de Pierre Assouline

en savoir plus

La République des livres
John le Carré en (presque) toutes lettres

John le Carré en (presque) toutes lettres

Rien ne complète mieux la biographie et l’autobiographie d’un écrivain que la lecture de son œuvre. Rien si ce n’est sa correspondance, gisement de confidences fussent-elles sélectionnées. C’est dire si celle de John le Carré Dans l’intimité d’un espion (traduit de l’anglais par Isabelle Perrin, 712 pages, 29 euros, Seuil) était attendue. Elle ne déçoit pas même si en l’éditant à partir du fonds d’archives déposé à la Bodleian Library de l’université d’Oxford où l’écrivain fit ses études, son fils Tim Cornwell a nécessairement fait des choix, à commencer par sa décision de résumer à chaque fois en liminaire l’aller ou le retour du correspondant afin d’éclairer sur la nature de l’échange. Il rédigeait sa correspondance une plume à la main, comme dans l’ancien temps, ne s’autorisant quelques courriels après 2006. Le but est d’y faire entendre sa voix intérieure et davantage encore, intime. Il est atteint bien qu’un angle mort subsiste dans ce recueil : les lettres à ses maitresses. On les suppose substantielles et chaleureuses sinon érotiques car, c’est l’une des révélations du livre, malgré l’autorisation accordée au projet biographique d’Adam Sisman, il le jugeait impossible à réaliser en raison d’une vie privée assez agitée (Frédéric Dard, parmi d’autres écrivains, m’avait dit la même chose en l’évoquant comme un obstacle).

La figure de son père s’insinue partout dans ces pages, en majesté ou en médiocrité. Sa figure, sa silhouette, son verbe, son culot, ses escroqueries, son souffle même que le fils semble ressentir dans le cou chaque fois qu’il écrit. Là est la racine de son obsession de la trahison, dans celle du père vis-à-vis de ses deux fils qu’il n’a cessé de tromper sur sa véritable nature. Ronnie Cornwell fut à la fois sa malédiction et sa bénédiction car sans son enseignement du mensonge et de la duplicité, Le Carré ne se serait probablement pas épanoui dans l’univers du secret comme agent de renseignements d’abord de 1948 à 1963 comme romancier ensuite.

« Je crois que jamais un roman un tant soit peu réussi n’a été crit sans offenser quelqu’un. Si Dickens avait gardé pour lui certains souvenirs d’enfance, nous n’aurions pas de Dickens »

Il ne laisse jamais passer une occasion de payer sa dette et de manifester publiquement son admiration pour Graham Greene et son œuvre, notamment Les Comédiens, ce qui ne l’empêcha pas de juger « faible » Le Consul honoraire et « malhonnête » son autobiographie Une sorte de vie. Il ne cachait pas que la lecture de cette œuvre lui était une source d’inspiration. D’ailleurs, le vendeur d’aspirateurs devenu espion dans Notre agent à la Havane est à l’origine du Tailleur de Panama. Le livre bien sûr mais aussi le film avec la saisissante composition d’Alec Guinness, acteur admiré et « rêvé » par le Carré pour tenir le rôle de Georges Smiley, sa créature la plus réussie tout au long de ses vingt-cinq romans depuis qu’il avait créé le personnage (à la veille de sa mort, il travaillait encore à un livre intitulé « The George Smiley Years »), ce qui se concrétisera en 1978 avec la première grande série tirée de La Taupe par la BBC. L’écrivain l’avait supplié d’incarner le maitre-espion mais l’acteur s’y refusait obstinément au motif qu’il se jugeait trop vieux. Au cours d’un diner organisé pour le faire fléchir, il avait été jusqu’à le supplier à genoux, en vain. Alors Le Carré tira sa dernière cartouche : « Si vous persistez, on donnera le rôle à Donald Sutherland ». L’acteur réfléchit puis lâcha : « Je signe ».

Graham Greene et John le Carré se connaissaient, ils s’étaient rencontrés à plusieurs reprises mais n’avaient pas noué de liens d’amitié. A deux reprises, ils s’affrontèrent par médias interposés à propos de leur attitude réciproques et antagonistes vis-à-vis de Kim Philby, l’espion britannique du Kremlin. Le Carré ne le considérait pas seulement comme un type vaniteux et revanchard mais comme un traitre qui avait du sang sur les mains eu égard aux dégâts humains de son passage à l’Est, quand Greene avait davantage d’empathie et d’indulgence pour lui. Passant par Moscou, le premier refusa de le rencontrer, ou alors « pour des raisons zoologiques », contrairement au second. Il le regrettera plus ou moins par la suite car une conversation à la suite d’une poignée de main l’aurait instruit d’une manière ou d’une autre sur l’univers dans lequel Le Carré vivait depuis des décennies. Son refus initial marque une limite de sa curiosité envers les hommes. Libre au lecteur critique que je suis de juger qu’il a eu tort, de même qu’il s’est fourvoyé en accablant Salman Rushdie après la parution des Versets sataniques et le contrat mafieux lancé contre lui par Khomeiny.

« Rushdie est certes une victime, mais nullement un héros à mes yeux.  Je suis désolé pour lui et je respecte son courage mais je ne le comprends pas. (…) Même si c’était involontaire, il a provoqué son propre malheur (…) Personne n’a le droit d’offenser une grande religion et de le publier en toute impunité. (…) Comment un homme dont le roman, pour quelque raison tordue que cela puisse être, a déjà fait couler tant de sang peut-il s’entêter à en faire couler encore plus (NDLR en ne le retirant pas de la vente) »

D’autant plus regrettable que, fort de sa notoriété, John le Carré n’hésite pas à clouer des puissants au pilori lorsque sa solidarité littéraire le lui dicte. Ainsi, après qu’un critique ait violemment descendu la biographie du magnat de la presse Murdoch par son ami William Shawcross dans The New Yorker, le Carré trempa sa plume dans le fiel pour écrire une longue lettre d’engueulade à l’intention de sa rédactrice en chef Tina Brown en des mots si sévères qu’elle fut jugée publiquement « incroyablement sexiste » par l’intéressée.

Le Carré pose un regard si allemand sur toutes choses de toutes natures qu’en lisant Les Comédiens de Graham Greene, il ne peut se défendre de dresser un parallèle avec certaines nouvelles de Thomas Mann sur la situation de l’artiste face au citoyen en lui. Davantage qu’un tropisme, c’est un véritable paradigme si permanent qu’il en devient un réflexe naturel. Ce n’est pas un hasard si sa toute dernière apparition en public eut lieu le 3 mars 2020, un peu plus d’une semaine avant sa mort, à la résidence de l’ambassadeur d’Allemagne à Londres. Lors d’une longue conversation que j’eus avec lui à l’occasion du grand roman dans lequel il vendit la mèche sur l’ombre noire de son père planant au-dessus de son oeuvre (Un Pur espion/ A Perfect spy, 1986), je lui avais rapporté la critique sinon le reproche qui lui été le plus souvent opposés : la complexité de son style et de ses intrigues, jusqu’à s’y perdre parfois.

« Je sais, on me le dit souvent et ce doit être vrai mais il y a une raison à cela, s’était-il longuement justifié. J’éprouve une telle passion pour la culture et donc pour la langue allemandes, je fais si bien corps avec elles depuis mes années d’étudiant, que je construis spontanément, la syntaxe de mes phrases comme si j’écrivais en allemand. C’est ainsi qu’en écrivant en anglais, je place naturellement le verbe à la fin. Ce qui ne facilite pas la compréhension du lecteur mais, moi, ne me dérange pas… »

On trouve également bien d’autres choses dans sa correspondance qui ne sont pas dans son autobiographie : son admiration pour Scott Fitzgerald « romancier préféré des romanciers » béat devant ses trucs que lui seul réussit, sa fidélité aux fixeurs qui l’ont aidé lors de ses repérages en Asie, au Moyen-Orient ou en Amérique latine en préparant l’action de ses intrigues, son habitude de faire transférer ses rémunérations pour des conférences, des prix littéraires et des récompenses à Médecins sans frontières « tout simplement parce que je les ai vus à l’œuvre », son souhait de ne plus être présenté comme social-démocrate ou progressiste, devenus trop flous à son goût, mais plutôt comme humaniste…

A mesure qu’il avançait en âge, il devenait de plus en plus manique sur la graphie de son nom de plume (emprunté au nom d’un magasin aperçu par la fenêtre alors qu’il était assis dans un bus, m’avait-il dit) : le Carré et non, comme la plupart l’écrivent d’ordinaire, Le Carré. Avec l’âge, il y tint de plus en plus « pour des raisons freudiennes ». Mais encore ? Un mystère de plus.

(« John Le Carré dans sa maison des Cornouailles » photos Nadav Kander,  Guido Manuilo et D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire.

1769

commentaires

1 769 Réponses pour John le Carré en (presque) toutes lettres

Chantal dit: 28 novembre 2025 à 14h28

Soyons de bon compte Phil j’y ai été une fois dans ma vie et ce n’est pas moi qui ai payé la note, c’est trop cher pour moi. Un bon chef ça retrouve vite une nouvelle position, Yves Matagne va vite retrouver ou se casser à l’étranger comme beaucoup de belges qui n’en peuvent plus du tandem GLOUB & De Wever. L’un s’est cassé au Qatar en famille pour trouver du pognon pour son club de foot, l’autre promène son chat partout en comparant les prix des cornets de frites. C’est pas brillant …

Merci marc court, si vous en avez le temps bien sûr, j’avance sur mon projet de banquet des gueux, je monte mon petit dossier.

D. dit: 28 novembre 2025 à 14h30

Bérénice, on m’a beaucoup parlé d’un « black friday » ces derniers temps sans jamais vouloir me dire quel jour ça tombait, ce qui est proprement dégueulasse et je pèze mes mots. Alors comme vous êtes ma seule vraie confidente ici juste après Chamoux et Maurice, et bien je vous donne instamment l’ordre de me révéler cette information.

renato dit: 28 novembre 2025 à 14h40

Il est vrai qu’Antonioni a consacré une de ses œuvres au roman-photo, mais il serait judicieux de ne pas mêler l’histoire et cette forme particulière de narration.

Tout d’abord, le second triumvirat, contrairement au premier entre César, Cnaeus Pompée et Marcus Licinius Crassus, il était un accord légal, sanctionné par la loi entre Marc Antoine, Marcus Aemilius Lepidus et Octave Auguste. À un moment il s’agissa d’établir qui gouvernait quoi, ils ne se partagent donc pas les territoires « comme une propriété quelconque », même si Plutarque le dit.

C’est Antoine, soutenu par Lepidus, qui décida d’inclure Cicéron dans la liste des personnes proscrites ; infine Octave ne s’y opposa pas parce qu’il était minoritaire. Il n’a donc pas livré Cicéron, il a accepté la décision majoritaire.

Un rêve. Cicéron raconta à ses amis avoir fait un rêve où il voyait un garçon descendre du ciel, suspendu à une chaîne d’or, et s’arrêter devant les portes du Capitole, où Jupiter lui tendait un fouet. Un jour que César avait convoqué Octave pour un sacrifice, Cicéron le reconnut comme le garçon qui lui était apparu en rêve.

Deux moments :
1. On sait que Cicéron et Octave ont entretenu une correspondance à partir de 44 av. J.-C. jusqu’à la mort du premier, mais aucune de ces lettres n’a survécu, ou du moins n’a pas été retrouvée. Cicéron espérait que cette relation s’apparentât à un apprentissage politique, et pensait de pouvoir guider le jeune Octave sur le droit chemin, car Octave devait certainement lui paraître le moindre mal, même s’il savait que savait qu’il suivait la même voie que Jules César. Bref, il espérait contrôler Octave grâce à sa sagesse sénile, mais il échoua.
2. Cicéron pensait pouvoir se servir du jeune Octave, dix-huit ans, fraîchement entré en politique, dans sa lutte contre Marc Antoine. Octave apprit la mort de César à Apollonie et se rendit aussitôt à Brindisi. Une fois arrivé sur la côte italienne, il chercha à gagner la confiance des vétérans des légions de César et d’autres personnalités influentes, comme Cicéron, qu’il rencontra lors de sa marche vers Rome, car il espérait s’attirer ses faveurs, sachant qu’il aurait besoin de son soutien pour atteindre ses objectifs politiques. Flatté par l’attention que le jeune homme lui portait, Cicéron se persuada qu’il pouvait le manipuler pour freiner les ambitions d’Antoine. Mais Octave se méfiait de Cicéron, car il disait de lui en privé : « Ce jeune homme doit être loué, honoré et éliminé. »

Lorsqu’il fut conscient de la perte définitive de la cause républicaine, Cicéron se retira dans ses possessions, d’où il assista impuissant au rapprochement entre Octave, Lépide et Marc Antoine et à la naissance du second triumvirat.

La fuite. Cicéron se trouvait dans sa villa de Tusculum lorsqu’il apprit qu’il figurait sur la première liste de proscription. Il partit donc pour sa villa d’Astura, d’où ils comptaient rejoindre la Macédoine et Marcus Brutus. À Astura, Cicéron embarqua sur un navire qui le déposa près du Circeo et mit le cap sur Rome. Après une trentaine de kilomètres, il changea d’avis, retourna à Astura, puis rejoignit sa villa de Formia. Là, il décida de faire une halte pour se reposer avant d’entreprendre son voyage final vers la Grèce. Lorsqu’il apprit que les soldats d’Antoine étaient sur le point de l’atteindre, Cicéron se fit transporter en toute hâte au port de Gaète. C’était le 7 décembre 43 avant J.-C. Les soldats l’atteignirent… épargnerons nous les détails de l’exécution.

Tous les autres ragots littéraires s’évanouissent.

Maurice revient dit: 28 novembre 2025 à 15h03

On est passé des maîtres penseurs aux maîtres censeurs !
Litvine, la sardine rouge du politburo, est content !

puck dit: 28 novembre 2025 à 15h48

« Comment l’Occident a amené la guerre en Ukraine: Comprendre comment les politiques des États-Unis et de l’OTAN ont conduit à la crise, la guerre, et au risque d’une catastrophe nucléaire »

sérieux déjà le titre : quel libraire en France va oser présenter en vitrine un livre avec un titre pareil ?

réponse : aucun !

le mec il met ce livre en vitrine Macron envoie les flics pour fermer la librairie.

et pourtant ce livre ne présente que des faits réels, avérés et vérifiables.

mais c’est un livre interdit France parce qu’il y a des vérités qui font peur et qu’il ne faut surtout pas dire.

puck dit: 28 novembre 2025 à 15h52

résumé du livre en 4è de couverture :

« Selon le récit occidental, Vladimir Poutine est un expansionniste insatiable, semblable à Hitler, qui a envahi l’Ukraine sans provocation. Cette histoire est incorrecte. En réalité, les États-Unis et l’OTAN ont une responsabilité importante dans la genèse de la crise ukrainienne. Par une série de politiques malavisées, Washington et ses alliés européens ont placé la Russie dans une situation intenable pour laquelle la guerre semblait, à M. Poutine et son état-major, la seule solution viable. Ce livre expose brièvement les éléments historiques pertinents et montre comment l’Occident a inutilement poussé au conflit et vit maintenant sous une menace existentielle de sa propre fabrication. »

je suis sûr que le libraire qui ose vendre ce bouquin se retrouve au tribunal comme un dealer.

Phil dit: 28 novembre 2025 à 16h06

dear Chantal, De Wever moins téméraire que Charles avance ses pions avec intelligence après la fauche du pognon russe; s’agit pas de se faire aplatir, le grand commerce flamand a toujours fait dans la dentelle.
Bon lecteur des sas, plus avisé que les déprimés du Carré. nichons espions pognon, tiercé gagnant d’un Eekhoud hétéro.

Jazzi dit: 28 novembre 2025 à 16h07

Je ne m’en lasse pas !

« Le jour de l’attribution du prix Goncourt 1951, Raymond Queneau annonce le résultat aux journalistes :
– Le prix Goncourt 1951 a été attribué au roman « Les Ravages de Sartre ». Pardon, je me trompe, c’est « Le Rivage des Syrtes », de Julien Gracq. »

FL dit: 28 novembre 2025 à 16h28

* Je doute fort que le « Journal sexuel d’un garçon d’aujourd’hui » de Dreyfus soit dans les bibliothèques des lycées français.

MC dit: 28 novembre 2025 à 16h31

En effet, très joli ces « Ravages de Sartre »! J’en étais resté au «  Cirage des Rites »…

puck dit: 28 novembre 2025 à 17h00

oui Le rivage des Syrtes, c’est tout à fait ça ! l’histoire de types qui s’inventent des histoires pour se placer en situant de mecs qui attendent la guerre, une guerre qui bien sûr ne viendra pas, sauf que le but du bouquin c’est pas la guerre mais le roman qu’on s’invente quand on l’attend.

je veux dire Le rivage des Syrtes c’est les discours à Macron avec la menace russe dont personne ne sait quand elle viendra mais tout le monde sait qu’elle ne viendra jamais.

puck dit: 28 novembre 2025 à 17h04

le truc le plus drôle c’est quand dans son paln de paix Trump a prévu une clause où la Russie s’engage à ne pas attaquer l’Europe.

les mecs ils n’en ont jamais eu l’intention mais on leur fait signer un papier pour dire qu’il ne feront pas un truc qu’ils n’avaient pas prévu de faire.

du genre comme si on demandait à Jazzi de signer un papier où il s’engage à ne jamais voler la tour Eiffel.

je veux dire là on a atteint des niveaux de bizarrerie assez bizarres.

puck dit: 28 novembre 2025 à 17h11

moi je veux bien qu’on parle de Shakespeare ou de Gracq comme si autour de nous le monde n’était pas bizarre.

alors que Shakespeare et Gracq nous ont pondu des trucs bizarres pour justement préparer le lecteur à vivre des situations bizarres.

je veux dire Hamlet c’est quand un truc hyper bizarre.

sauf qu’on peut parler d’Hamlet comme Olivier en simplifiant tout et en ramenant tout à des conneries d’idéalistes genre la guerre du bien contre le mal.

sauf que non, Shakespeare c’est pour des idéalistes à la con vivant dans un monde idéal à la con mais le mec il a pondu cette histoire pour idéalistes perdent complet les pédales genre Olivier et ne savent plus où ils habitent genre Olivier.

J J-J dit: 28 novembre 2025 à 17h17

@ personne ne sait quand elle viendra mais tout le monde sait qu’elle ne viendra jamais.

mais pkoi vouloir provoquer une prophétie autoréalisatrice ? Il « faut pas faire en sorte » de fermer son goitre, et dès lors tout ira bien mieux (Carl S.). Comme un monde post apocalyptique radieux où les abeilles de verre continueront à butiner des barbithuriques,

puck dit: 28 novembre 2025 à 17h35

« mais pkoi vouloir provoquer une prophétie autoréalisatrice ? »

putain toi aussi t’es hyper bizarre Charles Pschitt.

j’ai l’impression que tu te mets à picoler de plus en plus tôt, j’imagine même pas l’état de ta foi.

tiens Carl cadeau because une chanson composée pour toi et ton pote.

tu trouves pas que Oliver et Carl ça fait titre de manga :

https://www.youtube.com/watch?v=3d3sJ8GFeS0

rose dit: 28 novembre 2025 à 17h43

Tous les autres ragots littéraires s’évanouissent.

Pas encore.
Il me reste un nombre de pages certain, et je vais aller jusqu’au bout.

Je suis au courant de toutes les villas. C’est une bonne idée.

renato dit: 28 novembre 2025 à 17h54

Il ne s’agissait pas d’interrompre votre lecture, mais simplement de définir un cadre moins fictionnalisé en établissant quelques repères.

Olivier Litvine dit: 28 novembre 2025 à 17h55

Rétablissement de la vérité après un salto exécuté à va comme j’te pousse :

https://www.radiofrance.fr/franceinter/le-prix-goncourt-120-ans-de-petits-et-grands-scandales-4561858

« Le prix est décerné au « Ravage » de Sartre, par Julien Green ! » avant de se reprendre, moqueur : « Oh! Pardon : au « Rivage des Syrtes », de Julien Gracq. »

C’est « Ravage » le titre, de Sarte, par J.Green. Deux auteurs pour un titre qui n’existe pas, voilà qui est bien plus fidèle à l’esprit espiègle et joueur de Queneau qu’à la lourdeur insoutenable des contempteurs de Jean Sol, semi-faussaires.

====

« La raison pour laquelle « Harry Potter » est censurée c’est pas le sexe, c’est la religion. « Harry Potter » ce sont des sorciers. » FL

Merci de ces nouvelles fracassantes, FL, mais n’oubliez pas que tout est seskuel, Freud et Reich l’ont démontré, les sorcières comme les sorciers veulent (vous) baiZer. Ergo…

Read out the PEN list (j’ai bien dit Pen list, et rien d’autre), vous verrez. En France, on ne censure pas « Ravage » de Sartre qui n’existe pas, mais pas non plus celui de Barjavel, ancien collabo de plume, alors qu’il y aurait de quoi.

Olivier Litvine dit: 28 novembre 2025 à 18h17

L’inspiration des cailleras d’ici:
« Alain Jamet a participé à la création du Front national, en 1972, avec Jean-Marie Le Pen ou encore Pierre Bousquet (ancien Waffen-SS), Roger Holeindre (militant de l’Algérie française) et François Brigneau (ancien milicien). » LM
Les descendants politiques de ce beau monde portent la vermine sur eux.

Phil dit: 28 novembre 2025 à 19h30

Alain Jamet, frère de Dominique, voix et pensées élégantes au temps du Polac cathodique.

Clopine dit: 28 novembre 2025 à 19h46

Polac m’a écrit, un jour, un mot qui ne contenait en vrai qu’une phrase : « vous êtes une écrivaine ». Hélas, quelle vanité : il suffit d’une trahison, et d’une panne d’encre, et voici que ce mot d’écrivaine (d’ailleurs, à l’époque il n’était encore employé que sous les quolibets quotidiens et bien-pensants des tenants du « beau-parler », heureusement ils sont de moins en moins présents, et les plus réactionnaires d’entre eux, les caricaturaux Charoulet et Chaloux, ne sont pas à l’abri, subrepticement, d’utiliser à leur tour ce nom commun, alors panique, retour à Tintin, et affirmation que ce mot d’écrivaine ne signifie rien d’autre que l’affirmation de la médiocrité, d’ailleurs inhérente au genre féminin), il suffit, donc, d’éléments extérieurs pour tuer définitivement, ou presque, ce qui vous avait servi de justificatifs à une existence banale : à savoir qu’on pouvait en extraire, comme on extrait le lait du pis d’une vache, quelque chose de nourrissant.

Clopine dit: 28 novembre 2025 à 19h59

Mais je me dévalue encore. Non, je n’avais pas une « vie banale ». J’étais dans le genre « castor », avec lointaine réminiscence à Beauvoir. Et je ne mentais pas. Mes convictions, écologistes, féministes, humanistes, n’auraient jamais dû déclencher la haine ou le mépris. Je n’ai pas de mépris vis-à-vis du nationalisme, juste de la peur parce qu’on sait où ça peut mener, disons si on a deux sous de connaissances historiques… Bon, allons, je me dis à moi-même, comme un serment, que je vais lire Elysée Reclus avant de mourir. J’ai vraiment beaucoup lu d’écrivains du dix-neuvième siècle, et aussi l’écrivain « à cheval » et fermant la porte derrière lui : Proust. Mais vous savez quoi ? Je suis peut-être passée trop vite…

Je veux dire, j’avoue que je rabâche, que la littérature m’a sauvé la vie. J’entends d’ici les tenants de ce blog, qui maugréent : « hélas ! »

Bref, je m’en vais arpenter les champs Elyséens. Comme une intuition que c’est mon chemin.

Et que les autres achètent le livre de Bardella.

rose dit: 28 novembre 2025 à 20h00

Avant d’être stoïcien, Cicéron est un sceptique. Les Grecs lui ont appris à douter de tout, à « suspendre son jugement ». Pour un politique, qui a gravi tous les échelons de la hiérarchie, questeur, prêteur, consul, Père de la patrie, augure, imperator, c’est un véritable handicap, ou alors une qualité trop rare. Il aura beaucoup changé de camp, beaucoup hésité, dans sa vie. Par exemple entre César et Pompée. Pourquoi l’un plutôt que l’autre. Il pèse, il balance. Ses lettres à son ami Atticus l’attestent : quelle qu’en soit l’issue, la guerre civile entre César et Pompée est une catastrophe. On ne peut pas ne pas songer à Érasme, refusant de prendre parti pour le Pape comme pour Luther : « la guerre n’est douce qu’à ceux qui l’ignorent . » Et comme Érasme, Cicéron rêve d’un monde qui serait une bibliothèque, où l’on ne ferait que lire et écrire. Certains prétendent qu’il a cherché à anticiper l’issue de cette rivalité, de manière à se trouver du bon côté, le jour venu. D’autres, sans doute plus près de la vérité, disent que la raison ne pouvait le pousser ni vers César, ni vers Pompée ; que son jugement était suspendu. Le cœur en a décidé, ou la morale, en tout cas l’infidélité aux services rendus ; il a bien fallu choisir : ce sera Pompée. Mauvaise pioche : de Pompée il n’est plus resté qu’une tête séparée du corps, et qu’on a montré à César, quelque part en Égypte. César a pleuré. Perdre un bon ennemi, cela vous émeut plus que ne le voudrait la raison raisonnante. Pourtant, lorsqu’on lui dit qu’il faut proscrire Cicéron, c’est-à-dire l’assassiner, César s’y oppose : « on n’égorge pas Cicéron. » Et pourtant Ci céron, élégant, sage, subtil, a beaucoup lutté contre César, notamment contre sa politique d’expansion en Gaule. Mais César a compris, et lorsque Cicéron revient à Rome, il l’accueille en allié, lui accorde même, séduit par ses discours (Pro Marcello, Pro Q. Ligario, Pro Rege Deiotaro), la grâce de plusieurs de ses amis.

Page 288, Coda, Jacques Drillon

Maurice revient dit: 28 novembre 2025 à 20h04

Polac était bourré, en fait, il voulait t’écrire : « Vous êtes une écrit-naine ».
Je te conseille d’écrire des romans feel-good comme Aurélie Valogne et Mélissa Da Costa ! Ça rapporte gros tu sais, vu que le lectorat en France est presque intégralement féminin.
Tu deviendras riche et tu nous lâcheras la grappe pour de bon avec tes pleurnicheries de vieille gourde indécente.

rose dit: 28 novembre 2025 à 20h08

Il a enseigné à Humboldt Universität Elisée Reclus.
Bonne école pour l’amour de la géographie.

D. dit: 28 novembre 2025 à 20h10

Il faut maintenant interdire la République des Livres. J’espère que le Président va faire une annonce.

Rosanette dit: 28 novembre 2025 à 20h29

@ Renato
Sur Ciceron et son assassinat vous nous épargnez un détail ,ses mains coupées post mortem et clouées aux rostres ;mais cela méritait d’être révélé à ceux qui ne savent pas tout ,comme vous,de « L’orateur d’Arpine  »
Vous qui savez tout pouvez vous me confirmer si le petit manuel de campagne électorale (commentariolum petitionis ) est bien de lui…ou de son frère ?

Clopine dit: 28 novembre 2025 à 20h31

Voilà. Nous sommes en 2025, sur un blog littéraire géré par un homme de lettres parisien. Et voici une des participantes qui parle de son rapport à la littérature, notamment son envie de lire Elysée Reclus, et voici, Pierre Assouline, voici ce qu’on lui oppose :

« tes pleurnicheries de vieille gourde indécente. »

Pierre Assouline ?

Pierre Assouline ?

Vous aussi, vous allez vous laisser glisser dans le tuyau, façon toboggan de piscine, de l’extrême-droite ?

Maurice revient dit: 28 novembre 2025 à 20h35

Retourne dans ta galaxie, Dédé, tu n’es pas Capitaine Flam à ce que je sache, alors fais pas l’mariole toi aussi, on a déjà le duo Clopine-Litvine qui excellent dans l’art de nous faire marrer…

renato dit: 28 novembre 2025 à 20h36

Ornement et crime est le titre d’un essai écrit en 1908 par Adolf Loos en polémique avec les artistes de la Sécession viennoise.

renato dit: 28 novembre 2025 à 20h44

Le manuel est œuvre de Quintus Cicéron, frère de Marcus, Rosanette.

C’est par délicatesse que j’ai omis les détails dont vous vous souvenez.

Chaloux dit: 28 novembre 2025 à 20h51

Vrai que la RDL est un excellent balcon pour contempler en s’amusant l’effondrement de la gauche et du centre.

Installons nous!

Hurkhurkhurk !´´

Maurice revient dit: 28 novembre 2025 à 21h07

On sent que Clopine est le genre de personne qui a pris le RER toute sa vie.
Comme le dit si bien ma femme : « Les pauvres n’ont aucune personnalité ».

Soleil vert dit: 28 novembre 2025 à 21h22

L’Amérique de Roth disparait dit ailleurs Pierre Assouline. Mais que dire du monde bipolaire de John Le Carré. Nous prophétisons des apocalypses écologiques mais comme dit un lecteur de La trilogie de Karla, dans les années 60, deux cent mille abris anti-atomiques furent construit, durant la crise de Cuba les USA passèrent en Defcon 2, et les russes crurent un moment détecter le lancement de cinq missiles balistiques intercontinentaux.

renato dit: 28 novembre 2025 à 21h24

Je ne lis pas Tom Tom la Tomate, c’est trop ennuyeux. Je faisais référence à l’essai de Loos.

et alii dit: 28 novembre 2025 à 21h25

et comme je n’ai guère plus de personnalité (où ça se contracte, ça?)je m’en veux de suivre la RDL ampts que d’autres s’en contentent
bonsoir

Bill Evola dit: 28 novembre 2025 à 21h30

je m’en veux de suivre la RDL alors que d’autres s’en contentent

C’est mon sentiment aussi et alii…
Venir ici, c’est pas la joie comme disait un célèbre et feu chanteur de fantaisie.

Jean Langoncet dit: 28 novembre 2025 à 21h40

Capté en passant

« Gaza : Le parquet antiterroriste ouvre une enquête après la mort de deux enfants

Article de 20 Minutes avec AFP

Une enquête ouverte en France. Le Parquet national antiterroriste a demandé à un juge d’instruction parisien d’enquêter pour « crimes de guerre » après la mort de deux enfants français dans un bombardement israélien à Gaza en octobre 2023, a-t-on appris vendredi de sources proches du dossier. (…) »

On attend la mise en cause des franco-israéliens engagés par les les armes sur le terrain

Jean Langoncet dit: 28 novembre 2025 à 21h43

Idées cadeaux

« Henri Cartier-Bresson : l’oeil du siècle

La description
Le XXe siècle a été celui de l’image.

Henri Cartier-Bresson, né en 1908, est l’oeil du siècle.

Raconter sa vie, décrypter son oeuvre, c’est d’abord écrire l’histoire d’un regard.

En déambulant dans son siècle, le regard de ce promeneur lucide a saisi la fascination de l’Afrique des années 1920, croisé les destins tragiques des républicains espagnols, accompagné la Libération de Paris, capté la lassitude de Gandhi quelques heures avant son assassinat et témoigné de la victoire des communistes chinois. Le photographe Cartier-Bresson est toujours là où il faut, pickpocket distingué des événements de la vie comme elle va.

Cartier-Bresson, c’est aussi l’assistant de Jean Renoir pour trois films majeurs. Un artiste qui se veut artisan et fonde néanmoins Magnum, la plus prestigieuse des agences de photo. C’est encore celui qui a fixé les traits de ses contemporains capitaux, Mauriac en lévitation mystique, Giacometti ou Sartre personnages de leur oeuvre, Faulkner ou Camus, et tant d’autres saisis à l’instant décisif, autant de portraits pour l’éternité.

Henri Cartier-Bresson s’est longuement confié à Pierre Assouline : il lui a tout dit de sa fidélité au surréalisme de sa jeunesse, de sa passion inentamée pour le dessin, de la guerre et de ses camps, des amis et des femmes qui ont croisé son chemin. Il lui a même ouvert ses archives. Le talent du biographe fait le reste : comme sur une photo réussie, on assiste à la rencontre rare de deux sensibilités. (…)

En stock
6,49 € »

Source : https://www.momox-shop.fr/pierre-assouline-cartier-bresson-l-oeil-du-siecle-taschenbuch-M02259185681.html?variant=UsedGood/?&utm_source=DIS_Microsoft%20_PSM&utm_medium=cpc&utm_campaign=FR_BM_OUT_WEB_ALL_SHO_PMX_MSN_ALL

Jean Langoncet dit: 28 novembre 2025 à 21h46

On attend la mise en cause des franco-israéliens engagés par les les armes sur le terrain > On attend la mise en cause des franco-israéliens engagés par les armes sur le terrain ; sauf à considérer que les mots, ceux que l’on emploi comme ceux que l’on se garde d’employer, sont aussi des armes …

Jean Langoncet dit: 28 novembre 2025 à 22h05

Quelqu’un pour livrer à ce cul de basse fosse une notule sur le carré (la tortue) romain dans l’art de la guerre des boutons ?

MC dit: 29 novembre 2025 à 1h08

On dira ce qu’on voudra, Femme de Lettres dit très bien ce qu’ autrice et écrivaine échouent à suggérer….Sauf pour les feministes radicales.

rose dit: 29 novembre 2025 à 8h01

Maurice à 20h04
Notallmen, mais que des hommes quand même et vous avec.

Quelle tristesse infinie !

closer dit: 29 novembre 2025 à 8h07

« Il a eu du mal à cacher sa jubilation. Pascal Praud est revenu, ce vendredi 28 novembre au matin dans son édito sur CNews, sur la diffusion, la veille, du numéro de Complément d’enquête dédié à la chaîne. Le journaliste s’est saisi de cette opportunité pour souligner, non sans ironie, les couacs qui ont entaché l’émission et notamment l’intervention de l’Arcom. » Huffpost

BBC à la française? Combien de démissions?

J J-J dit: 29 novembre 2025 à 8h26

@ pakautison,
je m’en veux de suivre la RDL alors que d’autres s’en contentent au bal des cons (avant dernier jour).

renato dit: 29 novembre 2025 à 8h29

Dicton milanais
Parlà al vent l’è semper mèj che parlà a un pirla.
en français
Il vaut toujours mieux parler au vent que de parler à un con.

Jazzi dit: 29 novembre 2025 à 9h45

« Airbus A320 cloués au sol : vers un retour « progressif » à la normale, « assez peu d’impact » sur le territoire national
Airbus annonce ce samedi matin un retour « progressif » à la normale, après un problème de logiciel qui a cloué au sol de nombreux appareils vendredi soir. »
https://www.leparisien.fr/economie/airbus-a320-cloues-au-sol-air-france-annonce-un-retour-progressif-a-la-normale-29-11-2025-75T6ZRFMUFC2LIURV3YFZD5HO4.php

Un coup des Russes, ou des extra terrestres D. ?

et alii dit: 29 novembre 2025 à 9h57

espionage et animaux:
la découverte d’une baleine blanche, Hvaldimir, suspectée d’être un espion pour le compte de Moscou, a suscité l’attention des médias. Son décès en eaux norvégiennes a conduit à une autopsie officielle par la Direction norvégienne des pêches. Hvaldimir avait été identifié comme un espion en 2019, appartenant à une longue tradition d’utilisation d’animaux par les services de renseignement.
https://airfactory.fr/les-espions-discrets-pigeons-chats-baleines-et-robots-temoins-silencieux-de-lhistoire-secrete/

D. dit: 29 novembre 2025 à 10h31

Il y a dans l’écriture de Laurent Mauvignier comme une sorte de confusion dans l’ordonnancement des prépositions, une certaine négligence du beau en tant que rendu esthétique.
Au début je ne voulais pas trop y croire mais plus j’avance dans son oeuvre plus cela m’apparait évident : un manque.

D. dit: 29 novembre 2025 à 10h38

Ses longues phrases sont parfaites grammaticalement, très explicites, usant d’un vocabulaire riche sans être ampoulé. Mais il y a en réalité un certain désordre, une enharmonie sans doute involontaire. On peut ainsi croire assez parfait quelque chose auquel il manque l’epsilon de la perfection.

Jazzi dit: 29 novembre 2025 à 10h52

En art, la perfection ça n’existe pas, D. !
Ou plutôt, nulle oeuvre n’est jamais parfaite…

Jazzi dit: 29 novembre 2025 à 10h55

« À vingt ans, je n’avais en tête que l’extermination des vieux ; je persiste à la croire urgente mais j’y ajouterais maintenant celle des jeunes ; avec l’âge on a une vision plus complète des choses. »
Emil Cioran

Un humoriste ou un nazi, le copain dieppois de Patrice Charoulet ?

rose dit: 29 novembre 2025 à 11h07

Cicéron écrit alors à Varron une lettre qu’ Érasme aurait pu signer : « je vous conseille de faire ce que je me propose de faire moi-même – éviter d’être vu, même si nous ne pouvons éviter qu’on parle de nous… Puisque nos voix ne sont plus entendues ni au Sénat ni dans le Forum suivant l’exemple des sages anciens, et servons notre pays au travers de nos écrits. » Quand César viendra le voir dans sa campagne, où périodiquement il retourne à ses chères études, ils parleront littérature.
Tout indécis qu’il soit, il a eu pourtant des ennemis permanents, comme Clodius, tribun de la plèbe, ou le conjuré Catilina (« couscous* tandem…») ; et à l’égard de sa versatilité politique, Pierre Grimal rappelle à juste titre : « Replaçons son action dans la suite des événements et la complexité d’une vie politique où les choix et les alliances se faisait moins d’après des doctrines (il n’existait pas, alors, de « parties », au sens où nous l’entendons) que d’après les amitiés, les relations personnelles, les exigences toujours changeantes d’une stratégie à court terme – les magistratures sont alors annuelles et les citoyens sont appelés, sans répit, à élire consuls, préteurs, édiles, questeurs, tribuns, il faut gagner leurs bonnes grâces, assurer sa popularité, aider ceux qui vous aideront plus tard. Il faut ménager les factions qui existent au Sénat, les groupes familiaux, former chaque fois autour d’un ou deux personnages prestigieux. Tout cela ne saurait s’accommoder de positions doctrinales arrêtées. » Mais il est difficile d’admirer un homme qui n’a pas été constant. Et l’historien Salluste, qui pourtant épousera la seconde et jeune femme de Cicéron, ne l’a pas raté : « Tu t’es élevé en rampant. » À quoi il lui a été répondu : « Je n’ai agi que pour rétablir la concorde » – ce qui n’était pas faux.

Coda Jacques Drillon

Page 289

*Couscous je l’ai laissé exprès pour détendre les grincheux.

Maurice revient dit: 29 novembre 2025 à 11h08

La plus belle des utopies, ça serait plutôt l’extermination de tous les organismes vivants de cette planète, y compris les bactéries, microbes et autres sales virus.
La mort de tout est la seule justice, totale et absolue, qui vaille.
La beauté du Néant après les laideurs de la vie.

Jazzi dit: 29 novembre 2025 à 11h11

« Cicéron écrit alors à Varron une lettre qu’ Érasme aurait pu signer : « je vous conseille de faire ce que je me propose de faire moi-même – éviter d’être vu, même si nous ne pouvons éviter qu’on parle de nous… »

Je vois pas bien le rapport avec Erasme, rose ?

D. dit: 29 novembre 2025 à 11h16

C’est une discussion philosophique classique, Jazzi.
Je considère parfaites plusieurs oeuvres de Van Gogh. Quelques autres de Soutine. Bon nombre d’oeuvres musicales de Beethoven et de Bach. Etc. Toute ma vie je les ai vues et revues, entendues et réentendues et je reste toujours fortement impressionné, je ne voudrai pas qu’on en change un seul coup de pinceau, une seul note, un seul silence.

Pour rebenir à Mauvignier, évidemment il est à rapprocher de Proust par bien des dimensions. Evidemment Mauvignier n’a jamais cherché à être un nouveau Proust, j’en suis convaincu. Il est très humble de nature. Et je me suis amusé à passer de Mauvignier à Proust et de Proust à Mauvignier. Ça a confirmé ce que j’ai énoncé ce matin. Une certaine confusion chez Mauvignier dans le moment où une information, un détail, est donné au lecteur.

Olivier Litvine dit: 29 novembre 2025 à 11h39

Enorme succès d’un ‘Coriolan’ modernisé sur le site de la BBC, hélas Brexité donc invisible ailleurs
This gripping war film transforms the classic play into a modern masterpiece with terrifying performances.(Express)

‘Coriolan’, la plus chimiquement pure des pièces politiques du fils du gantier de Stratford, dans laquelle la dialectique des forces sociales est le plus nettement suggérée, celle aussi où le moteur de l’histoire semble être la lutte des classes, première pièce du corpus shakespearien aux yeux des marxistes. ‘Coriolan’ présente la première apparition des couches inférieures tentant d’arracher à la classe patricienne le droit de représentation politique.

Un peu comme quand on mentionne Wat Tyler et ses gueux en révolte (1381) dans un cours sur l’Angleterre médiévale et que l’on se risque à demande quelle rupture cela marque sur ce qui précède…

puck dit: 29 novembre 2025 à 12h13

Olivier actuellement la meilleure série sur BBC c’est « mensonges, désinformations et démissions ».

là ils viennent de révéler que le journaliste qui avait interviewer la princesse Diana avait refilé de faux documents pour obtenir l’accord de son frère pour diffuser cette interview.

du coup le journaliste il vient de démissionner.

les mecs à la BBC ils sont tordus à un point que personne n’imaginait.

du coup comme le Guardian l’audience de la BBC est en train de plonger à vitesse grand V.

du coup je pense que même les anglais n’ont pas regardé ton truc à la con.

puck dit: 29 novembre 2025 à 12h16

« keupu la tranche de cake qui vient de fêter ses quinze ans, peut-être ? »

10 ans !!!!!!!!!

Jeannot Lapin j’ai dix ans, je sais que c’est pas vrai mais j’ai dix ans, laisse-moi rêver que j’ai dix ans, ça fait bientôt soixante ans que j’ai dix ans, ça paraît bizarre mais si tu m’crois pas, tu vas voir ta gueule ta gueule à la récré…

puck dit: 29 novembre 2025 à 12h19

Jeannot Lapin je suis en train d’étudier la démocratie en Amérique…

j’en arrive à la conclusion que ce qu’on appelle l’alternance hé ben aux US c’est le passage d’un gouvernement (Biden) qui provoque une guerre en Ukraine à un gouvernement (Trump) qui provoque la paix dans ce même pays.

tu m’suis ou c’est trop compliqué pour toi ?

puck dit: 29 novembre 2025 à 12h22

Olivier tu sais quoi ?

la seule série qui serait en accord avec les grands médias anglais, français et allemands ce serait une série sur le Titanic.

Jazzi dit: 29 novembre 2025 à 12h33

C’est quoi cette liste dont il est question ici ?

Lettre d’Ariane Mnouchkine à Charlotte Gainsbourg

« Chère Charlotte,
J’ai mis du temps à trouver une adresse où vous écrire, voilà pourquoi ce n’est qu’aujourd’hui que je peux vous dire l’indignation, la colère, l’angoisse, pour ne pas dire le chagrin sombre que j’ai ressenti et ressens toujours après avoir découvert la liste établie par Julien Théry, professeur d’histoire à l’Université Lumière Lyon 2. Liste que certains qualifieraient de gestapiste.
Même si le texte de votre tribune co-signée dans Le Figaro sur la reconnaissance par Emmanuel Macron d’un État palestinien — surtout son début —m’avait paru mériter une très vive discussion, même si j’eusse aimé, pour qu’elle soit plus équilibrée, que votre alarme s’appliquât aussi au gouvernement indéfendable de Benjamin Netanyahu, rien, absolument rien, ne peut expliquer et encore moins excuser, une ignominie telle que cette liste dénonciatrice, calomnieuse, mensongère, digne des pires heures des pires années de l’histoire de notre pays.
Une liste ! En 2025, une liste, désignant des Français juifs et quelques Français, (non juifs, eux, mais, pire, amis et complices des juifs) à la haine, à la vindicte, à l’ignorance et à l’imbécilité publiques. Comment imaginer cela ? Comment penser cela ? Comment admettre que cela ne soulève que de petites explications temporisatrices de la part du ministre de l’Enseignement Supérieur (dont j’ai d’ailleurs oublié le nom) ?
Comment supporter que l’extrême-droite soit la seule à sembler s’en offusquer, non sans une certaine délectation ? Insensés que nous sommes, nous qui nous disons de gauche, après avoir abandonné le drapeau français, la Marseillaise, la laïcité, et tant d’autres symboles, au Rassemblement National, allons-nous aussi lui abandonner les Juifs ?
Allons-nous vraiment laisser le Rassemblement National prétendre être le seul recours des Français juifs ? De borgnes que nous sommes déjà, allons-nous carrément nous crever les deux yeux tant nous avons peur, si nous osons parler, de finir, nous aussi, pour délit d’opinion, couchés sur des listes de plus en plus longues, de plus en plus nombreuses, de plus en plus folles, de plus en plus fatales.
Voilà, Charlotte, ce que je voulais vous dire. À vous, à tous. À moi-même.
Affectueusement,
Ariane Mnouchkine. »

puck dit: 29 novembre 2025 à 12h53

Jazzman t’as oublié le Post scriptum !!!!

Lettre d’Ariane Mnouchkine à Charlotte Gainsbourg

PS : j’ai vu dans le film Nymphomaniac la scène où tu te retrouves avec les 2 blacks et je voulais juste voir si t’avais gardé leur numéro de téléphone et si oui si t’aurais pu me le refiler stp, merci d’avance !

FL dit: 29 novembre 2025 à 12h54

Les « banned books » aux Etats-Unis.

Ce ne sont pas des décisions prises au niveau de la fédération ni même au niveau de chaque état. Ce sont des décisions prises par des écoles ou par des bibliothèques.

Tout commence par la réception d’un « challengd », une lettre d’une maman à qui on ne la fait pas et qui s’indigne de la présence dans le cursus scoliare ou dans une bibliothèque du livre X ou du livre Y. Les mamans américaines lisent beaucoup et n’importe quoi.

Un conseil (le « board ») composés en particulier de membres de l’école ou de la bibliothèque se réunit. La procédure est à la discrétion de chaque entité.

Après discussions serrées la demande est « rejected » ou « accepted ». Le livre peut être « banned » ou « restricted ». Dans le premier cas il est supprimé des étagères ou des cours. Dans le second cas il est réservé à un public adulte (cas d’une bibliothèque publique).

FL dit: 29 novembre 2025 à 12h57

Bon est-ce qu’un livre comme connu pour sa violence comme « Beloved » a sa place dans une bibliothèque de lycée ?

Est-ce qu’un livre dont le nom est « Slaughterhouse » (abattoir) a sa place dans une bibliothèque de lycée ?

FL dit: 29 novembre 2025 à 12h58

Bon cela étant je perçois que toute cette activité américaine a un petit parfum réactionnaire indubitable.

puck dit: 29 novembre 2025 à 12h59

« Les « banned books » aux Etats-Unis. »

les seuls bouquins autorisés dans tous les états aux US c’est :

– « comment démonter son AK47 pour le nettoyer »
et
– « le Glock 17L pour les nuls »

FL dit: 29 novembre 2025 à 13h02

Bon est-ce qu’un livre connu pour sa violence comme « Beloved » a sa place dans une bibliothèque de lycée ?

closer dit: 29 novembre 2025 à 13h04

Curieux articles dans un « Economist » d’Août dernier qui recense un non moins curieux livre de Christopher Scalia « Treize romans que les conservateurs aimeront et n’ont probablement jamais lus »…Scalia est américain. L’article ne liste pas tous les livres, une dizaine tout de même:

« Guerre et Paix »;
« Atlas Shrugged » de Ayn Rand;
« Brave New World » de Huxley;
« Lord of the Rings » de Tolkien;
« My Antonia » de Willa Cather;
« The Girls of Slender Means » de Muriel Spark;
« Their eyes Were Watching God » de Zora Neale Hudson;
« A Bend in the River », de Naipaul;
« The Blithedale Romance » de Nathaniel Hawthorne;
« Evelina » de Frances Burney;

Deux auteurs dont j’ignorais l’existence (Cather et Neal Hudson), un pas sûr (Burney).
Une intention ferme de lecture: Tolkien, mais je n’avais pas besoin de cet article pour en être convaincu. Relire Huxley et Naipaul me ferait le plus grand bien. Lire Ayn Rand aussi.

(The Economist du 9/8/25)

puck dit: 29 novembre 2025 à 13h07

« toute cette activité américaine a un petit parfum réactionnaire indubitable. »

aux US la différence entre démocrates progressistes et républicains réactionnaires c’est que les progressistes provoquent des guerres à l’extérieur des US et les réactionnaires provoquent des guerres à l’intérieur du pays.

en fait ça a pas l’air mais c’est hyper subtil comme différence.

perso je préfère quand ils s’entre-tuent entre eux.

puck dit: 29 novembre 2025 à 13h11

« Treize romans que les conservateurs aimeront (…):

« Guerre et Paix » »

en fait pour « guerre et paix » la version des néoconservateurs américains c’est « guerre et guerre ».

parce que le mot « paix » ils ont jamais appris à l’école ça veut dire quoi.

sérieux si tu discutes avec Tony Blinken ou Victoria Nuland et que tu dis dans une phrase le mot « paix » le mec il écarquille les yeux et il demande à son conseiller « de quoi il parle ? »

puck dit: 29 novembre 2025 à 13h17

d’ailleurs aux US le sens du mot « progressiste » vient de là.

parce que les US c’est un pays où ils sont au max dans la violence.

du coup quand ils arrivent à exporter cette violence à l’étranger plutôt que la garder chez eux pour eux c’est un progrès.

c’est pour ça qu’on les appelle des « progressistes ».

d’ailleurs si le plus grand progressiste américain c’est George Soros c’est out sauf un hasard : c’est le mec qui réussi le mieux à exporter la violence.

puck dit: 29 novembre 2025 à 13h19

nous en France comme progressistes on a BHL et Glucksmann, et aussi Olivier mais il est moins connu.

puck dit: 29 novembre 2025 à 13h25

Glucksmann a dit un truc génial du genre qu’il se sentais plus chez lui à NY et à Berlin plutôt qu’en Picardie.

depuis qu’il a pondu ce truc génial les socialistes lui cherchent un remplaçant du genre François Hollande.

le problème des socialistes aujourd’hui ce n’est pas de trouver un leader qui ne sorte pas de conneries mais un type qui en sort le moins possible.

j’ai voté toute ma vie pour le PS et le pire est que je vais continuer de voter PS, du coup là on parle de la résilience des ukrainiens et des russes, mais c’est peanuts à côté de la résilience d’un type qui vote socialiste.

D. dit: 29 novembre 2025 à 13h38

J’ai mis du temps à trouver une adresse où vous écrire, voilà pourquoi ce n’est qu’aujourd’hui

Arf ! Tout le monde la connaît : 30 rue du Bac 75007.

poussière dit: 29 novembre 2025 à 13h47

Il y a cette vieille blague du facteur qui dit être un homme de lettres. Bon ok je sors…

Olivier Litvine dit: 29 novembre 2025 à 13h50

Communiqué sur le site de l’Université:
« L’Université Lumière Lyon 2 a pris connaissance ce week-end, avec consternation, d’un post du professeur d’histoire médiévale Julien Théry publié sur la page Facebook « La Grande H. » directement en lien avec l’émission éponyme qu’il anime sur le site « Le Média TV ». Ce post reprend une liste de vingt personnes, signataires en septembre dernier d’une tribune publiée dans le Figaro, qu’il désigne comme des « génocidaires à boycotter en toute circonstance ». L’université condamne avec force les propos tenus. »
—-
Ce type, proche de LFI, organise sa petite chasse aux sorcières pour rester poli.
Il va peut-être falloir que tous les partis dits « de gauche » s’expriment clairement sur ce genre de procédé qui rappelle le pire des années 30.
Il y a vraiment quelque chose de complètement pourri dans « l’idéologie » à la fois maximaliste et jivariste de la secte LFI, qui fait le lit du fascisme, comme le PCUS l’a fait du franquisme jadis et ailleurs.

Ce qui ne remet pas en cause la réalité du génocide perpétré par l’armée israélienne, sous les ordres du gouvernement israélien, avec le soutien massif de la population israélienne et la complicité des États-Unis.

https://www.lemonde.fr/international/article/2025/11/28/a-tel-aviv-le-cafe-tarbutat-fragile-refuge-du-camp-progressiste-israelien_6655274_3210.html

renato dit: 29 novembre 2025 à 14h07

Il est vrai qu’à la fin de la République romaine, les partis politiques au sens moderne du terme n’existaient pas, mais il existait des confédérations de personnalités indépendantes, donc différentes factions qui s’unissaient au Sénat en deux groupes* (alliances plus ou moins provisoires) :
Les Optimates, qui défendaient les privilèges de la classe dirigeante.
Les Populares, qui soutenaient les intérêts du peuple.

Or, sans rire, malgré son statut de « homme nouveau », Cicéron rejoignit les Optimates, une faction qui souhaitait limiter le pouvoir des assemblées plébéiennes et empêcher l’ascension des hommesx nouveau (des provinciaux sans expérience politique).

César, quant à lui, et toujours sans rire, rejoignit les Populares, bien qu’il descendît d’une des plus anciennes familles patriciennes (Gens Julia ; à ce sujet, voir Virgile, Énéide).

N’oublions pas que ces deux hommes écrivaient en pensant à la postérité. La plume de Cicéron s’est parfois spontanément cabrée, par exemple à l’annonce de la mort de César, il ôta son masque et écrivit un billet à Cicero Basilio, laissant entendre qu’il était au courant du complot et l’approuvait, et il laissa libre cours à une explosion de joie. Cette explosion de joie peut rappeler, par analogie avec la situation, la phrase « maintenant, il nous faut nous enivrer et boire à satiété » d’Alcée à la mort du tyran Myrsilus, phrase qui sera plus tard reprise par Horace dans le Nunc est bibendum pour la mort de Cléopâtre.

Mais la question que peu se posent est la suivante : compte tenu de l’étendue des territoires conquis, quelle était la situation lors de la phase finale de la République ?

*Les tribuns de la plèbe, dont l’action se limitait à la ville, mériteraient une note à part, mais je n’en ai pas le temps.

Olivier Litvine dit: 29 novembre 2025 à 14h16

Bon est-ce qu’un livre comme connu pour sa violence comme « Beloved » a sa place dans une bibliothèque de lycée ?
Est-ce qu’un livre dont le nom est « Slaughterhouse » (abattoir) a sa place dans une bibliothèque de lycée ?

Vous avez des (petits-)enfants? …vous savez de que s’échangent les gamins de 15 ans sur leur Iphones?
Lisez Lord of the Fies, de W.Golding, sur la perversité des mômes, qui peut aller jusqu’au meurtre en meute d’un des leurs.

Dans les années 2000, ‘Beloved’ était au programme de terminale spé anglais. Les années d’avant, c’était ‘Sula’, où une mère salement handicapée trouve la force de badigeonner d’essence le corps vautré de son fils toxico défoncé avant de craquer une allumette….

‘Slaughterhouse 5’ décrit le bombardement de Dresde, où l’auteur était détenu comme prisonnier de guerre et travaillait dans un abattoir.
(tout petit déjàk, les amerloques se goinfrent de barbaque pas née sous forme de hamburger y parait)

On a tous vu l’Exorciste à 16 ans, et certains allaient même mater une histoire pire encore avec une tronçonneuse…

Give us a break with your indigeste prêchi-prêcha mêlant ignorance littéraire et moraline d’un autre âge…

D. dit: 29 novembre 2025 à 14h41

Je suis bien content de tous ces avions immobilisés. Bien fait pour la gueule à ceux qui pourrissent la planète en passant leur année à se déplacer en avion pour un oui ou pour un non.

Rosanette dit: 29 novembre 2025 à 15h04

@Renato

merci d’avoir mis fin à mon incertitude sur l’auteur de ce texte ,un petit bijou dont j’avais souvent proposé des ‘extraits comme version latine

Patrice Charoulet dit: 29 novembre 2025 à 15h45

PEINTURE

Rubens : Trop de graisse
Michel-Ange : Trop de muscles
Vinci : Trop de Vierges (avec bébés)
Rembrandt : Trop sombre
Velazquez : Trop de chevaux et trop de nains
Renoir : Trop de grosses dondons nues
Degas : La danseuse en tutu, merci bien !

D. dit: 29 novembre 2025 à 16h05

Dans un documentaire sur la peinture j’ai entendu dire de la peinture de Van Gogh qu’elle était « organique » au sens de vivante. C’est exactement cela qui me plait, pas seulement en peinture mais en musique et en littérature. C’est pô donné à tout le monde. Je craibs qu’il n’y ait pas grand chose d’organique chez Mauvignier.

puck dit: 29 novembre 2025 à 16h48

c’est marrant ces élans de moralisme moralisant.

perso il me semble que dans les 100 ans à venir il faut s’abstenir de donner des leçons de morale vu qu’on vient de sacrifier 2 millions d’ukrainiens en plus pour rien.

faudrait faire un moratoire d’1 siècle sur les leçons de morale.

parce que j’ai écouté la Mouchkine parler de l’Ukraine elle est à fond pour envoyer tous les ukrainiens se faire dégommer : père, fils, oncle, tatanes, neveux, cousins tous jusqu’au dernier.

du coup question morale elle devrait juste la mettre en veilleuse.

puck dit: 29 novembre 2025 à 16h50

passou lui il est à donf pour l’expansion de l’otan jusqu’en Mongolie.

je veux dire je m’en étais pas trop rendu compte avant mais on est des gens bizarres et un peu branques.

puck dit: 29 novembre 2025 à 16h53

ou le confinement ?

quand on enferme les gens ils finissent par perdre la raison et justement on a un peu perdu les pédales (désolé jazmann je parle pas de toi) niveau rationalité.

rose dit: 29 novembre 2025 à 17h49

Ce qui ne remet pas en cause la réalité du génocide perpétré par l’armée israélienne, sous les ordres du gouvernement israélien, avec le soutien massif de la population israélienne et la complicité des États-Unis.

Avez-vous lu la tribune de Yvan Attal -mars 2025- qui ne sait pas qu’il y a eu un génocide ni des milliers de morts dans le territoire de Gaza ?
En espérant qu’il soit sur la liste, avec la mère de ses enfants.

LFI, c’est pas ceux qui proposent de re-nationaliser Arcelor Mittal, après le nombre de coupes franches opérées par Macron dans les plus beaux fleurons de l’industrie française ?

Prévert, Queneau, Drillon aimant les listes.

Vedo dit: 29 novembre 2025 à 17h57

Velázquez, trop de chevaux?
Mais, à mon humble avis, il n’a jamais su dessiner un cheval…
Mes préférés? Las Meninas, bien sûr (pardon pour le poncif, mais c »est quand même bien plus intéressant que la Joconde), Las Hilanderas (notamment la nuque de la femme à droite), et surtout « The Rockeby Venus », et Innocent X. On aurait aimé une restoration de Las Lanzas. Quel dommage que John Brealey ne soit plus là. (Ou quelle chance qu’il ait été là).

renato dit: 29 novembre 2025 à 18h14

“ Prévert, Queneau, Drillon aimant les listes.  »

Le célèbre test d’Auden : « Aimez-vous les listes de noms, les généalogies de l’Ancien Testament, le catalogue des navires de l’Iliade ? », etc.

Chantal dit: 29 novembre 2025 à 18h55

PEINTURE

Rubens : Trop de graisse
Michel-Ange : Trop de muscles
Vinci : Trop de Vierges (avec bébés)
Rembrandt : Trop sombre
Velazquez : Trop de chevaux et trop de nains
Renoir : Trop de grosses dondons nues
Degas : La danseuse en tutu, merci bien !

LITTERATURE

Proust Emoidonc : Trop de snobs
Trictor Hugol : Trop de misérables
Jonathanpas Vittell : Trop de nazis
Pierre Aspirine : Trop de collaborateurs
Paul Mortel : Trop de romantiques allemands
Vroualem Samsal : Trop de désert marocain
Salmanard Brushdie : Trop de satanisme
Ernie Cernaux : Trop sec
Archibald Dumbee : Insuffisance de sorcières vaudou

Cette liste pas très subtile

Maurice revient dit: 29 novembre 2025 à 19h21

Les listes, tantôt utiles, tantôt futiles, mais toujours un excellent moyen mnémotechnique pour se souvenir de ce qu’on ne doit pas oublier.
Comme les noeuds pense-bêtes, par exemple, autre moyen…

J J-J dit: 29 novembre 2025 à 19h27

@ 10.38, L’endive de Chaville demande à chapgpt : peux-tu me dire, mon beau connard, ce qui cloche dans le roman de Mauvignier ?… Ne suis-je pas plus belle que lui, tout compte fait ?

Olivier Litvine dit: 29 novembre 2025 à 19h45

RIP Tom Stoppard né Tomas Straussler en  Tchécoslovaquie, que ses parents quittent pour se réfugier en Grande Bretagne. Restés sur place, ses quatre grands parents juifs furent assassinés dans les camps de la mort.
Stoppard est un des grands dramaturges britanniques du 20e siècle, qui doit beaucoup, sinon tout à Shakespeare . Le succès vient quand il manie avec génie son sens de la satire en développant deux personnages mineurs d’Hamlet dans la pièce Rosencrantz et Guildenstern sont morts, et renoue avec la célébrité quand bien plus tard il écrit le scénario du delicieux blockbuster Shakespeare in Love.
Beaucoup d’autres œuvres à son actif mais surtout une personnalité truculente, plutôt classée à droite,  mais qui possédait plus haut point le sens de la politesse du désespoir.
Stoppard’s heart may have stopped, yet his art lives on.

Clopine dit: 29 novembre 2025 à 19h53

Moi, je ne sais pas ce que c’est « les féministes radicales ». Y’aurait-il des féministes « gentilles », qui, levant la patte comme la chienne réclamant la croquette ou la caresse, gémissent sur la possible égalité entre les sexes, des « gentilles », donc, et d’autres « radicales », maniant le couteau potentiel et n’ayant d’autre but que de couper des couilles ?

Ben, à mon sens, les féministes sont des filles des Lumières, en vrai, si vous y réfléchissez un brin (gloire à Condorcet).

Clopine dit: 29 novembre 2025 à 20h03

Par contre, si on n’a jamais encore rencontré, devant un tribunal, une militante féministe coupable d’avoir coupé les couilles d’un quelconque mec lambda, les auteurs de féminicides sont légion…

(très intéressante petite « virgule » sur France Cul dans une émission hier matin, sur la fabrique cinématographique de la femme « vengeresse », soit domestique, soit bafouée, qui sort « de rien », surtout pas des statistiques. Les femmes, dans leur majorité, ne se vengent pas, peut-être n’en ont pas le désir. C’est à mon avis autre chose, par encore analysé. Prenons un exemple erdélien : Rose. Elle raconte spoliation et souffrance, certes, mais jamais elle n’élabore de stratégie de vengeance, enfin, il me semble. Le désir, ici, à mon sens, est d’être simplement entendue. Ce qui veut dire qu’on essaie de dire quelque chose.

rose dit: 29 novembre 2025 à 20h23

Sans rancune Chantal.
Depuis deux jours, je suis avec les misérables alors rire un bon coup, quel bonheur !

rose dit: 29 novembre 2025 à 20h26

il me semble. Le désir, ici, à mon sens, est d’être simplement entendue. Ce qui veut dire qu’on essaie de dire quelque chose.
Cette dernière phrase me semble essentielle : on essaie de dire quelque chose.

Jazzi dit: 29 novembre 2025 à 20h31

PEINTURE

Rubens : Trop de graisse
Michel-Ange : Trop de muscles
Vinci : Trop de Vierges (avec bébés)
Rembrandt : Trop sombre
Velazquez : Trop de chevaux et trop de nains
Renoir : Trop de grosses dondons nues
Degas : La danseuse en tutu, merci bien !

LITTERATURE

Proust Emoidonc : Trop de snobs
Trictor Hugol : Trop de misérables
Jonathanpas Vittell : Trop de nazis
Pierre Aspirine : Trop de collaborateurs
Paul Mortel : Trop de romantiques allemands
Vroualem Samsal : Trop de désert marocain
Salmanard Brushdie : Trop de satanisme
Ernie Cernaux : Trop sec
Archibald Dumbee : Insuffisance de sorcières vaudou

CINEMA

Claude Alalouche : trop de sucrerie
Woopy Alien : trop d’analyse
Pedro Almovidar : trop d’hystérie
Frederico Fellonie : trop de matrones
François LaTruffe : trop de vagues
Claude Chabraule : trop de calories
Francis Fjord Capella : trop d’hémoglobine
Martine Corcesse : trop de sauce tomate
Jeanne Crampon : trop de notes

Clopine dit: 29 novembre 2025 à 20h31

Je veux dire que la Marquise de Merteuil n’existe que dans l’esprit de l’abbé Prévost. Sa vengeance précipite sa chute… Mais c’est masculin, cette histoire. Ca n’existe pas, dans l’immense majorité des cas. (je ne nie pas les quelques exceptions qu’on pourra m’objecter, ce n’est pas mon propos). Plus je vais, plus l’évidence me paraît sujette à caution. C’est la base du féminisme, à mon sens. L’évidence d’une supériorité d’un sexe sur l’autre se heurtant à la réalité d’un simple rapport répété de la domination. Et la revendication de l’égalité. Quand Chaloux m’insulte, ce n’est pas à cause de ce que je pense (insupportable à son sens) , de ce que je suis (laide à le faire fuir), c’est parce que je prends la parole. Mon vrai crime, c’est ça. Et il n’aura de cesse de m’ôter la parole. Et, malgré la souffrance d’être sans cesse insultée, je n’aurai de cesse que de la conserver. Protégée par notre hôte, d’ailleurs. Bref.

Olivier Litvine dit: 29 novembre 2025 à 20h35

Stoppard, chez nullus/nous, c’eût été la droite tendance Desproges. Autant dire plus personne de respectable en France depuis bien longtemps.

La liste Otto (Abtez). Ambass boche en Frankreich
Ouvrages Littéraires non désirables en France. 1943

renato dit: 29 novembre 2025 à 20h54

Notre galaxie ne se contente pas de voler à 600 km/s, elle «bat aussi des ailes » comme un papillon.

J J-J dit: 29 novembre 2025 à 21h54

moi je dirais que radicale s’oppose à modérée. Que l’abbé Prévost n’avait rien à voir avec Choderlos de Laclos. Que toujours il faudra essayer de dire quelque chose. Que jamais plus personne ne nous empêchera de prendre la parole et surtout pas lui. Et surtout pas moi. Qu’un jour, je me tairai pour arrêter de dire mes insanités sincères, des messages que seule elle pourra comprendre. Que nous serons libéré.es de la littérature de guerre.

et alii dit: 30 novembre 2025 à 0h00

les contributeurs présentent une facette de leur personne de manière qu’elle fasse pour le lecteur identité et leur vaille un retour pour aller « plus loin » dans un « projet » qui n’est peut-être pas absolument défini, impliquant ou non un engagement en « écriture » ainsi me semble t-il pour Clopine, pour Rose, aussi;pourqUoi pas?

et alii dit: 30 novembre 2025 à 0h58

Ces deux pulsions — celle qui anime le mathématicien au travail, disons, et celle en l’amante
ou en l’amant — sont bien plus proches qu’on ne le soupçonne généralement, ou qu’on n’est
disposé à se l’admettre. Je souhaite que les pages de Récoltes et Semailles puissent contribuer
à te le faire sentir, dans ton travail et dans ta vie de tous les jours.
A.G

Chaloux dit: 30 novembre 2025 à 3h18

Retour tardif. La boldoclopine se trompe complètement. C’est sa bêtise crasse qui me donne du mal. Je prise particulièrement l’intelligence féminine.

JC..... dit: 30 novembre 2025 à 4h57

RADICALITE

Les féministes radicales sont des femmes blessées, saignantes, qui ne guérissent pas car elles ne le désirent pas.

Les mâles radicaux sont des hommes ratés, eux, soumis qui adorent leur gourdin bien plus que penser à vivre mieux, en paix.

rose dit: 30 novembre 2025 à 5h55

Vous le dites.
J J-J dit: 29 novembre 2025 à 22h01
Personne ne pourra jamais comprendre l’étendue de ma douleur, ce samedi soir.

Cette semaine, je viens de comprendre, j’ai 68ans et demi, ce que cela signifie de rentrer du boulot, être fatigué, rentrer chez soi, manger se coucher et repartir au boulot demain matin. Une vie d’esclave. Avant, je ne l’avais pas compris pour deux raisons : je rentrais tôt du boulot sans embouteillages monstrueux, et je partais tôt travailler, en chantant. Mon métier m’a nourri sur deux plans, au propre et au figuré.
Hier, de très mauvais poil la journée entière ( c’est pas vivable ).
Je lis cela
J J-J dit: 29 novembre 2025 à 22h01
Personne ne pourra jamais comprendre l’étendue de ma douleur, ce samedi soir.

Je lis cela. Et je me dis, l’étendue de sa douleur doit être incommensurable.
Néanmoins, parfois, à d’autres, il faut des années pour comprendre les choses puisque nous ne vivons pas les mêmes.

Que votre dimanche soit doux J J-J.

rose dit: 30 novembre 2025 à 5h58

Et alii

Ma’mere me demande qui est le fils de Mars et je ne sais pas lui répondre. J’ai juste dit que Mars est le dieu de la guerre.

rose dit: 30 novembre 2025 à 6h01

Jazzi trop génial !

J’ai acheté des crevettes roses déjà épluchées du saumon petit prix labeyrie des blinis on va démarrer noël à midi et cesser la mauvaise humeur pesante comme la glaise mouillée.

rose dit: 30 novembre 2025 à 6h15

Et alii
Alexander Grothendieck s’est retiré de la vanité, et de la ville.
Son fils l’automne dernier n’est pas venu à la foire de Montfroc mais sa compagne ( j’imagine ) oui. Oui, l’an dernier. Cette année personne.

et alii dit: 30 novembre 2025 à 7h32

rose, je vous ai raconté comment j’ai connu par la rencontre avec mon père le miracle de la transfiguration;
j’en ai augmenté la grammaire: il y a le propre, le figuré, et le transfiguré,
je vous souhaite à tous de vivre les miracles de la transfiguration
bon dumanche

Jazzi dit: 30 novembre 2025 à 8h29

« j’ai connu par la rencontre avec mon père le miracle de la transfiguration »

Vous êtes entrée en lévi(s)tation, et alii ?

Jazzi dit: 30 novembre 2025 à 8h34

« Chantal dit: 29 novembre 2025 à 21h51 »

Sympa ce qu’elle dit sur Bruxelles, la jeune femme dans ton lien.
Mais elle prétend qu’il n’y a pas de ghetto, contrairement à Paris.
J’ai pourtant le souvenir, la dernière fois que j’y suis venu, il y a fort longtemps, d’être tombé sur un quartier, proche du centre, à forte concentration musulmane ?

J J-J dit: 30 novembre 2025 à 8h48

Ce qui console, c’est d’apprendre que d’autres vivent les mêmes choses, alors qu’elles sont indicibles de part et d’autres. Bénies soient celles qui adressent des signes. On constante qu’ils existent bel et bien, même sur des supports virtuels. Cela fait partie du réel, et c’est infiniment précieux pour ce qui reste du monde des humains qui font l’expérience sensible de ce réel-là. Bàv,

D. dit: 30 novembre 2025 à 9h09

Jjj, je me suis demandé si vous plaisantiez, comme souvent, en écrivant ça. Alors je n’ai pas réagi. Eh puis ce matin, je sais que non.
Je pense à vous, en bien et du bien.
Endivement vôtre.

Chantal dit: 30 novembre 2025 à 9h18

Oui c’est vrai passé le canal on est dans des quartiers à majorité musulmane, mais comme le dit Marie Darah on est habitués à se côtoyer, je n’ai pas de problème à passer la passerelle pour faire des emplettes de produits exotiques et dans ces échanges aucune méchanceté ni jugements, il y a aussi des jeunes pour la plupart néerlandophones qui ont acheté des maisons à prix plus abordables dans ces quartiers parce qu’ils travaillent à la capitale, ce sont eux qui font le plus d’efforts pour rendre la ville résiliante. Mais ce qui est vraiment préjudiciable ce sont les trafics de drogues qui tournent en guérilla, comme partout dans le monde la violence est montée d’un cran, ce qui insécurise le citoyen lambda qui pour la plupart ne souhaitent pas vivre dans le chaos. A souligner par exemple que le parti qui a eu le plus de musulmans sur sa liste, en vient à regretter publiquement que la crèche de Noël traditionnelle sur la grand-place ait été réinterprétée par des nippes de seconde main et des visages floutés ni jaunes ni noirs ni bruns ni blancs. Alors que le diocèse et la ville ont validé ce choix. Il faudra peut-être évaluer si le niveau d’intégration progressiste n’en vient pas à écraser inutilement des traditions auxquels certains sont fort attachés. Cela donne peut-être une impression de misère aux orientaux qui aiment que la fête brille, et de grand n’importe quoi à ceux qui même laïques ont des racines chrétiennes et / ou juives et souhaitent une certaine transmission ou continuité de leurs souvenirs d’enfance. On pourrait aussi y voir une sorte d’injonction des pouvoirs publics à la sobriété et l’humilité, mais à force c’est pour moi un signe un peu rabaissant pour ceux qui n’ont pas la vocation de franciscains et ne sont pas encore passé à la dissolution totale de l’ego et l’effacement identitaire.

D. dit: 30 novembre 2025 à 9h24

Qu’est-ce que c’est que cette histoire de galaxie se déplaçant à 600 km/sec ?
Un déplacement, c’est aller d’un point zéro vers un autre point, dans un référentiel donné. Un raisonnement au niveau galactique s’effectue nécessairement entre galaxies. Donc si la Voie lactée se déplace à cette bitesse, c’est en allant vers d’autres galaxies qui elles-mêmes font pareil. À ce nibeau-là tout est fortement relatif dans les immensités de l’espace-temps intergalactique. 600 km/sec c’est plus de 2 millions de kilomètres/heure, assez peu en réalité, puisque 1/5000ème de C, la vitesse de la lumière. Il faut aussi prendrecen considération l’accélération de l’expansion de l’Univers, et même un phénomène sur lequel personne n’a d’explication, ou plutôt d’explications concordantes : l’accélération de l’expansion de l’Univers.

Chaloux dit: 30 novembre 2025 à 9h32

Pour éviter la souffrance après, il faut savoir éviter la souffrance d’autrui avant.

Pas se croire tout-puissant comme certains crétins d’ici ( je pense qu’ils sont au moins deux dans le même cas, et même trois).

D. dit: 30 novembre 2025 à 9h32

Je connais bien la vie d’Alexandre Grothendiek, Rose. Etonnante personne. Très intéressante. Et je ne parle pas de ses travaux, il y a une part officielle et publiée qui a éte encensée par la communauté scientifique de son vivant, et des tonnes (peut-être au sens propre) de feuillets d’archive écrits, dans lesquels on pourrait trouver des trucs extraordinaires, je crois que c’est en cours d’analyse mëme si ça s’apparente aux douze travaux d’Hercule.

Phil dit: 30 novembre 2025 à 9h32

grand n’importe quoi

bien dit, dear Chantal. Pour une fois le Bourgmestre de Bruxelles porte bien son nom. L’affaire d’un maigret.

Chantal dit: 30 novembre 2025 à 9h33

j’ai fait quelques fautes d’accords, inutile de me tomber dessus hein les rageux, je dois surveiller mon four ma filleule se fiance avec un musulman travailleur et sans histoires et je prépare un flan aux poires pour cet après midi, le temps qu’il refroidisse. Je sais que mon père va faire une tête de trente six pieds de long et que mon frère est hyper stressé mais c’est son choix à elle …

D. dit: 30 novembre 2025 à 9h40

Et en tant que marraine, Chantal, comment analysez-vous votre échec pour le moins total, un vrai cas d’école ?

closer dit: 30 novembre 2025 à 9h55

Pour confondre l’Abbé Prévost et Choderlos de Laclos, Clopine avait dû forcer sur le calva.
En Normandie, c’est excusable.
N’en faites pas un drame JJJ.

D. dit: 30 novembre 2025 à 9h58

1255 Pour que la grâce baptismale puisse se déployer, l’aide des parents est importante. C’est là aussi le rôle du parrain ou de la marraine, qui doivent être des croyants solides, capables et prêts à aider le nouveau baptisé, enfant ou adulte, sur son chemin dans la vie chrétienne (cf. CIC, can. 872-874). Leur tâche est une véritable fonction ecclésiale (officium ; cf. SC 67) Toute la communauté ecclésiale porte une part de responsabilité dans le déploiement et la garde de la grâce reçue au Baptême.

(Catéchisme de l’Eglise catholique)

J J-J dit: 30 novembre 2025 à 10h44

Non pas un drame, elle le sait, une gentille taquinerie, rien de plus. Personne n’est exempt de ce genre de distractions littéraires, même MC, le vigilantiste. Pas la peine de les attribuer à l’alcoohol, comme trop souvent, de la part de 2 ou 3 gros magnats de ce blog. Bàv,

D. dit: 30 novembre 2025 à 10h49

Je provoque un peu, la première responsabilité repose sur votre filleule qui succombe, sans doute aussi en raison de sa jeunesse.
Bien sûr on peut se dire aussi qu’elle aura un rôle à jouer etc. On peut se le dire mais la réalité est dans la très grande majorité des cas tout autre, à fortiori lorsque les enfants arrivent. Presque deux millénaires d’Occident chrétien pour en arriver là, c’est surtout ça qu’il faut considérer et donc ne pas sous-estimer la gravité de tels événements, au niveau familil puis au niveau sociétal.

D. dit: 30 novembre 2025 à 10h51

Tout est dit. Il reste le droit des personnes majeures de faire « ce qu’elles veulent ».

Chantal dit: 30 novembre 2025 à 11h07

D, elle ne m’a pas demandé mon avis, mais je l’ai écoutée sans porter de jugement sur son choix et soutenue dans sa solitude pendant toute la période covid.

Elle occupe une place pas évidente dans une fratrie celle du milieu.
Ses parents ayant divorcé et se cherchant encore toujours querelles, elle a dû encaisser et arrondir les angles sans cesse. Mon frère ne souhaitait pas plus d’enfants et n’a pas accepté les petits jumeaux qui sont venus sur le tard ce qui a provoqué la fin de son couple. L’aîné de ses frères est parti en sucette et s’est révolté avant de devenir toiturier, un boulot à risque qui l’adrénalise cela va mieux désormais, une femme, un fils, tout roule désormais. La seconde s’en rapidement fiancée avec un ardennais et vit au Luxembourg, beaux-parents adorables, un bébé cette année. Elle est donc restée auprès de sa mère qui a enduré un cancer du sein, son nouveau compagnon l’ayant soutenue pendant que mon frère rancunier se pavanait avec des copines en se déclarant adepte du polyamour universel et ne payant pas ses rentes alimentaires. Elle a assumé d’aider les jumeaux pour leurs devoirs scolaires, les a aidés pour préparer leurs affaires de sport, ils sont champions de gymnastique synchronisée. Quand elle a pu enfin sortir du giron pour faire ses études supérieures son beau-père a attrapé le parkinson, elle a servi de déversoir aux angoisses de sa mère, en tant que pleasure people, elle n’a pas pu refuser de l’écouter plus qu’à son tour. Pour se consoler elle a adopté un petit chat aveugle, j’ai été la voir dans sa mansarde d’étudiante alors qu’elle endurait une méchante rupture avec un belge qui la menait par le bout du nez et ne souhaitait pas s’engager. Quand elle a rencontré son futur mari, il a vraiment apprécié son côté maternel, ses qualités intellectuelles et son ouverture d’esprit. Ses parents qui n’ont que des fils l’on accueille comme leur propre fille et considèrent avec admiration son parcours de battante. Elle a trouvé dans cette famille chaleur affection et valorisation. Au lieu de récolter des miettes d’attention de ses parents qui lui bouffent son énergie, elle a pu achever ses études, trouver un travail qui lui plaît et faire des projets d’avenir concrets.

Mon frère qui n’a pas été fort parfait dans son rôle de père serait malvenu de la blâmer, mon père qui a toujours préféré Dieu et ses statues à l’équilibre de ses enfants et nous demande jusqu’à plus soif toujours plus de services gratuits n’a pas de leçons non plus à faire, il récolte ce qu’il a semé, sa foi étant rigide et aride.

Et selon vous D, ce serait à moi de pallier à toutes ces défaillances pour soulever Jeanne D’Arc et écrabouiller les sarrasins ?

Je dis NON.

D. dit: 30 novembre 2025 à 11h19

Ben si. Ces propos sur les « sarrasins » ne relèvent d’ailleurs que de vous.
Si, bien sûr que c’est votre rôle de marraine de placer le Christ par dessus tout. Et le rôle de votre filleule, c’était de mettre sa confiance en Lui pour marcher sur un chemin Vérité. L’a-t-elle seulement prié sincèrement et avec dévotion ?

MC dit: 30 novembre 2025 à 11h28

Dans un compte-rendu de cette Correspondance, Le Figaro pointait une amitié avec William Burrough. Qu’en est-il exactement?

Chantal dit: 30 novembre 2025 à 11h33

Je n’ai pas le désir de me justifier éternellement ici, il y a d’autres lumières de conscience que la Foi chrétienne, déjà relire Malebranche vous serait profitable, ensuite un site pour ouvrir vos écailles devant les yeux,

https://www.jepense.org/recherche-verite-franc-maconnerie/

j’ai accompagné ma filleule dans toutes les étapes importantes de sa vie baptême, confirmation, et parce que je l’aime je serai là pour son mariage.

je vais me préparer le flan est sur le rebord de la fenêtre à refroidir.

MC dit: 30 novembre 2025 à 11h33

C’est vrai que le médiocre Prévost remplace mal Laclos pour concevoir la Merteuil. Au fait , on signale à Clopine la présence dans la genèse du roman d’écrits biographiques grenoblois d’époque, auxquels Laclos a eu accès qui feraient que ladite Merteuil n’est peut-être pas qu’un fantasme masculin…

rose dit: 30 novembre 2025 à 11h48

Il s’est toujours tiré de tous les mauvais pas, fût- ce au prix d’un exil par-ci, ou d’un recul par-là. Cicéron n’est pas qu’un politique qui agit en sous-main, à la Fouché : il est aussi un formidable orateur, qui vous retourne le Sénat, et d’abord un avocat, du genre à emporter des foules, à gagner des causes désespérées – et gratuitement, car on ne plaisantait pas, à cette époque, avec les conflits d’intérêts. Les Grecs l’ont formé à la grande rhétorique, mais aussi à la diction. Il semble qu’ils n’aient pas eu beaucoup à faire. Dès après sa naissance (qui s’était passé, dit Plutarque, « sans coûter à sa mère ni douleur ni peine », ce qui dénote une aptitude particulière à s’attirer les bonnes grâces des autres), il est tout de suite remarqué pour sa manière de parler, et les autres petits-enfants, raconte encore Plutarque, aiment à le mettre au milieu d’eux « pour lui faire honneur ». Et s’il fallait du courage pour défendre un jeune homme accusé de parricide contre un affranchi du dictateur Sylla, il fallait aussi qu’il fut sûr de son éloquence. Le fait est qu’il gagna le procès. Mais il n’est pas toujours bon d’humilier un puissant. Il avait trouvé prudent de prendre le large. Pourquoi pas la Grèce ? C’est à ce moment-là que, pendant deux ans, et déjà gagné au scepticisme de Philon, il a étudié les doctrines aristotélicienne, stoïcienne, épicurienne. Il y a un peu de tout cela, simultanément ou successivement, dans ses idées. Et puis il suit les conseils du rhéteur Molon à Rhodes. Les idées ne sont rien sans la parole.

Ciceron
In Coda, Drillon, page 290

Chaloux dit: 30 novembre 2025 à 11h57

Tous ces gens qui croient bon d’étaler ici leur vie privée sont pour moi un continuel sujet d’ébahissement. C’est la république du linge sale. Comme si on n’éprouvait pas suffisamment d’ennui et de dégoût à lire le(s)timbré(s) idéologue(s) de grenier (entre autres). Qu’on ne lit plus, évidemment.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*