de Pierre Assouline

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La République des livres
Duras en son dur désir de durer

Duras en son dur désir de durer

On n’a pas fini d’écouter Marguerite Duras, ses mots autant que ses silences. Il n’y pas que ses livres. Ses entretiens pourraient être inclus dans ses Œuvres complètes tant ils la prolongent. Sa voix la précédait et l’annonçait jusqu’à l’identifier puissamment, à l’écrit comme à l’oral. Nul besoin d’être l’un de ses nombreux captifs pour guetter un inédit. Celui-ci vaut le détour car il la ressuscite dans toutes ses dimensions. Il a une histoire qui ressemble déjà à du Duras.

En 1987, la journaliste italienne Leopoldina Pallotta della Torre rencontre l’écrivain chez elle à Paris pour le compte de La Stampa, à l’occasion de l’édition italienne des Yeux bleus, cheveux noirs. Quelque chose passa entre les deux femmes qui les encouragea à se retrouver à plusieurs reprises pour prolonger la conversation. Un livre d’entretiens, inspiré par les entretiens que Marguerite Yourcenar accorda à Matthieu Galey (Les yeux ouverts, 1980) naquit de cette rencontre ; il parut deux ans plus tard en italien sous le titre La Passione sospesa aux éditions de la Tartaruga. Duras le lut, l’apprécia, le cautionna. Quelques temps après, la maison d’édition disparut et la journaliste aussi, du moins ès-qualités ; malheureusement, les bandes magnétiques également. Cette triple absence explique probablement que ce livre n’ait jamais été publié en France. Il a fallu toute la curiosité et la pugnacité du traducteur, écrivain et éditeur René de Ceccatty pour parvenir à mettre la main sur cette rareté et pour retrouver la journaliste à l’issue d’une longue enquête.

C’est donc à lui que nous devons de lire en version française La Passion suspendue (188 pages, 17 euros, éditions du Seuil), malgré l’appréhension que l’on peut ressentir à lire des paroles de Duras par elle prononcées en français, traduites en italien puis retraduites en français, quand on sait à quel point le choix de chacun ses mots et la respiration de chacune de ses phrases portaient déjà son empreinte, dût-on en être parfois exaspéré ; Ceccatty s’est voulu fidèle à son ton si particulier, épuré jusqu’à l’os, et il y est parvenu en évitant afféterie et pastiche, ce qui est la seule façon de rendre justice à la créatrice d’un univers romanesque, théâtral, cinématographique – et donc d’une poétique sans pareil en son temps.

Il serait absurde de prétendre y découvrir ou y révéler une femme et un écrivain sur lesquels on a beaucoup écrit, à commencer par elle-même. On sait son admiration absolue pour Baudelaire, l’art du dialogue chez Hemingway et l’analyse amoureuse de Mme de La Fayette, ou sur la fonction de représentation de l’interdit qu’elle assignait à la littérature. Mais dites autrement, certaines vérités prennent une autre résonance. Sur l’enfance tout d’abord. Son attachement sauvage et animal à la vie. Sur l’écriture ensuite. Son impérieuse nécessité d’écrire dès l’âge de 12 ans pour « faire parler ce silence » sous lequel sa famille l’avait écrasée. Sur le plus voyou de ses frères, personnage cynique, autoritaire et amoral qu’elle identifia par la suite au Mitchum de La Nuit du chasseur et lui-même à tous les hommes. Sur sa mère bien sûr, ses talents de conteuse, sa folie qu’elle crut longtemps avoir reçu en héritage, son pessimisme radical, sa crainte des intellectuels : « Je ne me rappelle pas l’avoir vue une seule fois avec un livre à la main ». Cette mère qui lui a fait quitter l’Indochine. Pas de pathos, pas son genre. Une phrase suffit mais si forte qu’elle vaut tout un livre sur le sujet : « Est-ce qu’on ne fuit pas tous sa maison parce que la seule aventure possible est celle que notre mère a déjà prévue ? ». On l’attend au tournant sur la politique, l’ancienne secrétaire de section du Parti demeurée une communiste sans jamais plus se reconnaître dans le communisme, elle qui a fini par verbaliser sa haine du Parti dans un texte peu connu Abahn, Sabana, David (1970) ; elle ne biaise pas, revendique son attachement à 1917, à Salvador Allende et au Che, aux idéaux du printemps de Prague et ceux des débuts de l’expérience cubaine ; mais on n’en saura pas davantage ; ou plutôt si : on saura ce qui importe vraiment pour l’écrivain qu’elle est en toutes choses, à savoir que dans son œuvre, il ne faut chercher de politique que dans Un Barrage contre le Pacifique (les soliloques de la mère dénonçant l’exploitation et la corruption coloniales et leur responsabilité dans sa propre misère). Certaines pages sont d’une belle lucidité, notamment quand elle juge ses propres livres, les premiers toujours « trop pleins, où tout, trop est dit » rien ou si peu n’étant laissé à l’imagination du lecteur. Dégraisser, toujours dégraisser. On n’épure jamais assez. Rien à voir avec l’assèchement en fin de parcours, ou la panne. Voir les derniers textes de Beckett, émouvants à force d’être lapidaires.

Duras avait le génie de parler et d’écrire sans passer par le filtre de la connaissance, en allant droit au nerf, sans détours  jusqu’à l’essentiel. Sur l’affaire Vuillemin et son « forcément sublime » qui ne passe pas, sur son identification à la femme de Moderato Cantabile et à celle de Hiroshima, mon amour, sur La Douleur dans lequel elle n’a pas menti car on ne peut pas mentir sur la substance même de la douleur, sur ses changements d’éditeur (« Je suis toujours contente quand on me paye davantage »), elle s’explique sans jamais chercher à se justifier car ce n’était pas son genre.

C’est un entretien hors normes. Rien à voir avec certains de ses grands numéros, tel l’irrésistible duo avec François Mitterrand sur leur guerre (Le Bureau de poste de la rue Dupin, Folio). Face à cette italienne qu’elle connaît à peine, mais dont les questions sont si pertinentes qu’elles lui sont un aiguillon, elle ne provoque pas ; l’ancienne alcoolique à qui la Faculté promettait que le verre de trop lui serait fatal s’accroche à la vie et au « dur de désir de durer » cher à Eluard, durer pour elle et pour son oeuvre neuf ans avant sa mort. On dirait qu’elle ne joue plus. Elle devait être dans ses bons jours. Ceux où elle ne se prenait pas pour Duras. Alors seulement, elle pouvait reconnaître naturellement qu’une seule chose avait jamais compté pour elle : l’amour bien sûr, mais qu’alliez-vous croire ?

(« Marguerite Duras » photo Jacques Haillot ; « Robert Mitchum dans La Nuit du chasseur » photo D.R.)

 

 

 

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Littérature de langue française.

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commentaires

616 Réponses pour Duras en son dur désir de durer

Jacques Barozzi dit: à

« son attachement à 1917, à Salvador Allende et au Che »

1971, sans doute !
Voilà comment on peut aimer Rambaud, qui n’est pas Rimbaud, et Duras : c’est tout Passou !

Passou dit: à

Non non, c’est bien de la Révolution russe qu’il s’agit.

Philippe Régniez dit: à

Noel, Noel ! Après la crapule stalinienne, la batracienne du Mékong. Espérons que Caroline Fourest, qui vient d’être honorée d’une médaille nationale, écrive un opus, une dizaine de pages suffiront, pour compléter cette liste de l’excellence française.

Philippe Régniez dit: à

Jacques Barozzi, compilateur officiel, vous ne savez pas lire, c’est très inquiétant.

Louframoutch dit: à

Merde, la fonction « Philippe Régniez » n’a toujours pas été désactivée.

D. dit: à

Monsieur Régniez, vous employez un langage indigne de la Tradition.

D. dit: à

Monsieur Régniez, repentez-vous. Dénudez-vous, couchez vous sur les cailloux et fouettez-vous avec des orties. C’est le conseil que je vous donne, et je suis toujours de bon conseil. Je dis cela pour votre salut.

Jacques Barozzi dit: à

la batracienne du Mékong.

Pas mal, Philippe Régniez, c’est de vous ?

Jacques Barozzi dit: à

Aragon n’a jamais postulé pour entrer à l’Académie française et Duras a refusé la Légion d’Honneur, rien à voir avec Caroline Fourest, Philippe Régniez, pas d’amalgame, svp !

Captain Cock dit: à

En tout cas la présence sur cette photo est très intense et y’aurait pas à me forcer beau coup.
Par contre, LOVE, je l’aurais bien vu plutôt sur la main gauche.
Prenez-en de la graine, D.

alec dit: à

ce que j’aime chez Duras c’est cet aveu tranquille (c’est bon de croiser de temps en temps un écrivain qui ne fait pas dans la dentelle du concept d’intranquillité, qui ne se fait pas la couturière d’une « modestie » qui n’est-là que pour cacher le vertigineux décolleté d’une indécente vanité) qu’elle fait à la journaliste forcément sublimement italienne d’avoir écrit certains de ses livres armée de la plus pure des « froideurs ».
j’aime la froideur durassienne. elle ne nous laisse pas sur le bas-côté, elle nous engage vraiment (pour moi, en littérature, c’est le seul engagement qui compte). le froid descriptif de ses différentes Bovary à elles, la femme de Moderato cantabile, la japonaise de Hiroshima (fortement proches de l’abîme), tout cela nous est conté dans la glace d’une banquise la plus mouvante-émouvante.
avec elle la passion suspendue n’est pas une veine expression ; l’épée de Damoclès au dessus de sa tête possède une lame de soie, du même fil que le cordon qui enserre la taille du déshabillé de la personne qu’on aime. un seul geste de notre part et voilà que l’on met à nu la vérité, celle de la littérature, celle de la vie tout court, celle de l’être. et le ciel peut bien essayer de nous tomber sur la cafetière, nous saurons faire face, sans la perdre, à la chinoise.
la Marguerite (je parle comme un Italien) n’avait pas peur de cette froideur. c’est ce que j’aime chez elle, le « kalt », cette chose qui n’en fera jamais un auteur bêtement « kult » (je parle comme parlerait l’Ezra Pound du guide to Kulchur).
il fait trop chaud dans la littérature actuelle. l’homme-écrivain perd beaucoup trop des spermatozoïdes qui forment son style. la femme-écrivain perd de vue les oeufs qui nagent dans le sien mais, paradoxe, elle n’en perd pas les eaux non plus.
ps : Cecatty traduisant du français passé par l’italien pourrait continuer sur sa lancée et proposer une version en japonais (il en est capable, il l’a prouvé déjà), qu’il transformera en vietnamien ensuite. la boucle de l’oral sortant de la bouche de Dura sera alors bouclée. mais pas bouché. ainsi Marguerite poursuivra le dialogue. on ne boucle pas comme ça une telle bouche d’une si belle clarté si froide.

La mauvaise langue dit: à

Je ne crois pas du tout que le thème essentiel de Duras soit l’amour. L’amour n’est qu’un prétexte.

Le thème essentiel c’est l’attente comme chez de très nombreux écrivains de sa génération (Beckett, Gracq, etc.) Et l’attente au fond, qu’est-ce que c’est ? C’est le vide d’un monde sans Dieu, promis à sa destruction.

Si je comprends bien, ce libvre c’est une sorte de surgelé, refroidi deux fois. Il paraît que c’est très mauvais pour la santé.

épistémoniaque dit: à

je comprends très bien qu’auteurs, critiques et lecteurs désirent parler de Duras ,( donc P.Assouline , forcément c’est son métier,et il le dit et on dira qu’il aura dit) et de nouvelles publications aussi , bien sûr, mais je suis exactement la personne qui n’accepte ps qu’on veuille lui en parler , et qui ne désire ni parler,ni même encore en entendre parler : non pas que je l’aie particulièrement idéalisée parmi les auteurs : c’est néanmoins l »un des rares auteurs à propos desquels je dirais:non merci, pas à moi, « ce coup-là » .

épistémoniaque dit: à

si l’on en croit le billet , et il n’y a aucune raison de ne pas accepter que P.Assouline en rende compte avec scrupule et loyauté, ce serait Duras elle-même qui aurait « reconnu » qu’une seule chose..  »
Peut-être cet entretien êut-il susciter des interprétations , il n’empêche que c’est cela qu’en tire P.Assouline .
Je désirais déjà le lire . Le billet me convainc qu’il est à lire puisque  » Mais dites autrement, certaines vérités prennent une autre résonance. »

épistémoniaque dit: à

>devrait-il susciter

épistémoniaque dit: à

je ne sais si l’on a parlé d’une » génération Duras », mais il me semble qu’il y a une « génération Duras »,

Bloom dit: à

La lecture de Tegniez, une grande bouffée de charité chrétienne.

Bloom dit: à

Duras a durablement influencé toute une génération d’intellectuels et d’écrivains asiatiques contemporains.
Se mettre une bonne fois pour toutes dans le crâne que les idoles vermoulues des esprits fafesques ne fascinent que des cercles confidentiels à l’intérieur des étroites frontières de l’Hexagone.
En dehors, dans le vaste monde, c’est Derrida, Barthes, Foucault, Sartre, Camus, Duras, Beckett, Irrigaray, Kriteva, Duras, Badiou, Lyotard, qui portent les couleurs du pays.
Céline, personne ne connait, les traductions de ses dégobillis font pfft!pfft!

En 2003, le Barbican Centre a présenté une exposition des photos de Salgado sur les migrants accompagnées de poèmes des auteurs représentant certaines des diasporas vivant à Londres. Kaiser Haq, poète bangladais de langue anglaise, a trouvé son inspiration dans le périple de l’exilée cambodgienne aphasique, personnage du Vice-Consul de Duras dans un poème qui s’intitule Battambang. En voici le début:

« Out of this tangle of texts and things and beings
she spings up like a weed
uprooted, cast
to the winds, propelled
by hunger through flat spaces, across fetid swamps,
rivers porridge-thick after the rains,
towards the straight line of sky
and earth meeting edge to edge,
towards hills and valleys with romantic names,
eating young rice shoots, begging for bones
stealing salted fish
(secreted between scraggy breasts),
always where she halts
someone turns up to shoo her away
(…) »

tweetie dit: à

Courage, Passou, courage !
Dans l’humidité chaude du cloaque des commentaires, la batracienne du Mékong reconnaitra les siens ! J’en vois, de beaux crapauds crapuleux et beaux coasseurs, qui nous font déjà les gros yeux. En avant vers le Nord ! On a gagné. Comme en Indochine…

tweetie dit: à

Une pensée émue pour le 220ème anniversaire de la disparition d’un brave gars de haute taille, 1,93 m, guillotiné place de la révolution par une bande de voyous républicains ayant fomenté et réussi leur coup d’Etat.
Ce bon Roy mourra bravement, à peine âgé de 38 ans, le 21 janvier 1793. Il aimait profondément son pays, aussi mal géré économiquement à l’époque qu’aujourd’hui.
D’autres despotes monarchiques lui succédèrent en France, beaucoup plus adulés de nos jours que ce brave raccourci : De Gaulle le Résistant, Mitterrand le Rusé, Chirac l’Immobile, Sarkozy la Fouine Agitée et notre cher Foutre de Guerre 1er, que le monde entier nous envie.
Repose en paix, Louis Capet !

jean-marc dit: à

Bloom
sur cet espace de liberté qu’est la rdl, les téniez, tweetie.jc (tweetie= jc =camarade cassandra etc etc ) jubilent et se lâchent
même si tégniez fait des efforts pour camoufler ses pulsions meurtrières sous son masque gluant et jc son mortel ennui per vers sous ses ricanements soi disant potaches- relever leurs croassements

Magnus Pym dit: à

La Duras aura au moins inspiré à Rinaldi quelques envolées immémoriales dans la critique vénéneuse. Entre autres : « Marguerite Duras réussit le tour de force d’être emphatique dans le laconisme, sentimentale dans la sécheresse et précieuse dans le rien, inventant le bavardage dans le télégramme et le falbala dans la nudité. » Plutôt bien vu, non ?:)

tweetie dit: à

Pour des âmes simples comme la mienne, Duras, Sarraute, Proust, sont des bonnes femmes qui écrivent vraiment chillant. Terminer un écrit d’icelles, c’est duraille.

Ce point de vue idiot est difficile à emettre dans un salon, mais dans un diner d’affaires, au stade, pendant une sieste crapuleuse, ou ici, dans ce havre du bon goût littéraire, ça passe bien !

Bloom dit: à

Il a raison Toui(pi)ti: que n’a-t-on raccourci ce traître à la Nation qui avait passé accord avec les ennemis de la France et de son peuple? Précurseur des Pétain et Laval, il est à sa place au panthéon des félons.
Le 21 janvier devrait être Jour de Fête.

Alexia Neuhoff dit: à

On savait que Torquemada avait beaucoup sévi en Aragon mais on apprend que sa juridiction se serait étendue jusqu’aux rives du Mékong pour y exterminer les grenouilles à l’étroit dans les bénitiers. A propos de kongs (« crocodiles » en langue thaï, Caroline F. est immunisée contre leurs morsures.

Alexia Neuhoff dit: à

tweetie 21 janvier 2013 à 8 h 17 min
Ce point de vue idiot … au stade
« Au stade » ? Ah mais c’est bien sûr : le stade anal et sadique anal. Entre 1 et 3 ans. L’arriération est aussi mentale.

John Brown dit: à

Les bandes magnétiques ont-elles été retrouvées ? Si non, sur quelles traces précisément René de Ceccaty a-t-il travaillé ?

John Brown dit: à

« Je ne crois pas du tout que le thème essentiel de Duras soit l’amour. L’amour n’est qu’un prétexte. » (rédigé par la Mauvaise langue)

Apparemment que la Mauvaise Langue n’a pas lu « le Ravissement de Lol V. Stein »

de nota dit: à

« Claude Burgelin livre une analyse surprenante de la relation que certains auteurs entretiennent avec leur nom propre. Si tant d’écrivains sont à l’aise avec leur patronyme, d’autres, souvent célèbres, se sentent « mal nommés » : ils sont sous l’emprise d’un trouble mal dicible, un tourment, un ressentiment, une inquiétude autour d’un nom devenu question.

Qui se cache sous les noms de Labrunie, Kostrowitsky, Destouches, Grindel, Bobovnikoff, de Crayencour, Donnadieu, Kacew, Joyaux, Thomas ou Alexis Mital etc. ? On reconnaît plus aisément : Nerval, Apollinaire, Céline, Éluard, Bove, Yourcenar, Duras, Gary, Sollers, Houellebecq ou Camille de Toledo… La renaissance « par le nom » peut coïncider avec l’instant premier de la création littéraire au risque d’une affirmation de soi comme « pseudo » ? ce qui n’est parfois pas sans danger.

Par l’invention d’un pseudonyme, acte d’une création de soi comme auteur, c’est aussi le nom du père qui se trouve mis à distance.

Analysant la relation entre le nom propre de l’écrivain et ses écrits, Claude Burgelin formule une hypothèse rarement explorée : la relation complexe au père, aux aïeux, aux « siens », l’angoisse qui peut en résulter, ont été pour certains auteurs un des ressorts secrets de leur oeuvre. »

« Les mal nommés »,Editions du Seuil.2012

John Brown dit: à

« j’aime la froideur durassienne. » (rédigé par Alec)

De la froideur, chez cette lyrique ? Nous n’avons pas dû lire la même Duras. Relisons « l’Après-midi de Monsieur Andesmas » pour nous convaincre que, s’il y a quelqu’un d’étranger à toute froideur, c’est bien cette artiste de l’empathie qu’est Duras.

John Brown dit: à

« Par l’invention d’un pseudonyme, acte d’une création de soi comme auteur, c’est aussi le nom du père qui se trouve mis à distance. » (rédigé par de nota)

C’est tout aussi bien le nom de la mère. Ne serait-ce pas le cas de Duras ?

Félix Popotin dit: à

à tweetie 7:22 : COUIC !

tweetie dit: à

Alexia Neuhoff dit: 8 décembre 2012 à 8 h 00
« Pour résumer : fistule lacrymale (à l’oeil / sic) d’un côté Vs fistule anale (à l’…) de l’autre. »

Alexia, une passionnée, de tout temps, par l’anal logique.

Passementier dit: à

Pour ce LOVE ,la main et le beau visage de Laure Manaudou avant la victoire ou après nous aurait sorti de l’archive littéraire.Duras maintenant en matière première pour universitaires désoeuvrés, discours à l’infini

tweetie dit: à

à Poponain 9:12 : BISOU !

John Brown dit: à

« La Duras aura au moins inspiré à Rinaldi quelques envolées immémoriales dans la critique vénéneuse. Entre autres : « Marguerite Duras réussit le tour de force d’être emphatique dans le laconisme, sentimentale dans la sécheresse et précieuse dans le rien, inventant le bavardage dans le télégramme et le falbala dans la nudité. » Plutôt bien vu, non ?:) » (rédigé par Magnus Pym)

 » La Duras »… Le qualificatif fleure un peu beaucoup sa misogynie, plutôt qu’il n’exprime de l’admiration pour cette diva des lettres que fut Duras.

Quant à Rinaldi, on pourrait trouver aussi — et on aurait raison — que ces attendus à l’emporte-pièce dévoilent les limites de son discernement critique. Mais on n’a sans doute pas étudié d’assez près les phénomènes d’allergies littéraires. Il y a des oreilles qui seront toujours insensibles à certaines musiques ; question de conformation individuelle. Rinaldi me fait penser à ce critique musical connu des années soixante, qui,dans l’encyclopédie Larousse de la musique, écrivait que la musique de Mahler, musique par trop germanique pour ses oreilles, serait à jamais insupportable à une oreille française. En l’occurrence, l’oreille française se réduisait à la sienne.

Passementier dit: à

A lire vite fait,(je sais ça ne se fait pas et chaque chose être évènement publication incident épisode paragraphe historique littéraire philosophique scientifique astronomique technique historique gastronomique … mérite attention)me traverse sans fulgurance ,et si le passé servait à écrire au présent sans lui paraître d’aucune utilité ?

John Brown dit: à

« Marguerite Duras réussit le tour de force d’être emphatique dans le laconisme, sentimentale dans la sécheresse et précieuse dans le rien, inventant le bavardage dans le télégramme et le falbala dans la nudité. »

A la réflexion, ces lignes de Rinaldi sont plutôt élogieuses.

Thierry Kron dit: à

@ †wtee†y: Marcel Proust n’est pas une femme, mais un homme qui aimait, charnellement, les hommes. Vous comprenez la nuance ?

Passementier dit: à

« La Duras » comme on dit « la Dessay » ;comme vous JB alors que je ne connaissais dans ma grande ignorance cette façon de souligner la valeur d’une artiste,j’y lus un manque de respect.

bouguereau dit: à

‘core une copine a depardieu et a jicé..que chte foutrais tout c’monde là en sibérie moi..ça trainerait pas

bof dit: à

elle a aussi fait des films -)-)

bouguereau dit: à

épuré jusqu’à l’os

continue a dire du mal du gras du cul lassouline..et viens pas pleurer si ça te retombe sur le nez

bouguereau dit: à

qu’elle identifia par la suite au Mitchum de La Nuit du chasseur

ha ça elle dira pas à mon beauf de cabu ou dupont la joie..snob jusqu’à l’os

Passementier dit: à

Bouguereau horoscope universel:Bougon ce matin ,songez à abandonner le marc du café,vos amis pensent à vous ,ne laissez pas en plan vos projets.

Bloom dit: à

No worries, Jean-Marc, gracefully doing my bit for them basturds to go AWOL. On the house, all in a day’s work!

Dans India Song, le film, même Maison-Lafitte a des allures de bled noyé dans les moiteurs de la Mousson. Et puis cette ritournelle au piano…Très très fort…Rrrraaaahhhh, ces premiers émois d’Asie, au milieu des années 80, sur et hors l’écran de l’auditorium de l’Alliance française en la Cité des Anges…Aloï maï!
Duras for ever.

Passementier dit: à

Bloom une insistance à nous arroser d’anglaises sentence que tout un chacun ne possède pas dans sa totale entièreté n’ayant pas connu la chance de se voir gracieusement convié à un parcours formatif et validant délivrant le français de l’usage exclusif et obligé de sa langue natal,merci.

bouguereau dit: à

..en tout cas les aminches depuis qu’elle est froide la tragédie grecque a cru de tout partout dans le monde moderne..c’est bien la preuve que dracul et jean marron ont faux : on est a une époque classique comme ça devrait pas ête permis..c’est pas compliqué : ils s’appellent tous sofocle..pour ça que jicé regarde plus belle la vie..jicé m’fait penser a mitchoum..vous savez dans la nuit du chasseur..clopine en est raide dingue..c’est cornélien

bouguereau dit: à

ne laissez pas en plan vos projets

j’y retourne..le monde va trembler

bouguereau dit: à

..le monde va trembler

..et moi personne pour dire que je ressemble a nioumane dans luc la main froide..vous me décevez tous

Thierry Kron dit: à

@ Bloom: Céline est bien présent dans les librairies asiatiques, du moins dans les villes comme Singapore ou Taipei. Pour Taipei, j’ai le souvenir d’une grande librairie où, tous les livres traduits des langues européennes avaient une quatrième de couverture originale et étaient présentés ainsi dans les étalages. La littérature française y semblait tenir une place prépondérante. Dans les pièces de théâtre de Malaisie ou Singapore, les personnages de nantis bourgeois intellos connaissent aussi bien les philosophes français, que le même milieu socio-culturel ici en Europe. Sauf qu’en Europe, peut-être/sûrement, la culture n’a rien à voir avec le statut économique. L.F. Céline non traduit en chinois ou pakistanais ? Là je ne saurais vous répondre ou vous contredire, à moins d’avoir une photographie de l’auteur en couverture, comment saurais-je, je ne lis ni le chinois, ni le pakistanais. Lors de mon dernier voyage à Beijing, en 2012, une librairie internationale venait de fermer ses portes, la rue voit ses immeubles rasés pour faire place à des condominiums de luxe.
Céline est un Auteur-Majeur, Marguerite Duras est un grand écrivain, avec une langue exceptionnelle de simplicité et de préciosité (sic). Un œuf de Fabergé non tape-à-l’œil, à lire à haute voix.
C’est une grande-dame et une grande voix couchée sur le papier. Pour ce qui est du personnage réel, difficile de le (ou la) trouver sympathique. Quoique, elle avait compris le génie de Gérard Depardieu. Merci Marguerite Duras !
Refuser la Légion d’Honneur, bof, elle est tellement distribuée…
J’ai même lu dans un caveau du cimetière Montparnasse, sur un cher défunt, qui avait ce genre de gadgets, or, cet homme n’avait jamais rien fait de sa vie.
J’imagine les commentaires qui vont être écrit, descendant en vrille, une Marguerite Duras, qui pourtant dans la vraie vie a reçu une ration suffisante de mauvais traitements, de mauvaises critiques, de jugements malveillants per se.

Thierry Kron dit: à

@ Philippe Reigniez: L’enfer, s’il existe, est peuplé de joyeux lurons, ce serait une horreur d’y croiser D. Envoyez le sur un nuage noir de saleté, avec des anges adultes, no sex, no fun…

merci bernard! dit: à

@salamalec 0 h 15 min
la Marguerite (je parle comme un Italien) n’avait pas peur de cette froideur. c’est ce que j’aime chez elle, le « kalt », cette chose qui n’en fera jamais un auteur bêtement « kult » (je parle comme parlerait l’Ezra Pound du guide to Kulchur).

faut vous ressaissir mon vieux, vous etes en pleine régression,essayez meetic

Thierry Kron dit: à

être écrits
Je corrige, des fois que les crétins me refassent le coup de ma faute de frappe, arte posera au lieu d’arte povera.
Je viens de m’apercevoir que le système informatique corrige automatiquement povera en posera. C’est fatiguant.

Thierry Kron dit: à

En allemand, il est aussi courant de dire « die » Marguerite, der Thierry
En français cela me semble un peu discriminatoire.

John Brown dit: à

« Le thème essentiel c’est l’attente comme chez de très nombreux écrivains de sa génération (Beckett, Gracq, etc.) Et l’attente au fond, qu’est-ce que c’est ? C’est le vide d’un monde sans Dieu, promis à sa destruction. » (rédigé par la Mauvaise Langue)

Voilà bien de mes esprits confits en dévotion toujours prêts à vous rameuter Dieu là où il n’a que faire. Métaphysiciens à la mords-moi-le-noeud. Je veux bien qu’un certain désespoir métaphysique ait quelque chose à voir avec l’oeuvre de Beckett, mais avec Duras ? avec Gracq ? Foutaises. La Mauvaise Langue voit Dieu partout, des Juifs partout, comme d’autres voient partout des petits hommes verts.

Thierry Kron dit: à

Passementier rédige le21 janvier 2013 à 10 h 12:
Bof, votre français est un peu difficile à lire.
Et puis les gens qui ne lisent pas l’anglais de manière courante et naturelle, sont d’un autre siècle.
Même les marchandes du marché de Valbonne, font la conversation en anglais, avec les clients étrangers.

John Brown dit: à

« Le thème essentiel c’est l’attente comme chez de très nombreux écrivains de sa génération (Beckett, Gracq, etc.) Et l’attente au fond, qu’est-ce que c’est ? C’est le vide d’un monde sans Dieu, promis à sa destruction. » (rédigé par la Mauvaise Langue)

C’est comme si je disais que quand j’attends Josette à la porte de la dame pipi, je me morfonds dans l’attente de Dieu. Y a vraiment des coups de pied au culte qui se perdent.

John Brown dit: à

 » Duras en son dur désir de durer » : détestable jeu de mots dérivé d’un non moins détestable jeu de mots. Eluard après Aragon ? Assouline a décidément résolu de nous (pluriel de majesté) mettre au supplice en rappelant à la vie les plus abominables zombies (je ne parle pas de Duras) de la littérature du siècle dernier. Eluard : encore un de ces monuments littéraires de chiottes qui, parmi d’autres nains de jardin, encombrent les plates-bandes pelées de Paul Edel. Paul, réagis, s’il te plaît.

Félix Popotin dit: à

rien sur jugement à propos de Roland Barthes (« un pédé) ?

bouguereau dit: à

Duras en son dur désir de durer

..lassouline n’est pas si sur de bander pour elle..faut savoir lire entre les lignes jean marron

pas de nom dit: à

Marguerite Duras contre le mariage gay ?
Par Pauline Le Gall – Le 15/01/2013

bouguereau dit: à

quand j’attends Josette à la porte de la dame pipi, je me morfonds dans l’attente de Dieu

« josette est parti faire pipi t’as attendu attendu et elle est jamais revenue..zaï zaï » ..sifflote dracul..et il croit que c’est heidegger qui lui souffle au cul..c’est cornélien épicétou

Passementeries dit: à

Pour illustrer sécheresse,falbala dans la nudité télégramme du rien :  » La lutte du vice-consul est une lutte à la fois naïve et révolutionnaire.

C’est ça l’injustice majeure du temps: et si on ne pleure pas là-dessus une seule fois dans sa vie on ne pleure sur rien.Et pleurer jamais ce n’est vivre.

Pleurer,il faut que ça ait lieu aussi.

Si c’est inutile de pleurer,je crois qu’il faut quand même pleurer.Parce que le désespoir c’est tangible. Ça reste .Le souvenir du désespoir,ça reste.Quelquefois ça tue.

Ecrire.

Je ne peux pas. » Ecrire MD .

bouguereau dit: à

Le souvenir du désespoir,ça reste.Quelquefois ça tue.

..si qu’elle avait rajouté « poil au cul » ça aurait pas été à l’os..tu comprends jean marron ?

Passementeries dit: à

« Outre qu’elle croyait que c’était pour elle le moment de vieillir et qu’elle eut préféré que cela se passât ailleurs,loin de Jacques__car Sara en était quand même encore là,à croire que l’amour ,lui,ne pouvait vieillir__elle désirait ardemment ne plus importuner personne avec son caractère difficile.A l’hôtel,elle n’en aurait fait souffrir personne.Et les caractères difficiles s’y épanouissent mieux qu’ailleurs en raison de cela même .Jacques était entièrement absorbé par la lancée des filets.  » au hasard des petits chevaux de Tarquinia ,pour dessiner un soleil s’il manquait.

Commandant Over dit: à

« .et moi personne pour dire que je ressemble a nioumane dans luc la main froide »

boh…on te verrait plutôt en charles lautomne dans le « spartacus » de Kubrick.
dis-moi, petit, tu aimes les films de gladiateur ?

Passementeries dit: à

L’Eden cinéma
Voix de Suzanne

 » Joseph avait couché avec toutes les femmes blanches qui étaient passées au Réam. Avec beaucoup des indigènes de la plaine.
Quand il avait ce cheval il couchait avec ses clientes dans la carriole.Il disait : Je crois que je pourrais coucher avec toutes les femmes du monde. « 

Phil dit: à

Avec un petit verre ambiance moite, la Duras est lisible. Après son « barrage », of course, mal écrit. La colocation avec Fernandez-père ne lui pas été profitable. Son double pléiade s’est d’ailleurs mal vendu. signe d’étang, comme on dit dans les médias subventionnés.

Jacques Barozzi dit: à

Duras dans la péiade, je trouve que ça ne lui va pas au teint !

Jacques Barozzi dit: à

C’est comme d’imaginer Duras Académicienne ou jouée à la Comédie française : ça ne lui va pas ! Duras, elle est toujours ailleurs. En dehors des clous. Sur sa tombe à Montparnasse, certains déposent des petits cailloux. Duras, par certains côtés, se sentait juive…

ueda dit: à

» La Duras »… Le qualificatif fleure un peu beaucoup sa misogynie, plutôt qu’il n’exprime de l’admiration pour cette diva des lettres que fut Duras. (J. Brown)

En effet, l’article peut avoir ces deux sens complètement opposés.
Dans l’admiration, vient-il du monde de la scène, via l’Italie?
La Duras, comme la Tebaldi, c’est très bien, c’était en effet avant tout une voix.
Côté masculin, on dirait que l’article n’est que dépréciatif
(« Le Sartre, si tu savais ce que j’en fais »…)

Tout Celine ou presque est traduit au Japon, TKT, ce qui n’est pas surprenant (deux traductions de sa thèse sur Sommelweis…)
Beaucoup moins en Chine, mais quand même deux traductions du Voyage, ce n’est pas rien.

Duras, presque tous dans les deux langues
(chez Dangdang, qui un peu l’Amazon chinois, presque toujours 5 étoiles dans les appréciations des lecteurs)

tweetie dit: à

« Et puis les gens qui ne lisent pas l’anglais de manière courante et naturelle, sont d’un autre siècle. »

Il est fou, ce Thierry, il est fou !

Jacques Barozzi dit: à

Un jour, je lui ai téléphoné pour l’interviewer à propos d’un de ses livres : La Maladie de la mort, pour le Gay Pied. Elle a refusé, au prétexte qu’elle ne parlerait que du dernier publié. Vers la fin, Duras voulait gagner de plus en plus de sous…

alec dit: à

putaingue l’article de légende que nous aurait valu les réflexions de Duras sur l’un des sportifs les plus en vue aujourd’hui dans notre pays. son nom commence par un grand Z (comme dans « Zero doubt ») et finit par un petit ‘vic’ qui rappelle le ‘vik’ norrois des Vikings, cofondateurs de la Normandie moderne. elle adorait repérer les têtes de gondoles médiatiques et aimait les analyser pour faire un pied de nez à tous les angelots farceurs, amateurs comme professionnels, qui rivalisent de causticité rinaldique sous cape. je pense qu’elle éprouvait un intense plaisir coupable (forcément sublimé) à couper l’herbe sous le panard des spécialistes du ringardisme.
se penchant sur les passions du peuple, elle les étudiait avec sensibilité. les ricaneurs, elle en prenait son parti, leur faisait leur affaire, leur ménageait un petit passement de jambe et les mettait dans le vent (une façon de les remettre au centre du jeu, là où les choses se passent), le nez face aux rafales de la réalité. Z., lui aurait beaucoup plu, c’est un homme, un vrai, tellement éloigné des professeurs de français en retraite, dézingueurs armés de leur chalumeau en guimauve, qui plombent de leur sourire carié bien des blogs littéraires, et qui l’aurait fait bien rire si elle avait pu les lire.
le petit aber (autre mot pour ‘vik’) de Trouville était la base idéale pour fesser tous les petits amers de la blogosphère. dommage qu’on ait pas pu voir ça.
j’ai souvent pensé que Dumas aurait pu s’appeler Alexandrine de son prénom, et mérité d’être une femme. tout comme chez Duras on sentait l’Adam caché, et le Kadmon mystérieux presqu’affleurer quelquefois sous le petit pull-chaussette à col roulé, de mode pratiquement unisexe.
les deux styles des deux écrivains sont proches, si, si, permettez-moi d’insister, l’un pourrait même être le nègre de l’autre dans la blancheur d’une écriture qu’écume le sel d’une belle aventure intérieure. Dumas, alors qu’il était au Havre, s’était décidé pour un séjour dans le petit port normand durassien, bien qu’il pût (explique-t-il dans un gloussement auto-ironique et gourmand typiques) plus facilement encore, depuis ce port, rejoindre Rio de Janeiro ou Sydney.

Jacques Barozzi dit: à

Duras au Panthéon, tu n’y penses pas alec !

tweetie dit: à

ueda, admirable de finesse, a vu juste… ce qui est fréquent chez lui.
Le/la, on est dans l’inverse d’un gars/une garce.
La Crayencour, la Tebaldi, la Callas, la Dati, la Salope, c’est une nomination respectueuse, admirative, quasi amoureuse !
Le Robespierre, le Judas, le Mohammad, le Sarko, le Hollande, c’est irrespectueux, malveillant, voire déplacé …

John Brown dit: à

« Avec un petit verre ambiance moite, la Duras est lisible. » (rédigé par Phil)

Elle l’est même sans petit verre, à mon avis. Cependant, la lecture (ou même la relecture) de Duras présente aujourd’hui des difficultés qui sont du même ordre que celles qu’on rencontrera en abordant Sarraute, Simon, Butor, Pinget, Beckett. Ce n’est pas une question de distance historique. C’est une question d’écritures. Duras fait partie de ces héritiers de Proust et de Céline qui considèrent qu’il ne vaut pas la peine d’écrire si on n’invente pas une écriture suffisamment neuve et personnelle par rapport à toutes celles qui l’ont précédée, chargée de traduire une vision singulière. Proust a théorisé ce projet d’écriture. Cette façon de concevoir la littérature prévaut dans le roman mais aussi au théâtre entre 1950 et 1980, dates rondes (comme aurait dit Chaunu). Beckett disparaît en 1989, la même année que Koltès, Duras en 1996, Pinget en 1997. Nous sommes loin, aujourd’hui, de cet âge d’or. Le roman contemporain voit fleurir de multiples écritures plus ou moins standard. La question de l’originalité radicale de l’écriture n’est plus à l’ordre du jour. Relire Duras avec profit, cela suppose qu’on relise en même temps Beckett, Pinget, Sarraute ou Butor, parmi d’autres, cela exige qu’on se replonge dans l’ambiance littéraire de cette époque. Mesure-ton à quel point elle fut exceptionnelle, à quel point les tentatives actuelles sont modestes, comparées aux éclatantes réussites de ces années-là ?

Bloom dit: à

L.F. Céline non traduit en chinois ou pakistanais ?

TKT, il n’y a pas de langue pakistanaise: la langue officielle du Pakistan est l’ourdou, théoriquement parlé par une population qui dans la réalité lui préfère les langues vernaculaires: penjabi, sindhi, balouch, pushtu, voire siraïki, kalash ou persan, ou carrément l’anglais (voir les grands écrivains pakistanais contemporains, pétris de talent).
Le toubib Destouches a deux grands romans à son actif, les premiers fdu genre, même si son pseudo-argot d’atrabilaire ranci a bien mal vieilli. Evidemment il est traduit en chinois, mais vu le traitment type question par supension qu’il fait subir à la langue, on imagine la punition pour le traducteur. Ralph Manheim, le plus récent en date en anglais a écrit des choses importantes la-dessus, je vous retrouverai les références à l’occasion.
Le Voyage / Journey To The End of Night est dans presque toutes les bonnes librairies (bien que je ne me rappelle pas l’avoir vu chez l’excellent Kinokunya de BKK), Mort a crédit,/ Death On the Instalment Plan, traduit par John H. P. Marks en 38 et retraduit par R.Manheim, est plus rare.
Kwakilenfu, Céline en hindi oui en bengali, langues qui ne comptent que des centaines de millions de locuteurs, j’ai pas lu, mais ça doit valoir son pesant de mashki dhal, et être aussi indigeste que le thé kashmiri.
En anglais, malgré le brio de RM, ça ne passe franchement pas très bien…C’est un objet pour sin nobile.
A propos de la traduction de Céline, Passou avait rédigé en juillet ’08 un post intéressant:
Extrait:
La Société d’études céliniennes qui l’organisait y était l’invitée du Centre culturel français dirigé par l’écrivain Christian Combaz. L’avocat François Gibault, biographe et gestionnaire de l’oeuvre de l’écrivain, qui préside également la Société, en est revenu comblé ainsi qu’il me l’a exposé :

« C’était passionnant, cette confrontation entre des spécialistes venus de partout et animés par une même admiration. On a focalisé les travaux sur le Voyage au bout de la nuit. Très vite, il est apparu que nombre d’éléments du lexique célinien ne correspondent à rien dans d’autres langues. En grec notamment où la traductrice a exposé ses difficultés car s’il y a bien des expressions populaires, il n’y a pas à proprement parler d’argot au sens titi parisien du terme. Le problème, c’est que cela a provoqué d’innombrables contre-sens. Ainsi dans la traduction de John Hugo Marks qui a fait autorité pendant 50 ans en Angleterre, « viol » est devenu « vol ». Dans la traduction chinoise, lorsque le gouverneur est « affecté » d’avoir été traité de cocu, il devient « infecté »; et quand il dit qu’il « se tape Vichy pour soigner son foie », c’est traduit non comme s’il allait en cure mais comme s’il s’envoyait des caisses de bouteilles d’eau gazeuse ! Ces traductions sont refaites aujourd’hui mais les éditeurs hésitent car c’est cher. Mais on a appris par exemple qu’en Tchéquie, par admiration pour Céline qui y est publié chez le même éditeur que lui, Milan Kundera a renoncé à ses droits d’auteur afin que cela serve à financer une nouvelle traduction du Voyage au bout de la nuit… »

acab dit: à

Le Tasse, Le Dante, Le Titien, Le Tintoret, c’est pas irrespecteux du tout, petit tweetie.

ueda dit: à

Z., lui aurait beaucoup plu, c’est un homme, un vrai, tellement éloigné des professeurs de français en retraite, dézingueurs armés de leur chalumeau en guimauve, qui plombent de leur sourire carié bien des blogs littéraires

Salut alec
Vous écrivez comme Thelonious Monk!
C’est la touche « plombage » qui produit l’écho « carie dentaire ».

Sur le terrain, Z-ic dégage une impression de puissance physique absolument phénoménale.
Vous croyez que la majorité des femmes lui préfèrent les idoles au regard vide comme Bekham?

acab dit: à

Mesure-ton à quel point elle fut exceptionnelle, à quel point les tentatives actuelles sont modestes, comparées aux éclatantes réussites de ces années-là ? (Jambrun)

On le mesure, on le mesure, mais ne mettez pas Beckett à tout bout de champ. Beckett, c’est deux classes au-dessus.

acab dit: à

Z-ic dégage une impression de puissance physique absolument phénoménale.

A côté de Jonah Lomu, il fait tout de même un peu freluquet.

Materazzi dit: à

Z-ic dégage une impression de puissance physique absolument phénoménale.

Arrête, il m’a même pas fait mal. J’en ai rajouté pour le chiqué.

ueda dit: à

(voir les grands écrivains pakistanais contemporains, pétris de talent) (Bloom)

C’est curieux, cette expression a toujours évoqué chez moi la bonne bouille de Raimu, dans la Femme du boulanger.

tweetie dit: à

Thierry Kron dit: 21 janvier 2013 à 9 h 45
@ †wtee†y: Marcel Proust n’est pas une femme, mais un homme qui aimait, charnellement, les hommes. Vous comprenez la nuance ?

Bon, on chipote là : une personne qui aime un homme, c’est une femme, non ?!

Sony Liston dit: à

On voit que t’as pas connu Cassius Clay, zouzou.

acab dit: à

Raimu n’était pas pakistanais, il est temps de rectifier cette erreur trop répandue.

ueda dit: à

A côté de Jonah Lomu, il fait tout de même un peu freluquet. (acab)

Entre le foot et le rugby, « ya une nuance, bon dieu ».

Le rugby, c’est comme Celine: 2 crans au dessus.

acab dit: à

tweetie dit: 21 janvier 2013 à 12 h 37 min
une personne qui aime un homme, c’est une femme, non ?!

T’as pas dû être beaucoup aimé par ton papa, toi.

tweetie dit: à

« Le Tasse, Le Dante, Le Titien, Le Tintoret, c’est pas irrespecteux du tout, petit tweetie. »

Qui c’est ces types ? des rugbymen ? rien que des bagnards australs…

John Brown dit: à

« Le toubib Destouches a deux grands romans à son actif, les premiers fdu genre, même si son pseudo-argot d’atrabilaire ranci a bien mal vieilli. » (rédigé par Bloom)

C’est vraiment n’importe quoi. Il faut être bardé de préventions extra-littéraires pour écrire de pareilles énormités. Bon, es prévention anti-aragoniques ne sont pas moins bétonnées, mais ce n’est pas la même chose.

tweetie dit: à

C’est un vrai chapon, ce Bloom ! un chapon qui aurait gardé le souvenir du temps où il était coq…

ueda dit: à

Dans le pays en question, « MD est aimée des universitaires (ils font semblant) et des jeunes filles (elles adorent, depuis l’Amant). »
J’allais écrire ça.
Après quoi m’est venue une impulsion atroce, le temps d’une seconde, celle d’ajouter « naturellement, les jeunes filles peuvent aussi être des érudites », avant de me dégager par un « qu’elles aillent se faire foutre ».

C’est avec un sentiment de honte que je constate chez moi la pénétration sournoise du politiquement correct.
J’y résiste assez bien, merci, mais ça commence à me détricoter le moral.
On me voit déjà le nombril, et ce n’est rien encore.

bouguereau dit: à

la pénétration sournoise du politiquement correct

dur dur comme dirait lassouline

Passouline dit: à

Bloom, le Voyage au bout de la nuit à été récemment un best seller en Grèce.

Mauvaise langue, pourquoi ne pas en faire crédit à Duras puisqu’elle même le dit dans l’entretien : rien n’a autant compté que l’amour

Jacques Barozzi dit: à

« On me voit déjà le nombril, et ce n’est rien encore. »

Prétentieux, plus bas c’est pas grand chose !

JC, un homme qui aime un homme qui aime les hommes, c’est deux gouines alors ?

bouguereau dit: à

certains déposent des petits cailloux. Duras, par certains côtés, se sentait juive…

sur que phil va pas laisser sa canette de kro…sergio il a un flash, c’est consigné.les fleuriss sfont rare alors on donne dans le jardin zen baroz

bouguereau dit: à

JC, un homme qui aime un homme qui aime les hommes, c’est deux gouines alors ?

les hétéro y sont toujours intrigué de savoir qui fait la femme..c’est humain mêêêrde

bouguereau dit: à

rien n’a autant compté que l’amour^

..heu..ça mange pas de pain
huuuuukurkurkurk

bouguereau dit: à

..c’est pour ça que le gode ceinture c’est copernicien

Jacques Barozzi dit: à

les hétéro y sont toujours intrigué de savoir qui fait la femme..

C’est pour cela que quand ils y goûtent, généralement ils sont les premiers à se retourner…

ueda dit: à

« On l’attend au tournant sur la politique, l’ancienne secrétaire de section du Parti demeurée une communiste sans jamais plus se reconnaître dans le communisme, elle qui a fini par verbaliser sa haine du Parti dans un texte peu connu Abahn, Sabana, David (1970) » (PA)

Il est quand même réconfortant qu’on puisse se procurer facilement la traduction chinoise d’un tel texte (2010).
(Prix: 2 euros sur les amazons locaux)

Jacques Barozzi dit: à

« pourquoi ne pas en faire crédit à Duras puisqu’elle même le dit »

Il suffit simplement de la lire pour le comprendre : celui qui semble dans l’attente (la tante), c’est ML. Au fait, vous en êtes où de votre roman, Michel A. ?

Jacques Barozzi dit: à

Le silence de renato m’inquiète…

ueda dit: à

(Mais quatre ans plus tôt au japon.
Et toc)

La mauvaise langue dit: à

JB, c’est elle-même qu’il le dit dans son entretien avec Godard ! Mais vous ne connaissez pas.

bouguereau dit: à

généralement ils sont les premiers à se retourner…

..ils le pressentent..faut pas chercher plus loin baroz..et le pourquoi des femmes qui pactisent avec les homos..comme dirait zouzou y’a un peu la pénétration sournoise du popo du politiquement correck qu’est pas forcément celle qu’on croit..voilà, t’es une espèce de cheval de troyes baroz..en forme d’andouillette

bouguereau dit: à

Le silence de renato m’inquiète…

« m’effraye » qu’on dit baroz

La mauvaise langue dit: à

Oui, Passou, mais vous savez comme femme varie. Dans son entretien avec Godard, elle parle plutôt de l’absence de Dieu. Est-ce vraiment original que l’amour compte pour une femme, en plus écrivain ? C’est banal. Or, dans son entretien avec Godard, elle lâche cet aveu au milieu d’un silence qui le garde un instant. Il m’a toujours semblé depuis cet entretien qu’elle disait là ce qui la hantait au-delà de l’amour. Et même dans Lol V. Stein, il est question d’attente. Et l’Après-midi de Monsieur Andesmas, exemplaire à cet égard. Même dans l’Amant.

tweetie dit: à

« JC, un homme qui aime un homme qui aime les hommes, c’est deux gouines alors ? »

Je ne voudrais pas répondre à la place d’un disparu, terriblement regretté, mais il me semble qu’il serait temps de marier tous ces joyeux fornicoeurs ! ne serait-ce que pour apporter un semblant de normalité à ce foutoir !

bouguereau dit: à

mais vous savez comme femme varie

..ha je vois que..copernique

bouguereau dit: à

ne serait-ce que pour apporter un semblant de normalité à ce foutoir !

ha..tu vois que t’as besoin d’être rassuré jicé..vdqs

La mauvaise langue dit: à

Au fond depuis Proust, la matière romanesque n’est pas le Temps. L’attente, c’est le Temps. Le Temps c’est la problématique de Sein und Zeit, le rapport du Temps avec l’Être. Le Temps comme horizon de l’Être. C’est ça l’attente, le vide de l’attente, du Temps pur. Toute la seconde moitié du XXè siècle est en quelque sorte, pour la matière romanesque, un prolongement de Proust, une exploration plus ou moins douloureuse du Temps pur. Dura, pour sa part, réussit à réduire la matière romanesque jusqu’à n’en conserver que l’attente elle-même, le noyau qui n’est que du Temps pur, le mystère de l’Être. C’est pour ça que nous aimons Duras, au-delà de l’amour, me semble-t-il. Elle donne à sentir ce mystère du Temps qui est le mystère d’être là.

La mauvaise langue dit: à

…n’est que le Temps…

ueda dit: à

Sans parler de la descendance de ces couples d’écrivains, JC.
On laisse faire de plus en plus la procréation éditorialement assistée, sans que Mme Boutin vienne y mettre le nez.

Gare au backlash!
Pour tout livre, nous exigeons de connaître le « papa » et la « maman ».

bouguereau dit: à

temps fait pas dracul

bouguereau dit: à

sans que Mme Boutin vienne y mettre le nez

..pourtant ça frait bander jean marron chuis sur..et c’est son droit!..ça se commande pas ces choses là

ueda dit: à

Dura, pour sa part, réussit à réduire la matière romanesque jusqu’à n’en conserver que l’attente elle-même, le noyau qui n’est que du Temps pur, le mystère de l’Être. (ML)

Dura, comme la durée? C’est trop beau.
Vous aviez été l’auteur d’un post mémorable disant que la grande découverte de la « modernité », c’était l’espace!

Avec votre accord, on renverse tous les dominos, et on recommence.

balou dit: à

le temps, c’est de l’espace, uedoudou, chipote pas.

La mauvaise langue dit: à

L’Amour est sans doute ce qui permet chez Duras d’articuler Être et Temps. C’est en cela qu’elle est un écrivain femme. Un homme ne penserait pas les choses de cette manière.

balou dit: à

Un homme ne penserait pas les choses de cette manière.

Au contraire. Cinq minutes, douche comprise, montre en main.

La mauvaise langue dit: à

C’est en cela en effet que Duras appartient encore au XXè siècle. Elle est dans la problématique du Temps, comme tant d’autres écrivains à commencer par Proust, Beckett qui a écrit justement un essai sur Proust où il voudrait montrer qu’on s’y enlise dans le Temps, thème plus beckettien que proustien, et En attendant Godot bien sûr ; Gracq avec Un Balcon en forêt mais aussi avec tant d’autres nouvelles ; Duras.

balou dit: à

je me demande qui est ce balou.

ueda dit: à

« C’est en cela qu’elle est un écrivain femme. Un homme ne penserait pas les choses de cette manière. » (ML)

Vous remarquerez qu’il n’y a pas une femme ici pour commenter, alors qu’il n’est question que d’elles.
C’est curieux, les intervenants aujourd’hui sont pourtant courtois et propres sur eux.

La mauvaise langue dit: à

Aujourd’hui, on est dans la problématique de l’Espace. Exemplaire à cet égard : La traversée de la France à la nage, qui explore l’Espace, on aura des œuvre qui essaieront de cerner le pur Espace dans l’avenir.

bouguereau dit: à

..mais elles n’aiment que les cochonneries zouzou

balou dit: à

Toute ma vie, j’ai rêvé d’être moins con un jour. Je n’y suis jamais parvenu.

Germaine dit: à

Justement, ueda, je suis une femme mais, n’étant ni courtoise ni propre sur moi, je m’abstiens d’intervenir. Vous frémiriez.

Germaine dit: à

cerner le pur Espace

Ça demande un certain temps.

bouguereau dit: à

Toute ma vie, j’ai rêvé d’être moins con un jour. Je n’y suis jamais parvenu

dit plutot « j’aime à couper l’herbe sous le pied des autres »

lavorama dit: à

J’aime énormément les coms de la mauvaise langue. Ils n’ont aucun sens et le non-sens m’a toujours captivé.

ueda dit: à

« on aura des œuvre qui essaieront de cerner le pur Espace dans l’avenir. » (ML)

Ce n’est pas ce que les lycéens appellent une auto-contradiction performative? (putain qu’ils sont bons).

Le pur espace abolit jusqu’au futur.

Alexia Neuhoff dit: à

c’est elle-même qu’il le dit dans son entretien avec Godard !
Mais évidemment qu’elle l’a dit ! Et alors, qu’est-ce que ça prouve ? S’il se trouve, au moment de l’entretien, elle sortait d’une nuit blanche, à picoler, à souffrir, de l’absence de l’homme qu’elle aimait et qui était allé une fois de plus draguer des mecs. Dans ces circonstances, qu’aurait-elle pu dire de l’amour si ce n’est que c’est une maladie, une saloperie, etc. ? C’est précisément en ses contradictions qu’elle est ce qu’elle est, Duras, comme d’ailleurs dans ses obscurités.

bouguereau dit: à

cerner le pur Espace

..en clair tu veux dire « à l’os »..sans gras du cul ?

tweetie dit: à

« Vous remarquerez qu’il n’y a pas une femme ici pour commenter, alors qu’il n’est question que d’elles. »

Et moi ? je ne suis pas propre sur moi, peut-être ?

Flamberge dit: à

Ceux qui pensent que ML est bébête sur les bords ont raison de ne pas le dire. Ça ferait mauvais effet et ça le vexerait sans doute, ce qui n’est jamais bien.

bouguereau dit: à

c’est vrai que dura ressemble a oubiouane..c’est pas con alexia

bouguereau dit: à

Et moi ? je ne suis pas propre sur moi, peut-être ?

t’as toujours mal compris l’eau fraiche de l’amour jicé..c’est pas pour se laver le cul

Flamberge dit: à

Puisqu’on te dit que le temps et l’espace, c’est pareil, zouzou. Même un post-kantien te dirait que ces deux a priori de la perception s’annulent par assimilation. Ne fais pas semblant.

Flamberge dit: à

Quel nase, ce Flamberge !

Flamberge dit: à

Encore un qui aime à couper l’herbe sous le pied des autres.

Flamberge dit: à

tweetie dit: 21 janvier 2013 à 14 h 29 min
Et moi ? je ne suis pas propre sur moi, peut-être ?

C’est sous toi que t’es pas propre, vérifie.

tweetie dit: à

Flamberge, vous êtes vulgaire comme un socialiste

La mauvaise langue dit: à

Il me semble aussi que les technologies de l’écriture (sur ordinateur) qui induisent ou induiront une manière d’écrire liée davantage à la place des mots et des paragraphes et des chapitres, etc, sur la page, pousent la littérature vers l’Espace et une problématique nouvelle de l’Espace dans la littérature romanesque. Merci pour le lien qui d’emblée cite bien l’article de G. Genette sur l’Espace dans la littérature.

D. dit: à

La plupart de vos commentaires me dégoûtent, je le dis tout net.

bouguereau dit: à

alors que le keupu pourrit par la tête

bouguereau dit: à

je le dis tout net

dit plutôt « j’aime à me croire sincère »

D. dit: à

J’aime à me croire sincère.

ueda dit: à

Ouf, alexia, ça faisait vestiaire de rugbymen.

(mais c’est sympa, les vestiaire de rugbymen.
On travaille les fondamentaux)

bouguereau dit: à

J’aime à me croire sincère

..mais j’y arrive pas

D. dit: à

Mais j’y arrive pas.

Thierry Kron dit: à

tweetie dit:21 janvier 2013 à 12 h 05 min :« Et puis les gens qui ne lisent pas l’anglais de manière courante et naturelle, sont d’un autre siècle. »
Il est fou, ce Thierry, il est fou !:
J’aime bien les petites provocations, mais en effet, ne pas savoir parler et lire l’anglais, c’est un peu comme ne pas savoir nager.
Suis-je fou ? Moins que les gens qui rêvent que le français redevienne la langue des élites, et la langue internationale d’un monde globalisé. J’aime bien être un peu fou, rien de plus chillant que les gens toujours sérieux.
C’est quoi être normal ? Est-ce être dans les normes, sans fantaisie ni recule sur soi-même ?
Tweetie, essayez de créer un néologisme francophone pour parler de tweet ?
By the way, si je parle l’anglais depuis ma onzième année, c’est bien parce que mon père et son épouse, voulaient se débarrasser en été, des enfants pendant les trois mois de vacances scolaires. Nous passions donc l’été, en Angleterre et le couple que formait mon père et sa femme, allait sur la Côte d’Azur. Mon père pensait aussi, comme ses propres parents (sa mère était américaine), que l’anglais était une bonne arme dans la vie, ou un minimum d’éducation.

D. dit: à

Thierry Kron dit: 21 janvier 2013 à 14 h 48 min
C’est quoi être normal ? Est-ce être dans les normes ?

Oui.

ueda dit: à

« les technologies de l’écriture (sur ordinateur) pousent la littérature vers l’Espace » (ML)

Poussent?
Attention à ne pas vous faire rattraper par la Petite Poucette du père Serres, le Disney de la pensée, l’art d’être grand-père en philosophie.

Bon, j’arrête ce badminton et vous salue, ML.
Tschüss!

bouguereau dit: à

Mais j’y arrive pas

dédé c’est mique jégère

D. dit: à

Moi, c’est mique jégère.

alec dit: à

il me semble que beaucoup des durassiens qui s’expriment ici sur l’Être et Temps (plutôt pas mal vu d’ailleurs), le Sein-Sehnsucht und le Dasein-du-Zeit-da-wartet-hier-dans-l’ombre-en-se-tournant-les-pouces, tirent leur réflexion d’un commerce assidu entretenu jadis auprès de Beauffret, par l’entremise efficace et l’intercession inaugurale de Juquin (celui du billet précédent). une façon comme une autre de ne jamais prononcer le nom qui fait tache, celui du voleur du feu de Husserl. on préfère le néantiser, l’embaumer dans le visqueux cher à Sartre. cela me rappelle la façon qu’avait de procéder « la fille du coupeur de tête et d’herbe sous le pied », une fille rendue célèbre par une chanson d’Hubert-Félix T., et que bouguereau connaît par coeur, il l’a tant chantée lorsqu’il était scout, le soir à la veillée, sur sa Takamine.

La mauvaise langue dit: à

Mais justement, Thierry, a contrario de ce que vous dites, J. Attali prévoit en effet que le Français, grâce à la Francophonie, sera, dans un avenir assez proche, la langue la plus parlée dans le monde à défaut d’être la langue internationale. La démographie galopante en Afrique de langue française nous conduira à cette réalité linguistique. Vous devriez en prendre de la graine pour vendre votre pinard aux Africains et faire un max de blé.

D. dit: à

Lâche-moi les basses quêtes, TK.

D. dit: à

J’ai sans doute forniqué beaucoup plus que toi dans ma vie, mon petit Suisse, mais toujours sans concupiscence. C’est en ce sens que je suis vierge. Voilà ce qui nous différencie.

Il faut sauver le soldat Thierry dit: à

Sans D. le pauvre TKTT est perdu.
Si Qui-vous-savez tue son pseudo dédéesque notre bien-aimé zürichois ne sera plus qu’une petite chose errante.
Il faut que D. survive pour sauvegarder le peu de raison Thierry

tweetie, en hommage à Albert dit: à

L’espace ? ce n’est que du temps qui est en retard et qui matériellement, ne sais plus où se mettre…

La mauvaise langue dit: à

« J’ai sans doute forniqué beaucoup plus que toi dans ma vie » (D. à Tkt)

Que de Temps perdu, D., au lieu de lire la Duras…!

Les entretiens de Duras faussent toujours un peu la donne, parce qu’elle se raconte à elle-même à son sujet le roman qu’elle se fait de sa vie. Elle est toujours sincère. Ce faisant, on passe, à mon sens, à côté de ce qui fait la particularité des écrivains tout de même depuis Montaigne. C’est le contraire de ce que Max Frisch met dans la bouche de l’un de ses narrateurs : « Ein Mann hat eine Erfahrung gemacht, jetzt sucht er die Geschichte seiner Erfahrung… » (Un homme a fait une expérience, à présent il cherche l’histoire correspondant à son expérience… »)

Pour Duras comme déjà ce l’était pour Montaigne, il ne s’agit pas de transparence en littérature. Le récit ne correspond pas à une expérience qu’il/elle aurait faite par ailleurs et qu’il s’agirait de transposer dans l’espace romanesque. Il s’agit bien plus sûrement de créer par les mots l’expérience à laquelle il/elle aspire. Même dans l’Amant, Duras ne nous raconte pas ce qu’elle a vécu dans son adolescence mais une expérience métaphysique de l’Amour qui n’existe pas en dehors des mots qu’elle emploie, une expérience profondément littéraire. Mais cela ne veut pas dire pour autant que ce soit une expérience frelatée, artificielle (tout cela n’est que littérature, tout cela n’est que du vent, etc.). C’est au contraire une véritable expérience humaine profonde et réelle mais dans la littérature qui produit de la vie et ne se contente pas de la transposer. On vit ainsi dans les mots une expérience transcendantale effective qui produit de l’Être, qui l’articule au Temps de la création, et dont le texte garde la trace secrète qu’il s’agit d’explorer par la lecture. La vie réelle de Marguerite Duras n’en est qu’une pâle copie, dont elle parle dans les entretiens, quels qu’ils soient. Ce qui compte d’abord, ce sont les mots et l’expérience spirituelle qu’ils impliquent.

Gilbert Pinna dit: à

Oui, les mots, chez Duras,comme un processus de (re)création continuée…

tweetie dit: à

« J’ai sans doute forniqué beaucoup plus que toi dans ma vie » (D. à Tkt)

J’ai sans doute été contraint de jouer au jolicoeur fornicoeur beaucoup plus que vous deux réunis, mes chers amis : une vocation profane, quoi ! une disposition naturelle à ne pas contrarier son désir, un souci des autres, un goût de la séduction, un imaginaire lamentable, une empathie lubrique qui aurait pété les freins, un amour de la vie inimaginable, un appétit sexuel d’alpiniste…

hot mail dit: à

un appétit sexuel d’alpiniste…

ah, les piolets !

La vérité dit: à

un goût de la séduction

De ce point de vue, c’est raté, jicé.

darnal dit: à

du temps qui est en retard

autocontradiction performative, dirait ueda.

ueda dit: à

« A partir de cette carte, reconstruisez en imagination ce paysage alpestre…
Ces puissantes échines, ces gorges profondes, ces mamelons neigeux, et ces croupes de part et d’autre de la vallée, mollement empâtées dans la molasse…  »

(Souvenir des propos d’un prof de géographie)

tweetie dit: à

la vérité, vous parlez sans savoir …

Thierry Kron dit: à

La mauvaise langue dit:21 janvier 2013 à 15 h 03 min
« J. Attali prévoit en effet que le français, grâce à la francophonie, sera, dans un avenir assez proche, la langue la plus parlée dans le monde à défaut d’être la langue internationale. La démographie galopante en Afrique de langue française nous conduira à cette réalité linguistique. »: Les langues parlées en Afrique, sont le français, l’anglais, le portugais et l’afrikaans. J.Attali pense donc que les Africains francophones font plus d’enfants que les anglophones, plus les deux autres langues citées par moi plus haut ?
Cette supposition, sur la langue française, ne tient pas trop debout, c’est oublier le Brésil et tous les peuples qui parlent chinois.
Comme je tiens Jacques Attali pour un homme intelligent, je me demande si vous avez bien lu la publication dont vous nous parlez ?
Pour le marché du vin, il faudrait déjà enlever les musulmans d’une clientèle africaine francophone.

darnal dit: à

ces mamelons neigeux

ces vis de butte.

La mauvaise langue dit: à

Mais oui, Tkt, J. Attali est un pauvre imbécile qui ne sait pas de quoi il parle, c’est bien connu. Seul Tkt, lui, le sait…

La mauvaise langue dit: à

Et le printemps arabe, Tkt, vous en faites quoi ? Un hiver islamique ?

standard de la RdL dit: à

Ne quittez pas, mauvaise langue, Tkt va vous répondre.

La mauvaise langue dit: à

Je n’en doute pas. Il a réponse à tout, le Tkt ! Un sacré numéro…

La mauvaise langue dit: à

Enfin, pour en revenir à l’anglais, je ne parle que très mal l’anglais et je n’en sais pas moins nager…! J’ai toujours eu des réticences à apprendre l’anglais.

La mauvaise langue dit: à

Je préfère apprendre le russe, l’hébreu. Je m’y sens mieux, dans ces langues. Avec l’anglais j’ai toujours l’impression que je n’y arriverai jamais.

Thierry Kron dit: à

Dans le monde, il ne faut pas négliger non plus l’espagnol.
Plus les deux nations qui parlent le bahasa: La Malaisie et l’Indonésie. Sans oublier Les Philippines.
Bien entendu, le français est une langue pour l’élite, le fin du fin après l’anglais et le chinois, la pratique du français, vrai luxe pour les enfants de milliardaires Russes ou asiatiques.
D’autre part, quand un pays voit son PIB augmenter, et les classes moyennes participer aux bénéfices économiques, les gens font moins d’enfants. C’est donc une vision assez pessimiste sur l’avenir économique de l’Afrique.
En ce début de siècle, les Italiens ne font pas plus d’enfants que les Européens situés plus au nord.
Vous avez oublié aussi l’Inde, plus peuplée que l’Afrique.
Vous voyez que cette théorie est fantaisiste, non ?
PS: Je veux bien croire que les Africains qui écoutent le Pape, fassent des enfants en masse, et que là les maladies abaissent la démographie, chez les pauvres…

tweetie dit: à

ML,
Le printemps arabe, c’est une vision occidentale bisounours, faisant fi des réalités ! Localement, on maintient au maghreb et au machrek les procédures médiévales : luttes de clans, avec un peu de facebook pour faire jeune.
la seule démocratie au moyen orient, c’est Israel.

La mauvaise langue dit: à

Oui, mais l’espagnol, le portugais, l’italien, c’est tellement proche du français que la question de l’apprentissage ne se pose même pas, sinon une question de temps.

Mais justement à l’avenir le Français dépassera l’Espagnol dans le monde grâce à la Francophonie. Et pas seulement grâce à l’Afrique francophone.

La mauvaise langue dit: à

Un immense marché s’offre à nous Français, un atout pour la France.

ueda dit: à

Blanc sec
(en claquant une langue, pas si mauvaise)

Sous la main:
Ich habe mich schon oft gefragt, was die Leute eigentlich meinen, wenn sie von Erlebnis reden. Ich bin Techniker und gewohnt, die Dinge zu sehen, wie sie sind. Ich sehe alles, wovon sie sie reden, sehr genau; ich bin ja nicht blind…
(Homo Faber)

C’est le rôle que le camarade JC fait semblant de jouer.
Il est en réalité un personnage durassien.
Il est pudique, c’est tout.

La mauvaise langue dit: à

Vous serez toujours en retard d’une guerre économique, Thierry.

Thierry Kron dit: à

Je ne vois pas trop ce que vient faire le printemps arabe, dans cette discussion autour du français dans le monde.

Pour le reste de votre commentaire, ML, sur l’anglais, le russe et l’hébreux, vous êtes un excentrique.

La mauvaise langue dit: à

Tweetie, j’avoue qu’à ma grande surprise les choses sont réellement en train de changer en Egypte. Des Palestiniens se font arrêter maintenant en Egypte, ceux qui veulent foutre une merde du diable dans le Sinaï. Il faut le saluer comme un progrès manifeste et une vraie volonté des autorités égyptiennes de maintenir la paix dans la région. Moubarak n’en faisait pas autant.

La mauvaise langue dit: à

Laissez tomber Tkt, vous êtes trop bête pour qu’on puisse discuter sereinement de ces choses avec un olibrius de votre acabit. Surtout habitant Zürich, une catégorie toute particulière d’olibrius.

aumônier de la RdL dit: à

ueda, arrêtez de draguer JC, ça commence à se voir. Et Daaphnée regarde.

ueda dit: à

Duras et le printemps arabe, il en pense quoi Onfray?

darnal dit: à

Zürich, une catégorie toute particulière d’olibrius.

Que le monde entier envie.

Il n'est pas nécessaire de sauver le soldat Thierry dit: à

« Les langues parlées en Afrique, sont le français, l’anglais, le portugais et l’afrikaans. »
TKT 16h19

Mais quelle burne…………creuse

Thierry Kron dit: à

@ Ueda: Le claquage de langue sur le palais, c’est les langues des Khosas. Il y a même plusieurs manières de moduler les sons.

le nègre d'Onfray dit: à

Ouh, je pourrais en dire, hein.

modulateur anthropologique dit: à

Thierry Kron dit: 21 janvier 2013 à 16 h 57 min
Il y a même plusieurs manières de moduler les cons.

C’est exact.

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