de Pierre Assouline

en savoir plus

La République des livres
De l’esprit et de l’âme dans leur rencontre avec les muscles

De l’esprit et de l’âme dans leur rencontre avec les muscles

Question culture, la réputation des sportifs est réglée de longue date : ils ne lisent pas. Ni sur  le sport, ni sur leur propre discipline, ni même sur son histoire glorieuse. Rien, nada, nothing sinon L’Equipe dans le meilleur des cas ou alors des albums richement illustrés sur le football. Cette fâcheuse réputation, il est vrai guère démentie par les chiffres, encourage les éditeurs à s’abstenir de toute prise de risque de ce côté-là malgré la qualité des livres de chroniqueurs sportifs chevronnés tels que Vincent Duluc, Denis Lalanne, Bernard Morlino. 2024, année olympique française, nous vaudra peut-être quelques surprises, il ne faut jurer de rien.

Il est vrai que même sur un plan purement littéraire, les écrivains ne s’y sont guère aventurés de Jean Echenoz sur le coureur Emil Zátopek (Courir, 2008) à Luc Lang sur les arts martiaux (Le récit du combat, 2023) en passant par Olivier Guez (Eloge de l’esquive, 2014), Eric Fottorino (Je pars demain, 2001), Jean-Philippe Toussaint (Football, 2015), Paul Fournel (Besoin de vélo, 2001), Jean Hatzfeld (Où en est la nuit, 2011, Robert Mitchum ne revient pas, 2013, Deux mètres dix, 2018) pour ne rien dire de Jean-Paul Dubois dont l’œuvre est traversée par la passion pour le rugby. Mais on ne voit pas grand-chose chez nous de l’ampleur de The Amateurs (1985) consacré par David Halbsertam à l’équipe olympique américaine d’aviron, ou du Grand roman américain (1980) de Philip Roth sur le baseball ou encore de End Zone (2023) de Don DeLillo sur le football US. Il y a pourtant matière à romans, récits et biographies dans les stades, sur les terrains, à même la piste cendrée, du côté des rings, des dojos, des vestiaires pour ne rien dire de l’inépuisable vivier de personnages. Mais non, c’est décrété, les sportifs n’en veulent pas ; quant aux lecteurs, on dit qu’ils ont du mal à s’identifier lorsqu’il s’agit d’un sport qu’ils n’ont jamais pratiqué. Raison de plus pour s’arrêter sur ceux qui bravent le poncif et s’interrogent sur le sport fut-ce de la manière la plus baroque qui soit.

Et d’abord un livre qui ne doit rien à la littérature et tout à la passion du sport mâtinée d’expertise en mathématiques et en physique. Pourquoi les cyclistes, les cavaliers, les motards, les skieurs, les patineurs, les coureurs se penchent-ils dans les virages ? Pourquoi un sprinter du 100 mètres décélère-t-il aux deux-tiers de la course à l’approche du fil ? Pourquoi les basketteurs donnent-ils l’impression d’être suspendus quand ils saurent ? Pourquoi saute-t-on plus haut en fosbury flop dorsal qu’en ciseaux ? Pourquoi une balle de golf est-elle percée d’alvéoles, entre 250 et 500 de toutes formes et profondeurs ? Pourquoi le ballon de football est-il formé d’hexagones et de pentagones ? Pourquoi un aileron permet-il à une voiture de course de ne pas décoller de la route ? Pourquoi ne faut-il pas trop baisser la tête lorsqu’on est penché sur le guidon de son vélo ? Y a-t-il une loi d’évolution des records etc C’est vrai, après tout : pourquoi ?

Les réponses se trouvent dans Pourquoi est-on penché dans les virages ? (165 pages, 20 euros, CNRS éditions) un livre très astucieux, à vocation pratique et didactique. L’auteure Amandine Aftalion est sportive, naturellement (elle pratique assidûment la natation) mais surtout passionnée de sport. L’originalité de son livre tient à ce qu’elle répond aux 40 questions de bon sens qu’elle pose (deux ou trois pages par réponses, argumentées avec graphiques et équations à l’appui le cas échéant) en scientifique : normalienne, directrice de recherches au CNRS, elle est connue pour ses recherches sur les condensats de Bose-Einstein. Même si l’on est aussi ignare que moi en mathématiques et en physique, on comprend. Je ne vais évidemment pas vous donner les réponses à toutes les questions sus citées. Pour ce qui est de la question-titre, sachez que c’est un problème de force centrifuge qu’il faut contrer en sachant qu’elle est proportionnelle au carré de la vitesse. Reste à l’optimisation mathématique à combiner toutes les contraintes afin de minimiser le temps, la trajectoire, l’énergie dépensée, l’effort fourni, la résistance d’un matériau… Après l’avoir lu (ici un extrait), on rêve d’un livre cette fois plus philosophique de la même auteure qui serait une méditation sur les rapports entre l’homme et la vitesse.

Cela dit, afin d’atténuer un peu le pessimisme exprimé par le début de ce billet, je ne saurais trop recommander la lecture de Des écrivains et du sport (385 pages, 26 euros, éditions du Volcan). Julien Legalle, un bibliothécaire assez fou de sport pour avoir cofondé l’association Ecrire le sport, y a réuni quatorze portraits d’auteurs (mé)connus pour leur addiction aux exercices physiques codifiés, disciplinés et réglementés. Certains en acteurs, d’autres en spectateurs. Il en est même qui furent croyants et pratiquants. Une sélection qui n’a rien d’exhaustif et tout de subjectif. On s’en doute, le football a la part belle (Albert Camus, Luis Sepulveda, Pier Paolo Pasolini, Vladimir Nabokov) suivi par la boxe (Arthur Cravan, Ernest Hemingway), la gymnastique (Colette), le karaté (Harry Crews), le cricket (Arthur Conan Doyle, Samuel Beckett), le football américain (Jack Kerouac), le tennis (David Foster Wallace), le rugby (Beckett encore) et même, tenez-vous bien, le surf (Agatha Christie, qui l’eut cru ?). Chacun des sélectionnés a droit à une copieuse biographie assortie d’une assez complète bibliographie. L’ensemble est rigoureux, précis et d’une grande richesse dans les détails et les anecdotes significatives. Car, naturellement, tout cela n’a d’intérêt que par ce que cela dit de différent d’œuvres dont nous croyions tout savoir. Il y manquait parfois un sous-texte sportif qui apporte un autre éclairage.

Samuel Beckett, seul Nobel de littérature à figurer dans le Widen Cricketers Almanack, qui ne ratait jamais les retransmissions du Tournoi des cinq nations, n’a évoqué le sport dans son œuvre qu’à une reprise : une quinzaine de lignes dans le monologue de Lucky d’En attendant Godot. Sa passion était ancienne et authentique ; mais de là à déduire que son acharnement à édifier son œuvre « rappelle celui des athlètes de haut niveau en quête de performance » nous parait solliciter un peu trop sa biographie ; d’autant que Fin de partie concerne plutôt les échecs, son autre passion, un jeu certes reconnu comme un sport- faut-il n’avoir jamais participé à un tournoi pour en douter.

Le tifoso Pasolini, jeune supporter du Bologne FC, voit juste en expliquant que le tifo est une maladie infantile qui dure toute la vie. Il considère le football comme un langage, un moyen d’abattre les murs érigés entre les classes sociales et comme le dernier spectacle sacré. Il l’a d’ailleurs largement commenté et théorisé (ses écrits sur le sport sont parus en français en 2012 aux éditions le Temps des cerises sous le titre Les Terrains) ; il se passionnait pour tant d’autres disciplines que l’on pourrait raconter l’histoire du sport italien vu par ses yeux ; athlétique jusqu’à la fin tragique de ses jours, il ne perdait jamais une occasion d’organiser un match, de susciter des rencontres, lui qui détestait perdre comme ce fut le cas lorsque l’équipe de tournage de son Salo ou les 120 journées de Sodome affronta à son initiative celle de Novecento dirigée par son ancien assistant Bernardo Bertolucci, les deux films étant en tournage en même temps dans la même région !

Hemingway, passons rapidement tant il s’est abondamment raconté sur ce plan-là non sans en rajouter, comme d’habitude. Mais Nabokov ! Je l’avoue, j’ignorais qu’il avait pratiqué tant de sports et que le goût de la compétition, de l’effort, de la solidarité, de la rivalité qui transparait dans certains de ses livres lui venait de là. Il était gardien de but dans une équipe d’exilés russe à Berlin dans les années 30 mais a raccroché les crampons après une blessure. Football, boxe, tennis, croquet, tir à l’arc, équitation sans oublier, bien sûr, le seul sport auquel il s’adonna jusqu’à son dernier souffle : les échecs (encore que la chasse aux papillons…). Un vrai touche-à-tout car, question sport, tout le touchait. Leur point commun : l’esprit du jeu. Il y avait consacré une conférence au Club des écrivains à Berlin en 1925, texte qu’il publiera ensuite sous le titre de Play. Le jeu ou l’art de la guerre dans lequel la dimension esthétique prend toute son importance. Un essai sous forme de manifeste, axé sur les combats de boxe mais valable pour tous les autres sports. Il y est question de sublimation de la violence par son imitation, nous révèle Julien Legalle. Il semble bien que le sport, surtout le football, encore et toujours, soit un thème récurrent de sa fiction- encore que à première vue, dans Ada, son chef d’œuvre, ou Lolita (pardon, il y a du tennis…) mais c’est bien le cas, en filigrane ou en majesté, dans Pnine, Brisure à senestre, L’Exploit… 

On voit à travers ces quelques exemples à quel point ce recueil, aussi dévolu au sport qu’à la littérature et à leur interpénétration, est une mine. Et puis quoi, un tel livre ne saurait être entièrement mauvais lorsqu’il s’avance pris en sandwich entre une préface de Benoit Heimermann et une postface en hommage à Antoine Blondin. Ce qu’il y a entre les deux leur fait honneur. L’ombre des glorieux anciens absents de ce livre, celle des Giraudoux (50 secondes 1/5 sur 400 mètres), Montherlant, Morand, Mac Orlan, Leblanc, on la retrouve évoquée d’une manière ou d’une autre, dans le recueil qui ouvre véritablement l’année olympique : Je me souviens de… la foulée de Perec (212 pages, 19,90 euros, Seuil). Le maitre d’œuvre Benoit Heimermann (décidemment, cet ancien grand reporter sportif est partout !) a sollicité vingt-sept écrivains pour leur demander quel était leur meilleur souvenir des Jeux Olympiques. Une sacrée distribution ! Une seule contrainte : un incipit à la Perec, celui de Je me souviens… Beau programme et résultats surprenants, émouvants, touchants, édifiants. On y apprend que l’acteur Bud Spencer des westerns spaghetti Trinita a dû être mince et glabre lorsqu’il était un nageur sélectionné deux fois de suite aux J.O. dans les années 50. Le texte le plus étonnant et le plus critique à l’égard des Jeux, est encore celui de Luc Lang pour qui « la surenchère du chiffre » en a tué l’esprit et qui appelle donc de ses vœux « une décroissance » desdits J.O. Ce n’est pas gagné. Les autres contributions gagnent aussi toutes à être lues. Leur point commun ? Le souvenir d’enfance, la télévision en famille. Pas toutes, mais presque.

Me revient alors soudainement le souvenir d’une conversation avec Jean-Luc Godard au cours de laquelle il s’illumina lorsqu’il fut question de tennis. Il jouait régulièrement avec un coach près de chez lui à Rolle (canton de Vaud) tant que sa condition physique le lui permit. Il nourrissait un projet de film dont il m’avait exposé la trame, laquelle tenait en un principe : suivre un grand champion (était-ce Ana Kournikova ?) dès son arrivée à l’aéroport pour disputer le tournoi de Roland-Garros, l’accompagner à son hôtel puis au stade, suivre tous ses déplacements et ses matchs jusqu’à son départ pour rentrer chez lui en ne cessant jamais de le filmer mais uniquement… les pieds du début à la fin car là réside la grâce et le génie du joueur d’exception ! Godard, quoi.

(« Dessin » photo de Janoon028 ; « Vladimir Nabokov au tennis »; « Agatha Christie, surfeuse. Photo de Christie; « Camus »; « Alfred Jarry » D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Sport.

1201

commentaires

1 201 Réponses pour De l’esprit et de l’âme dans leur rencontre avec les muscles

Samuel dit: à

Qui a écrit :
« Si la merde valait son pesant d’or, les pauvres naîtraient sans cul ».

Jazzi dit: à

« Gracq et Junger »

Le donneur de leçon Bloom, oublie pudiquement que Junger avait un autre grand admirateur en la personne de… François Mitterrand, MC.

Samuel dit: à

Pourquoi les femmes castillanes aiment les couleurs sombres et ternes alors que les femmes andalouses les aiment gaies et bariolées ?

MC dit: à

C’est vrai, Jazzi, mais lui écrivait mal par rapport aux sommets ici évoqués. MC

D. dit: à

Le canon français Caesar de 155 mm, long de plus de 8 mètres, est redoutable.
Calculant rapidement et automatiquement son attitude à partir de la simple position GPS de l’objectif à atteindre, il est précis à moins de 50 mètres pour une portée de 40 km. Avrc certaines munitions longue portée, il est capable de tirer jusqu’à 80 km (Chartres-Paris) avec une précision moindre.

Cela dit, comparativement à un missile, ça reste beaucoup moins performant. Mais aussi considèrablement moins cher.

lmd dit: à

Alexia Neuhoff écrit «…il fuit une modernité qu’il déteste, ce qui est la marque d’une certaine extrême-droite».
Ce que Pablo75 traduit par : «Ce qui n’est pas moderne est donc fasciste».
Et ça passe.

renato dit: à

J’aimerais beaucoup que quelqu’un rédige un glossaire pour certains mots — modernité, par exemple.

D. dit: à

L’ennemi numéro 1 du canon Caesar devenu possession ukrainienne sera le Zala Lancet, « munition rôdeuse » russe, d’une autonomie de 30 minutes. Économique, capable depuis peu d’être lancé en essaim dense (champ de mines aérien), sous contrôle d’une intelligence artificielle gérant l’essaim, vers des canons ennemis, il fond sur sa cible en l’endommageant, même légèrement, mais assez pour diminuer ou supprimer définitivement toute sa performance.

D. dit: à

30 % des canons Caesar ont été definitivement mis hors service par les Zala Lancet. Ce sera probablement 50 % d’ici à juin et peut-être 100 % à la fin de l’année.

N’oubliez pas d’acheter des actions. Le marché de l’armement se porte très bien.
Forcément.

D. dit: à

Ce soir je mange du merlan.

D. dit: à

Oui on se demande bien pourquoi.
Ramer, ramer, toujours ramer…

D. dit: à

Demain je me fais des endives braisées.

Bloom dit: à

Si Bloom « avait été prof d’électricité dans un lycée technique », il aurait fait doublement disjoncter notre Pablo75 volts.

15 volts maximum, c’est du lourdingue et de l’épais, mais ça éclaire mal.

– 4e de couv du Krug
« Sait-on que Sylvain Tesson, l’écrivain-voyageur, a fait ses débuts sur Radio Courtoisie, la station d’extrême droite ? Que son premier voyage, un tour du monde à vélo, se fit sous l’égide d’une association d’anciens de l’Algérie française et du FN ? »

– Dear Phil, j’avoue avoir lu presque tout Jünger (remarquable traduction d’Orages d’acier) et parfois avec plaisir, surtout le Journal, où il exprime son mépris pour l’agité du bocal Céline aka Merline, qu’il juge dangereux et fanatique. En revanche, suis tombé de haut lorsque j’ai pris connaissance de la lettre d’excuses que le contempteur de Kniebolo avait envoyé à l’habitué de l’Institut d’études des questions juives du 21 rue de la Boétie (où se trouvait avant son aryanisation la galerie Rosenberg, comme on sait)…

D. dit: à

Je ne comprends pas. Un flux lumineux ne se mesure pas en volts. On peut à la limite faire une approximation en Watt, selon la technologie utilisée (led, halogène, incandescence, fluorescence…)

Bloom dit: à

@lmd, si jamais vous trouvez une once de finesse de ce côté-là, prévenez-moi en urgence!

Bloom dit: à

Ce qu’on appelle une ellipse, D. (avec 15 volts, les watts sont faibles…)

D. dit: à

Quand vpus caressez votre chat par temps très sec, il peut y avoir au niveau de votre main une tension de plusieurs centaines de milliers de volts. Vous n’éclairez rien avec, aux dernières nouvelles.

Dans une voiture, la tension est de 12 volts. Avec ça et de bons phares, vous éclairez toute la route jusqu’à presque 100 mètres. Bien évidemment, le courant circulant, qui se mesure en Ampère est dans ce cas assez fort. Et si vous faites marcher votre démarreur, qui a une puissance de plusieurs centaines de watts, le courant sera très élevé. Pourtant la tennsion de 12 volts aura à peine chuté. Ce courant de plusieurs dizaines d’Ampère nécessite de grosses sections de câble. Sinon ça chauffe dans le câble. C’est pourquoi les câbles de batteries de voiture sont gros. Il est indispensable qu’ils soient gros. Tout comme les cables du démarreur et des phares puissants. Et de l’alternateur qui recharge la batterie.

Je dis ça parce qu’on a évoqué la possibilité de « prof d’électricité ». Ou qq chose comme ça.

D. dit: à

Donc avec 15 volts, les watts ne sont pzs faibles, cher Bloom. Pensez-y à chaque fois que votre demarreur est actionné.

D. dit: à

U = R x I
P = U x I

U en Volt
I en Ampère
R en Ohm
P en Watt

(on m’a dit que dans les lycées techniques ils allaient bien plus loin que ça…) Ellipse ou pas.

Bloom dit: à

Merci de vos lumières, D.
Va pour les 15 Watts.
Vous n’allez pas me dire que l’on va éclairer la Tour Eiffel avec…?

D. dit: à

Et pour ceux qui objecteraient que pourquoi ils nous emmmerdent à mettre du 12 volts dans les voitures et pas du 220, je leur répondrai qu’il serait en effet possible d’y mettre 19 batteries en série, ce qui nous amènerait à 19 x 12 = 228 volts (continu). On peut !
Dans les gris avions c’est 115 volts, une sorte de compromis. On a plus de place pour aligner des batteries. Et du coup ça permet d’utiliser des câbles de section plus faible ce qui sur des longueurs conséquentes présente un intérêt certain.

Damien dit: à

Une belle profession de fois de Coppola père :

« Quelle est la pire chose qui pourrait m’arriver ? Je vais mourir en étant fauché ? Non, je ne serai pas fauché. Mes enfants ont beaucoup de succès. Ils hériteront de cet endroit magnifique… vous avez vu Inglenook (la propriété de la famille Coppola, en Californie, ndlr). Ils auront cela. J’ai confiance dans le fait que si vous tournez un film qui pourra toucher les gens dans 10 ans, 20 ans ou plus, vous n’y perdrez pas d’argent. Quand je regarde mes films, ils sont encore vus 50 ans après. Outsiders, Dracula… ils ont encore du succès. Mes films, plus ils sont bizarres, plus ils semblent durer. Je ne sais pas pourquoi. Ce qui me rendrait vraiment heureux ? Pas de gagner des tas d’Oscars, car j’en ai déjà un paquet, sans doute plus que ce que je ne mérite. Ce n’est pas non plus de gagner beaucoup d’argent, même si je pense que dans le temps, ce film rentrera dans ses frais, car tous ceux que les gens revoient pour y trouver de nouvelles choses, ils finissent par faire de l’argent. Donc en y réfléchissant bien, longtemps après ma mort, tout ce que j’aimerais c’est que les gens continuent de discuter de Megalopolis, qu’ils se demandent : la société dans laquelle on vit est-elle la seule possible ? Ou peut-on la rendre meilleure ? L’éducation, la santé mentale… Ce que ce film propose, c’est l’idée que l’utopie, ce n’est pas un endroit. C’est la manière dont on peut rendre le monde meilleur. Chaque année, on trouve trois ou quatre inventions qui sont capables de l’améliorer. Je sourirai dans ma tombe si je pensais que cela pouvait arriver, car les gens continuent de parler des films qui ont vraiment du sens, qui leur apporte quelque-chose. Si vous les encouragez à parler du mariage, de l’éducation, de la santé, de la justice, des opportunité, de la liberté et de toutes ces choses conçues par l’esprit humain… et de se poser cette question : comment peut-on les améliorer ? Ce serait bien. Car je prends le pari que le monde serai meilleur s’ils avaient tous ces conversations. »

et alii dit: à

excusez mo, je viens de vérifier:
André Lwoff, né en FRANCE? ET FILS DE PARENTS TOUS DEUX UKRAINIENS ET JUIFS
BONSOIR

et alii dit: à

EVIDEMMENT/
André Michel Lwoff, né le 8 mai 1902 à Ainay-le-Château (Allier) et mort le 30 septembre 1994 à Paris1, est un chercheur en biologie français et lauréat en 1965 du prix Nobel de physiologie ou médecine.

FL dit: à

D’après Mme Dupond, la traduction du

Je suis un homme et rien de ce sui est humain ne m’est étranger »

est un total contresens. Terence n’était pas en train de faire de l’humanisme, mais de la comédie. Ce qu’il voulait dire c’est :

« Je suis personne et du coup je copine avec tout le monde. »

J’ai ri comme un bossu.

Et elle a des raisons de traduire ainsi.

FL dit: à

* Mme Dupont

et alii dit: à

@pablo sur nature briefing
« “Whenever I write a review article, those computerized search bots accuse me of plagiarism, and 100% of the time I am plagiarizing my own words,” says virologist Maria Salvato. “Then I have to struggle to say the same thing, but not as eloquently or succinctly as I originally said it.”

FL dit: à

En la lisant je me suis demandé si Ostermeier ne faisait pas un total contresens en faisant une lecture « théorie du genre » de « La Nuit des rois »

Bon j’ai bien conscience qu’Ostermeier s’en fiche.

Mais comment lire « La Nuit des rois » si on est un peu soucieux de philologie ?

FL dit: à

« Je suis un homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger »

FL dit: à

Bon bien sûr Shakespeare ne pouvait pas vouloir faire une pièce woke. Je le sais bien. Mais il aurait pu vouloir mettre dans sa pièce des « frôlements » dans l’identité sexuelle. Quelque chose de ce genre-là.

Marie Sasseur dit: à

4e de couv du Krug

Et encore, ce journaleux gonzo n’a pas lu le passage de Tesson à Lagrasse , ou dans la tour de ND de Paris c’en eût été fait de ce gredin…aux semelles de vent.

FL dit: à

Là où le traducteur traduit « chérie », Catulle a écrit « puella ». Très difficile de traduire « puella ». Toute une longue explication du mot par Mme Dupont en tenant compte du fait que Catulle met « puella » pour traduire le « péos » grec qui a d’autres sens.

FL dit: à

Quoi qu’il en soit il faut pas que les wokes tombent dessus parce qu’on va avoir le droit à un autre « poème » !

FL dit: à

* « paîs » pas « péos »

Marie Sasseur dit: à

On a droit à un autre poème.

« Rares sont les films à prendre le risque de la poésie. Dans Les heures suspendues, Stéphanie Bodet et Sylvain Tesson embarquent pour une traversée au-dessus de la mer, dans les Calanques marseillaises. Trois jours durant, ils passent « de l’autre côté du miroir » à la recherche de l’aventure et d’harmonie. »

https://www.montagnes-magazine.com/videos-film-les-heures-suspendues-gracieuses-calanques-stephanie-bodet-sylvain-tesson

et alii dit: à

paris review OATES
j’ai passé quelques semaines vraiment merveilleuses, captivantes et fascinantes, à écrire une monographie, George Bellows : American Artist , pour la série « écrivains sur artistes » d’Ecco. Je n’avais jamais rien fait de pareil et maintenant j’envie vraiment les historiens de l’art. Le travail de Bellows est remarquablement varié et souvent brillant. Il est immédiatement devenu célèbre pour ses peintures sur la boxe, mais elles ne représentent qu’une petite fraction de sa production ; Je suis particulièrement fasciné par ses marines et ses paysages, ainsi que par certains de ses portraits étranges et provocateurs.

FL dit: à

* La traduction du sonnet 18 par le même.

* « Moineau de Lesbie »

FL dit: à

* Un dessin de Félicien Rops.

rose dit: à

On rit comme un bossu, ou bien on s’esclaffe comme une baleine. C’est selon.

William Boquet dit: à

@Vous me rappelez « l’Osservatore romano » le journal du Vatican des années 50 qui faisait des listes de livres et de films qu’un catholique bon teint ne devait pas pas lire ou voir. Vous n’êtes pas notre prof, nous ne sommes pas des élèves. C’est assommant car ça donne l’impression que vous vous érigez au Juge suprême ,tellement supérieur . Pas besoin d’une nouvelle Inquisition! Foutez-nous la paix.

Tant qu’il ne transpose pas ses prétentions sur le plan politique … Très actif dans le commentaire littéraire le gonze, depuis quelques mois

renato dit: à

« Plus mignon. »

Il n’y a vraiment pas de quoi prendre la tête. Incidemment, le mot « mignon » (it. carino) me semble exagéré. Par ailleurs, c’est d’une lourdeur sans sans pareil.

FL dit: à

Je trouve que c’est mieux que les tableaux.

et alii dit: à

OATES 1995
. J’espère, en tant que biographe, que vous ne serez pas déçu : j’ai décliné l’offre de notre ami Lanny Jones, rédacteur en chef de People , d’écrire pour eux un essai dans OJ, basé sur quelques jours de procès. Et je crains d’avoir reculé par rapport à l’article de Tyson, suggérant à ma place Thom Jones, qui non seulement connaît la boxe, mais qui a été boxeur. . .

closer dit: à

Les éditions Sillage ont publié en 2023 un roman minuscule de 60 pages en petit format, « Le Chef de Gare Falmerayer » de Joseph Roth.
Inutile de préciser que c’est un bijou.

rose dit: à

Images splendides des Calanques, prises par drone, dans le document.mis en ligne par Marie Sasseur, Les Heures suspendues avec Stéphanie Bodet et Sylvain Tesson.
C’est une partie très haute, avec beaucoup de devers, peut-être la calanque du Devenson

renato dit: à

« … mieux que les tableaux »

Ce sont des œuvres très superficielles, elles manquent d’attention au réel et surtout l’observation n’est pas soutenue (ce qui n’est jamais le cas d’Ingres).

rose dit: à

n’obombrera (tes pas)

Ça c’est beau ce mot !!!

rose dit: à

compte du fait que Catulle met « puella » pour traduire le « péos » grec qui a d’autres sens.

Nous, chez nous, c’est paëlla. Et plus on est heureux, plus la poêle est grande.

renato dit: à

Il est possible que Rops ne soit pas aussi irrespectueux.

rose dit: à

Damien dit: à
Une belle profession de foi de Coppola père :

« Quelle est la pire chose qui pourrait m’arriver ? Je vais mourir en étant fauché ? Non, je ne serai pas fauché. Mes enfants ont beaucoup de succès. Ils hériteront de cet endroit magnifique… vous avez vu Inglenook (la propriété de la famille Coppola, en Californie, ndlr). Ils auront cela. J’ai confiance dans le fait que si vous tournez un film qui pourra toucher les gens dans 10 ans, 20 ans ou plus, vous n’y perdrez pas d’argent. Quand je regarde mes films, ils sont encore vus 50 ans après. Outsiders, Dracula… ils ont encore du succès. Mes films, plus ils sont bizarres, plus ils semblent durer. Je ne sais pas pourquoi. Ce qui me rendrait vraiment heureux ? Pas de gagner des tas d’Oscars, car j’en ai déjà un paquet, sans doute plus que ce que je ne mérite. Ce n’est pas non plus de gagner beaucoup d’argent, même si je pense que dans le temps, ce film rentrera dans ses frais, car tous ceux que les gens revoient pour y trouver de nouvelles choses, ils finissent par faire de l’argent. Donc en y réfléchissant bien, longtemps après ma mort, tout ce que j’aimerais c’est que les gens continuent de discuter de Megalopolis, qu’ils se demandent : la société dans laquelle on vit est-elle la seule possible ? Ou peut-on la rendre meilleure ? L’éducation, la santé mentale… Ce que ce film propose, c’est l’idée que l’utopie, ce n’est pas un endroit. C’est la manière dont on peut rendre le monde meilleur. Chaque année, on trouve trois ou quatre inventions qui sont capables de l’améliorer. Je sourirai dans ma tombe si je pensais que cela pouvait arriver, car les gens continuent de parler des films qui ont vraiment du sens, qui leur apportent quelque-chose. Si vous les encouragez à parler du mariage, de l’éducation, de la santé, de la justice, des opportunité, de la liberté et de toutes ces choses conçues par l’esprit humain… et de se poser cette question : comment peut-on les améliorer ? Ce serait bien. Car je prends le pari que le monde serai meilleur s’ils avaient tous ces conversations. »

Magnifique profession de foi à laquelle Francis Ford pourrait rajouter deux codicilles :

-Sofia, par exemple, ne serait pas obligée d’être réalisatrice et pas même productrice.
-Et puis, il pourrait se comporter suffisamment intelligemment pour que ses enfants ne se bouffent pas le foie, ma foi, une fois lui dans sa tombe.

D. dit: à

Mahler, non, merci. En dehors de 2 ou 3 morceaux, c’est à mettre à la poubelle.

renato dit: à

Ici et maintenant, D., la seule chose qui mérite de finir à la poubelle ce sont vos opinions.

rose dit: à

c’est à mettre à la poubelle.

Normal. Qui voudrait d’un grand Mahler ?

rose dit: à

Voilà, dans Sud Ouest, comment c’est bien écrit par un journaliste qui maîtrise son sujet, et pas le contraire :
travail de journalistes qui s’engagent chaque jour pour vous apporter une information locale de qualité, fiable et complète. Ce travail ne pourrait se faire sans les revenus complémentaires de la publicité et de
l’abonnement.
Accéder gratuitement en acceptant l’utilisation de cookies.

L’accès gratuit au site (hors contenus exclusifs abonnés) est subordonné à votre consentement sur l’utilisation des cookies ou des technologies similaires pour stocker, accéder et traiter des données personnelles pour les finalités de traitement suivantes : données de géolocalisation précises et identification par analyse du terminal, publicités et contenu personnalisés, mesure de performance des publicités et du contenu, données d’audience et développement de produit, stocker et/ou accéder à des informations sur un terminal. Certains partenaires ne demandent pas votre consentement pour traiter vos données et se fient à leur intérêt commercial légitime. Vous pouvez vous opposer à ce traitement et à tout moment modifier vos préférences via le lien «données personnelles» au bas de chaque page.

Ou s’abonner à Sud Ouest pour profiter de tous les contenus.

En cliquant sur le bouton « Refuser et s’abonner à Sud Ouest », vous pourrez souscrire à un abonnement et accéder à l’intégralité de nos contenus sans exploitation de vos cookies publicitaires (hors cookies de fonctionnement et de mesure d’audience).

Voir nos 332 partenaires
En savoir plus →
Accepter et continuer

Autopromo header ModeZen new
S’ABONNER
📍 MA VILLE ACTUALITÉ DÉCLICLA SÉLECTION FAITS DIVERSSPORT LOISIRS SERVICES ÉTUDIANT ANNONCES
Réservé aux abonnés
Affaire Alain Delon : « C’est la même fascination que nous ressentions lors des diffusions de Dallas ou Dynastie »
Lecture 3 min
Accueil Faits divers
Affaire Alain Delon : « C’est la même fascination que nous ressentions lors des diffusions de Dallas ou Dynastie »
« Chacun peut se reconnaître à travers des histoires de silences, de malentendus, de gros sous, de secrets de famille », estime Bernard Violet. © Crédit photo : Illustration Archives AFP
Par Propos recueillis par Aude Ferbos
Publié le 12/01/2024 à 19h19.Mis à jour le 12/01/2024 à 21h49.
Écouter
Réagir
Voir sur la carte
Partager
Journaliste, biographe de célébrités, Bernard Violet est l’auteur d’une biographie non autorisée d’Alain».
[…]À la différence près que le héros principal s’appelle aujourd’hui Alain Delon. Un autocrate devenu star qui a toujours voulu tout régenter, mais qui, au final, rate sa sortie de façon affligeante et pathétique.

D. dit: à

Oh que non, renato. J’ai raison en tout, mon petit bonhomme. Et c’est pour cela que ça vous irrite.

Janssen J-J dit: à

@ rôz, ne le faites surtout pas. Ce serait prendre de trop de risques pour un « plaisir » très éphémère. Des conséquences insoupçonnées, que vous regretteriez, même si vous l’avez déjà fait… Croyez-moi.
Bien à vous deux, et merci pour votre sympathique message.
De beaux rêves, je vous souhaite. Amicales pensées.
c/° JJJ.

renato dit: à

Pour m’irriter il faut une autre stature, D…. Bref vous ne faite pas le poids.

MC dit: à

Rose, Construire une légende, oui, mais à plusieurs fins dynastiques. Arthur n’est pas le même en France et en Angleterre, non plus que le personnage n’est suscité par les mêmes personnes régnantes ou en position de régner, voire de faire régner quelqu’un…. MC

Damien dit: à

« Sofia, par exemple, ne serait pas obligée d’être réalisatrice et pas même productrice. »

C’est bas d’écrire ça. Et pourquoi faudrait-il lui couper les couilles ? Son film « Priscilla » est magnifique. Un bijou, même. Question de goût, en somme. De bon goût. De sensibilité et, bien sûr, d’intelligence. De doigté. De bonne considération des choses, par le prisme de la culture. Sofia Coppola, c’est un potentiel d’évaluation au top. Son père, avec « Mégalopolis » va être au top. C’est une grande et belle famille. Sofia Coppola a beaucoup de talent. Son film est parfait. Son cinéma restera et donnera encore longtemps du plaisir aux spextateurs. Eh merde !!!

et alii dit: à

REGIME JOCKEY

Jazzi dit: à

Mister arbre de France

Les arbres aussi ont leur concours.

Les trois lauréats de l’édition 2023 du concours de l’Arbre de l’année ont été dévoilés ce mercredi 17 janvier.

Le Prix du public revient au majestueux hêtre pleureur de Bayeux (Calvados), qui représentait la région Normandie. Situé dans le jardin botanique de la ville, il aurait plus de 200 ans, et serait un greffage entre deux variétés différentes de hêtre. Il possède une envergure de plus de 40 mètres pour une hauteur de 17 mètres. Incapable de soutenir ses branches tombantes, il est aidé par une armature de soutien.

Le Prix du jury a été décerné au Tilleul de la « Combe droit » de Lapeyrouse (Puy-de-Dôme), qui représentait la région Auvergne-Rhône-Alpes. « L’arbre a l’allure d’une trogne parfaite, avec un tronc creux, court et massif, des charpentières imposantes et puissantes, surmontées d’une cinquantaine de branches dressées qui filent vers le ciel », peut-on lire sur le site du concours. Placé sur une parcelle agricole, il a été sauvé à deux reprises de la tronçonneuse.

Le Prix coup de cœur couronne l’olivier de Roquebrune-Cap-Martin (Alpes-Maritimes). Cet arbre qui a poussé dans les fondations d’un ancien mur se compose de plusieurs rejets de grande taille, donnant à l’ensemble une circonférence de 23,5 mètres, pour 15 mètres de hauteur. Il aurait environ 2 000 ans et est considéré comme l’un des plus vieux arbres de France.
https://www.leparisien.fr/jardin/actu/arbre-de-lannee-2023-voici-les-trois-laureats-du-prestigieux-concours-5HOLIT5MQRCGDNK6UGH7OZTTO4.php

D. dit: à

Vive les arbres !

D. dit: à

La facon dont on enseigne la philosophie est déjà une prise de position philosophique.

D. dit: à

Il faut pas que je contredise trop brusquement renato, ça l’irrite. Je vais essayer d’être plus délicat dans l’expression de mes peopos.

MC dit: à

Il y avait à Fontainebleau le Grand François, énorme arbre déplacé je crois à Versailles sous Louis XIV. Il y eut à Roscoff l’immense figuier tricentenaire dont le terrain fut vendu avec profit par les Sœurs. On peut aussi signaler le lotissement de l’ Etang ducal de Pont Callec, au préalable asséché et vendu par des sœurs du même Ordre. Quand il s’agit de saccager la France pour des pesetas, on ne recule devant rien. Témoin certaines éoliennes, cette fois aussi laïques que disgracieuses, sur les sommets des Pyrénées, la baie de St Brieuc, ou enserrant le château restauré du Comte de Falloux, vendu illico devant l’horreur imposée par ses restaurateurs….

J J-J dit: à

Dommage qu’ils ne parviennent pas à s’entendre,ces deux là – Mais faut-il encore s’y intéresser ?
Le vieux de la veste giroulette Dany C-B a encore l’air d’y croire. Bof.___
https://www.msn.com/fr-fr/actualite/elections/vos-propos-me-paraissent-hors-sol-ruffin-fait-part-%C3%A0-glucksmann-d-un-franc-d%C3%A9saccord/ar-BB1gXZ73rc=1&ocid=winp1taskbar&cvid=3d22e72e587343e891fa0c1d865a444a&ei=9
Bàv, en vos foyers. Un peu de chaleur je souhaitej à tout ce qui au monde a trop froid dans sa chair comme dans son cœur (JE, 20.1.24_10.12)

D. dit: à

Je pense que Mahler, musicien théorique compétent, maîtrisant le domaine musical, possédait une certaine profondeur mais un sens esthétique déplorable, qui s’est très malheureusement exprimé dans la très grande majorité de ses oeuvres.
Je suis surpris par la qualité de deux ou trois morceaux dont l’un tient même du génie, à mon sens. Donc comment cela a-t-il pu se faire ? Je ne me l’explique pas vraiment. Ce que je ne m’explique pas, c’est comment quelqu’un capable d’être génial est aussi capable de produire de la merde lourde et lassante à longueur de temps sans s’en s’apercevoir, surtout relativement à d’autres musiciens contemporains ou d’un passé proche.

Voilà.

renato dit: à

Les abrutis ne sont pas irritants, ils sont simplement ennuyeux.

D. dit: à

Désolé de bous irriter à ce point, renato.
Essayez de vous trouver un abruti ?

et alii dit: à

l’allure d’une trogne parfaite,
attention à l’orthographe ; il y a une famille « trogneux » qui ferait une drôle de trogne si vous vous oubliez

et alii dit: à

TROGNE

D. dit: à

Trogneux ? Ça existe réellement ?!

D. dit: à

Il faut que j’aille au marché, mes poules ont faim (je leur donne beaucoup des pluchures de légumes avec leur grain, elles en raffolent).

et alii dit: à

Allons D!
Brigitte Macron, née Trogneux le 13 avril 1953 à Amiens, est l’épouse d’Emmanuel Macron, président de la République française depuis le 14 mai 2017. Professeure de lettres à la retraite, elle est présidente de la Fondation des Hôpitaux depuis 2019. Les médias la désignent parfois sous le titre officieux de « Première dame de France ».

Bloom dit: à

« Je me ssouviens que Julien Gracq était professeur d’histoire au lycée Claude-Bernard ».
Perec

D dit: à

Si jamais une petite vieille tente de prendre ma place dans la file d’attente, sous prétexte de démence naissante, je lui dirai que je suis ami de plusieurs ministres très influents.

D. dit: à

Elle s’appelle réellement Trogneux ?! Vous me faites marcher, et alii. Tsss.

Jazzi dit: à

Au commencement était l’arbre…

« La terre produisit de la verdure, de l’herbe portant de la semence selon son espèce, et des arbres donnant du fruit et ayant en eux leur semence selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le troisième jour. »
La Genèse

« Tout seul,
Que le berce l’été, que l’agite l’hiver,
Que son tronc soit givré ou son branchage vert,
Toujours au long des jours de tendresse ou de haine,
Il impose sa vie énorme et souveraine
Aux plaines. »
Emile Verhaeren

« Il était une feuille avec ses lignes
Il était une branche au bout de la feuille
Il était un arbre au bout de la branche
Il était des racines au bout de l’arbre
Au bout des racines il était la terre. »
Robert Desnos

« Le hêtre aux paniers troués
Le frêne aux épaules calmes
L’orme redoutable aux hommes
Le prisme du peuplier
Et le saule au bout d’un fil »
Paul Eluard

« Sapins médecins divagants
Ils vont offrant leurs bons onguents
Quand la montagne accouche
De temps en temps sous l’ouragan
Un vieux sapin geint et se couche »
Guillaume Apollinaire

« J’ai vu le chêne sacré, gardien d’orage et de justice, cacheur
d’oiseaux et de fées, cacheur d’aurores très anciennes, je chante
le vieux chêne des routes de poussière. »
Geo Norge

« Je plante en ta faveur cet arbre de Cybèle,
Ce pin, où tes honneurs se liront tous les jours :
J’ai gravé sur le tronc nos noms et nos amours,
Qui croîtront à l’envi de l’écorce nouvelle. »
Pierre de Ronsard

« Le Chêne un jour dit au Roseau :[…]
La nature envers vous me semble bien injuste.
Votre compassion, lui répondit l’arbuste,
Part d’un bon naturel ; mais quittez ce souci :
Les vents me sont moins redoutables qu’à vos semblables ;
Je plie, et ne romps pas. »
Jean de La Fontaine

«Les ailes ont quitté le corps
De la forêt l’arbre s’envole »
Paul Eluard

«Dans la forêt sans heures
On abat un grand arbre.
Un vide vertical
Tremble en forme de fût
Près du tronc étendu.
Cherchez, cherchez, oiseaux,
La place de vos nids
Dans ce haut souvenir
Tant qu’il murmure encore. »
Jules Supervielle
 

Bloom dit: à

Pas be bol, le bilbhoquet, c’est déjàparti pour l’action, en rapport certain avec ce qu’évoque notre ami 3J, qui nous rappelle que ça pèle, comme au début d’Hamlet.

Francisco (to Brabantio who come to relieve him from his guard).
« ’tis bitter cold, (And I am sick at heart).
Hamlet, Act 1, Scene 1.

Les traductions divergent (ce qui est énorme), il en avait été question il y a quelque temps.
L’intérêt est la valeur adverbiale de « bitter », pour « bitterLY ».
Drôle comme trois petits mots d’une syllabe suffisent à exprimer une expérience partagée par l’humanité grelotante.
C’est peut-être cela qui distingue Shakespeare d’autres.
Aujourd’hui, un dramaturge écrirait plutôt: It’s beastly (vachement) cold.
O tempo, etc.

et alii dit: à

ah,misérables!
Symbole du Canada et Roi du Japon ! Son feuillage caduc est remarquable en automne. Découpé ou avec une feuille large, il prend des couleurs vives en passant du jaune au rouge et du vert au marron. Avec beaucoup de variétés et étant rustique, l’érable trouve toujours sa place dans un jardin public et privé. Découvrez parmi les plus exotiques : l’Érable du Japon ‘Shirasawanum’, l’Érable du Japon ‘Marlo’, l’Érab…

Bloom dit: à

J’adore les arbres, évidemment, mais force est de constaster qu’ils peuvent servir à tout (et pas le seul sapin)
L’ancienne présidente de l’AF de Lahore, mariée à un Cachemiri pakistanais, était originaire de Tronçais. Nous avions évoqué ce grand moment d’écologie maréchaliste, dont elle n’était pas vraiment fière, l’inauguration du chêne Pétain, le 8 novembre 1940, en forêt de Tronçais.

https://cierv-vichy.fr/wp-content/uploads/2020/10/8-novembre-1940.pdf

La fin de l’article résonne étrangement avec l’actuel…Où il est Michael Jordan today? En Gironde, con!

« Comme en écho à Tronçais, les viticulteurs de Beaune offrent un clos, prélevé sur le domaine des Hospices, au Maréchal Pétain. Ils viennent à Vichy le 29 mai 1942 lui apporter le titre de propriété qui portera désormais le nom de « Clos du Maréchal », ainsi qu’une borne miniature et les clés de la vigne. Bis repetita…

Bloom dit: à

Après les Château Kirwan, Clarke, Dillon, Phelan et Lynch (descendants des Oies sauvages irlandaises), bientôt un domaine Michael Jordan?

renato dit: à

Pas besoin d’un autre abruti, nous avons déjà D.

Phil dit: à

son premier voyage, un tour du monde

les tourdumondistes solitaires, dear Bloom, votent et écrivent à droite, avant comme après-guerre. Le routard Gloaguen devenu millionnaire grâce au contrôle des changes de Mitrand.
Baroz faisait la une sportive dans les années trente, Jazy, un zed en moins, courait comme une gazelle polonaise.

et alii dit: à

et un rallye:
paris Dakar
Ce rallye est actuellement organisé par l’organisateur d’événements sportifs français Amaury Sport Organisation.

Bloom dit: à

2 petit mots d’une syllabe (’tis / cold) & 1 de deux (bitter) – une syllabe à Glasgow seulement bi’er…

Bloom dit: à

Le routard Gloaguen

Etait VSNA (coopérant) en Afrique du Sud, surtout. Tout sauf à droite.

Bloom dit: à

les tourdumondistes solitaires, dear Bloom, votent et écrivent à droite, avant comme après-guerre.

Souvent des héritiers, comme le fils de…
Kessel une exception, mais plurilingue et doté d’un grand courage. Surtout intéressé par l’Autre.

Jazzi dit: à

« Le 6 août 1945 eut lieu l’explosion atomique d’Hiroshima. La végétation autour de l’épicentre fut étudiée au mois de septembre de la même année. Un ginkgo situé près d’un temple détruit situé à un kilomètre de l’épicentre fut le premier végétal à bourgeonner au printemps de l’année suivante. C’est une espèce très résistante aux agents mutagènes notamment aux radiations. »

Longtemps après que les humains auront disparus,
Les arbres bourgeonneront encore aux coins de nos anciennes rues…

Pablo75 dit: à

Étrange hasard: la semaine où Passou parle « De l’esprit et de l’âme dans leur rencontre avec les muscles », je tombe par hasard sur un livre de Roland Barthes intitulé: « Le sport et les hommes » (Les Presses de l’Université de Montréal, 2004). Il s’agit d’un texte que le réalisateur canadien Hubert Aquin lui avait commandé en 1960 (et payé 1000 dollars) pour servir de commentaire à son film : »Le sport et les hommes » (1961). Barthes y parle de six sports: la corrida (!), les courses de voitures, le cyclisme, le hockey sur glace et le foot. Et sur les six il n’a absolument rien à dire, à part des platitudes de journaliste et des lapalissades d’improvisateur culotté.

L’auteur de la préface explique: « Ce texte ne figure pas en effet dans les Œuvres complètes parues au Seuil, ni dans la première édition en trois volumes de 1995, ni dans l’édition augmentée, en cinq volumes, de 2002. »

Et il suffit de le parcourir pour comprendre pourquoi.

Sur la corrida:

« La seconde supériorité de l’homme, c’est sa science. Le taureau ne connaît pas l’homme, l’homme connaît le taureau ; il prévoit ses mouvements, leurs limites… »

Sur la course automobile:

« S’arrêter, c’est presque mourir. Si la machine est malade, il faut en informer son maître avec ménagement. Car un grand coureur ne dompte pas sa machine, il l’apprivoise ; il n’est pas seulement celui qui gagne, il est aussi celui que ne détruit rien. Une machine hors du jeu, c’est la tristesse d’un être qui meurt… »

Sur le cyclisme:

« On dit le Français peu géographe : sa géographie n’est pas celle des livres, c’est celle du Tour ; chaque année, par le Tour, il connaît la longueur de ses côtes et la hauteur de ses montagnes. Chaque année, il refait l’unité matérielle de son pays… »

« … le Tour n’est pas seulement une belle histoire, c’est aussi une lutte sérieuse. Lutter contre quoi ? Contre des hommes et des équipes, bien sûr. Mais comme presque toujours dans le sport, ce combat est une compétition, ce n’est pas un conflit. Cela veut dire que l’homme doit vaincre non pas l’homme, mais la résistance des choses. »

« L’épreuve la plus sévère que la nature impose au coureur, c’est la montagne. La montagne, c’est-à-dire la pesanteur. Or vaincre la pente et le poids des choses c’est décider que l’homme peut s’emparer de tout l’univers physique. Mais cette conquête est si dure, que l’homme moral doit s’y engager tout entier. C’est pourquoi – et tout le pays le sait – les étapes de montagne sont la clef du Tour: non pas tellement parce qu’elles décident du vainqueur, mais parce qu’elles manifestent ouvertement la nature de l’enjeu, le sens de la lutte, les vertus du combattant. […] Non, le muscle ne fait pas le sport : voilà ce que dit le Tour de France. Le muscle, si précieux soit-il, n’est jamais qu’une matière première : ce n’est pas lui qui gagne. Ce qui gagne, c’est une certaine idée de l’homme et du monde, de l’homme dans le monde. Cette idée, c’est que l’homme se définit pleinement par son action, et l’action de l’homme, ce n’est pas de dominer les autres hommes, c’est de dominer les choses. »

Sur le foot:

« Il pleut sur l’Angleterre, et pourtant toute l’Angleterre est dehors. Pourquoi? Il y a football à Wembley. »

« Il faut d’abord se rappeler que tout ce qui arrive au joueur, arrive aussi au spectateur. Mais alors qu’au théâtre, le spectateur n’est qu’un voyeur, dans le sport, c’est un acteur. […] Les manifestations chorales du public rythment la durée sportive. Par ses exclamations massives, le public commente le spectacle. »

Sur le hockey sur glace:

« De tous les pays sportifs, le Canada est l’un des plus froids, et pourtant de tous les sports pédestres, le hockey est le plus rapide : le sport, c’est ce pouvoir de transformer chaque chose en son
contraire. »

« Qu’est-ce qu’un sport national ? C’est un sport qui surgit de la matière même d’une nation, c’est-à-dire de son sol et de son climat. Jouer au hockey, c’est chaque fois redire que les hommes ont transformé l’hiver immobile, la terre durcie, la vie suspendue et que précisément de tout cela, ils ont fait un sport allègre, vigoureux, passionné. »

« Cette loi première du climat, elle est toute entière dans le geste qui prépare l’espace du combat : un peu d’eau durcie, et le hockey est possible. Cet espace, il ne reste plus qu’à faire de lui l’objet d’une règle, c’est-à-dire d’une stratégie, d’une idée. »

« Voilà tout ce qui va prendre place dans la partie qui commence. Une règle domine la partie : que nul joueur ne pénètre dans le camp adverse avant l’enjeu, »

« Un but marqué, c’est comme dans tous les sports, une grande victoire. Mais au hockey, le jeu est si rapide, le disque si subtil, qu’un but perdu, ce n’est pas seulement une défaite, c’est presque une blessure, aiguë comme un coup de feu ».

et alii dit: à

les humains auront disparu
sans s

Samuel dit: à

Pourquoi les arbres sont sages et rassurants le jour, sombres et effrayants la nuit ?

Samuel dit: à

Pourquoi seule la couleur noire est indémodable ?

Samuel dit: à

Pourquoi dire je t’aime à quelqu’un est une promesse d’éternité ?

et alii dit: à

Le tennis de table, appelé aussi ping-pong, est un sport de raquette opposant deux ou quatre joueurs autour d’une table. Le tennis de table est une activité ..
donc B.Macron pratique un sport au moins:le ping pong

Samuel dit: à

Pourquoi dans l’Odyssée d’Homère, seul le chien d’Ulysse, Argos, l’a reconnu après son retour à Ithaque ?

et alii dit: à

Brigitte Macron et la reine Camilla : les images inattendues de leur partie de ping pong à Saint-Denis
(Elle)

et alii dit: à

un peu de psy:
Melman questionne sur ce qui s’apprend par des techniques purement corporelles… « ce qui s’apprend là directement » « Quand vous apprenez à faire du ski, qui est-ce qui apprend ? C’est le corps. Vous lui apprenez à faire du ski. Lorsqu’ensuite vous allez négocier des virages, descentes, tout schuss… ou je ne sais quoi là aussi vous n’allez pas calculer. Vous vous fiez à ce qu’il aura appris. Il en est de même évidemment pour les instrumentistes, pour les musiciens…. ». Donc qu’est-ce qui s’apprend, directement au corps, et comment « directement », et par la mémoire, c’est-à-dire par le signifiant ?Ceci peut nous renvoyer à Freud et à son « Esquisse pour une psychologie scientifique », là où il parle des
inhttps://www.freud-lacan.com/getpagedocument/10306?rCH=2

rose dit: à

Damien
.Eh merde !!!

Pas vu encore Priscilla.
Pensais à Lost in translation.
C’est un film ça ?

Je ne me permettrai pas de dire a quelqu’un « c’est bas, ça ».
Que faites-vous de la liberté individuelle ?

Et puis, moij. les enfants de. font partie de mes blocages que j’assume.

Alexia Neuhoff dit: à

Ce pauvre Roland Barthes se fait à nouveau faucher par la camionnette d’une entreprise de nettoyage.

Pablo75 dit: à

@ Alexia Neuhoff

Il était tellement moderne, Barthes, qu’il a écrit: « Le langage est fasciste. »

Y compris celui des Gauchistes Écervelées comme toi.

B dit: à

Y compris celui des Gauchistes Écervelées comme toi.

La majorité des commentateurs ici vote ou pense à droite, un peu comme à l’assemblée, au sénat, au gouvernement actuels. Considérez, Pablo, que la liberté est encore de mise et nous autorise à concevoir que d’autres fonctionnements puissent enfin parvenir à faire progresser la société vers une plus grande équité. E t puisque vous n’utilisez pas votre droit de vote, pourquoi en venir à la politique alors que vous n’y croyez pas?

B dit: à

« , Barthes partage les discours en fonction de leurs rapports au pouvoir, selon deux catégories : « encratique » et « acratique ». Les deux mots seront rapidement abandonnés, mais l’idée qu’ils expriment conserve toute son importance. Si le discours encratique est soumis au pouvoir, travaille à l’ombre du pouvoir, que le discours acratique est hors du pouvoir et s’y oppose, ils ont néanmoins ceci en commun qu’ils « ne relèvent pas d’une techné de la persuasion, mais [qu’] ils comportent tous des figures d’intimidation (même si le discours acratique paraît plus brutalement terroriste) : fruit de la division sociale, témoin de la guerre du sens, tout sociolecte (encratique et acratique) vise à empêcher l’autre de parler » (Barthes : 2002, IV, p. 358-359). »

https://www.cairn.info/revue-litterature-2017-2-page-34.htm

B dit: à

Rose, j’ai vu Lost in translation, je le ferai cousin du cinéma de Jarmusch pour sa poésie urbaine .

B dit: à

Pourquoi dire je t’aime à quelqu’un est une promesse d’éternité

c’est une sorte de CDI, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de fin, d’ailleurs il est question de la mélancolie des amoureux ( l’inquiétude aussi) qui au fond, passée la première histoire, savent que leur amour s’évanouira tot ou tard . En étant optimiste, le transport miraculeux s’orientera vers une construction confortable et rassurante où les volontés se rejoignent.

Pablo75 dit: à

Barthes est l’un des plus grands fournisseurs en Conneries Monumentales du XXe siècle. Quand j’étais à la fac, il était à la mode et ses écrits étaient parole sacrée pour nos profs de lettres. J’avais là-bas un ami portugais (qui m’a fait connaître Pessoa à 18 ans) avec lequel on rigolait des raisonnements débiles de l’ami Roland, comme celui où il « montre » qu’il n’y a pas d’auteur, parce que nous sommes tous l’auteur de ce que nous lisons (La mort de l’auteur).

Ce qu’on trouvait le plus hilarant n’étaient pas les idées débiles de R.B. mais les « raisonnements » totalement arbitraires et contradictoires par lesquels il arrivait à elles, comme ceux qu’il « déploie » pour arriver à cette conclusion délirante:

« La langue est un instrument fasciste qui nous maintient en état d’hallucination collective permanente. Il n’y a donc de liberté que hors du langage, mais le langage humain est sans extérieur. Il faudra donc tricher avec la langue pour s’affranchir de fascisme qu’elle impose. Et pour ce faire, nous aurons recours à la littérature en tant que pratique d’écriture. C’est de l’intérieur de la langue que celle-ci doit être combattue. » (Résumé du site philo5.com).

Ou, encore plus drôle, son célèbre « Écrire, c’est jouir », que le site philo5.com résume ainsi:

« L’aventure humaine consiste à transformer le réel en art par un processus de représentations dont le langage est le véhicule exclusif. À force de répétition, on se convainc de la valeur des mots qui, peu à peu, se structurent en vérité, par consensus symboliques. Les concepts qui en résultent sont magiques ; ils appartiennent aux mythes opératoires du langage. Le langage n’est rien d’autre qu’une religion ; c’est-à-dire un endoctrinement qui nous maintient en état d’hypnose collective. La langue est aussi une forme de fascisme qui impose la tyrannie. Elle oblige à se conformer à des règles strictes pour que la magie du langage reste opératoire.

L’oppression impose une souffrance qui appelle la jouissance. L’individu la trouve dans la perversion définie comme l’usage inapproprié, hors normes, hors de toute finalité imaginable. Le texte perverti procure la jouissance lorsqu’il permet d’échapper à la tyrannie de la langue, au fascisme qu’elle impose. En s’appropriant la liberté de tricher la langue ; non pas par le silence ou la transgression des règles linguistiques, mais à travers la littérature, la pratique de l’écriture s’exerce comme un art créatif. Écrire, c’est jouir.  »

Bref, pour nous, à 18 ans, Barthes était un auteur comique. Quelques décennies après, je continue de penser qu’on pourrait faire un pamphlet désopilant contre Barthes et sa si ridicule et alexianeuoffienne « modernité ».

et alii dit: à

eps
Donner aux jeunes le goût de disciplines sportives, au-delà de l’envie de « bouger »
https://theconversation.com/leducation-physique-et-sportive-a-lecole-quels-defis-en-annee-olympique-220166?utm_medium=email&utm_campaign=La%20lettre%20du%20week-end%20de%20The%20Conversation%20France%20-%202854328950&utm_content=La%20lettre%20du%20week-end%20de%20The%20Conversation%20France%20-%202854328950+CID_e60732291b94d1c1f24f74e6257698f7&utm_source=campaign_monitor_fr&utm_term=Lducation%20physique%20et%20sportive%20%20lcole%20%20quels%20dfis%20en%20anne%20olympique

Clopine dit: à

Oh, bon sang, venir ici plutôt que de résoudre l’énigme. Ladite énigme étant d’avoir pu vivre ça : je veux dire vivre a posteriori. Quand il y a douze années de mensonge, toc, le rapport au temps s’abolit, bibelot sonore ahaha. J’ai vécu a posteriori, et non, ce n’est pas une posture sexuelle, mais une vraie question. En fait, la question, c’est comment on fait pour vivre après ça ? Après le mensonge, la vérité est si cruelle qu’elle vous brûle les yeux. Je me demande si je ne voudrais pas être aveugle. Le Clopinou (qui reste le seul lien entre la réalité et moi) me répète que le réel a du bon. J’aimerais bien le croire, je fais semblant d’y croire, pour lui bien entendu, mais quelles crevasses sous la neige !

renato dit: à

« La langue est fasciste », il me semble que, à un moment, Barthes se soit rétracté — il faudrait chercher où, quand et pourquoi, mais pas envie de me rappeler où j’ai les notes relatives à ce sujet.

racontpatavi dit: à

Le froid aigu tue efficacement les microbes ou du moins les fige pour un temps. Ainsi nous pouvons pratiquer notre sport favori plus sainement.
Ce que j’ai fait hier après-midi par un temps entre quatre et trois degrés de température.
L’air était froid, l’air était vif sur les petites collines entourant la ville. La douche chaude du retour fut comme un baume et une incitation concentrée à la lecture jusqu’au repas du soir.
Ce matin, vers huit heure trente, pour la première fois, le thermomètre est descendu à moins un de température.
Il parait qu il a fait moins sept degrés cette nuit!
Peu de salades fraîches sur les étals du marché, heureusement que les maraîchers des Halles couvertes avaient des réserves!

rose dit: à

Moi aussi, B.j’ai vu Lost in translation.
J’en suis encore à me questionner sur ce temps passé dans une ville mégapole, derrière de grandes baies vitrées, un homme une femme, à se poser des questions mais lesquelles ?

et alii dit: à

AUjourd’hui le ginko biloba a conquis tous les univers décoratifs, mais je me souviens lorsque j’ai vu les premières feuilles tapisser ke pied de leur arbre;le réel!magnifique

Clopine dit: à

Et là, je vais vous dire un secret. C’est le secret du scorpion, in cauda venenum ! Ahahah. C’est que, quand ça ftrop mal, quand vous avez une sorte de chaleur façon enfer, ben vous vous raccrochez à ce que vous pouvez.Mais, ne rigolez pas tout vous accable. Je crois que j’étais une femme assez aimable. Je suis une ruine. Il m’a détruite, et vu mon aveuglément, mon assentiment, bref, bref, je vais être enterrée avec ces douze années de mensonges avec moi.Ayez pitié de moi.

rose dit: à

La poésie urbaine est aussi chez Wim Wenders, sans torture neuronale.

rose dit: à

Mon ressentiment non ?

renato dit: à

Lost in translation est un beau film sur l’incapacité de s’intégrer à la réalité et l’isolement qui en dérive, d’où son intérêts. Je peux comprendre qu’il ne soit pas compris car il est construit sur un mode de vie qui n’est pas apprécié par tout le monde. Il faudrait dire quelques mots aussi sur le traitement du thème secondaire —l’insomnie —, mais pas envie.

renato dit: à

Incidement. Coppola : « Qui se soucie d’une jeune femme privilégiée qui ne sait pas ce qu’elle fait de sa vie ? Mais la chose ultime dont il s’agissait, pour moi, c’était la connexion. Et je pense que nous recherchons tous cela. Il s’agissait de moments de connexion inattendus. »

x dit: à

MC, la vraie question, (même si Jazzi ne vous la posait pas — voir en haut de page), serait plutôt : placez-vous vraiment, sérieusement, monsieur Tesson le Fils à la hauteur (littéraire) du sommet Gracq ?

Car enfin, que l’écrivant-baroudeur/voyageur aille plus loin, plus haut, plus fort, serait sans doute un argument pertinent s’il s’agissait pour lui de parrainer un prix Dec.thl.n ou V.eux C.mpeur, ou les 25 ans de l’Association des Randonneurs de Trifouillis-les-oies (ou si l’entrepreneur de lui-même était invité dans une école de commerce pour remettre le prix « Management du sport »).
Apparemment, l’important est de bien marquer le coup pour l’année olympique

N’est-ce pas précisément à force d’éviter la question devenue tabou d’une plus ou moins grande valeur littéraire qu’on en est arrivé à ce genre de situation : les critères internes, spécifiquement littéraires, une fois évacués, il ne reste plus que l’affrontement deS idéologieS adverseS (la lutte pour les places dans le champ n’ayant évidemment pas disparu pour autant et le poids des instances de reconnaissance extra-littéraires et des réseaux s’étant renforcé).

Quand tout se vaut, on peut impunément, sans se « griller » définitivement pour incompétence et servilité associées, sacrer qui l’on veut « Prince des poètes » et le placer, sans rire, dans la continuité bipartie de Villon, du Bellay et La Fontaine : c’est une vedette, « c’est mon choix », il pense comme moi et mon employeur donc il pense bien ; quant à ceux qui pensent mal et que je ne connais pas, qui ne passent pas à la télé, ils ne peuvent être que médiocres, et donc aigris, envieux, puisqu’un autre type d’ambition n’est tout simplement pas envisageable.

une main dit: à

« Atteindre le sommet Gracq »

Un sommet ça se descend ou bien alors, attention à la chute!

« Quand tout se vaut »,
mais en poésie, avec tous ces milliers de fratries, la cime de la petite colline de l’une vaut bien le talus franchi de l’autre!

une main dit: à

Publications
Nathalie Bianco
sur son compte facebook, aujourd’hui.
A propos de la tribune anti-Tesson :

« Le problème de ces tribunes, c’est le manque d’officialisation.
Il faudrait créer un label, ce serait plus simple. Une certification « poète de gauche ». Une AOC « Garantie sans OGM et sans trace de droite » qui pourrait bien entendu être étendue à tous les autres artistes (musiciens, écrivains, peintre, acteurs et cinéastes).
Il faudrait un cahier des charges strict et une formation sanctionnée par un examen. Un peu comme le permis de conduire à condition de le revalider chaque année (les idées étant par nature, changeantes).
Rien de très compliqué. Peut-être pour la première épreuve un questionnaire à choix multiple basique :
En fin de soirée, le DJ joue les lacs du Connemara :

A / Je me ressers un verre et je braille « Teeeeeerre brûléééée ».
C / Je vais au milieu de la piste et je lève le poing en chantant l’Internationaaaale !
D / Je ne vais pas dans les soirées. La fête est un moyen d’abêtir le peuple pour mieux l’assujettir à l’exploitation libérale et capitaliste.

Le « Mignonne allons voir si la rose qui ce matin avait éclose » de Ronsard est-il :
A / Une allusion au renouveau du Parti Socialiste.
B / Une odieuse tentative d’emprise pédo-criminelle patriarcale sur l’égérie du poème qui n’avait que 14 ans.
C / Une ode sournoise au capitalisme et à la mondialisation (la demoiselle était fille de banquier italien).
Ensuite, on pourrait avoir une épreuve de mise en situation. Peut-être un quart d’heure de distribution de repas aux sans-abris sous l’œil des caméras ? Une apparition dans une manif pour protester contre l’expulsion d’un Djihadiste tchétchène cannibale ?
Après son examen, l’artiste-poète obtiendrait sa certification AIGRE (Appellation Internationale Gauche Radicale Engagée) et on serait rassuré. Une petite signature dans une tribune dans Libé par an et hop, le label est revalidé pour une année.
Les poètes-identifiés-de-droites seraient bien entendu déchus de leur titre et envoyés en camps de rééducation, dans lequel ils participeraient à des ateliers « Travaillons nos alexandrins avec Castro », « Rimons avec Pol Pot », « découvrons les allitérations avec Staline ». Mais soyons ouverts et tolérants : Tous ceux qui n’auraient pas obtenu leur certification ne seraient pas automatiquement disqualifiés. On tolérerait quelques sociaux-libéraux égarés, des macronistes fourvoyés ou des centristes abusés. C’est comme le poulet ou les légumes. Tous ne peuvent pas avoir le label « nourri au grains » ou « Bio ».
En revanche, les recalés ne pourraient pas être sélectionnés pour « Le Printemps des poétes ». Ils seraient autorisés en revanche à lancer leur propre festival. « Les rimailleurs de l’été ». « L’automne qui sonne » ou « les vers de l’hiver ».
Reste le cas épineux de tous ceux qui s’intéressent uniquement à l’écriture, ceux qui sont curieux des mots, avides d’inventivité et de beauté et qui sont perplexes devant ces indignations surjouées de petits commissaires. Ceux que « les icônes réactionnaires » n’effarouchent pas plus que les « icônes progressistes » du moment qu’ils ont du talent. Ceux qui ont la candeur de penser qu’un parrain populaire et charismatique ne peut que contribuer à démocratiser et à faire découvrir au plus grand nombre la poésie.
Quel sort réserver à ces naïfs inconscients ?
Parce que, la culture pour le plus grand nombre, sans passage systématique par la case « politique » ou par l’opposition bon/méchant, ce serait vraiment trop révolutionnaire…😏 »

et alii dit: à

clopine, pourquoi piétiner maintenant, en notre présence impuissante ,cette femme aimable à laquelle certain-e-s se sont attaché-e-s? croyez vous que c’est plus simple pouraborder aux nouveaux rivages dont vous avez tout à découvrir? C’est à eux que vous devez vous préparer, vous rendre un peu disponible sans vous laisser piéger par des mots d’une autre histoire, d’un autre temps; votre fils va lui au devant pour que vous vous accompagnez l’un l’autre, lui dans sa vie, vous, mais c’est la vôtre clopine!

closer dit: à

Bien vu, Nathalie Bianco…

Au fait avant ST qui furent les immenses écrivains ces dernières années qui ont parrainé le Printemps des poètes?

morales sed laisse dit: à

Au fait avant ST qui furent les immenses écrivains ces dernières années qui ont parrainé le Printemps des poètes?

« En rires » en 2009 (parrain : Denis Podalydès)
« Couleur femme » en 2010 (marraine : Dominique Blanc)
« D’infinis paysages » en 2011 (marraine : Juliette Binoche)
« Enfances » en 2012 (parrain : Robin Renucci)
« Les voix du poème » en 2013 (parrain : Denis Lavant)
« Au cœur des arts » en 2014 (parrain : Ernest Pignon-Ernest)
« L’Insurrection » en 2015 (parrain : Jacques Bonnaffé)
« Le Grand XXe : d’Apollinaire à Bonnefoy » en 2016 (parrain : Michael Lonsdale)
« Afrique(s) » en 2017 (parrains : Soro Solo et Abderrahmane Sissako)
« L’Ardeur » en 2018 (parrain : Jean-Marc Barr)
« La Beauté » en 2019 (marraine : Rachida Brakni)
« Le Courage » en 2020 (marraine : Sandrine Bonnaire)
« Le Désir » en 2021 (marraine : Marina Hands)
« L’Éphémère » en 2022 (marraine : Golshifteh Farahani)
« Frontières » en 2023 (marraine : Amira Casar)
« La Grâce » en 2024 (parrain : Sylvain Tesson)

Pablo75 dit: à

Je suis une ruine. Il m’a détruite, et vu mon aveuglément, mon assentiment, bref, bref, je vais être enterrée avec ces douze années de mensonges avec moi. Ayez pitié de moi.
Clopine dit:

Quand on est dans un trou, on ne peut sortir que par le haut, par la spiritualité.

Pour commencer à le faire, tu devrais lire « Vivre zen » et « Soyez zen » (les 2 en poche chez Pocket) de Charlotte Joko Beck.

« Après une longue pratique du bouddhisme, Charlotte Joko Beck (1917-2011) est désignée par le maître Maesumi Roshi comme l’un de ses héritiers spirituels. Elle vit et enseigne au centre Zen de San Diego depuis 1983. »

Sachant que dans le zen il n’y a pas de Dieu.

Histoire zen:

« Trois moines jardiniers vont trouver le maître.
– Il a tué une limace, dit le premier. Il ne faut pas tuer.
– Tu as raison, dit le maître.
– La limace mangeait nos salades, proteste le second.
– Tu as raison, dit le maître.
– Ils ne peuvent pas avoir raison tous les deux ! remarque le troisième.
– Tu as raison, dit le maître. »

et alii dit: à

soleil vert:
reporterre annonce:
20 janvier 2024 Bonjour ! ❄️ À la une, interview d’un des plus grands auteurs de science-fiction du moment : Kim Stanley Robinson. Il a notamment publié Le Ministère du futur, livre dans lequel le sabotage est une action clé pour changer la politique climatique. Robinson pense aussi que « chaque milliardaire est un échec politique » et propose de « faire disparaître » les milliardaires en les taxant.

William Boquet dit: à

@Quand on est dans un trou, on ne peut sortir que par le haut, par la spiritualité

Sous des dehors de musclor en plastoc, on devine une nature volcanique chez El Siphonné de La Tilde

Patrice Charoulet dit: à

Langue française

Impétrant- postulant.-
L’impétrant est un postulant qui a obtenu ce qu’il demandait (place, diplôme, titre, etc.).
C’est abusivement qu’on appelle « impétrant » celui qui sollicite quelque chose.

Alexia Neuhoff dit: à

Pablo75 dit:
« Quand on est dans un trou, on ne peut sortir que par le haut, par la spiritualité. »

Ouich…. la fameuse échelle de corde des coachs en développement personnel. Charlatan !

Alexia Neuhoff dit: à

Pablo75 dit:
« Quand on est dans un trou, on ne peut sortir que par le haut, par la spiritualité.»

Je ne crois pas que ce genre de connerie puisse aider en quoi que ce soit Clopine.

Pablo75 dit: à

Ouich…. la fameuse échelle de corde des coachs en développement personnel.
Je ne crois pas que ce genre de connerie puisse aider en quoi que ce soit Clopine.
Alexia Neuhoff dit

Réflexions de Trou du Cul.

Soleil vert dit: à

et alii dit: à
soleil vert:
reporterre annonce:
20 janvier 2024 Bonjour ! ❄️ À la une, interview d’un des plus grands auteurs de science-fiction du moment : Kim Stanley Robinson.

Merci et alii. Il était invité aux Utopiales en 2023.

Bihoreau, duc de Bellerente dit: à

Le conflit Attal-Branco est expliqué aux Étatsuniens branchés et Branco n’en sort pas indemne. Il patauge toujours dans les égoûts alors
que sa victime favorite, ancien camarade à la chic École alsacienne du VIe arrondissement, est devenu premier ministre.

https://airmail.news/issues/2024-1-20/mean-boys

FL dit: à

« J’avais là-bas un ami portugais (qui m’a fait connaître Pessoa à 18 ans) avec lequel on rigolait des raisonnements débiles de l’ami Roland, comme celui où il « montre » qu’il n’y a pas d’auteur, parce que nous sommes tous l’auteur de ce que nous lisons (La mort de l’auteur). »

Sans rire. Qui est l’auteur de la « Déploration du moineau de Lesbie » ?

FL dit: à

Et toutes les perplexités des structuralistes sortent des interrogations des philologues d’une certaine manière.

MC dit: à

X , je n’y avais certes pas songé même si Tesson
écrit bien , de mon point de vue. La seule chose qui les rapprochait dans mon texte est leur commun culte de Junger, alors vilipendé par Bloom. J’ai simplement trouvé amusant de faire le rapprochement Junger- Gracq-Tesson pour y insérer l’intérêt d’une authentique vigie qui, que je sache , n’a pas ete tuée pour ça .

Jazzi dit: à

« et Branco n’en sort pas indemne. »

Il y a donc une justice, BdB !

FL dit: à

Dans l' »Album » édité par Eric Marty le premier essai de Barthes jamais publié et antérieur au Degré zéro de l’écriture montre que dès le départ Barthes s’interroge sur la validité de l’histoire littéraire et donc de la philologie.

Il n’est pas contre. Il est soupçonneux. Dès le départ le projet est là.

Il ne sera jamais contre. Dans « Critique et Vérité » il paiera sa dette à la philologie. Et je ne sais plus qui Antoine Compagnon ou Eric Marty fait remarquer que son dernier cours qui n’a jamais eu lieu donc puisqu’il a été renversé était une projection des photographies de Nadar des amis de Proust. Donc un cours éminemment lansonien.

D. dit: à

Pour moi c’est de la couille de loup en barre de douze, tout ça, Soleil vert.
Déjà, qu’est-ce qui prouve que ce rayonnement s’échappe du trou noir ? Rien du tout. On l’observe devant le trou noir et c’est tout. Premièrement.
Deuxièmement j’en ai assez de ces imagination en 2D. Je rappelle qu’il ne s’agit pas d’une courbure spatiale mais une courbure spatio-temporelle.
Pour moi un trou noir n’est rien d’autre qu’une inflexion forte de l’espace temps.
Si on s’en approchait, il ne se passerait rien du tout. On ne s’en rendrait même pas compte. Et d’ailleurs rien n’empêche de penser que nous vivons en ce moment ici même dans un trou noir.

FL dit: à

« Tesson écrit bien »

Ça c’est patent : il écrit bien. Très bien même. Ses chroniques dans « Le Point » sont un régal.

Bloom dit: à

Étions à la Défense Arena pour Racing Cardiff avec Pol, qui rejoignit notre équipe en 5e…
En juniors, avec Miguel, nous formions la 3e ligne de l’équipe d’île de France…nous allons aller aux archives de divers canards de la région, y compris celui où son frère Renan écrivait des comptes rendus sur nos matchs hebdomadaires jusqu’aux diverses finales. Comment des gamins de la banlieue nord grandissent ensemble grâce au rugby, à ses éducateurs, dans le froid des entraînements et des matchs et la chaleur du groupe, avec les copines qui peu à peu s’intègrent au groupe et le suivent jusque dans le sud-ouest…
Pol ma rappelé comment on s’était retrouvé dans le vestiaire des All Blacks après nous être faufilés dans les méandres bétonné d’un Oarc de Princew à peine terminé…Fitzpatrick avait été adorable…

et alii dit: à

Un sommet ça se descend ou bien alors, attention à la chute »
mais qu’a-t-on fait de « la cordée macronienne » de combien d’hommes après le « premier?

MC dit: à

Il y a aussi, dans un genre différent, celle de Photius, Renato. MC

renato dit: à

Je me souviens d’être arrivée à la bibliothèque alors qu’il faisait une chaleur suffocante et que la seule chose à boire vendue dans les environs était du coca-cola glacé. Or, je déteste la chaleur, le coca et les boissons trop froides !

D. dit: à

Je n’aime pas les fortes chaleur mais j’aime le caca cola glacé.

rose dit: à

Et puisque vous n’utilisez pas votre droit de vote, pourquoi en venir à la politique alors que vous n’y croyez pas?

B.

Oui, cela me stupéfie. C’est comme regarder un mondial de natation alors que tu ne sais pas nager.

renato dit: à

(La bibliothèque de Celsus à Éphèse : arrivÉ)

Patrice Charoulet dit: à

Ce dimanche 21janvier à 10h Jean-François Copé est l’invité de Sonia Mabrouk.

renato dit: à

“I don’t know why people expect art to make sense. They accept the fact that life doesn’t make sense.”
David Lynch

21.01 – 8.26

closer dit: à

Sonia Mabrouk? N’est elle pas cette journaliste qui travaille pour les medias du groupe Bolloré?
Vous n’avez pas honte Monsieur Charoulet?

Si vous n’êtes pas à une turpitude près, vous pouvez acheter le JDD aujourd’hui. L' »affaire Tesson » et « l’affaire Stanislas » y sont traitées…Vous nous raconterez car j’ai trop à lire pour l’acheter.

closer dit: à

Expliquez vous Rose.

Il serait absurde de regarder le mondial de natation quand on ne sait pas nager? Au contraire le fait de ne pas savoir nager peut être une raison de regarder le mondial de natation pour s’ouvrir de nouveaux horizons… Non?

Bloom dit: à

Il faudra autre chose que de petits coups médiatiques & stratégie marketing pour parvenir à un engagement bourlingueur qui arriverait à la cheville de l’intensité des Isabelle Eberhardt, Alexandra David-Néel et autre Ella Maillart.

A lire, tous les ouvrages de Colin Thubron, un des meilleurs voyageurs écrivains de tous les temps, en particulier, Le Fleuve Amour / The River Amur (pas sur qu’il soit traduit), En Sibérie et Derrière la Grande Muraille).

Les livres de Robert Macfarlane aussi, ancien président du jury du Booker Prize, qui pérégrine dans les îles de Grande Bretagne et d’Irlande (Wild Places, The Old Ways).

Autant de textes qui à aucun moment ne sentent la vieille chaussette.

rose dit: à

On ne lit pas encore en russe. Même si on n’y a pas renoncé.
Vu Pauvres créatures. Évanouissement dans la salle en début de film. J’ai compris pourquoi.
Bon dimanche,

MC dit: à

Pourquoi francisons-nous certains auteurs latins, Celse, Tite-Live,Virgile, et pas d’autres comme Photius? Le monde anglo-saxon est ici plus cohérent qui respecte toutes les orthographes latines. MC

D. dit: à

Cela-dit je ne bois jamais de Cola quelquesoit la marque. Beaucoup trop de sucre, goût bizarre quand il est remplacé par un édulcorant. Et trop de gaz. Bien-sûr on peut toujours le faire partir en agitant le liquide avec une cuillère.

D. dit: à

Mais bon.

D. dit: à

En plus Hawkibg étant mort depuis 6 ans, j’estile que j’ai je droit de dire du mal de lui.

Phil dit: à

sentent la vieille chaussette

les textes d’Eberhardt et Maillart sentent parfois l’huile de coude, dear Bloom. David-Néel est plus fluide, sans doute grâce aux mandats de son mari qui lui donnent un peu d’oxygène.

Alexia Neuhoff dit: à

Spéciale dédicace à Pablo, le zen qui vit en coup de sang permanent.
Le grantécrivain Syvain Tesson (quiécribien) publie « Avec les fées ». Frédérique Roussel nous le présente ainsi : « Quatorze ans auparavant, il avait tenté le voyage celto-atlantique par voie terrestre, las la côte était bétonnée. Damned civilisation. «J’étais parti chercher le roi Arthur et l’enchanteur Merlin, je me retrouvais chez Leroy-Merlin.*»
* Une de ces heureuses formules tessoniennes qui enchantent les amoureux de bonne littérature.
F. Roussel poursuit : « La voie des mers évite au remâcheur réac l’agitation du siècle 21. »  Oh, la viaine ! Tesson navigue donc en compagnie des féées. « Les siennes se trouvent « dans une qualité du réel révélée par une disposition du regard » ». Waouh !

Samuel dit: à

Pourquoi dans les contes de fées le sublime côtoie souvent le sordide ?

Damien dit: à

J’ai vu le nouveau Dupieux, « Daaaaaali ! ». C’est profondément nul. Inepte ! Edouard Baer est inepte. Les gags sont chiants — sauf le premier, Dali arrivant dans le couloir et marchant, marchant, comme s’il avait des kilomètres à faire. Le film multiplie à l’infini les images de Dali. Cela n’a ni queue ni tête. A la fin, Dupieux ne sait comment terminer. Il réitère sans fin. C’est nul. Dali méritait un traitement plus profond, son truc, là, ça ressemble au Rembrandt de Peter Greenaway. Ce film, c’est l’avatar de ce que Baudrillard redoutait. Dupieux est un nihiliste parfait. La pacotille est son domaine. C’est un cinéaste sans talent, bordel de merde.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*