de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Vers un humanisme numérique

Vers un humanisme numérique

Convenons qu’il ne va pas de soi d’accoler deux mots a priori aussi antinomiques que « humanisme » et « numérique ». On se frotte les yeux. On doit à l’historien des religions Milad Doueihi, l’un des rares à avoir entrepris une anthropologie de l’homo numericus dès sa naissance, d’avoir répandu l’expression dans le public par ses essais et ses articles. Il y est revenu à l’occasion d’une conférence prononcée il y a un peu plus d’un an et reprise dans un bref livre intitulé Qu’est-ce le numérique ? (55 pages, 7 euros, Puf). Un titre qui sonne hélas un peu comme « Le numérique pour les Nuls » et qui, paradoxalement, réussit à être réducteur tout en ouvrant trop largement le compas. Quelques rappels y sont certes utiles : la distinction entre numérique et informatique trop souvent mêlés ; la notion de partage comme idée-maîtresse ; la conscience que la terre habitée chère à Lévi-Strauss n’est plus ce qu’elle était tant elle s’élargit désormais à une spatialité hybride et en mouvement ; l’idée que le numérique a finalement réussi là où la démocratie a échoué, à savoir exporter partout dans le monde un modèle parfaitement occidental (valeurs du document, concept de patrimoine et d’archive, icônes etc)… Soit, mais encore ?

Si ce petit livre offre matière à réflexion, c’est aussi parce qu’il revient sur l’humanisme numérique. Si nous sommes effectivement, comme l’auteur en est convaincu, dans une période de transition, et si nous ne sommes qu’au début d’une période de mutation, il est indispensable de penser cette transformation culturelle. L’humanisme numérique considère que la technique est une culture. Aux yeux de Milad Doueihi, le danger ne vient pas tant des détracteurs de la Toile, dont les raisonnements sont souvent trop archaïques pour être durablement commentés ; ils ne se rendent pas compte que Big Brother, ce n’est pas le numérique mais l’informatique, et qu’il est bêtement réactionnaire de faire tout un Golem de la lecture numérique, mais passons. Le danger, ce sont les écoles transhumanistes. Il les présente comme les prophètes d’une nouvelle humanité, partisans d’une sorte de cyber New Age, qui s’abritent derrière le concept de « Singularité » pour appeler de leurs vœux une convergence plus radicale de l’Homme et de la machine. Inutile de préciser qu’ils placent au-dessus de tout le pouvoir de la science. Doueihi nous invite à nous méfier de la dimension religieuse de ces transhumanistes américains, qui se réclament des Lumières (Enlightenment 2.0) pour mieux oublier l’Histoire et proposer un système qui n’a pas seulement le goût et la couleur du polythéisme. Même Vinton Cerf, l’un des co-fondateurs de l’Internet, allait dans ce sens il y a quelques jours dans une interview aux Echos en plaçant tous ses espoirs pour l’avenir dans l’intelligence artificielle –et l’on veut croire que son haut poste chez Google n’y est pour rien.

On voit par là qu’il est urgent de repenser nos rapports avec la mémoire, effet majeur de la révolution numérique. La conserver, l’interpréter, l’exploiter, la diffuser : il faut tout revoir. Pour y parvenir, l’auteur invite à bousculer la dualité mise en place il y a plus d’un siècle par le sociologue Max Weber entre éthique de conviction et éthique de responsabilité. Il propose une troisième voie adaptée aux nouveaux temps, mais ne l’explicite pas. Aussi, lorsque je l’ai récemment rencontré à l’occasion d’un entretien sur le sujet à France Culture, je l’ai naturellement pressé d’en dire davantage. Sa réponse tint en deux mots : « confiance sociale ».

Le phénomène de l’humanisme numérique est d’autant plus passionnant à observer qu’il est né et qu’il grandit sous nos yeux. Evoluera-t-il comme l’humanisme autrefois ? Un bel article vient de paraître dans la revue des Annales (juillet-septembre 2013, No 3) qui ouvre des pistes. S’appuyant sur une considérable bibliographie internationale, Clémence Revest (Ecole française de Rome) y raconte de manière aussi dense que lumineuse comment au tournant du XVème siècle (les années 1400-1430 en Italie), l’humanisme, aspiration à un retour de l’Antiquité, est devenu l’Humanisme. Culture alternative conquérante puis modèle dominant mis en pratique par des dominants, il ne s’est pas concrétisé à travers des institutions propres, mais dans un mouvement. C’est le mot-clé : « mouvement » avec ses corrélatifs « masse », « agrégation », « affiliation ». Tout à sa passion de l’imitatio Ciceronis, Pétrarque avait hâté la résurrection de l’éloquence. L’empreinte fut durable. On trouve d’ailleurs sous la plume de Proust épistolier, et peut-être même sous celle du romancier, le charmant néologisme « pétrarquiser ». Cela dit, Clémence Revest ne se demande pas qu’est-ce qu’un humaniste, mais qu’est-ce qu’un humaniste peut être. Certainement pas un citateur des Anciens. Non un imitateur de Cicéron mais un autre Cicéron.

En relisant cette étude sur une figure éthique de l’homme de savoir, on se dit que l’homo numericus lettré gagnerait à en méditer les leçons. « Si l’humanisme est né, c’est d’abord parce que ses partisans l’ont eux-mêmes proclamé » assure Clémence Revest. Il est permis d’en faire autant à condition de se garder des écoles, de se méfier de toute récupération académique visant à encadrer la chose, et de privilégier le mouvement. C’est déjà le cas sur les réseaux où l’entretien permanent (textos, facebook, twitter etc) est à mettre en parallèle avec la conversation épistolaire que les auteurs de la Renaissance concevaient comme « un signe visible de l’amitié ». Si ce mouvement a pris corps et s’est fait récit, c’est surtout parce que ses acteurs partageaient un même imaginaire au sein de leur aventure collective. Conservons les valeurs héritées des humanités, elles-mêmes fruit d’un plus ancien héritage, non pour les dupliquer dans un souci d’imitation, mais pour les adapter et en faire un rempart contre la religion de la science, la soumission à la technique et le culte de la machine.

(« Illustrations de R. Kikuo Johnson et de Max »)

Cette entrée a été publiée dans Histoire, La vie numérique, Non classé, Philosophie.

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commentaires

898 Réponses pour Vers un humanisme numérique

lecteur dit: 30 octobre 2013 à 15 h 10 min

a France a peur dit: 30 octobre 2013 à 9 h 23 min
jean-pierre c’est le type que envoie des lettres de dénonciation anonymes.

jc c’est le frustré juqu’à la moëlle qui s’amuse à se faire peur pour avoir l’impression d’exister

florian dit: 30 octobre 2013 à 14 h 54 min

JC c’est le type qui supporte pas les conseils en gros nostalgique de pratiques si bien connues de lui qu’il les attribue à ceux qui le trouvent pas drôle

JC..... dit: 30 octobre 2013 à 14 h 30 min

La France a peur dit: 30 octobre 2013 à 9 h 23 min
« jean-pierre c’est le type que envoie des lettres de dénonciation anonymes. »

Exact !
mais, connaissant personnellement le singe intérieur et la guenon juste, je ne crains rien ….!

christiane dit: 30 octobre 2013 à 10 h 29 min

@Bérénice
« Dans une ville des montagnes, un étranger demanda à rencontrer le maître du monastère. Le disciple du maître le fit entrer et asseoir.
L’étranger demanda aussitôt : « Je viens d’arriver dans cette ville que je trouve très jolie. Je voudrais m’y installer, mais avant tout j’aimerais savoir comment sont les gens ici. Vous êtes un moine, vous me direz la vérité, je vous fais confiance ». Le moine demanda « Comment étaient les gens dans le village où vous étiez avant ?». L’homme se confia : « Ils étaient rudes et voleurs, certains se liguaient pour piller les autres ». Le moine, désolé, lui dit alors : « Je vais vous décevoir, mais ici, ils sont pareil, ils volent et se liguent. Certains tuent aussi ». L’homme, satisfait devant tant d’honnêteté, poursuivit son chemin pour un autre village. Quelques temps plus tard, un autre étranger demanda à voir le moine. Le disciple le fit entrer et asseoir. L’homme demanda aussi « Je viens de loin, j’ai vu votre village du haut de la colline, c’est un bel endroit, j’aimerais y vivre, mais avant tout, j’aimerais savoir comment sont les gens. Vous êtes un moine, vous me direz la vérité, je vous fais confiance » Le moine demanda : « Comment étaient les gens dans le village où vous étiez avant ? ». L’homme se confia : « Ils étaient gentils et solidaires. J’ai passé de bons moments avec eux, le partage était équitable et on trouvait la chaleur dans tous les foyers » Le moine lui dit alors « Je suis content d’entendre ça, parce qu’ici les gens sont pareils, ils accueillent et partagent ». Au départ de l’homme, le disciple semblait choqué ; il dit au maître : « Cet homme vient vous demander la vérité ! Pourquoi vous lui mentez ? La dernière fois, vous avez dit que les gens du village étaient voleurs et méchants ». Le maître lui dit qu’il n’y a pas de vérité sur les gens, il y a une vérité sur notre façon de les percevoir. C’est cette vérité qu’il a vue chez ces deux hommes, et celle qu’il a dite. »

jean-pierre dit: 29 octobre 2013 à 15 h 35 min

JC un conseil: tu devrais faire gaffe avec tes insultes et obsessions racistes qui polluent le blog de M. Assouline

JC..... dit: 29 octobre 2013 à 15 h 03 min

« avec JC ça décolle jamais de l’insulte »

Mais non !
Propos tout à fait exagéré …
Une rumeur !

nota bene : « va te faire enfiler chez les singes, Jean-Pierre ! »

Vive Monop dit: 29 octobre 2013 à 8 h 24 min

Fort bien. Allez racontez ça aux hellénistes qui donnent des leçons gratuites d’humanisme et à l’archeveque humaniste et au gouvernement humaniste et à l’humanite humaniste.

The hoi poloi dit: 29 octobre 2013 à 8 h 18 min

Monop, ce qu’on fait c’est pour surpasser tes anciens traumatismes.Et il est vrai qu’on pratique l’humanisme seulement nombreux. Notre humanisme est simple : ce qu’on ne connaît pas n’existe pas et se nomme pfhrhrhfbnduruebdbrhrhehdhrhrh. Évidemment l’hypothese de non-associativité qui préside à notre adaptation du traitement ludovico (on est à la fois l’etat et l’alex) est d’une logique assez subtile, moins efficace qu’opporthune. Mais tu ne pourras pas dire que tu n’avais pas été prévenu par tous. La faute t’en incombe donc seul.

JC..... dit: 29 octobre 2013 à 6 h 32 min

Badiou est un étron putride : marcher dedans ne porte pas bonheur … préférer les déjections canines, plus saines, moins empoisonnées que les dires de cet « intellectuel » représentatif de l’imbécilité théorique des penseurs de l’époque…!

Leo (Bloom) Pold dit: 29 octobre 2013 à 4 h 52 min

Je vois que Badiou sévit sur FC…Ne jamais oublier qu’il a longtemps applaudit des deux mains le régime khmer rouge. Il a ensuite fait maende honorable et reconnu qu’il s’était trompé car il ne possédait pas toutes les données…On peut rester sceptique quant à la probitié intellectuelle de ce fils de grand bourgeois toulousain qui joue la carte « fils du peuple (nouveau) ». De quoi est-il le nom?

u. je reviendrai un peu plus tard sur votre commentaire sur les 2 bouddhismes.

CNAM dit: 28 octobre 2013 à 23 h 36 min

Faites une petite recherche autour du mot « hygiène »

En effet le comptage qui se limite à deux guillemets n’appelle pas une prescription lourde. Une camomille suffira.

blogogolemite de la dernière heure dit: 28 octobre 2013 à 23 h 30 min

les journalistes qui racontent: « expliquez-nous vos motivations » ! rien que ça !

CNAM dit: 28 octobre 2013 à 23 h 16 min

Déjà le simple fait de se laver les mains…

Oui voilà et puis une bonne camomille par dessus si la fièvre ne passe pas.

blogogolemite de la dernière heure dit: 28 octobre 2013 à 23 h 06 min

relevait d’un psychologisme assez « archaïque », si fraternelle soit l’obnubilation qui l’aveugle .

blogogolemite de la dernière heure dit: 28 octobre 2013 à 23 h 03 min

Sans l’ombre d’un doute y aurait-il davantage de femmes qui posteraient si elles n’avaient pas trouvé que la psychologie de ce blog relevait d’une

Les affaires reprennent dit: 28 octobre 2013 à 23 h 02 min

La maison Christian Dior n’a pas pris beaucoup de risques en prenant comme ambassadrice la sublime Natalie Portman. Certes, c’est un choix sûr, mais c’est aussi une décision qui ravit ceux qui la croisent dans les créations de la prestigieuse marque, puisqu’elle est impériale. Cumulant les tenues Dior pour la promotion de Thor – Le Monde des ténèbres, elle est une fois de plus parfaite sur le tapis rouge de l’avant-première berlinoise, le 27 octobre. Avec ses allures de princesse – comme on a pu le voir à Paris – elle parle du film, mais aussi du fait de venir bientôt s’installer en France.

blogogolemite de la dernière heure dit: 28 octobre 2013 à 22 h 54 min

il est certainement difficile de dater « la conception » d’un enfantemps et il y a un autre paradoxe dans le fait que dans notre temps si passionné de techniques psy, la mortalité maternelle des mères reste si importante(sur slate
La honteuse histoire de la mortalité maternelle
Au début du XXe siècle, le médecin était le plus grave danger qui menaçait les femmes en train d’accoucher.

bérénice dit: 28 octobre 2013 à 22 h 48 min

surenchère de la formule, démarche impériale pensez-vous qu’il soit nécessaire de se coincer le manche à balai pour assurer un maintien suffisant à l’apparat?

bérénice dit: 28 octobre 2013 à 22 h 45 min

22h36 Mais il est vrai aussi que JB s’intéresse à la linguistique et possède un savoir non négligeable.

blogogolemite de la dernière heure dit: 28 octobre 2013 à 22 h 45 min

il échappe à beaucoup que l’on ne lit pas a priori ce blog pour « commenter » quoi ou qui que ce soit.encore moins du blabla psychologique
Le blog de P.Assouline avec ses coins (pourquoi n’y en a-t-il pas 4 comme le jeu?)est des mieux pensés , et son travail bien suffisant pour un lecteur commun qui n’est pas dans une démarche impériale

bérénice dit: 28 octobre 2013 à 22 h 42 min

oui? j’écrivais cela car vous savez bien sur que l’enfant c’est celui qui ne parle pas après en tirant l’idée on peut arriver à des choses drôles qui ne sont pas justes, pas fausses non plus l’enfant constitue un marché dés sa conception.

blogogolemite de la dernière heure dit: 28 octobre 2013 à 22 h 36 min

bérénice, je me souviens d’avoir lu que P.Assouline apprenait le grec, alors qu’il le parlait sans le savoir, et de même pour le latin.
tout ne me fait p

bérénice dit: 28 octobre 2013 à 22 h 26 min

Blogogo un enfant qui parle n’est plus un enfant, il devient un être capable de nommer la chose et nommer la chose c’est quitter le monde du silence, du mutisme, de l’autisme fondamental qui précède cet avènement souverain qui de fait va pousser l’être dans une foret dense de signes et de symboles qui nourriront renforceront cimenterons son édification et lui permettront d’accéder au marché.

bérénice dit: 28 octobre 2013 à 22 h 20 min

D pour les roses n’attendez pas trop ou il vous faudra les disperser sur un fleuve et je ne m’appelle pas Christopher, hélas, peut-être aurais-je connu la chance du grantamour avant de disparaître sur l’autre rive, celle que nous partagerons pour l’éternité.

bérénice dit: 28 octobre 2013 à 22 h 12 min

Lou Reed? écouté sans en comprendre aucun mot il y a très longtemps, vicious take a walk . Il a fait partie de mon paysage musical. Tous ces gens célèbres qui disparaissent sont comme des pages d’un éphéméride qu’il nous faut arracher en pensant au temps où ils furent accrochés à nos vies.

blogogolemite de la dernière heure dit: 28 octobre 2013 à 22 h 09 min

Convenons qu’il ne va pas de soi d’accoler deux mots a priori aussi antinomiques
remarquons que peut-être qu’il n’y a aucun mot qui aille de soi,ou comme il s’écrit parfois de mot « juste », même le premier mot prononcé par une enfant, que ce soit papa, maman, cocotte, ou dada

D. dit: 28 octobre 2013 à 21 h 53 min

Maintenant je vais faire une annonce qui va sans doute ébranler pas mal d’entre vous. Donc avant de la faire, je vous demande tout simplement l’autorisation de la faire.

D. dit: 28 octobre 2013 à 21 h 51 min

Bérénice, c’est une bonne idée les fleurs. Que diriez vous de recevoir à domicile un bouquet de roses rouges au moment où vous ne vous y attendez pas ? C’est à dire dans un certain temps ?
Par ailleurs, par ailleurs, j’aimerais votre avis sur la musique de Lou Reed. Pas terrible, n’est-ce pas ?

blogogolemite de la dernière heure dit: 28 octobre 2013 à 21 h 50 min

Les écrivains qui se plaignent d’être trop nombreux en librairie
et voilà la même explication que celle apportée à propos des « intellos » !
et les autres de s’en abstenir: anexou kai…. oncle picsou?

Vive Monop dit: 28 octobre 2013 à 21 h 49 min

@ holderlin

En effet j’ai retenu une place pour cette projection mais à part ça tu peux déjà dire à l’archevêque qu’elle peu5 se brosser et si ça lui convient pas vos sbires ont qu’a me shooter on sait que c’est ps ça qui va les empêcher de dormir.

blogogolemite de la dernière heure dit: 28 octobre 2013 à 21 h 40 min

je commence à bien saisir pourquoi les « commentaires » des erdéliens me tapent sur les nerfs .
« Les éditions Grasset vont publier d’ici deux semaines un ouvrage déroutant, de l’artiste chinois Xu Bing, Une histoire sans mots, connu dans sa version américaine sous le titre Book from the Ground: From Point-to-Point. Le livre est entièrement composé de symboles, d’émoticones, de pictogrammes, décrivant la vie d’un employé. Bienvenue dans la journée de M. Noir. »
http://www.actualitte.com/les-maisons/une-histoire-sans-mots-le-roman-en-pictogrammes-de-xu-bing-45929.htm

D. dit: 28 octobre 2013 à 21 h 39 min

Je vais allumer une lumière sur votre chemin obscur qui ne mène à rien.
Prenez note, avant que mon message ne disparaisse, comme tant d’autres avant, qui ont dérangé par la soudaine et dérangeante opportunité de leurs propos.
Le problème n’est pas le numérique. Le problème n’est pas non plus l’humanisme ou son contraire.
Le problème, c’est que l’homme a découvert les deux à un moment qu’il n’a pas choisi.

D. dit: 28 octobre 2013 à 21 h 34 min

La consommation des data centers n’est absolument pas un problème.
Le problème c’est l’absence d’énergie illimitée.
Or moi je sais produire de l’énergie illimitée. A partir du vide.

John Brown dit: 28 octobre 2013 à 21 h 19 min

Ces querelles internes donnent du piment à la sauce liante du blog et fait ressortir ce désir de fraternisation né de la possibilité infinie qu’offre ce genre d’outil de communication non cryptée ouverte comme une baie vitrée sur un paysage révé de beauté de tendresse universelle. (bérénice)

Encore une que les élucubrations assouliniennes font chavirer. C’est fou le magnétisme de ce type . Ce Tite a fait tilt dans le ptit coeur de cette Bérénice.

des journées entières dans les arbres dit: 28 octobre 2013 à 21 h 17 min

uh uh, je vais vous dire quelque chose qui a une visée humaniste.
Savez-vous combien d’énergie consomment les data centers répartis dans le monde, pour stocker des données, y compris vos messages ?
Rien qu’en France ?
9% de notre consommation énergétique.
C’est pour cela qu’il faut épargner le mépris.
Mais Samson, ou Rémi, je ne me souviens plus, sait qu’il faut l’épargner, le mépris.

des journées entières dans les arbres dit: 28 octobre 2013 à 21 h 08 min

blogogolemite,

Je ne sais pas pourquoi- ou plutôt, si, je le sais trop bien- votre message de 20h44 me gonfle, tout d’un coup. Cela dit sans mépris aucun.

u. dit: 28 octobre 2013 à 21 h 01 min

Brown, si tu lui dis noir, il dit blanc; si tu lui dis blanc, il dit noir.

Ça devient compliqué quand tu lui dis dit gris.
Sauras-tu trouver la couleur qui lui vient à l’esprit?

(rose?)

M’en fous, je dors.

u. dit: 28 octobre 2013 à 20 h 58 min

« Il me semble que u. condamne allègrement et abusivement la théorie au nom des dérives historiques concrètes,  » (Brown)

Hein?

(Observateur, tu ne m’as pas réveillé)

blogogolemite de la dernière heure dit: 28 octobre 2013 à 20 h 44 min

des journées entières dans les arbres dit: 28 octobre 2013 à 20 h 37 min
c’est P.Asssouline qu’il faut remercier parce qu’il nous pousse à savoir , nous questionner , nous informer de ce qu’il y a , ce qui se fait, et à ressourcer nos rêveries et nos désirs sans mépris facile

blogogolemite de la dernière heure dit: 28 octobre 2013 à 20 h 23 min

le classique de la renoncule de la RdL
« On considérait comme éternel ce regroupement par âges, inventé au XVIe siècle dans les collèges jésuites, qui a permis de dispenser la connaissance plus largement et plus efficacement ; mais l’enseignement en classe implose.

blogogolemite de la dernière heure dit: 28 octobre 2013 à 20 h 10 min

Gonflé, Antoine Audouard. Et courageux avec cela.
moins l’auteur pour lequel ce fut thérapeutique comme diraient les zaimés et zélés de ce blog
que l’éditeur .

christiane dit: 28 octobre 2013 à 20 h 09 min

@bérénice dit: 28 octobre 2013 à 19 h 30 min
Soudain quelques mots repoussent les nuages et calment la tempête…

bérénice dit: 28 octobre 2013 à 19 h 30 min

Ces querelles internes donnent du piment à la sauce liante du blog et fait ressortir ce désir de fraternisation né de la possibilité infinie qu’offre ce genre d’outil de communication non cryptée ouverte comme une baie vitrée sur un paysage révé de beauté de tendresse universelle.

bérénice dit: 28 octobre 2013 à 19 h 24 min

19h16 L’énigme n’est en tout cas pas aussi captivante que dans un Polanski, Ghost Writter? par analogie à votre script

John Brown dit: 28 octobre 2013 à 19 h 14 min

En dépit de tous les errements du stalinisme, la société soviétique comportait de nombreux aspects authentiquement humanistes. La révolution eltsinienne de 1991 a jeté le bébé avec l’eau du bain. Maintenant que l’enthousiasme est retombé, il serait temps d’évaluer les dégâts,dont on mesure aujourd’hui les conséquences.

blogogolemite de la dernière heure dit: 28 octobre 2013 à 19 h 10 min

à quoi joue la science : pas à se demander si P.Assouline se cherche ou s’il se prend pour le père
« http://www.slate.fr/life/79248/age-biologique-seins
Plus précisément, le bioinformaticien a décidé de comparer l’âge biologique (celui de vos organes) et l’âge chronologique (celui que vous fêtez tous les ans). En basant ses recherches sur la méthylation de l’ADN, c’est-à-dire l’évolution des cellules de notre corps, Horvath a pu prouver que notre cerveau, notre cœur, nos poumons ou notre poitrine ne vieillissent pas forcément de la même faç

Sergio dit: 28 octobre 2013 à 19 h 07 min

Le seul truc perverti, c’est l’identité. On sait même pas si les mecs des soucoupes c’est des mecs ou « de la vie ». Si on sublime l’identité, on peut parfaitement vivre dans le communisme le plus intégral, pas plus malheureux que, mettons, des enfants à l’école ou dans n’importe collectivité, et sans évidemment les camps et tutti Berluti…

John Brown dit: 28 octobre 2013 à 19 h 05 min

La question qui mérite réflexion est : comment passe-t-on de l’humanisme authentique des textes théoriques de Marx, Engels et même Lénine, à des entreprises politiques monstrueusement anti-humanistes comme celles du stalinisme, des Khmers rouges ou, aujourd’hui encore du régime de la Corée du Nord ? On a pas mal de réponses, mais il reste à faire.

blogogolemite de la dernière heure dit: 28 octobre 2013 à 19 h 03 min

On compte sur toi pour ça.
mal vu: à croire que t’es payé à la ligne, pour rendre ce blog si ennuyeux , comme l’écrivait un historien des historiens d’une certaine histoire de l’Asie du sud , et dont il connaissait bien la diversité des langues pour ne pas les prendre pour « les langues du paradis »

John Brown dit: 28 octobre 2013 à 19 h 01 min

A lire Patrick Deville dans « Kampuchéa » etc (Leo Bloom)

Voilà des éclaircissements qui, au moins tiennent la route en fournissant un fil conducteur et qui donnent envie de lire Deville. De l’humanisme marxiste-léniniste à l’antihumanisme élaboré par les Khmers rouges, il y a quelques transmutations qui valent la peine d’examiner le contenu de la marmite des sorciers. Mais ce n’est pas à coups d’anathèmes à la JC qu’on fera avancer le schmilblick.

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