de Pierre Assouline

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La République des livres
Une seule phrase pour sortir de la rentrée en beauté

Une seule phrase pour sortir de la rentrée en beauté

Il en va de la rentrée littéraire comme de l’incipit d’un livre : on ne sait pas plus quand l’une s’achève et où l’autre se termine. Pour ce qui est de la première, il y bien la date butoir des prix littéraires de l’automne et l’annonce des beaux-livres des fêtes. La librairie semble alors en suspens, observant une sorte de trêve permettant aux prescripteurs (libraires, critiques, médias, bibliothécaires) de lire en prenant leur temps, de rattraper des oublis, de ne pas se laisser étouffer par la nouveauté en revisitant des classiques. C’est dans ce moment particulier que la chose s’est glissée dans un interstice, et que m’est tombé dessus au cours d’un voyage au loin un livre sorti de nulle part, en toutes choses inconnu, qui ne me disait rien qu’il s’agisse de l’auteur, du titre, de l’éditeur, de la couverture. Vous non plus certainement : Un de Salomé Assor, mince volume de 108 pages paru en septembre aux éditions Poètes de Brousse sises à Montréal, Québec.

Pour une fois, le texte en quatrième de couverture n’a pas tort de décréter ce livre « insaisissable ». Et pourtant, dès qu’on s’en empare, on ne s’en dessaisit plus avant d’être parvenu à la fin de cet éclat de prose poétique, du chagrin développé par la grammaire, dans lequel le récit se noue au monologue. Le texte n’est fait que d’une seule phrase car il a manifestement été écrit dans l’urgence d’un seul souffle, avec quelques respirations de temps à autre manifestées par des blancs et des interlignes. La virgule y joue un rôle déterminant : elle est le premier signe adressé par l’auteure au lecteur ; elle s’offre même le luxe de jouer le rôle de point final, juste pour ne pas « crever de fin », à ceci près qu’elle s’échappe de la pesanteur qui la rivait à la ligne de base, s’envole pour se faire apostrophe et accéder à une liberté prometteuse en signe d’élision avec d’autres livres à venir.

On en connaît qui crieront aussitôt au procédé, ajoutant qu’il n’y a rien de neuf sous le soleil. Récemment encore Mathias Enard s’y est essayé avec Zone (une seule phrase de près de 500 pages)  tandis que Claro dans un tweet encourageait les éditeurs français à traduire  Ducks, Newburyport de Lucy Ellmann dans lequel une femme au foyer ressasse ses pensées en une phrase de 800 pages. Et on se souviendra qu’en 1968 Georges Perec avait publié dans une revue  « L’art et la manière d’aborder son chef de service pour lui demander une augmentation », un texte constitué d’une phrase de 80 pages- et tant d’autres avant lui. On n’invente jamais rien. Ce n’est plus un procédé ni un jeu oulipien dès lors que cela obéit à une forte nécessité, que la nature du récit le commande et que l’auteur sait trouver la bonne distance. Ce qui est le cas de Salomé Assor avec Un, assemblage de mots qui ne se paie pas de phrases. Un cri plus qu’une plainte. Aucune coquetterie dans son usage. On sent d’emblée qu’il s’est imposé.

L’auteure s’adresse à un énigmatique « Monsieur ». Il y est question de nihilisme, d’individualisme, de corps cousus de fil blanc, d’ombres et de regards, de départs qui émiettent le voyageur, de crayons à mine de presque rien, du plaisir de fumer à en mourir, de lettres sans destinataire et de sentiments inexpédiés,. Et surtout de silence et de solitude, cette garce exquise qui nous exagère tant. Les restaurants n’aiment pas les esseulés. C’est mauvais pour l’image de l’établissement. La tête du chef de rang, du maitre d’hôtel et même du bistrotier quand vous demandez une table pour une personne, quoique avec un livre on est déjà deux, son embarras, sa gêne pour finalement vous reléguer dans un coin près de la porte des toilettes.

Une voix neuve, tranchante, originale émerge incontestablement de ce livre. Une vraie violence sourd de tant de pages, à peine contenue, avec toute la liberté de ton qu’on attend d’un premier livre (après, souvent ça se gâte, l’auteur se croit enchainé à ses lecteurs et à ce qu’ils espèrent retrouver de lui). Cela ne raconte rien mais ça dit tant de choses. Il est vrai que l’auteure subvertit tout : sous sa plume, un casier judiciaire devient une boîte métaphysique. Impossible d’en reproduire une page sans que l’extrait ne trahisse le tout. Une seule phrase à prendre ou à laisser, qu’importe si elle fait cent huit pages.

C’est à peine si des écrivains sont cités, tout juste effleurés et c’est tant mieux, Sartre ici pour une histoire d’enfer, Gary là-bas à propos de la mort devant soi, Proust pourquoi pas pour s’excuser de la longueur de la phrase, mais cela ne dit rien de l’inspiration de l’auteure. Il y a bien quelque chose de l’univers de Beckett, comme le suggère l’éditeur, mais pas seulement puisqu’on y entend aussi son rythme, on y perçoit son économie de moyens, sa précision lexicale sans que jamais l’exercice ne tourne à l’imitation. Le Beckett de Cap au pire et de la Dernière bande, que l’on peut voir et écouter en ce moment et jusqu’au 30 novembre au théâtre de l’Athénée-Louis Jouvet à Paris avec un saisissant Denis Lavant, seul sur scène mais charriant tout un monde avec lui. On l’imagine bien, habité comme jamais, mâchonnant, ruminant, expectorant, murmurant les paroles de Salomé Assor, nées de l’urgence de faire naître et advenir, sur une scène tant Un est un texte dicté par un absolu de la littérature.

De l’auteure, je devinais, comme elle l’écrit, qu’elle était une sceptique du féminin qui tient la femme pour « un commerce de manières, ce n’est qu’un mensonge qui se démaquille le soir et regagne amèrement sa névrose ». Le choc et le coup de foudre éprouvés pour ce livre ont été tels que je n’ai pu réfréner ma curiosité vis à vis de l’auteure. Des renseignements généreux m’ont appris qu’elle a vingt-et-un ans, qu’elle est passionnée de philosophie (elle termine sa licence à l’UQAM), qu’elle envisage de consacrer une thèse de doctorat à un aspect de l’œuvre d’Emmanuel Lévinas, que le Cioran de De l’inconvénient d’être né et l’Aragon d’Elsa l’ont accompagné pendant lors de la rédaction de Un. Autant de miettes biographiques vaines à expliquer d’où vient un souffle si puissant. Rare qu’un livre obéisse à un impératif aussi catégorique sans s’y perdre et s’y noyer.

Elle est philosophe et qui sait si, comme elle le suggère, elle n’a pas agi comme tel en écrivant ce livre, se berçant elle-même pour survivre à la froideur des théories. Et à l’avenir ? encore de la philo et quant au reste… :

« Comment vous dire. C’est qu’au fond, je ne connais pas la vie sans l’écrire ».

(Photos de Fan Ho)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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commentaires

657 Réponses pour Une seule phrase pour sortir de la rentrée en beauté

rose dit: à

Renato
Ne l’ai jamais visité. Sur une liste avec celui de Niki de Saint Phalle, en Italie, et alii

renato dit: à

Merci rose pour Vaux le Vicomte-Sollers, mis dans les favoris — j’avais visité ce jardin il y a quelques années de là —.

rose dit: à

D
Je reprends votre remarque
D. dit: à

rose dit: à

En train de concevoir un toit végétalisé.

Attention ça ne s’improvise pas.
Sinon l’humidité stagne et détruit peu à peu tous les matériaux de couverture y compris ceux que l’on croyait étanches et indestructibles (tuiles, ardoises …) . Il faut impérativement une isolation totale type résine, aluminium-bitume etc..

Même sur une route bitumée, la terre et l’herbe reprennent le dessus. Ai constaté aussi que sous un/des arbres, un toit se végétalise tout seul.
D
Pour que l’humidité ne stagne pas, (ai vu un couple franco-brésilien qui avait installé une mare sur un toit => pb. aussi de poids), il faut drainer, tuilats, petits tuyaux pvc, chaussette textile pour que la terre reste au au-dessus.
Merci de votre remarque D.
Je crois que tous nous revenons au compost.

rose dit: à

Vaux le Vicomte

et alii dit: à

je viens de lire;
personnellement, je ne cherchais pas un espace de discussion;mais j’ai cru un moment que c’était le projet de la RDL. je ne suis pas prophète et je n’aurai pas le ridicule de rien augurer sur l’avenir de la RDL qui appartient à P.Assouline ;
bons degrés!

et alii dit: à

excuses :faire croire

et alii dit: à

puisque philosophie,je viens lire une présentation de
Les conspirateurs du silence
Marylin Maeso

Gallimard
qui ne m’a rien appris de nouveau sur les échanges sur la RDL
UNE CITATION bien frappée:
« l’espace de discussion que j’espérais revêt ainsi les atours d’une scène de crime ».
et un rappel que je trouve judicieux:
Le propos de Camus est celui-ci : « Le long dialogue des hommes vient de s’arrêter ».
ce n’est pas sur wikipedia comme certains s’empresseront de le faire croirr;et je n’ai pas l’intention de lire ce livre je le reconnais
bonne journée;
non je ne boirai pas toute la bouteille de sirop :à ce genre de potion,je préférerais un verre de vin!
donc eau glacée et basta

et alii dit: à

qu’est ce que ROUEN DEGUSTE (informatique rongiciels)

et alii dit: à

oulala:
Shareimprimer
Abril Pérez Sagaón avait accusé de tentative de meurtre son époux en janvier dernier, mais un juge l’avait alors relaxé. Cette femme a pourtant été abattue, alors qu’elle se trouvait dans sa voiture, de deux coups de feu, alors qu’elle voyageait avec ses enfants. Les violences faites aux femmes, au Mexique, n’en finissent plus de déferler dans la presse.

et alii dit: à

Shareimprimer
Elles poussent dans les agglomérations, elles se propagent avec bienveillance : leur seul tort ? Offrir un espace pour partager des lectures, entre habitants, voisins, citoyens. La boite à livres de quartier est plus inoffensive encore qu’un papillon. Alors pour y mettre le feu, faut-il avoir vraiment l’esprit tordu ?

L’affaire est survenue non loin de Rouen, dans la commune de Manoir-sur-Seine — 1226 habitants recensés en 2015. Autrement dit, tout le monde se connait. Ce 26 novembre, de nuit, la boîte à livres installée devant la mairie, dans un abribus, a été saccagée : un incendie que les pompiers ont mis près d’une demi-heure à maîtriser, jusqu’à 1 h 30 le matin.

L’enquête est ouverte par la gendarmerie, d’autant que l’abribus a partiellement fondu — mais surtout, le danger aurait pu être plus important. À proximité, se trouve une borne de gaz, informe La Dépêche de Louviers.
si CLOPINE N’enquête pas, c’est une traitresse

et alii dit: à

je zyeuterai;c’est un futur menaçant de mes bourdonnements

et alii dit: à

MALADE,je me soigne ;bonne suite et bon week end et travaillez bien
je zyeuterais!

rose dit: à

D
Je vous remercie.
Ai envisagé un drain et une évacuation.
Le pb se situe face au poids : 1 m.×1m.× 10 cm=100kg, ai-je appris stupéfaite. Donc 480kg, pas sûre que la structure supporte.
Intéressant lorsque je rencontre des gens d’accord pour réfléchir avec moi. Pas le lot commun.

rose dit: à

Et alii
Vous ai répondu hier soir, com. qui s’est dissous dans la cruauté des limbes. Une amie routarde talentueuse jardinière a taillé un de ses arbres ainsi. C’est d’une beauté fulgurante.
L’onbse questionne cependant sur l’interventionn de l’homme sur la nature. Cela donne un jardin taillé ; sur mesure ?

et alii dit: à

DIEUX AZTEQUES – Centeotl : dieu du mais

et alii dit: à

rose
La taille en nuage ou niwaki est inspirée des jardins japonais de l’époque d’Edo (17e au 19e siècle). C’est un art topiaire qui consiste à former des plateaux dans la ramure d’un arbre ou d’un arbuste. L’objectif est de dégager l’architecture du tronc et des branches maîtresses que l’on décide de conserver comme dans la technique du bonsaï. Il s’agit ensuite de définir un équilibre entre les axes et le feuillage conservé que l’on taille en étages pour donner une silhouette pittoresque au sujet qui paraît ainsi sculpté par le vent.
https://www.promessedefleurs.com/conseil-plantes-jardin/ficheconseil/taille-en-nuage-ou-niwaki

rose dit: à

Et alii, cher,
Deux coms à vous envoyés, un sur l’épure, l’autre sur les grandes complications n’ont pas franchi le cap. Je garde le lien avec vous.

rose dit: à

Renato
Avec mes remerciements pour l’art des topiaires.
Pour vous, ai pensé à Vaux le Vicomte, la photo en noir et blanc clôturant l’article,.dans lequel est un entrefilet sur la modestie.

rose dit: à

Et alii
Heure
Minute
Seconde ?
C’est royal.

et alii dit: à

rose, en attendant voyez
L’ingénieur Claude-Siméon Passemant3 conçoit le mécanisme de la pendule. Il faut à l’horloger Louis Dauthiau4 une douzaine d’années pour le fabriquer2.

La pendule est présentée à l’Académie royale des sciences le 23 août 1749. Le 7 septembre 1750, au château de Choisy-le-Roi, le duc de Chaulnes la montre à Louis XV. Féru de sciences, le monarque l’acquiert. Pour protéger le mécanisme, un coffre rocaille est commandé en 1753 au sculpteur Jacques Caffieri et à son fils Philippe, bronzier5.

En janvier 1754, l’horloge prend place au château de Versailles, parmi les cadrans astronomiques du cabinet des pendules. Pour la première fois en France, elle permet de déterminer l’heure officielle2. Une coutume s’instaure dans la famille royale : chaque 31 décembre à minuit, Louis XV et son épouse, assis de part et d’autre de l’instrument, assistent au changement d’année.
et au delà Kristeva!

rose dit: à

D
Ai acheté cet aprem le support. Après un mois et demi de réflexion. Pas de tuile pas de bitume. Plastique transparent.
Suis optimiste.
À cause de cette artiste japonaise à Berlin, me pose la question d’un jardin japonais sur le toit.

rose dit: à

Jansen JJ
C’est vrai. Pas de fioul jusqu’à fin mai.
C’est la fin du pt’it ch’val. Tous derrière et lui devant.

et alii dit: à

ROSE? JE NE SAIS PAS FAIRE CA, mais P.Assouline ne vous oublie pas;j’ai aussi pensé à vous en ergaedant un site de sculptures végétales

http://acasculpture.blogspot.com/

Janssen J-J dit: à

Je crois que vous avez encore beaucoup de chemin à parcourir, Patrice, pour vous délester d’un zeste de machisme incst. Tant que votre vaoabulaire propre aux urinoirs publics distinguera les « hommes » des « dames » (?) j’imagine que la vôtre n’osera jamais vous avouer qu’elle a toujours été attirée par les « femmes »…. ce que vous n’avez jamais perçu. Bouh… Enfin moi, ce que j’en dis, hein, j’ai toujours été pour la PD ménages. Quel nul ce gros JJJ avec ses mauvais jeux d’homos… etc

J’avais oublié Yves, le frère de Pierre Loti, dans ma liste. Merci, merci… quand je pense qu’ils habitèrent à quelques encablûres de ma contrée… Et les deux bessons de la Mare au Diab’ ou d’la Petite Fadette, hein, tu as repensé, non ? NOn, on peut pas penser à tout… Même Michelle P était lassée de ces romans à l’eau de rose qui l’avaient agacée dans sa jeunesse de jeune fille rangée…

Moi, ce soir, je suis très heureux de ma semaine. Et les collapseurs survivalistes n’auront jamais le dernier mot, même sur l’île de la RDL. Hein ! Vous voulez encore nous asphyxier avec des caulerpa taxifofolles, ou quoi ? Mais que diantre, on n’a pas envie de mourir avec vous, voyez !… Déjà qu’on n’a pas fait rentrer assez de fioul pour cet hiver, t’imagines Lubrizol !

et alii dit: à

Musées

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peinture contemporaine

Ludovic Moreeuw

Biographie Chiharu Shiota

« Les fils sont tissés l’un dans l’autre. Ils s’enchevêtrent. Ils se déchirent. Ils se dénouent. Ils sont comme un miroir des sentiments » Chiharu Shiota.
L’artiste japonaise Chiharu Shiota naît en 1972 à Osaka.

Chiharu Shiota arrive en Allemagne en 1994 juste après ses études à l’Université de Kyoto. Ayant choisi de poursuivre ses études en Europe, elle s’inscrit à l’Université d’Art Braunschweig à Hambourg dans l’atelier de Marina Abramovic. Elle a également travaillé dans l’atelier berlinois de Rebecca Horn.

Dans ses premières années de recherche, Chiaru Shiota revendique l’influence d’artistes comme Eva Hesse, Louise Bourgeois ou Ana Mendieta ; son langage plastique est ainsi complètement lié aux productions de l’inconscient et aux oeuvres et performances féminines des années 1970.

Chiharu Shiota mène d’ailleurs au milieu des années 1990, en parallèle à ses installations, un travail de performance, s’inscrivant complètement dans la lignée des artistes mentionnées, qui engagent le rapport du corps de l’artiste au monde qui l’entoure.

Chiharu Shiota a performé et exposé, notamment, au Domaine de Kerguéhennec en 1997, au Kunstmuseum de Bonn en 2000, à l’Eglise Sainte Madeline à Lille en 2004, à la Neue Nationalgalerie à Berlin en 2006 et au National Museum of Art d’Osaka en 2008. Chiharu Shiota a également conçu le décor de l’opéra « Matsukaze » mise en scène par Sasha Waltz et montrée à Bruxelles au Théâtre royal de la Monnaie et à Berlin au Staatsoper en 2011.

« J’ai l’impression qu’il y a quelque chose de commun entre le silence du piano brûlé et le silence sur le trajet qui me ramène chez moi, et que cela est profondément enfoui dans mon coeur » Chiharu Shiota.
CE NEST PAS WIKI.CHERCHEZ

rose dit: à

Et alii
Vous ne pourriez pas pirater une horloge que vous installeriez sur la rdl ?
Jazzi et et alii et renato merci pour la polenta, son origine, les recettes, la cuisson. Cela a été longtemps le plat du pauvre des paysans.

et alii dit: à

hamlet?SHIOTA/VOUS NE CONNAISSEZpas ses installations?Elle a même travaillé pour un opéra belge, je crois:cherchez sur wiki, je ne l’ai pas ouvert ;bonne soirée singe erdélien

hamlet dit: à

et pendant ce temps et alii copie colle la totalité de wikipédia sur la rdl.

vous avez raison et alii, on sait jamais si un jour un type pirate wiki et détruit toutes les données au moins ils auront une sauvegarde chez passou.

d’ailleurs pablo a aussi fait la même chose avec youtube, à la demande de youtube d’ailleurs, parce qu’ils n’ont pas trouvé de serveur assez gros pour héberger leurs sauvegargades du coup ils avaient demandé à pablo de le faire en douce sur la rdl, en tout cas c’est que pablo avait expliqué une fois, après je dis ça je dis rien.

et alii dit: à

pour DRILLON/
Chiharu Shiota was standing inside Berlin’s oldest church, the St. Nikolai Kirche, one late September day, putting the finishing touches on a new site-specific installation. She had filled the church with black yarn that threaded through the space to create webbed tunnels. Thousands of sheets of paper—pulled from Bibles in 100 different languages—were tangled in the thickly woven net, as if blown in by the wind.

The installation, titled Lost Words, marks the 500th anniversary of the Protestant Reformation, celebrated across Germany on October 31. The commission also marks the beginning of a new chapter for the building—which is managed by the Stadtmuseum Berlin Foundation—as it enters its new life as a contemporary art center.
https://news.artnet.com/art-world/chiharu-shiota-1105391

Jazzi dit: à

« Pourquoi diable les détesterait-on ? »

Patrice Charoulet ou le faux ingénu. Qu’il aille poser la question à Poutine, Trump ou un quelconque ayatollah !

Patrice Charoulet dit: à

Fiançailles pour tous

Je me prénomme Patrice et l’on me croira facilement si je dis que je suis de sexe masculin. Je n’en tire nulle fierté. C’est ainsi. Et comme la plupart des hommes, j’ai depuis mon adolescence été attiré par des jeunes filles, puis par des femmes, et par aucun homme. C’est ainsi. Je me suis marié, il y a 44 ans. Je suis toujours marié avec la même femme. Ce fut un mariage d’amour. Et je suis heureux en ménage. J’ai de la chance.
Je crois savoir qu’au moins depuis la Grèce antique, mais sans doute avant, des hommes sont attirés par des hommes et des femmes sont attirées par des femmes. Libre à eux et libre à elles. Je n’en pense rien. Tous les goûts sont dans la nature. On dénonce « l’homophobie » ou , pour parler avec exactitude, car « phobie » n’est pas très approprié, ceux qui détesteraient les hommes attirés par les hommes et les dames attirées par des dames. Pourquoi diable les détesterait-on ?
Il y a quelques années, après plusieurs pays, la France a changé une de ses lois : les hommes peuvent se marier avec des hommes et les dames peuvent se marier avec des dames.
C’est une loi française. J’ai intégré ce fait nouveau. Ou plutôt , je croyais l’avoir intégré. Jusqu’à ce matin, je viens de faire une petite expérience.
Entendant parler d’un journaliste qui écrit des livres, dont je connais le nom depuis une vingtaine d’années – inutile de dire son nom, qui aurait pu être différent- je mets ce nom sur Facebook. Cet auteur a gentiment indiqué quelques éléments à son sujet dans la rubrique bien connue des utilisateurs de FB «  A propos ». On lit parfois « marié » ou « en couple » , très rarement « fiancé ». Or, à côté de « fiancé », je tombe sur un nom de famille précédé d’un prénom… d’homme. J’ai sursauté. J’ai cliqué sur ce nom inconnu de moi. Et j’ai pu voir un homme … à barbe noire .
Conclusion : dans mes « petites cellules grises » (Hercule Poirot), je vais devoir ajouter à l’expression « mariage pour tous », l’expression « fiançailles pour tous ».
Voilà, c’est fait. Je ne sursauterai plus la prochaine fois.

et alii dit: à

A good catch: The Mackerels now looks set to be authenticated as a genuine Van Gogh
a blog by Martin Bailey

et alii dit: à

pour changer de la cuisine de vtre toqué D,
Au niveau boissons, les Canadiens à l’ouest ne jurent que par le Caesar. C’est un cocktail où il y a à la fois à boire et à manger, avec : de la vodka, de la sauce piquante, de la sauce Worcestershire et du jus de clamato. Le jus de clamato, c’est un mélange de jus de palourdes (clam) et de tomates (ato). Le Caesar est servi avec du poivre autour du verre et un brin de céleri dedans. J’ai goûté… et j’ai détesté !

On peut aussi trouver du ice wine, le vin de glace, un vin qui ne pouvait être inventé qu’ici : les raisons sont vendangés gelés. C’est délicieux, très sucré… et très cher. Au Québec, on trouve beaucoup de Caribou, une liqueur forte à base de vin rouge, whisky et sirop d’érable. C’est servi dans un verre de glace, parce que pourquoi pas, au moins c’est bon pour la planète !

Hiver comme été, on détient un super record à Winnipeg : on est la capitale mondiale du slurpee. Mais qu’est-ce qu’un slurpee ? Un espèce de granité très chimique aux couleurs fluorescentes. Pour ça aussi, je passe mon tour…
on consomme par exemple dans les Prairies énormément de perogies, des raviolis d’origine polonaise ou ukrainienne, ils sont passés dans les habitudes alimentaires.

En ce qui concerne l’héritage autochtone, on trouve du bannock, le pain traditionnel, et la viande de bison est très répandue, la plupart des restaurants proposeront du bison au menu, même dans les hamburgers. J’ai déjà mangé du caribou, mais pour des raisons sanitaires, la viande ne se commercialise pas, il faut connaître un chasseur pour pouvoir obtenir du gibier. Les baies sont aussi omniprésentes, notamment les bleuets (des myrtilles) et les amélanches (Saskatoon berries). Et juste pour le fun, les Canadiens adorent les trempettes : les sauces pour accompagner des légumes crus à grignoter.
Je vais toujours dans le même village, St Joseph, et l’assiette ci-dessus comporte du boeuf, des salades, du blé d’Inde, de la tourtière (une tourte à la viande), de la crème aigre (l’héritage européen de l’est dont je parlais plus haut) et de la purée. En dessert, c’est une tarte. C’est moche, mais c’est délicieux.

Jazzi dit: à

Et les épis de maïs grillés dont raffolent les Africains parisiens, est-ce un acquis du temps de l’esclavage des Noirs américains, et alii ?

et alii dit: à

« e, et qu’on ne doit traiter de
subalternes que la sottise et l’ignorance. »
Parmentier

et alii dit: à

vous n’êtes pas sur ce blog en colonie de vacances sous la direction de paumés de la langue auxquekls vous devriez obéir comme au curé (ne pas dire pé*o phile)de votre maman

et alii dit: à

je vous rappelle pour vous calmer:
x éditions Poètes de Brousse sises à Montréal, Québec.
eh bien c’est une autre langue où « le party » de maïs se dit « blé d’inde » -au resto aussi, mais je verifierai auprès de mes franco-canadiens qui sont là la semaine prochaine

Jazzi dit: à

On se calme, et alii. Merci renato. Moi j’essayais juste de comprendre comment la polenta est arrivée dans la cuisine de ma mère la Niçoise…

et alii dit: à

parmentier hygiéniste
Mais l’œuvre de Parmentier ne se limite pas à la pomme de terre. S’intéressant
entre autres au maïs, au pain, au sucre de raisin ou aux produits laitiers, Parmentier fait
adopter la vaccination antivariolique par l’armée, soutient le développement de l’hygiène
sur les bateaux et signe le texte sur les réformes agraires soumis par la Société d’agriculture à
l’Assemblée nationale, source du Code rural en 1791.
La diffusion de la pomme de terre en France dans la première moitié du XIXe siècle
entraîne un renouveau de la popularité de Parmentier : une statue est érigée à sa mémoire
à Montdidier en 1848 (en hommage au « propagateur de la culture et de l’usage
alimentaire de la pomme de terre ») ainsi que dans la cour de la faculté de pharmacie à
Paris (actuelle université de Paris-VI) en 1866.

et alii dit: à

l’écrivain du maïs patates!
En 1785, Antoine-Augustin Parmentier, agronome bien connu pour la pomme de terre, publie un mémoire mettant en avant tous les points positifs de la culture et de l’utilisation alimentaire du maïs.

et alii dit: à

Au XVème siècle, les européens découvrent avec le «Nouveau Monde» une nouvelle plante alimentaire, le maïs. Grâce aux peuples indigènes de ce continent, le maïs avait déjà conquis de vastes territoires. Avec les européens, il va partir à la conquête du monde.
Les ancêtres américains
La téosinte, graminée annuelle, est désignée comme l’ancêtre du maïs. Les épis de cette plante ne portent que quelques grains. Au Mexique, il y a 9.000 ans, des gisements archéologiques de la vallée de Tehuacan indiquent que la population consommait déjà du maïs avec des épis de 3 à 4 cm de long. En 1.000 ans, les peuples précolombiens domestiquent le maïs dont la taille de l’épi et le nombre de grains augmentent progressivement. En récoltant et en cultivant les plantes qui possédaient les plus beaux épis, les hommes vont sélectionner des populations de maïs dont la place dans leur alimentation est de plus en plus importante. Ainsi, le maïs était la nourriture principale des peuples du centre de l’Amérique : Incas, Mayas, Aztèques … Puis en quelques milliers d’années, les hommes introduisent le maïs jusqu’au nord de l’Amérique.
La découverte du maïs par les Européens
En 1492, Christophe Colomb et son équipage voient pour la première fois du maïs à Cuba. En 1520, Magellan trouve du maïs à Rio de Janeiro et en 1535, Jacques Cartier découvre des cultures de maïs sur l’emplacement de la future ville de Montréal. Ainsi, le maïs était déjà cultivé de l’Argentine au Canada. C’est sans doute les botanistes qui accompagnent Christophe Colomb qui introduisent le premier maïs en Europe en 1493, à partir des Caraïbes. A partir du sud de l’Espagne, le maïs se répand dans les régions suffisamment chaudes et humides de l’Europe : le Portugal en 1515, puis le Pays-Basque Espagnol, la Galice, le sud-ouest de la France, la Bresse, la Franche-Comté …, l’Italie, l’Egypte et tout le bassin méditerranéen. Les populations de maïs du nord des Etats-Unis et du Canada facilitent son acclimatation dans d’autres régions du nord de l’Europe.
e. En France, les populations régionales de maïs bien connues sont « le blanc doré des Landes », « le grand roux Basque », « le maïs jaune de Bade », « la Millette du Lauraguais » et les maïs précoces du Massif Central et des Pyrénées tels que le maïs « Lacaune » et le maïs « Bugard ». Elles sont utilisées pour l’alimentation humaine sous forme de bouillie et de galette, et pour l’alimentation des porcs et des volailles. Les rendements moyens de ces « populations de pays » sont compris entre 8 et 12 quintaux par hectare, et varient beaucoup selon les années.
L’apparition des maïs hybrides
Dès 1946, le professeur Alabouvette explique aux agriculteurs l’intérêt des hybrides de maïs. Il s’agit de créer des lignées pures de maïs qui possèdent des caractères intéressants et de les croiser entre elles pour disposer de semences hybrides homogènes, qui cumulent les caractères positifs et dont la vigueur hybride permet de doubler ou de tripler les rendements par rapport aux populations utilisées. En 1948, les premières semences hybrides américaines sont introduites et cultivées en France. A partir de 1950, les agriculteurs français décident alors de s’organiser pour produire eux-mêmes leurs semences hybrides et ne pas être dépendants d’importations américaines. Les travaux de l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) aboutissent en 1957, à la mise à la disposition des agriculteurs français de variétés hybrides beaucoup mieux adaptées à nos conditions climatiques et nettement plus productives que les hybrides américains. En 1955, la culture d’hybrides ne représentait que 50% des surfaces de maïs dans un département tel que les Pyrénées atlantiques. Les objectifs fixés à la Libération d’autosuffisance alimentaire sont encore loin. Mais en 10

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