de Pierre Assouline

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La République des livres
Pour en finir avec la guerre d’Algérie

Pour en finir avec la guerre d’Algérie

Si Benjamin Stora a fait sienne de longue date la fameuse formule de Pierre Nora (« L’Histoire rassemble, la mémoire divise »), elle ne l’aura jamais autant éclairé que cet été. Il l’aura passé à rédiger le rapport commandé par le président de la République sur « la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie ». La lettre de mission invite l’historien internationalement reconnu pour son expertise à dresser « un état des lieux » dans un but de réconciliation entre les peuples.

Eprouvé par des années de controverses et de polémiques, le rapporteur sait d’expérience que son texte se retrouvera pris dans un feu croisé entre, côté français, la droite nationaliste qui ne veut rien avoir à faire avec l’Algérie, et côté algérien, les nationalistes et les islamo-conservateurs qui estiment que leur peuple a été victime d’un génocide et vivent de la mémoire de guerre. Aussi, avant même s’il en ait écrit le premier mot, ses détracteurs (Jean Sévillia en tête dans le Figaro) en ont dénoncé par anticipation le caractère « partial et partiel » sinon « complaisant ». En novembre dernier, quelques 400 intellectuels avaient signé une pétition soutenant Benjamin Stora après que l’hebdomadaire Valeurs actuelles eut publié un portrait abject dans lequel des contre-vérités et des insinuations se mêlaient à des attaques sur son physique, le tout exhalant un fumet typique d’une certaine presse de l’entre-deux-guerres.

Pas question de « mémoire historique » ni de « travail mémoriel » comme on a pu déjà le lire ici ou là- ce qui n’empêchera pas de raviver les tensions entre mémoire et histoire. Pas de commission d’experts, pas de budget, pas de locaux, pas de consultations tous azimuts, pas d’enquête franco-algérienne (à l’annonce de sa mission, il y en a même eus pour lui envoyer des CV de candidature !). Juste le travail bénévole d’un seul historien et professeur des universités dont Emmanuel Macron, qui avait autrefois assisté à quelques unes de ses conférences sur le sujet, attend qu’il use de son expérience (plus de quarante ans de recherches depuis sa maitrise sur Messali Hadj à Paris X en 1974 sous la direction de René Rémond, une dizaine de documentaires, la présidence et la direction d’une vingtaine de thèses, une quarantaine de livres seul ou en collaboration dont le plus récent Une mémoire algérienne en rassemble six dans la collection Bouquins/ Robert Laffont) pour lui faire des « recommandations ». Ce n’est d’ailleurs pas la première fois puisqu’en 2018, Stora ne fut pas étranger (même si l’initiative en revient à Cédric Villani) à la reconnaissance de la responsabilité de l’Armée, et donc de l’Etat français, dans l’assassinat et la disparition du mathématicien et militant communiste Maurice Audin pendant la bataille d’Alger en 1957.

Le chercheur et le président ne sont pas seulement séparés par une génération. Jamais le premier ne parlerait de « crimes contre l’humanité » pour définir la colonisation française de l’Algérie comme le fit le second ; ce propos, énoncé durant la campagne électorale et jamais regretté depuis, n’était pas un propos de campagne mais bien le reflet d’une conviction ; or le pied-noir en Stora se refusera toujours à blesser et humilier ainsi sa propre famille- les siens au sens large. Nul n’est plus conscient que cette guerre touche encore des millions de gens en France. Raison de plus pour que son rapport réponde à tous les groupes : pieds-noirs, harkis, algériens etc sans oublier les historiens sur la question des archives !

A suivre Benjamin Stora (Constantine, 1950), on comprend bien que tout ce qu’il entreprend désormais invite à dépasser la guerre d’Algérie, à considérer ce pays comme un partenaire indispensable de la France sur le plan géopolitique. Ses livres donnent une idée de la direction que ses préconisations prendront : pour sortir de l’amnésie, mettre à distance la martyrologie, aller vers plus de vérité des deux côtés de la Méditerranée, il plaidera pour une vraie reconnaissance des pratiques criminelles de part et d’autre pendant la guerre d’Algérie. On comprendra peut-être mieux le paradoxe selon lequel les mémoires saignent encore à mesure que le travail académique progresse. On peut croire que son rapport, issu d’une réflexion personnelle, appellera à regarder le passé en face. A quoi bon sortir de l’oubli si c’est pour se retrouver dans des conflits mémoriels ? La guerre d’Algérie serait alors une guerre sans fin.

(« Alger » photo D.R. ; « Un soldat français à Oran, 15 mai 1962 » photo Horst Faas ; « Des «pieds noirs» dans le le port d’Oran, le 7 juillet 1962. Photo AFP

Cette entrée a été publiée dans Histoire.

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commentaires

1 302 Réponses pour Pour en finir avec la guerre d’Algérie

et alii dit: à

autant que je me souvienne c’est moi qui ai rappelé sur ce blog que Derrida appelait Searle Sarl et qu’on avait traduit Signature Evénement Contexte Dry ;
donc je connais la question du twit

et alii dit: à

pour les commentaires de sainte anne rimant avec tisanes, vous pouvez en faire votre miror

et alii dit: à

D je n’ai pas pesé vos protéines pour offrir un nombre original et personnalisé sur ce blog ; effectivement, je crois plus à propos de copier un commentaire de idixa in extenso ou quelques lignes d’une critique proposée par non fiction sur un titre sollicité par le billet que des charretées d’injures petomaniaques par exemple
avec tous mes voeux pour vos potirons d’halloween

D. dit: à

Ça vous arrive de vous remettre en question, et alii ? D’imaginer justes deux secondes que vos commentaires-draps de lits, il suffit d’ouvrir l’Universalis au pif pour avoir en gros la même chose ? Qu’en terme de pollution, c’est peut-être vous qui avez la pkus grosse traînée de fioul lourd certains jours sur ce blog ?

D. dit: à

J’ai pas compris grand chose à tout ça, hamlet. Peux-tu stp me donner un lien YouTube de bon phrasé dans une interprétation d’une pièce de Mozart et un autre avec un mauvais phrasé ? Pour voir.

puck dit: à

le problème de bien interpréter Mozart tient essentiellement au sens que l’on souhaite donner au phrasé : la difficulté chez Mozart (au piano) tient en un mot : le phrasé.

dans l’enregistrement de cette dame qui faisait un contresens dans son interprétation de Bach on erreur est facile à voir : chez Bach pas de rubato, pas legato etc…

c’est là où il faut resituer les pièces dans leur contexte historique, et surtout faire le lien avec l’organologie musicale : pour bien jouer du Mozart il faudrait le jouer sur des instruments indetiques à ceux qu’il a utilisé pour composer, ce qui devrait être une règle pour tous les compositeurs.

l’autre élément, en dehors de la question de l’instrument c’est le diapason : Mozart a composé avec un la à environ 420 hz, ce qui est totalement différent d’un piano moderne accordé à 440 hz (voire parfois plus haut).

le fait de diminuer la fréquence du la donne une respiration différente à la pièce, comme pour les chanteurs : une chanteuses qui chante l’air de la nuit de la flûte enchantée avec un la à 440 le chantera obligatoirement mal (en référence à l’intention de Mozart).

faut savoir qu’un la à 425 Hz correspond à un demi ton au dessous d’un la à 440, quand on a l’oreille absolue comme je l’ai (ce qui est pratique pour accorder un luth ou un théorbe) c’est sacrément un problème.

donc la difficulté chez Mozart c’est le phrasé !

pourquoi parce qu’on plus chez Bach et on n’est pas encore chez Chopin, du coup cet équilibre à trouver qui fait dire que cette dame qui jouait ce prélude de Bach comme un prélude de Chopin, hé bien chez Mozart il est plus difficile à percevoir.

pourquoi ? parce que le phrasé c’est toujours trouver un compromis.

le phrasé c’est quoi ? le phrasé c’est un mouvement, un élan, c’est qui va donner la dimension « émotive » à la musique.

pour Mozart : si on retient cet élan on tombe dans de la froideur qui ne correspond à Mozart, et si on accentue l’élan on tombe dans quelque chose de vulgaire, un truc qui ressemblrait à ce Sanctus de la muese en si mineur de JSB par Karajan.

pourquoi c’est moins chez Haydn ? parce que son écriture n’est pas celle de Mozart, ce n’est pas un problème d’accentuer cet élan chez JH : on ne risque pas, en le faisant, de tomber dans le vulgaire : ce qui n’est pas le cas de Mozart !

chez Mozart joué avec des piano Steinway le vulgaire n’est jamais loin, du coup le pianiste doit retenir son jeu, si il pousse sa machine de guerre qu’est son piano à queue comme un dingue il va nous déglinguer l’ami Wolfgang !

il doit retenir son phrasé, mais pas trop le retenir, sinon ça devient du baroque, et Mozart baroque c’est froid !

et voilà pourquoi Mozart est un casse tête et un casse pipe ! à cause du phrasé !

pedro, le problème est que comme tu ne connais pas la musique je ne pas sûr que tu comprennes ce genre de truc qu’on apprend pas dans les livres mais dans les écoles de musique ou des masterclasses.

et voilà ! ce n’est pas difficile à comprendre, en voiture Simone emballez c’est pesé !

Jibé dit: à

« Le Parti des indigènes de la République est raciste. » dit Patrice Charoulet
eh oui, c’est tout le problème des communautarismes: ils fonctionnent sur le modèle de l’exclusion. Ce qui n’est pas « ma » communauté n’a rien à faire avec moi et n’a aucune remarque à faire me concernant. Ca va bien au-delà des Indigènes de la république (qui n’ont rien à faire de la notion de république, laquelle suppose une démarche commune et non communautariste)

vedo dit: à

Et Alii, malgré des différences nettes et évidentes, vous faites partie des commentaires dont je peux apprendre.

et alii dit: à

il y a beaucoup plus de gens qui ont renoncé à « commenter » sur ce blog que de gens qui continuent leurs bavardages devenus ineptes qui desservent toute expression de penser;je le déplore pour le travail de P.Assouline

et alii dit: à

n’ayant pas le moindre désir de converser avec les causeurs de ce blog,et tout particulièrement ceux qui répètent les liens que j’ai mis dans l’heure précédente et ceux qui confisquent la « parole » à ceux auxquels je me suis explicitement adressée, et prétendent ne pas comprendre qu’ils m’ont rendu ce blog pénible et ennuyeux, je préfère les laisser s’adresser directement à leurs interlocuteurs et interlocutrices bien aimés , ce que j’ai au moins la chance de ne pas être quand je constate l’évolution de leurs relations sur et « avec » ce blog

Jazzi dit: à

Le boug s’est travesti en Nabila ?

Chaloux dit: à

La république de Macron devient vraiment bizarre. Il faut n’avoir aucune dignité pour la soutenir.

Jazzi dit: à

Et pourquoi pas d’un noir avec un noir et d’une blanche avec une blanche et inversement, Patrice Charoulet ? L’homophobie est aussi du racisme !

Jazzi dit: à

Je me souviens très bien de Jean Wiener, Chaloux, et même de sa fille Elisabeth…

Pablo75 dit: à

Et dans mon post il manque le début:

Je ne sais pas où est le problème avec Mozart mais il est réellement injouable, davantage d’ailleurs les sonates pour piano que les concertos
Chaloux dit:

vedo dit: à

Si je peux rajouter sur Haydn/Mozart, sans me faire agresser, j’avais un prof, la seule vraiment bonne que j’ai eue, qui m’interdisait de jouer du Mozart. « Du Haydn, tant que vous voulez ». Hob, XVI, 23 (effet, une fois que c’est su, on ne le perd plus et quel délice à chaque fois), 34, 7, 35 (pour s’amuser).

Pablo75 dit: à

Dans la citation de Richter manquait le début:

« Mais qu’est-ce qu’il y a donc avec Mozart? Qui arrive vraiment à le jouer bien? Casadesus, entendu à Odessa dans la sonate en fa majeur K. 332 […] m’avait laissé une impression inoubliable, un miracle comme on en est rarement témoin. […] C’est curieux, mais Haydn qui semble tout de même assez proche du génie de Mozart, est infiniment moins difficile à jouer (il est même presque facile). En quoi consiste donc le secret de Mozart? »
(Sviatoslav Richter. Ecrits, conversations).

« Mozart… C’est un problème éternel, je n’arrive pas à trouver de véritable contact avec lui, et crains de ne pas être convaincant quand je le joue. »
(Sviatoslav Richter. Id).

(Très beau pourtant le Mozart que tu as mis par lui).

Mozart – Piano sonata n. 12 in f major, k.332 – Maria João Pires
https://www.youtube.com/watch?v=wZRIATHp4fI

rose dit: à

dans ce subtil mariage lesbien entre les blanches et les noires.

qu’en penses-tu ?

Je me demande pour les croches et double croches.

Chaloux dit: à

Pablo, j’ai joué un peu de Haydn autrefois, deux sonates. Une fois la mécanique sue, ça passe comme une lettre à la poste. Je ne sais pas où est le problème avec Mozart mais il est réellement injouable, davantage d’ailleurs les sonates pour piano que les concertos (que je connais). Mozart est un très grand mélodiste, ce qui n’est pas le cas de Haydn (on a déjà eu un échange sur ce point).Mais surtout, avec Mozart, il faut le coup d’archet du pianiste et une technique parfaite. Pas un compositeur pour amateurs. Comme il y a des écrivains pour écrivains. Et puis tout de même, ça ne se compare pas.

Richter.

https://www.youtube.com/watch?v=3yPOxeRw3kY&ab_channel=pianoconc2

Pablo75 dit: à

On connaît ta passion pour Goebbels et ces méthodes, mais elle n’arrive pas à dissimuler tan nullité, Pétomane… Comment tu peux confondre invectives avec censure?

puck dit: à

D. dit: Ta gueule keupu.
 »

tu vas pas toi aussi te lancer dans la censure franquiste !

misère si ça se trouve c’est contagieux…

puck dit: à

« le mariage d’une Blanche avec un Noir, ou d’une Noire avec un Blanc. »

pourtant le mystère chez Mozart réside justement dans ce subtil mariage lesbien entre les blanches et les noires.

qu’en penses-tu chaloux ?

Pablo75 dit: à

« Une cour d’appel refuse l’inscription du sexe neutre à l’état-civil »
alors ça c’est encore une débilité administrative motivée par des raisons purement économiques !
en fait c’est pour éviter d’avoir à refaire tous les documents avec une case supplémentaires :
– homme
– femme
– autre
débile !
puck dit:

Tu as oublié une autre case:
– pétomane

Sant'Angelo Giovanni dit: à

…vendredi 9 octobre 2020 à 18 h 34 min.

…il n’y a pas de quoi, illuminé le monde, bien sur,!…
…juste pour soi-même,!…
…le système du  » riche « , capitalisme de la terre, actuelle; c’est tout de même, une jungle, presque sans foi, ni lois,…

…une vaste  » escroquerie  » sur l’humanité même,!…avec les limites aux morbides trafics d’influences, par les libertés dites de protections-sociales,!…ou bio,…

…tel un capitalisme, sans véritables progrès dans le futur, sans concurrences de luxes, d’un soupçon de qualité, par les sociétés  » côtés  » en bourse.

…l’économie, le profit, des cultures de me.des,!…
…alors, on n’a, plus le droit de s’étonner de la pandémie,!…of course,!…
…le profit par les merdes,!…?

puck dit: à

« Une cour d’appel refuse l’inscription du sexe neutre à l’état-civil »

alors ça c’est encore une débilité administrative motivée par des raisons purement économiques !

en fait c’est pour éviter d’avoir à refaire tous les documents avec une case supplémentaires :
– homme
– femme
– autre

débile !

Nabila dit: à

Le Parti des indigènes de la République est raciste.

Nan mais s’ils se mélangent à des non-indigènes, il n’y aura plus d’indigènes et sans indigènes plus de parti. Plus de parti plus de boulot pour les titulaires. Après, peut être aussi sont ils d’accord pour remplacer les blancs et pour le faire proposent des races pures éloignées de l’aryen
de base, il y a le choix. Une palette qui va de l’orient à l’Europe, du Sud au nord avec toutes les nuances culturelles et ethniques que cela comporte. Un patrimoine génétique digne du frigidaire à semences siégeant sur le cercle arctique.

D. dit: à

Vous avez remarqué que Bouguereau disparaît régulièrement pendant des mois ? C’est qu’il fait des séjours de sagesse dans des ashrams.
À chaque fois il revient avec une aura qui a changé de couleur. On peut dire que depuis le temps il est illuminé.

D. dit: à

Ta gueule keupu.

(de façon préventive)

D. dit: à

Ce soir c’est poussins panés sauce hollandaise.

D. dit: à

J’ai connu un chameau très doué, pourtant.
Il avait la bosse des maths.

et alii dit: à

PHILO MAG LETTRE/
Échapper à ce système de domination binaire implique de reconnaître que « la catégorie de sexe est une catégorie totalitaire ». Et d’imaginer, dans son poème épique Les Guerillères (1969) une communauté utopique de femmes combattantes qui modernise l’image des Amazones.

Longtemps tombé en disgrâce, l’idée d’un lesbianisme politique revient ces dernières années sur le devant de la scène. Le succès de l’ouvrage récent de Pauline Harmange, Monstrograph, où la jeune femme affirme son droit à « détester les hommes » et rêver de l’installation de véritables « sonorités émancipatrices » en est sans doute le meilleur exemple. Et le licenciement d’Alice Coffin – parfois accusée de défendre une vision séparatiste –, le meilleur signe des résistances d’une société toujours très hétéronormée. L’utopie d’une communauté exclusive créée par les femmes pour les femmes semble cependant faire son chemin. Les derniers mots à l’inventrice, il y a six siècles, de la première utopie féministe, Christine de Pisan qui écrivait dans La Cité des dames : « Souvenez-vous, chères amies, comment ces hommes vous accusent de fragilité, de légèreté et d’inconstance, ce qui ne les empêche point de déployer les ruses les plus sophistiquées et de s’évertuer par mille manières à vous séduire et à vous prendre, comme autant de bêtes dans leurs filets ! »

Qui était Monique Wittig, figure centrale du lesbianisme politique ?
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Patrice Charoulet dit: à

LE P.I .R. EST RACISTE

Le P.I.R. ( Parti des indigènes de la République) – je l’apprends incidemment- condamne les « mariages mixtes ». On le sait, on appelle « mariage mixte » , par exemple , le mariage d’une Blanche avec un Noir, ou d’une Noire avec un Blanc. Je signale aux dirigeants de ce parti que le Klu-Klux-Klan condamne aussi les mariages mixtes.
Or condamner les mariages mixtes est -in-dé-nia-ble-ment…
raciste.
Le Parti des indigènes de la République est raciste.

vedo dit: à

Rencontrer Joseph Pérez était dans mes intentions. Trop tard. J’avais bien apprécié, disons, son regard sur l’histoire, Philippe II, et aussi son livre sur Teresa de Jesus. Dans l’article d’El Pais, la distinction entre pays et dynastie est certes bien connue mais pas du grand public. Quelle roulette que l’Ancien Régime! Beau terrain pour fictions historiques. On peut avancer que si Miguel da Paz n’était pas mort, et quelques autres aussi…, l’Espagne serait restée ibérique et n’aurait pas été entrainée par les Habsburg dans les affaires européennes .

puck dit: à

Pablo75 dit: Courage, mon grand, la caravane va continuer de passer souvent !!
 »

ce serait génial si c’était le cas, le problème c’est que t’es bien plus con qu’un chameau.

Vanina dit: à

@ Renato

merci pour la bibliographie, et l’admirable portrait du
Gran Lombardo et de l’illustre philologue de Domodossola. J’ai bien connu Milan, coté Via Rovello, Via Terraggio, etc. Plus tard j’ai vécu Via Procaccini,avec una concierge,la Pina, qui avait toujours des chats quelque part sur elle, et rassemblait pas mal à « L’Adalgisa » gaddienne. Beaucoup aimé Milan, son dialecte, Carlin Porta, et l’allure de grande ville européenne, tout fonctionnait bien sans trop d’effort, le naturel milanais, quoi.Etre milanais plutot chouette. J’ai seulement un arrière grand-père de Como.

Pablo75 dit: à

Pétomane Goebelessien, j’adore ta façon d’aboyer quand la caravane passe. Tu aboies en hurlant de douleur: on dirait que tu as quelque chose d’enfoncé très profondément dans le fondement. Je me demande qui sont les sadiques qui s’acharnent autant avec un vieillard cacochyme comme toi…

Courage, mon grand, la caravane va continuer de passer souvent !!

Jazzi dit: à

Mais sait-on, John B, si Madame Pétronin a subi les derniers hommages de ses ravisseurs ?

Bloom dit: à

When Saul Bellow won the Nobel Prize in Literature in 1976, he commented: “The child in me is delighted. The adult in me is skeptical.” Bellow saw a “secret humiliation” in the fact that “some of the very great writers of the century didn’t get it.”
NYT , 8 octobre 20
class act, i’n’t?

John B dit: à

Madame Pétronin :

Céline Pina

il y a 3 heures sur fb :
·
 » Enlevée par Al Quaïda, groupe jihadiste auteur de nombreuses horreurs (viols, meurtres, attentats), Sophie Petronin, otage tout juste libérée, refuse de les qualifier de jihadistes, parait être à deux doigts de leur tresser des louanges et n’a pas un mot de remerciements pour la France.
Pourtant sa libération a dû nous coûter des millions, lesquels serviront à Al Quaïda à acheter armes et munitions et à causer les massacres qui font les pays misérables et les orphelins nombreux.
Pour cela 200 jihadistes ont été libérés qui tueront, pilleront, violeront.
Ajoutons aussi que nos soldats qui luttent et meurent là-bas seront encore plus en danger.
Et enfin que cette femme a déjà été enlevée deux fois et s’est obstinée à retourner dans cet endroit le plus dangereux du secteur sachant pertinemment ce qui allait arriver.
Ainsi cette femme qui se met en scène en diva et en pasionaria de l’humanitaire n’est en fait qu’une exaltée qui se moque des conséquences de ses actes. Elle se prend pour une grande âme mais n’a en fait contribué qu’à accroitre le malheur du Mali. Entre l’argent qu’elle aura indirectement fournie aux assassins islamistes et ses « bonnes oeuvres », il est probable qu’elle aura finalement plus aidé à semer la mort qu’à sauver des vies. Son irresponsabilité sème le malheur, mais elle ne le voit même pas et continuera sans vergogne à mettre les autres en danger pour pouvoir se raconter en héroïne humanitaire. Elle est pathétique et lamentable.
Qu’elle ne veuille pas en être consciente est humain : elle n’a pas voulue ni souhaitée être otage, elle n’était pas volontaire pour soutenir financièrement une branche d’Al Quaïda. Néanmoins elle a tout fait pour que cela arrive. Elle gagnerait à regarder cela en face au lieu de nous présenter la captivité comme une longue séance de méditation. Les autres otages apprécieront d’ailleurs. Comme les maliens innocents qui tomberont sous les coups des 200 djihadistes libérés.
Car quand elle soutient Al Quaïda en refusant de les traiter de jihadistes, là elle est parfaitement responsable de ses paroles, donc parfaitement indigne.
Quand on est otage ceci-dit, on n’est pas sauvé en fonction de son mérite mais parce que le pays a un devoir envers ses citoyens. Et c’est toujours un honneur de le remplir. Dommage que ce ne soit pas la beauté de ce geste qui soit mis en avant plutôt que le discours gênant de cette otage qui gagnerait à se taire ou à apprendre à dire simplement « merci » et « « pardon ».

Chantal dit: à

Walkyrie eleison,

je pouffe.

renato dit: à

Watteau, il me semble.

Jazzi dit: à

Est-ce un dessin de Carmontelle qui illustre vos petits papiers n°78, Jacques Drillon ?

Jazzi dit: à

« Le regard perdu de la caissière de supermarché qui attend , la main posée sur la machine, deux doigts écartés de part et d’autre de la fente, que sa petite imprimante crache la facture. »

C’est pornographique ?

Jazzi dit: à

« La population des vivants dans le monde, plus importante en nombre que la totalité des êtres qui y ont vécu et y sont morts depuis qu’il existe. »

Comment est-ce possible ?

« Plus important encore, le nombre de ceux qui ne sont pas encore nés. »

Là on n’en sait rien, la fin du monde pourrait bien arriver plus tôt que l’on croit et que nous le prédit D. !

Pat V dit: à

« A propos de la poésie en France, ce serait bien d’en parler (…) mais ici ? Impossible. »

Il semble que partout ailleurs on en parle mieux et à loisir!
Traduite dans la revue Po&sie de Michel Deguy, dans Europe, etc.

Jazzi dit: à

« A propos de la poésie en France, ce serait bien d’en parler (…) mais ici ? Impossible. »

A coeur vaillant, rien d’impossible, Vedo !

vedo dit: à

Et à propos de Velazquez qui a été évoqué ici, et de bien d’autres, il ne faut pas oublier que beaucoup de tableaux ne semblent plus que de pales copies des originaux. Voir Las Meninas ressucitées par John Brealey du Metropolitan de NY, ou las Hilanderas. A comparer avec Las Lanzas qui est resté verdâtre. Ce serait bien de voir enfin les deux visages centraux comme ils ont été peints, dont celui d’Ambrogio Spinola, plein d’humanité, le même Spinola dont Manzoni fait un tout autre portrait, de vanité criminelle, dans le premier chapitre sur la peste à Milan.

Jazzi dit: à

« pour Louise Gluck »

Vous croyez qu’elle vous lit, et alii !

Jazzi dit: à

« Avant-hier pas un Français sur 100 n’aurait été capable de dire qui elle était »

Et à l’exception de JJJ, pas un Français n’avait entendu parler et encore moins lu Louise Glück !

Brinqueballe dit: à

Un peu pète-sec et illuminée la dame!

C’est la cri-cri du Mali! 😉

Jazzi dit: à

« que les parisiens continuent à picoler en nombre en se postillonnant ostensiblement à la gueule dans quantité de cafés pourtant sensés être fermés ? »

Oui, D., c’est ce que j’ai constaté ces jours-ci, à mon grand étonnement. Les terrasses de pratiquement tous les cafés parisiens sont en activité. A quoi joue-t-on, alors que les chiffres de contamination augmentent à Paris ! Va-t-on vers un nouveau confinement ?

John B dit: à

La dame Pétronesse veut retourner dare dare au Mali pour prendre à nouveau les rênes de son ONG, dirigée par son adjoint depuis quatre ans. Car elle veut inspecter la situation. Un peu pète-sec et illuminée la dame!

D. dit: à

France 2 en a même fait une édition spéciale.
Délirant.
Avant-hier pas un Français sur 100 n’aurait été capable de dire qui elle était, quand et où elle avait disparu. Qu’est-ce que c’est que ce cirque alors même que de nombreux disparus de la Vésubie n’ont toujours pas été retrouvés, que l’hôpital va bientôt exploser sous la pression des admissions, que les parisiens continuent à picoler en nombre en se postillonnant ostensiblement à la gueule dans quantité de cafés pourtant sensés être fermés ?
C’est quoi ce bordel ?

puck dit: à

a harcelé

puck dit: à

et quand je pense que cet imbécile qui parle pour ne rien dire a harceler des types comme x qui aurait certainement eu des choses intéressantes à nous dire sur ce Nobel.

c’est bien à l’image de notre monde : la connerie vulgaire s’impose par la force pour prendre la place de l’intelligence délicate.

puck dit: à

ça non plus on ne s’en lasse pas.

puck dit: à

Bouvard : Depuis quelques années il y a une poussée mondiale de connerie qui s’exprime de plusieurs façons, dont les délires des genres en général et cette histoire de l’écriture inclusive en particulier…

Pécuchet : c’est exact, on dirait que le cerveau humain secrète de la connerie et a besoin de l’utiliser à l’extérieur pour ne pas s’auto-empoisonner.

Bouvard : Et c’est pour cela qu’il produit des idéologies !

Pécuchet : Avant elles étaient religieuses ou politiques…

Bouvard : maintenant, vu le dégoût général produit par la politique dans les générations post mai-68 et la disparition de la religion en Occident, elles sont biologiques, sexuelles.

Pécuchet : Avant on voulait nous faire croire à l’Éden des théologiens ou aux paradis fascistes ou communistes

Bouvard : et maintenant on veut nous faire croire que les hormones masculines et féminines sont produites par la culture…

Pécuchet : et qu’il suffit de changer l’orthographe ou la dénomination sexuelle sur une carte d’identité pour que les problèmes du monde disparaissent !

vedo dit: à

A propos de la poésie en France, ce serait bien d’en parler, au delà du mot de Gide, et en comparaison avec les autres langues, mais ici? Impossible. Tomasi di Lampedusa semble se moquer de Baudelaire, quand le prince, dans une librairie de Paris « sfogliando un volume di non sapeva più chi, de uno di quei poeti che la Francia sforna e dimentica ogni settimana…una poesia strampalata:
Seigneur, donnez-moi la force et le courage
de regarder mon coeur et mon corps sans dégoût. »

puck dit: à

Pablo75 dit: @ Chaloux

(…) En quoi consiste donc le secret de Mozart? »

Tu le joues?
 »

ça permet de retrouver le sourire : je m’en lasse pas.

D. dit: à

Quel cinéma incroyable pour la libération de Sophie Pétronin, quel mise en scène mediatique. Écoeurant.
Rejouissons-nous simplement et sobrement de son retour à la liberté quoique il en ait coûté et point barre.

Jazzi dit: à

observés…

Jazzi dit: à

« …avant de se faire s…….er à sec par Guevara son voisin de chambrée. »

Là ils sont au plus bas de l’Enfer sodomitique, D. !
Mais comment se fait-il que tu puisses les y avoir observer ?

Jazzi dit: à

« Le Livre des Nombres »

La Divine comédie de Dante est composée de 100 chants (3×33+1).
Intéressant de voir comment, dans un mouvement perpétuel entre histoire et légende, entre réalité et imaginaire, il structure les cercles concentriques de l’Enfer, du Purgatoire et du Paradis et qui il a placé à l’intérieur.
Le poète se plaçant, grâce à l’intervention amoureuse de sa Béatrice, dans la situation exceptionnelle du seul humain à rejoindre le royaume des morts.
Un super reportage où il s’offre même le luxe de se rendre, entre autres planètes, sur la lune !

D. dit: à

…avant de se faire s…….er à sec par Guevara son voisin de chambrée.

D. dit: à

JiCé….. dit: à

Vendredi 9 octobre 2020, 6h25, 15°

Euh….non….rien

…viendra bien le moment où JC nous dira :

JiCé….. dit: à

Eternité, 1500°

Euh….ouille….fait 🔥 !

Jazzi dit: à

« C’est le cursus studiorum qui gache le plaisir de lire Dante »

Gâcher est un bien trop grand mot, Vanina. Tant ce « cursus studiorum » nous est nécéssaire pour ancrer La Divine comédie dans le contexte de l’époque où l’oeuvre est née, celle-là même de Dante. Et d’autant plus que celui-ci l’a nourri d’éléments auto biographiques !
Plusieurs niveaux de lecture s’offre ainsi au lecteur invité à transcender le réel le plus pragmatique pour atteindre au sacré.
Sublime, forcément sublime, La Divine comédie, si l’on veut bien s’en donner la peine !
Et incontournable, comme L’Iliade et L’odyssée ou la Bible…

Jazzi dit: à

« C’est le cursus studiorum qui gache le plaisir de lire Dante »

Gâcher est un bien trop grand mot, Vanina. Tant ce « cursus studiorum » nous est nécéssaire pour ancrer La Divine comédie dans le contexte de l’époque où l’oeuvre est née, celle-là même de Dante. Et d’autant plus que celui-ci l’a nourri d’éléments auto fictif !
Plusieurs niveaux de lecture s’offre ainsi au lecteur invité à transcender le réel le plus pragmatique pour atteindre au sacré.
Sublime, forcément sublime, La Divine comédie, si l’on veut bien s’en donner la peine !
Et incontournable, comme L’Iliade et L’odyssée ou la Bible…

renato dit: à

Vanina, il est vrai que certains profs possedent l’art de dégoûter les étudiants.

Pour une meilleure mise en perspective de Dante, Il Fiore e Il Detto d’Amore attribuibili a Dante, Édition de la Société Dantesca italiana et Mondadori sous la direction de Gianfranco Contini.

Sandro Orlando, Rime dei memoriali bolognesi, Einaudi, Torino, 1981 — s’il n’est pas épuisé ! — ; Rime due e trecentesche tratte dall’Archivio di Stato di Bologna, Commissione per i testi di lingua, Bologna.

À côté :
Tullio Pericoli, Carlo Emilio Gadda e Gianfranco Contini :
https://blogfigures.blogspot.com/2011/01/tullio-pericoli-carlo-emilio-gadda-e_29.html

et alii dit: à

pour Louise Gluck
Le Livre des Nombres (traduit du grec de la Septante Αριθμοί Arithmoí, en hébreu במדבר Bəmidbar, dans le désert1) est le quatrième livre de la Bible

et alii dit: à

Constellation est une voûte en forme d’étoile de 5 400 modules LED. La structure qui pèse 2000 kg et mesure 26′ de diamètre est exposée du 26 novembre au 5 janvier 2020.

En 1998, la première expérience de Christopher Schardt au Burning Man l’a inspiré à appliquer ses compétences en informatique à l’art, depuis il a participé à l’événement en y a apportant un projet artistique majeur presque chaque année. Maintenant largement connu pour ses sculptures LED, il est également l’auteur de LED Lab, une application utilisée par des milliers d’artistes.
https://massivart.com/fr/news/

Vanina dit: à

@ Renato

C’est le cursus studiorum qui gache le plaisir de lire Dante, souvent et volontiers enfermé dans le carcan thomiste, sans pitié aucune pour les jeunes sensibilités. J’ai retenu pas mal de merveilles,mais c’est de la poésie quintessentielle, sans rapport avec l’immense entonnoir de La Commedia. Il ya toujours la Vita Nova, et les autres compagnons de ce moment merveilleux.
Pour un étudiant qui a été pas mal grillé par des prof. acariatres et férus des détails savants, pas facile de faire la paix avec Dante. On y arrive, avec le temps…

et alii dit: à

Situé sur l’une des îles du Frioul, l’hôpital Caroline est un magnifique bâtiment aujourd’hui en cours de réhabilitation. Construit dans les années 1820, il avait pour vocation d’être un lieu de quarantaine notamment lors de grandes épidémies.
Dès le 16ème siècle, l’archipel du Frioul a été considéré comme le cœur de la protection sanitaire de Marseille. Car c’est sur ses îles que des zones de quarantaines ont été installées pour accueillir les marins et visiteurs qui débarquaient dans la ville. Notamment lors de l’épidémie de peste qui toucha Marseille en 1720.

Ed dit: à

« qui ne renvoie à rien, d’ailleurs, »

Toujours là pour refourguer ma camelotte, à votre service ! Je lis tellement que je n’ai plus le temps d’écrire. Voilà tout.

Pablo75 dit: à

@ Chaloux

Tu interprètes comment la phrase de J.Drillon: « Haydn, il faut vraiment être bouché pour le jouer de travers »? Que c’est facile à jouer, comme le pensait S.Richter? « C’est curieux, mais Haydn qui semble tout de même assez proche du génie de Mozart, est infiniment moins difficile à jouer (il est même presque facile). En quoi consiste donc le secret de Mozart? »

Tu le joues?

Pablo75 dit: à

Cette histoire de 5e symphonie montre dans quel abîme nous sommes en train de sombrer.
Chaloux dit:

Depuis quelques années il y a une poussée mondiale de connerie qui s’exprime de plusieurs façons, dont les délires des genres en général et cette histoire de l’écriture inclusive en particulier. On dirait que le cerveau humain secrète de la connerie et a besoin de l’utiliser à l’extérieur pour ne pas s’auto-empoisonner. Et c’est pour cela qu’il produit des idéologies. Avant elles étaient religieuses ou politiques, maintenant, vu le dégoût général produit par la politique dans les générations post mai-68 et la disparition de la religion en Occident, elles sont biologiques, sexuelles. Avant on voulait nous faire croire à l’Éden des théologiens ou aux paradis fascistes ou communistes, maintenant on veut nous faire croire que les hormones masculines et féminines sont produites par la culture et qu’il suffit de changer l’orthographe ou la dénomination sexuelle sur une carte d’identité pour que les problèmes du monde disparaissent.

« Trop d’info tue l’info – trop de sens tue le sens, etc. Mais trop de bêtise ne tue pas la bêtise, semble-t-il. La bêtise serait donc le seul phénomène exponentiel, échappant même aux lois de la physique -un miracle égal à celui du mouvement perpétuel. »
(Jean Baudrillard. Cool memories IV)

B dit: à

qu’une chose à dire : HONTE A VOUS !

Je suis absolument d’accord, HONTE À EUX!

Jibé dit: à

C’est vrai ça, JiCé, il donne l’heure.
Le degré zéro du don.

Pablo75 dit: à

De Miss Abêtix, pourtant spécialiste, je n’ai pas lu une ligne intelligente.
Chaloux dit

Moi non plus. Ce que… »elle »… écrivait était aussi confus et désordonné que la prose du Pétomane.

C’était peut-être sa soeur jumelle… ou un énième avatar de notre Stalinien de Blog aux méthodes nazies.

Chaloux dit: à

Cette histoire de 5e symphonie montre dans quel abîme nous sommes en train de sombrer. La bonne littérature d’un pays est son bon sens. Ceux qui l’ont remplacée par des fabrications de pognon, des créations d’écrivains sur commande, des dîners dans des clubs d’assassins, devront être sévèrement punis.

Chaloux dit: à

Euh, Pablo, et un peu moi aussi, j’en ai peur…

Hurkhurkhurk!

(De Miss Abêtix, pourtant spécialiste, je n’ai pas lu une ligne intelligente).

Gloire à Jean Wiener que j’aime beaucoup et à la 5e de Beethoven!

Pablo75 dit: à

quand je pense que vous aviez ici, sur ce blog, la chance inouïe d’avoir un super spécialiste de la littérature et de la poésie anglo saxonne en la personne de x ! et vous tous, vous vous êtes arrangés pour le faire fuir ! je ne citerai pas tous les noms des censeurs nazis qui ont participé à ce lynchage collectif qui ont poussé x à quitter ce blog, comme par exemple dexter, hamlet, puck, le Pétomane et Maurice Desborels, 5 fascistes du type stalinien et aux méthodes goebbelesiennes…

Marie Sasseur dit: à

« La BN du Québec (BAnQ) a réintroduit le 17 août les ouvrages de Gabriel Matzneff dans son catalogue, et les propose à la consultation. « Comme BAnQ, a déclaré son directeur, adhère aux grands principes sur la liberté intellectuelle énoncés et mis en avant par les organismes internationaux et les principales associations oeuvrant dans le domaine documentaire, il a été décidé de maintenir les ouvrages dans la Collection universelle. » Comme dirait l’autre, vive le Québec libre. » J. Drillon.

Et vive Matzneff en prison, comme dirait Denise du Quebec.

Pour « consultation ».
« Vaste coup de filet antipédophile en France, une soixantaine de gardes à vueDes dizaines de personnes soupçonnées de se livrer à du téléchargement de fichiers pédopornographiques ont été interpellées sur l’ensemble du territoire cette semaine. Une opération diligentée par l’OCRVP. De possibles viols sur mineurs ont été découverts. »

https://www.leparisien.fr/faits-divers/vaste-coup-de-filet-antipedophile-en-france-une-soixantaine-de-gardes-a-vue-08-10-2020-8398986.php

puck dit: à

quand je pense que vous aviez ici, sur ce blog, la chance inouïe d’avoir un super spécialiste de la littérature et de la poésie anglo saxonne en la personne de x !

et vous tous, vous vous êtes arrangés pour le faire fuir !

je ne citerai pas tous les noms des censeurs franquistes qui ont participé à ce lynchage collectif qui ont poussé x à quitter ce blog.

qu’une chose à dire : HONTE A VOUS !

Marie Sasseur dit: à

Ne pas sortir du nombre et des êtres, dit le Pouète officiel.

« La population des vivants dans le monde, plus importante en nombre que la totalité des êtres qui y ont vécu et y sont morts depuis qu’il existe. Plus important encore, le nombre de ceux qui ne sont pas encore nés. » J. Drillon.

Je me suis posé la question il y a peu de temps, a propos de transmission entre générations, et le fait que toute cette contemporanéité , au temps t, 2020, avait peu retenu du meilleur et repasse sans arrêt par la case barbare.

Il s’avère que ce décompte d’apothicaire est archi faux. Ce qui n’est pas rassurant pour l’avenir, vous le direz.

puck dit: à

salut à toi ami JC ! je devrais faire comme toi : limiter mes horaires sur le blogapassou entre 7h et 7h10. Je vais peut-être m’acheter une montre ou un réveil.

JiCé..... dit: à

En vérité, je vous le dis, j’ai un peu la frousse de vous crier à la gueule mon admiration pour l’auteur du GENIE LESBIEN, un certain Alice Patin, ou Couffin, je ne sais plus. Une féministe dans toute sa splendeur, sa pureté, sa lucidité….

Peur de quoi ? Mais de la réaction des réacs : il y a tellement de machos en RdL !

JiCé..... dit: à

Vendredi 9 octobre 2020, 6h25, 15°

Euh….non….rien !

Marie Sasseur dit: à

@@ « Il y a 3 ou 4 jours, vous m’aviez adressé un « au revoir, Gisèle » »

Ce n’était un adieu, donc, puisque le revoilà.

rose dit: à

Gisèle
Je ne suis pas si calée ; j’aime cuisiner. Ma fille réclame maintenant un aïoli. C Vendredi saint ai-je répondu. Ns sommes en octobre.
Au petit déj.c fromages, pain grillé et thé noir.

Mais dimanche, je ferai une brioche, z’avez raison.
Quand on entrait aux Éditions des Femmes, on tremblait. C’était une librairie militante. Je me souviens fort d3 ce souvenir de transgresser la loi du père, sacré macho, copain d’école du Montand, ce Livi de pacotille des quartiers nord.

rose dit: à

!! je ne suis pas un garçon manqué, c’est tout !
Gisèle

Moi oui. Ma mère aussi, ado. Elle était la chouchoute de son père. Moi pas.

La soupe au pistou, c un travail. Une tradition. Une amie parigote m’a dit que l’on pouvait mesurer tous les cocos et légumes ds un grand bol pour équilibrer les ingrédients.
Je la fais au pif.
Si on trouve le parmesan trop fort on peut mettre qq.lamelles. pour moi, il sublime.

Pearl Buck il y avait Pivoine et autres. Ne me souviens pas qu’on en parlait passionnément mais on la lisait passionnément.

Plus tard, à 16,17 ans, on allait aux Éditions des Femmes et on achetait Virginia Woolf.
C’était des temps séparés.

Un tout petit fils et même plusieurs, ce doit être qq.chose de bien.

Marc dit: à

« Le Messie » de Jean Grosjean : Une fois la lecture de ce livre achevée, il y a de cela deux ans, Jésus entra en mon âme. Pour toujours.

gisèle dit: à

@ Rose. Comment pourrais-je vous en vouloir !! je ne suis pas un garçon manqué, c’est tout !
Vous avez vous aussi lu Pearl Buck ? les garçons de la classe nous cherchaient des noises,mais nous les filles nous discutions avec entrain, de tous les problèmes que soulevaient les livres de cette femme, dont j’ai à peu près tout oublié .
Pour la soupe au pistou, vous êtes au top, je n’ai aucune compétence, mais je suis d’accord avec vous, les tomates qui poussent en hauteur sur des rigoles d’engrais, ça vaut pas tripette. Vous me semblez drôlement calée, j’ai honte; à mes casseroles, j’ai des moules en forme de poisson, ça va le faire. Des cakes pour mes tout petits fils. Bon petit dej’ avec brioches ?

Janssen J-J dit: à

c un peu comme guy des cars & marguerite duras. Un couple mythique mais improbab’. Son frère et ma soeur,
Bàv,

rose dit: à

Deux fers au feu.
Comparer V Woolf et Pearl Buck ce n’est pas pensable.

rose dit: à

Gisèle

Moi aussi, je lisais Pearl Buck. Toute la collection. Je serai infoutue de vous en dire un mot, mais on be ratait pas un livre.
Vent d’Est, vent d’Ouest.

Gisèle j’ai été péremptoire avec la soupe au pistou, pour me faire pardonner.

Jean Langoncet dit: à

Je n’avais pas relevé la citation, Gisèle. Que des collégiennes s’arrachent les œuvres d’un Nobel de littérature a de quoi susciter la curiosité. Mais enfin, on devait bien s’arracher quelques disques de Dylan au même âge, nous les garçons et les filles.

gisèle dit: à

@ jean Langoncet « il eût mieux valu… » ce n’est pas moi qui dis cela, c’est l’un des membres du comité Nobel !
Maintenant si je réfléchis à ce lointain passé, je me souviens que, au lycée, en 4° peut-être, ns ns arrachions les livres de Pearl Buck…qui nous passionnaient, nous les filles .

gisèle dit: à

@ Marie Sasseur. Il y a 3 ou 4 jours, vous m’aviez adressé un « au revoir, Gisèle » avec de charmants dessins. Sachez que je ne « quite » pas le blog , aucune raison. J’avais dû écrire que je devais m’absenter, c’est tout. Si vs voulez savoir, je regarde les demi-finales et la finale de Roland Garros et puis je lève le pied.
Je ne fais pas partie de ce cénacle très fermé des Erdéliens historiques et médaillés, mais je lis les com. je m’amuse même et j’apprends aussi. Je poste assez peu. Pour l’instant, mon seul souci, Rafa va-il- gagner ? le jeune argentin aus dents blanches, Diego, va -t-il faire mordre la terre battue au Roi incontesté ? La brique pilée d’Auteuil va vivre une fin de semaine agitée. Au revoir, Marie Sasseur.A plus tard.

Jean Langoncet dit: à

@peut-être aurait-il mieux valu choisir V. Woolf au lieu de Pearl Buck ? !!!

Peut-être pas, Gisèle. Quand on peut tenir deux fers au feu, pourquoi s’en priver ?

gisèle dit: à

@ Pablo 75 à propos du prix Nobel de littérature. Votre post commence comme ça : »le Nobel de Handke n’est pas usurpé…./Quand on voit la liste des écrivains oubliés…. ».
Si vous vous reportez à l’article de Wiki:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Nobel_de_litt%C3%A9rature
vous pourrez comprendre pourquoi tant de ratés, dans le choix définitif du lauréat; l’article détaille les différentes phases de travail du comité Nobel, c’est à s’y perdre. Par ailleurs respecter  » la preuve d’un puissant idéal.. » Il me semble normal que le choix définitif ne peut être qu’une sorte de compromis,qui ne désigne pas forcément le meilleur ou le plus grand écrivain du moment. Il y a un exemple « amusant »: peut-être aurait-il mieux valu choisir V. Woolf au lieu de Pearl Buck ? !!!
* l’article de Wiki est très éclairant, bien qu’un peu long à lire.
** Je ne connais pas Louise GLück et je ne porte aucun jugement sur son talent.

D. dit: à

Bon alors qui a eu le Nobel, finalement ?
On me cache tout sans arrêt ici.

Jibé dit: à

@rough and rowdy ways, Dylan, oui, classe.

Pour le reste, lister tous les agacements… passons.

D. dit: à

Dutes-moi, Bloom, j’ai cru comprendre que vous n’appreciiez pas Chaloux, je peux savoir pourquoi ?

puck dit: à

Pablo75 dit: Pétomane, personne te dit dans ton entourage que tu n’as plus l’âge de faire le clown?
 »

pedro je n’ai pas la notion du « public » comme toi, l’essentiel c’est que je me fasse rire, les autres je m’en tape un peu.

et pour le moment je me fais rire, c’est l’essentiel.

le coup de la NBA j’aime bien.

et alii dit: à

une histoire de « médiatisation »:
l’avocat et auteur de « Crépuscule » Juan Branco est poursuivi au disciplinaire par l’Ordre des Avocats. Cette procédure, secrète et interne à la Maison du Barreau, a été engagée à l’encontre des comportements de Juan Branco dans l’affaire Benjamin Griveaux.

puck dit: à

oupss c’est pas la même NBA, là c’est la National Book Award.

quelle idée aussi de refiler le même nom ?

puck dit: à

je vais aller plus vite que pedro !

Louise Gluck lit des extraits de « Faithful and Virtuous Night » pour la finale de la NBA qui opposait les Lakes de LA aux Rockets de Houston !

https://www.youtube.com/watch?v=iDL8IMLA0Uc

Pablo75 dit: à

Pétomane, personne te dit dans ton entourage que tu n’as plus l’âge de faire le clown? Ou plutôt que ça fait longtemps que tu n’es pas drôle?

Ah, tu n’as pas d’entourage?

Alors, je te le dis, moi: tes tentatives de faire rire sont de plus en plus gênantes, parce que pathétiques.

Marie Sasseur dit: à

C’est le genre de poésie a ne pas refiler aux candidats au suicide, sont certains s’y arriver du premier coup. Que c’est triste Passou, je dirais même plus : la Chance est sinistre.

Marie Sasseur dit: à

« Ce qui me frappe, c’est que malgré cette notoriété américaine, en France, elle n’a jamais été publiée, déplore l’écrivain. Ses poèmes ne sont parus que dans d’excellentes revues comme Europe et surtout la revue Poésie, et puis c’est essentiellement L’Iris sauvage, qui est son poème le plus connu. Mais c’est triste parce qu’il y a une œuvre.  »

Passou, il a ses réseaux confidentiels, au tirage limité

On cherche encore l’oeuvre, échangée sous le manteau.
Un cheese burger bien gras.

puck dit: à

« Congrès3. »

pourquoi ce 3 ?

font chier wikipédia avec leurs références !

moi qui voulais passer pour un érudit maintenant je suis grillé…

puck dit: à

si mes souvenirs sont bons, par la suite Glück a remporté le prix Pulitzer de poésie en 1993 pour son recueil The Wild Iris. Elle est aussi récipiendaire du National Book Critics Circle Award, pour The Triumph of Achilles, ainsi que du prix de l’Academy of American Poets dont elle est membre. En 2003, elle est désignée Poet Laureate Consultant in Poetry (en) de la bibliothèque du Congrès3.

puck dit: à

si mes souvenirs sont bons il me semble que Louise Glück est née à New York d’une famille juive hongroise et passe son enfance à Long Island2. Elle est diplômée en 1961 de la George W. Hewlett High School, à Hewlett (New York). Elle suit également les cours du Sarah Lawrence College puis de l’université Columbia, mais n’est cependant diplômée ni de l’un ni de l’autre.

bon, après la mémoire… ça vaut ce que ça vaut.

Pablo75 dit: à

Louise Gluck

The Wild Iris

At the end of my suffering
there was a door.
Hear me out: that which you call death
I remember.
Overhead, noises, branches of the pine shifting.
Then nothing. The weak sun
flickered over the dry surface.
It is terrible to survive
as consciousness
buried in the dark earth.
Then it was over: that which you fear, being
a soul and unable
to speak, ending abruptly, the stiff earth
bending a little. And what I took to be
birds darting in low shrubs.
You who do not remember
passage from the other world
I tell you I could speak again: whatever
returns from oblivion returns
to find a voice:
from the center of my life came
a great fountain, deep blue
shadows on azure seawater.

L’Iris sauvage

« Au bout de ma douleur
il y avait une porte.
Écoute-moi bien : ce que tu appelles la mort,
je m’en souviens.
En haut, des bruits, le bruissement des branches de pin.
Puis plus rien. Le soleil pâle
vacilla sur la surface sèche.
C’est une chose terrible que de survivre
comme conscience
enterrée dans la terre sombre.
Puis ce fut terminé : ce que tu crains, être
une âme et incapable
de parler prenant brutalement fin, la terre raide
pliant un peu. Et ce que je crus être
des oiseaux sautillant dans les petits arbustes.
Toi qui ne te souviens pas
du passage depuis l’autre monde
je te dis que je pouvais de nouveau parler : tout ce qui
revient de l’oubli revient
pour trouver une voix :
du centre de ma vie surgit
une grande fontaine, ombres
bleu foncé sur eau marine azurée. »

(Traduction de Marie Olivier)

‘El iris salvaje’

“Al final del sufrimiento
me esperaba una puerta.
Escúchame bien: lo que llamas muerte
lo recuerdo.
Allá arriba, ruidos, ramas de un pino vacilante.
Y luego nada. El débil sol
temblando sobre la seca superficie.
Terrible sobrevivir
como conciencia,
sepultada en tierra oscura.
Luego todo se acaba: aquello que temías,
ser un alma y no poder hablar,
termina abruptamente. La tierra rígida
se inclina un poco, y lo que tomé por aves
se hunde como flechas en bajos arbustos.
Tú que no recuerdas
el paso de otro mundo, te digo
podría volver a hablar: lo que vuelve
del olvido vuelve
para encontrar una voz:
del centro de mi vida brotó
un fresco manantial, sombras azules
y profundas en celeste aguamarina ».

(Traducción de Eduardo Chirinos)

puck dit: à

erratum : c’est vrai qu’elle était canon

puck dit: à

« canon anglophone »

oui, j’ai vu une photo d’elle : c’est vrai qu’elle est canon, et pas que anglophone.

puck dit: à

Pablo75 dit: Pas un livre publié en France de Louise Glück. En Espagne, 4. Et un autre en Colombie.
 »

comment vous trouvez tout ça ? et vous avez quoi comme processeur dans votre pc ?

incroyable ! vous devriez travailler pour les services d’espionnage espagnols.

Bloom dit: à

il faudrait préciser un brin la notion bien floue de ‘canon anglophone’ pour ne pas rajouter à l’obscurité hispanophone…

C’est le truc avec des plumes – the thing with feathers comme disait…

puck dit: à

ou bien demandez à padro c’est le roi de wiki et de google.

30 secondes après l’annonce du Nobel il avait déjà trouvé 86 poèmes traduits sur internet.

dommage qu’il n’existe pas une compétition olympique de recherche google : notre pedrito il serait le Nadal de la discipline.

Marie Sasseur dit: à

@ je sais que vous ne pouvez pas me blairer,

Ohff, encore un soal; devant un écran qui s’affiche en kilo bits, il faudra vraiment être peu zen et plein d’affects pour faire du sentiment en face de messages assez nazes dans l’ensemble.
Et que je jump, la plupart du temps.

Vous aviez fait, de mémoire une dithyrambe a propos du petit- fils des yaourts Danone, que vous n’avez pas lu.

Alors,… ben rien.

Je ne lirai pas non plus la Nobel 2020. Vous aviez daubé sur Dylan.
A LA LECTURE des poèmes La Chance, dispos sur la toile, et en comparaison, Dylan est un génie.

https://youtu.be/CERo3DpxCrA

Pablo75 dit: à

Pas un livre publié en France de Louise Glück. En Espagne, 4. Et un autre en Colombie.

puck dit: à

et pendant ce temps passou est en train de se taper tout internet pour pondre son prochain article que cette dame.

passou vous cassez pas la tête : recopiez les commentaires de et alii !

puck dit: à

sinon je connaissais Glock, c’est le nom d’un pistolet 9mm.

mais c’est nettement moins poétique.

encore que…

puck dit: à

pedro!!!!!! toi le spécialiste : Gluck c’est pas le nom d’un compositeur ? allemand ?

puck dit: à

connaissais pas du tout.

la seule fois où j’ai entendu parler de cette Mme Glloq c’est dans un tableau de Duchamp.

Janssen J-J dit: à

@ bl, /// Dans le canon anglophone, le néoclassicisme se distingue par son rationalisme, son côté didactique et ses allusions érudites ///

oui, c’est bien ce sur quoi je me questionnais avec txfl en réécoutant ce tube de Billie :
https://www.youtube.com/watch?v=uzJMTSaAl8g
Merci pour cette précision apparemment circonstanciée, mais enfin, je PENSE qu’il faudrait préciser un brin la notion bien floue de ‘canon anglophone’ pour ne pas rajouter à l’obscurité hispanophone…

Bloom dit: à

cette grande poétesse néoclassique

Dans le canon anglophone, le néoclassicisme se distingue par son rationalisme, son côté didactique et ses allusions érudites – ce que j’ai lu jusqu’à présent de Louise Glück ne me semble pas correspondre.

Even now this landscape is assembling.
The hills darken. The oxen
sleep,and the seeds
distinct, gold, calling
Come here
Come here, little one

And the soul creeps out of the tree.

– The House on Marshland

Janssen J-J dit: à

@ J’ai toujours voulu traduire « Le Maître et Marguerite », mais n’y suis jamais arrivé jusqu’au bout. M’enfin, j’aurais au moins essayé, une bonne partie, c’est déjà ça. Quelqu’un la publiera sûrement après ma mort, quand je serai devenu super célèbre, et quand l’Herdélie me maudira de ne m’avoir pas reconnu à temps comme le génie qu’elle côtoya des plombes sans s’en douter, à cause de ma modestie légendaire. L’Histoire des traces montrera à quel point les harcèlements dont je fus journellement accablé furent injustes et indignes de tous ces veules (aveulis) qui entendaient bien se la péter à peu de frais sur Mon Sac Ado.
Bàv (nouvelle trace édifiante de 7.15 pm, _8.10.20)

Janssen J-J dit: à

Elle préfère rester dans son couffin lesbien aux pays des vermeilles, Patrice, je la connais : elle est pas triste, comme genre. Je vous conseille de ne plus vous étonner de rien, en ce bas monde !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! et de réécouter un vieux tube conseillé par notre amie Juliett Langoncet
https://www.youtube.com/watch?v=VFl-1cYQWa4
Bàv,

Patrice Charoulet dit: à

!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

« Je ne lis plus les livres des hommes. » (Alice Coffin*)

* Qui publie « Le génie lesbien »

Janssen J-J dit: à

Connaissez-vous la recette du bécasseau berrichon aux fèves et petits pois ? Il y a longtemps que je n’en ai pas mangé. Et George Sand adorait, mais je ne retrouve plus comment elle s’y prenait. Merci, bàv,

Janssen J-J dit: à

@ N’ayant jamais entendu parler de Mme Glück, je vais combler cette lacune.

L’inculture des erdéliens est proprement effrayante ou stupéfiante, depuis 1 heure p.m. Je n’aurais jamais imaginé qu’elle y fût à ce point répandue… Comme quoi, hein… Il faut s’attendre à tout. Pour ma part, je vais relire une fois de plus cette grande poétesse néoclassique, car on ne la lit pas, on ne fait guère que la relire pour l’approfondir, voyez.

Janssen J-J dit: à

@ place Saint-Sulpice.

C’est dans quelle ville, déjà, « le marché de la poésie » !!!! ? ils font des soldes ?

Janssen J-J dit: à

@ je sais que vous ne pouvez pas me blairer,

une incise respectueuse que vous laisserez tomber bien vite, Tony, vu qu’elle ne peut blairer personne, ma soeur, toute façon. Jalouse tout le monde, sauf si tu lui renvoies des trucs super intelligents sur le sujet, en rebondissant sur elle avec légèreté et surtout en valorisant ses conneries.
Pas vrai Ducon ? (je dis ça, je dis rin, bon je sors, après out, « chacun sa mârdre » comme disait jzmn, tout en stupeur et tremblotte devant mon Pablo 1er).

(cf., un blaireau faisandé)

Bloom dit: à

Malgré le statut confidentiel de la poésie en France, il existe une Maison de la poésie, ce qui n’est pas le cas des pays où la poésie est lue davantage, et donc plus vivante. Cherchez l’erreur…
Il existe aussi un Marché de la Poésie, assez bien fréquenté, qui se tiendra cette année du mercredi 21 au dimanche 25 octobre, place Saint-Sulpice.
Les poètes les plus intéressants sont étrangers, publiés en traduction en édition bilingue. L’inutile intellectualisme d’une certaine poésie en français & l’entre-soi qu’elle induit, sont probablement responsables de cette désaffection.
Cette ‘parole’ ne porte pas. Et comme la chanson à texte est quasiment morte et enterrée, ce pays est en mal de contrepoids aux malheurs du monde.

N’ayant jamais entendu parler de Mme Glück, je vais combler cette lacune.

Janssen J-J dit: à

@ Il n’y a qu’un JJ C EST ROUSSEAU

Merci pour les autres jean-jacques, txfl. Et zeux, ont pas le droit de vivre ni de penser un nouveau contrat social, sans doute ?

@ petit jissé : Ne violez pas les chattes qui dorment ensemble (,) à leur insu*. Ce qui pourrait bien vous arrive : quand on invite des jeunes femmes désemparées à venir dormir chez soi, et après les avoir droguées, c’est rarement pour ne faire que contempler « les belles endormies », surtout à votre âge. Hein.

@ B (*à leur insu se rapporte au verbe violer, pas à la manière de dormir des protagonistes).
Icite, il y a toujours des pb de virjules, vaut mieux prévenir les contresens… On aura alors fait pas mal de chemins sur la voie de la guérison herdélienne collective.

Bàv,

basilic +1
nathaniel h. -2
louise glück =

renato dit: à

La question de la raréfaction des lectures publiques Vanina est une consequence des nouvelles règles de la SIAE (société italienne des auteurs et éditeurs) pour la protection des œuvres. Maintenant, je ne connais pas les règles relatives aux lectures publiques, il me semble que lorsque l’assistance est de plus de 800 personne, interviennent des taxations, dont, encore, je ne sais pas grand chose.

Je connais mieux la situation des règles pour la protection des œuvres des plasticiens car j’ai participé avec Dürrenmatt à la campagne pour les instaurer, et je suis vraiment mécontent de la realisation par les législateurs : c’était une bonne idée realisée et appliquée par des bourocrats décervelés. P. ex., une œuvre de plus de 4 ans sera taxée d’un tot%, que l’auteur est censé récupérer dans le 12 mois. Or, il y a de là 7 ans, une amie a vendu pendant une expo une œuvre de plus de 4 ans et elle attend encore l’argent qui lui est dû.

Cela bien à part, dans les grands villes il est plus plus facile organiser des lectures ou des concerts de musique électronique (p. ex.) dans des salles de petite capacité, à condition que le spectateur apporte son breuvage…

D. dit: à

Salut Jeannot. C’est toujours top derrière le frigo ? Tu songes toujours à déménager sous la cuisinière ?

Jean Langoncet dit: à

Quel dommage que le parmesan dans la soupe au pistou aux saveurs si délicates. Il écrase tout. (Salut connarD, n’oubliez pas la soupe avec le pistou)

D. dit: à

Jazzi dit: à

Ne va pas réveiller Jean Langoncet avec le prix Nobel à Dylan, D. !

…aucun danger, les blattes ne sortent que la nuit.

D. dit: à

Alexia Neuhoff dit: à

@ D., ce soir pour fêter l’événement, je mange du pistou sans carottes, mais avec un bâton (J au cube)

De dynamite, le bâton… ça s’impose !

De quoi parlez-vous, Alexia ?

Jibé dit: à

@MS
je sais que vous ne pouvez pas me blairer, pardon de vous faire cet aveu, donc: je suis passionné par Tokarczuk, « Le Livre de Jacob » (j’en avais parlé ici) et, aussi « les Ossements des morts », une merveille de finesse en effet – ce rapport avec les bêtes, les révélateurs multiples et les analogies possibles entre les lieux, les êtres et entre les hommes et les femmes!
Et il y en a d’autres à découvrir…
(on a déjà en commun, Madame Sasseur, de lire bcp chez Gallmeister… Bon, et… rien)

Jibé dit: à

@louise Gluck
oui! Ca vaut la peine d’être connu au moins.
Reste qu’à moi aussi ses vers m’évoquent Nathaniel Hawthorne
Passions tristes à foison, tant de rigueur…Elle fait un peu peur, je trouve; un peu trop d’angoisse retenue et de noirceur visible. A dû pas mal souffrir dans sa vie, je parierais. C’est toujours pénible pour moi, la poésie douloureuse.
En tout cas, découverte, rien que ça, c’est plaisant!

Elle est anti-trump, oui, bon, comme tous les intellectuels US (sauf Ellroy, mais Est-ce un intellectuel et est-il anti ou provoc?) et sachant que ce type est inculte, ça n’a rien d’étonnant et ça n’aura aucune importance politique. Les Nobel s’achètent tjs une bonne conscience.

.

Marie Sasseur dit: à

@Si sa poésie montre la forte influence de la psychanalyse et de la mythologie classique, elle puise également dans la tradition juive pour des images et des histoires mythiques.

Évidemment c’est doublement de la Chance, si c’est à la mythologie freudienne, que le Nobel rend hommage, comme Glück dans un poeme, ainsi qu’à la trinité, papa, moman, et les enfants, ça ne change pas grand chose au mythe du Nobel, déjà bien esquinté, lol.
( sauf cette perle, une decouverte: le Nobel Olga Tokarczuk, aux analyses psychologiques très fines dans  » sur les ossements des morts »)

renato dit: à

Pour une première approche de Dante, Vanina, le lire à voix haute en marchant — en cherchant le rythme — ; les notes il faudrait les consulter en deuxième ou troisième lecture.

Pour le Maniérisme, une visite au Palazzo Te à Mantoue — Giulio Romano —, si l’occasion se présente.

Vanina dit: à

Pardon « Passé l’été »,

Pierre Assouline ne doit pas se faire du cafard, l’Italie a una tradition narrative très pauvre, comparée à la richesse de la production poétique, surtout contemporaine. Quand aux réunions pour des milliers des personnes, ce sont des souvenirs, des années 60 à la fine du 900.

Alexia Neuhoff dit: à

@ D., ce soir pour fêter l’événement, je mange du pistou sans carottes, mais avec un bâton (J au cube)

De dynamite, le bâton… ça s’impose !

renato dit: à

On ne peux répondre aux critiques primaires de l’autre partie que par le primaire, B.

et alii dit: à

GLUCK, LOUISE(1943–), poète américain. Gluck est né à New York d’un père qui n’a jamais réalisé son rêve d’écrivain et d’une mère qui s’est battue pour fréquenter le Wellesley College avant que l’éducation des femmes ne soit acceptée. Aiguisée par les blessures internes de la mort d’une sœur aînée, et par son combat contre l’anorexie, des années de psychanalyse et d’étude avec Stanley Kunitz, la voix poétique de Gluck est lyrique mais réticente, dissimulant le confessionnal dans le classique. Sa poésie explore le drame intime des tragédies familiales qui résonnent à travers les générations et la relation entre l’être humain et son créateur. Si sa poésie montre la forte influence de la psychanalyse et de la mythologie classique, elle puise également dans la tradition juive pour des images et des histoires mythiques. Ses travaux comprennent un recueil d’essais primés sur la théorie et la pratique de la poésie,Proofs & Theories (1994), ainsi que ses nombreux recueils de poésie, notamment The House on Marshland (1975), Descending Figure (1980), Ararat (1990) et The Seven Ages (2001). Dans Le Triomphe d’Achille (1985), elle crée sa propre interprétation midrashique d’une histoire du Midrash Rabbah et mesure la vie de son grand-père immigré par rapport à celle de Joseph en Egypte. The Wild Iris (1992), un livre entier dans la voix de l’un des hébreuxles prophètes traduits à une sensibilité moderne, ont remporté le prix Pulitzer. Elle écrit avec passion contenue par l’intelligence d’une voix à l’élégance maîtrisée et au mystère lumineux. Bien que son utilisation du mythe et de l’histoire pour illuminer le cœur individuel et la famille archétypale, ainsi que ses tentatives récurrentes pour comprendre Dieu, aient conduit certains à qualifier son travail de cryptique ou dure, elle a reçu de nombreux prix pour sa poésie et sa critique la reconnaissance en tant que l’un des meilleurs poètes américains a abouti à son mandat de poète lauréate américaine en 2003.

Sources: F. Diehl (éd.), On Louise Gluck: Change What You See (2005).

[Linda Rodriguez (2 e éd.)]

Encyclopaedia Judaica . © 2008 Le Groupe Gale. Tous les droits sont réservés.

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(pl. midrashim). De darash, «se renseigner», d’où cela signifie «exposition» (de l’Écriture). Fait référence à la littérature de «commentaire» développée dans le judaïsme classique qui tente d’interpréter les écritures juives de manière approfondie. Le Midrash littéraire peut se concentrer soit sur la halaka, orientant le juif vers des modèles spécifiques de pratique religieuse, soit sur (h) aggada, traitant d’idées théologiques, d’enseignements éthiques, de philosophie populaire, d’expositions imaginatives, de légende, d’allégorie, de fables animales – c’est-à-dire n’est pas halaka.
(Heb. Traverser). La nation et la langue israélites.
https://www.jewishvirtuallibrary.org/louise-gluck

et alii dit: à

My story begins very simply: I could speak and I was happy.
Or: I could speak, thus I was happy.
Or: I was happy, thus speaking.
I was like a bright light passing through a dark room.
INL’ENFANCE OU LE DÉSŒUVREMENT À L’ŒUVRE DANS DEUX POÈMES DE LOUISE GLÜCK
http://revuepostures.com/fr/articles/olivier-21

et alii dit: à

TRISTESSE DE P.ASSOULINE/
L’écrivain français, membre de l’académie Goncourt, déplore l’absence d’un « vrai statut » pour la poésie dans notre pays. « En Italie, les poètes sont invités dans des grandes salles de 1 000 personnes pour lire leur poésie, c’est impensable en France ».
https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/art-culture-edition/prix-nobel-de-litterature-a-la-poetesse-americaine-louise-gluck-elle-n-a-jamais-ete-publiee-en-france-regrette-pierre-assouline_4133469.html

et alii dit: à

L’ÉCHELLE DE JACOB
Piégé dans la terre,
ne souhaiterais-tu pas, toi aussi, aller
au paradis ? Je vis
dans le jardin d’une dame. Pardonnez-moi, madame,
si rêver m’a ravi. Je
ne suis pas ce que vous vouliez. Mais
tout comme hommes et femmes semblent
se désirer les uns les autres, je désire moi aussi
la connaissance du paradis – et maintenant
ton chagrin, une tige nue
élancée vers la fenêtre du porche.
Et à la fin, quoi donc ? Une petite fleur bleue
comme une étoile. Ne jamais
quitter le monde ! N’est-ce pas
ce que tes larmes signifient ?
LG
https://www.cairn.info/revue-poesie-2014-3-page-46.htm

et alii dit: à

Au bout de ma douleur
il y avait une porte.
Écoute-moi bien : ce que tu appelles la mort,
je m’en souviens.
En haut, des bruits, le bruissement des branches de pin.
Puis plus rien. Le soleil pâle
vacilla sur la surface sèche.
C’est une chose terrible que de survivre
comme conscience
enterrée dans la terre sombre.
Puis ce fut terminé : ce que tu crains, être
une âme et incapable
de parler prenant brutalement fin, la terre raide
pliant un peu. Et ce que je crus être
des oiseaux sautillant dans les petits arbustes.
Toi qui ne te souviens pas
du passage depuis l’autre monde
je te dis que je pouvais de nouveau parler : tout ce qui
revient de l’oubli revient
pour trouver une voix :
du centre de ma vie surgit
une grande fontaine, ombres
bleu foncé sur eau marine azurée.
https://www.cairn.info/revue-poesie-2014-3-page-46.htm

Vanina dit: à

@ renato

Pas assez d’italophones,c’est vrai, mais l’art qui
devrait se passer de sermons,de la peu connue, mais
grande, comme les manièristes . Beccafumi. Une merveille. Sodoma,Pontormo. Ou Tanzio da Varallo.
Son Jean Baptiste au très beau visage. Dante est difficile pour les italiens de bonne culture. Passée tout l’été à lire, et les notes étaient parfois assommantes.

B dit: à

Renato, oui primaire parce que sans raisons ni arguments qui tiennent la route sauf si on occupe une situation de capitaliste à gros capital ou décideur du temps du maccarthysme.
Le secondaire peut lui justifier sa méfiance, l’Histoire a renseigné les dérives du système quand il devient dictatorial et sans variables d’ ajustements.
PS:Je n’irai pas jusqu’à justifier au nom d’une ideologie l’état du Venezuela actuellement.

Vanina dit: à

The Red Poppy Louise Gluck
The great thing
is not having
a mind. Feelings: they
govern me. I have
a lord in heaven
called the sun, and open
for him, showing him
the fire of my own heart, fire
like his presence.
What could such glory be
if not a heart? Oh my brothers and sisters,
were you like me once, long ago,
before you were human? Did you
permit yourselves
to open once, who would never
open again? because in truth
I am speaking now
the way you do.I speak
because I am shattered.

Très contente du choix du jury.

renato dit: à

[Pas d’année Dante, et alii, pas assez d’italophones ici, pour développer le sujet.]

et alii dit: à

Il n’y a qu’un JJ C EST ROUSSEAU /
3On mesure l’impact immédiat qu’eut cette pensée de la musique au fait que Gluck, annonçant son arrivée à Paris et sa réforme, elle aussi controversée, de l’opéra, se plaça sous l’autorité de Jean-Jacques Rousseau [20]
[20]
Lettre au Mercure de France du 26 février 1773.. Il voulut le rencontrer et lui demanda de publier son jugement sur Alceste. Ce furent les derniers textes publics du philosophe sur la musique. Mais dans le dialogue avec lui-même que transcrivent ses œuvres ultimes, la musique est présente. Cette voix qui fonde l’humanité est aussi voix de la conscience, celle qui fonde l’être.

JiCé..... dit: à

La pratique du viol implique un acquiescement non consenti mais implicitement exprimé !
(…j’ai bon là ? j’ai bon ?….)

Jazzi dit: à

« Sœur Christiane, elle dort dans ma chambre, l’âme en paix »

Avec et alii venue faire une sieste apaisée, JiCé ?

Janssen J-J dit: à

@ Sœur Christiane, elle dort dans ma chambre, l’âme en paix

N’en profitez pas pour aller la violer. Les meubles IKEA résistent mal à de tels assauts, c’est bien connu. Laissez la tranquille, bordelle.

Pablo75 dit: à

Le Nobel de Handke n’est pas usurpé: son oeuvre était suffisamment secondaire pour y prétendre.
Chaloux dit:

Quand on voit la liste des écrivains oubliés qui l’ont eu (Sully-Prudhomme, Fréderic Mistral, Rudolf Eucken, Paul von Heyse, C.G. Verner von Heidenstam, Erik Axel Karlfeldt, Ervynd Johnson, Harry Martinson, Karl Gjellerup, Henrik Pontoppidan, J.V. Jensen, Carl Spitteler, B. Bjoernson, J. Echegaray, Gabriela Mistral, Wladyslaw Reymont, Grazia Deledda, Pearl S. Buck, H. K. Laxness, Frans Emil Sillanpaa, John Galsworthy, Churchill, Bob Dylan, etc, etc) et celle des grands écrivains qui ne l’ont pas eu (Tolstoi, Ibsen, Tchekhov, Strindberg, Henry James, Rilke, Unamuno, Tsvetaieva, Alfonso Reyes, Céline, Joyce, P.Valéry, Akhmatova, Musil, Nabokov, Celan, Virginia Woolf, Borges, Gombrowicz, etc, etc) on a du mal à comprendre le prestige de ce prix (à part pour le fric).

Janssen J-J dit: à

@ cela le discrédite éternellement (D. et MS.)

Mais non, on ne voit pas pourquoi… les Nobelles sont éternelles, ainsi que Bob Dylan, la plus grande poètesse de tous les temps, d’après la communauté musulmane réconciliée avec Israëlle.
Ils insinuent maintenant que les visions prétendument « anti colonialistes » de MD étaient profondément racistes ou pornotropiques. Je me demande si, de son vivant, elle en avait bien conscience. En tout cas, le film, franchement quel navet. Isabelle pour la première fois, m’a bien déçu. Par moment (2008), elle se foule pas trop, derrière la kaméra. M’enfin, bon

Jazzi dit: à

Ne va pas réveiller Jean Langoncet avec le prix Nobel à Dylan, D. !

Janssen J-J dit: à

Mais les personnages de Valjoie n’ont jamais été sombres, voyhons… Hormis ceux de la Lettre écarlate…, ce n’est certainement pas l’image qu’il renvoyait dans sa correspondance à H. M. Non, non, il ne faut pas le souffrir de comparaison avec Louise Glück, c’est idiot. J’ajoute que cette dernière n’a aucun lien de parenté avec les criminologues Sheldon et Eleanor Glueck, ni avec le compositeur de seconde zone du même nom.
Un lien cour les ignares ->
https://music.youtube.com/watch?v=DMdfIuf0Ybc&list=PLre7tVLACOrUeVsPTCzNBLQJ3Rzg33Omw
.

JiCé..... dit: à

LOUISE GLUCK (1943/2020)

Un poème inédit de notre chère Nobélisée de Salon !
Sitôt pricée, sitôt oubliée :

Je nique ta mère
Tu niques sa mère
Il nique Mamère
Tu niques Sasseur

Qui sommes nous, fous
Pour avoir de tels goûts ?

JiCé..... dit: à

Ne vous inquiétez pas pour Sœur Christiane, elle dort dans ma chambre, l’âme en paix….

Sur mon prie-Dieu IKEA.

D. dit: à

De toutes façons quand on sait que le prix Nobel de littérature a pu être décerné à Bob Dylan, cela le discrédite éternellement.

Janssen J-J dit: à

@ je peux donc faire une sieste apaisée

Oui faites la, l’Herdélie veille sur votre sommeil, la lauréate est d’origine juive, inch’allah ! La Suède est toujours avec nous, du bon côté. Oufl. (Je plaisante un brin et n’harcèle pas, n’y voyez pas ma lice, merci).

renato dit: à

hamlet est parti en vrille, définitivement.

Chaloux dit: à

Le Nobel de Handke n’est pas usurpé: son oeuvre était suffisamment secondaire pour y prétendre.

puck dit: à

Pablo75 dit: Exclusivité de la RDL: le prix Nobel de littérature 2020 est attribué à … Maurice Desborels !!
 »

ça c’est pas sympa : sur le moment j’ai cru que c’était vrai…

toutes façons je sais bien que P. Roth et moi nous sommes des Grands Ecrivains Maudits qui ne l’aurons jamais…

Janssen J-J dit: à

Il faut dire aussi que la plage la plus proche n’est pas en très bon état non plus, depuis le passage d’Alexia N.,
https://www.sudouest.fr/2020/10/07/en-images-la-plage-de-chatelaillon-17-apres-la-tempete-alex-7933455-1294.php
Ce que j’apprécie trop chez cette poétesse proche de Barak Obama et éloignée de Rionakld Trump, c’est l’unicité de sa veine poétique caractéristique, d’une beauté austère qui rend caractéristique et universelle l’existence individuelle universelle, comme l’aurait dit Ch. si elle était restée par Minou. Sa poésie est fraternitaire, voilà ce que je ressens à chaque fois que je m’y confonte, voyez.
@ D., ce soir pour fêter l’événement, je mange du pistou sans carottes, mais avec un bâton.

Jazzi dit: à

« Peter Handke: «Le Nobel m’a apporté la paix»

EXCLUSIF – Un an après sa distinction, l’écrivain autrichien revient sur son œuvre, ses nombreux projets, et la controverse suscitée par cette consécration, aussi inattendue que méritée.

Par Thierry Clermont, Astrid De Larminat et Mohammed Aïssaoui* »

Un abonné du Figaro pourrait-il nous mettre en ligne ici cette interview ?

*Mohammed Aïssaoui figure dans la liste du Goncourt 2020 (Gallimard)

Chaloux dit: à

Cette poésie me semble tout droit sortie des cauchemars des personnages de Nathaniel Hawthorne. Pas pour moi.

puck dit: à

j’y crois pas ! le Nobel donné à une poétesse américaine de gauche, une démocrate socialiste ! quasi communiste ? par un jury spécialisé dans l’investissement immobilier parisien ? juste avant les élections…

mon Dieu quelle misère…

on est foutus !

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