de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Ce chien de Shylock et Sa Nègrerie de retour à Venise

Ce chien de Shylock et Sa Nègrerie de retour à Venise

Voilà un cadeau auquel tout shakespearien bien né ne pourra échapper, à condition toutefois d’avoir des parents ou des amis particulièrement généreux (on peut encore se cotiser). Rien moins que l’illustre Bill en majesté à travers deux de ses pièces somptueusement présentées, éditées et illustrées, ou plutôt accompagnées par des œuvres de la Renaissance italienne. Elles ont rarement ainsi été mises en scène ailleurs que dans un théâtre ou au cinéma. Othello et le Marchand de Venise réunis en un coffret Shakespeare et Venise (285 euros, deux volumes, éditions Diane de Selliers)… qui fait le poids, en édition bilingue, l’original anglais et sa version française en deux colonnes mitoyennes sur la même page, dans la traduction de Jean-Michel Déprats.

Le format est tel que ca ne peut se lire ni au lit ni assis à un bureau mais nulle part mieux que dans un profond fauteuil, sous la lampe. Toutes les dix pages, un « intermède » vient renforcer notre connaissance du contexte en livrant une clé sur la bataille de Lépante, les mercenaires de l’armée de Venise, l’héroïsme stoïcien et la damnation chrétienne… Michael Barry en est l’auteur inspiré, de même que des chronologies particulièrement fouillées et de la bibliographie. Un pari qu’une telle entreprise tant les deux mots associés « Venise » et « Shakespeare », la beauté et le génie, sont devenus deux poncifs appelant systématiquement un concentré de lieux communs. Avec l’un comme avec l’autre, nous sommes dans un embarras de richesses. Alors l’un dans l’autre !

On s’en doute, la sélection des illustrations sur des sujets aussi documentés par l’histoire de l’art est un choix tant artistique que littéraire et historique au sens le plus « politique » du terme. Un véritable choix d’auteur, d’autant que bon nombre resserrent la focale sur un détail plutôt que sur l’œuvre dans son entièreté : un Saint-Maurice noir sorti de l’atelier de Cranach, Jésus et la femme adultère du Titien, l’Enlèvement de la dépouille de Saint-Marc par le Tintoret, le Banquet chez Lévi de Véronèse, le Jugement de Salomon de Giorgione, la Vue idéale Jacopo_Tintoretto_-_The_Miracle_of_St_Agnes_-_WGA22466 3 suggérée par la Piazzetta de Venise de Francesco Giorgio di Martini (auquel Ralph Toledano consacra une brillante monographie chez Electa, Milan, 1987). Renaissance à ses débuts ou Renaissance tardive, pour le Marchand de Venise, Carpaccio, Bellini et Messine ont été privilégiés ; pour Othello, plutôt Giorgione, Titien, Véronèse… Comme si l’éditeur avait tenté de faire du théâtre à livre ouvert, et de donner celui-ci en spectacle, suivant par là le conseil du comédien Michel Bouquet lorsqu’il encourageait ses élèves à trainer dans les musées pour mieux appréhender leur jeu d’acteur au contact des tableaux de maître.

On connait l’histoire, les personnages, la traduction, la ville et nombre des tableaux reproduits et pourtant, leur réunion invite à les redécouvrir par la grâce de ce théâtre de papier. Il y a de cela dans le défi de l’éditrice. D’autant qu’une telle œuvre autorise toutes les interprétations puisque William Shakespeare ou le supposé tel (il n’a pas mis les pieds en Italie et a puisé sa source dans Il Pecorone, recueil toscan de nouvelles écrites à la manière de Boccace) n’a jamais laissé d’écrits qui ressembleraient à quelque chose comme un mode d’emploi, ainsi que le souligne Denis Podalydès dans sa préface « Cosa mentale ». Et au lecteur inquiet d’avoir à s’approprier le vers shakespearien dans sa particularité (le pentamètre ïambique), il renvoie à l’écoute de la voix de trois acteurs : Micheàl Mac Lianmoir et Orson Welles dans l’Othello de ce dernier, et Al Pacino dans le Marchand de Venise de Michael Radford. Ce qu’il y a de bien avec les pièces de Shakespeare, c’est que, pour chacune d’elles, à côté du titre, on entend résonner l’écho de son « Or What You Will  » (ou ce que vous voudrez ») placé à la suite de La Nuit des rois.

La Venise de Shakespeare était une cité radieuse de l’humanisme, surtout d’un point de vue anglais et protestant. Celle qui permet à un Juif (Shylock) et à un Noir (Othello) d’exprimer librement l’un sa souffrance, l’autre ses douleurs, quand dans le reste de l’Europe les minorités étaient tolérées avant d’être expulsées. Le Marchand n’en est pas moins une comédie amère, bien que le conflit entre l’amour et l’amitié en soit le thème central et non son antijudaïsme comme le titre complet de la pièce (La Très excellente histoire du Marchand de Venise. Avec l’extrême cruauté du juif Shylock envers ledit marchand dans son dessein de couper exactement une livre de chair ; et l’obtention de Portia par le choix entre trois coffrets) et la légende qui la précède l’y ont longtemps réduite, et Othello une tragédie sombre.

Un mot encore à propos de la traduction qui est elle aussi « engagée », son auteur ne dit rien d’autre dans son manifeste en annexe intitulé « Pour une poétique théâtrale de la traduction », et curieusement « poétique » sonne ici comme « politique ». Il s’agit de la version conçue pour la scène de Jean-Michel Déprats pour la Pléiade ; le metteur en scène Antoine Vitez y est d’ailleurs souvent cité en référence. Le traducteur dit avoir été pris entre le désir de traduire et l’impossibilité de traduire, tant sont irremplaçables « la physique d’une langue et les propriétés des sons ». Outre quelques aménagements secondaires gouvernés par le rythme ou le sens, ou d’autres qui le sont par un souci d’esthétique autorisé par la plasticité du shakespearien tel qu’il se dit (vers écourtés), on notera que dans Othello (I, 1, 32), His Moorship (« Sa Nègrerie ») a été préféré à His Worship (« Sa Seigneurie ») en raison de sa force de dénonciation. Ce qui n’est pas sans rapport avec l’air du temps dont toute traduction d’un classique est un miroir. Manière délicate de rappeler qu’elle est provisoirement définitive.

(« Vue idéale suggérée par la Piazzetta de Venise « (détail), 1495, détrempe sur bois de Francesco di Giorgio Martini , Gemäldgalerie, Berlin ; « Le miracle de sainte Agnès, 1575 (détail), huile sur toile, du Tintoret, église Madonna dell’ orto, Venise)

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1 261 Réponses pour Ce chien de Shylock et Sa Nègrerie de retour à Venise

renato dit: 18 décembre 2017 à 8 h 11 min

Matthew Maury prit la mesure d’un monde et en 1852 il publia Whale Chart. Melville parle de la carte de Maury dans une note au chapitre 44 de Moby-Dick ; mais on ne trouve nulle part l’île qui nous a donné l’harponneur tatoué compagnon d’Ismael (« les vrai lieux il ne le sont jamais », chapitre 12). Par ailleurs lorsqu’en 1876 Henry Holiday illustra The Hunting of the Snark, avec Ocean-chart il élabora une pensée analogue : http://pin.it/xzqzwju5czvp4r

bérénice dit: 17 décembre 2017 à 16 h 43 min

M’est avis que comme ils sont d’inutilité publique il serait bon d’en faire l’économie comme il en est question pour la médecine du travail.

bérénice dit: 17 décembre 2017 à 16 h 41 min

Quant à ces prétendus contrôles exercés dans l’hexagone, on peut en rire! tu diras ci, tu diras ça, quel inspecteur du travail suivrait-il un chantier du début, heure d’embauche à la fin de journée et ce, sans crier gare nous sommes là! Foutaises!

bérénice dit: 17 décembre 2017 à 16 h 34 min

Mais sur la mer on est seul a risquer sa vie…dans le batiment aussi, chaque annee c’est souvent une centaine de travailleurs qui perdent la vie sur un chantier, ah, bien sur, risquer sa vie en maniant la truelle c’est pas glamour

surtout quand déplacés toutes charges déduites, ils sont payés 4 euros de l’heure par des entreprises étrangères, ça vaut pas le coup mais par ce biais on esclavagise légalemant une population de prolétaires qui vraisemblablement n’attendait que cette nouvelle législation pour se refaire sous couvert d’une Europe progressiste au profit du Capital.

bérénice dit: 17 décembre 2017 à 16 h 27 min

cette beate admiration pour les skipper

De Nota, il y va malgré les surveillances et l’assistance dont il peuvent être l’objet de leur vie, et bien qu’ayant vu les plus grands des bateaux qui servent aux courses, au milieu des tourmentes je me suis dit qu’il leur fallait un sacré courage et une certaine intelligence ainsi qu’une satanée résistance pour affronter les tempêtes, ils sont majoritairement ingénieurs en plus d’être habités d’une passion rare , bien sûr les sponsors récupèrent leurs mises et cependant je me demande à quoi sert le déploiement de cette technologie hugh-tech dans ce monde en perdition. On apprend en dernière initiative qu’un des leur s’apprête à constituer une flotille chargée de débarrasser les océans d’une partie des tonnes de déchets qui s’accumulent sur le mers, ce qui pourrait épargner la vie de nombre d’espèces qui les absorbent et meurent d’occlusion. Belle initiative quand on sait le peu de cas qu’on fait ordinairement de ce qui est notre patrimoine naturel livré à l’avidité eu scrupuleuse des industries commerciales qui empruntent les voies maritimes et sont si peu soucieuses du respect de cet environnement que ce soit par le dégazage, le bruit dérangeant les espèces sous-marines, les blessures qui sont occasionnées par le va et vient incessant des tankers, la pollution aux hydrocarbures ( comme pour le trafic aérien) sans compter avec le ratissage que continuent d’opérer les bateaux usines avec des méthodes pour le moins contestables. Les skippers qu’ils méritent ou non l’appellatin Héros sont aussi quelquefois d’initiateurs pour la sauvegarde de l’environnement quand ils ne sont pas comme Maud de Fontenoy récupérés par le lobbying pétrolier.

http://www.liberation.fr/video/2016/04/11/maud-fontenoy-en-cinq-declarations-pas-tres-ecolos_1445422

la vie dans les bois dit: 17 décembre 2017 à 15 h 07 min

gisèle, une attachée de presse, sensible à la correction, on en manquait, ici.

gisèle, trop bonnard ta correction. Elle est incomplète.

La dame qui nous instruit si gentiment dans cette émission la Bibli Medicis sur la chaîne Public Sénat, s’appelle Diane de Selliers de Moranville.

Cette dame a un Institut, pour ta beauté, gisèle:

http://www.institutdianedeselliers.org/

zerbinette dit: 17 décembre 2017 à 14 h 47 min

Dans mon enfance j’ai assisté à une conférence d’Alain Bombard qui était venu nous raconter sa traversée épique de l’Atlantique sur un zodiac (113 jours de mer et il avait perdu 25 kg !)et cela m’a marquée à jamais mais aussi m’a appris que le courage et la volonté ne déplacent peut-être pas les montagnes mais permettent de se surpasser.

Bien plus âgée, devant choisir un sport de « plein air », j’ai opté pour le bateau à voile, sauf que, cela se passait en région parisienne, sur la Seine et en hiver, j’ai cru mourir de froid. Qu’étais-je allé faire dans cette… galère embarcation de malheur !!! Au deuxième trimestre, je me suis tournée vers l’athlétisme….

gisèle dit: 17 décembre 2017 à 13 h 40 min

jazzy 12h36 . Un « erdélien normal » n’est-il pas un passionné de livres, qui a l’habitude de se tenir au courant de ce qui paraît, pas seulement des livres en course pour les prix..qui a l’habitude de fouiller dans les casiers des bouquinistes, à la recherche du texte rare dont il a, seulement parfois, entendu parler. Les éditions Diane de Selliers existent depuis 20 ans déjà, et publient chaque année 1 texte ou un auteur ,accompagné d’une iconographie d’une très grande qualité. Souvent aux alentours des fêtes. Le prix du volume est un peu cher? que les amis se cotisent pour l’offrir! Les fans de Johnny sont prêts à économiser pour aller à Saint-Barth ! pourquoi un amoureux de Shylock ne ferait-il pas la folie de s’offrir les 2 volumes? Celui que je préfère, et que je me suis offert, est l »éloge de la folie » un grand tout rouge avec une excellente docu. Et un généreux parrain a offert à mes enfants le La Fontaine illustré par Oudry. Vous allez souvent au ciné, Jazzy ?et il me semble que 2 mélomanes,au moins, sur ce blog cassent leur tirelire, souvent, pour Chopin ou mendelssohn. Donc, passion pour passion… shakespeare , l’édition, la traduc déclenchent toujours des passions, c’est le moment!

christiane dit: 17 décembre 2017 à 13 h 32 min

De nota,

« Il ne faut pas briser un rêve,
Même s’il vous semble un peu fou… » chantait Lucienne Delyle… Une des chansons que ma mère fredonnait.
Ainsi en va-t-il de ceux et celles qui nous font rêver, jusque dans les cachots et la misère.
« … Ils filent sur la mer. La voile est fermement tirée sur les drisses de la vergue. Un vent rapide les aide et pousse le navire…. »
Ainsi s’ouvre Boutès de P.Quignard.
« Il y a dans toute musique un appel qui dresse, une sommation temporelle, un dynamisme qui ébranle, qui fait se déplacer, qui fait se lever et se diriger vers la source…. »
Et beaucoup plus loin dans ce si beau petit livre :
« La vie que nous menons est comme une terre étrangère à cette mer ancienne qui n’était que mouvements dans la pénombre…. »
Qu’y avait-il au fond de son désir d’aller sur cette mer qui le hantait ? « …partir sur la mer, foncer dans le vent… »
« Qu’est-ce que la prudence ? »
Oui, il y a des oubliés… et ceux qui pèsent au fond obscur de l’eau…
A chacun son île… à chacun son rêve… et son monde perdu…

Elle chantait :
« Il ne faut pas briser un rêve,
Même s’il vous semble un peu fou… »

JC..... dit: 17 décembre 2017 à 13 h 12 min

JiBé,
Va faire comprendre ça aux papoteurs de métier, universitaires las, qui ne vivent que dans une tranche fine du spectre solaire….

JAZZI dit: 17 décembre 2017 à 13 h 00 min

Par ailleurs, on est jamais seul sur la mer, JC.
Un monde abyssal demeure sous nos pieds.

J’avais vingt ans, et je tenais, seul, le quart de nuit sur un voilier en pleine mer Méditerranée, entre la Grèce et la Turquie. Soudain, je vis surgir à quelques dizaines de mètres devant moi un sous-marin, noir de noir sous la lune, sur lequel était peint en rouge le marteau et la faucille !
J’eus juste le temps de me dérouter pour ne pas aller m’écraser sur son impressionnante coque. La peur de ma vie…

JAZZI dit: 17 décembre 2017 à 12 h 46 min

Les Homobiles

Les Homobiles n’ont pas de patronymes ni même de prénoms.
On les appelle par leur nom de marque ou de modèle, ce dernier n’étant parfois plus qu’un numéro.
Leur identification se fait grâce au code-barre tatoué sur l’intérieur du poignet gauche.
De la ceinture au sommet de l’occiput, ils sont hommes. En dessous, deux roues sur pneumatiques leur tiennent lieu de jambes. En place d’anus, ils arborent fièrement un court tuyau chromé d’échappement : ils se nourrissent d’un gaz explosif, qui les fait tout à la fois péter et avancer.
Les Homobiles n’ont pas de villes ni de maisons. Quand ils ne sillonnent pas inlassablement les routes, ils s’immobilisent sagement dans l’un des petits carrés individuels délimités sur les bas-côtés : certains préfèrent se regrouper sur de vastes parkings, tandis que d’autres, plus élitistes, s’isolent dans des box fermés.
Les Homobiles n’ont pas de sexe, au propre comme au figuré. Mais la façon dont ils se frottent frénétiquement le bout du tuyau, dos à dos, laisse à penser qu’ils ne sont pas dépourvus d’une certaine sexualité !
A ce jour, on s’interroge encore pour savoir si les Homobiles ont une conscience autonome ou s’ils sont simplement programmés ?
Bien que dotés de mémoire, les Homobiles ne rêvent jamais.
Quand on les interroge sur leurs origines, ils ne se souviennent pas d’avoir eu l’homme comme ancêtre.
©Jacques Barozzi

JAZZI dit: 17 décembre 2017 à 12 h 40 min

Vous souvenez-vous de mon petit conte, Les Homobiles ?
Je l’ai publié en fin de mon « Goût de la marche » et plusieurs fois ici. J’imaginais les humains avec des roues à la place des jambes. Un mixte d’hommes et de voitures. Et bien, depuis ça existe !
Désormais, sur les trottoirs parisiens on voit des humains montés sur un roue et vous doubler à toute berzingue !

JAZZI dit: 17 décembre 2017 à 12 h 33 min

Plus qu’en théorie, JC. Surtout, quand, comme moi, on appartient à la race des flâneurs solitaires !
Marcher sur le trottoir parisien est de plus en plus difficile : le piéton étant le plus mal loti dans l’espace public et son parcours de plus plus semé d’embûches en tous genres…

JC..... dit: 17 décembre 2017 à 12 h 31 min

T’es un vrai con, de nota ! Hélas ! ce n’est pas une découverte ! Et ta vie de papelardier bobo en fin de carrière juvénile, ça va ?….

Janssen J-J dit: 17 décembre 2017 à 12 h 29 min

Je ne sais pas qui vous êtes 12.13, mais votre nota me touche beaucoup. Vous êtes comme le profond et tranquille Charpak, contradicteur de la superficielle et agressive Léa Salamé.

gisèle dit: 17 décembre 2017 à 12 h 18 min

Diane de SellierS . Tout erdelien normal doit connaître les livres édités par Diane de SellierS
Dans le cas présent c’est le choix des textes qui est original. Diane de SellierS publie en général des TEXTES rares,ou des textes classiques dont la présentation ou l’illustration est nouvelle, par ex.Homère. Son site est très bien fait. Souvent certains textes sont édités également dans la petite collection, beaucoup moins chère.

de nota dit: 17 décembre 2017 à 12 h 13 min

Mais sur la mer on est seul a risquer sa vie…dans le batiment aussi, chaque annee c’est souvent une centaine de travailleurs qui perdent la vie sur un chantier, ah, bien sur, risquer sa vie en maniant la truelle c’est pas glamour…il me souvient de la reaction de Georges Charpack alors qu’une journaliste evoquait un zozo qui avait traverse l’Atlantique en barque en le qualifiant de heros, ce qui avait considerablement enerve Charpack qui avait retorque que l’on n’est pas un hero quand on est suivi par les cameras…il faut bien sur se souvenir que Charpack a ete detenu dans une prison francaise pendant la guerre, qu’une rebellion s’y deroula, que des prisonniers furent fusilles et que d’autres furent deportes a Dachau, comme Charpack…aussi le mot hero devait avoir pour Charpack une valeur que cette bourgeoise journaliste galvauda…cette beate admiration pour les skippers, comme pour les coureurs de formule 1 qui « risquent leur vie » me les brise menu! et les qualifier de heros est du dernier bourgeois….

Janssen J-J dit: 17 décembre 2017 à 12 h 09 min

@J’aime les fantasmes construits autour des artistes parce qu’en disent long sur les poubelles que les gens trainent dans leurs vies ________________

J’avoue que depuis ce matin, cette sentence à la Juvénal me plonge dans la plus extrême des perplexités. J’aimerais la comprendre, mais son auteur n’est nullement obligé d’en donner une clé. L’essentiel est qu’elle soit lumineuse en lui. De même que la charité soit un optimisme de fauteuil et qu’elle s’y installe.

Janssen J-J dit: 17 décembre 2017 à 11 h 54 min

Vraiment JC…, le phalanstère baisodrôme du vieux Fourier, ça vous faite encore fantasmer le phacochère mantulé ?

JC..... dit: 17 décembre 2017 à 11 h 44 min

« Trop maigre JC ! Trop maigre… » (closer, 9h23)

Exact ! cependant …. écoutons Charles Fourier :
« Ne négligeons ni les vieilles, ni les jeunes, ni les grosses, ni les maigres, ni les pauvresses, ni les richissimes : tout le monde à droit à un Nouveau Monde Amoureux ! »

On dirait du Harvey WEINSTEIN, n’est il pas vrai ?

Janssen J-J dit: 17 décembre 2017 à 11 h 36 min

Apparemment, votre Petitesse, vous n’avez fait ni l’un ni l’autre sur votre barcasse. Alors, à quoi bon en parler ? Il faut un jour cesser de vivre par procuration.

JC..... dit: 17 décembre 2017 à 11 h 29 min

@ Miss France est baisable, y a pas à discuter.
« Qu’elle soit baisab’ déjà ça se discute. » (Gigi)

Votre Grandeur, discuter ou baiser : il faut choisir !

JC..... dit: 17 décembre 2017 à 11 h 27 min

Christiane,
On ne fait pas une course à la voile « en solitaire » sans être terriblement accompagné par tout un staff technique puissant, architecte, préparateur, équipementier, voilier, nutritionniste, routeur…

Mais, sur la mer, on est seul à risquer sa vie.

christiane dit: 17 décembre 2017 à 11 h 17 min

6:07
Bel échange entre Diane de Sellier et Jean Pierre Elkabbach sur ce très beau coffret « Shakespeare et Venise », contenant ces deux livres rares.
Précisions importantes sur le choix des œuvres réservées à Othello et au Marchand de Venise. Regard affûté sur l’accueil des étrangers à Venise, alors, et sur la façon dont Shakespeare s’est approprié Venise sans s’y être rendu grâce aux témoignages des voyageurs qui en revenaient. De temps a autre, les interventions de Georges Vigarello sur cette parution ou sur Venise sont très intéressantes. Ce qu’on saisit des illustrations est éblouissant.
La RDL permet ce genre de découvertes : livres, liens, exploits sportifs. Et, que toutes richesses soient dans les coffres de la Nef des Fous, rend le voyage… onirique.
Merci donc pour de lien et retour à l’arrivée de François Gabart à Brest. qu’il est jeune pour avoir affronter cette course en solitaire pendant 42 jours et sympathique… Son bateau à voile est une merveille de légèreté et de force.

Giovanni Sant'Angelo dit: 17 décembre 2017 à 10 h 55 min

..
…à 1h 59 min,…et, modération,…pour nous soumettre,…

…les raisonnements des bourgeois, au style  » Crassus « , qui ne vous plaisent, pas,…à dévoilés, pour faire la France des misérables, et profits, sur tout les dos des génies, a se faire remplacer, en ses nobles larbins,…
…les soumis aux travaux, pour des fainéants débiles en gestions,!…
…restez, sans efforts, le dernier, de classes,…et tout laisser courir,…
…la meilleure des opinions,…Go,!…

…pourquoi, la modération, si ce n’est complicité, aux misérables et gratuit, le prix Goncourt,!…voilà, un des systèmes d(arnaques,…
…aucun, ou si peu de talents, pour nos dirigeants, les Crassus,…etc,…
…envoyez,…

Janssen J-J dit: 17 décembre 2017 à 10 h 44 min

Le chapitre sur l’histoire de la petite noyée dans la Nene, Marjorie Miranda Driscoll (« les arbres n’ont pas besoin de savoir », p. 691-730) assez reposant, ne manque pas d’intérêt non plus. Il est comme prophétique, qui nous parle de la manière dont les arbres communiquent entre eux depuis des siècles en observant l’agitation des vivants, ces pauvres êtres éphémères. Chaque nouveau chapitre apporte d’ailleurs son lot de stupéfiantes trouvailles supplémentaires en tricotant un nouvel entrelacs subtil de fils et d’aiguilles qui lui donnent un patschwork inconnu jusque là.
C’est vraiment le premier très grand roman du 21e siècle. Il est très réconfortant de savoir qu’il en existe au moins un, et surtout d’être tombé dessus au bon moment, alors que la glose snobinarde universitaire ne s’en est pas encore emparé pour le massacrer ou du moins pour en faire la fine bouche.

Janssen J-J dit: 17 décembre 2017 à 10 h 29 min

@ Miss France est baisable, y a pas à discuter.
Qu’elle soit baisab’ déjà ça se discute. Mais la baises-tu chaque année, gros Weinstein ? Voilà ce que la rdl aimerait surtout savoir.

Janssen J-J dit: 17 décembre 2017 à 10 h 12 min

@22.11 « pas très documentée en ce registre ; verriez-vous autres choses ? »
Il y a bien quelques maladies orphelines paraphiliques (on en aurait même dénombré 547) dont pourrait nous entretenir GWG, il en connait un brin semble-t-il depuis qu’il est tombé sur kraftebing et s’en est pas remis depuis. Mais valent-elles le coup d’en ébaucher l’assortiment zoophilique classique : nécrophilie, scatophilie téléphonique, partialisme, coprophilie, klysmaphilie, urophilie, que sais-je ? Je n’en suis pas sûr. Et surtout, ces dames de la rdl ou d’ailleurs ne sont pas obligées de vouloir les soigner, même au prix fort… Brrr.
BJ à toussent et à la formidable Juliette Gréco.

et alii dit: 17 décembre 2017 à 9 h 13 min

Le Prix Fénéon de littérature 2017 a été décerné le 14 décembre à Fanny Taillandier pour Les États et Empires du lotissement Grand Siècle, paru aux PUF,

renato dit: 17 décembre 2017 à 9 h 02 min

J’aime les fantasmes construits autour des artistes parce qu’en disent long sur les poubelles que les gens trainent dans leurs vies.

renato dit: 17 décembre 2017 à 8 h 22 min

«Wgg, z’auriez pas intérêt à freiner sur le blanc…»

C’est au gros rouge qu’il carbure, ce qui explique la lourdeur.

la vie dans les bois dit: 17 décembre 2017 à 6 h 11 min

Bas rosis écrit, car il y tient à son histoire de cul:
« La seule chose qu’elle ( Salma Hayek) extirpe de tout cela, c’est le traumatisme qu’elle aurait subi en devant jouer une scène lesbienne, à propos d’un personnage qui l’était. »

En effet pourquoi ne pas continuer de laisser courir cette légende urbaine ( pour tafioles), dont Frida Kahlo s’amusait.

JC..... dit: 17 décembre 2017 à 6 h 10 min

Quittons nous sur ce mot horrible de nègrerie !

Savez vous quelle est le nombre d’habitant en 2017 au NIGERIA ? …190 millions d’âmes. Connaissez vous l’indice de natalité du pays ? ….6 enfants par femme.

Bon dimanche, petits Français !

JC..... dit: 17 décembre 2017 à 5 h 54 min

Comme chaque année, Miss France est baisable, y a pas à discuter ! C’est un esthète confirmé qui vous le dit : encore une que je ne ferais pas payer ….

JC..... dit: 17 décembre 2017 à 5 h 46 min

Est ce possible que des vieux d’hier soient plus jeunes, vieux, que les jeunes d’aujourd’hui ?

Ca se discute … non ?…. bon ! on laisse tomber !…

JC..... dit: 17 décembre 2017 à 5 h 41 min

Où caser les livres ?

Dans la villa, c’est facile, deux pièces de 20m2 chacune y pourvoient, bourrées comme un couple d’auvergnats, un soir de Noel en Arabie Saoudite.

Mais où les caser dans sa tête ?
Et pourquoi faire….

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