de Pierre Assouline

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La République des livres
Un (re)traducteur, ça s’autorise autant que ça s’empêche.

Un (re)traducteur, ça s’autorise autant que ça s’empêche.

Gardons-nous d’en faire un phénomène révélateur de la météo éditoriale. N’empêche qu’à la charnière de 2025/2026, il y a embouteillage du côté des retraductions littéraires. De quoi cet air du temps est-il le nom ? Un fois passées les réactions d’instinct hésitant entre un « encore ? », un « à quoi bon ? » et un « quel intérêt ? », on évoquera bien sûr une raison technique, à savoir le renouvellement de droits étrangers sur certains romans classiques, voire la chute de ceux-ci dans le domaine public (mais oui, il est dit généralement que l’on y tombe…). Mais cela ne suffit pas. Quoi alors ?

Il faut compter avec le goût sinon le désir d’écrivains qui ne sont pas des professionnels de la traduction de s’emparer d’une œuvre qui leur est chère, publiée à l’origine dans une langue dont ils estiment avoir une maitrise suffisante pour en assurer le transport en français. Ce n’est certes pas nouveau (de Maurice Maeterlinck et André Gide avant-guerre à Marie Darrieussecq plus récemment). Ainsi Jean-Philippe Toussaint ces jours-ci avec Le Verdict (44 pages, 5,50 euros, éditions de Minuit) de Franz Kafka. Comme c’est souvent le cas en pareille situation, il joint au texte une postface intitulée « Le vrai, le pur, l’immuable » justifiant son travail ce qu’un traducteur de métier fait plus rarement. Face à pareille entreprise, l’écrivain ne s’autorise que de lui-même, comme il l’avait déjà fait en s’emparant de la Schachnovelle de Stefan Zweig. Toussaint, lui, se doit d’expliquer le concours de circonstances qui l’a conduit à traduire ce texte de l’allemand. D’abord la conviction assez partagée que Kafka est devenu écrivain la nuit durant laquelle il a écrit cette nouvelle d’une traite à 29 ans ; ensuite le fait qu’il est son frère d’armes en écriture, celui qui l’a nourri comme peu d’autres davantage encore que son écrivain de chevet… car il a écrit le Verdict « en fendant les eaux » et en portant « le poids de mon corps sur mon dos » et s’en est délivré à l’égal d’un nouveau-né « couvert de saletés et de mucus ». Toussaint a tout lu de lui jusqu’à en être habité mais le Verdict davantage que d’autres textes de Kafka le hante. En allemand, il s’intitule Das Urteil. Il consent à lui conserver son titre français d’origine, comme la dizaine de ses prédécesseurs quoiqu’il n’en soit pas satisfait. Il aurait préféré « Le jugement » ou encore « La condamnation à mort ». Sauf que si l’auteur l’avait souhaité ainsi, il aurait choisi « Das Todesurteil » ce qu’il n’a pas fait. L’interprétation a des limites balisées par l’honnêteté de l’interprète. Un retraducteur, ça s’autorise autant que ça s’empêche.

J’évoquais plus haut la question du droit à traduire à nouveau sur les brisées d’un traducteur qui a pu faire longtemps autorité d’autant plus facilement qu’il était le seul. Le voyage de l’allemand au français de La Mort à Venise, la célèbre nouvelle de Thomas Mann à laquelle Luchino Visconti donna une notoriété mondiale par la magie de son film, vaut d’être contée avant que la version de Philippe Jaccottet, alors un poète débutant de 21 ans, ne paraisse le 16 janvier prochain (152 pages, 13 euros, Le Bruit du temps) dans une publication très soignée, comme à l’accoutumée chez cet éditeur qui a le souci du beau, sous une couverture reproduisant Le Pont du Rialto, huile de John Singer Sargent. Enfin ! pourrait-on ajouter. Elle lui avait été commandée par l’éditeur suisse Henry-Louis Mermod, insatisfait d’une précédente version (jugée un peu terne, elle était pourtant signée de Bertaux & Sigwalt) et le texte en avait rendu en… 1946. Kra, un autre éditeur, parisien celui-ci, publia la version rejetée. Après la guerre, une fois épuisée, elle fut récupérée par Fayard lequel, après négociation, laissa Mermod publier en édition de luxe 2500 exemplaires de la version Jaccottet. Ainsi naquit un collector, comme on ne disait pas à l’époque. Thomas Mann complimenta avec indulgence son traducteur jusqu’à lui accorder la licence de menues erreurs d’interprétations, encore que ce n’est pas si véniel de traduire « Kapellmeister » par « maitre de chapelle » en lieu et place de « chef d’orchestre » (erreur effacée de cette nouvelle édition). La Mort à Venise ayant désormais rejoint le domaine public, elle s’apprête donc à réapparaitre autrement. Nul doute que nombre de lecteurs auront l’impression de découvrir un nouveau livre tant il est vrai, comme le souligne Mann, que cela change tout lorsqu’une nouvelle dont il se dégage une musique si profonde, désormais inséparable à la lecture de l’Adagietto de la cinquième symphonie de Mahler qu’on le veuille ou non, est rendue en français par un poète.

Thomas Mann, justement, est par ailleurs d’actualité pour une autre traduction très attendue de l’un de ses monuments : Les Buddenbrook à paraitre chez Gallimard le 29 janvier prochain, revisité par Olivier Le Lay (révélé en 2004 par son inoubliable traduction de Berlin Alexanderplatz d’Alfred Döblin couronnée du prestigieux prix Halpérine-Kaminsky). Un pavé de 872 pages publié à l’origine en deux volumes dans lequel on s’immerge sans effort tant ce récit de la grandeur et surtout du déclin, autant dire : la gloire et l’épuisement, d’une grande famille de négociants de Lübeck est envoûtante avec ce qu’il faut de jalousies inassouvies, de feux mal éteints, d’ambitions contrariées. De nombreux personnages parmi ces notables dont les plus saillants subissent le poids de leur héritage dynastique, obstacle à la tentation d’un destin personnel, en particulier l’oncle Christian, grand névrosé assez borderline dans son genre. Et le tableau généalogique en liminaire de ce qui est au fond un conte hors-mesure n’est pas superflu ! Lorsqu’il l’a publié en 1901, l’auteur âgé de 26 ans disait, comme pour s’en excuser, tenir de sa mère son « désir d’affabulation » (in Ecrits intimes, traduit de l’allemand par Guillaume Ollendorff dans une édition de Bertrand Dermoncourt, qui vient de paraitre chez Plon). Un premier roman qui a depuis conquis sa réputation de classique moderne jusqu’à en devenir le modèle de nombre d’épopées familiales dans différentes langues.

Le (re)découvrir si longtemps après sa naissance permet d’ignorer la fâcheuse réputation que la famille Mann s’employa à répandre contre ce qu’elle désignait comme un roman à clés destiné à lui nuire. La construction des Buddenbrook, qui repose sur un remarquable échafaudage vibrant de musiques (ici Bach, Buxtehude), est le canevas de ses grands romans à venir, pétris d’oppositions et non de contradictions, dense, sage, fantaisiste, humoristique, sérieux, réaliste et, pour la plupart, s’autorisant de longues digressions théoriques (il suffit d’avoir à l’esprit les conversations philosophiques au sanatorium de Davos) au risque d’ébranler l’édifice romanesque et la dramaturgie. A ceci près qu’ici les pensées du penseur ne nous encombrent pas car elles sont dissoutes dans l’action et non exposées ex cathedra. De son propre aveu, c’est même son seul grand récit à n’être pas interrompu par des essais. Ici, pas de justifications du traducteur ou de l’éditeur mais une préface pénétrante et aigue jusque dans sa pointe autobiographique du critique et écrivain Philippe Lançon chargé de contextualiser le chef d’oeuvre. Une fresque qui n’est pas une saga de plus tant elle continue de surplomber le genre plus d’un siècle après quand bien même serait son sujet comme ce sera dorénavant la règle. Philippe Lançon rappelle non sans malice le jugement de Klaus Mann sur son père :

« Depuis sa jeunesse, la mort était sa spécialité. On a souvent admiré avec quelle élégance il avait exterminé une grande famille dans « Les Buddenbrook ».  

Peu après sa parution au début du siècle, le succès public venant sans se presser  au lendemain d’un accueil critique assez difficile, un Who’s who munichois trouva judicieux de faire savoir que l’adresse de la maison de famille des Buddenbrook, près de l’église de la Marienkirche, n’était autre que celle de l’auteur, appelée à devenir « un objet de la curiosité d’inconnus » (in Écrits intimes).

S’attaquer à un monument ne va pas de soi pour un traducteur. Un honneur autant qu’un défi car un classique moderne du XXème siècle a nécessairement été déjà adapté, transporté, trituré, malmené, sublimé par des prédécesseurs. Surtout, d’innombrables lecteurs ont déjà fixé dans leur esprit des situations et des caractères pour le meilleur et pour le pire. Les déranger dans leur mémoire ne va pas sans risque. Il faut faire autrement sinon mieux sous peine de se faire rejeter. Ce qui vaut pour les Buddenbrook d’Olivier Le Lay vaut pour Le Bruit et la fureur de Charles Recoursé. Le grand roman de William Faulkner est sorti dans sa nouvelle parure il y a une quinzaine de jours enrichi d’un addenda détaillant la biographie individuelle de chaque membre de la famille Compson (390 pages, 23 euros). L’avant-propos du traducteur est attendu au tournant car on ne touche pas impunément à ce graal de la littérature américaine, si sacré qu’il a consacré à jamais son auteur comme un « écrivain pour écrivain ». Il est vrai que l’on y avance parfois la nuit avec des lunettes noires dans l’épaisseur de cette forêt de personnages racontés dès l’entame par un « idiot », du moins désigné comme tel. A chacun sa voix mais cela exige de prêter l’oreille afin de les identifier d’autant que des prénoms se dédoublent et les temporalités se multiplient au sein de séquences entre flashbacks et flashforward. C’est dire que l’auteur ne nous facilite pas la tâche.

Son roman se mérite. Et pour le traducteur, c’est double peine car il ne pouvait y ignorer la traduction du maitre, Maurice-Edgar Coindreau tout en reconnaissant ne pas s’y retrouver et même s’y perdre tant ses choix lexicaux le déconcertaient. Alors pour s’en sortir, il a été voir du côté des traductions italienne et espagnole du Bruit et la fureur, histoire d’examiner l’art et la manière dont d’autres se sont extraits de ce brouillard qui se déploie sous un titre emprunté au Macbeth de Shakespeare. De quoi prendre la mesure de l’étendue des interprétations. D’une version à l’autre, les aventures de broken biscuit sont passionnantes avant d’arriver à « pâte à biscuit ». Et comme si cela ne suffisait pas, il faut aussi se colleter à la langue du sud-étatsunien tel qu’elle était pratiquée dans le Mississippi dans le premier quart du XXème siècle et pour le restituer ne pas hésiter à « triturer la grammaire ». Charles Recoursé, qui a visé avant tout la cohérence, ne cache pas qu’il a dû « naviguer à vue », autrement dit : à l’oreille, car on le sait, entre toutes ces voix qui le hantent, ce qui en ressort sous sa plume lorsqu’elles s’incarnent, c’est de la musique.

Allez, un dernier pour la route: la traduction que Frédéric Boyer a ciselé de La Tragédie d’Hamlet, prince du Danemark mais à destination du théâtre, plus précisément pour la mise en scène d’Ivo van Hove. Une commande de la Comédie-Française qui a été jouée il y a un an et qui le sera à nouveau en janvier mais au Théâtre de l’Odéon. Bien que ne soit pas destiné prioritairement à être lu mais lu à la table, mis en bouche sur les planches puis entendu, le texte parait (212 pages, 20 euros, Gallimard) et, miracle, ça se lit avec un égal bonheur ce qui n’est pas gagné car on ne traduit pas pareillement dès lors que l’on s’adresse d’abord à des comédiens.

« Etre ou ne pas être- c’est « la » question.

Quel est le plus digne choix de l’esprit: subir les coups et les flèches d’un destin extrême ou prendre les armes contre un océan de contrariétés pour en finir dans la violence ?

Mourir : dormir, rien d’autre »

(« Le pont du Rialto », huile sur toile de John Singer Sargent, 1911, Musée de Philadelphie ; « Buddenbrook-Haus » dans la vieille ville de Lübeck, photo D.r.;  Wright Morris, « Le pays de Faulkner près d’Oxford, Mississippi », 1939)

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915 Réponses pour Un (re)traducteur, ça s’autorise autant que ça s’empêche.

rose dit: 16 décembre 2025 à 5h52

informés.

Je pense que j’ai gagné, mais la surprise c’est perdu.
Je n’en suis pas encore sûre, mais vous tiendrai au courant.
Je me dirige vers Mme XY, lui dis bonjour Mme XY et comment ça va, pas trop en feignant, je lui souris et enchaîne illico vous savez que je vous appelle madame hou hou (j’ai omis dit le loup). Elle sourit heureuse. Je précise rien de méchant vous savez hein, je dis cela gentiment : elle est contente, je fous le camp.
JE CROIS QU’ELLE A CESSÉ DÉFINITIVEMENT DE HURLER TOUTE LA JOURNÉE HOU HOU.
Je vous dirai la suite.

Enhardie par mon succès, je suis allée voir madame XYZ et lui ai dit vous savez que je vous appelle madame jazz, hein ?
Elle a souri. J’ai enchaîné pas seulement le jazz mais la musique hein ? Elle a approuvé, le bonheur dans ses yeux.
Je continue. Je ne réfléchis pas trop. J’y vais à l’instinct. Ils ne sont pas malades, ils sont vieux. Aujourd’hui, ce sera madame ABCD et monsieur Argentine.
Ma mère est la star de l’Ehpad, m’a dit une aide soignante vacataire, mais, elle ne mange pas.
Elle m’a dit hier  » je peux tenir huit jours sans manger ».
Ma mère et son caractère.
L’aînée ne lui arrive pas à la cheville. Par contre, se monter la tête, en parfaite autonomie, elle sait faire.
Aujourd’hui, je laisse au placard ma mauvaise humeur, et je repars à l’assaut.
Cinquante mètres du mur de l’Ehpad ont été abattus, abattu aussi le petit bâtiment du jardin, un petit paquet d’acanthes a été mis de côté pour moi. Il en reste trois grosses sinon, sur les quatre vingt mètres existantes, les travaux vont commencer. L’argent, l’argent : l’aînée et le cadet ont leurs places réservées, dans l’annexe.
Y a monter le bourrichon et y a bourrer le mou.

Chaloux dit: 16 décembre 2025 à 6h01

Thomas Legrand, le gars qui devait « s’occuper » de Dati, semble devoir être poussé vers la sortie de Radio-France. Villepin s’apprêterait à se présenter à là présidentielle: autant se présenter immédiatement chez l’équarrisseur. Ten.ia 1er, la grosse Gigi des Charentes, est horriblement vexée.

Tout-va-bien!

Hurk ?

Hurkhurkhurk !

Chaloux dit: 16 décembre 2025 à 6h11

Le macronoïde, mari comblé du détecteur de « vieilles connes », s’aperçoit mais un peu tard que la signature du Mercosur pourrait le déloger de son palais. On cherche une R12 rouge façon Dacia disponible pour fuite immédiate !

Joie, pleurs de joie…

Hurk ?

Hurkhurkhurk !

rose dit: 16 décembre 2025 à 6h11

Pas trop en geignant.
Le danger de demander à un vieux ça va, c’est que ça ne va jamais alors il commence à se plaindre et à geindre. Alors, fuite au grand galop.
De l’art de la fuite.
Sauf, ma mère. Elle demande « mais qu’est-ce que je fais là », elle dit « j’ai le moral dans les chaussettes », mais c’est « notre star » m’a dit l’aide soignante vacataire.
Voilà un pré bilan.
Les relations entre les pères et les fils ne sont pas faciles, entre les mères et les filles pas faciles non plus. Ça baigne entre les mères et leurs fils et y a de quoi.
Mais en arriver à, le père et le fils, prendre deux fusils d’assaut et commettre un carnage sur une population juive qui n’a rien fait, faut avoir raté une étape.
L’homme sont il vivre sans faire la guerre ?
J’ai raconté le rêve de mon père à ma mère, elle ne lui pardonne pas de l’avoir abandonnée au bout de 64 ans de mariage. Elle dit « elle me l’a volé ».

Un m’a dit « elle se l’est approprié ».

Tintin.
Je suis la seule à savoir : elle l’a pillé. Corps et biens. À moi la fortune colossale. Avec la complicité active de l’autre calu.

Célavi.
Moi, je galope.
Dans un an et demi, soixante dix ans. Je serai septuagénaire.
Moi, quand c’est mon anniversaire, personne ne me dit bon anniversaire, mais je sais pourquoi.

Comme l’autre parfait connard -je fais dans la collection noté aïgue-. Quatre cent soixante dix euros je claque pour la plaque (moins la promo black friday), tu crois qu’il m’aurait dit merci ?
Je ne le méprise pas, je l’exècre.
Bon mardi.

rose dit: 16 décembre 2025 à 6h19

Oui, pck elles sont jeunes les activistes masquées lors du spectacle.
Jeunes, belles, intelligentes, cultivées, pas trop grandes, pas malades.

Chaloux dit: 16 décembre 2025 à 6h31

Vais m’offrir le Huysmans d’Agnès Michaux (Cherche-Midi) qui renouvelle certainement notre cher Baldick, ainsi que le Moby Dick version Giono.

Le nul de l’Élysée s’en va déposer sa bave inutile à Marseille. Rien de nouveau sous le soleil.

Paul Edel dit: 16 décembre 2025 à 6h47

Il y a un autre récit dans lequel Giono réussit un mélange de sauvagerie pure et d’émerveillement (pour la nature), c’est « Ennemonde », qui date des 1968. Dans ce récit assez court, avec ramifications, Giono décrit une femme impotente.Elle goûte les derniers moments de sa vie du haut de sa terrasse en se souvenant de ses crimes passés et en attendant la venue du printemps.Là encore violence pure, étrangeté, volupté dans le sang répandu. Cette mère criminelle est devenue un paquet de graisse que ses enfants nettoient comme une relique ou une divinité grecque difforme.Giono offre des morceaux de bravoure notamment pour décrire des virées en B14, et la griserie de la vitesse(dans la descente du col de La Croix) qu’elle éprouve comme substitut au plaisir érotique. Donc, en face de Langlois ,héros-gendarme-devenu-assassin, Giono compose cette « ancienne canaille sombrant dans la graisse. »Le plus curieux c’est que dans cette nouvelle, les villageois lui rendent hommage parce qu’elle a « perçé à jour les hommes et les femmes et que, depuis qu’elle est immobile , elle a appris à connaître les vents,les pluies, les orages et le soleil. » Giono,de plus, l’accompagne d’ une galerie de cinglés succulents. Notamment ce Bouscarle  dont les chiens traînent le cadavre pendant deux jours dans le Haut Pays, ou ce Titus qui,pour surveiller sa bonne amie Camille taille dans les arbres de la forêt.Là encore vers la fin du texte, Giono malaxe verve comique, vérités macabres, émerveillements devant ce pays à « continuels crépuscules » , et carnage assumé.
 »Les pays à lumière grise ont le temps prolongé qui permet la patience génératrice de diplomatie et par conséquent de société ; les pays à soleil vivent vite, obligent à la violence et à la solitude. »

Jazzi dit: 16 décembre 2025 à 7h44

Ennemonde (haine monde), à ne pas confondre avec Edmonde (aide monde).
Une ogresse fellinienne, Paul ?

Giono est né la même année que le cinéma.
En 1961, il présida le festival de Cannes.
Cette année-là, la palme d’or du grand prix a été attribuée à deux films ex æquo : « Viridiana » de l’espagnol Luis Bunuel et « Une aussi longue absence » du français Henri Colpi.
En même temps, le prix d’interprétation féminine revenait à Sophia Loren pour son rôle de « La Ciociara » et le prix d’interprétation masculine à Anthony Perkins pour sa création d' »Aimez-vous Brahms »…

rose dit: 16 décembre 2025 à 7h45

Attendons samedi.

Le nul de l’Élysée s’en va déposer sa bave inutile à Marseille. Rien de nouveau sous le soleil.
On va rester dans les quartiers nord. Et éviter le mari de sa femme.

Chaloux dit: 16 décembre 2025 à 7h53

Et les deux cavaliers de l’orage.

Il faudrait que je relise Le Hussard sur le toit. Ce qui m’avait fasciné c’est l’impression d’un roman qui commençait perpétuellement, comme s’il n’était constitué que d’une suite de premiers chapitres, sans qu’on parvienne jamais à un second. Je me souviens d’une lecture à la fois excédée face à une histoire interdite de déploiement et une évidente fascination pour ce paradoxal coup de maître.

Mais cette lecture remonte à près de trente ans. Il faudrait revenir à Giono.

La famille royale au temple de Charles-Éloi Vial est un livre vraiment remarquable.

Jazzi dit: 16 décembre 2025 à 7h56

En 1963 « Les Grands chemins » a été adapté au cinéma par Christian Marquand, avec Robert Hossein et Renato Salvatori dans les rôles principaux.
Le film fut tourné dans la région de Manosque et aux studios de la Victorine à Nice.
Pas vu, contrairement à l’excellente adaptation de « Un Roi sans divertissement » par François Leterrier, sorti la même année.

rose dit: 16 décembre 2025 à 7h56

Paul,

Le titre assemblant plusieurs nouvelles est Ennemonde et autres caractères.
Des personnages au sens de : quel personnage !

Parlez-vous du col de Luz la Croix haute, ou bien s’agit-il d’un autre col ? N’ai pas le livre sous les yeux.
Le col de Luz la Croix haute, c’est celui qui mène dans le Trièves, pays tant aimé par Giono.
Il aimait aussi marcher sur le plateau de Ganagobie.
Son lieu avec les copains était le Contadour.
Et il a marché, sept jours, 170 km dans la Haute Drôme provençale.

Nota bene : la graisse c’est une protection entre les émotions et soi-même, comme une bouée de sauvetage.

rose dit: 16 décembre 2025 à 8h04

Lorsque le père clamse, et que l’on s’est approprié ses biens après 64 ans de mariage, où c’est la mère qui a permis les économies, la graisse fond, en cinq mois.
Cinq mois, c’est le titre du livre.
On en a fait des bougies pour les cathédrales, des milliers de bougies. À cause qu’il n’y a plus de lampes à pétrole.

Hier, superbe expo avec Emma, éblouie devant les œuvres de Marcoville, Lumières célestes, en la Major, cathédrale de sainte Marie majeure, basilique mineure.
Et bougie mise à Sainte Rita, ma patronne.

30 000 poissons.
600 anges, dont des dorés.
Une forêt de palmiers.
Une collection de vierges à l’enfant de tous les pays du monde.
Un anneau géant de cristaux bleus pour faire le passage sans avoir peur.
Etc.
La beauté à l’état pur dans un seul lieu sacré.
Et Marie, toujours, ici honorée.

Chaloux dit: 16 décembre 2025 à 8h08

Pas à pas, la France semble se reprendre, reprendre ses esprits. Macron sera bientôt balayé.

rose dit: 16 décembre 2025 à 8h09

Pas vu, ni lu Les grands chemins. Manque à combler.

Marrant de lire « absence de déploiement » alors que tout le hussard sur le toit, de mémoire, et fascinée par le film, n’est qu’une éternelle cavalcade durant laquelle Angelo cavale incessamment.
Outre les chevauchées dans le Contadour, la course sur les toits de Mosquée et la rencontre avec Pauline de Théus, village qui existe sur la route de Chorges, la grande virée vers l’Italie du Piémont.
Enfin, on lit, je constate, en fonction de qui on est.

D’où l’ennui mortel en lisant les lettres de Colette à sa fille.
Je reviendrai dessus.

Jazzi dit: 16 décembre 2025 à 8h11

Interview de Jean Giono, président du jury du festival de Cannes 1961 par François Chalais

François Chalais

Jean Giono, je sais bien qu’un membre du jury, à plus forte raison, un Président n’a pas le droit de parler de dire ce qu’il pense des films qu’il va voir. Mais je pense, malgré tout, qu’en vous posant certaines questions, nous pouvons nous faire une idée sur la façon dont vous allez juger les films. D’abord, cette question : qu’est-ce que le cinéma représente pour vous ?

Jean Giono

Le cinéma, jusqu’à présent, représentait, pour moi, une sorte d’art nouveau qui pouvait se permettre de faire des images plus rapidement que l’écriture. Mais, depuis un certain temps, j’imagine une autre chose : j’imagine que le cinéma est surtout une industrie.

François Chalais

Depuis quand est-ce que vous allez au cinéma ?

Jean Giono

Oh, je vais au cinéma depuis ma plus tendre enfance et même je suis allé au cinéma au commencement même du cinéma. Je me souviens qu’à ce moment-là, le cinéma n’était encore qu’une petite boîte ambulante qu’on promenait de village en village et le cinéma était venu à Manosque. On avait vidé une épicerie de tous ses bocaux, de tous ses bocaux d’épices et on avait installé, là, l’appareil de projection qui était rudimentaire. Et on faisait voir « L’Arroseur Arrosé », « La Locomotive arrivant en gare de Saint-Tropez », en gare de je ne sais pas quoi.

François Chalais

De La Ciotat

Jean Giono

De La Ciotat, oui c’est ça. Et c’est à ce moment-là que j’ai vu le premier film de cinéma.

François Chalais

Quel genre de film aimez-vous ?

Jean Giono

J’aime surtout les films d’action, les films d’aventure. Je suis très amateur de westerns.

François Chalais

En somme, pour vous, vous n’attendez pas un message d’un film ?

Jean Giono

Certainement pas. J’attends une distraction, un motif d’évasion, des paysages, de l’action surtout.

François Chalais

Vous ne pensez pas qu’un film puisse apporter une connaissance particulière ? Vous pensez qu’il faut la trouver dans d’autres sources d’inspiration ? On ne peut pas faire mieux qu’un livre par exemple ?

Jean Giono

Je pense qu’il faut que le livre collabore avec le cinéma. Je crois que, actuellement, il y a une certaine habitude à se servir des moyens mécaniques pour se cultiver, par exemple la radio, la télévision, le cinéma et on abandonne un peu le livre. Je crois qu’il faut que tout collabore, qu’on ait, en même temps, le désir de voir de la peinture, qu’on ait le désir de voir de la sculpture, de l’architecture et qu’on lise en même temps. Alors, le cinéma collabore à ce moment-là. Mais il ne peut pas, seul, créer une culture.

François Chalais

Votre oeuvre a inspiré de très beaux films, de très grandes fresques cinématographiques, par exemple « Regain » ou bien « La Femme du boulanger », mais c’était justement des gens qui tiraient des film de vos livres. Aujourd’hui, vous voulez les faire vous-même. Vous venez de le faire avec « Crésus ». A quoi est-ce que cela correspond ? Vous n’étiez pas content de ce que l’on faisait de vous ou bien…

Jean Giono

Oui. Pas content, évidemment, on n’est jamais content. Dès qu’il y a une adaptation sur une oeuvre déjà créée, quand on l’a créée, on a eu un rythme, on a eu une discipline, on a voulu faire une certaine chose. Dès qu’une autre intelligence s’occupe de ces choses déjà créées, elle est forcément en désaccord avec vous. Même si le livre ou si le film tiré d’un livre est admirable pour le public, l’auteur n’est jamais satisfait. Car la création du film est à côté de la création du livre. Et quand même, elle se sépare un peu de la création du livre. Ne serait-ce qu’une toute petite séparation c’est déjà suffisant pour créer une sorte de malentendu entre l’auteur du livre et l’auteur du film.

François Chalais

Quel genre de juré serez-vous ? Vous serez un juré discret, bavard ?

Jean Giono

Je serais un juré consciencieux.

François Chalais

Ils disent tous ça, avant. En général, ils le sont, d’ailleurs. Ils sont à tous les repas et à tous les films.

Jean Giono

Mais moi, je ne serai pas aux repas.

Chaloux dit: 16 décembre 2025 à 8h13

Personne n’a encore déposé plainte contre le détournement dont Brigitte Macron se serait rendue coupable dans le cadre de la fondation des pièces jaunes ?

Tout de même incroyable. Certainement temporaire.

Olivier Litvine dit: 16 décembre 2025 à 8h32

Quand François Challais et JE Hallier se tapaient dessus.
https://www.facebook.com/watch/?v=661755122331952
Contexte: F. Challais a bien collaboré à Je suis partout, apparemment pour la Résistance, ce qui lui valut une décoration après-guerre. L’allusion à T. Le Luron renvoie à la formule oblique de ce dernier à propos du critique en question:  » Je suis dans la salle, je suis à la scène, bref, je suis partout. »
Cette période noire et trouble reste encore aujourd’hui la matrice de la modernité nationale…

Jazzi dit: 16 décembre 2025 à 8h34

La majeure partie de l’oeuvre de jean Giono a été adaptée au cinéma.
Adaptation trahison ?

D. dit: 16 décembre 2025 à 8h41

La R12 lors de sa sortie dans les années 70 était considérée comme une assez belle voiture, du moins dans ses versions supérieures de motorisation et de confort. Mécaniquement, ces moteurs étaient fiables, comme ceux fabriqués par Dacia, d’ailleurs.
Renault a sorti beeucoup de voitures très réputées et légendaires. R4, R5 (voire aussi les versions turbo), R8 (pas très jolie, avec ses yeux et son côté carré, mais quelles performances !), R12, R16, les plus rares R15 et R17, la R21 très reputée, la R25, qui fut la voiture présidentielle de Mitterrand. La petite Clio extrêmement populaire, le légendaire Espace. N’oubliobs pas les fourgonettes.

Chaloux dit: 16 décembre 2025 à 8h42

Pas l’Occupation. C’est l’actualité de la révolution française qui revient en force.

rose dit: 16 décembre 2025 à 8h47

Adaptation trahison.
Non.
Ni dans Le Hussard.
Ni dans Un roi sans divertissement.

Oui dans L’amant de Marguerite Duras.

C’est un exercice périlleux.

On travaille à la paix ici ?

rose dit: 16 décembre 2025 à 8h49

N’oublions pas la Twingo. Qui a trente ans.
Jeune, jolie, intelligente. Cultivée. Pas trop grande. Ps de maladie.

Chaloux dit: 16 décembre 2025 à 8h50

D’après Pécresse, « les républicains ne sont pas à vendre ». Elle fait bien de nous l’apprendre ! Il est vrai qu’il semble difficile de se vendre plusieurs fois. Une fois que c’est fait, c’est fait.

Hurkhurkhurk !

Chaloux dit: 16 décembre 2025 à 9h03

À propos de la mère Macron, la réponse de la fondation des hôpitaux me semble particulièrement foireuse. Aussi foireuse que la réponse de cette vieille dame sur ses exploits lexicographiques « privés », qui n’avaient rien de privé puisqu’ils étaient filmés par une/ son agence de communication et qu’elle le savait parfaitement.

Ces gens nous prennent vraiment pour des c…

J J-J dit: 16 décembre 2025 à 9h05

@ la graisse c’est une protection entre les émotions et soi-même, comme une bouée de sauvetage (r^z). – Oui, et c’est même du sein doux de mamans. Et PE parle de la grosse Ennemonde et de son monde avec beaucoup de lyrisme gionien. il ne perd jamais le (dir)fil de sa trame.

@ Non, je ne suis pas le 2e, voyons donc ! Je n’aurais jamais été capable de faire ce qu’a fait cet homme en désarmant le tueur. Il n’a pas réfléchi… Et pourtant, il a sauvé des dizaines d’autres victimes possibles. Peut-être même ignorait-il ce qu’était cette joyeuse fête juive.
___
(opinion dissidente) – Michel-Edouard Leclerc est un type médiatiquement sympathique. On ne comprend pas trop pourquoi, il a même réussi à conquérir la germanopraxie… Son mécénat culturel provincial, peut-être, et son amitié pour les bêtes à viande non corrompue ? Cet homme doit avoir gardé des valeurs de gauche radicale-socialiste, plutôt que macronistes… Je ne sais pas.

Jazzi dit: 16 décembre 2025 à 9h06

« On travaille à la paix ici ? »

Oui, pour les hommes et les femmes de bonne volonté.

J J-J dit: 16 décembre 2025 à 9h10

Il est vrai qu’il semble difficile de se vendre plusieurs fois (sic) –

Ce n’est pas ce qu’a ma raconté ma péripatéticienne préférée, une femme libre et amie de son corps charnu, que pas mal trouvent affriolant et méritant son juste prix de vente.

Maurice revient dit: 16 décembre 2025 à 9h22

Ici, sur ce blog, c’est plutôt les vieux et les vieilles sans volonté.
Et sans paix !

Chaloux dit: 16 décembre 2025 à 9h30

La Gigi a dû se vendre sans modération, c’est évident. Parfait profil de volumineuse péripatéticienne….

(J’ai pas écrit grosse p…).

Hurk ?

Hurkhurkhurk !

Chaloux dit: 16 décembre 2025 à 10h05

Mais qui est cette Genevard? Son nom de jeune fille est Tharin… À vue de tarin, ne faudrait-il pas qu’elle s’en aille? Lecornecu n’est vraiment pas un cerveau.

D. dit: 16 décembre 2025 à 10h07

Ah oui nou mais Rose si je n’ai pas cité la Twingo, c’est parce que c’était vraiment pour le coup un pot de yaourt pas fiable parce que tout trop cheap dedans. Evidemment les réparations ne coûtaient pas grand chose et elles étaient tellement répandues que c’était réparé à tous les coups. Mais rien à voir avec la solidité et la fiabilité de la 4L, dont beaucoup d’exemplaires, après 25 ans passés en France, faisaient sans trop broncher une seconde carrière en Afrique du Nord. Pareil pour la 504 Peugeot,plus grosse et évidemment plus chère mais increvable.

Chaloux dit: 16 décembre 2025 à 10h20

Le mépris envers les agriculteurs c’est le mépris envers les français.

Ras-le-bol de Macron.

Soleil vert dit: 16 décembre 2025 à 11h16

Jazzi dit: 16 décembre 2025 à 8h11
Interview de Jean Giono, président du jury du festival de Cannes 1961 par François Chalais

La réalisation de Crésus : en fait Giono était jaloux du succès des films que réalisait Pagnol à partir de ses livres.

Chantal dit: 16 décembre 2025 à 11h23

je comprends qu’ils soient furieux, on a déjà défilé contre le Mercosur plusieurs x, le 18 sommet européen sur l’aide à l’Ukraine et grosse manif en même temps. J’espère que ça ne vas pas péter trop fort, on a des tireurs isolés un peu partout en ville, si d’aucuns se sentent une âme de martyr c’est cheloux. Voir ce qui s’est passé en Australie sur une plage pendant Hanouka. Et Donald qui joue de son soft power avec Orban … paraît quand même que 5 pays réfléchissent un peu plus que le bout de leur nez et soutiennent la position légaliste de la Belgique.

https://www.bruxellestoday.be/mobilite/manifestation-et-sommet-europeen-le-jeudi-18-decembre-ce-qu-il-faut-savoir.html

aujourd’hui fenouil et pommes de terres bio vapeur et truite saumonée des fjords. Même si il y a un magasin qui vend de la viande argentine ( des énormes morceaux sous vide ) çà me fout les jetons tellement ce frigo est macabre ) dans mon quartier, j’y ai juste acheté du maté à l’ananas et du vrai sucre de canne très bon. J’ai souvenir de récits d’un cousin revenu d’Argentine où il a fait ses études de cameraman qui racontait les falaises monstrueuses de Patagonie crottées au guano qui servent à l’engrais des pâtures, il paraît que les oiseaux là-bas sont aussi en voie de disparition lente.

Patrice Charoulet dit: 16 décembre 2025 à 12h06

J’apprends que Bernard Pautrat, spécialiste de Spinoza et de Nietzsche, a été reçu premier à l’agrégation de philosophie en 1966. Je complète donc la liste que j’avais déjà publiée , avec une précision sur Finkielkraut en P.-S. .

Classement des agrégés de philosophie (Rappel)
L’agrégation de philosophie est un concours qui exige tellement de qualités que tout agrégé de philosophie, quel que soit son classement, mérite l’estime. Cela dit, il n’est pas indifférent de savoir ceci : 1836 : Félix Ravaisson (1er) , 1844 : Paul Janet (1er), 1845 : Emile Burnouf (2e) ,1848 : Renan (1er) ,1849 : Paul Challemel-Lacour (1er) ,1863 : Jules Lachelier (1er), 1864 : Alfred Fouillée (1er), Léon Ollé-Laprune (2e) ,1871 : Julien Darlu (1er) ,1872 : Victor Egger (1er), Victor Brochard (3e) 1874 : Auguste Burdeau (1er, 1875 : Jules Lagneau (3e), (qui fut, on le sait, le professeur admiré par Alain), 1879 : Lucien Lévy-Bruhl (1er), 1881 : Bergson (2e), Jaurès (3e), 1882 : Pierre Janet (2e), 1883 : Octave Hamelin (1er), Goblot (5e), 1885 : Victor Delbos (1er), Frédéric Rauh (2e) ,1886 : Lucien Herr (2e),Maurice Blondel (7e), 1888 : André Lalande (auteur notamment du célèbre dictionnaire de philosophie, encore précieux) (1er), Georges Palante (7e) ,1890 : Louis Couturat (1er), Charles Appuhn (8e) ,1891 : Léon Brunschvicg (1er), 1892 : Elie Halévy (2e), Emile Chartier ( = Alain) (3e), 1893 : Célestin Bouglé (1er),Georges Beaulavon (6e), 1894 : Henri Delacroix (1er), 1895 : Marcel Drouin (1er),Marcel Mauss (3e), 1897 : André Darbon (3e), Emile Van Biéma (6e) ,1899 : Désiré Roustan (1er) ,1900 : Albert Rivaud (1er) ,1901 : Charles Lalo (1er), 1903 : Henri Piéron (5e) ,1905 : Jacques Maritain (6e) ,1906 : René Le Senne (8e) ,1907 : Etienne Gilson (6e) ,1909 : Louis Lavelle (4e), Louis Farigoule (=Jules Romains) (6e), 1910 : Jean Wahl (1er), Gabriel Marcel (2e), Emile Bréhier (3e), Jean Nabert (4e), 1919 : Armand Cuvillier (1er), Martial Guéroult (2e) ,1920 : Etienne Souriau (1er) ,1921 : Henri Gouhier (1er), 1922 : René Poirier (1er), Brice Parain (2e), Jean Grenier (3e), Bachelard (4e) ,1923 : Jean Guitton (3e) ,1924 : Pierre Mesnard (1er) ,1925 : Jean Laubier (1er),Pierre-Maxime Schuhl (2e), 1926 : Jankélévitch (1er) ,1927 : Canguilhem (2e) ,1928 : Raymond Aron (1er), Emmanuel Mounier (2e), Daniel Lagache (3e) 1929 : Sartre (1er), Simone de Beauvoir (2e), Jean Hyppolite (3e), Nizan (5e), Maurice Savin (6e), 1930 : Merleau-Ponty (2e), Etienne Borne (7e), 1931 : Ferdinand Alquié (1er), Claude Lévi-Strauss (3e), Mikel Dufrenne (5e), Simone Weil (7e) ,1932 : Jacques Soustelle (1er) ,1933 : Jean Beaufret (6e), 1934 : Raymond Bayer (2e), 1935 : Paul Ricoeur (2e), 1936 : Roger Garaudy (5e) ,1937 : Jean-Pierre Vernant (1er), 1938 : Gaëtan Picon (1er), Louis-Marie Morfaux (3e) ,1939 : Henri Passeron (1er),Georges Gusdorf (5e), 1941 : Jean-Toussaint Desanti (3e), Maurice Clavel (4e), Yvon Belaval (5e), 1942 : Jean Lecanuet (2e) ,1943 : Jules Vuillemin (1er), Gaston Granger (2e) 1944 : François Bourricaud (2e),Michel Henry (6e), 1945 : Ginette Dreyfus (1ère), 1946 : Suzanne Bachelard (1ère), Florence Khodoss (6e), 1947 : René Schérer (4e), 1948 : Althusser (2e), Jean-Louis Dumas (6e), Deleuze (8e), Jacques Muglioni (10e), 1949 : Dagognet (1er), Pontalis (3e), Jacques d’Hondt (8e), Claude Lefort (8e), Ormesson (12e), 1950 : Pierre Aubenque (1er), Jean-Pierre Faye (2e), André Vergez (3e), Lyotard (4e), Jean Laplanche (9e), Marcel Conche (13e), 1951 : Foucault (2e), 1953 : Pariente (1er) ,1954 : Bernard Bourgeois (5e), Pierre Bourdieu (7e), 1955 : Michel Serres (2e), 1956 : Alexis Philonenko (1er), Didier Julia (5e), Jacques Derrida (14e), Jean-François Ricard (le futur Jean-François Revel) (16e), 1957 : Beyssade (1er),Jean Granier (2e), Guy Michaud (3e) ,1960 : Alain Badiou (1er) ,1962 : Catherine Clément (1ère) (à 22 ans) ,1965 : Jacques Bouveresse (1er) ,1966 : Bernard Pautrat1971 : Jean-Luc Marion (2e), Rémi Brague (7e), Bernard-Henri Lévy (8e) ,1976 : Denis Kambouchner (1er), 1981 : Emmanuel Faye (3e), 1987 :Thierry-Dominique Leterre (3e), 1988 : Nathalie Depraz (1ère), 1990 : Denis Moreau (1er), 1997 : Michael Foessel (1er).
P.-S. Michel Onfray n’a pas été reçu à l’agrégation de philosophie et Finkielkraut n’a pas été reçu à l’agrégation de philosophie, mais de lettres modernes.

Si un lecteur , ne figurant pas ci-dessus, a obtenu un classement flatteur à ce concours, qu’il ait la gentillesse de me le dire en me précisant l’année de son succès. Je m’empresserai de compléter cette liste.

rose dit: 16 décembre 2025 à 12h27

Il s’agit bien du fort Sont Nicolas à Marseille.

Il est incarcéré deux mois au Fort Saint-Nicolas à Marseille, puis est libéré en novembre 1939 et dégagé de toute obligation militaire. Durant la guerre, Giono se tient à l’écart et ne prend aucun parti.

rose dit: 16 décembre 2025 à 12h29

La réalisation de Crésus : en fait Giono était jaloux du succès des films que réalisait Pagnol à partir de ses livres.

Non.
Et clairement non.
Ne les mettre ni en compétition, ni en comparaison.
Deux hommes, deux histoires.

rose dit: 16 décembre 2025 à 12h32

Estransinée c’est un mot marseillais qui signifie sens dessus dessous.
Ici, on dit estramasser. C’est se prendre une gamelle.

On va devoir tenir jusqu’à 2027. S’agit de prendre son mal en patience.

rose dit: 16 décembre 2025 à 12h36

Avant le fort saint nicolas :
« A la libération, Jean Giono est accusé injustement de collaboration et le 27 Septembre 1944 il est emprisonné à Digne, puis transféré à sa demande à Saint-Vincent-les-Forts dans une ancienne caserne qui sert à l’époque de prison. Il y restera jusqu’au 31 Janvier 1945 ».
29 avr. 2013.

rose dit: 16 décembre 2025 à 12h40

Pas si simple. Il aurait été emprisonné au fort saint Nicolas avant la guerre, en 1939.
Dans cet extrait de Noé, Jean Giono évoque son incarcération au fort Saint-Nicolas, où il a été détenu de septembre à novembre 1939. Cet épisode prendrait place au début novembre 1939. Jean Giono serait alors sorti d’une vingtaine de jours au cachot pour gagner l’une des cellules mitoyennes fermées par des grilles. Il peut alors avoir des contacts avec ses codétenus et surtout récupérer un livre : c’est le manque de lecture qui le fait le plus souffrir. Les « belles heures » dont il fait état sont suscitées par ses rêveries. Si la description de cette cellule semble proche de la réalité, et s’il est possible qu’il ait été incarcéré en isolement pendant une vingtaine de jours (dans des conditions certainement moins drastiques, du point de vue de la nourriture, que celles qu’il évoque), il faut savoir que Jean Giono a donné plusieurs versions différentes de son incarcération au fort Saint-Nicolas. L’exactitude documentaire n’a jamais été le fort de l’écrivain.

Robert Mencherini

Jean Giono, « Noé », Paris, Gallimard, 1961, Œuvres complètes, tome 3, Gallimard, La Pléiade, 1974

Pierre Citron, Giono, 1895-1970, Paris, Seuil, 1990.

Contexte historique
Jean Giono, né le 30 mars 1895 à Manosque, est, dans les années 1930, un écrivain reconnu. Il prend des positions antifascistes et adhère à l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires (AEAR). Cependant, marqué par son vécu de la Première Guerre mondiale, il est, avant tout, pacifiste. Il dénonce la guerre dans plusieurs de ses écrits et renouvelle son refus du conflit qui vient en août 1939. Mais, en septembre, il répond à l’ordre de mobilisation et rejoint le bureau de recrutement de Digne.
Arrêté le 14 septembre, il est interrogé et, le 16 septembre, conduit au fort Saint-Nicolas. De nombreuses personnalités (dont André Gide) prennent position en sa faveur. Jean Giono bénéficie finalement d’un non-lieu et quitte le fort Saint-Nicolas le 11 novembre 1939.

rose dit: 16 décembre 2025 à 12h49

Peut-être même ignorait-il ce qu’était cette joyeuse fête juive.

Sûrement.
Je ne sais pas comment il a été blessé au bras gauche.

Jazzi dit: 16 décembre 2025 à 13h42

Pagnol adaptant Giono, celui-ci a dû se sentir trahi !
Il ne pouvait pas se reconnaitre dans le résultat…
Deux mondes, oui, mais à l’opposé, rose.

rose dit: 16 décembre 2025 à 14h03

Estransiner je ne le connaissais pas, j’ai demandé à ma mère qui était contente de retrouver ce mot.

Paul Edel dit: 16 décembre 2025 à 14h05

Giono a été emprisonné deux fois.La première fois le 5 septembre 1939 . Mobilisé à Digne, il est arrêté pour avoir distribué des tracts pacifistes à la suite de ses rassemblements pacifistes « Contadour ». Il est libéré en Novembre sur intervention d’André Gide auprès d’Édouard Daladier.
Fin août 1944, rebelote. Il est arrêté après le débarquement Allié dans le Sud car il est sur la liste noire infamante établie par le Comité National des Écrivains pour une suspicion de « sympathies vichyssoises. » C’est surtout Aragon et ses amis communistes qui l’accusent le plus violemment. En fait on ne trouvera dans le dossier de l’accusation que deux contes de Giono publiés dans le journal collabo « La Gerbe ». L’écrivain sera libéré que le 2 février 1945.

rose dit: 16 décembre 2025 à 14h13

Sur la prison à Saint Vincent les forts, entretiens avec Jean et Taos Amrouche et extraits du Journal de Giono paris dans le bulletin n°44 en 1995 des Amis de Jean Giono ( ils ne manquèrent pas ).
Promenades en Provence, dans l’univers de Jean Giono:  » Un camp de concentration qui se trouve dans la montagne » https://share.google/1ZfEeK7FCsgXtJM06

Jazzi dit: 16 décembre 2025 à 14h13

On comprend dès lors que le Giono virgilien des débuts en ait pris un sacré coup dans l’aile !
Ce qui ne l’a pas empêché, toute sa vie, de cultiver le bonheur…

Jazzi dit: 16 décembre 2025 à 14h19

« J’ai été des milliers de fois heureux dans ma vie ; pour l’être encore et de façon nouvelle (puisque depuis j’ai changé) il me suffit de retrouver l’harmonie qui a déjà provoqué une fois le bonheur. La plus belle architecture, la plus belle peinture, la plus belle musique, la plus belle poésie peut m’y aider, bien entendu, mais elle peut aussi être impuissante à le faire et même me gêner. Mon bonheur n’est pas automatiquement créé par la beauté. Rien ne le crée d’ailleurs, mais tout peut le provoquer : voilà qui est plein d’espoir et prolonge aisément la jeunesse du cœur. »

(« Voyage en Italie », folio n°1143, Editions Gallimard, 1954)

renato dit: 16 décembre 2025 à 14h20

Giono — Pagnol

Ce n’aurait pas été la première ni la dernière fois que des personnalités sans aucun point commun sont comparées et mises en compétition.

Paul Edel dit: 16 décembre 2025 à 14h21

Précisions sur Giono. En novembre 1939, incarcéré à Marseille, il est libéré sur un non-lieu et, de plus , libéré par l’armée de tout service.
En 1944, accusé de Collaboration, Giono est arrêté à Manosque le 8 septembre en incarcéré à Digne. Le 9 septembre il est inscrit sur « la liste noire » du CNE. Le 27 septembre il est emprisonné à Saint-Vincent-les Forts. Libéré sans avoir été inculpé le 31 janvier 1945, il est assigné à résidence dans les Bouches-du-Rhône. Ce n’est qu’en automne qu’il retourne chez lui à Manosque. Dans l’acte accusation du CNE, , on retient aussi contre lui la publication d’un reportage photographique dans le périodique allemand Signal en janvier 1943. On note aussi qu’une explosion a lieu devant sa maison de Manosque.

rose dit: 16 décembre 2025 à 14h23

Pour sa vie d’homme dans l’histoire, il a pris le parti d’une sorte de neutralité. Du moment qu’il est impossible d’empêcher les hommes de se battre, il décide de retirer son épingle du jeu. (…) Méconnaissance des réalités de la zone occupée, difficultés financières, naïveté et imprudence de language aidant, cette position aura pour résultats, un reportage photographique dans la revue allemande « Signal »(1),et entre autres, la publication en feuilleton du roman « Deux cavaliers de l’orage » dans le journal « La Gerbe ».
D’après Giono, un divertissement de roi, d’Henri Godart

Olivier Litvine dit: 16 décembre 2025 à 14h54

On rappelera que sous l’Occupation, les textes de Giono faisaient partie de la liste des 189 ouvrages à promouvoir, dressée par les responsables de la propagande allemande, où il figure en compagnie de Drieu La Rochelle, Chardonne, Rebatet, Brasillach, Benoit, Arland, Montherlant, Morand, et Vercel, pour ne citer qu’eux.
Voir Gisèle Sapiro, La guerre des écrivains, p. 35

Jazzi dit: 16 décembre 2025 à 15h09

On rappelera que sous l’Occupation Sartre a accepté de se soumettre à la Censure allemande et de faire acclamer Les Mouches et Huis clos par un parterre « vert-de-gris ».
Ainsi, le chroniqueur Jean Amadou n’hésita pas à le comparer à Sacha Guitry — qui fut arrêté au lendemain de l’Occupation alors que Sartre faisait partie des épurateurs.

Olivier Litvine dit: 16 décembre 2025 à 15h31

Certes, Baroz, mais la question est de savoir pourquoi Giono était perçu comme compromis (il sera interdit de publication après la guerre).
Sartre n’a pas écrit dans La Gerbe, acceptant 20 000 francs pour la publication d’un roman, qui deviendra la première mouture de Deux cavaliers de l’orage; il n’a pas été en contact avec Gerhard Heller qui travaille pour la Propaganda-Staffel, et donc à la censure, ou Karl Epting, directeur de l’Institut allemand de Paris et conseiller pour la culture auprès d’Otto Abetz, ambassadeur allemand à Paris…Il est juste (mais pas seulement) prof à Condorcet et donne Les Mouches à Dullin…
Sous l’Occupation, l’apolitisme avait ses limites et ses dangers dont Giono fit l’expérience.

closer dit: 16 décembre 2025 à 16h07

Pour info, l’espérance de vie d’une femme de 70 ans est de 17 ans et 5 mois et celle d’un homme de 73 ans de 12 ans et 6 mois.
Vous avez le temps les amis!

Olivier Litvine dit: 16 décembre 2025 à 16h08

Puisqu’il est question de traduction dans le billet, on notera que les textes de Giono connaissaient depuis de nombreuses années un grand succès en Allemagne, le nombre de traductions allemandes de ses romans témoignant de cette popularité. Cela explique pourquoi
plusieurs soldats allemands, surtout des gradés, défilaient dans sa maison de Manosque en quête d’un autographe ou d’une dédicace sur les livres qu’ils se faisaient envoyer d’Allemagne. Ces visites renforcèrent sans aucun doute l’image que ses détracteurs avec de lui. Avec le reportage dans Signal, cela peut expliquer qu’une petite bombe éclate devant sa maison en janvier 1943. Il y avait déjà dans la région des groupes de résistants, qu’allaient consolider l’afflux vers les maquis à la suite de l’instauration du STO au printemps 1943…

D. dit: 16 décembre 2025 à 16h16

La touingo est quand même un pot de yaourt, un point c’est tout. Vous en avez une, c’est ça ? Eh bien vous roulez en pot de yaourt. Un point c’est tout.
Et même en état passable, il faut payer pour s’en débarrasser. Rien à voir avec la somptueuse Yaris de Charoulet que tout le monde lui envie.

closer dit: 16 décembre 2025 à 16h16

 » Le conseil des prud’hommes de Paris a condamné, mardi 16 décembre, le club de la capitale (PSG) à verser à son ex-star (Mbappé) 60,9 millions d’euros. Une décision assortie de l’exécution provisoire.¨

On comprend l’exécution provisoire. Le pauvre garçon se demandait comment il allait finir le mois de décembre sans se mettre aux coquillettes…

Chantal dit: 16 décembre 2025 à 16h32

pour le moment je m’abstiens de publier quoique ce soit, pourtant les demandes arrivent, mais les sujets sont si clivants que je n’ai pas encore trouvé la musique. Le pacifisme c’est aussi l’argument de F Marceau, qui a passé une partie de son temps dans un pigeonnier quelque part en France libre avec ses beaux-parents avant de se barrer en Italie avec le nouvel amant richissime de sa belle mère. On m’a raconté que les personnages croqués d’époque se sont retrouvés dans son Chasseneuil paru en 54. Chasseneuil sur Bonnieure est le nom d’une petite ville devenu un symbole de la résistance avec un musée et un mémorial érigé en 51. Comme quoi il faut toujours lire les étiquettes à l’envers.

J J-J dit: 16 décembre 2025 à 16h37

On rappellera pour « Ras-le-bol de Macron » (sic) et la sienne d’aîeule, qu’heureusement pour nousj, ils sont (encore) là.
Ce qui délasse un brin l’herdélie de 2 ou 3 autres de ses obsessions.
« N’empêche » qu’il y avait des pièces jaunes au cœur de leurs endives.
@ Cl., (16.07) – > doncques, moij, en aurais-j encore pour 15 plombes & scie-moij ?… Eh bé…, z’ont pas fini d’en iech sur c’te chaîne, hein, momo !?

Olivier Litvine dit: 16 décembre 2025 à 16h46

Dites, 3J, question traduction de l’anglais shakespearien, vous préférez « la charogne au croupion bien rempli », ou « la galeuse au gros cul »? Plus d’un siècle de différence entre les deux versions.

J J-J dit: 16 décembre 2025 à 16h48

Oui Chantal (16.32), et c’est pas trop loin de chez nousj… Vous m’y apprenez la planque de Félicien Marceau. Cela dit, on peut ne pas y séjourner trop longtemps, mais prendre le temps de se recueillir sur ce haut lieu de la Résistance charentaise. Je me souviens être resté au pied du Mémorial durant un quart d’heure, au cours d’un rallye de pots de yaourts-téléthon organisé dans les parages pour récolter des pièces jaunes ou autres. J’ai pas mal voyagé dans ma vie. Merci Chantal pour votre vigilance.
https://www.google.com/search?q=Chasseneuil+sur+Bonnieure&rlz=1C1GCEA_enFR1067FR1067&oq=Chasseneuil+sur+Bonnieure&gs_lcrp=EgZjaHJvbWUyDAgAEEUYORjjAhiABDIHCAEQLhiABDINCAIQLhivARjHARiABDIHCAMQABiABDIHCAQQABiABDIHCAUQABiABDIHCAYQABiABDINCAcQLhivARjHARiABDIHCAgQABiABDIHCAkQABiABNIBCjEwOTQwajBqMTWoAgiwAgHxBe17jHAILn0h&sourceid=chrome&ie=UTF-8#vhid=/g/122g8r5f&vssid=ttduv-_KYtBaai-KvStkdUP7euaoA4_1

rose dit: 16 décembre 2025 à 16h53

Le jour où vous saurez parler de quelqu’un sans lui jeter des tonnes d’immondices sur le paletot, ce jour là sera béni.
En attendant, consultez L’Argus de la Twingo et relisez Le silence de la mer de Vercors oír savoir le profil d’un allemand cultivé.

J J-J dit: 16 décembre 2025 à 16h54

dirOlivier… je préfèrerais que vous vous adressassiez @ Mlle Henriette Chaffoin-Rebateturk, qui n’en étant plus à une grosse putasserie près, connaît bien mieux la question que moij 🙂 Bàv,

Olivier Litvine dit: 16 décembre 2025 à 17h00

Entendu, 3J. Perso, j’aime bien la seconde, avec son allitération qui reprend, à sa façon (en ‘g’), celle de l’anglais (en ‘r’) – « rump-fed ronyon (ou « runnion »), comme le bave si joliment la Première sorcière dans ‘Macbeth’.
La seconde est de Déprats, la permière, du grand François-Victor Hugo.

rose dit: 16 décembre 2025 à 17h05

D. dit: 16 décembre 2025 à 16h09
Je me demande bien pourquoi on parle de Giono.

Vous ne suivez pas.

puck dit: 16 décembre 2025 à 17h11

« Dites, 3J, question traduction de l’anglais shakespearien »

j’adore ces gens qui enfilent des perles sur la traduction alors qu’ils passent complet à côté du fond et du sens.

du genre bouhhh le méchant Iago et le gentil Othello victime du méchant Iago.

je veux dire en vrai quand on fait des contresens aussi énormes à quoi ça sert de nous gonfler avec la traduction.

qui plus est des contresens de lecture parce qu’on est soi même prisonniers de ses propres principes moraux à la con du genre Poutine = Hitler.

et cette bêtise de bobos de syphilitiques du cerveau à la con qui s’imaginent défendre leurs valeurs en sacrifiant des peuples entiers elle s’étend sur toute notre vieux continent plus vite que la chtouille !

puck dit: 16 décembre 2025 à 17h25

actuellement l’UE est en train de prendre des sanctions contre tous les individus qui osent tenir des discours différents des discours officiels sur Gaza et sur le conflit en Ukraine !

les mecs ils essaient d’imposer des discours totalement irrationnels depuis 4 ans et maintenant qu’ils sont rattrapés par le réel ils sanctionnent ces gens qui ont osé dénoncer depuis le début ces mensonges et ces discours irrationnels !

à quoi sert la littérature si ce n’est pas à résister contre ce totalitarisme qui fait que l’Europe aujourd’hui ressemble à l’urss de Staline !

blablater sur la dernière traduction de Kafka sans voir que ce monde devient lui-même kafkaïen et orwellien c’est refuser de faire de la littérature cette arme de résistance au totalitarisme !

mais au contraire faire de la littérature un outil complice de ce totalitarisme !

pourquoi parler de Kafka si c’est juste pour le trahir ?

Chaloux dit: 16 décembre 2025 à 17h25

Gigi, le vers devenu solitaire, ne veut pas répondre mais avec sa lecture assidue et ravie de Dustan, il est en passe (sic) de devenir un de nos plus grands spécialistes.

Hurk ?

Hurkhurkhurk !

puck dit: 16 décembre 2025 à 17h28

nous nous sommes tellement éloignés du fond de ces textes pour juste se centrer sur la forme que tous ces textes ont perdu leur substantifique moelle !

ils ne sont plus que des objets inertes dont on juge que si la nouvelle traduction respecte bien la forme originale.

comment la littérature peut-être les gens aussi cons ?

Olivier Litvine dit: 16 décembre 2025 à 17h29

La calomnie, l’envie, la négativité, comment s’en lasser? « Il est vain de se demander à quel moment Iago ment ou dit la vérité. Tout énoncé chez lui est instrumental: la calomnie, née de l’Envie, dont il est une figure, affleure le long de son discours. Ce qu’il tente de raffermir, c’est la négativité contre quoi luttent ceux qui affirment. »
Richard Marienstras, ‘L’orgueil de Satan’, in « Shakespeare et le désordre du monde », 2011.

puck dit: 16 décembre 2025 à 17h37

l’UE sanctionne des ressortissants européens juste parce qu’ils critiquent les discours officiels irrationnels.

l’UE prend ces sanctions sans tribunal, sans jugement, sans donner le droit aux condamnés qui sont des ressortissants européens de prendre un avocat pour plaider pour leur défense etc etc etc….

et tout ça se passe dans l’indifférence générale.

question : dans quelle langue faut-il que ce soit traduit pour que les gens percutent sur la gravité d’une telle situation ?

puck dit: 16 décembre 2025 à 17h55

« Tout énoncé chez lui est instrumental: la calomnie, née de l’Envie »

encore un qui est passé complet à côté.

il fait penser à cette réplique de l’Idiot au gamin condamné par sa maladie : pardonnez-nous notre bonheur…

c’est une lecture très « romantique » de Shakespeare », mais dans la version la plus stupide du romantisme genre Schiller et Goethe atteignant le summum de l’immense connerie de l’idéalisme allemand.

il en aura fallu des couches de stupidités idéalistes et romantiques pour nous séparer à ce point de la tragédie, mettre entre elle et nous ce manichéisme idéaliste qui nous montre à sa place une vision qui oppose les bons et les méchants.

Iago le méchant jaloux d’Othello…

en fait ce besoin de sauver Othello vient du fait qu’Othello c’est nous tous !

cette lecture est limite aussi con que les émissions de France Inter, ces gens irréprochables qui se permettent de juger le monde du haut de leur irréprochabilité.

en fait non mon pauvre : Othello n’est certainement pas victime de Iago !

et on se fout complet que Iago soit jaloux ou pas jaloux.

les gens jaloux sont tellement inintéressants que c’est presque insulter Shakespeare d’imaginer qu’il a fait de ce crétin le centre d’intérêt de sa pièce.

en fait c’est ça le problème : les gens sont tellement cons qu’ils font de Shakespeare un type aussi con qu’eux.

en fait non : les seuls coupables dans cette affaire ce sont les principes moraux d’Othello.

ce qui fait que le seul coupable c’est Othello.

parce qu’il est incapable de résister à ses principes moraux.

comme hélas nous le sommes tous !

et nous n’avons pas besoin de Iago pour être victimes de nos principes moraux.

puck dit: 16 décembre 2025 à 18h03

Olive je te conseille de relire les dernière pages de Karénine après qu’elle se soit jetée sous le train.
ces pages où Lévine essaie de comprendre (sans succès) ce qu’il se passe autour de lui.

qu’importe la traduction le propos de Tolstoï parle de lui-même à condition d’en comprendre le sens.

puck dit: 16 décembre 2025 à 18h10

Shakespeare est le plus russe des auteurs anglais.

et dans leur grande connerie russophobique les critiques anglais se sont efforcés de faire de Shakespeare un simplet et stupide auteur anglais.

Jean Langoncet dit: 16 décembre 2025 à 18h15

Quand ça cause de tire et de pots de yaourt, voire aussi Bouvier au volant de son oignon italien

D. dit: 16 décembre 2025 à 18h16

Si vous voulez être gentil avec moi, pour une fois, faites-moi le plaisir de, chacun chacune, servir au moins une petite salade d’endives les fêtes.

D. dit: 16 décembre 2025 à 18h20

Au moins toi, Puck. Parce que tu me comprends. Je n’attends évidemment rien des trois butés; Langoncet, renato et euh l’autre, là, à Dieppe.

Jean Langoncet dit: 16 décembre 2025 à 18h21

une trévise allongée à 1,29€ la pièce, pour ma part ; la dernière en date a tenu trois semaines au frigo sans perte gustative notable – ça devrait le faire pour les fêtes, comme on dit chez les contemplatifs pleins d’espérance

puck dit: 16 décembre 2025 à 18h27

Jeannot Lapin je veux dire comprendre le sens de ce dit Tolstoï à la fin de ce bouquin en se mettant dans la tête d’un auteur russe.

tu vous Jeannot c’est là où l’on retrouve l’universalité de la pensée russe : elle fait contrepoids à toute l’évolution de la pensée occidentale qui part de Platon pour arriver à Macron.

Lévine (cette « belle âme » comme l’appelle sournoisement Dostoïevski) prend conscience du fait qu’il porte en lui cette contre histoire.

sauf que cette belle âme n’est pas capable de choisir : il sent bien qu’il n’accroche pas avec Kant et Schiller, mais il ne comprend pas que des slaves russes aillent combattre aux côtés de leurs frères slaves serbes.

et si tu comprends le sens de ces dernières pages de ce bouquin alors tu comprends ce qui est en train de se passer aujourd’hui où cette histoire des idées qui démarre avec Platon/Socrate est en train d’arriver à sa fin.

dommage parce que cette opposition on l’avait au départ entre Platon et Aristote, l’Europe aurait pu suivre la voie du réalisme aristotélicien, sauf que la chrétienté étant ce qu’elle est l’Europe a préféré choisir la voie de l’idéalisme platonicien.

elle a suivie cette voie fondée sur le progrès à travers la Renaissance, puis les Lumières, puis le Romantisme où à chaque fois on retrouve le même idéalisme comme principal fil conducteur.

ce qu’on pensait être la victoire sur l’urss aurait dû signer la victoire finale de cette trajectoire en marquant une fin de l’histoire.

en fait ça a été le contraire : cette victoire n’était qu’illusoire, cette fin de l’histoire concernait l’échec de l’idéalisme et le début d’une nouvelle ère aristotélicienne.

c’est pour ça que nos idéalistes s’affolent et essaient de se débarrasser de tous les réalistes, parce qu’ils se rendent compte que c’en est fini pour eux.

tout ça est raconté dans les dernières pages d’Anna Karénine.

à condition d’en comprendre le sens bien sûr.

et pas perdre son temps dans des enfilages de mouches sur la traduction.

J J-J dit: 16 décembre 2025 à 18h53

Décidément, l’Henriette Ch. (plurivers solidaire) est en passe (sic) d’être très durablement obsédée par Dustan//Macron. A @ chacun ses fantasmes projectifs pavloviens, hein, tu-suces ! Bobonne année et bobonne santé avec tes nouveaux sextoys, vu qu’ainsi se représente de l’Hurkidé enchaîné, l’herdélie apitoyée.

@ « Le jour où vous saurez parler de quelqu’un sans lui jeter des tonnes d’immondices sur le paletot, ce jour là sera béni » (dixit)
Je trouve au moins deux cibles principales à la reprise de ce combat-là.

@ J’aimerais évoquer bientôt à DHH, OL, etalii et r^z, le magnifique dernier bouquin de Pierre Birnbaum « le roman du malheur, de Vienne à New York, les écrivains juifs au tournant du XXe siècle ». Suis certain qu’iels en seront ou en ont été passionnés. J’y ai découvert, pmp, quelques écrivains méconnus, de première importance pour sa démo (Henry Roth, Jacob Wasserman, Jean-Richard Bloch, Italo Svevo,), et eu grand plaisir de revisiter avec lui, de manière approfondie, Cohen, Schnitzler, Vicki Baum, Bellow, Proust, J. Roth, Nemirowski, Kafka, ou Bassani…

Ce (16 XII 25), le dallage de la terrasse Ouest est achevé, j’ai planté un rosier grimpant et 5 jasmins au pied de chaque pilier de la pergola, côté Sud. Le jardin d’hiver qui va maintenant se reposer en attendant le froid, est prêt pour un nouveau billet pacifiant de l’RDL. Qu’il ne s’empêche surtout pas de traduire et retraduire ! Avec Shakespere, on n’en finit jamais. – Demain soir, au théâtre du coin, ceci justement. Quid, Olivier L. ?
https://www.la-coursive.com/projects/antoine-et-cleopatre-25-26/
Bàv,

J J-J dit: 16 décembre 2025 à 19h03

@ 18.03, et moi’j vous conseille (si JPMP de m’imiscer), de vous invitez à relire les premières pages du Maitre et Marguerite… Peut-être comprendrez-vous un peu mieux de quoi était capable Shakespeare. Bàv, capillotracté Me capello-puck !

Maurice revient dit: 16 décembre 2025 à 19h17

Plus je lis ce Litvine plus j’ai la conviction que la période nazie le fascine maladivement.
Inavouable fascination de sa part pour tout ce que l’Allemagne hitlérienne a accompli dans les années 30-40.
Vas-y Litvine, fais ton coming-out et déclare ta flamme ouvertement pour le Reich.

Maurice revient dit: 16 décembre 2025 à 19h22

Notre vieille Gigi la truie, comme à son habitude, continue de se vautrer toute seule dans son auge à étrons. La routine pour elle…

rose dit: 16 décembre 2025 à 19h55

Alors preuve, vous ne suivez rien.
Le grangeon loin derrière.
À part votre nombril, à quoi vous intéressez-vous ?

Chaloux dit: 16 décembre 2025 à 19h56

Ce n’est tout de même pas moi qui aie évoqué Dustan avec ces accents enthousiastes…

Pour le reste, Gigi la visqueuse, vieux vers largué par Mémère devenu solitaire, utilise plutôt tes propres munitions et non celles que je te fournis…

Hurkhurkhurk !

rose dit: 16 décembre 2025 à 19h58

Écoute Puck, tu es la propre victime de toi-même mais comme, apparemment, cela te fait jouir, on va te laisser continuer sans interlocuteur.

Chaloux dit: 16 décembre 2025 à 19h58

« Grangeon loin derrière ».

Au contraire du grangeon, la Gigi n’aime pas que ses amis soient « loin derrière ».

Hurk ?

Hurkhurkhurk !

closer dit: 16 décembre 2025 à 19h59

Shakespeare n’est pas russe puck, il est français. Il est né de l’union de Guillaume Secouepoire marchand français voyageant en Angleterre dans le cadre de The Company of Merchants of the Staple of England qui encadrait le commerce entre l’Angletaerre et le continent. Voyageant en Angleterre pour les beoins de son négoce, il est tombé amoureux d’une charmante villageoise de Stardford upon Avon et l’a épousée. Il a anglicisé son nom en William Shakespeare et a donné ce même nom et prénom à son fils Guillaume auquel il ne parlait que français. Celui-ci, le fils, n’avait donc qu’une connaissance superficielle de l’anglais et a demandé à des amis comme Francis Bacon ou Christopher Marlowe de l’aider à mettre ses pièces en bon anglais. D’où la légende selon laquelle les pièces des Shakespeare ne serait pas de lui…

Voilà, c’est tout simple.

Chaloux dit: 16 décembre 2025 à 20h08

En tout cas, Shakespeare avait parfaitement assimilé la culture anglaise car ses pièces n’ont rien de français. Voir la leçon de Casanova à Voltaire.

Donna Ricaud-Veyre dit: 16 décembre 2025 à 20h30

Il faut bien reconnaitre que le Milanais de Colmar est fermé comme une huître, Monsieur D ! S’il existe au moins une huître c’est lui, avec presque que de la coquille.

rose dit: 16 décembre 2025 à 20h32

Sudorama INA
25 oct.1969

Résumé
Jean Giono s’entretient chez lui, à Manosque, avec la journaliste Maguy Roubaud.
Arts et Culture Arts et Littérature

Lieux
Alpes-de-Haute-Provence Manosque

Personnalités
Jean Giono

Éclairage
Contexte historique
Par Christophe Gracieux

Jean Giono, fils unique d’un cordonnier et d’une repasseuse, est né à Manosque le 30 mars 1895 et y a passé quasiment toute sa vie jusqu’à sa mort, le 9 octobre 1970.[…] De 1935 à 1939, il organise deux fois par an avec ses amis, notamment des jeunes, des rencontres au Contadour, sur les plateaux de haute Provence. A partir de 1934, Giono affirme un pacifisme intégral. C’est la Grande Guerre, durant laquelle il a été mobilisé à partir de janvier 1915, participant à de nombreux engagements, à Verdun ou au Chemin des Dames, qui l’a rendu profondément pacifiste. Le titre de son article pacifiste publié dans la revue Europe en novembre 1934 « Je ne peux pas oublier » atteste de l’empreinte indélébile de la guerre. Il refuse toute légitimation de cette dernière, même au nom de l’antifascisme, et affirme dans « Refus d’obéissance » en 1937 que si un conflit éclate, il n’obéira pas à l’ordre de mobilisation. Il est un temps proche des communistes mais s’en détache dès 1935. En septembre 1939, lorsque la guerre débute, Jean Giono, qui s’était présenté à son centre de mobilisation, est arrêté pour avoir signé le tract Paix immédiate lancé par l’anarchiste Louis Lecoin. Il est incarcéré deux mois au Fort Saint-Nicolas à Marseille, puis est libéré en novembre 1939 et dégagé de toute obligation militaire. Durant la guerre, Giono se tient à l’écart et ne prend aucun parti. Toutefois, à la Libération, il est accusé de collaboration et en septembre 1944 est arrêté et incarcéré durant cinq mois à Digne. On lui reproche surtout la publication de son roman Deux cavaliers de l’orage à partir de décembre 1942 dans La Gerbe, journal collaborationniste d’Alphonse de Châteaubriant. Pourtant, il n’a jamais pris de position publique en faveur de la Collaboration. Dès l’été 1944, Jean Giono est en outre placé sur la liste noire par le Comité national des écrivains. Ce n’est qu’avec la publication de la première partie d’Un roi sans divertissement en 1947 dans les Cahiers de la pléiade que prend fin l’interdit qui pesait sur lui. La noirceur y domine comme dans Les Âmes fortes, paru en 1950.

25 octobre 1969, un an avant sa mort

D. dit: 16 décembre 2025 à 20h34

Tout le monde se fâche avec moi aujourd’hui : Rose, renato, Puck et même Closer ! Alors que j’ai raison en tout. C’est injuste.

D. dit: 16 décembre 2025 à 20h37

En ce moment sur France 4 il y a un beau concert classique sur le plateau de Gizeh, vous devriez écouter et voire ça, renato, ça vous rendrait peut être bon.

D dit: 16 décembre 2025 à 20h40

Faites de veaux rêves, Rose. C’est à dire, essayerz d’en changer, qu’on en change nous aussi demain.

Jazzi dit: 16 décembre 2025 à 20h48

« vous préférez « la charogne au croupion bien rempli », ou « la galeuse au gros cul »? »

Pour moi, « la galeuse au gros cul », sans l’ombre d’une hésitation !

michel t. dit: 17 décembre 2025 à 0h04

Guillaume BRANLE Poire, version que je ne sais plus à qui attribuer, c’était pas mal non plus.

rose dit: 17 décembre 2025 à 3h59

Pas de rêves, bien dormi.
Je saigne, du sang frais.
À 4h44, ai écouté deux fois Michèle Sibony dans une interview sur Mizani.
Deux fois.
Elle a conclu
Qui veut lire et qui veut le savoir le sait.
Une femme d’autorité.
J’ai récupéré et on m’a récupéré ( salement ) une douzaine d’acanthes.
Je lui ai dit monsieur Argentine, pourquoi a t-il demandé ? Pour votre papa et ses combats, ah oui a-t’il souri Buenos Aires a t’il dit. Et Mme PQR’a dit je n’ai plus envie de vivre, alors elle est dans la désolation. Les gens sont d’une humeur massacrante. Après une journée de très mauvaise humeur, j’ai rectifié le tir : mais ce qui a été fait et dit lundi, c’est fait, et c’est dit.
Je pars aux obsèques, toujours sous le choc. Si rien n’est prévu, je ferai un éloge funèbre.
À midi, je serai a Marseille, choucroute pour ma mère et choucroute pour moi.
Je prends une douche, je pars.

J J-J dit: 17 décembre 2025 à 9h08

mais vous le savez bien que tout le monde vous aime … Jésus a dit : laissez venir à moi les enfants et les simplets d’esprit, ils iront direct au pas radin. Bàv,

Il parait qu’il y a eu un coup d’Etat en France cette nuit, auquel aurait participé l’un des nôtres. Qu’un colonel de l’armée de l’air aurait pris les commandes et réussi à accéder au bouton rouge. Enfin !… nous voilà débarrassés de M. et B. – L’ère Delly respire.

(17 XII 25, AFP … un peu avant la douche froide de 4.00) – Bonne humeur 🙂

Claudio Bahia dit: 17 décembre 2025 à 9h10

D. dit: 16 décembre 2025 à 18h16
Si vous voulez être gentil avec moi, pour une fois, faites-moi le plaisir de, chacun chacune, servir au moins une petite salade d’endives les fêtes.

je serai gentil avec vous et vous ferai plaisir, ce qui n’est pas difficile: il y aura probablement une petite salade d’endive, avec un oeuf cuit et des noix, huile d’olive et moutarde française; est-ce que cela va comme ça? je parle de la recette
ce blog littéraire, tout de même……

J J-J dit: 17 décembre 2025 à 9h21

Cet été je n’ai pas réussi à faire prendre les acanthes que l’on m’avait donnés. On n’aurait pas dû les planter devant la haie des érables de Montpellier por consolider la barrière végétale. Essayez de exposer au soleil, que, là-bas chez Giono, on dit que ces plantes se ressaisissent beaucoup plus vite, auraient-elles été esquintées à l’ehpad. Les plantes à feuilles caduques, hélas, il faut sans cesse les replanter. Bon courage !

J J-J dit: 17 décembre 2025 à 9h32

@ ce blog littéraire, tout de même…… (9.10)

tout le monde a le droit de s’y laisser aller sans se faire chapitrer. Voilà ce qui en fait les « Charmes » et « Délices » infinis.
Et un zeste de poésie matinale pour la bonne humeur de notre amie CT, toujours un peu tristoune.
—————

– Quelle, et si fine, et si mortelle,
Que soit ta pointe, blonde abeille,
Je n’ai, sur ma tendre corbeille,
Jeté qu’un songe de dentelle.
– Pique du sein la gourde belle,
Sur qui l’Amour meurt ou sommeille,
Qu’un peu de moi-même vermeille
Vienne à la chair ronde et rebelle !
– J’ai grand besoin d’un prompt tourment :
Un mal vif et bien terminé
Vaut mieux qu’un supplice dormant !
– Soit donc mon sens illuminé
Par cette infime alerte d’or
Sans qui l’Amour meurt ou s’endort !
————–
Bàv les demoiselles,

Jazzi dit: 17 décembre 2025 à 9h56

Quoi, JJJ, vous proposez d’aller piquer de votre dard la gourde aux seins rebelles de la RDL ?
C’est de la pure provocation machiste !

J J-J dit: 17 décembre 2025 à 9h57

Il n’était jamais allé jusqu’à la fin et n’en avait retenu que le début. Comme il aimerait revisiter le cimetière, dans les pas de Jeanine.

—————-
(1) Ce toit tranquille, où marchent des colombes,
Entre les pins palpite, entre les tombes ;
Midi le juste y compose de feux
La mer, la mer, toujours recommencée !
Ô récompense après une pensée
Qu’un long regard sur le calme des dieux !
(2 à 23) …
(24) Le vent se lève !… Il faut tenter de vivre !
L’air immense ouvre et referme mon livre,
La vague en poudre ose jaillir des rocs !
Envolez-vous, pages tout éblouies !
Rompez, vagues ! Rompez d’eaux réjouies
Ce toit tranquille où picoraient des focs !

Olivier Litvine dit: 17 décembre 2025 à 10h49

N’hésitez pas à partager vos impressions du dernier Birmbaum, 3J, je ne crois pas avoir de place pour sa lecture dans un proche avenir.
Si vous tombez dessus, la vénérable Revue des Deux Mondes (la plus ancienne revue européenne, où Baudelaire publia pour la première fois Les Fleurs du Mal et Hugo un premier chapitre des Misérables) présente dans sa livraison de décembre 25-janvier 26 un dossier acceptable sur Orwell (un marronnier)ainsi qu’un texte épatant de l’ami Michaël Ferrier sur l’ashram de Sri Aurobindo à Pondichéry, en attendant ses Carnets de voyage à paraitre dans deux ans.
Un peu de fraicheur bien tournée: « Il y a des villes comme ça, qui empoignent le temps, le compriment puis le déploient en le faisant tourbillonner dans toutes sortes de directions, rendez-vous,rires, livres, plaisirs, boissons, des portails magiques où chacun peut à la fois s’extraire de sa condition native et établir son domicile propre. » MF
BàV

Chaloux dit: 17 décembre 2025 à 11h27

Gigi la niquedouille veut se faire « piquer »? Piquer?… Sans doute par un très grosse abeille… De mieux en mieux, on finira par avoir droit à sa transition… Gigi, Bonne lecture de Dustan!

Hurk?

Hurkhurkhurk !

Chaloux dit: 17 décembre 2025 à 11h58

Même Apolline de Malesherbes parvient à river son clou à Glucksmann. C’est dire l’envergure du gars…

puck dit: 17 décembre 2025 à 13h05

« Jésus a dit : laissez venir à moi les enfants et les simplets d’esprit, ils iront direct au pas radin. Bàv »

carl pschitt je te conseille de lire le début du maitre et marguerite de boulgarov où l’auteur prouve par a + b que Jésus n’a jamais existé !

puck dit: 17 décembre 2025 à 13h09

@19h03 d’abord je trouve hyper touchant de te voir ainsi voler au secours de tes petits camarade de cour de maternelle.

sauf que, mon cher carl pschitt, tu comprendras que je ne puis point parler avec une personne qui, dans toute sa sublime arrogance, soit ne lit pas mes commentaires soit ne lit que le début de mes commentaires.

surtout quand il s’en prend à ce que j’écris à la fin d’un commentaire.

ce qui signifie que ce stupide arrogant et non seulement stupide et arrogant mais en plus est un menteur.

donc je ne parle pas avec les menteurs donneurs de leçons défenseurs de la grande moralité !

puck dit: 17 décembre 2025 à 13h18

ahhh s’il pouvait exister un médicament pour soigner nos arrogants de leur arrogance…

l’arrogance de l’homo occidentalus…

il y a une interview assez marrante d’un journaliste de la bbc interviewant l’ambassadeur russe.

le type de la bbc lui invente des attaques de guerre hybride menée par les russes contres les anglais.

et l’ambassadeur russe lui répond qu’il est entrain de l’enfumer avec des inventions alors que les anglais de leur côté ont mené l’attaque contre leurs bombardiers nucléaires.

et le type de la bbc ne se dégonfle pas : oui mais nous, nous avons le droit de faire ce que nous voulons et vous les russes n’avaient pas le droit de riposter à nos attaques…

nous occidentaux avons le droit de tout nous permettre…

d’ailleurs nous avons bien profité de ce droit durant ces 5 derniers siècles.

mais parce que c’est juste parce que c’est nous.

et que nous, nous apportons au monde le bonheur, la liberté et la démocratie…

alors que vous n’est-ce pas….

pas vrai carl pschitt ?

l’arrogance toi tu connais bien non ?

puck dit: 17 décembre 2025 à 13h27

JD Vance a dit un truc très marrant du genre que s’ils avaient fait le nécessaire pour se débarrasser des néoconservateurs aux US c’était pas pour les voir réapparaître en Europe.

les européens n’ont pas compris que tant qu’ils seront alignés sur cette pensée débile des néoconservateurs Trump et ses proches les massacreront.

c’est quoi cette pensée néoconservatrice qui ressurgit en Europe :
– ces des débiles bellicistes qui sont accros à la guerre.
– ces des types comme passou qui se réjouissent de voir l’otan continuer de s’étendre à travers la planète.

d’ailleurs 90 ans ! c’est la date anniversaire de la dernière mobilisation en Allemagne.

la dernière c’était en 1935.

le traité de Versailles avait interdit la mobilisation en Allemagne, ils ont tenu 17 ans.

pareil en 45 : cette fois ils auront tenu 80 ans.

avec les allemands il arrive toujorus un moment où leur nature profonde reprend le dessus.

puck dit: 17 décembre 2025 à 13h30

sérieux on est pas aidés :
– d’un côté les perfides anglais russophobes qui mentent comme ils respirent
– d’un autre ces ostrogoths d’allemands qui veulent absolument faire la guerre en 2030 pour se venger de l’humiliation de 1945 !
– et nous c’est Macron… le vide… le néant…

puck dit: 17 décembre 2025 à 13h34

heureusement il nous reste la littérature et Jean Giono comme ils sont beaux les plateaux de Valensole quand la lavande est en fleur.

le pire du pire avec la littérature c’est son côté consolateur et réconfortant, ce truc à la con qui permet aux lâches de s’évader pour échapper aux vicissitudes du monde.

Chantal dit: 17 décembre 2025 à 13h48

oui car pour le moment c’est plutôt le retour de Barberousse l’empereur de la mort qui tue …

Patrice Charoulet dit: 17 décembre 2025 à 14h23

20/20

Il y a plusieurs décennies, une grand quotidien publiait chaque année une copie d’un candidat au bac qui avait obtenu 20/20.
Le bac n’a plus le prestige qu’il avait autrefois. Depuis , je me disais : « J’aimerais bien pouvoir lire une copie qui a obtenu la meilleure note à l’agrégation de philosophie» Mon voeu demeurait inexaucé. Par bonheur, je viens de lire ce jour, sur mon ordinateur, une copie qui avait obtenu , je ne sais quand, à l’agrégation de philosophie, la note 20/20. Elle est accompagnée des commentaires d’un professeur d’université qui loue ou qui critique parfois le candidat. Ni le nom du candidat, ni le nom du commentateur ne sont indiqués.
Sur le même sujet, si j’avais concouru, j’aurais, je le reconnais, obtenu la note 01/20. La note 0/20
est, on le sait, attribuée aux copies blanches.
Avis aux amateurs : Si vous voulez lire cette copie, vous la trouverez, en la cherchant.

J J-J dit: 17 décembre 2025 à 16h21

@ Hurk? Hurkhurkhurk !
Merci de vous soucier de moi. Bien à vous,
@ pas vrai carl pschitt ? l’arrogance toi tu connais bien non ? / Oui, merci de vous soucier de moi. Bien à vous itou,

J J-J dit: 17 décembre 2025 à 16h29

@ N’hésitez pas à partager vos impressions du dernier Birnbaum (10.49) / Laissez-moi le temps de lui écrire mon respect et je reviens bientôt chez Passoul avec ma fiche de lecture. Merci de vous soucier de leur/notre difficile « assimilation ». Bien à vous,
@ Ne vous sous-estimez pas, Patrice (14.23), perso, je vous aurais mis 7/20, ce qui eut été tout à fait honorable et mérité, si j’en crois les idées approfondies que vous développez aujourd’hui sur cette chaine. Bien à vous,

J J-J dit: 17 décembre 2025 à 16h31

@ paupiette de dindonneau aux pruneaux et ses nouilles françaises (14.16). Perso, cela me va très bien les nouilles françaises. Un menu que je vais essayer ce soir avant le théâtre. Bien à vous,

Chantal dit: 17 décembre 2025 à 17h05

Bon spectacle les 3 j, et un petit coup d’échelle à la Rochelle à deux beaux fantômes antiques !

Clopine dit: 17 décembre 2025 à 19h45

la révolte des éleveurs contre l’abattage de tout le troupeau ? Cela relève à mon sens d’un invariant anthropologique. Le lien entre l’humain et l’animal. Moi, perso (pardonnez cette redondance, elle vise à atténuer la phrase qui va suivre dans le genre comique), quand je me suis retrouvé dans un HLM blême, on m’a dit « prends un chien, prends un chat ». Même ma dentiste m’a posé, incrédule, la question : « ah bon ? Vous n’avez pas de chat ? », bref j’ai eu juste envie de dire que je n’avais pas qu’un chat, mais deux et lesquels ! Et un chien paradoxal et magnifique, et quand on est répudiée, il faut faire aussi le deuil de ça, et non, et zut, et merde, je ne vais pas faire le deuil, je vais vivre avec, comme tous les soldats qui reviennent de la violence, et là, croyez-moi ou pas, y’a Rouky sur mes genoux en train de ronronner comme un sonneur et Pile Poil qui roupille au fond du canapé et au moins, au moins, je ne me prive pas de ce plaisir là.

Clopine dit: 17 décembre 2025 à 19h56

Le problème, c’est Diego , bien sûr. C’est là où ma raison vacille. Je ne supporte pas même l’idée, alors ce matin où j’ai marché là où des gendarmes m’attendaient, et puis le corps de ce pauvre âne, qui était issu du mensonge. (je me comprends, comme on dit). Jamais je ne me remettrai de la mort prématurée de cet âne. Cela n’a rien à voir avec la mort du glorieux Dagobert, noir du Berry. Oh, comme j’ai du mal ! Comment comprendre la répudiation, quand la raison de la répudiation, c’est votre innocence ?

Clopine dit: 17 décembre 2025 à 20h05

Patrice Charoulet n’existe pas. Même chatgpt n’oserait pas proposer un tel ramassis d’idées préconçues, façon René Coty.

closer dit: 17 décembre 2025 à 20h15

« Nous ne raconterons pas l’histoire, nous l’écrirons ! » Meloni a l’accent romain : les mots se détachent et tranchent comme des lames, le ton est militaire, la sentence indiscutable et chuintante. Sa promesse a valeur de programme. Ce dimanche, sous la muraille antique du Castel Sant’Angelo bâti par l’empereur Hadrien au début du IIe siècle, la présidente du Conseil italien – qu’elle préfère au masculin – harangue les siens. L’aveuglant soleil hivernal de Rome caresse l’herbe encore verte tandis qu’elle achève son discours, clôture de dix jours de festivités à « Atreju » – nom emprunté au héros de « L’Histoire sans fin » -, kermesse nationale-conservatrice fondée par elle en 1998, lorsqu’elle dirigeait encore le mouvement de jeunesse de l’Alliance nationale »

Je propose de rétablir l’Empire Romain, capitale: Rome; impératrice: Giorgia Meloni. La Gaule jouirait d’une autonomie totale en politique intérieure avec Lutèce comme capitale.
L’Empire s’étendrait de l’Atlantique au Bosphore, sans la Turquie ni le Sud de la Méditerranée.

Clopine dit: 17 décembre 2025 à 20h18

Vous savez, j’étais tellement dans le seau qu’on faisait sinistrement descendre au fonds du puits, que je n’avais pas la force de lutter contre cette « évidence »: il m’aurait fallu, pour vivre pleinement dans ma nouvelle vie, un chat. Alors que j’en avais déjà deux. Simplement, je n’avais plus l’accès à leurs vies, à ces deux chats. Double peine, triple peine : patriarcat.

Clopine dit: 17 décembre 2025 à 20h39

L’autre truc qui est troublant dans la relation entre les sexes, c’est qu’un enfant est un cadeau, même si c’est une fille. aha

Jean Langoncet dit: 17 décembre 2025 à 22h38

Capté en passant

« François Fillon au Figaro : « À la place d’Emmanuel Macron, je tirerais les conséquences de l’état du pays et donnerais ma démission » »

« A la place de François Fillon je tirerai les conséquences de mes 5 années à Matignon et de mes 25 années à détourner des fonds publics via mon épouse et j’en tirerai les conséquences en me taisant à jamais ». »

A bon entendeur

J J-J dit: 17 décembre 2025 à 23h17

17.05 Et ouaip Chantal, une bien belle soirée que cette histoire antique d’amour fou chamboulée par de grands talents portugais, le metteur en scène et ses 2 deux comédiens dans une chorégraphie verbale étourdissante d’une heure vingt sans accrocs. De quoi en perdre son Shakespeare !… Merci pour le suivi… / BN à vous, chère.

Janssen J-J dit: 17 décembre 2025 à 23h25

@ cf… Lucie Delaporte / Piqûres de bêtes à cornes…

(…) Pas un mot ou presque de ce que la dermatose fait aux bêtes – qui les fait pourtant terriblement souffrir – et sur le fait que l’explosion des épizooties est la conséquence d’un modèle agricole intensif défendu comme un joyau national. L’empathie légitime pour la souffrance des éleveurs qui vivent au quotidien avec leur bêtes et entretiennent souvent de vrais liens avec elles, doit-elle faire silence sur la condition animale ?
S’intéresser au sort habituel de ces bêtes, c’est constater que la mort par seringue n’aura été avancée pour beaucoup que de quelques mois. Qui rappelle que, chaque jour en France, 11 000 bovins partent à l’abattoir dans la plus grande indifférence ? Que chaque année, quatre millions de vaches, veaux, et bœufs sont massacrés pour l’alimentation humaine mais aussi, entre autres, 687 millions de poulets, 5 millions de moutons, brebis, agneaux après des vies faites de souffrance ? La civilisation de l’abattoir a ses pudeurs et la novlangue du « bien-être animal » doit mettre à l’aise tout le monde à l’heure du repas (…).

rose dit: 18 décembre 2025 à 5h53

Le « même si c’est une fille » ????

Surtout si.
Énervée par Lettres à sa fille, Colette, suis allée parcourir la fin du livre où là, Colette lui écrit et Bel Gazou répond peu. Ah ouf.
Les cent premières pages, l’enfant écrit à sa mère qui répond une fois sur dix ou moins.
Colette c’est pas une mère.

rose dit: 18 décembre 2025 à 5h58

Y a l’innocence.
Y a le déni.
Y a ne pas vouloir savoir.
Ça fait une collection.
Et par dessus tout, y a le non dit.

Enfin, quand même, on aura réussi à ne tuer ni père ni mère. Ce qui n’était pas gagné.

rose dit: 18 décembre 2025 à 6h06

Je propose de rétablir.

Les gens ont besoin de ça.
Comme ils ne sont pas leur propre chef, ils ont besoin d’un chef.

Moi je l’ai annoncé à ma mère hier, le fin fond de la forêt amazonienne. Non seulement elle n’y comprend rien, mais en plus elle n’y croit pas : sa question après « mais qu’est-ce que je fais là ?» est « mais comment est-ce possible ?».
Voilà.
Ma mère est dépassée par les évènements.
Hier, j’ai réalisé avec un immense choc au cœur que jamais, je n’aurais fait ce que mon frère et ma sœur m’ont fait. Ni assassiné père et mère ensemble, alors que, moi aussi, comme Nick, je suis un enfant du milieu.
Si l’enfant est un cadeau pour le/les parent/s, la réciproque n’est pas vraie.

rose dit: 18 décembre 2025 à 6h10

L’Empire s’étendrait de l’Atlantique au Bosphore, sans la Turquie ni le Sud de la Méditerranée.

Notes : la Turquie tant aimée par Pierre Loti, pas seulement par les charmes d’Aziyadé.
Quant à la Méditerranée, elle est une, et indissociable, nord, sud, est et ouest. Pas possible de la couper, nous sommes frères.

J’ai regardé où est la Moldavie : le long de l’Ukraine, contre la Roumanie. On leur a enlevé l’accès à la mer. D’où les vélos.

Phil dit: 18 décembre 2025 à 7h43

On leur a enlevé l’accès à la mer.

Igen idem pour la Hongrie, « grâce » à la France dear rosi. history back on ze move, l’héritier du duc de Bourgogne dans la petite Belgique bataille aujourd’hui contre les faux emprunts russes, le Hongrois à ses côtés.

renato dit: 18 décembre 2025 à 8h06

Un mot italien sans équivalent français comment le traduire ?
ICASTICO = qui dépeint la réalité avec une grande force représentative ; incisif, efficace — du grec eikastikós « qui concerne la représentation », da eikázein « représenter ».

rose dit: 18 décembre 2025 à 8h09

Dans la collection :
Faire son beurre
Mettre du beurre dans ses épinards
( Le fils de la crémière )
Bouffer à tous les râteliers ( j’ai dit manger )

rose dit: 18 décembre 2025 à 8h10

Drillon écrit dans Coda
« On devrait tuer son père plus tôt. »

Le manger ? Trop coriace.

renato dit: 18 décembre 2025 à 8h41

Tuer le père est une conception de la vie d’une autre époque, il vaut mieux passer à autre chose : grandir, par exemple, et transcender son autorité.

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