de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Le traître est parfois juste un peu en avance sur son temps

Le traître est parfois juste un peu en avance sur son temps

Franchement, que peut-on attendre d’un roman intitulé Judas (traduit de l’hébreu par Sylvie Cohen, 352 pages, 21 euros, Gallimard) qu’une histoire de trahison, une réflexion sur la chose, ses avatars et ses variantes ? On n’aime pas trop que l’intention s’affiche dès le titre. Ca tue le mystère. Et pourtant… C’est compter sans le métier d’Amos Oz, sa maîtrise de tous les registres narratifs, sa formidable faculté d’empathie, sa capacité à faire dire à une histoire autre chose que ce qu’elle dit. Et si Judas avait été, contrairement aux interpretations communément admises, jusqu’à en faire le paradigme absolu de la figure du traître, le plus fidèle et le plus dévoué des disciples de Jésus ?

Jérusalem en hiver entre 1959 et 1960, une ville qui porte encore les stigmates de la guerre d’indépendance dix ans après. Schmuel Asch, un étudiant qui poursuit une thèse sur « Jésus dans la tradition juive », doit interrompre ses recherches quand son père, qui subvient à ses besoins, est forcé de mettre la clé sous la porte de sa société. Son abandon est un renoncement définitif. Dès lors ce garçon d’un naturel apathique, asthmatique et cyclothymique, que sa petite amie vient de larguer, se met en quête d’un travail et trouve par petites annonces un boulot chez un vieil homme sur ses béquilles, Gershom Wald, lequel lui offre le gîte et le couvert en échange de quelques heures de conversation par jour. Au mur de la maison, des reproductions de Van Gogh, sur les tables de chevet, le Docteur Jivago de Pasternak traduit en hébreu six mois après l’édition originale russe, par nostalgie de l’Europe.

Le jeune homme timide et mal dans sa peau s’installe donc dans une petite chambre dans les combles de la maison et vit entre ce misanthrope passionnant mais revenu de tout, plus désenchanté qu’amer, qui l’entretient en permanence de questions politiques et de controverses théologiques, et l’étrange et froide Atalia Abravanel, une femme d’une quarantaine d’années murée dans son mutisme, sa bru au charme ravageur, triste et belle, veuve de son fils, un soldat sauvagement assassiné, et elle-même fille du défunt Shlatiel Abravanel, pionnier du sionisme historique qualifié de traitre pour avoir évolué vers la solution utopique d’un Moyen-Orient sans Etats ni frontières (faut-il préciser que ce personnage est purement imaginaire ?)

D’un côté un jeune homme pas si naïf qu’il en a l’air mais qui veut croire à une force qui sauvera le monde ; de l’autre un homme las qui ne croit pas en sa rédemption, que les bons sentiments exaltés par les trois religions monothéistes révulsent. Quand l’un veut croire qu’il n’y aurait pas eu de christianisme sans crucifixion, l’autre se dit persuadé que la trahison de Judas l’Iscariote est à l’origine des persécutions antisémites dans le monde, que c’est le mensonge fondateur, que c’est à cause de cela que pendant des siècles les chrétiens se sont persuadés que les Juifs avaient tué le fils de Dieu. Judas, synonyme de traitre, est devenu synonyme de juif.

A un moment du récit, le vieux Gershom Wald raconte que dans sa jeunesse polonaise, voyageant dans un train, il lisait un journal en hébreu. Una dame assise en face de lui l’interpella : « Comment se fait-il que vous lisiez un journal juif, monsieur ? » Il expliqua qu’il comptait bientôt émigrer en Palestine pour s’établir à Jérusalem. Alors la dame, le regard mouillé de larmes :

«  Il était si bon, si bon, comment avez-vous pu Lui faire cela ? »

Emu par son émotion, Wald se retint finalement de lui confier qu’au moment de la crucifixion, il avait justement rendez-vous chez le dentiste et il ravala ses paroles. On croit qu’on va verser dans du Woody Allen mais non. On se croirait plutôt du côté de Tchékhov et pas seulement en raison de l’ atmosphère de huis clos hivernal, ce qui n’est pas tout à fait un hasard : bien qu’il ne possède pas de table de chevet, Oz a des auteurs de chevet, ceux vers lesquels il revient tout le temps, Tchékhov en premier lieu avec Cervantès mais aussi Bialik, Amichai, le Lampedusa du Guépard, Kafka et Borges, parfois Thomas Mann et parfois Elsa Morante ou Natalia Ginzburg.

Ce n’est pas un roman cultivé abreuvé de sources érudites. C’est à peine si Oz a consulté quelques livres, trois notamment qu’il cite à la toute fin sur Jésus dans le regard juif et qui remontent aux années 50. Le fait est que, croyant ou pas, juif ou chrétien, on est emporté par ce huis clos (il faut lire à ce sujet les forums de discussions sur cette… discussion notamment sur les sites de langue anglaise) même si la figure de Judas l’Iscariot, l’un des douze apôtres de Jésus de Nazareth, demeure évanescente et son historicité, douteuse. Amos Oz a du mal à croire qu’un homme comme lui, un homme riche qui avait du bien et jouissait d’une grande domesticité, aurait trahi pour trente deniers (équivalent de 600 euros), d’autant que l’identité de Jésus, qu’il est censé avoir vendue, était connue de tous à Jérusalem, ce n’était pas un scoop. Le baiser de Judas à Jésus n’a rien révélé du tout à ses géôliers. Au fond, en livrant Jésus à ses tortionnaires, Judas n’a fait que lui être fidèle, il lui a obéi puisque Celui qui prétend être le messie et le roi des Juifs veut mourir sur la croix.

Ca discute, qu’est-ce que ca discute dans ce roman qui n’est pourtant jamais bavard, Jérusalem sous la neige dominant en arrière-plan en personnage principal et silencieux, comme si la ville surveillait les faits et dits de chacun. Un vrai pilpoul que cette célébration de l’art de la conversation : beaucoup de conversation, un peu de thé, encore de la conversation, un peu… Parler dans le fol espoir de faire baisser le niveau d’angoisse et d’hystérie nationales. C’est une pièce de théâtre, on sort peu dans les rues car il pleut tout le temps ; cela donne un roman écrit comme un trio pour piano et cordes, allez, disons l’opus 67 en mi mineur, de Chostakovitch !

Parfois le traître est celui qui est en avance sur son temps, comme le général de Gaulle, qui est revenu au pouvoir là-bas en France grâce aux voix des partisans de l’Algérie française et qui ne va pas tarder à les tromper en accordant l’indépendance aux Algériens. Mais après tout, le prophète Jérémie n’était-il pas tenu pour traitre par la populace ? N’a-t-il pas connu la prison et l’exil pour avoir annoncé l’arrivée des Chaldéens, prédit la destruction de Jérusalem et l’exil des Judéens à Babylone à cause de leur manque de foi et la destruction de nombreux peuples étrangers, royaumes et cités ? Traitre, même Herzl le fut un temps aux yeux de ceux qui ne le pardonnaient pas de se décourager en envisageant la résurrection d’Israël loin de la Palestine historique. Et Ben Gourion, favorable à la solution des deux Etats ? Tous des traitres !

Oz a de la compassion, de l’empathie mais s’il croit en une certaine justice, il ne croit pas en l’amour universel. Ses personnages nous laissent dans l’irrésolution même si par la vertu de la conversation, ils donnent l’impression d’avoir fait un pas l’un vers l’autre, surtout le jeune thésard Shmuel Asch que l’expérience a déniaisé et dessalé. Militant de gauche et sioniste cela va sans dire, Amos Oz n’a cessé depuis des années d’œuvrer pour la paix et la coexistence de deux Etats, israélien et palestinien. Il n’a jamais trahi ses convictions politiques, et moins encore la littérature. A toujours creusé le même sillon dans ces deux registres. Pourtant, c’est peu dire que le qualificatif de « traitre » lui colle à la peau. Il ne se passe guère de semaine sans que dans une émission, un tract ou un journal, des extrémistes le lui accolent pour avoir osé dénoncer leur conception du Grand Israël. D’ailleurs son père et son fils s’appellent Yehuda. “Je suis donc le fils et le père de Judas!” s’amuse-t-il dans les interviews. Et puis quoi, il serait incroyable que le baiser le plus célèbre de l’histoire ne soit pas un acte d’amour mais de trahison, de déloyauté, d’infidélité…

(Photo Louis Stettner)

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1 322 Réponses pour Le traître est parfois juste un peu en avance sur son temps

etudiant sérieux dit: 16 janvier 2017 à 13 h 40 min

WG 13 h 16 min
A través de la tierra juntad todos
los silenciosos labios derramados
y desde el fondo habladme toda esta larga noche
como si yo estuviera con vosotros anclado,
contadme todo, cadena a cadena,
eslabón a eslabón, y paso a paso,…

Pablo75 dit: 16 janvier 2017 à 13 h 38 min

Message de Blabla Widergänger: « C’est une poésie très banale, très scolaire, qui n’a aucun intérêt. Sauf que son auteur s’appelle Borges. La grande poésie, c’est Hauteurs de Machu-Pichu (sic), de Pablo Neruda. Un des plus beaux et des plus grands poèmes du XXè siècle ! En espagnol comme dans la traduction de Roger Caillois, qui est géniale. Borges, c’est simplement gnan gnan. »

Traduction: je n’ai lu qu’un poème espagnol dans ma vie, « Hauteurs de Machu-Picchu, de Neruda traduit par Caillois, en classe et expliqué par le prof. Ça m’a beaucoup plu. Le reste de la poésie en espagnol doit être une mer.de à côté.

bérénice dit: 16 janvier 2017 à 13 h 25 min

qui n’a aucun intérêt.

A chacun sa sensibilité aux mots, son goût pour le mystère, je vous trouve péremptoire.

bérénice dit: 16 janvier 2017 à 13 h 24 min

Je conseille au dupont la Joie qui se fait appeler Pablo75, tellement il est lâche, de fermer sa grande gueule konnard parfait.

WGG, grande gueule pour grande gueule, vous devriez tenter le concours.; pour le reste cela relève de l’appréciation de chacun, en deçà d’un seuil la con.erie est certes parfaitement identifiable mais comme tout est relatif et dépend de la normativité des différents milieux on ne pourra guère fixer de valeur absolue, en ces temps troublés toutefois je placerais haut en repère l’humanité et la capacité de rester à l’écoute tout en conservant un droit au débat contradictoire mais constructif et courtois, c’est la guerre tous azimuts et vous ne donnez pas la preuve d’avoir envie de pacifier la course.

Widergänger dit: 16 janvier 2017 à 13 h 16 min

C’est une poésie très banale, très scolaire, qui n’a aucun intérêt. Sauf que son auteur s’appelle Borges.

La grande poésie, c’est Hauteurs de Machu-Pichu, de Pablo Neruda. Un des plus beaux et des plus grands poèmes du XXè siècle ! En espagnol comme dans la traduction de Roger Caillois, qui est géniale. Borges, c’est simplement gnan gnan.

Pablo75 dit: 16 janvier 2017 à 13 h 05 min

@ gardel

« Au poétique « Le caía una hebra de sol, desnudándole el delicioso vello de almendra de su nuca », je préfère, sans vacillation, le journalistique « Caen señoritas en paracaídas », de Roque Dalton. Ou le Cortázar de (paragraphe entier) : « Mi única culpa es no haber sido lo bastante combustible para que a ella se le calentaran a gusto las manos y los pies. Me eligió como una zarza ardiente y he aquí que le resulto un jarrito de agua el pescuezo. Pobrecita, carajo ». (Rayuela). »

Tu n’es pas clair, Gardel. C’est ton droit de ne pas aimer la prose poétique, et même la poésie tout court. Ce n’est pas grave. Tu peux
l’avouer sans avoir besoin de me sortir Dalton ou Cortázar et d’argumenter de façon obscure.

Il y a des gens très cultivés à qui la poésie laisse de marbre. Mon père, qui était un type très sérieux (DRH d’une entreprise de 5.000 employés le matin et avocat spécialisé dans les problèmes de travail pour son compte l’après-midi), qui avait, grâce aux Jésuites, une très bonne culture classique (il avait été prof de latin pour se payer ses études) et qui était un fou de Bach, il était par ailleurs totalement insensible à la poésie. Le jour où on a donné le prix Nobel de littérature à Vicente Aleixandre, sachant qu’à l’époque je ne jurais que par lui, il m’a demandé le meilleur de ses livres selon moi, pour comprendre en quoi il était un si bon poète. Pour rigoler un peu, je lui ai passé « Pasión de la tierra », le livre le plus surréaliste et obscur d’Aleixandre. Il a lu quelques pages et m’a demandé, effaré, de lui expliquer ce que voulait dire tout ça et où était la poésie là-dedans. Je lui ai lu:

« Tu compañía es un abecedario. Me acabaré sin oírte. Las nubes no salen de tu cabeza, pero hay peces que no respiran. No lloran tus pelos caídos porque yo los recojo sobre tu nuca. Te estremeces de tristeza porque las alegrías van en volandas. Un niño sobre mi brazo cabalga secretamente. En tu cintura no hay nada más que mi tacto quieto. Se te saldrá el corazón por la boca mientras la tormenta se hace morada. Este paisaje está muerto. Una piedra caída indica que la desnudez se va haciendo. Reclínate clandestinamente. En tu frente hay
dibujos ya muy gastados. Las pulseras de oro ciñen el agua y tus brazos son limpios, limpios de referencia. No me ciñas el cuello, que creeré que se va a hacer de noche. Los truenos están bajo tierra. El plomo no puede verse. Hay una asfixia que me sale de la boca. Tus dientes blancos están en el centro de la tierra. Pájaros amarillos bordean tus pestañas. No llores. Si yo te amo. Tu pecho no es de al.bahaca; pero esa flor, caliente. Me ahogo. El mundo se está derrumbando cuesta abajo. Cuando yo me muera. »

Et lui ai dit: – Voilà. C’est une merveille. Il n’y a rien d’autre à dire. Toi, quand les gens te disent que la musique de Bach n’est pas belle ou qu’elle est terriblement ennuyeuse, tu dis quoi? Tu n’essaies pas de leur expliquer sa beauté, tu les plains. Eh bien, pour la poésie c’est pareil…

Bref, si tu trouves la prose poétique « éblouissante » de Gabriel Miró pas belle, ce n’est pas grave du tout.

Pablo75 dit: 16 janvier 2017 à 12 h 41 min

J’aime bien le ON dans: « Tout ce qu’ON peut dire c’est que Borges est un mauvais poète. »

C’est qui ce « on » pour Blabla Widergänger? Nous les gens cultivés, nous les polyglottes, nous les érudits, nous les amateurs de Grande Poésie, nous les vrais Grands Écrivains, nous les spécialistes lucides de Borges, nous les voyants qui n’avons pas besoin de le lire pour deviner que les 650 pages de sa Poésie Complète ne valent même pas un pet de lapin.

Et une fois de plus la question qui me taraude depuis que je lis ici Blabla Widergänger: peut-on être encore plus c.on que lui? Avec lui l’évolution de l’espèce humaine est arrivé à une limite indépassable?

Widergänger dit: 16 janvier 2017 à 12 h 36 min

Ben justement, comme ça je serai tranquille !

Je conseille au dupont la Joie qui se fait appeler Pablo75, tellement il est lâche, de fermer sa grande gueule konnard parfait.

Pablo75 dit: 16 janvier 2017 à 12 h 29 min

« Tout ce qu’on peut dire c’est que Borges est un mauvais poète. Ses poèmes ne valent pas un pet de lapin. »
(Blabla Widergänger)

Il est analphabète, il ne sait pas un mot d’espagnol, il n’a jamais ouvert un livre de Borges, mais il ose, du haut de sa nullité la plus crasse et de sa folie la plus pathétique, juger l’un des meilleurs poètes en espagnol du XXe siècle (dont j’ai la « Poesía completa » depuis des années sur mon bureau en compagnie d’une douzaine d’autres livres essentiels).

Nicolas dit: 16 janvier 2017 à 12 h 29 min

Wgg, je suis très déçu. À Stiges vous allez vous ennuyer. La bas ils s’en foutent de conflit Israélo Palestinien!

Pablo75 dit: 16 janvier 2017 à 12 h 22 min

« Rassurez-vous, je ne suis jamais énervé ici. »

« Quand tu liras mon roman qui avance à grands pas, ce sera autre chose ! Ça va être une vrai bombe ce roman. »

« Moi, je dialogue avec Dieu tous les jours que le bon Dieu fait. Et en plus il me répond ! »

Blabla Widergänger a franchi un nouveau pallier et est en trait de « décoller ». Sa destination finale approche à grands pas: Saint-Anne.

Pablo75 dit: 16 janvier 2017 à 12 h 20 min

@ Bloom

« The Noise of Time, le dernier roman en date de Julian Barnes, sur Chosta, qui dormait sur une paillasse près de l’ascenseur tout habillé avec une valise à ses côtés, dans l’attente des Chekistes. »

Il exagère, Barnes, ce qui montre qu’il n’est pas un bon romancier. Chostakovitch, comme il le raconte lui-mème dans le livre de conversations avec Solomon Volkov, dormait dans son lit. La seule chose qu’il faisait c’était laisser à côté de la porte d’entrée de son appartement sa valise prête pour partir aux camps.

Widergänger dit: 16 janvier 2017 à 12 h 18 min

Mais je ne tiens pas à partir pour Jérusalem, mais pour Sitges, où il fait bon vivre. Même en ce moment où le ciel est bleu et la température douce. Mais je fou.trai le camp de ce pays maudit !

bouguereau dit: 16 janvier 2017 à 12 h 12 min

Ce pays est vraiment pourri. Et plus encore que je ne peux le dire ici

tu sais en picardie y’a un adage formidabe..traduit ça donne rien..mais en substance c’est ‘la merde c’est de l’or’

bouguereau dit: 16 janvier 2017 à 12 h 05 min

je concède qu’ils sont bien trop totalisants et PARFOIS FÉROCES. ILS ÉTAIENT INFLUENCÉS, JE LE RECONNAIS

kabloom aurait laissé havec l’axent d’oxfeurd…

Widergänger dit: 16 janvier 2017 à 12 h 02 min

Bien sûr, christiane, je ne parlais que de ses poèmes. Je n’ai jamais adhéré à l’admiration que certains leur portent. Borges est poète dans ses nouvelles, pas dans ses poèmes.

Widergänger dit: 16 janvier 2017 à 11 h 59 min

Paxton lui-même reconnaît sur le tard qu’il s’est trompé lors de la réédition de son livre :

« Je relis aujourd’hui certains jugements prononcés par moi à l’époque, je concède qu’ils sont bien trop totalisants et PARFOIS FÉROCES. ILS ÉTAIENT INFLUENCÉS, JE LE RECONNAIS, PAR MA RÉPULSION DEVANT LA GUERRE MENÉE AU VIETNAM PAR MON PROPRE PAYS. Mais à mes yeux, il est toujours légitime de dire que le régime de Vichy aura été de bout en bout souillé par son péché originel de juin 1940… »
______
Souillé oui, mais épargnant quand même une bonne partie des Juifs français et même devenus Français par la loi de 1927 et même des Juifs étrangers devenus Français par mariage !

christiane dit: 16 janvier 2017 à 11 h 56 min

Widergänger dit: 16 janvier 2017 à 11 h 13 min
Pas faux sous cette forme (cf citation) mais sa prose dans ses nouvelles est éblouissantes. Son inquiétude, sa quête impossible de l’origine, ses topographies imaginaires, ses méditations sur l’aleph, le labyrinthe infini de sa bibliothèque virtuelle (Babel), ses ruines circulaires, ses biographies impossibles. Tout cela dans une langue tâtonnante, lumineuse et obscure. là est sa poésie. le poète de l’éternité… de l’éternel retour, nouant le possible et l’impossible. Retour amont inscrit dans les répétitions du temps. Il est proche de votre imaginaire, W.
« Fictions – Bifurcations – L’Aleph – L’Auteur et autres textes – Le livre de sable …) ». Des heures de lecture enchantée.

bouguereau dit: 16 janvier 2017 à 11 h 55 min

Wgg va faire son ayala! Hi hou

tayo isséo..ha nico y s’y entend a piquer l’cul des boeufs..bon chacun prend son plaisir

bouguereau dit: 16 janvier 2017 à 11 h 53 min

Je comprends que je puisse en énerver certains. Et je m’en réjouis !

la est tout ton profit dracul..papa manman..tu passes dessus en 4×4 fastoche..

bouguereau dit: 16 janvier 2017 à 11 h 51 min

Toute la doxa française des années 1970 a menti

sapré dracul il peut se tirer des balles dans les piedbots..se couper les main de manchot..se crever le noeils de verre comme jean marie..c’est pas djeux

Widergänger dit: 16 janvier 2017 à 11 h 47 min

Pourtant, on aurait pu le dire et le savoir publiquement puisque l’édition originale en anglais de Raoul Hilberg date de 1961. Il y déclare, et lui on ne peut pas le soupçonner de vouloir réhabiliter Vichy :

« Dans ses réactions aux pressions allemandes, le gouvernement de Vichy tenta de maintenir le processus de destruction À L’INTÉRIEUR DE CERTAINES LIMITES […]. Quand la pression allemande s’intensifia en 1942, le gouvernement de Vichy se retrancha derrière une une seconde ligne de défense. Les Juifs étrangers et les immigrants furent abandonnés à leur sort, et l’on s’efforça de PROTÉGER LES JUIFS NATIONAUX. DANS UNE CERTAINE MESURE, CETTE STRATÉGIE RÉUSSIT. EN RENONÇANT À ÉPARGNER UNE FRACTION, ON SAUVA UNE GRANDE PARTIE DE LA TOTALITÉ. » (Raoul Hilberg)
________
Toute la doxa française des années 1970 a menti. Aux mensonges de De Gaulle fabriquant le mythe de la Résistance française qui niait Vichy comme expression de la France, s’ajoutèrent les mensonges de la bien pensance de gauche des années 1970 qui niait ce qui s’est passé dans ma famille. Et au milieu de ces deux formes de mensonges, une famille déchirée. Une parmi tant d’autres à coup sûr.

Ce qui n’empêcha nullement la France de De Gaulle, lors des accords d’indemnisation des ayants droit comme mon père de s’en voir exclu, sous prétexte que sa mère et sa tante, qui vivaient pourtant en France depuis 1905 !, étaient étrangères au moment de leur déportation. Ce qui traumatisa une nouvelle fois mon père, qui se sentit exclu de la nation qu’il chérissait tant pourtant, et il pleurait en entendant la Marseillaise à chaque 14 Juillet, je le verrai toute ma vie assis dans le salon de la rue Godot de Mauroy, là même où la police française est venue l’arrêter et sur le tapis que les pas de ces deux policiers français ont foulé, pleurer devant la télévision quand les premières notes de la Marseillaise retentirent, et j’étais au lycée alors !

Sant'Angelo Giovanni dit: 16 janvier 2017 à 11 h 42 min

… …
…je m’en fou,!…nous somme en 2017,…alors, vous penser,…14_18,…40_45,…

…et d’autres qui on célébrer Waterloo,!…
…pourquoi pas l’édit de Nantes,!…
…ou 1515,Magellan,!…

…faite votre messe,!…j’ai rien à donner,!…et aucun trafic d’influence,!…
…c’est clair,!…Nom de Dieu,!…
…quelles saloperies d’existences,!…
…etc,!…mes Goths,!…
…coupons court,!…Ollé,!…la bastide,!…

Nicolas dit: 16 janvier 2017 à 11 h 32 min

Wgg va faire son ayala! Hi hou, dans un kibboutz dans le désert avec ses livres et sans internet !!! Va penser à ses ancêtres de jour comme de nuit, spiritualité matin midi et soir. Quoi rêver de mieux ?

Widergänger dit: 16 janvier 2017 à 11 h 22 min

Non, il ne s’agit nullement de réhabiliter Vichy (condamnable de toute façon), il s’agit de savoir la vérité. Or, la vérité c’est que ma grand-mère (Russe) et sa sœur (Russe) furent déportée et pas mon père (Français par la loi de 1927) ni son oncle (Français par mariage, pourtant frère de ma grand-mère, né comme elle à Odessa, Russe d’origine comme elle).

Et tout les problèmes que ce refus de la vérité a engendré comme chagrin inutile dans ma famille tant dans ses membres de la génération de mon père que dans ma génération dans la fratrie. C’est important, ça compte. Tout le merdrier familial, on le doit aux mensonges d’après-guerre et on le doit aux mensonges qui ont suivi. Et pour courronner le tout, la France d’aujourd’hui vient nous dire qu’on est pétainiste ! C’est le bouquet. Ce pays est vraiment pourri. Et plus encore que je ne peux le dire ici.

Widergänger dit: 16 janvier 2017 à 11 h 13 min

Tout ce qu’on peut dire c’est que Borges est un mauvais poète. Ses poèmes ne valent pas un pet de lapin.

Clopine, définitivement un cas à part... dit: 16 janvier 2017 à 10 h 57 min

Euh, Chaloux, « les redliens réunis au Wepler.. » Nous étions 4 redeliens, dont une qui n’écrit plus n seul mot ici depuis belle lurette… peut-on vraiment parler d’une « réunion » ???
Par contre, nous avons bel et bien été épiés par un inconnu rdelien lors de notre déambulation (guidée si plaisamment – ah ! La tombe kitchissime de Dalida !!! – par Jibé) au cimetière Montmartre; quand j’y repense, c’est assez déplaisant. Une sorte de lâcheté (une de plus).

Nicolas dit: 16 janvier 2017 à 10 h 51 min

Comme dans ce roman de Boulle, Les jeux de l’esprit. Les politiques étant incompétents (ça change un peu…) les Nobel prennent le pouvoir via un grand concours, tout est hiérarchisé du plus objectif au plus subjectif. La Raison devient le parangon de la vertu, le Nobel de physique Président, la physique étant considérée comme la science dure la plus objective qui soit. Les lettres sont reléguées bonnes dernières. Sauf qu’à force d’utiliser le langage le plus objectif du monde il se réduit à peau de chagrin et il devient impossible de communiquer une pensée complexe… Je vous ferai une petite citation si j’ai toujours ce livre chez moi.
Bonne journée

JC..... dit: 16 janvier 2017 à 10 h 32 min

Mohawk ? l’anglophone aphone, l’anglophile qui horripile, l’irlandais hébété, le néflier étêté …

Mohawk dit: 16 janvier 2017 à 10 h 26 min

J’espère que ça te démange grave, le pitre du blog.
Reviens quand tu seras plus présentable qu’avec ta scie de beauf au front bas. Clown triste.

bérénice dit: 16 janvier 2017 à 10 h 22 min

Roi léger, toi fou biais, acharnée
reine, tour directe et pion malin
sur le noir et blanc du chemin
cherchent et livrent leur lutte armée

Ils ne savent pas que la main signalée
du joueur gouverne leur destin,
ne savent pas qu´un excès diamantin
fixe leur libre guise et leur journée

Le joueur également est prisonnier
(la sentence est d´Omar)d´un autre échiquier
de nuits noires et de blanches infamies

Dieu meut le joueur et celui-ci la pièce
quel Dieu derrière Dieu la trame acquiesce
de poussière et temps et rêve et agonies ?
——————

Borges.

JC..... dit: 16 janvier 2017 à 10 h 12 min

Bagarre à l’Institut Géopolitique Bartabacs, ce matin ! Entre nous ! Entre Frères ! Entre intellectuels… Misère !…

Le responsable de nos relations avec l’Australie – entre îliens, il faut s’entraider – déclare tout de go devant les membres assemblés, stupéfaits :
« Ouais ! Donald Trump est sympa, il en a marre de payer 70% du budget du NATO qui ne fait rien contre les islamistes, il est content que l’Europe se délite par le Brexit GB pour échapper à la toute puissance germanique, il déteste Merkel cette ckronne qui a introduit des migrants en les faisant passer pour réfugiés, ces fanatiques du camionnage… »
et horreur, il ajoute
« … en plus, c’est sympa, Trump il est blond, blanc, ça nous change du macaque d’Hawaï… ! »

C’est ce qui a déclenché la bagarre ! On n’est pas racistes au sud d’Hyères les Palmiers ! Pas le moins du monde ! Chacun à sa place, c’est tout … On a échangé quelques horions, pas d’armes blanches, on est pas des sauvages d’Afrique ! En plus tout le monde sait que ce raciste, il est avec une Antillaise qu’est pas une rousse à peau de lavabo, c’est le moins que l’on puisse dire…

Où on va là ? Où on va !…

Mohawk dit: 16 janvier 2017 à 10 h 04 min

Tu ne peux pas t’exprimer dans un langage clair, le français ?

« Aucune langue sans exception n’est plus sujette à l’obscurité que la nôtre. Ainsi la clarté est l’apanage de notre langue en ce seul sens qu’un écrivain français ne doit jamais perdre la clarté de vue comme étant prêtre à lui échapper sans cesse ».
D’Alembert.

C’est clair, non, la buse des pinèdes?

Sant'Angelo Giovanni dit: 16 janvier 2017 à 9 h 40 min


…la pensée  » unique « , depuis 1945,!…

…forcément plein le cul,!…

…laisser les gens revivre,!…

…des martyrs pleins des sacs, depuis l’éternité,!…et même avant,!…

…voir devant, toujours le jour et la nuit,!…toujours devant,!…

…derrière tout est passé,!…que çà serve de leçon au moins,!…
…etc,!…
…la molle force dure,!…Ah,!Ah,!…

bérénice dit: 16 janvier 2017 à 9 h 36 min

9h31 excusez mais je ne vous comprends pas et je ne suis pas Annie Cordy. Fallait-il lire ce qui a précédé pour saisir la pertinence de l’ajout de cette poésie, je ne l’ai pas fait aussi veuillez excuser ma bêtise à ne pas savoir su tisser les fils de la tapisserie.

bérénice dit: 16 janvier 2017 à 9 h 33 min

, je croyais me souvenir que Blabla sait le russe…

vous n’en avez pas marre ou est-ce que vous éprouvez constamment la nécessité de tenter d’humilier , faire souffrir, mettre en doute, rabaisser, avec lv vous faites une bonne aire, vous vous êtes logiquement et heureusement appareillés mais vous ne ciblez pas les mêmes, elle c’est les femmes vous inutilement WGG qui comme vous ne changera pas en dépit des reproches fondés ou non que vous lui adressez.

bouguereau dit: 16 janvier 2017 à 9 h 31 min

There is nothing left behind our smiles,
We are prisoners of our transparency

sapré béré..sans culotte sans pantalon comme à jéruzalème

bouguereau dit: 16 janvier 2017 à 9 h 29 min

Cela dit, j’ai apprécié l’absence de scènes de sexe : si l’on n’arrive pas à faire mieux que Gaddis in « Carpenter’s Gothic » on se passe de cet exercice.

sapré rénateau..’the pléjure is momentary..the expense damnable and the position ridicoulous’ tu me pardonneras que je cite ce brexiteur de chesterfild dans l’texte jicé..juste pour montrer qui sont pas comme nous

bérénice dit: 16 janvier 2017 à 9 h 26 min

There is nothing left behind our smiles,
We are prisoners of our transparency.

poème de dépressif solitaire et quoiqu’on puisse trouver mille raisons de ne plus croire. Cela veut bien dire: il ne reste rien derrière nos sourires, nous sommes prisonniers de notre transparence? Cela fait penser aussi à ce film diffusé il y a peu sur Arte, une femme pour des raisons inexpliquées se retrouve coincée, isolée, ne lui reste que sont chien dans les Alpes Autrichienne?, plus aucune possibilité de rejoindre le monde , la route est bloquée par une vitre ou une force transparente qui empêche tout passage et la pousse à inventer pour survivre un mode de vie autarcique, le chien seul référent affectif, elle écrit et s’équilibre dans ce désert total avec pour seul lien cet animal. Un autre vendredi, version féminine .

bouguereau dit: 16 janvier 2017 à 9 h 22 min

(Cependant, par une canicule de 0° ce matin, il vaut mieux se chauffer….)

..ça harete pas le sportif avec chaussette a pompon

JC..... dit: 16 janvier 2017 à 8 h 59 min

La vie dans ses doigts, vous pensez possible d’amener la Rose et la Fouillautrou … au taureau de Jérusalem, notre cher Wiwi ?!

JC..... dit: 16 janvier 2017 à 8 h 57 min

Bloomie, t’es un Froggie… !

Tu ne peux pas t’exprimer dans un langage clair, le français ? Au lieu de frapper sur tes casseroles pleines de mots anglais ?

Les Anglais ! cette bande de brexiteux nécessiteux !

la vie dans les bois dit: 16 janvier 2017 à 8 h 53 min

la rosse et la trouillefou, devraient aller au taureau un peu plus souvent, comme on dit au pays.

la vie dans les bois dit: 16 janvier 2017 à 8 h 41 min

« « La chanson d’amour de Judas Iscariote » (Cerf) Le plus beau livre que Juan Asensio a écrit. »

« le plus beau », c’est que le Judas revu et corrigé par P.E. Dauzat participe de cette même veine molle d’enfumage. Et de tentative de réhabilitation que dézingue parfaitement le S.talker.

Mais ce n’est rien face à ces tentatives de réhabilitation rampante du régime de Vichy, que pratiquent zemmour, et le poltergeist à sa suite, de manière absolument monstrueuse (pour les siens).

Bloom dit: 16 janvier 2017 à 8 h 39 min

The sun rises and grows, falls back on the city,
We have passed through the night without deliverance
I hear the buses and the subtle murmur
Of social exchanges. I reach presence.

Today will take place. The invisible surface
Marking the air with our suffering beings
Forms and hardens at a terrible speed;
The body, the body however, grants belonging.

We have passed through weariness and desires
Without finding the taste of childhood dreams,
There is nothing left behind our smiles,
We are prisoners of our transparency.

– Michael Thomas

Chaloux dit: 16 janvier 2017 à 8 h 36 min

Néanmoins, je croyais me souvenir que Blabla sait le russe… Mais sans savoir déchiffrer une plaque de rue. Encore un mystère.

JC..... dit: 16 janvier 2017 à 8 h 36 min

« Peut-on encore se parler ? » (Mag littéraire)

Bien sûr, on peut encore se parler. On peut tous se parler. Même entre sourd-dingues !

(Cependant, par une canicule de 0° ce matin, il vaut mieux se chauffer….)

Chaloux dit: 16 janvier 2017 à 8 h 33 min

M. Bahia, la littérature, bonne ou mauvaise, est bourrée de réminiscences, et la mémoire humaine pleine d’incertitudes. Quant à l’ironie, l’usage que j’en fais suppose que j’accepte celle des autres. Il n’y a pas de quoi se fâcher.

Sant'Angelo Giovanni dit: 16 janvier 2017 à 8 h 29 min


…et va te faire foutre,!…

…v’là des clous, pour tes en croix de ta renaissance à lamentations sur tes murs,!…
…fait tes caca littéraires dessus,!…
…avec tes amis,!…etc,!…sur oppressions net d’avenir,!…

renato dit: 16 janvier 2017 à 8 h 28 min

Houellebecq assume la démocratisation des arts, ce qui dans un Pays où « dépasser le périph’ » semble problématique, n’est pas du tout banale.

renato dit: 16 janvier 2017 à 8 h 25 min

« Peut-on encore se parler ? » (Mag littéraire)

Un brin de désenchantement : il est évident que si l’on s’appuie sur une veine conceptuelle proche des barbantes opinions chères aux représentants plus ou moins éminents de ce monde d’avant que l’on est fatigués de voir, on se trouve confrontés à la force des préjugés et la conversation part en vrille. Heureusement ce n’est pas la seule possibilité car les lieux d’identité (lieu où l’expérience signifie) restent parce que, avant toute autre chose, les arts créent « les lieux constituants où vivra l’âme collective autour de laquelle se tissent les liens profonds entre ceux qui vivent au cours de la même période historique » (Pasolini cité de mémoire), et si l’on se tient à ce qui réellement advient en ces lieux, on peut encore se parler… réticence bien à part, on peut même se parler entre cercles divers, mais cela importe peu.

Cela dit, on trouve parfois dans les sédimentations de la mémoire la possibilité de construire des micro-pièces de théâtre où on fait parler des objets animés sur un sujet quelconque, un incident p. ex — réalisme versus superstitions.

« Cinq années de disgrâce pour celui qui me renverse », dit le pot à sel. « Et moi, celui qui me casse subira sept années de disgrâce », dit le miroir. Sur quoi on entend un petit rire ; puis, après un court silence, le préservatif invite l’assistance à imaginer les conséquences d’un petit défaut de fabrication dont il pourrait être porteur… Comment ça quelles conséquences ?! Il n’est pas si difficile d’imaginer 20 à 25 ans de stress, d’états d’anxiété, d’accumulation de toutes ces choses qui agissent négativement sur le système nerveux. Et puis il y a les frais et là l’on n’a point de raisons d’être optimistes — voir à ce propos le joli inventaire dressé par Karl Valentin dans une lettre adressée à sa fille âgée de 21 ans. Lettre où le comique préféré de Bertold Brecht et d’Hermann Hesse, entre en argument comme ça : « Excellente fille, en référence à notre dernière rencontre à Munich le 5 août 1931, je me permet maintenant de t’envoyer courtoisement l’addition de ton existence, en espérant que tu sois d’accord sur les prix ». Par ces quelques lignes on comprend pourquoi Alfred Polgar a dit de lui : « Il nous fait beaucoup rire même s’il n’est pas du tout joyeux »

Sant'Angelo Giovanni dit: 16 janvier 2017 à 8 h 25 min


…W,!…tu m’emmerde avec tes  » juifs  » idiots et victimes ?,…du matin au soir,!…

…va faire tes comptes des misérables,!…
…tu l’a ton bénéfice-net,!… …

…t’en veut encore,!…prépare les scénarios,!…o’clock des vertueux,!…,!…
…etc,!…

Widergänger dit: 16 janvier 2017 à 5 h 14 min

En résumé, s’il faut rendre la France (et il le faudra de toute façon), il faudra qu’elle soit au maximum intacte tout en étant définitivement plus faible que l’Allemagne. D’où par exemple le trompe l’oeil de « Paris brûle-t-il ? » en août 44, fort analogue à celui de la « bataille d’Angleterre » de l’automne 40. Il n’a jamais été question, du moins dans le for intérieur de Hitler, d’envahir ce pays ni de détruire cette capitale, mais il a bien fait semblant, dans la logique de chantage qui fait partie, tout comme l’antisémitisme et l’exaltation « aryenne », du noyau central du nazisme.(Delpla)
________
Ça me paraît complètement délirant ! Comme son projet supposé d’alliance avec l’Angleterre.

Widergänger dit: 16 janvier 2017 à 5 h 05 min

La préoccupation stratégique dominante, qui peut expliquer la « pédale douce » sur la prétendue question juive, est là. (Fr. Delpla)
__________
Tout cela me semble très contestable. Comme si la question juive était pour Hitler une question secondaire…! C’est complètement erroné. à Odessa, il n’y a plus aucun Juif. À part quelques Juifs américains nouvellement implantés.

Zemmour a bien fait de reprendre le débat en citant Raoul Hilberg contre Paxton et Alain Michel contre Paxton (débat ici entre Alain Michel et Delpla), parce que ça m’a permis de comprendre ce qui s’est passé notamment pour mon père pendant la guerre et les causes de son silence et toutes les questions que nous nous posions dans notre enfance, mes frères et moi.

Widergänger dit: 16 janvier 2017 à 4 h 50 min

Cher Maître,

C’est bien ce que je disais : la nuance entre Paxton, ou Klarsfeld, et vous, n’est pas bien grande, puisque vous partez du même postulat. Celui d’un Vichy plus libre qu’il n’était. (Fr. Delpla, en réponse à Alain Michel à propos de l’autonomie de Vichy dans la déportation des Juifs en zone nord)
________
Si, la différence est essentielle, parce que mon père n’a pas été déporté (né à Paris de parents étrangers et naturalisé Français par la loi de 1927. Sinon, je ne serais pas là pour en parler. Non seulement mon père n’a pas été « dénaturalisé » pendant la guerre mais il n’a pas été déporté alors que sa mère l’a été et qu’il vivait avec sa mère dans le même appartement. Ça change aussi beaucoup de choses dans l’après-guerre parce qu’une cousine juive l’a accusé fin des années 50 ou début des années 60 de ne pas avoir tout fait pour sauvé sa mère alors qu’il n’avait pas été déporté. Ce qui a entraîné une rupture avec le reste de sa famille, ce qui ne serait sans doute pas passé si les responsabilités de Vichy avaient été plus clairement définies alors. L’oncle de mon père, juif d’origine russe, né à Odessa, mais devenu Français par mariage avec une Française, n’a pas été déporté non plus alors que sa sœur, ma grand-mère, restée Russe, l’a été, en octobre 1942 de même que son autre sœur, restée Russe. La différence entre Paxton et Alain Michel, c’est la différence qui existe entre mon père et son oncle vivants et sa mère et son tante mortes. À par ça, la nuance est mince !

Sant'Angelo Giovanni dit: 16 janvier 2017 à 0 h 50 min


…au jour d’aujourd’hui,!…tout le monde peut gouverner,!…
…à tout relier, à un logiciel adapté,!…
…tourner les manettes, pour du blé, à ne pas redistribuer,!…à reporter sur ton site offshore, à paradis-fiscal,!…

…et les restes, à se jouer en ripoux débiles,!en sociétés  » sacrifiés « ,!…

…et ta sœur, au jaune d’œuf,!…l’étoile au jambon,!…
…sandwich au peuple,!…fresh care only of course,!…Ah,!Ah,!…
…du marquis de Sade, pour tout le monde,!…etc,!…Goths,!…

Claudio Bahia dit: 16 janvier 2017 à 0 h 47 min

Celui qui me fait marrer, c’est Chaloux, le chaloupé; il a tout lu, mais à cause du tangage, il sait plus très bien où c’est-il qu’il a bien pu avoir lu ça!.Ach! ces trous de mémoire; chez Butor? peut-être pas, enfin, c’est pas sûr. Chez Canetti,alors? ou était-ce dans un kaffeehaus?, chez Zweig? chez Dölblin? parce que si c’est pas chez Butor, ça doit venir de la Mittel-Europa, c’est sûr. Odessa…,vous pensez…
Bref, il a tout vu, tout lu, et il me fait marrer. Mais ne vous excitez pas, Chaloux, je ne fait que passer, je vous laisse mes erreurs de syntaxe, et je ne craint pas trop votre juste colère, à cause de l’espace-temps comme dirait Widergänger.

Chaloux dit: 16 janvier 2017 à 0 h 37 min

Blabla, j’ai encore une question. Est-ce vrai que lorsque les rdliens s’étaient réunis au Wepler tu te cachais derrière les plantes vertes?

Chaloux dit: 16 janvier 2017 à 0 h 33 min

Quant à ce pauvre Delpla, hors ceux qui combattent, qui prient et qui travaillent, il y a ceux qui braillent et ceux qui gouvernent. Ce n’est pas le même métier.

Chaloux dit: 16 janvier 2017 à 0 h 29 min

Borgès disait à peu près « si je l’avais vécu, je ne l’aurais pas écrit ». Il ne disait pas : « c’est ma vie ». Et jusqu’à preuve du contraire il n’était pas plus kon (comme tu dis) que toi. Je ne vois pas comment tu vas mener à bien un « roman » alors que tu n’as pas encore commencé à t’interroger sur la littérature et que tu ne penses qu’à toi.

Bonne nuit!

Widergänger dit: 16 janvier 2017 à 0 h 24 min

Houllebecq ne m’a jamais intéressé comme écrivain. Uniquement comme polichinelle qui agite la foule et la société. Sa poésie est nulle à chi.er, et ses romans promis à une mort rapide comme de gigantesques éclats de rire qu’ils sont et qui retombent aussi vite. D’ailleurs on sent que la veine s’épuise, de La Carte et le territoire à Soumission, c’est de plus en plus fadasse. Ecrire de la littérature banale, c’est pas si facile que ça à faire. Il y a forcément un phénomène de compensation du gris ciment dans l’attrait des idées, qui finissent par tuer l’art. C’est le grand dilemme de ce genre de style. Restera peut-être de lui Ses Particules élémentaires. Mais le reste…?

Widergänger dit: 16 janvier 2017 à 0 h 11 min

Chaloux dit: 15 janvier 2017 à 20 h 06 min
Le couplet de Blabla sur la Bounine d’Odessa n’est pas trop mal, mais j’ai l’impression d’avoir déjà lu ça quelque part (Butor ou autre). Sans doute davantage une réminiscence qu’une page originale.-Je ne dis pas un copier-coller, hein!-.
________
Ce que j’ai écrit là est le simple compte rendu de ce qui m’est arrivé. Ça n’a aucune valeur littéraire. Je le raconte tout autrement dans mon roman. Faut arrêter l’enfumage de la moquette, ma Cloclo chérie ! Et ça n’a aucun rapport avec aucun écrivain d’aucune époque. C’est ma vie, c’est tout.

Widergänger dit: 16 janvier 2017 à 0 h 04 min

« Je mets au défi quiconque de trouver dans mes posts quoi que ce soit qui tende à affaiblir les moyens de la lutte contre le terrorisme. C’est bien plutôt de les concentrer sur leur objet qu’il s’agit. De s’assurer par exemple que des petits malins hélas élus n’en profitent pas pour assouvir des vengeances » (Delpla)
__________
Oui, on la connaît la musique des « belles âmes » comme Delpla, malheureusement. C’était déjà celle qu’ils nous servaient quand Israël a flingué le chef du Hamas Ahmed Yassin. « De purs et simples assassinats », hurlaient-ils à toutes les manchettes de gauche. Avec des gens comme Delpla, Israël serait à la mer depuis longtemps. Des gens qui se préoccupent plus des ordures que flinguent les services secrets que des citoyens qu’ils assassinent dans leurs attentats. Le suicide français !

Sant'Angelo Giovanni dit: 15 janvier 2017 à 23 h 44 min


…alors, mon baroque  » rococo « , on d’ennuis,!…
…c’est la boissons….l’eau au jus de citron, légèrement sucrée,!…
…vive Alexandre le Grand et Guillaume Tell,!…
…et me.de,…pour les Louis le Gland, usurpateurs des français,!…là,!…
…à mort toute les sociétés juives du profit à l’Optimum à Pareto « ,!…

…et les sciences pour les soumissions des peuples trop confiants et trahis,!…dans leurs états de confiance à leurs dirigeants persécuteurs,!…Ah,!Ah,!…
…Mister Goth, diamants, dur dur,!…
…à faire soi-même,!…etc,!…la force molle,!…etc,!…envoyez,!…

rose dit: 15 janvier 2017 à 23 h 30 min

Clopine 20h54
oui je le conçois aussi. Mais je ne ressens ni haine ni mépris de sa part à lui envers les femmes. Faudrait lui demander. Je le pige comme à côté -sans lien- et je peux me tromper.

Sant'Angelo Giovanni dit: 15 janvier 2017 à 23 h 12 min


…des nouvelles fraîches,!…

…dès, que j’ai le pouvoir, de faire danser, le monde Doxa, en Belgique,…

…la politique du monde  » juif « , tout terrains,!…la panzer division,…de la classe moyenne,!…sur  » or-bite « ,!….

…et, j’en passe de tout les ripoux, dans les engrenages pour vivre, ou survivre,!…

…faite comme il vous plait,!…
…l’orfèvrerie et les arts en photo et autres arts de la décoration et peintures ,!…me suffit,!…
…et, les maquettes et autres  » colonies  » dans l’imaginaire collectif des sciences,!…

…la science pour cracher, sur le monde diplomatique des lèches-culs,!…

…Oui,!…je maintiendrait le monde dans sa me.de d’héritiers  » plus cons tu meurt « ,!…

…etc,!…un exemple de discourt fondateur pour président de tout, sur ses états-unis et divisés pour honoris causa,!…
…Ah,!Ah,!…& diversions à leurres,!…
…et ta sœur,!…elle bat le beurre,!…
…à mes Goths,!…Go,!…

et alii dit: 15 janvier 2017 à 22 h 01 min

le vitrai de judah par chagall
http://images.google.fr/imgres?imgurl=https%3A%2F%2Flh6.googleusercontent.com%2F-GGivVeiaw00%2FTW_Mn_TrmAI%2FAAAAAAAACWc%2FRj28oiJl1Qs%2Fs1600%2FTimbre%2BIsra%2525C3%2525ABl%2BChagall%2BVitrail%2BJudah%2B2.jpg&imgrefurl=http%3A%2F%2Fwww.veroniquechemla.info%2F2011%2F03%2Fle-peintre-verrier-marc-chagall.html&h=405&w=314&tbnid=-8vJE4EG2rJobM%3A&vet=1&docid=6InC4Y5nexDeHM&ei=kOJ7WMmCIMLfaryrgdgP&tbm=isch&iact=rc&uact=3&dur=3862&page=21&start=311&ndsp=14&ved=0ahUKEwjJiueuhcXRAhXCrxoKHbxVAPs4rAIQMwgXKBUwFQ&bih=507&biw=1021

et alii dit: 15 janvier 2017 à 21 h 41 min

Rabbi Juda (Yehouda) ben Shmouel ibn Alhassan haLévi, rabbin, philosophe, médecin et poète séfarade, né à Tudela dans l’émirat de Saragosse vers 1075, surnommé le Chantre de Sion. Auteur du Kuzari, Il laisse huit cent poèmes, dont les Odes à Sion.

Diogène dit: 15 janvier 2017 à 21 h 15 min

Pauvre fille,
Cheveux plats vilain corps
Travaillant à l’aéroport
Regardant sous la pluie
Les avions décoller.

Petit visage de cochon
Tout aplati par la détresse,
Les seins qui tombent à dix-sept ans
Et la triste pâleur des fesses.

(Encore ! Encore ! Quel talent !)

Diogène dit: 15 janvier 2017 à 20 h 08 min

Tu te crois séduisante
Avec ta jupe en skaï
Et tu fais la méchante
Comme dans une pub Koookaï

(Du même auteur !)

Chaloux dit: 15 janvier 2017 à 20 h 06 min

Le couplet de Blabla sur la Bounine d’Odessa n’est pas trop mal, mais j’ai l’impression d’avoir déjà lu ça quelque part (Butor ou autre). Sans doute davantage une réminiscence qu’une page originale.-Je ne dis pas un copier-coller, hein!-.

Chaloux dit: 15 janvier 2017 à 20 h 00 min

Blabla pousse
et tout aussitôt
boumou, alias petit-tête-rond,
Nous montre sa frimousse.

Que c’est poétique.

rose dit: 15 janvier 2017 à 19 h 55 min

Par nécessité vitale.
virale Bruce Chatwin en a su un morceau le pauvret.

C’est comme cela que je vous vois les deux d’ici.

bouguereau dit: 15 janvier 2017 à 19 h 55 min

polo mouille pour la mode grunge 20 ans haprés et dracul pour le club de l’horlogé 40 ans haprés..hévidemment y sont en rtard d’un train..mais toi c’est l’ancien régime mon larbin..t’es ma poignée vilaine l’oublie pas

bouguereau dit: 15 janvier 2017 à 19 h 52 min

les hindigents c’est l’art de la rue mon larbin..hévidemment toi tu lorgnes le jambon sans nitrate et la margarine tartinable..qu’est ce tu peux comprende a ces fins draces

Chaloux dit: 15 janvier 2017 à 19 h 50 min

Blabla : « Au reste, les femmes juives ont toujours été de grandes pu.tains ravies de la crèche ! Et c’est ça qu’est bon ! »

On se demande où cette phrase immonde a pu être énoncée pour la première fois.

bouguereau dit: 15 janvier 2017 à 19 h 47 min

bon houelbèque y’est ptête pas trés bon mais en tout cas il a un look..c’est dson look que polo qu’il est jaloux..passe pour la parka..hon en trouve a emmausse pour pas cher..et hau moment dpayer les 3 euro cinquante polo y mate le vendeur..et y voit tout l’boulot qui reste a faire..jouer havec sa santé..c’est ptête ça l’courage suprème qu’il pense polo

rose dit: 15 janvier 2017 à 19 h 37 min

Ce que j’aime bien chez Houellebecq c’est sa distanciation parfaite d’avec l’amour. Je trouve cela très fort et très contemporain. Le sexe par nécessité virale mais l’amour macache.

Et encore, le sexe hygiénique. Pas plus. Une desérotisation du sujet. J’adore ça.

bouguereau dit: 15 janvier 2017 à 19 h 37 min

ha pardon la rue mainant c’est pus la poissonnière c’est ‘couleur ciment’..poli..brossé..ciré..smart figaro

rose dit: 15 janvier 2017 à 19 h 33 min

Diogene 19h22
c’est là que tu vas en baver et que ta vie sera un enfer. C’est quand sa séduction ce sera fini. Comme tu le sais bien, pour toi, ce poème que tu m’envoies Diogène.
Alors pourquoi ce choix du cocu ?

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