Un (re)traducteur, ça s’autorise autant que ça s’empêche.
Gardons-nous d’en faire un phénomène révélateur de la météo éditoriale. N’empêche qu’à la charnière de 2025/2026, il y a embouteillage du côté des retraductions littéraires. De quoi cet air du temps est-il le nom ? Un fois passées les réactions d’instinct hésitant entre un « encore ? », un « à quoi bon ? » et un « quel intérêt ? », on évoquera bien sûr une raison technique, à savoir le renouvellement de droits étrangers sur certains romans classiques, voire la chute de ceux-ci dans le domaine public (mais oui, il est dit généralement que l’on y tombe…). Mais cela ne suffit pas. Quoi alors ?
Il faut compter avec le goût sinon le désir d’écrivains qui ne sont pas des professionnels de la traduction de s’emparer d’une œuvre qui leur est chère, publiée à l’origine dans une langue dont ils estiment avoir une maitrise suffisante pour en assurer le transport en français. Ce n’est certes pas nouveau (de Maurice Maeterlinck et André Gide avant-guerre à Marie Darrieussecq plus récemment). Ainsi Jean-Philippe Toussaint ces jours-ci avec Le Verdict (44 pages, 5,50 euros, éditions de Minuit) de Franz Kafka. Comme c’est souvent le cas en pareille situation, il joint au texte une postface intitulée « Le vrai, le pur, l’immuable » justifiant son travail ce qu’un traducteur de métier fait plus rarement. Face à pareille entreprise, l’écrivain ne s’autorise que de lui-même, comme il l’avait déjà fait en s’emparant de la Schachnovelle de Stefan Zweig. Toussaint, lui, se doit d’expliquer le concours de circonstances qui l’a conduit à traduire ce texte de l’allemand. D’abord la conviction assez partagée que Kafka est devenu écrivain la nuit durant laquelle il a écrit cette nouvelle d’une traite à 29 ans ; ensuite le fait qu’il est son frère d’armes en écriture, celui qui l’a nourri comme peu d’autres davantage encore que son écrivain de chevet… car il a écrit le Verdict « en fendant les eaux » et en portant « le poids de mon corps sur mon dos » et s’en est délivré à l’égal d’un nouveau-né « couvert de saletés et de mucus ». Toussaint a tout lu de lui jusqu’à en être habité mais le Verdict davantage que d’autres textes de Kafka le hante. En allemand, il s’intitule Das Urteil. Il consent à lui conserver son titre français d’origine, comme la dizaine de ses prédécesseurs quoiqu’il n’en soit pas satisfait. Il aurait préféré « Le jugement » ou encore « La condamnation à mort ». Sauf que si l’auteur l’avait souhaité ainsi, il aurait choisi « Das Todesurteil » ce qu’il n’a pas fait. L’interprétation a des limites balisées par l’honnêteté de l’interprète. Un retraducteur, ça s’autorise autant que ça s’empêche.
J’évoquais plus haut la question du droit à traduire à nouveau sur les brisées d’un traducteur qui a pu faire longtemps autorité d’autant plus facilement qu’il était le seul. Le voyage de l’allemand au français de La Mort à Venise, la célèbre nouvelle de Thomas Mann à laquelle Luchino Visconti donna une notoriété mondiale par la magie de son film, vaut d’être contée avant que la version de Philippe Jaccottet, alors un poète débutant de 21 ans, ne paraisse le 16 janvier prochain (152 pages, 13 euros, Le Bruit du temps) dans une publication très soignée, comme à l’accoutumée chez cet éditeur qui a le souci du beau, sous une couverture reproduisant Le Pont du Rialto, huile de John Singer Sargent. Enfin ! pourrait-on ajouter. Elle lui avait été commandée par l’éditeur suisse Henry-Louis Mermod, insatisfait d’une précédente version (jugée un peu terne, elle était pourtant signée de Bertaux & Sigwalt) et le texte en avait rendu en… 1946. Kra, un autre éditeur, parisien celui-ci, publia la version rejetée. Après la guerre, une fois épuisée, elle fut récupérée par Fayard lequel, après négociation, laissa Mermod publier en édition de luxe 2500 exemplaires de la version Jaccottet. Ainsi naquit un collector, comme on ne disait pas à l’époque. Thomas Mann complimenta avec indulgence son traducteur jusqu’à lui accorder la licence de menues erreurs d’interprétations, encore que ce n’est pas si véniel de traduire « Kapellmeister » par « maitre de chapelle » en lieu et place de « chef d’orchestre » (erreur effacée de cette nouvelle édition). La Mort à Venise ayant désormais rejoint le domaine public, elle s’apprête donc à réapparaitre autrement. Nul doute que nombre de lecteurs auront l’impression de découvrir un nouveau livre tant il est vrai, comme le souligne Mann, que cela change tout lorsqu’une nouvelle dont il se dégage une musique si profonde, désormais inséparable à la lecture de l’Adagietto de la cinquième symphonie de Mahler qu’on le veuille ou non, est rendue en français par un poète.
Thomas Mann, justement, est par ailleurs d’actualité pour une autre traduction très attendue de l’un de ses monuments : Les Buddenbrook à paraitre chez Gallimard le 29 janvier prochain, revisité par Olivier Le Lay (révélé en 2004 par son inoubliable traduction de Berlin Alexanderplatz d’Alfred Döblin couronnée du prestigieux prix Halpérine-Kaminsky). Un pavé de 872 pages publié à l’origine en deux volumes dans lequel on s’immerge sans effort tant ce récit de la grandeur et surtout du déclin, autant dire : la gloire et l’épuisement, d’une grande famille de négociants de Lübeck est envoûtante avec ce qu’il faut de jalousies inassouvies, de feux mal éteints, d’ambitions contrariées. De nombreux personnages parmi ces notables dont les plus saillants subissent le poids de leur héritage dynastique, obstacle à la tentation d’un destin personnel, en particulier l’oncle Christian, grand névrosé assez borderline dans son genre. Et le tableau généalogique en liminaire de ce qui est au fond un conte hors-mesure n’est pas superflu ! Lorsqu’il l’a publié en 1901, l’auteur âgé de 26 ans disait, comme pour s’en excuser, tenir de sa mère son « désir d’affabulation » (in Ecrits intimes, traduit de l’allemand par Guillaume Ollendorff dans une édition de Bertrand Dermoncourt, qui vient de paraitre chez Plon). Un premier roman qui a depuis conquis sa réputation de classique moderne jusqu’à en devenir le modèle de nombre d’épopées familiales dans différentes langues.
Le (re)découvrir si longtemps après sa naissance permet d’ignorer la fâcheuse réputation que la famille Mann s’employa à répandre contre ce qu’elle désignait comme un roman à clés destiné à lui nuire. La construction des Buddenbrook, qui repose sur un remarquable échafaudage vibrant de musiques (ici Bach, Buxtehude), est le canevas de ses grands romans à venir, pétris d’oppositions et non de contradictions, dense, sage, fantaisiste, humoristique, sérieux, réaliste et, pour la plupart, s’autorisant de longues digressions théoriques (il suffit d’avoir à l’esprit les conversations philosophiques au sanatorium de Davos) au risque d’ébranler l’édifice romanesque et la dramaturgie. A ceci près qu’ici les pensées du penseur ne nous encombrent pas car elles sont dissoutes dans l’action et non exposées ex cathedra. De son propre aveu, c’est même son seul grand récit à n’être pas interrompu par des essais. Ici, pas de justifications du traducteur ou de l’éditeur mais une préface pénétrante et aigue jusque dans sa pointe autobiographique du critique et écrivain Philippe Lançon chargé de contextualiser le chef d’oeuvre. Une fresque qui n’est pas une saga de plus tant elle continue de surplomber le genre plus d’un siècle après quand bien même serait son sujet comme ce sera dorénavant la règle. Philippe Lançon rappelle non sans malice le jugement de Klaus Mann sur son père :
« Depuis sa jeunesse, la mort était sa spécialité. On a souvent admiré avec quelle élégance il avait exterminé une grande famille dans « Les Buddenbrook ».
Peu après sa parution au début du siècle, le succès public venant sans se presser au lendemain d’un accueil critique assez difficile, un Who’s who munichois trouva judicieux de faire savoir que l’adresse de la maison de famille des Buddenbrook, près de l’église de la Marienkirche, n’était autre que celle de l’auteur, appelée à devenir « un objet de la curiosité d’inconnus » (in Écrits intimes).
S’attaquer à un monument ne va pas de soi pour un traducteur. Un honneur autant qu’un défi car un classique moderne du XXème siècle a nécessairement été déjà adapté, transporté, trituré, malmené, sublimé par des prédécesseurs. Surtout, d’innombrables lecteurs ont déjà fixé dans leur esprit des situations et des caractères pour le meilleur et pour le pire. Les déranger dans leur mémoire ne va pas sans risque. Il faut faire autrement sinon mieux sous peine de se faire rejeter. Ce qui vaut pour les Buddenbrook d’Olivier Le Lay vaut pour Le Bruit et la fureur de Charles Recoursé. Le grand roman de William Faulkner est sorti dans sa nouvelle parure il y a une quinzaine de jours enrichi d’un addenda détaillant la biographie individuelle de chaque membre de la famille Compson (390 pages, 23 euros). L’avant-propos du traducteur est attendu au tournant car on ne touche pas impunément à ce graal de la littérature américaine, si sacré qu’il a consacré à jamais son auteur comme un « écrivain pour écrivain ». Il est vrai que l’on y avance parfois la nuit avec des lunettes noires dans l’épaisseur de cette forêt de personnages racontés dès l’entame par un « idiot », du moins désigné comme tel. A chacun sa voix mais cela exige de prêter l’oreille afin de les identifier d’autant que des prénoms se dédoublent et les temporalités se multiplient au sein de séquences entre flashbacks et flashforward. C’est dire que l’auteur ne nous facilite pas la tâche.
Son roman se mérite. Et pour le traducteur, c’est double peine car il ne pouvait y ignorer la traduction du maitre, Maurice-Edgar Coindreau tout en reconnaissant ne pas s’y retrouver et même s’y perdre tant ses choix lexicaux le déconcertaient. Alors pour s’en sortir, il a été voir du côté des traductions italienne et espagnole du Bruit et la fureur, histoire d’examiner l’art et la manière dont d’autres se sont extraits de ce brouillard qui se déploie sous un titre emprunté au Macbeth de Shakespeare. De quoi prendre la mesure de l’étendue des interprétations. D’une version à l’autre, les aventures de broken biscuit sont passionnantes avant d’arriver à « pâte à biscuit ». Et comme si cela ne suffisait pas, il faut aussi se colleter à la langue du sud-étatsunien tel qu’elle était pratiquée dans le Mississippi dans le premier quart du XXème siècle et pour le restituer ne pas hésiter à « triturer la grammaire ». Charles Recoursé, qui a visé avant tout la cohérence, ne cache pas qu’il a dû « naviguer à vue », autrement dit : à l’oreille, car on le sait, entre toutes ces voix qui le hantent, ce qui en ressort sous sa plume lorsqu’elles s’incarnent, c’est de la musique.
Allez, un dernier pour la route: la traduction que Frédéric Boyer a ciselé de La Tragédie d’Hamlet, prince du Danemark mais à destination du théâtre, plus précisément pour la mise en scène d’Ivo van Hove. Une commande de la Comédie-Française qui a été jouée il y a un an et qui le sera à nouveau en janvier mais au Théâtre de l’Odéon. Bien que ne soit pas destiné prioritairement à être lu mais lu à la table, mis en bouche sur les planches puis entendu, le texte parait (212 pages, 20 euros, Gallimard) et, miracle, ça se lit avec un égal bonheur ce qui n’est pas gagné car on ne traduit pas pareillement dès lors que l’on s’adresse d’abord à des comédiens.
« Etre ou ne pas être- c’est « la » question.
Quel est le plus digne choix de l’esprit: subir les coups et les flèches d’un destin extrême ou prendre les armes contre un océan de contrariétés pour en finir dans la violence ?
Mourir : dormir, rien d’autre »
(« Le pont du Rialto », huile sur toile de John Singer Sargent, 1911, Musée de Philadelphie ; « Buddenbrook-Haus » dans la vieille ville de Lübeck, photo D.r.; Wright Morris, « Le pays de Faulkner près d’Oxford, Mississippi », 1939)
915 Réponses pour Un (re)traducteur, ça s’autorise autant que ça s’empêche.
COQUE-CIGRUE
… voir tout de même Pierre chaud nu.
Les parisiens autour de moi envisagent tous de voter Dati, non par conviction particulière mais pour virer définitivement les socialistes qui ont fait de Paris une bauge à cochons.
Heureusement qu’on lui donne des biscuits… Sinon, il ne saurait pas comment jaculer son venin quotidien. Merci qui ?
Jean-Jacques sans gêne.
Hurkhurkhurk !
Chaloux, de votre côté, aucune correctrice à décevoir ? J’imagine que vous rompez pour ne pas à éprouver l’affliction d’être quitté, laissé, abandonné . Je me disais ce matin que ma machinerie affective et sensuelle était soudain, ou peut-être pas si soudainement, tombe en panne un peu comme un appareil électroménager , bling, plafond, plus rien ne fonctionne et ça semble sans espoir, les deux ans de garantie européenne dépassés ne subsiste aucun espoir de réparation. L’âge de l’obsolescence s’est abattue sur moi comme le givre sur une vigne, tout est fichu et c’est aussi triste à vivre qu’une situation de rupture non choisie. Vous demandiez hier pourquoi un peu de bienveillance avant Noël, c’est sur que ça ne se mange pas mais vous pourriez la proposer au menu quoique, à la réflexion, je suppose que 3J est aussi blindé qu’un char sur le front du Donbass.
Plaf !
Bien sot celui qui croit pouvoir définir Giono. Il n’en finit jamais de verrouiller la porte de son bureau derrière lui. Plus que Virgile, sans doute Melville, tant il existe une affinité mystérieuse entre les deux.
Claudel à Henri Guillemin : « À vingt-ans, on est plus amoureux qu’autre chose. À quarante, on est aussi amoureux qu’autre chose. À soixante, on est plus autre chose qu’amoureux ».
En l’occurrence, bien sotte…
Hurk ?
Oui, effectivement, possible d’être encore intéressée,surprise, agacée, ennuyée, indifférente, amicale, excitée( et encore je me demande), séduite ( mais par qui!?), occupée, absentée, aux abonnées déconnectées, agréablement accompagnée, tentée, complétez je suis à court d’idées.
À Paris et dans les grandes villes, le mode d’élection étant plus juste, Dati a toutes ses chances. Je n’éprouve pas une sympathie démesurée pour elle mais ce serait un moindre mal.
Olivier Litvine, (13 décembre 2025 à 18h08) ,la lecture de l’article de Yan Moix (le Figaro 2009) me désole. Comment pouvez-vous vous appuyer sur l’opinion de ce type qui écrit froidement :
«Berlin Alexanderplatz» est aussi loin d’être un mauvais livre que d’être un chef-d’oeuvre. C’est un roman ambitieux, pas tout à fait réussi, pas complètement raté non plus. Il y a quelques trouvailles, parfois des fulgurances, mais quand même beaucoup de lourdeur et d’ennui. Le problème d’Alfred Döblin, c’est qu’il a inoculé à son roman tous les ingrédients du chef-d’oeuvre, sans réussir à en écrire un. Il y a les formules bibliques, les formules mathématiques, les conférences médicales, la reproduction de publicités de l’époque (fin des années 1920), la liste des devantures des magasins. On sent tellement que c’est inspiré d’Ulysse de Joyce que c’en est presque gênant.»
Quelqu’un peut il confirmer que Döblin avait lu Ulysse au moment d’écrire Berlin Alexanderplatz ?
https://www.lefigaro.fr/livres/2009/06/25/03005-20090625ARTFIG00444-un-chef-d-oeuvre-rate-.php
Encore une citation inepte… et ça prétend vous classer le bonhomme – C comme si Giono n’avait jamais traduit Moby Dick. Qu’en pensent spécialistes ès-traduction ?
Anéfé,… il est blindé…, mais du côté ukrainien, le char.
RD est pour le moment innocente mais ces soupçons de corruption ne vous gênent pas, peut-être a-t-elle fourni un travail de lobbyiste pour lequel elle n’était pas mandatée. Ces appétits d’argent , si ces affaires tombent sous le coup des lois, sont pour le simple mortel assez incompréhensible au regard d’une situation plutôt confortable.
De Giono, abandonné la lecture de « Les chants de la terre « , n’ait lu et aimé que » Que ma joie demeure » , que ne faut-il absolument pas manqué de cet auteur?
@ 11.42, Il faudrait poser la question à ce Yann Moix…. Sauf que c’était là une affirmation totalement gratuite sous sa plume. Il nous a habitués à mentir tant et plus sur sa biog… Pmp, lmd, je laisserais tomber… Il n’y a rien à attendre de bon avec tous ces connards qui puent LUL la littérature.
Je n’en finis pas de m’ennuyer le dimanche. Au moins, quand j’étais petite, il y avait la messe, les habits endimanchés, jusqu’à la douleur ressentie au talon, causée par la petite plaie du contrefort de la chaussure vernie noire. Rien de passionnant à côté de ce que l’école communale offrait en semaine, mais là on était le dimanche, quoi, avec en plus, après la messe, le curé venant » dans cette famille prolétaire méritante », partager le poulet, rôti par les soins de ma mère, autour de la table et en profitant pour violer le secret de la confession. Pas moyen, pour nous les petits, d’avouer quelque chose dans le confessionnal, le vendredi, sans que le dimanche ma mère ne soit pas mise au courant, le dimanche, pendant qu’elle mettait le pilon dans l’assiette du curé.
Manquer…
Évidemment, selon Gigi la grosse dinde, le fait que Giono ait participé à une traduction de Moby Dick exclut toute affinité entre ces deux écrivains. L’ineptie devrait avoir ses limites, même pour les vieux cocus obèses.
On avait raconté que sa fable sur le planteur d’arbres (qui nous avait tant émus, CT et moij, nous autres les simples d’esprit) n’était qu’une blague… Je sais pas, je me souviens juste que quelqu’un avait fait une cruelle mise au point.
B dit: 14 décembre 2025 à 11h51
De Giono, abandonné la lecture de « Les chants de la terre « , n’ait lu et aimé que » Que ma joie demeure » , que ne faut-il absolument pas manqué de cet auteur?
Le hussard sur le toit
La chronique vaut … ce qu’elle vaut mais il y a des extraits pour vous en donner un avant gout
https://soleilgreen.blogspot.com/2020/05/le-hussard-sur-le-toit.html
Vraiment ?… Mais ce curé était un vrai fumier, ma parole !
« Colline » SV!
Hubert Nyssen, Enquête sur trois mille pages de Giono soustraites à l’édition
https://www.arllfb.be/ebibliotheque/communications/nyssen100104.pdf
Ah oui! j’ai lu ce conte, j’avais oublié qu’il était de lui. A ce propos :
ci-joint pour les érudits, un éclairage bien intéressant d’H Nyssen sur la traduction de Moby Dick, par Giono et ses deux comparses,
https://www.arllfb.be/ebibliotheque/communications/nyssen100104.pdf
@ Zut, RM, vous venez de me devancer… Pas grave, on ne compétitionne pas, hein ?…
Un roi sans divertissement.
B.
Et pour une fois, le film de Jean Paul Rappeneau ne dénature pas le livre. Assez rare pour être souligné.
Giono est un poète.
Je dis ça, je dis rien.
Sa fille Sylvie dit » mon père, elle, elle a 90 ans !, ce qu’il raconte, c’est une Provence inventée. »
Son père est un poète. Elle peut l’admettre, avant de mourir.
Y a une vidéo sur Youtube où l’on voit Giono parler de sa passion pour les polars américains et son admiration pour Chester Himes.
Comme quoi… !
C’est évident, il n’existe AUCUNE AFFINITÉ entre Giono et Melville!
Encore une fois la grosse Gigi a tapé dans le mille! Dès qu’il y a une connerie à dire, elle est pour ce crétin.
Entre Giono et Melville, il y a affinité de chair. Suffit de lire les Contes de la Véranda. Cette lumière de l’autre côté de la montagne. Et tout le reste.
Frédéric, en attendant le café du matin, il organise sa journée qu’il prévoit de consacrer à une montre : un beau personnage associé à un hêtre majestueux.
La Clopine devrait aller à la messe. Elle y serait peut-être surprise derrière un pilier.
Quant à la critique de Moix, pourquoi seulement en faire mention ?
« à une montre » un horloge, plutôt.
Merci SV pour le conseil.
Ne me faites pas dire de façon insidieuse ce que je n’ai pas dit, lmd. J’objecte à la traduction de Le Lay mais tiens ‘Berlin Alexanderplatz’ pour un chef d’oeuvre. Dont acte.
Vous trouverez la réponse à vos questions dans l’article suivant, disponible sur Jstor
Joyce and Döblin: At the Crossroads of « Berlin Alexanderplatz »
Breon Mitchell
Contemporary Literature, Vol. 12, No. 2 (Spring, 1971), pp. 173-187 (15 pages)
Extrait:
(…) The search for an explanation of its (‘Berlin Alexanderplatz’) characteristics began (…) with its obvious surface resemblance to ‘Ulysses’, which had first appeared in German translation in 1927.
Döblin himself had not hesitated to reveal his admiration for ‘Ulysses’. As early as the spring of 1928 her reviewed Joyce’s novel enthusiastically and emphasized in particular its stylistic innovations (…)
(…) Whereas before the war Döblin was willing to admit some influence from Joyce upon at least the surface qualities of the work (BA), by 1955 he was obvioulsy profoundly tired of the question (…)
En 1928, Döblin rédigea une critique enthousiaste de ‘Ulysses’ paru en allemand en 1928. Il reconnait d’une certaine façon sa dette. Le reste est dans l’article.
HE reviewed
« @ 19.49, jzman, Trouvez-vous que rachida dati serait plus compétente qu’anne hidalgo pour la future gestion de votre capitale ? »
Certainement, JJJ.
Plus pragmatique et énergique.
D’après les derniers sondages, l’extrême droite fait une entrée en force à Paris. Les deux candidats de l’extrême droite à Paris, Thierry Mariani (RN-UDR) et Sarah Knafo (Reconquête), obtiendraient 7 % des votes chacun.
La faute à qui ?
Paul KLEE
Small Rhythmic Landscape. 1920 (oil, canvas mounted on cardboard)
Private coll.
Enfonçons le clou.
« Moby Dick » d’Herman Melville, le roman le plus gay de la littérature américaine du XXe siècle !
https://culture-et-debats.over-blog.com/article-25680358.html
Bah, Jj-j, le curé de mon enfance, prêtre affecté à Notre-Dame de la Couture, violait certes le secret de la confession, en racontant le dimanche ce que nous lui avions confié le vendredi. Mais c’était tout, à ma connaissance. Ses collègues, eux, y allaient plus rondement, dans le genre viols… Bon, je m’attendais à des rebuffades, à ainsi associer Giono à Virgile, sur la foi d’une intuition… Mais en vrai Giono lui-même semble l’avoir revendiquée, cette « filiation ». Bah, tout ceci est juste, à mes yeux, post-homérique. Tiens, du coup : merci à Busnel pour ses « grands mythes »télévisuels, parfaits pour… des après midi dominicaux !
@ Encore une citation inepte… (qui renvoyait à : « À vingt-ans, on est plus amoureux qu’autre chose. À quarante, on est aussi amoureux qu’autre chose. À soixante, on est plus autre chose qu’amoureux »). Ce genre d’humour de potache qu’on ne pardonnerait jamais à un gamin… Mais si c’est Guillemin qui l’a dit à Claudelle, alors hein… Y’a puka fermer sa gueule. C’est parole des vangiles, quoi !
@ exclut toute affinité entre ces deux écrivains… Comme si on n’avait pas compris, à la différence de chachal le grand spécialiste de julien green uncut, leur « affinité de chair » ie une commune sensibilité homoérituqye non assumée des deux géants de la terre et de la mer. So what ? Y’aurait que ça à en dire ?… Quelle révélation !… Même jzmn, sur le coup, qui en connait un rayon, sera toujours un brin plus futfute.
@ Chacal va sans doute nous révéler qu’entre Doblin et Joyce, il y eut sans doute des histoires de coucheries… euh, des « affinités de chair » pas encore mises à jour, veuxj dire. Hein !?
@ donc, la « symbolique » du hêtre fendu en deux !… Depuis qu’on a psychanalysé à donf les romans de Giono et de Melville, hein, pas vrai RM, Fredo s’en n’est toujours pas remis.
@ mords moix le noeud, allez, zouarf !…
Je ressors…, le fait très beau au Paris de Rachilda. A+
Rassemblement national
Sur quantité de blogs, des gens ont échangé pour apprécier les qualités ou les défauts de Bardella dans différentes émissions de télé ou de radio. Je me fiche complètement des éventuelles qualités de
Bardella dans les débats télévisés. Le SEULE question sérieuse que chacun doit se poser dans les mois à venir est la suivante : Veut-on du Rassemblement national pour diriger la France ? Ma réponse est : Cent mille fois non.
On Connaît la passion amoureuse de Melville pour Nathaniel Hawthorne. Gallimard a publié ses lettres.
La pauvre vieille Gigi l’esseulée est pleine à ras-bord de vin blanc. C’est dimanche.
C’est Claudel qui a fait cette remarque à Guillemin et non le contraire.
L’homme qui plantait des arbres, Regain, regain surtout. Je sais que les érudits (hommes) préfèrent les romans d’après guerre, notamment le Hussard et le Roi. Ce sont ceux que j’aime le moins. Le lyrisme, les noces et les semailles, entre l’homme et la terre y cèdent la place à la figure du Héros. Giono avait certes de bonnes raisons (les calomnies dont il a fait l’objet, l’opprobre encourue à cause de son pacifisme) pour rompre avec son « naïf » culte virgilien de la nature, pour lui substituer des portraits de personnages se plaçant, littéralement pour le Hussard, au-dessus des lois. Mais moi je ne vibrerai toujours qu’à la description de l’arrivée des oiseaux venant picorer le blé dérobé à la récolte, au fric quoi, pour perpétuer un peu de la beauté du monde. C’est ça Giono pour moi, même s’il semble que ce ne soit pas cela pour la majorité des eérdeliens (j’ai l’habitude).
de même que Rey a laissé entendre que le fiston de Melville se serait suicidé à 18 ans par impossibilité de suivre sa propre orientation.
Bah… Thomas, Klaus et les autres, pfiouhhhhhh ! On n’a décidément que ça à dire parmi les GRANDS… Donc, chez Balzac aussi ? Ben mon ‘ieux, ça zy’va en ce moment !…
C’est Claudel qui a fait cette remarque à Guillemin et non le contraire.
Rien à f… Du pareil au même et vice versa… Fait exprès, et le gros kon tombe dans son panneau… Quel nul.
Entre Melville et Giono, certes une affinité de chair, mais de chair littéraire.
La grosse Gigi qui n’arrête plus de se br… sur Dustan n’a encore rien compris.
Sur les huitres, c’est du rouge, quand on est un tant soi peu raffiné. Seuls, les connards ne le savent pas.
Chez Balzac, comme allusion à l’homosexualité, il y a surtout Vautrin. Voir le commentaire de Wilde.
L’inculture de ce bloc de saindoux de Gigi n’a décidément aucune limite.
Giono a payé lui-même sa dette à Virgile…
https://www.babelio.com/livres/Giono-Virgile-ou-les-palais-de-lAtlantide/108731
Pour les huîtres, c’est plutôt du vin blanc. Il doit y avoir un plaisir à raconter n’importe quoi.
Les Âmes Fortes mais il y a longtemps, peu de souvenirs, je faiblis
Merci encore, Mimi, pour les arbres de Paul Klee!
Giono est magique avant guerre, Clopine a raison, avec ses paysans d’avant guerre et son chant virgilien (admirable « Que ma joie demeure » ou « Colline »). Mais après ses deux passages en prison, pour pacifisme avant guerre, et collaboration après guerre (deux ou trois contes publiés dans le journal »La gerbe ») ,il est autre . Il règle ses comptes métaphoriquement avec « Un roi sans divertissement » qui décrit un village sous la neige avec ses ragots, ses rumeurs, ,se dénonciations, son serial killer sous la Monarchie de Juillet, livre de règlement de comptes sanglant
*Dans ses récits courts d’après-guerre, comme » Le moulin de Pologne » ou » » Ennemonde, » là il est vraiment au sommet de son art, concis .. Mais il y a un Giono plus confidentiel, intime. Il faut lire ses impressions narquoises et enchantées du « Voyage en Italie ». Elles possèdent un charme enjoué et gai unique :observation aiguë , colorée, des villes italiennes, avec facéties, dérapages, murmures soudains ,changements de tonalité, nuances de drôlerie, tout y est. Et aussi ne pas oublier le délicat « Noé », journal intime et atelier d’écriture .il dévoile comment il construit son univers intérieur. Il raconte Marseille dans une totale jubilation .Quelque chose qui semble improvisé.. D’ailleurs c’est un des auteurs français qui donne, immédiatement le sentiment d’écrire au courant d’une inspiration abondante, aisée, des personnages, des souvenirs, des rêves s’interpénètrent, lumières et ombres se mêlent (il y a plus d’ombre qu’on ne croit derrière la caracole des mots et leur fruité ..Quel sacré bonhomme!Chaque livre est un régal de sensualité, de drôlerie, d’intelligence vive et fraîche.
Comme c’est beau Paul Edel !
Son bureau à Lou Paraïs était cerné de livres.
Il travaillait beaucoup, consultait des cartes et des livres d’histoire et d’autres romans de ses contemporains qui venaient eux aussi lui rendre visite à Manosque.
Dont un grand russe, je ne sais si c’est Dostoïevski. Émouvant…
Le Giono de Paimpopol est aux antipodes de celui que j’ai lu, ténébreux, tentant sans cesse, dans une quasi lutte, de désorienter, de semer le lecteur, se jouant perpétuellement de lui, faisant de la lecture de ses livres une traque presque tragique, dans laquelle un certain stendhalisme n’est qu’une première couche, un masque. Paimpopol semble l’avoir lu avec les yeux simplicateurs de Fernandel.
Simplificateurs…
J’avais promis à Carla de lui faire une lettre ; les grandes amours se doivent d’être épistolaires. Je m’exécutais donc dès le premier matin. Assis sur une petite chaise dure et sans accoudoirs dont le métal glacé transperçais ma pauvre chemise, j’entrepris de lui conter l’inénarrable calvaire de ma première nuit. Je ne lui épargnais aucun détail: le bruit incessant, l’absence d’édredon, le café tiédasse que l’on m’avait servi bien tard après le réveil. Ma missive terminée je la glissai dans une enveloppe et découvris qu’en lieu et place de l’habituelle bande plastifiée qui protège la colle, il n’y avait rien. J’étais revenu aux temps anciens où, tel un animal, on n’avait d’autre choix que de lécher le papier au goût douceâtre. Fort peu habitué à ce genre d’opération, je passai donc maladroitement ma langue sur le papier et poussai un brave petit cri : je m’étais coupé. Le goût du sang resterait dans ma bouche pour toute la journée.
Voyant que je dépérissait à vue d’oeil, ma Carlita m’envoya un Uber pour me livrer une boîte de « Mon chéri ». Je n’ai pas pu retenir mes larmes. Le message était clair. J’étais SON chéri pour la vie. J’hésitais longuement à croquer le premier chocolat et à laisser le goût de la cerise alcoolisée envahir mon palais. J’aurais tant voulu partager ce moment avec ma belle …
Mais quand j’ouvris la boîte , je vis que quelqu’un avait pris soin de vider tous les chocolats de leur précieux liquide. J’ai passé la nuit à sangloter . J’étais à peine remis de la perte de Gérard le cafard, mon compagnon d’infortune.
Félicitations Pierre Assouline pour le prix Max Gallo qui vous a été attribué, pour votre roman L’annonce, à Nice.
Fernandel qui a été le héros de Crésus tourné dans le Contadour.
« la traduction du maitre, Maurice-Edgar Coindreau » Passou
—
Chose incroyable, maitre Coindreau était agrégé d’espagnol et c’est lors de son séjour à Princeton, où il enseignait le français, qu’il a attrapé le virus de la littérature états-unienne. Et il ne fut pas seulement le traducteur de Faulkner, mais un exceptionnel passeur de culture: il introduisit en France des géants comme Hemingway, Dos Passos, Steinbeck, Caldwell, Flannery O’Connor, Truman Capote ou Styron, dont il traduisit les textes, permettant aux auteurs français de nourir leur réflexion et leur pratique.
‘Tradutorre, trasportatore’…un passeur.
Aux dernière nouvelles, le prix Maurice-Edgar Coindreau, qui récompensait depuis 1981 une traduction littéraire de l’américain, n’a pas été décerné depuis 2016. Il y a tellement de prix à la con et celui-ci avait une vraie pertinence….C’est probablement pourquoi il a disparu…
Un peu facile Chantal. J’attends mieux.
What did you expect?
Pour en rester aux pubs, avez-vous remarqué que le pubs pour parfum femme sont toutes dites avec une voix féminine sensuelle colorée d’un accent américain ? En canadien, ça le ferait aussi ou avec l’accent vosgien, le vrai, l’authentique.
vous attendrez encore pas mal de temps pour la suite, c’est une parodie trouvée chez l’éditeur Olivier Morattel, j’aime bien le petit côté cucul la praline, mieux qu’un flèche trempée au curare.
J’aime beaucoup Fernandel.
M-E Coindreau et Michel Gresset:
« Dans sa préface à Mémoires d’un traducteur, Michel Gresset raconte comment il fait la connaissance de Coindreau à Paris « le dernier jour de l’année 1962 » par l’entremise de Michel Butor (Préface, Mémoires d’un traducteur i). Gresset voit en Coindreau l’« ambassadeur itinérant de la culture américaine en France » (vii), le découvreur de nouveaux écrivains états-uniens pour le compte de Gallimard dans les années 30, mais aussi le traducteur doté d’une connaissance intime de la littérature française, qui allait « de Rabelais et des classiques (…) jusqu’aux contemporains qu’il avait connus » et qui lui permettait « de recourir à une citation pour traduire quelques mots » (ix). »
https://dicopalitus.huma-num.fr/notice/michel-gresset-1936-2005/
Pour ma part, je préfère le curare. Un rien m’habille mais pour le poison je suis beaucoup plus exigeant.
Je relaie la Confédération Paysanne
la mobilisation se poursuit en région PACA.
Deux rendez-vous sont organisés pour exiger :
La fin de l’abattage total dès le premier animal infecté par la DNC
L’accès au vaccin contre la DNC sur l’ensemble du territoire français
Un changement radical de la politique sanitaire de l’Etat, pour qu’elle priorise enfin la santé de nos animaux et le bien-être des éleveurs et éleveuses sur le commerce international
Dans le contexte de la signature de nouveaux accords de libre-échange, nous dénonçons une fois de plus la concurrence déloyale qu’ils imposent, mettant en péril notre autonomie alimentaire et provoquant la disparition de nos paysannes et paysans
Stop aux traités de libre-échange, stop à l’accord UE-Mercosur !
Rendez-vous :
Avignon — lundi 15 décembre
13h
Cité administrative
Nice — mardi 16 décembre
6h30
Centre administratif départemental des Alpes-Maritimes (rond-point)
Si vous pouvez venir.
( Bonjour Clopine )
Je n’osais pas l’écrire, et ne suis pas partie dans le complotisme aigü, mais, dès lors que chacun aura goûté un steak d’Argentine, ce sera fini les charolaises. Quand meme que ce virus tombe pile au moment de la signature du Mercosur, paraît louche, mais louche !
De quels paysans parlez-vous ?!
Liquidés, eux et leur monde, depuis tant de temps.
Quant aux agriculteurs d’aujourd’hui… Ils se suicident.
Merci qui ? Merci l’Union Européenne !
14/12/25. La Kabylie proclame son indépendance. Singulier, superbe peuple, extraordinairement à part.
Tout sur la DNC, par des gens sensés et non technocrates.
C’est là : www.http://youtu.be/R3_XhIY52AE?si=dWZVuZoVZvcJoAg6
Je parle des jeunes paysans, beaux et cultivés, pas trop grands, ni malades, qui font du maraîchage et de l’élevage dans les Alpes de Haute Provence.
Ceux qui ont renoncé, les vieux de la vieille, c’est depuis quarante ans qu’ils sèment des grains barbouillés de saloperie, engrais plus insecticides, et trente ans qu’ils se sont diversifiés, ferme auberge, chambres d’hôte etc.
Les jeunes ont une sacrée pêche !
Du rouge avec les huîtres ?
Ne mangeant que très rarement des huîtres, dont pourtant je rafole, faute d’en trouver, je ne suis szbs doute pas le meilleur conseiller maid je dirais que ça dépebd tout simplement du type de vin rouge. Pinot noir, Gamay pourraient convenir.
Êtes-vous d’accord, renato ?
Me demande quand-même si un de ces dimanches je ne vais pas prendre ma bagnole pour aller picoler avec JJJ et manger ses huîtres. Vous me pardonneriez, Chaloux ?
rose dit: 14 décembre 2025 à 18h59
Je relaie la Confédération Paysanne
Elle a mis une banderole revendicative sur la façade maigre de son grangeon! 🙂
Je relaie la Confédération Paysanne
Rose va nous fait le piquet de grève toute la nuit sur le blog à passou! 🙂
JEAN GIONO
Que ma campagne demeure !
L’écrivain solitaire de Manosque, Jean Giono (1895 – 1970), grand chantre de la terre provençale et de ses singuliers habitants, des champs et des villes, affirmait fièrement : « Moi je peux dire que je suis d’ici. » Un ici, d’où il nous a légué de nombreuses variations sur le thème de la campagne : une campagne tour à tour riante (Les Vraies Richesses), paisible et sédentaire (Rondeurs des jours), voire même nomade (Les Grands Chemins), mais aussi aride et vindicative (Les Âmes fortes), parfois même diabolique (Faust au village), ou inévitable source d’ennuis (Un roi sans divertissement).
« Quatre maisons fleuries d’orchis jusque sous les tuiles émergent des blés drus et hauts.
C’est entre les collines, là où la chair de la terre se plie en bourrelets gras.
Le sainfoin fleuri saigne les oliviers. Les avettes dansent autour des bouleaux gluants de sève douce.
Le surplus d’une fontaine chante en deux sources. Elles tombent du roc et le vent les éparpille. Elles pantellent sous l’herbe, puis s’unissent et coulent ensemble sur un lit de jonc.
Le vent bourdonne dans les platanes.
Ce sont les Bastides Blanches.
Un débris de hameau, à mi-chemin entre la plaine où ronfle la vie tumultueuse des batteuses à vapeur et le grand désert lavandier, le pays du vent, à l’ombre froide des monts de Lure.
La terre du vent.
La terre aussi de la sauvagine : la couleuvre émerge de la touffe d’aspic, l’esquirol, à l’abri de sa queue en panache, court, un gland dans la main ; la belette darde son museau dans le vent ; une goutte de sang brille au bout de sa moustache ; le renard lit dans l’herbe l’itinéraire des perdrix.
La laie gronde sous les genévriers ; les sangliots, la bouche pleine de lait, pointent l’oreille vers les grands arbres qui gesticulent.
Puis le vent dépasse les arbres, le silence apaise les feuillages, du museau grognon ils cherchent les tétines.
La sauvagine et les gens des bastides se rencontrent sur la source, cette eau qui coule du rocher, si douce aux langues et aux poils.
Dès la nuit, c’est, dans la lande, la reptation, patte pelue, vers la chanteuse et la fraîche.
Et, de jour aussi, quand la soif est trop dure.
Le sanglier solitaire hume vers les fermes.
Il connaît l’heure de la sieste.
Il trotte un grand détour sous les frondaisons, puis de la corne la plus rapprochée, il s’élance.
Le voilà. Il se vautre sur l’eau. La boue est contre son ventre.
La fraîcheur le traverse d’outre en outre, de son ventre à son échine.
Il mord la source.
Contre sa peau ballotte la douce fraîcheur de l’eau.
[…]
Lure, calme, bleue, domine le pays, bouchant l’ouest de son grand corps de montagne insensible.
Des vautours gris la hantent.
Ils tournent tout le jour dans l’eau du ciel, pareils à des feuilles de sauge.
Des fois, ils partent pour des voyages.
D’autres fois, ils dorment, étalés sur la force plate du vent.
Puis, Lure monte entre la terre et le soleil, et c’est, bien en avant de la nuit, son ombre qui fait la nuit aux Bastides. »
(« Collines », Bernard Grasset, 1929)
C’est par ces phrases, aux allures de poème en prose, que commence Collines, le premier roman de Jean Giono, écrit à l’âge de trente-deux ans. Ce décor champêtre, propice au drame (ici, une sombre histoire de source d’eau), ainsi planté par un jeune auteur nourri des textes antiques grecs, deviendra l’un de ses thèmes favori, sans cesse développé par la suite. On songe à la Provence dévastée par le choléra du Hussard sur le toit. Ce pauvre « débris de hameau » des Bastides Blanches, qui avait connu jadis des heures plus glorieuses, et situé par le romancier en herbe à l’ombre de la colline de Lure, lui avait été inspiré par le spectacle, quelques années auparavant, d’un village abandonné, devenu désert après la mort du dernier habitant : un berger. En 1965, toujours hanté par le phénomène de la désertification des campagnes, Giono écrira : « Tout le long du XIXe siècle et pendant le première partie du XXe les villages de montagne de haute Provence et du Dauphiné se sont dépeuplés. Certains comme Redortiers [baptisé Aubignane dans Regain, son roman suivant], qui avaient eu en 1750 sept notaires, ne sont plus aujourd’hui qu’une tache blanche sur les contreforts de la montagne de Lure : toutes les maisons se sont écroulées et le vent en a emporté la poussière : il ne reste strictement rien ». Rien, hormis d’immortelles traces dans ses romans !
Après le Giono première manière, le Giono dernière manière.
JEAN GIONO
Simples objets du bonheur
Dans La chasse au bonheur, recueil posthume des dernières chroniques rédigées pour des journaux entre 1966 et 1970, Giono évoque encore, au-delà des lieux du bonheur, les objets qui peuvent plus sûrement y contribuer : « Les éléments du bonheur sont simples, et ils sont gratuits, pour l’essentiel. »
« Tout le monde chasse au bonheur.
On peut être heureux partout.
Il y a seulement des endroits où il semble qu’on peut l’être plus facilement qu’à d’autres. Cette facilité n’est qu’illusoire : ces endroits soi-disant privilégiés sont généralement beaux, et il est de fait que le bonheur a besoin de beauté, mais il est le plus souvent le produit d’éléments simples. Celui qui n’est pas capable de faire son bonheur avec la simplicité ne réussira que rarement à le faire, et à le faire durable, avec l’extrême beauté. […]
Il n’est pas de condition humaine, pour humble ou misérable qu’elle soit, qui n’ait quotidiennement la proposition du bonheur : pour l’atteindre, rien n’est nécessaire que soi-même. […]
Dès que les sens sont suffisamment aiguisés, ils trouvent partout ce qu’il faut pour découper les minces lamelles destinées au microscope du bonheur. Tout est de grande valeur : une foule, un visage, des visages, une démarche, un port de tête, des mains, une main, la solitude, un arbre, des arbres, une lumière, la nuit, des escaliers, des corridors, des bruits de pas, des rues désertes, des fleurs, un fleuve, des plaines, l’eau, le ciel, la terre, le feu, la mer, le battement d’un cœur, la pluie, le vent, le soleil, le chant du monde, le froid, le chaud, boire, manger, dormir, aimer. Haïr est également une source de bonheur, pourvu qu’il ne s’agisse pas d’une haine basse et vulgaire ou méprisable : mais une sainte haine est un brandon de joie. Car le bonheur ne rend pas mou et soumis, comme le croient les impuissants. Il est, au contraire, le constructeur de fortes charpentes, des bonnes révolutions, des progrès de l’âme. Le bonheur est la liberté.
Quand l’homme s’est fait une nature capable de fabriquer le bonheur, il le fabrique quelles que soient les circonstances, comme il fabrique des globules rouges. Dans les conjonctures où le commun des mortels fait son malheur, il y a toujours pour lui une sensation ou un sentiment qui le place dans une situation privilégiée. Pour sordide ou terrible que soit l’évènement, il y a toujours dans son sein même, ou dans son alentour, de quoi se mettre en rapport avec les objets du dehors par le moyen des impressions que ces objets font directement sur les sens : si, par extraordinaire, il n’y en a pas, ou si l’adversaire a tout fait pour qu’il n’y en ait pas, reste l’âme et sa richesse. »
(« La chasse au bonheur », Editions Gallimard, 1988)
Le chef-d’oeuvre incontournable de Jean Giono
JEAN GIONO
La Provence jusqu’à la folie
Le Hussard sur le toit, roman majeur de Jean Giono, a pour cadre l’épidémie de choléra de 1832 dans le Sud-Est de la France. En mission secrète en Provence, le jeune carbonaro Angelo Pardi, colonel de hussards, traverse à cheval des paysages écrasés par une chaleur inhabituelle : « Il n’y avait jamais eu un été semblable dans les collines », précise le narrateur. Au point que : « Il était impossible de songer à manger quoi que ce soit : pain, viande faisaient lever le cœur rien qu’à l’idée. On mangeait des melons. Cela faisait boire ; de grandes langues de mousse sortaient du canon des fontaines. On avait une furieuse envie de se laver la bouche. » Au fil de la promenade, le héros découvre que le nombre élevé de morts qui parsèment son itinéraire, ne sont pas la conséquence de la canicule. Il croisera aussi sur son chemin la belle Pauline de Théus. L’occasion pour Jean Giono de nous conter sa version méditerranéenne de « l’amour au temps du choléra ». Un premier extrait pianissimo, suivi d’un deuxième crescendo, puis d’un troisième fortissimo !
À Orange, Avignon, Apt, Manosque, Arles, Tarascon, Nîmes, Montpellier, Aix, La Valette (…), Draguignan, et jusqu’au bord de la mer, à peine si l’on eut (…) à s’inquiéter d’une mort ou deux dans chaque endroit et de quelques indispositions plus ou moins graves, toutes mises sur le compte de ces melons et tomates qu’on mangeait partout sans retenue (…).
À Marseille, il n’était question de rien sauf de cette effroyable odeur d’égout. En quelques heures l’eau du Vieux-Port était devenue épaisse, noire et mordorée comme du goudron. La ville était trop populeuse pour qu’on puisse remarquer les docteurs qui, dès le début de l’après-midi, commencèrent à circuler en cabriolets. Quelques-uns avaient des mines fort graves. D’ailleurs, cette terrible odeur d’excréments donnait à tout le monde un air triste et pensif.
Le chemin que suivait le cheval d’Angelo frappa de la tête contre un de ces rochers en forme de voile latine, et il se mit à l’enlacer en direction d’un village dissimulé dans les pierres comme un nid de guêpes. Angelo sentit le changement de cadence dans le pas du cheval ; il s’éveilla, et s’aperçut qu’il montait à travers de petites terrasses de terres cultivées, soutenues par des murettes de pierres blanches et portant des cyprès très funèbres. Le village était désert ; les murs de sa ruelle étouffaient ; les réverbérations de la lumière donnaient le vertige.
*
Dans la deuxième maison, il tomba sur des cadavres un peu moins frais. Ils n’étaient cependant pas pourris, mais secs comme des momies. La dent du chien et le bec des oiseaux les avaient troués de déchirures franchement dentelées, comme mordues et becquetées dans un lard de quatre ans. Ils répandaient malgré tout, cette odeur de sirop qui indiquait des cadavres récents. Ils étaient bleus, les yeux très enfoncés dans les orbites, et leurs visages, réduits à la peau et aux os, dardaient des nez immenses, effilés comme des lames de couteaux. Il y avait trois femmes et deux hommes culbutés comme les autres dans des éparpillements de cendres, d’ustensiles de cuisine et d’escabeaux renversés.
Angelo faisait mille réflexions rouges et noires. Il était très effrayé et glacé des pieds à la tête ; à quoi s’ajoutait toujours une violente envie de vomir à cause de l’odeur sucrée et de la grimace des morts. Mais cette mort faisait mystère ; le mystère est toujours résolument italien : c’est pourquoi Angelo, malgré son dégoût et sa peur se pencha sur les cadavres et vit qu’ils avaient la bouche pleine d’une matière semblable à du riz au lait.
*
Il ne vit d’abord que des gens en tas. Ils semblaient piller quelque chose à la façon des poules sur du grain. Ils piétinaient et sautaient quand le cri jaillit encore plus aigu et plus blond de dessous leurs pieds. C’était un homme qu’on tuait en lui écrasant la tête à coups de talons. Il y avait beaucoup de femmes parmi les gens qui frappaient. Elles rugissaient une sorte de grondement sourd qui venait de la gorge et avait beaucoup de rapport avec la volupté. Elles ne se souciaient ni de leurs jupons qui volaient ni des cheveux qui leur coulaient sur la figure.
Enfin la chose sembla finie et on s’écarta de la victime. Elle ne bougeait plus, était étendue, les bras en croix, mais, par l’angle que ses cuisses et ses bras faisaient avec le corps, on pouvait voir qu’elle avait les membres rompus. Une jeune femme, assez bien vêtue, et même qui semblait sortir de quelque messe, car elle tenait un livre à la main, mais dépeignée, revint au cadavre et, d’un coup de pied, planta son talon pointu dans la tête du malheureux. Le talon resta coincé dans des os, elle perdit l’équilibre et tomba en appelant au secours. On la releva. Elle pleurait. On insulta le cadavre avec beaucoup de ridicule.
(« Le hussard sur le toit », édition Gallimard, 1951)
Conseils pour les huîtres :
Le Giono primesautier
JEAN GIONO
Tu contracteras le vice italien
L’auteur du Bonheur fou et de Que ma joie demeure est assurément un romancier du bonheur. Tout comme l’homme Giono, qui, à cinquante-sept ans, partit faire un beau voyage à travers toute l’Italie du nord et jusqu’en Toscane. Cet adepte du bonheur immobile, qui auparavant n’avait pratiquement jamais quitté sa Provence natale, hormis pour aller à la guerre de 14-18, ou pour de brefs séjours d’affaires éditoriales à Paris, s’était enfin décidé à visiter le pays de ses ancêtres, en compagnie de sa femme Elise et d’un couple d’amis. De cette longue escapade automnale, en 4 CV décapotable, Giono en tira un savoureux récit, ponctué d’une multitude de considérations personnelles sur le bonheur, toutes inspirées par les paysages, l’architecture et l’art italiens, mais aussi par les mœurs et les coutumes de ces singuliers transalpins. Florilège :
Rien ne me prédispose plus au bonheur que les avenues qui entrent dans les Alpes. Je suis alors comme une chaumière illuminée ; mes yeux flambent.
*
Naturellement, je ne me suis pas imposé ce voyage pour le simple plaisir de me déplacer. Il y a une sorte de bonheur qui ne dépend ni d’autrui ni du paysage ; c’est celui que j’ai toujours cherché à me procurer.
*
Les gens à sourire fin, qui font la petite bouche avec grâce et savent tout par cœur, vont se moquer de moi. Quoi donc, diront-ils, encore du bonheur ? et vous n’êtes qu’à Turin ! Je reconnais, ma foi, que je suis de bonne composition.
*
Vous n’imaginez pas comme tout est fait pour le plaisir. Il ne faut rien dédaigner. Le bonheur est une recherche. Il faut y employer l’expérience et son imagination.
*
Depuis la sortie du paradis terrestre on ferait danser un âne sur un fil de fer avec l’appât du bonheur. Le plus beau, c’est qu’il suffit de promettre, et il n’y a aucune différence entre celui promis par l’Eglise et celui promis par les matérialistes.
*
Il est bien entendu désormais, que le bonheur est affaire de théoriciens politiques. Cela fait plusieurs fois que je parle de bonheur depuis que je suis avec ce peuple sans foi et au surplus rempli de défauts.
*
Il me faut des paysages où je ne puisse pas craindre l’intrusion du marchand de frites. De là, une certaine répugnance pour les meetings, qu’ils soient destinés à faire avancer le bonheur des peuples, la culture ou l’érotisme.
*
A la terrasse du Florian où nous étions assis, en compagnie d’une très nombreuse assemblée, j’étais près d’un pilier qui dissimulait un dilettante. Il était dans le ravissement. Je n’ai jamais vu visage plus heureux. Les manifestations de son bonheur atteignaient même une sorte d’impudeur obscène.
*
J’ai été des milliers de fois heureux dans ma vie ; pour l’être encore et de façon nouvelle (puisque depuis j’ai changé) il me suffit de retrouver l’harmonie qui a déjà provoqué une fois le bonheur. La plus belle architecture, la plus belle peinture, la plus belle musique, la plus belle poésie peut m’y aider, bien entendu, mais elle peut aussi être impuissante à le faire et même me gêner. Mon bonheur n’est pas automatiquement créé par la beauté. Rien ne le crée d’ailleurs, mais tout peut le provoquer : voilà qui est plein d’espoir et prolonge aisément la jeunesse du cœur.
*
On ne peut imaginer l’homme sans imaginer le bonheur. Si ce n’est pas ce qu’il cherche que cherche-t-il ?
*
Dites-moi que nous allons être heureux tous ensemble : je fuis immédiatement du côté où j’ai des chances de pouvoir m’occuper moi-même de mon bonheur personnel. Mon bonheur est précisément de l’organiser, de faire effort et d’y consacrer ma vie.
(« Voyage en Italie », folio n°1143, Editions Gallimard, 1954)
Kilekon, la FNSEA soutient la stratégie du gouvernement, les autres groupes , non. La situation est épineuse, pour avoir séjourné un peu en Ariège, ces paysans ne roulent pas sur l’or et on peut comprendre leur désarroi, leur détresse. On ne veut pas vacciner tous les bovins en préventif car la viande ne serait plus exportable, les élevages déclarés contaminés. Ainsi, pour éviter que la maladie se propage, la solution retenue est d’abattre un troupeau des qu’un cas est signalé, ensuite, vaccination dans la zone, surveillance puis 6 mois après comme pour la Savoie, levée des surveillance et reprise des restrictions. Je ne suis pas vétérinaire, mais est-ce qu’il ne serait pas possible d’accorder un sursis surveillé avec toutes les mesures nécessaires de prophylaxie pour éviter de ruiner des exploitations. Pas de vétérinaires sur les plateaux TV quand bien même ceux ci sont appelés pour euthanasier les bêtes.
Levées des restrictions.
Je relaie la Confédération paysanne :
Bonjour,
Vous avez été nombreux et nombreuses à répondre à notre appel à manifester le refus de cette gestion brutale de la crise sanitaire liée à la Dermatose Nodulaire Contagieuse.
Partout en France, des éleveurs et des éleveuses s’élèvent contre cette violence qui s’invite dans les fermes sans s’annoncer et qui réduit a néant en quelques jours ce qui fait nos vies, remplit nos jours et nous permet d’espérer.
Vendredi, nous avons été reçu en préfecture par Mme la Préfète , accompagnée des représentants de la DDT, de la DDCSPP, des services vétérinaires,
Nous, c’est la confédération Paysanne et la CR.
En résumé, les alternatives à l’abattage total sont possibles notamment le protocole proposé par les syndicats et la chambre en Ariège, ( abattage partiel, mise sous cloche, suivi sanitaire et vaccination élargie )
mais:
—> la vaccination élargie à toute la France lui ferait perdre son statut « indemne » et bloquerai les exportations pendant 14 mois
—>il n’y a pas suffisamment de doses pour vacciner le cheptel français et l’opération prendrait 12 mois.
—> ainsi la France serait mise à l’écart de toute exportation pendant + de deux ans.
Cependant :
—> la catégorie A ( classement européen) impliquant le traitement d’urgence et l’interdiction d’export, peut être revue par l’Europe, pour autant, la France peut et doit négocier pour un reclassement en cat C
—> l’exportation peut rester possible en négociant des dérogations pays par pays.
Je passe les détails liés aux coûts de l’abattage, des forces de l’ordre etc.
Le principal fait est que la gestion actuelle n’est que commerciale et qu’une alternative est possible.
Depuis vendredi, quatre cas ont été de nouveau découverts, et les services de la ministre semblent un peu fébriles .
Demain, est annoncée la visite de la Ministre Genevard en Occitanie . Nous attendons ses déclarations.
Selon l’évolution, une nouvelle mobilisation risque d’être nécessaire dans la foulée, ouverte à tous les paysans et citoyens qui s’opposent au sacrifice du vivant sur l’autel du commerce.
Restez attentifs.
Et à bientôt
Y. B.
Du mal à croire à ce que j’ai lu hier soir.
Les forces de l’ordre sont intervenues en Ariège, non pas à 10h30 comme attendues mais de nuit, par hélicoptère et avec gaz lacrymogène projeté sur le cheptel.
Aujourd’hui Genevard, ministre de l’agriculture, va en Ariège.
AUSTRALIE
Comment être intéressé par Giono, icone du passé, lorsque le présent s’impose avec une telle inhumanité ?
Bonne journée, pauvres humains… !
La Flûte enchantée de Mozart ( 1791) par exemple, traduite en français en 1801, est d’abord donnée sous le titre Les Mystères d’Isis. Il s’agit d’un pasticcio: l’histoire reste globalement la même, bien que les noms des personnages et les enjeux soient légèrement changés. Ainsi, la traduction transforme le rôle de Zarastro en en faisant un pontif du temple d’Isis. Ceci montre bien le pouvoir de transformation de la traduction.
Est-il possible de traduire l’opéra ? Ou la traduction est-elle toujours une trahison de l’œuvre originale ? Traduttore traditore, comme on dit : traduire, c’est trahir.
« Traduire, c’est trahir »
À propos de « traduttore traditore »
Le surtitrage à l’opéra
Émilie Syssau
https://journals.openedition.org/traduire/2202
Comment être intéressé par Giono,
L’ange de Reims a le sourire de celui qui a vu des décapitations
(Voyage en Italie)
Euh, non !…Rien
@ Quand meme que ce virus tombe pile au moment de la signature du Mercosur, paraît louche, mais louche ! (19.05)
Je n’ai pas bien compris. Pourriez-vous expliquer ce que vous essayez de dire, r^z même si votre message s’adresse à CT ? J’ai bien perçu le sens du combat de la CP contre la radicalité des mesures sanitaires du gouvernement censées lutter contre la nouvelle épizootie, mais pas compris quel serait le « lien » éventuel entre la signature européenne du traité du Mercosur, le déclenchement de cette épidémie française, et la nécessité d’y abattre tous les cheptels suspectés ?
@ Vu hier le document de Platarets et Colin sur Céline… Pas appris grand chose, hormis la façon habile dont des intellectuels des années 1980 ont réhabilité « l’écriture » du génie maudit… Sollers et Lucchini ne m’ont jamais paru aussi répugnants d’autosatisfaction, quand ils affirmèrent avec un évident plaisir gourmand à quel point ils n’en avaient strictement rien à foutre des Pamphlets antisémites. Etc.
@ le sourire de celui qui a vu des décapitations
Parce qu’il aurait lui-même réchappé au supplice de St Denis, dirfil ?
P.E. se ramasse de ces châtaignes, icite. Il garde son calme face aux insultes habituelles. On ignore ce qu’éprouvent les gens quand ils les reçoivent. Flegme et indifférence, évidemment c’est très fort. Passoul aussi : « le bon sire le souffre et se tient toujours coi ».
Bonne journée @ JC et @ AC, « à vous, ô, frères humains ».
Ci-joint, un nouveau message de Gabriel Zucman qu’il me prie de relayer à l’herdélie.
La réponse, une réponse, est donnée par Giono, dear jjj, qui a connu du pays et bien des gens.
Olivier Litvine (14 décembre 2025 à 12h55) merci pour ces citations qui répondent à ma question.
Et voilà, si Döblin admirait Joyce c’est une raison de plus d’admirer Döblin.
Depuis quelque temps, dès qu’un problème, une difficulté, apparaît en France, la seule solution serait de le bloquer…
Notre pays est confronté, comme bien d’autres, à toutes sortes de crises.
Plutôt que de rechercher des solutions collectives,
d’échanger, de réfléchir, de proposer… certains préfèrent bloquer pour imposer ou contraindre par la force.
La DNC (dermatose nodulaire contagieuse), présente depuis un siècle en Afrique, est apparue en Europe depuis quelques années.
Un 1er cas a été diagnostiqué dans notre pays, fin juin, en Savoie, puis d’autres durant l’été.
Face à ce virus très contagieux, les scientifiques ont cherché des solutions. L’abattage des troupeaux contaminés et la vaccination dans un rayon de 50km s’est avérée efficace pour limiter l’expansion (Le virus a disparu en Savoie).
On peut comprendre la détresse des éleveurs concernés mais le risque de contamination est trop important.
Ces éleveurs sont d’ailleurs indemnisés pour les bêtes perdues, la reconstitution du cheptel et les mesures de décontamination.
Certains réclament une vaccination générale mais dans ce cas, la France serait considérée comme « pays contaminé » et toutes les exportations de viande bovine et produits laitiers seraient suspendues durant au moins 14 mois, avec de graves conséquences économiques.
D’autres refusent la vaccination lorsqu’elle est rendue obligatoire, allant même jusqu’à menacer de mort les vétérinaires.
Mêmes les syndicats agricoles ont des positions divergentes… pas facile alors de prendre les bonnes décisions et gouverner un tel pays.
Voilà que la Coordination Rurale (proche de l’extrême droite) et la Confédération Paysanne (proche de l’extrême gauche) accusent à tort le gouvernement et veulent bloquer le Pays, à défaut de bloquer le virus.
Qui peut penser que le gouvernement souhaite la disparition du monde agricole et ne prend pas au sérieux les problèmes?
Et aussitôt, les partis extrêmes, RN et LFI, récupèrent à des fins politiciennes.
Bardella et Mélenchon nous trouvent, dans l’instant, des solutions miraculeuses face à une épidémie qu’ils découvrent. Quelle démagogie!
NOTRE PAYS N’AVANCERA AINSI.
Plutôt que de tout conflictualiser, s’en prendre systématiquement au gouvernement, vouloir tout bloquer…
Essayons plutôt d’être constructifs, de réfléchir, chercher ensemble, trouver des solutions…
et n’accusons pas la science, ni la connaissance.
La vraie contamination HDB, insidieuse et malheureusement durable, c’est la post vérité à la Trump!
« c’est la post vérité à la Trump! »
toi aussi tu préfère la vérité des néoconservateurs bellicistes.
dès qu’un type parle de paix personne n’est capable de comprendre ce qu’il dit ?
t’en fait pas tu l’auras ta guerre et ta post vérité.
quizz : quel auteur russe a écrit chercher l’amour sur cette terre c’est comme chercher à manger dans un magasin d’armes.
en fait avec vos airs gentillets à la Stephane Bern du genre la prose de Giono c’est beau comme un champs de lavande en vérité vous êtes tous des putains de tarés bellicistes.
le truc que nous n’aimons pas chez Trump c’est que c’est un réaliste.
alors que nous, nous sommes des idéalistes.
t’en fait pas tu l’auras ta guerre et ta post vérité.
Arrêtez vos crétineries de pensées provocatrices à deux sous, puck, essayer de comprendre ce qu’implique le concept de post-vérité et après on en discute sérieusement.
l’histoire commence déjà chez les grecs : Platon ou Aristote.
Trump il est de la bande à Aristote
et nous on est de la bande à Platon.
nous sommes tous des putains de platoniciens idéalistes malades de leurs principes moraux à la con.
et après on en discute sérieusement.
Bon, on lit ici que ce n’est vraiment pas votre truc.
Restez dans la provoc,
bon appétit à toutes et à tous.
« essayer de comprendre ce qu’implique le concept de post-vérité »
je te sens bien parti pour finir analyste chez LCI.
là tu pourras disserter à l’aise sur tes conneries de post vérités.
On oublie souvent que Giono a réussi un magnifique roman policier, un roman à clé, c’ est « Un roi sans divertissement ». Rappelons quelques faits : le manuscrit du « roi sans divertissement » a été écrit dans le bureau de Manosque à une vitesse folle, du 1° septembre 46 au 16 octobre et d’un seul jet, alors que l’écrivain était en panne au milieu de la rédaction du « Hussard sur le toit ».
Dans un village de la Drôme, enneigé, sous la Restauration un assassin sème la terreur. Il s’attaque aux femmes, aux enfants, aux vieillards. On fait appel à Langlois, un gendarme,pour traquer l’assassin. Un premier hiver, Langlois échoue dans son enquête. Les gens du village sont pétrifiés, et les rumeurs les plus folles s’emparent des habitants.Mais au cours du second hiver grâce à un villageois qui sort de chez lui un peu plus tôt que prévu, le monstre est identifié. Langlois, apres une longue traque dans un paysage glacé, chargé de le ramener en prison, l’abat froidement et déclare que c’est un accident. Et là ,le roman prend une tournure vraiment originale. Langlois , qu’on croyait d’une grande honnêteté, solide, un voisin utile, disparaît puis revient au village mais en qualité de « commandant de louveterie ».Il a changé. Son sourire énigmatique inquiète autant que son regard noir ; ses manières devenues hautaines et aristocratiques choquent.On murmure qu’il a tué pendant la conquête d’Algérie,c’est donc un militaire déconcertant, inquiétant , sans femme connue, sans descendant dans ce village perdu de la Drome. Cet amateur de cigare si solitaire, et qui tue des loups, remplace un soir ce qu’il fume par un bâton de dynamite .Il faut avoir alors en tête que Giono,en 1946, est assigné à résidence à Manosque, puisqu’il sort de prison , tout en demeurant la célébrité régionale par son statut d’ écrivain. Peut-on parler d’ identification entre Giono et Langlois ? En partie,oui.Il faut d’abord noter que ce récit a été écrit en septembre et octobre 1946.Cet assigné à résidence garde un souvenir cuisant de ses deux séjours en prison. Enfermé deux fois, une fois en 39 pour apologie du pacifisme, et la deuxième fois en 1944 pour Collaboration- mais le dossier était quasiment vide- l’ami Giono est donc un autre en quittant la prison des Baumettes. Ce n’est plus le Giono souriant et débonnaire, des chants lyriques et panthéistes d’avant guerre genre « Que ma joie demeure ». Le village sous la neige d ‘un « Roi sans divertissement » , c’est bien sûr la France du couvre-feu et des crimes et délations pendant 4 ans d’Occupation. Giono a constaté l’arrivisme des uns, la lâcheté des autres, les redresseurs de torts zélés de la dernière heure. Langlois porte la part amère du Giono persécuté. Il a mis beaucoup de lui dans ce fauve fasciné par le sang. Cette transposition est superbe.
les Baumettes à Giono c’est un peu pareil que la Sibérie à Dosto ?
avec un avant et un après ?
tu vois Paulo je crois bien que la plus grosse déception à Tolstoï c’est le choix de Karénine de sauter sous un train, il lui en a voulu à donf d’avoir fait ça, parce que ce suicide à Karénine fait qu’au final elle ressemble presque à la Bovary du genre la gonzesse qui cherche le bel et vrai amour comme l’autre taré avec sa post vérité.
ce qu’aurait voulu Tolstoï c’est que Karénine finisse comme Raskolnikov qui lui trouve enfin cet amour qu’il cherche à travers la réconciliation et la rédemption.
Karénine est incapable de trouver la réconciliation et la rédemption ce qui pourrait rabaisser le grand Tolstoï au rang d’un simple petit Flaubert, tout ça juste parce qu’il ne voulait pas qu’on le confonde avec Dostoïevski, tu penses pas, toi le critique institutionnel ayant travaillé pour nos institutions, que c’est hyper nigaud non ?
C’est étrange, je ne comprends pas pourquoi le descendant d’un Carbonaro s’est arrêté à Florence au lieu de poursuivre sa route vers Naples où les émeutes de 1820-1821 ont commencé.
je trouve géniale cette histoire de vaches parce qu’elles poussent les journalistes à admettre qu’ils ne savent pas, ils ne connaissent pas la bonne réponse.
l’idéalisme et la défense des principes moraux passé un certain seuil ça peut faire perdre les pédales.
et là on a des vaches malades qui rabaissent la caquet de nos idéalistes qui se retrouvent seuls face à eux mêmes et leur certitudes sur l’extension sans fin de l’otan et des équations simplistes à la con du genre Poutine = Trump = Hitler
Quel merdier ce blog.
Qu’est-ce que ça peut bien lui faire à ce vieillard que le descendant d’un Carbonaro se soit arrêté à Florence au lieu de poursuivre sa route vers Naples où les émeutes de 1820-1821 ont commencé, je vous le demande ! Il doit s’ennuyer terriblement.
Si vous n’étiez pas si bête, vous sauriez déjà quelle est la réponse.
« Quel merdier ce blog. »
c’est faux !!!
avant que j’intervienne c’était super bonne ambiance avec des échanges hyper sympas et paisibles genre émission TV de Stéphane Bern genre qui démarre sur la visite des châteaux du Lubéron avec un arrêt gourmand à la pâtisserie d’Ansouis et qui se termine par Manosque la ville à Giono.
d’ailleurs si vous vous tapez tous les ehpad du Lubéron vous verrez que dans chacun il y a une journée consacrée à la lecture de Giono.
Giono c’est l’écrivain préféré des ehpad du Lubéron et de Provence.
ce qui est débile parce que lire du Giono dans les ehpad de région à la con dans le nord ça leur apporterait un peu de soleil encore que ces gens ont dans le coeur le soleil qu’il n’y a pas dehors.
HdB, vous voici d’accord avec le ministère. Les conditions d’élevage en Afrique ne sont pas identiques à celles d’ici. Et l’abattage du troupeau est décidé à partir d’un seul cas. Est-ce qu’il est certain si le troupeau était mis à l’isolement avec surveillance qu’une contagion se soit généralisée, nous ne pourrons pas le savoir puisqu’il n’existe aucun précédent d’observation de l’évolution du contage au sein d’un troupeau qui aurait compte en son sein un animal malade. Pour l’indemnisation, les éleveurs sont comme de nombreux producteurs endettés , pas de fond de roulement, un témoignage:
L’indemnisation des bovins a touché à peu près 60%, mais la partie relative aux pertes d’exploitation, on a rien touché du tout », explique Claude Germain. En Savoie et Haute-Savoie, il n’y a plus eu de cas de dermatose depuis l’automne.il y a 1 jour
Certains éleveurs craignent qu’en l’absence de vaccination la contagion remonte et touche de nombreuses régions. Imaginez le carnage.
Bon anniversaire à Clopine Trouillefou, qui a 70 ans aujourd’hui.
« Le jour où je m’éloignerai complètement de mon enfance, je ne pourrai plus écrire, je ne serai plus un romancier. Je crois que la fonction créatrice est très profondément liée à l’enfance. Tuer l’enfant, c’est vraiment tuer tout rapport avec la créativité ». (Romain Gary)
D’autre part je ne comprends pas pourquoi les troupeaux sains des élevages s’ils étaient vaccinés de façon préventive devrait être étiquettes contaminés. Pour les humains il me semble que le vaccin les prémunit des maladies et leur permet de passer frontières qui l’exigent.
Quant aux syndicats proches des extrêmes, ils ne sont guère différents du peuple, en cas de désespoir les gens veulent bien croire de nouveaux messie, les plus offrant. Le RN sympathisé avec le patronat qui ne veut pas payer plus de taxes, les bourgeois qui ne veulent pas payer plus d’impôts, le peuple qui croit à une amélioration de son niveau de vie, sur fond de lutte contre l’immigration, les fainéants, les profiteurs qui sont toujours les autres évidemment. LFI défend un programme social proche du RN et ménage les français musulmans pour attirer son vote . Ensuite je ne crois pas que la confédération paysanne soit proche politiquement d’un de ces deux bords, il y a aussi les jeunes agriculteurs. La FNSEA est dirigée par un milliardaire qui défend les intérêts de l’agro-industrie. On peut comprendre que d’autres même s’ils ne sont pas majoritaires aient une autre vision.
https://www.revue-silene.com/2024/11/01_les-traductions-francaises-de-lieder-pour-le-chant-un-laboratoire-poetico-musical/
avec l’exemple « le roi des aulnes »
Non, je n’accepte pas vos vœux, Jacques Barozzi. Ils sont forcément insincères et de plus indiscrets (ce qui est votre marque de fabrique).
JB qui voulait être gentil…
70 ans aujourd’hui.
La vieillesse est un désastre! 🙂
la vie mouvementée de la dernière prix Nobel :
ANNIVERSAIRE
Notre chère copine, Lady Fouilletrou, encaisse aujourd’hui la dernière journée de ses 70 ans, ô combien riches en aventures personnelles.
Félicitations !
J’aimerai trouver une belle méchanceté, une fine injure, une moquerie racée, quelque chose de vulgaire quoi, à lui adresser.
Que nenni ! Soit ! Innovons !
Je l’embrasse avec sincérité (une fois n’est pas coutume, bordel de Dieu …)
Bon anniversaire, douce Clopine !
Renayo ù’ayant un jour fait l’honneur de m’insulter en me traitant de provinciale,je veux le remercier par le rappel d’ un épisode de « traduction » rappelé par wiki:
« Pour leur donner une audience internationale, Pierre Nicole, ami proche de Pascal et d’Antoine Arnauld, les traduit en latin, en y ajoutant des notes indispensables pour la compréhension des problèmes théologiques qui y sont traités. Il faut même traduire ces notes du latin au français, pour les mettre à portée du public.
Bon anniversaire Clopine, en vous souhaitant une décennie positive 🙂
si Döblin admirait Joyce c’est une raison de plus d’admirer Döblin.
—
lmd,il semblerait que tous deux exilés à Paris, il se soient rencontrés une fois dans les années 30, sans trouver grand chose à partager. Il faut dire que Döblin avait fui Bertlin le lendemain de la nuit de Cristal, qu’il était un vrai politique, très à gauche et antifasciste. Joyce, toujours préoccupé par ses soucis de santé, ceux de sa fille, était avant tout un solitaire. Döblin lui, se sentait plus à l’aise avec des germanophones très engagés comme Manès Sperber, Hermann Kesten, Arthur Koestler ou Joseph Roth.
Restent leurs oeuvres, auberges accueillantes aux esprits fatigués par la médiocrité.
comme éclopée, Clopine, c’est ça l’age, et des deux gambettes j’essaie de me guérir à votre nom, en vous soihaitant « un ptit beur des to you » comme on dit quand on est lettré,en bref d’allonger vos ans et d’écrire comme ça vous vient:on saura vous dire Bien sur 20! et pas des bizoux, poux, jaloux de voux!
Bon anniversaire, Madame Crouillefou.
la probité commande que je mette le lien pour renato
https://blaisepascal.bibliotheques-clermontmetropole.eu/son-oeuvre/pascal-polemiste/les-provinciales
Madame Trauillefoi, pardon.
Merci pour les vœux sincères. Il est vrai que commencer la décennie commençant par « 70 » est une année particulière, à mon sens. Quand on franchit les « 80 », on doit avoir l’impression d’entamer le dernier tour de la course, sur la piste cendrée du stade….Enfin, je crois. Mais les « 70 » sont un gros point d’interrogation. Bah, j’ai commencé à être une personne indépendante dans « les années 70 ». Peut-être serai-je encore indépendante dans ces autres années 70 ? Merci surtout aux dames de ce blog.
Les années septante, c’est quasi bliblique, dame Clopine
dans toutes les bonnes bibiothèques
Bah, tous mes ascendants sont morts dans leurs années 70, et, arrêtez-moi si je me trompe, il y a 13 ans d’espérance de vie « en moins » entr un cadre ou assimilé (les intellectuels sont des sortes de cadres mentaux de notre société) et un. ouvrier.Je dis ça je dis rien…
(Ubu et Bibi rivalisent dans l’ignominie ; pour changer)
@Je dis ça je dis rien…
Sujet sensible, copine ; à 44 ans des spécialistes m’annonçaient un coeur éprouvé comme celui d’un gus de 80 ans
… et je vais, bon an, mal an, vers mes 55 ans
Bref, en cette période de Noël qui s’ouvre, je fais un aveu : je dois tout aux énergies du rock ; en doutiez-vous ?
un cadr assimilé
gardez espoir Dame Clopine, les cadres assimilés ou assimilables font des avc de plus en plus jeune, tiktok et tout le bastringue overdose d’écrans, clac une durite lache, finito, l’ouvrier peinard sans tiktok
Il y a une telle hypocrisie sur l’âge de la mort, la grande vieillesse,etc., qui serait aléatoire, mythique façon les parques coupant le fil de la vie comme cela leur chante, bref, la mort serait individuelle et découlant d’une « destinée » écrite par un pouvoir invisible hors de portée. Bien entendu, rien de plus faux.
Cependant, les soixante-dixièmes restent une aventure. On a franchi les rugissantes, les hurlantes..
Moi c’est juste une question, subsidiaire. Vais -je y arriver ? Au moins, je me penche sur cette question avec ce qui me reste de curiosité.
« Au moins, je me penche sur cette question avec ce qui me reste de curiosité. »
C’est sage.
Néanmoins, je crois que nous jouons un rôle personnel dans notre propre mort…
« un coeur éprouvé comme celui d’un gus de 80 ans »
ça te fait 110 ans au moins, aujourd’hui, JL ?
Langue au chat ; je ne suis pas un spécialiste
« je dois tout aux énergies du rock »
trop de bruits
Je n’aime rien moins que le silence et les sons de la vie urbaine et de la nature !
« Langue au chat »
Fais pas ta coquette !
Moi , j’avoue sans faire de manière mes 73 ans.
@ dirCT, Je me joins à Jzmn (et aux haltères) pour vous souhaiter nouveau départ dans la vie, comme moij, depuis avril. Jzmn a levé le lièvre et je l’en remercie. Après tout, sans lui, hein ?… De fait, j’en tire une autre conclusion que votre réaction (14.12). le temps viendra où…
Mes hommages sincères (hélas, d’un mec…, féministe et sororal, comme vous le savez). Bàv.
Ben je crois que çà va en valoir la peine, pour le moment on touche le fond de l’inhumanité on parle d’une dissolution qui semble sans fin, mais bientôt pluton verseau + saturne neptune bélier + uranus en gémeaux la face du monde va changer et rien que pour çà il faut s’accrocher, surtout les signes de feu et d’air, fini la gadoue ! Innovations, rencontres électrisantes, découvertes médicales, changements de manière de voir l’avenir, rapport au vivant, fini les rêves creux, on construit. Après un bilan à la grimace certes, mais on va relancer les dés. De nouvelles têtes vont sortir de l’ombre, la jeunesse sera vent debout. Ça va décoiffer pour 7 ans.
Heureusement que je vous ai averti de l’anniversaire de bonne dame clopine !
Elle a encore de belles année devant elle, n’étant pas ouvrière et ne s’étant guère tuée à la tâche…
Je viens de voir Burgonia en plein après-midi, (une honte, mais c’était la dernière séance). Un film très plaisant, jzmn, n’était la fin, inutile et des plus grotesques !… (Ils ne savent jamais s’arrêter à temps quand il s’agit d’achever un film de SF, à te gâcher toute la magie qu’ils avaient réussi à t’insinuer tout au long)… Enfin bref, les abeilles et les néonicotinoïdes, donc, il paraitrait qu’on va pas s’en sortir. A noter de merveilleuses scènes de la vie anéantie d’un seul coup, partout dans le monde, une fois que les Andromédiens ont décidé que l’espère humaine, comme l’herdélie des PRAF, ne valait pas le coup d’être sauvée. Je me comprends… Et merci d’avoir pensé à mon chat qui s’en sortira bien tout seul en jouant avec les butineuses de retour, hein !…
Les petits caractères !
Cette année, un médecin m’avait conseillé de boire du jus de grenade. J’ai suivi son conseil, pensant qu’un médecin en sait plus que moi en matière de santé. Je précise que je ne connaissais pas ce jus l’année dernière.
Chaque lundi, je vais dans un supermarché. Il offre notamment un rayon bio , seul endroit où l’on peut trouver ce jus de grenade. Il s’agit d’une bouteille de marque « BJORG » et l’on peut lire sur l’étiquette « GRENADE 100% pur jus, sans sucres ajoutés ».
Ce lundi matin, au rayon bio, pas de jus de grenade « BJORG ». Je signale à la vendeuse qui était en train de mettre ses produits sur des étagères que ce produit manque et qu’il faudra en faire venir.
Aimable réponse de la dame : «Il y en a un autre là-bas. » Je la remercie et je la suis jusqu’à l’autre jus de grenade. La bouteille est de marque « Gayelord Hauser ». Je la remercie vivement et mets la bouteille avec mes autres courses . Rentré chez moi, j’examine ce produit nouveau. Sur l’étiquette
sous la marque « Gayelord Hauser », je lis « diététicien ». Bon indice qui rassure . Puis, en gros
caractères « GRENADE » et une photo de l’intérieur rouge de ce fruit. A la bonne heure. Mais j’ai l’idée de lire dans un coin ce qui est écrit en très petits caractères .Je vais chercher une loupe. Voici ce qui était écrit : « Jus de grenade et de 6 fruits, à base de purées et concentrés, enrichi en vitamines C, E et bêta-carotène.
Ingrédients : Jus de fruits à base de concentrés de grenade 20% , de poire 17%, de raisin rouge
17%, de cerise 14%, jus à base de purée de fraise et de pêche, jus de citron à base de concentré 4%, vitamines C, E , bêta-carotène. »
Qu’on ne compte pas sur moi pour boire ça.
Underwasser, c’est son anniversaire!
« Je viens de voir Burgonia »
Pour ce que j’en disais, JJJ.
https://www.lelezarddeparis.fr/fin-de-bail-pour-les-terriens
Je vous remercie, Jjj, mais je n’ai point besoin d’hommages (ah là là, le lexical ! Vous employez le terme « hommages »,et hop ! au lieu d’écrire « je n’ai pas besoin d’hommages », je viens tout justed’écrire « je n’ai point »… ), bref, quand nous essayons de nous parler, nos ancêtres et leurs langues n’arrêtent pas d’interférer, nos ancêtres sont des salopards, avouons-le. Vous, les mecs du quart de siècle (dit le vingt-et-unième), c’est pas le miroir de Dorian Gray, mais pourtant y’a un peu de ça. Quant aux victimes ultimes (les femmes )je suis d’accord avec vous, ce pourrait-il qu’elles aient aimé ça ? En tout cas, moi qui ai toujours été disons « particulière », singularisée, avec cet échange de regards entre ma mère « qui avait des choses à me dire mais qui ne me les a jamais dites », et moi qui vombrissait de bonne volonté, finalement, je n’ai pas totalement failli. Enfin, j’espère.Bon, c’est bientôt Noël. Des hommes de bonne volonté, sur ce blog ?
« Des hommes de bonne volonté, sur ce blog ? »
Prend déjà la tête des femmes de bonne volonté de ce blog, après nous pourrons en reparler !
Le jus de grenade est intéressant seulement pour sa richesse en anti-oxydants qui le rend également légèrement anti-inflammatoire.
En revanche sa teneur en fructose est très élevée et on sait à quel point il est dangereux pour le foie. Par ailleurs, comme presque tous les jus de fruit, il ne contient pas ou très peu de fibres.
Il est donc bien plus prudent et intéressant de manger des grenades fraiches, occasionnellement.
La véritable myrtille sauvage entière (même congelée) est bien plus intéressante : naturellement bio, très peu de fructose, bourrés d’anti-oxydants. A mettre par exemple dans le yaourt.
Évidemment, personne n’a pensé à « insulter » Paul Edel, surtout après la verte leçon de Patrick Besson dont je respecte le jugement. Les hommes d’esprit ne pas si nombreux. J’ai juste voulu faire remarquer, d’une manière certes imagée, que le portrait manufacturé par ce cher Popol était un peu léger, compte tenu du fait que Giono est un des écrivains français les plus réservés et les plus naturellement énigmatiques du XXe siècle. Et je le répète, j’aime beaucoup Fernandel.
Mais il a fallu que Te.nia 1er, le vers redevenu solitaire des Charentes, s’en mêle. Dernier état de son impuissance au moins intellectuelle, «monter » les uns contre les autres.
Un mien trisaïeul, dont j’ai lu d’admirables correspondances, ne prononçait jamais les cinq lettres mais se faisait parfaitement comprendre en répondant aux emmer.deurs:
– Tu me pends au Q.
Voilà qui est fait.
« À mettre dans le yaourt ».
La Gigi devrait s’en fourrer dans la boîte crânienne.
Tout autre chose, puisqu’on en est aux fruits et légumes. Un charmant mien voisin de 87 ans, auquel j’apporte mon aide autant que possible, me demande de lui rapporter des légumes, dont une courgette (origine Espagne), dont le prix me semble exorbitant: 2 euros 06! Je me demande combien a touché l’agriculteur qui l’a cultivée.
Quant à la muse qui amuse, je lui souhaite de rencontrer un nouvel attachement qui lui fasse oublier ses chagrins.
Jazzi souhaite insincèrement un bon anniversaire à Clopine en lui rappelant sincèrement son âge de 70 ans !
Clopine lui répond qu’elle n’accepte pas ses voeux parcequ’ils sont insincères et en le traitant de… Jacques Barozzi !!!
Ah comme c’est beau la sincérité entre les prolos !!!
Dans les Rapports sur l’Italie du Sud rédigés par un fonctionnaire bourbonien au XIXe siècle, il est rapporté qu’un prêtre, après avoir les avoir entendus en confession, donnait à ses paroissiens la pénitence de planter un arbre, en rémission de leurs péchés.
@Sujet sensible, copine
Merdre …
Mais renfin, Chaloux, pourquoi ne pas lui zvoir rapporté des endives ?!!
Vous l’avez fait exprès, c’est ça, hein ? Je vous préviens ça va mal se passer entre nous si vous donnez la préférence aux courgettes, hors de prix en plus !!
C’est vrai, quoi, merde à la fin !
D, il y avait aussi des endives. Lapsus de ma part, 2 euros 06, c’était une aubergine et non une courgette!
Paul
.êtes-vous sûr que ce soit la prison des Boulettes ? J’avais ouï dire que c’était le fort saint Nicolas de l’autre côté de l’entrée du Vieux Port, en contrebas du Pharo. Prison militaire.
Le film Un roi sans divertissement est implacable et glacé.
Ces corps de femme et enfant fille, morts, dans comme un nid, en haut d’un arbre dans la neige et le verglas. Et ce mystère qui plane tout du long. Qui est le coupable Où ? Pourquoi ?
Bon anniversaire, Clopine, de tout mon cœur ! Le meilleur pour vous à venir…
prison des Baumettes
assez bombreux sony les paramètres dony dépend notre longévité pour ne pas les passer en revue ucu sans réserve;laissons à Némésus sa place
Jean Lagoncet, vous, ni chair ni poisson, voici que vous postez un lien si redoutable pour moi, car l’avion sans ailes a un nom très précis pour moi, Alain Baudroit dit Baudruche, synonyme d’amitié et de suicide, dont c’était la chanson préférée. Severac le château, l’alligot, les Gorges du Tarn, et Baudruche beau comme un viking et ivre, chancelant, je l’aimais ce con, quel dommage qu’il ait voulu coucher avec moi, alors que j’aurais bien voulu continuer notre conversation. C’était il y a longtemps, il était vibrant quand il écoutait Charlelie Couture, mais moi je préférais, pour atterrir, un avion avec au ailes. Du coup, quand il me faisait entendre cette chanson, j’entendais qu’il s’agissait d’un avion sans elle, et cette « elle », c’était moi, et deux ou trois autres, et il en est mort.
Michel Vauzelle ? Ouaip, ça calme son homme
J J-J dit: 15 décembre 2025 à 8h52
@ Quand meme que ce virus tombe pile au moment de la signature du Mercosur, paraît louche, mais louche ! (19.05)
Je n’ai pas bien compris. Pourriez-vous expliquer ce que vous essayez de dire, r^z […].
Je re-précise, celle tient à cœur, que je ne pars pas d’une théorie conspirationniste.
Pourtant me vient cette drôle d’idée que, au moment parallèle ou on signé le Mercosur libre échange et commerce ouvert, dont la viande bovine avec l’Amérique latine, se profile cette épidémie qui se balade depuis 80 ans partout et bcp en Afrique noire..Ça paraît être un gros coup monté.
Notez que le COVID et le bordel qui s’ensuivit a été le déclic de l’enrichissement éhonté de, toujours les mêmes, l’appauvrissement drastique des plus pauvres et l’endettement massif des classes moyennes, assommées par les impôts.
Cela ressemble furieusement à ce fonctionnement.
Hundertwasser, Mimi…
Tant pis pour vous monsieur Charoulet!
Bjorg, malgré son nom, est une marque française. Attendez donc que le rayon soit réapprovisionné au lieu d’acheter n’importe quel produit américain.
sont
dont dépend
Cela faisait une éternité que je n’avais pas pris de notes en lisant la rdl.
Merci pour Giono
J’allais demander qui nous fera un topo sur les récits de voyages en Italie. J’ai vu une liste sur wiki.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_r%C3%A9cits_de_voyage_en_Italie
stars
@ Te.nia 1er, le vers (sic) redevenu solitaire
comme il est drôle…, ce ver solidaire planqué dans sa courgette à l’auberge Inn à 2 balles !… Décidément, mon pauvre garçon, toujours un brin aQulé par quelque épinglage gênant, se justifie et, s’enfonçant, profère une nouvelle saillie qui t’arrose toujours l’arroseur. On précise aimer Fernandelle, pour s’excuser de n’avoir rin pigé à Giono, Stendhal ou Edel. Un crétin, ça s’empêche de lire mais s’autorise à détaler (repita lo todo)
un mien trisaïeul
tu me pends au Q
raconte pas ta vie
de cochon pendu,
Bàv,
@ CT – mais je n’ai point besoin d’hommages (ah là là, le lexical ! Vous employez le terme « hommages »,et hop ! au lieu d’écrire « je n’ai pas besoin d’hommages », je viens tout juste d’écrire « je n’ai point »… ),
Bon, c’est pas grave… vous avez dû penser : « je n’ai point besoin d’hommes âges »… Pour ma part, je me sens « homme de bonne volonté », et pas seulement pour les fêtes de Noël. Je sais pas, vous, en tant que femme, à l’entame de ses 70…, de bonne foi, peut-être ? Demain, le jour sera passé. Bàv,
« monter » les uns contre les autres. Ou, cibler toujours la même (macronie).
LEXILOCALITES
Les prolétaires n’aimaient POINT les aristos
et les aristocrates aimaient PAS les prolos …
(Laure Adler & les marshmallows)
se monter? pout se descendre, oui!
s’il y a l’aurore dans la siririté, jr cgoisis l’aurore pour sa promesse de vie!
et assez, assez;je n’ai pas votre niveau , et c’est trop tard
la sororité, je choisis
pourquoi dit on se monTer? LA TETE ?
se monter:
On ignore souvent que c’est à l’écrivain français Gustave Flaubert que nous devons la création de ce mot de « bourrichon » et son amusante utilisation au sens figuuré comme synonyme de tête.
Celui-ci écrit en effet, en 1860, dans sa « Correspondance » : « Oh! Comme il faut se monter le bourrichon pour faire de la littérature et que bienheureux sont les épiciers ».
Non, c’est probablement sa petite grue qui lui aura monté le bourrichon. »
Marcel Proust – Du côté de Guermantes
Se monter la tête, ce peut être autocentré.
Notes,
Brigitte Macron, si en privé, elle pense cela des femmes féministes, c’est bien qu’en public, nous en soyons informé. De manière générale, je pense qu’une adéquation, c’est plutôt pas mal.
Ces deux types, dingos, qui massacrent des familles juives qui, paisiblement, fêtent Hanouka sur une plage en Australie, cela dépasse l’entendement mais est effrayant pour la suite de l’histoire. Un musulman Ahmed Al Ahmed (ben Ahmed ? ) se planque entre deux voitures, ne réfléchit pas, accroupi, caché. Soudain, il bondit et il désarme le fils par derrière, le menace, le fit reculer. Si le fils, vingt ans de moins que lui, avait bondi pour reprendre son arme, il était mort. Parce qu’il n’aurait pas tiré.
C’est le second homme de bonne volonté, Ahmed Al Ahmed, avec Jean Jacques Janssen, sur ce blog.
Deux, c’est un commencement.
Dans la Confédération paysanne, il y en a pas mal. Jeunes, veux, intelligents, pas trop grands et pas malades. Je conçois bien, sans me monter la tête, un avenir radieux, avec des moments difficiles, mais radieux.

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