de Pierre Assouline

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La tragédie d’Hamlet, de Shakespeare, de Van Hove et de Boyer

La tragédie d’Hamlet, de Shakespeare, de Van Hove et de Boyer

Parfois, lorsque les critiques de théâtre sont à l’unisson ou presque pour clouer une nouvelle pièce au pilori, cela peut vider une salle. Mais à l’examen des arguments et de leur aspect discutable, le tir de barrage peut être aussi stimulant que contre-productif. Ainsi du Hamlet d’Ivo Van Hove monté par la Comédie-Française. « Arlequin de luxe, baroque frauduleux, cabaret ! » (France-Culture), « Hamlet en surrégime, gesticulatoire, survolté, chorégraphies saugrenues, grand vide enveloppé par beaucoup de bruit » (Le Monde), « Hamlet taillé en pièces, peu inspiré » (Libération) « revisité façon pop et Doc Martens, trop cheap » (Télérama) etc de la même encre sauf au Figaro. Ce qui n’empêche pas le spectacle d’afficher complet jusqu’au 14 mars et chaque représentation de s’achever sous les ovations du public debout. Soudain, on est pris de l’irrésistible envie de vérifier par soi-même ce qu’il en est et de juger la pièce sur pièces. Mon cas ces jours-ci avec le Hamlet d’Ivo van Hove qui se donne avec la troupe de la Comédie-Française, non place Colette où la grande maison est fermée pour travaux mais à l’Odéon qui lui accord l’asile poétique pour l’occasion. Et je n’ai pas été déçu.

Le parti pris du metteur en scène, habitué à monter des œuvres de Shakespeare qu’il qualifie de « pièces de guerre », a été de considérer que le personnage d’Hamlet junior (Christophe Montenez) avait une guerre dans sa tête dans la mesure où il est traumatisé par la mort brusque de son père et par la hâte avec laquelle sa mère Gertrude (Florence Viala) s’est consolée dans le lit de son oncle Claudius (Guillaume Gallienne). Certes, soit, il y a de quoi, disons… Plus convaincante est sa conception du théâtre comme l’outil idéal pour enquêter sur un meurtre. La mise en abyme d’une pièce dans la pièce n’est pourtant pas une grande première dans l’histoire de l’écriture théâtrale (il suffit d’avoir en l’esprit entre mille autres Six personnages en quête d’auteur de Pirandello). En fait, là où il innove, c’est surtout dans sa volonté de faire de son héros quelqu’un de radical qui ne trouve son salut et réussit à mettre un peu d’ordre dans son chaos intérieur non par le théâtre qui ne suffit plus mais par la violence de la vengeance. Pour y parvenir, il a donc décidé de présenter une version resserrée tant dans la durée que dans la distribution (servie par une troupe épatante, rien à redire), et, partant, plus tendue de la pièce.

La nouvelle traduction signée Frédéric Boyer de cette tragédie de la parole d’où émerge une réelle réflexion sur le langage n’est pas en cause. Non seulement elle est impeccable en tous points, incisive, pleine de trouvailles, d’audaces et de fulgurances, respectueuse de l’original tout en s’autorisant licences poétiques et anachronismes (un « gentleman » dans la bouche d’Horatio à l’Acte premier, scène 2, alors que le terme, s’il trouve ses racines à l’époque géorgienne, est très connoté à l’époque victorienne), mais elle est complète. C’est bien Ivo van Hove qui a coupé pour parvenir à une heure et trente minutes, condensé autant que concentré en vers libres qui confère à l’action un rythme plus rapide (seule la pièce dans la pièce est traduite de manière à restituer le pentamètre iambique shakespearien). Dans cet Hamlet, œuvre dont son éditeur dans la Pléiade nous assurait en 2002 qu’elle est « la plus commentée de la littérature anglaise et la pierre de touche de l’histoire de la critique littéraire et de l’histoire du théâtre », le traducteur est à l’unisson avec l’enquêteur. Le seigneur Polonius (Denis Podalydès) ne conditionne-t-il pas l’élucidation du meurtre aux « diversions » de l’enquête ?

Un autre Hamlet, donc et pourquoi pas dès lors que l’on ne quitte pas les rivages de la folie vers laquelle se dirige l’halluciné prince borderline ? N’est-ce pas ce qu’on attend d’un metteur scène et plus encore d’un Ivo van Hove surtout si l’on a apprécié ce qu’il fit il y a quelques années des Damnés de Visconti avec la troupe du Français. Il convoquait déjà la vidéo, les effets spéciaux, le stroboscope et la chanson. Rien contre la nappe de brouillard sortant du sol. Ni contre le moment Queen avec la résurrection bienvenue de Bohemian Rapsody, au contraire. Mais on reste sceptique sur la nécessité de couper dans Shakespeare pour laisser la place à du Stromae. « L’enfer », certes opportun mais Bob Dylan (Death is not the end), Billie Ellish (Everybody dies), Nick Cave (Death is not the end), Zaho de Sagazan (Tristesse) qui collent un peu trop et assez lourdement à l’illustration sonore de l’action. On n’ose imaginer que c’est une concession à l’air du temps pour rajeunir le public. Regrets éternels pour la fameuse scène des fossoyeurs passée à la trappe. Escamotés Rosencrantz et Guildenstern, les deux courtisans amis d’enfance d’Hamlet. N’empêche, quelle souffrance pour le traducteur et donc co-auteur puisque tous les mots de cette version française sont de lui… Étrangement, à mi-parcours, au moment de constater que se donnait enfin une pièce à Paris dans laquelle les comédiens ne se retrouvaient pas sans raison à déambuler à poil sur la scène, voilà que l’un d’eux se mit à courir dans tous les sens le kiki frétillant pendant plusieurs minutes -et si c’était  précisé dans les subliminales didascalies du grand Will, cela nous aura échappé.

Le spectre, fantôme du père assassiné, est « la Chose » et le reste est silence. On le perçoit autant à l’écoute de la pièce qu’à la lecture de cette traduction de La Tragédie d’Hamlet, prince du Danemark (212 pages, 20 euros, Gallimard) et l’on ne peut pas dire que l’on se retrouve souvent projeté, renvoyé à la lecture de la pièce lorsqu’on quitte un théâtre. Comme si cette fois l’on avait hâte de savourer tranquillement chacun de ses mots sans être distrait, accompagné et, qui sait, perturbé par les lumières ou le tapis sonore, il est vrai si efficaces et séduisants. Dans le lumineux essai qu’il consacre à Shakespeare. Quelqu’un, tout le monde et puis personne (340 pages, 21,90 euros, Flammarion), Philippe Forest rappelle dans une langue éblouissante et entrainante la conférence que Stephen Dedalus, le héros du Ulysses de James Joyce, est censé prononcer à la Bibliothèque nationale à Dublin. Et de quoi parle-t-il ?

« De ce « pont-aux-ânes » critique que constitue « Hamlet », œuvre sur laquelle tout homme de lettres digne de ce titre est tenu d’avoir son idée à lui et de posséder sa propre théorie personnelle ».

Et l’on en vient alors à se demander s’il n’en serait pas également ainsi pour tout metteur en scène s’emparant de Shakespeare, se l’appropriant même pour le faire à sa main. Qui, écrivant, ne s’est pas servi dans cette fable ? Curieusement, on admet qu’un réalisateur en fasse autant avec un chef d’œuvre de la littérature ; car si, par exemple, Luchino Visconti avait porté l’intégralité du Guépard de Lampedusa à l’écran, le film ne durerait pas trois heures et quinze minutes mais le triple et ça, tout spectateur le comprend. Mais pas nécessairement au théâtre comme si cet art-là était infiniment plus respectable. Il est vrai que selon son éditeur dans la Pléiade sous la direction de Jean-Michel Déprats, si la pièce Hamlet n’était pas émondée, elle durerait quatre heures et demies.

Philippe Forest explique que Joyce prétend avoir trouvé « la clé de Hamlet », cette pièce qui a longtemps hanté l’imaginaire européen jusqu’à en alimenter la grande usine à poncifs, mais qu’elle est si triviale, si grossière, qu’elle ne peut que consterner les universitaires assistant à la prise de parole de son héros : une histoire de cocuage et de « triangle à la française » bien éloignée des interprétations métaphysiques et spirituelles ! Mais puisque peu de pièces autant qu’Hamlet nous invite à aller chercher derrière l’histoire autre chose que ce qu’elle raconte, pourquoi se gêner…

S’il serait vain de comparer le Hamlet de van Hove à tous ceux qui l’ont précédé (et il y en eut !), rien ne peut empêcher les réminiscences. Pourquoi la mémoire du spectateur ferait-elle obstacle aux grands moments que Georges Lavaudant nous avait offerts il y a vingt ans dans ce même théâtre de l’Odéon avec son Hamlet (un songe) traduit par Daniel Loayza et ainsi réintitulé « parce que le personnage se traîne comme un songe ». Lui aussi en avait fait un digest, un montage fait de collage de textes et de musiques, même si elle reprenait l’essentiel du texte avec de sérieuses ellipses, moins dans les grandes répliques que dans les situations. Certains personnages avaient là aussi disparu afin de tenir le tout en une heure et vingt minutes en privilégiant un ton onirique, flottant, lyrique et poétique, manière de rappeler le genre particulier de cette tragédie : drame avec humour.

A l’exercice perecien du « Je me souviens… », il y a donc ce Hamlet songeur et surtout une image mentale : celle du fascinant comédien Daniel Day Lewis, fils du grand poète Cecil Day Lewis, s’effondrant sur la scène du Royal National Theatre à Londres en sanglotant avant d’abandonner brusquement les planches où il incarnait le prince du Danemark pour s’enfuir du théâtre : pendant la scène où apparaît le fantôme du père, le sien venait de lui apparaitre dix-sept ans après sa mort et il lui disait des choses insupportables…

Nul doute que ces jours-ci, en éteignant à regret son téléphone avant la représentation, le public du théâtre de l’Odéon est encore convaincu que www est l’acronyme de World Wide Web ; mais à la sortie, il est persuadé qu’en vérité, c’est celui de Words, Words, Words (Acte II, scène 2). Et le reste n’est que silence.

(Photos Jan Versweyveld)

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commentaires

1 065 Réponses pour La tragédie d’Hamlet, de Shakespeare, de Van Hove et de Boyer

J J-J dit: 10 février 2026 à 9h59

Une fois le ménage fait, il faudra – Y’auraka, faux con !…
Quid de la neutralité axiologique, face à la morale de la conviction, Max ?

J J-J dit: 10 février 2026 à 10h09

Plongée dans les profondeurs du cerveau politique d’une crevette en pleine germination, qui avait toujours tout su ce qu’il fallait comprendre de Flaubert, de Proust, de Bourdieu, de Stendhal et de Mozart sans les avoir jamais lus ni relus, ni même pianotés, et surtout, sans avoir jamais eu le loisir de les expliquer aux huîtres de st malo eet de monte carl(it)o.

J J-J dit: 10 février 2026 à 10h12

Stupre & fornication.
On t’attend de pied ferme, le messie, depuis le temps que TU dois nous apparaître !
(nb/ il n’a plus d’oreilles… pas de chance, hein ?)

J J-J dit: 10 février 2026 à 10h16

Balayé qu’il fut avec les autres nazbroques par le « Grand Remplacement ». Et il avait cru pouvoir s’en tirer, comme monsieur & madame goebbels en 1945.

Chaloux dit: 10 février 2026 à 10h16

Malheureusement, Gigi, il y a de fortes chances pour qu’en 2027 tu sois devenu complètement sénile. Tu ne te rendras plus compte de rien…

J J-J dit: 10 février 2026 à 10h39

Imagination fertile et heurtée pour les gonades et les monades… Un espirt d’escalier qui en dit long sur leur propre état… « Pas de souci » : en 2027, je resplendirai et assisterai à TA propre déchéance. TU le sais que TU risques un prochain retour dans TON célèbre CDBF*hurc, non ?…
Et non, TES petits copains de la fachosphère ne seront pas au RV de 2027, en dépit de la sinécure qu’ils T’ont promise dans leur gvt pour bons et loyaux services rendus sur les réseaux sociaux littéraires.

honneur de blog dit: 10 février 2026 à 10h49

Michel Eltchaninoff

Sur son compte facebook et reprise d’un article dans Philo magazine :

Epstein : l’entremetteur universel ?

« Si cette « affaire » nous sidère, c’est parce qu’elle place ce personnage sinistre au cœur de plusieurs nœuds de l’histoire récente (le poutino-trumpisme, notamment, mais pas seulement). Un effet Zelig, en quelque sorte. Mais je pense qu’elle révèle surtout la sociologie des élites d’aujourd’hui, qu’a décrite Christopher Lasch dans « La Révolte des élites ». « L’entremetteur universel », c’est d’ailleurs la manière dont Marx désignait l’argent.

Mon édito sur Philosophie magazine, en accès libre (lien en premier commentaire).

Vous vous souvenez de Zelig ? Dans ce faux film d’époque, Woody Allen introduit un modeste personnage dans les lieux les plus improbables. On le voit à côté de Hitler, en compagnie du pape, dans des cercles psychanalytiques, des matchs de base-ball et des soirées huppées. Cet inconnu participe secrètement aux plus grands événements historiques de son temps. Jeffrey Epstein est le Zelig de notre époque. Tiens, il connaissait bien Woody Allen.
­
Mais Epstein fait plus fort que Zelig. A-t-il été mêlé à la crise des subprimes en 2008 ? Des documents montrent son rôle possible dans l’effondrement de la banque Bear Stearns, premier acte de la catastrophe financière. A-t-il joué un rôle dans la désagrégation de la monarchie britannique ? Il offrait des services sexuels au prince Andrew. A-t-il participé au financement du Rassemblement national ? Steve Bannon comptait sur lui pour venir au secours de partis de droite populiste en Europe. Était-il une pièce centrale de l’influence des services secrets russes sur Donald Trump ? Lisez l’enquête de l’historienne Françoise Thom détaillant les multiples liens entre Epstein et la Russie. Les vidéos des ébats qui avaient lieu sur son île atterrissaient-elles dans des bureaux russes pour alimenter la plus grande opération de kompromat de l’histoire ? Travaillait-il aussi pour le Mossad israélien ? Cela ne l’empêchait pas de discuter de grammaire (dé)générative avec Noam Chomsky, de tutoyer les têtes couronnées et les géants de la “tech”, de faire de la philanthropie, de participer à des colloques et de gloser sur la gravitation universelle ou les limites de la mathématisation du réel.
Avec l’affaire Epstein la réalité dépasse le complot. Le réel est dévoré par le mythe. Sous les traits d’une figure démoniaque, comme le dit si bien la chanson des Rolling Stones, il participe à tous les plus atroces événements de son temps. D’ailleurs, quand Steve Bannon lui demande s’il est le diable en personne, il feint l’innocence et interrompt l’entretien.
Il revient aux enquêtes journalistiques et à la justice de faire la part des choses et de dissiper la sidération qui a gagné les esprits. Car les révélations autour d’Epstein, qui font tomber les têtes dans le monde entier, pourraient nous faire croire que nous n’avons rien compris à l’Histoire. Celle-ci ne serait pas guidée par l’action des peuples et des grands hommes. Elle ne serait pas non plus le fruit de forces sociales et économiques. Non, elle serait le jouet de machinations liant malversations financières, corruption des élites de tous champs et de tous bords, et violence sexuelle sur les plus faibles. Ce qui passait jusqu’à présent pour un délire de complotistes – un assassinat maquillé en suicide, et puis quoi encore ! – prend une vigueur inattendue. Je pense qu’on n’en mesure pas encore les conséquences. Si l’affaire Epstein ébranle Donald Trump, elle conforte le trumpisme. Si la publication des dossiers est une victoire de la transparence, elle risque de faire passer la démocratie pour un jeu de dupes contrôlé par des groupes de pervers. Et pour les pays du Sud ou de l’Est, elle est le dernier clou sur le cercueil de l’Occident décadent.
Mais ce retour inopiné de la théologie dans l’histoire occulte à mon avis la question principale, philosophique et sociologique. Marx appelait l’argent “l’entremetteur universel” (Manuscrits de 1844), qui permet de convertir “le besoin en objet”, la personne en chose, se concluant en “perversion et confusion de toutes les qualités humaines et naturelles”. Epstein radicalise cette proposition car il est devenu lui-même l’entremetteur universel. Il a augmenté sa fortune et celle des autres en mettant en relation des hommes avec leurs victimes, mais aussi entre eux. Si la liste des personnes qu’il connaissait est si vertigineuse, si elle comprend des capitaines d’industrie, des politiques, des financiers, des princes, des intellectuels et des artistes, c’est parce que les affaires mondialisées reposent sur ces mises en relation. Epstein n’est pas le chaînon manquant de l’histoire contemporaine. Il est celui qui a le mieux compris le principe de l’entremise comme moteur du monde d’aujourd’hui.
J’ai alors rouvert La Révolte des élites (1994) de Christopher Lasch. Analysant la mutation sociale provoquée par la mondialisation, le sociologue décrit la sécession de “ceux qui contrôlent les flux internationaux d’argent et d’informations, qui président aux fondations philanthropiques et aux institutions d’enseignement supérieur, génèrent les instruments de la production culturelle” face à la sous-humanité des classes populaires et moyennes appauvries. Cette nouvelle élite ne se définit pas, d’après lui, par l’idéologie – Epstein était aussi copain avec Trump qu’avec Chomsky, avec Jack Lang qu’avec Bannon – mais par un mode de vie, mobile et léger. Selon lui, “les nouvelles élites sociales ne se sentent chez elles qu’en transit, sur le chemin d’une conférence de haut niveau, de l’inauguration de gala d’un nouveau magasin franchisé, de l’ouverture d’un festival international de cinéma, ou d’une station touristique encore vierge”. C’était le rêve éveillé que vivait Epstein et qu’il promettait à ses contacts de partager : “une expérimentation incessante, qui dure toute leur vie”, écrit encore Lasch.
Ce dernier voit dans cette émancipation des élites un danger pour la démocratie. Le sentiment d’appartenir à une classe hyperprivilégiée, solidaire et déliée de toute obligation morale, crée nécessairement des déséquilibres et des crises : révoltes, ploutocratie, désir d’ordre autoritaire. La conclusion de Lasch est simple : “La difficulté de limiter l’influence de la richesse suggère que la richesse elle-même demande à être limitée. Quand l’argent parle, tout le monde est condamné à écouter. Pour cette raison, une société démocratique ne peut autoriser une accumulation illimitée du capital.” Est-il trop tard pour s’en apercevoir « 

D. dit: 10 février 2026 à 10h57

Amélie de Montchalin.
Une Elisabeth Borne en devenir.
Misère ! Qu’a pu faire la France pour mériter cela ?

Chaloux dit: 10 février 2026 à 11h00

La différence entre la Gigi et moi c’est que cette pauvre loque n’est que calomnie, et que je ne suis que… constat.

J J-J dit: 10 février 2026 à 11h09

Ce qu’on ne comprend pas trop, de 10.49… c’est ceci, indépendamment du contenu qui a son intérêt narcissique informatif… Pourquoi HDB cite-t-il ce Michel Eltchaninov que personne ne connaît, tiré d’un magazine de philo populaire, souvent cité par d’aucune ?… Pourquoi cet illustre (in)connu cite-t-il le sociologue Christopher Lasch et sa « révolte des élites » pour nous dire qui était cet Epstein, bel et bien mort et enterré de son vivant, alors qu’il prétendait régenter le destin du monde des « élites » en les faisant plonger avec son carnet d’adresses ? Il a bonne mine maintenant, et ils ont tous bonne mine. Tout cela n’a aucune incidence sur les masses laborieuses prétendument jalouses et vindicatives, vu qu’elles sont condamnées à se nourrir et à mourir comme tous les autres petits imbéciles de la terre qui font mine d’exister en étalageant leur « culture » désargentée ou en aboyant comme des roquets auprès de leurs voisins.
A la nichte, toussa !… Aimez-vous donc, au lieu de (vous) faire du mal, HDB. Bàv,

J J-J dit: 10 février 2026 à 11h19

Celui qui explique sa différence en mettant en avant sa supériorité morale sur celui qu’il prétend enfoncer, n’a évidememnt rien compris au mécanisme de la calomnie qui « constate » en « insultant ».
Le « gars » en question coche à toutes les cases. Ce qui serait évidememnt très facile à prouver, si nous étions « justicier ».
cf. ce petit rappel de vocabulaire juridique, issu d’un ministére qui désarme les baïonnettes intellgientes, à l’usage de ses troupes démocrates :
https://www.defense.gouv.fr/sites/default/files/terre/Fiche-08-les-fausses-accusations-et-la-denonciation-calomineuse.pdf

J J-J dit: 10 février 2026 à 11h30

SAVOUREUSE – Répétons-la sans cesse, l’est trop bonne !
————
cette pauvre loque n’est que calomnie, et que je ne suis que… constat.

cette pauvre loque n’est que calomnie, et que je ne suis que… constat.

cette pauvre loque n’est que calomnie, et que je ne suis que… constat.

cette pauvre loque n’est que calomnie, et que je ne suis que… constat.

cette pauvre loque n’est que calomnie, et que je ne suis que… constat.

cette pauvre loque n’est que calomnie, et que je ne suis que… constat.

cette pauvre loque n’est que calomnie, et que je ne suis que… constat.

(***no more comment… on pourrait saturer l’espace, des fois que l’RDL oublierait ce mot d’auteur, à inscrire dans ses annales hurkuesques).

Alfred dit: 10 février 2026 à 11h34

Chaloux,
Aucun point commun et trop de différences entre vous et cette « créature » pseudonymisée JJ Janssen.
On vous lit avec grand intérêt, alors que l’autre, on a du mal à voir son triste pseudo défiler lamentablement sur ce blog.

puck dit: 10 février 2026 à 11h35

@ »Lisez l’enquête de l’historienne Françoise Thom détaillant les multiples liens entre Epstein et la Russie. Les vidéos des ébats qui avaient lieu sur son île atterrissaient-elles dans des bureaux russes pour alimenter la plus grande opération de kompromat de l’histoire ? Travaillait-il aussi pour le Mossad israélien ? »

la réponse est donnée en 2008 quand il est condamné à une peine dérisoire au regard des crimes commis.

un officiel dira que la raison est que les autorités ont eu des pressions d’organisations puissantes.

la question est donc : qui peut donc faire pression sur un tribunal américain pour sauver la peau d’Epstein ?

Poutine et les russes le peuvent-ils ?

évidemment non ! au contraire si Epstein avait été un agent russe ce tribunal l’aurait condamné à une peine maximale !

donc on voit que les simple faits démentent cette théorie Epstein célérusses.

on appelle cette fabrication de contre vérités de la désinformation, de la propagande ou du complotisme.

puck dit: 10 février 2026 à 11h38

ce complotisme autour de la Russie du genre la Russie va envahir l’Europe ou la Russie menace l’existence de la France etc… c’est la routine de nos médias.

nos journalistes sont devenus des pros en matière de désinformation et de complotisme.

Paul Edel dit: 10 février 2026 à 11h39

Des étagères entières plient sous le poids des interprétations d’Hamlet, J’aime bien revenir à l’analyse qu’en fait Brecht, dans les 77 propositions de son « Petit organon sur le théâtre » qu’il a rédigé en 1947-1948 pour bien faire comprendre aux comédiens allemands de Berlin-est comment il comprend Hamlet.
Il écrit : « Le roi du Danemark,père de Hamlet, a tu le roi de Norvège au cours d’une guerre de rapine où il a connu la victoire. Au moment même où Fortinbras, le fils du roi de Norvège , met une armée sur pied pour une nouvelle guerre, le roi du Danemark est tué par son propre frère. Devenus rois, les frères des rois disparus ont soin de prévenir tout prochaine guerre:ils passent un accord aux termes duquel les troupes norvégiennes pourront traverser le Danemark pour aller piller la Pologne. Or, voici que le jeune Hamlet est invité par le fantôme de son père, toujours d’humeur belliqueuse, à tirer vengeance de sa mort. Après avoir hésité à répondre au crime par le crime, Hamlet a résolu d’aller s’exiler, quand il rencontre, sur la côte, ,le jeune Fortinbras, qui fait route vers la Pologne à la tête de ses troupes. Cet exemple guerrier subjugue Hamlet.Il revient massacrer son oncle et sa mère et, victime lui-même de cette sanglante boucherie , abandonne le Danemark au Norvégien. .A travers ces évènements nous voyons Hamlet, jeune homme déjà corpulent, appliquer d’assez minable façon la raison nouvelle qu’il a ramenée de l’université de Wittemberg. Dans le monde féodal qu’il retrouve, elle entrave son action »
Ce qui est fascinant dans l’interprétation de Brceht c’est de voir qu ‘il met en avant ce qu’il a vécu du temps d’Hitler, c’est-à-dire la folie historique « féodale », le tragique du réarmement guerrier, l’« invasion de la France, de la Russie, les armées en marche, le goût des guerres de conquête. Brecht met en évidence l’impuissance de la Raison et du doute à la Montaigne, notions apprises à l’Université face à ce climat guerrier . Les tourments, perplexités et doutes, hésitations psychologiques, d’Hamlet intéressent Brecht,  dans la mesure où il comprend que sa formation intellectuelle « éclairée » l’a rendu faible, hésitant, maladroit face à un univers « féodal ». Leçon d’actualité.

Chaloux dit: 10 février 2026 à 11h46

Mais si, la Gigi, tu passes ton temps à calomnier, et pas seulement moi, tout le monde. On devine quel tour abominable tu as dû donner à ta carrière, et pourquoi ta vieille compagne a fini par se barrer. Pour ma part, je n’utilise que les matériaux que tu empiles, ton exhibitionnisme maladif et l’état de ton cerveau défaillant étant prodigues d’informations, même les pires. Et que penser de toi, infame blatte, qui vas jusqu’à rendre publics les secrets de ses amis, surtout quand peu de temps après tu finis par donner leur identité? Sans compter ta nouvelle fonction de cariatide de buvettes. Tu n’as aucune dignité, à qui pourrais-tu faire la leçon?

puck dit: 10 février 2026 à 11h50

belle lecture de Brecht qui montre bien qu’Hamlet est un illuminé de l’arrière monde.

impuissance de la Raison.

mais surtout une chose qui devrait plus nous interpeler aujourd’hui : danger de la morale quand elle devient une arme de guerre.

Hamlet a un côté Bush Jr : il part en guerre contre l’axe du Mal…

Bush Jr aussi devait entendre la voix de son père…

le problème est que ces bobos qui jouent dans cette pièce ils ont aussi partants pour faire la guerre à la Russie, à l’Iran, à la Chine, et à la moitié de la planète.

j’entendais un type dire que les ukrainiens essayaient d’entraîner l’Europe dans leur guerre : en fait c’est faux, ils n’ont besoin d’entraîner personne.

Chaloux dit: 10 février 2026 à 11h51

Hamlet, on en cause on en cause, mais personne n’a encore évoqué Electre. Bizarre, non?

puck dit: 10 février 2026 à 11h53

en fait on assiste à une hamletisation de l’Europe !

des Hamlet on en croise à tous les coins de rues, on entend qu’eux sur les plateuax télé : LCI c’est Télé Hamlet !

Jazzi dit: 10 février 2026 à 12h05

« J J-J dit: 10 février 2026 à 9h09 »

Quel programme quotidien corseté, JJJ !
Pourquoi ne pas laisser la place au temps libre ?

puck dit: 10 février 2026 à 12h15

@honneur de blog : vous citez le nom de Steve Bannon comme ami d’Epstein ?

vous avez vu l’interview de Bannon ? il demande à Epstein s’il n’est pas le diable personnifié !

drôle d’amitié ?

ensuite il y a un nom que vous ne citez pas parce qu’aucun médias ne le citent alors que c’est un nom hyper important à la fois quantitativement (il revient 4000 fois) et qualitativement parce que nom montre la finalité de cette organisation !

ce nom c’est Rothschild !

Olivier Litvine dit: 10 février 2026 à 12h58

Que dans les mise en scènes théâtrales ou les adaptations filmiques, « Hamlet » soit traité comme reflet de l’époque contemporaine, quelle qu’elle soit, démontre la singulière plasticité de la création shakespearienne.
Cela dit, il me semble essentiel de garder à l’esprit d’où elle nous vient, et de la replacer dans la vision élisabéthaine des êtres et du monde : « …les Élisabéthains ne connaissaient pas la « subjectivité » au sens moderne du terme : l’homme apparent et l’homme intérieur étaient physiologiquement unis, ou, si l’on préfère, l’homme ne possédait pas de ces « abîmes personnels » où il risquait de tomber comme dans une cave ou un trou. L’abîme où l’on pouvait se perdre était commun à tous ». Richard Marienstras, « Shakespeare et le désordre du monde ».

D. dit: 10 février 2026 à 13h10

Il est quatorze heures passées ce 10 février et je reste choqué que Jicé mange le poulet avec les doigts.

et alii dit: 10 février 2026 à 13h44

un nom hyper important
Qu’y a-t-il en un nom? Ce que nous nommons rose, sous un autre nom, sentirait aussi bon.

puck dit: 10 février 2026 à 14h46

« Oui mais Endive aussi, Puck. Beaucoup de fois. »

exact D. !

parce que « endive » est le nom donnée aux anti complotistes.

Epstein dit qu’il espère que les endives empêcheront toute volonté de parler de lui.

c’était bien vu parce que les anticonpis (autre nom donné aux endives) sont ceux qui l’ont le plus protégé.

J J-J dit: 10 février 2026 à 14h47

Pourquoi ne pas laisser la place au temps libre ? (12.05)
Il y en a beaucoup… car le corset n’est pas si serré que vous l’imaginez, loin de là. J’écris ma vie, comme tout le monde ici, en n’exhibant que son écume littéraire, la plus insignifiante. Que vous prenez au premier degré et emprisonnez dans ce qui n’est guère qu’un récapitulatif salutaire… Erreur de lecture commune, un peu comme les milliers de correspondances de Flaubert qui n’avaient aucun sens pour ceux qui découvraient « Madame Bovary », à l’époque de la sortie du roman.
Dominez-vous votre « temps réel », jzmn ? En dehors d’une ou deux secondes d’orgasme amoureux où vous ne pensez plus, votre esprit ne se recorsète-t-il pas aussitôt sur ce qui lui reste à penser, à faire ou ne pas faire ?… La maitrise des « flux de la conscience » en temps réel et rationalisé…, aviez-vous suggéré en évoquant naguère Madame Dalloway, me semble-t-il. Feriez-vous semblant de ne plus les comprendre au lieu de les juger ?… Bàv,

puck dit: 10 février 2026 à 14h49

exemple de conversation autour d’un pastis à 10h du matin :

puck : t’as déjà entendu parler d’Epstein il parait que…

carlito : alors là je t’arrête tout de suite mon gars parce que moi les théories du complot c’est vraiment pas mon truc !

puck dit: 10 février 2026 à 14h54

« en évoquant naguère Madame Galloway »

la femme de ce politicien anglais complotiste copain de Poutine qui porte toujours un chapeau ridicule ?

il s’appelle comment George Galloway ?

tu parles de fréquentions…

Jazzi dit: 10 février 2026 à 15h19

« Dominez-vous votre « temps réel » »

Impossible de répondre à une telle question.
Disons que très tôt (voir l’introduction à mon Goût de la paresse »), j’ai décidé de me libérer de tous soucis et obligations professionnelles et familiales et d’éviter les fâcheux, impitoyablement rayés de mon agenda.
C’est ainsi que je n’ai fait aucune carrière : dès que je parvenais à ouvrir une porte, je me suis empressé de me la faire refermer aussitôt au nez.
Consacrant mon temps à mes passions : lire, écrire, voir des films, me promener et rêver à loisir et… aimer et être aimer, d’amour ou d’amitié.
Ue vie poétique, en somme, n’en déplaise aux jaloux, méchants et imbéciles nombreux, que cela dérange…

Chaloux dit: 10 février 2026 à 15h23

« J’écris ma vie, comme tout le monde ici, en n’exhibant que son écume littéraire, »

Il veut dire ses déjections. C’est corrigé. Comment la vie d’un tel pingouin pourrait-elle avoir « une écume littéraire »?

Hurkhurkhurk!

Jazzi dit: 10 février 2026 à 15h29

Quelques éléments de réponse aussi dans l’introduction de mon « Goût du bonheur » :

INTRODUCTION

« Il n’y a point de chemin vers le bonheur : le bonheur c’est le chemin »
LAO-TSEU

« Tous les hommes recherchent d’être heureux,
quels que soient les différents moyens qu’ils y emploient »
BLAISE PASCAL

« Tout le bonheur des hommes est dans l’imagination. »
DONATIEN DE SADE

Je n’étais pas assez désespéré pour avoir du génie ; j’avais trop le goût du bonheur, hélas ! Et je n’aurais jamais pu dire, comme le génial Woody Allen : « La seule façon d’être heureux c’est d’aimer souffrir. »
Non, ma propre définition du bonheur, c’est plutôt de savourer chaque instant, au présent, en toute liberté et insouciance, sans s’en remettre à une hypothétique éternité compensatoire, ainsi que le suggéraient, entre autres, saint Augustin ou Pascal.
Il semblerait qu’il y ait autant de définitions du bonheur que d’homme !
Chaque écrivain en témoigne à sa façon, à l’exemple d’Alphonse Karr, qui écrivit : « Peut-être le bonheur n’est-il qu’un contraste, mais il y a une foule de petits bonheurs qui suffisent pour parfumer la vie. »
Tandis que pour les philosophes ou les théologiens, deux professions (de foi) qui se sont particulièrement penchées sur la haute question métaphysique du bonheur – l’une des principales qu’ils aient eu toujours à cœur d’étudier – le bonheur est dans la philosophie pour les premiers et dans Dieu pour les seconds.
Le bonheur, en effet, est l’un des thèmes privilégiés des philosophes, depuis les anciens Grecs : Socrate, Platon, Epicure, Aristote… jusqu’à Kant, Spinoza, Diderot, Descartes, Montaigne, Voltaire ou Alain…
Tous, pensent, peu ou prou, à l’égal de Cicéron que : «La philosophie fera en sorte que celui qui aura obéi à ses lois aura toujours des armes contre la fortune, qu’il trouvera en lui-même tous les secours nécessaires à la vie heureuse, de manière à être toujours heureux.»
Tandis que pour les prophètes et les théologiens, le bonheur, qui chez eux tourne à la béatitude, ne saurait être jamais au monde qui nous a vus naître, notre passage sur terre nous servant uniquement à gagner ou à mériter le bonheur éternel, après notre mort !
Que l’on croit au ciel ou que l’on n’y croit pas, est-ce la raison pour laquelle Saint-Just s’est cru autorisé à déclamer, en conclusion du rapport présenté à la Convention au nom du Comité de Salut Public le 3 mars 1794 : « Le bonheur est une idée neuve en Europe » ?
En réalité, on peut considérer que l’idée du bonheur seulement comme salut spirituel promis dans l’au-delà a progressivement cédé la place au 18è siècle à une nouvelle définition d’un bonheur accessible ici-bas, fondée sur la redécouverte du plaisir, des plaisirs. Mais cela, les auteurs anciens, tel Homère, et tant d’autres à la suite, ne nous l’avaient-ils pas déjà dit, bien avant l’apparition des trois religions monothéistes et ensuite jusques et y compris avant la Révolution française ?
De fait, le bonheur apparaît rarement comme élément central d’une œuvre littéraire. Toutefois sa présence peut être repérée dans les romans et récits à travers trois thèmes récurrents : la joie de vivre (qui relève du sentiment d’un bonheur existentiel), les lieux du bonheur (le jardin, l’île, l’enfance comme autant de paradis perdus et retrouvés), et la relation fusionnelle avec l’autre (la passion amoureuse ou l’amitié).
Aussi, partant à la chasse aux réminiscences de lectures afin de réaliser cette anthologie, il ne m’a pas toujours été facile de distinguer entre les livres qui traitent directement du bonheur et ceux qui m’en ont fourni à leur seule lecture mais qui n’en parlent jamais !
Et puis il m’a fallu également déjouer les pièges des auteurs qui affirment ne pas croire au bonheur, mais dont tout dans leurs écrits témoignent du contraire. Ceux aussi dont le féroce ascétisme bascule parfois dans l’hédonisme le plus échevelé ! Il suffit seulement pour cela d’un air d’opéra ! Car nombreux sont les écrivains qui pensent que la musique, mieux que la peinture ou la littérature, est le seul art capable d’exprimer l’essence même du bonheur et, par là-même, de nous en donner.
Si, en définitive, il n’y a pas tant de livres que cela sur le sujet, est-ce en vertu du fait que les « bons sentiments » ne font pas souvent de la bonne littérature ? Stendhal, véritable écrivain du bonheur, avoue, pour sa part, qu’il n’en parle pratiquement jamais, de peur de le voir s’enfuir.
Tant et si bien que pour la plupart des romanciers, dont la lecture des œuvres nous donne tant de plaisir, le bonheur, c’est comme pour l’amour, ils n’en parlent pas mais ils le font faire à leurs personnages et ils en tissent chacune de leurs phrases. Il y a aussi des écrivains du bonheur triste ou nostalgique, enfants perdus, désenchantés et lucides, comme Françoise Sagan, entrée prématurément en littérature avec Bonjour tristesse ou Michel Houellebecq, devenu le chantre du consumérisme absolu en lieu et place du vide idéologique sidéral offert désormais par le monde occidental contemporain. Et leurs chants n’en sont pas les moins beaux, ni les moins drôles. Ils peuvent même être parfois empreints d’une certaine sagesse, ainsi qu’en témoigne cet extrait de lettre que la Marquise de Sévigné adressa jadis à sa fille adorée, Madame de Grignan : « Les uns poursuivent le bonheur, les autres le créent. Quand la vie te présente mille raisons de pleurer, montre lui que tu as mille raisons pour sourire.»
Ainsi, nous ne doutons pas qu’à travers ces pages, évoquant autant de petits ou grands bonheurs de philosophes et d’écrivains, le lecteur pourra y trouver avantageusement le sien !
Jacques Barozzi

closer dit: 10 février 2026 à 15h44

« Et soudain Laura Pausini est apparue dans le stade milanais de San Siro, belle comme une Italienne, puissante par la voix et l’envoûtante présence, symbole de son pays, dont elle interpréta magistralement l’hymne national comme sans doute jamais personne ne le fit, avant qu’un chœur de femmes ne prît le relais pour achever l’Inno di Mameli au cœur du village alpin de Cortina d’Ampezzo. Pendant ce temps-là, les Corazzieri, cuirassiers italiens, hissèrent le drapeau italien avec une solennelle lenteur.

Harmonieux
Le temps s’est alors arrêté, le cours tumultueux d’un monde en capilotade aussi. On se mit à frissonner, à avoir la larme au coin de l’œil et à espérer. Canova fut ressuscité en même temps que son œuvre séraphique prenant vie sous nos yeux ; des colonnes de mannequins mirent la mode à l’honneur dans la ville qui est un de ses berceaux et rendirent par la même occasion hommage à Giorgio Armani, récemment décédé ; Mariah Carey nous fit voler avec sa reprise de Nel blu dipinto di blu de Domenico Modugno ; le ténor Andrea Bocelli interpréta superbement Nessun Dorma, comme le fit Luciano Pavarotti il y a vingt ans lors des Jeux de Turin. L’Harmonie était le thème majeur de la cérémonie, loin du chaos, du désordre, du wokisme.

Evidemment, tout le monde a repensé alors avec douleur à l’obscénité sur Seine de la cérémonie des Jeux Olympiques de Paris………. » (Causeur)

Merveilleuse l’Italie de Giorgia!

D. dit: 10 février 2026 à 15h53

Tandis que pour les prophètes et les théologiens, le bonheur, qui chez eux tourne à la béatitude, ne saurait être jamais au monde qui nous a vus naître, notre passage sur terre nous servant uniquement à gagner ou à mériter le bonheur éternel, après notre mort !

Quel tissus d’inepties…c’en est même risible, du niveau d’un mauvais devoir de philosophie d’un lycéen de Première. C’est vraiment n’avoir rien compris à la mystique chrétienne. Comment un éditeur peut-il accepter de publier ça ?
Franchement Jazzi, tu aurais dû te cantonner à tes guides touristiques.

J J-J dit: 10 février 2026 à 15h58

Merci jzmn (15.19)
anéfé, vous ne perdez jamais le nord, même dans votre propre éloge de la paresse restant tout de même conditionné par un certain travail intellectuel vous « rapportant » peu, certes, ce dont je ne doute point, sur le plan matériel, mais pas mal sur le paln de la gratification symbolique.
Il faut bien continuer à faire sa réclame et ce n’est pas moi qui vous le reprocherais… Cela n’annule évidemment pas l’intérêt du contenu, d’autant que là, vous offrez à l’RDL des fragments à titre gratuit, méprisant par avance les « reproches » qu’on a pu ou pourra vous en faire. Vous dites vous efforcer au bonheur, et sans doute êtes-vous heureux, dans la conservation de votre place sociale, dans votre corps et votre tête. Comme nous nous y efforçons tous icite, avec peut-être un peu plus de difficultés (ou de facilités ?). Disons juste qu’il y a des déterminismes héréditaires et sociaux qui pèsent plus ou moins sur les épaules des un.es que des autres. C’est ainsi, mais à quoi bon nier qu’ils existent, ou du moins les relativiser à votre exmemple, et laisser entendre qu’on aurait tous.tes la même aptitude à « décider » de vouloir et pouvoir s’en émanciper… Où serait alors l’écume de la bonne « littérature » durable ?… si c’était vraiment le cas de l’ensemble des êtres humains dela planète perpétuellement enchantés par la poursuite du plaisir de leurs passions joyeuses ? Bàv,

D. dit: 10 février 2026 à 15h59

avantageusement qu’il a osé écrire.
Je suis partagé entre l’indignation et le fou-rire. Choisissons le fou-rire, pour ne pas faire trop de peine à notre Jazzi 😄

puck dit: 10 février 2026 à 16h00

les JO d’hiver sans les russes ça n’a absolument aucun intérêt.
les meilleurs patineurs sont russes, les meilleurs hockeyeurs sont russes, pareil pour le biathlon.

pareil pour mon sport préféré, le plus beau de tous les sports : le curling.

puck dit: 10 février 2026 à 16h03

jazzman à quand un « goût de la Russie » ?

si tu veux on peut l’écrire à 4 mains.

si la Russie c’est trop grand on pourrait écrire « le goût des stations de métro de Moscou »

puck dit: 10 février 2026 à 16h04

« niveau d’un mauvais devoir de philosophie d’un lycéen de Première »

la philo c’est terminal, en première c’est français.

puck dit: 10 février 2026 à 16h07

« je n’aurais jamais pu dire, comme le génial Woody Allen : « La seule façon d’être heureux c’est d’aimer souffrir. » »

alors là ! moi qui ai lu les échanges entre Epstein et Woody Allen je confirme.

d’ailleurs s’ils aimaient torturer des gamines c’était pour qu’elles soient heureuses.

comme elles ne comprennent rien au bonheur maintenant elles portent plainte les débiles.

D. dit: 10 février 2026 à 16h08

La Marquise de Sévigné embarquée dans le même rafiot que Sagan et Houllebecq… putain… mais comment on peut oser faire ça ?

puck dit: 10 février 2026 à 16h11

« Jamais je ne mettrais un seul centime dans une oeuvre barozzienne de ce genre. »

ton pb D. c’est que t’es pas assez coopératif sur ce blog.
essaie une fois dans ta vie d’avoir un esprit positif !
limite je me demande ce que tu viens faire ici.

prends exemple sur 3j nom d’une pipe !

D. désolé pour ce juron à force de lire les mails d’Epstein ça m’a échappé…

puck dit: 10 février 2026 à 16h15

« Oui tu as raison, Puck. »

bien sûr que j’ai raison : les JO d’hiver sans les russes ça n’a aucun intérêt.

le truc le plus casse burne des occidentaux c’est leurs sanctions.

ça leur donne une impression de puissance et de dominer le monde alors qu’ils ne dominent même plus leur propre pays.

puck dit: 10 février 2026 à 16h18

c’est à cause des sanctions que les occidentaux ne veulent pas qu’on contredise leur narratif.

parce que s’ils ont tort ils n’ont aucune raison de sanctionner.

en fait si on voulait être logiques c’est les russes qui devraient nous sanctionner.

d’ailleurs à ce rythme dans 10 ans c’est les chinois, les russes et les iraniens qui sanctionneront les pays occidentaux.

puck dit: 10 février 2026 à 16h19

les américains viennent encore de créer une famine à Cuba…

qu’est-ce qu’ils ont dans la tête à vouloir emmerder les cubains qui étaient tranquilles chez eux.

Donna Ricaud-Veyre dit: 10 février 2026 à 16h22

Je relis et relis le joli texte de Monsieur Jiazi et le trouve très divertissant, Monsieur Dé. Je n’imaginais pas ce matin que la journée me donnerait un tel bonheur.

D. dit: 10 février 2026 à 16h30

n’en déplaise aux jaloux, méchants et imbéciles

Arf. Tous ceux qui sont pas d’accords, c’est des méchants et des gros bêtes qui font rien que être jaloux de moi.

D. dit: 10 février 2026 à 16h34

Tandis que pour les philosophes ou les théologiens, deux professions (de foi) qui se sont particulièrement penchées sur la haute question métaphysique du bonheur – l’une des principales qu’ils aient eu toujours à cœur d’étudier – le bonheur est dans la philosophie pour les premiers et dans Dieu pour les seconds.

🤣

D. dit: 10 février 2026 à 16h56

On apprend aussi qu’Homère, né au viiième siècle avant Jésus-Christ, a précédé le Judaïsme.

et alii dit: 10 février 2026 à 16h59

ayany
t ausitot pensé à RMODEAI? JE VOULAIS le partager azvrc l’espoir d’en faire des heureux:mo, opinipon est asez partagée:
Les conditions du bonheur chez Jean-Jacques Rousseau [article]
sem-link Bernard Gagnebin
Revue d’Histoire et de Philosophie religieuses

D. dit: 10 février 2026 à 17h23

À aucun moment le mot malheur n’est écrit. C’est curieux. Il s’agit pourtant de l’heur qui n’est pas bon.

Jean Langoncet dit: 10 février 2026 à 17h49

@Closer, Aucun lien.

Merci aux archivistes de l’école des chartes ; notamment : extrait de « Kicking Against the Pricks »:
Une reprise du VU qui sonne aussi naturelle aux oreilles de l’erdelien authentique, que le goût de la culture des oliviers sonne faux dans les slogans criminels des colons suprémacistes de Cisjordanie occupée
https://youtu.be/9gYxW0B8_Gg?si=mi_-dK9fW3-gYXLK

Vaste programme que « All Tomorrow’s Parties » pour ceux se voient déjà festoyer à Gaza-riviera (quand Ubu aura aimanté tous ces minus, Musk fera un prix de gros pour satelliser cette camarilla finissante, sans assurance de retour sur terre)

J J-J dit: 10 février 2026 à 18h18

@ n’avoir rien compris à la mystique chrétienne (chez les erdéliens authentiques)
—-
Je pense qu’on va bientôt venir nous l’expliquer, jzmn, via la directrice de conscience DRV.
Mais comme dirait MC, je n’en ai guère d’espoir : iels « n’argumentent » jamais, se contentant tout au plus de dénigrer chaque authentique erdélien.ne au fur et à mesure de la moindre contradiction émise, en plaçant LE bon mot kitu, jamais une insulte diffamatoire, un simple constat tout au plus.
Ce soir, d’ailleurs, on mangera une endive au boudin. Oui, c’est bon, le boudin farci aux endives marinées avec un brin de sauce philipopotarde.
Tchin !

Jean Langoncet dit: 10 février 2026 à 18h25

Space X entre dans la danse de ce cul de basse fosse
Duel au sommet annoncé : les sondes voyager I et II sont plutôt bien pourvues en teneur humaine ; bonne soirée aux désaxés et aux zombies

Jazzi dit: 10 février 2026 à 18h28

« Il semblerait qu’il y ait autant de définitions du bonheur que d’homme ! »

C’est quoi pour toi, D. ?

puck dit: 10 février 2026 à 18h35

« Epstein/Rothschild : les liens obscurs révélés ! – Guy de la Fortelle »

tu vois madame, le problème de ton lien c’est que ce type a l’air d’être un vrai raciste d’extrême droite.

sur une chaîne YT alternative qu’il faudrait voir de plus près ce que c’est..

sauf qu’en attendant c’est le genre de lien que perso je ne diffuserais pas trop autour de moi.

c’est bien là qu’est le fond du problème : à force de dissimuler les choses les vrais médias ne font que pourrir la situation !

donner raison à des conspirationnistes c’est la pire chose qui puisse arriver dans une démocratie !

juste parce que les médias n’ont jamais voulu faire leur boulot ! pour étouffer les affaires du genre non ça il ne faut pas en parler, Jack Lang c’était un ministre, en plus un socialiste.

et maintenant les tweets de Dieudonné font 5 millions de vues ! quand il fait son émission en direct sur X sur Epstein il a 500 mille personnes qui y assistent !

du coup la police perquisitionne chez X : au lie de perquisitionner chez Lang ces crétin perquisitionnent chez X !!

voilà encore un truc qui va donner du grain à moudre à des mal intentionnés !

avec toujours comme point de départ l’omerta médiatique !

avec soit le déni (Lang ah bon ? non on était au courant) ou soit la désinformation (Epstein célérusses)

J J-J dit: 10 février 2026 à 18h36

Lu (p. 138) et médité ceci, après la sieste rallongée du jour, grapace à la pluie incessante : « Le moment Trump, au sens large, celui que nous traversons aujourd’hui, est un moment de vérité. Pour une raison simple : Trump est un menteur, mais un menteur honnête. Il sait qu’il ment et il sait qu’on sait qu’il ment. Il ne s’en cache pas, la transparence est absolue. Trump nous ressemble. Le président de l’Occident est à l’image -vile et veule- de sa politique. De la nôtre, donc. Maintenant, nous ne pouvons plus feindre de l’ignorer et c’est presque une bonne chose. L’impérialisme, le racisme, le sexisme, le climatoscepticisme, le classisme, le spécisme, le bellicisme, le colonialisme -dans toute leur brutalité crasse-, la négation de l’histoire et la pluvérisation du droit internantional s’exhibent au grand jour et avec fierté. Tout cela préexistait à Trump -c’est une grande spécialité européano-américaine depuis bien longtemps. Mais Trump a cette vertu de le montrer avec brio, de l’incarner avec insolence. Tout en lui le crie, le hurle, le transpoire et le vomit : il n’y a que du rapport de domination. Nous le savions. Mais maintenant nous le voyons. Trump n’est pas un accident de l’histoire, il est la concrétion visible de nos passions sales ».

Vous avez lu et pensé la même chose, les erdélien.nes authentiques, non ?

Jazzi dit: 10 février 2026 à 18h36

RAY VENTURA

Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ?


Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux?

Qu’est-ce qu’on attend pour faire la fête?

Y’a des violettes
Tant qu’on en veut

Y’a des raisins, des rouges, des blancs, des bleus,

Les papillons s’en vont par deux

Et le mille-pattes met ses chaussettes,

Les alouettes

Se font des aveux,

Qu’est-ce qu’on attend

Qu’est-ce qu’on attend

Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux?


Quand le bonheur passe près de vous,
Il faut savoir en profiter

Quand pour soi, on a tous les atouts,

On n’a pas le droit d’hésiter

Cueillons toutes les roses du chemin,

Pourquoi tout remettre à demain

Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux?


Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux?

Qu’est-ce qu’on attend pour faire la fête?

Les maisonnettes

Ouvrent les yeux,

Et la radio chante un petit air radieux,

Le ciel a mis son complet bleu

Et le rosier met sa rosette

C’est notre fête

Puisqu’on est deux.

Qu’est-ce qu’on attend?

Oh dis!

Qu’est-ce qu’on attend?

Oh oui!

Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux?


Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux?

Qu’est-ce qu’on attend pour perdre la tête?

La route est prête

Le ciel est bleu

Y’a des chansons dans le piano à queue…

Il y a de l’espoir dans tous les yeux

Y’a des sourires dans chaque fossette

L’amour nous guette

C’est merveilleux

Qu’est-ce qu’on attend

Qu’est-ce qu’on attend

Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux?

(Paroles : André Hornez, musique : Paul Misraki, 1937


)

puck dit: 10 février 2026 à 18h39

d’un côté on peut comprendre que les gens en ont marre de la complaisance de tous ces médias sauf qu’il faudra en payer le prix !

y aura-t-il une prise de conscience des journalistes suite à cette affaire ?

ils vont forcément s’apercevoir qu’ils ont poussé le bouchon trop loin juste pour faire plaisir à des gens comme carlito qui ne veulent pas entendre parler de ces choses-là…

J J-J dit: 10 février 2026 à 18h42

(Oups/ grâce – pulvérisation – international -transpire – (ç’aurait été dommage de ne pas rectifier les propos de ce brave citoyen)…

puck dit: 10 février 2026 à 18h43

et pour ceux qui croyaient encore en l’objectivité de wikipédia : Epstein refilait 90 mille dollar par mois à un type pour qu’il nettoie et embellisse sa page wiki !

on peut lire des mails à ce sujet des mails ahurissants qui vont avoir pour conséquence qu’en plus de ne plus avoir confiance de ce qu’ils lisent dans le journaux, les gens ne croiront plus ce qu’ils lisent sur wiki.

pourquoi les russes iraient s’emmerder à pourrir l’occident alors qiu’on en est très bien capable de le faire nous-mêmes !

J J-J dit: 10 février 2026 à 18h47

Personne n’a jamais fait plaisir à carlito, hormis le puncht qui préfère travestir la réalité plutôt que de se confronter à son propre plaisir de complotiste qui a tout compris de vertus des contre poisons à user contre tous les opiomanes des peuples enfumés. Tchin, 18.39.
(*** Combien vous a-t-on payé de la journée pour avoir tant cliqué à la place des journalistes ayant pognon sur rue ?).

puck dit: 10 février 2026 à 18h49

« Trump est un menteur »

juste par curiosité qui ose écrire ça ?

un des démocrates américains qui voulaient convaincre les gens que Biden avait toute sa tête ?

ou alors un qui disait qu’il y avait des armes de destruction massive en Irak ?

s’il y a un mot que plus personne ne peut utiliser aux US c’est bien le mot « menteur ».

les US sont l’empire du mensonge quel que soit le président !

si au moins Trump n’utilise pas des mensonges pour lancer de nouvelles guerres…

encore qu’il a déjà kidnappé un président sur un mensonge (narcotrafiquant).

puck dit: 10 février 2026 à 18h51

carlito parce que nous sommes sur un site dédié à la lecture et aux livres du coup je m’interroge sur l’esprit critique de nos lecteurs c’est tout.

sinon t’es déjà bourré ?

puck dit: 10 février 2026 à 18h56

carlito calme toi je t’en veux pas, c’est juste que j’ai les boules parce que mon excellent ouvrage « comment je suis devenu conspirationniste » je vois plus trop l’intérêt de le sortir maintenant.

je veux dire c’est trop tard : Massie m’a tué.

à 6 mois près j’étais bon.

imagine un ouvrage fort bien documenté de 600 pages s’intitulant « comment je suis devenu complotiste » sortir en janvier 2026 !

puck dit: 10 février 2026 à 19h05

mais c’est là que tu vois que j’ai du flair.

je te gonfle depuis combien de temps de cet ouvrage parfaitement documenté ayant pour titre « comment je suis devenu conspirationniste » ?

je te gonfle avec depuis au moins 2 ans !

tu sais c’est quoi ? c’est mon flair ! j’ai toujours eu du flair pour pressentir les choses, l’immobilier, les bitcoins, l’or, le conspirationnisme…

même Biden qui avait dit début 2022 que les russes allaient intervenir en Ukraine perso je l’avais deviner dès 2014 quand les types de Galicie ont commencé à bombarder des russes j’ai su que ça plairait pas à Poutine : qu’on bombarde des russes c’est une chose mais que ce soit fait pas des putains de polonais de Galicie et de Volonye avec leurs tatouages de waffen SS sérieux là ça pouvait pas passer, du coup quand j’ai vu que tous nos journalistes étaient étonnés c’est là que je me suis dit j’ai du flair, après j’ai vu que c’était du bluff et qu’ils faisaient juste semblants d’être étonnés mais c’est pas grave j’ai quand même du flair carlito.

puck dit: 10 février 2026 à 19h11

les frontières de l’Ukraine ont été tracées par des soviétiques qui devaient forcer sur la vodka parce que mettre la Galicie dans l’Ukraine soit ils étaient totalement idiots soit ils étaient complètement bourrés.

on a les mêmes problèmes en Afrique avec le Congo et autres… et des guerres interminables.

juste parce que des types ont pas mis les frontières au bon endroit.

c’est ballot non carlito ?

D. dit: 10 février 2026 à 19h14

Le bonheur se comprend aisément lorsque le malheur arrive. Il existe un malheur éternel: succomber aux séductions du Diable.

Jazzi dit: 10 février 2026 à 19h56

C’est un peu court, D.
C’est du niveau de la vieille mademoiselle Buffet, qui nous faisait le catéchisme dans mon enfance !

Alfred dit: 10 février 2026 à 20h06

Entre les séductions du DIABLE et les injonctions d’un quelconque dieu, j’ai, depuis longtemps, fait mon choix.
Loin de toute foi.

D. dit: 10 février 2026 à 20h23

C’est la vérité, Jazzi. Je ne peux pas la dissimuler.
Quant à Alfred, c’est un suppot du Malin.

D. dit: 10 février 2026 à 20h30

Ecoute, Puck, on parle de choses très importantes. Alord tes démocrates et ton FBI, tu te les ranges juste 1/4 d’heure dans ton casier, tu vas faire le tour du pâté de maison, tu reviens et tu pourras alors les ressortir. D’ac ?

closer dit: 10 février 2026 à 20h36

Puisque nous parlions d’Hamlet, je vais vous en apprendre une bien bonne:

Page 1174 du Journal de Lewis Carroll, édition de La Pléiade, je lis ceci:

« Suis allé en compagnie de Holiday au Drury Lane, voir Savini jouer Hamlet en italien…Certains morceaux…étaient superbes. Ophélie bien distribuée… »

Le 7 juillet 1875, on jouait à Londres Hamlet en italien!!! Je suis persuadé que ni notre agrégé, ni notre italien n’en avait la moindre idée.

Renato, connaissez vous ce Savini ?

renato dit: 10 février 2026 à 20h39

Rions-en… autant que possible…

« Si Jésus avait voulu que l’Amérique parle espagnol et que le spectacle de la mi-temps du Super Bowl soit en langue étrangère, il n’aurait pas écrit la Bible en anglais. »

Kristi Noaim, Secrétaire à la Sécurité intérieure

closer dit: 10 février 2026 à 20h44

Il s’agit des « Oeuvres » de Lewis Carroll publiées dans La Pléiade.
Un type absolument fascinant, qui passait des mathématiques niveau Cambridge à Alice ou au Snark, en passant par la photographie qu’il pratiquait intensément.

Soleil vert dit: 10 février 2026 à 20h55

et alii dit: 10 février 2026 à 18h46
Fernand RAYNAUD interprète le sketch « Heureux ! » 1966 #dldléditions

Hello et alii :Je préfère cette version où il compare une pensée de Blaise Pascal et une reflexion attribuée (?) à Einstein … sur le Temps

https://www.youtube.com/watch?v=j72k0mK1Nws

renato dit: 10 février 2026 à 21h10

Savini est un restaurant milanais où, parfois, j’allais déjeuner avec mon père. J’y vais toujours, mais moins souvent.

Je ne sais rien sur l’acteur du XIXe. Par contre, j’ai connu Luigi Savini, le déclamateur du Manifeste futuriste (pseudonyme : Ruggero Marchi). Je l’ai vu dans « Pères et fils » de Monicelli, ainsi que dans « Le Veuf » de Dino Risi.

J J-J dit: 10 février 2026 à 21h14

au fond, t’es pas un si mauvais bougr, keupu ?… J’aimerais bien voir ta tronche de not’vivant pour vérifier si elle correspond à mon flair… T’es p’tête tjrs resté du côté des gauchiss’ un peu perdus. Dommage si t’aurais été plus sérieux pour publier ton book au lieu de remplir les encadrés de passoul et ferrailler avec des connards de carlitos, t’aurais pu ganger le gros lot et me le dédicacer. Au fait, t’as rin dit sur le réquisitoire gratiné de Paul sur ton copain « Dosto »… Avoue qu’il n’y est pas allé de main morte sur la biog du bonhomme. Et lui au moins @ St Malo hors les murs, l’a été capab’ de comprendre pourquoi Bayle n’avait pas aimé le bled, que ça l’a pas emp^ché… C’est un gars qui « s’identifie » pas forcément, tu wois, quand il adule…
C’est pkoi je l’aime trop bien, ce mec là. Se la pète pas trp, comme rôz… Elle, elle est primaire, erratique et généreuse… On prend son journal comme il vient, de la nuit ou du matin. On l’aime ou on l’aîme pas… Elle y fait passer plein de messages en apparence foutraques mais ultra personnels, si tu les prends un par un sans pincettes, tu vois comment ça marche et tu ne prends que ce qui fait tilt. Et à chaque fois, il y a un déclic dans ses affirmations, dénis, douleurs, joies, résilience, historicité, distances, empathie, soleil et pluies, amitiés, voyages, traumatismes indépassables à dépasser, indignations, attachements et répulsions, amours et amitiés, gens obscurs et ses généreuses fidélités littéraires. Ses doubles et triples vies passées et à venir. Voilà une femme superbement généreuse avec sa mère et son stock de vies et de rencontres vibrantes. Elle trouve toujours le meilleur en chacun, un espoir, même si, d’abord elle dit NON et qu’elle veut pas en démordre. Je voudrais pas qu’elle change, vu qu’elle est tunique.

et alii dit: 11 février 2026 à 6h09

C’est un petit bonheur que j’avais ramassé
Il était tout en pleurs sur le bord d’un fossé
Quand il m’a vu passer, il s’est mis à crier
« Monsieur ramassez-moi, chez vous emmenez-moi »
« Mes frères m’ont oublié, je suis tombé, je suis malade »
« Si vous n’me cueillez point, je vais mourir quelle balade »
« Je me ferai petit, tendre et soumis, je vous le jure »
« Monsieur, je vous en prie, délivrez-moi de ma torture »
J’ai pris le petit bonheur l’ai mis sous mes haillons
J’ai dit, « faut pas qu’il meure, viens-t’en dans ma maison »
Alors le petit bonheur a fait sa guérison
Sur le bord de mon cœur y avait une chanson
Mes jours, mes nuits, mes deuils, mes peines, mon mal, tout fut oublié
Ma vie de désœuvré j’avais l’dégoût d’la recommencer
Quand il pleuvait dehors ou qu’mes amis m’faisaient des peines
J’prenais mon petit bonheur et j’lui disais, « c’est toi ma reine »
Mon bonheur a fleuri, il a fait des bourgeons
C’était le paradis, ça s’voyait sur mon front
Or un matin joli que j’sifflais ce refrain
Mon bonheur est parti sans me donner la main
J’eu beau le supplier, le cajoler, lui faire des scènes
Lui montrer le grand trou qu’il me faisait au fond du cœur
Il s’en allait toujours la tête haute sans joie, sans haine
Comme s’il ne pouvait plus voir le soleil dans ma demeure
J’ai bien pensé mourir de chagrin et d’ennui
J’avais cessé de rire, c’était toujours la nuit
Il me restait l’oubli, il me restait l’mépris
Enfin que j’me suis dit, il me reste la vie

JC..... dit: 11 février 2026 à 6h17

« Il existe un malheur éternel: succomber aux séductions du Diable. » (D)

Malheur encore plus éternel : se soumettre au Dieu farceur et impuissant….

Chaloux dit: 11 février 2026 à 7h52

Oublié de dire que la page citée par la Gigi est d’une rare vacuité. Il semble que « l’après-sieste » soit pour certains un second sommeil, « « lecture » comprise. Un peu d’opium pour ce TDC.

et alii dit: 11 février 2026 à 8h30

Béatitudes
Le mot traditionnellement traduit en français par « béni » ou « heureux » est dans l’original grec « μακαριος » dont une traduction pleinement littérale serait : « qui possède une joie intérieure incapable d’être affectée par les circonstances qui l’entourent. » wiki

D. dit: 11 février 2026 à 9h08

Je me demande ce que l’on peut bi.en manger à Milan en dehors des pizze, dds escalopes et des pâtes. Tout ça est déjà très bien, je n’ai rien contre.

D. dit: 11 février 2026 à 9h16

La seule fois de ma vie que j’ai été à Milan -parce que j’y ai été, parfaitement- c’était à la gare, endroit typique mais déprimant. J’y ai justement mangé un bout de pizza très passable. Ce n’est peut-être pas rigoureusement représentatif de la gastronomie milanaise.

D. dit: 11 février 2026 à 9h20

À l’époque, on m’aurait prévenu qu’on y faisait des endives, j’en aurais demandé, cela va de soi.

honneur de blog dit: 11 février 2026 à 9h21

Lu sur facebook :

 » L’affaire Epstein oblige à dépasser la logique du scandale isolé pour regarder la cohérence d’un milieu. Ce que les enquêtes de la presse internationale ont mis au jour, ce sont des usages répétés de l’art contemporain comme espace de respectabilité, de circulation financière et de recyclage symbolique, notamment sous couvert de soutien à la jeunesse artistique. Dans ce cadre, certaines trajectoires, certaines alliances et certains prolongements géographiques apparaissent moins comme des anomalies que comme les éléments d’un même paysage.
La structure artistique fondée par la fille de Jack Lang avec Jeffrey Epstein, officiellement destinée à soutenir et promouvoir de jeunes artistes français, européens et africains, s’inscrit pleinement dans cette logique. Mediapart a révélé que Caroline Lang aurait « fondé en 2016 avec Jeffrey Epstein une société offshore ». Le Monde a évoqué la société Prytanee LLC, en mentionnant des flux financiers et un objet lié à l’acquisition d’œuvres. The Times, dans son édition du 4 février 2026, affirme que cette entité, enregistrée aux îles Vierges américaines et financée entièrement par Epstein, aurait été conçue pour l’achat et la promotion d’œuvres de jeunes artistes, et qu’elle n’aurait pas été déclarée au fisc français. Ces éléments, attribués et publics, dessinent un modèle précis : celui d’un soutien artistique adossé à des montages opaques et à des capitaux aujourd’hui lourdement compromis.
Ce modèle ne surgit pas dans le vide. Il entre en résonance avec le rapport ancien de la famille Lang au monde de l’art, à ses réseaux d’influence et à ses prolongements internationaux. Les liens de Jack Lang avec Pierre Bergé et Yves Saint Laurent, y compris leurs séjours et soirées à Marrakech, sont désormais bien connus et documentés. Ils témoignent d’un entre-soi où pouvoir politique, grandes fortunes et art contemporain se confondaient dans un même espace mondain, protégé par le prestige culturel.
Le Maroc occupe ici une place centrale. Depuis des années, le paysage artistique marocain accueille, légitime et prolonge des figures clés du pouvoir culturel français. Jack Lang y est un visiteur régulier, notamment dans certaines galeries de Marrakech pleinement intégrées aux circuits internationaux. J’ai moi-même travaillé à la galerie MCC, fondée par Fatima Zahra Bennani Bennis, un lieu qu’il fréquentait souvent. Là encore, il ne s’agit pas d’incriminer un espace ou une personne, mais de constater une continuité relationnelle et symbolique entre les sphères culturelles françaises et marocaines.
Cette continuité se manifeste également au niveau institutionnel, à travers des figures comme Mehdi Qotbi, directeur général de la Fondation nationale des musées du Maroc, acteur central de la structuration muséale et artistique du pays, et interlocuteur privilégié des réseaux culturels français. Ce maillage dense entre galeries privées, institutions publiques, fondations et figures politiques dessine un écosystème où les questions éthiques liées aux financements, aux proximités et aux silences sont rarement posées.
Dans ce contexte, la structure artistique montée avec Epstein apparaît comme l’extension logique d’un rapport ancien à l’art : un art conçu comme espace de prestige, de circulation d’influence et de neutralisation éthique. Le discours sur la promotion des jeunes artistes fonctionne alors comme un écran, rarement interrogé, presque jamais contrôlé, alors même que les montages financiers et les alliances sociales auraient dû alerter.
Le réseau de l’art contemporain entre la France et le Maroc soulève ainsi des questions éthiques majeures qu’il devient impossible d’éluder. L’affaire Epstein ne condamne pas mécaniquement des individus, mais elle révèle un système de connivences, de silences et de recyclage symbolique où la culture sert trop souvent d’alibi. Continuer à détourner le regard au nom du prestige culturel, c’est accepter que l’art demeure un refuge commode pour ce que la politique et l’argent ne veulent plus assumer à visage découvert. »

Jazzi dit: 11 février 2026 à 9h48

« Époque d’Hadrien. Musée du Vatican. »

Oui, mais a t-on D. mangeant une endive, renato ?

Phil dit: 11 février 2026 à 10h02

Hadrien
Irascible souffrant à la fin de sa vie, fait exécuter plusieurs sénateurs. Un gay à poigne, pas souvenir de ce que dit la grande Marguerite de cet épisode sanguinaire dans son considérable Femina.
Hamlet or Epstein, that is the question

honneur de blog dit: 11 février 2026 à 10h32

La modernité technologique menace-t-elle la science ?
Décroiscience, Préface de Pascal Engel :

 » Dans son livre Malscience (2016), Nicolas Chevassus-au-Louis dressait un portrait lucide des fraudes et des escroqueries de la recherche scientifique contemporaine, montrant que ces dérives, loin d’être de simples accidents, sont constitutives de la manière dont la science est désormais pratiquée. Décroiscience, qui est la suite logique de cette analyse, va plus loin en proposant un véritable programme de ralentissement de la production scientifique contemporaine, que l’auteur associe à un programme de décroissance économique. Selon lui, les deux vont de pair : l’enquête scientifique se heurte aux mêmes limites que celles auxquelles se heurte la planète.
Depuis le rapport Meadows en 1972, les alertes sur la catastrophe climatique qui nous attend se sont multipliées, au point qu’une « collapsologie », aux accents plus ou moins apocalyptiques, s’est imposée comme un genre. Dans les années 1970, le grand mathématicien Alexandre Grothendieck associait son mot d’ordre d’abandon de la recherche au refus du financement de la science par des programmes militaires. Chevassus-au-Louis retrace ces épisodes et nous donne une analyse éclairante des manières dont cette résistance aux puissances conjuguées de la malscience et de la méséconomie peut être renouvelée aujourd’hui, à un moment où, nous dit-il, elles « marchent au désastre ».
Jusqu’à la moitié du siècle dernier régnait une conception de la recherche scientifique qui nous apparaît aujourd’hui irénique : la science est une entreprise collective visant la connaissance objective, menée par des individus voués à la recherche de la vérité, capables de se reconnaître mutuellement comme des pairs et mettant en commun leurs travaux, pratiquant vis-à-vis de leurs résultats un scepticisme « organisé » et au service d’un État supposé impartial et bienveillant (comme M. Schutz, dans la pièce éponyme, pouvait se rengorger d’avoir abrité le laboratoire de Pierre et Marie Curie et d’obtenir les palmes académiques).
Il n’aura échappé à personne que, depuis longtemps, et bien avant les batailles sur le rôle des physiciens dans la naissance de la bombe atomique, les finalités de la science pouvaient être détournées au service de causes qui lui sont étrangères : la production économique et militaire. Mais ces causes sont-elles vraiment étrangères à la poursuite de la connaissance scientifique ? Certes, la recherche sur des notions mathématiques aussi complexes que les quaternions n’a, a priori, rien à voir avec l’industrie militaire, mais comme le disait jadis Yves Lacoste, la géographie sert d’abord à faire la guerre, et personne ne niera que la physique ait autant maille à partir avec la structure de l’atome et des bombes qu’avec celle des confins bien lointains de l’univers.
Depuis des lustres, on sait que, même si la science a pour but la connaissance de la vérité, cette connaissance repose sur des conditions pratiques et politiques, et que les vérités qu’elle découvre peuvent être employées à des fins qui conduisent autant au bien humain qu’à des maux tels qu’on puisse regretter d’avoir poursuivi ces vérités. Ici, il ne s’agit pas de dénoncer des savants ou des États qui emploient à leur profit le savoir scientifique mais le régime normal de la science qui vise à accroître le bien dans nos sociétés. Or cette science normale, non seulement dysfonctionne, mais contribue à la crise environnementale, comme le montre Chevassus-au-Louis.
Son livre retrace la manière dont se met en place, dès les années 1960, un système économico-scientifique qui commence, dans un premier temps, par mettre la science au service du développement économique en insérant systématiquement les universités et les organismes de recherche dans le programme de croissance européenne et dans la technoscience. Dans un second temps, ce système s’étend à l’organisation de la recherche elle-même, qui adopte les méthodes du management et de l’économie de marché : benchmarking, branding et mesure des performances ; compétition accrue entre les équipes ; mise en place d’un système de publication et de bibliométrie qui transpose les critères économiques de production et de consommation à la recherche ; soumission des chercheurs à des contrôles et évaluations qui, selon l’expression du sociologue Yves Gingras, transforment l’unité de connaissance (ce que savent les savants) en unité comptable, la rendant de ce fait monnayable, aussi bien en termes de crédits et de ressources pour les laboratoires qu’en termes des unités classiques de grandeur des savants (prestige, honneurs, prix, carrières et salaires). Ainsi, les connaissances elles-mêmes devenant désormais mesurables et susceptibles de participer à un marché qui ne cède en rien dans ses mécanismes à ceux des biens de consommation et des services. C’est tout juste si on n’évalue pas les laboratoires comme les restaurants.
Rien de nouveau, dira-t-on : depuis longtemps les universitaires de tous les pays n’ont-ils pas été habitués au publish or perish ? Mais cette maxime, qui choquait encore les fonctionnaires français de jadis quand elle ne concernait que les promotions et montées en grade, en est venue à s’étendre à l’ensemble des activités scientifiques : financements de projets de recherche et de thèses de doctorat, créations de postes, achats de matériel, etc. Non seulement l’État a transféré aux universités et organismes de recherche ses pouvoirs de direction, mais il les a soumis au management économique, celui des éditeurs scientifiques, des entreprises privées et des lobbys. La multiplication des revues et des publications, l’instauration d’un marché du savoir scientifique rendu possible par l’ère Internet et la numérisation des revues ont produit, au sein d’un monde universitaire traditionnellement régi par des relations de confiance et des hiérarchies quasi féodales, un univers de grands et de petits entrepreneurs en science et en technologie, avides de conquérir leur place sur le marché ou de la conforter, d’autant plus agressifs que les recherches sont proches des objectifs de la technoscience et des technologies. Les revues ne pourraient pas proliférer si la politique scientifique contemporaine n’était pas tout entière tournée vers l’allongement des listes de publications, le nombre de citations étant devenu synonyme de l’« excellence » et la clef de l’accès aux crédits et aux financements – le système de l’évaluation lui-même étant entièrement régi par ces critères quantitatifs.
L’ancien régime de la science raisonnait en termes de valeur des connaissances et des individus qui les portaient. Le nouveau régime ne parle qu’en termes d’évaluation chiffrée. Les comités chargés de cette sacro-sainte évaluation considèrent à peu près exclusivement le nombre des articles, le classement des revues (lui-même établi en termes numériques) et le « facteur d’impact » du chercheur, quantité difficile à apprécier qui ne mesure pas seulement le lectorat et les citations mais aussi la capacité des écrits à être jugés selon des critères économiques et sociaux. Tout comme des marques de voiture ou de vêtements ont leurs hauts et leurs bas en bourse, les équipes de chercheurs peuvent avoir le vent en poupe ou décliner. Et quoi qu’il arrive, ils seront classés.
Récemment, le ministère français de la Recherche a lancé l’initiative des key labs, destinée à distinguer certains laboratoires bien notés, qui recevront plus de crédits. Les autres seront voués à vivoter ou à fermer. Rien n’est plus valorisé que d’être un leader dans son domaine, d’avoir prononcé des keynote lectures, d’être un PI (principal investigator) à la tête d’un projet très bien financé. Ce système marche-t-il bien ? On peut en douter. Une institution, le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES), est chargée d’opérer ces classements. Elle délègue des groupes d’évaluateurs, supposés experts, qui passent en revue la production scientifique d’un laboratoire mais ne lisent pas les productions individuelles des chercheurs et comptent simplement les productions selon les critères bibliométriques. Comme si cette institution avait conscience de la fragilité de ses avis, elle ne donne aucune note chiffrée, se contentant de recommandations et de signalements des points faibles ou forts en fonction du fameux facteur d’impact, sans jamais juger le fond. La même comédie évaluative se produit quand il s’agit de recruter des collègues. Le système de l’expertise était supposé garantir l’objectivité de ces choix, mais il est souvent défectueux ou biaisé : faute de temps, les articles et productions scientifiques ne sont pas ou peu évalués ; et les agences, faute d’experts disponibles, passent le relais à d’autres referees moins compétents. Toutes ces dérives sont à la fois amplifiées et rendues possibles du fait que la publication se fait sur Internet, ce qui autorise nombre de revues et d’éditeurs à pratiquer l’open access payant, supposé diffuser mieux les résultats, mais qui introduit des inégalités évidentes entre les universités riches et pauvres. Les étudiants en font les frais, car les financements de postdocs se raréfient et les jeunes chercheurs sont obligés de s’expatrier, tout comme souvent leurs aînés – on cocoricote ainsi sur nos prix Nobel sans voir que, souvent, ils travaillent dans des labos allemands ou américains.
Personne ne s’étonnera qu’un tel système dysfonctionne et engendre des comportements qui vont de la fripouillerie (s’arranger pour ne pas citer ses collègues afin qu’ils ne soient pas mis en valeur, ou au contraire ne citer que ses amis et affidés) au plagiat et à la fraude à plus ou moins grande échelle (republier plusieurs fois le même article avec quelques changements mineurs, inonder le marché de fausses citations de ses travaux III, publier dans des revues « prédatrices » qui promettent, moyennant finance, des publications rapides et nombreuses) ; voire à la pure et simple corruption (truquer ses résultats, créer un système vénal de rétributions, comme en Chine, où les chercheurs publiant dans des revues à haut facteur reçoivent des primes ou des augmentations de salaire) ou à l’imposture (comme les cas de pseudo-clonage).
Nous riions jadis de l’article de Georges Perec, « Experimental demonstration of the tomatotopic organisation in the soprano (Cantatrix sopranica L.) », qui moquait le baragouin scientifique. Et nous nous réjouissions du canular d’Alan Sokal et de ses continuateurs, dont sont victimes des revues pseudo-scientifiques qui acceptent n’importe quoi. Mais aujourd’hui nous rions jaune parce qu’il est difficile, non seulement de distinguer le vrai du faux, mais aussi la bonne de la mauvaise science. Pire : la mauvaise science elle-même réussit bien. Grâce aux réseaux sociaux, les chercheurs peuvent s’autopromouvoir, dominer un marché, passer par-dessus la reconnaissance des pairs. Dans certaines disciplines « molles » – mais cela ne peut-il arriver dans les sciences dures ? –, les thésards ont vite compris qu’en manœuvrant bien ils peuvent faire des carrières plus rapides que leurs directeurs de thèse, et les mettre sur la touche par une meilleure maîtrise des outils de communication. Nous sommes tous familiers du succès d’entrepreneurs en science et en science prétendue, qui collectionnent les crédits de recherche et les succès médiatiques sans que la valeur des recherches soit au rendez-vous. Tout le monde le déplore mais personne ne cherche à se déprendre de ce système car le coût serait trop grand : quiconque ne respecte pas ces règles courra le risque d’être simplement exclu.
Le pire n’est peut-être pas seulement cette organisation marchande de la recherche, qu’on pourrait dans une certaine mesure tolérer si elle produisait des travaux originaux. Mais elle produit le plus souvent des écrits répétitifs dans lesquels il est plus important de suivre des modes que d’inventer. La science doit se plier à l’impératif catégorique de la technique : l’innovation. Dans les sciences sociales et humaines, des programmes et des travaux qui ne se conforment pas à l’autre impératif – l’interdisciplinarité – sont impitoyablement rejetés par les agences délivrant des crédits. On fait donc semblant d’innover et d’être interdisciplinaire. Les productions de ce système ne risquent pas seulement la surproduction et la déflation, elles sont aussi grises et ternes, racontant souvent la même chose, même quand elles se parent des couleurs de la nouveauté. Le savoir n’est plus seulement menacé par l’invasion de la mesure, mais dans sa nature même, c’est-à-dire dans son contenu, ses théories et ses modes de justification : autrement dit c’est la vérité scientifique elle-même qui se trouve affectée.
À sa description sans concession du système inflationniste de la science contemporaine, Chevassus-au-Louis associe un programme de décroissance – qui appelle notamment à limiter les usages de l’énergie dans les activités scientifiques et les émissions de gaz à effet de serre – à réduire le rythme et la quantité des publications, les achats de matériel, les voyages en avion pour aller à des colloques. Il souligne que des mesures comme les moratoires sur certaines recherches ont peu d’effet, mais il montre aussi que certaines interdictions, en biologie et en médecine, sont efficaces. Il demande une meilleure régulation de la recherche, et non pas son abandon, comme jadis Grothendieck et les chercheurs du début des années 1970 qui préféraient aller élever des chèvres en Haute-Provence. Il propose une planification raisonnable des recherches selon les domaines, par le biais d’interdictions, comme en virologie, rejoignant les alertes lancées, depuis les soupçons de fuite du virus du Covid d’un laboratoire chinois, et sur l’intelligence artificielle par ses inventeurs mêmes.
On pourrait renchérir sur les mesures proposées. Comme établir des quotas sur le nombre d’articles publiés par an, de colloques internationaux où l’on se rend, et renoncer au classement des revues. Mais aussi refuser les conditions imposées par les grands éditeurs scientifiques, notamment en refusant l’évaluation bénévole de travaux des « pairs » et de passer sous les fourches caudines de soi-disant experts aux compétences souvent douteuses – par exemple en révélant publiquement la légèreté de leurs rapports « anonymes ».
Il me semble surtout que la décroiscience pourrait venir, non pas seulement de la diminution de l’empreinte carbone des sciences, mais d’une réforme radicale de son organisation. La croissance des universités dès les années 1960 les a conduites à consacrer une part accrue de leur budget à l’administration, au point que, souvent, cette dernière dépasse le coût des salaires d’enseignant. Il faudra bien expliquer un paradoxe : comment se fait-il qu’il y ait toujours plus de postes administratifs et de contraintes imposées par ceux qui les occupent alors qu’on demande aux universitaires d’assurer toujours plus de charges administratives ? Est-ce parce que, dans leur sagesse, les autorités de la recherche et de l’enseignement supérieur ne veulent pas que les enseignants-chercheurs fassent plus de recherche et donc cessent de contribuer au bilan carbone ? Et ce n’est pas revenir à un état paléolithique de l’université que préférer des formats d’échange scientifique comme le séminaire plutôt que de multiplier les e-mails et les réunions par vidéo – qui eux aussi contribuent au bilan carbone.
Enfin, la décroiscience pourrait passer par la suppression du statut de chercheur à vie (statut quasiment absent hors de France) et l’obligation pour les chercheurs de faire une part d’enseignement universitaire. D’autant plus à une époque où l’État est obligé de dépenser sans cesse plus d’heures complémentaires et de recruter plus de travailleurs précaires.
L’argument qui justifie ces mesures a minima de ce qu’on pourrait appeler du « décrescendisme » ressemble à celui que des philosophes comme Peter Singer donnent pour satisfaire à ce qu’ils appellent l’« altruisme effectif » : donner progressivement une partie de ses revenus à des œuvres de charité ou à des causes favorisant le bien humain (ou, dans la version de Singer, le bien animal) en vue d’améliorer, même par petites touches, le bien commun. Le cadre moral dans lequel s’inscrit cette éthique est l’utilitarisme : maximiser le bonheur du plus grand nombre.
Si l’on se lance dans ces arguments utilitaristes, on peut aller plus loin encore que Chevassus-au-Louis. Les utilitaristes du « long terme » – comme Derek Parfit et William MacAskill – soutiennent que nous devons, non seulement agir pour le bénéfice proche de l’humanité, mais aussi pour les générations futures, éventuellement très lointaines. Mais cette exigence d’inspiration utilitariste débouche sur ce que Parfit appelle une « conclusion répugnante » : « Pour toute population d’au moins dix milliards d’habitants, ayant tous une très haute qualité de vie, il est possible d’imaginer une population beaucoup plus nombreuse, dont l’existence – toutes choses égales par ailleurs – serait meilleure même si elle n’était composée que d’individus dont la vie vaut tout juste la peine d’être vécue. » Beaucoup d’entre nous refuseraient un accroissement de la population humaine qui conduirait à ce résultat. Si McAskill (dont Elon Musk est un disciple) accepte la « conclusion répugnante », et si Parfit doute qu’on puisse y échapper, je gage que les décrescendistes en économie et en sciences refusent aussi cette « conclusion répugnante ». Mais peut-on assurer le bien-être de la population mondiale, même restreinte, si on ralentit la recherche scientifique ? Une décroissance raisonnable est préférable, mais qu’est-ce qu’une décroissance ou une décroiscience raisonnable ?
Que veut dire « ralentir la recherche » ? La réorienter ou supprimer certaines de ses orientations ? Mais l’un comme l’autre suppose qu’on ait quelque idée de ce qu’est l’éthique de la recherche en général. La recherche scientifique est, par définition, la recherche de la vérité, quelle qu’elle soit et où qu’elle soit, sans préjuger ce qu’on trouvera. La vérité est le but intrinsèque de la science. Mais rechercher une vérité qu’on aurait déjà acceptée comme telle, c’est pratiquer ce que C. S. Peirce appelait le « sham reasoning », le raisonnement de pacotille. C’est aussi la raison pour laquelle les recherches scientifiques qui sont au service d’une fin extérieure – telle que celles de vérités religieuses ou de vérités qui conduiraient à asservir des êtres humains – ne sont pas de véritables recherches scientifiques. C’est pourquoi certaines fondations religieuses – telles que la Templeton Foundation, qui finance des projets de recherche en quête de conclusions créationnistes au sujet de l’univers –, et certains programmes d’État — comme la « science » nazie sur la race – ne relèvent pas de la recherche scientifique, quand bien même certaines de leurs étapes en empruntent les méthodes. Cela n’empêche pas une recherche scientifique désintéressée et intègre de pouvoir être utilisée à de telles fins extrinsèques, et c’est pourquoi il vaut mieux que certaines recherches et certaines technologies n’échappent pas au contrôle démocratique.
Enfin, ne dit-on pas aussi que la science a pour but le bonheur humain ? Cherche-t-on donc la vérité en vue du bonheur ? Si c’était le cas, il est clair que la marche actuelle de la science, si l’on suit la démonstration qui fonde l’appel de ce livre à la décroiscience, ne conduit pas à ce but. Mais si la vérité est la valeur intrinsèque de la recherche scientifique, elle ne peut pas plus être au service du bonheur que du malheur humain. En effet, sauf à soutenir que le vrai, c’est l’utile, selon la doctrine pragmatiste la plus radicale, la recherche de la vérité n’est pas la recherche du bien humain, même si elle peut être un instrument en vue de cette fin. En revanche, on peut bien constater que telle ou telle recherche peut avoir des effets bénéfiques ou pas, et l’argumentaire de Chevassus-au-Louis vise à minimiser l’effet indésirable par excellence : la catastrophe climatique. Il accepte certaines des interdictions qu’on a tenté d’imposer à la recherche – biologique et médicale notamment – et l’idée que ralentir la recherche impliquerait de sélectionner certains sujets plutôt que d’autres. Mais ces arguments ne sont-ils pas en contradiction avec l’idée que la vérité, quelle qu’elle soit, est le but de la recherche ? Il est pourtant évident que n’importe quelle recherche sur quelque sujet que ce soit ne peut servir cet objectif. Il suffit de se souvenir de la visite par Gulliver de l’académie de Lagado, où les savants, allant au bout de ce principe, cherchent à extraire des rayons de soleil des concombres ou faire revenir les excréments humains à leur état initial d’aliments. D’un autre côté, si l’on autorisait, voire encourageait ce genre de recherches, la science ralentirait très vite – et même courrait le risque de précipiter les pays qui se livreraient à la recherche sur n’importe quoi à la ruine.
L’argument le plus fort en faveur de la décroiscience est celui que propose Chevassus-au-Louis dans sa description de l’organisation de la science contemporaine, transformée en marché capitaliste, où les financements vont aux équipes et aux individus capables d’incarner l’« excellence » sans que la certification de celle-ci repose sur le savoir véritable. C’est cette piste-là qui me semblerait la plus propre à séparer le bon grain, la science vertueuse, de l’ivraie, la malscience. Malheureusement, tout comme la diminution de l’empreinte carbone de la science, cette piste sera longue et difficile.
Même ceux qui, comme le présent préfacier, ne souscrivent pas au programme de décroissance économique – et encore moins dans ses versions irrationalistes ou écologiques radicales, comme celle de Val Plumwood, qu’un crocodile n’a pas découragée, –, seront prêts à reconnaître que le livre de Chevassus-au-Louis avance un diagnostic juste, historiquement informé et des propositions raisonnables pour repenser l’organisation contemporaine de la recherche. En fait, même s’il n’y avait pas de dérèglement climatique et de réchauffement de la planète, ses arguments en faveur de la décroiscience resteraient excellents. Et peut-être devra-t-on dire dans quelques années qu’ils étaient aussi pertinents que le rapport Meadows en son temps.  »
Pascal Engel, préface. In « Décroiscience »

honneur de blog dit: 11 février 2026 à 10h35

Oui, mais qui parle, hdb ? (Jazzi).

Un haut fonctionnaire de la culture au Maroc (il parle de lui-même dans le texte…).
On peut retrouver son nom sur l’article cité sur fb…
Désolé de l’avoir chuinté involontairement.

renato dit: 11 février 2026 à 10h38

« Après Shakespeare, c’est Emily Brontë que l’on assassine ! »

Les gens qui ne savent pas lire l’écriture cursive ne peuvent produire que du kitsch : obsessions, Il y le kitsch poétique qu’il faudra résoudre, personnages cult & kitsch qui errent dans les pages confidentielles de la presse branchée, anti-climax ; incapables d’une simple déclaration de poétique ou, politique, mais largement dépendant d’opinions éculées et de là à tomber dans la mythologie et à développer un récit biscornu, le pas est court, facile et presque inévitable.

Jeanne-Aymarde dit: 11 février 2026 à 10h42

Honneur de Blog : Le problême des chercheurs (je suis chercheuse), c’est qu’on les paye à chercher, non pas à trouver. Trouver est assez mal vu dans la Recherche, qui porte donc très bien son nom.

D. D.T. dit: 11 février 2026 à 10h43

@ SV – Damascio avait il emprunté « la horde des contrevents » aux « Hauts de Hurlevent » ?

renato dit: 11 février 2026 à 10h52

Pour mémoire : « Le kitsch est un processus social d’inflation de l’activité esthétique dans la société de consommation de masse ; il implique une dégradation de l’œuvre d’art par la répétition multiple et donne naissance à des formes artistiques secondaires, dépourvues d’authenticité, mais qui satisfont néanmoins un besoin humain. »

J J-J dit: 11 février 2026 à 12h03

@ HDB, merci d’avoir CC la préface de P. Engel au bouquin de Chevassus-Au-Louis (sur la décroiscience)… Il introduit un débat passionnant qui me préoccupe et me soucie depuis le rapport Meadow de 72 qui se demandait : « les ressources de la planète étant finies, comment peut-on diable imaginer une croissance sans fin ? ».
Pascal Engel discute avec bienveillance de la démarche courageuse de ce journaliste de Mediapart, les yeux rivés sur la catastrophe. Dans son intention d’en minimiser ou en différer la survenue, il estime son diagnostic « bien informé », ses arguments en faveur de la décroiscience « raisonnables ». Mais il diverge personnellement sur
l’idée que cette « décroiscience » devrait aller de pair ou s’inscrire dans un mouvement plus large de « décroissance économique ». Au fond, P. Engel ne sait pas s’il y aura nécessairement « collapse » à court terme (il n’en est apparemment pas convaincu), alors il préfère botter en touche.

Je suis très troublé de la parenté de la préface d’Engel avec les propos d’Aurélien Barrau. DEn effet, dans son émouvant hommage à Grothendieck, l’astrophysicien de Grenoble dresse le même constat accablant des effets pervers de la compétitivité instaurée dans le monde de la recherche en « sciences dures ». Barrau ne « philosophe pas » comme Engel. C’est un militant qui n’entend pas laisser la découverte scientifique aux « mains des propagandistes politiques de la compétition scientifique ».

***Et quitte à citer, comme HDB, un extrait de son propos, voici un très utile parallèle sur l’expérimentation des « labels d’excellence » départageant les key labs des autres labos
(see prochain post).

rose dit: 11 février 2026 à 12h05

Honneur de blog
Lu votre premier long com sur Epstein.
Lu hier en médiathèque un très lon g article détaillé dans Le Point.
Sur ce que vous cité, lu deux fois, au pluriel, silences.
Anéantissant.
Que cela va t-il devenir ?
Pensée particulière et horrifiée pour Ghislaine Maxwell qui demande la grâce présidentielle.

rose dit: 11 février 2026 à 12h06

Et alii

Une pensée vive pour le courage qui vous anime dans votre sevrage tabagique. Quelle entreprise !

closer dit: 11 février 2026 à 12h07

Pour ceux qui ne veulent pas s’emmerder à lire le texte de déshonneur de blog, voici un résumé fait par Le Chat:

Résumé en une page : La « décroiscience » selon Nicolas Chevassus-au-Louis

« 1. Constat : la science en crise
Nicolas Chevassus-au-Louis, dans Décroiscience (suite de Malscience, 2016), analyse la dégradation de la recherche scientifique contemporaine. Selon lui, les dérives (fraudes, surproduction, course aux publications, évaluation quantitative) ne sont pas des accidents, mais le résultat d’un système où la science est soumise aux logiques du capitalisme et de la croissance économique. La science, autrefois perçue comme une quête désintéressée de vérité, est devenue un marché où prévalent compétition, benchmarking, et bibliométrie, transformant les chercheurs en « entrepreneurs » et les connaissances en « unités comptables ».

2. Causes et mécanismes

Marchandisation : Les universités et laboratoires adoptent les méthodes du management (évaluation chiffrée, classement des revues, facteur d’impact), réduisant la valeur des connaissances à leur rentabilité.
Publier ou périr : La pression à publier engendre surproduction, plagiat, revues « prédatrices », et corruption (primes liées aux publications en Chine, par exemple).
Dérives éthiques : La course à l’innovation et à l’interdisciplinarité conduit à des recherches répétitives, parfois inutiles, voire dangereuses (ex. : virologie, IA).
Impact environnemental : La science contribue à la crise climatique (voyages, énergie, matériel, etc.).

3. Proposition : la « décroiscience »
Chevassus-au-Louis appelle à un ralentissement organisé de la production scientifique, inspiré par la décroissance économique. Ses propositions :

Réduire : nombre de publications, voyages, achats de matériel, émissions de CO₂.
Réguler : interdire certaines recherches (ex. : virologie), instaurer des quotas, supprimer les classements de revues.
Réformer : limiter l’administration universitaire, privilégier les séminaires aux réunions virtuelles, supprimer le statut de chercheur à vie, obliger les chercheurs à enseigner.
Démocratiser : contrôler les orientations de la recherche pour éviter les dérives (militaires, industrielles, etc.).

4. Enjeux philosophiques et éthiques

Vérité vs utilité : La science doit-elle chercher la vérité pour elle-même, ou servir le bien humain ? Chevassus-au-Louis défend une science vertueuse, mais reconnaît la nécessité de sélectionner les sujets de recherche pour éviter les excès.
Critique du système : Le cœur du problème est la transformation de la science en marché, où l’« excellence » se mesure à l’aune de critères économiques, non scientifiques.

5. Conclusion : un diagnostic partagé, des solutions controversées
Même ceux qui rejettent la décroissance économique reconnaissent la pertinence du diagnostic : la science actuelle, soumise aux logiques de profit et de croissance, perd de vue sa mission première. La « décroiscience » propose une voie pour retrouver une science plus intègre, sobre, et respectueuse des limites planétaires.

Question pour aller plus loin : Comment concilier la nécessité de ralentir la recherche avec l’urgence de trouver des solutions aux crises climatiques et sanitaires ? »

ça suffit largement, non?

puck dit: 11 février 2026 à 12h11

« La recherche scientifique est, par définition, la recherche de la vérité, quelle qu’elle soit et où qu’elle soit, sans préjuger ce qu’on trouvera. La vérité est le but intrinsèque de la science. »

la vérité est le but de la recherche scientifique ?
encore un illuminé de l’arrière monde…

le mec il s’imagine que les recherches qui ont amené à la machine à vapeur, les vaccins, la bombe atomique, les antibiotiques, l’informatique etc… leur but était de trouver la vérité ?

il ferait mieux de lire Thomas Kuhn : la recherche de la vérité n’a absolument jamais été une finalité pour la recherche scientifique !

puck dit: 11 février 2026 à 12h12

@ »un système où la science est soumise aux logiques du capitalisme »

cloclo t’en as pas marre de citer des bolcheviques ?

puck dit: 11 février 2026 à 12h15

« la « décroiscience » »

mot utilisé quand on n’ose pas dire qu’on a plus de pognon pour financer la recherche.

parce qu’en Inde, en Chine, en Russie etc… la décroiscience ils connaissant pas trop ce mot.

puck dit: 11 février 2026 à 12h18

comme « décarbonation » : mot utilisé pour dire qu’on peut pas réindustrialiser la France.
du coup on préfère dire qu’on réduit notre empreinte carbone.

puck dit: 11 février 2026 à 12h23

« J J-J dit: 10 février 2026 à 21h14

au fond, t’es pas un si mauvais bougr, keupu ?… »

ça c’est le moment où carlito dépasse les 3g d’alcool juste avant de s’effondre sur son lit ou parterre.

c’est sûr carlito qu’on est tous des frères…

puck dit: 11 février 2026 à 12h25

marrent de voir la place de la culture chez Epstein.

comme s’il avait compris que l’argument culture permettait le mieux de couvrir ses activités pédocriminelles.

puck dit: 11 février 2026 à 12h31

j’adore nos journalistes qui s’étonnent que l’affaire Epstein c’est un truc qui énerve le peuple.

je sais pas quelles études il faut faire pour être journalistes mais les mecs ils ont pas inventé l’eau chaude.

en fait c’est juste un problème anthropologique : l’humain ne supporte pas qu’on s’en prenne à ses jeunes mammifères femelles parce que tout son avenir repose sur elles.

chui sûr que c’est pareil avec les autres mammifères.

du coup voir que leurs élites s’attaquent aux jeunes filles forcément ça leur fout les boules.

puck dit: 11 février 2026 à 12h34

en plus c’est sûr que les pédocriminels ils vont pas s’en prendre à des joueurs de rugby : vu qu’ils sont lâches ils s’en prennent aux plus faibles.

la lâcheté des élites c’est aussi un truc qui fout les boules aux peuples.

les mecs ils préfèrent Napoléon sur sur cheval blanc qui sonne la charge en premier, mais des gens qui s’attaquent aux plus faibles ça donne juste envie de les guillotiner…

D. dit: 11 février 2026 à 12h35

Pour ceux qui ne voudraient pas s’ennuyer avec le texte de Closer, voici son résumé :

Dans Décroiscience, Nicolas Chevassus-au-Louis analyse la crise actuelle de la recherche scientifique.
Il soutient que les dérives (fraudes, surproduction, pression à publier) ne sont pas accidentelles, mais structurelles.
La science est désormais soumise aux logiques du capitalisme et de la croissance économique.
Elle fonctionne comme un marché fondé sur la compétition, le benchmarking et la bibliométrie.
Les chercheurs deviennent des « entrepreneurs » et les savoirs des « unités comptables ».
La marchandisation impose des évaluations chiffrées et des classements de revues.
Le principe du « publier ou périr » favorise plagiat, revues prédatrices et corruption.
La course à l’innovation entraîne des recherches répétitives ou risquées (IA, virologie).
La production scientifique contribue aussi à la crise environnementale.
Pour y répondre, l’auteur propose la « décroiscience », inspirée de la décroissance économique.
Il suggère de réduire publications, voyages et émissions de CO₂.
Il propose de réguler certaines recherches et de supprimer les classements de revues.
Il appelle à réformer l’université et à démocratiser les orientations scientifiques.
Au plan éthique, il interroge la finalité de la science : vérité ou utilité sociale.
Son diagnostic est largement partagé, mais ses solutions demeurent controversées.

rose dit: 11 février 2026 à 12h46

// fait également entre les démarches de Aurélien Barrau et celles de Pascal Engel.

Et remarque assassine sur la compétence parfois aléatoire des « vérificateurs.»

J J-J dit: 11 février 2026 à 13h19

@ qui ne veulent pas s’emmerder à lire le texte de déshonneur de blog (cluster, 12.07)

Vous êtes vraiment un enfoiré !…, Faut dire que honneur du blog, c’est pas un pseudo très heureux, je reconnais, mais voilà que Sasseur n’a pas trouvé mieux. Elle serait en sevrage tabagique, la nôtre ? Moi, j’aime lire l’intégralité des copiers-collés (CC) et prendre mes notes sur mon bloc de papier à côté, pour rebondir à bon escient.
***Pas besoin de chat’bot’s pour me résumer les contes de Perrault.

Donna Ricaud-Veyre dit: 11 février 2026 à 13h49

Dans Décroiscience, Nicolas Chevassus-au-Louis analyse la crise actuelle de la recherche scientifique.
Il affirme que les dérives (fraudes, surproduction, pression à publier) sont structurelles et liées aux logiques du capitalisme.
La science fonctionne désormais comme un marché fondé sur la compétition et les classements.
Le principe du « publier ou périr » favorise plagiat, revues prédatrices et recherches risquées.
Face à cela, il propose la « décroiscience » : réduire la production, réguler certaines recherches et repenser la finalité sociale de la science. C’est tout, il n’y a pas besoin d’en dire davantage.

puck dit: 11 février 2026 à 14h00

« Au plan éthique, il interroge la finalité de la science : vérité ou utilité sociale. »

la notion de « sanction » éclaire l’éthique scientifique.

exemple au hasard : en Iran une personne atteinte d’un cancer ne peut pas se soigner à cause des sanctions.

et là on peut en interroger la finalité.

closer dit: 11 février 2026 à 14h32

Vexé comme un pou le JJJ! Le résumé de madame Haricot pourrait presque suffire. Le problème est que la banalité du propos noyée sous la verbosité apparaît tout à coup!

Jazzi dit: 11 février 2026 à 14h48

Un enseignant « de gôche » à demandé a ses élèves combien d’entre eux étaient des fans de Jean luc Melenchon.
Ne sachant pas vraiment ce qu’est un fan de Melenchon, mais voulant être aimés de l’enseignant, tous les enfants ont levé la main, à l’exception de Julien.
L’enseignant à demandé à Julien:
« Pourquoi as-tu décidé d’être différent … encore une fois ? »
Julien à répondu:
« Parce que je ne suis pas un fan de Melenchon »
Le professeur à demandé:
« Pourquoi n’es-tu pas une fan de Melenchon? »
Julien a dit:
« Parce que je suis de droite »
Le professeur lui a alors demandé pourquoi il est de droite.
Julien répondit:
« Et bien, ma mère est de droite et mon père est de droite, alors je suis de droite »
Le professeur, agacé par sa réponse lui demanda:
« Si ta mère était une idiote et ton père un crétin, tu serais quoi ? »
Julien à répondu:
« Un fan de Melenchon ! »

J J-J dit: 11 février 2026 à 14h59

On se demande si Samuel Paty aurait pu se retrouver dans ce portrait du « prof » de « gôche » (humour).

MC dit: 11 février 2026 à 15h05

La compétence, parfois aléatoire , des vérificateurs, on les nomme en Amérique les « blind Readers». Lecteurs Aveugles. Ils interviennent après le congrès et invalident parfois les œuvres de spécialistes. On a souvenir d’un article sur Madame de Murat qui plut à son spécialiste , mais fut écarté car il s’écartait de la doxa actuelle ,,,Décidément, blind Readers leur va très bien .

puck dit: 11 février 2026 à 15h11

« Si ta mère est une idiote et ton père c’est Jack Lang, tu serais quoi ? »
Caroline à répondu:
« Une héritière de Jeffrey Esptein ! »

D. dit: 11 février 2026 à 15h32

ADA LOVELACE AD102

– Taille de puce : 609 mm²
– 76,3 milliards de transistors
– 125,3 millions de transistors au mm²
– gravure : 5 nanomètres
– 144 streaming multiprocessors
– 18432 coeurs CUDA
– 576 TMU et coeurs tenseurs
– 144 coeurs RT
– 18 Mo en cache L1 et 128k par SM
– 96 Mo en cache L2

D. dit: 11 février 2026 à 15h38

Puce utilisée en centre d’intelligence artificielle.
Son nom a éte donné par Nvidia en hommage à Augusta Ada King, Comtesse de Lovelace, passionnée de mathématiques, créatrice du premier programme informatique comportant un algorithme avec boucle conditionnelle, vers 1842 !

J J-J dit: 11 février 2026 à 15h39

SCIENCE SANS CONSCIENCE N’EST QUE…
——-
Laissons à chatGPT le soin de résumer la suite (annoncée à 12.03) si elle est trop longue à lire, -c’est un locigiel mutilant dont je ne dispose pas, fort heureusement-. Suij en effet partagé par le renvoi des erdéliens au bouquin s’ils peuvent se le procurer (p. 97-98) et/ou par le (dé)plaisir d’offrir une lecture intégrale du fragment à tous les autres. Bàv.
—-
« Que faire ? A. G. entend mettre fin aux collaborations avec l’industrie militaire mais aussi « démystifier l’autorité du scientifique » et abattre les rapports héirarchiques dans les laboratoires. Concernant ce dernier point, de loin le plus anecdotique et le plus simple à traiter, nous n’en sommes pas même aux balbutiements. La suppression, par exemple, de la classe des professeurs d’université (ou des directeurs de recherche au CNRS, c’est la même chose) (…) n’a jamais été envisagée. Tout au contraire, les écarts se creusent sans cesse entre les permanents et les non-permanents, entre les scientifiques et les administratifs, entre les titulaires de chaires et les autres, entre le PDG du CNRS et les scientifiques de base, entre les membres de l’IUF et les simples enseignants-chercheurs, les lauréats de l’ERC ou de l’ANR et les pauvres besogneux, entre celles et ceux que la direction nomme les « stars » et les invisibles de la science… Bientôt entre « key labs » et laboratoires lambda ?
Nous sommes passionnés par ces classements factices, toujours arbitraires et parfois injustes. Fiers de leur brutalité. Et conscients de leur caducité. Tout est pensé pour surhiérarchiser et dépoétiser la pratique d’une science qui, à l’exact opposé des souhaits de A. G., s’imbrique de plus en plus avec la machine de guerre économique et hérite des pires schèmes de domination et d’évalauation du monde industriel. La culture de la compétition, opposée à une science prfonde et pérenne, subtile et exploratrice, réenchantée et conviviale, inventive et modeste, émouvante et collaborative, gagne chaque année du terrain et finit par s’imposer comme une évidence. Nous n’avons toujours rien compris ni rien appris. Personne n’est dupe -quel mérite à satisfaire aux indicateus que le système invente lui-même pour promouvoir sa propre gloire ? -, mais chacun cautionne ».
Dans Survivre et Vivre (1971), A. G. avait prophétisé ceci : « la principale ligne de partage politique se trouvera de moins en moins dans la distinction traditionnelle entre la gauche et la droite mais dans les oppositions entre les scientistes tenant du « progrès technologique à tout prix » et leurs adversaires, ceux pour lesquels l’épanouissement de la Vie, dans toute la richesse de sa variété, et non le progrès technologique, a priorité absolue » (p. 100)

Passons à autre chose de moins futile, sans doute, et surtout, ne réfléchissons pas plus loin.
Bàv.
Un coup de gueule un brin salutaire…

puck dit: 11 février 2026 à 15h43

yep comme disait Ludwig Wittgenstine si on peut mesurer une table avec un mètre il faut toujours garder à l’esprit qu’il est aussi possible de mesurer le mètre avec la table.

D. dit: 11 février 2026 à 15h52

Jadis tombée dans l’oubli, Ada Lovelace et ses travaux furent exhumés avec l’avènement de l’informatique. Et c’est en son hommage qu’on a appelé Ada le langage de programmation conçu entre 1977 et 1983 pour le département de la Défense des États-Unis (DoD) par une équipe de CII Honeywell Bull dirigée par le Français Jean Ichbiah. L’idée de choisir le nom Ada est attribuée à Jack Cooper, du Naval Material Command, et remonte au printemps 1979[17].

Ada Lovelace est considérée par les historiens de l’informatique comme la première personne de l’histoire à avoir programmé[18]. On peut voir notamment son portrait sur les hologrammes d’authentification des produits Microsoft[19].

L’entreprise Nvidia a également décidé de nommer sa nouvelle architecture graphique sous le nom d’Ada Lovelace, pour sa nouvelle série de cartes graphiques RTX 4000.

L’astéroïde (232923) Adalovelace porte son nom.

La cryptomonnaie Cardano porte également son nom en hommage, le jeton s’appelle Ada et la plus petite fraction indivisible s’appelle un Lovelace.

L’École polytechnique fédérale de Lausanne baptise place Ada Lovelace la place de l’entrée nord[20] et créée en 2019 par deux étudiantes à Paris, la Ada Tech School se veut une école dédiée à la tech, inclusive et pensée pour les filles.

Son nom a été donné à un bâtiment de l’université Gustave Eiffel à Marne-la-Vallée[21] ainsi qu’à un bâtiment de l’Institut national des sciences appliquées de Lyon[22] et au bâtiment qui accueille le centre Inria de l’université de Lorraine à Villers-lès-Nancy[23].

L’Ada Lovelace Day est un événement annuel organisé le deuxième mardi d’octobre pour célébrer et sensibiliser aux contributions des femmes aux sciences, et notamment en technologie, en ingénierie et en mathématiques[24].

La promotion de diplômés 2024 de l’école d’ingénieur CPE Lyon porte son nom[25].

J J-J dit: 11 février 2026 à 15h52

merci etalii de m’avoir fourni l’occasion d’interroger cette amusante expression qui rend hommage à César flanqué de ses quatre poules qui filent droit depuis qu’il domine le poulailler des 2 folles et des 2 sages : elles ont toutes perdu leur virginité grâce à sa sapience malvole.
« Etre vexé comme un pou »/// : « poul », et non « pou », était le terme utilisé pour désigner le coq. Ainsi, l’expression « être vexé comme un pou » découle d’une confusion entre ces deux termes. En réalité, cette expression fait allusion à l’orgueil supposé du coq, qui est plus enclin à se vexer qu’un simple parasite »./// – Bàv,

D. dit: 11 février 2026 à 16h01

Dites-moi, JJJ. Vos 3 barres à la con qu’on voit /// quinze fois par jour ///….ça veut dire quoi, au juste ? Parce que bon, il n’y a que vous pour faire ça.

puck dit: 11 février 2026 à 16h43

« Jadis tombée dans l’oubli, Ada Lovelace et ses travaux furent exhumés avec l’avènement de l’informatique. »

la science a besoin de contes et de légendes, elle s’en nourrit.
perso j’adore écouter Etienne Klein parler d’Ettore Majorana ou de la façon dont Schrödinger a découvert son principe de dualité, lui il sait romancer la science.
c’est ce qui donne son sens premier à la science.

un discours genre il n’y pas plus la gauche et la droite mais ce qui veulent une science humaniste et les autres qui veulent une science destructrice c’est beau.

Clopine dit: 11 février 2026 à 16h45

Moi, j’aimais bien l’image du pou tellement vexé qu’il en vient à arrêter de fourrager dans les poils pubiens, façon petit garçon (y’en a par ici) tendance morpions.

C’est un voeu pieu.

Jean Langoncet dit: 11 février 2026 à 16h49

Capté en passant

« 16h50
La ministre de l’Agriculture chahutée après avoir évoqué des « algorithmes qui font monter les choses »
La ministre de l’Agriculture Annie Genevard « invite tous les députés, notamment ceux ayant encouragé cette pétition, aux côtés de tous les robots qui ont tourné allègrement, à soutenir la ministre que je suis lorsque je défends l’émergence de solutions alternatives ».

Une déclaration vivement dénoncée par la députée Delphine Batho lors d’un rappel au règlement contre la ministre, qui a « osé mettre en doute la véracité des deux millions de signatures de la pétition pour l’abrogation de la loi Duplomb ». La députée dénonce « un niveau de fake news qui est grave ».

La ministre a répondu ne pas remettre en cause les signatures, mais a souligné les « algorithmes qui font monter les choses ».

Une sortie qui a conduit la présidente de l’Assemblée nationale à réaffirmer que « l’intégralité des signatures » ont été « vérifiées ». « C’est extrêmement contrôlé », assure Yaël Braun-Pivet. »

Clopine dit: 11 février 2026 à 16h59

La vanne de Jazzi a deux ans d’âge sur les réseaux, elle est indigente et la discorde a beau régner en maître entre lui et moi, j’ai comme un petit pincement au coeur à le voir ainsi se repaître de médiocrités. Ca lui prend du temps, en plus, de taper tout ceci, ce genre de conneries insipides… Et il en a de moins en moins devant lui, de temps. Comme nous tous, les erdéliens. ahaha

Chaloux dit: 11 février 2026 à 17h21

Dommage qu’on ne dise pas « vexé comme une bléno », parce que si on me demandait qui est la bléno de la RDL, je gage que je saurais répondre!

Hurkhurkhurk!

puck dit: 11 février 2026 à 17h31

« un niveau de fake news qui est grave ».

elle a raison ! en plus ça alimente le complotisme.

heureusement n France on reste vigilants.

exemple au hasard : à la sortie du film « sound of freedom » on pouvait entendre en novembre 2023 sur France Inter :

« Le sujet traité dans le film, à savoir le trafic sexuel d’enfants, fait écho à la théorie du complot relayé par le mouvement QAnon, selon laquelle les élites mondiales dirigeraient la planète et organiseraient un vaste trafic d’enfants »

https://www.radiofrance.fr/franceinter/sound-of-freedom-le-navet-qui-a-fait-un-carton-chez-les-complotistes-americains-debarque-en-france-2947920

Clopine dit: 11 février 2026 à 17h36

Je pense que si j’étais une pierre (et parfois, mon coeur semble désormais en être une, calcifiée et ne battant plus que parce qu’il ne sait pas faire autre chose), je serais une sorte d’ obsidienne. Il faudrait inventer une pierre noire, moirée cependant, aux arêtes vives, sans vraie valeur sinon être l’ancêtre du miroir, pas un rubis, diamant , pas précieuse quoi,et qui n’a n’a d’autre légitimité que d’être issue, finalement, que d’une violente éruption. Dont elle n’est que l’effet, et pas la cause.

J J-J dit: 11 février 2026 à 18h07

1 @ bléno REAGIT encore ?
2 @ des barres à la con ? ///…/// c’est pour signaler une citation, car souvent on ne voit pas les ouvertures et fermetures des « guillements » dans un extrait de texte qui n’en finit pas. Anéfé on ne peut pas voir apparatre les deux doigts de chasque main remuer pour signaler des quotes… Du genre : /// mais il lui fallait aller là où nul ne pouvait le suivre : « Un travail m’attend maintenant que je suis le seul à pouvoir faire » (p. 284) ///
(nb -> Il s’apprêtait à mourir…, et allait enfin être exaucé de son désir le plus cher : « être délivré de la tyrannie de la pensée » (p. 283)
3 – Il est vrai que, parfois, nous perdons du temps à écrire des vannes pas toujours bien futées. Mais tout le monde mesure-t-il bien ici l’utilité de perdre son temps à intervenir pour rentrer dans le lard des ex-copains qu’on n’aime plus ? Par quoi le vôtre aurait-il été mieux employé. Du tractage électoral pour les municipales de Rennes et alerter la population contre le nouvel amendement du Plomb ?… Tout cela ne sont guère que des traces de poussière insignifiantes à oublier fissa, attestant toutes chez les internautes d’un très grand besoin d’un exutoire au désoeuvrement collectif, dont les causes sont, parmi iels sont toutes profondément différentes. Celles que l’on s’efforce de scruter et de comprendre avec le plus d’objectivité possible, quitte à en essuyer les plâtres. Ce qui n’est pas bien grave, n’est-ce pas, et n’a jamais tué les dépressifs et les déprimés, les victimes et les narco-pédophiles virtuels, que sais-je ? Comme disait …, la « violence symbolique » de la domination de classe, fait toujours moins de mal aux dominés qui la subissent à la réception d’un bon coup de poing inattendu dans leur gueule. Quoique cela soit également discutable, non ?
4 – Armélie de Montchalin Brulardière ?… vaste progamme ! Pouvez-vous vérifier si elle n’aurait pas été impliquée dans les réseaux d’Epstein, vous qui allez 1000 fois plus vite à dévoiler les faits que les journaleux d’investigations à taire ce qu’ils ne découvrent que bien lentement, sans l’IA ?
Bàv,

rose dit: 11 février 2026 à 18h17

Les diamants également sont les effets de violentes éruptions.

Dans le dossier lu hier, il y a des évènements qui remontent à 1990. Une très faible condamnation en 2008. Des jeunes filles mineures enceintes qui avortent successivement. Deux sœurs aux US sont les premières à avoir dénoncé. Une magistrate a eu un blâme pour avoir parlé d’un charnier d’enfants. Un de ceux qui faisait partie du jury a plus tard été compromis dans des fichiers pédocriminels.
Un violoniste ( ? ) a souhaité une année « bonne année décadente » à Epstein.
C’est tentaculaire.

Le sujet est tellement répugnant, que, à part gueuler « Protégez les enfants », je ne vois pas trop comment agir.

JJ-J lu Nessus après tunique.
Phèdre aussi je crois à la nouvelle épouse de Jason, une robe, dans ce cas précis.

Lu le doc. sur l’œil du crocodile : ai supputé que c’était une métaphore.

Bravo poussière pour le sevrage tabagique. Histoire de très grande ampleur.

Clopine dit: 11 février 2026 à 18h19

Finalement, cette Clopine que j’ai créée à force de commentaires mis en ligne ici, eh bien elle est comme une chienne qui s’ébroue au sortir du fil humide et injurieux d’années d’insultes à son égard. J’ai le poil sec, en fait.

renato dit: 11 février 2026 à 18h35

La figure de la victime autoproclamée devient ridicule lorsqu’on la compare aux vraies victimes.

J J-J dit: 11 février 2026 à 18h44

18.19 J’espère que vous dites vrai. Vraiment. Car cela confirmerait ce que j’ai toujours su et dit, que vous alliez vous en sortir bon pied bon oeil… de croc’Odile. J’ai ramassé pas mal d’éclats d’obsidiennes parmi les roches volcaniques d’Islande et m’en suis coupé les doigts en aoput 2015. Depuis, je suis resté de jade… Connaissez-vous ce roman, CT, d’Alain Gerber, sorti en même temps que Fr. Mitterrand préfacé par Soustelle, et bien avant les « Le Clézio » ?
https://www.babelio.com/livres/Gerber-Le-jade-et-lobsidienne/84074
Il m’avait bien intéressé, à une époque où je m’intéressais à pas mal de civilisations exotiques, flamboyantes, cruelles et naufragées. (Et aussi, à Tintin et le temple du soleil).
Bon, je sors pour aller voir la Grazia, malgré la tempête qui menace… Et pour l’instant, je n’ai que 1,8g, et le poil sec, donc tout va bienàv…

puck dit: 11 février 2026 à 18h51

« Le sujet est tellement répugnant, que, à part gueuler « Protégez les enfants », je ne vois pas trop comment agir. »

comme le dit l’explique dit le député démocrate Ro Khanna pour protéger les enfants il faut déjà arrêter de protéger leurs bourreaux.

dans le dossier Epstein il y a un tas de noms qui ont été caviardés : Khanna pose la question qui a surligné ces noms en noirs ? et pourquoi ?

les réponses qu’il a obtenues étaient assez vaseuses du coup il demandé qu’on renvoie tous ces mails sans cacher le noms des gens.

il a pu déjà lire 5 noms de ces criminels qui avaient été dissimulés, il les a cités : il y a des responsables américains et étrangers.

donc voilà ce qu’il demande est simple :
1/ connaitre les noms de ces criminels
2/ les faire comparaitre devant un tribunal pour les juger.

Kahnna dit que c’est le genre de chose simple que le peuple attend d’une démocratie.

donc pour protéger les enfants il faut juste arrêter de protéger les coupables.

le truc bizarre est que cette chose simple nous parait être une montagne infranchissable.

nos sociétés se trouvent à un croisement : soit on fait ce que dit ce congressiste démocrate soit, si ce sentiment d’impunité persiste, nos pays basculeront dans l’extrémisme et la violence.

simple basique.

Jazzi dit: 11 février 2026 à 18h58

Surtout quand la victime est une masochiste inassouvie en quête perpétuelle de (auto) flagellation.

Ce soir dans La Grande Librairie, Augustin Trapenard reçoit Gisèle Pelicot pour parler en exclusivité de ses mémoires « Et la joie de vivre » (Flammarion).

Qui parlait de la marchandisation de la culture et de la science ?

Jazzi dit: 11 février 2026 à 19h06

Merci, HdB.
Un jeune auteur tunisien à recommander à JJJ, pour son travail sur le rêve dans la littérature arabe.

rose dit: 11 février 2026 à 19h27

Il s’agit d’avoir lu Clopine Trouillefou de longues années durant, pour savoir pertinemment qu’elle n’a rien, mais alors rien, d’une masochiste inassouvie.

rose dit: 11 février 2026 à 19h30

Lu Puck à 18h51.
Compris.
Il y a un tel niveau de complicité et de caution les uns avec les autres.

closer dit: 11 février 2026 à 19h40

Je n’ai pas découvert la vanne de JB, mais elle est tellement bonne et tellement vraie que quelqu’un devrait se dévouer chaque jour pour la republier sur la RDL.

rose dit: 11 février 2026 à 19h50

Pas non plus une sadique repue.

Comment le dire ?
Il n’y a pas à revendiquer d’être une victime.
Cf.le choix ultime de Virginia Guiffre.
Les bourreaux existent à cause de leurs complices. Ceux, que j’ai dit il y a qq.jours, qui cautionnent.
C’est dingue, mais c’est comme cela que ça marche.

Jean Langoncet dit: 11 février 2026 à 20h10

Un envoi sur le lien productif entre le télétravail et la fécondité au purgatoire

Jean Langoncet dit: 11 février 2026 à 20h12

Capté en passant

« Le télétravail booste les naissances 🍼 🏘️

Certaines études avaient déjà établi un lien positif entre télétravail et fécondité mais ce nouveau papier de l’économiste Nick B.l.o.o.m, de Stanford University, est le plus sérieux et le plus robuste méthodologiquement que j’ai lu. Il va faire référence.

Voici ce qu’il faut en retenir:

👉 Dans 38 pays étudiés entre 2023 et 2025, on s’apperçoit que le taux de fécondité augmente de 0,32 enfants par femme sur toute la période de procréation quand les deux parents ont recours au télétravail au moins une fois par semaine – par rapport à une situation où ils vont tous les jours au bureau.

👉 Aux États-Unis, cet agencement fait même augmenter le taux de fécondité de 0,45 enfants par femme sur toute la période de procréation. L’effet est moindre, mais reste positif, quand un seul des deux parents fait du télétravail.

👉 L’auteur estime que ce seul effet télétravail explique 8% de la fécondité observée sur 2024 aux Etats-Unis, soit un équivalent de 291 000 naissances.

👉 L’effet est positif et non-négligeable, l’auteur du papier a même déclaré au NYT que le télétravail était « la politique nataliste la plus efficace qui existe ».

👉 L’explication est assez intuitive: le télétravail permet d’éliminer du temps de transport mais aussi de faire baisser les coûts de coordination entre travail et famille. Autrement dit on passe moins de temps dans les transports, plus en famille et… davantage sous la couette!

👉 Ce papier confirme la thèse que je développe dans « Les Balançoires Vides »: dans les pays riches, la natalité baisse moins par choix que par contrainte. Elles sont nombreuses, structurelles, et il faut œuvrer à les lever une à une pour permettre à l’archi-majorité de jeunes qui ont un désir d’enfant(s) de pouvoir le réaliser pleinement. Tous les deltas sont bons à aller chercher!

👉 Ce papier fait aussi écho à ce je répète aux patrons et dans mes conférences: les entreprises ont un rôle à jouer pour influencer nos courbes démographiques! Elles peuvent elles-mêmes agir pour baisser le coût d’opportunité de la parentalité en offrant des berceaux en crèches, des horaires adaptés, des services parentalité, des congés supplémentaires, des bonus naissance, du télé-travail, etc. Plus que des facilités pour parents, ce sont aussi des arguments RH devenus incontournables pour attirer et fidéliser une main d’œuvre jeune en voie de raréfaction. »

D. dit: 11 février 2026 à 20h20

Chez Clopine il y a un besoin de reconnaissance jamais assouvi sur un fond dépressif. Epicétout.

D. dit: 11 février 2026 à 20h23

Alors du coup ça lui fait dire réguliérement des trucs délirants. L’obsidienne (qui a rien demandé sinon qu’on lui foute la paix) en est le parfait exemple.

closer dit: 11 février 2026 à 20h35

Moralité, pendant le temps de soi disant « télé travail », les gens font autre chose que travailler! J’espère qu’ils pensent à fermer l’écran.

rose dit: 11 février 2026 à 20h49

Ce qui pourrait être intéressant, ce serait de savoir pourquoi vous avez, vous, un morceau d’obsidienne ?

rose dit: 11 février 2026 à 21h00

Personnellement, j’ai souri à la blague de Toto et ses parents.
Moins à la décadence et pas du tout à j’en grille une pour vous.
Personnellement, cela ne fonctionnait pas comme cela chez moi.
C’était marqué en terme d’opposition et en sautant une génération. Désolée hein : les plus cons votaient à droite et les plus intelligents à gauche. Mais j’ai souri quand même au petit qui fait comme papa et maman. L’a pas vu Gourou.

Merci pour Catherine Poulain. Pas seulement bergère, mais aussi marin. Et elle écrit.

rose dit: 11 février 2026 à 21h02

C’est bien de baiser pendant le télé-travail, avec une personne adulte et consentante. Moi, j’approuve.

Jazzi dit: 11 février 2026 à 21h06

rose, ça fait des lustres que je conseille à Clopine de ne cesser de tendre des verges pour se faire battre, en vain !
Voyez cet article d’il y a sept ans.
C’était la canicule et vous même aviez annoncé votre départ définitif du blog, non sans quelques propos désagréable pour Passou.

extrait :

Clopine dit: 1 juillet 2019 à 8h01
Alors, je suis allée faire un tour sur le nouveau blog de Paul Edel.
IL commence direct par un compte-rendu de lecture de Drieu la Rochelle sans dire un mot du contexte historique dans lequel cette oeuvre s’est déployée, et sans dire un mot non plus des engagements politiques de cet écrivain, qui fut quand même une grande figure de la collaboration.
Perso, je ne comprends pas trop un tel silence, ni ce qu’il signifie. Paul Edel veut-il réduire la critique littéraire au texte seul, comme le préconisaient les structuralistes foireux qui ont bien failli avoir la peau de la littérature ?
En tout cas, c’est un test : aurai-je un semblant de début de conversation là autour ?
J’ai un peu de mal à y croire. N’étant, par principe, pas favorable à ce que l’on fasse l’impasse sur les côtés obscurs des écrivains que l’on examine, je sens que je vais déplaire très vite, là-bas, de près ou de loin !

closer dit: 1 juillet 2019 à 9h16
Clopine, vous êtes sérieuse? Popaul COMMENCE par le contexte!
« Publié en 1931 par Pierre Drieu La Rochelle, dont le nom resté lié à celui de la Collaboration. On a souvent expliqué dans les journaux et dans la critique littéraire qu’en se tuant le 15 mars 1945, Drieu a tiré les conséquences de son choix pro- nazi. C’est réduire le suicide du directeur de la NRF collabo à une seule dimension politique… »
Il aurait pu d’ailleurs ne pas en parler du tout, ce livre datant de 10 ans avant la période de la collaboration…
Clopine dit: 1 juillet 2019 à 8h01
Alors, je suis allée faire un tour sur le nouveau blog de Paul Edel.
IL commence direct par un compte-rendu de lecture de Drieu la Rochelle sans dire un mot du contexte historique dans lequel cette oeuvre s’est déployée, et sans dire un mot non plus des engagements politiques de cet écrivain, qui fut quand même une grande figure de la collaboration.
Perso, je ne comprends pas trop un tel silence, ni ce qu’il signifie. Paul Edel veut-il réduire la critique littéraire au texte seul, comme le préconisaient les structuralistes foireux qui ont bien failli avoir la peau de la littérature ?
En tout cas, c’est un test : aurai-je un semblant de début de conversation là autour ?
J’ai un peu de mal à y croire. N’étant, par principe, pas favorable à ce que l’on fasse l’impasse sur les côtés obscurs des écrivains que l’on examine, je sens que je vais déplaire très vite, là-bas, de près ou de loin !

closer dit: 1 juillet 2019 à 9h16
Clopine, vous êtes sérieuse? Popaul COMMENCE par le contexte!
« Publié en 1931 par Pierre Drieu La Rochelle, dont le nom resté lié à celui de la Collaboration. On a souvent expliqué dans les journaux et dans la critique littéraire qu’en se tuant le 15 mars 1945, Drieu a tiré les conséquences de son choix pro- nazi. C’est réduire le suicide du directeur de la NRF collabo à une seule dimension politique… »
Il aurait pu d’ailleurs ne pas en parler du tout, ce livre datant de 10 ans avant la période de la collaboration…

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