de Pierre Assouline

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La République des livres
John le Carré en (presque) toutes lettres

John le Carré en (presque) toutes lettres

Rien ne complète mieux la biographie et l’autobiographie d’un écrivain que la lecture de son œuvre. Rien si ce n’est sa correspondance, gisement de confidences fussent-elles sélectionnées. C’est dire si celle de John le Carré Dans l’intimité d’un espion (traduit de l’anglais par Isabelle Perrin, 712 pages, 29 euros, Seuil) était attendue. Elle ne déçoit pas même si en l’éditant à partir du fonds d’archives déposé à la Bodleian Library de l’université d’Oxford où l’écrivain fit ses études, son fils Tim Cornwell a nécessairement fait des choix, à commencer par sa décision de résumer à chaque fois en liminaire l’aller ou le retour du correspondant afin d’éclairer sur la nature de l’échange. Il rédigeait sa correspondance une plume à la main, comme dans l’ancien temps, ne s’autorisant quelques courriels après 2006. Le but est d’y faire entendre sa voix intérieure et davantage encore, intime. Il est atteint bien qu’un angle mort subsiste dans ce recueil : les lettres à ses maitresses. On les suppose substantielles et chaleureuses sinon érotiques car, c’est l’une des révélations du livre, malgré l’autorisation accordée au projet biographique d’Adam Sisman, il le jugeait impossible à réaliser en raison d’une vie privée assez agitée (Frédéric Dard, parmi d’autres écrivains, m’avait dit la même chose en l’évoquant comme un obstacle).

La figure de son père s’insinue partout dans ces pages, en majesté ou en médiocrité. Sa figure, sa silhouette, son verbe, son culot, ses escroqueries, son souffle même que le fils semble ressentir dans le cou chaque fois qu’il écrit. Là est la racine de son obsession de la trahison, dans celle du père vis-à-vis de ses deux fils qu’il n’a cessé de tromper sur sa véritable nature. Ronnie Cornwell fut à la fois sa malédiction et sa bénédiction car sans son enseignement du mensonge et de la duplicité, Le Carré ne se serait probablement pas épanoui dans l’univers du secret comme agent de renseignements d’abord de 1948 à 1963 comme romancier ensuite.

« Je crois que jamais un roman un tant soit peu réussi n’a été crit sans offenser quelqu’un. Si Dickens avait gardé pour lui certains souvenirs d’enfance, nous n’aurions pas de Dickens »

Il ne laisse jamais passer une occasion de payer sa dette et de manifester publiquement son admiration pour Graham Greene et son œuvre, notamment Les Comédiens, ce qui ne l’empêcha pas de juger « faible » Le Consul honoraire et « malhonnête » son autobiographie Une sorte de vie. Il ne cachait pas que la lecture de cette œuvre lui était une source d’inspiration. D’ailleurs, le vendeur d’aspirateurs devenu espion dans Notre agent à la Havane est à l’origine du Tailleur de Panama. Le livre bien sûr mais aussi le film avec la saisissante composition d’Alec Guinness, acteur admiré et « rêvé » par le Carré pour tenir le rôle de Georges Smiley, sa créature la plus réussie tout au long de ses vingt-cinq romans depuis qu’il avait créé le personnage (à la veille de sa mort, il travaillait encore à un livre intitulé « The George Smiley Years »), ce qui se concrétisera en 1978 avec la première grande série tirée de La Taupe par la BBC. L’écrivain l’avait supplié d’incarner le maitre-espion mais l’acteur s’y refusait obstinément au motif qu’il se jugeait trop vieux. Au cours d’un diner organisé pour le faire fléchir, il avait été jusqu’à le supplier à genoux, en vain. Alors Le Carré tira sa dernière cartouche : « Si vous persistez, on donnera le rôle à Donald Sutherland ». L’acteur réfléchit puis lâcha : « Je signe ».

Graham Greene et John le Carré se connaissaient, ils s’étaient rencontrés à plusieurs reprises mais n’avaient pas noué de liens d’amitié. A deux reprises, ils s’affrontèrent par médias interposés à propos de leur attitude réciproques et antagonistes vis-à-vis de Kim Philby, l’espion britannique du Kremlin. Le Carré ne le considérait pas seulement comme un type vaniteux et revanchard mais comme un traitre qui avait du sang sur les mains eu égard aux dégâts humains de son passage à l’Est, quand Greene avait davantage d’empathie et d’indulgence pour lui. Passant par Moscou, le premier refusa de le rencontrer, ou alors « pour des raisons zoologiques », contrairement au second. Il le regrettera plus ou moins par la suite car une conversation à la suite d’une poignée de main l’aurait instruit d’une manière ou d’une autre sur l’univers dans lequel Le Carré vivait depuis des décennies. Son refus initial marque une limite de sa curiosité envers les hommes. Libre au lecteur critique que je suis de juger qu’il a eu tort, de même qu’il s’est fourvoyé en accablant Salman Rushdie après la parution des Versets sataniques et le contrat mafieux lancé contre lui par Khomeiny.

« Rushdie est certes une victime, mais nullement un héros à mes yeux.  Je suis désolé pour lui et je respecte son courage mais je ne le comprends pas. (…) Même si c’était involontaire, il a provoqué son propre malheur (…) Personne n’a le droit d’offenser une grande religion et de le publier en toute impunité. (…) Comment un homme dont le roman, pour quelque raison tordue que cela puisse être, a déjà fait couler tant de sang peut-il s’entêter à en faire couler encore plus (NDLR en ne le retirant pas de la vente) »

D’autant plus regrettable que, fort de sa notoriété, John le Carré n’hésite pas à clouer des puissants au pilori lorsque sa solidarité littéraire le lui dicte. Ainsi, après qu’un critique ait violemment descendu la biographie du magnat de la presse Murdoch par son ami William Shawcross dans The New Yorker, le Carré trempa sa plume dans le fiel pour écrire une longue lettre d’engueulade à l’intention de sa rédactrice en chef Tina Brown en des mots si sévères qu’elle fut jugée publiquement « incroyablement sexiste » par l’intéressée.

Le Carré pose un regard si allemand sur toutes choses de toutes natures qu’en lisant Les Comédiens de Graham Greene, il ne peut se défendre de dresser un parallèle avec certaines nouvelles de Thomas Mann sur la situation de l’artiste face au citoyen en lui. Davantage qu’un tropisme, c’est un véritable paradigme si permanent qu’il en devient un réflexe naturel. Ce n’est pas un hasard si sa toute dernière apparition en public eut lieu le 3 mars 2020, un peu plus d’une semaine avant sa mort, à la résidence de l’ambassadeur d’Allemagne à Londres. Lors d’une longue conversation que j’eus avec lui à l’occasion du grand roman dans lequel il vendit la mèche sur l’ombre noire de son père planant au-dessus de son oeuvre (Un Pur espion/ A Perfect spy, 1986), je lui avais rapporté la critique sinon le reproche qui lui été le plus souvent opposés : la complexité de son style et de ses intrigues, jusqu’à s’y perdre parfois.

« Je sais, on me le dit souvent et ce doit être vrai mais il y a une raison à cela, s’était-il longuement justifié. J’éprouve une telle passion pour la culture et donc pour la langue allemandes, je fais si bien corps avec elles depuis mes années d’étudiant, que je construis spontanément, la syntaxe de mes phrases comme si j’écrivais en allemand. C’est ainsi qu’en écrivant en anglais, je place naturellement le verbe à la fin. Ce qui ne facilite pas la compréhension du lecteur mais, moi, ne me dérange pas… »

On trouve également bien d’autres choses dans sa correspondance qui ne sont pas dans son autobiographie : son admiration pour Scott Fitzgerald « romancier préféré des romanciers » béat devant ses trucs que lui seul réussit, sa fidélité aux fixeurs qui l’ont aidé lors de ses repérages en Asie, au Moyen-Orient ou en Amérique latine en préparant l’action de ses intrigues, son habitude de faire transférer ses rémunérations pour des conférences, des prix littéraires et des récompenses à Médecins sans frontières « tout simplement parce que je les ai vus à l’œuvre », son souhait de ne plus être présenté comme social-démocrate ou progressiste, devenus trop flous à son goût, mais plutôt comme humaniste…

A mesure qu’il avançait en âge, il devenait de plus en plus manique sur la graphie de son nom de plume (emprunté au nom d’un magasin aperçu par la fenêtre alors qu’il était assis dans un bus, m’avait-il dit) : le Carré et non, comme la plupart l’écrivent d’ordinaire, Le Carré. Avec l’âge, il y tint de plus en plus « pour des raisons freudiennes ». Mais encore ? Un mystère de plus.

(« John Le Carré dans sa maison des Cornouailles » photos Nadav Kander,  Guido Manuilo et D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire.

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1 769 Réponses pour John le Carré en (presque) toutes lettres

D. dit: 26 novembre 2025 à 10h50

J’ai du mal avec le sucre en règle générale. L’addiction au sucre m’est étrangère et peu compréhensible.
Ce n’est pas le cas de l’alcool. Les boissons alcoolisées de qualité me plaisent et je dois me contrôler strictement. Ce que je fais sans problème aucun d’ailleurs. J’ai trop vu d’alcooliques autour de moi, et notamment professionnellement, pour ne pas être très vigilant sur ma consommation de bonnes boissons alcoolisées qui pourtant font mes délices. Déjà, je ne rentre jamais dans un débit de boissons pour boire. Et si l’on m’y invite, j’essaye de contourner. Je ne bois JAMAIS le matin, ni tard le soir sauf réveillon annuel. Je décline généralement les « apéros », fait tout pour y arriver en retard. Et s’il s’agit d’apéros tous seuls, sans repas qui suit, je décline presque toujours.
Mais je ne conçois pas un bon repas sans vin.

J J-J dit: 26 novembre 2025 à 10h56

Vous devez avoir un vie des plus charoulesques. La RDL vous verrait bien en couple avec lui. Chaville/Dieppe, après tout, cela devrait pouvoir s’arranger facilement. Deux coups de pédales à quelques encablures, ce serait très bon pour parfaire votre santé.

renato dit: 26 novembre 2025 à 11h05

Mort d’Empédocle. Selon ses proches, puisque aimé des dieux, à sa mort il fut élevé au ciel ; tandis que selon Héraclide et Lucien il se suicida en se jetant dans le cratère de l’Etna.

J J-J dit: 26 novembre 2025 à 11h08

c’était l’histoire d’un gars hyper centré sur son alimentation. Il craignait de succomber à la tentation de la gourmandise, un pêché véniel certes, mais susceptible de le précipiter pas mal de temps dans un des cercles du purgatoire, sinon de l’enfer. A ce moment là, il n’aurait plus jamais pu prêcher l’abstinence aux égarés du sucre.

J J-J dit: 26 novembre 2025 à 11h10

@ 11.05 pourquoi apporter ce genre de précisions que tout le monde connait. Ce n’est pas le sujet, voyons. Bàv, cpdt.

D. dit: 26 novembre 2025 à 11h15

Pas du tout, JJJ.
Il est simplement de mon devoir de respecter autant que possible mon corps et mon esprit.

Olivier Litvine dit: 26 novembre 2025 à 11h17

’il s’est fourvoyé en accablant Salman Rushdie après la parution des Versets sataniques et le contrat mafieux lancé contre lui par Khomeiny.

Une ‘fatwa’ n’est pas un « contrat mafieux », c’est une décision juridique donnée par un expert en loi islamique, en l’occurrence Khomeiny qui se serait inspiré du s’inspiré du 9e chapitre du Coran, intitulé At-Tawba, verset 6.
Dans le cas de Rushdie, c’était « a licence to kill », « un permis de tuer », ce qui en américain fait référence à une autorisation accordée par un gouvernement ou une agence gouvernementale, à un agent ou à un employé particulier à recourir au meurtre pour réaliser ses objectifs.
Le ‘permis’ étant un ‘devoir’ incombant à tous les musulmans, c’est plutôt d’une chasse à la prime type « Wanted Dead or Alive » à la mode Far West qu’il s’agit. Rien à voir avec la mafia, à moinss de considérer l’islam comme une organisation criminelle.
Même l’islamisme n’est pas une organisation criminelle, mais un mouvement politico-religieux nihiliste meurtrier. Al Qaida, Daesch, sont des sortes de nazis musulmans, une association déjà opérante historiquement, cf. la 13e division SS Handschar, composée de Bosniaques, et les délires du grand Mufti de Yerushalaïm, pas plus shalaïm/shalom que je suis nestorien.
Cela dit, question exécutions sommaires extra-judiciaires, les RuSSes et les Chinois ne sont en reste, ayant parfois recours au « sociétés noires » côté chinois, ou à la Bratva côté ruSSe.
Au moins Rushdie savait-il ce qu’il encourrait, et était protégé H24 par sa Prot Team sous les ordres de Thatcher, summum de l’ironie. C’est pour cela qu’il s’est, un temps excusé, avant de se rétracter devant l’attitude inflexible de Khomeiny, à qui la France de Giscard avait tout de même accordé l’asile et la protection à Neauphle-le-Château (Le guide suprême était voisin de Duras). On se souvient qu’il fut défendu par Foucault, et surtout par cette ordure de Serge Thion, et bien d’autres encore…
Le Carré fait partie des lavettes qui ne l’ont pas soutenu et dont la liste figure dans Joseph Anton. Comme les lavettes qui soutiennent Putin ici et ailleurs.

Olivier Litvine dit: 26 novembre 2025 à 11h27

il se suicida en se jetant dans le cratère de l’Etna.

En laissant ses sandales sur lord, pour ne pas polluer ou effrayer le dieux des Enfers avec leur odeur méphitique. En fait pour bien signaler qu’il était passé à autre chose…
Superbe vue du sommet de l’Etna. Montée et descente exigeantes, cependant.
Une de ces fameuses pâtisserie de Catane retour à l’hôtel et l’on est dans les meilleures conditions pour s’adonner à une sieste évolutive.

renato dit: 26 novembre 2025 à 11h34

Donc, informations prises, la fatwa contre Salman Rushdie est illégitime au regard de la loi islamique, car le supposé blasphème a eu lieu en dehors du territoire des croyants où la charia est en vigueur, mais en Grande Bretagne où est en vigueur la loi des non-croyants. Mais cette transgression à la loi coranique était voulue par Khomeiny pour affirmer l’universalité de sa charia et de son islam radical, bien au-delà et même contre ce que prescrit la loi coranique.

Par ailleurs, je vois mal où Rushdie a insulté la religion islamique et son prophète, car le long de 70 pages, par le biais d’une scène onirique, il retravaille l’épisode des versets sataniques, un conte très ancien de la tradition islamique qui n’a pas été inclus dans le canon officiel et qui relate un moment de faiblesse de Mahomet : le diable le trompe en le poussant à déclarer que les trois filles d’Allah — anciennes divinités arabes — étaient dignes d’être vénérées. Rushdie ajoute au conte un segment burlesque : lorsque Mahomet revient à la raison, plusieurs personnages du rêve, dont un poète ivrogne et quelques prostituées, se réunissent dans un bordel et accusent le prophète d’être un débauché, un ivrogne et tricheur, et par mépris, quelques prostituées prennent le nom des femmes du prophète.

Personne, je suppose, n’excommunierait Borges pour Trois versions de Judas ; ni accuserait de blasphème un écrivain qui retravaillerait certains passages des évangiles apocryphes, où sont décrites les petites méchancetés que Jésus enfant a commis, en y ajoutant un segment comique où réveil des hormones induirait Jésus désormais préadolescente à se masturber… ce qui aurait été tout à fait normal dans l’idée d’un le Dieu éternel et infini qui s’est plongé dans la finitude humaine :

https://i0.wp.com/auralcrave.com/wp-content/uploads/2019/04/ernst_virgin.jpg?resize=810%2C515&ssl=1

Incidemment, les trois filles d’Allah sont les équivalente de Déméter, Artémis, Aphrodite, en niant le culte des trois divinités Mahomet ‘expulse’ toute présence de l’essence et de la spécificité du féminin de la théologie islamique.

D. dit: 26 novembre 2025 à 11h40

Et comme je l’ai déjà écrit, j’ai suffisamment vu de gens ravagés par l’alcool pour ne pas suivre ce triste exemple.
Il n’y a pas si longtemps, un cadre supérieur qui disparait 3 heures tous les jours de 12 à 15 pour déjeuner d’affaires avec x y ou z et qui revient les yeux brillants, l’air hébété,l’haleine délicatement parfumée et qui s’installe en réunion commencée depuis 1/2 heure, persuadé qu’aucun des participants n’ira raconter quoi que ce soit alors que le soir-même cinquante familles en parleront à table : « et toi,sin poste, ça t’intéresserait dès qu’il aura dégagé » ?

Chantal dit: 26 novembre 2025 à 12h00

plusieurs récits sur la disparition d’Empédocle, l’Etna aurai recraché ses sandales qui forgées par le feu seraient devenues des sandales de bronze.
Intéressants développements de Bachelard sur la gaufre qui croustille.

L’obsession d’Empédocle pour le feu de l’Etna a donné naissance en psychanalyse au «complexe d’Empédocle». Bachelard met cette attirance du feu en rapport avec la rêverie éveillée devant le feu, phénomène observé universellement chez les humains: «elle amplifie le destin humain; elle relie le petit au grand, le foyer au volcan, la vie d’une bûche et la vie d’un monde. L’être fasciné entend l’appel du bûcher. Pour lui la destruction est plus qu’un changement, c’est un renouvellement. Cette rêverie très spéciale et pourtant très générale détermine un véritable complexe où s’unissent l’amour et le respect du feu, l’instinct de vivre et l’instinct de mourir». (Gaston Bachelard, La psychanalyse du feu, Paris, Gallimard, 1949)

«Mais les jours de ma gentillesse, on apportait le gaufrier. Il écrasait de son rectangle le feu d’épines, rouge comme le dard des glaïeuls. Et déjà la gaufre était dans mon tablier, plus chaude aux doigts qu’aux lèvres. Alors oui, je mangeais du feu, je mangeais son or, son odeur et jusqu’à son pétillement tandis que la gaufre brûlante craquait sous mes dents. Et c’est toujours ainsi, par une sorte de plaisir de luxe, comme dessert, que le feu prouve son humanité. Il ne se borne pas à cuire, il croustille. Il dore la galette. Il matérialise la fête des hommes. Aussi haut qu’on puisse remonter, la valeur gastronomique prime la valeur alimentaire et c’est dans la joie et non pas dans la peine que l’homme a trouvé son esprit. La conquête du superflu donne une excitation spirituelle plus grande que la conquête du nécessaire. L’homme est une création du désir, non pas une création du besoin.»(op. cit. p. 37-38).

Olivier Litvine dit: 26 novembre 2025 à 12h15

On ne refait pas le débat, renato.
Avez-vous rejoint Article 19 avec Claude Lefort?
Aviez-vous lu le livre avant la fatwa? Moi oui, des le jour de sa sortie chez WH Smith Paris, bien avant l’affaire. J’habitais dans une cité Hlm des Ardennes françaises à l’époque, peuplée principalement d’Algériens préoccupés par les progrès du FIS, d’autres par leur soutien au FIS
J’ai transmis à Rushdie un mot de soutien que la responsable brit d’Article 19 lui a remis en mains propres, m’a t elle précisé plus tard.
La manip iranienne ne fait aucun doute , il fallait un bouc émissaire car les tensions commenç commençaient à miner le régime après la guerre avec l’Irak.
L’événement de Bradford fut minutieusement chorégraphie, je l’ai fait étudier à mes étudiants de la Catho.
La preuve que la fatwa est opérante partout il s’est fait attaquer hors du Dar ul Islam, aux States…
Le Carré Roal Dahl John Berger, 3 lavettes qui n’arrivent pas au petit orteil de Salman Sahib.

D. dit: 26 novembre 2025 à 12h15

Olivier, la vache-égérie du prochain salon international de l’Agriculture est connue, c’est une martiniquaise de race Brahmane, prénommée Béguine.

D. dit: 26 novembre 2025 à 12h20

Je pense qu’elle voyagera par avion.
J’espère qu’elle n’aura pas froid, on sera encore en hiver à la Porte de Versailles.

J J-J dit: 26 novembre 2025 à 12h25

@ J’oublie toujours que 3J , etc.
Oubliez-le, mais songez à ôter vos précieuses sandalettes avant d’entrer dans la fournaise.

J J-J dit: 26 novembre 2025 à 12h29

@ L’homme est une création du désir, non pas une création du besoin…
et ajoutons-y, de jacques à gaston : « une création du hasard, non point une création de la nécessité »

D. dit: 26 novembre 2025 à 12h34

Je ne doute absolument pas de l’existence de l’Enfer, Jazzi. Ni de la parole de Dieu et des récits des grands saints.

J J-J dit: 26 novembre 2025 à 12h36

et l’alcool a donné du génie à Kerouac qui fut capable de raconter, -comme jamais aucun écrivain n’avait réussi à le faire auparavant-, les affres d’une crise aiguë de délirium tremens qu’il vécut à la suite d’une mémorable imprégnation, au sortir d’une retraite solitaire de deux mois dans les montagnes de l’Ouest pour y surveiller les feux.

renato dit: 26 novembre 2025 à 12h39

Il y a quelque temps, Olivier, je recevais régulièrement les livres de divers éditeurs, ce qui me permit de lire les Versets dès sa sortie. J’ai par ailleurs eu l’occasion de rencontrer Ettore Capriolo, qui m’a parlé de la traduction des Versets ainsi que de l’agression dont il a été victime.

J J-J dit: 26 novembre 2025 à 12h41

Il faut douter de tout, au risque de basculer dans un fanatisme extrémiste, danger qui guette politiquement tout sujet, comme celui-là même qui s’affiche tous les jours avec son addiction aux endives, un légume ayant déserté le jardin d’Eden par suite de l’horreur qu’il inspira au démon tentateur de la pomme, au crépuscule.

J J-J dit: 26 novembre 2025 à 12h45

@ hard to post chez le prestigieux passou (12.39)
surtout après toutes les remarques puissamment savantes et constructives qui y sont développées au sujet du billet.

J J-J dit: 26 novembre 2025 à 12h46

Ne jamais « perdre le nord » (de l’rdl), comme ferdine en donna le merveilleux exemple, naguère.

FL dit: 26 novembre 2025 à 12h54

« Le Carré Roal Dahl John Berger, 3 lavettes qui n’arrivent pas au petit orteil de Salman Sahib. »

A l’époque c’était fréquent. On se souvient de Mrs Thatcher. Et de quelques hommes politiques français aussi je crois. De droite.

A l’époque le soutien fervent contre les errances musulmanes n’était pas aussi clair.

Cela étant Roald Dahl littérairement parlant c’est très bon. Hélas.

FL dit: 26 novembre 2025 à 12h56

Mais après tout le journal « Libération » a été un soutien fervent des génocidaires Khmers rouges. La sottise est partout.

Olivier Litvine dit: 26 novembre 2025 à 12h59

Effectivement, renato. Ettore Capriolo s’en est plutôt bien sorti, grâce à la chance, ce qui ne fut hélas pas le lot de son collègue japonais, Hitoshi Igarashi.
En 93, William Nygaard, est blessé de trois balles devant chez lui, à Oslo. La même année, en Turquie, une foule en colère met le feu à l’hôtel où se déroule un festival auquel participe Aziz Nesin, qui a traduit et publié en turc des extraits des Versets sataniques, sans la permission de Rushdie. Nesin parvient à s’enfuir, mais l’incendie fait 37 morts.
Ces dangereux fanatiques peuvent surgir à tout moment…
C’est eux le problème, pas Rushdie, voix libre et conséquente.

Olivier Litvine dit: 26 novembre 2025 à 13h05

On se souvient de Mrs Thatcher.

Faux. Maggie Thatcher a critiqué le livre et SR mais elle a assuré une protection sans faille à SR qui changeait de cache tous les jours
A mettre à son crédit.
Merci de ne pas caricaturer.
La Dame de Fer était bourrée de défauts,mais elle était tout sauf une lavette et elle connaissait son job bien mieux que les Johnson, Cameron, Sunak, et Truss…

Phil dit: 26 novembre 2025 à 13h13

dear jjj, ça semble filtrer dur au pays antishein qui veut de la poupée pédo made in france

Maurice revient dit: 26 novembre 2025 à 13h20

Une poupée chinoise pour les pédos !
Ça doit plaire à notre Olivier ça… hein, mon p’tit Litvine le pervers !

Mimi Pinson dit: 26 novembre 2025 à 13h22

@ Mimi… Finalement, l’as tu vue, mon p’tit Poinçon ?

Mais vous êtes franchement dégueulasse et obscène JJ-J, ce est pas croyable!

Phil dit: 26 novembre 2025 à 13h27

« Le Carré is very much overrated », déclare la pythie déguisée, jamais bienveillant avec la vieille garde. Certes Le Carré alambique à souhait pour décourager la mémère lectrice agatha christie mais ses observations in situ sont highly valuable, il y était. Bonn, remarquablement décrite comme Bruges chez Greene dans le train stamboul.
Pas assez de fesse au Carré, les sas hétérofixés ont sans doute tout pris dans la suite de Fleming pour compenser les équipées de folles tordues des années fourties. L’espionite doit faire voyager, la grossièreté du disparu des canaries de villiers, pas le Vicomte, vaut bien tous les michelin verts.
Waugh (et son frère), bons livres de voyage, difficiles à suivre en vo mais accent british pur sucre en prime, good value for money !

D. dit: 26 novembre 2025 à 13h28

§ /1. – LA DISTINCTION THÉOLOGIQUE DES PÉCHÉS
100. – Caractères du péché mortel. – Le caractère essentiel
du péché mortel est qu’il est incompatible avec la charité surnaturelle
qui nous unit à Dieu dans la grâce sanctifiante.
Les conséquences dece péché sont la destruction de la grâce sanctifiante et la suppression de tous les mérites surnaturels; ce qui entraîne, en cas de mort, la condamnation à la peine du dam.
Dès lors, seules les fautes de nature à détruire, par le désordre
qu’elles produisent, l’équilibre essentiel de la charité surnaturelle
peuvent être mortelles.
Comme par ailleurs la faute mortelle suppose certainement,
étant données ses conséquences, une pleine responsabilité dans un
acte vraiment humain, nous pouvons déclarer qu’un péché formellement mortel suppose une violation substantielle d’une vertu liée essentiellement à la chàrité (c’est ce que nous appelons matière grave),
accomplie avec pleine « advertance » et plein consentement. -,Précisons
ces éléments du péché mortel.

101. – La matière grave du péché mortel. – 1. – Dans la
pratique pour reconnaître l’existence d’une matière grave dans la
violation d’une vertu, nous aurons à notre disposition, – en plus
de l’argument direct et intrinsèque qui doit démontrer qu’un ordre essentiel à la charité est substantiellement violé, – le recours à l’enseignement de l’Église que nous pouvons découvrir dans l’Écriture, la
Tradition, les documents provenant du Magistère ordinaire ou extraordinaire, et surtout dans la doctrine commune et constante des docteurs.
z. – Si l’on reconnaît ainsi que telle violation d’une vertu (blasphème, adultère…) implique nécessairement la violation grave de
l’ordre surnaturel, on dira qu’elle constitue (dans l’ abstrait) un
péché grave Il ex toto genere suo JI, c’est-à-dire que lors de cette violation il y a toujours et nécessairement une matière grave.
3. – Si la faute étudiée n’implique une violation essentielle de la
charité que dans certains cas, on dira que ce péché est grave « ex
genere suo JI, mais qu’il admet cependant l’excuse de la légèreté de
matière; c’est par exemple le cas du vol qui peut être grave ou léger.
4. -Mais si l’étude de telle violation d’une vertu nous conduit à
la conclusion qu’elle n’entraîne jamais par elle-même Uff déséquilibre
grave de l’ordre surnaturel, nous devrons déclarer que cette violation
n’est de sa nature que matière légère.. ce sera le cas du mensonge.
Cependant des circonstances particulières peuvent toujours faire qu’une autre
vertu se trouve accidentellement violée en même temps que celle sur laquelle
notre attention était directement attirée. Il faudra conclure alors que la mauvaise action concrète viole simultanément plusieurs préceptes, et que, même si
la matière n’est que légère pour l’un d’eux, elle peut fort bien être grave pour un
autre (exemple: le mensonge calomnieux). Dans ce sens l’on dit parfois qu’un
péché véniel peut devenir mortel.
S. – Enfin, toutes les fois qu’après enquête sérieuse nous ne pourrons
pas prouver d’une façon moralement certaine qu’une matière est grave,
nous serons en droit de la considérer comme légère; et il ne sera
pas permis d’imposer à autrui l’opinion contraire: c’est là une conclusion directe du probabilisme que tout confesseur doit admettre
dans la pratique. Cf. St Alphonse, VI, 604.

102. – Advertance nécessaire pour qu’il puisse y avoir
péché mortel. – 1. – Puisque le péché mortel est un acte de
rébellion qui met en jeu la destinée éternelle de l’homme, il est
évident qu’un péché ne peut être formellement mortel que s’il
provient d’un acte, humain vraiment délibéré. Il suppose donc une
advertance pleine, c’est-à-dire l’intelligence suffisamment claire de
l’obligation morale grave qui s’impose actuellement d’une façon
absolue.
2. – Cependant, s’il faut, pour qu’il puisse y avoir péché mortel,
que l’intelligence connaisse la gravité de l’acte en question, il peut
suffire qu’elle l’ait perçue d’un regard d’ensemble, sans en avoir
pesé toute la gravité. En effet celui qui agirait délibérément sans avoir
conclu, par un jugement au moins probable et implicite que l’obligation perçue est légère seulement, accepterait par le fait le risque,
mortellement coupable, de poser un acte gravement illicite.
3. – Pour qu’il puisse y avoir une faute formellement grave il faut,
en définitive, qu’implicitement ou explicitement on se dise: Je sais,
qu’en agissant comme je suis tenté de le faire, je violerai une obligation
grave.
103. – Consentement nécessaire. – 1. – Si après avoir perçu
l’existence d’une obligation grave, on conclut, après délibération
plus ou moins rapide, que l’on préfère ne pas tenir compte de cette.
obligation pour pouvoir profiter d’un autre bien, le péché mortel se
trouve formellement commis.
Mais notons avec soin qu’il ne peut y avoir de péché mortel avant
, l .. que l’intéressé n’ait donné un vrai consentement, un acquiescement entier, conscient et libre.
2. – Il peut cependant se faire que cet acquiescement ait été donné
lors de la prévision du péché, alors qu’au moment où s’accomplit
extérieurement l’acte peccamineux les conditions d’une vraie liberté
ne se trouvent plus réalisées: cet acquiescement anticipé, suivi des
démarches qui acheminent à la faute extérieure, suffit pour charger
la conscience d’une entière responsabilité.
3. – Dans le doute sur la valeur du consentement réellement donné,
on jugera d’après la conscience habituelle du pénitent, d’après son
état psychologique, et suivant que l’acte extérieur, pouvant être
facilement posé, l’a été ou non: l’on admettra en particulier que dans
le demi-sommeil il peut exister une vue claire de l’obligation, sans
qu’il y ait cependant une liberté suffisante pour s’y soumettre.

Olivier Litvine dit: 26 novembre 2025 à 13h28

La sottise est partout.

Certes mais quand on dit ça on dit rien.

Le Monde relaie sans commmentaires les dépêches de l’AFP après la chute de de la chute de PP le 17 avril 1975 et de la défaite de Lon Nol sutenu par les US
Il Sihanouuk et Mao, voir plus bas .

Cela dit, ces journaux n’ont évidemment pas collaboré à l’infâmie comme les torchons de l’Occupation et Radio Paris.

Georges Boudarel, universitaire, militant communiste et anti-colonialiste français officia
dans les camps du vietminh (affaire qui éclate dans les années 70)

Alain Badiou reste un fervent supporter de
l’Angkar; Serge Thion, négationniste marié à l’époque à une de mes profs de civ. US, le fut aussi, peut-être le pire de tous.


Pékin (A.F.P.). –  » Quand la joie et le bonheur sont si profonds, on ne peut plus rien dire  » : ainsi s’est exprimé le prince Norodom Sihanouk, jeudi soir 17 avril à Pékin, en commentant lu victoire des Khmers rouges.

 » Mon sort pour le lendemain, cela ne m’intéresse plus. Ce qui entretenait ma flamme, c’est ce but que je visais pour mon pays. Or cela a dépassé mes espérances, parce que nous avons battu sans bavure les Américains « , a-t-il poursuivi.
(…)

 » L’héroïsme et le courage du peuple cambodgien, déclare notamment ce message, ont fait l’admiration du monde entier et servent d’exemple aux peuples et aux nations opprimées (…). Le peuple chinois se réjouit de la victoire du peuple cambodgien comme si c’était la sienne, et le peuple cambodgien peut être assuré de l’appui éternel du peuple chinois…  » Mao.

Pour le présent, voir les crapules putinophiles et Zdistes…

D. dit: 26 novembre 2025 à 13h42

Ce remarquable texte est extrait de cet ouvrage :

Jean-Benoît VITTRANT, S. J.
PROFESSEUR A LA FACULTÉ DE THÉOLOGIE DE PARIS

THEOLOGIE MORALE
BREF EXPOSÉ A L’USAGE DES MEMBRES DU CLERGÉ ET SPECIALEMENT DES CONFESSEURS

Chez :
BEAUCHESNE ET SES FILS
PARIS, RUE DE RENNES. 117
MCMXLI

Patrice Charoulet dit: 26 novembre 2025 à 15h12

Romances de Noël

A la télé comme sur Netflix sont offertes des centaines de romances de Noël. Chacune se termine bien. Avant le mot « fin », le film culmine par un embrassement sur la bouche des deux héros, après diverses péripéties, sur fond de sapins de Noël ,souvent dans un cadre neigeux. Comme prélude à une bonne nuit sans cauchermars, c’est excellent. Les scénaristes ont beau varier les schémas, et proposer des variantes, ces films peuvent lasser.

J J-J dit: 26 novembre 2025 à 15h37

@ vous êtes franchement dégueulasse et obscène

Franchement, il y a plus pire quemoij, icite, chère Mimi Pinson. Veuillez bien m’excuser, je n’arrive pas à décrypter vos réactions picturales -> ce qui n’est pas bien grave, je pense. Du reste, c’est une condition ciné quoi nonne de la mécompréhension collective sévissant sur cette chaîne. Elle fonctionne à donf.

J J-J dit: 26 novembre 2025 à 15h53

J’ai toujours rêvé pmp d’être une hôtesse de l’air, en additionnelle à ma profession principale de prof à la fac de théologie de Paris. Mais on m’en a empêché, en me signifiant au Vatican que les deux fonctions étaient moralement incompatibles.
Enfin, mouais…, t’as qu’à croare ça, hein ?

D. dit: 26 novembre 2025 à 16h07

La peine du Dam, c’est être privé de la vue de Dieu. Elle s’exerce dès le péché mortel commis (par exemple pour un baptisé instruit, refuser en toute conscience Dieu Père, Fils et Esprit Saint) et tant que celui-ci n’a pas été confessé et l’absolution sacramentelle du prêtre reçue.
Si la personne vient à mourir en état de péché mortel donc de Dam, elle devient damnée pour l’Eternité et est précipitée aux Enfers.

D. dit: 26 novembre 2025 à 16h12

C’est tout simple et permet de passer une nuit sans cauchemar. En attendant le cauchemar final de l’âme précipitée aux Enfers, suppliciée pour les siècles des siècles par les démons.

D. dit: 26 novembre 2025 à 16h17

Là pour le coup ça se termine mal, avec une fin qui n’en finira pas, même à la fin. Forcément.

Clopine dit: 26 novembre 2025 à 16h43

Bon, Sarkozy condamné définitivement, et sur Mediapart il y a une galerie de portraits de son entourage, tous ses proches ont affaire avec la justice. Vivement la sixième république, finalement, Sarkozy aura été un formidable déclencheur – pour peu qu’on ne cède pas au cynisme, au mensonge, au mirage de la puissance du fric, évidemment.

D. dit: 26 novembre 2025 à 16h46

19. – L’ignorance, l’erreur et l’Inadvertance.

– 1. –
L’ignorance est le manque d’une connaissance (nécessaire ou souhaitable).
L’erreur est un jugement faux.
L’inadvertance suppose l’existence d’une connaissance théorique,
jointe à une distraction actuelle, cause d’une ignorance pratique.
L’ignorance, l’erreur et l’inadvertance ont, par leurs répercussions
sur les actes humains, des conséquences morales analogues. Il nous
suffit donc de préciser celles qui découlent directement de l’ignorance.
2. – Tout état d’ignorance relatif à un problème moral est, de sa
nature, un obstacle à la responsabilité actuelle. Cependant l’ignorance
peut être coupable en elle-même, et la responsabilité encourue à ce
titre s’étendra naturellement jusqu’aux conséquences prévues et
auxquelles on n’aurait pas suffisamment remédié.
3. – Nous appellerons:
Ignorance vincible, celle dont l’intéressé est responsable, parce
qu’il peut et doit la faire disparaître;
Ignorance invincible, l’ignorance qui excuse de toute culpabilité;
Ignorance antécédente, l’ignorance invincible qui est cause d’une
action;
Ignorance conséquente, l’ignorance coupabl~, effectivement cause
de l’action;
.ignorance concomita~te, l’ignorance, coupable ou non, qui n’est
p »as cause d’une action, bien qu’elle s’y rapporte.
Une ignorance coupable ou vincible sera crasse et supine si elle
est due à une négligence particulièrement coupable, comme l’est
celle qui est relative aux obligations élémentaires du devoir d’état.
L’ignorance directement voulue est dite affectée.
Lorsqu’une ignorance portera directement sur l’existence ou
l’étendue d’une loi, nous l’appellerons ignorance du droit. Lorsqu’elle
aura pour objet direct toute autre réalité, ce sera une ignorance d’un
fait.
4. – Les principes suivants permettront d’apprécier l’influence de
j’ignorance sur la responsabilité relative à la violation d’une obligation:
a) Une ignorance incomplète relative à une obligation, crée l’état
de doute pratique dont il sera question plus loin. Cf. n. 81 et ss.
b) L’ignorance complète d’une obligation morale excuse nécessairement de toute culpabilité actuelle..
c) La culpabilité relative à une ignorance vincible est celle de la
négligence ou de la mauvaise volonté qu’elle suppose. Elle est encourue
toutes les fois que l’intéressé en a conscience et l’accepte. Elle peut
s’étendre jusqu’aux effets prévus au moins confusément. Par rapport
à ceux-ci on parle de responsabilité « in causa ».
d) L’ignorance affectée peut avoir une double origine. Elle peut
venir du mépris de la loi; elle constitue alors une aggravation d’une
espèce particulière. Ce peut être au contraire chez l’intéressé la
conscience de sa propre faiblesse; sachant qu’en aucun cas il n’aura
le courage de faire son devoir, il préfère ne pas le connaître exactement: c’est alors plutôt une circonstance atténuante qui n’excuse
cependant pas de faute mortelle si l’obligation est grave.
e) L’ignorance invincible d’une obligation morale excuse de toute
culpabilité et constitue ce que l’on appelle la bonnefoi.
f) L’ignorance d’un fait peut entraîner des répercussions diverses
sur les obligations morales adjacentes: il conviendra d’étudier dans
le concret chaque cas particulier.
REMARQUE. – Les Canons 2201 et 2202 appliquent ces principes aux cas
relevant du for externe ecclésiastique.

renato dit: 26 novembre 2025 à 17h39

D’une manière générale, tous les incapables devenaient prêtres, puis il y avait ceux qui se joignaient à eux pour échapper à la pauvreté. Les uns et les autre deviennent maintenant des influenceurs : un idiot en déloge un autre.

renato dit: 26 novembre 2025 à 18h20

Les gens manquent de discernement. Mes prisons, rédigées après dix ans d’emprisonnement par Silvio Pellico, on sait que son confesseur dut lr convaincre d’écrire ses mémoires de cette période douloureuse. Le livre connut un immense succès, à tel point que Metternich déclara « il a fait plus de mal à l’Autriche qu’une bataille perdue ».

renato dit: 26 novembre 2025 à 18h25

« … tous les incapables devinrent prêtres », et certains partirent comme missionnaires pour évangéliser les « sauvages », les baptisant, comme le rappelle un écrivain italien raffiné, « avec de grands seaux d’eau au nom de dogmes qu’eux-mêmes ne comprenaient pas ».

Olivier Litvine dit: 26 novembre 2025 à 18h54

Voilà qui est bien envoyé, renato.
1900 et Donald Sutherland fabuleux dans le rôle d’Attila, contre-maitre faf…au moins le type avait des kokkoïs…
J’ai écouté une belle émission consacrée à Italo Calvino, qui énonce comme un ars poetica. Quelle leçon pour nous autres,simples mortels,
qui n’avons que nos yeux pour pleurer et nos oreilles pour saisir les inflexions de l’authenticité.
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-entretiens-avec-italo-calvino
Avant-hier la Morante, au top du top (cliquez sur le nom)…

Mimi Pinson dit: 26 novembre 2025 à 19h34

Paul Klee. Schiff IIc im Hafen (Ship IIc in the Harbor) 1923 (oil, watercolor and paper mounted on cardboard) State Museums of Berlin.

Chaloux dit: 26 novembre 2025 à 20h56

Certaines généralisations ne sont pas dignes de ceux qui les énoncent. Partout, la tourbe domine, il n’y a qu’à porter le regard ici. Mais il y a, et il y a eu , beaucoup de prêtres remarquables et même, pour certains, héroïques, sans parler d’authentiques martyrs.

Chaloux dit: 27 novembre 2025 à 5h15

Ces remarques sur les prêtres me rappellent cet artiste doué mais élevé derrière le rideau de fer, qui projetait de fabriquer un reliquaire destiné à recevoir des os de poulet (du reste sans doute déjà fait). Quelle gloire, digne du musée de l’athéisme! Il a finalement renoncé. Le temps de Homais devrait être passé.

Chaloux dit: 27 novembre 2025 à 5h17

Les exceptions sont bien sûr innombrables. Est-ce que tous les boulangers sont gentils et tous les bouchers vicieux ?

renato dit: 27 novembre 2025 à 6h56

Un de mes compagnons d’internat, dont la soutane arbore aujourd’hui des bords et bouton rouges, m’a un jour dit : « C’est un miracle que l’Église soit parvenue à traverser les siècles malgré nous ».

MC dit: 27 novembre 2025 à 8h35

Pourtant, aujourd’hui,,quand on lit Pellico, on a du mal à voir ce qui inquiétait Metternich. Il était, il est vrai, moins usuel que les détenus écrivent leurs Mémoires…

renato dit: 27 novembre 2025 à 9h23

Je suis dans l’ignorance des dommages causés par ce livre à la réputation de l’Autriche : je ne me suis jamais arrêté sur la question. On sait que Metternich avait un grand respect pour les adversaires qui se distinguaient par leur supériorité morale, et qu’il reconnut la valeur historique du livre aussi que son influence sur l’opinion publique.

rose dit: 27 novembre 2025 à 10h12

Une idée géniale, qui vient d’un prof Bernard Le Doze en 1998.
Des sélections originales et porteuses de sens. Le premier gagnant a été Éric Orsenna.

Le Prix Goncourt des Lycéens est né à Rennes : retour sur une idée d’un prof devenue phénomène littéraire https://share.google/bdgzuXZRs4zsfCoR1

rose dit: 27 novembre 2025 à 10h32

Vu avec Emma hier après-midi Jean Valjean.
Superbe.
Gadebois parfaitement dans son rôle.
Alexandra Lamy terrible dans Mme Magloire.
Isabelle Carré touchante dans la sœur physique de son Éminence.
Et monseigneur Bienvenu Muriel convaincant.
J’adoube le parti-pris des cent premières pages.
À quelques nuances près :
l’analepse avec la sœur de Jean Valjean, les cinq gniards et la miche de pain Poilâne volée chez le boulanger chez qui il est apprenti, a été filmée au Jas des Terres du Roux, un des lieux les plus merveilleux du Contadour dans les Alpes de Haute Provence. Lieu hautement chéri par Jean Giono et ses camarades.
Or, l’ensemble de la bâtisse comporte une petite construction carrée, une longue avec des voûtes un mur d’enceinte, un puits, le tout cerné par un grand muret en pierres sèches comme le reste du bâti.
Traditionnellement, le petit borie carré est l’habitat du berger. La longue bâtisse est la bergerie.
Et là, pour les besoins du film, le repas avec les mômes et la sœur est filmé dans la bergerie : hérésie.
Une autre analepse, finale, est la rencontre avec le petit ramoneur. Cela se passe aux Mourres, à Forcalquier, chez moi.

Une autre nuance à marquer (car nous avons zappé un passage). Les fantasmes de Jean Valjean de violence absolue qui précèdent le vol, on les prend pour argent comptant…Faits déniés le lendemain matin, lorsque les protagonistes se réveillent.

Hormis ces rares remarques, le film est génial.
Quatre étoiles avons-nous mis Emma et moi.
Nous allons retourner le voir, pour les détails.

En passant, Jean Valjean dit « j’ai parcouru douze lieues » lorsqu’il arrive à Digne les Bains.
Et, il est dit aussi qu’il a mis quatre jours pour faire le trajet entre Toulon ( sortie du bagne ) et Digne les Bains.

rose dit: 27 novembre 2025 à 10h36

Je ne sais pas s’il est passé par Draguignan.
Je crois que les passages du bagne sont filmés à la carrière d es Baux de Provence.
Que les scènes avec les falaises l’ont été à Buoux, haut lieu d’escalade.
Et l’ermite en question, est-il Donnat à Châteauneuf Val Saint Donnat, dont l’ermitage existe encore ? Ou pas.

rose dit: 27 novembre 2025 à 10h40

Chienlit de ce putain de bordel de merde de correcteur automatique !

La sœur phtisique de Jean Valjean, incarnée par Isabelle Carré.
Monseigneur Bienvenu Meyriel.

Je souhaite pour le réalisateur, qui avec cent pages a fait un magnifique film, un grand succès.
Nous, nous étions onze vieux, hier, dans une salle vide.

renato dit: 27 novembre 2025 à 10h41

Moi, et alii, je reste à « l’exception qui confirme la règle », car vous savez bien, je suppose, qu’il n’y a pas d’exception s’il y a pas une règle.

Clopine dit: 27 novembre 2025 à 10h42

Faut pas oublier les autres îles, Belle-Île-en-Mer, Saint-Vincent comme dirait Woulzy. Le cas Ré, c’est à part

bon d’accord je sors.

puck dit: 27 novembre 2025 à 10h49

ahhhh comme c’est beau toutes ces nobles causes !

les khmers, le goulag, Rushdie, le djihad etc etc etc…

sérieux c’est magnifique ! cela démontre votre sensibilité et votre grandeur d’âme, même si au départ c’est le seul but en vrai c’est quand même beau.

le résultat donne une espèce de mix de Tartuffe et des précieuses ridicules, c’est très réussi.

avec comme cerise sur le gâteau cette religiosité de la culture parce qu’en fait ça fait un grand tout dans cette ratatouille de beaux sentiments.

on y croirait presque.

rose dit: 27 novembre 2025 à 12h14

D. dit: 26 novembre 2025 à 11h15
Pas du tout, JJJ.
Il est simplement de mon devoir de respecter autant que possible mon corps et mon esprit.

Merci D.
C’est ma réponse à contre les Versets sataniques.

Ce qui ne signifie pas pour la fatwa, non.

D. dit: 27 novembre 2025 à 12h23

Le prêtre de la Sainte Eglise donne les sacrements en la personne du Christ. Qui attaque le prêtre attaque le Christ.

J J-J dit: 27 novembre 2025 à 12h55

+@- je respecte mon corps…, donc, je ne me masturbe jamais ; et je respecte mon esprit que je laisse vagabonder où il veut, mais lui interdit d’avoir des désirs impurs. Je suis sûr de ma place au paradis, près du seigneur jésus. Je souhaite que tous les erdéliens suivent mon exemple, pour le salut de leurs âmes enfin délivrées du péché originel.

renato dit: 27 novembre 2025 à 13h06

D’abord parmi les sacrements, on trouve l’Eucharistie, un vestige de l’anthropophagie.

Puis, comme toutes les religions, l’Église n’est rien de plus qu’une société organisée ; sa sainteté n’est qu’une convention dictée par la vanité des croyants.

Incidemment, lorsque Nicolas V signa la bulle Dum Diversas, il aliéna toute possibilité de sainteté, peu importait que Paul III Farnèse corrigeât le tir avec la bulle Sublimis Deus, le mal était fait.

FL dit: 27 novembre 2025 à 13h18

Je viens de demander à une IA de me faire l’analyse grammaticale d’une phrase de Suétone en latin. Eh bien mon dieu elle est très bonne. Les formes de base des verbes et des noms ont bien été identifiées, l’analyse des cas est bonne, les parties du discours aussi, les dépendances entre les mot aussi (compléments, épithètes etc.) Très très bonne. Ça fout les jetons. Comment tu veux demander à des élèves de faire une version à la maison ? C’est même plus possible. Ils vont pas s’abîmer les yeux à lire le Gaffiot alors qu’ils peuvent demander la même chose à chatGPT.

FL dit: 27 novembre 2025 à 13h30

Par contre ça m’étonnerait beaucoup qu’il traduise « pedicator Caesaris » par « enculeur de César ». Or y a pas moyen de faire autrement. C’est bien ce qu’écrit Suétone. La traduction Nisard 1855 (ou Cabaret-Dupaty 1893) traduit « l’amant de César ». C’est sous-traduit. Parce que dans le texte latin Suétone a bien écrit « l’enculeur de César ».

Mme Dupont, elle, traduit le groupe nominal latin par « l’enculeur de César ». A juste titre.

https://bcs.fltr.ucl.ac.be/SUET/CAES/49.htm

renato dit: 27 novembre 2025 à 13h33

P.S. à Incidemment.

William Gaddis, Gothique charpentier (pages 173-174).

— J’ai dit ne commencez pas ça ! Nous, nous avons entendu ça, nous avons déjà entendu ça, les mêmes sermons les mêmes délires, déclamations…
— Non non non, non c’est de l’histoire Lester, cinq cents ans d’histoire, vos Portugais arrivent par bateaux à Mombasa pillant tout le côté Est, ivoire, cuivre, argent, les mines d’or, répandant la vraie foi, droit jusqu’au bout de la vallée du Zambèze faisant de la traite d’esclaves tout au long du chemin ? tout le damné cauchemar sanctifié par une bulle papale bon Dieu, est-ce que vous n’appelleriez pas ça avoir affaire avec la Bible ? Si foutrement occupé à piocher dans mes livres trouvez celui-là, la christianisation du royaume Bakongo au XVe siècle lisez-le, emportez-le pour le lire, il est là-haut sur le rayon d’après, baptisant Nzinga l’habillant à l’européenne lui apprenant les manières jusqu’à ce qu’enfin il se rende compte qu’ils sont en train de vendre toute sa damnée population aux plantations au Brésil…
, etc.

Cela restitué, il est vrai que beaucoup font tout leur possible pour donner des interprétations positives du Dum Diversas, mais il est difficile d’interpréter cela positivement :
« Fortifiés par l’amour divin, mus par la charité chrétienne et tenus par les obligations de notre charge pastorale, nous désirons, comme il convient, encourager ce qui contribue à l’intégrité et à la croissance de la Foi, pour laquelle le Christ, notre Dieu, a versé son sang, et soutenir dans cette sainte entreprise la vigueur des âmes de ceux qui nous sont fidèles, ainsi qu’à Votre Majesté Royale*. C’est pourquoi, par l’autorité apostolique et par le contenu de cette lettre, nous vous accordons pleins pouvoirs pour capturer et soumettre les Sarrasins et les païens, ainsi que tous les incroyants et ennemis du Christ, quels qu’ils soient et où qu’ils vivent ; pour saisir tous les biens, meubles ou immeubles, trouvés en leur possession ; pour envahir et conquérir les royaumes, duchés, comtés et principautés, ainsi que tous autres domaines, terres, lieux, villages, champs, possessions et biens de cette nature, appartenant à tout roi ou prince, et pour soumettre leurs habitants. « Vous vous approprierez à jamais, pour vous et vos successeurs, les rois de Portugal, les royaumes, duchés, comtés et principautés, ainsi que tous autres domaines, terres, lieux, villages, champs, possessions et biens de cette nature, les attribuant à votre usage et à votre profit, et à ceux de vos successeurs… »
* Alphonse V, roi du Portugal.

D. dit: 27 novembre 2025 à 13h54

Bien, votre advertance dans la faute est donc patente, renato. Vous êtes en l’état actuel damné.
Quoi dire d’autre qui soit aussi certain ?

FL dit: 27 novembre 2025 à 14h37

Alors bien entendu la solution c’est d’adapter les travaux qu’on leur demande de faire en faisant intervenir l’IA de manière à ce qu’ils continuent d’apprendre. Mais là ça va demander de l’imagination.

Jazzi dit: 27 novembre 2025 à 14h37

« Jean Valjean dit « j’ai parcouru douze lieues » lorsqu’il arrive à Digne les Bains. »

Mais que d’hostilité sur son passage !
Ils sont aussi revêches que ça les habitants de la région, rose ?

J J-J dit: 27 novembre 2025 à 14h39

Fais gaffe au GAFFIOT et aux PSY

@ Ils vont pas s’abîmer les yeux à lire le Gaffiot alors qu’ils peuvent demander la même chose à chatGPT (sic

Oui l’Education nationale française va avoir du mal à recaser ses jeunes profs de latin-grec, des langues mortes désormais revivifiées par la chatte de Gémini. Dieu merci, il leur restera toujours l’irremplaçable utilité de savoir bien mieux qu’une IA restituer la bonne traduction des enculeurs de mouches ensuqués.

@ – Le film Vie privée (Rebecca Zlotowski) avec Jodie Foster est apparemment très controversable… On s’est engueulés hier soir au sujet de la prétendue caricature de la pratique psychanalytique (représentée ici par du grand n’importe quoi, dixit), telle que la cinéste aurait voulu « dénoncer » dans ce film, en présentant une psy tentée par le démon policier. Mon pote (en analyse depuis trente ans) n’a jamais voulu admettre que c’était juste une fiction plutôt drolatique, dont je lui disais qu’il ne fallait surtout pas la prendre au pied de la lettre. Il était consterné et outré. Indigné, voire. De fait, la cinéaste venait de toucher au dernier tabou de l’orthodoxie lacano-freudienne défendu par ce bobo parisien. Son objection était du genre : un complot ourdi contre les psys, à la suite d’Onfray et ses épigones, combattue ne vain par la grande scientifique et historienne Roudinesco… Un dangereux « air du temps » réactionnaire qui ferait des ravages partout Et voilà ce qu’ON « vendrait aux Français » sans s’apercevoir qu’on continue à aller droit vers la dictature, si on démolit aussi allégrement les derniers remparts de l’humanisme de la psychanalyse freudienne totalement étrangère aux psychothérapies cognitivo-comportementalistes, etc. Tu vois le genre de « débats » qui a pu s’en suivre…, mais t’en pense quoi de ce film, toi, jzmn, le cinéphile lézardé chroniqueur ? qui ne s’est peut-être pas fait de religion bien arrêtée depuis le « livre noir de la psychanalyse » (2005)…
Bien à vous… npr à ce petit moment d’humeur chagrine, si vous n’avez pas encore vu le film.

J J-J dit: 27 novembre 2025 à 14h45

@ 13.33, Vous aussi, vous pensez comme moi que les fatwas chrétiennes auraient fait bien plus de mal à l’espère humaine en 2000 ans d’histoire que celles de Khomeiny, au nom d’un islamisme récemment radicalisé ?

Jazzi dit: 27 novembre 2025 à 14h46

Il est au programme, mais je crois que je vais commencer par la voix de la petite fille du film palestinien…

rose dit: 27 novembre 2025 à 14h54

Ils sont aussi revêches que ça les habitants de la région, rose ?

Ce n’est rien de le dire.
Dans ce film, c’est à Digne les Bains.
(Tourné ailleurs, je crois)

D. dit: 27 novembre 2025 à 14h56

Ce ne sont pas mes opinions, renato
Votre attitude se mesure à l’aune du Verbe de Dieu. Vous vous êtes damné, un point c’est tout.

renato dit: 27 novembre 2025 à 15h11

C’est un sujet dans lequel je n’établis pas de classement, J J-J. Par exemple, même si je suis anticommuniste, je suis choqué par les massacres de communistes, du massacre de Shanghai au génocide du Timor oriental, en passant par les purges indonésiennes, et ainsi de suite.

Cela dit, la fatwa de Khomeiny n’a pas fini produire des désastres. Par ailleurs Salman Rushdie ne fut qu’un prétexte ; si cette occasion ne s’était pas présentée, il en aurait trouvé une autre.

MC dit: 27 novembre 2025 à 15h19

« L’humanisme de la psychanalyse Freudienne »? Elle est bien bonne, dirait Jung…Pure reductio ad sexum!

D. dit: 27 novembre 2025 à 15h27

Il s’est damné lui-même. Ce n’est pas Dieu qui l’a damné. On se damne toujours soi-même. Mais ce n’est pas définitif.

Maurice revient dit: 27 novembre 2025 à 15h41

Justement, Dieu, c’est juste une idée.
Une idée à confirmer ou à infirmer.
À croire ou à nier.

Vedo dit: 27 novembre 2025 à 15h53

@FL
Sur l’IA et le latin et le grec. En effet. C’est tout à fait spectaculaire. Cela l’est aussi dans d’autres domaines, histoire, maths. Et les résultats aujourd’hui sont incomparables par rapport à l’année dernière. Alors, l’année prochaine? La façon d’enseigner, la notion de « savoir » va radicalement changer, et très vite. L’enseignement ne pourra plus être une série d’obstacles à sauter pour décrocher un label. Tout ce qui dans nos vies est « automatique » va être remplacé. L’originalité seule, ce qui est orthogonal au gigantesque réservoir des connaissances de toute la planète, va rafler les primes. Inégalités en perspective. On n’est plus dans les inégalités des richesses matérielles. Mais pour en revenir au grec, cela pourrait aussi accélérer une vraie possession de la langue pour ceux qui voudraient vraiment apprendre. Pour la plupart, l’enseignement du latin ou du grec n’a-t-il pas été souvent que l’apprentissage de quelques règles avec la recherche de phrases déjà traduites dans un énorme Gaffiot/Bailly. Ce n’était au fond qu’une IA très primitive.

Donna Ricaud-Veyre dit: 27 novembre 2025 à 16h08

Cet italo-alsacien est damné jusqu’à la moëlle et il la ramène, il la ramène… mais où allons-nous ?

rose dit: 27 novembre 2025 à 17h40

Attribué
Après « plus de deux mois de lectures assidues » des 14 romans en compétition, les délégués lycéens de chaque région ont couronné Nathacha Appanah pour son roman La nuit au cœur (Gallimard), déjà récompensé cette année du prix Femina. L’écrivaine franco-mauricienne est particulièrement appréciée des jeunes lecteurs puisqu’elle a aussi remporté le 13 novembre le prix Renaudot des lycéens.

J J-J dit: 27 novembre 2025 à 17h53

On va finir par lire ce roman, si ça continue ainsi, quoiqu’on ne soit plus très d’jeune…

renato dit: 27 novembre 2025 à 18h27

Puis, après Pellico, pour les livres de l’expérience de la prison, il y a Solitary Confinement de Christopher Burney : 18 mois d’isolement à la prison de Fresnes, puis déporté à Buchenwald. Le poids des faits et « l’exercice de liberté » transmis par un héros dissimulé.

Pas trouvé le titre français, est-il traduit ?

Olivier Litvine dit: 27 novembre 2025 à 18h46

obsession de la trahison

Chez WS, rapidos
Othello (Iago)
Hamlet (Claudius, Rosencrantz & Guildenstern)
Le Roi Lear (Goneril, Regan et leurs maris)
Macbeth (Macbeth et sa Lady)
Jules Cesar (Brutus)
La Tempête (Antonio, frère de Prospero, usurpateur du titre de Duc de Milan)
Richard II (Henri Bolingbroke, futur Henri IV)
Henri IV (Glendower, les Percy – Hotspur- Hal, futur Henri V)
Richard II (lui-même)
Titus Andronicus (Aron the Moor)
tbc/…

Maurice revient dit: 27 novembre 2025 à 19h35

Kadhafi disait que Shakespeare avait des origines arabes !
Selon le tyran de Syrte, l’ancêtre du plus grands des auteurs dramatiques anglais s’appelait Sheikh Zoubir !!!
Sheikh Zoubir anglicisé en Shakespeare 😄

Jazzi dit: 27 novembre 2025 à 19h49

« (Tourné ailleurs, je crois) »

rose, le film a été tourné à l’hiver 2025 en Provence, notamment à Martigues et aux Baux-de-Provence, communes toutes deux situées dans les Bouches-du-Rhône.

MC dit: 27 novembre 2025 à 19h51

Vu qu’ Othello ( le livre! ) a été censuré en Floride. Craint-on, comme le dit la loi portée par Ron Santis, «  des scènes sexuelles explicites »?!

Jazzi dit: 27 novembre 2025 à 19h52

« je crois que je vais commencer par la voix de la petite fille du film palestinien… »

JJJ, finalement, je suis allé voir « Bugonia » de Yorgos Lanthimos, avec Emma Stone.

Trop bien !

Clopine dit: 27 novembre 2025 à 20h12

Mon plus gros problème, avec la chaîne télévisée Arte, c’est que je n’ai jamais réussi à programmer les « voix sous-titrées ». Encore ce soir, un film recommandé 4T Télérama, on se dit bon allonzo-allonzi, mais les voix doublées c’est pas possible, et zappette je te hais, impossible d’avoir accès à la version originale sous-titrée. Vous allez me dire que c’est la même avec les œuvres écrites, qu’il y aurait une thèse à faire sur les traductions, m’enfin je gémis, et revendique de le faire. Que le premier qui a, d’un côté, une zappette standard, et de l’autre, Arte sur l’écran de son téléviseur, et qui arrive à trouver le graal de la version originale sous-titrée, me jette le premier commentaire !

et alii dit: 27 novembre 2025 à 20h13

Habeas corpus, plus exactement Habeas corpus ad subjiciendum et recipiendum, est une notion juridique qui énonce une liberté fondamentale, celle de ne pas être emprisonné sans jugement, contraire de l’arbitraire qui permet d’arrêter n’importe qui sans raison valable. En vertu du principe, toute personne arrêtée a le droit de savoir pourquoi elle est arrêtée et de quoi elle est accusée. Ensuite, elle peut être libérée sous caution, puis amenée dans les jours qui suivent devant un juge.

Chaloux dit: 27 novembre 2025 à 20h21

C’est un miracle que l’humanité soit parvenue à traverser les siècles malgré nous.

Maurice revient dit: 27 novembre 2025 à 20h24

Bébé, biberonné par sa mère…
Enfant, cicéronné par son père…
Après, la vie s’occupe de lui.
Un homme d’expérience est un homme détruit.

renato dit: 27 novembre 2025 à 20h36

« Othello censuré en Floride »

Au cours de l’année 24-25, 6 800 livres ont été retirés des bibliothèques scolaires de 87 districts répartis dans 23 États.

Source : PEN America

renato dit: 27 novembre 2025 à 20h43

« C’est un miracle que l’humanité soit parvenue à traverser les siècles malgré nous. »

Ça me vient souvent à l’esprit.

JC..... dit: 28 novembre 2025 à 5h16

IA

C’est l’Intelligence actuelle, en usage depuis l’Antiquité, qui est artificielle. Pas celle des machines qui vont s’installer partout, bien réelles, elles !

Actuellement, aucune Intelligence chez les Humains, toujours soumis aux légendes religieuses, tellement « bas de gamme », mais si pratiques pour faire semblant …

On a pas fini de rigoler !

rose dit: 28 novembre 2025 à 5h23

Bagouzes
Marqueur de richesse et de niveau social.
À l’opposé de Hippopotamus où le riz au chorizo, succulent, est servi à l’équivalent de trois cuillerées à soupe.

rose dit: 28 novembre 2025 à 5h31

trois cuillerées à soupe rases.

Ancêtre de l’anthropophagie.
Je voyais cela plutôt, dans le rituel, comme un memorandum, ceci est mon corps livré pour vous, etc.

Et la kippa, c’est à destination que le ciel ne vois tombe pas sur la tête ?

Ah, mais si César aussi !
Cela aurait été un argument de poids pour contrer l’aura de ce romain.

rose dit: 28 novembre 2025 à 5h39

Et alii bonjour,

Aî lu ce matin son portrait !
Un portrait, le 25 mai 2017 Paul Jorion.
Quel cursus universitaire impressionnant !

rose dit: 28 novembre 2025 à 5h46

Aimer, ou pas, le hardcore.
Aimer ou pas les scènes sexuelles explicites.
Aimer ou pas le sexe.

Biberonné.
Cicéronné.
Continuer.
La destruction, c’est lorsque ton corps se transforme en poussière.
La seconde phrase de ma mère est « La vie nous apprend à vivre. »

« C’est un miracle que l’humanité soit parvenue à traverser les siècles malgré nous. »
Et les animaux !
Et la nature !
Combien d’extinction ?

rose dit: 28 novembre 2025 à 5h59

La zapette.
Se rapprocher de quelqu’un de jeune. Qui va donner le processus sans expliciter le pourquoi, et encore moins le comment.
C’est ainsi que depuis deux jours, j’ai, contre mon gré, mon empreinte digitale enregistrée dans mon téléphone portable, ainsi qu’un nouveau code secret que je dois taper vingt cinq fois dans la journée. La première jeune fêtant l’anniversaire de son papa, je vais choper gentiment une seconde qui va m’effacer tout ça. J suisallé dans Paramètres/code de sécurité etc. Et j’ai bien vu empreinte digitale enregistrée, tout en ayant signalé deux fois « alors si JC assassiné quelqu’un je serais épinglée ? ». Alors que je préfère comme Sarkozy et Dati, innocente, aux mains pleines.
Rien à vous dire d’essentiel, désolée, d’autre que, lundi, un bulldozer va venir arracher les quatre vingt mètres linéaires d’acanthes ; depuis hier, j’ai commencé à souffrir.
Ma mère, cette femme me stupéfie journellement par son intelligence, mais où a-t-elle appris tout ça ? répliquant « mais avant de construire une extension, ils feraient mieux de s’assurer que le reste fonctionne bien ». Nota bene, ce qui n’est pas le cas du tout.
Du tout.
L’argent, a-t-elle rajouté.

De fait, ils ont fait rentrer un tigre, au secrétariat, femelle, aujourd’hui, j’irai lui parler de ceux du zoo d’Amiens.
À l’auberge de jeunesse, ils avaient fait pareil, c’est comme ça que je le sais, un tigre, dans le moteur.

Une horreur.

renato dit: 28 novembre 2025 à 6h04

« un vestige de l’anthropophagie », rose, non « Ancêtre de l’anthropophagie »

Olivier Litvine dit: 28 novembre 2025 à 6h11

Quelques un des livres interdits dans la République islamico-évangélique des Etat-unis trumpiens

Harry Potter (seske)
The Catcher in The Rye / L’attrape-coeur (seske)
The Handmaid’s Tale / La servante écarlate (gros seseke, trop de femmes)
To Kill a Mockingbird / Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur (vraie justice)
Huckleberry Finn (amitié blanc/noir)
Brave New Word / Le meilleur des mondes(pas comme les banlieues)
Beloved (non, l’esclavage n’était pas un si grand mal que ça)
Slaughterhouse 5 / Abattoir 5 (incompréhensible)
1984 (pas comme les banlieues)
et plein d’autres encore….

Les barbares se déclinent sous des formes multiples.

et alii dit: 28 novembre 2025 à 6h43

c »est de la nacht de Verklärte Nacht qye he tiens en français le mot transfiguré que je n’ai jamais employé que pour dire l’effet de ma rencontre avec mon père :une transfiguration;
merci;c’est mon plus intime, mais vous ne l’avez pas trahi

Chaloux dit: 28 novembre 2025 à 7h06

Le maire de Bruxelles habille en bédouins deux fricadelles géantes en Joseph et Marie. Une plus petite pour Jésus.

Pauvre Belgique.

rose dit: 28 novembre 2025 à 7h13

De l’ancêtre, il reste des vestiges.

Dans Jean Valjean, il est dit « Être pauvre, c’est terrible. »
Enfin, les riches, ces voleurs, ils n’ont honte de rien.

rose dit: 28 novembre 2025 à 7h23

Extraordinairement, il ‘e me semble pas dérangeant d’avoir comme obsession la trahison.
Peut-être le sujet en vaut-il la chandelle.

Jazzi dit: 28 novembre 2025 à 7h27

Pas terrible « Vie Privée », JJJ, si j’en crois votre ami psy et Berthe Edelstein
dans Cinéma & Littérature !

VIE PRIVÉE, film de Rebecca Zlotowski
« On a nommé les choses, on a dit les mots ». Cette démarche qui est au coeur de sa vie professionnelle, Lilian Steiner, psychanalyste américaine établie en France, va l’entreprendre, presque à son insu, dans sa vie privée. Bouleversée par la mort inexpliquée d’une de ses patientes, Paula Cohen-Solal, Lilian, refusant la thèse du suicide, part à la recherche de la vérité. Mais ce qui pourrait être un simple polar sur le mode « Lilian mène l’enquête » va, pour la thérapeute, se transformer en une quête d’elle-même et de son passé. À la fois thriller, drame psychologique et comédie loufoque, « Vie privée », multipliant les clins d’oeil à toute une prestigieuse filmographie, est surtout un écrin construit autour de Lilian, son héroïne, et de sa célèbre interprète, Jodie Foster, qui trouve là son premier grand rôle en français.
Paula Cohen-Solal (Virginie Efira) était une femme solaire. Comment dès lors, imaginer qu’elle ait pu mettre fin à ses jours ? Lilian, outrepassant le cadre d’une relation professionnelle, va s’immiscer dans ce que fut la vie de sa patiente, faisant porter ses soupçons d’assassinat tantôt sur son mari (Mathieu Amalric) tantôt sur sa fille (Luàna Bajrami). Voilà donc cette psychanalyste un tantinet rigide, divorcée et mère sans tendresse, enchaîner, au mépris de toute déontologie, filatures, interrogatoires, avec la complicité de Gabriel, son ex-mari (Daniel Auteuil). Mais pourquoi une telle conviction, pourquoi une telle détermination dans la recherche de ce qu’elle pense être la vérité ? Pourquoi éprouve-t-elle un sentiment de culpabilité, comme si elle portait une part de responsabilité dans la mort de Paula ? On comprend rapidement que la réponse est à chercher en Lilian elle-même, dans son passé, voire dans ses vies antérieures… Que lui révèle d’elle-même la façon dont elle vit le deuil de Paula ? Elle sera conduite sur le chemin de son inconscient par une singulière hypnotiseuse (Sophie Guillemin), alors même qu’elle n’a que mépris pour les méthodes ericksonniennes. Et tandis qu’elle poursuit ses recherches, ce sont des portes sur elle-même qu’elle va ouvrir à travers des rêves hallucinés, jusqu’à retrouver le souvenir de la mort de sa propre mère.
Une enquête et une quête donc, et un mélange de genres et de registres où l’on voit la trame policière, fil rouge du récit, se mêler à la « screwball comedy » et Stanley Donen à Hitchcock, où la démarche psychanalytique fait écho à l’investigation policière. Woody Allen n’est pas loin non plus : loufoquerie, dérision, références récurrentes à la judéité. À cela s’ajoute une comédie du remariage montrant, avec un tendre amusement, comment se recrée peu à peu le lien entre Lilian et son ex-mari : l’ophtalmologue aidera-t-il la psychanalyste à y voir plus clair ? Hélas, hormis quelques scènes réussies, rien ne tout cela ne fonctionne vraiment. Il ressort de « Vie privée » une impression de fourre-tout, de saupoudrage référentiel qui ne débouche sur rien, sinon sur l’ennui. On a l’impression que Rebecca Zlotowskii a tenté de donner à son foisonnant récit une illusion de profondeur en mettant en avant sa dimension psychanalytique mais cette approche reste bien superficielle. Qu’elle s’est reposée sur son casting en offrant à Jodie Foster une partition sur-mesure, en l’entourant de partenaires inattaquables… Mais si, sans surprise, chacun fait le job et si la star américaine impressionne par l’excellence de son français, cela ne suffit pas, hélas, à faire un bon film.
Sans doute Rebecca Zlotowski a-t-elle péché par un excès d’ambition : son prestigieux casting crée une attente qui ne sera jamais comblée. Le film s’enlise rapidement dans des péripéties sans grand intérêt, s’égare dans des intrigues secondaires – et nous perd par la même occasion. Reposant sur un mélange des genres qui ne fonctionne pas, tentant de séduire par une fantaisie un peu appliquée, multipliant à l’excès les références cinématographiques, « Vie privée » voit rapidement son intérêt retomber comme un soufflé, jusqu’à son dénouement, désolant de mièvrerie.

rose dit: 28 novembre 2025 à 8h05

Jacques Drillon Coda
Pages 286 et suivantes

Pendant trois jours, les trois triumvirs ont conféré. Ils se partagent l’Empire, dit Plutarque, « comme une propriété quelconque ». Le jeune Octave doit beaucoup à Cicéron, qui s’était pris de passion pour lui, pour cet « enfant » qui l’avait « ensorcelé », et le défend. Octave est l’héritier de César, et deviendra Auguste, premier empereur de Rome. Pendant deux jours, il a lutté pied à pied avec les deux autres. Mais les négociations sont ce qu’elles sont : il faut donner des gages ; au cours de ce Yalta, chacun des trois a vendu son meilleur ami aux deux autres. Dans la liste des hommes à abattre, figure Cicéron : Octave l’a finalement livré. (Dans son très mauvais Le Triumvirat, ou la mort de Cicéron, Crébillon père, sans doute horrifié par cette trahison, imagine qu’Octave a secrètement organisé la fuite de Cicéron. Hélas, cela n’a pas eu lieu.)

Page 287

Chaloux dit: 28 novembre 2025 à 8h06

Macron a foutu et continue de foutre une telle merde en France que je propose un impôt exceptionnel de 15% sur les revenus de tous ceux qui l’ont soutenu de toutes les manières possibles depuis 2014, et même avant. Journalistes, journaux, hommes politiques, membres de ses gouvernements, banquiers etc. Cet impôt serait renouvelé chaque année jusqu’à ce que la France soit redressée. De plus, cela apprendrait à ces irresponsables le sens des responsabilités.

rose dit: 28 novembre 2025 à 8h07

Je ne sais pas pourquoi, Jacques Drillon, que je respecte immensément, a écrit sur Ciceron jusqu’à la page 194.
Misère de moi.
Pourquoi cet attrait ?
Pourquoi cet intérêt ?

J J-J dit: 28 novembre 2025 à 8h07

@ 7.27 Oui, j’admets ce point de vue ennuyé de B.E….
Personnellement, je ne m’y suis pas ennuyé une seule seconde. Du grand « n’importe quoi » ? non, pas vraiment… j’ai souvent tellement vu pire.
Mais voilà qui va faire plaisir à mon pote « psy ». Merci pour lui – Bàv, jzmn.

rose dit: 28 novembre 2025 à 8h08

Chaloux,
Je vote pour.
15% c’est peu.
Ceux qui ont voté deux fois, que l’on double l’impôt.

J J-J dit: 28 novembre 2025 à 8h14

Bon, je pars aux Impôts à LR, RV à 10.45… Je dois aller renégocier mes futurs prélèvements à la source pour 2026. « Vous plaisantez, monsieur Tanner », ai-je déjà dit à l’agent au téléphone, qui voulait m’imposer les mêmes barèmes de prélèvements mensuels qu’en 2025, alors que mon pouvoir Datcha s’est terriblement détérioré au cours de cette année
(@ – non…, je ne RPMV à l’rdl, mais juste un brin de littérature comique, épicétou. cf. JE du 28 nov. 2025).

Phil dit: 28 novembre 2025 à 8h22

Je vote pour

rilaxez dear rosi, lisez un sas pour reposer Drillon, de Villiers grosses poitrines et sévèrement antimitrand, ça manque chez Le Carré.

puck dit: 28 novembre 2025 à 8h27

« Les barbares se déclinent sous des formes multiples. »

tu l’as dit bouffi.

t’imagines si le droit international était appliqué et si tous les crimes de guerre étaient jugés et condamnés ?

exemple au hasard : 1 million d’enfants tués en Irak à cause du blocus !

ce n’est pas de la barbarie selon toi crétin que tu es ?

les barbares c’est toujours les autres espèce de débile profond !

Chaloux dit: 28 novembre 2025 à 9h34

J’ai oublié les membres du club Le Siècle. (Impôt).

Oubli corrigé.

Hurkhurkhurk !

Chantal dit: 28 novembre 2025 à 9h42

En effet Chaloux, cette crèche ne ressemble à rien du tout, ce n’est même pas de l’Arte povera, c’est du brouillage pour plaire à tout le monde et en fait à personne.

Contente que Bugonia ait satisfait les goûts cinéphiliques de Jazzi.

Réunion de famille tendue hier avec le notaire, je ne me suis pas laisser démonter mais je dois lever le pied pour m’occuper de ma carcasse.

J’ai lu les débuts de Jean Valjean qui sont lisibles sur le net, en effet le début qui contextualise le destin funeste de cet homme accablé très jeune par des épreuves familiales dans un rôle où il est constamment emprisonné soit par des devoirs, soit par des manques insolubles qui le poussent à un délit qu’il considère pour lui-même utile à sa survie et celle de son clan, est une sorte de prologue à une démonstration de l’enfoncement progressif, comme à chaque tentative d’évasion, il prend pire, nourrissant une rancoeur tenace qui ne sera dissipée que par le bien donné sans contrepartie par un homme d’église. Me rappelle un texte de Kierkegaard intitulé Ou bien … Ou bien comme tentative de l’ultime dépassement pour sortir du cercle infernal imposé à l’individu par le combi autoritaire loi punitive + religion salvatrice.

JC..... dit: 28 novembre 2025 à 9h43

Cher Jazzi, ta proposition concernant Dédé et Cloclo est scandaleuse !

Le feu d’artifice nucléaire final est prévu pour 2030. Enfin !…. Les habitants des milliers de planètes de l’Univers qui est nôtre attendent (afin de participer au show), mortiers nucléaire en mains, à la destruction de ce foutoir humain !

Laissons ce couple majestueux « sauver la planète » ! Allez Dédé ! Allez Cloclo ! Au boulot !

Chaloux dit: 28 novembre 2025 à 9h45

Oui, dear Phil, bien sûr. Je suis ouvert à toute proposition. Ensuite, nous ferons une synthèse avec des listes, comme ce prof d’histoire médiévale de je ne sais quelle université de province. Si c’est permis à gauche, pourquoi pas à droite?

Olivier Litvine dit: 28 novembre 2025 à 10h03

« unsex me now », pas Othello, mais Lady Macbeth dans Macbeth…

En revanche,dans Romeo & Juliet, où ‘to die’ signifie ‘jouir’:

« These violent delights have violent ends / And in their triumph die, like fire and powder, / Which as they kiss consume.”
Frère Laurence (vachement bien renseigné, le tonsuré!)

Ah, ces ‘double entendres’ et ‘innuendos’…La finesse d’expression des Répulicains et des Magas est proverbiale…ou alors au-dela de 300 mots, ça ne pige plus keudal, ça panique et comme le scorpion, ça se met à piquer à tout va.

closer dit: 28 novembre 2025 à 10h13

Votre ami qui est en analyse depuis trente ans n’a pas compris que le fait qu’il doive continuer après trois décennies est la preuve expérimentale de l’inutilité de cette pratique?

rose dit: 28 novembre 2025 à 10h17

Chantal

Il me semble que vous n’avez pas lu Les Misérables.
C’est tout le contraire qui se passe chez/pour Jean Valjean.
Les Thénardier par contre, c’est l’enfoncement définitif.

rose dit: 28 novembre 2025 à 10h17

Chantal

Il me semble que vous n’avez pas lu Les Misérables.
C’est tout le contraire qui se passe chez/pour Jean Valjean.
Les Thénardier par contre, c’est l’enfoncement définitif.

Olivier Litvine dit: 28 novembre 2025 à 10h17

Site du Ministère de l’Intérieur
Le système électoral
26 septembre 2011

Quelques principes :

Le vote est universel : le droit de vote appartient à tous les citoyens en âge d’être électeur.
– Le vote est strictement personnel
– Le vote est libre
– Le vote est secret : personne ne doit chercher à connaître ni à contrôler le vote d’un électeur.


Dans leur délires liberticides les petits fachos ignorent la loi.
La racaille se croit sous Mussolini, Hitler, Pétain, Franco, Pinochet, Modi, Xi ou du même acabit.

https://mobile.interieur.gouv.fr/Archives/Archives-elections/Les-elections-en-France/Les-modalites-d-elections/Le-systeme-electoral

Chantal dit: 28 novembre 2025 à 10h28

j’ai précisé le début des Misérables Rose, merci de ne pas sauter comme un poux pour me critiquer un jour où j’ai bien fait comprendre il me semble que j’ai envie de m’occuper de moi.

Les bras de fer pour se valoriser et pousser des cocoricos ce n’est pas ma tasse de thé. Avé.

Olivier Litvine dit: 28 novembre 2025 à 10h53

Etymologiquement, le terme « jungle » provient du sanskrit ‘jangala’, qui signifie ‘terre aride et inhospitalière’, voire ‘désert’, avant d’entrer au 18e s. dans le vocabulaire anglais via le mot hindi/ourdou pour ‘forêt’, ‘jangal’. Du désert à la forêt luxuriante, de ‘jangala’ à ‘jangal’, c’est l’évolution inverse qu’a subi ce blog, sous la lueur brunes des connards qui y font leurs besoins quotidiens.

Olivier Litvine dit: 28 novembre 2025 à 11h02

Sur le soi-disant « plan de paix » proposé par le trump et qui plait tant à la racaille fasciste.

« (…) Du « plan de paix » pour l’Ukraine proposé par Trump, on a tout dit. Le Guardian a montré que l’énoncé des articles comportait des russismes, des tournures directement traduites du russe : il ne pouvait pas avoir été rédigé par un locuteur anglo-saxon natif. C’est un plan de guerre, conclu sans l’Ukraine, pour être imposé à l’Ukraine et sans l’Europe, pour être imposé à l’Europe. C’est un plan de pillage – déjà engagé par le traité sur les terres rares de l’Ukraine devant lequel l’Europe n’aura pas pipé mot – qui compte un article incroyable concernant les près de 200 milliards d’euros d’avoirs russes gelés promis à la reconstruction, dont la moitié devrait être versée aux Etats-Unis pour prix de leur participation au « deal ».(…) »
André Markowicz

Maurice revient dit: 28 novembre 2025 à 11h20

Litvine est très en 😠 😠 colère, il cherche des poux à tout l’monde.
Faut dire que ses ancêtres, les bédouins qui nomadisaient dans le désert, étaient pouilleux comme les chacals du Sinaï…
Mauvais sang ne saurait mentir.

Maurice revient dit: 28 novembre 2025 à 11h24

C’est un masochiste, notre bon Litvine, il la veut, sa ration quotidienne d’insultes, et moi je suis très généreux, alors je la lui sers sur le plateau d’la Rdl.
Suis comme ça moi, j’aime être bon !

rose dit: 28 novembre 2025 à 12h26

Les bras de fer pour se valoriser et pousser des cocoricos ce n’est pas ma tasse de thé. Avé

Moi non plus.
Je suis une fanatique des Misérables.
Qui s’y frotte s’y pique.
Ce n’était pas une attaque personnelle, en rien.

Pas grave.

Chaloux dit: 28 novembre 2025 à 12h37

Une guerre contre la Russie ce serait 400 millions de morts, dixit un ancien ministre de l’éducation. Et un continent dévasté.
Pas de quoi faire peur au charançon des greniers.

puck dit: 28 novembre 2025 à 12h38

« Sur le soi-disant « plan de paix » proposé par le trump et qui plait tant à la racaille fasciste.

« (…) Du « plan de paix » pour l’Ukraine proposé par Trump, on a tout dit. Le Guardian a montré que(…) »

sûr que toi tu préférerais des plans de guerre !

Olivier si tu aimes tant la guerre vas-y !

qu’est-ce que tu attends pour aller toi la belle âme et le grand défenseurs des nobles causes et des belles idées

vas donc te faire du ruskof, tu en meurs d’envie !

Chantal dit: 28 novembre 2025 à 12h40

De rien Madame Magloire …

je les ai lus aussi, sûrement pas de manière aussi fanatique que vous, à part être sourd aveugle ou muet personne n’y a échappé, les Thénardiers sont mondialement connus pour être les véritables misérables …

Chaloux dit: 28 novembre 2025 à 12h46

Les derniers sondages électoraux semblent troubler profondément certains esprits, il est vrai déjà passablement perturbés. Pour moi, la perspective de la fin de cette gauche pourrie et de son compère le centre dictatorial, est une profonde cause de satisfaction.

De même la mésaventure de cette émission d’hier soir qui a dû être rafistoler à la dernière minute.

Rions!

Hurkhurkhurk !

puck dit: 28 novembre 2025 à 12h48

et ce journal c’est quoi ?
c’est le FMI, l’OMC, les élites globalistes occidentales qui définissent les règles pour dominer le monde.

c’est eux qui torpillent les négociations.

MC dit: 28 novembre 2025 à 13h39

Vous avez raison, Chantal. Le début du roman , c’est bien l’effondrement de Jean Valjean, jusqu’à la rencontre avec Monseigneur Myriel. Et encore, l’habileté hugolienne place-t-elle à cet endroit l’épisode Petit-Gervais pour montrer que la métamorphose n’est qu’à son tout début. Le Chapitre Une Tempête sous un Crâne et le suivant sont bien ulterieurs. Je lirai peut-être ( le temps manque) votre Festin des Gueux. À bientôt. MC

MC dit: 28 novembre 2025 à 13h43

Anecdote Hugolienne et authentique. Une délégation Russe visite l’un des domiciles de Hugo ( l’Hitel de Rohan ou Guernesey) . A la sortie , réflexion d’un des délégués ; «  Camarades, nous n’avons pas vu la chambre de Jean Valjean! ». C’est cela , un mythe littéraire…

Phil dit: 28 novembre 2025 à 13h46

la formule Litvine

yes dear Chantal, mais pas la même bourse que la pou qui tousse. (nous parlons des Litvine de Bruxelles, of course, spécialistes de la Lorraine qui en font une quiche en virant leur chef, encore une guerre)

FL dit: 28 novembre 2025 à 13h49

« Quelques un des livres interdits dans la République islamico-évangélique des Etat-unis trumpiens

Harry Potter (seske)
The Catcher in The Rye / L’attrape-coeur (seske)
The Handmaid’s Tale / La servante écarlate (gros seseke, trop de femmes) »

Ce que vous oubliez de dire Olivier Litvine c’est que ces censures ont des statuts juridiques très différents. Des extensions très différentes et qu’elles n’ont pas été mises en place au même moment, ni par les mêmes autorités. »

La France aussi pratique la censure. Je doute fort que le « Journal de la vie sexuelle d’un garçon d’aujourd’hui » de Dreyfus soit dans les bibliothèques des lycées français. C’est pourtant un très bon livre avec un fond idéologique très woke. (Involontaire le fond idéologique. Arthur Dreyfus n’est pas woke. C’est un homme intelligent.)

La raison pour laquelle « Harry Potter » est censurée c’est pas le sexe, c’est la religion. « Harry Potter » ce sont des sorciers.

FL dit: 28 novembre 2025 à 13h55

« A la sortie , réflexion d’un des délégués ; ‘ Camarades, nous n’avons pas vu la chambre de Jean Valjean! ‘. C’est cela , un mythe littéraire… »

Au Cambodge on montrait la chambre spartiate de Pol Pot dans la jungle. Alors qu’il vivait dans un palais à Phnom Pen.

C’était aussi construit que la figure de César chez Suétone.

Mais pas dans le même sens.

FL dit: 28 novembre 2025 à 14h03

« Tombeau pour cinq cent mille soldats » était interdit aux armées. Il fallait pas démoraliser les troupes et qu’elles continuent d’abattre de l’Arabe.

La guerre d’Algérie c’est 400.000 mort. Tout compris. Un charnier.

« Il n’y avait pas que du fellagha. Il y avait aussi du fellah. »

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