de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Bagatelles pour un pensum

Bagatelles pour un pensum

Encore Céline ? Encore… A croire qu’on n’en finira jamais avec lui. Sauf que cette fois, c’est autant de l’homme et de l’œuvre qu’il s’agit, que de l’immense cohorte de ses fidèles lecteurs, confondus pour les besoins de la cause en autant de céliniens, célinologues, célinomanes, célinolâtres (heureusement qu’il ne signait pas Destouches !). La cause, c’est celle de Pierre-André Taguieff et d’Annick Duraffour, deux universitaires qui ont consacré énormément de temps, d’effort, d’énergie à effectuer des recherches sur un homme qu’ils vomissent et sur une œuvre qui les indiffère ; une telle attitude, qui n’est pas si courante en histoire littéraire, relève d’une psychologie qui nous échappe. Leur projet s’inscrit en gros caractères sur la couverture de leur pavé, moins dans le titre (exquis) Céline, la race, le juif que dans le sous-titre Légende littéraire et vérité historique (1182 pages, 35 euros, Fayard).

Ainsi, dans la France de 2017, il se trouve encore des chercheurs réputés pour prétendre détenir « la vérité historique » sur un sujet. C’est qu’ils ont vraiment pris au sérieux toutes ses élucubrations, ses délires, ses inventions. C’est qu’ils ont vraiment tout vérifié. Une telle naïveté ne donne déjà pas envie d’y aller voir car leur démonstration est de toute même épaisse d’un bon millier de pages. On y va tout de même et dès la page 42, dans les dernières lignes de la préface, on lit cette énormité doublée d’une ânerie :

 « On ne saurait considérer que l’écrivain, parce qu’on lui reconnaît du « génie », a toujours raison. Il n’a pas non plus tous les droits, à commencer par celui de mentir ».

Comme si les lecteurs de Céline lui donnaient raison ! Comme si un romancier n’était pas fondamentalement gouverné par le mensonge ! Nombre de chercheurs ont de longue date suffisamment déconstruit les trois pamphlets et analysé leurs sources pour que l’on sache déjà à quel point il pillait, manipulait, déformait. Et alors ? De ce genre de livres-là, on n’attend pas des informations. Ni des autres du même. Lorsqu’il écrit dans D’un château l’autre que Pierre Laval, avec qui il prétend souvent bavarder à Sigmaringen, lui a proposé le poste de gouverneur de Saint-Pierre et Miquelon (en 1944 !), on ne voit guère que Taguieff & Duraffour pour prendre ça eu sérieux. En revanche, s’il y a une chose que des essayistes n’ont pas le droit de nous imposer, c’est un pavé aussi indigeste, confus, bavard et in fine illisible. On s’interroge sur ce que la littérature a bien pu leur faire pour qu’ils manifestent ainsi tant de mépris à son endroit.

Leur postulat est clairement affiché : ils ne se demandent pas, contrairement aux pékins que nous sommes, comment l’admirable auteur du Voyage au bout de la nuit a pu écrire ses appels au meurtre mais plutôt comment l’ordurier pamphlétaire a pu écrire Voyage au bout de la nuit. Armés de cette idée à proprement parler renversante, ils ont épluché tout ce qui a été publié sur le sujet afin de prouver que Louis-Ferdinand Destouches était un être vénal, que les Allemands l’avaient payé, qu’il travaillait pour leurs services, qu’il était au courant de l’existence des chambres à gaz et qu’il mouchardait à tour de bras (il est vrai qu’il a même dénoncé Racine et le pape), mais ils n’avancent guère de preuve.

Ils veulent à tout prix faire de Céline un carriériste des lettres qui, après examen du marché, aurait choisi l’antisémitisme comme un créneau porteur pour se faire connaitre ! Faut-il avoir abdiqué tout esprit critique, à condition d’en avoir jamais été pourvu, pour imaginer que le Voyage au bout de la nuit a été conçu comme un produit marketing, que la haine des Juifs était un bon placement dans le débat d’idées et que tout ce que Céline a dit et écrit relevait du calcul et de la stratégie littéraire.

Salaud, Céline ? Oui, il aurait même mérité le titre de président à vie du Racisme Club de France. Cynique, misanthrope, arriviste, inhumain, égoïste, opportuniste tout autant, et alors ? Lui au moins n’a pas attendu l’Occupation pour cracher son venin antisémite. Dès les années 30 on savait à quoi s’en tenir avec lui, mais cela n’enlève rien au génie de l’auteur de Mort à crédit et à sa capacité à dynamiter la langue française dans la lignée d’un Rabelais.

Bien que le ton et l’esprit de leur livre hésite en permanence entre l’analyse rigoureuse de l’historien et les excès polémiques, ils ont voulu « démythologiser » Céline. Peine perdue : son œuvre n’en continuera pas moins à être des rares qui dominent le XXème siècle littéraire. Son oeuvre complète, pamphlets et correspondance inclus. En regard de ce massif littéraire, on n’a rien à faire de cette brique d’archivistes tant le jugement par lequel elle entend condamner un écrivain n’est animé que par la morale, sinon la moraline. De là à faire autant de salauds des céliniens, il n’y a qu’un pas. Accusés de complaisance, ils passent pour des négationnistes, ou peu s’en faut. Un comble lorsqu’on sait que Taguieff et Duraffour n’ont rien exhumé d’autre que les documents déjà publiés par les célinologues, seule leur interprétation tranche. Disons qu’ils sont les premiers à les découvrir pour la deuxième fois. Bagatelles pour un pensum ! Nous revient alors ce soupir de Céline à la fin de sa vie : « Dieu qu’ils étaient lourds !… »

(« Louis-Ferdinand Céline en 1959 », photo François Gragnon)

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1 105 Réponses pour Bagatelles pour un pensum

renato dit: 21 mars 2017 à 8 h 25 min

Un portrait présumé peut se révéler plus vrai qu’une image fidèlement reproduite dans la perspective de « glorifier » un sujet. Viatique pour quelques jours de vacances en compagnie du présumé portrait de Cosimo il Vecchio, un « rêve-rôle » — pater patriae parens — élaboré par le plus excentrique et raffiné des Maniéristes en recréant le souvenir d’un passé dissipé par l’oubli. Par manie de remonter aux sources il importe de revenir à l’œuvre et surtout au Journal de Pontormo, ou y trouve des attitudes mentales plutôt que des personnages, des fantaisies en marge de « narrations » portées par des tendances qu’il est opportun de signaler : il articule sa cohérence et le sérieux de sa civilité ; il regarde le fond insensé des choses sans jugements pré-faits — parfois il tient compte de ce qu’il a devant les yeux plutôt que de ce que ses pensées lui montrent, d’autres fois il préfère voir ce que ses pensées lui montrent plutôt que ce qu’il a devant les yeux — il laisse en souffrance les observations non décisives et se forme une option ou, du moins, il voudrait — il y a de la recherche : il ne s’agit pas d’inventer une « forêt en marche », mais du désir de créer une « place » — une solution scéniquement efficace : le lieu et sa forme dans la pluralité des choses et des personnes — plutôt qu’anéantir toutes places et que toute forme du monde vienne à manquer.

Bloom dit: 21 mars 2017 à 8 h 10 min

JC, please heed the call (get out etc.)

-This Be The Verse-

They f*ck you up, your mum and dad.
They may not mean to, but they do.
They fill you with the faults they had
And add some extra, just for you.

But they were f*cked up in their turn
By fools in old-style hats and coats,
Who half the time were soppy-stern
And half at one another’s throats.

Man hands on misery to man.
It deepens like a coastal shelf.
Get out as early as you can,
And don’t have any kids yourself.

Philip LARKIN

JC..... dit: 21 mars 2017 à 7 h 50 min

La désespérance du Bloom rance fait plaisir à voir ! Rester sur le quai. Atroce.

Peuchère de lui ! il va être obligé de trouver un emploi à la mesure de ses capacités antifascistes…. uhuhu !

JC..... dit: 21 mars 2017 à 7 h 45 min

Dans le fond, « Bagatelles pour un pensum » pourrait bien caractériser l’agitation médiatique pré-électorale…

JC..... dit: 21 mars 2017 à 6 h 32 min

Au pied levé, je remplace ce matin notre camarade ‘Résumons’, victime d’un épouvantable torticolis ayant pour cause un cunnilingus raté, performance où les figures libres ont pris le pas sur les figures imposées, au mépris d’un code de la biroute que l’EN refuse d’enseigner aux jeunes après l’heure d’étude de Madame de X…., écrivaine peu lue.

J’avoue ne pas avoir ouvert mon étrange lucarne sur ce débat présidentiel hier soir, me fichant comme de l’an 40 de l’élection de Marine Le Pen, une bien brave dame aux idées claires et qui en a dans la culotte.

Pour voter, il faut avoir la foi dans la démocratie, je ne l’ai plus depuis le Front Populaire tant les Nombreux me paraissent en France, engolemés dans la plus lourde glaise d’irréalité. Point de vote ne nuit point.

Rassurez vous ! Résumons va bien, ces accidents lui arrivent souvent, le dernier en date étant sa chute dans une posture ignorée du kamasoutra, la brouette croate, où il a pété une roue dans le passage délicat armoire-commode Louis XV et retour.

Bises aux bons, bras d’honneur aux cons.

Bressan Claire dit: 21 mars 2017 à 3 h 45 min

A la découverte des Spielberg,
Je commence :
je viens de découvrir avec stupéfaction que le fils de Monsieur Steven Spielberg est le tortionnaire d’un enfant de huit ans. La femme du fils de Steven Spielberg, technicienne de métier, bat cet enfant tous les jours, elle le prive de nourriture, l’attache avec des menottes à la cave, lui fait manger sa merde, elle l’électrocute régulièrement cinq fois par semaine et ceci depuis trois ans avec l’approbation de Steven Spielberg lui même.

Donc Céline OKAY, mais Spielberg MERDE ALORS.

rose dit: 21 mars 2017 à 3 h 23 min

Une m’a dit,trentenaire, après sept ans passés en Irlande, en rentrant, j’ai voté FN pour faire peur pck je ne reconnaissais plus mon pays.
C’est un vote alerte.
Faut garder confiance.

C’est la journée mondiale de la poésie.
Qq diverses choses sur Neruda encore.

Bloom dit: 21 mars 2017 à 1 h 19 min

Plusieurs sondages non publiés font état au 1er tour d’une avance impossible à rattraper au 2nd en faveur de la brute blonde. Certains ambassadeurs ont d’ores et déjà évoqué leur droit de retrait en cas de victoire du FN.
Personnellement, je me vois mal continuer à représenter un pays dont les anti-valeurs sont à l’opposé de ma pratique quotidienne dans le cadre l’action culturelle à l’étranger.
Quelqu’un parlait de l’atonie des intellectuels, ou plus ou moins assimilés (car si le pays regorge de spécialistes, il manque cruellement d’intelligences génériques). Les petites batailles d’égo sont la règle et le fait que la dédicace d’ouvrages deviennent le principal mode d’interaction entre auteurs et lecteurs/clients en dit assez long sur l’aseptisation et l’abrutissement du microcosme. La trahison des clercs impliquerait qu’il y eût des clercs…
Pour éviter de se prendre de plein fouet le RER du fascisme qui vient, il est urgent de quitter les quai, d’investir les espaces publics, de se lier et de s’organiser.
Ne pas oublier les stratégies individuelles & familiales, au cas où le collectif viendrait à faillir, ce qui n’est pas à exclure.
Se préparer pour faire face au pire. The readiness is all.

l'ombelle des talus dit: 21 mars 2017 à 0 h 36 min

L’agité du bocal ; est-ce une formule célinienne ?
Quand ils sont plusieurs à hocher la tête de concert sur un plateau TV, on dit les agités du bocal ou les agités en bocaux ?

D. dit: 21 mars 2017 à 0 h 17 min

Ce sera positif de mettre en évidence par les faits que la France est ingouvernable.
Ce sera enfin une véritable et bonne raison de passer de la 5ème à la sixième. Il faut passer par ce bordel, mais on y arrivera. Accouchement dans la douleur.

Chaloux dit: 21 mars 2017 à 0 h 12 min

La majorité des français sera obligée d’élire un président dont elle refuse le programme. France ingouvernable. Michel Onfray a raison.

Chaloux dit: 21 mars 2017 à 0 h 10 min

Ce que je trouve très inquiétant, c’est que Macron et Fillon -qui sont eux-mêmes très inquiétants- me semblent l’un et l’autre très faibles. Je ne croyais pas du tout à la percée du FN au second tour, mais j’avoue que je commence à me poser la question. Drôle d’époque, et inquiétante.

D. dit: 21 mars 2017 à 0 h 10 min

Il faut reconnaitre que l’aplomb de Fillon est d’une indécence peu commune au vu de ce que l’on sait. Ça sent l’illégitimité à plein nez. On a qu’une envie c’est de lui dire à la fin de chacune de ses phrases : mais, tu te souviens pas quand même que t’es illégitime ?

Chaloux dit: 21 mars 2017 à 0 h 06 min

Non rose, le clavier du piano combine toutes les altérations, ce qui permet de jouer dans toutes les tonalités, sur une étendue de plus de sept octaves. Le piano est un petit orchestre.

D. dit: 21 mars 2017 à 0 h 05 min

JiBé dit: 20 mars 2017 à 23 h 57 min

Mon bilan provisoire, Mélanchon et Hamon ne passeront pas le cap du second tour

Waaahhhhh !!! Le scoop !

D. dit: 21 mars 2017 à 0 h 02 min

Plus précisément, Chaloux, la tonalité c’est mi, majeur et mineur représentent le mode.
Ce sont en réalité des choses très simples couvertes par des mots compliqués.
Pour que Rose comprenne, il lui suffit de repérer l’un des do sur le clavier et de jouer la gamme avec les touches blanches jusqu’au do suivant.
Ce sera de l’ut majeur.
Puis de faire la même chose en commençant par le do dièse (touche noire juste après le do) : pour respecter à l’oreille les mêmes intervalles, on est obligé de se servir d’autres touches noires. C’est la tonalité d’ut dièse. L’atmosphère change, cela semble plus mystérieux.
Etc.. Etc.. rien de sorcier. Et en effet, en début de portée, on indiquera les altérations de notes qui permettront de savoir d’un coup d’œil dans quelle tonalité on se trouve. Pour notre exemple de l’ut dièse, : do #, mi b, fa #,la b, si b.

http://pianovirtuel.org/

JiBé dit: 20 mars 2017 à 23 h 57 min

Mon bilan provisoire, Mélanchon et Hamon ne passeront pas le cap du second tour. Grande incertitude en revanche entre Macron et Fillon pour contrer Marine Le Pen, avec léger avantage au second, sous toutes réserves…

rose dit: 20 mars 2017 à 23 h 44 min

Les touches de ton piano elles slnt bien rangees de gauche à droite do ré mi fa sol.la si do. Etc. En majeur mineur etc.

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 23 h 36 min

Tu lis des notes dans une tonalité, do majeur, si mineur, la majeur etc. (à moins qu’il s’agisse de musique atonale, mais je ne joue pas cette musique).

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 23 h 31 min

Rose, il n’y a ni mi mineur ni mi majeur sur un piano. Ce ne sont pas des notes mais des tonalités, qui s’obtiennent par des altérations.

rose dit: 20 mars 2017 à 23 h 27 min

Moi je t’aurais traité le piano au vernis marin.
Puis j’aurais pris deux cordes pour étendre min linge à la cave. Si ça doit durer les alertes à la bombe. La mi mineur et la mi majeur.
.

D. dit: 20 mars 2017 à 23 h 23 min

Une chose rassurante qui se dégage du débat de ce soir c’est que s’il y aura un vote de barrage an ti-Marine au second tour, il y en aura également un anti-Macron, et qu’il sera puissant.

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 23 h 20 min

Je trouve le programme de Fillon complètement has been et inaceptable. Je ne pensais tout de même que c’était à ce point-là. Une révélation.

JiBé dit: 20 mars 2017 à 23 h 16 min

Oui, Phil, ils font tous des promesses de cadeaux, sauf Fillon ! On a juste à faire son marché, celui qui nous convient le mieux, c’est selon…

JiBé dit: 20 mars 2017 à 21 h 53 min

Marine, hélas, donne l’impression de na pas parler la langue de bois et appelle un chat un chat…

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 21 h 51 min

La gauche et la droite, avec leurs méthodes dépassées, sont en train d’agoniser sous nos yeux. C’est assez stupéfiant. La fin d’un monde.

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 21 h 36 min

C’est bizarre, Pillon ne peut pas prononcer une phrase sans que je m’apprête à descendre dans la rue. Il a don pour inciter à la promenade.

bouguereau dit: 20 mars 2017 à 21 h 34 min

mélanchon c’est l’chiffon rouge a baroz..y peut pas lpifer tout ça pasqu’il est desinteressé

Nicolas dit: 20 mars 2017 à 21 h 31 min

Mon grand père était chaudronnier, bin il s’est barré d’Allemagne, autant dire que le STO c’était pas le Pérou.

Jean Langoncet dit: 20 mars 2017 à 21 h 25 min

bouguereau dit: 20 mars 2017 à 21 h 12 min
je parle du frère tcheuk..un peu pédo mais c’était pour le look..en ctemps là c’était comme lantisémitisme havant..les gonzesses kiffaient

Et dire que Jerry  » Lee  » Lewis n’est toujours pas traduit en justice (on a pas dit Jerry Lewis)
https://m.youtube.com/watch?v=j4NquCaWIQI

bouguereau dit: 20 mars 2017 à 21 h 19 min

y’a pas l’air..t’aurais ta chance dme souffler..dans une cage y’a du sang..c’est quekfois l’sien..mais y’a haussi beaucoup dchance

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 21 h 14 min

Qui se dévoue pour lui souffler Au clair de la lune dans le g…-pipeau avant qu’il aille au dodo?

bouguereau dit: 20 mars 2017 à 21 h 14 min

putain caisse qui va nous rester..hon pourra même pus boter lcul a keupu..à robinoud..à keupu..on manjra bio..on boira dl’eau..ça sra la fin du monde

bouguereau dit: 20 mars 2017 à 21 h 12 min

je parle du frère tcheuk..un peu pédo mais c’était pour le look..en ctemps là c’était comme lantisémitisme havant..les gonzesses kiffaient

bouguereau dit: 20 mars 2017 à 21 h 04 min

« Savoir ce que demande le lecteur, suivre la mode comme les midinettes, c’est le boulot de l’écrivain très contraint matériellement, c’est la condition sans laquelle pas de tirage sérieux (seul aspect qui compte). »

le « terme » qu’il aplait ça c’t’enculé..la modestie à la jacouille c’était le lusque suprème à cte figure de gargouille

bouguereau dit: 20 mars 2017 à 20 h 58 min

Ces orgues la n’ont rien à voir avec un orgue numérique faut bien l’avouer

mais si..on t’tord un peu les couilles et t’avoues toudsuite..

bouguereau dit: 20 mars 2017 à 20 h 55 min

Le mal et la jouissance du mal est probablement nécessaire à la fondation de l’ordre social

faut arrêter dfaire le djizeus à pas cher..too late..le mal ct’un truc inventé par olioud dracul..pour vende du pop corn et faire fauter les gonzesses sur lsiège arrière..ha si bonne clopine était là

Nicolas dit: 20 mars 2017 à 20 h 52 min

J’ai un cousin organiste qui a une âme, du coup il a les clefs des églises d’Auvergne. Ces orgues la n’ont rien à voir avec un orgue numérique faut bien l’avouer. Avec un truc de ce genre dans son salon y’a moyen de bien se la peter.

bouguereau dit: 20 mars 2017 à 20 h 49 min

Les gens n’ont qu’une âme très légère, très superficielle, ils ne se rendent souvent même pas compte de ce qu’ils vivent. C’est sans doute chez eux une stratégie inconsciente pour survivre

du trés trés mauvais céline ça dracul..

hamlet dit: 20 mars 2017 à 20 h 47 min

« WGG : Quant à mon père il n’a jamais dit un seul mot sur la période de la guerre. »

oui, en effet, si on observe sa progéniture on touche là aux limites de la transmission génétique.

WGG, vous pensez que cela aurait lui fait plaisir, à votre taiseux de père, tout vos déballages qui frôlent l’indécence ?

vous ne voulez pas rester fidèle à sa mémoire et retrouver un minimum de pudeur ?

bouguereau dit: 20 mars 2017 à 20 h 47 min

si la fin du monde c’est pus que du lavment à mèmère..tout foutrait vraiment lcamp dracul

bouguereau dit: 20 mars 2017 à 20 h 46 min

Maintenant on l’enregistre (à différentes vélocités etc )et on le restitue

et l’orgue..toutes les chapelles..

Widergänger dit: 20 mars 2017 à 20 h 42 min

Les gens qui tiennent des propos antisémites, Jibé, ce sont pour la plupart de braves gens comme l’étaient ma grand-mère, ma mère, mon oncle ou ma tante (qui vit toujours). Quand j’étais enfant, je les entendais sans cesse parler des juifs, je ne savais même pas alors de quoi il s’agissait. Mais j’étais étonné de ça, de cette obsession des juifs, les juifs ceci les juifs cela. Ils ne se rendaient même pas compte que mon père était un Juif…! Et pire que ça, que sa mère et sa tante étaient passés par les fours crématoires d’Auschwitz qui ne disait alors rien à personne dans ma famille. En vacances, j’entendais mon oncle nous parler de temps en temps de sa captivité en Tchékoslovaquie. Et c’est tout. Et il en parlait de manière très superficielle. C’est moi qui ai reconstitué les événements. Je suppose qu’il a été fait prisonnier dans la poche de Dunkerque selon toute hypothèse parce que ça ne peut guère être autre chose mais il n’en a jamais parlé non plus. Il ne parlait des choses que sous forme de clichés lui aussi. Quand Passou dit dans son roman Golem qu’on peut manipuler les gens comme on veut, il n’a pas tort. Les gens n’ont qu’une âme très légère, très superficielle, ils ne se rendent souvent même pas compte de ce qu’ils vivent. C’est sans doute chez eux une stratégie inconsciente pour survivre. Mon oncle avait survécu à sa captivité mais il ne savait absolument en parler. Quant à mon père il n’a jamais dit un seul mot sur la période de la guerre. Pas un seul ! C’est dingue quand même ! Mais c’est comme ça. Trop douloureux .

Nicolas dit: 20 mars 2017 à 20 h 40 min

En fait l’intérêt d’un piano numérique ce n’est pas le son, sinon on achèterait un synthé, c’est la touche du clavier. Et accessoirement de le descendre à la cave.

JiBé dit: 20 mars 2017 à 20 h 36 min

« j’ai toujours été zen. »

Tu gueulais si fort qu’on ne pouvait pas le voir, WGG ! La balance se serait-elle renversée ?

Nicolas dit: 20 mars 2017 à 20 h 35 min

38, déjà dit. Il y a différents types de synthèse du son. Maintenant on l’enregistre (à différentes vélocités etc )et on le restitue. Du coup c’est (presque) comme un vrai piano.

Widergänger dit: 20 mars 2017 à 20 h 34 min

Guerre de religion, non. Guerre civile, peut-être. Il faut espérer qu’on réussira à s’en passer. Mais la lutte sera chaude, je le crains fort. On ne va pas résoudre le problèmed e l’islamisme dans le monde aussi facilement que ça. Les forces en jeu sont tout à fait considérables. Mais la Modernité pousse derrière et c’est une vague de fond qui emportera aussi l’islamisme au bout du compte. C’est inéluctable, c’est le courant de l’histoire. Mais la démocratie dans les pays arabes accouchera dans la douleur. Et on ne pourra pas en éviter chez nous les dommages. Espérons qu’ils ne soient que collatéraux.

JiBé dit: 20 mars 2017 à 20 h 28 min

Ce que tu as dis sur l’antisémitisme au sein de ta famille est très beau et courageux, WGG. Je ne crains pas pour les Juifs en France aujourd’hui : les Arabes ont pris le relaie. Une nouvelle guerre civile ou une nouvelle guerre de religion ?

Nicolas dit: 20 mars 2017 à 20 h 24 min

Dans ma famille je n’ai jamais entendu de propos antisemite. Ma grand mère disait que Petain quand même il a sauvé la France ou quelque chose dans ce genre et mes parents, oncle et tante lui disaient chut on ne dit pas ca. J’avais à peine dix ans. Et puis adulte j’ai vu cette vidéo oú les francais sont dans la rue et salut le round d’honneur du maréchal, c’est très impressionnant. Ma grand mère n’était pourtant pas raciste.

JiBé dit: 20 mars 2017 à 20 h 23 min

WGG, je ne te reconnais plus, t’as fumé un joint, ou tu t’es reconverti en bonze, completely zen ?

Widergänger dit: 20 mars 2017 à 20 h 18 min

Ceci dit, Jibé, je ne pense pas que l’extrême droite française soit un réel danger pour les Juifs. Nous ne sommes plus en 1933. En revanche, l’extrême droit est un réle danger pour les musulmans qui vivent tranquillement en France et demandent simplement qu’on leur fiche la paix. Mais en fin de compte, je ne pense pas que l’extrême droite arrivera à s’imposer en Europe même si la menace qu’elle fait planer sur nos sociétés démocratiques ou qui se targuent de l’être, existe bel et bien. Je crois qu’au bout du compte, la démocratie finira quand même par être la plus forte et réussira à maîtriser toutes ces angoisses qui poussent les braves gens vers les extrêmes. Mais la lutte sera chaude.

hamlet dit: 20 mars 2017 à 20 h 08 min

Phil, le style dites-vous ? le style à la française ?
c’est vrai que nos écrivains sont stylés.

désolé mais même sur le style le rapprochement Rabelais Céline ne tient pas une seconde, non seulement il est indécent, mais en plus il est débile, c’est un total contresens que font les lecteurs qui ne savent pas lire.

le style de Rabelais n’a pas inspiré que les écrivains français, il a posé les règles de la littérature et inspiré les plus grands, jusqu’à Kundera.

il faut relire ce que dit Kundera de Rabelais, qu’est-ce qu’il aime dans ce style ? il aime une forme jubilatoire de la plume qui le fait échapper aux modes et aux dogmes de son époques, Kundera a puiser dans Rabelais toute son énergie pour échapper à son époque.

c’est un style qui ne peut faire l’économie de la sincérité.

s’ils avaient vécu à la même époque, non seulement Céline n’aurait pas été l’ami de Rabelais, mais en plus Céline aurait incarné tout ce que Rabelais détesté le plus : le suivisme et cette hypocrisie qui pousse l’écrivain a toujours se placer du bon côté du manche.

Sûr que Rabelais ne l’aurait pas loupé le Céline.

parce qu’il n’y pas que le personnage Céline qui ment, il y a tout ce qu’il écrit, toute son oeuvre n’est qu’une posture hypocrite et menteuse.

ce côté : je suis du côté des damnés de la terre, des opprimés, je défends les faibles, les veufs et les orphelins c’est tout du flan, que de la posture !

qui pour le coup a inspiré des bataillons d’écrivains français à la noix que nous avons eu a subir ces dernières et dont la race abjecte, par c chance, est en train de s’éteindre.

même l’antisémitisme de Céline trouve sa source dans son humanisme, son tiers mondisme et son amour pour les plus faibles, Céline c’est un Dieudonné avant l’heure.

il faut vraiment que la littérature nous ait entrainé bien bas pour défendre une parenté entre Rabelais et Céline, c’en est même affligeant de stupidité.

Widergänger dit: 20 mars 2017 à 20 h 08 min

L’antisémitisme est de toute façon une chose très étrange. Même dans ma famille il était diffus. Ma grand-mère, qui n’avait jamais fréquenté un juif de toute sa vie a eu une réflexion déplacée juste après la guerre quand ma mère lui a signifié qu’elle voulait se marier à un Juif. Ensuite, ma grand-mère a toujours trouvé mon père tout à fait charmant. Mais c’était comme ça chez les braves gens du peuple. Les clichés qui font tant de mal ! Ma mère elle-même a eu beau vivre plus de trente ans avec un Juif, elle tenait encore des propos parfois peu amènes à l’égard des Juifs. Quand je l’ai emmené à la synagogue de la rue de la Victoire un jour, elle a récriminé évidemment contre la relégation des femmes à l’étage. Elle récriminait même contre mon père qui ne se sentait pas juif pour un sou, si je puis dire… Enfin, tout ça est un salmigondis de stupidités qui est le terreau favorables aux pires monstruosités quand elles sont exploitées par un démagogue comme Hitler. La bête sommeille dans les souterrains de la société et elle sera toujours là. Il n’y a pas de solution à l’antisémitisme. Même Israël n’a pas mis fin à l’antisémitisme. Bien au contraire, d’ailleurs. Il n’a peut-être fait en fin de compte que le raviver. Le mal et la jouissance du mal est probablement nécessaire à la fondation de l’ordre social. C’est comme ça, on ne peut rien y faire en fin de compte. Simplement s’en protéger autant que faire ce peut.

JiBé dit: 20 mars 2017 à 20 h 04 min

Ce qui m’inquiète le plus, WGG, c’est ce qui vient. Et le grand silence des intellectuels, dont Passou, face à la possible venue de Marine Le Pen au pouvoir. Cette « prudence » est condamnable. Ce pourrait être un raz de marée, qui emporte tout sur son passage. Nombreux seront alors les courtisans de la dernière heure, qui affirmeront, la main sur le coeur, qu’ils étaient des sympathisant actifs, mais secrets, depuis toujours ! La présidente et son Premier ministre, Philippot, n’auront que l’embarras du choix…
Cet opprobre général déversé par les médias sur le politique ne peut à terme que détruire la démocratie. Adieu alors la liberté de penser, de parler. Il nous faudra prendre la maquis sur internet et échanger entre nous en langage codé…

Nicolas dit: 20 mars 2017 à 20 h 02 min

Dans ce cas le sens de recherche serait du mal vers le bien et pas l’inverse comme dit Passou. J’ai compris? Taguieff se demande « comment cet homme d’ordre, réactionnaire, antihumaniste et antiprogressiste, a-t-il pu écrire Voyage… ? Céline confie lui-même la réponse à son ami et confident Joseph Garcin : « Savoir ce que demande le lecteur, suivre la mode comme les midinettes, c’est le boulot de l’écrivain très contraint matériellement, c’est la condition sans laquelle pas de tirage sérieux (seul aspect qui compte). » » Mais si Celine est un menteur ça fout la merde. C’est clair.

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 20 h 01 min

Blabla : »Il a toujours été interdit d’être antisémite. La morale l’interdit avant la loi. La morale est transcendante à la loi, de toute éternité. Tous les antisémites le savent parfaitement bien.  »

Encore n’importe quoi. Évidemment.

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 19 h 56 min

D’ailleurs, il y aurait beaucoup à dire sur l’idée qu’on se faisait dans certains milieux de Lucette D., mais le temps n’est pas encore venu de le faire.

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 19 h 49 min

Céline a puisé son antisémitisme dans son milieu familial, surtout auprès de son père. Et comme, contrairement à ce qu’il a fait croire dans Mort à Crédit il était un très bon fils, il a continué à être un très bon fils. Mais il est loin d’être le seul. J’ai souvent dit ici qu’on entendait encore il y a trente-cinq ou quarante ans -Mon dieu! Comme le temps file!- tomber de la bouche de personnes très bien et d’un certain âge, et même il faut bien le dire parfois beaucoup plus jeunes, des propos étonnants qui leur vaudraient aujourd’hui la correctionnelle et de la prison ferme . Ce qui nous scandalise et nous parait énorme chez un Morand, chez un Céline, était encore monnaie courante à cette époque et circulait sans entraves.

Tombé d’une de ces bouches, à propos de Céline:
– Je déteste son style mais j’admire ses idées.
On voulait même aller sonner chez la veuve, non à cause de génie du défunt mais pour ce qu’il fallait supposer être son martyre.
Heureusement, ensuite, mon père m’en reparlait.

Janssen J-J dit: 20 mars 2017 à 19 h 45 min

@ La Fontaine avait tout compris de ce qu’il faut penser de l’égalité homme-femme (dixit).
C’est cela, voui : « Deux coqs vivaient en paix. Une poule survint. Et voici la guerre allumée. »
J’ai observé que Ch(x) composait aussi élégamment et sans bavure sur le clavier de la rdl que sur les touches de son Steinway pour déployer d’ineffable gymnopédies littéraires.
Et que R. s’était très opportunément remobilisée en dépit de ses tendances sécessionnistes liées à une fatigue passagère d’être soi.
Beaucoup de légèreté collective dans la soirée, qui nous éloigne des lourdesses d’AO, l’explication par la paranoïa de LFC n’étant pas des + convaincantes pour justifier ses délires antisémites.
Et toujours l’absence de l’indispensable billet de Frank Renato que l’on doit déplorer.
On dirait que Manu Macron n’fait pas consensus ici, c bizar alors que le baclofène est qd même d’une thérapie assez efficace. S’il est la cible de tant de rejets de la part de ses concurrents, donc. Y aura-t-il un autre débat sur le programme des 6 outsiders éjectés sur la rdl de tf1
Lu un CR intéressant aujourd’hui que je mets un link, au cas où l’serait passé inaperçu. D’après qu’on n’en aurait plus pour très longtemps à sévir sur la rdl, qu’on est tous appelés à devoir se reposer l’âme bientôt, avec F. Cheng. Donc, je ne mange plus ce soir ni les autres jours, ça ne sert à rien
http://www.laviedesidees.fr/Bientot-eteints.html
Bonne soirée à toussent.

Widergänger dit: 20 mars 2017 à 19 h 44 min

Mais si, Jibé ! Il a toujours été interdit d’être antisémite. La morale l’interdit avant la loi. La morale est transcendante à la loi, de toute éternité. Tous les antisémites le savent parfaitement bien.

Tout auteur de propos racistes ou antisémites sait parfaitement bien qu’il s’engage sur la voie du mal. C’est précisément ça qui le fait jouir. Et c’est en cela qu’il est malade. Mais malheureusement on n’y peut pas grand-chose.

JiBé dit: 20 mars 2017 à 19 h 36 min

Colette n’était-elle pas la présidente du Goncourt quand le prix fut attribué à Simone de Beauvoir, Passou ?

JiBé dit: 20 mars 2017 à 19 h 31 min

Pour qu’il y ait transgression il faut qu’il y ait interdit, WGG. En ce temps-là il n’était pas interdit d’être antisémite, mais de le dire ouvertement. Un peu comme pour le vote en faveur de Marine Le Pen, de moins en moins honteux…

Widergänger dit: 20 mars 2017 à 19 h 30 min

Oui, je le pense aussi, Jibé. C’est plus dans la proclamation publique que dans la chose elle-même. Mais la proclamation, du fait qu’elle soit publique, engage celui qui la fait. Il y a aussi une scène de transgression cette fois-ci en acte, une scène de sauvagerie, dans Les Falaises de marbres, de E. Jünger. C’est une critique du nazisme de la part de Jünger. Mais il y avait ça profondément dans le nazisme, cette jouissance de la transgression, jusqu’au plus haut niveau de l’État chez Hitler lui-même qui n’était pas froid à ce sujet.

oursivi dit: 20 mars 2017 à 19 h 29 min

Mais les fous, il faudrait sérier, sont parfaitement cohérents avec eux-mêmes, dans leur référentiels, ils sont normaux.
Mein Kampf était probablement très cohérent avec une situation insane, la preuve, l’impact qu’il eut…
Mais cohérent ou pas, dans le référentiel qui structurait les hommes d’avant et d’après, il était l’oeuvre d’un dingue, qu’un psychiatre classerait dans des rayons parano psychotique, absolument découplé de tout sens critique qui aurait la préservation de la vie comme axiome de base, comme de la liberté de pensée, et celle d’en exprimer le produit. Mais pour boucler avec mes propos récents sur la façon dont les sociétés modernes peuvent par ivresse d’elles-mêmes s’autodétruire, la liberté non de penser mais sa diffusion, doit aussi trouver ses limites.
Les propos d’incitation au meurtre ou aux haines raciale, doivent être proscrites, ou sacrément entourés, pour le moins.

Pas toujours le cas, notamment dans le domaine religieux, avec les conséquences que l’on sait…

AO

JiBé dit: 20 mars 2017 à 19 h 28 min

Simone de Beauvoir aussi a beaucoup lu et beaucoup appris de sa lecture Colette, à l’adolescence, WGG.

Euh, pour ta compréhension de la nature féminine, tu as trop lu Zemmour et pas assez Beauvoir, justement !

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 19 h 28 min

Blabla « Colette, qui est loin d’être une écrivaine… »

Le chapelet de sottises est en marche. Et Criri qui va ensuite repenser à lui dans le bus, et le comparer à Shakespeare. Quel feuilleton.

Colette n’est pas un écrivain… On rêve.

Widergänger dit: 20 mars 2017 à 19 h 25 min

Oui, mais c’est autre chose, ça, Jibé. C’est le processus naturel dans la construction de l’Œdipe. Mais la transgression dont je parlais est plutôt d’ordre pathologique. Un Œdipe justement sans doute mal construit.

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 19 h 24 min

Blabla : « C’est à Georges Bataille qu’il faut faire appel pour comprendre Céline. »

Le grouillot des lettrines a encore frappé. Commençons donc par le père de Céline. On verra ensuite s’il reste du temps pour Bataille.

JiBé dit: 20 mars 2017 à 19 h 23 min

Mais dans le cas de Céline, la transgression, si transgression il y a, est plutôt dans la proclamation publique de l’antisémitisme que l’antisémitisme lui-même, largement partagé, en toute discrétion, par la plupart de ses contemporains ?

Widergänger dit: 20 mars 2017 à 19 h 23 min

Non, ce n’est pas de la misogynie, Jibé. Simplement de la lucidité ! Toute cette énorme sottise de notre époque, il est bon de temps en temps de la regarder dans les yeux. Notre époque a tellement perdu le nord que plus personne n’ose dire qu’une femme n’est heureuse que soumise à un homme. C’est tragique pour l’amour. C’est véritablement une époque foutue… !

Non, on n’étudie plus guère, c’est vrai, Colette. Ce qui est un grand tort. Aragon souligne précisément, dans ses Entretiens avec Francis Crémieux, en 1964, combien La Fin de Chéri l’a influencé pour écrire Aurélien pendant la guerre. Aragon était une femme à sa manière, ne l’oublions pas. Il avait une grande sensibilité féminine, et il savait apprécier à leur juste valeur l’écriture sensible d’un écrivain comme Colette, qui est loin d’être une écrivaine…

Delaporte dit: 20 mars 2017 à 19 h 22 min

La Fontaine et Shakespeare : chez ce dernier, les femmes ont quelquefois le pire rôle, par exemple dans « Macbeth ». Toutes les femmes de tyran ne sont pas (apparemment) aussi douces qu’Eva Braun le fut pour Hitler, qui sans doute n’avait pas besoin d’être beaucoup encouragé pour commettre des crimes.

JiBé dit: 20 mars 2017 à 19 h 20 min

« cette jouissance de la transgression est quelque chose de proprement effrayant. »

Elle commence avec le caca-boudin qui fait tant se ré-jouir les enfants, WGG.

Widergänger dit: 20 mars 2017 à 19 h 17 min

Non, je ne crois pas que Céline ait jamais été fou. Tout juste un peu timbré. Simplement il se laisse emporter par les mots, il jouit de son emportement. Il en jouit parce que c’est une transgression, de tapper à bras raccourcis sur les Juifs circoncis. C’est à Georges Bataille qu’il faut faire appel pour comprendre Céline. Et c’est là où on peut vraiment se rendre compte à quel point cette jouissance de la transgression est quelque chose de proprement effrayant.

JiBé dit: 20 mars 2017 à 19 h 15 min

« La Fontaine avait tout compris de ce qu’il faut penser de l’égalité homme-femme ! »

Je comprends les réactions de ta ministre, WGG, tu fais converger la morale de La Fontaine dans le sens de la misogynie la plus primaire ! C’est vrai que George Sand ou Colette ne sont pas au programme dans le secondaire ?

Delaporte dit: 20 mars 2017 à 19 h 13 min

Certaines femmes au pouvoir sont de véritables fléaux. Pas besoin de remonter très haut dans l’histoire : Golda Meir, Mme Thatcher…

Delaporte dit: 20 mars 2017 à 19 h 11 min

Pour les femmes au programme du bac, la bonne nouvelle, surtout, c’est d’y avoir mis Mme de La Fayette.

Nicolas dit: 20 mars 2017 à 19 h 04 min

Je vais vérifier ce que vous dites Chaloux, je ne suis pas spécialiste en piano à queue, on en sonorise pas tous les jours…

JiBé dit: 20 mars 2017 à 19 h 04 min

« Il était devenu fou, sans aucun doute. »

Ou Céline comment s’en débarrasser, Oursivi ! Pas si simple le gus, et sa trilogie allemande est une oeuvre parfaitement maitrisée…

Nicolas dit: 20 mars 2017 à 18 h 57 min

Le seul piano droit qui sonnait que j’ai entendu était dans un studio d’enregistrement trop petit pour accueillir un piano à queue. C’est tout.

Widergänger dit: 20 mars 2017 à 18 h 56 min

Les femmes au pouvoir, c’est un atout majeur pour assurer la paix du monde et humaniser un peu ce monde de brutes mâles. Il n’y a qu’à lire La Fontaine pour s’en assurer. Mais qui le lit à part les profs de lettres et leurs élèves ? Ainsi dans « Les obsèques de la la lionne », La fontaine souligne-t-il l’humanisme de la lionne quand un des courtisans, le Cerf, se voit reprocher de ne pas pleurer à ses obsèques :

« Le Cerf ne pleura point. Comment eût-il pu faire ?
Cette mort le vengeait : la Reine avait jadis
Étranglé sa femme et son fils. »
(v.25-27)

La Fontaine avait tout compris de ce qu’il faut penser de l’égalité homme-femme !

Nicolas dit: 20 mars 2017 à 18 h 53 min

La plupart des pianos droits qu’on trouve à droite à gauche sont des pianos bas de gamme fait avec des matériaux moyens. C’est tout. Les gens (genre les gens normaux, parce que les autres achètent des pianos à queue) achètent un piano en bois qui rentre dans leur salon hi hou et puis ça fait du bruit, ça coûte chers de l’accorder (plus il est pourri et plus faut l’accorder souvent) et quand faut déménager on essaye de refourguer pour rien cette bouse au prochain proprio…. Avec un piano numérique tu peux y ajouter des machines numériques et lui redonner vie à l’adolescence.

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 18 h 49 min

Widergänger dit: 20 mars 2017 à 18 h 42 min

Il parait que le chef d’œuvre de Blabla sera lui aussi bientôt au « bac L ». C’est la fosse à compost, juste en face de l’enclos à canards, après la bauge à cochons.

Widergänger dit: 20 mars 2017 à 18 h 47 min

La Valaud bellecassetout veut plus de femmes écrivaines dans le promgramme de l’agrégation pour le Moyen-Âge. Elle va avoir du mal à en trouver, à part la géniale Marie de France. C’est une ministre un peu vaine. Ah ! on vit vraiment une époque formidable !

Widergänger dit: 20 mars 2017 à 18 h 42 min

L’égalité homme-femme a vraiment du bon. On va enfin pouvoir étudier au plus près des « philosophesses ». Ça manquait mais on s’en (ré)jouit…

Delaporte dit: 20 mars 2017 à 18 h 32 min

« Delaporte, pour Mme de La Fayette, j’ai donné la nouvelle tôt ce matin ! »

Vous avez bien fait de me précéder, JB. Pour moi aussi, c’est une bonne nouvelle, quoique tardive.

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 18 h 31 min

Nicolas, pour un ingénieur du son, votre vision du piano (à propos duquel vous racontez n’importe quoi, ce qui est bien votre droit, mais on arrête là SVP) est pour le moins inquiétante. Les très gros Blüthner droits qui font 130 de haut, les Steinway et les Bosendorfer, sont parait-il très bien. Inconnus de moi, et hors-budget.

Vous avez raison, D., mais l’esprit souffle quand il veut, et je n’allais tout de même téléphoner à boumou pour lui dire de rappliquer.

oursivi dit: 20 mars 2017 à 18 h 29 min

Eh ben dites-donc, PAssou, si c’est pas un juste coup de pied aux fesses, c’est que c’est une tarte sans crème qui ne les déridera pas !

Très bien envoyé.

Je n’ai jamais ouvert ses pamphlet… de peur de salir l’admiration qu’ai pu avoir pour l’auteur du Voyage, puisque de toutes façons, ma lecture « D’un Château l’autre » m’avait convaincu de sa dérive mentale psychotico-paranoïaque. Il était devenu fou, sans aucun doute.

Ce bouquin est cette espèce de cauchemar éveillé qui dit bien ô combien loin du réel s’était enfui son auteur, à l’ingré de son plein su.

L’onirisme involontaire qui baigne ces pages est une telle démonstration des pathologies rampantes qui rongèrent progressivement cet homme qu’il n’est que de peu d’avantage d’aller voir la suite de ses délires devenus totalement insanes comme abjects.

Comme il est totalement débile d’attaquer sous l’angle moral ce type gagné par la folie.

Ce type dont le génie initial avait débusqué la parfaite absurdité de l’existence, bien aidé par sa participation à la première guerre mondiale, dont elle est un des plus atroces fleurons historiques…

Qui lit le bouquin de Marc Ferro (l’Aveuglement) – comme moi en ce moment – comprend mieux comment les sociétés s’aveuglent seules, jusqu’à se perdre elles-mêmes à dénaturer leurs principes pour les mener toujours plus loin sans discernement, emportées par leur idéologie qui échappe à tout sens critique.

On connait la fameuse tirade d’Imre Kertesz sur le goût qu’elles développent pour s’autocritiquer à s’en détruire, pour se mettre à adorer leurs pires ennemis pour se rassurer de leur propres bonnes intentions, ne voyant pas quand celles-là deviennent un suicide.

J’avais transcrit ici récemment la façon dont Gide avait salué (dans « feuillets d’automne ») les propos tout à fait similaires en leur analyse de la situation allemande post 14-18, signalant ô combien Hess et Mann étaient prophétiques comme fraternels de ce dont nous a nourris récemment Kertesz.

Quel rapport avec Céline, ironisez-vous ?

Il fut en plus radical, un exemple vivant, écrivant, éructant de cette fuite dans l’irréalité dont se soigne certains esprits quand l’absurdité du monde leur parait trop grande à gérer.

Avec pour lui, tout son génie et son abjection.

Au lieu de Taguieff, lisez Ferro, c’est un prophète du dessillement, lui. Ils deviennent rares.

AO

D. dit: 20 mars 2017 à 18 h 24 min

Moi je ne dis jamais de mal des absents, Chaloux. Vous devriez en faire de même. Je ne dis pas ça pour chercher à me mettre en valeur, les gens savent bien qui je suis depuis le temps que ça dure, je dis ça pour que vous deveniez meilleur s’il en est possible.

Nicolas dit: 20 mars 2017 à 18 h 24 min

3 pieds, au temps pour moi. Je déconseillerais le piano droit, un piano droit qui sonne je n’en ai rencontré qu’une fois dans ma vie d’ingénieur du son. L’enfance ne compte pas pour ce genre de chose si ce n’est pour les souvenirs proustiens. Le piano numérique est plus que correcte de nos jours et il peut se déménager.

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 18 h 18 min

Ensuite, boumou s’assoit une cuvette pour rechercher les fuites. C’est le principe de la chambre à air.

Nicolas dit: 20 mars 2017 à 18 h 15 min

Désolé de vous importuner, la planche sert à donner la couleur, le reste autour, la grosse boîte posée sur 4 pieds c’est la caisse de résonance.

JiBé dit: 20 mars 2017 à 18 h 11 min

Delaporte, pour Mme de La Fayette, j’ai donné la nouvelle tôt ce matin ! Et personne n’a moufté. Du temps de Clopine, çà ne se serait pas passé comme ça !

JiBé dit: 20 mars 2017 à 18 h 09 min

« Et il est heureux »

Par les oreilles ou plus fondamentalement, Chaloux : autrement dit, il faut que ça lui rentre par quels trous ?

Delaporte dit: 20 mars 2017 à 18 h 07 min

L’Education nationale fait enfin la découverte : :

« Pour la première fois, une plume féminine, Mme de Lafayette, va figurer au programme officiel de terminale littéraire. »

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 18 h 04 min

JiBé dit: 20 mars 2017 à 17 h 54 min
« C’est aussi l’avis du boug, qu’il met en pratique dans la confection de ses godes ceintures, D. ! »

Après, il demande à sa femme ou à son fils adoptif -majeur, je précise, il a soixante cinq-ans-, si elle est en courses, de souffler dedans en jouant Au clair de la lune. Et il est heureux.

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 18 h 00 min

Non, pénible Nicolas, sur un piano ce qui produit le son, c’est la table d’harmonie (une table n’est pas une caisse, que je sache, c’est si vous voulez une planche, pour vous parler un langage qui vous parle). Le marteau frappe la corde, la transmission du son est assurée sur la table qui l’amplifie par les chevalets. La table est tenue et rigidifiée par la ceinture (sur les pianos à queues) et par le barrage. Pas de caisse, une planche. Mais vous pourrez toujours retirer toutes les planches d’un piano droit -qui n’a pas de ceinture-, en haut et en bas, le piano fera toujours entendre un son de piano. A condition, évidemment de ne pas toucher à la table, la « planche » qui se trouve à l’arrière.

JiBé dit: 20 mars 2017 à 17 h 54 min

« une flûte en plastique sonne nettement mieux qu’une flûte en bois. »

C’est aussi l’avis du boug, qu’il met en pratique dans la confection de ses godes ceintures, D. !

D. dit: 20 mars 2017 à 17 h 44 min

Une tension de 15 à 30 tonnes, pour l’ensemble des cordes c’est possible.
Ça ferait en effet une moyenne de 100 kg par corde. Bien entendu les graves sont bien plus solides que les aiguës. En effet le cadre doit être costaud !

Les gens sont encore trop facilement convaincus qu’un bon instrument ou qu’une bonne enceinte acoustique dovient être en bois. C’est en réalité totalement faux. Le bois à été durait des siècles le seul matériau solide aisement faconnable et assemblable.
Les meilleures enceintes acoustiques, les meilleurs instruments devraient être fabriqués en béton. C’est moins sensuel mais beaucoup plus efficace en terme de maîtrise des vibrations et la tenue de la forme.
Est-ce pour cela que le secret de Stradivarius résidait dans l’adjonction de roche voclanique au bois de ses violons ?
Certains plastiques inertes sont aussi bien meilleurs que le bois, pour moi une flûte en plastique sonne nettement mieux qu’une flûte en bois.

Nicolas dit: 20 mars 2017 à 17 h 43 min

Non, la table d’harmonie donne la couleur (sur une guitare on parle des touches, le bois qui recouvre le manche). La caisse aussi forcément mais son but est d’amplifier. Si vous accrochez votre cadre dans l’air votre son de piano aura l’air ridicule. Comme une harpe qui n’aurait pas de caisse de résonance. Qui dit corde dit caisse de résonance.

Nicolas dit: 20 mars 2017 à 17 h 40 min

Ce qui est bien avec cette histoire de Céline c’est que tout les articles sont réservés aux abonnées sur des revues littéraires « prestigieuses ». Bonjour l’entre soi, m’étonne pas que le premier quidam venu raconte n’importe quoi.

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 17 h 39 min

Mouais, dans un piano il y a une caisse de résonance pour amplifier le son.

Nicolas, vous confondez (avec le vin de?) la table. Mais c’est vrai pour la guitare, le violon etc.

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 17 h 35 min

Rose, certains pianos sont tropicalisés, c’est à dire traités pour supporter des taux d’humidité inhumains, résister à la rouille etc. C’est un peu ou beaucoup plus cher, mais ça vaut le coup, même en France.

D., un piano est un piano, c’est certain, c’est pourquoi je n’ai jamais compris que des pianistes très moyens (à part des écrivains riches à millions, Hurkhurkhurk!) mettent des fortunes dans des instruments très haut de gamme qui, contrairement à ce qu’ils imaginent, n’amélioreront pas leur jeu. Même sur un Steinway, un Fazioli ou un Blüthner, un mauvais pianiste reste un mauvais pianiste. Si lui ne l’entend pas, les autres sont là pour l’entendre, et généralement pour le lui faire savoir. Choisir un piano, c’est comme faire un bon mariage, l’essentiel est de vivre avec qui on s’entend. Je me souviens vers l’âge de dix ans avoir essayé dans un magasin bien connu du faubourg Poissonnière, un pauvre petit piano droit, avec une caisse très éprouvée, et je crois bien sans marque. Mais il était d’une richesse harmonique exceptionnelle, et j’en garde la nostalgie et le souvenir comme une de mes rares (on compte ça sur les doigts d’une main) grandes rencontres. Il y a quelques années aussi, un petit droit Elcké dans un dépot-vente près de Montmorency, 200 euros, le modèle très modeste qui équipait le collège où je suis allé, avec lequel je serais reparti si on ne m’avait fait la leçon. Récemment, me rendant dans un magasin également bien connu pour y racheter des coupelles qui évitent d’abîmer les parquets et insonorisent un peu, j’ai essayé tout un tas de grands bazars de marques prestigieuses hors de prix, tous aussi injouables et mal réglés les uns que les autres. Satisfaction après cela de retrouver mon petit bonhomme…

rose dit: 20 mars 2017 à 17 h 31 min

Y a la mandoline qui a un son un peu métallique aussi.

Le ventre tambien. La guitare on la tient contre son centre. Ça fait double caisse de résonnance.

Nicolas dit: 20 mars 2017 à 17 h 27 min

Mouais, dans un piano il y a une caisse de résonance pour amplifier le son. Il y a un couvercle qui lui peut servir à atténuer le son ou à l’orienter pour que tes petits camarades s’entendent. Pour une guitare comme tu la tient dans les mains et avec ton corps elle te vibre les os via les doigts et les nichons. Il y a plusieurs formes (western ou djumbo par exemple) et certaines font plus de bruit que d’autre et le son ne se diffuse pas toujours pareil. A part ça le son décroit de façon logarithmique, donc a chaque fois que tu doubles la distances tu perds le même niveau (pour une source ponctuelle).

christiane dit: 20 mars 2017 à 17 h 16 min

Sur le fil du billet précédent quelques mots pour Gilles et Emmanuel – 17h14 (Vermeer) et pour W. -0h14(sa pensée)

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 17 h 10 min

C’est possible, D., ma science s’arrête très court. Michelangeli démontait et réglait lui-même ses pianos. Un jour avant un concert, il insiste auprès d’un technicien qui trouvait que tout était parfait pour démonter encore une touche. On s’aperçoit alors qu’une petite pièce était montée à l’envers, ce dont personne ne s’était aperçu, sauf lui.

rose dit: 20 mars 2017 à 17 h 10 min

Ah.
En Amazonie il y a des bois très durs et imputrescibles.
Le piano de Out of Africa a dû beaucoup souffrir alors.

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 17 h 02 min

« pour les instruments à cordes « .

Il fallait lire « pour les cordes » (violon, violoncelle etc.). le piano est évidemment classé parmi les instruments à cordes, pas à piston.

D. dit: 20 mars 2017 à 16 h 59 min

Comprimer le son ? Ça ne veut rien dire. Il y a bien la compression dynamique, réalisée par un circuit électronique. Pas par une caisse.
Vous vouliez sans doute parler de l’atténuation ? De l’absorption ?

Delaporte dit: 20 mars 2017 à 16 h 51 min

« On imagine ce que Céline écrirait sur l’Islam aujourd’hui !
Houellebecq manquerait-il de couilles ? »

Houellebecq, c’est un esprit complètement différent, tourné vers le repos, la paix… qui recherche une certaine mystique apaisante dans ce qu’il vit (comme Huysmans). Houellebecq se fera moine un jour, c’est moi qui vous le dis !

D. dit: 20 mars 2017 à 16 h 48 min

Un piano est un piano, je n’en démords pas. Et le son, ça reste du son. Les fréquences aiguës sont très directives, question de longueur d’onde, les graves pas du tout et passent partout. Le tout décroît en fonction du carré de la distance, de la température, de la pression atmosphérique, de l’hygrométrie.
C’est tout. Y’à pas besoin de se faire du mal plus qu’il n’en faut.

JiBé dit: 20 mars 2017 à 16 h 48 min

« c’est pas un tiercé »

Ah bon ! C’est à tous les coups perdant, qu’importe le gagnant…

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 16 h 45 min

Pas de souci, Rose, c’est très amusant de vous répondre.

Si la caisse du piano joue un rôle, ce serait plutôt de comprimer le son dans un espace restreint (encore que quand on l’ouvre). La qualité de la ceinture -encadrement de la caisse-, réalisée dans un bois très dur de type acajou, qui ceint la table d’harmonie est très importante. La tension des cordes est comprise entre 15 et 30 tonnes ou un peu moins, ce qui signifie qu’il faut tout de même une bonne base de construction pour éviter que le piano ne se disloque sous l’effet de cette tension (fentes du cadre en fonte etc…). Quand la table commence à se fendre (40-50 ans ou davantage), on la flipote, c’est à dire qu’on comble avec de petits morceaux d’épicéa, des flipots, les fentes ouvertes -ou qu’on ouvre-, ce qui permet à la vibration de continuer à se propager d’une manière homogène sur la table.

bouguereau dit: 20 mars 2017 à 16 h 35 min

M. Taguieff lui interdit-il de paraitre ici après l’éreintement ?

c’est comme les deux flics phil..y’en a hun qui fait le bon l’ote le méchant

bouguereau dit: 20 mars 2017 à 16 h 32 min

celui pour lequel j’ai déposé un bulletin dans l’urne s’est toujours fait rétamer

c’est pas un tiercé les élections baroz..

bouguereau dit: 20 mars 2017 à 16 h 31 min

L’ouverture de l’anus ne joue-t-elle pas un rôle capital dans le processus, Chaloux ?

tu l’épuises baroz

JiBé dit: 20 mars 2017 à 16 h 30 min

« Je gage que tu es plus éclairé que moi sur ce point. »

Oui, plus éclairé de l’intérieur, sans doute, mais je connais moins bien la musique que toi, en conséquence de quoi, je ne saurais t’éclairer à mon tour…

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 16 h 28 min

Rose, pour les instruments à cordes (bien que le piano en soit pourvu en quantité, il n’y est pas classé), c’est me semble-t-il l’âme qui joue un rôle particulier. Le piano n’a pas à ma connaissance de « caisse de résonance » (ou alors je me suis fait avoir comme un bleu).

Et maintenant, s’il vous plait, Jacques et Rose, laissez-moi partir, votre esprit m’épuise.

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 16 h 25 min

Jibé, dans certains cas c’est possible. Je me souviens d’une note pleine de dégoût de Jouhandeau disant que je ne sais plus qui « joue avec ses fe.sses ». Il faut entendre qu’il les remue sans arrêt. A quelles fins? C’est une autre question. Je gage que tu es plus éclairé que moi sur ce point.

rose dit: 20 mars 2017 à 16 h 22 min

C’edt immense. Pour un piano -pas droit- c’est l’espace où courrent les cordes à l’horizontale.

JiBé dit: 20 mars 2017 à 16 h 19 min

« il s’assoit, au niveau du plexus, quelquefois des épaules. Donc le son lui monte littéralement à la tête, ou plutôt monte face à lui comme un interlocuteur. »

L’ouverture de l’anus ne joue-t-elle pas un rôle capital dans le processus, Chaloux ?

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 16 h 15 min

A la guitare, Rose, je ne sais pas. Je vais poser la question à un de mes amis qui est un excellent guitariste. Je vous dirai. A la trompette, j’en doute (j’ai aussi connu un trompettiste mais il n’est plus question de lui poser des questions). Pour une raison simple. Au piano (je ne crois pas que ça puisse arriver sur un piano droit, mais il y a longtemps que je ne les pratique plus et j’ai oublié les sensations qui leur sont liées), la table d’harmonie -l’épicéa qui en vibrant produit le son achevé que vous entendez- est horizontal, et se trouve à peu près, suivant le piano, la taille du pianiste et la hauteur à laquelle il s’assoit, au niveau du plexus, quelquefois des épaules. Donc le son lui monte littéralement à la tête, ou plutôt monte face à lui comme un interlocuteur. (Au triangle, à la guimbarde et à la grosse caisse, une telle expérience me semble douteuse, mais si vous vous interrogez à propos d’autres instruments, n’hésitez pas à me questionner, j’essaierai de vous répondre).

rose dit: 20 mars 2017 à 16 h 13 min

Parlez en à un gitan jibé pour la guitare, vius serez surpris. Ou à un trompettiste, vous le saurez autant. Cela ne m’étonne pas la vie d’un instrument.
Vous pensez sûrement au musicien de Brême. Nombre de contes voient l’instrument prendre le dessus sur le joueur.

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