de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Ce que « tuer » veut dire aussi

Ce que « tuer » veut dire aussi

Ces meurtres en série ont eu lieu entre le 12 et 25 octobre 1793, au cœur de la Terreur, alors que Marie-Antoinette montait sur l’échafaud, en l’église de l’abbaye de Saint-Denis. La Convention nationale, agissant au nom du Comité de salut public, les a ordonnés par décret. Les victimes étaient des déjà-morts. Capétiens, Valois, Bourbons, tous des habitants de la nécropole royale. Dans une atmosphère devenue vite pestilentielle en raison de la putréfaction des cadavres, les Bourbons ont le privilège de recevoir les premiers coups de barre à mine, après que les portes des tombeaux eurent été enfoncés au bélier ; parmi eux, Henri IV est le premier à être sorti de son cercueil. Les autre suivront. On profana, on exhuma, on excava. Ca puait tellement que les ouvriers se plaignant des miasmes royaux furent soignés au vinaigre et au genièvre. Ce qu’exhale l’étude remarquable par sa précision, sa richesse documentaire, son originalité dans le double prisme historique et psychanalytique, de Paul-Laurent Assoun Tuer le mort (263 pages, 22 euros, puf) sous-titré « Le désir évolutionnaire »

Bilan de la rafle : 46 rois, 32 reines, 63 princes de sang, 10 serviteurs du royaume, une vingtaine d’abbés de Saint-Denis. Seuls le cardinal de Retz et Marie de Provence, introuvables, sauvèrent leurs os, le premier parce que Louis XIV l’avait privé d’épitaphe. Quant à Turenne, il fait figure d’exception en ce que son mausolée est le seul à garder toutes ses cendres : même mort,  le héros de la bataille de Turckheim en impose encore tant avec sa carcasse de guerrier et son visage fracassé par un boulet à Salzbach que les profanateurs lui épargnent la fosse commune, ce qui vaudra à son cadavre d’être conservé au Jardin des plantes puis au Musée des monuments français. violation_des_tombeaux_retouchee_bd

Toute barbare et irrationnelle qu’elle parut, cette acmé de vandalisme révolutionnaire est parfaitement documenté puisque un certain dom Germain Poirier a tout noté sur le vif et l’a calligraphié. Ces dix-huit pages ont brûlé par la suite mais une copie en avait été faite par un autre bénédictin, dom Druon, gardien du chartrier de l’abbaye. Surtout, Chateaubriand leur réservera une place de choix dans la quatrième partie de son Génie du christianisme. Victor Hugo s’interrogera dans plusieurs de ses lettres à un ami recueillies dans Le Rhin sur cet acharnement à transformer la poussière en poussière. Encore ignorait-il qu’un charretier du dépôt avait été jusqu’à retirer les étoupes qui faisaient office d’entrailles soutenant les chairs du ventre de Louis XIV, l’étriper et le défigurer (« lui faire perdre la face » relève l’auteur à raison) avant de le sortir hors de la basilique pour le lyncher face à la populace. Un commerce de reliques et fétiches prit corps, vite devenu trafic de mèches de cheveux, d’ongles, de dents d’origine naturellement royale.

Des meurtres, non des assassinats. C’est l’absolu du crime de lèse-majesté perpétré par des fous de la République persuadés que la nation est l’authentique majesté et que le roi est donc le coupable (raisonnement qualifié dans ce livre de « postulat de Saint-Just »). Non seulement mettre en cendres les corps royaux mais disperser les cendres. Ce n’est pas un hasard si Napoléon, héritier et liquidateur de la Révolution, a envisagé d’être enseveli à Saint-Denis. A cet effet, il chargea Vivant Denon de réhabiliter les lieux mais « Waterloo brisa net ce fantasme ». Après lui, la Restauration s’employa également à restaurer Saint-Denis à défaut de pouvoir en réveiller les fantômes royaux.

munch_TheScream_bigLe 21 janvier 1817, on fit réémerger des restes coagulés par la chaux de la fosse où les avaient précipités les fossoyeurs de la royauté et l’on procéda à la translation de la poudre des tombeaux. 38 tombeaux sont ainsi réinstallés. Il y en eut pour déplorer qu’au fond, toute cette affaire s’était traduite surtout par une agression contre… les monuments. On restaura dans un certain chaos historique (il fallait qu’à un roi de marbre corresponde une épouse de la même matière et tant pis si ce n’était pas vraiment la sienne) et monumental qui a préfiguré le règne d’architectes tels que Viollet-le-Duc et d’artistes démolisseurs tels que Haussmann. Paul-Laurent Assoun voit par là que la véritable politique de conservation des monuments historiques trouve son origine dans la profanation de Saint-Denis puisque sa restauration a eu pour effet de dissocier les corps de leurs tombeaux, et les rois de leur mausolée, ce dernier seul subsistant pour s’imposer en majesté dans l’éternité.

Nous ne sommes pas dans les excès de la Terreur, qui est elle-même un excès programmé de la Révolution, ou un extrême du régicide comme religion laïque. Point de bavures en l’espèce. Cette violence marche fièrement, la tête haute. Paul-Laurent Assoun parle plutôt de « version borderline de l’événement ».  Méditant sur les lieux de la transe, il écrit :

«  Il est difficile de faire ici l’économie du constat d’un moment psychotique de l’histoire… »

Il est d’ailleurs notable qu’un seul peintre ait voulu en laisser une trace artistique : Hubert Robert, le paysagiste des ruines, qui représenta l’abbaye non ruinée mais éventrée, voyant juste en donnant à son œuvre un halo mélancolique puisque le mélancolique est très précisément un homme ruiné. Paul-Laurent Assoun va plus loin encore en établissant un parallèle entre ce tableau et Le Cri d’Edvard Munch : béance du caveau et béance de la bouche de l’homme, silhouettes dans les fond des tableaux, cri de l’homme et cri des ruines… Il y a là une volonté de néantisation et d’éradication qui n’est pas sans rappeler également l’ordre de Louis XIV de faire raser par la poudre l’abbaye de Port-Royal des champs, jusqu’au cimetière qui devait disparaître de manière à rayer la mémoire du lieu, ce qui se traduisit par l’exhumation de nombre de jansénistes et la translation de leurs restes dans une fosse commune.

On les a tués post mortem en leur mausolée même, procédant ainsi à un second régicide, sous forme de parricide collectif. Cette guerre aux morts présente bien des aspects surréels (l’auteur, en lecteur de Freud, emploie souvent le terme d’unheimlich en allemand dans le texte, sans le traduire, comme Marie Bonaparte le fit, par « inquiétante étrangeté »). Car au motif souvent avancé (la nécessité de récupérer le précieux plomb des caveaux pour le fondre et en faire des canons), on opposera que les victimes participaient ainsi à la défense nationale « à leur corps défendant ! » comme le fait malicieusement remarquer l’auteur.

Meurtre cru des pères, acte d’agressivité symbolique totale, refoulé totémique… On se demandera, in fine, pourquoi un psychanalyste, professeur à Paris-7 et directeur d’une collection de philosophie, s’est fait l’historien méticuleux, audacieux et malicieux de cet événement. C’est qu’il y voit rien moins qu’un chapitre du drame baroque dont la portée symbolique serait incalculable pour la modernité politique : l’entrée du sacrilège en politique, critère de la condition moderne de la violence en ce domaine.

 « Cela pose la question de la fonction de la référence à l’inconscient dans le jugement politique. En fait, contre l’idée que la Terreur n’aurait qu’une « déviation » de la Révolution, elle oppose le lien profond de la pulsion de mort au désir collectif.. Loin d’être une « déviation », c’est bien la virtualité contenue dans le désir révolutionnaire qui s’accomplit et en un sens culmine dans le meurtre des rois morts ».

Contre ceux qui voulaient mettre un terme raisonnable à la Révolution, les partisans d’une Révolution poussée à bout et à son bout ne pouvaient l’accomplir que dans la profanation de ce qu’elle voulait désacraliser.

Au moment où j’achevais la lecture de ce passionnant essai d’anthropologie analytique, un aveu remontant je crois à 1965 de René Char, alias capitaine Alexandre dans le maquis, m’est revenu en mémoire :

« Tuer m’a décuirassé pour toujours ».

Puis l’actualité de la librairie me mettait entre les mains Tuer (117 pages, 15 euros, Editions Léo Scheer) de Richard Millet. J’ai fait en sorte d’oublier l’article qu’il vient de publier en ouverture de La Revue littéraire (No 61, janvier-février 2016, 275 pages, 10 euros) qu’il dirige chez son éditeur. Intitulé « Pourquoi la littérature de langue française est nulle », c’est un simple dégueulis sur à peu près tout ce tout ce qui s’écrit d’autre en France que ses propres livres, il est vrai publiés à une cadence feuilletonnesque dans différentes maisons d’édition, ce qui limite tout de même la persécution dont il dit être la victime de la part de ce milieu prétendument mafieux. Radotage d’un paranoïaque aigri à l’humour laborieux, il se distingue cette fois par sa rhétorique héritée des feuilles d’extrême-droite de l’entre-deux-guerres : l’insulte au physique  et la guignolisation des noms (Mélasse de Kéranguille, Ben Loukoum, Mabanckouille, Samsoul etc).Guerre_civile_a_Beyrouth

Il se trouve que par ailleurs, le pamphlétaire est un écrivain et non des moindres. Son œuvre témoigne d’une vraie passion de la langue, d’un univers bien à lui, de la volonté de se faire le chroniqueur de mondes disparus, disposition qui lui vaudrait l’hostilité de tous coalisés, à l’en croire. Une œuvre rare, de celles qui ne laissent pas indifférents ceux à qui la littérature importe. Alors Tuer. En épigraphe, une pensée de Pascal qui annonce le programme :

« Tous les hommes se haïssent naturellement l’un l’autre ».

C’est de la guerre qu’il s’agit. Celle qu’il a vécue comme « expérience d’une négativité souveraine » et qui le distingue de ses accusateurs « des écrivains qui n’ont rien vécu », forcément puisqu’ils ne l’ont pas faite, eux. La sienne, ce fut la guerre civile libanaise. Il écrit son récit quarante ans après, nourri de ces réminiscences, et d’autres encore, halo de paroles d’anciens combattants de 14, d’Indochine, d’Algérie, écoutées dans les arrière-salles de bistros corréziens. Il avait 22 ans et ne supportait pas que les medias occidentaux impute aux kataëb, aux phalangistes, au clan Gemayel et plus généralement aux chrétiens la responsabilité d’avoir initié cette guerre. Le Liban avait été son pays, et Beyrouth sa ville jusqu’à 1967, date de son installation en banlieue parisienne.

A-t-il du sang sur les mains ? A-t-il torturé, tué ? Y a-t-il vraiment participé autant qu’il le prétend à ce conflit, participé autrement qu’en le fictionnalisant ? Il avait déjà répondu dans la Confession négative (2009, Folio). Ce texte-ci livre également des fragments d’autobiographie sentimentale, spirituelle, politique en creux.  Mais cette fois, il entend opposer aux bonnes âmes ce qu’il croit être la vérité profonde de la guerre et de l’histoire, sa vérité que l’on dirait profondément chrétienne si elle n’égratignait pas au passage les protestants aussi. Il y a quelque chose de fascinant dans l’opiniâtreté que déploie cet écrivain à être fidèle à lui-même, à accorder ses actes avec ses paroles, quitte à basculer du normal dans le pathologique lorsqu’on tue en drapant ses actes dans le linge si pur de l’expérience spirituelle.

Ce livre recèle des éclairs saisissants sur la peur surmontée et sublimée par l’angoisse, sur le bruit épouvantable que produit la guerre, sur la difficulté à se figurer l’ennemi invisible, sur l’ivresse qui envahit les miliciens jubilant et hébétés quand dégouline sur eux le sang de l’ennemi, sur le carnage des hommes en armes lorsqu’ils franchissent le point de non-retour qui est un au-delà de la haine (le mot qui revient le plus souvent dans livre), sur ce qu’il faut bien appeler la joie devant la mort.

« La guerre contredisait l’Ecclésiaste. Il n’y avait pas un temps pour tout ; elle donnait tout en même temps : joie, horreur, amour, ivresse, douleur, angoisse, extase, le reniement ou l’accomplissement de soi ».

Tuer mais pas seulement des fedayin : tuer aussi la photo de Vanessa Redgrave, grande bourgeoise gauchiste se pâmant en toute obscénité parmi les Palestiniens. Tuer mais soigneusement, scrupuleusement, en être sans indulgence pour la désinvolture. Richard Millet dit marcher en solitaire sur la ligne d’ombre où l’acte de tuer ne relève plus du secret mais de la vérité. Il tient pour une perversion de l’esprit l’idée même que puisse exister un islam tolérant et se tient à distance de ceux qui pratiquent une « éthique de la pitié sélective ». Son récit se veut d’un témoin et non d’une sorte de journaliste ou pire, de travel-writer. La différence ? Le témoin ne dira jamais « bombe » indistinctement mais selon les cas « plastic », « obus »…

Tuer est un vrai récit d’écrivain, un bloc de sensibilité crue d’un cathomélancolique né en Limousin, accablé de tristesse à la vue de l’état de son pays « sans cesse défait depuis Waterloo », arcbouté sur sa foi en attendant l’assaut des barbares, n’accordant plus d’importance qu’au triomphe du Christ Roi. Quand tous les déclins se conjuguent, et que tout s’abaisse sur tous les plans, il y voit le signe évident d’une décadence qui tourne à la décomposition.

Aujourd’hui, Richard Millet voudrait porter la guerre contre le pouvoir culturel. Pourquoi pas ? Mais c’est accorder une bien grande importance aux académies, aux institutions, aux fratries, aux réseaux et à leur petite, aléatoire, fugace, fragile capacité de nuisance et d’influence dans la veulerie de l’époque. Surtout après ce qu’il a écrit de si vrai sur la guerre, la vraie.

(« Gisant de François 1er en la basilique de Saint-Denis » photo D.R. ; « La violation des caveaux des rois dans la basilique de Saint-Denis en octobre 1793 » huile sur toile d’Hubert Robert vers 1793, Musée Carnavalet ; « Le Cri », tempera sur carton, 1893, Musée Munch, Oslo ; « Scène de la guerre civile libanaise » photo D.R.)

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883 Réponses pour Ce que « tuer » veut dire aussi

Bertrand Renard dit: 23 janvier 2017 à 1 h 37 min

« Il avait 22 ans et ne supportait pas que les medias occidentaux impute aux kataëb, aux phalangistes, au clan Gemayel et plus généralement aux chrétiens la responsabilité d’avoir initié cette guerre. »
> médias ;
> imputent ;
> d’avoir COMMENCÉ cette guerre (initier n’a pas ce sens en français !).

rose dit: 20 janvier 2016 à 11 h 57 min

le handicap DHH je l’envisage plutôt par le fait de ne pas appartenir à une famille noble, de naissance, et d’être du Tiers état.
Je crois aussi comme vous que tout a bougé aujourd’hui : néanmoins, l’impact de l’argent dans les alliances a pris le pas sur l’extension des territoires, à mes yeux. D’où le capitalisme effréné et dévoyé que nous vivons actuellement.

rose dit: 20 janvier 2016 à 11 h 53 min

je suis d’accord avec vous JC et avec vous aussi DHH , la dot.
Ai trouvé quelque exemple de ce que je vous disais dans Eugénie Grandet avec le prêt en or à son cousin Charles qui, ultérieurement lui rendit en la remerciant et arguant qu’il épousait quelque jeune fille noble parce que etc.

JC je plussoie : le père Grandet a les mêmes caractéristiques sans doute que l’usurier dont je parlais et sans judéité aucune, laissons cela à l’ancien temps. Et allons de l’avant, sans aucune référence religieuse qui appartient à l’intime de chacun et n’a pas à être porté sur la place publique.

la vie dans les bois dit: 19 janvier 2016 à 22 h 01 min

« le fait que dans ces pactes conjugaux ou l’un des deux compense son handicap par un apport sonnant et trébuchant »

On appelait cela la dot, non ?
« La dot et le douaire sont deux mots de même origine (le latin dotis) qui se rapportent au mariage. »

DHH dit: 19 janvier 2016 à 20 h 58 min

@Rose
c’est précisément cela qui témoigne de la présence d’un antisémitisme diffus dans l’inconscient collectif de l’époque ,le fait que dans ces pactes conjugaux ou l’un des deux compense son handicap par un apport sonnant et trébuchant, la judéité puisse jouer le rôle du handicap
je ne pense pas que ce serait le cas aujourd’hui

rose dit: 19 janvier 2016 à 19 h 24 min

Il me semble que l’usurier dans La peau de chagrin est juif lui aussi.
A vérifier.
Il me semble aussi que ce qui est dit par vous, DHH, concernant le couple concerne tous les couples quelles que soient les traditions qui les animent.
« Y a –t-il un résidu incompressible d’incommunicabilité entre deux êtres qui s’aiment à l’interieur d’un couple mixte ? »

Il me semble enfin que, de tous nos romanciers du XIXème aimés, il est flagrant que l’apport financier est toujours compensation d’un handicap, ceci hors toute judéité* ; et l’on se refarcit trois tonnes de poncifs : la/le pauvre à l’âme pure, le/la riche dévoyé, comme si l’argent, depuis les pharisiens, n’était que ruine de l’âme ; au même titre que science sans conscience.

l’aristocrate ruiné qui épouse commerçante richissime etc. Qui se retrouve anoblie en y laissant ses monnaies sonnantes et trébuchantes.

Et je ne taxerai pas Balzac d’antisémite : il est quelqu’un qui peint, pas quelqu’un qui juge; Je crois que peu lui chaut de juger mais que beaucoup lui importe de décrire minutieusement.

Même Bel Ami, ce sinistre sire, il ne le conspue pas : ce qui fait que nous, emportés par la sympathie que voue l’écrivain à ses personnages, nous leur vouons la même sympathie d’emblée. Nous ne jugeons pas plus que lui : nous sommes emballés par la Comédie humaine, ce travail de titan !

DHH dit: 19 janvier 2016 à 11 h 55 min

WGG 22 h 05
Pour prolonger la réflexion sur le theme que vous abordez dans ce post :
Nombre de romans du 19 eme et du vingtieme siecle mettent en scene des couples dont l’un des conjoints est juif. Quand ils sont écrits par des « gentils » la presentation de ces couple est révélatrice de préjugés antisémites acceptés comme des évidences et profondément enracinés
S’il s’agit d’un couple légitime le partenaire juif apporte de l’argent en quantité suffisante pour faire supporter une tache indélébile qui, quelles que sont ses mérites ,en font un etre inferieur par rapport a un conjoint qui se sent en droit de considérer comme une faveur d’avoir accepté de l’épouser
Cette realité est representée de manière eclatante dans le mont-Oriol de Maupassant ,où l’auteur tout en montrant les qualités d’homme d’affaires d’Andermatt trouve normal que sa femme ne l’aime pas -c’est déjà beau qu’elle ait accepté de l’épouser pour son argent ! – Et pour Maupassant c’est bien fait pour lui qu’elle lui fasse endosser la paternité de l’enfant qu’elle a conçu avec un dandy de son monde ;Le couple formé par Nuncingen et Delphine Goriot repose sur le même schéma
Ces alliances avec des juifs fortunés ,qui avaient cours à cette époque étaient généralement comprises par les interesses dans l’esprit du mot de madame de Sévigné à propos des unions de avec les roturiers : « il faut bien fumer nos terres » et les romans qui presentent ces couples reflètent tou tà fait cet état d’esprit de la societé française d’alors
Lorsque le couple est illégitime ,la judaïté est toujours du côté de la femme ;c’est elle la séductrice ,dont l’ emprise coupable sur son amant relève d’une fascination malsaine et mystérieuse aux relents de sorcellerie .C’est Rachel tenant Saint loup sous sa coupe ; c’est la Genevieve de Gide ,c’est l’heroîne juive d’Ivanohê,un peu medecin un peu sorciere
Ces couples mixtes existent aussi dans des romans ecrits par des juifs ; mais là en géneral ce n’est plus un regard sociologique qui leur est porté ;c’est plutôt leur realité psychologique qui devient le sujet avec sous jacente cette interrogation : »;Ya –t-il un résidu incompressible d’incommunicabilité entre deux êtres qui s’aiment à l’interieur d’un couple mixte ? » . c’est Agar d’Albert Memmi ,c’est une des histoires racontées par Vicky Baum dans Shangaî Hôtel

l'équipe médicale dit: 19 janvier 2016 à 10 h 12 min

La vie rêvée des trumpistes dit: 19 janvier 2016 à 9 h 54 min

donald le forcené de pq est resté figé sur la question de l’indigénat ! Faut pas lui en vouloir c’est au –dessus de ses forces neuronales- même s’il avait lu l’article en entier il ne l’aurait pas compris –

JC..... dit: 19 janvier 2016 à 10 h 05 min

Evidemment, EI ne pourrait vivre sans les hypocrites, les faux culs, les minables qui profitent des prix bas et des crimes …

Tous nous le savons, comme nous savions ce qui allait arriver en Europe dès 1933 …

Comment ne pas être misanthrope ? comment être militant …. sinon parce qu’on est encore plus c.on que les méchants c.ons !.

on est si peu de chose en comparaison de JC dit: 19 janvier 2016 à 10 h 03 min

« ces enfants sont d’abord exploités par les politiques de leur pays »

Que serait-on, où irait-on, sans les lumières à JC?

de par le fait dit: 19 janvier 2016 à 10 h 00 min

La vie rêvée des trumpistes dit: 19 janvier 2016 à 9 h 49 min

faut voir que pour l’îlien de pq les francophones = les hexagonaux

JC..... dit: 19 janvier 2016 à 10 h 00 min

Seuls des c.onnards infiniment tarés peuvent ne pas voir que ces enfants sont d’abord exploités par les politiques de leur pays !

Ceci dit, je crois comprendre que guérir de la c.onnerie, même Lourdes n’y peut rien.

jicé dit: 19 janvier 2016 à 9 h 58 min

9 h 54 min « Axiome JCien : Les politiques se doivent d’être « moraux », les entreprises peuvent (et peut-être se doivent d’) être « immorales ». »

ben oui elles sont innocentes quoi

La vie rêvée des trumpistes dit: 19 janvier 2016 à 9 h 54 min

JC….. dit: 19 janvier 2016 à 9 h 47 min
Alors, de grâce ! Cessez d’accuser les entreprises, et dénoncez d’abord les politiques indigènes qui n’en ont cure !!!

Axiome JCien : Les politiques se doivent d’être « moraux », les entreprises peuvent (et peut-être se doivent d’) être « immorales ».

La vie rêvée des trumpistes dit: 19 janvier 2016 à 9 h 49 min

JC….. dit: 19 janvier 2016 à 8 h 11 min
En 2027, la langue française n’étant plus pratiquée que par un nombre réduit de gâteux

En 2050, plus de francophones que d’anglophones, JC est encore en retard d’un métro.

JC..... dit: 19 janvier 2016 à 9 h 47 min

Et si, ….ROGER, vous vous posiez la question de savoir ce que font pour les enfants de leur peuple, les dirigeants locaux ?!

Ah ! Ils s’enrichissent et paradent, jouissant de leur bonne fortune bien mal acquise ?

Alors, de grâce ! Cessez d’accuser les entreprises, et dénoncez d’abord les politiques indigènes qui n’en ont cure !!!

bouguereau dit: 19 janvier 2016 à 9 h 23 min

Le mythe de la femme juive sensuelle, roman, opéra, etc. Rien de bien grave, mais quand même…

…sapré dracul

bouguereau dit: 19 janvier 2016 à 8 h 59 min

Tournier vieillissait mal

ils disent tous que c’est l’treizième boulot qu’l’hercule il a préféré y couper..même que mourir sur un bucher c’est coule à coté

JC..... dit: 19 janvier 2016 à 8 h 59 min

BOUFFONADES COLOREES

Ces stars qui boycottent la cérémonie des Oscars.

« Le metteur en scène américain Spike Lee et l’actrice Jada Pinkett Smith vont boycotter la 88e cérémonie des Oscars. En cause : l’absence, pour la deuxième année consécutive, d’acteurs noirs parmi les nommés. »

Un nègre ! Vite ! Bon ou mauvais ….

bouguereau dit: 19 janvier 2016 à 8 h 56 min

Parce que c’était moi

mais banane c’est justement ça l’espérience de l’être là et bien profond..

JC..... dit: 19 janvier 2016 à 8 h 11 min

En 2027, la langue française n’étant plus pratiquée que par un nombre réduit de gâteux, l’ouvrage autoenfiltif de Passou sera tiré à 120 exemplaires et comportera une seule page, composée du seul paragraphe suivant :

« Parce que c’était moi, parce que c’était lui, Bourdieu de dieu, je l’ai enclumé ! »

la vie dans les bois dit: 19 janvier 2016 à 7 h 13 min

« belles arabesques tracées dans l’histoire des lettres françaises (dont tout le monde se fiche éperdument). »

Pas tout le monde.
On pense mieux au frais.
Mes condoléances aux contempteurs de la coprologie; ils ont perdu leur maître.

— «Veux-tu venir, mon bel enfant ? oh ! ne crains rien !

Mes filles, tu verras, te soigneront si bien !

La nuit, mes filles blondes

Mènent les molles rondes…

Elles te berceront,

Danseront, chanteront !… »
– See more at: http://www.lesvoixdelapoesie.com/poemes/le-roi-des-aulnes#sthash.BgDAVFd6.dpuf

christiane dit: 19 janvier 2016 à 4 h 23 min

@Javert
Merci pour le lien Annelise Roux. Vous écrivez d’elle, pour ce roman dont elle parle : « gagne à être lue plutôt que racontée par la jeune auteure bordelaise « qui trop s’écoute ».
En effet elle a la langue déliée et caracole sur les mots avec gourmandise ! Le roman je ne l’ai pas lu, j’ignorais même son existence. Je la croyais sortie du chapeau de Passou pour affronter le difficile pari de la critique des films. Et dans ce domaine, elle est intéressante. En combat contre elle-même, hésitant entre se laisser glisser dans le film, enfouie dans la salle d’ombre et lumière d’un cinéma et, ne pas se laisser aller à cette torpeur et noter ça et là quelque détail féroce du décolleté de l’une, du lifting de l’autre, des geysers de sang bouillonnant de Tarentino, des demi-teintes du jeu de Bacri, de son voisin bouffi de normalité, de l’ambiguïté redoutable d’Almaric, de la hargne d’un Bill Muray.
Elle est très drôle, un peu gavroche dans sa façon de ne pas s’y laisser prendre. Son « pour » et son « contre » dans le billet « Jedi ou non Jedi » est désopilant. Je ris encore de « l’apparition des chevaliers en robes de bure, combattant néons de salle de bain colorés à la main », ou de « l’inénarrable Jabba the Hutt, crapeau libidineux rhabillé pour l’hiver, de manière impertinente et cocasse par Mels Brooks ».
Bref, c’est un film dans le film cette craquante A.Roux.

@Rose, qui dort sagement. J’ai lu votre 22h01. Il est resté longtemps à quai ! cette modération vit sur un autre rythme du temps. Elle semble avoir pour elle l’éternité. Et le maître des lieux, entre deux échappées vient délivrer les petits mammifères impatients, prisonniers de ses rets.
Donc vous aimez ces remarques de Cézanne. Il y en a 200 pages dans le livre de Gasquet et c’est un grand bonheur d’écouter ce taiseux, « recru d’avanies, objet des quolibets de ses concitoyens », gagné par la confiance de se savoir compris et écouté, faire de Gasquet son confident. Et Gasquet écrit bien. Le livre est agréable. (Les jugements de Cézanne sur la peinture, c’est autre chose…)
Voilà, un p’tit tour de blablabla nocturne et puis s’en va… retrouver couette et rêves.
Bonne nuit à tous et à W. que j’imagine enfoui dans ses Balzac, près d’une chandelle, nous préparant quelque intervention époustouflante dont il a le secret.

Bloom dit: 19 janvier 2016 à 3 h 33 min

Tournier vieillissait mal, mais son roi des aulnes et son vendredi ou les limbes & sa version jeunesse sont d’authentiques chefs-d’oeuvres.
Je suis plus réservé sur le reste (les jumeaux…bof), mais, tout de même, ce sont de bien belles arabesques tracées dans l’histoire des lettres françaises (dont tout le monde se fiche éperdument).
Merci infiniment pour ces grands moments de lecture, M. Tournier: vous qui devez savoir maintenant s’il existe un paradis.
(Bien des politiques incultes mériteraient un traitement à base de « douche caca » à l’Abel Tiffauges)

le garçon qu'on appelait monsieur dit: 19 janvier 2016 à 1 h 51 min

Tradition différente des lois écrites au burin lue littéralement des millénaires plus tard par les intégristes ET les phobiques en une diabolique synchronicité.

Sergio dit: 19 janvier 2016 à 0 h 03 min

le garçon qu’on appelait monsieur dit: 18 janvier 2016 à 22 h 16 min
Les tueurs ne sont pas indispensables.

Houi ben c’est comme les plombiers ça coûte bonbon et le boulot est fait en retard et à moitié…

D. dit: 18 janvier 2016 à 23 h 53 min

Si Michel Tournier est mort aujourd’hui, on peut dire que la Littérature française, celle qui portait une majuscule, est morte aujourd’hui.
Notez cette date : 18 janvier 2016.

La Reine des chats dit: 18 janvier 2016 à 23 h 40 min

La mort de Michel Tournier, même pas un vendredi, place le livre d’Edouard Louis dans une comparaison peu favorable. S’épancher dans le sol et faire naître des mandragores, autre allure que se faire étrangler après s’être fait voler son portable

Zoon dit: 18 janvier 2016 à 22 h 33 min

Balzac était-il antisémite. Pas vraiment ou comme tout le monde, sans plus. (Widergänger)

N’oublions pas qu’une de ses créatures les plus émouvantes, et les plus nobles de coeur, c’est Gobseck, en dépit de son métier d’usurier, dans la nouvelle du même nom. Et puis, il y a Esther, sa fille, dans « Splendeurs et misères des courtisanes ». Nucingen est-il désigné comme Juif ? J’ai un doute. Son accent « yiddish » est aussi bien un accent allemand caricaturé.

Zoon dit: 18 janvier 2016 à 22 h 25 min

La publication d’ « Histoire de la violence », si peu de temps après « En finir avec Eddy Bellegueule », pose le problème de l’avenir littéraire d’Edouard Louis : sur combien d’histoires d’enculades qui ont mal tourné peut-il encore compter pour assurer, sinon ses arrières, du moins sa carrière ?

Court dit: 18 janvier 2016 à 22 h 22 min

De ce point de vue, « La Femme de Trente ans » est peut etre un sommet. Quoique « Splendeurs et Misères’…ou meme la fin d' »Illusions Perdues » avec le surgissement du Carosse d’Herrera au bon moment…
C’est un peu comme le surgissement du Pharaon dans le Port de Marseille, tout est fait pour qu’on y croie pas, en conséquence on s’y croit!
C’est vrai,plus c’est mal fait en apparence, mieux ça marche en réalité.
MC

le garçon qu'on appelait monsieur dit: 18 janvier 2016 à 22 h 19 min

Passou, je vous laisserai saluer Michel Tournier. Je retourne à la lecture de ses Célébrations.

Widergänger dit: 18 janvier 2016 à 22 h 08 min

Bonne réflexion de Paul Edel, à laquelle je me ralie tout à fait. Balzac est intéressant par là où ses romans sont mal bâtis, foutraques. En le lisant on se dit parfois : C’est pas possible d’écrire des romans si mal foutus, avec des scènes de dialogues qui n’en finissent plus, des description de Paris qui veulent ressembler comme il dit à la « science de la sociologie ». Mais c’est justement tout un monde perdu qu’il nous dévoile ainsi, et c’est ça qui deux cents ans plus tard nous passionne comme si on était des archéologues.

Widergänger dit: 18 janvier 2016 à 22 h 05 min

Balzac parle bien sûr des Juifs dans ses romans (le baron Nucingen, qu’il fait parler avec l’accent yiddish ou censé être tel), et aussi des Juives. Dans La Cousine Bette, c’est la cantatrice Josepha, une ancienne ouvrière que la baron Hector Hulot a pris comme maîtresse et fait devenir cantatrice ; il déclare à un moment à sa femme, la bonne Adeline, qui a appris sa liaison par Crevel, qui veut se venger du baron : « Je te promettrais à l’instant de ne jamais retourner chez cette abominable israélite ».

Dans ce même roman il emploie à un moment le mot « shiboleth » : « le shiboleth de l’aristocratie »…

Balzac était-il antisémite. Pas vraiment ou comme tout le monde, sans plus. Le mythe de la femme juive sensuelle, roman, opéra, etc. Rien de bien grave, mais quand même…

Court dit: 18 janvier 2016 à 21 h 03 min

Rose
Huysmans paraphait de sa signature à l’encre d’une plume très fine ses livres. Un peu comme s’il se les annexait .il est assez étrange de voir , sur une vie d’une mystique bourguignonne dont il envisageait de tirer un roman, cette signature art nouveau,trés pattes de mouche, avec l’insistance sur le H et le s final démesurément allongé par une verticale , dialoguant sur la meme page avec une autre marque d’appartenance ancienne au registre supérieur: « propriété des Religieuses du Saint Esprit à Tours ». ce n’est pas Ligugé, mais on ne peut pas tout avoir.une pensée pour vous devant ce volume.

MC

rose dit: 18 janvier 2016 à 20 h 50 min

>christiane

17 janvier 2016 à 22 h 02 min c’est ma réponse à votre réponse et il est toujours en attente de modération ! Mais rien de l’ordre de la vie ou de la mort…

bien cordialement
rose

le garçon qu'on appelait monsieur dit: 18 janvier 2016 à 20 h 32 min

« après cet article sur la laideur de l’Histoire … un article sur la beauté du monde ? »

au Sud l’Assouline, hop ! au trot ! haté laid !

Chaloux dit: 18 janvier 2016 à 19 h 57 min

Johnny, très bien vu :tant de critiques ne sont que les figurants de leurs jugements.

Il faut avouer que la formule est une trouvaille.

(Je ne défends pas Louis pour autant).

Accident de parcours dit: 18 janvier 2016 à 19 h 36 min

Hadrien dit: 18 janvier 2016 à 19 h 09 min
Fabienne Pascaud

Oh mindieu non, pas elle.
La voix des bourgeoises bigotes de plus de cinquante ans, leur image étant Emmanuelle Devos.
Elle a tuer Télérama.

Hadrien dit: 18 janvier 2016 à 19 h 09 min

pourquoi toujours citée la chronique de Landel (valeurs Actuelles !) et pas les autres (par exemple Fabienne Pascaud ou celle de l’express); ça vous excite ?

Zoon dit: 18 janvier 2016 à 19 h 03 min

Le deuxième roman d’Édouard Louis se révèle à la fois opportuniste, racoleur et informe.

Lu sur le site du « Magazine littéraire » la critique du roman d’Edouard Louis par Vincent Landel. Il n’y va pas avec le dos de la cuiller. Toutefois sa conclusion fait problème. Il écrit en effet :

 » Sa prétendue fiction relève en réalité du genre bâtard de l’autofiction, qui consiste pour un plumitif à se prendre pour l’auteur de son livre alors qu’il n’en est que le figurant. Pathétique. »

Cette définition à la louche de l’autofiction m’a laissé pantois. Elle incite à retourner contre son auteur l’épithète « pathétique » par laquelle il la conclut. Plumitif lui-même.

Court dit: 18 janvier 2016 à 18 h 40 min

Bon choix de Waresquiel, qui montre dans sa citation d’Hugo de la préface philoophique des Misérables, le lecteur de De Maistre qu’il est resté. Tout y est « Les Bourbons, un instrument de civilisation cassé par la Providence. » Et rien n’est renié. On trouvera cela dans le poème sur la mort d’Henri V, l’autre absent de Saint Denis.
« Oh, laissez-moi pleurer sur cette race morte
Que l’exil emporta et que l’exil remporte… »

Pour une idée du plan du quartier du Louvre à l’époque de la Cousine Bette Le Baron Fain,planche liminaire du Manuscrit de 1806, je crois.
On s’aperçoit qu’en fait Balzac ne décrit que ce qu’il connait le mieux, la rue du Doyenné, pas si petite selon le plan, qui abrite la Bohème dorée Romantique, dont Houssaye et Nerval. elle devait s’ouvrir à peu près à la hauteur des guichets Napoléon III coté Louvre.
« Le Marais de la Rue de Rihelieu » est plus étrange.

Intéressant, cet « homo duplex » cité par Widerganger qui transite de Buffon à Balzac et de Balzac à Hugo qui en fait sa marque de fabrique, tant dans les séances de Tables que dans les Contemplations.il s’agit moins d’emprunt textuel que de dualité vécue, sociale chez Balzac, christique chez Hugo. Encore ne faudrait-il pas négliger le coté illuminé de Balzac, qui l’amène à précher Swedenborg , mais pas toujours à s’y identifier.

« J’aime bien « les amants de Marguerite cherchant leur tete » Cela donne un petit air prophétie de Cazotte au texte, et qu’est ce que la royauté sous la Restauration, sinon une tentative parfois intelligente de greffer l’ancienne tete absolutiste sur un corps qui va la rejeter?
Bien à vous.
MC

de nota dit: 18 janvier 2016 à 18 h 30 min

Le bourgeois de Flaubert lui-même n’est plus qu’une silhouette à côté des trois dimensions et de la pleine pâte du bourgeois balzacien, à côté surtout de sa force telle qu’elle éclate dans sa révolution à lui, celle de 1830; Balzac s’est trouvé à point pour capter cette force non à l’origine mais au moment de sa plus puissante et de sa plus originale explosion. Le bourgeois de Balzac c’est le bourgeois de Monnier ( Henry), plus un certain nombre de choses, au premier rang desquelles est justement la puissance. Notons que Madame Bovary, roman de la dégradation de l’énergie, finit juste au moment où le sujet deviendrait proprement balzacien, quand Homais fait une clientèle d’enfer, et vient de recevoir la Légion d’Honneur. La vraie légion d’honneur, pour le bourgeois, est la légion de la Comédie Humaine.

Albert Thibaudet( Histoire de la littérature française)

William Legrand dit: 18 janvier 2016 à 18 h 29 min

Madame verniglia : « Tout le personnel de l’hosto devient brindezingue avec le lombric de ce JC qui a décidé en hermaphrodite consciencieux de se reproduire à l’infini, le corps médical est en émoi, ça remonte jusqu’au ministère, ah il est bien fidèle à sa mauvaise réputation, les mémères sont à bout

JC...... dit: 18 janvier 2016 à 18 h 05 min

Personne n’a jamais nié que Balzac c’est bien, pourquoi s’apesantir là-dessus ?

Je m’appesantis, moi, c’est vraiment de la merde balzaque, la preuve c’est que je te le dis et que toi, t’as jamais aucune opinion sur rien, malgré ton aura boréale, tu navigues à vue sur le dos des chameliers dans les ergs.

Sergio dit: 18 janvier 2016 à 18 h 05 min

Daaphnée dit: 18 janvier 2016 à 18 h 01 min
un article sur la beauté du monde ?

On cherche, on cherche… Ca fait comme le steak ça se cache !

Sergio dit: 18 janvier 2016 à 18 h 02 min

bouguereau dit: 18 janvier 2016 à 17 h 36 min
crevettes nourrit au chien crevé

A Dantzig elles étaient énormes ! Juste après la bataille du Jutland… Les mâts tripodes des dreadnoughts à Jellicoe ! De l’autre côté ça coulait immédiatement…

Daaphnée dit: 18 janvier 2016 à 18 h 01 min

Bon, Pierre Assouline, après cet article sur la laideur de l’Histoire … un article sur la beauté du monde ?
mmm .. une écriture comme une explosion de couleurs et de vie .. ?

bouguereau dit: 18 janvier 2016 à 17 h 56 min

Aujourd’hui, Richard Millet voudrait porter la guerre contre le pouvoir culturel

et oui..se flinguer a notre dame c’est ringard..le sépoukou ça fait trop mal..forcer sur tf1 c’est trop terribe..

bouguereau dit: 18 janvier 2016 à 17 h 50 min

Comme chez Edouard, sur qui d’ailleurs un dénommé Reda s’est appesanti (avec deux « p »), et pas qu’un peu.

en même temps c’est dson age a beaucul..mainteant il doit attende d’avoir 70 piges comme leautaud.. »il a profité que mon cache nez s’est pris dans mon déambulateur »

bouguereau dit: 18 janvier 2016 à 17 h 46 min

Lire du Balzac régulièrement est en effet une hygiène mentale indispensable. On ne sait comment marche ce remède miracle, mais les effets sont là : l’humanité redevient quasi meilleure, et même presque intéressante.

c’est copié collé d’une bulle du vendeur de syrop de lukyluke..marchand dsoupe

Zoon dit: 18 janvier 2016 à 17 h 44 min

ça doit ête sexuel (bouguereau)

C’est hormosessuel. Comme chez Edouard, sur qui d’ailleurs un dénommé Reda s’est appesanti (avec deux « p »), et pas qu’un peu.

bouguereau dit: 18 janvier 2016 à 17 h 42 min

C’est comme l’oeil dans la thomb !

le vilain se sent poigné même quand son grand féodal est de sortie..

bouguereau dit: 18 janvier 2016 à 17 h 36 min

..tes nouilles a la risotto c’est pas mal du tout dédé..mais tes crevettes nourrit au chien crevé c’est pour te faire porter pale pour atteindre a la compétivité de la france..c’est pas sportif dirait jicé

Zoon dit: 18 janvier 2016 à 17 h 25 min

l’humanité redevient quasi meilleure, et même presque intéressante. Il y a un vrai enjeu (probablement érotique) dans l’écriture balzacienne. (Jem)

Meilleure ? Euh… C’et là une appréciation extrêmement optimiste de la vision de la condition humaine dans la création balzacienne ! Quant aux « enjeux » de cette écriture, ils sont sûrement multiples. « Erotique » ? Pourquoi pas. Je suppose que vous songez au rapport entre le lecteur et le texte balzacien. mais ne peut-on en dire autant de tout texte littéraire ? Ce lien « érotique » demanderait, de toute façon, à être examiné avec précision.

D. dit: 18 janvier 2016 à 17 h 19 min

Ah foutez-moi la paix, Bouguereau, sinon je quitte ce blog lequel ne bénéficiera plus jamais de mon aura prestigieuse.

jem dit: 18 janvier 2016 à 17 h 11 min

Lire du Balzac régulièrement est en effet une hygiène mentale indispensable. On ne sait comment marche ce remède miracle, mais les effets sont là : l’humanité redevient quasi meilleure, et même presque intéressante. Il y a un vrai enjeu (probablement érotique) dans l’écriture balzacienne.

histrire avec un grand H dit: 18 janvier 2016 à 16 h 45 min

« si qui s’était pas fait la malle aussi. »

le pays serait heureux, les geux seraient reconnaissants

On appréciera dit: 18 janvier 2016 à 16 h 37 min

Yapafoto dit: 18 janvier 2016 à 15 h 11 min
Et de loin.

Tellement loin qu’on ne retrouvera jamais cette excellence.

Pas de ça chez moi dit: 18 janvier 2016 à 16 h 07 min

ResPublica dit: 18 janvier 2016 à 15 h 44 min

Ah les anathèmes et les excommunications des bien-pensants modèles, quelles merveilles.

ResPublica dit: 18 janvier 2016 à 15 h 44 min

le 14.01 vous écriviez : Lu dans le programme des éditions Grasset pour un livre à paraître en mars : « Thomas Thévenoud … […] Ce récit est son premier livre. Il l’a écrit lui-même. »
Vous avez bien lu : il l’a écrit lui-même. On n’en revient pas nous-mêmes.
En effet ! Impensable que cet individu ait droit de cité, notamment dans l’Obs de fin décembre qui lui donne la parole au même titre que d’autres intervenants ! Cet hebdo, comme Grasset, devraient interroger leur conscience un chouïa.

bouguereau dit: 18 janvier 2016 à 15 h 38 min

le roi est donc le coupable

ha si qui s’était pas fait la malle aussi..c’est ça qu’a ouvert son tombeau lors qu’il était encore tout vivant..l’corps mystique havec l’parti d’l’estranger ça fait dla saucisse froide épicétou

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