de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Apollinaire, Obus-Roi

Apollinaire, Obus-Roi

Le monument appelle le monument. Apollinaire en est un dans le paysage de notre histoire littéraire : le Guillaume Apollinaire (810 pages, 30 euros, Gallimard) de Laurence Campa est son vis à vis désormais bien planté dans le champ si fertile de l’érudition. On connaît le bonhomme né Wilhelm de Kostrowitzky, issu d’une famille italo-polonaise de petite noblesse lituanienne, qui le fit parler italien jusqu’à l’âge de sept ans, avant que sa drôle de mère ne vienne s’installer à Paris. Cosmopolite en majesté, il tenait qu’un poète n’est jamais un étranger dans le pays de la langue qu’il emploie ; d’ailleurs, ses amis venus de partout, l’étaient tout autant que lui, et Laurence Campa voit juste, sans solliciter abusivement l’œuvre, lorsqu’elle voit dans le nomadisme des siens à travers l’Europe une inquiétude et une fragilité qui ont irrigué son univers pour le meilleur dans une constante recherche de la reconnaissance et de la stabilité. Si on ne l’a pas déjà entrevu du côté de chez Lagarde & Michard, on l’a nécessairement croisé dans les souvenirs ou les Vies de tout ce que la France artistique a compté de génies créateurs à la frontière des deux derniers siècles.

Impressionnant comme tout est documenté jusqu’au moindre soupir. C’est le complet absolu universitaire, plus porté par le souci de rigueur historique que par la préoccupation poétique, dans lequel l’absence de bibliographie étonne et détonne. Trop de densité tue l’émotion. Au-delà de dix noms par page, on rend les armes. Parfois, on aimerait ne pas en savoir tant, non pour entretenir le mystère mais pour alléger le propos. La langue ni l’écriture ne sont en cause car la forme en est fluide. C’est juste que la somme assomme. Nécessairement ponctuée d’éclats de poèmes, elle souffre de la comparaison, cruelle injustice dont pâtissent nombre de biographies littéraires, mais c’est inévitable.

La guerre de tranchées y est si bien reconstituée, avec un tel luxe de précisions, que c’est à se demander si l’auteur ne l’a pas faite ; il est vrai que l’usage des archives de l’Armée de terre l’ont grandement aidé à reconstituer la vie militaire du poète. Les travaux et les jours de la 45ème batterie, on dirait des pages écrites à la lueur des tirs en Champagne et dans l’Aisne. La guerre selon Apollinaire, c’est l’air à doubles croches que joue la mitrailleuse, c’est une boue qui a la consistance du mastic, de la crème fouettée ou de l’encaustique, c’est « Obus-Roi ! » et tout est dit. Le rappel de l’hécatombe dans les rangs des écrivains et des poètes, spécialité de l’auteur, est particulièrement bienvenu : près de cinq cents noms sur les murs du Panthéon.

Les Calligrammes, son grand livre de guerre, dont l’étymologie évoque déjà la rencontre de l’écriture et de la beauté, pouvait bien être raillé par Maurras comme « un truc », il n’en marquait pas moins l’invention d’une forme libre. De là à imaginer que ce délassement devenu une discipline pourrait un jour connaître le destin du sonnet… Le critique d’art demeure une balise pour l’évolution du goût de l’époque, malgré ses complaisances coupables pour Marie Laurencin. La biographe apporte des précisions, des détails sans que cela modifie ou enrichisse toujours notre vision. L’édition critique des Lettres et des Poèmes à Lou suffisait déjà pour que Louise de Coligny-Châtillon, la fantasque et peu farouche amante niçoise, n’en sorte pas grandie ; son existence est de celles qui s’oublient facilement ; qu’importe puisque ce que leur relation passionnée a inspiré au poète demeure inoubliable.

Apollinaire, aventureux épris d’ordre, déroutait ses contemporains car il n’était pas d’un bloc. Ceux qui étaient séduits par la loufoquerie des Mamelles de Tirésias ne l’étaient pas nécessairement par ses élans cocardiers, et les amateurs de mystifications par le sérieux du guerrier. La biographie de Laurence Campa a le mérite de dissiper tout ce que les apparences ont de trompeur (facilité d’écriture, aisance de la conversation, spontanéité des intuitions, tension entre tradition et modernité) pour mettre en valeur la pugnacité et le travail, les paradoxes et les contradictions, comme si le double jeu pouvait mieux protéger une vie intérieure. Une pirouette telle que « J’ai tant aimé les Arts que je suis artilleur ! » ne suffit pour s’en sortir. Il savait comme peu d’autres « lustrer l’ancien et patiner le nouveau », métamorphoser tout éclat de réel en matériau poétique sans que cela tournât jamais au procédé.

 « La faculté d’enchanter le réel lui venait d’une disposition naturelle au merveilleux et d’un caractère étonnamment mobile, ondoyant et parfaitement plastique, partant insaisissable, comme le temps qui passe ou qu’il fait, tempérament capable d’engendrer tour à tour la fluidité familière du « Pont Mirabeau », les collages de « Lundi rue Christine », la brûlante célébration de Madeleine, la gravité tragique de Couleur du temps, la noirceur terrifiante des Onze mille verges et la fantaisie déconcertante de L’Hérésiarque et Cie »

Le plus souvent, il faut attendre l’épilogue pour connaître l’opinion du biographe, les enseignements qu’il tire de son exploration. Or là, c’est le contraire : les sept pages lumineuses formant le prologue sont un condensé remarquable du travail de Laurence Campa, les huit cents pages qui leur succèdent constituant en quelque sorte les attendus du jugement. Un éclat d’obus lui transperça le casque et lui perfora la tempe droite en 1916. C’était le début de la fin. Il eut la force d’être le témoin de Picasso à son mariage avec Olga. Le poète à la tête bandée était à l’agonie, dans son pigeonnier du boulevard Saint-Germain, les poumons rongés par la grippe espagnole et les miasmes des gaz allemands, quand dehors, à deux jours de l’armistice, la foule parisienne hurlait sous ses fenêtres « A mort Guillaume ! A mort Guillaume ! » ; dans la confusion due à son état, il prit pour lui ce qui était destiné au Kaiser. Promu lieutenant quelques moins avant, il avait 38 ans. Il s’en alla l’esprit embué d’un prochain livre : un roman sur Dieu incarné dans une pierre ou dans une femme.

Les témoignages des amis d’Apollinaire recueillis par Pierre-Marcel Adéma en 1950 et les recherches de Michel Décaudin faisaient référence, les deux l’ayant établi de concert en ses Pléiades. Désormais, il faudra compter avec « le » Campa car sa profondeur de champ historique ne concerne pas seulement la guerre mais aussi bien l’analyse du cubisme orphique ou la querelle de l’obscurité et l’héritage de Mallarmé. L’essentiel y est, n’y manque que le superflu : cette respiration, ce tremblé, cette grâce qui font le poème dans toute sa splendeur. Aussitôt reposée, la biographie nous donne déjà la nostalgie des rois trismégistes, des effroyables jardins et du prince Vibescu, quel que soit « notre » Apollinaire, faut-il qu’il nous en souvienne. Il revient au fond à un tel livre d’unir tous ses amateurs, ce peuple de lecteurs dissemblables, dans une même « parenté d’âme ». Mais quel poème saura nous faire ressentir ce que le biographe entendait par là ?

(« Apollinaire et calligramme » photos D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Poésie.

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commentaires

640 Réponses pour Apollinaire, Obus-Roi

kicking dit: 22 juillet 2013 à 20 h 50 min

Pas besoin de secrétaire lui.

un prétexte n’est pas un besoin.. pour qui préfère la paix à la guerre..

rose dit: 22 juillet 2013 à 10 h 50 min

spectacle sinistre s’il en est ! qu’elle dit: 21 juillet 2013 à 18 h 29 min

Eh bé, dis donc, en voilà une qui se révéle. Qui l’eût cru ?
>Au petit personnage sinistre de la Stasi qui tient ses fiches méticuleusement et qui parle beaucoup de cannibalisme des outils achète une machette aux puces etc (pour trancher les liens du godemichet ?) détail croustillant dont tu es friand : j’ai parlé anciennement de faits réels pas virtuels. J’ai vécu le fouet en lanières fines avec au bout des clous. Ce n’était pas réel mais aussi grave que la machine à laver dans laquelle j’ai passé une semaine entière début décembre sur le programme essorage.

Quand quelqu’un te rappelle ce à quoi tu as échappé et que tu en as encore les traces – se faire enculer pour toi -tu guéris le mal par le mal comme les vaudous ?-, passer huit jours dans le tambour d’une machine à laver, se faire fouetter avec des lanières cloutées- qu’il songe au cannibalisme tout le temps n’a rien d’étonnant.

Comme les miettes posés sur une pierre.

Ce mec, je crois, va se faire manger. Tous ses actes conduisent à cela.
Qui l’eût cru ? Cuit. Pas cru.

Et toi ?

rose dit: 22 juillet 2013 à 10 h 29 min

>bérénice
ai pensé aux champs longtemps ; celui de l’érotisme est semé de blés et en plantes messicoles coquelicots et bleuets.

Le champ de la pornographie est, au gré des vents, couvert de folle avoine. La folle avoine est un truc terrible.

Le champ immense qui les sépare, comme u. minuscule réfléchit, je réfléchis aussi. J’ai une belle patience. Je vous en reparlerai bérénice.

rose dit: 22 juillet 2013 à 10 h 26 min

Hop dit: 21 juillet 2013 à 17 h 34 min
[...]Curieusement, tout est mis sur les épaules des femmes!!!!????
Alors t’es voilé mec!!?????????????

Mais oui Hop il est voilé le mec. Comment commettre autant de saloperies écrites sans être voilé ? Qu’est ce que le changement de pseudo permanent si ce n’est se voiler ? Je viendrais manger chez toi, la semaine prochaine, tu te verrais raconter ensuite tes histoires de cul de gode etc ?

Les femmes prennent tout sur le dos : ben oui Hop. Les putes le sont parce que les mecs les appellent à être des putes/en ont besoin et qu’elles ont des histoires qui les conduisent à accepter. La pute c’est le mec en fait. T’as jamais regardé les choses sous cet angle là ? Mais après il se dérobe dans un vieux réflexe judéo-chrétien _ il n’assume pas ses actes, jamais -il a honte et il traite la fille de pute. Salope etc. Qui se tient à carreau huit jours puis qui va recommencer.Fille qui va encore se faire traiter de pute et se re-tenir à carreaux etc. Jusqu’à ce qu’un jour la fille réalise « eh je suis pas une pute moi ! ». Et elle se reconvertira dans la radio ou autre. Chouette fille : on dira d’elle « elle était pute mais elle en est sortie ».

Merdum pour le CV. L’important est la force de conviction lors de l’entretien.

rose dit: 22 juillet 2013 à 10 h 16 min

spectacle sinistre s’il en est ! qu’elle dit: 21 juillet 2013 à 18 h 29 min
arig dit: 5 décembre 2012 à 23 h 28 min
rose dit: 5 décembre 2012 à 21 h 42 min
rose dit: 5 décembre 2012 à 21 h 44 min

Cela faisait longtemps.
Vaudrait revenir plus en arrière si vous étiez capable d’honnêteté intellectuelle :
Écrivez, oh écrivez je vous en supplie, je n’en peux plus. Je vous en supplie écrivez !

In petto :
Qu’est ce qu’il a ce mec, il est taré ou quoi ?
Non, non ; pas du tout. Il est tout simplement ignoble et alcoolique. Le second expliquant le premier.
C’est une raison ?
Non.

Nota : vos enculages réciproques sont un spectacle sinistre et pornographique.

C’est Dominique qui avait raison vous êtes un manipulateur et de mauvaise foi. Les deux combinés !

jissé cqfd dit: 22 juillet 2013 à 7 h 02 min

le patron a tous les droits. on est fort ou on ne l’est pas! Ce patron suédois qui l’a virée parce qu’elle s’était fait violer eh ben il est dans son droit et en plus il est suédois alors hein

JC.... dit: 22 juillet 2013 à 6 h 32 min

eric dit: 21 juillet 2013 à 22 h 55 min
le genre de trucs approuvé par les jc: « Violée en voyage d’affaires à Dubaï, elle est virée par son employeur »

Le lecteur aura rectifié par lui-même :
Lire « approuvé par les imbéciles comme didier, éric et autres prénoms changeants »…

u. dit: 22 juillet 2013 à 1 h 00 min

« Les hommes s’y enculent beaucoup mais il ne sont pas homos à ce qu’ils disent, quelle horreur en parole, quel plaisir en acte ! » (Barozzi)

C’est exactement ça, du Caire à Téhéran, un jeune asiatique de nationalité française (asiatique mais viril, eh oh) se faisait mettre la main au cul par des hétéros!

Arrivé au Turkmenistan, il avait laissé pousser sa moustache (ça aide).

Jacques Barozzi dit: 22 juillet 2013 à 0 h 03 min

Et je vous dit pas ce que ce doit être que d’être homo en terre d’islam !
Pire que la condition des femmes, si cela est possible !
Les hommes s’y enculent beaucoup mais il ne sont pas homos à ce qu’ils disent, quelle horreur en parole, quel plaisir en acte !
Totale hypocrisie imposée par la religion !

Jacques Barozzi dit: 21 juillet 2013 à 23 h 54 min

« pas la peine d’aller jusqu’à Dubaï, au Maroc une loi stipule qu’une fille qui se fait violer se doit (avec l’accord des parents) d’épouser son violeur.
c’est arrivé à une jeune marocaine.
comme elle ne supportait pas de se refaire violer tous les soirs par le type qui l’avait violée elle s’est suicidée… avec, j’imagine, l’accord de ses parents. »

Excellent, hamlet !

Jacques Barozzi dit: 21 juillet 2013 à 23 h 49 min

« Surprenant, ds le premier homme il nomme sa mère Lucie puis Catherine dès le chapitre suivant alors que c’est le prénom IRL de la grand-mère. »

rose, dans la classe opposée, Camus, comme Proust, avait un lien très fort avec sa mère et la mère de sa mère : l’ascendance maternelle qui fait de Proust un Juif de la haute société de son siècle et de Camus un petit méditerranéen d’Alger de la fin de la colonisation. Appartenant tous deux à deux mondes successifs, de la base au sommet, en voie de dissolution…

eric dit: 21 juillet 2013 à 22 h 55 min

le genre de trucs approuvé par les jc: « Violée en voyage d’affaires à Dubaï, elle est virée par son employeur (…) En plus d’être condamnée à seize mois de prison, elle est immédiatement renvoyée par la franchise dubaïote de l’entreprise pour laquelle elle travaillait, THE One Total Home Experience.
THE One a été fondée par le Suédois Thomas Lundgren en 1996, date à laquelle il a ouvert sa première boutique dans les Emirats arabes.
(…) » (rue89)

didier dit: 21 juillet 2013 à 22 h 02 min

« il s’agit de religion et du rôle de la femme dans la société. »

la religion n’est qu’un outil, les gens lui font dire ce qu’ils veulent, s’en servent pour avoir ou garder le pouvoir. Beaucoup vivent avec cette religion sans pour autant être c… au point d’opprimer les femmes

des journées entières dans les arbres dit: 21 juillet 2013 à 21 h 51 min

Seahorses

Alien among aliens,
Fanning delicate fins to promenade
A prim coquette and starchy cavalier
Trimmed and tined in ossein finery,
Sipping shrimp cocktails, dancing demure
Circles before blushing coral courts,
Holding hinds in groves of turtle grass
Until the paisley bodies
Bump bellies, and she imbues his pocket
With inklings marooned in dreaming Pegasus.

Jacqueline
(Jacqueline Brehmer Marshall)

Have a good time, Abdel

spectacle sinistre s’il en est ! qu'elle dit: 21 juillet 2013 à 18 h 29 min

arig dit: 5 décembre 2012 à 23 h 28 min

rose dit: 5 décembre 2012 à 21 h 42 min
Les juifs, que je connais, n’attirent pas ma sympathie : c’est une litote.

rose dit: 5 décembre 2012 à 21 h 44 min
elle ne ment pas tout en étant juive.

Eh bé, dis donc, en voilà une qui se révéle. Qui l’eût cru ?

hamlet dit: 21 juillet 2013 à 18 h 18 min

l’article 475 de la loi pénale marocaine stipule qu’en cas de viol le violeur peut échapper à toutes sanctions à condition d’épouser la fille qu’il a violée.

si ça se trouve à Dubaï c’est pareil!!!
sauf qu’ils mettent en prison non pas le violeur mais la violée.
la norvégienne devrait se renseigner, si ça se trouve en épousant son violeur ça pourrait lui permettre d’échapper la prison.

hamlet dit: 21 juillet 2013 à 18 h 07 min

pas la peine d’aller jusqu’à Dubaï, au Maroc une loi stipule qu’une fille qui se fait violer se doit (avec l’accord des parents) d’épouser son violeur.
c’est arrivé à une jeune marocaine.
comme elle ne supportait pas de se refaire violer tous les soirs par le type qui l’avait violée elle s’est suicidée… avec, j’imagine, l’accord de ses parents.

hamlet dit: 21 juillet 2013 à 18 h 02 min

« Elle a écopé de 16 mois de prison pour comportement indécent »

les lois islamiques ne sont plus, hélas, ce qu’elles étaient.
il y a à peine 50 ans on l’aurait lapidée.
encore les effets des influences néfastes de l’occident à leurs droits de l’homme et leurs droits de femmes…
si les pays arabes laissent faire dans 50 ans dans tous ces pays ce sera la débauche qui régnera partout, comme en Italie.

Hop dit: 21 juillet 2013 à 17 h 53 min

Ils cherchent un bon prétexte pour faire une guerre! Sauf que, on est bien depuis longtemps mélangé! Et que, bin, si quelqu’uns peuvent encore se louer d’un mouvement dur, dans la vraie vie, faut pas pousser trop! Vu que depuis longtemps, les enfants sont métis et que les bons à rien sont du siècle dernier!

les gens vivent bien entre eux! Les bébés sont beaux. Par contre personne ne comprend ce désir de guerre!!!!!

Orwell dit: 21 juillet 2013 à 17 h 38 min

« De ton point de vue occidental, Didier.
Mais du leur, il s’agit de religion et du rôle de la femme dans la société.
Deux visions incompatibles s’affrontent dans ce cas d’espèce. »

T’as tout compris Baroze. Le problème est que je ne tolère pas leur point de vue et leur vision. Il y a des choses qui ne sont pas négociables et qui s’imposent à nous, ici, en France, pas à pas, irrésistiblement, car nous n’avons tout simplement pas la force de résister.

Je suppose que Valls a déjà donné des consignes verbales (évidemment) d’y aller molo avec les contrôles de femmes en niquab…

Hop dit: 21 juillet 2013 à 17 h 34 min

Une femme s’est pris des années de prison, parce qu’elle a certes été imprudente! Dans ce pays d’arriérés, on sait bien qu’une femme… Enfin bref. Dans un autre pays, on dit quoi, qu’une gamine violée…

Il y a un gros n’importe quoi en ce moment!Les hommes font leurs « ouba-ouba » et les femmes partout se font brimer! Pour certains, c’est peut-être, l’art de passer à la tv! Pour d’autres, c’est l’art de se préparer!
Les femmes voilées, c’est un truc d’arriérés et de stupides. Chrétien, juif, musulmans,bouddhiste ou autres.. On en revient vraiment à ces trucs de super-con!
L’avenir du monde est l’avenir de la femme?
Voilée ou pas!
C’est un gros n’importe quoi en ce moment!

Curieusement, tout est mis sur les épaules des femmes!!!!????
Alors t’es voilé mec!!?????????????

Orwell dit: 21 juillet 2013 à 17 h 32 min

Cela vous étonne Daafnée? Il me semble qu’en Tunisie il y a quelques mois, une tunisienne avait été condamnée dans des circonstances comparables…

rose dit: 21 juillet 2013 à 17 h 29 min

La propagande directe ou indirecte n’est jamais efficace.

En tout cas je n’ai pas besoin d’assister à la mise en chauffe du dimanche fin de journée.

Ni de faire partie de vos spectateurs, spectacle sinistre s’il en est !

See you un autre jour, salut à tous

rose dit: 21 juillet 2013 à 17 h 25 min

Jacques Barozzi dit: 21 juillet 2013 à 16 h 15 min
merci de votre extrait.
Surprenant, ds le premier homme il nomme sa mère Lucie puis Catherine dès le chapitre suivant alors que c’est le prénom IRL de la grand-mère.

JC.... dit: 21 juillet 2013 à 17 h 24 min

Si on peut plus faire des tournantes avec des Norvégiennes en visite professionnelle ! Y en a marre de s’enculer entre bédouins !
(… sur cette remarquable saillie dubaïote, bises et bonne soirée aux amis, nuit de cauchemar aux autres)

renato dit: 21 juillet 2013 à 17 h 15 min

Mais JC est socialiste depuis toujours ; seulement, ici, il joue le complice objectif de stalinienne mémoire : il suffit qu’il prenne une position pour que cette position soit impraticable… c’est une forme de propagande indirecte assez efficace

Jacques Barozzi dit: 21 juillet 2013 à 17 h 12 min

renato, il y a seulement une génération en arrière, les femmes violées n’osaient guère porter plainte au commissariat où elles n’étaient pas accueillies avec les plus grands égards…

Jacques Barozzi dit: 21 juillet 2013 à 17 h 08 min

« Je puis vous dire que ce sont les vilains petits singes du voisinage qui ont mis une banane en ferraille dans l’aiguillage pour faire les poches aux voyageurs du train. Manque de pot, il roulait trop vite … mais dans la jungle, on s’adapte : mort ou vivant, on pille pareil. »

Comment, il n’y a pas meurtre avec préméditation selon toi. Tu leur accordes des circonstances atténuantes, JC, tu te ramollis à cause de la canicule, tu finiras socialiste, ressaisis-toi que diable !

Jacques Barozzi dit: 21 juillet 2013 à 17 h 02 min

« si on peut appeler « culture » machisme/connerie… »

De ton point de vue occidental, Didier.
Mais du leur, il s’agit de religion et du rôle de la femme dans la société.
Deux visions incompatibles s’affrontent dans ce cas d’espèce.
« Doit-on être de son temps ? » se demandait u. ?
Y’a pas plus moderne que Dubaï en matière d’urbanisme et d’architecture pourtant !
Le sujet de philo est plus complexe qu’il n’y parait ?

JC.... dit: 21 juillet 2013 à 16 h 36 min

Je sais tout, c’est exact : Renato m’a enseigné son truc … Je puis vous dire que ce sont les vilains petits singes du voisinage qui ont mis une banane en ferraille dans l’aiguillage pour faire les poches aux voyageurs du train. Manque de pot, il roulait trop vite … mais dans la jungle, on s’adapte : mort ou vivant, on pille pareil.

La même humanité que ceux qui ont jeté les avions sur le WTC, une humanité qui a été mal entretenue, par des pédagogues incompétents.

Sergio dit: 21 juillet 2013 à 16 h 35 min

Gros, gros… C’est vite dit mais enfin les Pointus, eux en plus, ils avaient rien à bouffer on va pas les plaindre ils avaient qu’à pas venir…

didier dit: 21 juillet 2013 à 16 h 33 min

Jacques Barozzi
Une vistime colatérale du choc des cultures,

si on peut appeler « culture » machisme/connerie…

didier dit: 21 juillet 2013 à 16 h 28 min

« bouguereau dit: 21 juillet 2013 à 14 h 40 min
casseurs.. barbare..pédé..musulman!..s’cuz y’avait un aiguillage vérolé..je mets l’inspecteur jicé sur l’enquête »

Pas la peine d’enquêter : jicé sait tout d’avance, programmé pour radoter

Daaphnée dit: 21 juillet 2013 à 16 h 17 min

La « Loi » chez les barbus (?) & consorts: du gratiné !!!

« Marte Dalelv, âgée de 24 ans, a été condamné mercredi pour comportement indécent (une relation sexuelle hors mariage), parjure et consommation d’alcool.
L’affaire est ahurissante. Tout bonnement incroyable. De quoi créer des tensions diplomatiques entre la Norvège et Dubaï. En effet, ce mercredi, une Norvégienne, qui avait porté plainte pour viol, a été condamnée à 16 mois de prison par un tribunal de ce petit Etat des Emirats arabes unis. Une histoire qui surprend jusqu’aux membres du gouvernement norvégien. En effet, le ministre des Affaires étrangères Espen Barth Eide a relaté vendredi la stupéfaction régnant dans son pays après ce jugement. « Il semble très étrange qu’une personne qui dénonce un viol soit condamnée pour des actes qui dans notre région du monde ne sont même pas des délits », a-t-il affirmé à l’agence de presse NTB.
Selon la BBC, Marte Dalelv, une femme de 24 ans, avait porté plainte après le viol qui s’était produit en mars, alors qu’elle était de sortie avec des collègues. Première surprise pour elle, lorsqu’elle se rend au commissariat, les policiers lui supprime son passeport et son argent. Mais le pire est donc intervenu ce mercredi. Elle a écopé de 16 mois de prison pour comportement indécent (une relation sexuelle hors mariage), parjure et consommation d’alcool. La Norvégienne a fait appel et doit être rejugée, probablement début septembre. Pour le moment, Marte a trouvé refuge dans une église norvégienne de Dubaï. Mais elle n’a plus d’argent car elle a utilisé toutes ses économies en frais d’avocat. C’est pourquoi elle a lancé un appel aux dons en direction de son pays afin de pouvoir survivre et payer le procès en appel.  »
dépêche AFP que je viens de lire à l’instant.

Jacques Barozzi dit: 21 juillet 2013 à 16 h 15 min

L’ « Algérien », Albert Camus (1913-1960), qui repose pour l’éternité au cimetière de Lourmarin, en Provence, était originaire, du côté maternel, d’une famille des Baléares : sa grand-mère, Catherine Sintès, née Cardona, chez laquelle il a passé toute son enfance dans le quartier populaire de Belcourt à Alger (son père étant mort durant la Première Guerre mondiale), était native de San Luis de Minorque. C’est dire que l’auteur de L’Etranger, qui se sentait plus ou moins en exil partout, est désormais, au minimum, triplement méditerranéen ! Parmi ses premiers textes, écrits à vingt-deux ans, et réunis dans le recueil « L’Envers et l’Endroit », il en est un particulièrement émouvant, titré « Amour de vivre », où Camus chante ses retrouvailles, en 1935, avec le pays de sa mère :

« Et jamais peut être un pays, sinon, la Méditerranée, ne m’a porté à la fois si loin et si près de moi-même.
(…)
Là était tout mon amour de vivre : une passion silencieuse pour ce qui allait peut-être m’échapper, une amertume sous une flamme. Chaque jour, je quittais ce cloître comme enlevé à moi-même, inscrit pour un court instant dans la durée du monde. Et je sais bien pourquoi je pensais alors aux yeux sans regard des Apollons doriques ou aux personnages brûlants et figés de Giotto. C’est qu’à ce moment, je comprenais vraiment ce que pouvaient m’apporter de semblables pays. J’admire qu’on puisse trouver au bord de la Méditerranée des certitudes et des règles de vie, qu’on y satisfasse sa raison et qu’on y justifie un optimisme et un sens social. Car enfin, ce qui me frappait alors ce n’était pas un monde fait à la mesure de l’homme – mais qui se refermait sur l’homme. Non, si le langage de ces pays s’accordait à ce qui résonnait profondément en moi, ce n’est pas parce qu’il répondait à mes questions, mais parce qu’il les rendait inutiles. Ce n’était pas des actions de grâces qui pouvaient me monter aux lèvres, mais ce Nada qui n’a pu naître que devant des paysages écrasés de soleil. Il n’y a pas d’amour de vivre sans désespoir de vivre. »

(in « Le goût des îles Baléares »)

JC.... dit: 21 juillet 2013 à 15 h 59 min

rose,
Je vous invite à laisser tomber vos tâches actuelles et à vous consacrer entièrement aux joies que procurent les deux piliers de la vie en société : l’argent et le cul.

Avec un peu de chance, le pouvoir devrait suivre … il fait cousinage avec l’argent et le cul.

rose dit: 21 juillet 2013 à 15 h 53 min

bérénice dit: 21 juillet 2013 à 15 h 49 min
> Bérénice ma belle c’est trop de trajet.Ils leur ont fait traverser toute la France sur un organisme affaibli.

rose dit: 21 juillet 2013 à 15 h 51 min

JC…. dit: 21 juillet 2013 à 15 h 16 min

« L’argent ce n’est rien.
« Le cul ce n’est pas plus.

rose,
deux erreurs fondamentales ! En si peu de mots : redoublez d’efforts !

JC non.
Vous me distrayez de mes tâches.

bérénice dit: 21 juillet 2013 à 15 h 49 min

rose après l’histoire du canard qui nous est racontée assez tôt dans l’enfance nous devrions pouvoir croire à la résistance des corps quoique celle du cerveau soit toujours en cours d’exploration, les neuro-sciences sont loin d’avoir tout dit tout expliqué et tout soigné mais les progrès sont grands.

rose dit: 21 juillet 2013 à 15 h 48 min

La grand-mère est de Mahon
Port Mahon ou Port-Mahon (officiellement Maó en catalan ; Mahón en espagnol castillan) est une ville située dans l’est de l’île de Minorque (Îles Baléares, Espagne). Latitude : 39º 52′ 1 N, longitude : 4º 18′ 6 E.
Son mari aussi.
Je vous le dis parce que cela peut vous intéresser ou pas.
On trace une diagonale : on a de l’est vers l’ouest Minorque, Majorque, Ibiza.
Mahon est sur Minorque.

bérénice dit: 21 juillet 2013 à 15 h 43 min

à force de déplacer les curseurs un n’a jamais été suffisant pour la mesure il faut pincer ou lâcher l’événement vous écrivez le vide c’est pratique mais c’est de la peinture! De la fiction!

rose dit: 21 juillet 2013 à 15 h 42 min

Saint Brieuc c’est l’hôpital à l’arrière pour soigner les grands blessés de guerre. Faire tout ce trajet avec un éclat d’obus dans le crâne c’est à peine croyable.

JC.... dit: 21 juillet 2013 à 15 h 38 min

Bérénice, le délire provient de la valeur que vous donnez aux mots, etc, etc … essayez de déplacer un peu votre curseur.

bérénice dit: 21 juillet 2013 à 15 h 35 min

JC cessez de délirer dans le sens qui vous arrange c’est quoi banlieues bleues? Un festival de Jazz aux dernières de mes info et un accident n’est pas un attentat voyez le lâchage de freins sur le Saint Laurent

JC.... dit: 21 juillet 2013 à 15 h 32 min

Bérénice,
nous sommes d’accord sur l’essentiel : vous dites que c’est un attentat (signé SNCF RFF), je dis que c’est un attentat (signé Banlieues Bleues) !

bérénice dit: 21 juillet 2013 à 15 h 31 min

Précisément depuis trop longtemps mais n’entendez-vous pas comme moi cette chanson triste trop d’ailleurs la femme qui est dans mon lit n’a plus vingt ans depuis ETC pour cette raison je préfère jouer les descentes de lit en attendant de faire du ski cet hiver.

D. dit: 21 juillet 2013 à 15 h 30 min

Le prestigieux Jacques Barozzi (qui passe à la télé, oui je l’ai vu)

J’en étais sûr. C’était lui qui faisait goûter aux gensles raviolis Buitoni dans la rue en 1979 ?

Sirius dit: 21 juillet 2013 à 15 h 23 min

Je suis effondré par la fascination qu’exerce la célébrité sur les femmes! Le prestigieux Jacques Barozzi (qui passe à la télé, oui je l’ai vu) n’a qu’à se baisser pour récolter les avances de Rose, la femme la plus fascinante du blog…

C’est vraiment trop injuste, moi qui ait tant de choses à offrir qu’elle ne connaîtra jamais!

Snif

D. dit: 21 juillet 2013 à 15 h 22 min

Je me suis enfin détaché de toutes choses naturelles, je peux enfin mourir mais non pécher. Et ce qu’on n’a jamais touché, je l’ai touché je l’ai palpé, et j’ai scruté tout ce que nul ne peut en rien imaginer, et j’ai soupesé maintes fois même la vie impondérable.
Je peux mourir en souriant.
Habituez-vous comme moi à ces prodiges que j’annonce, à la bonté qui va régner, à la souffrance que j’endure, et vous connaîtrez l’avenir.

Guillaume Apollinaire, (sur sa tombe).

bérénice dit: 21 juillet 2013 à 15 h 21 min

JC pour une chose élémentaire je tombe d’accord avec vous, rose néglige deux piliers de la civilisation en cours d’extraction.

bérénice dit: 21 juillet 2013 à 15 h 19 min

La thèse de l’attentat arrangerait bien du monde ajouté à celui-ci la SNCF mais je pencherais pour la carence d’entretien, la vétusté du matériel, la réduction des crédits avec ses conséquences.

JC.... dit: 21 juillet 2013 à 15 h 16 min

« L’argent ce n’est rien.
« Le cul ce n’est pas plus.

rose,
deux erreurs fondamentales ! En si peu de mots : redoublez d’efforts !

rose dit: 21 juillet 2013 à 15 h 05 min

Un homme dur, amer, qui avait travaillé toute sa vie, avait tué sur commande, accepté tout ce qui ne pouvait s’éviter, mais qui, quelque part en lui-même, refusait d’être entamé. Un homme pauvre enfin. Car la pauvreté ne (se)choisit pas, mais elle peut se garder.

D. dit: 21 juillet 2013 à 15 h 04 min

Est-ce que certains ici insinueraient que B╚rétig╬ny était un at╔ten╩tat, comme l’était A╠Z═F en son temps ?

rose dit: 21 juillet 2013 à 14 h 57 min

hamlet dit: 21 juillet 2013 à 14 h 42 min

Effectivement ; il suffit d’en disposer pour savoir que ce n’est rien. Tant qu’on n’en dispose pas, c’est tout.
Néanmoins, je peux affirmer que sur le plan de l’angoisse cela aide à ne pas en avoir.
Camus chez sa mère ouvre tous les tiroirs. Elle lui dit « tu fouilles encore ? ». Il parle du rien des objets. Un chez moi récemment m’a dit « on pourrait ouvrir une brocante ». Un autre m’a dit à la mort de sa mère avoir donné, offert 1200 livres.
L’argent ce n’est rien.
Le cul ce n’est pas plus.

Mais ce que dit Jacques B. Je l’entends et je le comprends la vie réelle est bien mieux que la vie virtuelle.
Si j’ai à travailler, c’est pour que ma vie réelle soit meilleure quand je reviens chez moi : ma vie virtuelle n’améliore pas ma vie réelle et surtout ne me rend pas meilleure.

J’ai préféré votre première assertion sur la belle nature.

D. dit: 21 juillet 2013 à 14 h 55 min

Cher Thierry, sachez que JC n’atteint pas le centième du niveau d’excellence nécessaire à la performance de la pâle imitation de moi-même.
Pas de x à Saint-Brieuc s’il vous plaît, encore que je sois pas Breton, mais je m’entends plutôt bien en règle générale avec eux, même s’ils sont souvent tête de mule.
Le courant passe moins bien avec les Gascons.

rose dit: 21 juillet 2013 à 14 h 51 min

bouguereau dit: 21 juillet 2013 à 14 h 43 min

Bon je vais travailler ciao

et on veut que ça sue jusque dans la raie du cul

C’est à dire ? En français qu’est ce que cela veut dire le boug. ?

rose dit: 21 juillet 2013 à 14 h 49 min

Quand tu reçois un éclat d’obus quelque part ce n’est pas rien du tout.
C’était vraiment gentil de sa part d’écrire cela à sa femme.
Un éclat d’obus lui avait ouvert la tête et il avait été transporté dans un de ces trains sanitaires dégoûtant de sang de paille et de pansements qui faisaient la navette entre la boucherie et les hôpitaux d’évacuations à Saint Brieuc. Là, il avait pu griffonner deux cartes au jugé, car il ne voyait plus.[...]Et puis il était mort au bout de quelques jours.[...]
Et puis l’éclat d’obus.
Le premier homme
Camus

Voir le film c’était très bien.
Lire le livre cela me chavire.
Lire Camus me fout le cœur à l’envers et le cul par dessus tête.
Je réfléchis à mon panthéon pour entrer Camus dedans. Mais il est déjà plein. Et je ne veux pas sortir quelqu’un d’autre. Je pourrai donc l’élargir à quatre au lieu de trois.

bérénice dit: 21 juillet 2013 à 14 h 47 min

A propos de Brétigny j’ai lu du Monde me semble-t-il qu’un technicien en retraite avait signalé de nombreuses anomalies (37) sur la voie et visibles du quai a reçu pour réponse en gros que tout était okay et que l’entretien était suffisant pour garantir la sécurité des usagers.

hamlet dit: 21 juillet 2013 à 14 h 42 min

« rose dit: 21 juillet 2013 à 14 h 08 min

pour acquiescer à la vie est une richesse, pour en disposer il faut posséder la plus nature qui soit.
Ne serait-ce pas ?
pour acquiescer à la vie est une richesse, pour en disposer il faut posséder la plus belle nature qui soit. »

ou « acquiescer à la richesse est une nature, pour en disposer il faut la plus belle vie qui soit? »

ou « disposer de l’acquiescement est la vie, pour en avoir la nature il faut être riche? »
tout simplement?

bouguereau dit: 21 juillet 2013 à 14 h 42 min

trés juss dédé et breton son trip c’était les max océaniens..vlaminck les africains..et picasso disait que c’était la dame d’elché..donné par ce grotenlécu de pétin!

bouguereau dit: 21 juillet 2013 à 14 h 40 min

casseurs.. barbare..pédé..musulman!..s’cuz y’avait un aiguillage vérolé..je mets l’inspecteur jicé sur l’enquête

D. dit: 21 juillet 2013 à 14 h 39 min

A chaque fois que sont évoqués les Arts premiers, l’Afrique est prise en exemple; le continent africain ne présente pourtant qu’une fraction de ces arts qui d’ailleurs sont d’abord chamaniques et tribaux avant d’être premiers.

bouguereau dit: 21 juillet 2013 à 14 h 38 min

quand que tu te répétes quelquechose a part toi ça fait pas du généralisé..disons que ce qui est « généralisable » c’est la suspiçion..casseurs.. barbare..pédé..juif! là d’accord zouzou..là t’as bon, continue t’es bien sur la pente savonneuse

rose dit: 21 juillet 2013 à 14 h 37 min

La mère de Camus et sa grand-mère triait de slentilles sur le palier dans l’escalier quand le maire du village est arrivé, costard cravate ? grave et a annoncé la mauvaise nouvelle. La mère n’a pas entendu (demi-surdité) sa mère lui dit « Henri est mort ». Elle va dans sa chambre talalatalala pleure bien après. On lui a envoyé dans une enveloppe le morceau d’obus qui a tué son mari. Il n’est pas mort immédiatement le père de Camus. Sa femme a reçu deux cartes postales ; une de sa main où il écrivait « j’ai été blessé mais je vais bien. Ton mari. »La seconde de l’infirmière qui écrit « il est mort cela vaut mieux parce qu’il aurait été fou ou aveugle. Il était bien courageux ».

Je vous essplique pour ceux qui comprennent rien à la vie : quand Henri écrit à son épouse « Ce n’est rien(j’ai vérifié dans le livre c’est ce n’est rien, ce n’est pas je vais bien) » il lui dit en fait je ne suis pas mort. Mais il meurt ensuite. Il a tenu néanmoins à la rassurer.
Et donc l’épouse a reçu le morceau d’obus qui a tué au front son mari. Pourquoi a-t-il été enterré à Saint Brieux je vous avoue que je ne le sais pas encore. Je vous tiens au courant.

Bérénice je ne te réponds pas mais je t’aime bien.
Je me retrouve assez en toi. Pour le côté sommaire. Mais généreux.

rose dit: 21 juillet 2013 à 14 h 27 min

Dix ans, quinze ans ou plus ? avant que l’on ne dévoile l’affaire. Mais si elle n’avait pas été étouffée, comment dès lors la dévoiler ?

rose dit: 21 juillet 2013 à 14 h 26 min

Le Crime de Brétigny… dit: 21 juillet 2013 à 9 h 39 min

On a pu observer durant toute cette semaine une nuée de petits hommes roses, agiles, délurés, obéissants, serviles, tous munis de coussins lourds et ouatés, farfadets qui s’agitaient sans bruit autour d’un dossier ferroviaire volontairement maltraité.

Une vérité : l’étouffement de l’affaire se passe bien. Merci !
Comme tout étouffement d’affaire, cela se passe bien, merci !

bouguereau dit: 21 juillet 2013 à 14 h 23 min

et sa passion pour les masques africains, c’est d’abord lui

une vraie tartalacrème cette histoire de masque..la mode trace des symboliss polo..on croirait pas comme ça..c’est sûr que ces clodos qui sentent le vieux grenier ça fait pas classe

u. dit: 21 juillet 2013 à 14 h 23 min

»avoue que t’aimes te faire enculer aussi »

Il m’est arrivé une fois de prendre le dossier en main.
Enfin, de me le voir proposer.
C’est non.

rose dit: 21 juillet 2013 à 14 h 19 min

Il faut plutôt dire oui ou non? »
(C’est le tennis qui l’intéresse).

Ben pourtant c’est la même histoire que le tennis.
Paf la balle dans un camp paf la balle dans l’autre camp.
Et zou. Celui qui perd est celui qui renvoie pas la balle parce qu’il la laisse tomber au sol.
Faut pas être sorcier quand même.

bouguereau dit: 21 juillet 2013 à 14 h 19 min

(C’est le tennis qui l’intéresse)

.. »avoue que t’aimes te faire enculer aussi et termine en disant que ça vaut vachment lcoup d’être de son temps »..

Paul Edel dit: 21 juillet 2013 à 14 h 18 min

Barozzi
Apollinaire a par exemple était le premier à apprendre à André breton l’importance de ce qu’on appelle aujourd’hui les « arts premiers »,et sa passion pour les masques africains, c’est d’abord lui.. il a aussi avec « les mamelles de tiresias » par exemple était surréaliste au théâtre de la plus belle eau.
avant tout le monde, avec Jarry il a été srréaliste au théatre….ensuite vint le grand Vitrac.. N’oublions pas non plus qu’il a, dans les cafés, rapproché les uns des autres et que ses déambulations genre « rue Christine » ont marqué tres fort le Aragon du « paysan de paris » (qui reste un chef- d’œuvre dans la parfaite ligne Apollinaire).. et que ses grands textes érotiques ont fort marqué Aragon et Breton. « le con d’irène » est un vrai démarquage Apollinaire.
*il a donc été défricheur et découvreur, d’une nouvelle sensibilité .son originalité qui reste totale c’est qu’il a vu la guerre de 14-18 tout autrement que les autres,tout seul dans son coin de tranchée devant sa gamelle.. : féerie mortelle et belle comme un ultime feu d’artifice..la guerre moins importante que les amours et les lettres d’amour…. ce qui le distingue du surréalisme c’est ce mélange de tendresse, de féerie et d’érudition onirique et une innocence magnifique… dans les tranchées……voir les seins de la femme qu’il aime dans les obus qui tuent ses camarades et vont finir par l’atteindre…fait le faire….c’est comme même pas banal.
« je flatte de la main le petit canon gris
Gris comme l’eau de Seine et je songe à Paris
Mais ce pâle blessé m’a dit à la cantine
Des obus dans la nuit la splendeur argentine
Je mâche lentement ma portion de bœuf
Je le promène seul le soir de 5 à 9
Je selle mon cheval nous battons la campagne
Je te salue au loin belle rose ô tour Magne »
extrait de « à Nîmes »

philippe gnégniez dit: 21 juillet 2013 à 14 h 16 min

En mission divine, le courageux Saint-Père va aller se rincer l’oeil sur les plages de Copacabana

rose dit: 21 juillet 2013 à 14 h 16 min

Pareil que s’appeler Cassandre. Tu t’appelles Cassandre t’as un destin tragique et tu t »étonnes ?
Ben t’aurais pu écouter en classe. Éviter Cassandre comme prénom pour ta môme. Ben oui, quoi.
Bérénice itou. Ton mec se fut appelé Pelléas ta fin eût été moins tragique.
Pourquoi ?
Parce que t’aurais mouru avant lui. Donc t’aurais moins souffert.

u. dit: 21 juillet 2013 à 14 h 15 min

Ça y est, j’ai tâté l’book.
On me l’a passé.
Le paveton.

Suffisamment de matos historique pour m’intéresser, mais il fait trop chaud.
On verra.

rose dit: 21 juillet 2013 à 14 h 12 min

Bérénice : amoureuse, mais incapable de se projeter. etc..etc..

Disons plutôt assommée par son destin tragique. Pré-assommée.

u. dit: 21 juillet 2013 à 14 h 12 min

« u. veut nous faire croire qu’il n’a jamais été prof de philo. »

Marrante votre fixette, Adalbert.
Ça fait envie, tout d’un coup…
Franchement, je n’aurais jamais tenu la distance.

À titre privé, ça a pu tous nous arrivé.

J’ai dû aider mon neveux à faire une disert’.
Le sujet était (à peu près): Doit-on être de son temps?

Il avait l’air malheureux en me montrant ça.
Comme si on lui faisait un sale coup, sans aucune nécessité.
« Pourquoi on nous demande des trucs pareils? Il faut plutôt dire oui ou non? »

(C’est le tennis qui l’intéresse).

Jacques Barozzi dit: 21 juillet 2013 à 14 h 09 min

« moi non plus, vous ne m’avez pas rencontrée. »

Je ne sors guère de Paris que pour partir à l’étranger, rose. Généralement, c’est à l’initiative des personnes mentionnées ci-dessus, que je les ai rencontrées : je suis d’un naturel réservé et plus fier qu’un Algérien !

rose dit: 21 juillet 2013 à 14 h 08 min

pour acquiescer à la vie est une richesse, pour en disposer il faut posséder la plus nature qui soit.
Ne serait-ce pas ?
pour acquiescer à la vie est une richesse, pour en disposer il faut posséder la plus belle nature qui soit.

rose dit: 21 juillet 2013 à 14 h 05 min

Pourtant, en Avignon, y’avait la toute petite maison avec la treille sur la terrasse, toute petite elle aussi.

rose dit: 21 juillet 2013 à 14 h 00 min

« parce que c’est un garçon épatant à mon goût. »
ben voilà !
Quand on voit ce qu’il cuisine on sait que c’est un mec épatant. Pas besoin d’aller chercher midi à quatorze heures.
Et si sa femme est d’accord pour l’entretenir, je ne vois pas qui cela dérange. Pendant qu’il écrit, il l’écrit. Pas besoin de secrétaire lui. Au moins.

rose dit: 21 juillet 2013 à 13 h 53 min

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 16 h 15 min

Merci, C.P., je ne savais pas pour D-H L, à Vence. Je me proposai d’aller y faire un tour, pour voir si je ne pouvais pas m’y installer. MAis si cet endroit ne vaut rien, comme dit Lawrence, autant s’abstenir ! C’est un mouroir à écrivains !!!

Où que tu meures, le coin est minable. Pourquoi ? Parce que tu vas mourir ?
Mais si tu meurs chez toi, ben t’es un homme heureux. Pourquoi ? Parce que t’es chez toi.

Alors Vence ou pas D-H Lawrence eût été de toute façon de mauvais poil. Comme celui qui prépare sa mort en faisant de sales nécrologies sur autrui, pour que son jour à lui on dise quel salopiot !
Mais tant, on ira à la plage ce jour-là. Et on ne dira rien.

rose dit: 21 juillet 2013 à 13 h 42 min

nuance
« Tu me prêtes tes filles à Porquerolles je te prête ma fille à Trifouillis les Oies. Je te prête ses cours -ceux de ma meuf- pour la pornographie. Mais pas avec avec ma fille hein. Avec les tiennes d’accord. »

rose dit: 21 juillet 2013 à 13 h 40 min

D. dit: 20 juillet 2013 à 15 h 41 min
Oui, c’est vrai Jacques,il faut que je me rassemble un peu.
[...] constitue en quelque sorte une trame topologique à géométrie complexe de tout ce bordel.
D. dit: 20 juillet 2013 à 15 h 43 min
moi c’est un peu pareil, c’est vrai, je tiens de ça.

D’un beau bordel donc.
Eh bé.
« Tu me prêtes tes filles à Porquerolles je te prêtes ma fille à Trifouillis les Oies. Je te prête ses cours pour la pornographie. Mais pas avec avec ma fille hein. Avec les tiennes d’accord. »

Un beau bordel ?

rose dit: 21 juillet 2013 à 13 h 21 min

JC……….. dit: 20 juillet 2013 à 11 h 24 min
[...]
Tout ça est sans gravité … exactement comme l’importance des lecteurs pour un écrivain. Nulle

Un écrivain aime avoir des lecteurs.
Maintenant que nous le fassions iech je ne conteste pas. Mais avoir des lecteurs pour un écrivain est nourricier et vital. Pareil que avoir des commentateurs sur son blog.

Jacques Barozzi dit: 21 juillet 2013 à 13 h 15 min

Soupault raconte qu’il a rencontré Breton au café de Flore à l’instigation d’Apollinaire, on peut donc dire qu’il fut à l’origine du mouvement !

rose dit: 21 juillet 2013 à 13 h 08 min

Ouvrage de Guillaume Apollinaire
Contemporains pittoresques
Portrait par Picasso
Paris  » la belle page  » éd. 1929 Edition originale in-8°couronne.

C.P. dit: 21 juillet 2013 à 12 h 53 min

Paul Edel, j’ai la même question que la vôtre sur ce que le Surréalisme doit à Apollinaire. La question a déjà été abondamment débattue, mais sur ce qu’il RECONNAÎT lui devoir, j’ai repris les douze numéros de « La Révolution surréaliste » (1924-1929), où Apollinaire est évoqué huit fois, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a ambiguïté. Je ne détaille pas, mais pour un hommage d’Eluard à propos de Sade, bien des réticences, ou des abandons : pour « Le Surréalisme et la peinture », à propos de Braque, Breton considère que si Apollinaire est devenu sévère pour Braque en 1918, lui-même (Apollinaire), « la mort l’a arrêté à temps ». Le « Second Manifeste » ne retient plus d’Apollinaire que les poèmes-conversations et les « Quelconqueries ». Je trouve très significatif, qu’il soit ou non « arrangé », dès le numéro I, le récit de rêve de Breton où Apollinaire est une ombre appuyée à une porte et où Picasso déclare qu’il n’a jamais eu pour lui « qu’une banale sympathie »…

Jacques Barozzi dit: 21 juillet 2013 à 12 h 47 min

Et aussi parmi ses textes en prose, « Le Flâneur des deux rives », Paul Edel, d’où j’extrais cette phrase :

« On lui demandait quelles étaient ses
opinions politiques : Je suis républicain, répondit-il, mais
de la république des lettres. »

JC.... dit: 21 juillet 2013 à 12 h 36 min

A Trappes, les électeurs socialistes religieux tirent sur la police socialiste laïque. Je n’y comprends plus rien !

Un Paul Edel, un Pierre Assouline, un intellectuel inconnu, un Richard Millet, pourrait m’expliquer ce qui se passe ? Hurk ! Hurk …

Paul Edel dit: 21 juillet 2013 à 11 h 40 min

Un des textes les plus passionnants de guillaume apollinaire (et il y en a beaucoup chez lui) est « le poète assassiné » -écrit en 1914 après de multiples brouillons..c’est un écrit tres autobiographique.il tente avec son personnage de Croniamantal de fixer une image du poète selon lui.Il se réfère autant à Homère qu’à Charles d’Orléans qu’à lui-même ; jean Cocteau et son Orphée n’oubliera pas ce « poète assassiné ». A signaler aussi dans « la femme assise », roman, beaucoup de détails intéressants sur la vie de bohème à Montparnasse entre 191O et 192O. enfin, sans lui, est-ce que le surréalisme de Soupault, Breton et Aragon aurait existé ? Pas sûr.

Marc & Ting dit: 21 juillet 2013 à 11 h 02 min

Parce que on n’est pas obligé de croire Apple quand il nous dit qu’un appareil photo est un grand truc plat sans lentille, ce qui manque c’est un appareil photo numérique connectable.

- Haha, oui mais le clavier / écran (lisible) ?

- l’iPad, Haha.

Je sors content.

JC.... dit: 21 juillet 2013 à 10 h 55 min

Tout à fait dans le sillage poétique du billet, une merveille digne d’Appolinaire : « La chanson du Faf », signée Willy Asshole, 1998

TROU DU CUL (1998)

TU TE BALLADES CHEVEUX COLORES
T’AS RESSORTI TON VIEUX JEAN’s DECHIRé
TU TRAINES TA CARCASSE DANS LE QUARTIER
POUR EFFRAYER TOUTES LES PETITES MéMéS
TU TE REVENDIQUES ANARCHISTE ET REBELLE
MAIS TU POSSEDES UN CARNET DE MUTUELLE
TU AS DECIDE DE NE JAMAIS TRAVAILLER
C’EST BIEN PLUS FACILE D’ALLER POINTER

(REFRAIN)
ANARCHISTE-PUNKY-SQUATEUR : T’ES QU’UN TROU DU CUL
REBELLE-GAUCHISTE-PROFITEUR : T’ES QU’UN TROU DU CUL
BAZANNE-DROGUE-VOLEUR : T’ES QU’UN TROU DU CUL
HUMANISTE-DEGENERE-DEALER : T’ES QU’UN TROU-DU-CUL !

TOUT LE MONDE DEVRAIT TOUT PARTAGER
AVEC TES COPAINS LES P’TITS CROLLéS
VOILA POURQUOI TU T’ES RADICALISE
SOUS CETTE SALOPE DE BANNIERE ETOILEE
T’AS JAMAIS SU BLAIRER LES FACHOS
TU N’AS QUE HAINE POUR TOUS LEURS IDEAUX
TU CRACHES TON VENIN SUR LES MURS
C’EST PLUS FACILE QU’A DIRE EN PLEINE FIGURE !

(REF.)

TU NE CONNAIS PAS LA SIGNIFICATION
DES MOTS COURAGE, HONNEUR ET FAMILLE
PAR CONTRE TU AIMES LA CONJUGAISON
DES VERBES : SE DROGUER, GLANDER, VOLER
TU N’AIMES PAS LA JUSTICE ET LES CONDES
MAIS A CHAQUE FOIS QUE TU TE FAIS SHOOTER
TU TE PRECIPITES CHEZ EUX POUR RECLAMER,
TU NE MERITES MEME PLUS AUCUNE PITIE !

Bonne journée…

excusez du peu dit: 21 juillet 2013 à 10 h 31 min

« l’étouffement de l’affaire »

hallucinations du malade de pq et sa version extrême-droite (des casques arrivés plus tard) versus les témoignages des sauveurs de la Croix-Rouge et des policiers sur place

JC.... dit: 21 juillet 2013 à 10 h 26 min

Vous êtes aimable, Thierry, mais je ne serais pas le prince des cons si je n’étais pas, sans conteste, beaucoup plus stupide que ML, Dédé et tant d’autres. Le fait est connu, la citadelle imprenable…

JC, Obtus-Roi !

Adalbert Dumou dit: 21 juillet 2013 à 10 h 26 min

Après avoir voulu nous faire croire qu’il était chinois, u. veut nous faire croire qu’il n’a jamais été prof de philo.

TKT dit: 21 juillet 2013 à 10 h 13 min

D., vous n’êtes pas un simple crétin mais un débile complet multigraines et fortement congelé tout en étant maintes fois réchauffés. Votre bêtise paramount vous différencie de JC ou ML. JC s’amuse souvent à vous plagier et c’est assez réussit bien que souvent trop élaboré pour votre tête de moineau.

TKT dit: 21 juillet 2013 à 10 h 08 min

@ U.: Je ne lis pas « Le Temps », mais « Le Monde » et comme j’habite en Suisse germanophone, je lis souvent en plus des quotidiens en allemand.

Le Crime de Brétigny... dit: 21 juillet 2013 à 9 h 39 min

On a pu observer durant toute cette semaine une nuée de petits hommes roses, agiles, délurés, obéissants, serviles, tous munis de coussins lourds et ouatés, farfadets qui s’agitaient sans bruit autour d’un dossier ferroviaire volontairement maltraité.

Une vérité : l’étouffement de l’affaire se passe bien. Merci !

Ursula en noir dit: 21 juillet 2013 à 9 h 25 min

Her soir Don Giovanni à Aix. Orchestre très finement défini, très belles voix avec parfois un rare petit glitch. Selon la classification classique :

L0 : illustration actualisée, Leporello en cousin saprophyte
L1 : la surimposition de liens familiaux révolutionne l’art du voyeurisme
L2 rev : un seul indice avec une référence à la fresque de Michelange et il faut vraiment le savoir pour y retrouver la création à la fin.

Bonne société aixoise dans les gradins de la cour de l’archevêché. Savoir que dans ce théâtre, on peut facilement, la disponibilité le permettant, se placer au dernier rang en tout confort.

JC........... dit: 21 juillet 2013 à 8 h 51 min

Je n’ai fait qu’obéir aux injonctions du Seigneur ! Sa Voix venue d’En-Haut m’a dit :

- Ecoute et agis, mon fils ! Libère ces femmes de leur sac poubelle islamique ! J’ai fait l’homme et la femme égaux entre eux. Déchire ces voiles nés de l’imagination fertile des chameliers. Pourquoi cacher leur beauté ?
- Seigneur ! Tu n’y penses pas ! Je vais au delà de graves ennuis. La Reine Noire de l’Injustice me fera condamner !
- Si tu ne m’obéis pas, crapulet agnostique, tu paieras le prix de ta lâcheté !
- Ah bon ?! Je voudrais bien voir ça !
- Oui … Je te rendrai aussi bête que le commentateur plaintif et ronchon de 8h17 …
- Ah, non Seigneur ! Tout ! Le pire !… Mais pas ça…

bureau des plaintes dit: 21 juillet 2013 à 8 h 17 min

AFP Dimanche, deux hommes « alcoolisés » ont pris à partie une femme « parce qu’elle était voilée » et l’ont menacée avec un couteau
AFP: Deux hommes ont été condamnés à deux mois de prison ferme mardi par le tribunal de Versailles pour l’agression d’une femme voilée survenue dimanche à Trappes (Yvelines)-

ces deux ersatz d’humains étaient tégniez et jicé

géographe dit: 21 juillet 2013 à 4 h 56 min

Du tourniquet…
Le col du Tourniquet 1972 mètres beaucoup moins connu que celui du Tourmalet 2215 mètres accessible par mauvais temps est régulièrement emprunté par le parcours du tour de France, point d’arrivée d’un pèlerinage que les amoureux effectuent afin de rendre plus fertiles leurs amours, un sanctuaire à la vierge s’y découvre, on y accède à pied par un chemin de randonnée répertorié qui serpente le long du ruisseau de l’adret.

abdelkader dit: 21 juillet 2013 à 3 h 47 min

ceci dit, comme n’arrête pas de le promettre D. je vais m’absenter pour un bout de temps…take it easy y’all…

abdelkader dit: 21 juillet 2013 à 3 h 43 min

Vot’Imminence, je regardais un docu sur la BBC un jour et ils disaient que les hippocampes étaient en voie de disparition a cause qu’ils sont chassés a mort parce que des couilles molles quelque part pensent que ce sont des aphrodisiaques…moi qui les aime beaucoup, j’avais écrit un p’tit texte de pas grand-chose en hommage aux poissons en genral et donc a ces purs-sang de la mer…z’en pensez quoi, Vot’Grace ? non, suis sur que vous n’avez pas besoin de poudre d’hippocampe pour servir madame…les gauchos font l’affaire hein…pouvez meme prendre des photos aussi…

Entre le croissant et l’enclume
J’laisse des plumes
J’trouve leurs réponses importunes
J’préfère la pleine lune
En attendant ce jour
Je prends le grand détour
Et cherche mon lot
Vingt pieds sous l’eau
Je fais la planche
Et me branche
Sur la fréquence
Du grand silence
Des profondeurs marines
Ou la coquine
Et noire Murène
Règne en reine suprême
Entre le croissant et l’enclume
J’laisse des plumes
J’trouve leurs réponses importunes
J’préfère la pleine lune
L’hippocampe
Se moque du CAC 40
Et promène ses gamins
Dans son sous-marin
Et si tu laisses ton harpon
A la surface
Tu verras que la rascasse
Te fera les yeux ronds
Entre le croissant et l’enclume
J’laisse des plumes
J’trouve leurs réponses importunes
J’préfère la pleine lune
Je mettrai les voiles
Plein cap sur les étoiles
Qui dansent nues
Devant le sillon de la charrue
En attendant ce jour
Je prends le grand détour
Et cherche mon lot
Vingt pieds sous l’eau

Sant'Angelo Giovanni dit: 21 juillet 2013 à 0 h 02 min


…Albion’s,…Confiance & Trust’s C°,…

…la mondialisation ne peut pas être seulement,…un jeux de dupes de toutes sortes,…au détriments de la qualité et fiabilité des marchandises et des hommes,…

…sans parler aussi de communications objective,…
…etc,…que du bonheur,…en pièces détachées,…

bérénice dit: 20 juillet 2013 à 23 h 35 min

Somme toute cette vache n’a pas réussi à effacer notre Courbet inter galactique qui lui ne réussit pas à résoudre la véritable énigme procurant travail et médailles à tous ces savants qui cherchent comme des alchimistes à nous rapprocher du grand commencement alors que

bérénice dit: 20 juillet 2013 à 23 h 08 min

D l’amour est aussi une idée rejouée à chaque nouveau désir puisqu’il faut après l’avoir déshabillé le rhabiller avant de sortir s’en jeter un par exemple ou se promener dans les allée du musée ou faire du tourniquet ou dîner élégamment devisant tentant de prouver l’esprit qui nous accable sa pauvreté sa sécheresse sa misère voilà donc l’amour avec ses sucres d’orge ses cotons hydrophile ses fleurs ses rubans ses parfums comme des soies qui nous enveloppent

les nus très vilains de Duchamp dit: 20 juillet 2013 à 22 h 42 min

Bon, c’est bien beau tout ça mais a quelle page de la biographie de Guillaume Apollinaire en êtes-vous?
( à hue et à D. et compagnie.)

u. dit: 20 juillet 2013 à 22 h 23 min

Dédé, ça va comme ça.

Je suis mort de fatigue, accablé de chaleur et le reste ne regarde que moi; non que ce soit intéressant, c’est le contraire.

Vous avez ici plus d’un compte philosophique à rendre, et vous le savez bien.
Ce sera donc demain?

(Quand je pense qu’un innocent a pu imaginer que je pouvais être professeur de philosophie…
Bah, il sera parvenu à me faire rêver cinq minutes.
Quelle merveilleuse pratique.
Peu sont à la hauteur.

Soyons sérieux.
J’ai lu aujourd’hui, comme renato et tkt, « Le Temps » (ici, les Suisses ne sont pas du tout satisfaits de la grossièreté des Français), leur supplément culturel dit en somme: lisez donc L’Homme sans Qualités.

La fantaisie c’est bien mais ça va comme ça.
Il faut parfois répondre présent, nom de dieu.
Sinon qui?)

D. dit: 20 juillet 2013 à 22 h 11 min

Bouguereau, qui fut jadis un de mes plus grands admirateurs, a fini par se rendre compte qu’il était tout simplement écrasé par le poids de ma pensée. Depuis il m’ignore totalement. renato : pareil. Daaphnée : itou. Bérénice : amoureuse, mais incapable de se projeter. etc..etc..

D. dit: 20 juillet 2013 à 22 h 06 min

Bientôt je vais partir d’ici et plus rien ne sera comme avant. Vous me supplierez (oh, jamais directement, de façon détournée) pour que je revienne et je ne reviendrai pas, parce que ceci ne peut durer des années et des années et doit bien trouver son terme d’une façon ou d’une autre.

D. dit: 20 juillet 2013 à 22 h 04 min

J’ai beau essayer de vous secouer tous autant que vous êtes, vous restez attachés à vos schémas et à vos savoir. Pourtant mon chat en sait plus que vous sur la vie, ses mécanismes et la beauté du monde.

D. dit: 20 juillet 2013 à 22 h 01 min

Ulysse dit: 20 juillet 2013 à 14 h 52 min

Pauvre D., personne ne l’aime non plus…

Le fait est que l’excellence appelle la jalousie. Beaucoup (pour ne pas dire l’essentiel) d’idées lumineuses sont apportées par moi et moi seul ici sur ce blog. Depuis l’enfance j’ai été habitué à être mis à l’écart, ce n’est pas maintenant que ça va changer.

D. dit: 20 juillet 2013 à 21 h 57 min

Moi non plus, je ne vois aucun intérêt à recommencer une nouvelle vie. Il faut regarder droit devant. De toutes façon nous sommes prédestinés. Quoique on fasse, ce qui doit arriver arrive, les bon choix comme les mauvais, c’est écrit.
Il y a l’âme, qui va d’excellente à exécrable en passant par toutes les nuances, et puis il y a les étoiles et les astres.
Une excellente âme avec une bonne étoile (je pense à moi) n’a pas de souci à se faire.

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 21 h 39 min

Je ne suis pas sûr que j’aimerais recommencer la même vie, hamlet, je suis plutôt porté par ce qui vient que par ce qui s’est passé, mais je n’oublie rien : pourrait-on imprimer éternellement le disque dur, l’éternel recommencement mais différemment, c’est possiblement nietzschéen ?

ai bien apprécié, sur le fig. dit: 20 juillet 2013 à 21 h 31 min

Ai relevé (ne lis que les derniers comment’s), l’un d’eux :

« Bientôt les bobos socialos vont nous interdire de baiser vous allez voir ! Ou il faudra cotiser pour !!!
Concernant La richissime Touraine, elle a des yeux de folle, d’hystérique, c’est pas étonnant qu’elle soit hostile à certaines libertés comme celle de fumer en plein air ! »

C’est du Charb (sic – anti-fumeur comme Charb, la Touraine ne lui arrive pas à la euh-euh …
Encore une (effort ?)couille de traviole chez Marisol –> urgent : il est demandé un volontaire (service civique, pris en charge par l’Elysée) : jeune mâle, capable de fumer un pétard, culnul, & s’envoyer en l’air (tout en fessant la Marissol – j’fais du Tex Avery actualisé – on a souffert de la Bachelot, la Touraine, socialiste, est-il dit au parti … beg your paron !

John Brown dit: 20 juillet 2013 à 21 h 26 min

je transmets votre doublon de 17h42 à mes quatre filles (rédigé par C.P.)

On réclame un moderne George Cukor pour tourner « Les Quatre filles du Docteur C.P. « 

renato dit: 20 juillet 2013 à 21 h 20 min

« … aucun débile de névrosé n’en est. / Pierre Assouline n’en est pas non plus. »

Bon, là il y a quelque chose qui ne tourne pas rond, mais il est parfaitement inutile d’aller chercher… et ce serait même cruel, à bien regarder… pour lew aussi… cruel, j’entends.

hamlet dit: 20 juillet 2013 à 21 h 01 min

« Philippe Régniez dit: 20 juillet 2013 à 20 h 27 min
hamlet nous livre enfin la réponse à cette grande question posée il y a peu en ces lieux : Qu’est-ce qu’un intellectuel (de gauche) ? Eh bien, c’est une casquette. »

parce qu’être papiste n’est pas une casquette peut-être?

Monsieur Regniez croyez-moi j’éprouve une très admiration à votre endroit, j’ai toujours eu un faible pour les personnes qui défendent de grandes idées, et de toutes les grandes idées Dieu est sans doute la plus grande.
Mais je vous en supplie, je vous le demande à genoux : de votre hauteur propre à ceux qui portent en eux des grandes idées, ne méprisez pas les crétins qui ont passé leur vie à prendre des casquettes!!!

hamlet dit: 20 juillet 2013 à 20 h 51 min

Jacky je ne doute pas que l’image soit usée, certains ne construisent leur vie qu’avec des images usées.

vous savez savez Jacky le seul don que la nature m’a donné ? vous avez qui avez tellement de cordes à votre arc?
le seul don que je possède est celui de reconnaitre un vrai nietzschéen.
je veux dire reconnaitre ceux qui, si le choix leur en était donné, revivrait la même vie.

grâce à ce don je peux vous dire que vous Jacky vous êtes un nietzschéen.
Apollon Apollinaire n’en est pas.
C.P. en est.
JC en est aussi.
Abdelkader en est aussi.
Traube en est.
lew n’en est pas.
u. en est.
ML le névrosé n’en est pas : aucun débile de névrosé n’en est.
Pierre Assouline n’en est pas non plus.
comme vous Jacky, car je sais que vous en êtes.
vous oyez Jacky j’aurais aimé en être, je veux en être aurait été mon souhait le plus fort.
pour acquiescer à la vie est une richesse, pour en disposer il faut posséder la plus nature qui soit.

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 20 h 39 min

Donc tous les papys joueurs de pétanque à casquette sont des intellectuels de gauche !

L’image est vraiment usée !

abdelkader dit: 20 juillet 2013 à 20 h 36 min

Philippe Régniez dit: 20 juillet 2013 à 19 h 33 min
Un grand moment de télévision :
Ah M. l’abée…long time no spit…how’s your big ass? What ? you’re still grooming it ? well…whatever floats your boat…sinon, c’est de la TV en noir et blanc, Vot’Grace…de celle du temps des lilas…que pensez vous de mon p’tit texte sur les ponts de Paris? Pour des histoires de Copy Not Right, j’peux pas vous faire passer la bande sonore…mais ce soir la, on s’était déchainés au studio de mon pote Tayeb a Notting Hill…un blues a la base, grosse guitare, luth arabe et des castagnettes africaines… Comment ? je me disais aussi…ca doit vous manquer tous ca…tuer gratuitement et ne jamais jamais avoir a rendre des comptes…ah oui…Vot’ maitre le Papin la, un grand serviteur de la France…si si…z’avez pensé a lui faire ériger une p’tite statue a Porquerolles ?

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 20 h 33 min

L’image est usée…

Moi je n’ai jamais été une brute méditerranéenne, D., j’étais distingué dès la naissance, ce sont les paysages alentour qui se sont peu à peu vulgarisés…
C’est peut-être en Albanie, qui s’est timidement ouverte au tourisme, que je pourrais retrouver les paysages idéaux de mon enfance perdue ?

hamlet dit: 20 juillet 2013 à 20 h 18 min

JC vous avez raison la vie est très mal faite, j’ai été, à une autre époque, une de ces brutes méditerranéenne dont vous parlez, je m’en souviens, les étés de folie que j’ai pu passer à l’époque à Avignon au moment du festival, ensuite j’y suis retourné avec la casquette d’intellectuel de gauche, pour voir les choses de l’intérieur, d’abord au ‘off’ ensuite au ‘in’, c’est là que ma vie a commencé à partir en déconfiture.

ma foi, aujourd’hui c’était un grand jour : j’ai séquencé le génome de mon chat, je lui ai montré les résultats tout à l’heure, même lui avait de s’en taper totalement.
vous ne pouvez pas imaginé combien je regrette l’époque où j’étais une brute méditerranéenne.

C.P. dit: 20 juillet 2013 à 20 h 03 min

@ autant d’avis que de traducteurs :

C’est juste. Mais Brice Matthieussent, plus âgé d’une bonne dizaine d’années je crois, s’est associé à Claro pour traduire Thomas Pynchon (« Mason & Dixon »).

Philippe Régniez dit: 20 juillet 2013 à 19 h 33 min

Un grand moment de télévision :

abdelkader dit: 20 juillet 2013 à 0 h 15 min
C.P. dit:19 juillet 2013 à 20 h 34 min
merci C.P. pour ce poème que je ne connaissais pas…mélancolique, nostalgique et tout en douceur puis une fin assez abrupte…j’aime beaucoup…

Sergio dit: 20 juillet 2013 à 18 h 39 min

Les poulets on en a deux milliards à Nancy ça gruine de partout comme des bauges on peut facilement en envoyer sur le réseau ferré du monde entier même dans les Andes à douze mille mètres ou sur le pont de la rivière Kwaï…

autant d'avis que de traducteurs dit: 20 juillet 2013 à 18 h 28 min

« Uniquement de l’avis de ses copains. »

A moins d’être copains entre eux, les traducteurs critiquent les autres traducteurs

quelques vérités premières dit: 20 juillet 2013 à 18 h 26 min

Chaloux dit: 20 juillet 2013 à 17 h 02 min
Claro est certainement un bon traducteur.

Uniquement de l’avis de ses copains.

robert dit: 20 juillet 2013 à 18 h 24 min

Ni les témoins civils, ni les sauveteurs ni les poulets présents sur place n’ont vu que qu eles c rs arrivés plus tard prétendent mais que JC les gros sabots extralucide en mal de distraction sait par définition. Il n’a même pas besoin de s’informer. il sait comment être désinformé, ça suffit à son bonheur

robert dit: 20 juillet 2013 à 18 h 22 min

Ni les témoins civils, ni les sauveteurs ni les poulets présents sur place en mal de distraction arrivés plus tard prétendent mais que JC les gros sabots extralucide en mal de distraction sait par définition. Il n’a même pas besoin de s’informer. il sait comment être désinformé, ça suffit à son bonheur

C.P. dit: 20 juillet 2013 à 18 h 19 min

JC, « puisque c’est samedi », je transmets votre doublon de 17h42 à mes quatre filles, à mes six petites filles. C’est terminé, les caresses à Mimi !

C.P. dit: 20 juillet 2013 à 18 h 12 min

Jacques, quand même ! Claro, qui a eu droit à un chouette billet ici (je ne fais donc pas de réclame), est un grand traducteur, vraiment (je vous épargne les auteurs, en particulier des américains de première bourre). J’ai le vice, moi, de bien aimer également ses romans, dont, après des polars (Fleuve Noir, Verticales…), « CosmoZ » (Actes Sud). Nous nous voyons de temps en temps au théâtre, pas assez souvent, parce que c’est un garçon épatant à mon goût. John signale son blog « Le Clavier cannibale » (c’était auparavant un de ses titres), vous pouvez aussi le retrouver dans Linked in, etc.

Chaloux dit: 20 juillet 2013 à 18 h 09 min

Non, c’est à Saint-Sauveur en Puisaye que je faisais allusion, Jacques.
Du côté de chez la grande Colette, rue de Valois, en face de l’entrée du ministère de la culture il y en a un très bon à gauche au fond de la cour dont je ne sais plus le nom (cour de Valois?).
Cette fois, je suis vraiment en retard…
A bientôt,

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 18 h 05 min

Laissons sa bouillabaise à JC : il parait que tout Marseille se précipite au fort Saint-Jean, par la nouvelle passerelle, et redécouvre les plus beaux points de vue sur la ville ! Va falloir que je descende faire un tour, d’autant plus que j’y suis invité !

JC........... dit: 20 juillet 2013 à 17 h 58 min

Certainement ni xénophobe, ni raciste, … En cherchant bien, on pourrait trouver un poil de régionalisme provincial de bon aloi, doublé d’un rien d’ironie corrosive, mais usée…

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 17 h 52 min

« tu pouvais déjà plus ?

au dessus de la ceinture et des gros biscottos qu’il disait »

Pardon, le boug, à défaut d’amicale, là c’était une question purement médicale : c’est de la culture !

JC........... dit: 20 juillet 2013 à 17 h 47 min

Hop ! ça y est ! On en est sûr ! les jeunes singes détrousseurs et pillards de Brétigny sont des néo-nazis norvégiens ….

Sergio dit: 20 juillet 2013 à 17 h 45 min

Et puis les gares ! Même dans le désert au milieu des chameaux où qu’il y a rien… Et en Indo pareil itou Deschanel aurait pu descendre tant qu’il voulait il aurait rien remarqué !

JC........... dit: 20 juillet 2013 à 17 h 42 min

J’admets que les gros biscottos liés à la compétition sportive de haut niveau se font au détriment d’un développement des connaissances intellectuelles littéraires ! So what !!! …

Admettez le ! Les filles les plus intelligentes ont de ces faiblesses exquises et coupables pour les brutes méditerranéennes. Cela demeure pour beaucoup de couilles molles fainéantes germanopratines, totalement inexplicable ! La vie est mal faite.

JC........... dit: 20 juillet 2013 à 17 h 42 min

J’admets que les gros biscottos liés à la compétition sportive de haut niveau se font au détriment d’un développement des connaissances intellectuelles littéraires ! So what !!! …

Admettez le ! Les filles les plus intelligentes ont de ces faiblesses exquises et coupables pour les brutes méditerranéennes. Cela demeure pour beaucoup de couilles molles fainéantes germanopratines, totalement inexplicable ! La vie est mal faite.

JC........... dit: 20 juillet 2013 à 17 h 28 min

« Fallait pas vous arrêter aux trois fils, JC, la fille arrivait juste après, tu pouvais déjà plus ? »

Jacky, puisque nous sommes entre nous : mon dernier redressement fiscal remonte à Albert Lebrun, mon dernier redressement productif à Georges Pompidou …

bouguereau dit: 20 juillet 2013 à 17 h 28 min

vas vas..je m’en voudrais de pourrir ton été chaloux. quant à l’école communale, c’est trés vrai..enfin ne soyons pas prétentieux: j’essaie

Chaloux dit: 20 juillet 2013 à 17 h 26 min

Pardon pour la faute, je suis en retard, il faut que je sois à 20 H tout près de chez la grande Colette.
A très bientôt,

Sergio dit: 20 juillet 2013 à 17 h 24 min

Chaloux dit: 20 juillet 2013 à 17 h 17 min
l’école communale

Ha oui ça c’est la France coupée en deux y a les « Jules Ferry » et les « Paul Bert »…

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 17 h 23 min

Fallait pas vous arrêter aux trois fils, JC, la fille arrivait juste après, tu pouvais déjà plus ?

Chaloux dit: 20 juillet 2013 à 17 h 21 min

Je ne sais pas Jacques, je repasserai quand j’aurai lu le volume entier. Europe est vraiment une revue passionnante.

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 17 h 20 min

Et où l’on voit que partout ça s’étripe et qu’en vain je tente de relever le niveau au dessus de la ceinture et des gros biscottos…

Chaloux dit: 20 juillet 2013 à 17 h 17 min

Bouguereau, tu divagues vraiment ou tu ne comprends rien. Toi, avec tes jugements qui sentent l’école communale dont tu ne t’es jamais émancipé, il y a une barre (qui que tu sois, au fond je m’en contrefous) que tu ne passes pas, tout est dit rapidement. Pour d’autres, c’est une autre affaire. Ici, ce n’est pas le lieu de ces développements, et c’est pourquoi je ne les fais pas. Sans compter que tu n’es pas non plus quelqu’un avec qui j’aurais envie de les partager. Mais pas d’inquiétude, j’ai certainement autant « d’estomac » que toi, et quant à être « sans secours », ce n’est pas toi qui me mettra au pied du mur. Petite pomme.

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 17 h 16 min

Intéressant votre historique sur Cavafy, Chaloux : à la question pourquoi écrivez-vous ? qu’aurait-il répondu ?

JC........... dit: 20 juillet 2013 à 17 h 13 min

Je suis féministe, tu peux pas comprendre … !
( tu n’es que la honte, de haut niveau je l’admets, de ce blog prestigieux, Bougboug ! va rôtir en Enfer !)

bouguereau dit: 20 juillet 2013 à 17 h 07 min

Tu divagues

ha bon je vais lui écrire a ce pauvre claro que ce nest pas un gros con..un vrai un tatoué comme moi..mais rien qu’un faux

bouguereau dit: 20 juillet 2013 à 17 h 04 min

soit t’as pas l’temps soit t’as pas d’estomac..et zouzouz qui tarde a donner sa définition de la « chose littéraire »..faut reconnaitre chaloux que t’es sans secours

JC........... dit: 20 juillet 2013 à 17 h 04 min

Des filles ? je n’en ai pas, et c’est dommage.
( sur quatre générations, le ratio est de une fille pour quatre garçons dans cette famille génétiquement déséquilibrée …)

Chaloux dit: 20 juillet 2013 à 17 h 03 min

Bouguereau, je n’insulte personne, je dis simplement que j’ai certaines raisons pour me poser la question. Tu divagues.

bouguereau dit: 20 juillet 2013 à 17 h 03 min

C’est pour ça qu’il me conseillait de créer mon propre site, le boug ?

que l’évidence de ton talent pour une telle entreprise baroz..fais simple et ça marchera

Chaloux dit: 20 juillet 2013 à 17 h 02 min

Claro est certainement un bon traducteur. Il écrit également des romans genre trash sans grand intérêt mais « qui provoqueront le rire dans quelques années ».
Je fais mon « Roussel », comme tout le monde.
Adios.

Chaloux dit: 20 juillet 2013 à 16 h 48 min

Vous m’excuserez C.P. mais cette question m’intéresse, j’ai mes raisons.
(De DHL, je relirai peut-être à la rentrée son Apocalypse, écrit durant les derniers mois de sa vie.)
Pardon Jacques, mais je m’en vais, plus le temps. Le nom de Cavafy fait son apparition en France juste après la première guerre mondiale, dans le Mercure. Sa notoriété grandissante a commencé à faire de l’ombre à la gloire de Palamas, poète national grec, dont le clan s’est ingénié à minimiser le génie de Cavafy. Un des membres de ce clan, un certain « Roussel » écrit un mois après la mort du poète: » L’épouvantable prosaïsme dans lequel Cavafy se complaît provoquera le rire d’ici quelques années ».
Voir l’article très documenté de Lucile Arnoux-Farnoux.
Egalement dans le même numéro d’Europe un bel article de l’écrivain grec Xenopoulos, rédigé en 1903 (Cavafy avait quarante ans) qui montre comment s’est imposé, par la seule force de ses textes, ce poète qui ne publiait pas plus d’un poème par an.
Pour le reste, Yourcenar est loin d’être la première (en réalité, c’est Constantin Dimaras qui a traduit ; Yourcenar ignorait le grec moderne et n’avait pas la moindre notion de la prosodie de cette langue, ce qui explique que son adaptation soit en prose). Tout poète contemporain qu’il fut, Cavafy a connu dans le même temps plusieurs traducteurs plus ou moins complets et plus ou moins publiés.

JC........... dit: 20 juillet 2013 à 16 h 47 min

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 14 h
« En revanche, j’aime beaucoup Porquerolles, JC ! »

Mais… moi aussi, Jacky !…

PS : que les connes enburquées par provocation aillent dégrader l’nevironnement, et leur capacité cérébrale, …. ailleurs !

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 16 h 46 min

Le clavier d’annibal !
C’est pour ça qu’il me conseillait de créer mon propre site, le boug ?
C’est un indice pour l’inspecteur Chaloux…

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 16 h 42 min

Une personnalité complexe, qui avait fait paraît il son outing tardif de façon fort intempestive, JB, le Jack Alain Léger ! Une proie et victime de la psychanalyse dont je ne me souviens pas de l’avoir lu et que l’on pouvait suivre régulièrement chez Pivot…

John Brown dit: 20 juillet 2013 à 16 h 34 min

et d’abord, qui c’est Claro ? Connais pas ! (rédigé par jacques Barozzi)

Connectez-vous d’urgence au « Clavier cannibale », le site de Claro, l’incomparable traducteur de Pynchon et de quelques autres excellents romanciers américains !

John Brown dit: 20 juillet 2013 à 16 h 32 min

J’ai été content d’apprendre, en lisant la rubrique nécrologique du « Monde » la mort de Jack-Alain Léger. Non pas que je nourrisse la moindre hostilité à l’égard d’un écrivain dont je n’ai rien lu et dont j’ignorais d’ailleurs jusqu’à l’existence. Mais « Encore un que j’aurai enterré », me suis-je dit avec satisfaction, un peu comme un de mes grands-pères s’exclamait « Encore une que les Boches n’auront pas », en vidant une bouteille. Il faut reconnaître que la nouvelle de la mort des autres est une des grandes consolations de l’existence, et si quelque chose est susceptible de nous remonter quotidiennement le moral et de nous faire attaquer la journée d’un bon pied (je lis toujours le journal le matin), c’est bien cela. C’est pourquoi je suis un lecteur assidu des notices nécrologiques et autres oraisons funèbres, et puis c’est une façon de vieillir agréablement car on y apprend toujours ; on y découvre que, pendant que soi-même on s’occupait à toute autre chose, ici et là dans le monde un tas d’énergumènes s’activaient de façon insoupçonnée. C’est pourquoi, si Assouline nous sort un éloge funèbre de Jack-Alain Léger, je le lirai avec plaisir, même s’il est un peu éventé.

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 16 h 21 min

il eut été intéressant, Chaloux, que vous nous résumiez ce qui s’écrivait en France sur Cavafy, avant qu’il ne fut traduit par Yourcenar et Dimary !

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 16 h 15 min

Merci, C.P., je ne savais pas pour D-H L, à Vence. Je me proposai d’aller y faire un tour, pour voir si je ne pouvais pas m’y installer. MAis si cet endroit ne vaut rien, comme dit Lawrence, autant s’abstenir ! C’est un mouroir à écrivains !!!

C.P. dit: 20 juillet 2013 à 16 h 14 min

Non mais, je rêve ! Est-ce que cela vaut le coup d’éclairer la question bouguereau / Claro ? bouguereau s’en fiche, et il a bien raison. Il suffit d’ailleurs de réfléchir un brin.

signe ... dit: 20 juillet 2013 à 16 h 00 min

Peut-on vraiment encore dire qu’on ne peut pas faire chier avec des trucs qui n’intéressent pas ?!?..!

Chaloux dit: 20 juillet 2013 à 15 h 59 min

Bouguereau, ce n’est pas ce que j’ai écrit. Toi, tu l’es vraiment…un vrai de de vrai.
Sors de tes commodités, il fait beau.
« Bon été ».

C.P. dit: 20 juillet 2013 à 15 h 59 min

Non, Jacques. D. H. Lawrence n’a passé à Port-Cros qu’un mois, en octobre-novembre 1928, dans la maison de Jean Paulhan (avec pour domestique le sicilien Joseph Barezzi). Je disais à Lew, en reprenant la correspondance, qu’il s’y ennuyait, trouvait qu’il faisait froid, qu’il pleuvait, qu’il était difficile de faire des allers-retours vers la côte, et il a donc regagné Bandol (lettres de novembre et décembre à Maria et aux Huxley). C’est bien à Vence qu’il est mort et enterré, après d’autres résidences, un retour à Bandol, etc.

Les derniers jours à Vence, au sanatorium Ad Astra, sont tristes. Ses lettres à Huxley et à Maria, en février (il meurt le 2 mars 1930), notent que le mimosa est fleuri, mais la toute dernière se termine par : « Cet endroit ne vaut rien ».

bouguereau dit: 20 juillet 2013 à 15 h 54 min

Et après ça on va encore dire que je ne fais qu’à parler de mon cul !

on..on..gaga n’a pas fait le printemps a lui tout seul..nonobstant on lui souhaite un été solide..en écosse tient, avec un 19 un peu frais le soir en sortant du pub

bouguereau dit: 20 juillet 2013 à 15 h 52 min

Édifiant. Comme vous).
Bon été.

lui c’est pas la journée mais tout l’été qu’il tient absolument à passer meilleur que nous

D. dit: 20 juillet 2013 à 15 h 45 min

Mais TKT viendra encore dire que non, que je ne suis qu’un simple abruti, et une fois encore il se trompera lourdement.

Chaloux dit: 20 juillet 2013 à 15 h 44 min

Ce n’est pas une réponse. D’ailleurs peu importe. Juste de passage, je m’en vas. Petit con, gros con, c’est vrai qu’il y en a de toutes les tailles à la RDL, y compris le refoulé qui m’a répondu comme Thomas-le pot-de-chambre, sans avoir été appelé.
(Cet après-midi, je lisais un résumé des âneries écrites sur Cavafy par la critique des années 20 et 30 dans le N° qu’Europe lui a consacré. Édifiant. Comme vous).
Bon été.

D. dit: 20 juillet 2013 à 15 h 41 min

Oui, c’est vrai Jacques,il faut que je me rassemble un peu.
Certaines civilisations extraterrestres connaissent la technique du morphing; autrement dit, les « choses » qu’ils envoient -ou qu’il font apparaître sont n fois sous multiples d’un tout qu’on est bien incapable de deviner, même moi parfois, qui en sait pourtant un gros rayon sur eux. Et en plus ces « choses » sont elles même capables de se dé-cohérer en paquets d’ondes qui se re-cohèrent à la demande, le tout fermement tenu par une dimension sous-jacente qui constitue en quelque sorte une trame topologique à géométrie complexe de tout ce bordel.

Bref on ne sait toujours pas si ce gros con de Bouguereau est ou n’est pas Claro, qu'il dit: 20 juillet 2013 à 15 h 31 min

on sait que Chaloux est un petit con et cela nous suffit

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 15 h 06 min

« t’as pas voulu que je t’encule.. et je t’ai dit que gaga avait pas fait tant de chichi » (Bouguereau)

« où si souvent j’allais me caresser les couilles » (D.)

Et après ça on va encore dire que je ne fais qu’à parler de mon cul !

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 15 h 03 min

« personne ne l’aime non plus… »

ce n’est pas le problème, Ulysse. A force de se démultiplier, D. a perdu à tout jamais son unicité. Le rencontrer, c’est comme devoir reconstituer un improbable puzzle d’où n’émergerait qu’une figure abstraite !

D. dit: 20 juillet 2013 à 15 h 00 min

Vers les iris fées gardés par les grenouilles.
Et pour moi les cyprès n’étaient que des quenouilles,

où si souvent j’allais me caresser les couilles,
Ah là là oh oh oh c’est vrai que ça dérouille.

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 14 h 57 min

« il ne manque donc que moi. »

Oui, mais lequel ?

« revenir une deuz.. »

Avec le nouveau tramway, qui passe près de la vieille maison de Pantin avec son petit jardinet, je n’ai plus reconnu le quartier en pleine mutation et complètement rasé, le boug !

D. dit: 20 juillet 2013 à 14 h 51 min

conseil pratique dit: 19 juillet 2013 à 19 h 27 min

quand vous mettez une clé USB à l’envers, une seule chose à faire : la retourner.

ou ne pas la mettre du tout.

bouguereau dit: 20 juillet 2013 à 14 h 50 min

où il faudrait que JC m’offre plus que le pastis

pêpêpe..preum!..moi il m’a promis toutes ses filles..et y m’a dit « y’a pas de première fois..que des deuz »

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 14 h 47 min

« l’évocation des derniers jours de D-H L à Vence »

xlew.m, faut arrêter le shit en barrettes, c’est Gombrwicz qui a rendu l’âme à Vence, D-H L c’était à Por Cros Porquerolles, où il faudrait que JC m’offre plus que le pastis : au moins un pavillon au fond du jardin, Ulysse !

D. dit: 20 juillet 2013 à 14 h 42 min

moi j’aime prendre des pots avec des gens avec lesquels à priori je n’ai rien à voir. C’est ainsi que j’ai rencontré : MàC, Paul Edel, Christiane, C.P., Chantal, Cécile, TKT et… Passou, que je ne connaissais pas en dehors de ce blog, et qui gagnent tous à être connus…

il ne manque donc que moi.

bouguereau dit: 20 juillet 2013 à 14 h 39 min

puis a souri et m’a fait entrer dans son jardin, où nous avons partagé un café et discuté comme de vieux amis…

t’as pas voulu que je t’encule.. et je t’ai dit que gaga avait pas fait tant de chichi, qu’il en promettait pas comme toi..et tu m’as répondu « pas la première fois »..je te propose d’y revenir une deuz..histoire de vérifier que t’as une parole

Ulysse dit: 20 juillet 2013 à 14 h 39 min

Ce n’est pas sympa d’avoir snobé Clopine, Baroze…Je suis sûr qu’elle va le prendre mal et pleurer dans sa chaumière…

xlew.m dit: 20 juillet 2013 à 14 h 30 min

(Merci beaucoup C.P pour l’évocation des derniers jours de D-H L à Vence, il faut que je lise la correspondance avec Huxley absolument. À propos de ce genre devenu littéraire par l’exquise force des choses, je me permets de conseiller celle de JRR Tolkien, sa prose épistolière est d’une légèreté magnifique, son anglais superbe.)

Je sais que je vais me faire casser mais je m’en fous, après Paul Edel j’aimerais moi aussi faire un petit signe à la mémoire de J-A L.

Guillaume Apollinaire en avait assez de la guerre, il sentait la grippe s’accrocher à l’alvéole de sa boutonnière. Cette salope était entrée par la fenêtre que la bonne laissait toujours bailler à l’espagnolette. Elle n’avait rien de Céleste, la bonne, ce n’était pas le beau chignon de miss Albaret que ceignaient ses barrettes, elle avait un côté parfaitement trop terrestre pour être l’honnête fille de Nègre native d’Aurillac, et son mari n’était pas prêt de conduire en Cadillac rose les longues proses d’un Marcel aimé jusque dans ses lubies superbement dionysiaques. Alors Guillaume décide de quitter la scène, de partir en fumée dans le lit de la Seine, dans la combustion spontanée d’un feu pyralène, il bat des ailes et jette à la mer pas bleue du ciel phalène les ultimes mirabelles de la dernière bouteille aux alcools d’aquavit lapon qui l’ensorcellent. [comme Yves Klein, il a coupé l'ipon, enjambé les thons collants], Il a volé dans l’air léger sans tomber par terre enragé, il n’emprunte pas la route par laquelle fauta Voltaire dans les itinéraires de son mauvais caractère. C’est la banquette arrière d’une Chrysler rose qui reçoit sa chute, la capote était déchirée, le cuir des fauteuils salement lacéré, mais rien de fatal, [les sièges sont conçus pour amortir les luttes des angelots et des enfants des immeuble qui n'aiment rien tant que sauter dans l'inconnu qui ressemble à l'innocence des veaux] rien de fait pour accélérer la nécrose des tissus en rut prêts à passer avec peaux et bagages dans l’au-delà au septième ciel défoncé qui pourtant les cire à neuf et en voeuf les mute. Jack-Alain était au volant. Passant qui roule, passant qui trace, ôte ton chapeau sur le passage du corbillard à la Chrysler rose qui du train arrière chasse, à cause du faste de ses roues voilées, les Diane-Sally et les rousses rouées, les Lou et les louves du Louvre pillé, dans la forêt des voitures rouvres des arbres à cames de Paris, offre ton visage, passant contrit, sage et concis, comme sur les avenues les rangs d’érables, comme s’il était mouillé de la peinture d’un de Vinci, soit labile des lèvres, dévoile la jante nue de ton sourire tordu, de la commanderie du Roule jusqu’à Sèvres, émet le petit son d’un sourire qui grince comme grincent les roséoles à ressorts des amortos de la Chrysler rose qui emmènent Guillaume et Zanzaro vers le faux dépôt d’une fosse imaginaire. Monte dans ta 403 Peugeot et peins-là en rose, fait mentir Sartre et prouve-lui que tu sais te conduire avec la grâce d’un éléphanteau à l’aise comme un prince dans les couloirs de son adipose.

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 14 h 17 min

Je n’aurais jamais fait ça avec ML, dont j’ai pourtant l’adresse, et je n’ai pas eu l’occasion de rendre une petite visite à Clopine, comme elle m’y a invité…

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 14 h 04 min

Mais non, Ulysse. Du temps où je m’appelais Annibal, et que Màc avait inconsidérément donné son adresse ici même, comme je passais par Pantin (à l’époque de la rédaction de mes Promenades dans le Grand Paris), je suis allé sonné sans prévenir à sa porte. Il a paru un peu surpris, puis a souri et m’a fait entrer dans son jardin, où nous avons partagé un café et discuté comme de vieux amis…
Le virtuel, c’est bien, mais le réel, c’est encore mieux !

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 13 h 56 min

Chaloux, dans le film de Tavernier, mis en lien l’autre jour, Philippe Soupault raconte qu’Aragon leur avait fait connaitre un café pittoresque situé dans un passage parisien où les surréalistes prirent l’habitude de se réunir par la suite. Là, ils refaisaient le monde… littéraire, sous le regard d’un homme en noir, un habitué des lieux, qui les écoutait en silence. Ni tenant plus, Soupault lui demanda : « Mais qu’est-ce que vous voulez ! » Et l’homme en noir se contenta de lui répondre : « Pourquoi écrivez-vous ? » C’est ainsi que Soupault eut l’idée d’envoyer la question à tous les écrivains de la place de Paris que les surréalistes estimaient. Et qu’ils reçurent plus de 200 réponses. Paul Valéry avait répondu : « Par faiblesse »…

Ulysse dit: 20 juillet 2013 à 13 h 54 min

Oui, mais Jacques, votre notoriété vous donne accès à des personnalités prestigieuses que nous autres, pauvres vers de terre, nous ne pourrions même pas rêver d’approcher…

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 13 h 46 min

Abdel, moi j’aime prendre des pots avec des gens avec lesquels à priori je n’ai rien à voir. C’est ainsi que j’ai rencontré : MàC, Paul Edel, Christiane, C.P., Chantal, Cécile, TKT et… Passou, que je ne connaissais pas en dehors de ce blog, et qui gagnent tous à être connus…

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 13 h 38 min

« les écrivains engagent leur vie dans la littérature. »

C’est de fait assez rare, Chaloux, dans une profession où il y a beaucoup de faux-monnayeurs, ce qui n’était le cas de ce pauvre Jack-Alain Léger…

abdelkader dit: 20 juillet 2013 à 13 h 30 min

@Barozzi, y a plein de gens avec qui je prend pas de pots…bien plus que ceux avec qui je prends des pots, en fait…comme disait Bayard, nous avons en commun les livres que nous n’avons pas lus…

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 13 h 04 min

En ce moment j’entends beaucoup le mot « spot », dans le sens de bon plan ! D’où ça vient ?

abdelkader dit: 20 juillet 2013 à 12 h 51 min

@Barozzi, Bloom parlait recement d’un incident similaire ici-meme ou sa femme s’est faite mettre les points sur les i par un flic…perso, un flic qui parlerait ainsi a ma femme ou a ma mere, j’aurais fait pareil…ceci n’est pas pour excuser ce qui s’est passe apres…on peut se demander pourquoi la police intervient dans des histoires vestimentaires mais bon…on bouscule une femme au nom de la liberte des femmes…z’avez raison, ca tourne pas rond…

Ulysse dit: 20 juillet 2013 à 12 h 48 min

Je continue: …dans la mesure où il neutralise l’utilisation de cet adjectif dans son sens ancien de joyeux. La langue française n’est pas si riche en adjectifs pour se permettre d’en perdre un aussi courant et utile…

neuneurologue pas tenté dit: 20 juillet 2013 à 12 h 41 min

c’est qu’ils aient pas envie de partir de chez toi

possiblement mieux que d’aller en chercher ailleurs

Mme Michu dit: 20 juillet 2013 à 12 h 30 min

tout joie dépendant d’une tristesse (réelle ou supposée !…) n’en est pas une, dire non à l’aigreur c’est autre chose

John Brown dit: 20 juillet 2013 à 12 h 09 min

sur la foi d’une enseigne qui ne républicanise pas les Lettres mais les Livres. (rédigé par u.)

Au fait, dans quel sens, « république » ? au sens de 93 ou au sens platonicien ? Ne pas confondre, comme cet illustrateur de la collection GF qui naguère orna la couverture de « La République » de Platon d’une « Marseillaise » de Rude. Damned ! Pour ma part, vu le foutoir débonnairement orchestré par l’hôte de ces bois, je pencherais pour une République en fin de course, façon troisième ou quatrième.

abdelkader dit: 20 juillet 2013 à 12 h 03 min

@Ulysse, y a plein de choses qui ne torunent pas rond dans mon beau pays…c’est ainsi…on marchande entre-nous mais pas avec les autres…les mozabites tiennent le commerce de gros (mais ce sont des algeriens, aux dernieres nouvelles), les generaux celui de la magouille et de la drogue (l’Algerie est devenue une plaque tournante vers l’Europe et aussi gros consommateur de produits exotiques venant d’Amerique du Sud)..a Oran, il n y a qu’a appeller quelqu’un et on se fait livrer a domicile…une pizza, de la coke, des meufs, des dattes fraiches etc itou…voila pourquoi personne ne veut plus tenir d’epiceries…

u. dit: 20 juillet 2013 à 12 h 02 min

« Comme les écrivains font chier les amateurs de littérature plus souvent qu’à leur tour, match nul. »

D’accord.
Mais puisqu’on est dans la concurrence victimaire, on pourrait quand même daigner prendre en compte la souffrance (qui sait rester digne) des rares non-littéraires venus sur ce blog, sur la foi d’une enseigne qui ne républicanise pas les Lettres mais les Livres.

Qui a dit « Casse-toi »?
Qui a dit « Casse-toi »?
C’est décidé, j’organise la Non-literary Pride, le temps de réfléchir sur son contenu.

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 11 h 59 min

Pour le journal auquel j’ai quelque peu collaboré, u., Michel Foucault avait trouvé le bon titre : Le Gai pied (et non pas Gay).

JC........... dit: 20 juillet 2013 à 11 h 56 min

Respecter la loi républicaine ?
(fou-rire sur divers bancs, et dans de nombreuses cités de banlieue où l’humour est roi …)

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 11 h 56 min

Je ne sais pas si je suis gai au sens français du terme, u., mais ce que je sais, c’est que je ne cultive pas la tristesse et je ne pourrais jamais dire ou écrire à quiconque une phrase pleine d’à priori que celle-ci : « je ne voudrais pas prendre un pot avec quelqu’un comme vous » !

John Brown dit: 20 juillet 2013 à 11 h 51 min

Est-ce que les amateurs de littérature ne feraient pas un tout petit peu chier les écrivains? (rédigé par Chaloux)

Comme les écrivains font chier les amateurs de littérature plus souvent qu’à leur tour, match nul.

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 11 h 50 min

« La majorité règne bourgeoisement en démocratie occidentale ! »

D’où le mariage pour tous en Europe, JC, et gare aux maires qui ne voudraient pas appliquer la Loi républicaine !

u. dit: 20 juillet 2013 à 11 h 50 min

Un post est resté dans les tuyaux.

Je saluais la gaité de Jacques.
L’affreux néologisme « gay » (ça va, m’en fous, je n’y pense plus, même si je préfère « homo ») s’en trouve transcendé.
Il est gai en un sens très français.

Ulysse dit: 20 juillet 2013 à 11 h 47 min

Abdel, dans la plupart des pays « pas tout à fait aussi développés que l’Europe », le marchandage fait partie du jeu et pas seulement autour de la Méditerranée, en Asie également. On m’avait prévenu, « si tu ne marchandes pas, t’as l’air d’un con ». Il faudra nous expliquer pourquoi cette spécialité algérienne qui, d’après ce que vous nous dites s’étend à tout le commerce, puisque les épiciers sont, soit tunisiens, soit marocains (peut-être moabites aussi, non?). Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans ton beau pays…

JC........... dit: 20 juillet 2013 à 11 h 46 min

Tant que les pédés et les gouines ne formeront pas des milices anti-hétéros hyper-armées, chassant à la kalach les papas et les mamas dans les jardins d’enfants les exterminant jusu’au dernier…, la chasse aura lieu en sens inverse.

La majorité règne bourgeoisement en démocratie occidentale !

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 11 h 44 min

« je ne vous juge pas (…) mais il me semble que vous adoptez une attitude unidimensionnelle qui, finalement n’est pas bien différente de celles des résidents fachos du blog… »

Celle-là, c’est vraiment la perle !

JC........... dit: 20 juillet 2013 à 11 h 40 min

u. dit: 20 juillet 2013 à 11 h 33 min

Admirable fausse modestie !
(les pratiquants apprécieront l’envoi à sa juste valeur…!)

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 11 h 40 min

« l’inquisiteur autoproclamé des homophobes »

D’où sortez-vous cette connerie, Abdel, comme si je disais que vous êtes l’inquisiteur autoproclamé des arabophobes et autres islamophobes !

En revanche, j’ai mentionné récemment les actes homophobes qui se passent actuellement en Russie et qui semble laisser tout le monde indifférent ici…

« quelqu’un qui n’arrête pas de parler de ses fesses… »

Ce sont plutôt les autres qui en parlent, moi, dans cette note, par exemple, je n’ai parlé essentiellement que de poésie.

culture de la perle dit: 20 juillet 2013 à 11 h 27 min

culture de la perle = u.

Abdel, vous savez mieux que nous les effets pourrissants, sur un peuple, des prébendes pétrolières.
On a du mal à s’en souvenir, mais même la Norvège en a fait l’expérience, et a su réagir.

Et votre apologue sur « la dignité contre le marchandage » est une fable amusante.
L’Oranais n’aurait pas, de par ses « racines », le sens du commerce, comme exactement tout le monde? Allons, allons…

Un peuple placé sous cloche finit par exploser dans les conditions les plus effroyables.
Nous n’avons encore rien vu.

Il y a une hypocrisie européenne: de beaux discours sur la libéralisation et la démocratisation en Algérie et le souhait muet que l’ouverture des portes de la prison se fasse le plus tard possible.

JC........... dit: 20 juillet 2013 à 11 h 24 min

Cher Jacky, tu adores provoquer dans ta chaise-bébé … pervers oblige ! Aussi ne t’étonnes pas, de ramasser lazzis pour Barozzi !

Tout ça est sans gravité … exactement comme l’importance des lecteurs pour un écrivain. Nulle !

culture de la perle dit: 20 juillet 2013 à 11 h 19 min

Salut à vous, Jacques.

L’affreux néologisme « gay », qu’il a bien fallu accepter (ça va, je n’y pense plus, je le dis moi-même à l’occasion mais je préfère homo), vous savez le transcender par une gaité bien française.

Jacques le gai.
Quelle santé!

Mon camarade JC confond la bien-pensance omni-maritale devenue en un an une idéologie administrée au populo comme de l’huile de ricin, et la multi-sexualité ou les amours multiples d’individus libres de leurs choix.

Autant confondre la corne de gazelle gentillement offerte par la voisine musulmane, et le croissant totalitaire d’organismes idéologiques transnationaux qui nous ont déclaré la guerre.

Il y a une nuance, bon dieu.

abdelkader dit: 20 juillet 2013 à 11 h 00 min

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 10 h 06 min
« vous avez une inquiétante tendance a mentionner vot’ derrière, et vos autres appendices a la moindre excuse… »
Votre qualificatif « inquiétant » est intéressant, voire révélateur, Abdel !
Inquiétante dans le sens je ne voudrais pas prendre un pot avec quelqu’un comme vous Barozzi…quelqu’un qui n’arrête pas de parler de ses fesses… perso, je ne vous juge pas , mais vous êtes l’inquisiteur autoproclamé des homophobes et des homos et autres proto-homos présumés ou réels ici… vous en voyez partout, ca ne veut pas dire qu’ils n’existent pas ici ou ailleurs mais il me semble que vous adoptez une attitude unidimensionnelle qui, finalement n’est pas bien différente de celles des résidents fachos du blog…
Quant a ma tringle a rideaux, elle est innocente…honni soit qui mal y pense…
sinon, en Algérie aussi, les épiciers a l’ouest sont en majorité marocains ou libanais (pour les grandes surfaces) et a l’est , tunisiens…pour acheter la paix sociale (et éviter un printemps algérien), Boutef est en train de jeter de l’argent par la fenêtre…des prêts insécurisés pour les jeunes de 100K euros, sur 10 ans and a 0% d’intérêt, 10 ans de grâce fiscale etc etc. pour ‘créer des emplois’…des prêts que d’ailleurs personne n’a l’intention de rembourser…je sais que c’est du n’importe quoi et qu’ils n’ont fait que reporter la crise qui viendra bien un jour mais pour le moment le pouvoir est assis sur $200 milliards et lâche des miettes a la populace…c’est pour ca qu’il n’a pas eu de soulèvement plus aussi la fatigue générale d’un pays traumatisé qui vient de sortir d’une guerre civile épouvantable et qui n’a pas l’appétit d’en refaire une autre tout de suite…

Chaloux dit: 20 juillet 2013 à 10 h 52 min

En vous lisant (plein de choses intéressantes), je me pose tout de même une question. Est-ce que les amateurs de littérature ne feraient pas un tout petit peu chier les écrivains?

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 10 h 48 min

Définition de châtré : ceux qui trouvent « inquiétante », la sexualité, qui est seulement naturelle et jamais contre-nature !

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 10 h 44 min

Faites de la provoc et ils reviennent documentés, disait u.

Chez JC, ça donne : « On baisse son froc et on s’encule » !

JC........... dit: 20 juillet 2013 à 10 h 31 min

Définition rare et barozzienne du Tartuffe : « Un pervers qui dit ce qu’il pense »

Définition rare et barozzienne de l’élévation de débat : « On baisse son froc et on s’encule »

Innombrable rareté dit: 20 juillet 2013 à 10 h 25 min

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 10 h 06 min
Enfin, c’est assez rare chez moi

Wouarf,
il passe son temps à nous parler de ses fesses et ne s’en rend même plus compte.

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 10 h 16 min

Il existe aussi un dicton imbécile dont les Marocains et les Algériens se disputent la paternité : le Tunisien est une femme, l’Algérien un homme (ou un lion) et le Marocain un lion (ou un homme) ».

En attendant, seuls les Tunisiens ont été capables de renverser leur régime corrompu : la femme serait-elle l’avenir du maghreb, Abdel ?

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 10 h 06 min

« vous avez une inquiétante tendance a mentionner vot’ derrière, et vos autres appendices a la moindre excuse… »

Votre qualificatif « inquiétant » est intéressant, voire révélateur, Abdel !
Enfin, c’est assez rare chez moi, qui passe mon temps ici à essayer d’élever le débat au-dessus de la ceinture, oui oui, et c’est plutôt une tendance à la provocation contre l’hypocrisie généralisée. C’est ainsi que l’on voit tomber le masque homophobe des Tartuffe, tels Régniez ou JC, pour lesquels je ne puis être qu’un pervers dont « le vice » fausse tout jugement de valeur possible ! Contrairement à eux, hommes de parfaite intégrité et orthodoxie…
Mais chez vous, à quoi correspond le recours permanent à la tringle à rideau, l’équivalent du gode ceinture du boug ?

échafaudage dit: 20 juillet 2013 à 9 h 59 min

@Abdelkader 0h09 Mais l’Homme n’a-t-il pas tendance à se définir aussi par ses extrémités comme pour une carte de géographie qui marqueraient la limite de son territoire, au-delà la noyade, la chute d’une falaise, l’échouage sur le récif; en politique les partis sont sommés de dessiner clairement leur territoire d’élection aussi l’homme de chair et d’os l’homme organique n’échappe-t-il pas à rappeler ses appendices à la perte de ses repères, à la dissolution de la frontière qui sépare l’un de l’autre?

bérénice dit: 20 juillet 2013 à 9 h 50 min

Y pensant une réflexion d’un auteur qui envisageait sous un terme élégant le commerce amoureux entre adultes consentant comme un libertinage qu’il accordait à tous les étages de la société, je trouvais son propos indulgent progressiste car s’il est toujours coutume de libertiner chez les riches les artistes les bourgeois le fait qu’ailleurs partout est le règne de la copulation bestiale dès qu’il s’agit de sortir du schéma des épousés je t’aime tu m’aimes nous nous aimons si nous nous ennuyions?

Jacques Barozzi dit: 20 juillet 2013 à 9 h 43 min

« ils se débrouillent très bien avec la manne pétrolière…la mentalité algérienne moyenne ne se prête pas a la servitude qui semble être attendue et requise par les européens chez leurs hôtes du sud méditerranéen… »

La manne pétrolière ne semble pas profiter à tout le monde, Abdel. Fort taux de chômage aussi pour la jeunesse algérienne. Il est vrai que le tourisme peut-être néfaste par bien des côtés, pas seulement sur le versant sud de la Méditerranée, voyez l’Espagne, la Grèce, l’Italie ou la Côte d’Azur qui ont un peu massacré leur littoral. Je me souviens sur ce thème du film tunisien « Le Soleil noir ». Mais enfin il ne me semble pas que les Corses soient particulièrement serviles ! On trouve peu d’Algériens également parmi les épiciers arabes parisiens. Moins serviles, plus fiers, ou ne partageant pas le sens du commerce des tunisiens ou des marocains ?

bérénice dit: 20 juillet 2013 à 9 h 33 min

Concernant le cadre légal qui régit l’utilisation ou la confection d’œuvres pornographiques il est demandé aux usagers de le respecter(comme si la pornographie était respectable?) les contrevenants sont en principe sanctionnés les trafics illicites sévèrement punis(comme pour la drogue et autres commerces affiliés au crime trafic de crimes ou criminels trafics existent et sont matière à transactions non-cotés en bourse: pornographie non déclarée matières fissibles armes en kit enregistrements d’images interdites trafic d’organes prostitution que sais-je encore…?), pourquoi rose je n’ai pas suivi la dialectique du crime en arrivez-vous à cette évocation provocante?

bérénice dit: 20 juillet 2013 à 9 h 04 min

Entre érotisme et pornographie il y a un champ immense… Rose envisagez vous d’ensemencer cette belle surface d’y soigner la rose et le lilas de compter les rayons qui unissent maintenant dans tout les sens les êtres de 7 à 77 ans? Enfin pour obtenir une bonne pornographie il faut:
1) un scénario qui s’origine en dehors du désir des partenaires sexuels mis en présence
2) des acteurs qui acceptent de jouer le jeu du scénario
3) la mise en oeuvre du dit scénario
4) un public allant de 1 à un nombre indéfini d’éléments spectacteurs
5) la satisfaction d’un des deux camps en présence suffira à renouveler l’expérience

rose dit: 20 juillet 2013 à 8 h 22 min

Si tu marchandes pas tu passes pour un imbécile ; l’autre gagne moins de pèze mais t’estimes un peu plus ; quoique que.

Salut,

Chez moi en ce moment il pleut tous les soirs, comme en Normandie : pas besoin d’arroser le jardin. Ni de songer s’installer à long terme à Inuvik sur le fleuve Mackenzie. Non.

rose dit: 20 juillet 2013 à 8 h 13 min

Je viens de rêver vers 6h45, le rêve qui précède le réveil, d’une vieille amie marchant avec un très grand bâton de pèlerin, nous nous croisions en sens inverse. Je me suis fâchée avec elle suite à un séjour de son fils chez moi. Elle m’a souri et m’a dit je viens d’acheter (bâtiment -maison-superbe à côté d’un autre lieu superbe)à côté de chez toi.

Nous étions en paix, réconciliées.

Elle a un fils horrible.
Elle a ou bien elle avait.

rose dit: 20 juillet 2013 à 8 h 09 min

Sur les pulsions totalement déraisonnables ce qui me surprend c’est que l’un les appelle chez l’autre qui y répond et l’un a honte avant l’autre qui attend que l’un les éprouve de nouveau pour y répondre encore : cela me semble – vu de très l’extérieur – sans mépris, sans compassion, parfois avec douleur, mais là je suis très cap.- parfois, souvent (je ne suis pas sûre toujours) une lente descente aux enfers.

Par rapport à la dépression, faire de l’exercice physique -dont nager- permet de ralentir la descente ; peut-être de la stopper. L’exercice sur le corps agit sur la tête. Au même titre que le grand air.

Entre l’érotisme et la pornographie il y a un champ immense.

rose dit: 20 juillet 2013 à 7 h 56 min

la diction la diction certes mais la puissance vocale avoir du coffre et puis le timbre de voix / Duras sa voix était chaude et magnifique c’est vrai.

rose dit: 20 juillet 2013 à 7 h 51 min

et parfois, heureusement, ça chante
et aussi et Mouloudji et Jeanne Moreau pour le Si tu t’imagines fillette fillette de Raymond Queneau.

rose dit: 20 juillet 2013 à 7 h 46 min

u. dit: 19 juillet 2013 à 19 h 17 min
Nos lettrés sont comme ça.
IL faut un peu les asticoter.
Leur bonne nature reprend ensuite le dessus.
Ils reviennent avec de la doc.
C’est ça, ce qu’on appelle la formation continue.
Mais il ne faut pas l’attendre passivement en ouvrant le bec.
Sganarelle doit provoquer son maître pour apprendre s’il faut choisir entre l’arithmétique et la théologie.
Sournoisement, il s’instruit.
Remarquez que dans la pièce qui suit, Sganarelle a fait la révolution.
Et tout doit être recommencé, dans un contexte un peu plus frustre.
C’est bien embêtant.

Bonne nature pas pour chacun : il règne parfois une méchanceté insupportable.
Sganarelle à la fin de Dom Juan ou le festin de pierre réclame « mes gages, mes gages ».
Mais lui et Scapin sont deux personnages sympathiques c’est vrai parce qu’attentifs aux autres d’une manière qui n’est pas convenue.

rose dit: 20 juillet 2013 à 7 h 40 min

Ouvrez-moi cette porte où je frappe en pleurant

La vie est variable aussi bien que l’Euripe

in Poètes d’aujourd’hui par André Billy
Pierre Seghers éditeur

rose dit: 20 juillet 2013 à 2 h 07 min

LE VOYAGEUR

A Fernand Fleuret

Ouvrez-moi cette porte où je frappe en pleurant

La vie est variable aussi bien que l’Euripe

Tu regardais un banc de nuages descendre
Avec le paquebot orphelin vers les fièvres futures
Et de tous ces regrets de tous ces repentirs
Te souviens-tu
Vagues poissons arqués fleurs surmarines
Une nuit c’était la mer
Et les fleuves s’y répandaient

Je m’en souviens je m’en souviens encore

Un soir je descendis dans une auberge triste
Auprès de Luxembourg
Dans le fond de la salle il s’envolait un Christ
Quelqu’un avait un furet
Un autre un hérisson
L’on jouait aux cartes
Et toi tu m’avais oublié
Te souviens-tu du long orphelinat des gares
Nous traversâmes des villes qui tout le jour tournaient
Et vomissaient la nuit le soleil des journées
O matelots ô femmes sombres et vous mes compagnons
Souvenez-vous-en

Deux matelots qui ne s’étaient jamais quittés
Deux matelots qui ne s’étaient jamais parlé
Le plus jeune en mourant tomba sur le côté

O vous chers compagnons
Sonneries électriques des gares chant des moissonneuses
Traîneau d’un boucher régiment des rues sans nombre
Cavalerie des ponts nuits livides de l’alcool
Les villes que j’ai vues vivaient comme des folles

Te souviens-tu des banlieues et du troupeau plaintif des paysages
Les cyprès projetaient sous la lune leurs ombres
J’écoutais cette nuit au déclin de l’été
Un oiseau langoureux et toujours irrité
Et le bruit éternel d’un fleuve large et sombre

Mais tandis que mourants roulaient vers l’estuaire
Tous les regards tous les regards de tous les yeux
Les bords étaient déserts herbus silencieux
Et la montagne à l’autre rive était très claire

Alors sans bruit sans qu’on pût voir rien de vivant
Contre le mont passèrent des ombres vivaces
De profil ou soudain tournant leurs vagues faces
Et tenant l’ombre de leurs lances en avant

Les ombres contre le mont perpendiculaire
Grandissaient ou parfois s’abaissaient brusquement
Et ces ombres barbues pleuraient humainement
En glissant pas à pas sur la montagne claire

Qui donc reconnais-tu sur ces vieilles photographies
Te souviens-tu du jour où une vieille abeille tomba dans le feu
C’était tu t’en souviens à la fin de l’été

Deux matelots qui ne s’étaient jamais quittés
L’aîné portait au cou une chaîne de fer
Le plus jeune mettait ses cheveux blonds en tresse

Ouvrez-moi cette porte où je frappe en pleurant

in Poètes d’aujourd’hui par André Billy Pierre Seghers éditeur

La vie est variable aussi bien que l’Euripe

rose dit: 20 juillet 2013 à 1 h 47 min

Bien j’ai lu la théorie du sac à dos entre les lignes quand même et j’en suis restée pantoise. Non, non et archi-non.

Que chacun soit heureux comme il en a la capacité de l’être

Vitam impendere amori
Mercure de France 1917

théoricien hypothétique dit: 20 juillet 2013 à 1 h 26 min

Je suis incapable de vous le dire car je ne sais de quelle façon composer la subjectivité pure (heureux) de chacun avec la généralité ultime (nous [tous?]), de plus sous condition d’exclusion absolue (seule chose). Trop compliqué pour moi.

C’est pourquoi j’essayais au contraire de proposer un critère objectivable et non exclusif.

Mais enfin si vous aimez la poésie tant mieux pour vous.

rose dit: 20 juillet 2013 à 0 h 56 min

théoricien hypothétique dit: 18 juillet 2013 à 20 h 14 min

la poésie ne serait-elle pas la seule chose au monde capable de nous rendre heureux ?

rose dit: 20 juillet 2013 à 0 h 52 min

cela pourrait peut-être servir à quelqu’un ?
René Dalize Le Club des neurasthéniques
Scarlatti Domenico très doué claveciniste au service d ela reine à Madrid Maria Barbara de Bragance.
Neurasthénique aimant les choses compliquées et toujours plus compliquées aurait-il semblé elle poussa (encouragea ? demanda ? supplia ? Scarlatti à écrire des morceaux pour clavecins de plus en plus compliqués d’où ses 555 sonates !

Paraît-il il fut malheureux.
Vivre avec une femme compliquée et de surcroît neurasthénique ne rend pas heureux.
En avion on voit les choses de haut. En montgolfière de moins haut mais de dessus.
L’intérêt pour la neurasthénie s’est perdu après la première guerre mondiale.
Avant, il y eut la melancholia.

Sant'Angelo Giovanni dit: 20 juillet 2013 à 0 h 33 min


…le spiral, les réflexions comme rouages pour nous faire converser,…l’horlogerie automatique,…les mélanges de saveurs de la cuisine à Rabelais,…

…autre chose qu’avec des piles au quartz,…

rose dit: 20 juillet 2013 à 0 h 28 min

Si on tape cela
Embrasse Toutou de ma part.
Il fait assez beau temps.
Ecris moi de tes nouvelles.

alors on tombe sur un éleveur de chiens Staffordshire Bull Terrier

Sant'Angelo Giovanni dit: 20 juillet 2013 à 0 h 27 min


…le groupe Bloomsbury,…

… » mouvement en miroir,…après les Fauves et les intellectuels du comportement et libérés par le genre renaissance de la liberté d’esprit,…etc,…

rose dit: 20 juillet 2013 à 0 h 26 min

on tape cela sur un moteur de reherche
Je te souhaite de belles amours et beaucoup de bonheur.
Alors on s’habitue à la guerre, moi j’ai participé aux coups de chien de la cote 194 près de la butte de Tahure.

et on trouve Bagatelles pour un massacre de L-F Céline

rose dit: 20 juillet 2013 à 0 h 21 min

Avant de vous lire, notes diverses.
Chopin a pesé un temps dans sa vie 41 ou 42 kilos : hyper-grave. Etait-ce le temps passé à la Chartreuse de Valldemosa ou pas ? Dire que c’est à cause de George Sand me parait abuser. Souligner leur différence d’âge est aussi abuser. Lorsque l’homme est plus âgé, ce n’est jamais souligné ; la parité c’est aussi cela.
Donc monter au créneau et défendre George Sand.

Secundo : à la mort de Voltaire Mozart se serait écrié  » ce matin ce coquin de Voltaire a crevé comme un rat ».
Me fait penser à un ici qui parle de la défenestration de tel écrivain comme d’un acte banal alors que c’est hyper-grave aussi. En rétine imprimées les images du World Trade center où les gens sautaient, parfois en se tenant la main, mais le résultat sur le macadam a été le même.

Et puis, pourquoi quand quelqu’un dans l’arbre est vouloir l’en faire descendre ?

Sant'Angelo Giovanni dit: 20 juillet 2013 à 0 h 17 min


…pour nos barons de siciliens de tout azimut,…

…conversation anglaise,…
…Le groupe de Bloomsbury,…Duncan Grant – Vanessa Bell,… Gallimard, 2009 .

… » mouvement en miroir,…après les Fauves, et les intellectuels du comportement libéré du genre renaissances de la liberté d’esprit,…°
…etc,…

abdelkader dit: 20 juillet 2013 à 0 h 15 min

C.P. dit: 19 juillet 2013 à 20 h 34 min
merci C.P. pour ce poème que je ne connaissais pas…mélancolique, nostalgique et tout en douceur puis une fin assez abrupte…j’aime beaucoup…

abdelkader dit: 20 juillet 2013 à 0 h 09 min

@Barozzi, vous ne me sentez pas du tout…je ne vais pas entrer dans un débat stérile avec vous sur le sens de l’humour et qui l’aurait ou qui ne l’aurait pas…mais vous avez une inquiétante tendance a mentionner vot’ derrière, et vos autres appendices a la moindre excuse…ca vous regarde hein et ca peut peut-être passer pour de l’humour, de par chez vous, mais perso ce n’est pas ma tasse de the, surtout quand vous mentionnez mon nom dans votre scatologie…essayez aussi de ne pas passer de jugements sur les autres…sont différents de vous, c’est tout…quant au tourisme de masse en Algérie, ce n’est pas pour demain, je le concède…mais les raisons sont socio-économiques et culturels…les algériens n’ont pas besoin (pas encore, en tous cas) de l’argent du tourisme…ils se débrouillent très bien avec la manne pétrolière…la mentalité algérienne moyenne ne se prête pas a la servitude qui semble être attendue et requise par les européens chez leurs hôtes du sud méditerranéen…j’ai vu ce que ca donne au Maroc et en Tunisie…un bloggeur français chez Benjamin Stora disait être parti a Oran avec sa femme oranaise et après avoir essayé de marchander avec un marchand de tapis, celui-ci lui dit tout de go : ‘monsieur, si vous voulez marchander, vous allez au Maroc’…on n’y peut rien, on est comme ca…

C.P. dit: 19 juillet 2013 à 23 h 20 min

Lew, merci, j’y penserai avec plaisir. Je n’ai pas toujours confiance dans les analyses de D-H. L. Curieuse, sa correspondance, notamment avec Huxley, par exemple à l’automne 1928, lorsqu’il habite la maison que lui a prêtée Jean Paulhan à Port-Cros, est content puis mécontent de l’île, retrouve la côte à Bandol, etc. Ce que je veux dire, c’est que parlant alors toujours beaucoup des femmes et de la féminité, il avoue suivre parfois des lignes de réflexion obsédantes, et de rapprochements itou. Bien, Hawthorne à retrouver…

Vous avez dû penser à la chanson de Céline « Au noeud coulant »

« Yop Profundis, Yop Te Deum
A la grand’vergue le petit homme
Chacun goualant dans sa mâture
A noeud coulant brave figure… »

Sergio dit: 19 juillet 2013 à 22 h 47 min

u. dit: 19 juillet 2013 à 22 h 02 min
« Simon de Montfort ».

Ben oui en réalité l’origine c’est le légat du Pape, le politique, quoi… Simon de Montfort lui c’est surtout la partie musculaire, de toutes manières lire il savait pas, et en fin de compte ce qu’il voulait as normal c’est « pas d’emmerdes »…

Sant'Angelo Giovanni dit: 19 juillet 2013 à 22 h 47 min


…de toute façon,…c’est mieux que c’est arriver sur moi,…et je devrais raconter ma vie,…à vol d’oiseau,…et sans détails-précis,…

…rien que,..les mentalités et les situations vécues,…( corrigeons:,…les situations complexes  » inventées « ,…),…et l’art du bricolage,…

…y a de quoi mourir de rire,…( c’était les années genre Benny – Hill,…),…et encore, plus tordant,…autant garder tout çà au  » frigo « ,…çà nous feras des nouvelles  » fraîches « ,…enfin,…
…çà s’arrose au Limoncella,…çà passe bien,…etc,…

des journées entières dans les arbres dit: 19 juillet 2013 à 22 h 27 min

Uh, Uh, ne me tentez pas, demain j’ai à faire, je voulais me coucher tôt, comme Marcel Pff.
Mais puisque vous insistez:
« Étant donné plusieurs objets possédant
chacun un poids et une valeur et étant donné un poids maximum pour le sac, quels objets
faut-il mettre dans le sac de manière à maximiser la valeur totale sans dépasser le poids maximal autorisé pour le sac ? »

http://dept-info.labri.fr/ENSEIGNEMENT/projet2/supports/Sac-a-dos/Le-probleme-du-sac-a-dos.pdf

bon, j’ai sommeil.

Bonne nuit, et bon week-end.

u. dit: 19 juillet 2013 à 22 h 18 min

« Je reviendrai vous dire plus tard tard le paradoxe du sac à dos. »

Ouais.
On ne l’a pas vu.

Donnadieu?
Promises a lot.
Delivers little.

(Pour faire descendre quelqu’un de son arbre, il faut des appâts grossiers).

des journées entières dans les arbres dit: 19 juillet 2013 à 22 h 07 min

xlew.m dit: 19 juillet 2013 à 21 h 34 min
Ah oui, il y a aussi une lecture un peu(heu, beaucoup, en fait) psy d’Apollinaire.
Apollinaire, les incertitudes de l’identité de Anne Clancier.
Dans ce livre ( que je ne connais pas, mais extraits dispos sur la toile) le neveu, ou la nièce?, de Ruby, c’est à dire Jacqueline Apollinaire,  » la jolie rousse », dit avoir retrouvé sur la tombe d’Apollinaire un petit mot:
« Apollinaire, sans toi je ne peux pas vivre » ou quelque chose comme cela, la photo d’un jeune homme.
Une voix lui répond alors:
Quelqu’un qui voulait se suicider, peut-être.

Celan,
Who knows ?

A bientôt.
Peut-être, c’est pas sûr, ça dépendra du temps.

u. dit: 19 juillet 2013 à 22 h 02 min

Post resté dans les tuyaux:

« y compris au Pyrénées incluses où l’erreur est au-delà, en brûlant tout les récoltes les Cathares »

Tu peux tout brûler, Sergio.

Selon mon expérience, l’indigène connaît déjà le coupable.

Quelques années après ton passage, comme à chaque fois qu’on l’interroge sur une auguste ruine, l’indigène répétera:

« Simon de Montfort ».

Ça ne rate jamais.

(Si on fait la cartographie des lieux maudits que la tradition orale attribue à ce Simon, c’est une sorte de Tamerlan.
C’est peut-être à moitié vrai, après tout.

des journées entières dans les arbres dit: 19 juillet 2013 à 21 h 38 min

Sergio dit: 19 juillet 2013 à 19 h 40 min
totalement hors sujet; et je ne peux pas attendre Minuit ( car demain, une autre joie tragique, enfin un vrai bonheur, quoi) et puis Gui m’énerve.
Bonheur de lecture, oublié; mais vous m’avez fait y repenser.

« Tout pilote connaît la consigne : après chaque vol, il faut remplir le livre de bord. “ Remplir le livre de bord ”, telle est donc, en bonne logique, la dernière phrase d’un roman qu’on découvre étonnamment semblable à un numéro de voltige aérienne, avec préparation au sol, envol, figures et atterrissage en finesse. »

http://www.leseditionsdeminuit.com/f/index.php?sp=liv&livre_id=2625

xlew.m dit: 19 juillet 2013 à 21 h 34 min

Cher C.P (« Et C.P. vint… » qu’on pourrait chanter avec l’intonation de la voix d’Eugène Green), je pensais un peu à la Pearl de Hester lorsque je m’imaginais la Lata de Vikram Seth (« Lata » en hindi cela veut dire quelque chose comme « perle de rosier grimpant ».) Je me disais aussi que l’auteur indien avait un peu en tête le chapitre que consacre D-H Lawrence à N. Hawthorne dans ses études des grands classiques de la littérature américaine. Tout est rouge sombre en effet dans la Lettre écarlate mais « nobody has muddy boots in it » pour paraphraser Lawrence. Ce sont les éclats de la psyché féminine (un grand « phénomène » pour Hawthorne, suivant l’avis de D-H L.) hawthornienne que j’essayais de rencontrer nageant dans le contre-courant du roman de Seth. Certaines descriptions des choses de la vie de tous les jours incomparablement saisies sous la plume de l’américain, me semblaient familières sous celle de l’anglo-indien. Cela ferait sans doute marrer Lawrence de lire de tels rapprochements ou fadaises. Mais le combat qu’il a cru voir se dérouler entre les principes féminin et masculin ont dû à coup sûr interpeller V.S. à un moment ou à un autre. Apollinaire chantait d’ailleurs une certaine « maleness » dans ses poèmes. Céline peut-être aussi, dans ses chansons de marins, avec d’ailleurs une voix splendide.

C.P. dit: 19 juillet 2013 à 21 h 01 min

u., bien sûr, et je vous ai pas chiné là-dessus. Au fond, -et quelqu’un le disait plus haut-, si de jeunes gens lisent encore Apollinaire (pas seulement « Les Sapins » des anthologies enfantines, pas seulement pour les programmes de concours), c’est bien. Et c’est le cas.

C.P. dit: 19 juillet 2013 à 20 h 53 min

lew, nous avons demandé à Eugène Green de se restreindre étroitement à Bossuet. Encore Marc Court trouve-t-il que c’est déjà trop.

(Puisque vous passez, vous n’avez pas répondu à mon étonnement concernant, à votre avis, une relation Seth/Hawthorne pour « A Suitable boy ». NH, c’est bien la même époque que Thackeray, mais c’est si sombre et si plein de culpabilités ! Enfin… je n’ai lu que « The Scarlet Letter » et « The House of the Seven Gables ». Et puis le fil est terminé. Une autre fois ?)

u. dit: 19 juillet 2013 à 20 h 40 min

Le moment de la première écoute est fort important, CP.
Voici un exemple.

Un père à l’esprit didactique installe un enfançon sur un siège près d’un grammophone.
Laissez moi réfléchir.
Petit disque, donc forcément 45 tours?
Couverture blanche parce que c’est un dessin, le visage d’un grand poète.
Dessiné par un grand peintre.
Pour une grande cause.

(Dans cette famille, tout ce qui est bon est grand.
Par exemple, David est grand, mais Géricault n’est pas grand: il est seulement talentueux, saisissant. De plus, il a su intéresser Aragon.

Schiller lu en allemand est grand, Rilke lu en allemand est touchant.
Heinrich Heine, qui a connu Marrx, est les deux.
Il faut distinguer.
Lénine était grand, Staline malgré ses excès a été ferme, M. Guy Mollet est une canaille).

Je reviens à la poésie.

De la voix du poète, l’enfançon retient des phrases.

« Sur ton oreille dressée, sur ta patte maladroite… »

« Paris ma belle ville
Fine comme une aiguille, forte comme une épée »

« Dominique aujourd’hui présente »
(Qui est Dominique?)

La voix d’Eluard (je ne l’ai jamais réécoutée, je reste fidèle à mes neurones), un peu tremblante, me semble convenir à ses textes.

De plus, en écoutant les deux vers sur Paris (« fine comme une aiguille, forte comme une épée »), mon père regardait ailleurs, les larmes aux yeux c’est pas viril.
Fraternité résistante? amours clandestines?
Il me semble que ma mère pleurait moins, et même pas du tout, c’était frappant…

Plus tard, le dessin de Picasso sous les yeux je ne lui ai pas posé la question, j’avais autre chose à foutre.

C.P. dit: 19 juillet 2013 à 20 h 34 min

Qu’est-ce que c’est encore que cette histoire de « lettrés » ?

Juste pour amuser u., Francis Carco, « Chanson tendre », facile, mais presque aussi bien (comme chanson) que « Le Bal chez Temporel » du cher André Hardellet :

Comme au beau jour de nos vingt ans
Par ce clair matin de printemps
J’ai voulu revoir tout là-bas
L’auberge au milieu des lilas
On entendait sous les branches
Les oiseaux chanter dimanche
Et ta chaste robe blanche
Paraissait guider mes pas
Tout avait l’air à sa place
Même ton nom sur la glace
Juste à la place où s’efface
Quoi qu’on fasse toute trace
Et je croyais presque entendre
Ta voix tendre murmurer
Viens plus près

J’étais ému comme autrefois
Dans cette auberge au fond des bois
J’avais des larmes pleins les yeux
Et je trouvais ça merveilleux
Durant toute la journée
Dans la chambre abandonnée
Depuis tant et tant d’années
Je nous ai revus tous deux
Mais rien n’était à sa place
Je suis resté tête basse
A me faire dans la glace
Face à face la grimace
Enfin j’ai poussé la porte
Que m’importe n i ni
C’est fini

Pourtant quand descendit le soir
Je suis allé tout seul m’asseoir
Sur le banc de bois vermoulu
Où tu ne revins jamais plus
Tu me paraissais plus belle
Plus charmante plus cruelle
Qu’aucune de toutes celles
Pour qui mon coeur a battu
Et je rentrai l’âme lasse
Chercher ton nom sur la glace
Juste à la place où s’efface
Quoi qu’on fasse toute trace
Mais avec un pauvre rire
J’ai cru lire après tout
On s’en fout.

xlew.m dit: 19 juillet 2013 à 20 h 23 min

François de Malherbe disant ses propres poëmes (enregistrés par un juvénile Germain-Thomas à l’époque, sur une galette de blé noir durcie cent ans dans un grenier ouvert aux vents), c’est un disque qui n’est plus guère écoutable pour les oreilles d’aujourd’hui, même les Québécois éprouvent des problèmes de compréhension. Eugène Green, consulté, a préféré faire la sourde esgourde pour éviter d’avouer qu’il n’y entravait que pouic. Pourtant : « Sous le Pont rose de Normandie a coulé ce que coule le fleuve jusqu’à l’embouchure de la Seine, l’espace d’un milliard de matins… » est tout à fait audible pour un bonhomme normand digne de ce nom. Hélas la plupart sont tous mourus à la guerre.

Jacques Barozzi dit: 19 juillet 2013 à 20 h 17 min

On pourrait évoquer aussi le cas Eluard et se demander si avec lui on ne sait pas fait un peu avoir, comme pour René Char ?
Michaux ou Becket, à mon goût personnel, c’est beaucoup mieux !

Jacques Barozzi dit: 19 juillet 2013 à 20 h 13 min

Le livre de Denis Podalydès, « Voix Off », est un merveilleux hommage à ces voix des acteurs au service des textes en vers ou en prose, il dit l’importance de ces sonorités-là, entendues d’abord à la radio avant de les découvrir en live sur les planches, dans sa vocation personnelle.
A la base de l’acteur, la diction !

C.P. dit: 19 juillet 2013 à 19 h 55 min

John, j’en ai encore, de ces 45 et 33 tours dont certains ont été transférés en CD. Je me souviens très bien de Sacha Pitoëff disant Rimbaud, je ne crois pas qu’il y ait eu un « Apollinaire » dans l’assez courte (me semble-t-il) série produite par Lucien Adès. Mais il y eut bien d’autres séries.

Les comédiens sont meilleurs diseurs, et souvent plus discrets que les poètes qu’ils disent, voilà tout. Les CD « Voix de poètes » présentés par Olivier Germain-Thomas sont quand même de bons documents (surtout pour Apollinaire en son époque) et parfois, heureusement, ça chante : Francis Carco pour « Chanson tendre » et, -sans point Godwin j’espère-, Céline pour « Le Règlement » (bien connu, repris de « Leur oeuvre et leur voix », et que l’on retrouve dans le coffret CD de Paul Chambrillon).

Sergio dit: 19 juillet 2013 à 19 h 40 min

es journées entières dans les arbres dit:
« Amatrice », j’sais pas pourquoi, me gêne.

Boh dans les exercices de grammaires on l’aurait mis… Y a des gars que j’ai jamais lus que dans les exercices de grammaire ! A la fin je croyais qu’ils les écrivaient exprès…

rose dit: 19 juillet 2013 à 19 h 29 min

u. dit: 19 juillet 2013 à 19 h 09 min
« Vous seriez donc impatient ? »
C’est compliqué.
rose, je demande le temps de la réflexion.

D’ac.

Sergio dit: 19 juillet 2013 à 19 h 28 min

renato dit: 19 juillet 2013 à 19 h 21 min
Ou alors une amatrice volante…

Ha nous ici à Nancy on a Marie Marvingt elle a fait des trucs extraordinaires avec des tas de brevets tout de suite comme Mozart… En tous cas elle est plus rutilante que les gars de Marcel Picot qu’est juste à côté…

des journées entières dans les arbres dit: 19 juillet 2013 à 19 h 25 min

Sergio, le fait est qu’elle était aviatrice, en amateur.
« Amatrice », j’sais pas pourquoi, me gêne.
Elle savait voler; voilà qui me plaît beaucoup plus.
Mais vous êtes un homme qui a « la tête en l’air » Sergio, si j’ai bien suivi.

u. dit: 19 juillet 2013 à 19 h 19 min

Photo

Il voulait être Apollinaire.
Il avait l’air d’être Apollinaire.
Mais il n’était pas Apollinaire.

Aldo Maccione.

Sergio dit: 19 juillet 2013 à 19 h 18 min

Mais un aviatrice amateur au féminin ça donne une aviateur amatrice… Euh non une aviateuse… Une amateuse… Bon l’enquête s’épaissit comme dirait l’inspecteur Palmer…

u. dit: 19 juillet 2013 à 19 h 17 min

« je suis assez abasourdi par quelques commentaires très négatifs. »
oui, il y a de quoi CP!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! et barozzi qui s’y met.je reste sans voix. »

Ne vous inquiétez pas, rose.

Nos lettrés sont comme ça.

IL faut un peu les asticoter.

Leur bonne nature reprend ensuite le dessus.

Ils reviennent avec de la doc.

C’est ça, ce qu’on appelle la formation continue.
Mais il ne faut pas l’attendre passivement en ouvrant le bec.
Sganarelle doit provoquer son maître pour apprendre s’il faut choisir entre l’arithmétique et la théologie.
Sournoisement, il s’instruit.

Remarquez que dans la pièce qui suit, Sganarelle a fait la révolution.
Et tout doit être recommencé, dans un contexte un peu plus frustre.
C’est bien embêtant.

John Brown dit: 19 juillet 2013 à 19 h 15 min

Les CD « Voix de poètes » sont faits de précieux documents… mais parfois tristes. (rédigé par C.P.)

La maison Adès avait sorti, voici bien longtemps, une série consacrée aux poètes, dits par des comédiens. Je ne sais si elle a été rééditée en CD. Je garde comme de précieuses reliques, que je n’écoute jamais (les ayant égarés dans je ne sais quel carton), un disque Rimbaud, dit par Sacha Pitoëff, d’une voix merveilleusement neutre, transparente comme une eau profonde et pure (« Ô saisons ô châteaux… », « A quatre heures du matin l’été… » etc.), un autre de textes de Michaux dit par un Michel Bouquet inspiré ( « Dis/ Gros lot/ Où veux-tu donc tomber ? »… « Je contre /Je contre/ Et te gave de chiens crevés » etc. J’ai encore sa voix frémissante, frénétique, dans l’oreille). Ce sont pour moi d’irremplaçables références. Pitoëff et Bouquet, l’un dans Rimbaud, l’autre dans Michaux, c’était le jour et la nuit, non, ce sont plutôt deux soleils jamais révolus. Je ne me rappelle plus si la série comportait un disque Apollinaire.

rose dit: 19 juillet 2013 à 19 h 07 min

Paul Edel dit: 19 juillet 2013 à 14 h 05 min

« Pour le reste, je suis assez abasourdi par quelques commentaires très négatifs. »
oui, il y a de quoi CP!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! et barozzi qui s’y met.je reste sans voix.

>Paul, je voulais vous mettre la marche contre le vent mais ceci est si réjouissant, le petit prince avec le grand Bip ! Savez-vous combien il est difficile de ne pas s’y mettre ? Ou pas ?

des journées entières dans les arbres dit: 19 juillet 2013 à 19 h 04 min

Quelle rafale de mitraillette, didonc, tous ces commentaires.

Il y a encore un truc qui me chiffonne.
A propos de Geneviève Marguerite Marie Louise, de Coligny.

Comme elle a été salement amochée, là, didon, didon, en deux coups de stylo bille virtuel.

Donc, l’aviatrice amateur qui avait des heures de vols et des titres de noblesse ( je ne sais pas utiliser les arcanes du web, mais là, il faut mettre ce mot noblesse en gras italique et redonner toutes les définitions du mot, sans particule),

on la connait un peu mieux.
(pour ceux qui suivent, je sais c’est pas facile, faut remonter dans le temps ; à 12h37)

Mais pourquoi donc ne sort-elle pas « grandie » de cette histoire ?
j’ai bien lu:
 » L’édition critique des Lettres et des Poèmes à Lou suffisait déjà pour que Louise de Coligny-Châtillon, la fantasque et peu farouche amante niçoise, n’en sorte pas grandie ; son existence est de celles qui s’oublient facilement ; qu’importe puisque ce que leur relation passionnée a inspiré au poète demeure inoubliable. »

Y’a un paradoxe, dans cette phrase, et c’est pas le paradoxe du barbier.

Q1: Est-ce « à cause » du contenu des poèmes à Lou ou des lettres à Lou ?
Q2: Est-ce à cause de  » l’édition critique » de ces mêmes ouvrages

Mais la suite: « qu’importe puisque ce que leur relation passionnée a inspiré au poète demeure inoubliable »
fait que, ouf !, l’honneur de la dame, âgée de 33, 34 ans à l’époque des faits, est sain et sauf.
(alors que celui de Gui, c’est moins sûr, au final, mais bon)

Alors quoi ?
L’édition critique, je ne l’ai pas.
Mais Laurence Campa dit des choses interessantes, très, ici:
http://www.fondationlaposte.org/article.php3?id_article=957

-Comment ça, Louise a refusé de donner sa correspondance ?
- Ah bon, et pourquoi ?
- Et comment se fait-ce que maintenant on peut tout lire de Gui et Lou ?
- Elle n’avait pas les moyens financiers de tenir sa position et a dû les vendre.
- Ah pour ça elle n’en sort pas grandie !

Je reviendrai vous dire plus tard tard le paradoxe du sac à dos. Comment le remplir de manière optimum, pour qu’il reste léger et bien rempli.

rose dit: 19 juillet 2013 à 18 h 58 min

u. dit: 19 juillet 2013 à 18 h 36 min

Un a posé la question en fin de fil. Nul n’a donné la réponse.
Pourquoi ?
Est-ce parce que c’est le capitalisme qui l’emporte ?
Ce n’est que passager.

Vous seriez donc impatient ?

C.P. dit: 19 juillet 2013 à 18 h 50 min

Oui, John, c’est un magnifique poème, je n’avais cité que son titre parmi les meilleurs, avant que Jacques Barozzi n’en donne le texte (il n’est donc pas possible qu’il en reste à la chansonnette !). Vous en proposez l’image, au sens « visuel », la plus ample. Il y a aussi des variations tonales, dont l’humour du mariage avec la mer, des vers assez étranges (Breton, Péret aussi, ont parlé de ces mannequins et ont cité le poème dans un des numéros de « La Révolution surréaliste », il faudrait que je retrouve), des changements de mètres qui paraissent si exacts et si nécessaires que leur effet rejoint ce que disait Marc Court de la langue d’Apollinaire, et de l’impression de surprenante facilité autant que de prolongement en profondeur.

Je viens de réécouter Apollinaire disant non pas « Le Pont Mirabeau », mais « Le Voyageur ». Diction vieillie, mais sans tellement d’emphase. Au contraire d’Aragon (poète que j’aime souvent) qui est un épouvantable diseur de ce qu’il a choisi d’enregistrer. Remarquez, d’autres aussi. Les CD « Voix de poètes » sont faits de précieux documents… mais parfois tristes.

C’est vrai, la photographie en noir et blanc, ici ou dans bien des entrées de Google, est forcément autre chose que la couverture du Seuil.

rose dit: 19 juillet 2013 à 18 h 33 min

u. dit: 19 juillet 2013 à 13 h 36 min

« Ben merde alors. Soit t’es une brute, soit t’es vraiment difficile, Baroz. » (motion rejetée).
Le difficile, c’est Jacques. La brute, c’est moi.
Mais attention, comme l’a écrit Mme de Beauvoir, on ne naît pas brute, on le devient.
Ce n’est que sur le tard qu’on peut s’accorder le luxe de se contenter d’une peau de bête

Attention :
dans la propriété de Statius aux environs de Suessula les trois boeufs étaient tombés malades [...] L’homme à la peau de bête fit chercher le régisseur et on l’attacha à l’arbre du moulin ; ils délivrèrent Naso et l’obligèrent à fouetter le régisseur pour qu’il tournât plus vite, comme l’autre avait fait à Naso. Et en partant, ils dirent au régisseur qu’ils reviendraient pour le fouetter jusqu’à la mort s’ils apprenaient qu’il se fut arrêté de tourner. Mais la peur l’avait rendu fou ; il fit tourner la meule pendant deux jours et deux nuits ; et le troisième matin il tomba mort.

L’homme à la peau de bête est Spartacus.

Sergio dit: 19 juillet 2013 à 18 h 05 min

John Brown dit: 19 juillet 2013 à 15 h 26 min
qu’est-ce que j’aurais fait si…

Ha moi je me serais tiré à fond de ballon ventre à terre jusques et y compris au Pyrénées incluses où l’erreur est au-delà, en brûlant tout les récoltes les Cathares ou même simplement pour le pognon…

John Brown dit: 19 juillet 2013 à 17 h 51 min

A faire pâlir de jalousie à la fois le peintre et le musicien, sans compter le cinéaste. (rédigé par mézigue)

Quatre alexandrins, trente-six mots( j’ai compté), moins de quinze secondes pour les dire (ou les lire). Debussy, Picasso et Haneke peuvent s’aligner. Souverain entrelacs des signifiants et des signifiés. La messe est dite. Le père Claudel avait raison : « laissez-moi seulement mettre mes sandales d’or » !

John Brown dit: 19 juillet 2013 à 17 h 43 min

De la royauté de la poésie sur les autres arts :

 »
La foule en tous les sens remuait en mêlant
Des ombres tout autour qui se traînaient par terre
Et des mains vers le ciel plein de lacs de lumière
S’envolaient quelquefois comme des oiseaux blancs  »

(extrait de « L’émigrant de Landor Road »)

A faire pâlir de jalousie à la fois le peintre et le musicien, sans compter le cinéaste. Même Handke dans ses meilleurs jours…

Sergio dit: 19 juillet 2013 à 17 h 37 min

Ha non mais Porquerolles c’est rien moins qu’un plat pays y a un réverbère… Euh non, un belvédère, rien que pour y aller en footing faut pas être manchot…

Modération dit: 19 juillet 2013 à 16 h 33 min

> une fois pour chaque identité

Malcolm Prenant, il aurait été préférable d’écrire ‘une fois par identité’, qui présenterait une plus intéressante tension polysémique. Je laisse passer pour cette fois. Essayez de réfléchir un peu plus dorénavant.

JC ..... dit: 19 juillet 2013 à 15 h 29 min

J’enrage ! Obligé de vous quitter, c’est injuste … mais le business d’abord.
(tout de même, laisser sans raison la petite tribu des Haïssables de la savane littéraire et républicaine… c’est triste : je les aime tant, mes petits choux !)

Malcolm Prenant dit: 19 juillet 2013 à 15 h 27 min

passou 19 juillet 2013 à 14 h 14 min

Merci monsieur, je me demandais s’il fallait l’écrire une fois pour chaque identité.

John Brown dit: 19 juillet 2013 à 15 h 26 min

Une chance sur cinq, malgré tout. (rédigé par u.)

A quoi ça tient, en effet… Faut-il renoncer à juger ? La question de J.-J.Goldmann : qu’est-ce que j’aurais fait si… Mais la force de caractère, ça existe, et je crois que sur ce terrain Apollinaire battait Aragon.

JC ..... dit: 19 juillet 2013 à 15 h 15 min

« jc t’es trop fortiche c’est toi qui rédiges les conf à nico ça se voit »

Il y a eu des loupés, ce couillon avait inversé des pages ! Dieu merci, il n’est plus là…

bouguereau dit: 19 juillet 2013 à 15 h 01 min

à ton avis s’il avait vécu il aurait fini a néchin..puis chez poutine..autant demander a danton de ne pas taper dans la caisse

eric levergeois dit: 19 juillet 2013 à 15 h 00 min

Ceci est très fauréen et magique

Enfance

Au jardin des cyprès je filais en rêvant,
Suivant longtemps des yeux les flocons que le vent
Prenait à ma quenouille, ou bien par les allées
Jusqu’au bassin mourant que pleurent les saulaies
Je marchais à pas lents, m’arrêtant aux jasmins,
Me grisant du parfum des lys, tendant les mains
Vers les iris fées gardés par les grenouilles.
Et pour moi les cyprès n’étaient que des quenouilles,
Et mon jardin, un monde où je vivais exprès
Pour y filer un jour les éternels cyprès.

Guillaume Apollinaire

et ceci pour clore le débat

« ENFANT JE T’AI DONNE CE QUE J’AVAIS TRAVAILLE. »

JC ..... dit: 19 juillet 2013 à 15 h 00 min

T’as rien compris, julien !
Les socialistes sauvent bêtement les morts en les embaumant d’assistance, les ricains sont bien plus rationnels : ils s’occupent des vivants. Detroit meurt… so what ?

« Normal » dirait la Moule du Coche.

u. dit: 19 juillet 2013 à 14 h 57 min

Raté mon train. A cause de « Zone ».

« Engagez-vous/rengagez-vous dans la poésie stalino-patriotarde. Apollinaire n’eut jamais ce côté roublard, ménageur de chèvre et de chou »

Rêvons, cauchemardons, Brown.

L’éclat d’obus est extrait sans dommage.
Guillaume se retrouve en civil, avec ses potes.

Il est méfiant, devant « Moscou la gâteuse ».
Mais quoi, c’est l’air du temps.
On lui fout un pistolet sur la tempe: de la révolution littéraire, camarade, tu as le devoir de passer à la littérature révolutionnaire.

Il fait quoi?
A mon avis, il les envoie chier, autant demander à Danton de devenir Robespierre (mon dîner, ma maîtresse…).

Une chance sur cinq, malgré tout.

bouguereau dit: 19 juillet 2013 à 14 h 56 min

du point de vue alcoolisé, Rimbaud c’est plus corsé

appolinaire l’est populo vlà l’probloc..façon modernité à la portée des caniches..il vulgarise ce qu’il invente ou ce qu’y s’invente..fume! ça c’est du belge baroz

John Brown dit: 19 juillet 2013 à 14 h 49 min

Et il y a ce coté profond sans virtuosité inutile qui fait que l’on revient à ces poèmes.
L’inverse de certains recueils d’Aragon, en fait (Diane Française et Creve-Coeur inclus), qui parfois le pastiche gaillardement. C’est dangereux parce que ça vieillit mal. au rebours d’Alcools, précisément. (rédigé par MCourt)

Il est vrai que « La Diane française » et « Le Crève-coeur » (et sa suite) sont ce qu’il y de plus médiocre dans la production poétique d’Aragon et ce qui a le plus mal vieilli, en effet. Engagez-vous/rengagez-vous dans la poésie stalino-patriotarde. Et dire qu’à vingt ans ces flonflons m’émouvaient. Apollinaire est largement aussi habile qu’Aragon, mais il n’eut jamais ce côté roublard, ménageur de chèvre et de chou qui gâche largement « Les yeux d’Elsa » et même quelques très beaux poèmes du « Roman inachevé ». Le meilleur Aragon, pour moi, c’est celui des audaces, proches de celles d’Apollinaire, de « Feu de joie » et du « Mouvement perpétuel ». Mais c’était avant la rencontre du Parti… et d’Elsa. Double providentielle et catastrophique rencontre d’un poète trop avide de se trouver un papa et une maman, avec son destin.

Jacques Barozzi dit: 19 juillet 2013 à 14 h 49 min

Ce que je voulais dire c’est que du point de vue alcoolisé, Rimbaud c’est plus corsé. Du point de vue harmonique et musical, Verlaine est plus mélodieux et du point de vue spino-cérébral, Mallarmé demeure indépassé. Faut dire qu’en venant juste après, il n’y a plus, au mieux, qu’à faire de la bonne chanson avec Louis Aragon ou Pierre-Jean de Béranger. A condition de ne pas en abuser, comme Michel Houellebecq !

le crémier de pq dit: 19 juillet 2013 à 14 h 49 min

le pq est compétent aussi en finances, pas seulement en économie (et en poésie)- si le monde suivait ses conseils le monde irait bien

bouguereau dit: 19 juillet 2013 à 14 h 43 min

la vérité ? tu veux que je te la dise la vérité..La Vérité, c’est que tu es mou et paresseux. Tu es tout le portrait de ton oncle Émile.Celui-là ne passait jamais au soleil parce que ça le fatiguait de traîner son ombre. Tu es un rêvasseur, voilà ce que tu es. Un rêvasseur. Tu es né là, au-dessus de ce comptoir, et tu ne connais même pas ton métier. Tiens, le chauffeur du ferry-boat, que je prends le samedi comme extra, il le fait mieux que toi

JC ..... dit: 19 juillet 2013 à 14 h 41 min

frédé dit: 19 juillet 2013 à 14 h 30 min
« pathétique, labruti de porcrol dans toute sa platitude »

il a raison, le p’tit frédé … pourtant, il vaut mieux être plat que creux, non ? hurk, hurk !

JC ..... dit: 19 juillet 2013 à 14 h 38 min

« Bonne nouvelle pour les clients des banques. Les commissions d’intervention, c’est à dire les frais que prélèvent les établissements bancaires lorsqu’ils acceptent un paiement alors que le compte est dans le rouge, seront bientôt plafonnées.

Pierre Moscovici, le ministre de l’Économie a indiqué que dans le cadre de la loi de séparation et de régulation des activités bancaires, un décret limiterait les tarifs à 8 euros par intervention avec un plafond mensuel de 80 euros pour les clients classiques.

Les banques factureront donc au maximum dix opérations par mois (en plus des agios) au ménages cigales ayant dépassé leur découvert autorisé ou devant faire face à des problèmes de trésorerie.

VIVENT LES CIGALES !
France moisie, dirait l’autre…

bouguereau dit: 19 juillet 2013 à 14 h 35 min

la fantasque et peu farouche amante niçoise, n’en sorte pas grandie ; son existence est de celles qui s’oublient facilement ; qu’importe puisque ce que leur relation passionnée a inspiré au poète demeure inoubliable

c’est y revient, ce « qu’importe » contresigne l’inconséquence de la vacherie qui va necessairement suivre..et elle suit

bouguereau dit: 19 juillet 2013 à 14 h 31 min

C’est dangereux parce que ça vieillit mal. au rebours d’Alcools, précisément.
MC

meusieu court..dans l’éloge il faut être positif pour ête convaincant..taper la tête d’apollinaire sur celle d’aragon..ha c’est d’un gout..regarde en haut son regard déjà implorant et inquiet

frédé dit: 19 juillet 2013 à 14 h 30 min

« ce que tu vois n’est pas ce que je vois, ce qui t’importe n’est pas ce qui m’importe.
Tu peux comprendre ça ? »

pathétique, labruti de porcrol dans toute sa platitude

bouguereau dit: 19 juillet 2013 à 14 h 26 min

.. »la vérité est ailleur » qu’il dit jicé..
faut rconnaitre qu’elle nous fuit comme une lapine

laurent dit: 19 juillet 2013 à 14 h 26 min

JB
faire du fric,² peu importe comment , (ce qu’il appelle changer avec le monde)c’est la seule chose qui émeuve le faf de PQ

JC ..... dit: 19 juillet 2013 à 14 h 20 min

Parce que, Johnnie, tu crois que je n’ai pas lu, et apprécié, les dits de ce bon Guillaume ?…. mais… quel rapport ?! ce que tu vois n’est pas ce que je vois, ce qui t’importe n’est pas ce qui m’importe.

Tu peux comprendre ça ?

MCourt dit: 19 juillet 2013 à 14 h 18 min

il y a ce français et ce phrasé qu’on reconnait tout de suite. C’est me semble-t-il réservé aux grands…
il y a cette facilité apparente et insolente qui aborde presque tous les genres dans Alcool sans chute. Qu’on pense au périlleux vers libre etv aux aneires de Ghil ou Kahn .
Et il y a ce coté profond sans virtuosité inutile qui fait que l’on revient à ces poèmes.
L’inverse de certains recueils d’Aragon, en fait (Diane Française et Creve-Coeur inclus), qui parfois le pastiche gaillardement. C’est dangereux parce que ça vieillit mal. au rebours d’Alcools, précisément.
MC

bouguereau dit: 19 juillet 2013 à 14 h 17 min

Si vous ne voulez pas changer avec le monde, cher Paul, et dieu sait que je vous suis redevable, vous êtes mort !

..t’aurais du ajouter « it’s djeust biznèce polo »

John Brown dit: 19 juillet 2013 à 14 h 17 min

Apollinaire ou la démonstration-express :

A la fin tu es las de ce monde ancien (position de principe)

Bergère ô Tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin (démonstration)

Ce qui est d’ailleurs une brillante façon de réconcilier la modernité avec la tradition.

passou dit: 19 juillet 2013 à 14 h 14 min

Malcolm Prennant, Mon Facebook a fourché : à propos de J.A. Léger, je voulais dire : »miné par la dépression et l’autodestruction »…

John Brown dit: 19 juillet 2013 à 14 h 13 min

GA fit la guerre, …. et des poèmes qui sont du texte. Que fit-il de plus remarquable que l’engagement de sa vie ? Rien. (rédigé par JC)

!!!!!!!

Apparemment que la poésie d’Apollinaire laisse JC froid. Tant pis pour lui.

Ce serait intéressant de savoir comment réagit un type de vingt ans qui découvre les poèmes d’ « Alcools » . Pour moi, ils titrent toujours le même degré. Fort.

bouguereau dit: 19 juillet 2013 à 14 h 13 min

En tout cas je donne à entendre, Paul !

..oui..mais bon baroz..n’en fait pas ton minion pour si peu..enfin je ne sais pas, il était peut être généreux de ce coté là aussi

comtesse plehedel dit: 19 juillet 2013 à 14 h 12 min

Chevaux de frise

Pendant le blanc et nocturne novembre
Alors que les arbres déchiquetés par l’artillerie
Vieillissaient encore sous la neige
Et semblaient à peine des chevaux de frise
Entourés de vagues de fils de fer
Mon cœur renaissait comme un arbre au printemps
Un arbre fruitier sur lequel s’épanouissent
Les fleurs de l’amour

Pendant le blanc et nocturne novembre
Tandis que chantaient épouvantablement les obus
Et que les fleurs mortes de la terre exhalaient
Leurs mortelles odeurs
Moi je décrivais tous les jours mon amour à Madeleine
La neige met de pâles fleurs sur les arbres
Et toisonne d’hermine les chevaux de frise
Que l’on voit partout
Abandonnés et sinistres
Chevaux muets
Non chevaux barbes mais barbelés
Et je les anime tout soudain
En troupeau de jolis chevaux pies
Qui vont vers toi comme de blanches vagues
Sur la Méditerranée
Et t’apportent mon amour
Roselys ô panthère ô colombes étoile bleue
Ô Madeleine
Je t’aime avec délices
Si je songe à tes yeux je songe aux sources fraîches
Si je pense à ta bouche les roses m’apparaissent
Si je songe à tes seins le Paraclet descend
Ô double colombe de ta poitrine
Et vient délier ma langue de poète
Pour te redire
Je t’aime
Ton visage est un bouquet de fleurs
Aujourd’hui je te vois non Panthère
Mais Toutefleur
Et je te respire ô ma Toutefleur
Tous les lys montent en toi comme des cantiques d’amour etd’allégresse
Et ces chants qui s’envolent vers toi
M’emportent à ton côté
Dans ton bel Orient où les lys
Se changent en palmiers qui de leurs belles mains
Me font signe de venir
La fusée s’épanouit fleur nocturne
Quand il fait noir
Et elle retombe comme une pluie de larmes amoureuses
De larmes heureuses que la joie fait couler
Et je t’aime comme tu m’aimes
Madeleine
Guillaume Apollinaire(1880 – 1918)

Poèmes de Guillaume Apollinaire

bouguereau dit: 19 juillet 2013 à 14 h 11 min

La question restera posée de ce que l’émotion, l’intérêt, l’admiration, la poilâde que fait naître un tel document doit à la chose littéraire

excellente question, c’est en cela qu’ apollinaire est « moderne », il annonce la dissémination de la chose littéraire et de la poésie..en vérité c’était leur ressérement qui était bien fortuit
tu vas nous le démontrer en nous disant ce qu’est la chose littéraire..brutalement pl!z

JC ..... dit: 19 juillet 2013 à 14 h 08 min

Si vous ne voulez pas changer avec le monde, cher Paul, et dieu sait que je vous suis redevable, vous êtes mort !

Bonne chance.

John Brown dit: 19 juillet 2013 à 14 h 07 min

John Brown, si vous êtes encore là, je sais seulement que le beau second portait photographique avait été fourni par André Salmon pour la couverture du petit « Apollinaire par lui-même » de Pascal Pia (Coll. « Ecrivains de toujours » / éd. du Seuil), ancien mais bien fichu, à mon goût.

Bien de votre avis en ce qui concerne le petit livre de Pascal Pia que je conserve précieusement. Est-ce que le Seuil continue d’éditer cette collection si remarquable ?
La photo fournie par André Salmon avait beaucoup perdu en définition sur la couverture bleutée du livre. Dans le billet d’Assouline, elle retrouve toute sa qualité.

bouguereau dit: 19 juillet 2013 à 14 h 06 min

A question brutale, réponse brutale, if you please

relativement peu de chose que j’ai « relu » et mes motivations pour le faire ne me sont jamais parfaitment claires

Paul Edel dit: 19 juillet 2013 à 14 h 05 min

« Pour le reste, je suis assez abasourdi par quelques commentaires très négatifs. »
oui, il y a de quoi CP!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! et barozzi qui s’y met.je reste sans voix.

bouguereau dit: 19 juillet 2013 à 14 h 04 min

et se traitant avec dureté, se débarrassant des poids morts et des défroques inutiles

pas oublier le calçon zouzou

u. dit: 19 juillet 2013 à 14 h 02 min

« Zone » est génial!

Seule la brute a le droit à ces clameurs, et à celui de devoir rater son train pour avoir lu avec trop de lenteur, nom de dieu.

Terrassé par une émotion simple, je ne dirai que ce que Zola laisse dire à Mes Bottes, lors de la visite du Louvre par ces prolétaires.

« C’est tapé! »

JC ..... dit: 19 juillet 2013 à 13 h 59 min

Parmi les œuvres de GA, la plus importante me paraît être sa vie. Il s’est amusé du reste, comme on le faisait à cette époque …

Nous ne somme pas obligé de regarder où il nous entraîne, sauf à voir, et trembler, de là où nous ne voulons pas aller !

Jacques Barozzi dit: 19 juillet 2013 à 13 h 55 min

Mieux vaut, JC, Apollinaire par lui-même que par les autres, non (entendre par les biographes notamment) ?

Malcolm Prenant dit: 19 juillet 2013 à 13 h 49 min

Bonjour. Comment comprendre dans la dernière note ‘, miné par l’autodestruction et l’autodestruction,’ ?

JC ..... dit: 19 juillet 2013 à 13 h 49 min

GA fit la guerre, …. et des poèmes qui sont du texte. Que fit-il de plus remarquable que l’engagement de sa vie ? Rien.

Largement suffisant !

u. dit: 19 juillet 2013 à 13 h 49 min

Hourrah!

Que de bonnes choses se mettent soudain à pleuvoir.

Voilà que je me laisse aller.

« Bonnes choses »?
Faites voir un peu.
Que je me l’examine.

(Chacun sait que s’examiner, d’après la Grammaire de Brisset remise au goût du jour par Foucault, vient de: se prendre le sexe en main.
Ce n’est pas du tout dans ce sens que je l’entends.
Le devenir-brute est une longue marche, entre le pré- et le post-sexuel.
Il faut y mettre le prix).

C.P. dit: 19 juillet 2013 à 13 h 45 min

Pour ne pas taper trop long, et sans parler du renouvellement de la figure, comme chez Wilde et d’autres, le ton, -fantaisiste si l’on veut- de SALOME, et ses rythmes à coupes décalées (que Supervielle, par exemple, aimait tant) :

Pour que sourie encore une fois Jean-Baptiste
Sire je danserais mieux que les séraphins
Ma mère dites-moi pourquoi vous êtes triste
En robe de comtesse à côté du Dauphin

Mon coeur battait battait très fort à sa parole
Quand je dansais dans le fenouil en écoutant
Et je brodais des lys sur une banderole
Destinée à flotter au bout de son bâton

Et pour qui voulez-vous qu’à présent je la brode
Son bâton refleurit sur les bords du Jourdain
Et tous les lys quand vos soldats ô roi Hérode
L’emmenèrent se sont flétris dans mon jardin

Venez tous avec moi là-bas sous les quinconces
Ne pleure pas ô joli fou du roi
Prends cette tête au lieu de ta marotte et danse
N’y touchez pas son front ma mère est déjà froid

Sire marchez devant trabants marchez derrière
Nous creuserons un trou et l’y enterrerons
Nous planterons des fleurs et danserons en rond
Jusqu’à l’heure où j’aurai perdu ma jarretière
Le roi sa tabatière
L’infante son rosaire
Le curé son bréviaire

u. dit: 19 juillet 2013 à 13 h 43 min

« U est un prof de philo »

Non (j’en suis bien incapable).
Je lis certains textes avec grand intérêt, voilà tout.

Posez la question à Dédé!
Mais il a le droit de ne pas répondre.

Jacques Barozzi dit: 19 juillet 2013 à 13 h 36 min

Zone

À la fin tu es las de ce monde ancien

Bergère ô tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin

Tu en as assez de vivre dans l’antiquité grecque et romaine

Ici même les automobiles ont l’air d’être anciennes
La religion seule est restée toute neuve la religion
Est restée simple comme les hangars de Port-Aviation

Seul en Europe tu n’es pas antique ô Christianisme
L’Européen le plus moderne c’est vous Pape Pie X
Et toi que les fenêtres observent la honte te retient
D’entrer dans une église et de t’y confesser ce matin
Tu lis les prospectus les catalogues les affiches qui chantent tout haut
Voilà la poésie ce matin et pour la prose il y a les journaux
Il y a les livraisons à 25 centimes pleines d’aventures policières
Portraits des grands hommes et mille titres divers

J’ai vu ce matin une jolie rue dont j’ai oublié le nom
Neuve et propre du soleil elle était le clairon
Les directeurs les ouvriers et les belles sténodactylographes
Du lundi matin au samedi soir quatre fois par jour y passent
Le matin par trois fois la sirène y gémit
Une cloche rageuse y aboie vers midi
Les inscriptions des enseignes et des murailles
Les plaques les avis à la façon des perroquets criaillent
J’aime la grâce de cette rue industrielle
Située à Paris entre la rue Aumont-Thiéville et l’avenue des Ternes

Voilà la jeune rue et tu n’es encore qu’un petit enfant
Ta mère ne t’habille que de bleu et de blanc
Tu es très pieux et avec le plus ancien de tes camarades René Dalize
Vous n’aimez rien tant que les pompes de l’Église
Il est neuf heures le gaz est baissé tout bleu vous sortez du dortoir en cachette
Vous priez toute la nuit dans la chapelle du collège
Tandis qu’éternelle et adorable profondeur améthyste
Tourne à jamais la flamboyante gloire du Christ
C’est le beau lys que tous nous cultivons
C’est la torche aux cheveux roux que n’éteint pas le vent
C’est le fils pâle et vermeil de la douloureuse mère
C’est l’arbre toujours touffu de toutes les prières
C’est la double potence de l’honneur et de l’éternité
C’est l’étoile à six branches
C’est Dieu qui meurt le vendredi et ressuscite le dimanche
C’est le Christ qui monte au ciel mieux que les aviateurs
Il détient le record du monde pour la hauteur

Pupille Christ de l’oeil
Vingtième pupille des siècles il sait y faire
Et changé en oiseau ce siècle comme Jésus monte dans l’air
Les diables dans les abîmes lèvent la tête pour le regarder
Ils disent qu’il imite Simon Mage en Judée
Ils crient s’il sait voler qu’on l’appelle voleur
Les anges voltigent autour du joli voltigeur
Icare Énoch Élie Apollonius de Thyane
Flottent autour du premier aéroplane
Ils s’écartent parfois pour laisser passer ceux qui portent la Sainte-Eucharistie
Ces prêtres qui montent éternellement en élevant l’hostie
L’avion se pose enfin sans refermer les ailes
Le ciel s’emplit alors de millions d’hirondelles
À tire d’aile viennent les corbeaux les faucons les hiboux
D’Afrique arrivent les ibis les flamands les marabouts
L’oiseau Roc célébré par les conteurs et les poètes
Plane tenant dans les serres le crâne d’Adam la première tête
L’aigle fond de l’horizon en poussant un grand cri
Et d’Amérique vient le petit colibri
De Chine sont venus les pihis longs et souples
Qui n’ont qu’une seule aile et qui volent par couples
Puis voici la colombe esprit immaculé
Qu’escortent l’oiseau-lyre et le paon ocellé
Le phénix ce bûcher qui soi-même s’engendre
Un instant voile tout de son ardente cendre
Les sirènes laissant les périlleux détroits
Arrivent en chantant bellement toutes trois
Et tous aigle phénix et pihis de la Chine
Fraternisent avec la volante machine

Maintenant tu marches dans Paris tout seul parmi la foule
Des troupeaux d’autobus mugissants près de toi roulent
L’angoisse de l’amour te serre le gosier
Comme si tu ne devais jamais plus être aimé
Si tu vivais dans l’ancien temps tu entrerais dans un monastère
Vous avez honte quand vous vous surprenez à dire une prière
Tu te moques de toi et comme le feu de l’Enfer ton rire pétille
Les étincelles de ton rire dorent le fond de ta vie
C’est un tableau pendu dans un sombre musée
Et quelquefois tu vas la regarder de près

Aujourd’hui tu marches dans Paris les femmes sont ensanglantées
C’était et je voudrais ne pas m’en souvenir c’était au déclin de la beauté

Entourée de flammes ferventes Notre-Dame m’a regardé à Chartres
Le sang de votre Sacré-Coeur m’a inondé à Montmartre
Je suis malade d’ouïr les paroles bienheureuses
L’amour dont je souffre est une maladie honteuse
Et l’image qui te possède te fait survivre dans l’insomnie et dans l’angoisse
C’est toujours près de toi cette image qui passe

Maintenant tu es au bord de la Méditerranée
Sous les citronniers qui sont en fleur toute l’année
Avec tes amis tu te promènes en barque
L’un est Nissard il y a un Mentonasque et deux Turbiasques
Nous regardons avec effroi les poulpes des profondeurs
Et parmi les algues nagent les poissons images du Sauveur

Tu es dans le jardin d’une auberge aux environs de Prague
Tu te sens tout heureux une rose est sur la table
Et tu observes au lieu d’écrire ton conte en prose
La cétoine qui dort dans le coeur de la rose
Épouvanté tu te vois dessiné dans les agates de Saint-Vit
Tu étais triste à mourir le jour où tu t’y vis
Tu ressembles au Lazare affolé par le jour
Les aiguilles de l’horloge du quartier juif vont à rebours
Et tu recules aussi dans ta vie lentement
En montant au Hradchin et le soir en écoutant
Dans les tavernes chanter des chansons tchèques

Te voici à Marseille au milieu des pastèques

Te voici à Coblence à l’hôtel du Géant

Te voici à Rome assis sous un néflier du Japon

Te voici à Amsterdam avec une jeune fille que tu trouves belle et qui est laide
Elle doit se marier avec un étudiant de Leyde
On y loue des chambres en latin Cubicula locanda
Je me souviens j’y ai passé trois jours et autant à Gouda

Tu es à Paris chez le juge d’instruction
Comme un criminel on te met en état d’arrestation

Tu as fait de douloureux et de joyeux voyages
Avant de t’apercevoir du mensonge et de l’âge
Tu as souffert de l’amour à vingt et à trente ans
J’ai vécu comme un fou et j’ai perdu mon temps

Tu n’oses plus regarder tes mains et à tous moments je voudrais sangloter
Sur toi sur celle que j’aime sur tout ce qui t’a épouvanté

Tu regardes les yeux pleins de larmes ces pauvres émigrants
Ils croient en Dieu ils prient les femmes allaitent les enfants
Ils emplissent de leur odeur le hall de la gare Saint-Lazare
Ils ont foi dans leur étoile comme les rois-mages
Ils espèrent gagner de l’argent dans l’Argentine
Et revenir dans leur pays après avoir fait fortune
Une famille transporte un édredon rouge comme vous transportez votre coeur
Cet édredon et nos rêves sont aussi irréels
Quelques-uns de ces émigrants restent ici et se logent
Rue des Rosiers ou rue des Écouffes dans des bouges
Je les ai vu souvent le soir ils prennent l’air dans la rue
Et se déplacent rarement comme les pièces aux échecs
Il y a surtout des juifs leurs femmes portent perruque
Elles restent assises exsangues au fond des boutiques

Tu es debout devant le zinc d’un bar crapuleux
Tu prends un café à deux sous parmi les malheureux

Tu es la nuit dans un grand restaurant

Ces femmes ne sont pas méchantes elles ont des soucis cependant
Toutes même la plus laide a fait souffrir son amant

Elle est la fille d’un sergent de ville de Jersey

Ses mains que je n’avais pas vues sont dures et gercées

J’ai une pitié immense pour les coutures de son ventre

J’humilie maintenant à une pauvre fille au rire horrible ma bouche

Tu es seul le matin va venir
Les laitiers font tinter leurs bidons dans les rues

La nuit s’éloigne ainsi qu’une belle Métive
C’est Ferdine la fausse ou Léa l’attentive

Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie
Ta vie que tu bois comme une eau-de-vie

Tu marches vers Auteuil tu veux aller chez toi à pied
Dormir parmi tes fétiches d’Océanie et de Guinée
Ils sont des Christ d’une autre forme et d’une autre croyance
Ce sont les Christ inférieurs des obscures espérances

Adieu Adieu

Soleil cou coupé

u. dit: 19 juillet 2013 à 13 h 36 min

« Ben merde alors. Soit t’es une brute, soit t’es vraiment difficile, Baroz. » (motion rejetée).

Le difficile, c’est Jacques. La brute, c’est moi.

Mais attention, comme l’a écrit Mme de Beauvoir, on ne naît pas brute, on le devient.
Ce n’est que sur le tard qu’on peut s’accorder le luxe de se contenter d’une peau de bête (ça pue un peu l’été) et se traitant avec dureté, se débarrassant des poids morts et des défroques inutiles, affronter à l’occasion la chose littéraire (pas trop souvent, s’il vous plaît, autre chose à foutre) avec le front têtu d’un Jean Yanne.

Bien sûr que moi aussi j’ai eu Alcools (Poésie Gallimard) dans ma poche de lycéen.
Je ne crois pas l’avoir relu, mais je reste fidèle à l’émotion que j’avais ressentie.
La fidélité, c’est aussi parfois ne pas relire.

Vous remarquerez que je n’ai jamais dit que GA était mauvais, une brute s’interdit tout jugement général, elle examine les pièces qu’on lui présente une à une, comme au premier jour.
C’est une liberté chèrement acquise.
J’avais seulement trouvé très agréable la chansonnette et amusante l’histoire de cul.

Le bonheur de la brute, c’est que, comme avec raison on voit qu’il est passé à côté de l’essentiel, on lui fait amicalement des offrandes.
Croyez que dans son coin il accepte ces friandises avec reconnaissance, c’est parfois une joyeuse surprise.
Un des poèmes à Lou qui ont été cités est vraiment bien (la brute s’éloigne rarement d’un système d’évaluation un peu primitif mais en revanche appliqué sans mollesse, je vous prie de le croire), et le mot adressé à André Billy, je l’ai lu trois fois à voix haute, ça me plaît.

Il faut remercier aussi Tavernier pour ces entretiens avec Soupault que je ne connaissais pas. Je l’ai suffisamment cliqué pour un reconnaître un trésor, que je mets de côté avec plaisir.
La question restera posée de ce que l’émotion, l’intérêt, l’admiration, la poilâde que fait naître un tel document doit à la chose littéraire.
L’hypothèse de la brute est la suivante: assez peu de chose (au regard de l’histoire, de la culture en général).
Qui ici relit les Champs Magnétiques?
A question brutale, réponse brutale, if you please.

Jacques Barozzi dit: 19 juillet 2013 à 13 h 31 min

L’émigrant de Landor Road

À André Billy.

Le chapeau à la main il entra du pied droit
Chez un tailleur très chic et fournisseur du roi
Ce commerçant venait de couper quelques têtes
De mannequins vêtus comme il faut qu’on se vête

La foule en tous les sens remuait en mêlant
Des ombres sans amour qui se traînaient par terre
Et des mains vers le ciel plein de lacs de lumière
S’envolaient quelquefois comme des oiseaux blancs

Mon bateau partira demain pour l’Amérique
Et je ne reviendrai jamais
Avec l’argent gagné dans les prairies lyriques
Guider mon ombre aveugle en ces rues que j’aimais

Car revenir c’est bon pour un soldat des Indes
Les boursiers ont vendu tous mes crachats d’or fin
Mais habillé de neuf je veux dormir enfin
Sous des arbres pleins d’oiseaux muets et de singes

Les mannequins pour lui s’étant déshabillés
Battirent leurs habits puis les lui essayèrent
Le vêtement d’un lord mort sans avoir payé
Au rabais l’habilla comme un millionnaire

Au-dehors les années
Regardaient la vitrine
Les mannequins victimes
Et passaient enchaînées

Intercalées dans l’an c’étaient les journées veuves
Les vendredis sanglants et lents d’enterrements
De blancs et de tout noirs vaincus des cieux qui pleuvent
Quand la femme du diable a battu son amant

Puis dans un port d’automne aux feuilles indécises
Quand les mains de la foule y feuillolaient aussi
Sur le pont du vaisseau il posa sa valise
Et s’assit

Les vents de l’Océan en soufflant leurs menaces
Laissaient dans ses cheveux de longs baisers mouillés
Des émigrants tendaient vers le port leurs mains lasses
Et d’autres en pleurant s’étaient agenouillés

Il regarda longtemps les rives qui moururent
Seuls des bateaux d’enfant tremblaient à l’horizon
Un tout petit bouquet flottant à l’aventure
Couvrit l’Océan d’une immense floraison

Il aurait voulu ce bouquet comme la gloire
Jouer dans d’autres mers parmi tous les dauphins
Et l’on tissait dans sa mémoire
Une tapisserie sans fin
Qui figurait son histoire

Mais pour noyer changées en poux
Ces tisseuses têtues qui sans cesse interrogent
Il se maria comme un doge
Aux cris d’une sirène moderne sans époux

Gonfle-toi vers la nuit Ô Mer Les yeux des squales
Jusqu’à l’aube ont guetté de loin avidement
Des cadavres de jours rongés par les étoiles
Parmi le bruit des flots et les derniers serments

JC ..... dit: 19 juillet 2013 à 13 h 31 min

« Par ailleurs, les fréquentations d’artistes-peintres, les hommages et écrits critiques ne sont-ils rien ? »

Rien. Sinon embrassades cléricales !

JC ..... dit: 19 juillet 2013 à 13 h 29 min

motion rejetée dit: 19 juillet 2013 à 13 h 03 min
« ALCOOLS était un de mes livres de chevet quand j’étais ado. Ça compte dans une vie. Faites la fine bouche si ça vous amuse, mais je pense que les pisse-froid qui s’expriment aujourd’hui se couvrent de ridicule. »

Soit ! Mais les pisse-chaud doivent consulter pour guérison ….
(le ridicule n’épargne personne)

Jacques Barozzi dit: 19 juillet 2013 à 13 h 28 min

Salomé

Pour que sourie encore une fois Jean-Baptiste
Sire je danserais mieux que les séraphins
Ma mère dites-moi pourquoi vous êtes triste
En robe de comtesse à côté du Dauphin

Mon cœur battait battait très fort à sa parole
Quand je dansais dans le fenouil en écoutant
Et je brodais des lys sur une banderole
Destinée à flotter au bout de son bâton

Et pour qui voulez-vous qu’à présent je la brode
Son bâton refleurit sur les bords du Jourdain
Et sous les lys quand vos soldats ô roi Hérode
L’emmenèrent se sont flétris dans mon jardin

Venez tous avec moi là-bas sous les quinconces
Ne pleure pas ô joli fou du roi
Prends cette tête au lieu de ta marotte et danse
N’y touchez pas son front ma mère est déjà froid

Sire marchez devant trabants marchez derrière
Nous creuserons un trou et l’y enterrerons
Nous planterons des fleurs et danserons en rond
Jusqu’à l’heure où j’aurai perdu ma jarretière
Le roi sa tabatière
L’infante son rosaire
Le curé son bréviaire

C.P. dit: 19 juillet 2013 à 13 h 17 min

Mais, Jacques, sont indirectement « négatives » les citations de textes érotiques aujourd’hui lourdingues, avec leur vocabulaire « direct » et répétitif. Il y a un autre érotisme d’Apollinaire, un peu plus subtil et métaphorique.
Je ne sais si u. a lu vraiment ne serait-ce que le recueil ALCOOLS. La modernité de  » Zone » est certes celle des premières années 1910, mais son intérêt n’est pas qu’historique, pas plus que ne l’est celui des poèmes du même registre de Cendrars. « La Chanson du Mal-Aimé » comporte des séquences inégales mais dans un ensemble lyrique remarquablement varié, des poèmes comme « L’Emigrant de Landor Road », « Le Brasier » ou « Le Voyageur » (qu’Apollinaire a enregistré aussi, -à sa manière, soit !) sont bien supérieurs au très connu « Pont Mirabeau ». « Salomé » également, par exemple, et bien d’autres. Par ailleurs, les fréquentations d’artistes-peintres, les hommages et écrits critiques ne sont-ils rien ?

Bien, je n’insiste pas.

Jacques Barozzi dit: 19 juillet 2013 à 13 h 13 min

C’est gentillet, quoi !

Marie

Vous y dansiez petite fille
Y danserez-vous mère-grand
C’est la maclotte qui sautille
Toute les cloches sonneront
Quand donc reviendrez-vous Marie

Les masques sont silencieux
Et la musique est si lointaine
Qu’elle semble venir des cieux
Oui je veux vous aimer mais vous aimer à peine
Et mon mal est délicieux

Les brebis s’en vont dans la neige
Flocons de laine et ceux d’argent
Des soldats passent et que n’ai-je
Un cœur à moi ce cœur changeant
Changeant et puis encor que sais-je

Sais-je où s’en iront tes cheveux
Crépus comme mer qui moutonne
Sais-je où s’en iront tes cheveux
Et tes mains feuilles de l’automne
Que jonchent aussi nos aveux

Je passais au bord de la Seine
Un livre ancien sous le bras
Le fleuve est pareil à ma peine
Il s’écoule et ne tarit pas
Quand donc finira la semaine

motion rejetée dit: 19 juillet 2013 à 13 h 03 min

ALCOOLS était un de mes livres de chevet quand j’étais ado. Ça compte dans une vie. Faites la fine bouche si ça vous amuse, mais je pense que les pisse-froid qui s’expriment aujourd’hui se couvrent de ridicule.

motion rejetée dit: 19 juillet 2013 à 13 h 00 min

Jacques Barozzi dit: 19 juillet 2013 à 12 h 32 min
Pas grand chose qui tienne vraiment la route dans l’oeuvre

Ben merde alors. Soit t’es une brute, soit t’es vraiment difficile, Baroz.

motion approuvée dit: 19 juillet 2013 à 12 h 55 min

@ si on devait s’intéresser à son avis en ce qui concerne la poésie

tout à fait d’accord. U est un prof de philo : le non-dit lui échappe (et je ne parle même pas des sonorités et des rythmes, qui sont sans doute pour lui hors discursivité comme disent les lycéens (putain ils sont forts)).

Un pote à u. dit: 19 juillet 2013 à 12 h 49 min

Jacques Barozzi dit: 19 juillet 2013 à 12 h 32 min
Le seul qui a été négatif, c’est u.

J’aime bien u. (quoique pas toujours) mais, si on devait s’intéresser à son avis en ce qui concerne la poésie, on ne lirait qu’Annie Cordy.

des journées entières dans les arbres dit: 19 juillet 2013 à 12 h 37 min

« son existence est de celles qui s’oublient facilement »

cruelle injustice ! honni soit qui mâle y pense.

La louise, quel numéro !
vente aux enchères:
« De nombreuses photographies, parfois annotées par Lou, représentent Lou aux commandes d’aéroplanes en 1911-1912 à Juvisy, Pau ou Etampes (elle pilotait elle-même), avec des amis sur des terrains d’aviation, au bord de la mer, à la campagne allongée dans l’herbe ou fumant une cigarette, avec ses chiens, ainsi que des photographies d’amis et amies, et des photos du voyage au Maroc. »

Louise, quelle Femme ?
« Personne ou presque n’a parlé de sa mort, d’un infarctus, à Genève, le 7 octobre 1963. Le nom de Lou ne figure pas sur sa tombe au cimetière de Passy. Mais l’on sait, dans tous les pays, que la grande muse d’Apollinaire s’appelait Lou. »
(source : André MOISSE ; est magazine du dimanche 9 12 2007)
http://michel1948pierre27.blogspot.fr/2007/12/lou-la-muse-de-vesoul.html#!/2007/12/lou-la-muse-de-vesoul.html

fragments de discours désamouré :

« De la part de votre amie Loulou,
qui aurait mieux fait de se casser une jambe
le jour où elle a rencontré Apollinaire »

Jacques Barozzi dit: 19 juillet 2013 à 12 h 32 min

Le seul qui a été négatif, c’est u., qui semblait trouver la poèsie d’Apollinaire égale à des chansonnettes médiocres. Je dois dire qu’à la relecture, à propos de cette note, je trouve qu’il n’a pas tort. Pas grand chose qui tienne vraiment la route dans l’oeuvre que l’homme dépasse par sa vie et sa position centrale au début du XXe siècle…

JC ..... dit: 19 juillet 2013 à 12 h 31 min

un bon copain dit: 19 juillet 2013 à 11 h 59 min « Laissez-le jacter et passez outre. »
Qu’il crève

Outre que le « bon copain » est assez raide d’esprit, donc un intellectuel stalinien à éviter de nuit … ce type de souhait se réalise toujours, à peu de frais.

Il suffit d’attendre.

eric levergeois dit: 19 juillet 2013 à 12 h 30 min

POUR RENE DALIZE:

Un site nous signale que le livre de René Dalize, très cher ami d’enfance mort au front et à qui Apollinaire dédia ses Calligrammes, vient d’être (miraculeusement) republié. Le livre « Le club des Neurasthéniques » dut apparemment connaître un certain succès avant de retomber cent ans dans l’oubli. c’est le moment où jamais d’en parler:

http://www.lekti-ecriture.com/blogs/alamblog/index.php/tag/Ren%C3%A9%20Dalize

Le livre est présenté ainsi:

Publié dans Paris-Midi entre août et octobre 1912, le roman de René Dalize, vieux copain d’Apollinaire (ils ont écrit quatre romans lestes à quatre mains) n’avait jamais vu le jour en librairie… malgré l’enthousiasme qu’il avait soulevé avant-guerre lors de sa publication en feuilleton.
Désormais, ce grand roman d’aventures français d’avant-guerre dispose d’une édition en volume – et en grand format, choix remarquable de l’Arbre vengeur qui sait ce qu’est un vrai roman.

René Dalize Le Club des neurasthéniques. Édition établie et présentée par le Préfet maritime. – Talence, l’Arbre vengeur, 23 mai 2013, 303 pages, grand format (21/14 cm), 20 euros.

(à tout hasard balthazar…)

Jacques Barozzi dit: 19 juillet 2013 à 12 h 27 min

Merci pour le lien, eric levergeois, j’avais vu le film de Tavernier à l’époque, mais je ne me souvenais plus de cette charge haineuse contre Cocteau.
Soupault définit le surréalisme comme volonté d’oublier le passé, dans faire table rase, et comme volonté de surmonter tous les tabous : il oublie cependant l’homophobie légendaire de Breton !

JC ..... dit: 19 juillet 2013 à 12 h 22 min

« je suis habitué à cette photographie avec le visage-regard d’Apollinaire tourné légèrement vers sa droite (donc notre gauche). Bon, c’est peu de chose… »

Bien au contraire : il s’agit d’une position politique claire, et d’un engagement fort !

C.P. dit: 19 juillet 2013 à 12 h 10 min

John Brown, si vous êtes encore là, je sais seulement que le beau second portait photographique avait été fourni par André Salmon pour la couverture du petit « Apollinaire par lui-même » de Pascal Pia (Coll. « Ecrivains de toujours » / éd. du Seuil), ancien mais bien fichu, à mon goût.
Il me semble, mais je peux me tromper, que le tirage D.R. choisi par Pierre Assouline est inversé : je suis habitué à cette photographie avec le visage-regard d’Apollinaire tourné légèrement vers sa droite (donc notre gauche). Bon, c’est peu de chose…

Pour le reste, je suis assez abasourdi par quelques commentaires très négatifs.

JC ..... dit: 19 juillet 2013 à 12 h 02 min

Augustin ! Raie minord !
Ne vous intéressez pas au « con qui parle », mais à ce qu’il dit !

Vous vous souvenez ? le doigt et la lune ….

frédé dit: 19 juillet 2013 à 11 h 58 min

Heureusement qu’avec ses perles réelles JiCul nous fait réellement rire tout en nous permettant de nous tenir réellement courant des injustices réelles du monde réel

r.minord dit: 19 juillet 2013 à 11 h 56 min

arrêtez avec JC, vous vous fatiguez pour rien.
Tout le monde (à part u.) considère que c’est un con irrécupérable. Laissez-le jacter et passez outre.

saint augustin dit: 19 juillet 2013 à 11 h 51 min

 » jeunes singes  »
encore une subtilité du néocon de pq qui sait tout, désinformé par les bons soins de ses potes nazes

JC ..... dit: 19 juillet 2013 à 11 h 35 min

Beaucoup sont morts, comme mon grand-père, ont eu la gueule cassée, comme celle d’un proche, sont revenus fous de douleur, rendus ainsi par un conflit imbécile : WWI….

Et tout cela pour que de jeunes singes fassent les poches des morts après une catastrophe ! Crapules couvertes par le silence complice des vivants …

Euh ! le changement, c’est quand ?

eric levergeois dit: 19 juillet 2013 à 11 h 17 min

Le lien pour le film de Tavernier avec Soupault, disponible intégralement. (2 heures 43)Je note au passage:  » Apollinaire nous avait dit: méfiez-vous de Cocteau c’est un truqueur… » il est sûr que Soupault a ses bêtes noires, on l’entend tout au long de cet entretien — qui a bien des égards est magique. Lien:
http://www.youtube.com/watch?v=JlPU_dQ7S7g

versubtil dit: 19 juillet 2013 à 11 h 13 min

Faut-il ici préciser encore que l’ expression employée par P. Assouline,  » Obus-Roi » est destinée à André Billy, lui-même par Apollinaire pour désigner la guerre à laquelle il participe.

A ANDRÉ BILLY

 » Je te le dis André Billy que cette guerre
C’est Obus-Roi
Beaucoup plus tragique qu’Ubu mais qui n’est guère
Billy crois-moi
Moins burlesque ô mon vieux crois-moi c’est très
comique
Les Emmerdés
Voilà le nom des vrais poilus Quelle colique
Sont-ils vidés
Ces pauvres cieux chieurs d’obus et d’autres choses
Le féminin
Nous manque un peu Des chairs des chairs mais des chairs roses
Pour un connin
Voire la solution de papefiguière
On donnerait
Sa vie avec en plus mille bouquins Figuière
Dans ma forêt »
Pléiade/ Gallimard 1965.

MCourt dit: 19 juillet 2013 à 11 h 10 min

Il existe une biographie antérieure et bien écrite, peut-être d’André Parinaud. Ce n’est pas pour autant une brique….
MC

nico dlafayotte dit: 19 juillet 2013 à 11 h 09 min

« Si l’Ecclésiaste écrivait aujourd’hui, ce serait dans le style d’Ionesco ou de Desproges. »

Pareil pour la princesse de glaive

versubtil dit: 19 juillet 2013 à 10 h 59 min

Comme « la valeur n’attend pas » dont je me sens très proche,je suis intrigué et attiré à l’achat de cette biographie goûteusement présentée par P. Assouline et vais le chercher de ce pas chez ma libraire.

la valeur n'attend pas le nombre des années dit: 19 juillet 2013 à 10 h 52 min

« on découvre par exemple qu’Apollinaire échoua au bac et qu’il n’eut jamais qu’un diplôme de sténographie, qu’il fit des articles dans des journaux de finance complètement alimentaires »

Cela est clairement su et dit par André Billy dans sa préface dès 1965 dans le volume des Œuvres poétiques de la Pléiade…
Belle iconographie sur Apollinaire par Michel Décaudin avec une introduction de Philippe Soupault à la Librairie Séguier-Vagabondages 1986.
Par ailleurs Apollinaire critique d’art chez Paris-Musées-Gallimard 1993 nous offre un magnifique florilège de ses textes critiques et une remarquable iconographie.
Sinon, Pierre Assouline merci de nous donner envie de lire ce livre-marathon, cet Alpes-d’Uez de la biographie.

eric levergeois dit: 19 juillet 2013 à 10 h 36 min

( suite) …les premiers élans de Max Jacob, Salmon, et tous les artisans disparus de nos anthologies qui fabriquent ce monde qui naît. Bien évidemment, nous referons pas en sens inverse le chemin du Contre Sainte Beuve qui nous obligerait à nous servir de la vie de l’homme pour comprendre mieux l’oeuvre, ce serait futile. Pour le fait de « se mettre en avant » je ne crois pas que L. Campa soit de ce genre là, mais alors pas du tout, il n’y a qu’à l’écouter parler pour le saisir immédiatement. Voir l’émission « du jour au lendemain  » de A. Veinstein, les 17 et 18 juillet, vous collez le code du flux rss du podcast dans un lecteur et vous écoutez L Campa. J’espère qu’il y aura une grande conférence autour de ce livre car il reste quelques point à débattre sur lesquels on aimerait avoir des éclaircissements,
notamment la vitalité ininterrompue de l’homme-poète sous la mitraille — une suggestion à Gallimard: un grand cocktail public consacré à Guillaume Apollinaire à la rentrée, ce serait vraiment intéressant. Je signale le film de Tavernier (dont les parents cachèrent Aragon pendant la guerre, mais je peux me tromper de nom) enfin, il y a deux heures de film sur you tube qui ne sont pas piquées des hannetons. Soupault ne pardonne rien à ceux qu’il a dans le nez et, stupéfiant, regrette d’avant pris un ascenseur avec un certain Hitler et son ordonnance, et de ne pas lui avoir sauté dessus alors qu’il l’avait sous la main (ça devait être au début des années trente) « car j’aurais évité au monde bien des malheurs qui ont suivi ». C’est le grand regret de sa vie. On peut comprendre.

John Brown dit: 19 juillet 2013 à 10 h 27 min

Pour le mauvais goût, JB, tu auras du mal a faire mieux que ça ! (rédigé par Jacques Barozzi)

Si l’Ecclésiaste écrivait aujourd’hui, ce serait dans le style d’Ionesco ou de Desproges.

le facteur de pqroll' dit: 19 juillet 2013 à 10 h 21 min

Baroz (il m’avait semblé que JC tentait de se rapprocher amicalement de vous : « La prochaine fois, tu descends à la maison, ok ?! Bonne journée… »)

c’était de l’humour noir, une de ces blagues roumaines dont le fêlé de l’île a le secret

eric levergeois dit: 19 juillet 2013 à 10 h 15 min

A Rose et aux autres: Je ne prétends pas hurler à tout rompre pour faire acheter et surtout LIRE ce livre, en revanche j’ai été stupéfié par le caractère minutieux de l’enquête et l’exigence de passion à la Conan Doyle de madame L. Campa — on découvre par exemple qu’Apollinaire échoua au bac et qu’il n’eut jamais qu’un diplôme de sténographie, qu’il fit des articles dans des journaux de finance complètement alimentaires, que c’est lui qui dit à Breton et Soupault qu’ils devaient se connaître, car ils devaient avoir des choses à se dire, que Krosto est déjà là dès que Picasso débarque, qu’il est le premier à reconnaître Braque et à écrire sur lui — surtout les conférences qu’il donne sur la poésie et qui sont au carrefour du symbolisme et de l’Ere Moderne jouent sur l’équilibre entre le symbolisme mourant (Moreas eut presque des funérailles nationales nous a confié Laurence Campa sur les ondes) et les premiers ela

Jacques Barozzi dit: 19 juillet 2013 à 9 h 56 min

Je ne sais pas, mais parfois il me semble que vous manquez passablement d’humour, Abdel : je vous sens un peu coincé, susceptible et toujours sur vos gardes. Keep cool, le monde n’est pas entièrement raciste et l’on ne demande qu’à découvrir votre beau pays, malheureusement pour l’accueil touristique c’est pas encore tout à fait ça !

John Brown dit: 19 juillet 2013 à 9 h 54 min

Jack-Alain Léger est mort. Il s’est défenestré, au risque de blesser un passant. Heureusement, personne ne passait.

Jack-Alain Léger était un écrivain prolifique. Certains de ses livres furent en leur temps des best-sellers.

Je n’ai jamais rien lu de Jack-Alain Léger. J’ignorais même son existence, jusqu’à ce que j’apprenne sa mort, dans le journal.

Il aurait pu mourir il y a trois ans… ou dix. La différence pour moi n’aurait pas été grande.

Ce que c’est que de nous.

J’imagine sans peine les réactions d’un couple d’admirateurs intermittents de Jack-Alain Léger à l’annonce de sa mort :

Lui . — Tiens ! C’est écrit dans le journal que Jack-Alain Léger est mort.

Elle. — Mon dieu, le pauvre, quand est-ce qu’il est mort ?

Lui . — Tu le sais bien : il est mort il y a un an. On a été à son enterrement il y a un an et-demi.

Elle. — Ah…si longtemps que ça…

Lui. — Remarque, tu es excusable d’avoir oublié : on a parlé de sa mort il y a trois ans.

Elle. — Ah ! je me souviens maintenant ! Et quel bel homme !

Lui. — C’était le plus joli cadavre de Paris ! Il y avait dix ans qu’il était mort, et il était encore chaud . Un vrai cadavre vivant ! Et comme il était gai.

Jacques Barozzi dit: 19 juillet 2013 à 9 h 47 min

« veuillez garder vos histoires de lecheries pour vous et vos amis de paroisse…et merci a vous de ne pas m’y meler… »

Ne le prenez pas mal, Abdel, mais il m’avait semblé que JC tentait de se rapprocher amicalement de vous : « La prochaine fois, tu descends à la maison, ok ?! Bonne journée… »

la valeur n'attend pas le nombre des années dit: 19 juillet 2013 à 9 h 29 min

bérénice dit: 19 juillet 2013 à 9 h 26 min

NON!
C’est argument de E.L. plus haut, cela me fait rire plutôt, nom d’une pipe!

bérénice dit: 19 juillet 2013 à 8 h 58 min

Fragment d’obus bien entendu…Le cerveau est proche la commande sacro-sainte de nos devenirs inhumains bien vulnérable en y regardant de plus près

rose dit: 19 juillet 2013 à 8 h 21 min

à propos des défunts de la première guerre et des évènements surprenants : Camus lorsqu’il va sur la tombe d eson père a quarante ans. Son père il le découvre dans le carré du mémorial, en a 28.
Il est venu à Saint Brieux parce que son vieux maître y avait pris sa retraite. Sa mère depuis longtemps lui parlait de la tombe de son père qu’elle n’avait pas vue. C’est ainsi qu’avant d’aller visite à son maître d’école je pense (pas prof de philo) il se rendit sur la tombe de son père.

rose dit: 19 juillet 2013 à 8 h 16 min

Quand on travaille sur la vie d equelqu’un d’autre, que l’on honore ainsi on n’a pas à se mettre en avant ; c’est bien ce que fait la biographe, distance crititque éloge.

Eric levergeois on attend avec une impatience non feinte vos brillants commentaires plutôt que vos jugements péremptoires . Et des ponts mirabeaux il y en a deux : à faire les choses faites les bien.

harold dit: 19 juillet 2013 à 7 h 59 min

« on l’a pris pour Ben Bella en vacances ! Forcément « à soigner » ! »

quel humour incroyable elle a, la bourrique de PQ ce repère de fafs! Ben Bella a été remplacé par des clones de ses pères fiers de leur boulot- voilà qui devrait le réjouir lui et son ‘frère’ réfugié chez les nazes

bérénice dit: 19 juillet 2013 à 7 h 45 min

…des histoires d’argent sur le damier, que des voyeurs des pales toqués de pelote basque à Hendaye
les fautes se multiplient l’arbitre compromis
le truc du match d’en être ou faire semblant d’ignorer
petit carré cul cul les pralines qui rivalise avec l’éternité
perpétuité compréhensible pour ego flirtant de près avec l’infinité of course à l’échelle des ministères provisoirement définitifs
une vie? Quelle connerie!

Ceci est une pipe..... dit: 19 juillet 2013 à 6 h 56 min

« Nous avons même dans ce livre le modèle et la référence de la pipe en terre que fumait Apollinaire (eh oui!) et mille et un détails tout à fait précieux. »

Fétichisme du reliquaire …
Moyenâgeux !

eric levergeois dit: 19 juillet 2013 à 6 h 22 min

Merci Pierre Assouline, oui en vérité, vous dîtes bien: c’est « le » Campa, et depuis l’émission d’Alain Venstein d’hier soir, nous savons que l’auteur a travaillé à cet opus pendant huit ans! C’est vraiment un livre phénoménal d’érudition et d’enquête, il faut le relire trois fois (deux avec le crayon en main) pour en comprendre toute la profondeur, et saisir l’être-lyrique, l’homme-fait-poésie que fut Apollinaire, qui continue d’écrire au milieu des éclats d’obus parce que c’est sa vitalité et sa substance profonde que rien ne saurait arrêter. Nous avons même dans ce livre le modèle et la référence de la pipe en terre que fumait Apollinaire (eh oui!) et mille et un détails tout à fait précieux. Certes j’éprouve comme vous une petite réticence à l’idée que madame Campa aurait pu livrer ses émotions et prendre davantage son envol lyrique personnel, mais il aurait fallu mille pages de plus. Vraiment un livre comme il n’en paraît pas deux par an, et j’espère que l’auteur (auteure) attirera la reconnaissance des puissants, et peut-être même qu’il titillera l’imagination d’un cinéaste.Puisque B. Tavernier est déjà auteur d’un long film de jeunesse autour de Soupault, ça pourrait se faire… »Trop de densité tue l’émotion » oui, certes, mais quand on voit les commentaires ci-dessus, on se dit que l’érudition « à propos des auteurs qu’on croit connaître » c’est p’têt pas du luxe. Un livre-époque, un livre-somme, un livre franchement phénoménal qui déploie sous nos yeux toute l’aurore esthétique du XXème siècle. Extraordinaire enquête! J’irai jeter un couronne de fleurs du haut du Pont Mirabeau en jouant la voix enregistrée du poète. Chiche!!!!

JC dit: 19 juillet 2013 à 5 h 57 min

Je viens de comprendre les raisons du mauvais souvenir que ce malheureux Abdel a gardé des poissons pourris qui lui furent servis par un restaurateur pourri d’un restaurant pourri de Porquerolles, ce qui est stupéfiant car ils sont tous excellents !

Ce n’est qu’une fâcheuse méprise : on l’a pris pour Ben Bella en vacances ! Forcément « à soigner » !

Sant'Angelo Giovanni dit: 19 juillet 2013 à 0 h 34 min


…je reste sur mes nues-âges,…l’observation des détails entre stratifications des rouages et mouvements portant recettes par  » hasards « ,…

…subito,…les conclusions,…
…les baises mains,…
…voyez mon intendance,…elle a le bras long et le coup de pied qui choote,…etc,…
…diversions aux pralines,…laisser fondre les Rouletabille’s,…of course,…etc,…

Teigniez la teigne dit: 19 juillet 2013 à 0 h 08 min

Je connais des vies d’écrivain pas banales du tout pourtant.

La tienne, accrochée comme une bernique à au rocher de ta petite prothèse cyber- existentielle, bien sûr…Petit fat.

D. dit: 18 juillet 2013 à 23 h 59 min

Je ne suis pas là pour critiquer systématiquement, mais le fait est que presque tout ce qu’on peut lire ici est un tissu d’inexactitudes et d’extrapolations sur les inexactitudes.

Teigniez la teigne dit: 18 juillet 2013 à 23 h 54 min

Lisons Apollinaire, pas ceux qui le lisent.
Il se suffit parfaitement à lui-même. Le texte, toujours le texte, rien que le texte.
Rien de plus banal qu’une vie d’écrivain.

xlew.m dit: 18 juillet 2013 à 23 h 51 min

Laurence Campa s’est aussi chargée de l’Album Cendrars, le presqu’intime de G. Apollinaire. On dit toujours que de Chirico aurait réalisé (deux ans avant sa blessure de guerre) un portrait prémonitoire du poète (la marque cerclée sur le tableau porte toutefois sur la temps gauche de la tête du personnage caché dans l’ombre), Cendrars eut également a subir l’un de ces sur-aléas que l’on pourrait nommer supra-objectif (le hasard aussi aime peut-être fuser comme conduit son bolide douze cylindres un futuriste italien sans en allumer les phares dans la nuit) qui n’arrivent que dans les temps troublés et hyperactifs ; la nuit précèdent l’arrachage par une balle explosive allemande de son bras droit, il avait appris la mort de son maître Rémy de Gourmont, cela l’avait profondément choqué.
L’Après-guerre d’Apollinaire, s’il avait survécu à cette grippe américano-espagnole (Apollinaire est peut-être la vraie première victime parisienne de L’Ecole de New York qui fit tant de victimes chez les peintres français après 1940-45) je me le représente comme la poursuite d’un temps de « rachat » ; il devait encore en avoir gros sur la patate des suites la désastreuse (dans laquelle il fit pourtant preuve de courage moral et intellectuel) affaire de 1911 pilotée par l’imbécile et funeste Géry Pieret, son prétendu ami. Tout comme Cendrars, il aurait peut-être envoyé balader la légende rose du Montparnos des années folles; je le vois bien fonder un journal, une sorte de France-soir à la Lazareff avant l’heure, avec une section « Arts », superbement pointue. Quelle perte pour notre pays…(ps : dix noms par page, je ne rends pas les armes, je les fait prisonniers du regard et je leur dit de me raconter tous leurs secrets dans les détails, c’est à ça que sert un pavé biographique, sinon à quoi bon ?)

Sant'Angelo Giovanni dit: 18 juillet 2013 à 23 h 36 min


…à propos de rigueur historique,…sur l’indépendance des  » Albion’s colonies britanniques & U.S.A.,C°,…

…un détails morbide,…me semble t’il,…

…en 1°,…ces états demandent beaucoup d’argent à Louis XVI,…pour souscrire à cette indépendance,…alors que le peuple crie famine,…un coup de génie y envoyez La Fayette,…entre-temps y perdre sa tête,…

…en 2°,…toujours en manque de liquidité,…Napoléon Bonaparte se fait avoir,…en recevant des indépendantistes l’argent prêter par le roi XVI,…en contre-partis de la vente des colonies françaises limitrophes,…( les batailles victorieuses coûtent chers aux génies des connivences,…),…

…et ainsi,…font,..font,…aussi, avec l’installation du Casino-Révolution à deux – balles des droits sous coupoles,…en prime,…et déjà à l’aube des conflits d’Europe,…

…les amis comme cela,…qu’est ce qu’on ferait pas s’en eux,…mais c’est bien sûr,…

…l’histoire à deux pointes sur l’échiquier,…rien que du bonheur au bilboquet et jeux de paume,…etc,…

jeanne Nibar dit: 18 juillet 2013 à 23 h 15 min

Monsieur Barozzi, vous devriez nous citer dans ses Poèmes à Madeleine, Les neufs portes de ton corps, ce poème qui vous va comme un gant!

jeanne Nibar dit: 18 juillet 2013 à 23 h 09 min

Bon on peut comprendre la possibilité de faire de la poésie chez Guillaume Appolinaire en parlant des parties intimes…

Sergio dit: 18 juillet 2013 à 23 h 08 min

Jacques Barozzi dit: 18 juillet 2013 à 20 h 07 min
bancale ou buccale

Oui bancal c’est un sabre… Ca dépend faut voir le corpus delicti si c’est une litote ou un euphémisme…

Jacques Barozzi dit: 18 juillet 2013 à 23 h 07 min

« malgré ses complaisances coupables pour Marie Laurencin. »

On peut ne pas apprécier les aquarelles de Marie Laurencin, Passou, c’est mon cas, pires que celles de Leonor Fini, mais c’est quand même grâce à elle qu’Apollinaire a écrit son plus beau poème, le plus connu :

Le pont Mirabeau

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine.

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

L’amour s’en va comme cette eau courante
L’amour s’en va
Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

jeanne Nibar dit: 18 juillet 2013 à 23 h 05 min

Notre poète, excellent critique d’art n’a pas manqué d’être attiré par un objet de vespasienne..

« Le cas de Richard Mutt
New York a une exposition des Indépendants sur le modèle de celle qui avait lieu à Paris avant la guerre. Le prix pour exposer était de 6 dollars.
M. Richard Mutt envoya une fontaine de porcelaine, de celles qui servent dans les retirades des grands cafés et sur la porte desquelles il y a écrit « Hommes ». Elles sont scellées au mur un peu plus bas que les cuvettes où l’on se lave les mains. On n’a pas remarqué que le galbe des cuvettes ou fontaines du genre de celle que M. Richard Mutt voulait exposer aux Indépendants de New York affecte la forme d’un Bouddha accroupi. Si bien que l’envoi de M. Mutt était intitulé : Le Bouddha de la salle de bain.
Les motifs invoqués pour refuser l’envoi de M. Richard Mutt furent les suivants :
1° Son envoi était immoral et vulgaire.
2° C’était un plagiat, ou plutôt une simple pièce commerciale ressortissant à l’art du plombier.
A cela M. Mutt répondit que sa fontaine n’était pas immorale puisqu’on pouvait chaque jour en voir de semblables exposées dans tous les magasins d’installations de bains et autres objets de plomberie.
Sur le second point M. Mutt fit remarquer que le fait qu’il eût modelé ou non la fontaine de ses propres mains était sans importance, l’important étant dans le choix qu’il en avait fait.
Il avait pris un article courant de la vie, et fait disparaître sa signification habituelle sous un nouveau titre et, de ce point de vue, avait donné un sens nouveau et purement esthétique à cet objet.
Quant à la plomberie, ajoutait-il, le reproche est absurde, les seules œuvres d’art de l’Amérique étant, avec les ponts métalliques, celles qui ressortissent à l’hygiène et à la plomberie.
Le point de vue de la Society of Indépendant Artists est évidemment absurde, car il part du point de vue insoutenable que l’art ne peut ennoblir un objet, et en l’espèce il l’ennoblissait singulièrement en transformant en Bouddha un objet d’hygiène et de toilette masculines. Quoi qu’il en soit et au risque de nier délibérément par sa détermination le rôle et les droits de l’imagination, les Indépendants de New York refusèrent d’exposer la fontaine de M. Mutt. [...]

Mercure de France, 16 juin 1918.

Cette critique fait référence à la publication de la photo d’un urinoir dans la revue
The Blind Man, n° 2
1917

jeanne Nibar dit: 18 juillet 2013 à 22 h 56 min

 » ou bien c’est un argument de plus en faveur de ceux qui ne voyaient déjà de son vivant qu’arnaque et jongleries dans ses poèmes. »

Les jeux de mots et autres jongleries verbales, c’est dans l’air du temps, voyez les légendes des dessins de Marcel Duchamp et de Picabia à la même époque.

schum vremeni dit: 18 juillet 2013 à 22 h 51 min

 » La faculté d’enchanter le réel lui venait d’une disposition naturelle « , ou bien cela est mal dit par Laurence Campa, ou bien c’est un argument de plus en faveur de ceux qui ne voyaient déjà de son vivant qu’arnaque et jongleries dans ses poèmes.

jeanne Nimbar dit: 18 juillet 2013 à 22 h 49 min

C’est drôle cette fixation sur les poèmes licencieux d’ Apollinaire lui, le grand sentimental!
Mais comme les grands amoureux, c’est un imaginatif en amour.
Comme lorsqu’il s’agit du cubisme orphique.

des journées entières dans les arbres dit: 18 juillet 2013 à 22 h 31 min

ohm ohm ohm c’est l’heure où jamais d’être sensible à la poésie car elle domine tout terriblement.

26 fevrier 2015
Tu te trompes, André (1), il n’y a aucun souvenir mauvais, ni pensée de regret de ma part. Amitié, camaraderie, c’est tout. Un moment de fatigue et un arrêt de ses nouvelles m’a fait écrire ces vers(*)où tu as vu un regret d’amour qui n’est point. Jamais pensé à ça. Je pense à autre chose.

(*)
Il est des loups de toutes sortes/Je connais le plus inhumain/Mon coeur que le diable l’emporte/ Et qu’il le dépose à sa porte/ N’est plus qu’un jouet dans sa main…

220
Dernière lettre à Lou, adressée à Lunéville, poste restante.

18 janvier 1916
Retour de permission, je trouve tes deux lettres. Entendu pr les trucs, ce sera lors de ton prochain voyage–
Moi j’ai fait un voyage épatant. Je te l’ai souhaitée bonne et heureuse par l’entremise de Toutou, car je ne savais pas si tu étais toujours à Luneville. J’espère que cette lettre t’y trouvera. J’ai beaucoup de travail en ce moment, étant pour l’instant commandant de compagnie.
Je suis content que tu sois contente.
Embrasse Toutou de ma part.
Il fait assez beau temps.
Ecris moi de tes nouvelles.
Je te souhaite de belles amours et beaucoup de bonheur.
Alors on s’habitue à la guerre, moi j’ai participé aux coups de chien de la cote 194 près de la butte de Tahure.
Enfin je m’en tire pr l’instant sans dégâts c’est pas mal après tout.
Gui

(1) André Rouveyre

Lettres à Lou, préface Michel Decaudin.

John Brown dit: 18 juillet 2013 à 22 h 12 min

C’est immonde ce poème. (rédigé par D.)

Je suis bien de cet avis. Je me propose de le lire dimanche en chaire. Il faut que nos paroissiennes sachent quelles horreurs les puissances du Mâle peuvent mijoter. J’entends déjà le tollé ! Ecl. nos ouill. !

D. dit: 18 juillet 2013 à 22 h 04 min

Est-ce quelqu’un sait qui est le gros type à l’air louche sur la photo, avec une lanière de cuir sur le front ?

D. dit: 18 juillet 2013 à 22 h 00 min

Lou, voilà bien un prénom ridicule que je n’aurai voulu porter pour rien au monde, sauf à mettre un p au bout.

bérénice dit: 18 juillet 2013 à 21 h 59 min

Enfin D je connais votre fantaisie mais ce n’est pas une raison pour vanter votre hygiène parfaite , combien de conquêtes depuis le premier jour de cet été?

rose dit: 18 juillet 2013 à 21 h 57 min

Adieu !

L’amour est libre il n’est jamais soumis au sort
O Lou le mien est plus fort encor que la mort
Un cœur le mien te suit dans ton voyage au Nord

Lettres Envoie aussi des lettres ma chérie
On aime en recevoir dans notre artillerie
Une par jour au moins une au moins je t’en prie

Lentement la nuit noire est tombée à présent
On va rentrer après avoir acquis du zan
Une deux trois A toi ma vie A toi mon sang

La nuit mon coeur la nuit est très douce et très blonde
O Lou le ciel est pur aujourd’hui comme une onde
Un cœur le mien te suit jusques au bout du monde

L’heure est venue Adieu l’heure de ton départ
On va rentrer Il est neuf heures moins le quart
Une deux trois Adieu de Nîmes dans le Gard

4 fév. 1915

Adieu – Guillaume Apollinaire, Poèmes à Lou

rose dit: 18 juillet 2013 à 21 h 53 min


Je t’écris ô mon Lou

Je t’écris ô mon Lou de la hutte en roseaux
Où palpitent d’amour et d’espoir neuf coeurs d’hommes
Les canons font partir leurs obus en monômes
Et j’écoute gémir la forêt sans oiseaux

Il était une fois en Bohême un poète
Qui sanglotait d’amour puis chantait au soleil
Il était autrefois la comtesse Alouette
Qui sut si bien mentir qu’il en perdit la tête
En perdit sa chanson en perdit le sommeil

Un jour elle lui dit Je t’aime ô mon poète
Mais il ne la crut pas et sourit tristement
Puis s’en fut en chantant Tire-lire Alouette
Et se cachait au fond d’un petit bois charmant

Un soir en gazouillant son joli tire-lire
La comtesse Alouette arriva dans le bois
Je t’aime ô mon poète et je viens te le dire
Je t’aime pour toujours Enfin je te revois
Et prends-la pour toujours mon âme qui soupire

Ô cruelle Alouette au coeur dur de vautour
Vous mentîtes encore au poète crédule
J’écoute la forêt gémir au crépuscule
La comtesse s’en fut et puis revint un jour
Poète adore-moi moi j’aime un autre amour

Il était une fois un poète en Bohême
Qui partit à la guerre on ne sait pas pourquoi
Voulez-vous être aimé n’aimez pas croyez-moi
Il mourut en disant Ma comtesse je t’aime
Et j’écoute à travers le petit jour si froid
Les obus s’envoler comme l’amour lui-même

10 avril 1915.

Guillaume Apollinaire, Poèmes à Lou (1915)
Poème dédié à la Comtesse Louise de Coligny, dite Lou.

bérénice dit: 18 juillet 2013 à 21 h 51 min

Rose je suppose que vous possédez le certificat d’authenticité, ce poème déroute par son audace plus que crue

rose dit: 18 juillet 2013 à 21 h 48 min

>John Brown
Con large comme un estuaire

Con large comme un estuaire
Où meurt mon amoureux reflux
Tu as la saveur poissonnière
l’odeur de la bite et du cul
La fraîche odeur trouduculière

Femme ô vagin inépuisable
Dont le souvenir fait bander
Tes nichons distribuent la manne
Tes cuisses quelle volupté
même tes menstrues sanglantes
Sont une liqueur violente

La rose-thé de ton prépuce
Auprès de moi s’épanouit
On dirait d’un vieux boyard russe
Le chibre sanguin et bouffi
Lorsqu’au plus fort de la partouse
Ma bouche à ton noeud fait ventouse.

Guillaume Apollinaire

John Brown dit: 18 juillet 2013 à 21 h 31 min

la prose citée par rose est une aimable fantaisie: Brown serait capable d’en faire autant. (rédigé par u.)

Ce texte dégoûtant ? Je m’en garderais bien. J’ai d’ailleurs bien assez de travail à la paroisse, entre la rédaction de mes homélies et les travaux de jardinage.

abdelkader dit: 18 juillet 2013 à 21 h 30 min

Berenice, c’est assez facile, quand on y pense: suffit de laisser pisser le mouton, comme on dit chez-nous la-bas

Isobar dit: 18 juillet 2013 à 21 h 14 min

Jacques Barozzi dit: 18 juillet 2013 à 19 h 42 min
Le fayot n’est-ce pas plutôt celui qui écrit régulièrement « Bon papier »

Assaut de fayotage sur la rdl.
Comme ils ne viennent ici que pour vanter leurs désespérantes productions, nous laisserons le temps faire son oeuvre.
Nuls ils sont, nuls ils resterons.

abdelkader dit: 18 juillet 2013 à 21 h 11 min

Tain Bernice tu devrais…enfin plus souvent que tu n’as l’air de…je te conseille Apolinaire en tous cas…ca fait du bien crois-moi…

bérénice dit: 18 juillet 2013 à 21 h 08 min

Je n’ai pas lu ce poète ni à l’école ni après mais je trouve que JC a toutes les classes moins quelques unes et qu’Abdel manque de style pour lui chercher des poux qu’il devrait s’attacher à cultiver son jardin planter des petits drapeaux bleu blanc rouge en tête des rayons de tomates pour les faire tenir en respect arroser le tout de gaz moutarde pour chasser les chats errants dissuader la maraude faire mourir la noiraude qui pond des œufs en abondance qu’on n’en sait plus que faire .

abdelkader dit: 18 juillet 2013 à 21 h 08 min

Cucul la praline: le sage montre la lune et l’idiot pense qu’lui demontre la difference avec son popotin…on avait ainsi appelle notre boite d’edition…it is what it is…

u. dit: 18 juillet 2013 à 20 h 46 min

« Tout s’est bien passé finalement, elle n’a fait que son boulot. »

Naturellement, Dédé, tu ne t’es pas demandé quel plaisir elle avait éprouvé à renifler de près tes ignobles chicots.
Pauvre petite.

D. dit: 18 juillet 2013 à 20 h 40 min

Les Guillaume sont généralement des artistes. Je l’ai remarqué à bien des reprises.
De même que les marcs sont des gens sérieux dans leur travail, que les Pierres sont placides, et que les Henri sont de fortes personnalités attachantes mais un peu pénibles pour leur entourage.

Cuculine dit: 18 juillet 2013 à 20 h 36 min

Le © tata jacqueline, c’est pas du pseudomisé comme dirait Jacky, c’est du customisé, même enflure, même ajouts grossiers…

bouguereau dit: 18 juillet 2013 à 20 h 35 min

..une phrase fort estomaquante des 1000 verges, lors de la fin de sa besogne homérique..le gars content de lui il faut croire dit à « sa partenaire » comme dit kabloom « et aprés ça si tu ne tombes pas enceinte, c’est que tu n’es pas un homme »

D. dit: 18 juillet 2013 à 20 h 34 min

Tout à l’heure j’étais chez la dentiste. Une jeune remplaçante débutante mais compétente, à ma grande surprise; le secrétariat qui prend les rendez-vous ne m’en avais rien dit.
J’ai eu une sorte de frémissement quand son visage s’est approché très près du mien alors que j’étais en position semi-allongé. Je ne pouvais reculer à cause du siège. Tout s’est bien passé finalement, elle n’a fait que son boulot.

abdelkader dit: 18 juillet 2013 à 20 h 32 min

ah…j’ai oublie d’enlever la reference a Villon (c’etait mon pense-bete mais bon, z’etes tous instruits ou presque ici hein)…

Jacques Barozzi dit: 18 juillet 2013 à 19 h 52 min
« … t’es un vrai lèche-cul !!! »

Non, pas le tien, merci beaucoup, tu peux toujours le proposer à Abdel !

@Barozzi, veuillez garder vos histoires de lecheries pour vous et vos amis de parroisse…et merci a vous de ne pas m’y meler…

bouguereau dit: 18 juillet 2013 à 20 h 31 min

Ce serait bien de citer un extrait d’Apollinaire qui soit au dessus d’une honnête moyenne

il y avait une bande de pilote que j’avais trouvé assez exceptionnel..les aventure d’un superhéro qui s’appelait « supernormal »..apollinaire c’était un genre de supernormal

D. dit: 18 juillet 2013 à 20 h 29 min

Je rappelle à tout ceux qui ne cessent de parler de modération que ce blog n’a jamais été modéré, à aucun moment.

bouguereau dit: 18 juillet 2013 à 20 h 29 min

à une minute prés j’étais mélquisédèque encore..c’est le drame de ma vie..je prévois les choses avec 1 minute de retard..c’est rageant

u. dit: 18 juillet 2013 à 20 h 28 min

Ce serait bien de citer un extrait d’Apollinaire qui soit au dessus d’une honnête moyenne.

Le poème cité par J. Ba. (19h50) est une jolie chanson, la prose citée par rose est une aimable fantaisie: Brown serait capable d’en faire autant.

Petite annonce:
Non-littéraire, plein de bonne volonté, prêt à examiner tout passage propre à booster un peu l’image qu’il se fait d’un « type sympa et intéressant ».
(Pas Mon verre s’est brisé comme un éclat de rire, etc.)

bouguereau dit: 18 juillet 2013 à 20 h 27 min

La nuit descend
On y pressent
Un long un long destin de sang

propagande !
il faut reconnaitre une trés grande familiarité de la poésie avec la propagande

abdelkader dit: 18 juillet 2013 à 20 h 26 min

bon bon ok…scusez-lui, j’aurais pt’etre pas du…mettre JC et Apollinaire dans la meme phrase, c’est un peu comme comparer un diner a l’Arpége v un plateau de poissons pourris dans un restau tout aussi pourri a Porquerolles …pour faire amande honorable (vu que c’est le Ramadan), voila un p’tit texte de pas grand-chose…je pense bien, qu’en ce temps la, aussi avoir été sous l’influence d’Apollinaire et d’un ou de 3 Jack Daniels…
Octobre a Paris
Sur le pont des Arts
S’passe des choses bizarres
La flicaille
Nettoie quelque racaille
Et balance des corps
Par-dessus bord
Sous le pont Mirabeau
Point d’amour au fil de l’eau
Des macchabées
Au teint basané
Etrange flottille macabre
De troncs d’arbre
Dont la vie fut lente
Et la mort violente

Sous le pont Mirabeau
Point d’amour au fil de l’eau
Sous le pont Bir Hakeim
La seine fait figure blême
Entre le bras fort de la justice
Et la matraque de la police
Faut se rendre à l’évidence
Ils n’ont eu aucune chance
Sous le pont Mirabeau
Point d’amour au fil de l’eau

Sur le pont de l’Alma
Tu es persona non grata
Allons fais pas le malin
poursuis ton chemin
Ceci ne te concerne pas
On s’occupe de ça
Sous le pont Mirabeau
Point d’amour au fil de l’eau

Sur le pont Saint Louis
Aucun signe de vie
La seine est émue
Silence on tue
Mais l’écho de l’horreur
S’entends du Sacré Coeur
Sous le pont Mirabeau
Point d’amour au fil de l’eau
Sur le pont de Notre Dame
Les gargouilles se font une petite âme
Et baissent les yeux
Devant cette procession de gueux
Frères humains qui après nous passez et cætera (* Villon)
De grâce n’oubliez pas
Sous le pont Mirabeau
Point d’amour au fil de l’eau
Le rouge et le noir
Amis de désespoir
Compagnons fidèles
Jusqu’ au Pont St Michel
Certains disent qu’il arrive
Par une certaine nuit d’octobre
A la seine de cracher son opprobre
Et de partir à la dérive
Sous le pont Mirabeau
Point d’amour au fil de l’eau

© Editions Tata Jacqueline 2008

bouguereau dit: 18 juillet 2013 à 20 h 24 min

lassouline parle pas de cravan..cravan il a dit du bien de gillaume..nom d’un chien avec son bandeau de cuir il fait mystique quatrième dan a la gurdjief

bouguereau dit: 18 juillet 2013 à 20 h 21 min

tu vois baroz..on est plus poéte en quelque sorte..la poésie on l’écrit mieux quand on l’a sous le bras..c’est une sublimation de la frustration..les femmes..le soleil..la vie éternelle !

bouguereau dit: 18 juillet 2013 à 20 h 18 min

..ho je suis sûr que lui aussi se la met sous le bras philippe..moins que nous il parait..c’est de la propagande

théoricien hypothétique dit: 18 juillet 2013 à 20 h 14 min

Puisque la poésie est, en tant que problématique, l’une des rares qui mettait Socrate en échec —il avait beau moquer Ion, il ne pouvait faire autrement que s’en remettre au divin—, la meilleure réponse n’est elle pas par l’exemple en cette matière, comme JB vient de nous en administrer la preuve ?

Sinon, à partir du mot grec de poiesis (production) qui semble insister sur l’idée de production (de l’esprit par l’art) comparable à une production (du corps par l’artisanat), ne pourrait-on proposer que la poésie est ce qui produit des images qui dépassent les seuls mots qui la constituent pris pour eux-mêmes ?

Et par extension, la proximité avec piesin (pression) n’évoque-t-elle pas ce qui sera décrit ensuite, et pourtant toujours dans la lignée classique, comme tension dramatique ?

La poésie serait-elle alors une tension entre les sonorités et les images provoquées par les paroles ?

rose dit: 18 juillet 2013 à 20 h 06 min

Le dernier valet dit à la brunette qui avait rangé ses robes à la vue des hommes :
« Tu as eu beau le cacher, Ursule, j’ai déjà vu ce qui te tient tant à cœur. »
– Il y a encore beaucoup de choses que tu n’as pas vues, Valentin ! et que tu ne verras jamais ! répondit Ursule avec coquetterie.
– Penses-tu ? dit Valentin, qui, maintenant, se trouvait juste derrière elle.
En même temps il la saisit par les épaules et la poussa en arrière sur le sol. Elle voulut retirer ses pieds de l’eau, mais ne prit pas garde qu’en même temps son léger jupon et sa chemise se soulevaient, de telle façon qu’elle se trouvait dans la même position que celle où j’avais vu ma sœur auparavant. Malheureusement ce spectacle agréable ne dura que quelques secondes.
Mais cela avait duré assez longtemps pour qu’Ursule, qui avait déjà montré une paire de mollets très prometteurs, laissât voir deux belles cuisses dignes de tous les honneurs et qui se terminaient en un superbe cul dont les fesses ne laissaient rien à désirer.
Entre les cuisses, sous le ventre, se trouvait un buisson de poils noirs, qui descendait assez pour entourer les deux jolies lèvres de son con, mais à cet endroit les poils n’étaient pas aussi épais qu’au-dessus où ils convraient un espace que j’aurais eu peine à cacher avec la main.

Les exploits d’un jeune don Juan

u. dit: 18 juillet 2013 à 20 h 04 min

« je l’ai pseudomisé dans la note précédente » (Jacques)

Diable.
Il y a autour de ce verbe comme des proximités qui font froid dans le dos.

Jacques Barozzi dit: 18 juillet 2013 à 20 h 04 min

Rencontre

Passant mêle à ta vie l’orgueil et la bonté
Surmonte l’ennemi et bois à sa santé

Honore ton outil sans le laisser inerte
Brise-le par amour au moment de ta perte

Et méprise ceci Jouir sans en pleurer
La vigne sans ivresse et le champ sans ivraie

'A.V. dit: 18 juillet 2013 à 20 h 04 min

Virginia L dit: 18 juillet 2013 à 19 h 46 min
c’estau lycée en quatrième qu’un professeur nous fit lire quelques poèmes rhénans d’Apollinaire
survagistiquement à tous
et même à PAssouline

JC dit: 18 juillet 2013 à 20 h 03 min

Et si toute ton échelle de valeurs était bancale, mon bon Jacques ?… hein ?… qu’est ce que t’en dit ?…

u. dit: 18 juillet 2013 à 20 h 02 min

« l’on ne saurait distinguer l’éloge de la critique négative : c’est réussi ou c’est raté ? »

Beaucoup d’éléments sont donnés, Jacques, pour que le lecteur puisse retirer une impression (je ne dis pas un avis: il faudrait lire le livre).

À la sortie de la conférence assoulinienne, on entendra forcément:

« - C’est un paveton. Mais c’est indispensable!.
- C’est indispensable. Mais quel paveton! »
- Paveton, paveton… Mais in-dis-pen-sa-ble », etc.

Certaines bios de poètes chez Fayard présentent ces qualités et ces défauts.
On se plonge dans les 60 premières pages, on feuillette la suite, et on pose le bouquin sur une étagère en se disant: au moins, j’aurai l’ouvrage de référence.

En ce qui me concerne, n’étant pas littéraire, je me ferai seulement photocopier les 7 premières pages du livre, fort de l’assertion suivante:

« les sept pages lumineuses formant le prologue sont un condensé remarquable du travail de Laurence Campa, les huit cents pages qui leur succèdent constituant en quelque sorte les attendus du jugement. »

Mais je comprends très bien qu’on adore les attendus: comme les pièces du fameux procès vins de Bordeaux vs. Bourgogne, on peut n’être pas pressé de les voir disparaître.

Jacques Barozzi dit: 18 juillet 2013 à 19 h 54 min

« par ton refus d’admettre qu’un poète ne sert à rien… »

C’est justement ce qui en fait toute sa valeur, JC, mais tu ne peux pas plus le comprendre que ton pote Philippe Régniez…

JCé dit: 18 juillet 2013 à 19 h 54 min

et pis d’abord un poète d’abord c’est pas rentab’ alors que le banquier lui i fait humaniste réel épicétout

JCé dit: 18 juillet 2013 à 19 h 54 min

et pis d’abord un poète d’abord c’est pas rentab’ alors que le banquier lui i fait humaniste rel épicétout

gilles dit: 18 juillet 2013 à 19 h 52 min

« Abdel, vous êtes prié de ne pas salir la noble figure d’Apollinaire d’avec celle du primaire JC, svp ! »

oui Abdel pitié laissez jc patauger dans sa m….avec la punaise du paraguay

Jacques Barozzi dit: 18 juillet 2013 à 19 h 52 min

« … t’es un vrai lèche-cul !!! »

Non, pas le tien, merci beaucoup, tu peux toujours le proposer à Abdel !

Jacques Barozzi dit: 18 juillet 2013 à 19 h 50 min

Un soir d’été

Le Rhin
Qui coule
Un train
Qui roule

Des nixes blanches
Sont en prière
Dans la bruyère

Toutes les filles
À la fontaine
J’ai tant de peine

J’ai tant d’amour
Dit la plus belle
Qu’il soit fidèle

Et moi je l’aime
Dit sa marraine
J’ai la migraine

À la fontaine
J’ai tant de haine

JC dit: 18 juillet 2013 à 19 h 49 min

Tu es lourd, jacky….
et doublement !
Un,par homophilie dépravée qui déboussole ton jugement
Deux, par ton refus d’admettre qu’un poète ne sert à rien…

PS : en plus…
« Abdel, vous êtes prié de ne pas salir la noble figure d’Apollinaire d’avec celle du primaire JC, svp ! »
… t’es un vrai lèche-cul !!!

Virginia L dit: 18 juillet 2013 à 19 h 46 min

Un homme à plusieurs facettes, c’est ce qui faisait son intérêt. Il est peu étudié dans les écoles en ce moment et je trouve ça dommage. Il fait partie de ceux qui vous donne envie de lire de la poésie.

Jacques Barozzi dit: 18 juillet 2013 à 19 h 45 min

« Non, la question demeure : qu’est-ce qu’un poète ? »

Mais pour connaitre la réponse il vous faudra passer par la question à quoi sert-il, j’insiste, confirme et maintiens !

Jacques Barozzi dit: 18 juillet 2013 à 19 h 42 min

Le fayot n’est-ce pas plutôt celui qui écrit régulièrement « Bon papier », sans plus argumenter : le reste de mon commentaire ne fait pas dans la brosse à reluire, Philippe Régniez, chroniqueur débile, ainsi que je l’ai pseudomisé dans la note précédente.

Jacques Barozzi dit: 18 juillet 2013 à 19 h 37 min

Abdel, vous êtes prié de ne pas salir la noble figure d’Apollinaire d’avec celle du primaire JC, svp !

bouguereau dit: 18 juillet 2013 à 19 h 34 min

j’ai des limaces dans mon jardin qui ont plus de classe que toi…

elles laissent des traces d’argent pas manoyabe comme les banquiers..d’ici qu’y se prennent pour des poétes philippe.ils nous laissent tout un chemin de bave prouvant qu’y ont tout bafré

Jacques Barozzi dit: 18 juillet 2013 à 19 h 34 min

« qu’est-ce qu’un poète ? »

La question n’est-elle pas plutôt : à quoi sert un poète ?

On dirait que Passou n’aime pas les femmes… libres ?
Au pied, la muse !

Quant à sa note, parfaite comme d’habitude, si ce n’est que l’on ne saurait distinguer l’éloge de la critique négative : c’est réussi ou c’est raté ? Nul dans la forme (pourtant l’extrait donné ici est plutôt bien écrit) mais bourré d’informations.

Passou n’aime pas les biographes universitaires ?

Modération dit: 18 juillet 2013 à 19 h 03 min

@ Société d’encouragement des intervenautes

T’es encore là petit con ? T’as intérêt à foutre le camp vite fait maintenant sinon si je te croise encore dans le quartier tu vas voir comment que je vais te la péter ta petite gueule après tu pourras pleurer pourquoi j’ai pas fait plutôt de la poésie ?

'A.V. dit: 18 juillet 2013 à 18 h 58 min

au galop comme guy :ce calligrame justement et son souvenir s’accroche

les polacres, passouline , bourreau de Podolie, c’est encore une affaire personnelle ?
il y en a tant qui fument des cigarettes pour passer le temps ,

Société d'encouragement des intervenautes dit: 18 juillet 2013 à 18 h 57 min

Un peu bas de front, la tête de chépio. M’enfin, en tant qu’outil, on demande pas beaucoup plus au troufion de base.

John Brown dit: 18 juillet 2013 à 18 h 27 min

son existence est de celles qui s’oublient facilement

Curieuse remarque, à la réflexion. Justement, non. Elle a compté pour le poète, il l’a aimée. Ainsi son existence est justement de celles qui ne s’oublient pas facilement. Tant qu’on lira les poèmes qu’elle a inspirés, elle ne sera pas oubliée. C’est ce que Ronsard disait déjà à Cassandre.

John Brown dit: 18 juillet 2013 à 17 h 51 min

L’édition critique des Lettres et des Poèmes à Lou suffisait déjà pour que Louise de Coligny-Châtillon, la fantasque et peu farouche amante niçoise, n’en sorte pas grandie ; son existence est de celles qui s’oublient facilement

Quel dédain ! Et alors ? Elle était ce qu’elle était. Elle n’avait pas à jouer le rôle d’idéale égérie que certains des admirateurs de son amant de poète auraient voulu qu’elle jouât. Remercions-la plutôt, nous qui ne croyons pas que la littérature soit plus importante que la vie, qu’elle ait été celle qu’elle était ; sinon, nous ne lirions pas les « Poèmes à Lou ».

abdelkader dit: 18 juillet 2013 à 17 h 46 min

C’est la que tu te gourres,JC-baby…j’insiste que mes amis aient autant de classe que mes ennemis or toi de la classe t’en as que dalle…zobi la mouche…j’ai des limaces dans mon jardin qui ont plus de classe que toi…prends U Dada par exemple, voila un dont duquel tu peux etre ami…

JC dit: 18 juillet 2013 à 17 h 45 min

On oublie que la grippe espagnole a fait plus de morts, 20 millions, que WWI !

Cet Appo qui combattit avec die Franzosen me fait penser à ce pote roumain, un vieil historien, qui émigré aux USA s’engagea et fit la guerre du Viet-nam dans les hélicos…
Blessé gravement, il ne fut bien entendu jamais considéré comme américain, malgré son geste ! Rambo… Lui, s’en fout, désormais.

rose dit: 18 juillet 2013 à 17 h 33 min

Promu lieutenant quelques moins avant, il avait 38 ans.
>Passou quelques mois, pensé-je

Tout est dit et superbement écrit, merci Passou.

JC dit: 18 juillet 2013 à 17 h 30 min

abdelkader dit: 18 juillet 2013 à 17 h 10 min
« Je reconnais ce type…c’est le garde-champete juste apres sa lobotomie »

Si tu prends Dom Guillaume pour un garde champêtre, tu finiras par prendre Hollande pour un chef d’Etat, ou Bouteflika pour autre chose qu’un mort-vivant …

Soyons amis, Abdel ! Apprenons à tolérer nos différences … tu as tant besoin d’amis, et j’ai tant d’ennemis !

Sergio dit: 18 juillet 2013 à 17 h 30 min

Oui enfin doubles-croches la Hotchkiss ça devait balancer un pélot tous les quinze secondes, après quoi fallait renflouer soixante litres d’eau pour pas qu’elle fonde toute déglutie comme dans Salvador…

rose dit: 18 juillet 2013 à 17 h 25 min

métamorphoser tout éclat de réel
sauf l’éclat d’obus qui lui pénétra le crâne ! Et qui l’a emporté prématurément…

rose dit: 18 juillet 2013 à 17 h 23 min

L’édition critique des Lettres et des Poèmes à Lou suffisait déjà pour que Louise de Coligny-Châtillon, la fantasque et peu farouche amante niçoise, n’en sorte pas grandie ; son existence est de celles qui s’oublient facilement ; qu’importe puisque ce que leur relation passionnée a inspiré au poète demeure inoubliable.
Nous l’avons déjà évoqué ici sur la RDL lors de la parution de l’édition critique. Il était consentant ; elle pas tant volage mais elle en aimait un autre : Lou fut la muse au plein sens du terme. Nous en sommes les heureux bénéficiaires.

rose dit: 18 juillet 2013 à 17 h 18 min

c’est une boue qui a la consistance du mastic, la marne nom porté par le même département, celui où se déroula la der des der. Qui ne la fut pas.

Philippe Régniez dit: 18 juillet 2013 à 17 h 14 min

Avis à la population :
 » Trop de densité tue l’émotion. Au-delà de dix noms par page, on rend les armes. »

« …pouvait bien être raillé par Maurras comme « un truc »,…
Maurras n’avait pas vraiment la fibre poétique, ou, s’il l’avait, elle était quelque peu contournée.

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