois. Depuis lisez vous exclusivement de la science fiction ?

je l’ ai lu très tard les Misérables, relis slt la fin depuis la mort de Gavroche, mais là pas en ce moment.

Janssen J-J dit: 27 mars 2018 à 17 h 25 min

@N’ ai pas mieux aimé Javert pck il se suicide. Sait il au moins reconnaître ses erreurs. Pas sûre qu’il change de schéma.

Mais non, je ne peux pas laisser passer cela.

Soleil vert dit: 27 mars 2018 à 15 h 32 min

>Rose « soleil vert
vous l’avez lu in extenso Les Misérables ? »

Oui, dans une édition du Seuil appartenant à mon paternel et datant de 1963. Mais ma dernière relecture date de 30 ans.

rose dit: 25 mars 2018 à 22 h 05 min

JJJ
sur l’ Assommoir, Lantier ouvrier zingueur tombe du toit dès l’ entrée du roman. L’alcool.
On attend que Gervaise échappe. Cela dure très peu l’ ascension. Et elle finit sous l’ escalier dans un grabat.

me posais la question de ces portraots de femmes au XIX ème.

N’ ai pas mieux aimé Javert pck il se suicide. Sait il au moins reconnaître ses erreurs. Pas sûre qu’il change de schéma. Aime bcp vvotre point de vue. Pourtant les choses sont toujours plus compliquées..

Janssen J-J dit: 25 mars 2018 à 11 h 05 min

(rappel de la fin du roman) Lantier vit dans la boutique et refait la cour à Gervaise. Coupeau sombre dans la paresse, et Gervaise, elle aussi, travaille de moins en moins. Elle perd ainsi de l’argent et ternit sa réputation. Le couple est obligé de déménager. Pendant ce temps Nana grandit. Coupeau devient alcoolique, tout comme Gervaise. Coupeau, de plus en plus miné par l’alcool, est interné à Sainte-Anne. Il meurt fou peu de temps après, laissant Gervaise seule. Avec l’hiver arrive la faim, Gervaise, complètement démunie, doit se prostituer pour survivre. Elle poursuit sa déchéance sociale et meurt dans l’indifférence la plus totale. Elle est enterrée par le croque-mort Bazougue,
_________

Bien sûr que le parallèle Fantine/Gervaise s’impose… mais vu que Zola s’est focalisé sur la totalité de la trajectoire de Gervaise Macquart (plutôt faste avant la déchéance), je crois qu’on ne peut pas totalement comparer avec la Fantine d’Hugo, sauf à spéculer un brin. J’y connais rien, mais me semble que Zola et Hugo n’avaient pas tout à fait la même perspective d’explication dans leur peinture fataliste des femmes écrasées du prolétariat de leurs époques.

rose dit: 25 mars 2018 à 0 h 00 min

JJJ
vous réponds demain. ai songé à Gervaise ce jour.
soleil vert
vous l’avez lu in extenso Les Misérables ?

salut à vous

Janssen J-J dit: 24 mars 2018 à 10 h 49 min

@ les choix c’est la direction que tu prends.

Ah là, vous êtes au coeur de l’énigme la plus obsédante de ma vie d’observateur halluciné du genre humain dans le monde réel et du monde décrit dans les grands livres, chère internaute r.
Sans avoir besoin du fatum en cul de sac où pourrait se complaire tous les fatalistes de cette vallée de larmes, la figure de Javert constitue un très bon contre exemple de celle de Fantine. Ce personnage est assurément le plus passionnant des Misérab’, car, à son sujet, je crois que Totor essayait d’y conforter une théorie de la rédemption possible chez tous les exécutants scrupuleux de l’ordre de l’Etat non habités par le doute. Il a cherché à mettre en scène un cas exemplaire et simple de dissonance cognitive chez ce personnage conclue par son propre suicide pour nous le rendre sympathique, alors qu’auparavant, il ne suscitait guère que de la pitié dans son obstination à ne croire qu’à la méchanceté foncière des Jean Valjean. A partir du moment Valjean l’épargne et lui demande au contraire de faire son travail de flic en l’arrêtant, le dilemme moral est tel qu’il n’a plus d’autre choix que de mourir pour laisser vivre la bonté ou la générosité dont il n’avait jamais pensé qu’elle était de ce monde. La vraie question est la suivante : pourquoi Fantine ne fut-elle jamais confrontée à ce type de dilemme, d’après Totor ?
Toute le génie du roman est contenu dans ce contraste universel et invariant. Le monde occidental se sépare depuis toujours en ces deux camps : ceux qui préfèrent croire que personne ne peut véritablement maîtriser sa destinée, et ceux qui préfèrent penser que tout le monde le peut. Inutile de dire que les 1% du monde qui s’accapare 60% des richesses de la planète font partie de la 2e catégorie.
Et Totor n’en faisait pas partie. Voilà pourquoi le monde entier continue à aimer Les Misérab’, 150 ans plus tard.

rose dit: 23 mars 2018 à 20 h 39 min

Soleil vert

oui cela semble bien noir comme histoire…

JJJ

ne suis pas la science infuse ; les choix c’est la direction que tu prends. Ne crois pas trop au fatum. Crois plutôt aux erreurs d’embranchements qui amènent au cul de sac. Comme si on y était bien, in fine. Vous rassure, (j’ai failli pleurer à vous lire) aucun jugement de valeur envers Fantine, ni les autres.
Même Javert lorqu’il dit « la clef du gouvernement » possdée par hénardier, ben je le trouve émouvant. Et le pire, je suis d’accord avec vous, ce sont les dents. Depuis la pluie a couru dans les égouts ah cra cra puisque les implants sont en zirconium.

Soleil vert

vous dites destinée, JJJ dit fatalités, c’est le grand problème du fatum. Ce soir, je pense pas de fatum, mais je suis à plat, c’est peut-être pourquoi. Pauvre Fanny.

Ouaip JJJ, chui d’accord. Trompée la première fois, trompée toujours. Qu’est ce qui reste ? La camisole. Pauvre Fantine.

Janssen J-J dit: 23 mars 2018 à 13 h 55 min

@ mais Fantine ses choix la conduisent au désastre et pas le moindre est celui d’abandonner Cosette aux Thénardier

J’espère, r., que ce n’est pas là un jugement de valeur personnel sur les « choix » malheureux de Fantine.
Voyez, moi qui accorde tant d’importance à vos écrits sur ce roman que vous aimez, ce terme de « choix » me heurte. Car, me semble-t-il, cette pauvre femme n’eut aucun « choix ». Tout ce qui lui arriva ne fut qu’une suite d’effroyables fatalités dans lesquelles elle ne fit que s’enfoncer à mesure qu’elle croyait éviter le pire. Quand on pense qu’elle finit par se convaincre de se faire arracher les dents pour payer les thénardier, et croire ainsi sauver la petiote… Voilà donc à quoi se réduisirent ses choix. C’est Victor qui montre bien, de manière impitoyable, qu’elle n’eut jamais aucun choix, au point qu’on se demande parfois si on n’en est pas encore là chez certaines femmes de nos sociétés d’abondance…
« Avoir le choix »…, et je ne voux accuse pas, mais voilà pourtant bien pour moi, (qui suis assez souvent furax contre toutes les idéologies victimaires de l’époque, sutout quand elles sont brandies par des puissants de la tremp des Sarko victimes de complots khadafiens, ce jour-), l’une des principales perversions de l’idéologie néolibérale d’aujourd’hui, laquelle vomit les sociologies déterministes en fatalité de la ‘misère des miséreux’.
Il est vrai que Fantine, sous la plume d’un romancier idéaliste aurait eu le choix de ne pas coucher, puis d’avorter, puis de ne pas confier Cosette à des escrocs, puis de ne pas se prostituer, etc… Elle aurait pu avoir le choix de se suicider beaucoup plus tôt. Certes, et Totor de ne pas exister, lui qui, à travers Fantine, abandonnée de Dieu ou du progrès, illustrait à merveille en son personnage la victime de cette loi de l’évolution de l’humanité, « cette roue qui ne peut se mouvoir sans écraser quelqu’un »…
Non ! Fantine n’eut aucun choix, à partir du moment où elle fut trompée dans sa naïveté, une première fois.

Mais je crois que vous serez d’accord, non ?

Soleil vert dit: 23 mars 2018 à 12 h 32 min

Merci Rose,
Jugez de la destinée de Fanny. Employée chez un lord anglais (il y a un beau passage sur l’existence monacale, recluse de la domesticité) elle s’amourache de ce chenapan de Ned Rise et perd son emploi. Pour éviter la potence à son amant elle se livre à un avocat sorte de pervers sexuel. Ned Rise disparue elle épouse un aristocrate allemand. Tombée enceinte (l’enfant serait de Ned) elle s’enfuit, revient à Londres sans ressource, se fait dérober son bébé et se jette dans la Tamise.

rose dit: 23 mars 2018 à 2 h 20 min

Soleil vert
trés beau billet vous avez écrit sur votre blog ; Fantine ce sont les évènements qui s’enchainent. Fanny je ne sais pas, mais Fantine ses choix la conduisent au désastre et pas le moindre est celui d’abandonner Cosette aux Thénardier.

rose dit: 23 mars 2018 à 2 h 13 min

JJJ je ne connais pas l’anecdote lors du mariage de Churchill et n’ai pas repéré la nuit de noces de Marius et Cosette. Mais leurs discussions sur le banc, oui. Je vais vers la fin, je reviendrai sur ces passages ensuite.

Soleil vert dit: 22 mars 2018 à 18 h 04 min

Dans le « Water Music » de Boyle que je viens de terminer, il y a un personnage nommé Fanny avec un F comme Fantine, véritable martyre hugolienne.

Janssen J-J dit: 22 mars 2018 à 9 h 51 min

… A propos de la nuit de noces de Marius et Cosette le 16 février 1833, j’aurais besoin d’un exégète hugolien, car je n’ai toujours pas compris ce morceau de phrase (folio, T2, p. 771), ce qui m’embête un brin.
« La France ne pousse pas encore l’élégance jusqu’à faire, comme la nobility anglaise, pleuvoir sur la calèche de poste des mariés une grêle de pantoufles éculées et de vieilles savates, en souvenir de Churchill, depuis par Marlborough, ou Malbrouck, assailli le jour de son mariage par une colère de tante qui lui porta bonheur ».
C’est quoi encore cette histoire de Churchill, bloom, petit rappel, ou rose ?…
(j’en étions resté à : ‘it rains cats and dogs’)

rose dit: 19 mars 2018 à 5 h 55 min

Je n’en reviens pas.
J’ai dormi comme un bébè.
Heureuse.

Repue.
Et vous avez fini le livre.

Je ne sais pas si c’est cela Victor, le goút du bonheur ou celui de la bataille, celui de s’améliorer ou d’aller vers l’égalité sociale, mais cela se boit comme du petit lait.

Vous lisez trois cents pages lorsque j’en lis trente. Je reste estomaquée.
Beau challenge vous avez accompli.

Janssen J-J dit: 19 mars 2018 à 0 h 15 min

Eh oui…, rose il fallait finir à regret. Ce soir, 23.55, je suis resté en larmes apaisées avec Marius et Cosette, serrant très fort les mains Jean Valjean (sur son chie-en-lit de bonheur ?).
« S’il y a du tâtonnement dans l’action de mourir » (victor), « ce n’est rien de mourir, c’est affreux de ne pas vivre » (jean). Oui, mais « La lumière du monde inconnu était déjà visible dans sa prunelle » (victor). Et « Je ne sais pas ce que j’ai, je vois de la lumière » (jean).
Et moi, bien bluffé, à mon âge, qui ne veux pas fermer la dernière page !
Je vous le répète franchement, ce bonheur de quelques jours assidus parmi eux, j’en dois quelque chose à votre involontaire soutien. Merci. Faites également de beaux rêves, les rideaux de pergale sont tirés. Et les Misérabl’ encore sauvés !

rose dit: 18 mars 2018 à 20 h 06 min

Punaise : je reste stupéfaite ; vous en êtes où j’en suis et vous allez me dépasser. Quatre jours désormais sans lire une ligne.
Oui des passages tendres sur la pudeur féminine. Et vous avez passé tous les passages historiques sans barguigner ?

Bon, je vais m’y remettre, je vais me faire doubler ; au lit, au livre.

(rosie, j’accepte, voiture-balai pas du tout, sachez-le).

Janssen J-J dit: 18 mars 2018 à 9 h 35 min

et nous sommes d’accord, j’arrête pas de faire des pauses pour haleter et penser à vous. Car vous vous êtes intercalée dans mes pages, je dois faire avec ça. Par exemple, Cosette se réveille et se prépare aux ablutions matinales (chap. X, livre 1, 5e p. : Aurore). Totor, toujours un brin pédofil… observe Léopoldine, il s’en veut de la contempler car il ne veut pas la profaner, car c’est une icône sacrée. Alors, il se gifle, s’administre une leçon et te laisse méditer à ton propre freudisme de falzar : « Nous ne montrerons donc rien de tout ce suave petit remue-ménage du réveil de Cosette. Un conte d’orient dit que la rose avait été faite par Dieu blanche, mais qu’Adam l’ayant regardée au moment où elle s’entr’ouvrait, elle eut honte et devint rose. Nous sommes de ceux qui se sentent interdits devant les jeunes filles et les fleurs, les trouvant vénérables »…
Je vous laisse aller à l’imagination rosie, avant de reprendre le rythme. Eponine a sauvé Marius avant de mourir dans ses bras, et la petite grande âme de Gavroche (le gamin fée) s’est envolée. On sent déjà que le long travelling sur la barricade va prendre fin. Oui, et qu’on va sans doute passer à autre chose qui soutiendra autant l’intérêt. Il reste encore 300 pages, rose, et t’aurions jamais cru à une chose pareille, finalement, jamais sauté une ligne ! Et en plus, Janssen, durant cette longue parenthèse, t’as trouvé une Bienveillante grâce au post de Passoul. Que du gagnant-gnant-gnan, parfois, ça fait du bien.
Bon dimanche à vous, chère voiture-balai du tour d’Hugo 😉 !

rose dit: 17 mars 2018 à 23 h 22 min

JJJ
je ne sais pas encore ce que vous en direz à la fin, s’il vous faudra ruminer ou si vous trancherez et vaquerez rapidement ; toutefois, il me semble – à relire la fin – que ce rythme enlevé, soutenu, trépidant, court tout au long du livre et que les qelques pauses sont marquées par des descriptions ou des explications/ éclaircissements ou précisions sur la situation. Sinon, tout le livre est au galop, dirais-je.

Janssen J-J dit: 17 mars 2018 à 10 h 41 min

Un grand personnage de par ma contrée, justement cité par Totor dans les Misérables.
« l’infamie des juges fit la gloire des condamnés », s’exclama un jour Pierre-François Audry de Puyravault.
Un saint, vous dis-je, injustement remplacé par le Julien Coupat du jour ayant à répondre de ses inactions devant les bévues d’une justice obstinée par les intoxications politiques de l’alliot-marisme de l’époque.
http://suitehistoirefamillefoullonneaumoinet.e-monsite.com/pages/saint-christophe/pierre-francois-audry-de-puyravault.html

Janssen J-J dit: 17 mars 2018 à 9 h 55 min

Perlocutions matinales…

D’abord, se fader un intro lourdingue sur le distingo émeute/insurrection. Mais c’est la méthode à Totot pour nous amener tranquillement à la barricade, et faire monter la fièvre. Donc, l’insurrection qui vient, c’est + noble que l’émeute.
Et en ce moment, celle que nous annonçait, il y a déjà dix ans un Julien Coupat, a l’air de mal passer la barre aujourd’hui.
Une grève perlée à la SNCF commence en revanche à susciter une fièvre diffuse. Certains, qui s’affolent, croivent à un ‘remake de décembre 1995′, une insurrection qui menace de s’enflammer au point de faire chuter la macronie.
Peuvent toujours rêver, les François Cusset et autres essayistes de la nouvelle violence.

Une ligne de crête entre Totor et le Bourdieu de la Misère du monde (1993)… 130 ans plus tôt, il y avait des Misérabl’ qui se soulevaient contre la police de la bourgeoisie régnante louis philiparde. 130 ans plus tard, il y avait deux formes de misérab’ : les toujours miséreux « de condition », mais aussi une nouvelle race de fatalistes en déclassement, des miséreux « de position », que beaucoup aspirent à voir se remettre debout, la nuit…
On craint pour l’avenir de Gavroche. Heureusement qu’on connaît pas encore la fin.

Janssen J-J dit: 16 mars 2018 à 11 h 10 min

(Folio IIe, 7e livre, p. 332).
« Je n’entrave que le dail comment meck, le daron des orgues, peut atiger ses mômes et ses momignards et les locher criblant sans être atigé lui-même.
(je ne comprends pas comment Dieu, le père des hommes, peut torturer ses enfants et ses petits-enfants et les entendre crier sans être torturé lui-même)
Vaste débat pour des miséreux qu’essaient de se raccrocher à quelque chose… Pas vrai, les étouffe-chrétiens ?

Janssen J-J dit: 16 mars 2018 à 10 h 30 min

En plus…, il s’appelle Tom, et il est très grand pour son âge.
Allez, on va pas se les imaginer en Marius-Cosette…, A c’propos, c’est bien bien longuet leurs amours, et faut bien l’avouer, d’une mièvrerie. Oui, parfois, faut bin du courage pour pas sauter les pages. Mais bon, la gaffe du papé Gillenormand (« fais-en ta maîtresse ») conclut bien l’épisode, l’était temps. Ah, mais c’est que l’rigolait pas l’Marius transi, hein : « Il y a cinq ans, vous avez outragé mon père ; aujourd’hui, vous outragez ma femme. Je ne vous demande plus rien, monsieur. Adieu ».

rose dit: 14 mars 2018 à 22 h 42 min

JJJ
je ne l’aurai jamais cru.
Aucun de mes élèves n’a voulu que je lui offre mon exemplaire ( la chance que j’ai eue il est rempli de signets…).
Je vais l’offrir à Méi. Qui dévore les livres.
On pourra la marier à votre pett voisin.

Janssen J-J dit: 14 mars 2018 à 9 h 52 min

Et ce ce matin, deux nouveaux plaisirs… trouvé ceci sur la toile, chez une Tiphaine S. également enthousiaste à sa 3e lecture ! faut dire cque c’est une pro…
https://www.en-attendant-nadeau.fr/2018/03/13/troisieme-lecture-miserables/
mais trouvé rose, surtout… OK, j’ai été un peu dur avec Enjolras, c’est que l’image de St Just est encore présente, et je suis pas encore arrivé sur les barricades, j’ai hâte…. mais comment vous dire ? Je voudrais avoir déjà lu le roman fleuve trois fois… mais c’est la first. Voudrais bien combler ce retard pour être en osmose avec les chanceux qui s’y replongent (d’où nécessité de « mettre les bouts ») et prendre tout mon temps, ralentir… écrire un peu sur chaque épisode… Mais voilà, il faudrait 10 vies, et la pile accumule à côté…
Un petit garçon de l’immeuble, dévoreur de livres, est plongé dans les Misérables, fasciné, me dit sa mère. Il s’est plaint du cadeau de la version abrégée… « Et pourquoi j’aurais pas le droit de tout lire, maman ? »… lui a-t-il demandé…
J’aurais bien aimé être ce petit garçon de 10 ans. Mais dans ma souillarde, on ne connaissait pas les livres, et surtout, y avait pas mal d’herbe à couper pour les lapins. La misère, Jean-Pierre !
BJ à vous, et à tous les Miséreux du 21e s. !

rose dit: 14 mars 2018 à 6 h 33 min

pas lu depuis deux jours.
du mal ai eu avec les grands boulevards.
du plaisir ds l’ action.J’ y ai été sur la barricade. À gauche Marius.
À droite Enjolras.

rose dit: 14 mars 2018 à 6 h 25 min

Enjolras n’a rien d’un médiocre. Il le prouvera sur la barricade. Je ne vois dis rien.
C passionnant de lire votre relevé. Nous avons chacun le nôtre. Merci de partager cela avec nous.

Merci christiane.
Ce sont nos couleurs.
Le bleu du ciel, le blanc des maisons ou bien les ocres.
S’ y rajoute depuis huit jours le rose pâle des fleurs de l’ amandier.
Inouï.
Un vieil amandier couvert de fleurs. C’ est l’ amour.

Janssen J-J dit: 13 mars 2018 à 23 h 09 min

… de ces drames de conscience qu’il excelle à mettre en scène de façon ‘pré-téléphonée’ (la scène de Marius partagé par le révélation de l’identité de Thénardier piégeant le calme Leblanc (le « père » de la belle petite devnue « femme » – 15 ans), on a toujours l’impression que c’est Thénardier qui sort grandi de l’épreuve. Mais il faut lire lentement ! C’est que Totor n’arrive pas à en faire un vrai salaud…, il le rendrait presque sympathique (beaucoup plus que Bobonne avec qui il a vraiment du mal à s’identifier !). On en oublierait souvent les chutes quasiment apaisées à la fin de ces grandiloquentes de noirceur : « dans cette nudité affrontée d’une âme laide, dans cette conflagration de toutes les souffrances combinées avec toues les haines, QUELQUE CHOSE QUI ETAIT HIDEUX COMME LE MAL ET POIGNANT COMME LE VRAI (folio, II, p. 93). (…) « Il y avait deux hommes en lui : l’un féroce et l’autre adroit » (p.95)…. etc, certes, pour faire tenir le suspense dans les chaumières, il te jette encore le doute : « qui sait si quelque chance ne surgirait pas qui le délivrerait de l’affreuse alternative de laisser périr le père d’Ursule ou de perdre le sauveur du colonel ? ».
Continuons… Livre 4, Bon, pas d’histoire, il faut se taper un nouveau boulevard sur le contexte Révolution des années 30, un long topo d’un fan de Louis-Philippe (Egalité)… Rafraichissant souvenir.

Et puis, surtout, un peu plus loin, un bon résumé de l’esprit du « socialisme » idéalisable sous le Second Empire, et de ses suites pas si déshonorantes que ça (?) :
« 1er pb / produire la richesse (il contient la question du travail -> emploi des forces)
2e pb / la répartir (il contient la question du salaire -> distribution des jouissances)
Du bon emploi des forces résulte la puissance publique, de la bonne distribution ds jouissances résulte le bonheur individuel. Pou rla bonne distribution, il faut entendre non distribution égale mais distribution équitable. Equité, la première égalité;
De ces 2 chodes combinées, puissance publique au dehors, bonheur individuel au dedans, résulte la prospérité sociale = homme heureux, citoyen libre, nation grande…
Z’avez vraiment quelque chose à y redire à ce programme, vous autres les JC, Jazzi, Delaporte, Béré, nos économo-politicards de la rdl ?… Moi, pas trop, à ce stade des Misérab’ !, voyez… Se laisser porter, c’est si bon de temps à autre, suspendre le jugement… s’aller bercer au plaisir infantile,… quand on sait que « l’action » va revenir… Car il ne vous lâchera pas avant la fin, le bougre ! Courage.

Janssen J-J dit: 12 mars 2018 à 18 h 59 min

@10.32 J’attendions d’pied ferme depuis des plombes le hurlement du ‘fantôme d’Auschwitz’ qui va nous balayer l’Totor. A pas l’air tropressé pour l’instant.

Janssen J-J dit: 12 mars 2018 à 12 h 32 min

@ JC…

(Courfeyras) Faites attention. Ceci est la rue Plâtrière, nommée aujuordh’ui rue Jean-Jacques Rousseau, à cause d’un ménage singulier qui l’habitait il y a une soixantaine d’années. C’était Jean-Jacques et Thérèse. De temps en temps, il naissait là de petits êtres. Thérèse les enfantait, Jean-Jacques les enfantrouvait. (…)
(Enjolras) Silence devant Jean-Jacqes ! Cet homme, je l’admire. Il a renié ses enfants, soit : mais il a adopté le peuple (p. 837).

Quel humour ce Totor, JC, hein ?… Et si t’essayais d’en faire autant à la rdl, plutôt que de bicher devant wiwi, tel le Grantaire moyen face au médiocre Enjolras, ça nous changerait un brin ?

Janssen J-J dit: 12 mars 2018 à 11 h 31 min

allons allons dhonc, tu aurais été sous le charme, comme estomaqué par ce feuilleton, comme l’étaient tous les îliens de ta trempe en 1856 !

JC..... dit: 12 mars 2018 à 10 h 32 min

Gigi, tu vas nous rendre fou avec tes erreurs de jugement dramatiques ! Car tu passes à côté du Totor du troisième millénaire : l’ami WIWI !

En effet comme Hugo qui n’écrit pas vraiment un roman d’aventures mais plutôt un catalogue raisonné de ses fantasmes binaires et autre visions à l’emporte piécette, notre ami fera pareil dans son grand roman, et enverra aux poubelles de la psychanalyse le misérable roman Les Misérables de ce pauvre malheureux de Hugo, si français dans son approche « Je hurle, donc je suis »…. !

Janssen J-J dit: 12 mars 2018 à 10 h 08 min

@6.52 re-zut… en effet, moi et les bouteilles de Morandi, ça fait deux. Merci pour la rectifle.
BJ à teur-toutent.

christiane dit: 12 mars 2018 à 10 h 05 min

Ah, Rose, Giorgio Morandi… Un peintre rare, complexe dont l’œuvre est ancrée dans le quotidien mais il ne s’agit pas d’une représentation de la réalité quand il peint des bols, des bouteilles, des savons, vases, des brocs, des théières. c’est une peinture que l’on a dit métaphysique. Les objets perdent leurs détails, leur volume pour devenir, dans une palette de couleurs délayées, des taches. Parfois, les formes sont suggérées par leur absence. C’est alors le blanc de la toile qui suggère ou celui du papier car il a beaucoup dessiné et peint des aquarelles. Il est né en juillet 1890 à Bologne, en Italie et meurt en juin 1964 dans la même ville.
Philippe Jaccottet a écrit un texte magnifique qui l’évoque « Le bol du pèlerin (Morandi). Il parle à propos de son œuvre d’infini, du silence radieux émanant de ses peintures et à propos d’un bol blanc, les moines poètes du Japon. Une « légère poussière sur les objets de ses natures mortes comme si une couche du temps devait les protéger ». Il parle aussi de pudeur, de modestie. De ces roses et ces gris subtils, délicats, des couleurs de sable. Une « exténuation de toute couleur ». Cette tranquillité, presque une austérité. Cette patience. Cette lumière intérieure.
Quand j’ai commencé cette toile, il y a trois semaines, je luttais dans les rouges puis j’ai tout raclé et nettoyé à la térébenthine et j’ai repris, cherchant la palette qui serait la plus proche de ce que je ressentais. Les bleus sont venus. Quand ils auront séché, je retravaillerai en atténuation avec des gris colorés.

Janssen J-J dit: 12 mars 2018 à 10 h 05 min

@ Totor, comme à son habitude, affirme n’importe quoi persuadé qu’il a raison et a autant de chance de se tromper que de tomber juste.

Tout de même un peu plus talentueux que gwg, dans le genre, reconnaissez-lui au moins ça, l’JC !

Belle journée, r. et ch. Merci.
Au RER du matin : ai fait connaissance avec « les Amis de l’ABC »… et tout à coup, Enjolras, Combeferre, Jean Prouvaire, Feuilly, Curfeyras, Bahorel, Lesgle (Laigle ?), Joly et Grantaire… se son tmis à exister.
J’espère qu’à la fin (suis rendu à la moitié des Misérabl’), je comprendrai tout de vos remarques, vous qui avez pas mal d’avance dans le siècle, hein… Et que les miséreux seront transfigurés par la richesse, l’amour et la bonté. C’est quand même ce qu’on espère pour jl’Humnaité du 21è sicèle ; sinon à quoi bon se décarcasser à lire ce grand roman visionnaire, hein ?

JC..... dit: 12 mars 2018 à 8 h 46 min

« Il est troublant, voyez-vous, dans sa réfutation du nihilisme (ces philosophies sans portée qui nient l’infini), et les athées sont des gros balourds : « Il n’y a pas de néant. Zéro n’existe pas. Tout est quelque chose. Rien n’est rien » » (JJJ)

Totor, comme à son habitude, affirme n’importe quoi persuadé qu’il a raison et a autant de chance de se tromper que de tomber juste.

Un savant…. ! Un poète … ! Un savant poète… !

la vie dans les bois dit: 12 mars 2018 à 8 h 09 min

« Franchement, qui le lit encore spontanément, sans que ce soit prescrit par ordonnance scolaire ?  »

Des chanteurs lyriques ?

Les Misérables en concert
Le spectacle débutera sa tournée le 28 février au Vendespace de Mouilleront Le Captif, avant de passer au Palais des Congrès de Paris les 3, 4 et 5 mars et de s’achever le 19 mars au Zénith de Lille.
https://www.youtube.com/watch?v=jA90NOMhkm4

rose dit: 12 mars 2018 à 6 h 52 min

aime bcp éducation conventuelle…
de quelle couleur est le bol ?
qui est Morandi ?
bonne journée christiane et Morandi.

christiane dit: 12 mars 2018 à 2 h 15 min

Rose, oui, c’est complexe. Non pas du religieux mais du sacré (l’infini selon JJJ). J.V. jardine, travaille dans les terres du monastère et observe les allées et venues de ces religieuses, d’autant plus que Cosette passe parfois. Quelque chose se passe et rien ne se passe. Quelque chose lui fait signe qui le laisse songeur. Au sens littéral, ce qui est « sacré » est ce qui est séparé, du latin « sancire -sanctus – sacer » délimiter, mystérieux, ambivalent, interdit au profane. Qu’est-ce qui incite ces femmes à vivre séparées du reste du monde, en clôture, suivant un rite, une pratique réglée selon les heures des offices ? Quant à Jean Valjean son histoire est jalonnée de références à la Passion du Christ, à la nuit d’angoisse tourmentée du Jardin des oliviers, surtout dans la dernière partie du roman. Les titres de chapitre aussi, souvent tirés de la Bible, ainsi celui qui coiffe le chapitre 11 du cinquième livre de la deuxième partie : «Christus nos liberavit» est une citation de saint Paul. (mais la fabrique des saints ne se trouve pas du
côté des églises instituées ni dans l’éducation conventuelle de Cosette.
Javert le sent :  » Quelque chose lui barrait le chemin de ce côté-là. Quelque chose ? Quoi ? Est-ce qu’il y a au monde autre chose que les tribunaux,les sentences exécutoires, la police et l’autorité ? Javert était bouleversé. Un galérien sacré !… » et la suite jusqu’à sa disparition volontaire dans la Seine.
Ce que je peins ? Un camaïeu de bleus d’où surgit un bol sur une table. Souvenir de Morandi…

rose dit: 11 mars 2018 à 22 h 10 min

christiane
sinon je suis d’accord avec tout ce que vous dites.
JJJ je suis en pocket ; n’ai pas la même pagination que vous.

rose dit: 11 mars 2018 à 22 h 08 min

christiane

des murs et des plafonds. De blanc. Et vous, que peignez- vous ?
JJJ comme vous lisez vite !

à tous deux. Je ne l’ai jamais lu comme un livre religieux (mais lorsque j’ai projeté aux élèves du ciné-club Andrèi Roublov ai trouvé le film éminemment religieux et.en ai été gênée, comme si
je me rendais coupable de prosélytisme.

Le comprend ce passage de l’enfermememt dans la clôture comme le moment de l’ouverture à l’amour par l’intermédiaire de Cosette. Il prend confiance Jean. Il faut dire qu’il devient responsable de plus faible que soi.
C’est beau.

christiane dit: 11 mars 2018 à 20 h 26 min

JJJ,
oui, surprenante et progressive cette pénétration par Jean Valjean de ce que peut être une prière. Sa haine s’effrite au fil de cette aventure. Tout démarre par l’évêque (le saint) et cette douleur quand il ne peut rattraper le petit ramoneur. Il meurt symboliquement pour entrer dans l’enceinte du couvent puisque Fauchelevent cache Cosette dans sa hotte et enterre littéralement J.V. dans un cercueil.
Ces religieuses, surtout à cette époque sont aussi comme mortes, retirées du monde et c’est cet accueil, ce soin de Cosette, qui rend quelque chose de vivant. Une sorte d’amour qui fait germe.
Mais plus tard il brise cette tranquillité, certainement pour que cette petite qui a maintenant 15 ans puisse goûter à la vie, hors de ce lieu fermé et austère. Séparer le frôlement du sacré et le désir de sortir de ce lieu d’enfermement.
Oui, vous mettez le lecteur en interrogation sur Hugo et le sacré bien que je le situe dans un éloignement de la religion. Or, tout ce livre est brûlant de la lumière de la foi révélée, intérieurement. Il meurt dans cette lumière.

Janssen J-J dit: 11 mars 2018 à 19 h 31 min

Houlà, mais vous allez bien trop vite en besogne !… Il y a quand même un autre tunnel à franchir (Parenthèse) et pas des moindres ? Totor nous avertit (p. 653 folio) : avant l’humanité, le drame de l’infini, premier personnage du roman. Bon alors, d’après ce qu’on comprend, c’est qu’il a pas pu s’empêcher de faire état de sa philosophie perso, déchiré qu’il était entre la nécessité de comprendre pourquoi le monachisme était condamné par les horreurs historiques qu’il avait fait subir aux cloitré-es, et le mystère du désir persistant de clôture conventuelle et son propre émerveillement de la prière (« acte de mettre par la pensée, l’infini d’en bas en contact avec l’infini d’en haut, cela s’appelle prier »). Il est troublant, voyez-vous, dans sa réfutation du nihilisme (ces philosophies sans portée qui nient l’infini), et les athées sont des gros balourds : « Il n’y a pas de néant. Zéro n’existe pas. Tout est quelque chose. Rien n’est rien » (p. 665)… Bon, ben là, ça m’interpelle, moi, qui en suis resté crocheté vivant dans mon cercueil à vous marteler ceci : prouvez-moi qu’il y a quelque chose plutôt que rien ! » Et l’père Jeanval-Hugo qui me répond, par delà le 19e ceci : « nous nous bornons à dire que nous ne comprenons ni l’homme comme point de départ, ni le progrès comme but, sans ces deux forces qui en sont les deux moteurs : croire et aimer. Le progrès est le but ; l’idéal est le type. Qu’est-ce que l’idéal ? C’est Dieu. Idéal, absolu, perfection, infini ; mots identiques »…
Ca y est…, je vins de comprendre l’âme de ce gros roman pas si misérabilissss que ça ! Et j’suis super bien content ! En route, de pied ferme, pour la 3e partie dédiée à Marius.

christiane dit: 11 mars 2018 à 17 h 42 min

@rose dit: 11 mars 2018 à 13 h 50 min
Je peignais, fenêtres grand ouvertes et ordinateur éteint. Et vous que peignez-vous ?
Donc, ces phrases griffonnées. C’est au dos d’une enveloppe d’imprimé d’une lettre qui lui avait été adressée par la Chambre des Pairs. Peut-on parler d’un plan préétabli du roman ? Je ne le crois pas. une intuition peut-être…. comme cette phrase qu’il a biffée dans la manuscrit à la fin du chap II ou III :  » Pour qui les eût rencontrés dans ce lieu et dans cette nuit, c’eût été un groupe singulier que cet homme, cet enfant et cette poupée. »

rose dit: 11 mars 2018 à 13 h 50 min

On a retrouvé quatre lignes griffonnées dans un coin : « Histoire d’un saint. Histoire d’un homme. Histoire d’une femme. Histoire d’une poupée. »…

vous pouvez nous dire où christiane ?

JJJ, c’est passionnant aussi de vous suivre ; hier au soir étais un peu dépitée parce que je ne prends pas autant de soin que vous à tout comprendre, les milliers de références à des faits précis.

christiane dit: 11 mars 2018 à 12 h 17 min

@Janssen J-J dit: 11 mars 2018 à 9 h 57 min
Voilà une bonne nouvelle !
Une question restée en suspens :
« Pourquoi Jean Valjean avait-il quitté le couvent du Petit-Picpus ? Que s’était-il passé ?
Il ne s’était rien passé.(…)
Jean Valjean était heureux dans le couvent, si heureux que sa conscience finit par s’inquiéter. Il voyait Cosette tous les jours, il sentait la paternité naître et se développer en lui de plus en plus, il couvait de l’âme. »
Que représentent ces religieuses, en exil, comme lui ?
Puis, Les années passeront… On retrouvera Jean Valjean installé rue Plumet sous le nom de Fauchelevent avec Cosette. Là, apparaitra un jeune républicain, Marius… et, Javert…

On a retrouvé quatre lignes griffonnées dans un coin : « Histoire d’un saint. Histoire d’un homme. Histoire d’une femme. Histoire d’une poupée. »…

Janssen J-J dit: 11 mars 2018 à 9 h 57 min

Passionnantes ces multiples lectures et regards sur les Misérab’. « Le grand-père de Marius aussi (je n’en dis pas trop pck c’est plus loin) dès la bataille, on comprend son rôle plus loin ». Merci rose de ne pas trop dévoiler, c’est que je n’en suis qu’à la rencontre de Valjean avec Fauchelevent dans la jardin des nonnes après avoir une fois de plus échappé aux sbires de Jajav., où ils vont aller installer la petiote. Y a du suspense !!… Vous dites un truc très juste avec Ch, qu’avec le père Hugo on retombe toujours sur ses pattes avec les personnages, même si c’est beaucoup plus loin, perd jamais de fil de son aiguillée : « tout ceci est finement articulé ».
J’aurions jamais cru éprouver tant de plaisir infantile régressif !

christiane dit: 11 mars 2018 à 1 h 34 min

Oui, Rose,
Georges Pontmercy (le père de Marius, celui de Waterloo) tombe gravement malade, éloigné de son fils et écrit à M. Gillenormand (le grand-père qui a obtenu par chantage la garde de son petit-fils Marius) pour solliciter la visite de son fils. Hélas, Marius arrive trop tard, son père est décédé. Il lui a laissé une lettre : « L’empereur m’a fait baron sur le champ de bataille de Waterloo. Puisque la Restauration me conteste ce titre que j’ai payé de mon sang, mon fils le prendra et le portera. Il va sans dire qu’il en sera digne. À cette même bataille de Waterloo, un sergent m’a sauvé la vie. Cet homme s’appelle Thénardier. Dans ces derniers temps, je crois qu’il tenait une petite auberge dans les environs de Paris, à Chelles ou à Montfermeil. Si mon fils le rencontre, il fera à Thénardier tout le bien qu’il pourra. »
Et là, s’explique la mansuétude de Marius à l’égard de Thénardier puisqu’il croit accomplir le désir de son père, alors qu’il est offusqué de la façon dont cet homme a sali Jean Valjean qui lui a, il le comprend, sauvé la vie en passant par les égouts pour l’éloigner de la barricade meurtrière.
Quand on y songe, tout ce roman est finement articulé. Vous avez raison pour la barricade.
Bonne nuit.

rose dit: 10 mars 2018 à 22 h 47 min

Le plan de Napoléon est de s’attaquer au point le plus faible de l’ennemi : son flanc gauche.

et ce qui est hyper-intéressant, mais n’en parlons pas trop, c’est la tactique pour la prise de la barricade, à la fin. J’y retourne.

Mais j’ai faim.
Enfer et damnation.

rose dit: 10 mars 2018 à 22 h 45 min

merci christiane !

La vie est une drôle de surprise. Très au nord, (quel climat !) je connaissais le mont noir de Marguerite Yourcenar
http://museeyourcenar.chez.com/perso-23417.htm

mais pas le mont Saint Jean.

et pour mon départ à la retraite, ai cuisiné un (quatre) rôti(s) de boeuf Wellington et c’est un des généraux de Waterloo.
Superbe journée et cela va continuer, arghhh…merci.

rose dit: 10 mars 2018 à 21 h 11 min

Ah oui, christiane, merci aussi d’avoir parlé du tableau : je m’en souviens fort bien du tableau de Waterloo.

Comment savez-vous que le mont Saint Jean est le lieu où s’est déroulée la bataille de Waterloo ?

En lisant les questions de JJJ, je réalise que je ne cherche pas tout à comprendre, je fonce, j’attends la fin. La happy end. Les enfants de Cosette et de Marius. Les quatre.

rose dit: 10 mars 2018 à 21 h 07 min

christiane

merci de votre compliment du mmatin fort roboratif ; ne suis pas sûre d’avoir raison mais c’est un de spersonnages secondaires, Javert qui court tout le long du livre. On tente d ele percer, mais pas si facile que cela…

Merci de votre retours détaillé sur la bataille de Waterloo : je ne l’avais guère en tête. C’est vrai que le Thénardier se taille la part du lion alors qu’il est répréhensible de vol sur les cadavres. Mais c’est lui qui réveille un mort, non ? Enterré sous d’autres corps mais encore vivant lui.

Le grand-père de Marius aussi (je n’en dis pas trop pck c’est plus loin) dès la bataille, on comprend son rôle plus loin.

En fait c’est trop bête mais j’aime tant toutes ces histoires qui s’imbriquent les unes dans les autres. Ce doit être parce que je ne regarde pas les séries télévisuelles.
Ce que j’aime le plus c’est retrouver untel et untel plus loin. Il ne lache aucun de ses personnages Victor. Il les suit avec constance.

J’y retourne, je ne suis pas sorti du cloaque. Faudrait le brancher sur les jardins suspendus de Giovanni. Pour l’engrais.

christiane dit: 10 mars 2018 à 19 h 18 min

@Janssen J-J dit: 10 mars 2018 à 13 h 49 min
Bien sûr, mais on peut même aller plus loin. Le père Thénardier est un ancien soldat devenu sergent et médaillé à la bataille de Waterloo grâce à la méprise du colonel Pontmercy (père de Marius) qui, revenu à lui alors que Thénardier était occupé à le dépouiller (comme il le faisait sur tous les cadavres du champ de bataille), a cru que celui-ci le secourait. De ce fait, Thénardier se fait passer pour un bon samaritain, d’où le nom de son auberge qu’il affiche comme une gloire : « Au sergent de Waterloo » et d’un tableau le représentant à la bataille de Waterloo.
Cette bataille de Waterloo est donc une digression rendant possible la suite du dix-neuvième siècle mais aussi celle de l’intrigue des Misérables, préfigurant la rencontre de Cosette et de Marius.
Hugo terminera son manuscrit au lieu même où eut lieu la bataille comme on le lit à la dernière ligne du manuscrit : « Fin / Mont Saint Jean – 30 juin 1861 – à 8 h ½ du matin ».
On peut aussi lire dans L’Homme qui rit sa définition de l’Histoire : « Qu’est l’Histoire ? Un écho du passé dans l’avenir. Un reflet de l’avenir sur le passé »

rose dit: 10 mars 2018 à 13 h 56 min

William Legrand dit: 10 mars 2018 à 11 h 11 min
Ah ! les écrivains de chevet ! Et si chaque commentateur donnait une liste de cinq ou plus ?
De chevet j’ en ai 50. Mais mes cinq sont
Joseph Kessel. Je l’aime.
Romain Gary, je l’aime aussi.
Marguerite Duras mais moins prégnante dans ma vie.
Albert Camus grande découverte de mes 50 ans avec à l’ inotiale Noces. Éblouissement.
Saint Exupéry à compter de Terre des Hommes. Depuis 2015. Émerveillement d’autant plus que récemment les ai découverts liés les trois, par la guerre. Kessel & Gary et St Ex.
Victor Hugo depuis l’an passé et je ne sais plus ce qui m’a poussée à acheter puis lire Les Misérables : enchantement.

Voilà mon top cinq et Victor.

Janssen J-J dit: 10 mars 2018 à 13 h 49 min

@11.26 – La bataille de Waterloo ? ou comment le roman du XIXe siècle absorbe l’Histoire.

Les deux réponses possibles découvertes après coup, sont les suivantes, clôturons.
1 – S’agissait apparemment pour VH de réintroduire la vie antérieure de Thénardier dans la coulée de l’histoire des Misérabl’ depuis 1815…
2 – Une autre clé est donnée dans l’édition Folio annotée par Y. Gohin : « quant à l’ampleur de cette digression, il faut en juger comme Hugo juge Waterloo, avec la même naïveté : qu’est-ce qu’un « enchaînement de hasards »…
Si le spécialiste le dit, hein !… Je préfère néanmoins cette lettre de Hugo à l’historien Charras, vu que c’est l’auteur qui s’explique directement en temps réel : « Cette sombre bataille de Waterloo est une de mes émotions permanentes, et je n’ai pu lire sans larmes et sans fièvre le grand récit que vous en faites »… Ben voilà @ sam’suffit.
Quant aux parallèles étalagés avec Stendhal, merci bien, mais je m’en brosse : prière de ne pas me confondre avec Edel, please.

Merci pour l’aide…

christiane dit: 10 mars 2018 à 11 h 26 min

@Janssen J-J dit: 10 mars 2018 à 10 h 39 min
La bataille de Waterloo ? ou comment le roman du XIXe siècle absorbe l’Histoire.
Peut-être, rapprocher cette bataille vue par le héros de Stendhal, Fabrice (« La Chartreuse de parme ») de celle vue par un narrateur inconnu dans « LesMisérables » de Hugo.
Pour Hugo, une certaine ambiguïté car il adopte le registre épique pour transformer cette bataille en épopée. La charge des cuirassiers offre un combat monstrueux et héroïque :
« …Alors on vit un spectacle formidable. Toute cette cavalerie, sabres levés, étendards et trompettes au vent, formée en colonne par division, descendit, d’un même mouvement et comme un seul homme, avec la précision d’un bélier de bronze qui ouvre une brèche… »
La barricade sera d’un autre registre.
Chez Stendhal, qui observe la même bataille ? Un jeune noble milanais, égaré, jeté dans une mêlée où il ne comprend pas grand chose :
« Nous avouerons que notre héros était fort peu héros en ce moment. Toutefois la peur ne venait chez lui qu’en seconde ligne ; il était surtout scandalisé de ce bruit qui lui faisait mal aux oreilles. L’escorte prit le galop; on traversait une grande pièce de terre labourée, située au-delà du canal, et ce champ était jonché de cadavres… »
Fabrice est en décalage par rapport à l’évènement, spectateur effrayé. il n’a aucun caractère héroïque.
Il serait possible de comparer ces pages de « guerre » avec celles de Chateaubriand (romantique) ou plus tard, pour une autre guerre avec Malraux, Céline, Apollinaire (correspondance)…

Janssen J-J dit: 10 mars 2018 à 10 h 39 min

Yes… « Javert, effroyable, n’avait rien d’ignoble ».
Yes… « avec ton GPS (VPN-lol ?), te wouar si beau en ton mirouar ».
Et ce long tunnel de 70 p. sur Waterloo ?… avant d’aller retrouver l’Valjean, quid ?

JC..... dit: 10 mars 2018 à 7 h 55 min

Ohé, les hugolâtres galériens du blog à Passou !

Le minuscule Lemaitre affiche 1722 coms, et vous, vous traînez à 838 blablateries ?…. Bougez vos misérables neurones, les amis !

la vie dans les bois dit: 10 mars 2018 à 7 h 14 min

« Sans qu’il s’en doutât, Djavert, dans son bonheur formidable, était à plaindre comme tout ignorant qui triomphe. Rien n’était poignant et terrible comme cette figure où se montrait ce qu’on pourrait appeler tout le mauvais du bon. »

la vie dans les bois dit: 10 mars 2018 à 7 h 08 min

@L’était super ambivalent sur le Javert

Ah mais t’was, je comprends. Il faut imaginer dajavert content; avec ton VPN, te wouar si beau en ton mirouar:

« La difformité du triomphe s’épanouit sur ce front étroit. Ce fut tout le déploiement d’horreur que peut donner une figure satisfaite.. »
heu… lol.

rose dit: 10 mars 2018 à 7 h 04 min

je l’ai signalé gentiment le soir, me suis faite agresser en retour. Sans même comprendre pourquoi.

Quant à Javert, suis moins péremptoire que vous. Il est en quelque sorte l’âme damnée de Valjean. Ne le lache jamais. Pour ma part il me fait penser à Eichmann ce petit homme grisâtre qu’Hannah Arendt a analysé comme incarnant la banalité du mal.
Il aime le.travail bien fait- rigoureusement.
Pourchassant Valjean, ne lui laissant jamais de répit, il n’envisage les faits que dans leur noirceur.

Je ne le considère pas du tout comme un pauvre type.

rose dit: 10 mars 2018 à 6 h 56 min

Disons qu’ il faut une patience d’ ange et beaucoup de calme.
La métaphore qui me vient est le grand fleuve qui va à la mer. Le grand fleuve ce sont les Misérables.
Tout le bouquin sont les affluents qui nourrissent le grand fleuve.
Qui arrivent des plaines des montagnes etc.
L’ Amazone.
Une de ses sources ai Pérou dans la Cordillèere des Andes. Une autre ailleurs une autre ailleurs. Le bassin hydraulique gigantesque.
Quand Magellan et ses hommes sont arrivés au Rio de la Plata ils l’ ont exploré deux semaines avant de virer de bord.
La cohésion vient lorsqu’ on descend le fleuve.
C’ est en cela que la structure du sommaire est essentielle (ce que en pure perte j’ ai tenté de dire l’ autre matin). C ‘ est eĺle qui permet de ne pas perdre le fil.
Il n’ oublie aucun de ses personnages il les rattache au fil. Ils ont tous leur utilité.
Par ex. Grantaire -l’ ivre mort- est un héros à sa manière et permet à Enjolras de ne pas mourir seul.
je vous prie de bien vouloir m’ excuser : il se nomme Grantaire.

Janssen J-J dit: 9 mars 2018 à 23 h 12 min

@ Je ne vous mets pas le lien parce que c’est hyper macho.

dommage, mais c’est la faute à l’hugo tout ça ! merci qd même pour toute cette sapience, ça éclaircit ! Bon ast’heure j’entame le livre 2 sur Waterloo (cosette), mais je vois pas encore trop le lien avec livre 1 (fantine). ça va s’éclaircir plus loin, mandoute (p. 420). Hach’ment compliqué les Misérab’ ! L’était super ambivalent sur le Javert, dites donc,… fasciné n’empêche par la représentation de l’ordre incarné, même si un brin psychorigide ou brute épaisse. « Javert était un caractère complet, ne faisant faire de pli ni à son devoir, ni à son uniforme : méthodique avec les scélérats, rigide avec les boutons de son habit » n’empêche aussi…

rose dit: 9 mars 2018 à 20 h 22 min

Très désolée ; il s’agit précédememnt de Strasbourg et non pas de Reims, mais la parabole est la même, il s’agit de dix vierges, c’est une mystagogie. Je ne vous mets pas le lien parce que c’est hyper macho.

rose dit: 9 mars 2018 à 20 h 08 min

ATILF
AMBUBAÏES, subst. fém. plur.
ANTIQ. Courtisanes musiciennes, chanteuses, danseuses d’origine syrienne qui participaient aux fêtes à Rome :
Cet antique mépris des vestales pour les ambubaïes est un des plus profonds instincts de la dignité féminine.
V. HUGO, Les Misérables, t. 1, 1862, p. 249.
Étymol. ET HIST. 1751 Antiq. rom. (Encyclop. t. 1).
Empr. au lat. ambubaia, attest. dep. Horace (sat., 1, 2, 1 ds TLL s.v., I, 1858, 62 : ambubaiarum collegia, pharmacopolae, mendici, mimae, balatrones); du syrien « joueur de flûte » (ERN.-MEILLET 1959).
BBG. RHEIMS 1969.

rose dit: 9 mars 2018 à 20 h 02 min

là j’ai Nicaise et Eutropie sa soeur
https://www.google.fr/search?q=cath%C3%A9drale+de+reims+architecture+bas+reliefs&hl=fr&tbm=isch&tbs=rimg:CYsyq9ie-xSBIjgFfKXBB0OWbI0XW7o8x0EVAFnfXjppiI3Gl0prZXGYMNwqu3dK08_1OUQ0vLHz1E8ccuoGkCAfqgCoSCQV8pcEHQ5ZsEZ-aebwYCcwtKhIJjRdbujzHQRURn5p5vBgJzC0qEgkAWd9eOmmIjRGfmnm8GAnMLSoSCcaXSmtlcZgwEZ-aebwYCcwtKhIJ3Cq7d0rTz84RTH3nsSHxWX0qEglRDS8sfPUTxxE5eoI2HtQXMioSCRy6gaQIB-qAERGCmeqzRE2c&tbo=u&sa=X&ved=0ahUKEwjbkIqx9t_ZAhXlI8AKHf3OCcMQ9C8IGQ&biw=1600&bih=816&dpr=1#imgdii=nHpnr_3UIhklGM:&imgrc=HLqBpAgH6oB-mM:

rose dit: 9 mars 2018 à 19 h 56 min

on n’a pas les mêmes pages ; ce n’est pas facile; Hier, page 247, cf votre
« et il fixait son oeil tranquille sur Javert qui le regardait toujours » (p. 247), j’ai pensé que c’était lorsque Javert venait trouver M; Madeleiene en lui expliquant son erreur et qu’il allait démissionner parce qu’il l’avait pris à tort pour Champmathieu qui est lui le vrai coupable.
J’avais mis cela en lien, hier avec le passage des barricades où il donne la liberté à Javert au lieu de le tuer : toutefois lorsqu’il a le couteau Javert est sardonique; lui disant un truc style « ben oui pour un voyou comme vous v-faut un couteau’. Et ce qui m’a fait grande peine, in situ, et ai fort mal dormi subséquemment, c’est que Javert, au-delà du policier en recherhce active, c’est un type qui se trompe tout le temps. Il suppute là où il n’y a pas et il ne suppute pas là où il y aurait.
En suis à me demander si Hugo n’a pas un petit côté machiavélique.

C’est comme Gangnaire, il sert de prétexte au portrait de l’ivre mort, des drames de l’alcoolisme, puis, dans un revirement soudain lié au dessoulement tout aussi soudain, le voilà pas qu’il demande tendrement -souligné trois fois- à Enjolras, un des deux héros s’il peut mourir à ses côtés ; Enjolras, magnanime, accepte et cet alcoolique non repenti meurt héroïquement alors qu’il pionçait tout le temps de la bataille.

Vous y croyez vous ?

Eh bien c’est comme cela que Hugo nous raconte les faits. T’aurais envie de l’embrasser Gangnaire parce qu’il meurt avec le héros, se rachetant illico une conduite dépravée.

Là j’aborde l’égout, les chinois et l’engrais perdu à la mer. C’est pas top. Les odeurs tout ça, mais il y aura de belles envolées lyriques, je compte sur Victor pour cela.

Janssen J-J dit: 9 mars 2018 à 16 h 29 min

Ouf., p. 301, Victor avertit le bon peuple que M. Madeleine n’était autre que Jeanval… ! C’est que pour affronter le nouveau dilemme moral que pose Javert à la conscience du nouveau maire (nomme-toi, dénonce-toi au lieu de faire accuser un innocent vs tais-toi pour mieux prodiguer du bien à beaucoup), il fallait une nouvelle intrigue, l’affaire dite Champmathieu. Allons bon ! Et va-t-il la résoudre en allant au procès du voleur d’Arras, en dépit du sinistre rêve de souffrance décrit sous sa forme hypnopompique au 7, IV du Livre 1. ? Quel suspense !… Un voyage long, long et bien long avec toutes ces embûches et bâton dans les roues (très drôle !)… hein. Il fallait bien ça, crisse de câlisse : « aussi se débattait sous l’angoisse cette malheureuse âme. 1800 ans avant cet homme infortuné, l’être mystérieux, en qui se résument toutes les saintetés et toutes les souffrances de l’humanité, avait aussi lui, pendant que les oliviers frémissaient au vent farouche de l’infini, longtemps écarté de la main l’effrayant calice qui lui apparaissait ruisselant d’ombre et débordant de ténèbres dans des profondeurs pleines d’étoiles » (p. 321). Ouargh, l’avait peur de rien, Totor, hein, c pas pour dire !… Quel style : du Copine de Latrouille toute crachée !
Bon, mais moi j’ai pas compris cette autre phrase, donc si MC ou Delaporte pouvait me la décrypter, merci : « qui a vu les bas-reliefs de Reims se souvient du gonflement de la lèvre inférieure des vierges sages regardant les vierges folles. Cet antique mépris des vestales pour les ambubaïes (???) est un des plus profonds instincts de la dignité féminine ».
Mais où était-il encore allé pêcher ça, ce brave homme ? (p. 279).

Jean Langoncet dit: 8 mars 2018 à 21 h 34 min

@bérénice, les députés et la réforme

Il me semble que chaque député peut porter les amendements qui lui semblent bons, autant de fois qu’il le souhaite, quel que soit son groupe parlementaire d’appartenance.
Et l’abus de ce droit doit trouver une sanction dans les textes existants, sans qu’il soit besoin de réduire davantage les droits d’une opposition qui n’a de pire adversaire qu’elle-même.
Aussi les nouveaux députés devront ils parfois interrompre leur train-train quotidien pour siéger à l’Assembée et se consacrer à la vie publique, parfois jusqu’à pas d’heure sur des questions d’apparence futile

Janssen J-J dit: 8 mars 2018 à 21 h 09 min

Bon, je sens que je lirai les Contemplations après les Misérab’ vu que j’ai commencé tout à l’envers, par « Choses vues » et les « Derniers jours d’un condamné »… Voilà ce que c quand on a pas eu d’éducation littéraire… Toujours boucher les trous à tous les âges de la vie. Heureusement que la faim est tjs là et qu’on arrive à capturer des bribes de dialogues sur la rdl. Malgré les aigreurs des gensses, on se délect’ avec leurs miettes, nous aut’ qu’on y connait rien et qu’on a été habitués à faire comme ça (y’a pas de honte, avec totor, hein). Tiens, ce soir j’ai noté : « et il fixait son oeil tranquille sur Javert qui le regardait toujours » (p. 247). Ça vous rappelle rien, Caïn ?

la vie dans les bois dit: 8 mars 2018 à 20 h 22 min

Au fait, bah oui, Les Contemplations est le seul bouquin de V. Hugo que j’ai souhaité conserver dans ma bibli.

la vie dans les bois dit: 8 mars 2018 à 20 h 12 min

Court, vous êtes du genre hypocondriaque, ou du genre à crier avant que le medecin ne vous administre un vaccin ?

Ou du genre à crier à l’agression en permanence, comme une vieille à qui on n’a pas volé son sac à main.

Tourner en bourrique, c’est bien un truc que je n’aime pas trop.

En général, je suis plutôt de ceux qui envoient traquer le dahu, plutôt que de me mettre en chasse.

Néanmoins, sans refaire les commentaires des commentaires,

acte I vous commençâtes par charger A. Comte, sous un sombre prétexte. Vous détestez A. Comte, au point de vous servir de Hugo. C’est votre droit. Du reste, l’athéisme n’a jamais tué personne.

Acte II
vous faisant remarquer que Hugo ne se positionne pas dans un débat sur la science, vous nous confirmez que Hugo et Comte ont reçu une formation mathématique. Ce qui n’est pas innocent, tant il y a « une tournure d’esprit ».

Acte III
Nous convenons avec vous que la science peut conduire à une contemplation poétique  » augmentée ».

Acte IV vous croyez bon d’ajouter:
« Et contempler, c’est justement mettre en ordre dans le cas hugolien des forces antagonistes ou en apparence telles »
renvoyant alors dans le dernier acte aux Contemplations et à son sommaire, et  » à un ordre caché » ( sic), pour finir à la pyramide.

Du haut de laquelle l’Homme-océan vous contemple.
Absolument navré.
Et il n’est pas le seul !

Petit Rappel dit: 8 mars 2018 à 16 h 38 min

vdlb
Vous me parlez de science de labo parce que j’ai écrit que contempler c’est ordonner. Je vous ai renvoyé donc non à la préface, comme vous me le reprochez, mais à une lettre à Hetzel. C’est là qu’il est question de » ma Grande Pyramide. »

Janssen J-J dit: 8 mars 2018 à 16 h 08 min

(wiki) Sont aptères les insectes qui dépourvus d’ailes en possédaient toutefois dans leur embryologie. Sont aptérigotes les insectes dont leur embryologie montre que leurs ancêtres n’ont jamais possédé d’ailes. Sont brachyptères les insectes avec des ailes très réduites.

On voit pas de rapport avec les phasmes ni autres insectes larvaires. Encore des fake news approximatives et un brin venimeuses. Haineuses ?… on l’croit pas.

Janssen J-J dit: 8 mars 2018 à 15 h 00 min

@ Comment peut-on attendre de se faire violer « une douzaine de fois » avant d’arrêter tout contact avec son violeur ?

A cette question mystérieuse, z., des spécialistes ont répondu d’une manière un brin cynique : à la 13e heure, la goutte d’eau a fini par déborder du vase. Quelle bande de k…, ces prétendus spécialistes !

Janssen J-J dit: 8 mars 2018 à 14 h 56 min

@ se poser la question « Les Misérables sont ils lisibles au IIIème millénaire ? »

Mais j’y arrive très bien mon ami, et j’y prends même plus de plaisir qu’avec robe grillée… certes, pas à toutes les pages, m’enfin… c incroyab’ comme espérience de lecture décalée !

la vie dans les bois dit: 8 mars 2018 à 14 h 16 min

Court, ça va bien chez vous ?
Pourquoi refaire la préface des Contemplations, qui se suffit à elle-même, où Hugo en explique l’ordonnancement.
J’ai déjà du vous signaler qu’en maths les elisions et sous-entendus, de même que les insinuations ne sont pas de mise.
Il ne m’est jamais venu à l’idée de mettre en doute votre connaissance de l’œuvre de Hugo, mais mon dieu ce que vous êtes confus pour rien dire.

Sant'Angelo Giovanni dit: 8 mars 2018 à 12 h 22 min


…il existait, tout de même, d’après moi,!…un monitoring des excursions en vacances, trop dangereux,!…

…aujourd’hui, il faudrait, des genouillères, et un casque, même léger, pour ces descentes, qui n’ont pas lieu d’être,!…

..déjà, rester seul, sans compagnon, qui peut vous balancer,par un effleurement ,!…bancaire à l’hôpital sans charité,!…Ah,!Ah,!…

…la société de tout les dangers, en garde,!…

…les misérables  » exquis « , pour vous balancer la vie,…
…qu’elles écoles d’états,…1h,!Ah,!…
…et rescapé,!…
…les misérables, des nuances dans l’éternité,…infinies,!…à prévoir,…
…etc,…

Petit Rappel dit: 8 mars 2018 à 12 h 02 min

Non, ce n’est pas apocryphe, mais , toutes choses remises en place, et comme l’a fait remarquer plus littérairement Christophe Deshoulières,ce crachat précisément de quelqu’un qui n’est ni précisément le plus grand écrivain, ni le plus grand poète, tout juste un bon chroniqueur judiciaire, et qui s’en rend compte. Ceci explique cela, je crois.
MC

JC..... dit: 8 mars 2018 à 11 h 44 min

C’est excessivement simple, Zerbinette, il faut parler d’emprise du violeur annihilant toute volonté personnelle de la victime ! ….

zerbinette dit: 8 mars 2018 à 11 h 35 min

Comment peut-on attendre de se faire violer « une douzaine de fois » avant d’arrêter tout contact avec son violeur ?

JC..... dit: 8 mars 2018 à 11 h 33 min

Ayant différé la sortie des Pamphlets de l’immonde Ferdine, l’éditeur Antoine G. m’a demandé d’accélérer la rédaction de mon dernier ouvrage pédagogique pour les Nuls :

« Comment tuer sa femme sans se faire gauler ».

Faites moi parvenir votre expérience à l’adresse suivante : JC, poste restante, Porquerolles sur Mer. Frais d’envoi remboursés, indemnité forfaitaire de 100 euros par meurtre, non imposable.

JC..... dit: 8 mars 2018 à 11 h 07 min

Pancarte informationnelle en cette 41ème Journée des Femmes : »Tous les 3 jours, un homme tue sa compagne ou son ex-compagne » ….

ON PEUT FAIRE MIEUX, LES GARS !

Sant'Angelo Giovanni dit: 8 mars 2018 à 11 h 02 min


…comme, cela,!…très juste,un sens du savoir vivre miraculeux,…
…déjà, bien se débrouiller, en sa haute-cuisine improvisée,…

…ménager ses sorties, avec sécurité,…
…remplir, ses objectifs,!…
…mon Dieu, quelles avances technologiques,…

…çà me rappelle, les descentes-concours du haut des montagnes en Autriche,…vers le point dans la vallée,…
…au moins 500 mètres d’avance, sur les premiers derrière-moi,!…à travers bois et sentiers rocheux,…l’agilité alpin,…

…s’assurer, de bottines adaptées, of course,!…
…il reste, beaucoup d’hommes, mais de quelles  » trempe « ,…
…la nature à ses points de forces libres, le sens des équilibres, sans exercices préalables,!…etc,…Pardi,!…

JC..... dit: 8 mars 2018 à 11 h 02 min

C’est quoi la cybercriminalité sinon un djihad numérique de niveau mondial ? « Ah que, pendez moi ces hackers ! » aurait dit le Smet polygame…

vedo dit: 8 mars 2018 à 10 h 49 min

Quand on compare avec d’autres langues, me revient, peut-être apocryphe:
– Quel est le plus grand poète de langue française?
Gide: – Victor Hugo, hélas.

Janssen J-J dit: 8 mars 2018 à 10 h 47 min

Bonjour aussi à b., qui se fait son film, décidément ! caisse kelzon toutent, ce matin ?
(JJJ, que EP à mon avis représente)… Drolatique.
Et dire qu’on va devoir discuter toute la matinée d’épistémologie du champ de lutte contre la cybercriminalité. Quelle vie !

JC..... dit: 8 mars 2018 à 10 h 46 min

Ami Gigi, se poser la question « Les Misérables sont ils lisibles au IIIème millénaire ? » c’est y répondre par la négative.

Déjà, le millénaire précédent c’était chian à mort … alors aujourd’hui ! on peut trouver mieux que cette enfilade de poncifs à la mord-moi la Cosette, joyeux pédophile !

Petit Rappel dit: 8 mars 2018 à 10 h 45 min

Il y a un coté Théatre de l’Ambigu chez Tholomyes. L’argument de date pas d’hier. C’est meme celui, à la Chambre d’un de ses adversaires
-Portez tout cela à la Porte St Martin, Mr Hugo!
VH -Comment vous nommez-vous, Monsieur?
– Bourbesson.
VH – C’est plus que je n’espérais!

Il y a des Bourbessons en ce siècle-ci…

Petit Rappel dit: 8 mars 2018 à 10 h 37 min

Edmond Biré est la mauvaise conscience des Hugoliens. Il a vu, ses origines nantaises l’y ont aidé, ce qu’il y avait de création mythologique chez le personnage. Il n’a pas compris qu’elles servaient à maintenir un équilibre. C’est pourquoi son bouquin reste une mise au point haineuse et anecdotique, mais qu’il faut avoir lue.
au demeurant, l’idéalisation de la Mère Vendéenne fausse, Biré marque ici un point, ne remet pas en question l’idéalisation envers et contre tout du parrain anti-bonapartiste, et substitut de la figure paternelle, Lahorie, dont Hugo parle profondément et dignement dans les pages dictées à sa femme Adèle, in Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie.
MC

Janssen J-J dit: 8 mars 2018 à 10 h 03 min

Hier soir, tombé sur l’épisode de Felix Tholomyès (bière qui mousse n’amasse point mousse) qui engrosse la Blonde Fantine avant de se faire la malle. – Puis sur la mort d’un cheval, -au moment où l’une traite l’autre de rosse (pas nouveau)-, ai trouvé ça trop drôle, et voilà que l’une m’injurie à tout-và ce matin (contaminée par « le syndrome ch. » sans doute ?) (céti l’ajournée des meufs qui veut ça ou quoi ?). Enfin tombé sur les Thénardier…, le sont gratinés ces deux là ! (sais pas pourquoi, pas pu m’empêcher de penser à x. tibéri). Il ricane des noms d’Eponine et d’Azelma, mais c’est pas pire que qu’Euprhasie-Cosette, Kevin ou Ryan… Puis, tout se précipite, on tombe sur le Javert (enfin !), un « brutus dans vidocq », « cet homme formidable » (p 243). Pi après, on se demande si le bon M. Madeleine serait pas le jean valjean par hasard, parce que l’Javert le met à l’épreuve pour soulever la charrette du vieux Feuchelevent. Ouargh, ça se corse dans le RER ce matin (bon ! les amateures, me dites rien de la suite).
Juste pour me signaler qu’il était quand même assez culotté le père Hugo de nous fourguer ses notes pêle-mêle sur ce qui « surnage confusément de l’année 1817 » (le pouvait faire sans, mais non… il faisait avec. Heureusement que t’as les notes d’Yves Gohin qui va te puiser dans E. Biré pour confondre sa mémoire un peu flottante sur cette années là). Tu te dis que tout ça ne sert à rien, t’es pas obligé de lire les notes infra paginales, mais qu’il y a des gens qui passent leur vie à ça… (et y en a encore des traces 2 siècles parès à la rdl, halors, des batailles de Hernies pour savoir si les Misérab’ sont encore lisibles ou non).
BJ à toussent et à rose fuschia.

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