de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Le traître est parfois juste un peu en avance sur son temps

Le traître est parfois juste un peu en avance sur son temps

Franchement, que peut-on attendre d’un roman intitulé Judas (traduit de l’hébreu par Sylvie Cohen, 352 pages, 21 euros, Gallimard) qu’une histoire de trahison, une réflexion sur la chose, ses avatars et ses variantes ? On n’aime pas trop que l’intention s’affiche dès le titre. Ca tue le mystère. Et pourtant… C’est compter sans le métier d’Amos Oz, sa maîtrise de tous les registres narratifs, sa formidable faculté d’empathie, sa capacité à faire dire à une histoire autre chose que ce qu’elle dit. Et si Judas avait été, contrairement aux interpretations communément admises, jusqu’à en faire le paradigme absolu de la figure du traître, le plus fidèle et le plus dévoué des disciples de Jésus ?

Jérusalem en hiver entre 1959 et 1960, une ville qui porte encore les stigmates de la guerre d’indépendance dix ans après. Schmuel Asch, un étudiant qui poursuit une thèse sur « Jésus dans la tradition juive », doit interrompre ses recherches quand son père, qui subvient à ses besoins, est forcé de mettre la clé sous la porte de sa société. Son abandon est un renoncement définitif. Dès lors ce garçon d’un naturel apathique, asthmatique et cyclothymique, que sa petite amie vient de larguer, se met en quête d’un travail et trouve par petites annonces un boulot chez un vieil homme sur ses béquilles, Gershom Wald, lequel lui offre le gîte et le couvert en échange de quelques heures de conversation par jour. Au mur de la maison, des reproductions de Van Gogh, sur les tables de chevet, le Docteur Jivago de Pasternak traduit en hébreu six mois après l’édition originale russe, par nostalgie de l’Europe.

Le jeune homme timide et mal dans sa peau s’installe donc dans une petite chambre dans les combles de la maison et vit entre ce misanthrope passionnant mais revenu de tout, plus désenchanté qu’amer, qui l’entretient en permanence de questions politiques et de controverses théologiques, et l’étrange et froide Atalia Abravanel, une femme d’une quarantaine d’années murée dans son mutisme, sa bru au charme ravageur, triste et belle, veuve de son fils, un soldat sauvagement assassiné, et elle-même fille du défunt Shlatiel Abravanel, pionnier du sionisme historique qualifié de traitre pour avoir évolué vers la solution utopique d’un Moyen-Orient sans Etats ni frontières (faut-il préciser que ce personnage est purement imaginaire ?)

D’un côté un jeune homme pas si naïf qu’il en a l’air mais qui veut croire à une force qui sauvera le monde ; de l’autre un homme las qui ne croit pas en sa rédemption, que les bons sentiments exaltés par les trois religions monothéistes révulsent. Quand l’un veut croire qu’il n’y aurait pas eu de christianisme sans crucifixion, l’autre se dit persuadé que la trahison de Judas l’Iscariote est à l’origine des persécutions antisémites dans le monde, que c’est le mensonge fondateur, que c’est à cause de cela que pendant des siècles les chrétiens se sont persuadés que les Juifs avaient tué le fils de Dieu. Judas, synonyme de traitre, est devenu synonyme de juif.

A un moment du récit, le vieux Gershom Wald raconte que dans sa jeunesse polonaise, voyageant dans un train, il lisait un journal en hébreu. Una dame assise en face de lui l’interpella : « Comment se fait-il que vous lisiez un journal juif, monsieur ? » Il expliqua qu’il comptait bientôt émigrer en Palestine pour s’établir à Jérusalem. Alors la dame, le regard mouillé de larmes :

«  Il était si bon, si bon, comment avez-vous pu Lui faire cela ? »

Emu par son émotion, Wald se retint finalement de lui confier qu’au moment de la crucifixion, il avait justement rendez-vous chez le dentiste et il ravala ses paroles. On croit qu’on va verser dans du Woody Allen mais non. On se croirait plutôt du côté de Tchékhov et pas seulement en raison de l’ atmosphère de huis clos hivernal, ce qui n’est pas tout à fait un hasard : bien qu’il ne possède pas de table de chevet, Oz a des auteurs de chevet, ceux vers lesquels il revient tout le temps, Tchékhov en premier lieu avec Cervantès mais aussi Bialik, Amichai, le Lampedusa du Guépard, Kafka et Borges, parfois Thomas Mann et parfois Elsa Morante ou Natalia Ginzburg.

Ce n’est pas un roman cultivé abreuvé de sources érudites. C’est à peine si Oz a consulté quelques livres, trois notamment qu’il cite à la toute fin sur Jésus dans le regard juif et qui remontent aux années 50. Le fait est que, croyant ou pas, juif ou chrétien, on est emporté par ce huis clos (il faut lire à ce sujet les forums de discussions sur cette… discussion notamment sur les sites de langue anglaise) même si la figure de Judas l’Iscariot, l’un des douze apôtres de Jésus de Nazareth, demeure évanescente et son historicité, douteuse. Amos Oz a du mal à croire qu’un homme comme lui, un homme riche qui avait du bien et jouissait d’une grande domesticité, aurait trahi pour trente deniers (équivalent de 600 euros), d’autant que l’identité de Jésus, qu’il est censé avoir vendue, était connue de tous à Jérusalem, ce n’était pas un scoop. Le baiser de Judas à Jésus n’a rien révélé du tout à ses géôliers. Au fond, en livrant Jésus à ses tortionnaires, Judas n’a fait que lui être fidèle, il lui a obéi puisque Celui qui prétend être le messie et le roi des Juifs veut mourir sur la croix.

Ca discute, qu’est-ce que ca discute dans ce roman qui n’est pourtant jamais bavard, Jérusalem sous la neige dominant en arrière-plan en personnage principal et silencieux, comme si la ville surveillait les faits et dits de chacun. Un vrai pilpoul que cette célébration de l’art de la conversation : beaucoup de conversation, un peu de thé, encore de la conversation, un peu… Parler dans le fol espoir de faire baisser le niveau d’angoisse et d’hystérie nationales. C’est une pièce de théâtre, on sort peu dans les rues car il pleut tout le temps ; cela donne un roman écrit comme un trio pour piano et cordes, allez, disons l’opus 67 en mi mineur, de Chostakovitch !

Parfois le traître est celui qui est en avance sur son temps, comme le général de Gaulle, qui est revenu au pouvoir là-bas en France grâce aux voix des partisans de l’Algérie française et qui ne va pas tarder à les tromper en accordant l’indépendance aux Algériens. Mais après tout, le prophète Jérémie n’était-il pas tenu pour traitre par la populace ? N’a-t-il pas connu la prison et l’exil pour avoir annoncé l’arrivée des Chaldéens, prédit la destruction de Jérusalem et l’exil des Judéens à Babylone à cause de leur manque de foi et la destruction de nombreux peuples étrangers, royaumes et cités ? Traitre, même Herzl le fut un temps aux yeux de ceux qui ne le pardonnaient pas de se décourager en envisageant la résurrection d’Israël loin de la Palestine historique. Et Ben Gourion, favorable à la solution des deux Etats ? Tous des traitres !

Oz a de la compassion, de l’empathie mais s’il croit en une certaine justice, il ne croit pas en l’amour universel. Ses personnages nous laissent dans l’irrésolution même si par la vertu de la conversation, ils donnent l’impression d’avoir fait un pas l’un vers l’autre, surtout le jeune thésard Shmuel Asch que l’expérience a déniaisé et dessalé. Militant de gauche et sioniste cela va sans dire, Amos Oz n’a cessé depuis des années d’œuvrer pour la paix et la coexistence de deux Etats, israélien et palestinien. Il n’a jamais trahi ses convictions politiques, et moins encore la littérature. A toujours creusé le même sillon dans ces deux registres. Pourtant, c’est peu dire que le qualificatif de « traitre » lui colle à la peau. Il ne se passe guère de semaine sans que dans une émission, un tract ou un journal, des extrémistes le lui accolent pour avoir osé dénoncer leur conception du Grand Israël. D’ailleurs son père et son fils s’appellent Yehuda. “Je suis donc le fils et le père de Judas!” s’amuse-t-il dans les interviews. Et puis quoi, il serait incroyable que le baiser le plus célèbre de l’histoire ne soit pas un acte d’amour mais de trahison, de déloyauté, d’infidélité…

(Photo Louis Stettner)

Cette entrée a été publiée dans Littérature étrangères.

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1 850 Réponses pour Le traître est parfois juste un peu en avance sur son temps

Widergänger dit: 12 janvier 2017 à 16 h 01 min

Un penseur professionnel, c’est quelqu’un qui fonctionne comme un joueur d’échec capable de prévoir plusieurs coups à l’avance les objections de son adversaire : Onfray est capable de prévoir les objections de l’objection de l’objection de l’objection. Au moins. On voit ça aussi avec Attali qui est un type prodigieusement intelligent.

Janssen J-J dit: 12 janvier 2017 à 15 h 59 min

@14.37, (spécial dames) plutôt que de prendre le risque de tomber en panne ou de mal b.onder, mieux vaut s’entraîner à devenir asexuel, ce qu’enseignaient à juste titre les pères jésuites, et que n’a pas bien compris l’un de leurs disciples menthulés pas mal tartrufié. D’autant que, dans la nature, il n’est nul besoin de « père » pour se reproduire à pq…, c clair.
https://lejournal.cnrs.fr/videos/lenigmatique-sexualite-de-la-truffe

Widergänger dit: 12 janvier 2017 à 15 h 56 min

Onfray est un esprit vif, c’est vrai. Quand on voit la lenteur des élèves d’aujourd’hui à mettre ensemble deux idées qui se tiennent, on mesure l’écart…

Widergänger dit: 12 janvier 2017 à 15 h 53 min

Proust et les signes, de Deleuze, j’ai lu ça quand j’étais en khâgne, ça fait une paye ! Faudrait que je me le relise, tiens.

Sergio dit: 12 janvier 2017 à 15 h 51 min

« le général de Gaulle, qui est revenu au pouvoir là-bas en France grâce aux voix des partisans de l’Algérie française et qui ne va pas tarder à les tromper en accordant l’indépendance aux Algériens. »

Il en était conscient ; dans l’un de ses ours, il glisse approximativement : « Chaque fois que j’ai réussi quelque chose, j’ai eu l’impression de perdre une partie de mon âme »…

Delaporte dit: 12 janvier 2017 à 15 h 50 min

Il faut plus de temps pour lire tous les bouquins d’Onfray que lui-même n’en a mis à les écrire. Cet homme est une machine à penser plus vite que son ombre. Le lecteur est épuisé avant même d’avoir commencé.

Widergänger dit: 12 janvier 2017 à 15 h 50 min

En tout cas, ce qui paraît certain, c’est que Amos Oz se tient au courant des dernières découvertes scientifiques et débats d’idées au sujet de la mécanique quantique. À mon avis, il doit faire comme moi, regarder youtube et les physiciens qui exposent les thèses de la mécanique quantique qui contestent l’insuffisance de l’explication de l’évolution par la sélection darwinienne. Cette thèse est aujourd’hui par terre et ne tient plus du tout la route. Son personnage, Gershom Wald s’en fait l’écho.

Widergänger dit: 12 janvier 2017 à 15 h 37 min

C’était fait pour ça, mon pauvre chéri ! Tu penses bien qu’avec des énergumènes de ton acabit, faut prévoir ses arrières.

gardel dit: 12 janvier 2017 à 15 h 34 min

@ Pablo
« Tu veux dire quoi? Que la littérature en général et la poésie en particulier sont inutiles puisqu’on peut dire les choses de façon banale »? Non Pablo, ce que je veux dire est que je me méfie du prestige universel de ces mots – littérature, poésie -, de facile emploi et de perception variable, où le label de ces deux mots relève d’une juridiction aussi vaste que discrétionnaire quant à son usage, entre le sublime et le kitsch, selon. Ce que je voulais signaler dans le cas de Miro était sa volonté – son ambition légitime – de « faire » littérature, de mettre du joli dans ses images (comme c’était le cas de mon exemple du « poète » galicien de la rúa) : « … hebra de sol, desnudándole el delicioso vello de almendra de su nuca ». O combien j’aurais préféré, je préfère, le cortazarien « un chorrito de agua en el pescuezo ». Je crois que si bien la littérature et la poésie sont une affaire de langage et de mots, ces derniers ont besoin aussi d’un contexte. Quelle découverte! Rien de plus « banal » que le mot final de Molly : « oui je veux oui », lequel, isolé, n’a pas de sens. Quoi de plus « banal » que les mots d’un haiku?

Janssen J-J dit: 12 janvier 2017 à 15 h 27 min

Cette année 2017, je vais essayer de lire tous les livres publiés par Michel Onfray. Car chaque livre de Michel Onfray constitue un immense événement, et parvenu à la centaine, on sait qu’à 60 ans, la vie ne fait que commencer, et que l’on peut encore en produire le double. Il faut donc nous tenir à sa hauteur, car il va encore mieux nous faire percevoir les justes voies de la navigation vers l’avenir radieux du passé à partir d’informations de première main sur l’obscurité du passé de l’avenir du monde, c clair.

Jean dit: 12 janvier 2017 à 14 h 59 min

Mais j’ai pas dit ça justement, mon jean ! J’ai bien spécifié au contraire que les Arabes qui le souhaitaient pouvaient rester en Israël. Les autres, dehors ! (Widergänger)

Y m’énerve !

Sergio dit: 12 janvier 2017 à 14 h 37 min

Pablo75 dit: 12 janvier 2017 à 12 h 10 min
beaucoup empêche de ban.der, j’imagine.

Bé houi, c’est un vasodilatateur ; donc ça marche, mais dans le mauvais sens…

christiane dit: 12 janvier 2017 à 14 h 31 min

Bérénice, de tous les intervenants c’est vous dont je retiens les questions sur le lien (filial ?) entre Dieu et le Christ. Vous avez une innocence pour poser des questions qui est touchante.
Dans la marée scatologique et érotique (spécial messieurs) qui recouvre cet espace, ce matin, je retiens encore votre lien psychanalytique, fort intéressant.
Il m’a donné envie d’essayer mes nouvelles lunettes sur un livre lu il y a très longtemps, une petite merveille. Il s’agit de Proust et les signes de Gilles Deleuze. (Ce n’est plus un livre c’est un parcours de stries, de passages entourés, de mots soulignés, de questions et notes dans les marges.)
Et voilà que page 86/87 je trouve une réponse à votre dernière question de la nuit. C’est dans le chapitre « Série et groupe ». Il suffit de remplacer les noms de « Proust » et « d’Albertine » par « Dieu » (ou le « Fils ») pour que ça donne cette réponse :
« Mais à mesure que la série s’approche de sa propre loi, et notre capacité d’aimer de sa propre fin, nous pressentons l’existence du thème originel ou de l’idée, qui ne dépasse pas moins nos états subjectifs que les objets dans lesquels elle s’incarne.
(…) Chaque amour emprunte lui-même une forme de série. Les petites différences et les rapports contrastés que nous trouvons d’un amour à l’autre, nous les rencontrons déjà dans un même amour : d’un « Dieu » à l’autre, puisque « Dieu » a de multiples visages. Précisément, ces visages ne sont pas sur le même plan; ils s’organisent en série;(…)
« Je sentais bien maintenant qu’avant de l’oublier tout à fait, avant d’atteindre à l’indifférence initiale, il me faudrait, comme un voyageur qui revient par la même route au point d’où il est parti, traverser en sens inverse tous les sentiments par lesquels j’avais passé avant d’arriver à mon grand amour » (AD, III, 558)
Ainsi des étapes jalonnent l’oubli, comme une série renversée(…). L’être aimé fait d’abord partie d’un groupe, où il n’est pas encore individualisé.
Alors la souffrance de notre sensibilité force notre intelligence à chercher le sens du signe et de l’essence qui s’y incarne. »
Et pour le reniement de Pierre :
p.96
« Les choses cachées ne cessant pas de s’ajouter les unes aux autres, et de grossi comme une noire boule de neige, le menteur est toujours trahi : en effet, inconscient de cette progression, il maintient un même écart entre ce qu’il avoue et ce qu’il nie. Ce qu’il nie augmentant, il avoue de plus en plus. » (CS2,I, 279)
et pour la lecture de la Bible :
(p.112) « Tout est impliqué, tout est compliqué, tout est signe, sens, essence. Tout existe dans ces zones obscures où nous pénétrons comme dans des cryptes, pour y déchiffrer des hiéroglyphes et des langages secrets. L’égyptologue, en toutes choses, est celui qui parcourt une initiation – l’apprenti.(…) la vérité est l’aventure propre de l’involontaire (…) plus important que le philosophe, le poète. »
Lumineux ! Merci Deleuze, merci Proust et merci Bérénice !
AD Albertine disparue
CS2 Du côté de chez Swann, 2

Petit Rappel dit: 12 janvier 2017 à 14 h 27 min

Les Dames patronesses de tous sexes d’aujourd’hui ont pour Saints les invertis d’hier, et leur cousent toute une légende dorée aussi discutable que la précédente.
Qu’y faire? rien, laisser passer.

bérénice dit: 12 janvier 2017 à 14 h 00 min

Pablo 11h51 ne connaît pas la panne qui s’origine vraisemblablement dans un confuse angoisse de l’échec au moment où justement il faudrait performer, quoi sans raison et sans haine, mon corps a tant de peine!

Phil dit: 12 janvier 2017 à 13 h 56 min

deuxième coup d’oeil furtif sur le prestigious blog. no change, baroz revisite la rimbe comme Brialy en son temps. l’Amos à passou l’a dans l’os.

bérénice dit: 12 janvier 2017 à 13 h 55 min

gangrène généralisée. Sanglots longs de l’automne rapportés par sa soeur. Nox.

Tumeur du genou , lymphome.

bouguereau dit: 12 janvier 2017 à 13 h 51 min

rimbo c’est dvenu un lieu commun..qule tram qu’est pas passé dsus..et hencore..’on’ sait que c’est pour ça qui boitait..mais c’est une redite pour robinoud..jle dis pour dracul

Mohawk dit: 12 janvier 2017 à 13 h 50 min

Rimbaud: poésie (latine, puis française), fugues et bohême, traffic d’armes dans la corne de l’Afrique et l’Arabie (probablement d’esclaves aussi), retour à Marseille, gangrène généralisée. Sanglots longs de l’automne rapportés par sa soeur. Nox.

bérénice dit: 12 janvier 2017 à 13 h 47 min

Et n’en parlons pas de la fatigue, la faim, le froid… Pas très érotique tout ça.

Les temps de guerre avec tous ce que cela suppose continuent d’être en plus des autres violences le moment où le plus de viols sont commis, le viol reste un des dommages collatéraux dénoncés par les observateurs et diverses ONG quels que soient les pays ou les conflits se déroulent, c’est un temps de débordement où la morale n’existe plus, viols, tortures, exécutions sommaires et sans motifs autres que la vengeance ou expression des vainqueurs provisoires d’une humiliation supplémentaire , une sorte de trophée après la victoire ou pratiques barbares qui accompagnent les conflits.

Pablo75 dit: 12 janvier 2017 à 13 h 40 min

Et si la clé était astrologique?

« Arthur Rimbaud, poète génial et avant-gardiste, polyglotte, explorateur et aventurier, était triple Balance, puisque né avec le Soleil, l’ascendant et la Lune dans ce signe ! […] Toujours dans son thème, Vénus, également en Balance, en maison XII ce qui souligne les souffrances affectives qui le déchirèrent, est proche de l’ascendant : la planète de l’amour, maîtresse de ce signe si souvent tourné vers la beauté et la séduction, est au trigone de Saturne (le temps et la constance), ce qui nous montre Rimbaud sous un jour inaccoutumé. On nous a habitué à l’image du diable adolescent, buveur d’absinthe et à ses frasques homosexuelles avec Verlaine (qui en vint à lui tirer dessus, tant il en était fou), comme si sa vie de voyageur n’avait pas eu d’importance puisqu’il n’écrivait plus. On sait pourtant qu’il vécut de remarquables heures en Abyssinie, enluminées d’exaltantes aventures avec de jolies femmes africaines. »

http://bernardlastrologue.blogspot.fr/2008/09/rimbaud-et-lquinoxe-dautomne.html

la vie dans les bois dit: 12 janvier 2017 à 13 h 39 min

Dans la religion chrétienne, à laquelle on n’appartient pas de père en fils, on n’est pas obligé de faire des pelérinages à Jerusalem, ou de s’intéresser à l’histoire d’ Israel au XXIème siècle. C’est ça k’est bien aussi.

bouguereau dit: 12 janvier 2017 à 13 h 39 min

Y. Michaud raconte qu’il est contre la bienveillance, qu’on ne peut plus fonder une politique là dessus

..core un qu’à mal au cul..c’est une maladie

bouguereau dit: 12 janvier 2017 à 13 h 36 min

Lui confieriez vous les clés de votre Maserati ?

rimbo en chauffeur de maitre..t’es mauvais en recrutement jicé..chte confirais pas ma filiale de honkong

Janssen J-J dit: 12 janvier 2017 à 13 h 33 min

aujourd’hui j’ai trop rien à dire, j’suis un peu trop écoeuré, tout devient vraiment dégueulasse. Normal, on est le 12 janvier ; demain, ça ira mieux. Y. Michaud raconte qu’il est contre la bienveillance, qu’on ne peut plus fonder une politique là dessus. La RDL lui donne

Jibé dit: 12 janvier 2017 à 13 h 30 min

De même, Rimbaud, poète de la fin du XIXe siècle, annonce, précède, deux grands poètes en prose du XXe siècle : Le Proust de la Recherche… et le Genet du Journal du voleur.

Jibé dit: 12 janvier 2017 à 13 h 25 min

Le sordide n’est-il pas l’autre face du sublime, Pablo ?

Ainsi, du jeune soldat tué par les Prussiens en 1870, guerre qui annonce 14-18 et 39-45, Rimbaud tirera Le dormeur du val :

« C’est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit. »

Pablo75 dit: 12 janvier 2017 à 13 h 11 min

@ Jibé

« Goncourt affirme, dans son « Journal », que certains soirs, au café, le pur auteur du « Bateau ivre » couchait sa tête… »

La citation exacte: « Aujourd’hui, Rollinat parlait de Rimbaud, l’amant de Verlaine, ce glorieux de l’abomination, de la dégoûtation, qui arrivait au café et, se couchant la tête sur le marbre d’une table, criait tout haut : « Je suis tué, je suis mort. X*** m’a enculé toute la nuit… je ne puis plus retenir ma matière fécale. » (Goncourt. Journal, 18 avril 1886).

Et quelques années après: « Daudet remémore le cynisme de la parole de Rimbaud, jetée tout haut en plein café et disant de Verlaine : « Qu’il se satisfasse sur moi, très bien ! Mais ne veut-il pas que j’exerce sur lui ? Non, non, il est vraiment trop sale et a la peau trop dégoûtante ! »
(Goncourt. Journal, 8 février 1891).

JC..... dit: 12 janvier 2017 à 12 h 58 min

Rimbaud reste pour les gens sensés – dont nous sommes non ? sinon à quoi servent les lectures – un fada de plus, monté en épingle par les medias d’époque.

Lui confieriez vous les clés de votre Maserati ? votre tourterelle préférée ? vos chats ? votre clebs ? votre belle mère et sa fille ? la procuration sur vos comptes ? la garde d’un hangar vous appartenant, plein d’exemplaires de Mein Kampf qui se vendent dans le 93 comme petits pains au chocolat de l’autre gland ?….

Jibé dit: 12 janvier 2017 à 12 h 52 min

« Or, tout dernièrement, m’étant trouvé sur le point de faire le dernier couac ! »

Le coup de pistolet de Verlaine à Bruxelles ?

Jibé dit: 12 janvier 2017 à 12 h 49 min

Après son aventure avec Verlaine, Rimbaud écrit « Une Saison en enfer », abandonnant le ver pour la prose, sur le modèle de Baudelaire (mort quatre ans plus tôt) et aussi de Verlaine.
Ecriture limpide et claire et, de ce fait, encore plus complexe :

« Jadis, si je me souviens bien, ma vie était un festin où s’ouvraient tous les cœurs, où tous les vins coulaient.

Un soir, j’ai assis la Beauté sur mes genoux. – Et je l’ai trouvée amère. – Et je l’ai injuriée.

Je me suis armé contre la justice.

Je me suis enfui. Ô sorcières, ô misère, ô haine, c’est à vous que mon trésor a été confié !

Je parvins à faire s’évanouir dans mon esprit toute l’espérance humaine. Sur toute joie pour l’étrangler j’ai fait le bond sourd de la bête féroce.

J’ai appelé les bourreaux pour, en périssant, mordre la crosse de leurs fusils. J’ai appelé les fléaux, pour m’étouffer avec le sable, avec le sang. Le malheur a été mon Dieu. Je me suis allongé dans la boue. Je me suis séché à l’air du crime. Et j’ai joué de bons tours à la folie.

Et le printemps m’a apporté l’affreux rire de l’idiot.

Or, tout dernièrement, m’étant trouvé sur le point de faire le dernier couac ! j’ai songé à rechercher la clef du festin ancien, où je reprendrais peut-être appétit.

La charité est cette clef. – Cette inspiration prouve que j’ai rêvé !

« Tu resteras hyène, etc. » se récrie le démon qui me couronna de si aimables pavots. « Gagne la mort avec tous tes appétits, et ton égoïsme et tous les péchés capitaux. »

Ah ! j’en ai trop pris : – Mais, cher Satan, je vous en conjure, une prunelle moins irritée ! et en attendant les quelques petites lâchetés en retard, vous qui aimez dans l’écrivain l’absence des facultés descriptives ou instructives, je vous détache des quelques hideux feuillets de mon carnet de damné. »

Widergänger dit: 12 janvier 2017 à 12 h 42 min

La double causalité en mécanique quantique permet de réhabiliter ce qu’Aristote nommait la « cause finale ». D’où l’idée que l’univers soit animé d’un projet.

Il est clair que le projet final c’est de mettre au monde D.ieu. D.ieu n’est pas une hypothèse, c’est un projet messianique porté par le peuple d’Israël. Un projet « fatiguant » comme dit Attali. Pour le peuple d’Israël et encore plus sans doute pour les autres, que les Juifs énervent avec leur projet. Mais c’est l’immense problème que les gens comme Amos Oz veulent nier. Mais c’est le projet à l’œuvre sur la terre depuis plus de trois mille ans maintenant et qui a maintenu le peuple d’Israël en vie malgré toutes les catastrophes qui lui sont tombées dessus. Et malgré le reste du monde qui le hait.

Jibé dit: 12 janvier 2017 à 12 h 39 min

Pour le « voyant » Rimbaud, le poète doit se livrer au dérèglement de tous les sens, WGG. La condition sine qua non…

et alii dit: 12 janvier 2017 à 12 h 38 min

“Les passions dont nous prétendons tous avoir honte sont le principal soutien d’une société” Bernard Mandeville “La Fable des Abeilles” (1714)

Widergänger dit: 12 janvier 2017 à 12 h 35 min

Je crois justement que c’est plus compliqué que ça, Jibé ! Il y a tout un jeu de miroir pour savoir qui parle dans Une sainson en enfer qui fait toute la difficulté de la lecture. Faut lire les analyses de Guyot, le très grand spécialiste de Rimbaud, celui qui a publié la Pléiade.

Widergänger dit: 12 janvier 2017 à 12 h 32 min

Justement je reçois une info importante : ex-æquo démographique entre femmes juives et arabes en Israël. Conséquences sur la société israélienne à 13h, i24news.

Jibé dit: 12 janvier 2017 à 12 h 29 min

Généralement, Rimbaud, dit « l’époux infernal » faisait sa fête à Verlaine, baptisé « la vierge folle ». Mais le contraire était possible.

Goncourt affirme, dans son « Journal », que certains soirs, au café, le pur auteur du « Bateau ivre » couchait sa tête sur le marbre du guéridon et criait devant Maurice Rollinat : « Je suis tué ! Je suis mort. Il m’a enc.ulé toute la nuit… Je ne puis plus retenir ma matière fécale ! »

Où va se nicher le génie poétique ?!

William Legrand dit: 12 janvier 2017 à 12 h 25 min

12 heures 10 : ce n’est pas ce qu’on dit au Camp à Nella où tout le monde sait que JC est impuissant depuis son accident de scoutère à l’âge de 12 ans, les gens rigolent, nous dit cette chère Madame Verniglia toujours au courant de tout et de tous

Widergänger dit: 12 janvier 2017 à 12 h 23 min

Mais j’ai pas dit ça justement, mon jean ! J’ai bien spécifié au contraire que les Arabes qui le souhaitaient pouvaient rester en Israël. Les autres, dehors !

Widergänger dit: 12 janvier 2017 à 12 h 22 min

Prendre en compte un fait d’importance tout de même ! Les extraterrestres, ceux-là mêmes qui viennent sur la terre inscrire des crop circles sont venus prendre deux photos du Mont du Temple. Mais rien au-dessus de La Mecque. La Mecque ça n’existe pas pour les extraterrestres !

Jean dit: 12 janvier 2017 à 12 h 21 min

Le style des posts de Widergänger ressemble à s’y méprendre à celui des communiqués de la Propagandastaffel. Du reste, sa revendication d’une Palestine pour les seuls Juifs est manifestement une resucée de la théorie nazie de l’espace vital. Encore un qui a dû se tromper de camp et d’époque.

Mohawk dit: 12 janvier 2017 à 12 h 20 min

Le gros beauf ne connait pas le scalp (SCALP) – genre Inglorious Bastards. On lui réservra un gode save the queen king size.

Widergänger dit: 12 janvier 2017 à 12 h 17 min

Dans son prochain roman, Amos Oz va nous parler du chat de Schrödinger, je parie.

Pas mal de discussions philosophiques aussi dans le roman de Shabtaï.

JC..... dit: 12 janvier 2017 à 12 h 15 min

Widergänger dit: 12 janvier 2017 à 12 h 12 min

Non. Hypothèse intéressante…. sans plus. Estimable, peut être, mais aucune certitude, aucune preuve.

Pablo75 dit: 12 janvier 2017 à 12 h 12 min

@ Jibé

« Et puis, sous la Commune, une ivresse de sang et de mort devait aussi agir… »

Oui, pour empêcher de ban.der…

Widergänger dit: 12 janvier 2017 à 12 h 12 min

Le personnage de Gershom Wald dans le roman remet en cause le darwinisme. On ne peut que l’approuver. Cela va dans le sens des découvertes récentes de la mécanique quantique. Le darwinisme est une erreur fondamentale dans sa conception de l’évolution par la sélection. La mécanique quantique permet de dire aujourd’hui qu’il y a à l’évidence dans l’univers un projet. Un projet qui aboutit à l’homme pour l’instant et dont le peuple d’Israël est le porteur. D’où la haine qu’il suscite.

JC..... dit: 12 janvier 2017 à 12 h 10 min

« Mais j’imagine qu’un type ivre ne peut pas le faire. Je suppose qu’il y a dans la salle des personnes plus informés que moi sur la question… » (Pablo)

Ayant toujours copulé dès mon plus jeune âge dans des circonstances d’ivresse absolue quasi rimbaldienne (seul moyen pour moi d’échapper aux fondations morales d’une éducation chez les Jésuites régissant des relations humaines harmonieusement contraintes), je peux vous garantir que ce que vous appelez « bandaison », et que je préfère évoquer sous l’expression « crise de mentulite aigue » est liée certes très étroitement aux autres activités de votre agenda (difficile au bureau en réunion stratégique), mais essentiellement aux qualités premières de votre, ou vos, compagne(s), de jeux lubriques ! …

Dieu a créé l’homme, uniquement comme faire valoir des femmes…

Pablo75 dit: 12 janvier 2017 à 12 h 10 min

@ Jibé

« Viol et ivresse ne sont pas incompatibles, au contraire »

Oui, mais à quel degré? Un peu d’alcool désinhibe, mais beaucoup empêche de ban.der, j’imagine.

Mohawk dit: 12 janvier 2017 à 12 h 09 min

le cœur désigne le sexe de l’homme » (Revue Europe, numéro spécial Rimbaud, mai-juin 1973, pages 114-132). »

A quoi n’était-on pas réduit avant de pouvoir s’enQler en place publique ?
Des héros, ces invertis d’autrefois, considérés comme des malades mentaux.
Quelle aventure pour le Rimbaud de 2017, poursuivi par les drones ou monitoré par son bracelet de sécurité…

Jibé dit: 12 janvier 2017 à 12 h 05 min

Viol et ivresse ne sont pas incompatibles, au contraire, Pablo.

« Une étude de 2009 sur les agressions sexuelles dans les campus américains révèle qu’à la fin de leur cursus, presque 20% des étudiantes auront été agressées, la plupart du temps par un de leurs camarades de classe. Très peu le signalent aux autorités. La même étude montre que plus de 80% des agressions sexuelles dans les campus impliquent l’absorption d’alcool.
Souvent, l’homme et la femme ont bu tous les deux. Les hommes ont tendance à utiliser l’excuse de l’ivresse pour justifier leur comportement, comme l’illustre cette vue d’ensemble des recherches menées sur les agressions sexuelles liées à l’alcool dans les campus par Antonia Abbey, professeur de psychologie à la Wayne State University, tandis que pour beaucoup de femmes, avoir été ivre suscite un sentiment de culpabilité et de honte. »

Pablo75 dit: 12 janvier 2017 à 12 h 00 min

@ Jibé

« Ce n’est pas la première fois que Rimbaud écrit « coeur » en place du mot « sexe », Pablo. Dans « Un coeur sous une soutane », le coeur signifie « la b.ite »… ».

Je ne discute pas les messages cachés des poèmes (on pourrait parler du contenu érotique de ceux de Mallarmé) mais je dis que beaucoup d’écrivains écrivent sur leurs fantasmes. Et pour moi ce poème de Rimbaud sent le fantasme.

Widergänger dit: 12 janvier 2017 à 12 h 00 min

Mais non, c’est des konneries. S’il avait voulu écrire sexe, il l’aurait fait ! Le cœur c’est autre chose. En rapport avec Mme Guyon et la crise du cœur ! Sans doute, ou quelque chose de ce genre.

Jibé dit: 12 janvier 2017 à 11 h 52 min

« Dans sa nouvelle licencieuse Un cœur sous une soutane et dans certains de ses poèmes, Rimbaud utilise ce terme de façon équivoque, avec de constantes allusions sexuelles. Voir par exemple ce quatrain d’Oraison du soir : « Tels que les excréments chauds d’un vieux colombier, / Mille rêves en moi font de douces brûlures : / Puis par instants mon cœur triste est comme un aubier / Qu’ensanglante l’or jeune et sombre des coulures. » (symboles phalliques conjugués du cœur triste et de l’arbre printanier). Dans leur article Les zolismes de Rimbaud, Marc Ascione et Jean-Pierre Chambon l’affirment et le démontrent définitivement : « d’une manière générale dans l’œuvre de Rimbaud tout entière, le cœur désigne le sexe de l’homme » (Revue Europe, numéro spécial Rimbaud, mai-juin 1973, pages 114-132). »

Pablo75 dit: 12 janvier 2017 à 11 h 51 min

@ bérénice

« la toxicité de l’alcool nuit à la longue sur la capacité érectile, elle serait toujours selon vous immédiate et quel que soit le degré d’alcoolisation d’un éventuel violeur? »

Je suis mal placé pour répondre à cette question: je n’ai jamais été saoul et je n’ai jamais eu des problèmes de « capacité érectile » (il serait plus juste de dire que, détestant, en tout, les choses mal faites, je ne me suis jamais trouvé dans des situations érotiques où aurait pu être compliqué de ban.der). Mais j’imagine qu’un type ivre ne peut pas le faire. Je suppose qu’il y a dans la salle des personnes plus informés que moi sur la question…

bérénice dit: 12 janvier 2017 à 11 h 49 min

Ce qui permettrait à l’état d’enregistrer en compensation partielle une hausse de ses rentrées en l’espèce des contributions et taxations: TVA, impôts sur l’entreprise et les particuliers.

Candide dit: 12 janvier 2017 à 11 h 48 min

GENIE :
Il est l’affection et le présent, puisqu’il a fait la maison ouverte à l’hiver écumeux et à la rumeur de l’été, – lui qui a purifié les boissons et les aliments – lui qui est le charme des lieux fuyants et le délice surhumain des stations.
Il est l’affection et l’avenir, la force et l’amour que nous, debout dans les rages et les ennuis, nous voyons passer dans le ciel de tempête et les drapeaux d’extase.
Il est l’amour, mesure parfaite et réinventée, raison merveilleuse et imprévue, et l’éternité : machine aimée des qualités fatales.
Nous avons tous eu l’épouvante de sa concession et de la nôtre : ô jouissance de notre santé, élan de nos facultés, affection égoïste et passion pour lui, lui qui nous aime pour sa vie infinie…
Et nous nous le rappelons, et il voyage… Et si l’Adoration s’en va, sonne, sa promesse sonne : « Arrière ces superstitions, ces anciens corps, ces ménages et ces âges. C’est cette époque-ci qui a sombré ! »
Il ne s’en ira pas, il ne redescendra pas d’un ciel, il n’accomplira pas la rédemption des colères de femmes et des gaîtés des hommes et de tout ce péché : car c’est fait, lui étant, et étant aimé.
O ses souffles, ses têtes, ses courses ; la terrible célérité de la perfection des formes et de l’action.
O fécondité de l’esprit et immensité de l’univers.
Son corps ! Le dégagement rêvé, le brisement de la grâce croisée de violence nouvelle !
Sa vue, sa vue ! tous les agenouillages anciens et les peines relevés à sa suite.
Son jour ! l’abolition de toutes souffrances sonores et mouvantes dans la musique plus intense.
Son pas ! les migrations plus énormes que les anciennes invasions.
O lui et nous ! l’orgueil plus bienveillant que les charités perdues.
O monde ! et le chant clair des malheurs nouveaux !
Il nous a connus tous et nous a tous aimés. Sachons, cette nuit d’hiver, de cap en cap, du pôle tumultueux au château, de la foule à la plage, de regards en regards, forces et sentiments las, le héler et le voir, et le renvoyer, et sous les marées et au haut des déserts de neige, suivre ses vues, ses souffles, son corps, son jour

Widergänger dit: 12 janvier 2017 à 11 h 47 min

Une sorte de vision christique d’une nouvelle religion universelle (Génie). Ce qui fait la beauté de ce poème c’est l’harmonie parfaite entre le projet métaphysique énoncé et l’énonciation (rythme, allitération, assonance, types de phrase, l’opposition lui/nous, mystère de ce nous comme un intercesseur, etc).

bérénice dit: 12 janvier 2017 à 11 h 45 min

jibé et puis tout le monde sait que le siège du coeur chez les hommes se situe sous la ceinture, devant ou derrière.

bérénice dit: 12 janvier 2017 à 11 h 43 min

Ou aussi concernant le revenu universel , à permettre une reprise de la croissance économique budgétée et soutenue par l’état en permettant aux ménages d’augmenter leurs consommations tout en assurant la possibilité d’une épargne .

Jibé dit: 12 janvier 2017 à 11 h 41 min

Ce n’est pas la première fois que Rimbaud écrit « coeur » en place du mot « sexe », Pablo. Dans « Un coeur sous une soutane », le coeur signifie « la b.ite »…

bérénice dit: 12 janvier 2017 à 11 h 40 min

Bouguereau, en l’occurrence nous touchons là soit à la croyance soit au mécanisme créatif, ce qui revient au même. Au commencement était le Verbe.

Jibé dit: 12 janvier 2017 à 11 h 38 min

Génie

Il est l’affection et le présent puisqu’il a fait la maison ouverte à l’hiver écumeux et à la rumeur de l’été, lui qui a purifié les boissons et les aliments, lui qui est le charme des lieux fuyants et le délice surhumain des stations. Il est l’affection et l’avenir, la force et l’amour que nous, debout dans les rages et les ennuis, nous voyons passer dans le ciel de tempête et les drapeaux d’extase.
Il est l’amour, mesure parfaite et réinventée, raison merveilleuse et imprévue, et l’éternité : machine aimée des qualités fatales. Nous avons tous eu l’épouvante de sa concession et de la nôtre : ô jouissance de notre santé, élan de nos facultés, affection égoïste et passion pour lui, lui qui nous aime pour sa vie infinie…
Et nous nous le rappelons et il voyage… Et si l’Adoration s’en va, sonne, sa promesse sonne : « Arrière ces superstitions, ces anciens corps, ces ménages et ces âges. C’est cette époque-ci qui a sombré ! »
Il ne s’en ira pas, il ne redescendra pas d’un ciel, il n’accomplira pas la rédemption des colères de femmes et des gaîtés des hommes et de tout ce pêché : car c’est fait, lui étant, et étant aimé.
Ô ses souffles, ses têtes, ses courses ; la terrible célérité de la perfection des formes et de l’action.
Ô fécondité de l’esprit et immensité de l’univers !
Son corps ! le dégagement rêvé, le brisement de la grâce croisée de violence nouvelle !
Sa vue, sa vue ! tous les agenouillages anciens et les peines relevés à sa suite.
Son jour ! l’abolition de toutes souffrances sonores et mouvantes dans la musique plus intense.
Son pas ! les migrations plus énormes que les anciennes invasions.
Ô lui et nous ! l’orgueil plus bienveillant que les charités perdues.
Ô monde ! et le chant clair des malheurs nouveaux !
Il nous a connus tous et nous a tous aimés. Sachons, cette nuit d’hiver, de cap en cap, du pôle tumultueux au château, de la foule à la plage, de regards en regards, forces et sentiments las, le héler et le voir, et le renvoyer, et sous les marées et au haut des déserts de neige, suivre ses vues, ses souffles, son corps, son jour.

bouguereau dit: 12 janvier 2017 à 11 h 37 min

de plus en temps d’insurrection on peut aussi envisager la menace sous le coup d’une arme s’ajoutant au barrage du nombre où peut-être subsistait un « caporal » en fonction

..jle crois pas

bérénice dit: 12 janvier 2017 à 11 h 36 min

Bouguereau, oui cela pourrait remplir cette fonction également, cela équivaudrait pour les plus démunis à une hausse du RSA actuel, pour les autres un tel apport servirait à l’épargne qui pourrait soutenir un état de plus en plus débiteur?

bouguereau dit: 12 janvier 2017 à 11 h 33 min

un seuil de décence à partir duquel les individus pourraient consacrer ou non leur énergie

nan..c’est pour que le hors jeux ne soit pas tenté par la révolte..qu’il ne menace pas lordre hétabli

bouguereau dit: 12 janvier 2017 à 11 h 30 min

mais pas toi, mon pauvre bouguereau

j’ai pas d’ampatie automatique pour les happy few dracul..tu marques hun point..pour un banquier quelquepart au baamasse

bérénice dit: 12 janvier 2017 à 11 h 29 min

l’Obs, j’adressais la même question, le revenu universel serait comme une allocation familiale ( soumise quant à elle à un plafond de ressources que certains candidats veulent rehausser) versée à chaque individu en âge d’activité professionnelle comme pour créer un seuil de décence à partir duquel les individus pourraient consacrer ou non leur énergie, leur compétence et leur volonté à trouver un emploi ou à créer leur propre entreprise.

bouguereau dit: 12 janvier 2017 à 11 h 27 min

(d’ailleurs, depuis quand les mecs ivres ban.dent?)

pablo est plus pro du pot que dracul..autant son désir de vrai à baroz peut ête une manière dhommage drolatique..autant ces insight d’impuissances de bidasses le mette à mal..

bérénice dit: 12 janvier 2017 à 11 h 25 min

Pablo, la toxicité de l’alcool nuit à la longue sur la capacité érectile, elle serait toujours selon vous immédiate et quel que soit le degré d’alcoolisation d’un éventuel violeur? Ce qu’il décrit dans ce poème est un viol applaudi par une bande de gaillards spectateurs, on peut imaginer le traquenard et la contrainte, de plus en temps d’insurrection on peut aussi envisager la menace sous le coup d’une arme s’ajoutant au barrage du nombre où peut-être subsistait un « caporal » en fonction.

Jibé dit: 12 janvier 2017 à 11 h 24 min

« Bien sûr que j’en fais partie »

J’attends avec impatience ton explication de texte du poème du Coeur supplicié, WGG !

obs dit: 12 janvier 2017 à 11 h 22 min

« Salaire minimum ou revenu universel, c’est la même chose »

Non, le SMIC existe déjà…ça fait une sacré différence!

Widergänger dit: 12 janvier 2017 à 11 h 19 min

Salaire minimum ou revenu universel, c’est la même chose et c’est ce que voulait dire D.. 750€/mois. Et la logique infernale qui va avec qu’analyse fort bien D. .

Pablo75 dit: 12 janvier 2017 à 11 h 19 min

@ Jibé

Il « SERAIT, selon ses dires, non avérés à ce jour, revenu dans la capitale et SE SERAIT engagé dans les francs-tireurs, atterrissant à la caserne de Babylone (VIIe). Ce qui lui AURAIT permit de bénéficier d’un toit et d’une solde de trente sous par jour. Là, au milieu de la pagaille généralisée, le jeune Arthur AURAIT essuyé les sarcasmes de communards éméchés et se serait fait sodomiser. »

Trop de conditionnels, Jibé. Et j’ai du mal à croire qu’un jeune grand (il mesurait 1m77) et costaud comme Rimbaud ne puisse pas fuir des types éméchés (d’ailleurs, depuis quand les mecs ivres ban.dent?).

Ça sent le fantasme maso d’un ado à l’imagination débridée, tu ne crois pas?

Widergänger dit: 12 janvier 2017 à 11 h 16 min

C’est typique de la pensée de gauche (Amos Oz) : inventer une fiction politique pour faire valoir ses thèses absurdes de deux états ! Quand l’empire ottoman a été dépecé, on a partagé déjà une fois avec les Arabes. Il n’y a aucune raison de partager le partage une nouvelle fois avec les Arabes. Toute la rhétorique de Shalom archav est une falsification de l’histoire ou un oubli volontaire de l’histoire.

obs dit: 12 janvier 2017 à 11 h 05 min

« La preuve :son refus du salaire minimum »

D, vous êtes sûr qu’il ne s’agirait pas plutôt du revenu universel prôné par B Hamon?

bérénice dit: 12 janvier 2017 à 11 h 05 min

qu’elle n’est pas pretée aux memes protagonistes, ce qui nuit à sa crédibilité

tant il est vrai qu’une signature aurait pu servir à authentifier l’intention poétique, c’est essentiel.

JC..... dit: 12 janvier 2017 à 11 h 05 min

Bérénice,
J’attend la traduction en porno par JiBé de ton poème en français de cette crapulette de Verlaine
Bien à toi
Ton Tite

Petit Rappel dit: 12 janvier 2017 à 11 h 03 min

il me semble -pas le livre ici- qu’Etiemble met en évidence la fabrication après coup de l’anecdote par les exégètes en un temps ou Rimbaud est mythifié, tout en soulignant malignement qu’elle n’est pas pretée aux memes protagonistes, ce qui nuit à sa crédibilité.tantot les exégètes y voient la faute d’une Compagnie de Gardes-républicains (« pious-pious etc justifiait tout », dit-il) tantot d’autres exégètes y placent les Communards. Bref une très sombre histoire fabriquée d’après des interprétations farcesques, et que ne corrobore aucune source d’époque,. les commères littéraires ne manquant pas autour de Rimbaud et Verlaine. Si ça c’était passé, on l’aurait su.

bouguereau dit: 12 janvier 2017 à 11 h 00 min

En France il y a quelques grands lecteurs de Rimbaud, c’est tout. On les compte sur les doigts d’une main peut-être

et toi tu ty comptes..si au moins t’étais l’anulaire que tu te fourres dans l’oignon..konnard absolu

radioscopie dit: 12 janvier 2017 à 10 h 56 min

Widergänger dit: 12 janvier 2017 à 10 h 46 min
« Abravanel, c’était tout simplement un cinglé, et un cinglé qui n’a rien compris etc etc. »

Ne vous excitez pas trop. Abravanel n’ETAIT pas… cf P.A. : « et elle-même fille du défunt Shlatiel Abravanel (…)(faut-il préciser que ce personnage est purement imaginaire ?) ».
Eh bien, oui, il fallait « préciser » même si en précisant cela n’empêche certains esprits de s’échauffer.

bouguereau dit: 12 janvier 2017 à 10 h 56 min

Salaire minimum, en effet = enfoncer dans sa médiocrité de condition 20 pour cent de la population active d’une pays

la technique est hincapabe d’assurer l’pleine hemploi dédé..elle n’a que foute des humanités de meussieu courte sinon pour quelques emplois d’idiot utile pour la représenter..que proposes tu

bouguereau dit: 12 janvier 2017 à 10 h 55 min

Salaire minimum, en effet = enfoncer dans sa médiocrité de condition 20 pour cent de la population active d’une pays

la technique est hincapabe d’assurer l’pleine hemploi dédé..elle n’a que foutre des humanités de meussieu courte sinon pour quelques emplois d’idiot utile pour la représenter..que proposes tu

Widergänger dit: 12 janvier 2017 à 10 h 54 min

Le plus beau, le plus grand poème de Rimbaud, c’est pour moi « Génie ». Chef-d’œuvre absolu et pour toujours. Un poème qui ne vieillit pas. Eternel. Sublime.

Widergänger dit: 12 janvier 2017 à 10 h 52 min

T’inquiète pas, JC ! Au collège, on n’étudie guère que des poèmes qui ne prêtent pas à conséquence, des poèmes du début. Et au lycée, on étudie essentiellement « Aube » mais jamais Une saison en enfer ! Jamais ! Et d’abord parce que c’est beaucoup trop difficile à lire et à comprendre, je dirais même pour le tout venant des profs de lycée, qui ne comprennent rien à Rimbaud.

Rimbaud, on l’étudie essentiellement à l’université. Et encore ! Plutôt dans les programmes de l’agrégation une fois tous les trente ans… En vérité, Rimbaud est peu étudié et très mal lu et encore moins compris par la plupart. En France il y a quelques grands lecteurs de Rimbaud, c’est tout. On les compte sur les doigts d’une main peut-être. Ou de deux, à la limte. Tout le reste nage dans les clichés rimbaldiens du mythe et des âneries habituelles à propos de Rimbaud.

Pablo75 dit: 12 janvier 2017 à 10 h 51 min

Britten dirigeant ses « Illuminations for voice and string orchestra », Op.18 (1939), sur des vers et des poèmes de Rimbaud, en 1963, avec son amant, le tenor Peter Pears:

https://www.youtube.com/watch?v=MfjJSG52jhk

1. Fanfare

J’ai seul la clef de cette parade sauvage.

2. Villes

Ce sont des villes! C’est un peuple pour qui se sont montés ces Alleghanys et ces Libans de rêve! Des chalets de cristal et de bois se meuvent sur des rails et des poulies invisibles. Les vieux cratères ceints de colosses et de palmiers de cuivre rugissent mélodieusement dans les feux…Des cortèges de Mabs en robes rousses, opalines, montent des ravines. Là-haut, les pieds dans la cascade et les ronces, les cerfs tètent Diane. Les Bacchantes des banlieues sanglotent et la lune brûle et hurle. Vénus entre dans les cavernes des forgerons et des ermites. Des groupes de beffrois chantent les idées des peuples. Des châteaux bâtis en os sort la musique inconnue…Le paradis des orages s’effondre…Les sauvages dansent sans cesse la fête de la nuit…

Quels bons bras, quelle belle heure me rendront cette région d’où viennent mes sommeils et mes moindres mouvements?

3a. Phrase

J’ai tendu des cordes de clocher à clocher; des guirlandes de fenêtre à fenêtre; des chaînes d’or d’étoile à étoile, et je danse.

3b. Antique

Gracieux fils de Pan! Autour de ton front couronné de fleurettes et de baies, tes yeux, des boules précieuses, remuent. Tachées de lies brunes, tes joues se creusent. Tes crocs luisent. Ta poitrine ressemble à une cithare, des tintements circulent dans tes bras blonds. Ton cœur bat dans ce ventre où dort le double sexe. Promène-toi, la nuit, en mouvant doucement cette cuisse, cette seconde cuisse et cette jambe de gauche.

4. Royauté

Un beau matin, chez un peuple fort doux, un homme et une femme superbes criaient sur la place publique: « Mes amis, je veux qu’elle soit reine! » « Je veux être reine! » Elle riait et tremblait. Il parlait aux amis de révélation, d’épreuve terminée. Ils se pâmaient l’un contre l’autre.

En effet ils furent rois toute une matinée où les tentures carminées se relevèrent sur les maisons, et toute l’après-midi, où ils s’avancèrent du côté des jardins de palmes.

5. Marine

Les chars d’argent et de cuivre
Les proues d’acier et d’argent
Battent l’écume,
Soulèvent les souches des ronces.
Les courants de la lande,
Et les ornières immenses du reflux,
Filent circulairement vers l’est,
Vers les piliers de la forêt,
Vers les fûts de la jetée,
Dont l’angle est heurté par des tourbillons de lumière.

6. Interlude

J’ai seul la clef de cette parade sauvage.

7. Being Beauteous

Devant une neige un Être de Beauté de haute taille. Des sifflements de morts et des cercles de musique sourde font monter, s’élargir et trembler comme un spectre ce corps adoré: des blessures écarlates et noires éclatent dans les chairs superbes. Les couleurs propres de la vie se foncent, dansent, et se dégagent autour de la Vision, sur le chantier. Et les frissons s’élèvent et grondent, et la saveur forcenée de ces effets se chargeant avec les sifflements mortels et les rauques musiques que le monde, loin derrière nous, lance sur notre mère de beauté, elle recule, elle se dresse. Oh! nos os sont revêtus d’un nouveau corps amoureux.

O la face cendrée, l’écusson de crin, les bras de cristal! Le canon sur lequel je dois m’abattre à travers la mêlée des arbres et de l’air léger!

8. Parade

Des drôles très solides. Plusieurs ont exploité vos mondes. Sans besoins, et peu pressés de mettre en œuvre leurs brillantes facultés et leur expérience de vos consciences. Quels hommes mûrs! Des yeux hébétés à la façon de la nuit d’été, rouges et noirs, tricolorés, d’acier piqué d’étoiles d’or; des facies déformés, plombés, blêmis, incendiés; des enrouements folâtres! La démarche cruelle des oripeaux! Il y a quelques jeunes…

O le plus violent Paradis de la grimace enragée!…Chinois, Hottentots, bohémiens, niais, hyènes, Molochs, vieilles démences, démons sinistres, ils mêlent les tours populaires, maternels, avec les poses et les tendresses bestiales. Ils interpréteraient des pièces nouvelles et des chansons « bonnes filles. » Maîtres jongleurs, ils transforment le lieu et les personnes et usent de la comédie magnétique…

J’ai seul la clef de cette parade sauvage.

9. Départ

Assez vu. La vision s’est rencontrée à tous les airs.
Assez eu. Rumeurs de villes, le soir, et au soleil, et toujours.
Assez connu. Les arrêts de la vie. O Rumeurs et Visions!
Départ dans l’affections et le bruit neufs!

D. dit: 12 janvier 2017 à 10 h 50 min

Il faut reconnaître que Mélenchon est remarquablement lucide sur beaucoup de choses. Et possède une noblesse, une dignité, que bien peu ont. La preuve :son refus du salaire minimum qui, au cas où vous ne vous en seriez pas aperçus, est un pur produit de la réflexion des groupes élitistes mondialistes qui se réunissent périodiquement. Je ne donnerai aucun nom mais vous voyez bien à quoi je pense. Oui le salaire minimum est un coup de Maître à jouer sur l’échiquier dans cette partie dominée pour l’instant par cette « élite » (du monde matériel, parce que ailleurs les rôles s’inverseront cruellement, autant le rappeler).
Salaire minimum, en effet = enfoncer dans sa médiocrité de condition 20 pour cent de la population active d’une pays, augmenter le clivage de caste, descendre les classes moyennes actives d’un étage par la surimposition qui en découlera, accroître la dette du pays, augmenter le débit de la pompe migratoire.
Du pain béni pour eux.
Et nous, comme de joyeux imbéciles, prêts à soutenir cela à travers Hamon ou même Valls. Et de ranger Mélenchon un ou deux rangs en dessous, et le traiter comme un rigolo, lui qui sait voir bien plus loin que les autres.

bouguereau dit: 12 janvier 2017 à 10 h 49 min

Jésus tu es mort pour rien ! Judas tu n’as servi à rien

..c’était pour le sport..t’as pas une ame de suportère..t’as pas la fiève du samdi soir

Widergänger dit: 12 janvier 2017 à 10 h 46 min

Abravanel, c’était tout simplement un cinglé, et un cinglé qui n’a rien compris ni au messianisme juif ni à l’is.lam. Le messianisme juif ne se conçoit guère sans frontières entre les nations. Le nationalisme juif n’est absolument pas incompatible avec le messianisme. Le Judaïsme reconnaît 70 nations, et aux temps messianiques il y aura encore des nations. Abravanel était un fou dangereux. Ben Gourion ne pouvait pas ne pas s’en débarrasser.

Pour faire la paix, il ne s’agit pas de créer un Etat palestinien, qui n’aurait aucun sens, car on, ne fabrique pas un Etat avec une nation inexistante.

JC..... dit: 12 janvier 2017 à 10 h 45 min

…et on étudie en classe, pauvres enfants prisonniers de EN, ces deux cochons de dépravés de Verlaine et Rimbaud ? ces deux sodomites corrompus ? ces adeptes de l’œil sombre ? ces enfileurs de vent sale ?….

Quelle horreur ! mais quelle horreur ! Où on va là ? où on va …. Jésus tu es mort pour rien ! Judas tu n’as servi à rien …

Widergänger dit: 12 janvier 2017 à 10 h 45 min

Abravanel, c’était tout simplement un cinglé, et un cinglé qui n’a rien compris ni au messianisme juif ni à l’islam. Le messianisme juif ne se conçoit guère sans frontières entre les nations. Le nationalisme juif n’est absolument pas incompatible avec le messianisme. Le Judaïsme reconnaît 70 nations, et aux temps messianiques il y aura encore des nations. Abravanel était un fou dangereux. Ben Gourion ne pouvait pas ne pas s’en débarrasser.

Pour faire la paix, il ne s’agit pas de créer un Etat palestinien, qui n’aurait aucun sens, car on, ne fabrique pas un Etat avec une nation inexistante. Pour faire la paix, il s’agit d’intégrer les Arabes qui souhaitent faire partie d’Israël et de foutre les autres dehors en employant les armes s’il le faut. On ne fait pas la guerre aux nazis avec des mots mais avec des armes. Les nazis, dehors !

bouguereau dit: 12 janvier 2017 à 10 h 44 min

du moins à cette époque pourra-t-on déduire qu’elle ne s’approvisionnait pas au rayon du film porno , il rêve évidemment un viol dont il souhaite se débarrasser

béré aveug bouchée a l’émri

bérénice dit: 12 janvier 2017 à 10 h 40 min

Mon triste cœur bave à la poupe…

Sous les quo­li­bets de la troupe

Pablo, Rimbaud était uniquement un visionnaire, sa poésie naît de nul part, du moins à cette époque pourra-t-on déduire qu’elle ne s’approvisionnait pas au rayon du film porno , il rêve évidemment un viol dont il souhaite se débarrasser.

bouguereau dit: 12 janvier 2017 à 10 h 38 min

..se faire voyant et dévorant par l’oeil du cul c’est à la portée de n’importe quelle marie salope dirait bonne clopine..cqui est répugnant baroz c’est qu’il faut des étiemble et des avis de docte la dessus

Jibé dit: 12 janvier 2017 à 10 h 36 min

La « thèse » d’Etiemble n’est pas évoquée dans l’édition de ses oeuvres complètes dans la Pléiade.

Quand Rimbaud rencontre Verlaine à Paris, vers le 10 septembre 1871, il n’a pas encore dix-sept ans et il en est déjà à sa quatrième fugue parisienne.
Un an auparavant, il fugue une première fois à destination de la capitale. Sans billet, il est arrêté à son arrivée à la gare du Nord et acheminé à la prison de Mazas (ancienne prison, située alors en face de la gare de Lyon). Là, le 4 septembre 1970, il apprend la chute du Second Empire. Libéré peu après, il réintègre le foyer maternel. Six mois plus tard, tandis que Mézières et Charleville sont occupés par les Allemands, Rimbaud revient une seconde fois à Paris. Le caricaturiste André Gill lui ouvre alors la porte de son atelier, puis, trouvant ce gamin décidément trop odieux, finit par le chasser. Après quelques jours d’errance à travers les rues de la capitale, il est de retour le 10 mars à Charleville. Dès le mois suivant, tandis que l’insurrection vient tout juste d’éclater, « l’homme aux semelles de vent » serait, selon ses dires, non avérés à ce jour, revenu dans la capitale et se serait engagé dans les francs-tireurs, atterrissant à la caserne de Babylone (VIIe). Ce qui lui aurait permit de bénéficier d’un toit et d’une solde de trente sous par jour. Là, au milieu de la pagaille généralisée, le jeune Arthur aurait essuyé les sarcasmes de communards éméchés et se serait fait sodomiser. Ce que l’on peut comprendre, entre les lignes, à la lecture de son mystérieux poème du Cœur supplicié, rédigé à son retour à Charleville : « Mon triste cœur bave à la poupe/Mon cœur couvert de caporal/Ils y lancent des jets de soupe/Mon triste cœur bave à la poupe/Sous les quolibets de la troupe/Qui pousse un rire général/Mon triste cœur bave à la poupe/Mon cœur couvert de caporal//Ithyphalliques et pioupiesques/Leurs quolibets l’ont dépravé ! » (en remplaçant le mot cœur par le mot cul, le texte ne devient-il pas soudainement plus clair ?). Son retour précipité lui aurait quand même permis d’échapper à la semaine sanglante !
Dès lors, Rimbaud décide d’abandonner la poésie aimable pour devenir un poète « voyant ».

D. dit: 12 janvier 2017 à 10 h 30 min

Widergänger dit: 12 janvier 2017 à 7 h 47 min
Anne Hidalgo tire à vue sur Hollande, Vals et Macron dans Lemonde. La grande foire a commencé avec en une le tire aux pigeons. On touche le fond.

comme le faisan que j’ai tiré samedi : pan pan pan !

Pablo75 dit: 12 janvier 2017 à 10 h 27 min

@ Jibé

Tu as l’air d’affirmer que c’est vrai: « M. Court a des yeux mais ne veut pas (sa)voir. Le c.ul violé (Le coeur volé) ».

JC..... dit: 12 janvier 2017 à 10 h 26 min

Puisque l’on évoquait l’admirable Rambo incarné par le génial Stallone, la dernière de Benoit « Rambo » Hamon ….

« Le plus radical, Benoît Hamon, va jusqu’à recommander une restructuration des dettes des pays européens et leur mutualisation »

Mutualiser les dettes des nouilles du Club !!! Ahahahaha ! il va être bien reçu par les honnêtes travailleur teutons, ayant fait les sacrifices exigés par Schroeder !

Quel pitre, ce Rambo de petite taille et seulement musclé de la langue…

Jibé dit: 12 janvier 2017 à 10 h 22 min

Je n’en sais rien, Pablo, mais je n’affirme pas que c’est un mythe, comme M. Court, qui bientôt va nous dire qu’il l’avait bien cherché, comme pour les femmes violées ?

Widergänger dit: 12 janvier 2017 à 10 h 11 min

Magnifique et très grand discours de Boualem Sansal ! Mais nos responsables politiques l’entendront-ils ?

Petit Rappel dit: 12 janvier 2017 à 10 h 11 min

Je crois qu’Etiemble en avait, Jibé, et plus que François Comba. Je choisis Etiemble, Rimbaud, Genèse du Mythe.
MC

bérénice dit: 12 janvier 2017 à 10 h 06 min

Jibé: _ “Ithyphalliques et pioupiesques”, Rimbaud s’est fait violer
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“Ithyphalliques et pioupiesques”, Rimbaud s’est fait violer
Par profondeurdechamps | Publié le 7 mai 2013
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Le texte nous est connu par trois ma­nus­crits de la main même de Rim­baud, avec trois titres dif­fé­rents : Le Cœur sup­pli­cié, en­voyé à Georges Izam­bard dans une lettre du 13 mai 1871 ; Le Cœur du pitre, adressé, le 10 juin sui­vant, à Paul De­meny, avec une mo­di­fi­ca­tion au vers 6 ; Le Cœur volé, qui fi­gure dans le ca­hier où, vers oc­tobre 1871, à la de­mande de Ver­laine, Rim­baud trans­cri­vit de mé­moire les poèmes an­té­rieurs à leur ren­contre. C’est la ver­sion dont Ver­laine a cité les deux pre­mières strophes dans La Vogue, en juin 1886 ; celle qui a été pu­bliée, sans l’ac­cord de Rim­baud, en 1891, peu avant sa mort. Sur vingt-quatre vers, neuf dif­fèrent, sans que l’en­semble en soit ma­gni­fié ; on de­vine la re­cons­ti­tu­tion la­bo­rieuse et l’on com­prend que la cri­tique ait dé­rogé à la règle qui veut que l’on pu­blie le tout der­nier état au­to­graphe. Le troi­sième titre (volé), même s’il l’at­té­nue, rap­pelle ce­pen­dant le pre­mier (sup­pli­cié), au point que le deuxième (du pitre) pa­raît in­dé­fen­dable. C’est pour­tant ce deuxième état que les édi­tions Pléiade, celle d’An­toine Adam, puis celle d’An­dré Guyaux, pré­sentent comme la meilleure ver­sion du texte, au risque d’en mas­quer le sens.

Le sens, c’est sup­pli­cié.

Voici, pour mé­moire, le pre­mier état du texte :

Mon triste cœur bave à la poupe…

Mon cœur est plein de ca­po­ral !

Ils y lancent des jets de soupe,

Mon triste cœur bave à la poupe…

Sous les quo­li­bets de la troupe

Qui lance un rire gé­né­ral,

Mon triste cœur bave à la poupe,

Mon cœur est plein de ca­po­ral !

Ithy­phal­liques et piou­piesques

Leurs in­sultes l’ont dé­pravé ;

À la ves­prée, ils font des fresques

Ithy­phal­liques et piou­piesques ;

Ô flots abra­ca­da­bran­tesques,

Pre­nez mon cœur, qu’il soit sauvé !

Ithy­phal­liques et piou­piesques

Leurs in­sultes l’ont dé­pravé !

Quand ils au­ront tari leurs chiques,

Com­ment agir, ô cœur volé ?

Ce se­ront des re­frains ba­chiques

Quand ils au­ront tari leurs chiques !

J’au­rai des sur­sauts sto­ma­chiques

Si mon cœur triste est ra­valé !

Quand ils au­ront tari leurs chiques,

Com­ment agir, ô cœur volé ?

Jibé dit: 12 janvier 2017 à 9 h 56 min

Bérénice, M. Court a des yeux mais ne veut pas (sa)voir.

Le c.ul violé (Le coeur volé)

Mon c.ul est plein de caporal !

Ils y lancent des jets de soupe,

Mon triste c.ul bave à la poupe…

Sous les quolibets de la troupe

Qui lance un rire général,

Mon triste c.ul bave à la poupe,

Mon c.ul est plein de caporal !

Ithyphalliques et pioupiesques

Leurs insultes l’ont dépravé ;

À la vesprée, ils font des fresques

Ithyphalliques et pioupiesques ;

Ô flots abracadabrantesques,

Prenez mon c.ul, qu’il soit sauvé !

Ithyphalliques et pioupiesques

Leurs insultes l’ont dépravé !

Quand ils auront tari leurs chiques,

Comment agir, ô c.ul volé ?

Ce seront des refrains bachiques

Quand ils auront tari leurs chiques !

J’aurai des sursauts stomachiques

Si mon c.ul triste est ravalé !

Quand ils auront tari leurs chiques,

Comment agir, ô c.ul volé ?

bouguereau dit: 12 janvier 2017 à 9 h 52 min

mémoriser sa vraie gue.ule

pablo t’as vraiment une tête d’opuce a faire rater une couvée de ménignasses..t’es trés doué pour les ottoportraits dans les miroirs du fonds

Widergänger dit: 12 janvier 2017 à 9 h 47 min

Les Juifs israéliens ne partiront pas, ils n’ont pas d’autre endroit où aller. Les Palestiniens ne partiront pas, ils n’ont pas d’autre endroit où aller. (Amos Oz)
______
C’est là on il se trompe. Les Arabes ont toute la Oumma pour s’installer. Israël c’est un tout petit territoire en comparaison. Les Arabes n’ont pas le sens de l’hospitalité, qu’ils se retirent chez eux et laissent vivre les Juifs sur leur terre ancestrale. Le Traité de San Remo d’avril 1920 reconnaît un droit historique des Juifs à vivre sur leur terre. Un droit historique. Pas un droit créé par le Traité. Il ne s’agit pas, comme le voudrait Amos Oz, d’oublier une part du passé (il se garde bien d’ailleurs de dire laquelle…!). Il s’agit de faire valoir les droits historiques du peuple d’Israël à vivre chez lui. La communauté internationale ne peut pas à la fois reconnaître ce droit historique par un traité qui a force de loi dans le droit international et vouloir restreindre ce droit pour des raisons politiques qui s’opposent au droit de vivre du peuple d’Israël et à son bonheur. Il y a là une contradiction indépassable au plan politique et au plan philosophique une aporie.

bérénice dit: 12 janvier 2017 à 9 h 45 min

Onfray dépasse Attali en terme de rendement à l’écrit, que de livres! J’espère qu’on recycle les papiers.

JC..... dit: 12 janvier 2017 à 9 h 44 min

« Mais la gauche israélienne n’a toujours pas compris ça. C’est tragique. » (W.)

C’est dans la nature des « gauches », de toutes les gauches, de ne pas comprendre la réalité du monde tel qu’il est par définition : divers, multiple, déséquilibré, inégalitaire, hétérogène. La gauche a toujours l’esprit encombré par un humanisme de décoration, un intellect en sapin de Noel, un barbouillis de cet universalisme de pacotille totalement irréaliste !…

Les véritables gens de gauche ne sont pas ceux que l’on croit ! La gauche, c’est la droite !

Car la droite est réaliste. Les gens de droite agissent, eux, pour progresser dans le réel, les gens de gauche parlent, hélas, dans le vide de leur monde de rêves stupides ! Constat : la gauche est incapable de gouverner lorsque elle hérite du pouvoir.

bérénice dit: 12 janvier 2017 à 9 h 44 min

9h33 Bouguereau, ouvrir ou plus modestement , documenter. Sinon j’ai lu des sondages qui placent dans un face à face autour des 30% Messieurs Mélanchon et Macron. J’ai également visionner l’émouvant départ officiel du président Obama. Je ne suis pas allée au cinéma, ni au théâtre ni au concert.

Pablo75 dit: 12 janvier 2017 à 9 h 43 min

Attention, tout le monde aux abris !

Hier j’ai entendu sur Radio Classique Michel Onfray dire qu’en 2017 il publiera… une dizaine de livres !!!

bérénice dit: 12 janvier 2017 à 9 h 33 min

Et puis Bouguereau, je n’abuse pas trop des liens, en terme de références culturelles, ne disposant que de peu, les billets de Pierre Assouline et les réactions qu’ils suscitent peuvent servir de point de départ à l’exploration. Après on peut stationner dans le borborygme ou l’interjection rabelaisienne.

bérénice dit: 12 janvier 2017 à 9 h 30 min

Bouguereau, j’ai les ai lus et trouvés pertinents pour ouvrir le débat. Le cavalier suédois, une curiosité qui si l’on en croit l’analyse devrait ravir plus d’un lecteur ici présents.

bouguereau dit: 12 janvier 2017 à 9 h 30 min

tu vas finir comme dracul havec une maladie de gilles dla tourette..’tragique’..’apocalispe’..’gauche israélienne’..’mort aux arabes’..’juif uber alleusse’

bouguereau dit: 12 janvier 2017 à 9 h 23 min

halors dracul t’as achté ton tshirt breibart niouz? y’en a un spécial jéruzalème..prés a faire fonde cette mauvaise graisse?

bouguereau dit: 12 janvier 2017 à 9 h 21 min

Lanzmann s’en est d’abord occupé de manière docte et documentaire

..ben mon colon..hévidemment hon peut esprimer sans retnue sa supériorité sur le plombier polonais et les pays dl’est ici et a jéruzalème compter sur eux..bon hévidemment hon dira qu’c’est pas les même..raclure de faux cul

Widergänger dit: 12 janvier 2017 à 9 h 21 min

Là où on voit les inconséquences des Israéliens de gauche quand dans Mariane Amos Oz déclare en réponse à la question « Il faut parler à l’ennemi, au Hamas ? » :

« Bien sûr. Sauf s’il répète sans cesse qu’il veut vous détruire. » Dans la réalité, il n’y a pas de « sauf ». Par nature, le Hamas veut la destruction d’Israël, et non faire la paix, de quelque manière que ce soit. On ne discute pas avec les nazis, c’est impossible. Mais la gauche israélienne n’a toujours pas compris ça. C’est tragique.

bouguereau dit: 12 janvier 2017 à 9 h 15 min

Et puis quoi, il serait incroyable que le baiser le plus célèbre de l’histoire ne soit pas un acte d’amour mais de trahison, de déloyauté, d’infidélité…

chose la mieux partagé du monde..s’il est sujet à la banalité, le baiser est célébré..c’est accoler baiser et célébrité qui est incroyabe..malheur par qui le scandale..scandale à ce point qui faut pas oublier lassouline pas houblier : mieux valu qu’il fusse pas né..pas né

renato dit: 12 janvier 2017 à 8 h 31 min

« … traître / héros… »

In Borges, Fictions, « Thème du traître et du héros ». Et aussi « Trois versions de Judas ».

Widergänger dit: 12 janvier 2017 à 8 h 29 min

Wloclawek, deuxième grande communauté juive multiséculaire (au moins depuis le XVIè siècle) après celle de Varsovie. Sholem Asch est originaire plus précisément de la communauté de Kutno, un peu au sud de Wloclawek pour autant que je me souvienne, mais j’y suis passé en rentrant vers Varsovie. À Kutno comme à Wloclawek, il ne reste plus un seul juif.

bérénice dit: 12 janvier 2017 à 8 h 17 min

 » Le mal, insondable, incompréhensible, a de multiples visages, l’un d’entre eux étant celui de la trahison, dont Judas l’Iscariote représente, dans l’imaginaire occidental, l’archétype, jusqu’à désigner une « petite ouverture dans une porte afin de voir sans être vu » (Le Petit Robert, 1990). De multiples explications ont pu être données mais, au-delà des raisons éventuelles du baiser de Judas, c’est à deux écueils que la tradition théologique et philosophique chrétienne s’est trouvée confrontée : le premier concerne la nécessité de la trahison dans l’économie chrétienne du salut – question que l’on retrouvera dans les interrogations d’Hannah Arendt sur la « nécessité du mal » (1966) – ; le second renvoie au problème de la responsabilité et réinterroge l’héritage grec de la prédestination et du fatum. Celui-ci s’inscrivait au cœur de la Weltanschauung païenne comme une donnée absolument fondamentale. Pour établir le monothéisme, l’ « Église des premiers temps » (Daniélou, 1963) devait réfuter la représentation sur laquelle reposaient tant de croyances (divinités destinales, Parques, astres et oracles) inhérentes à la civilisation antique. Or la proscription patristique du destin opérée par le christianisme oblige à repenser entièrement la question du libre-arbitre et de la responsabilité, notamment face au mal. La trahison de Judas, tout autant que son suicide, a retracé les frontières du bien et du mal, du permis et du défendu, du repentir et du remords. »

https://www.cairn.info/revue-francaise-de-psychanalyse-2008-4-page-955.htm

bérénice dit: 12 janvier 2017 à 8 h 14 min

L’instrument de la Providence

42 La Sainte Bible, Actes des Apôtres, 1, 16.
33Le troisième visage de Judas que nous avons évoqué en introduction est de loin le plus important : il est un instrument entre les mains de Dieu pour permettre la mort du Christ et la rémission des péchés. L’idée d’accomplissement est présente de manière explicite, notamment dans les Actes des Apôtres : « il fallait que s’accomplît ce que le Saint Esprit dans les Écritures, a annoncé d’avance, par la bouche de David, au sujet de Judas, qui a été le guide de ceux qui ont saisi Jésus42. »

https://trans.revues.org/426

bérénice dit: 12 janvier 2017 à 8 h 09 min

Le mal, insondable, incompréhensible, scandaleux, a de multiples visages, l’un d’entre eux étant celui de la trahison, dont Judas Iscarioth représente, dans l’imaginaire occidental, l’archétype. Mais au-delà de celui qui « livre » ou « vend » l’ami, la trahison met en jeu un processus de dé-fi ance, qui affecte l’intimité profonde de l’individu en le rendant incapable d’assumer une relation. Il y a là quelque chose d’inexplicable qui vient hanter la littérature, les arts, la philosophie, l’historiographie de toute la culture occidentale. Il y a trahison lorsque quelque chose fait défaut, que ce soit nos sens, notre intellect, notre volonté… et à chaque fois nous « inaugurons », comme le dit Paul Ricoeur, une forme nouvelle de la perversité et nous remettons en cause la capacité d’échange en privilégiant le retour sur soi, le retrait dans les zones les plus sombres de l’âme et de ses complaisances. Le sort de Judas, qui va se pendre après avoir jeté les trente deniers sur les marches du temple, est emblématique d’un phénomène profond et certainement mystérieux qui faisait dire à Péguy : « le véritable traître est celui qui vend sa foi, qui vend son âme ».

http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100610680

bérénice dit: 12 janvier 2017 à 7 h 57 min

pioupiou désignait clairement le soldat

un jeune fantassin : ce néologisme est dû à Antoine-François Varner dans une comédie publiée en 1838 et intitulée Le Pioupiou. Ce mot a ensuite connu un grand succès dans le sillage de la chanson de Montéhus, Gloire au 17e, composée en souvenir de la mutinerie des soldats du 17e régiment d’infanterie de Narbonne qui avaient refusé de tirer sur les manifestants lors de la révolte des vignerons du Languedoc en 1907. Après 1914, le mot « pioupiou » a subi de nombreuses concurrences, notamment celles de « bidasse » et de « troufion » qui l’ont supplanté dans le langage courant

wiki.

Widergänger dit: 12 janvier 2017 à 7 h 51 min

N’empêche, on n’a pas vécu pareille chose depuis 1945 : un futur président des Etats-Unis qui entre en fonction avec une partouze au culte et le chantage de la Russie, une gauche française dans un état de pourrissement avancé, une droite qui promet de mettre à bas le programme du CNR. La fin est proche…

Widergänger dit: 12 janvier 2017 à 7 h 47 min

Anne Hidalgo tire à vue sur Hollande, Vals et Macron dans Lemonde. La grande foire a commencé avec en une le tire aux pigeons. On touche le fond.

Widergänger dit: 12 janvier 2017 à 7 h 44 min

« D’ailleurs, que pourrions-nous faire d’autre que causer ? Chasser la baleine ? Séduire la reine de Saba ? » (Amos Oz, Judas)

JC..... dit: 12 janvier 2017 à 6 h 39 min

Rareté rarissimme, nous pouvons vous proposer un instantané photographique de la chanteuse bien connue Iolanda Cristina Gigliotti jetant à la fois un œil sur Mitterrand, et l’autre sur Rocard … un must !

Mohawk dit: 12 janvier 2017 à 6 h 37 min

L’infâmie anti-juive, l’affaire Beilis (l’affaire Dreyfus de la Russie tsariste.):
Un enfant de sang chrétien, Edmund LEVIN, Belfond 2016.

JC..... dit: 12 janvier 2017 à 6 h 34 min

Pour rester dans la traitrise actuelle, infiniment plus intéressante que ces vieilleries religieuses sans intérêt, voici ce qui nous interpelle :

« Un magazine porno propose 1 million de dollars pour la sextape de Trump.
Un rapport confidentiel révélé par des médias américains fait état d’une sextape de Trump avec des prostituées, filmée par les services secrets russes. » (Le Point)

Erdéeliens, sachant que vos moyens financiers ne vous permettent pas d’enchérir, je vous propose nos sextapes personnelles, à savoir les ébats de l’élite politique frankaoui, Bayrou-Fillon, Montebourg-Peillon, Hamon-Aubry, Dupont-Aignan tout seul … filmés par les anciens des Services, membres de notre Institut.

A des prix raisonnables : 1 euro la sextape de 15 minutes ! Envoyer les sous à la Rédaction qui transmettra. Tout du moins, nous l’espérons…

JC..... dit: 12 janvier 2017 à 6 h 12 min

NE PAS ETRE SURPRIS

Trump fait du Trump ! (Le Point)

Ah, bon !? Curieux …
Les Media font un malaise
Obama pleure joliment
Les Démocrates font les démocrates
Les Chanteurs de variétés font du showbiz
Les acteurs font les acteurs
Les actrices font pareil, bien maquillées
Les espions font ce qu’ils veulent
Les élites font les malins
Les peuples attendent en vain
Les Français terroristes vont rentrer au pays, bien entrainés, peinards
L’inversion de la courbe est une maladie qui ne se soigne pas en France
Le Comité de défense des Mouches hexagonales se plaint d’une recrudescence des actes d’incivilité
Wiwi blablate
Des Anglais commentent en anglais, langue du Diable, brexité comme un bouc
Je vais boire mon café …

la fille à la voilette dit: 12 janvier 2017 à 1 h 32 min

A propos de Rimbaud et de ithyphallique– un peu plus haut dans les commentaires. Rimbaud au lycée a étudié le latin ET le grec ,excellent ,il a même eu des prix. Or les poteries grecques, amphores ou coupes, figures noires ou figures rouges, sont ornées souvent de motifs ithyphalliques qui ,tels des pampres, entourent les personnages, dieux, déesses.. et enguirlandent (au sens propre) les scènes représentées.On peut en voir au Louvre, mais le département des céramiques n’expose pas toutes ses réserves, les poteries sont fragiles.A l’époque de Rimbaud, l’étude du grec ne se limitait pas à quelques vagues remarques sur l’étymologie..
Cette remarque peut-elle avoir quelque utilité?

Petit Rappel dit: 12 janvier 2017 à 1 h 05 min

Le livre de Schiavone s’intitule Ponce-Pilate, Bérénice. Il est donc axé sur le Procès du Christ.

et alii dit: 12 janvier 2017 à 0 h 10 min

in the category of biography, autobiography, and memoir. (This category was won by Marceline Loridan-Ivens for But You Did Not Come Back.)

Widergänger dit: 12 janvier 2017 à 0 h 03 min

Les noms sont un peu téléphonés : le professeur Gustav Yomtov Eisenschloss (= Gustav Bonjour Serrure)… Serrure un peu rouillée en l’occurrence.

Cette histoire est une sorte de conte sur l’Israël d’aujourd’hui et son histoire et peut-être aussi sur ce qu’il a raté, du moins aux yeux du magicien d’Oz. Mais c’est vrai qu’il y a un côté Woody Allen dans ce roman qui ne semble pas toujours se prendre au sérieux.

et alii dit: 11 janvier 2017 à 23 h 50 min

The Jewish Book Council announced its 66th annual selections for the National Jewish Book Awards winners and finalists today. Among them is Daniel Gordis, whose book Israel: A Concise History of a Nation Reborn took home top honors for Book of the Year. In October, Gordis wrote about his approach to and motivation for writing the book, pondering if it was “possible to write a book about Israel where conflict is not the fulcrum of the Jewish state’s history?

Widergänger dit: 11 janvier 2017 à 23 h 48 min

À travers l’humour qui pointe son nez dans le portrait de Schmuel « qui a la larme facile », il me semble qu’il y a quand même une critique de la virilité de la fin de ces années 50 début des années 60. On retrouve la même critique plus directe dans le personnage d’Oscar chez Yaakov Shabtaï dans L’inventaire. Là, il me semble qu’Amos Oz touche un point sensible mais qui reste ambigu parce que derrière pointe un éloge voilé de la féminisation de l’homme contre laquelle se révolte Zemmour à juste titre à mon sens. C’est un thème typique de gauche. Alors d’accord pour la critique de la virilité à l’israélienne mais pas d’accord pour l’éloge voilé de la féminisation de l’homme. Difficile de trouver le juste milieu dans cette affaire…

Pablo75 dit: 11 janvier 2017 à 23 h 30 min

@ D.

Toujours ton C.W.Leadbeater? Mais tu sais bien qu’ici la théosophie n’intéresse personne. Ils préfèrent enc.uler des vieilles mouches en plein vol…

Widergänger dit: 11 janvier 2017 à 23 h 24 min

credat judaeus Apella, non ego

Jean Langoncet, une traduction
________
Credat : verbe (croire)
judaeus Appela : sujet du verbe (le juif Appela)
ego : sujet du verbe. (je)

À vous de jouer, bérénice !

christiane dit: 11 janvier 2017 à 22 h 49 min

L’ouroboros
Un [est] le Tout, par lui le Tout et vers lui [retourne] le Tout ; et si l’Un ne contient pas le Tout, le Tout n’est rien .

bérénice dit: 11 janvier 2017 à 22 h 48 min

Phil, pour l’est et comme vague souvenir de lecture , le soldat de la 25ème heure, soit l’homme réduit à l’état de pantin et qui doit se battre tantôt contre les uns avec lesquels il devra s’allier ensuite pour battre l’autre camp, comment peuvent ils mal percevoir une Histoire dont ils n’ont rien décidé et à laquelle ils n’ont pas participé, ont ils peur qu’on salisse la mémoire d’un pays qui a changé, c’est comme si vous me demandiez de porter la France de Vichy; en temps de paix il est vrai qu’il semble facile de choisir son camp dégagés que nous sommes des peurs, de l’inconfort, de la faim, de la pression des traques, je me suis souvent dit que s’il devait y avoir une guerre je ne me baladerais pas sans une dose de poison.

Jean Langoncet dit: 11 janvier 2017 à 22 h 46 min

Phil dit: 11 janvier 2017 à 22 h 29 min
Bérénice, les Allemands sont habitués au traitement hollywoodien depuis belle lurette. Meryl Streep, qui pense pouvoir se payer Trump aujourd’hui, a martelé l’holocauste télévisé dès la fin des années soixante-dix dans les chaumières des Länder. Les Polonais ont été « entrepris » autrement, Lanzmann s’en est d’abord occupé de manière docte et documentaire, la fiction est tardive avec les films de la veine du Pianiste. Les générations de spectateurs ne sont plus les mêmes, le sentiment de culpabilité non plus.

credat judaeus Apella, non ego … De la place de la virgule dans la correspondance de Morand
https://www.youtube.com/watch?v=TaWzlPhRjEI

christiane dit: 11 janvier 2017 à 22 h 37 min

Toujours un peu plus loin… pour Bérénice, un peu de théologie :
« La Bible affirme que le Père est Dieu, que Jésus est Dieu et que le Saint-Esprit est Dieu, mais aussi qu’il n’y a qu’un seul Dieu. Bien que nous puissions comprendre certains éléments des relations entre les différentes personnes de la Trinité, celle-ci est en fin de compte incompréhensible à l’esprit humain. Mais cela ne signifie pas que la Trinité ne soit pas vraie ou qu’elle n’est pas basée sur les enseignements de la Bible.
La Trinité, c’est Dieu en trois personnes. Comprenez bien que ça ne veut pas du tout dire qu’il y ait trois dieux. Souvenez-vous aussi que le mot « Trinité » ne se trouve pas dans la Bible. Ce terme est employé pour tenter de décrire le Dieu trinitaire : un Dieu en trois personnes qui coexistent et sont coéternelles. Le plus important est que le concept exprimé par ce mot est présent dans les Écritures. »

christiane dit: 11 janvier 2017 à 22 h 33 min

@bérénice dit: 11 janvier 2017 à 21 h 59 min
Mais d’après ces mêmes Écritures, Il est Dieu, Fils et Père. Une trinité bien mystérieuse…
Ce n’est pas une … famille ordinaire…

Phil dit: 11 janvier 2017 à 22 h 29 min

Bérénice, les Allemands sont habitués au traitement hollywoodien depuis belle lurette. Meryl Streep, qui pense pouvoir se payer Trump aujourd’hui, a martelé l’holocauste télévisé dès la fin des années soixante-dix dans les chaumières des Länder. Les Polonais ont été « entrepris » autrement, Lanzmann s’en est d’abord occupé de manière docte et documentaire, la fiction est tardive avec les films de la veine du Pianiste. Les générations de spectateurs ne sont plus les mêmes, le sentiment de culpabilité non plus.

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